Forum Code Lyoko | CodeLyoko.Fr http://forum.codelyoko.fr// Le forum officiel de CodeLyoko.Fr ! fr Molly@codelyoko.fr Molly@codelyoko.fr http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss 60 Fri, 18 Aug 2017 13:00:04 GMT Fri, 18 Aug 2017 13:00:04 GMT Forum Code Lyoko | CodeLyoko.Fr http://forum.codelyoko.fr// RE: [One-Shot] Une étincelle sur un fil http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297948#297948 Mes confuses. Je repassais par ici, en vadrouillant un peu...Et je viens de voir que j'avais manqué ce commentaire de Silius. Honte à moi. Grosse honte à moi. <br /> <br /> Cette analyse m'a beaucoup touché. Il y a, comme d'habitude dans les analyses de Silius, des choses que j'avais voulu mettre dans le textes, et d'autres qui sont involontaires. <br /> <br /> Je n'avais pas vu l'ancienne vie de Jérémie comme malheureuse, en fait, je présume que tout est question de point de vue. L'aventure de Code Lyoko est effectivement, d'un point de vue réaliste, très sombre. Les attaques sont terrible, le rythme d'intervention insoutenable, et la vie difficile. Les lyokoguerriers vont beaucoup en souffrir. Et pourtant...Je ne suis même pas sûr que Jérémie aie vu tout ça comme malheureux... <br /> <br /> Tel que je le voix, à la fin de l'épisode 95, Jérémie adorait son ancienne vie. Jérémie a beau être quelqu'un d'intelligent, ce doit être, sur certains points, le moins mature du groupe. Notamment en ce qui concerne l'innocence. Est-ce que Jérémie a réellement pris la mesure du choix qu'il a fait en voulant matérialiser Aelita ? J'en doute. Je ne pense pas qu'il voyait la lutte contre X.A.N.A. comme une guerre. Comme Odd, ou Ulrich, je pense qu'il la voyait plus, sur le début, au moins, comme une aventure. Palpitante, difficile, mais intense. Ou chaque victoire, chaque moment de soutien, chaque mission regorgeais de souvenirs qui, une fois le temps passé, manquent cruellement au vieux héros qui n'a plus le loisir de l'être... <br /> <br /> En dehors de ça, le parallèle que j'ai aussi cherché à faire, dans ce One-Shot, est celui de la &quot;dépression étudiante&quot;. Ce moment qu'on certaines personnes, quand ils quittent le lycée, de confusion. Ils perdent contact avec leurs amis, ont soudainement une liberté qu'ils ne désiraient pas forcément, une indépendance qui les retranche dans une sorte de solitude...Et de nouvelles responsabilités. J'ai dit plus haut qu'à mes yeux, dans ce texte, Jérémie avait perdu goût à la vie, car il ne prend plus de plaisir à vivre. Il vit car il faut vivre. Parce qu'il ne peut ni rembobiner la cassette, ni stopper la course dans laquelle il est lancé. Comme vous dites, Silius, on peut voir ça comme une période charnirère, un changement en cours, simplement...Qui sait si Jérémie en sortira, beaucoup de gens, hélas, ne sortent pas, ou sortent très tard, de cette passivité de vie. Il est dur de ce dire, je pense, quand on s'est ancré dans une routine : &quot;Est-ce que je suis heureux ?&quot; &quot;Est-ce que je voulais ?&quot; &quot;Suis-je encore content de vivre ?&quot;, car dans cet état, comme dit Jérémie, on est pas malheureux à proprement parler. On est juste...Plus heureux, mais nous ne le remarquons pas, parce que...nous sommes sur pilote automatique. On se lève le matin, on fait ce qu'on nous dit, on mange, on repart, on dort. Metro, boulot, dodo. <br /> <br /> Bien sûr, certains ne sont pas dérangés, et sont heureux de vivre ainsi. Je ne donne pas d'avis. Ce One-Shot était, par l'intermédiaire de Jérémie, une sorte de réflexion sur la vie, en général. Sans réelle interprétation, une sorte de constat que j'avais envie de mettre sur papier, peut-être aussi une volonté de mettre en évidence un état dans lequel j'étais sans doute à l'époque. <br /> <br /> Bref, merci beaucoup pour votre analyse, Silius, toute mes plus sincères excuses pour ce démesuré retard, et à très vite, je l'espère, si l'épisode 37 de la bonne vieille Replika avance bien. 4 ans dans dix jours, quand même ! Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=8942 Sirix Thu, 17 Aug 2017 17:57:12 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297948#297948 RE: [Fanfic] Game of Power http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297947#297947 Cette intro sera mise en spoil par pitié pour ceux qui s'en cognent. (a) <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;">En effet, avant de m'attaquer au gros du pavé, j'aimerais revenir sur un point intéressant! <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Draynes, il y a trois mois a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Le chapitre sortira la semaine prochaine!</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> (depuis il a édité mais les vrais se souviennent) <br /> Il serait facile de se mettre à hurler que l'auteur est une feignasse de la pire espèce, j'en conviens, mais il y a une explication beaucoup plus scientifique à ce phénomène : la dilatation du temps. <br /> Les plus scientifiques d'entre nous n'ignorent pas que lorsqu'on se déplace à grande vitesse, le temps est perçu comme étant ralenti par un observateur extérieur. Une seconde dans une navette qui file à la moitié de la vitesse de la lumière s'écoule, pour un observateur extérieur, en par exemple trois secondes (je dis n'importe quoi, les calculs viennent plus tard). <br /> Et si Draynes nous paraissait à la bourre parce que notre référentiel se déplaçait BEAUCOUP plus vite que le sien? <br /> Petits calculs! (je laisse traîner mes étapes intermédiaires 1) Pour faire chier 2) Pour qu'un éventuel scientifique qui se ferait chier à décortiquer puisse repérer une éventuelle bourde d'inattention, vu que j'ai fait ça à 23h30) <br /> On sait que T1*y = T2, avec T1 le temps écoulé chez Draynes et T2 le temps chez nous. Je vous passe la définition du y (qui est en fait un gamma), ceux qui sont chauds peuvent aller la chercher sur Internet. <br /> T2 est douze fois plus grand que T1 (trois mois/une semaine, en comptant quatre semaines par mois...), donc y = 12. De là, on déroule (avec v la vitesse du forum qu'on cherche et c la vitesse de la lumière, connue) : <br /> 12 = 1/(sqrt(1-(v^2/c^2))) <br /> 1/12 = sqrt(1-(v^2/c^2)) <br /> 1/144 = 1 - (v^2/c^2) <br /> v^2/c^2 = 143/144 <br /> v = sqrt (143/144)*c <br /> (à partir d'ici mes signes d'égalité deviennent approximatifs, ce ne sont plus des valeurs exactes <img src="images/smiles/icon_mrgreen.gif" alt="Mr. Green" border="0" />) <br /> v = 0,9965*c <br /> v = 2,9865*10^8 m/s <br /> En d'autres termes, le forum se déplace à 29 865 000 mètres par seconde! (sachant que la lumière est à 30 000 000....) <br /> <span style="font-size: 5px; line-height: normal">Faudra que je trouve un autre calcul à la con à faire si jamais t'es encore à la bourre pour le prochain...</span></div> </div> </div> <br /> <br /> Bon je crois que c'est le moment où j'arrête de déblatérer ma science pour causer de ton chapitre. Puisque je n'ai <span style="font-style: italic">aucune personnalité</span> je vais commencer sans originalité aucune par le focus sur Austin et faire le tout dans l'ordre où j'ai pris mes notes XD <br /> J'ai toujours du mal à me positionner par rapport à ce perso, j'avoue. C'est probablement le but recherché, te connaissant (ça ou juste le faire détester au choix, mais en tout cas pas en faire le perso préféré de tout le monde...). Je pourrais résumer mon opinion par cette magnifique phrase dite un jour par un excellent perso : &quot;Autant j'adore la violence, autant je déteste la violence sexuelle. C'est...inconvenant.&quot; <img src="images/smiles/icon_mrgreen.gif" alt="Mr. Green" border="0" /> (en plus il paraît que mélanger cul et boulot ça se fait pas...) <br /> Je te l'ai déjà évoqué sur Skype, mais les ambiguïtés de sa relation avec le lieutenant faisaient sacrément classe à mon avis, c'est le genre de relation de persos qui m'intéresse. Un coup il mate son cul, un coup il est gêné qu'elle le touche, un coup il lui prend la main &quot;dans un geste purement affectif&quot; (Austin affectif quoi!) et juste après il est dégoûté. Je voyais déjà des développements géniaux (et puis bon sang elle était peut-être le seul perso à pouvoir mettre Austin Amelio mal à l'aise), j'avais envie de voir la situation de son point de vue à elle, voir à quoi sa ressemblait dans sa tête (si elle avait juste envie de le tuer pour ce qu'il lui a fait subir ou si elle avait une vague forme de respect pour lui, tout ça tout ça), et BAM il a fallu que tu la crèves. Tellement frustrant. :c <br /> M'enfin ce qui est marrant quand je lis un focus sur ce perso c'est que j'alterne entre le &quot;Ouais, ça c'est classe&quot; et &quot;...(facepalm)&quot;, et j'avoue que c'est rare xD Bon on ne dira rien sur le vieux cliché du méchant qui retire son casque pour dévoiler son visage à sa victime et risquer de se faire flinguer mais...ah, trop tard? <br /> (J'adresse une petite mention à Oberon, RIP t'étais cool <img src="images/smiles/icon_sad.gif" alt="Sad" border="0" />) <br /> Tant qu'on en est sur Austin je mentionnerai que son cramage de gueule dans la suite du chapitre est teeeellement repompée du limier que s'en est scandaleux! <br /> <br /> J'ai failli me dire que l'ambiance du focus de Samuel tranchait mais finalement c'est un lundi comme un autre pour le prof d'histoire le plus victimisé de toute la France o/ L'atteinte à son chez-lui devrait définitivement le convaincre d'aller rejoindre la Fraternité, vu qu'il a plus vraiment d'endroit où aller. Abraham, de son côté, a l'air carrément chaud vu la très symbolique destruction de son bracelet (blablabla briser ses chaînes, je ne te ferai pas l'affront de détailler un symbolisme aussi évident). Les répliques de William sont plutôt pas mal pour ce qu'il apparaît, on retrouve un peu celui du DA o/ Mais il est quand même vachement relax pour un mec dont les potes se font massacrer pendant ce temps, reste à voir s'il est au courant ou s'il ignore à quel point sa mission va être une cata' x) <br /> RIP Norbert Hertz, tellement inutile que Samuel ne le mentionne pas dans ses objectifs prioritaires alors qu'il est kidnappé par un prof psychopathe... <br /> D'ailleurs putain, Talbert a du blé pour un prof, elle est où la cohérence là? Ou alors c'est devenu un bon plan d'être prof chez XANA?...(la mention de l'usine était cool, c'est vrai qu'on est dans une fanfiction Code Lyoko, on aurait tendance à l'oublier (a)) <br /> Niveau persos, bon bah Abraham et Samuel sont assez égaux à eux-mêmes et poursuivent tranquilou sur le chemin qu'on leur destinait, pas très fracassant mais ça passe o/ J'attends davantage le moment où Eric va flinguer Nicolas (qui, après tout, est indirectement responsable de la mort de son frère...) <br /> <br /> Bon, les boss de la Fraternité n'étant pas non plus les persos les plus captivants du monde (Vanessa a presque failli exister <img src="images/smiles/icon_surprised.gif" alt="Surprised" border="0" />), on va passer très vite fait. Les dernières phrases du Magistère dans le chapitre d'avant se comprennent un peu mieux quand on constate qu'il avait prévu la catastrophe. D'ailleurs avec tout ça y a des places de libre chez les chefs des rebelles, Samuel a pensé à poser son CV? <br /> Ils ont quand même l'air un chouïa moins sympa quand on constate qu'il est arrivé une merde à Jonas dont ils n'ont pas l'intention d'informer Samuel, mais d'un autre côté, Samuel n'a plus l'air très motivé à le retrouver alors... <br /> <br /> Pour revenir chez les méchants, je trouve que la présence d'Alliser rend pas mal, je m'en souvenais pas aussi autoritaire (mais si tu postais plus souvent ce serait ptête plus simple héhéhé <img src="images/smiles/icon_razz.gif" alt="Razz" border="0" />) mais il est clair qu'il en impose. C'est dommage qu'il tabasse Austin lui-même, Dominic était assez efficace dans son rôle mais quand on voit que son chef a l'air pire, on remet un peu en cause son utilité...dommage parce que le moment où il lui éclate la gueule sur la table avait augmenté un peu son quota de trucs cools (et vu son temps d'antenne et son surnom, il en aura pas forcément la masse...m'enfin toi et ta foutue ironie...). <br /> Je note vite fait que XANA fait des infidélités à Xander, ce dernier n'est pas jaloux de voir le Spectre causer pas mal à Arès? (a) <br /> Par contre ça me surprend quand même que le Blond se paye une réunion de toutes les grosses têtes juste pour son entretien d'embauche Oo Après c'est un perso que je trouve pas mal pété comme il est présenté donc forcément ça n'aide pas, m'enfin quand même les chefs du régime doivent avoir autre chose à foutre non? En tout cas, ceci combiné au focus qui va suivre me laisse fortement penser que Jérémie va se prendre une quenelle au moment de mettre son plan à l'exécution, le Blond était manifestement là quand il a causé avec Loki alors... <br /> <br /> Passons vite fait chez Jérémie, tant qu'à faire, même si ce personnage m'ennuie profondément (lui et tout le labo en fait *PAF*). De toute façon on va évacuer la remarquer sérieuse tout de suite : l'incident de la centrale est inspiré d'un fait réel ou pas du tout? <br /> Voilà maintenant je peux débiter deux trois conneries parce que ça manque carrément dans ce com' : <br /> -Faudrait quand même qu'il arrête d'avoir des discussions aussi longues et complètes avec sa femme, il va finir par exploser son forfait..... <br /> -« Trop risqué, les Sauveurs les retrouveraient, elle mais surtout ses deux gosses. » C'est vrai que Jérémie a une petite fille... <br /> -J'ai pas trouvé de troisième connerie... Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9105 Ikorih Thu, 17 Aug 2017 08:25:39 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297947#297947 RE: [Fanfic] Game of Power http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297946#297946 <span style="font-weight: bold"><div align="center"><span style="font-size: 18px; line-height: normal">ALLISER</span></div></span> <br /> <br /> Immobile devant la fenêtre donnant directement sur la cour de l'ex-Prison de la Santé, le Sire Alliser Thorne laissait son regard bleu glacial se promener de manière rapide et retenue et observer les moindres détails de cette cour. Le nombre de bancs, leurs positions, les quelques arbres encore debout, les rondes des Protecteurs affiliés à la protection de la Garde... il se devait de tout connaître dans le moindre détail. <br /> C'était la méthode qu'il avait trouvé pour épancher sa fureur, et il en avait à l'instant diablement besoin. Il avait fait une grossière erreur en envoyant Amelio aux trousses de la Fraternité, il aurait du écouter son esprit et envoyer Steven Ogg, qui est beaucoup plus mesuré que son compère. Mais non, il ne s'était pas opposé à Xander et sa décision avait coûté beaucoup de choses à son ancien Premier Ministre, ce qu'il ne pouvait pas exposer sous peine de finir lui-même dans l'écran des gens le jour des Exécutions. Il adorait les regarder, mais pourrait bien se passer d'en faire partie. <br /> Y envoyer son abruti de sbire était une idée qui commençait à lui tarauder l'esprit, mais il se souvint alors que l'imbécile en question était assis sur une chaise et que la période de détente qu'il s'était imposée arrivait à sa fin. <br /> <br /> Il se força alors à se retourner tout en gardant son visage calme et digne, avant d'énoncer avec une voix doucereuse et menaçante : <br /> – Tu avoues donc avoir tué la seule personne qui aurait permis de retrouver et éliminer les autres chefs de la Fraternité ? <br /> – Oui, répondit le Sauveur en dardant son regard gris sur la cheminée derrière le bureau de son patron avec un mauvais œil, mais c'était le plus important. La rébellion n'a plus de troupes, ils sont finis ! <br /> – Tant que le chef est en vie, rétorqua Thorne comme s'il parlait à un petit enfant, elle reviendra. Qui te dit qu'il ne trouvera pas un nouveau formateur ? J'ai connu Clay Julius Matissard, ce traître n'en a certes plus pour longtemps, mais il ne faut surtout pas le sous-estimer. <br /> L'éclat de rire qui sortit de la bouche de Amelio fit se durcir le regard de Alliser et fit apparaître encore plus ses rides de contrariété, mais son employé n'en eut cure et se contenta de rétorquer avec un air entendu : <br /> – Un vieux croûton complètement gâteux qui se fait appeler « Le Maître » dans une langue morte serait une menace ? <br /> – Le vieillard, comme tu dis, a un cerveau et s'en sert lui ! <br /> La phrase, sèche et brutale, résonna dans la pièce et fit tressaillir un instant Austin, qui se leva brusquement en dardant un regard meurtrier sur le chef de la Garde, qui était habitué à ses accès de colère et ne daigna même pas relever la tête. Il fit un discret signe affirmatif de la tête vers la personne située derrière le Sauveur et écouta son discours de haine : <br /> – Ah, parce que tu sais utiliser ton cerveau toi hein... Mais quand il s'agit d'aller sur le terrain et de prendre des décisions devant des centaines de personnes, de commander des tueurs, ah là on vous voit plus hein ! Toi, ce taré d'Arès, cette mauviette de Xander et cet abruti de Nikolaj, vous n'êtes que des lâches, des putains de lâch... <br /> <br /> La phrase fut coupée par la poigne de fer de Dominic Carter, qui plaqua brutalement la tête du Sauveur contre le bureau en chêne en lui arrachant un soubresaut de douleur. Les dents serrés, les yeux écarquillés, il tenta brusquement de mordre l'Effacé, mais ce dernier se redressa légèrement avant de lui claquer la tête une nouvelle fois sur le bois, ce qui fit cesser un instant les velléités de révolte du Sauveur. <br /> Le Sire profita de cet instant pour s'affaler nonchalamment contre son siège, attendre quelques secondes en observant Austin sans chercher à effacer le petit sourire narquois qui lui fendait les lèvres, avant de se lever et de commencer son discours en plongeant le regard dans le feu ardent crépitant derrière son bureau, dans la grosse cheminée en pierre : <br /> – Bon, je t'ai laissé t'amuser, crier un bon coup, mais maintenant on va redevenir sérieux. Nous t'avons confié une mission, tu t'es bien amusé, mais tu nous as ignoré. Tu sais que je ne tolère pas les désobéissances, mais je vais faire une exception pour cette fois. Je vais de nouveau te donner quelque chose à faire, et j'exige que tu ne sortes pas le moindre mot pendant que je dicterai tes nouvelles instructions. <br /> Sur un geste rapide de la tête de Thorne, Carter se recula brusquement et le Sauveur se redressa en dardant un regard gris sombre furieux sur son patron, qui termina en reprenant son air noble : <br /> – Tu as compris ce que je viens de dire ? <br /> Un air de défi fut visible sur le visage du blondinet quand il esquissa un sourire, mais il se contenta de s'asseoir sur sa chaise en se massant la nuque et en n'ouvrant pas la bouche. L'Effacé à la face de goret se plaça discrètement juste derrière lui et Alliser s'efforça d'empêcher l'apparition d'un sourire de satisfaction sur son si droit et ridé visage, même si Amelio ne pouvait pas le voir. <br /> <br /> Le chef de la Garde se retourna alors lentement, de façon à ce que ses mains liées derrière son dos touchent presque la surface des flammes, qui étaient d'une magnifique couleur entre l'orange et le rouge dans cette somptueuse cheminée. <br /> Alliser Thorne ne prit pas de pincettes pour exposer ses revendications, et il énonça donc tout en observant avec attention les expressions sur le visage de son subordonné : <br /> – Steven Ogg prendra, à partir d'aujourd'hui et pendant un temps indéfini, le commandement des Sauveurs sur le terrain. Tu resteras dorénavant à la Garde ou dans l'Épargné, l'Hôtel et le Laboratoire. Si tu sors sans autorisation, j'ordonne à tes anciens petits soldats de t'éliminer sur le champ. <br /> Un éclat de contrariété naquit sur le visage du concerné, mais le Sire continua avec un ton puissant, comme s'il déclamait des ordres devant une assemblée : <br /> – Tu récupéreras la mission de ton collègue, à savoir surveiller l'Intendant Jeffrey Dean Morgan qu'on soupçonne de s'être allié à cette maudite Fraternité que tu estimes avoir éliminé. Mais surtout, je dois évoquer quelque chose, à savoir le fait que tu aurais assassiné, durant l'assaut, la lieutenant des Sauveurs que tu as toi-même engagé. <br /> Austin Amelio n'esquissa pas le moindre geste, mais son interlocuteur lut dans ses yeux gris une soudaine satisfaction brutale et il soupira avant de poursuivre lentement : <br /> – Encore une frasque de plus à prendre en compte... Mais bon, ce qui m'intéresse plus, c'est la gamine. Tu la maintiens dans ta salle de tortures hein ? Tu es rentré il y a seulement quelques heures, et tu l'as au moins violé trois fois, vu le nombre de fois où on t'a vu entrer et sortir de cette foutue salle. <br /> Imperceptiblement, Dominic Carter se décala subtilement vers la droite pour se placer derrière l'épaule du Sauveur déchu en observant toujours son supérieur direct, qui clôtura son discours en disant simplement : <br /> – Du coup, ta nouvelle tâche sera de la tuer. <br /> – Non. rétorqua sèchement Austin en se redressant subitement sur ses jambes pour darder un regard meurtrier sur son boss. <br /> <br /> En observant le regard de ce dernier changer, il donna un violent coup de coude à l'arrière qui heurta le menton de l'Effacé, qui recula subitement en étouffant un juron. En observant l'évolution prévisible de la situation, Alliser se redressa, s'épousseta négligemment les épaules, murmura « Putain, je dois vraiment tout faire moi-même » et envoya violemment son bras de l'autre côté de la table, dans la tête de Amelio. <br /> Ce dernier chancela et tomba à la renverse, en détruisant la chaise en bois dans le même temps. Il eut à peine le temps de reprendre ses esprits que le colosse Thorne était sur lui et le Sire le saisit à bras le corps puis, tout en le traînant derrière lui, énonça avec une voix pour la première fois énervée à Dominic : <br /> – Tu feras entrer Ogg quand il aura fini de crier. <br /> Carter, sans prêter attention à l'ecchymose sur son menton, hocha la tête et retourna se poster dans l'antichambre d'attente, laissant ainsi seul un chef de la Garde subitement furieux et un Sauveur dans un état déplorable essayant désespérément de se dégager. Austin bougeait dans tous les sens comme un ver de terre, mais les serres impitoyables de son tourmenteur étaient refermées sur ses épaules et le traînait par terre. <br /> Alliser espérait depuis le début de l'entretien que le Sauveur allait faire une erreur devant lui. Il l'avait fait, il allait payer. <br /> Ainsi, Thorne se plaça devant la cheminée, redressa avec violence son subordonné pour le regarder dans les yeux et vit pour la première fois un semblant de peur naître dans ses yeux. Il sourit alors sombrement, puis murmura avec un ton tendre : <br /> – On m'a dit que tu aimais le feu... Eh bien, c'est parfait dis donc ! <br /> Puis, en une seconde, sa main droite se plaqua derrière sa nuque pendant que, d'un mouvement rapide, il tournait le corps d'Amelio pour le placer face aux si somptueuses flammes, et il lui plaqua avec brutalité et implacabilité la partie gauche de son charmant visage dans le brasier. <br /> <br /> Au départ, l'homme surmonta la douleur et Alliser fut presque déçu, mais le contact de la plaque de métal brûlantes située au dessus des bûches en train de paisiblement se consumer acheva de briser les résistances du blond, surtout quand une partie de sa chevelure commença à prendre feu. <br /> Le hurlement de douleur qui suivit s'éternisa pendant un long moment, sous le regard ému de Thorne qui empêchait les flammes de se propager sur la partie droite de son visage, en les éteignant aussi sec. Après qu'une partie du cuir chevelu plaqué contre la plaque se fut évaporé, et cela en un temps record de cinq minutes, le Sire redressa tout d'abord doucement la tête de son subordonné. <br /> Des morceaux de peau et de chair brûlées restèrent cependant collés pendant quelques secondes à la plaque, ce qui fit soupirer l'homme qui tira soudainement plus fort, en arrachant au torturé un cri de douleur ressemblant plus à un cri d'agonie, mais il n'en avait cure. <br /> Une fois qu'il put le voir, il examina de plus près et avec attention les restes de Austin, qui respirait encore avec difficulté. Le haut de son crâne, sur la gauche, était presque devenu noir et provoquait un contraste saisissant avec ses cheveux blonds impeccables de l'autre côté, que Alliser s'était évertué à préserver. Sa joue n'était plus qu'un amas de cicatrices et de morceaux de chairs noirâtres, son œil auparavant gris était miraculeusement intact, comme s'il avait réussi à le fermer avant l'impact, ce qui fait que la peau de sa paupière avait, elle, presque été détruite par la puissance du brasier. Une partie de ses lèvres, autrefois toujours auréolée par un sourire ironique, était là boursouflée, comme si elle était recouverte de boutons d'herpès détruits par la chaleur. <br /> Le Sire avait réussi son objectif : une partie du visage de Amelio était ravagée par les flammes, et l'autre était intact, et ce grâce à lui. L'odeur de brûlé lui monta subitement aux narines, et il poussa brusquement le Sauveur sur le côté, qui respirait par à-coups, toujours sous le choc. <br /> <br /> Quand Carter ouvrit la porte, quelques secondes plus tard, et fit apparaître les yeux dorés interloqués de Steven Ogg, Alliser Thorne avait enfilé un long manteau noir et des gants de la même couleur, et s'apprêtait visiblement à partir. La fenêtre était ouverte, la cheminée éteinte et seul un corps étendu derrière le bureau rompait le cadre ordinaire du bureau de l'ancien directeur de l'ex-Prison de la Santé. <br /> La seule consigne qu'il donna au Sauveur qui attendait depuis au moins une vingtaine de minutes avant de partir de la pièce fut ainsi : <br /> – Emmenez-le à l'infirmerie, sauvez-le. Vous avez interdiction de lui mettre des prothèses, je veux qu'il garde ces cicatrices jusqu'à ce que quelqu'un le tue. <br /> Steven acquiesça d'un signe rapide de la tête et se dirigea vers le corps inanimé de son collègue. Alliser put ainsi voir apparaître rapidement l'ombre d'un sourire moqueur quand Ogg se retourna pour voir la porte se fermer, mais il était en retard sur son planning et il ne s'attarda pas pour s'étonner de la réaction d'un des sadiques de service. <br /> Il n'eut, d'ailleurs, pas le loisir d'ordonner à Dominic Carter d'appeler un VTR car l'Effacé était déjà le nez dans son bracelet portatif à en commander un. C'était cela qu'il appréciait véritablement chez son garde du corps : sa discrétion. Il faisait ce qu'on lui demandait, et c'est tout. Il n'était pas un confident, comme James Kucsulain pour Xander, c'était juste un soldat. Simplement. <br /> Quand il arriva enfin, après une rapide et ferme descente d'escaliers et avoir traversé au pas de course beaucoup de couloirs, dans la cour donnant vers l'extérieur de la Prison de la Santé, il aperçut le Véhicule de Transport Rapide qui l'attendait sur le trottoir. Il s'engouffra dedans, fit un signe de la tête à l'Effacé qui hocha la tête et retourna avec sa marche monotone vers l'intérieur du bâtiment, et ordonna au robot de se diriger vers l'ancienne Tour Montparnasse. <br /> <br /> Le Conseil des Grands avait été convoqué, composé cette fois-ci uniquement des quatre grands chefs, à la demande express de Andrew James West. Rien que cela intriguait énormément Alliser, qui n'avait retenu de son confrère que son côté cannibale, suave et suiveur. Durant les réunions, il ne proposait jamais rien et se contentait d'acquiescer en observant le Spectre avec un air absent. <br /> L'ancien Premier Ministre de Xander avait souvent remarqué qu'une connivence spéciale semblait s'être installée entre Arès et l'émissaire de X.A.N.A, qui discutaient souvent ensemble en sortant des séances. Alliser Thorne n'avait jamais vraiment tenté de se lier avec le programme multi-agent. <br /> Il le considérait comme un allié puissant, mais pas comme un chef et encore moins comme une chose indispensable à la survie du régime. Le jour où le programme tenterait quelque chose contre le Conseil des Grands, le Sire serait le premier à se lever, à darder son regard bleu glacial sur le Spectre et lui faire ravaler l'envie de tenter autre chose. <br /> Dans le même temps, tout en continuant d'errer dans ses pensées, il était sorti du VTR qui l'avait amené à l'Hôtel en moins de trois minutes et se déplaçait mécaniquement, voire même automatiquement dans les couloirs qu'il connaissait par cœur à force de les avoir arpentés. Il savait ainsi exactement où aller et il pouvait ainsi, pendant ce court mais nécessaire trajet, réfléchir à ce qui les attendait à la réunion. <br /> Et là, pour la première fois depuis bien longtemps, il n'avait strictement aucune idée de ce que le chef du Laboratoire leur avait bien réservé, pour exiger ainsi une assemblée spéciale. <br /> Ainsi, quand il arriva dans la salle cachée de l'Hôtel où se tenaient les indispensables réunions, il eut encore une fois une surprise en constatant qu'il était le dernier arrivé, alors qu'il était techniquement le plus proche en terme d'emplacement de l'ex-Tour Montparnasse. <br /> <br /> Avant de dire le premier mot, il fit un tour rapide de la salle en dardant son regard bleu glacial d'un coin à l'autre de la salle, tout en se dirigeant vers sa place située à la droite du chef suprême du régime. <br /> Xander était assis sur la chaise de bout de table, le menton appuyé dans ses mains, son regard aussi glacial que celui de son sous-fifre transparaissait comme étant songeur et plongé dans le néant absolu. <br /> Nikolaj, impassible, tripotait ses si soyeux cheveux blonds cendrés d'une main pendant que l'autre tapotait frénétiquement la fameuse table noire et ses yeux noisettes allaient, comme son homologue nouvellement arrivé, se balader d'un bout à l'autre de la salle. <br /> Le Spectre, comme à son habitude, se contentait de rester collé au mur, derrière Xander, les bras croisés derrière le dos, et d'attendre. Son regard représenté par ses lunettes noires sombres était fixé sur un point en particulier, à savoir du côté d'Arès, et semblait ne pas vouloir dévier une seule seconde du sujet de son intérêt. <br /> Andrew, lui, était en pleine conversation avec un individu très étrange, qui s'était placé de telle façon à ce que personne dans la salle ne puisse voir son visage. Ses yeux gris restaient inlassablement plaqués sur son interlocuteur, un sourire ironique transparaissait sur ses traits si quelconques et l'ombre d'un épi semblait pondre sur sa chevelure brune. <br /> Ayant terminé son tour d'horizon, Thorne se contenta de regarder Berkeley et de lui énoncer avec un ton égal : <br /> – Le compte-rendu de l'attaque de la Fraternité a malencontreusement pris plus de temps que prévu. Et un lit sera occupé à l'infirmerie pendant un long moment, normalement. <br /> – Très bien... murmura ce dernier avant de se lever et de tendre la main en l'air. <br /> Le Spectre sembla soudain se redresser de manière imperceptible et le silence se fit assez rapidement dans la salle, même si Alliser put voir au regard ironique lancé par Arès qu'il savait que ça n'allait pas durer longtemps. Après quelques secondes d'attente intentionnellement provoqués, Xander se contenta de dire : <br /> – La réunion est ouverte. Andrew, à vous : pourquoi nous avoir convoqués en urgence, comme cela ?! <br /> <br /> Le concerné ne se leva pas, mais son compagnon, lui, se redressa et se retourna lentement, ce qui permit à tout le monde d'observer son unicité corporelle, ses mains recouvertes de gants jaunes-or, sa chevelure et ses yeux jaunes tigrés, le tout rappelant la couleur d'un soleil au paroxysme de son existence. <br /> Mais c'était son masque qui fit hausser un sourcil à Alliser : lui qui se fiait aux expressions faciales pour bien identifier son interlocuteur et décider de ce qu'il devait faire avec lui, l'homme masqué devant lui attisait de manière étonnante sa curiosité. Pourtant, il était classique car argenté et auréolé de bandes noires, mais il dégageait de ce simple attirail une puissance, une prestance presque animale. <br /> Satisfait de l'effet provoqué, Arès se leva lentement en souriant légèrement et énonça avec un calme et un flegme olympien : <br /> – Oh, il vous l'expliquera bien lui-même. Messieurs, je vous présente le Blond, il souhaiterait entrer à votre service comme... homme à tout faire, comme il le dit si bien. <br /> – Quel est ton vrai nom ? demanda Xander avec un ton curieux en se penchant derechef vers l'avant <br /> – Le Blond, répondit calmement l'homme sans se départir de son masque, c'est mon nom. On me connaît comme ça dans le milieu, et je n'en ai pas d'autre à vrai dire. Ou, plus précisément, je n'en ai plus d'autre. <br /> – Tu es quoi ? Un mercenaire, un tueur à gages, un espion hautement qualifié ? railla Nikolaj sans se départir de son air intrigué. <br /> Alliser n'intervint pas dans la discussion, il se contentait d'observer et d'analyser. L'homme qu'il avait en face de lui ne lui semblait pas humain, il se dégageait de lui quelque chose de surhumain, de bestial, de... différent. Tout en écoutant de manière attentive la question de Nikolaj, son regard si doré et étrange naviguait d'un membre du Conseil à l'autre, en s'attardant plus que de nécessaire sur le Spectre, qui lui aussi, restait imperturbable. <br /> <br /> Le silence se fit, et se prolongea, mais le Blond le rompit rapidement en faisant un geste désinvolte de la main avec son gant doré et en disant : <br /> – Disons que je suis tout ça à la fois, et bien plus. Seulement, mes anciens employeurs ne m'avaient pas permis de me montrer sous mon plein potentiel, donc je les ai tué et je leur ai volé toute leur fortune. <br /> Coster-Waldau haussa un sourcil surpris et Alliser lui-même dut se retenir de sortir le couteau de son étui situé sous la poche de son blouson par réflexe. Il aimait l'honnêteté, plus que tout, mais là le Blond avait réussi à le surprendre dans sa déclaration. Même Arès, qui l'avait pourtant ramené ici, semblait étonné de cette réponse, mais Xander semblait au contraire... satisfait. Lui s'était contenté de sourire de manière étrange avant de rétorquer, après un rapide coup d’œil au Spectre qui restait immobile, les bras croisés : <br /> – J'ai deux questions : déjà, qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur nous, maintenant ? <br /> – Oh, pas grand chose : la composition du dernier repas de Andrew, qui a terminé ce pauvre Lloyd Skinner d'ailleurs, le sujet de la discussion houleuse entre Nikolaj et son taré de grand-oncle Walder Bradley, le fait que notre cher Alliser Thorne, qui n'a d'ailleurs pas encore parlé, a très gravement brûlé un de ses subordonnés et porte en ce moment même la main à son couteau dissimulé dans la poche de son blouson... Je continue ? <br /> – Qui as-tu soudoyé, répondit avec un ton très froid le chef de la Garde en se redressant de toute sa hauteur, pour avoir ses informations ? <br /> – Personne, rétorqua le Blond en le regardant dans les yeux et en souriant imperceptiblement avec ces derniers, j'ai juste fait mon travail avant l'heure. <br /> <br /> Berkeley, après un énième coup d’œil au Spectre qui semblait complètement absent, énonça avec calme et un ton interrogatif à la fois : <br /> – Et voici ma deuxième question, la plus importante : comment comptes-tu nous prouver ta valeur ? <br /> – En vous débarrassant, répondit immédiatement le mercenaire en plongeant ses yeux dorés dans ceux du chef du régime, en me servant de mes talents bien évidemment, d'un futur problème en devenir. <br /> – Et ce problème a un nom ? demanda Nikolaj Coster-Waldau en se renfonçant nonchalamment au fond de son siège. <br /> – Jérémie Belpois. répondit simplement le Blond avec son ton toujours neutre. <br /> Un rire moqueur émit de la bouche du chef de l'Épargné, qui se contenta de dire avec un sourire et un regard ironique : <br /> – Ce moucheron, un problème ? C'est aussi peu crédible que si tuer un chat suffisait à détruire X.A.N.A. ! <br /> – La ferme ! rétorqua violemment Xander en jetant un regard de biais à l'émissaire du virus qui, vu son immobilité, devait être en train de tout raconter à son maître. <br /> Arès, qui se tenait tranquille depuis le début de l'entrevue, reprit alors la parole en disant tranquillement : <br /> – Eh bien, expose-leur ton plan, qu'on en finisse ! Je commence à avoir faim moi... <br /> <br /> Et, pendant l'exposé du plan, Alliser prévoyait déjà les événements, sans pouvoir se départir de son sentiment d'inquiétude qui le traversait à ce moment précis. <br /> Il voyait déjà Xander Berkeley accepter le plan, serrer la main de son nouveau subordonné et clore la réunion sur cette bonne note. <br /> De son côté, Thorne sentait que cette décision allait leur retomber dessus plus tard. <br /> Mais pas comme ils l'avaient imaginé, loin s'en faut. <br /> <br /> <br /> <div align="center">**</div> <br /> <div align="center">*</div> <br /> <div align="center">**</div> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold"><div align="center"><span style="font-size: 18px; line-height: normal">JÉRÉMIE</span></div></span> <br /> <br /> Lorsque le scientifique blond Jérémie Belpois tomba au détour d'une simple recherche sur la biographie complète d'un certain Chris Coy, il n'en crut d'abord pas ses yeux. Il s'étonnait de tant de simplicité, l'homme le plus mystérieux du Laboratoire retrouvé juste en tapant son nom dans la barre de recherche Google. <br /> Jérémie aimait savoir avec qui il travaillait, et ce même si ce dernier lui avait permis de trouver la vraie identité de Seth. Cependant, Belpois était dans l'impasse à ce niveau là : Emmerich était intouchable tant que Arès n'était pas mort. Il fallait donc appliquer le plan si minutieux et étrange concocté par ce maudit Loki. <br /> Et cela commençait par enquêter sur lui, c'était cette tâche que Jérémie s'était fixée, après avoir « terminé » les puces visant à créer des cyborgs à partir des morts. Il pensait que cela l'occuperait pendant suffisamment de temps pour qu'il oublie un tant son objectif final, mais non : cela lui avait approximativement pris cinq minutes. <br /> Tout en lisant la biographie complète de l'expert nucléaire d'origine anglaise et en obtenant par la même des informations étonnantes sur la fameuse affaire des réacteurs nucléaires de Sizewell, il énonça à voix haute : <br /> – Eh, Skarsgård, j'ai besoin de toi ici ! <br /> Le temps que le cinquantenaire quitte son poste et rejoigne celui de Belpois, qui se trouvait à l'opposée de la petite pièce privée que leur avait donné Alfie Allen, pour eux trois et Jude Watson, Jérémie avait tout ce qu'il souhaitait. Et il savait dorénavant quoi faire. <br /> <br /> À peine l'homme brun était-il posté à côté de son écran et commençait-il à lire que le scientifique blond redressa ses lunettes sur son nez et énonça avec un regard sévère : <br /> – On élimine Loki de l'équation, il faut s'en débarrasser en même temps que Arès et Emmerich. Faut que j'appelle Eva et mes gosses, informe Allen et les scientifiques à notre botte qu'on doit absolument empêcher Chris Coy de nuire. Il est trop dangereux. <br /> – Se priver d'un allié de poids, rétorqua Stellan en lisant plus attentivement la page en question, c'est très dangereux. Tu penses pas qu'on devrait faire abstraction de ça ? <br /> Interloqué, le blondinet se retourna, darda ses yeux bleus ciel sur son interlocuteur et énonça avec une certaine stupéfaction dans la voix : <br /> – Ce mec a voulu faire sauter une centrale nucléaire en Angleterre... Je sais que X.A.N.A. aime recruter des fous, on l'a vu avec Ogg et Emmerich, mais là ça va trop loin ! On peut pas passer outre ça et faire comme si, si on arrive à renverser Arès, on le laissera en vie ! C'est pas possible ! <br /> – Ok ok, l'arrêta le suédois en levant les bras au ciel avec un air résigné, très bien, je vais faire passer le mot... Appelle tes gosses, et Watson m'a dit de te dire qu'il voulait te voir au sujet de ces putains de puces là... <br /> Belpois, relativement excédé et fatigué, le congédia d'un geste rapide et brutal de la main, puis saisit son bracelet avant de trouver l'application permettant d'appeler ses contacts. <br /> <br /> Jérémie avait beau fustiger le programme multi-agent de tout son être, son système de bracelet était malgré tout ingénieux. Même si Belpois était éminemment convaincu qu'il faisait office de traceur pour X.A.N.A, son système de téléphone par hologrammes était très performant, comme avait pu le constater le père de famille au travers des quelques appels qu'il avait passé avec Eva Skinner. Il ne voulait pas le faire souvent, de peur que les Sauveurs remontent le signal, mais il le devait, histoire de tenir mentalement parlant. <br /> Cela ne faisait pourtant que quelques jours que sa famille était en sûreté, mais la voix doucereuse et sadique du virus continuait à le harceler continuellement, son travail dans les archives écrites à la recherche du passé de Chris Coy s'était soldé par un échec (comblé en quelques secondes par une simple recherche Google), il voyait de plus en plus un éclat blond dans les couloirs quand il se déplaçait, la paranoïa ambiante lui serrait le ventre... Il voulait reparler à sa femme, dans le but de sortir un peu de son misérable quotidien. <br /> Heureusement pour sa santé mentale, la voix de Skinner sortit rapidement du bracelet, suivi par un hologramme de mauvaise qualité où il pouvait à peine entrapercevoir ses yeux bleus : <br /> – Alors, tu as réussi ? <br /> – Bonjour à toi aussi, rétorqua le scientifique avec un ton aigre avant de poursuivre en se frottant les yeux, mais sinon non, le plan est toujours en cours de réflexion. Dans tous les cas, si on arrive à reprendre le Laboratoire des mains de X.A.N.A, on ne pourra plus se revoir avant... Pouah, peut-être des mois. <br /> – Les enfants commencent à s'ennuyer, même si Philippe et Valérie font tout pour les distraire, soupira Skinner en continuant avec un air blasé, et Durieux fait des efforts, c'est indéniable. Mais Albert et Marie veulent te voir, et ils en deviennent insupportables. Dépêche-toi de venir nous voir, avant que je me mette aussi à geindre. <br /> – Je verrais ce que je peux faire, mentit le blond en soupirant, mais faut que j'y aille, Allen va sûrement nous réquisitionner dans peu de temps. Allez, salut. <br /> Avant que la femme ait eu le temps de répondre, Jérémie coupa la conversation, s'affala contre sa chaise et poussa un profond soupir. Il avait conscience d'être de plus en plus détestable avec tout le monde, mais il devenait comme ça, petit à petit, inconsciemment. Peu importe le plan mis en œuvre par X.A.N.A. le concernant, le virus était en train de réussir. Savoir ça énervait Jérémie, et le rendait ainsi de plus en plus irritable avec de plus en plus de personnes. <br /> Son impulsivité aiguisait sa volonté à détruire X.A.N.A. tout en faisant gagner ce dernier. Il était rentré dans un foutu cercle vicieux et ignorait comment s'en défaire. <br /> <br /> Ses pérégrinations mentales furent rapidement interrompues lorsqu'une main ferme vient taper doucement contre le bureau, faisant se redresser en maugréer Jérémie qui s'était mis à rêvasser en quelques secondes, puis la voix retentit dans ses oreilles, comme désinhibée : <br /> – On a un problème. Et pas un petit, si tu vois ce que je veux dire. <br /> – Accouche Jude, rétorqua Belpois en regardant avec un œil noir son collègue d'infortune, je commence à avoir mal à la tête, je vais bientôt devoir aller pioncer. <br /> – Stellan a trop bien fait ce que tu lui as demandé, si j'ai bien vu ce que j'ai cru entrapercevoir en allant pisser ! railla l'anglais en dardant son regard bleu perçant sur l'ordinateur resté allumé de son collègue. <br /> – Tu peux arrêter tes railleries, s'énerva subitement le scientifique en se redressant d'un coup, et aller droit au but ? Qu'est-ce que Skarsgård a foutu ? <br /> – Il est allé tout raconter à Loki, expliqua enfin Jude en passant sa main dans ses courts cheveux noirs, et de ce que j'ai pu entendre, c'est pas la première fois. Ils bosseraient ensemble depuis le début de l'histoire. <br /> L'énervement qui perçait sur le visage de Jérémie se transforma en une seconde en une peur panique et il balbutia rapidement à son dernier collègue « honnête » : <br /> – Supprime tout ça là-dessus, enregistre tout sur ton poste de travail et rejoins-moi dans ma piaule après. Faut qu'on trouve un moyen de régler cette situation. <br /> Le scientifique anglais hocha la tête en gardant un regard sérieux et résolu, puis se détourna et retourna de manière coincée vers son poste, tout en faisant un geste apaisant de la tête à Alfie Allen, alias Tlaloc, qui commençait à prendre une mine inquiète. <br /> De son côté, Jérémie s'était pris la tête dans les mains, en essayant de lutter contre la suave voix de son inconscient virus qui lui susurrait à l'oreille « <span style="font-style: italic">Tu seras bientôt à moi, Belpois... Ne résiste pas, ne résiste pas...</span> », et réfléchissait le plus posément possible à la situation. Le suédois serait de mèche avec Chris Coy depuis le début, ce qui fait que ce dernier a forcément pris connaissance du plan de Jérémie, ou plutôt de son dessein le concernant. <br /> Maintenant, Loki ne devait plus le considérer comme un probable collègue, mais comme une menace. Il avait trop d'ennemis à gérer, il ne lui restait plus qu'une seule option. <br /> La fuite, éperdue, rapide et sans regard en arrière. <br /> <br /> Et c'est ce qu'il fit, en se levant brusquement et en partant au pas de course dans les couloirs étroits et épurés du Laboratoire, sous le regard interloqué de Alfie et celui, étrangement compréhensif, de ce singulier personnage qu'est Jude Watson. Son cerveau, déjà très sollicité ces derniers temps, ne savait plus où donner de la tête. <br /> Rejoindre sa femme ? Trop risqué, les Sauveurs les retrouveraient, elle mais surtout ses deux gosses. <br /> Repartir aux États-Unis ? Impossible, le virus et ses hommes avaient pris leur passeport. <br /> S'exiler et tenter de passer en Belgique ou en Allemagne ? Possible, si seulement les gouvernements de ces pays ne faisaient pas partie des plus fervents partisans du virus dans le monde. <br /> X.A.N.A. le harcelait intérieurement, sa paranoïa grandissait à chaque seconde ainsi que son mal de tête désormais quotidien, il n'arrivait plus à énoncer une pensée cohérentes : à l'heure actuelle, s'il rencontrait au détour d'un couloir un membre éminent du régime, il était mort. <br /> Le destin dut bien rire sous cape à cet instant quand, au détour du couloir menant à son dortoir, il aperçut non seulement ce satané éclat blond au fond du couloir qui auréolait sa vue depuis la fuite de sa femme, mais également deux personnes qui attendaient, patiemment, devant sa porte ou plutôt l'entrée de son antre. Et ce fut quand il reconnut la plus âgée des deux qu'il céda à son coup de sang. <br /> En effet, Stellan Skarsgård le suédois avait une mine grave en voyant arriver son collègue, mais vu l'expression surprise qui émergea sur son visage quelques secondes plus tard, il ne s'attendait pas à se prendre le poing rageur de son collègue dans sa joue droite. <br /> <br /> La violence du coup le fit reculer de quelques pas en jurant et en se tenant au mur, mais Jérémie ne s'arrêta pas là. Il s'avança lentement en brandissant son poing rougi par la frappe, fixa le point doré du fond du couloir et gronda avec une férocité inégalable : <br /> – Quand on en aura fini avec Arès, nous aurons une petite discussion toi et moi. Et là, tu m'expliqueras pourquoi tu es allé frayer avec cet immondice. <br /> – L'immondice t'entend, répondit Chris Coy avec un ton étonnamment amusé, et souhaite répondre à ta question. Si Stellan est venu, c'est uniquement parce qu'il est assez intelligent pour savoir que l'opération ne peut pas se faire sans moi. <br /> – Tu as voulu faire sauter une centrale nucléaire, cracha le scientifique furieux en allant se poster devant l'arrogant Loki, pour de l'argent et tu t'attends à ce que je t'accueille à bras levés ? Je savais que X.A.N.A. aimait embaucher des salauds, mais là ça va un peu loin ! <br /> L'homme, tout en continuant son horripilant tic consistant à mâcher dans le vide sans raison, se mit à sourire, plongea son regard gris pâle dans celui de son interlocuteur et énonça avec une froideur et une implacabilité palpable : <br /> – Si le virus m'a choisi, c'est parce que je suis le meilleur dans mon domaine. Tu ne le sais pas encore, mais je suis le plus important dans toute cette foutue organisation. Le Laboratoire ne tient pas sans moi, Andrew James West ne tient pas sans moi. Donc oui, je suis indispensable au renversement de ce tyran parce que, si je le soutiens, tu meurs à la seconde où tu pénètres dans son antre ou dans celle de ce taré de Noah Emmerich. <br /> – On t'a pas vu te bouger beaucoup pour le plan, répliqua Belpois qui refusait de se laisser abattre, à part nous narguer et parler par énigme, t'es resté dans ton coin à manigancer je ne sais quoi ! Tu parles d'une aide ! <br /> <br /> Le rire sardonique qui résonna dans le couloir et le rapide regard adressé à un suédois occupé à se masser une joue sûrement endolorie firent comprendre à Jérémie que l'affaire n'était peut-être pas aussi simple, ce que lui confirma l'excentrique Loki : <br /> – Tu sais que pendant que toi, tu faisais tes petites recherches pour décider si ta minable personne daignerait participer, moi j'utilisais mes dossiers pour faire chanter les hauts fonctionnaires et les recruter de force ? Le dernier sur ma liste était Vulcain, et il a fini par céder aujourd'hui. Ceci fait que, soit tu t'associes à moi pour renverser Arès et tu as tout le Laboratoire derrière toi, soit tu te démerdes tout seul... <br /> – Soit, confirma Belpois bon gré mal gré en ruminant dans sa tête un début de stratégie, pour ce coup ci, je n'ai pas le choix... Mais dès que je le pourrai, je me débarrasserai de vous sans coup férir. <br /> – Et c'est donc sur ses sages paroles que nous nous quittons, rétorqua Coy en souriant et en s'inclinant bien bas de manière hautement ironique, et nous vous prions de reconsidérer votre phrase sous peine de le payer plus tard. <br /> Une fois que le Manipulateur, de son nom complet, se fut détourné et soit parti avec son nouvel espion, un sympathique et fin doigt d'honneur fut la seule réponse que fut capable de lui fournir un Jérémie fatigué, à bout de nerfs et qui, surtout, s'était enfin décidé sur la marche à suivre. <br /> Il ne lui restait plus qu'à attendre la bonne personne, celle sur laquelle il avait émis des soupçons depuis le début, et qui s'avérait être au final la plus honnête des deux, ce qui prouvait à Jérémie que l'apparence était majoritairement trompeuse. <br /> <br /> Ainsi, il s'assit et attendit. Pendant de longues minutes. Avec pour seul compagnon son affreux mal de tête qui était devenu un aussi bon ami que la solitude, et cette infernale voix qui le titillait nuit et jour, avec une assiduité exemplaire. <br /> Et, enfin, quand Jude Watson entra dans son petit studio comme ils l'avaient convenu lors de leur dernière entrevue, Jérémie se contenta de dire avec un calme impressionnant : <br /> – Ce soir, on monte l'escalier, on bute Emmerich, puis on en finit. On bute Arès, Coy, Skarsgård, tous ceux trempés dans cette histoire. Je veux qu'on en finisse cette nuit, à la faveur de la lune, quand ils dormiront tous. Et ensuite, tu repartiras chez toi, et je supprimerai définitivement ce virus de malheur. <br /> Un étrange sourire satisfait naquit sur le visage de l'anglais, qui hocha la tête et repartit sans aucune autre forme de procès. <br /> <br /> Suite à ce rapide conciliabule, Jérémie s'allongea et alors la voix résonna dans sa tête comme d'habitude, mais avec une parole plus chargée en menaces « <span style="font-style: italic">Tu n'y arriveras pas... Renonce ou tu le paieras</span> ». <br /> Et, cette fois, Jérémie répondit à voix haute : <br /> – Tu vas crever cette fois, saloperie. Je te le jure. <br /> La voix le laissa tranquille suite à cette légère tirade et cela arracha un vrai sourire à Belpois, qui ferma les yeux et laissa son esprit dériver pour la première fois depuis longtemps. <br /> Ce soir, soit ils seront finis, soit ils en finiront. <br /> Mais ils seront, dans les deux cas, enfin en paix. Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9105 Draynes Wed, 16 Aug 2017 21:51:20 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297946#297946 RE: [Fanfic] Game of Power http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297944#297944 <span style="font-weight: bold"><div align="center"><span style="font-style: italic"><span style="text-decoration: underline"><span style="font-size: 24px; line-height: normal">Épisode 7 : Le Cerveau d'Acier</span></span></span></div></span> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold"><div align="center"><span style="font-size: 18px; line-height: normal">AUSTIN</span></div></span> <br /> <br /> Après avoir enfilé sa combinaison noire d'assaut, mis un casque militaire aussi sombre que la nuit pour masquer ses cheveux blonds, posé des lunettes de protection sur ses yeux si gris, le Sauveur reprit une ultime fois ses jumelles pour observer le bâtiment. <br /> Au sommet, près de la petite fenêtre plongée dans l'ombre, il avait auparavant subrepticement aperçu un crâne dépasser, sans toutefois pouvoir le distinguer clairement. Il n'avait cependant aucun doute sur le propriétaire de cette tête qu'il se ferait un plaisir d'arracher à mains nues : le Magistère. <br /> À cet instant précis, tout en descendant d'un geste sec de son promontoire pour remonter rejoindre ses troupes, il se félicitait de ne pas être tombé dans le panneau : deux convois étaient en effet sortis du bâtiment dont l'adresse leur avait été gracieusement fournie par Lionel Igen. Il avait immédiatement envoyé des soldats suivre le plus petit, qui devait sûrement être envoyé comme leurre, et l'autre avait été traqué par toute l'escouade de professionnels qu'avait en sa position Austin Amelio. <br /> Les Sauveurs. Quel nom ironique quand il y pensait, quand il remontait dans ses rangs observer cette bande de raclures, de mercenaires sans pitié et sans foi ni loi. Xander avait eu une brillante idée en faisant croire à la population que seulement deux personnes répondaient sous ce pseudonyme, alors qu'en vérité, ils étaient plus d'une centaine. Tous entraînés à tuer, torturer et surtout, rester caché. <br /> Ils étaient des hommes comme les autres, simples et résolus à effectuer leurs vies de tous les jours... jusqu'au moment où Amelio les appelait. À cet instant précis, ils se transformaient en machines de guerre. <br /> <br /> Certes, le chef de cette escouade de Sauveurs avait peur d'une chose à l'instant : c'était qu'il s'était trompé, et que le convoi poursuivi n'était en réalité qu'un leurre. Et cela uniquement parce qu'il ne désirait pas perdre la face devant ses hommes, puisque de toute manière des hommes étaient restés devant l'entrepôt et une escouade filait en ce moment même le petit convoi. <br /> Arrivé rapidement en tête de la colonne au garde-à-vous, il se contenta de demander avec calme à son lieutenant, et accessoirement chef en son absence de ce groupe en particulier : <br /> – Ils sont prêts à l'arrière ? <br /> – Oui M. Amelio, répondit avec un ton procédural une voix de femme perdue derrière son masque de protection, ils n'attendent que vos ordres pour rentrer. <br /> – Dites-leur d'attendre, rétorqua Austin en masquant un petit air suffisant, on va d'abord aller déblayer le terrain. Et pour cette fois, je veux y aller avec la manière douce. Compris, Lieutenant ? <br /> – Bien reçu, M. ! répondit la femme en se mettant au garde-à-vous avant de se diriger rapidement vers les deux mercenaires occupés à crocheter la grosse porte d'entrée du bâtiment. <br /> Tout en observant le fessier rebondi du lieutenant se diriger vers le lieu de la future action, Austin ne put s'empêcher de se ressasser le bon vieux temps en esquissant un sourire. <br /> <br /> La première fois qu'il l'avait violé, elle n'avait que 8 ans, l'âge parfait cela dit pour lui, et il avait bizarrement pris beaucoup plus de plaisir qu'à l'accoutumé. Du coup, il avait réagi d'une manière logique et calculée : massacre de sa famille, kidnapping de la fillette et enfermement dans sa cellule privée. Depuis ce jour-ci de l'année 2026, il l'avait violé tous les jours, dans une sorte de routine. Au début, elle résistait, puis à force, elle ne faisait que soulever sa petite jupe quand il entrait. <br /> Et cela avait duré jusqu'en 2036, plus tôt dans l'année, quand elle eut atteint la majorité. À partir de cet instant, il se passait comme un blocage chez Amelio, pour la simple raison que la désormais femme accomplie était trop vieille. Cependant, il ne voulait pas la tuer. Non. Du coup, il l'avait envoyé dans son commando qui s'était occupé de sa formation, puis il a tué l'ancien lieutenant pour qu'elle puisse prendre sa place. <br /> Et c'était donc ainsi que, de simple victime d'un viol pédophile, elle était devenue une fière femme lieutenant dans son escouade de malade. Et il en était très fier, elle était sa plus belle création, même s'il ne se souvenait bizarrement plus de son nom. <br /> <br /> Un bruit de rechargement de mitrailleuse à côté de lui le fit revenir à la réalité et il leva brutalement un bras, ce qui rétablit un silence absolu. Les hommes n'osaient même plus respirer, et cela arrachait un sourire cruel au blond. Il aimait diriger des gens aussi fous que lui, il se sentait en bonne compagnie. <br /> C'est ainsi que, d'un très léger hochement de tête, il lança le signal aux hommes postés devant la porte qui ouvrirent donc avec une infinie prudence cette dernière. Un rapide coup d’œil de Austin au lieutenant lui fit comprendre qu'elle avait également lancé l'ordre pour l'équipe à l'arrière, et il approuva imperceptiblement. <br /> Immédiatement, la jeune femme vint se ranger à ses côtés et ils entrèrent doucement, mais sûrement dans la grande pièce qui se dressait devant eux. Une unique salle, aussi grande que la cour principale de la Prison de la Santé, avec un plafond sombre et une absence totale de lumière. Heureusement pour les Sauveurs, ils avaient des lunettes de vision nocturne très performantes, qui leur permirent de voir arriver précautionneusement du fond de la salle, la deuxième équipe. <br /> En tournant lentement sur lui-même, la main posée nerveusement sur son fusil d'assaut, il s'aperçut qu'il était au centre d'un énorme couloir, lequel était entrecoupé sur les côtés de grandes alcôves renfoncées dans les murs, sans portes d'entrées ni fenêtres, comme si elles avaient été creusées à la va-vite. <br /> La lieutenant, d'un geste professionnel, se mit dos contre Amelio pour le couvrir, ce qui fit naître dans le creux de son dos un frisson d'embarras, mais il se dirigea plutôt à pas feutré vers une des excroissances, pour y observer à l'intérieur une chambre. <br /> Assez petite, de fortune même, mais paradoxalement assez grande pour entreposer deux lits, réservés pour une personne, collés contre les murs en pierre noire très sombre et un meuble de bois Ikea classique entre les deux. Sur chacun de ces lits reposaient des formes sombres, profondément endormies, sûrement dans un bonheur béat, en ignorant évidemment totalement qu'ils ne se réveilleront jamais. <br /> <br /> Le chef de l'escouade de Sauveurs recula prudemment pour ne pas alerter les occupants visiblement jeunes des lits et se tourna vers la lieutenant, se penchant pour lui prononcer avec un ton doucereux à l'oreille : <br /> – Plan Mouton. Va avertir les autres, et désigne-en un pour le cri. <br /> – À vos ordres. Répondit la femme en s'en allant, non sans toutefois que leurs mains ne se pressent mutuellement dans un geste purement affectif. <br /> Agacé, le blond se frotta le membre concerné contre sa combinaison avant de retourner dans l'alcôve à pas de loup, pour observer de plus près ses futures victimes. Sur le lit de gauche, se tenait un garçon de 14-15 ans, aux cheveux noirs et aux yeux fermés. Pas son genre, la lieutenant s'en chargerait donc. <br /> Quand son regard se posa sur l'occupante du lit de droite, sa virilité s'érigea brusquement et un petit rictus de satisfaction mêlé à de l'envie se grava sur son visage. La petite fille devant lui devait avoir à peu près 7-8, maximum 9 ans. Ses cheveux d'un blond éclatant reposaient en cascade sur l'oreiller blanc comme neige, ses yeux étaient clos, sa bouche entrouverte laissait voir qu'il lui manquait une dent et sa poitrine plate se soulevait au rythme de ses respirations. <br /> Austin venait de trouver son futur objet. Il ne comptait donc pas la tuer, mais l'utiliser. Cependant, pour cela, il fallait que la lieutenant soit au courant de ses projets. <br /> Ainsi, quand sa collègue rentra de nouveau dans la pièce en faisant un signe de tête, son chef lui fit un signe grotesque de fellation en pointant du doigt son lit. <br /> Il lui sembla soudainement voir la lieutenant serrer brièvement un poing, mais il n'en eut cure puisqu'il la vit malgré tout sortir son couteau de chasse pour le placer avec précaution et entraînement juste au dessus du crâne de sa cible, qui ne se doutait de rien. Austin, lui, ne voulant pas user de moyen létal, se contenta de mettre doucement sa main gantée de cuir au dessus de la bouche de la petite. <br /> <br /> Les secondes passèrent et aucun bruit ne se fit entendre dans l'ensemble de l'immeuble. Le blond attendait, patiemment, que l'homme chargé de coordonner les exécutions viennent vérifier dans son alcôve qu'ils étaient bien prêts. <br /> Quand il crierait, toutes les personnes présentes ici seraient abattues comme de vulgaires animaux, et cela réjouissait intérieurement Amelio, qui sentait son érection se renforcer à cette idée, bizarrement. Soudainement, il vit un éclair noir se caler dans la porte, acquiescer d'un signe calme, puis repartir vers le milieu lentement, tout en tenant dans sa main un mégaphone. Le blond exigeait toujours que cet objet soit dans les fournitures amenées par ses hommes, au cas où l'opération Mouton, sa préférée soit-dit en passant, ne soit déclenchée. <br /> Soudainement, un hurlement bestial retentit dans l'immeuble, faisant se redresser brusquement l'adolescent qui s'empala brutalement sur le cran d'arrêt de la lieutenant, qui était restée immobile. De son côté, le chef des Sauveurs plaqua sa main sur la bouche de la fillette et lui boucha le nez pendant quelques secondes, le temps qu'elle comprenne qu'elle devait arrêter. Les larmes aux yeux, elle cessa momentanément de se débattre et le blond, heureux, énonça à voix haute : <br /> – Trouve-moi un endroit calme, que je puisse m'amuser. <br /> – À vos ordres, M. Amelio ! Répondit la femme, qui se plaqua cependant contre la paroi en entendant une rafale d'arme automatique retentir. <br /> <br /> Alerte, Amelio donna un violent coup de poing dans la tempe de la petite, la laissant assommée dans l'alcôve. Il lança ensuite un rapide coup d’œil à la lieutenant, qui acquiesça et se mit au garde-à-vous devant l'entrée, prête à tirer, pendant que son coéquipier et chef s'élançait à l'extérieur. <br /> Arrivé au centre de la bataille, il vit un de ses hommes tomber dans un cri, abattu par une rafale. Il se dirigea alors vers lui et l'acheva rapidement d'une balle de pistolet, avant d'analyser la scène. Une vingtaine de rebelles, devant lui, venus de l'entrée arrière. Il en déduisit que ses hommes à l'arrière s'étaient fait massacrer. <br /> Soudainement, il aperçut au milieu des troupes rebelles un crâne chauve, qu'il reconnut : c'était celui qu'il avait vu à la fenêtre. Immédiatement, il se mit à se diriger en courant, entouré par trois de ses hommes venus spontanément le couvrir, vers l'homme pour l'achever et enfin faire cesser cette mascarade. <br /> L'apercevant manifestement se diriger vers lui, l'homme hurla un ordre et ses troupes tentèrent de se resserrer autour de lui, mais un léger geste d'Amelio fit que ses trois gardes du corps attitrés les mitraillèrent. Les quatre hommes visés s'écroulèrent sur le sol et le cinquième, après avoir tué un des trois soldats qui tomba à la renverse, se prit une balle d'Austin dans la gorge. <br /> Tombant à genou, le rebelle tenta d'écouler le flot de sang qui faisait qu'il perdait petit à petit sa vie, mais le blond l'ignora et se dirigea vers le chef, qui fuyait avec les survivants de la petite escouade. <br /> L'offensive des rebelles avait lamentablement échoué. Ils avaient tenté de leur tendre un piège, mais les Sauveurs étaient trop puissants. <br /> <br /> Ne désirant pas que l'homme s'enfuie, il accéléra et courut cette fois-ci le plus vite qu'il put, tout en tirant à l'aveugle dans la foule de rebelles qui entouraient leur chef en le protégeant de leurs corps. <br /> Un, deux, trois, quatre tombèrent avant qu'une des balles arriva par hasard à se loger dans la jambe du fuyard. En étouffant un cri, il tomba à terre et le rebelle qui essaya de le relever par réflexe tomba mort à la seconde où il s'arrêta. <br /> Ce fut alors à cet instant que le Sauveur s'arrêta en soufflant et enleva son casque de protection, tout en entendant avec une certaine jubilation les cris des rebelles agonisants et des fuyards massacrés par les troupes sorties entourer le bâtiment. Il plongea alors son regard dans celui du chef de l'escouade et il le vit alors.. sourire ? <br /> Soudainement énervé, Austin lui écrasa la jambe avec sa botte pour lui arracher un cri sourd, tout en énonçant avec un ton sadique : <br /> – Alors, Obéron Rider, tu croyais vraiment que tu allais fuir ? C'est fini. Tes troupes sont toutes mortes et toi, tu es là. À mes pieds. <br /> Le formateur darda ses yeux orangés sur lui et éclata de rire, un rire franc, froid mais néanmoins faible, ce qui fit monter la colère dans l'esprit déjà embrumé par l'adrénaline du combat. Ce fut alors que le rebelle condamné l'acheva mentalement en disant simplement : <br /> – Oh, non. C'est toi qui as perdu, mon coco. À l'heure qu'il est, les survivants de la Fraternité sont à l'abri dans leur nouveau QG. Et je suis ta seule chance de les trouver. N'espère pas que tes hommes restés à notre ancienne base puisse te communiquer notre position, ils sont tous décédés. Maintenant, tu as le choix. Fais donc le bon, Amelio. <br /> <br /> Et ce dernier le fit, sans un mot, en tirant une balle dans la tête du formateur. Obéron, un sourire aux lèvres dans la mort, s'affaissa sur le côté et s'écroula en laissant derrière lui une trace de sang s'écoulant sur le mur noir. <br /> Fou de rage, il se releva en tremblant et énonça en hurlant : <br /> – Débarrassez-moi cet endroit de cette racaille ! Et je ne veux que personne ne me dérange ! Qu'on me laisse seul ! <br /> Immédiatement, les deux survivants de la petite lancée dans les rangs ennemis s'écartèrent brusquement pour laisser passer le Sauveur, qui leur darda un regard cruel et meurtrier. À cet instant, tout son corps et son esprit était tourné vers une seule échappatoire : la fillette. <br /> Il allait la pénétrer tellement fort qu'elle allait hurler à la mort, mais il s'en foutait. Tout ce qu'il souhaitait, c'était que sa pulsion s'en aille. D'habitude, il se satisfaisait intérieurement de cette envie de meurtre et il allait tuer quelqu'un dans la rue. <br /> Mais là, c'était surtout l'échec qui le mortifiait : la Fraternité était certes morte, mais le Magistère courrait toujours. Il se devait donc d'aller foutre sa virilité dans le vagin d'une petite pour se soulager et surtout, pour éprouver l'impression d'avoir gagné cette bataille. <br /> Une fois arrivé devant l'alcôve, la lieutenant lui fit un rapide signe de garde-à-vous, mais Austin passa devant elle en tremblant, sans y faire attention. Jusqu'à ce qu'il se retourne et l'égorge sauvagement. <br /> <br /> La lieutenant tomba à terre sans un cri, en se vidant de son sang, et le Sauveur poussa un soupir de contentement avant de brusquement se tourner vers la petite encore évanouie et de lui déchirer sauvagement son pantalon. <br /> Cette dernière ouvrit immédiatement les yeux, mais le blond lui darda un regard empli de maladie et de désir sexuel non contenu, avant de violemment la gifler du dos de sa main gantée. Les larmes montèrent aux yeux de la blonde, mais l'adulte l'agrippa violemment par les cheveux et déposa ses lèvres cruelles sur les siennes. <br /> De l'autre main, il amena celle de la petite qui se débattait vers son pantalon et il entreprit de lui faire descendre sa braguette, pendant qu'il dévorait littéralement les petites lèvres de la fillette. <br /> À côté de lui, l'agonie du lieutenant féminin venait de se terminer dans un ultime soupir, mais le futur violeur n'en avait cure. Il se contenta de se relever en entraînant la blonde aux yeux verts avec lui. <br /> Rapidement, il descendit le pantalon et força la gamine à enserrer son dur sexe dans sa petite bouche si tendre et si excitante pour le pédophile. Elle comprit cependant ce qu'il fallait faire quand l'homme fit lentement avancer sa tête de façon à ce que le gland soit légèrement titillé et il rejeta la tête en arrière en poussant un soupir. <br /> <br /> Ainsi, pendant de longues minutes, la gamine fit une fellation forcée à Austin Amelio qui, bizarrement, ne guidait même plus la petite. Elle effectuait l'action d'elle-même, les yeux fermées, et le plus excitant pour le pédophile restait malgré tout les petites larmes qui gouttaient périodiquement des orifices fermés et tombaient sur son pénis en érection, le refroidissant. Après encore quelques secondes, il s'épancha dans sa bouche au point que la petite s'étouffa et se mit à tousser de tout son être. <br /> Pendant l'action, le blond se pencha, l'embrassa à pleine bouche sans se départir de son cruel sourire de contentement, lui plaqua brutalement une main sur le vagin et énonça avec calme : <br /> – Dorénavant, tu es à moi, petite. Prépare-toi à vivre les meilleures années de ta vie. <br /> Et, à cet instant, l'air horrifié de sa future victime sexuelle fit un baume au cœur du violeur, qui se contenta d'oublier un instant la bataille contre les rebelles pour se concentrer sur l'instant présent. <br /> Il avait trouvé une petite copine, dans tous les sens du terme. <br /> Et il comptait bien la garder le plus longtemps possible. <br /> <br /> <br /> <div align="center">**</div> <br /> <div align="center">*</div> <br /> <div align="center">**</div> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold"><div align="center"><span style="font-size: 18px; line-height: normal">SAMUEL</span></div></span> <br /> <br /> Arrivé devant la porte de son immeuble, Helbecque ferma les yeux, se mit à sourire et soupira de contentement. Il était enfin de retour chez lui, dans son petit immeuble paisible et sans histoire, loin de la Fraternité, de ces futures responsabilités. Il voulait juste être un peu tranquille. <br /> Certes, il avait du suer sang et eau pendant des jours pour convaincre le Magistère de laisser sa chance à son Officier de Probation, tout en se demandant quand même si sa requête avait été acceptée et surtout pourquoi il l'avait exigé à la base. <br /> En passant dans le rez-de-chaussée du petit immeuble, il haussa un sourcil surpris en n'apercevant personne dans le studio à la base occupé par Abraham Ford, mais se désintéressa vite de cet état de fait pour se ranger dans l'ascenseur et enclencher avec vigueur le bouton de son étage. <br /> Ainsi, pendant ce court trajet coupé du monde dans une étroite cabine de métal, son esprit vagabondait à sa guise, sa principale préoccupation étant ainsi la recherche de Nicolas Talbert. Il ne pouvait plus laisser ce malade menacer sa vie. <br /> Il devait mettre un terme à sa cavale, et ce de manière définitive. Il n'avait pas prévu de le tuer cela dit, juste de lui faire comprendre à quel point le petit Helbecque avait changé. Car ce court séjour chez les rebelles lui avait malgré tout fait comprendre quelque chose : la majorité de ses futurs collègues portent un intérêt au respect de la liberté et, paradoxalement, à la vie d'autrui. <br /> Un soupir d'agacement retentit dans l'habitacle et il commença à taper à un rythme régulier sur le sol de l'ascenseur, ne souhaitant, tout d'un coup, juste que se poser dans son canapé et s'endormir, normalement. Il en avait assez pour la journée. <br /> <br /> Quand l'ascenseur arriva à son étage et que les portes s'ouvrirent, il se vit sortir et se diriger lentement vers la porte d'entrée de son appartement bizarrement légèrement entrouverte, mais son esprit était ailleurs. Il vagabondait encore entre ces différentes opinions, concernant notamment le régime, la Fraternité et la mort de Nicolas Talbert. <br /> Il en avait assez de toujours penser à tout, son esprit aimait partir dans toutes les directions possibles et imaginables, mais cela commençait à l'énerver. Il souhaitait ardemment, à l'instant, redevenir un être humain normal, qui ne ferait juste que penser à ce qu'il allait manger à midi plutôt qu'à réfléchir avec une certaine délectation sur les différentes manières de se débarrasser d'un homme. <br /> Samuel se doutait qu'il était en train de changer, de se durcir, mais, à l'heure actuelle, il souhait arrêter. Redevenir niais. Se poser dans son canapé, regarder un des rares programmes non censurés par le virus dictateur, oublier deux secondes les enjeux nouveaux posés par cette maudite Fraternité. <br /> Et toute cette réflexion se fit en un instant dans sa cervelle quand il aperçut l'ampleur des dégâts. <br /> <br /> Son salon était sens dessus-dessous. La caméra imposée par le régime avait été arrachée avec force et reposait par terre, le câble sorti du mur continuant par intermittence à grésiller. Son écran de télévision, étendu sur le sol, était fendu, comme en témoignait les éclats de verre tout autour... à moins qu'il ne s'agisse de ceux émanant de son ancienne table en verre, qui n'était maintenant plus que fragments éparpillés sur le sol moelleux de sa moquette. <br /> Le canapé, ce canapé dans lequel il rêvait quelques minutes plus tôt de se jeter, ce maudit canapé était renversé sur le côté, les oreillers reposaient sur le plancher, éventrés. <br /> Et, au milieu de tout ce capharnaüm, se tenait debout une personne, qui observait elle-aussi le massacre avec ses énormes bras plaqués le long de son corps. Helbecque ne s'étonnait même pas de voir le colosse roux dans son appartement, étant donné son absence précédemment remarquée, mais cela le mettait néanmoins en rage. À cet instant, une colère sourde l'envahit et il n'eut qu'une envie : hurler, frapper, se défouler sur quelqu'un. <br /> <br /> Et ce fut, logiquement, Ford qui en fit les frais en se prenant un violent coup de poing dans le dos qui le fit basculer en avant, pas assez cependant pour le faire s'effondrer tête la première dans les éclats de verre. L'Officier de Probation, plus surpris que blessé, se retourna rapidement pour se reprendre un poing rageur dans le ventre. <br /> Abraham se plia en deux et cracha dans ses dents : <br /> – Putain, mais je peux savoir ce que tu branles merde ?! <br /> – À toi de me le dire, enragea Samuel en frappant nerveusement dans le vide, je rentre chez moi et je te vois au milieu de mon appartement dévasté... J'ai besoin de te faire un topo ? <br /> Tout en se redressant, le rouquin aborda une allure pensive, ce qui fit reculer Helbecque qui se prit la tête entre les mains. Il se croyait en pleine crise d'hallucination, il ne comprenait rien à ce qu'il voyait. Certes, il avait un suspect naturel, mais il ne le pensait pas capable de détruire sans raison garder l’entièreté d'un appartement par pure et folle vengeance. <br /> Le récit d'Abraham qui suivit ce court instant de silence acheva de hérisser les quelques poils de ses bras qui n'étaient pas déjà redressés par la fureur : <br /> – J'étais monté voir si Norbert était encore là et j'ai retrouvé l'endroit dans cet état. Je n'ai rien touché, j'ai juste contemplé en essayant de comprendre, surtout, pourquoi la caméra est dans cet état. <br /> Cette observation fit relever la tête de Samuel qui comprit rapidement où il venait en venir : détruire une caméra du régime était un acte très grave et ce dernier, s'il prenait connaissance de cela, envoyait directement les Sauveurs... <br /> Un frisson de peur panique le parcourut et il se tourna vers Ford pour demander avec un ton résolument moins confiant : <br /> – On a combien de temps devant nous ? <br /> – Oh, répliqua le protecteur du professeur en haussant lascivement les épaules, autant de temps que nécessaire, c'est pas la priorité numéro 1 de ces fils de putes de Sauveurs de régler ces petits larcins. De ce que j'ai pu entendre, ils préfèrent aller violer à droite et à gauche, avec l'accord de notre cher Xander. <br /> <br /> C'était la première fois que Samuel l'entendait clairement critiquer abruptement le régime, il était complètement en train de profiter de l'absence de la caméra et du micro inclus à l'intérieur... à moins qu'il s'en foutait comme d'une guigne, auquel cas Helbecque savait qu'il n'avait plus rien à craindre de l'Officier. <br /> Ce dernier, comme s'il avait suivi le raisonnement de pensée de son patron, tourna la tête et les deux regards verts se croisèrent comme s'ils parlaient sans rien dire. Un léger rictus amusé apparut sur les lèvres de Abraham et il s'apprêta à parler, jusqu'à ce qu'un sifflement admiratif retentisse de l'entrée. <br /> En se retournant brusquement, Samuel aperçut rapidement le regard bleu foncé désabusé de William Dunbar, qui se contenta de dire : <br /> – Eh bin, je veux pas être là quand tu t'énerves, ça a l'air d'envoyer ! Tu en avais marre de ta décoration ? <br /> – La ferme, répliqua Samuel pendant qu'il observait du coin de l'oeil Ford tenter de réprimer un petit rire moqueur, mais la question est toute autre : qu'est-ce que tu fous là au fait ? <br /> Tout en se déplaçant lentement et en boitillant très légèrement dans la pièce pour aller notamment toucher lascivement les restes du canapé, il se contenta de dire : <br /> – Je sais où se trouve ton collègue. <br /> – Déjà, constata Helbecque en arquant un sourcil intrigué, eh bin dis donc tu peux être rapide quand tu le veux ! <br /> Un petit ricanement sortit de la bouche de Dunbar qui, en affichant un grand sourire ironique, répliqua sur un ton égal : <br /> – Oh, c'est sur que j'ai du retourner ciel et terre pour les retrouver... Bon, je les ai juste suivis quand ils sont sortis de l'immeuble avec ton protégé et j'ai pu constater à quel point ils étaient, soit très intelligents, soit très stupide au choix. <br /> <br /> Cette fois, les deux sourcils de Samuel se froncèrent en même temps et il constata que son hypothèse était vraie : Talbert et ce traître de Eric avaient kidnappé Norbert et ravagé son appartement. Le but était inconnu, provenant d'un esprit malade, mais ils allaient sûrement se venger de la mort d'Aaron sur ce pauvre Norbert Hertz, qui n'avait rien demandé à personne. <br /> La fin de la réplique de William lui revint cependant en tête et il demanda avec un ton presque blasé : <br /> – Où sont-ils alors ? <br /> – Au premier endroit où un être humain normal penserait à se réfugier, éluda William en fixant Abraham et la caméra avec une insistance étonnante, chez soi. <br /> Helbecque se retint de justesse de se mettre une énorme gifle : il n'avait même pas pensé à l'endroit le plus évident, la propriété privée de ce cher Nicolas Talbert, qui était réputée comme étant énorme d'après les quelques membres du personnel de Kadic qui avaient pu y aller. En même temps, pour sa défense, il n'avait jamais eu spécialement l'envie de retrouver ce cher professeur de sciences, à part tout récemment. <br /> Et pour une raison assez particulière qui est simplement de se débarrasser de lui. <br /> Quand il croisa le regard de Abraham, il aperçut simplement de l'incompréhension, mais il ne s'en formalisa pas, préférant demander à Dunbar : <br /> – Du coup, comment ça se présente pour Lionel ? <br /> – C'est désespéré, lui répondit franchement le Poisson Noir en soupirant de manière presque blasée, mais le Magistère veut qu'on tente alors on va le faire... Je rentrerai à pied, le VTR que j'ai utilisé a retenu l'endroit, il vous y amènera. <br /> Ce fut Abraham qui conclut la conversation en demandant avec une voix étrange, presque soupçonneuse, et surtout très rauque : <br /> – Qu'est-ce que tu veux en échange, au fait ? <br /> – Juste que Samuel respecte sa promesse, ricana le concerné, histoire que mon objectif soit rempli et, qui sait, que j'obtienne une augmentation. <br /> <br /> Ce fut sur ce trait d'humour sarcastique que le membre de la Réunion se détourna et quitta la pièce, laissant dans l'appartement un silence de marbre. Seuls les bruits de pas du rebelle dans les escaliers rythmaient la discussion silencieuse qui se déroulait dans la tête des deux concernés, qui ne faisaient que se fixer. <br /> Après quelques secondes, Samuel se dirigea vers sa grande baie vitrée et observa pendant un court instant le rebelle s'éloigner calmement dans le rue tout en jetant des coups d’œil rapides de droite à gauche. Ensuite, il énonça simplement : <br /> – Bon, on y va ou pas ? <br /> – Avant, répliqua Abraham dans son dos avant que Helbecque n'entende un bruit sourd de métal brisé, on en termine une bonne fois pour toute avec ça. <br /> En se retournant avec une moue étonnée, le professeur observa rapidement les restes du mécanisme de surveillance fourni par le régime de X.A.N.A, le métal noir détonnant au milieu des éclats de verre transparents, ainsi que le visage satisfait de Ford, qui se frottait le poignet comme s'il redécouvrait littéralement la peau à l'endroit où se tenait auparavant le maudit bracelet. <br /> Un léger sourire amusé parût sur le visage du professeur, qui n'eut comme seule réaction une réplique sarcastique : <br /> – Tu me comprendrais, hein, si je ne suivais pas ton exemple ? Je n'ai pas envie de m'attirer encore plus les foudres des gens en haut, j'ai déjà cette putain de caméra à gérer... <br /> Abraham se contenta de retenir un ricanement moqueur, une fois de plus, avant de se détourner et de se diriger vers l'ascenseur, sans jeter le moindre coup d’œil aux restes du fameux bracelet. Samuel hésita pendant quelques secondes sur le palier de la porte en jetant un rapide et ultime regard appuyé sur les restes de son cher appartement, avant d'aller rejoindre son Officier de Probation. <br /> <br /> Le trajet du palier au VTR se passa en quelques secondes et dans un silence total, qui aurait pu être très pesant si les deux hommes n'étaient pas concentrés sur quelque chose. Pour Abraham, le professeur ne pouvait pas le deviner étant donné le fait que, étant un être humain normalement constitué, il ne pouvait pas lire dans les pensées des gens. <br /> Mais, pour Helbecque, plusieurs noms se rencontraient dans son cerveau, s'entrechoquaient et s'amusaient à le tourmenter. Il pouvait résumer cela en disant qu'il s'agit uniquement de ses objectifs vitaux. Et, pour l'instant, ils étaient au nombre de quatre, classés par ordre d'importance. <br /> Nicolas Talbert. <br /> Eric Raleigh. <br /> Clay Julius Matissard. <br /> Jonas Helbecque. <br /> Il était intérieurement navré de faire passer son frère après les autres, mais retrouver Jonas était plus un fantasme, un rêve, qu'un pur objectif tangible et faisable. Il était quasiment sur à plus de quatre-vingt dix pourcents que l'homme était mort ou transformé, détruit, par le régime. Il ne le retrouverait jamais dans un bon état. <br /> Là où, à l'inverse, les trois autres personnes dans sa liste étaient toutes vivantes, et en bon état, excepté la troisième qui semblait plus proche de la fin que du début. Mais, pour le Magistère également, il ne nourrissait pas un objectif de destruction pur et simple, mais au contraire, il cherchait juste à gagner sa confiance. Ce satané aveugle avait un charisme pur et contagieux, et Samuel voulait vraiment en être, participer à la vie de cette Fraternité. <br /> Une rapide et forte tape sur l'épaule le ramena dans la réalité et il s'aperçut avec stupéfaction que le Véhicule de Transport Rapide était à l'arrêt, ce qui signifiait qu'ils étaient déjà arrivés. Quand Abraham croisa son regard, ce dernier se contenta de hausser les épaules et d'expliquer : <br /> – Dunbar avait mis cinq minutes comme instruction, j'ai regardé pendant le voyage. <br /> En sortant du taxi robotique, Helbecque leva les yeux et constata qu'il se trouvait en plein cœur du quartier des Hauts-de-Seine, tout près du fleuve portant le même nom. Et, juste devant lui, il pouvait apercevoir un long pont de métal branlant, chancelant, quasiment en ruine. Il savait où il se trouvait : il s'agissait de l'île Seguin, là où se trouvait autrefois une vieille usine Renault en ruine ayant été détruite suite à la découverte d'un Supercalculateur quantique dans ses sous-sols. <br /> Samuel se souvenait parfaitement de cette affaire, il avait même été intrigué et choqué de voir un ordinateur aussi puissant et sophistiqué dans une aussi vieille ruine. Mais, à l'instant présent, il était beaucoup plus impressionné par l'immense maison se trouvant à l'autre bout du pont, précisément à l'endroit où se trouvait cette usine. <br /> <br /> En effet, devant lui, de l'autre côté du pont semblant appartenir au siècle dernier, se trouvait un grand portail en fer peint en blanc, les barreaux étant positionnés suffisamment près les uns des autres pour parer toute tentative d'intrusion, aidés en cela par les pointes hérissées qui pointaient en haut de cette somptueuse porte d'entrée antique. De plus, de part et d'autre du portail, Samuel pouvait voir un énorme mur de briques rouges qui semblait mesurer au minimum 3 mètres de haut et entourer l'ensemble de l'énorme propriété de Nicolas Talbert, au sommet duquel le professeur de français avait mis une épaisse couche de fils barbelés pour empêcher l'escalade, là aussi. <br /> Pendant quelques secondes, ils restèrent immobiles avant de décider d'un commun accord avec un hochement de tête de se rapprocher de la maison, avec prudence cela-dit. Une fois le pont franchi sans difficulté, ils s’arrêtèrent devant le portail et se séparèrent : Abraham commença à faire le tour du mur en tentant de trouver une issue, tout en marchant prudemment pour ne pas tomber dans l'eau sale et trouble de la Seine en contrebas, même si l'espace séparant le fleuve du mur était suffisamment grand pour permettre à un homme de se balader. <br /> Helbecque, lui, se rapprocha du portail et observa ainsi une petite sonnette rustique, reliée au portail et activable par un fil d'un rouge pétant. S'étonnant intérieurement de ne pas voir de hauts-parleurs pour transmettre le son, il en déduisit qu'un mécanisme devait servir à diffuser le son de la sonnette à l'intérieur de la maison. <br /> Cependant, il tendit sa tête pour observer l'intérieur de la propriété et put ainsi voir de la pelouse vert claire, impeccablement tondue, sans doute par un des multiples robots créés par le Laboratoire. Il put aussi voir des arbres, petits comme énormes, blancs pétants pour les bouleaux comme d'une couleur marron plus classique pour de probables chênes n'ayant pas encore terminée leur croissance. Mais surtout, la maison attira instantanément son regard par son immensité. <br /> Il s'agissait presque d'un château, à vrai dire, sauf qu'il n'y avait pas de pont-levis ou de devis, même si la mégalomanie de son propriétaire fait qu'il avait du sûrement y penser. Le manoir était, contrairement au portail d'entrée, extrêmement sombre, car entièrement recouvert d'une couche de peinture noire. Les murs, les bords des fenêtres, la monstrueuse porte d'entrée visible même de là où se trouvait Samuel, les marches pour y accéder : tout était noir. Seule la petite cour de galets gris située entre le parc et l'entrée ressortait clairement de cet ensemble très terne, contrebalancé par la petite portion de jardin entourée d'une clôture elle-aussi noire et fermée de l'extérieur par une petite porte de couleur marron délavée, comme si elle n'avait pas été repeinte depuis de très nombreuses années. <br /> <br /> Il sentit la présence d'Abraham dans son dos avant même qu'il ne parle, et il l'invita ainsi en se retournant à parler : <br /> – Je pense avoir trouvé une entrée, y a un endroit où le barbelé a été légèrement rabaissé, suffisamment pour qu'avec un peu d'élan, on puisse sauter par dessus. <br /> – T'as vu la hauteur de ce mur ? Comment tu veux qu'on passe tous les deux en sautant ? s'étonna Samuel en haussant un sourcil. <br /> Un léger sourire émana du visage grave de Ford et il dit avec un ton de conspirationniste affirmé : <br /> – Tu crois que le robot nous en tiendrait rigueur si on grimpait sur sa caisse ? <br /> Un léger ricanement sortit de sa bouche sans que le professeur ait le temps de le contrôler mais il enchaîna en haussant les épaules, puis en disant avec ironie : <br /> – Combien de temps pour qu'il y aille ? Une minute ? <br /> – Tu le surestimes on dirait, lui répondit sur le même ton Ford en regardant attentivement le conducteur robotique du taxi, je dirais approximativement vingt secondes. <br /> Et Abraham lui-même l'avait surestimé, puisqu'il fallut exactement quatre secondes et vingt-cinq centièmes au VTR pour se positionner en parallèle du mur, à l'endroit précis où le fil barbelé qui était auparavant très droit était là complètement aplati, assez étrangement, assez pour qu'on puisse monter dessus sans se piquer. <br /> En sortant du véhicule désormais à l'arrêt, Helbecque se contenta d'énoncer l'évidence : <br /> – On est d'accord que c'est un piège ? <br /> – Évidemment, rétorqua Ford en examinant attentivement la carlingue du véhicule et la Seine en contrebas, mais bon c'est pas comme si on avait le choix. Ça m'étonnerait, si c'est prévu par Talbert, qu'il nous ait laissé un autre endroit ou grimper. <br /> Sur ce, le silence s'installa, et le rouquin attendit quelques secondes avant de monter sur le toit du véhicule qui s'affaissa légèrement, mais à son grand soulagement ne craqua pas sous son poids. Samuel attendit patiemment que l'homme prenne son élan, mais il ne le fit pas : il se contenta de tendre les bras au maximum. Helbecque se doutait que quelque chose clochait, mais la réaction de Ford ne fit que confirmer ses attentes : <br /> – Putain, ils ont même ménagé un endroit pour qu'on puisse mettre nos mains, ils sont sympas pour des salauds au final ! <br /> <br /> Ainsi, après une petite seconde pour se préparer, Abraham s'élança en avant et attrapa avec fermeté le bord du mur en hauteur, en étouffant cependant un grondement de douleur quand sa jambe gauche heurta sans le vouloir une brique rouge. Samuel, en montant à son tour sur le toit du véhicule qui ne s'affaissa pas autant que précédemment, vit le protecteur roux contracter ses muscles de bras pour se hisser de toutes ses forces au sommet, ce qu'il arriva à faire après une trentaine de secondes de labeur. <br /> Arrivé en haut, il se redressa, souffla et dit avec une voix un peu plus forte, comme pour se faire entendre : <br /> – Il est suffisamment large pour qu'on puisse monter à deux dessus ! Saute, je te remonterai ! <br /> Tout en disant cela, il s'était agenouillé légèrement, tendait une main ferme sur le bras et s'apprêtait visiblement à se contracter pour soulever la masse plus malingre de son protégé. Ce dernier hésita plus longtemps, comme s'il manquait de confiance en Abraham, ce qui était le cas soi-dit en passant, mais il finit par se jeter en avant, trop haut cela-dit. Ainsi, ce fut le col du professeur d'histoire que l'énorme main de l'Officier de Probation se referma, et ce fut ainsi par ce moyen qu'il le hissa au sommet, en trimant un poil plus qu'il ne le pensait au départ. <br /> Une fois sur ses pieds, la première réaction de Helbecque fut de soupirer lascivement en époussetant d'un geste de la main son col de veste qu'il avait pourtant repassé peu de temps auparavant, et sa deuxième fut une simple question : <br /> – Bon, c'est bien, mais comment on descend maintenant ? <br /> – Bah, comme ça ! le nargua Abraham, dont la voix semblait être plus profonde, comme s'il était plus bas. <br /> En baissant les yeux avec étonnement, Samuel vit ainsi son allié sur un tas de terre surélevé, ressemblant à un mini terri de couleur marron. Il était en train d'admirer une plaque de cuivre ou de fer épaisse plantée dans le sol, comme s'il s'agissait d'une... <br /> <br /> En réalisant ce que ça pouvait être, Helbecque pâlit légèrement et se jeta alors dans le vide après encore une seconde d'hésitation. Ses bras heurtèrent violemment une branche d'un arbre à côté, ce qui lui arracha un grondement, et Abraham s'écarta violemment pour le laisser s'écraser dans le tas de terre mélangée avec un peu de boue qui amortit sa chute. <br /> Tout en se redressant et en époussetant de nouveau sa veste désormais maculée de terre, il demanda : <br /> – Comment tu savais qu'il y aurait un truc pour nous rattraper ? <br /> – Ils nous ont aménagé un moyen de monter, répondit Abraham sans se tourner une seule seconde, je ne vois pas pourquoi, dans leur gentillesse, ils n'auraient pas fait quelque chose pour nous faire descendre. <br /> – Ils auraient pu nous plumer avec un flingue, un robot, qu'importe ! protesta Helbecque en se tournant pour observer à son tour la plaque. <br /> Immédiatement, sa gorge se serra et ses protestations se perdirent dans sa gorge, ce qui fit soupirer Abraham qui énonça avec gravité en faisant un geste lassé de la main : <br /> – Ils voulaient sûrement nous montrer ça... Si c'est pas un message explicite ça ! <br /> En effet, devant eux, comme le soupçonnait Samuel, se tenait une plaque funéraire très simple, mais terriblement explicite. Elle comportait en tout et pour tout deux mots et deux chiffres. <br /> <br /> <span style="font-weight: bold"><div align="center">Aaron Raleigh</div></span> <br /> <span style="font-style: italic"><div align="center">1996 – 2036</div></span> <br /> <br /> Samuel recula imperceptiblement d'un pas en constatant qu'il était en train de marcher sur la tombe d'un mort, mais Abraham était plus obnubilé par un autre élément assez amusant. En détournant rapidement le regard, il aperçut deux trous creusés à même le sol, avec la pelle encore au fond du trou et deux plaques funéraires identiques, mais vides, avec un marteau et un silex sur le côté pour pouvoir tailler dessus, à l'ancienne. <br /> Sa seule réaction avant la suite rapide des événements fut de dire avec calme : <br /> – Bon bin, maintenant, on sait ce qui nous attend. Dépêchons-nous d'en finir. <br /> Et ensuite, Samuel hurla. Un hurlement bovin, viscéral, qui contenait une douleur véritable et sincère. <br /> Immédiatement, le rouquin se détourna pour l'observer et eut à peine le temps de bouger qu'une arme s'abattit avec fracas sur sa nuque. <br /> <br /> En effet, pendant ce court laps de temps, le professeur d'histoire avait commis l'erreur de reculer encore d'un seul et unique pas, sur un espace de terre plus meuble, comme s'il recouvrait quelque chose. Et, à ce moment, pile au pied de la tombe du défunt Officier de Probation de Nicolas Talbert, un mécanisme s'est déclenché. <br /> À ce moment précis, la douleur qui naquit au niveau de son pied gauche fut telle qu'il ne put se retenir et la fit sortir par un hurlement. Ses yeux se remplirent rapidement de larmes et il tomba à genoux, en essayant de baisser ces mêmes yeux pour voir, comprendre. <br /> Ainsi, il ne vit pas l'agresseur d'Abraham assommer ce dernier d'un coup sec, tout comme il ne le vit pas s'approcher lentement, s'accroupir à côté de lui et énoncer d'une voix fatiguée, mais douce : <br /> – Eh bien, comme quoi, les pièges à l'ancienne, ça marche encore... C'est Aaron qui m'avais appris à m'en servir... À une époque, on aimait bien partir chasser ensemble, mais maintenant... <br /> La douleur envahissait derechef Samuel, qui baissa la tête en réprimant un grognement. Cette fois-ci, il aperçut au milieu de la buée causée par ses larmes les crocs en fer du piège à loup enfoncés dans la chair de son pied, comme la mâchoire d'un requin se refermant avec férocité et inéluctabilité sur sa proie. <br /> Soudain, il sentit une poigne de fer lui relever la tête avec violence, et des yeux marron familiers apparurent devant lui. Tout en lui dardant un regard emplis de colère, mais également de tristesse, l'Officier de Probation énonça en soupirant et avec un ton de voix dément : <br /> – Maintenant, tout ça c'est fini à cause de vous deux... Et de Talbert, mais son tour viendra après... Enfin bref, il est temps d'y aller, Monseigneur va s'impatienter. <br /> Immédiatement après cette diatribe, Eric Raleigh administra un violent coup de crosse à Samuel qui rejoignit son partenaire d'infortune dans l'abysse de l'inconscience. <br /> <br /> <br /> <div align="center">**</div> <br /> <div align="center">*</div> <br /> <div align="center">**</div> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold"><div align="center"><span style="font-size: 18px; line-height: normal">CÉDRIC</span></div></span> <br /> <br /> Le silence régnait entre les deux personnes confortablement assises sur un sol de pierre, dans une salle sans meuble, sans fenêtre, sans poussière, rien. Il y avait juste une lampe, posée au milieu de la pièce, qui éclairait le visage des deux protagonistes, de ces deux membres de la Réunion plongés dans un profond rituel. <br /> Cédric Yvantal ne comprenait pas vraiment ce que sa partenaire faisait, mais il ne parvenait pas à cesser de darder son regard noir si inexpressif sur le visage de Vanessa Idolato, qui gardait les yeux fermés et une mine grave. L'écrivain, étant rationnel à l'extrême et aussi ouvert à la nouveauté qu'un quelconque membre du régime, exécrait intérieurement tout ce qui traitait de la religion. Pour lui, ce n'était que du mensonge, de la manipulation, mais il savait se contenir, ne rien montrer. Et puis, ils étaient dans une situation particulière ici, dans ce refuge miracle. <br /> Ils avaient appris trente minutes plus tôt le décès tragique d'Obéron Rider et, même si le membre de la Réunion n'appréciait que cordialement son collègue et ne montra pas le moindre signe de tristesse, les autres si. Ils avaient tous réagi différemment, sauf Cédric : lui n'avait pas réagi, comme d'habitude. Il s'était contenté de laisser le Magistère réfléchir, à sa demande, et suivre Vanessa, à sa demande là aussi, dans son antre. <br /> <br /> L'écrivain sortit de ses pensées quand la voix douce et forte à la fois de la femme s'imposa dans la pièce : <br /> – Tu crois que la Fraternité survivra à ça ? <br /> – Pour l'instant non, rétorqua Cédric avec sa franchise habituelle, nous n'avons plus de soldats et de formateurs, on doit fermer boutique. <br /> Un soupir à la fois amusé et désespéré sortit de la bouche de Idolato, qui s'adossa contre le mur sombre et rétorqua avec un ton grave : <br /> – Putain, est-ce qu'il y a pas une fois où tu arrêteras d'être honnête ou de croire en quelque chose ? <br /> – J'ai cru autrefois, lui répondit Yvantal en se tortillant les mains pour instaurer un faux malaise, et je me suis fait démonter alors bon. Maintenant, on peut dire que je suis... réaliste. <br /> – T'es surtout un gros suiveur, répliqua Vanessa en émettant un rictus miséricordieux, tu n'imposes jamais ta volonté, c'est dommage. Tu as beaucoup de potentiel pourtant si tu devenais un soldat... <br /> Quand le si-contrôlé Cédric émit un bref ricanement exprimant la moquerie, les yeux de son interlocutrice s'écarquillèrent, mais il se reprit vite en énonçant avec un calme détonnant : <br /> – J'ai besoin de te rappeler ce qui se passe dès que je vois un peu de sang ? Je suis déjà pacifiste et également hématophobe alors m'engager comme soldat, c'est même pas la peine. <br /> – Un pacifiste qui s'engage dans une rébellion armée ? On aura tout vu ! ricana à son tour Vanessa en se rapprochant de la lampe. <br /> Le visage de Yvantal s'assombrit brusquement et il énonça avec un ton grave : <br /> – Disons que X.A.N.A. est un cas particulier. Détruire un programme humain et tuer un humain, ce n'est pas le même degré de violence, dirons-nous. Et toi, tu es croyante ? <br /> <br /> C'était également une des grandes caractéristiques du si grand et haï écrivain Cédric Yvantal : celle de changer de sujet comme un cheveu sur la soupe, juste pour voir une lueur de perplexité naître dans le regard de son interlocuteur. La surprise, la perplexité, l'expression des émotions humaines, ça le fascinait tout simplement. <br /> Et il était tellement absorbé que la réponse lui parvint avec presque une demi-seconde de décalage : <br /> – Tu crois que c'est pour quoi que je suis ici ? Non, plus sérieusement, je suis complètement athée et fier de l'être, je suis pas un catho dévot comme Antoine... <br /> – Tu crois qu'un jour, on couchera ensemble ? demanda abruptement l'écrivain avec un regard torve. <br /> – Tiens, s'étonna Vanessa en fixant ses doigts avec amusement, tu me l'avais pas sortie depuis longtemps, celle-là... Peut-être, peut-être pas, l'avenir nous le dira. <br /> C'était pour cela qu'elle était la seule personne que Cédric appréciait véritablement dans la Fraternité, pour ce regard, cette différence et cette franchise étonnante qui venait instantanément briser tous les blancs qui pourraient se créer lors d'une conversation, quelle qu'elle soit. <br /> <br /> Ce fut cependant une voix faible, enrouée mais pourtant puissante qui rompit cette si agréable conversation en un éclair : <br /> – Cédric, Vanessa... J'étais sûr que vous seriez là. Nous devons parler. <br /> – De quoi, des hommes que vous avez envoyés à la mort sans aucun scrupule ? rétorqua la concernée avec un ton sec. <br /> Le visage ridé de Clay Julius Matissard se tendit légèrement et ses yeux bleus aveugles se plissèrent avant qu'il réponde en faisant craquer bruyamment son cou : <br /> – Tu ne comprendrais pas si je t'expliquais. Toi, notre regretté Obéron, Lionel, William ou encore Antoine, vous ne comprenez rien à la stratégie de la Fraternité actuellement... <br /> – Si tu nous expliquais en même temps, on pourrait comprendre et être prêt ! Putain, on aurait pu éviter ce massacre si on avait été prévenu... <br /> – Rien n'aurait pu empêcher ce qui s'est passé, pour la simple et bonne raison que c'était totalement inévitable. <br /> – Donc, vous êtes en train de dire que vous aviez prévu cette boucherie... ? <br /> Un soupir agacé fut l'unique réponse du vieil homme, ce qui fit serrer violemment les poings de Vanessa qui se leva et déclama avec une voix glaciale : <br /> – Je vois... Je ne dirais rien, comme ultime marque de respect envers votre personne, mais c'est la dernière fois. Ne vous étonnez pas si, un jour, on vous demandera des comptes. Parce que vous l’aurez totalement mérité. <br /> <br /> Les paroles étant dites et la vérité rétablie, plus rien ne retenait Idolato dans cette salle, qui sortit de manière royale en haussant la tête comme une leader. Le Magistère ne réagit d'abord pas, il se contenta de réfléchir silencieusement. <br /> De son côté, Cédric s'était contenté d'observer la conversation sans rien dire, et pour lui qui était toujours dans l'analyse, elle s'était révélée riche en rebondissements de toute sorte. La stratégie de Clay Julius Matissard était limpide pour lui depuis longtemps, son statut de remplaçant de Lionel lui permettant évidemment d'être au plus proche du chef de la Fraternité. Ainsi, il avait appris à se taire, laisser l'homme respirer et faire travailler son cerveau, la seule pièce de son corps encore totalement fonctionnelle. <br /> Quelques fois, le vieil homme ne ressortait rien de ses pérégrinations cérébrales, et parfois il sortait une idée de génie. Et c'était précisément ce qui s'était passé aujourd'hui. En tout cas, dans la tête d'un écrivain, c'était typiquement ce qu'un personnage de roman très intelligent aurait pu prévoir comme stratégie tordue pour l'emporter très efficacement. <br /> D'ailleurs, ce dernier releva lentement la tête et déclama calmement, sans se départir de sa voix de ténor affaiblie par l'âge : <br /> – Toi, au moins, tu comprends mon plan ? <br /> – Évidemment, répondit Yvantal en dardant ses yeux noirs dans le lointain, et je crois comprendre aussi que notre très chère Vanessa commence à devenir un problème. <br /> – Non, rétorqua avec un demi-sourire l'ex-milliardaire en se retournant lentement, elle ne comprend juste pas encore ma stratégie. Mais ça viendra. Il suffit juste d'attendre le retour de Dunbar et Bardou-Jacquet. Avec Lionel de préférence, même s'il doit déjà être mort à l'heure qu'il est. <br /> – Vous espérez vous débarrasser de l'un des deux ou des deux ? <br /> <br /> Le regard aveugle du vieil homme se tourna vers lui avec un sourcil levé et il énonça avec calme, mais en même temps avec sécheresse : <br /> – Perdre des hommes en plus, maintenant, ce n'est plus possible. Non, je ne souhaite pas les envoyer à la mort, mais il fallait que je teste Antoine... <br /> – Qu'est-ce que vous avez bien pu lui donner comme consignes spécifiques ? railla Cédric sans pour autant se départir de son ton égal. <br /> – Tu verras en temps voulu, répondit Clay Julius en se remettant à fixer un point invisible pour lui, comme tout le monde dans cette rébellion. Ils comprendront enfin pourquoi j'ai fait tout ça. <br /> – Et pour les cas Helbecque et Ford ? On leur dit au sujet de Jonas ? <br /> À cet instant, Cédric Yvantal sentit qu'il avait franchi la ligne rouge quand il vit subitement son patron se redresser tout en se raidissant. La voix qui lui répondit semblait ne pas pouvoir être plus froide, obscure et en même temps charismatique que ce qu'elle était en cet instant : <br /> – Il ne doit jamais l'apprendre. Il ne doit jamais savoir ce qui est arrivé à son frère. J'espère que c'était suffisamment clair. <br /> – Bien sur Monsieur, énonça l'écrivain sans sembler être chamboulé par cette annonce, je veillerais à ce que ça ne sorte pas de cette pièce. Il reste à museler William, en fait. <br /> Le sourire qui s'afficha sur la face de Clay Julius Matissard lui fit avoir une réaction très étrange. Comme une sorte de... surprise ? Et la phrase qui suivit cette réaction le rendit penaud avec tout autant de force : <br /> – Oh ne t'inquiète pas. Nous n'avons pas grand chose à craindre du Poisson Noir. Ça aussi, je peux te l'assurer. <br /> <br /> Ce fut cette phrase qui clôtura cette conversation, comme le montra subtilement le Magistère en se levant avec difficulté pour se diriger en titubant et en tendant les bras devant lui. L'écrivain se précipita de suite, comme par réflexe, pour l'aider à quitter cette salle. <br /> Mais Cédric Yvantal resta sur place. Il avait besoin de réflexion, et surtout, il souhaitait comprendre les dernières paroles du chef de la Fraternité. <br /> Et surtout, pourquoi lui, d'habitude si contrôlé, avait pu être surpris ? Cette question allait le tarauder pendant encore la bonne vingtaine de minutes qu'il passa dans cette minuscule pièce... <br /> <br /> <br /> <div align="center">**</div> <br /> <div align="center">*</div> <br /> <div align="center">**</div> Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9105 Draynes Wed, 16 Aug 2017 21:45:15 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297944#297944 RE: [Fanfic] Game of Power http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297942#297942 </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Tout de même, il faut corriger cette grave approximation : <br /> <br /> Citation: <br /> Le cinéma étant majoritairement issu des Etats-Unis (sic) et Jérémie ayant vécu aux Etats-Unis pendant plus d'une dizaine d'années <br /> <br /> <br /> En 2011, d'après Oncle Wiki, Les États-Unis n'étaient que le troisième producteur mondial de film, derrière le Nigéria et l'Inde. Ils n'étaient donc plus, depuis quelques années d'ailleurs, le producteur de la majorité des films. Encore que cela soit discutable en terme financiers, et peut-être aussi en terme de qualité. <br /> <br /> Voilà qui règle accessoirement tout souci de double-poste.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> Certes, les Etats-Unis ne produisent pas la majorité des films, mais c'est sur le marché américain que la carrière d'un film se fait et c'est ce marché, ce box-office là, qui déterminera si le film fonctionnera ou non <img src="images/smiles/icon_wink.gif" alt="Wink" border="0" /> <br /> Donc, on peut dire que le cinéma est et continue d'être un produit de consommation provenant et surtout, dépendant majoritairement de nos compatriotes américains x). <br /> <br /> C'est donc sur cette rapide réponse à <span style="font-weight: bold">Silius Italicus</span> que commence cette série de posts visant à introduire le chapitre du jour qui arrivera dans très peu de temps à partir de l'heure d'arrivée de ce message <img src="images/smiles/icon_mrgreen.gif" alt="Mr. Green" border="0" />. <br /> Ainsi, il y aura dans le message suivant : <br /> - l'indication selon quoi un nouveau document annexe qui détaille <span style="font-weight: bold">le fonctionnement de la société française</span> a été post sur le... bah, le post d'intro : si vous voulez mieux comprendre et approfondir l'univers global de GoP, je vous invite à le lire <img src="images/smiles/icon_wink.gif" alt="Wink" border="0" /> <br /> - le scénario global des 6 premiers épisodes qui sera dans le PREMIER spoiler, ce qui permet de se remettre facilement dans le bain sans avoir à tout relire o/ <br /> - Et, peut-être (si j'ai pas niqué la limite de caractères évidemment XD) la traditionnelle liste des personnages, histoire de se remettre aussi dans le bain o/ <br /> <br /> Ainsi, sans préambule, c'est parti pour cet épisode 7 tant attendu <img src="images/smiles/icon_mrgreen.gif" alt="Mr. Green" border="0" /> ! <br /> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"><span style="font-weight: bold"><span style="font-style: italic"><span style="font-size: 14px; line-height: normal">Épisode 1</span></span></span> : L'histoire commence en suivant Samuel Helbecque, un jeune professeur d'histoire officiant dans le collège-lycée Kadic, à Boulogne-Billancourt. <br /> Un jour, en se réveillant, il fait la connaissance de son nouvel Officier de Probation, Abraham Ford, une jeune recrue beaucoup plus enclin à faire appliquer la discipline que son prédécesseur, désormais à la retraite. <br /> La journée se déroula ainsi tranquillement, malgré son premier impair en cours, un professeur tué par son Officier car il souhaitait se suicider et une discussion assez houleuse avec Nicolas Talbert, un de ses collègues et un collaborateur connu du régime, ainsi qu'avec l'Officier de Probation de ce dernier, un dénommé Aaron. <br /> Cependant, en rentrant chez lui le soir, il retrouve dans son salon un fugitif connu du régime, le très recherché William Dunbar, alias le Poisson Noir, qui aurait détecté en lui un potentiel de résistant... <br /> <br /> Pendant ce temps, à l'Hôtel, le chef du régime Xander Berkeley discute des problèmes liés à un groupe à tendance résistante apparu il y a peu de temps et s'étant nommé la Fraternité, avec son garde du corps James Kucsulain et son Hémisphère Tom Payne. <br /> Après quelques disparités, l'homme s'en va présider le Conseil des Grands, dans lesquels ses collègues Alliser Thorne, Nikolaj Coster-Waldau et Arès s'embrouillent et ne parviennent pas à trouver de solutions viables au problème soulevé. <br /> Cependant, l'arrivée d'un spectre de leur maître X.A.N.A. sous la forme de Franz Hopper va mettre tout le monde d'accord, alors que ce dernier va leur imposer le silence et la réflexion... <br /> <br /> Enfin, aux Etats-Unis, le scientifique Jérémie Belpois reçoit une lettre envoyé par le régime de X.A.N.A. qui l'invite à participer à un concours visant à embaucher le plus grand scientifique du monde selon eux. <br /> Sentant le traquenard, mais ayant malgré tout un désir profond et enfoui de revoir sa patrie et sa mère, le scientifique accepte et se rend ainsi en France avec sa femme Eva, ses enfants Albert et Marie ainsi qu'avec son beau-frère Lloyd. <br /> Cependant, une fois arrivé dans son ancien pays, l'homme va se rendre compte des changements après avoir rencontré le chef des scientifiques français, un certain Alfie Allen... <br /> <br /> <div align="center">**</div> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold"><span style="font-style: italic"><span style="font-size: 14px; line-height: normal">Épisode 2</span></span></span> : Après une discussion amicale et méfiante à la fois avec le Poisson Noir, Samuel passe sa nuit à s'appesantir sur son sort et à réfléchir à la proposition de William Dunbar de l'aider à retrouver ses collègues de la Fraternité en échange d'accès à des informations protégées concernant son frère, porté disparu depuis maintenant trois mois. <br /> Le lendemain, en cours, il commet successivement deux impairs et subit ainsi les corrections d'Abraham, à qui il dit rapidement ses quatre vérités à la récré du midi. <br /> Suite à cela, il accueille le nouveau professeur de sciences, Norbert Hertz, et son Officier de Probation Eric, en les protégeant de l'interrogatoire de Talbert. S'ensuit une bagarre entre les deux hommes pendant laquelle Aaron se fait copieusement tabasser par un Abraham voulant protéger son prisonnier, pour ne pas perdre son travail et sa vie. <br /> Le soir, en rentrant chez lui, Samuel et Ford commencent seulement à s'apprécier, mais le Poisson Noir caché assomme le surveillant et somme Helbecque de prendre une décision, ce qu'il fit... <br /> <br /> Du côté de la Garde, le Sauveur Steven Ogg a une discussion classique avec son collègue Austin, qui doit aller violer une jeune fille de 14 ans. Les deux hommes ne s'appréciant guère en dehors du travail, cela faillit dégénérer, mais l'arrivée de Dominic Carter, le garde du corps d'Alliser, arrête la pagaille. <br /> Dans le bureau du chef, Steven reçoit l'ordre de surveiller l'Intendant Jeffrey Dean Morgan, qui serait soupçonné d'informer la Fraternité pour qu'elle puisse accomplir ses raids. Acceptant la mission, Ogg rapporte immédiatement les propos à son supérieur direct qui lui enjoint de ne pas le faire. <br /> Suite à cela, il retrouve le beau-fils de Nikolaj, Aidan Gillen, pour digresser de l'avenir de Xander et préparer de probables futurs événements, jusqu'à ce qu'un inconnu entre dans la salle... <br /> <br /> De son côté, Jérémie Belpois s'adapte tant bien que mal à son nouvel environnement, de même que sa femme et Lloyd, qui sont tous les deux inquiets de l'endroit où le scientifique les a fourré. <br /> Après avoir rencontré ses collègues et rivaux d'infortune, à savoir le Suédois Stellan Skarsgård et l'anglais Jude Watson, il trouve au détour d'un couloir un escalier fermé mystérieusement à clé et fut arrêté par un Steven Ogg soupçonneux de passage dans le coin. <br /> Pour finir, il rencontra Xander Berkeley et eut une discussion assez philosophique et polémique sur le concept de nation et la véritable nature de X.A.N.A., avant qu'il ne laisse le jeune Belpois ruminer ses futurs problèmes... <br /> <br /> <div align="center">**</div> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold"><span style="font-style: italic"><span style="font-size: 14px; line-height: normal">Épisode 3</span></span></span> : Une fois réveillé, l'Officier de Probation Abraham Ford se retrouve dans une pièce exiguë, interrogé sans relâche par deux individus, qu'il reconnut facilement à la voix de par son entraînement par le régime : le Poisson Noir en personne et l'un des chefs connus de la Fraternité, l'ancien général-militaire Lionel Igen. <br /> Après avoir joué avec eux et répondu sans sourciller à ses tortionnaires, ces derniers commencent une discussion plus humaniste et essayent de lui faire rejeter les informations inculquées de force par le régime. <br /> N'y arrivant pas, les deux hommes s'éclipsèrent et enfermèrent Abraham pour l'empêcher de donner l'alerte et pouvoir le laisser réfléchir... <br /> <br /> De son côté, Samuel Helbecque passa une bonne partie de sa soirée à s'entretenir avec les membres de La Réunion, qui est l'organisme dirigeant la Fraternité et dans laquelle se trouve le Poisson Noir, Lionel Igen, l'intellectuel et écrivain Cédric Yvantal, le formateur gérant les nouvelles recrues et leur apprenant l'art de la résistance Obéron Rider et la mère de famille de la bonne troupe, Vanessa Idolato. <br /> Ces derniers lui expliquèrent ainsi le but de la Fraternité, ses objectifs et les méthodes employés, tout en critiquant (pour Obéron et Lionel) la négligence de William Dunbar de l'avoir emmené ici, alors qu'il n'est qu'un simple civil. <br /> Cependant, le chef sacré de la Résistance appelé aussi le Magistère Clay Julius Matissard fit son entrée dans le hall et demanda à rencontrer Samuel, pour lui expliquer le destin de son frère Jonas, qui avait rejoint la Fraternité à ses débuts, était arrivé dans la Réunion, mais a mystérieusement disparu après une opération visant à libérer un ancien chef du F.P.L.F., Antoine Bardou-Jacquet. <br /> Le Magistère propose alors à Samuel de rejoindre la Fraternité la nuit pour retrouver son frère et s'opposer au régime qu'il hait secrètement. Ce dernier demande cependant du temps pour réfléchir ainsi qu'une dernière faveur concernant Abraham Ford... <br /> <br /> Dans l’Épargné, pendant ce temps, Nikolaj Coster-Waldau a organisé son traditionnel repas familial, auquel est présent son grand-oncle et Huissier Walder Bradley, sa fille adoptive et Médecin Maisie Williams qui est accompagnée par sa petite amie et Infirmière Rosabell Laurenti Sellers. <br /> La décision des deux jeunes femmes de partir à l'étranger se marier provoque un tollé à table, le grand-oncle affichant clairement une attitude homophobe, là où Nikolaj est plus dans la défensive et l'amour qu'il éprouve pour sa fille. <br /> Le repas est cependant interrompu par l'arrivée d'Aidan, qui invita son beau-père à venir discuter, l'informant des nouvelles idées des Sauveurs et de la « probable » trahison d'un des Intendants (sans toutefois préciser lequel). <br /> L'homme, au sortir de ce récit, décida alors sur un coup de tête d'autoriser la demande en mariage de sa fille et s'attira de ce fait les foudres de son grand-oncle, qui sortit parler avec Aidan à son tour. <br /> Nikolaj sentit qu'ils préparaient un coup fourré (Gillen étant clairement homophobe depuis le début), mais l'arrivée précipitée de son ex-femme et chirurgienne Michelle Fairlay le laissa perplexe, surtout quand elle évoqua son collègue Xander... <br /> <br /> Enfin, Jérémie Belpois arrive à faire plus ample connaissance avec Alfie et réalise que ce dernier ignore également le contenu se trouvant au bout de ce mystérieux escalier. Déterminé à le savoir, il intercepte Steven Ogg au bout d'un couloir et l'apostrophe, mais ce dernier le menace calmement avant de repartir. <br /> Conscient de tenter le diable, mais voulant à tout prix deviner, il enjoint son beau-frère Lloyd de tenter de s'introduire contre l'avis d'Eva, mais ce dernier désire y aller également et réussit à crocheter le verrou. <br /> Cependant, à peine est-il monté qu'il se fait transpercer la gorge par une lame de scalpel et meurt sur le coup, alors que son meurtrier descend les marches pour aller à la rencontre de Belpois, qui s'est déjà lâchement enfui... <br /> <br /> <div align="center">**</div> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold"><span style="font-style: italic"><span style="font-size: 14px; line-height: normal">Épisode 4</span></span></span> : À peine sorti du lit, le formateur Obéron Rider est convoqué dans le bureau du Magistère pour une mission expresse, à savoir libérer Antoine Bardou-Jacquet lors de son transfert de sa résidence surveillée où il était consigné après sa collaboration, à la prison de la Santé où il doit être exécuté. <br /> Accompagné par le Poisson Noir et trois de ses soldats, ils attaquent le convoi et massacrent les forces du régime, au prix de deux sacrifices. <br /> Cependant, après avoir récupéré le prisonnier, un convoi de renforts est envoyé avec Austin Amelio à sa tête et le trio doit se cacher dans une ancienne base de la résistance, William étant blessé et le dernier résistant mort... <br /> <br /> De son côté, Samuel a fait libérer Abraham sans que ce dernier ne le sache, et les deux hommes ont une honnête discussion sur l'avenir de la résistance qu'ils imaginent et leurs projets : ils peuvent en effet parler maintenant à cœur ouvert car le Poisson Noir a désactivé définitivement le mouchard surveillant et entendant Ford. <br /> En allant faire cours à ses élèves, il transgresse le quatrième impair volontairement pour tester l'honnêteté d'Abraham et ce dernier refuse d'appliquer le châtiment, ce qui enrage Talbert qui envoie Aaron tuer son collègue alors qu'il est aux toilettes. <br /> La tentative d'assassinat était sur le point d'aboutir jusqu'à ce qu'Abraham, retenu contre son gré par Norbert, ne sauve son protégé en éclatant le crane de l'agresseur contre un lavabo, le tuant sur le coup. <br /> Ceci étant fait, Samuel désire avoir une petite conversation avec Nicolas Talbert et apprend de la bouche de Norbert qu'il s'est enfui avec Eric pour se sauver... <br /> <br /> Pendant ce temps, le scientifique assassin de Lloyd Noah Emmerich reçoit la visite du spectre de Franz Hopper, qui lui enjoint de lui montrer les résultats de ses expériences. <br /> Quelques instants plus tard, Xander et Arès arrivent à leur tour pour discuter avec Noah du meurtre du beau-frère de Belpois, que l'homme estime complètement justifié. <br /> Le ton monte jusqu'à ce que X.A.N.A. ne préfère se retirer en indiquant à Emmerich qu'il visiterait le laboratoire une autre fois, et que Xander ne parte pour s'occuper du corps. <br /> Le scientifique reste donc seul avec ses pensées et retourne ainsi dans l'Antre, comme ses collègues la surnomment, escorté par Arès... <br /> <br /> Dans sa base secrète, le Magistère discute avec Cédric et Vanessa en attendant le retour de leurs soldats envoyés en mission. <br /> Ne recevant pas de nouvelles, ils envoient Lionel en renfort avec une escouade d'une dizaine de résistants pour les récupérer à l'endroit où ils se sont retranchés d'après leur dernière communication radio. <br /> Restant à l'écart des événements et ne jetant qu'un coup d’œil discret sur la caméra montrant l'avancée de Lionel, ils discutent de la probable intégration de Samuel et Abraham jusqu'à ce que la caméra ne montre le rapatriement du Poisson Noir, d'Obéron et d'Antoine Bardou-Jacquet. <br /> Cependant, la joie est de courte durée pour Clay Julius Matissard car la moitié de l'escouade de Lionel est massacrée par les hommes d'Amelio et ce dernier se sacrifie en se faisant capturer pour permettre à ses collègues de s'échapper... <br /> <br /> <div align="center">**</div> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold"><span style="font-style: italic"><span style="font-size: 14px; line-height: normal">Épisode 5</span></span></span> : Suite à la mort d'Aaron, les cours au lycée de Samuel sont temporairement annulés, lui permettant d'accueillir Norbert chez lui en l'absence de son Officier l'ayant trahi pour protéger Nicolas Talbert. <br /> Après une discussion toutes en nuances et en faisant attention à la caméra pouvant les entendre, ils insistent sur la volonté de Helbecque de tuer Talbert et ce dernier se promet de tout faire pour y arriver. <br /> Cependant, leur entrevue est interrompue par l'arrivée d'un vieillard se révélant être le Magistère, escorté par Abraham, et souhaitant évoquer avec Samuel un nouveau venu dans son organisation... <br /> <br /> Pendant ce temps, la mort de Lloyd Skinner a provoqué un fou désir de revanche chez Jérémie et Eva, après que ce dernier ait cependant forcé sa femme à partir loin du Laboratoire avec Albert et Marie, chez un contact qui pourrait les héberger le temps qu'il fasse la lumière sur cela. <br /> Après cela, il retourne travailler normalement, mais se fait accoster par Chris Coy, alias Loki, qui lui explique pouvoir avoir une solution pour se venger, à savoir réussir à trouver des alliés parmi les scientifiques pour renverser Arès et obliger Xander à lui fournir le meurtrier de Lloyd, un homme se faisant appeler Seth. <br /> Légèrement hésitant au départ, il se laisse finalement convaincre et, avec l'aide de Loki, recrute Stellan et Jude ainsi que tous les scientifiques du département énergétique. <br /> Cependant, Jérémie commence à sentir un léger traquenard et tourne soudainement le dos à Coy, le temps de mener sa propre enquête... <br /> <br /> De l'autre côté de la ville, Abraham Ford qui a laissé Norbert Hertz chez lui pour accompagner Samuel au QG de la Fraternité, a enfin une discussion sérieuse et même très critique avec le Poisson Noir à l'infirmerie. <br /> Ce dernier lui explique que Bardou-Jacquet est la dernière personne à avoir vu Jonas Helbecque en vie et qu'il pourrait les aider à le trouver. <br /> Cependant, l'arrivée de Samuel et sa mine sombre lui prouvent le contraire et, pendant que l'ancien prisonnier se repose, demande une faveur à William Dunbar, dans le dos du Magistère, qui est de traquer et retrouver la position de Nicolas Talbert. <br /> Ce dernier accepte, mais doit le remettre à plus tard en raison d'un appel urgent d'Obéron... <br /> <br /> Pendant ce temps, Andrew James West organise un gracieux dîner avec les chefs des différentes sections du Laboratoire, sauf Noah et Liam qui ont préféré s'abstenir. <br /> Se servant de cela pour les cuisiner un peu, il leur révèle des anecdotes de sa vie passée et apprend de la bouche de Loki le projet de revanche de Belpois, qui a été initié par Chris sous les ordres de quelqu'un. <br /> Ce dernier refusant de dénoncer son employeur, Arès le menace avec toute sa suavité avant de révéler qu'ils mangeaient depuis le début les restes de Lloyd Skinner, et dans le même temps sa nature cannibale. <br /> Se retrouvant ainsi seul, il rumina sa défaite quant à la requête de Xander de découvrir l'homme qui influence de l'intérieur ses disciples, mais reçut une visite inopinée d'un homme. <br /> Ce dernier se présenta sous un pseudonyme, Le Blond, et annonça chercher du travail dans une branche bien précise... <br /> <br /> Enfin, le Sauveur Steven Ogg est chargé d'interroger le prisonnier Lionel Igen avec l'aide d'Austin comme instrument de torture. <br /> Après une discussion assez animée entre les deux hommes, Ogg laisse son collègue s'amuser avec l'ancien général qui subit trois séances de torture d'affilée, le laissant avec un pied coupé et une testicule arrachée. <br /> Ne sachant plus quoi faire, il décide de tout avouer lorsque Amelio lui crève l'oeil droit et lui arrache une oreille avec les dents sous la demande de Steven. <br /> Cependant, les deux hommes, tous contents de leur découverte, ont oublié le micro installé directement dans la boucle d'oreille arrachée qui permet rapidement à ses collègues de comprendre l'arrivée imminente de la menace... <br /> <br /> <div align="center">**</div> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold"><span style="font-style: italic"><span style="font-size: 14px; line-height: normal">Épisode 6</span></span></span> : L'épisode commence avec Abraham Ford qui assiste à un rassemblement de La Réunion, dans laquelle Antoine Bardou-Jacquet a été introduit en remplacement de Lionel Igen (Abraham étant le représentant du Poisson Noir, qui est resté à l'infirmerie avec Samuel). <br /> Les hommes discutent de l'imminente menace des Sauveurs, Clay et Cédric étant clairement pour un déménagement de leur complexe là où Antoine et Obéron seraient pour une résistance pure et simple. <br /> Cependant, le dialogue naissant est rapidement interrompu par l'Officier de Probation qui indique l'avis du Poisson Noir au vote, donnant raison au Magistère qui ordonne l'évacuation rapide de leur base. <br /> Antoine Bardou-Jacquet demande cependant à voir Ford en privé, et commence à le tester pour voir s'il est entièrement du côté de la résistance ou s'il pourrait les trahir si le régime arrive à entrer dans la base... <br /> <br /> Pendant ce temps, Eva Skinner et ses deux enfants font connaissance avec les contacts de Jérémie, qui sont sa mère Valérie et son beau-père Philippe Durieux, Protecteur de son état étant à même de les protéger. <br /> Là où la mère est très compatissante et prête à tout pour son fils, son mari les accueille avec mépris et refuse de reconnaître Albert et Marie, ce qui rend fou de rage Eva qui s'engage à lui rendre la vie impossible. <br /> Après qu'elle ait compris que les appartements des Protecteurs étaient dépourvus de caméras, Eva a une discussion très crue sur le régime avec Valérie, mais ne se rend pas compte que ses propos ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd... <br /> <br /> De son côté, Jérémie Belpois effectue un gros travail d'archives avec Stellan et Jude sous la supervision d'Alfie Allen au sujet du quatrième étage secret. N'ayant rien trouvé dans les documents, ils exigent que Chris Coy leur réponde, mais l'homme reste évasif et ne souhaite pas se mettre à dos Arès tout de suite, travaillant déjà pour quelqu'un d'autre. <br /> Finalement, au détour d'un fichier, Jérémie découvrit l'identité de Seth et entreprit, avec les scientifiques sous sa botte, de prendre l'escalier d'assaut. <br /> Cependant, la présence de cinq gardes armés les en dissuade, même s'ils arrivent à avoir une discussion très houleuse avec Noah Emmerich qui n'éprouve aucun remords pour le meurtre de Lloyd. <br /> Une fois reparti, Belpois commence à devenir paranoïaque et s'enferme dans sa chambre, ne se doutant pas que Le Blond est dans le coin et l'observe... <br /> <br /> Pendant cet état de fait, Xander et X.A.N.A. (sous la forme habituelle du spectre de Franz Hopper) discutent du futur du royaume dans la Salle du Supercalculateur, puis dévient sur les sujets détenus dans les caissons de survie. <br /> Le virus explique cependant qu'il n'en a pas besoin car existant toujours par l'intermédiaire de son spectre, qui est le seul qu'il puisse invoquer car dépensant énormément d'énergie dans le contrôle du Réseau Mondial. <br /> Cela fait, il désactive subitement quatre des caissons de survie pour tuer ses otages, tout en montrant qu'il fait ça pour s'amuser d'une manière purement mathématique. <br /> Malgré le profond respect et la totale confiance de Xander en son maître, le Patron éprouve une soudaine crainte que X.A.N.A. ne commence à éprouver des sentiments humains, ce qu'il dément catégoriquement... <br /> <br /> Du côté de la rébellion, le Magistère a convoqué une dernière fois La Réunion avant le départ vers leur QG de secours, établi dans un bâtiment en construction par le régime officiellement, détenu par des rebelles officieusement. <br /> Pendant ce grand meeting, Clay Julius Matissard explique et impose les rôles de chacun : Cédric et Vanessa se chargeront de l'exfiltration, Antoine Bardou-Jacquet et William Dunbar devront aller chercher Igen dans les geôles de la Garde en s'infiltrant grâce aux contacts créés par l'ex-prisonnier. <br /> Tous acceptent, sauf Obéron qui explique avoir un autre rôle à jouer, mais Clay préfère l'entendre en privé après avoir expliqué à Samuel, présent seul, qu'il fallait surveiller Abraham de près...</div> </div> </div> <br /> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"><span style="font-weight: bold"><div align="center"><span style="font-size: 18px; line-height: normal">Liste Personnages</span></div></span> <br /> <br /> <div align="center"><span style="font-style: italic"><span style="font-size: 14px; line-height: normal">Citoyens :</span></span></div> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Samuel Helbecque :</span> Professeur d'histoire au collège-lycée Kadic, sa langue acerbe et son sarcasme quotidien contre le régime attirent les clans de nature assez disparates. <br /> <span style="font-weight: bold">Abraham Ford :</span> Nouvel Officier de Probation de Samuel, son sérieux et son charisme en font un allié ou ennemi de poids pour son prisonnier. <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Nicolas Talbert :</span> Professeur de français au collège-lycée Kadic, reconnu pour sa collaboration étroite avec le régime, pour sa non-tolérance et son ego surdimensionné. S'enfuit dans un endroit inconnu après l'échec de la tentative d'assassinat de Samuel par Aaron. <br /> <span style="font-weight: bold">Eric Raleigh :</span> Officier de Probation de Norbert, inflexible avec les étrangers mais semble connaître Talbert et avoir de bonnes relations avec lui. Trahit cependant son protégé pour s'enfuir avec Nicolas suite à la mort d'Aaron. <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Norbert Hertz :</span> Nouveau professeur de sciences au collège-lycée Kadic et petit neveu de Suzanne Hertz, sa timidité et sa soumission en font la cible idéale pour les harceleurs. Suite à la trahison de Eric Raleigh, il squatte chez Samuel qui le protège de la possible vengeance de Talbert. <br /> <br /> <br /> <div align="center"><span style="font-style: italic"><span style="font-size: 14px; line-height: normal">Citoyens Étrangers :</span></span></div> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Stellan Skarsgård :</span> Scientifique suédois invité par X.A.N.A. à venir travailler en France, il paraît aimable et souriant, et commence à se lier d'amitié avec Jérémie Belpois. <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Jude Watson :</span> Scientifique anglais invité par X.A.N.A. à venir travailler en France, il apparaît comme assez renfrogné et très mystérieux. Les gens se défient de lui, en particulier Jérémie Belpois. <br /> <br /> <br /> <span style="font-style: italic"><div align="center"><span style="font-size: 14px; line-height: normal">Hauts Membres du Régime :</span></div></span> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">X.A.N.A. / Le Programme :</span> Chef suprême officieux du régime, l'ancien programme multi-agent de Franz Hopper contrôle dorénavant l'entièreté de la France ainsi que son régime d'une main de fer, malgré son absence de présence physique. <br /> <span style="font-weight: bold">Le Spectre :</span> Émissaire de X.A.N.A. dans le monde humain sous la forme de Franz Hopper, il ne fait que transmettre les ordres du maître et mettre en œuvre sa froide logique de machine. <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Xander Berkeley :</span> Chef suprême officiel du régime, sa froideur et sa complète confiance en X.A.N.A. en font un individu redoutable et cruel. <br /> <span style="font-weight: bold">James Kucsulain :</span> Garde du corps privé de Xander, il affectionne tout particulièrement l'usage de ses poings, même si sa cervelle est plus que demandée. <br /> <span style="font-weight: bold">Tom Payne :</span> Ancien directeur de campagne et conseiller de Xander, sa jeunesse et son impulsivité en font un conseiller redoutable pour élaborer des techniques de combat. <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Alliser Thorne :</span> Second de Xander et chef de la Garde, il garde pour lui un incroyable charisme et une maîtrise de fer de son département. Le chef a pleine confiance en lui. <br /> <span style="font-weight: bold">Dominic Carter :</span> Garde du corps de Alliser appelé « Effacé », il est en réalité l'intermédiaire et le larbin de Thorne dans toutes les taches ingrates. Il n'a aucune personnalité et est complètement soumis. <br /> <span style="font-weight: bold">Steven Ogg :</span> Membre du duo des Sauveurs, sa pratique constante de l'analyse et sa remise en question de tous ses patrons en font un être dangereux. Est cependant loyal au Découvert. <br /> <span style="font-weight: bold">Austin Amelio :</span> Membre du duo des Sauveurs, son sadisme, sa cruauté légendaire et sa pédophilie reconnue en font un homme craint. Est souvent envahi de pulsions et ne sait pas se contrôler. <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Nikolaj Coster-Waldau :</span> Homme le plus humain du service, ce milliardaire misanthrope et égocentrique a pourtant tout pour servir les intérêts de Xander. Cependant, c'est avec méfiance qu'il est considéré. Il était, avec le Magistère, membre du trio de milliardaires alliés et créanciers de Xander. <br /> <span style="font-weight: bold">Michelle Fairlay :</span> Ex-femme du milliardaire, elle se défie de lui et semble être au courant de choses qu'il aurait fait à ses filles. Elle les aime plus que tout au monde et serait prêt à le tuer pour les protéger. <br /> <span style="font-weight: bold">Aidan Gillen :</span> Beau-fils de Coster-Waldau, sa curiosité naturelle en fait un allié puissant, puisqu'il semble être capable de tout connaître, par un biais mystérieux. <br /> <span style="font-weight: bold">Maisie Williams :</span> Troisième fille (mais adoptive) de Coster-Waldau, elle est dans le naturel une femme forte et indépendante, ainsi que la plus grande fierté de son père adoptif. <br /> <span style="font-weight: bold">Walder Bradley :</span> Grand-oncle extrêmement âgé de Nikolaj, son attitude homophobe, raciste et xénophobe comme ses sous-entendus pervers en font un homme détesté par l'ensemble de sa famille. <br /> <span style="font-weight: bold">Rosabell Laurenti Sellers :</span> Seule membre de l’Épargné à ne pas être de la famille du milliardaire, elle est la meilleure amie lesbienne de Maisie. Son côté garçon manqué ne cédant pas aux provocations est assez apprécié par son boss. <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Andrew James West / Arès :</span> Dernier membre du quatuor de dirigeant, sa suavité et son aspect normal en font un être dérangeant et extrêmement dangereux, selon Xander. Il est révélé qu'il est un cannibale se nourrissant, entre autre, des cadavres des opposants au régime. <br /> <span style="font-weight: bold">Chris Coy / Loki :</span> Cet homme au regard malsain et très manipulateur est un mystère pour l'ensemble des personnes le côtoyant. Il se murmure qu'il travaillerait avec le Découvert. <br /> <span style="font-weight: bold">Noah Emmerich / Seth :</span> Cet homme incapable d'éprouver la moindre émotion et totalement dénué de scrupules est l'âme damnée de X.A.N.A, qui se charge de faire des expériences mystérieuses sur des humains avec l'accord de Xander et Arès. <br /> <span style="font-weight: bold">Alfie Allen / Tlaloc :</span> Chef des scientifiques français, il apparaît comme aimable, amical et souriant, même si son aveuglement à l'égard de X.A.N.A. est extrêmement visible. <br /> <br /> <br /> <span style="font-style: italic"><div align="center"><span style="font-size: 14px; line-height: normal">Lyoko-guerriers et Familles :</span></div></span> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">William Dunbar / Le Poisson Noir :</span> Ancien lyoko-guerrier et ennemi public numéro 1 du régime, sa loyauté envers la Résistance n'est plus à prouver, même si elle est officiellement inexistante. Il se révèle faire partie de la Réunion, l'assemblée de chefs qui dirige la Fraternité. <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Jérémie Belpois :</span> Ancien chef des lyoko-guerriers, devenu scientifique aux Etats-Unis, c'est grâce à un choix assez peu réfléchi qu'il retourne en France. Très méfiant à l'égard de X.A.N.A. et de la situation française, il représente un ennemi de poids pour le régime. <br /> <span style="font-weight: bold">Eva Belpois / Skinner :</span> Femme de Jérémie rencontrée aux Etats-Unis, c'est elle qui a poussé son mari à déménager sans avoir de connaissances précises sur la situation. Très indépendante, posée et intransigeante au sujet de ses enfants, elle apparaît également assez méfiante. <br /> <span style="font-weight: bold">Albert Belpois :</span> Fils aîné de Jérémie et Eva, cet adolescent a hérité de lui son côté logique et rationnel et a appris à mettre ses peurs de côté pour mieux vivre. <br /> <span style="font-weight: bold">Marie Belpois :</span> Fille cadette de Jérémie et Eva, elle est pour l'instant trop jeune et froussarde pour comprendre ce qui se passe et se méfier de X.A.N.A. <br /> <span style="font-weight: bold">Valérie Chevallier :</span> Mère de Jérémie qu'il n'avait pas revu depuis des années, elle accepte d'héberger pendant un temps sa famille. Très franche, agréable et aimante envers les enfants, elle laisse une bonne impression à Eva. <br /> <span style="font-weight: bold">Philippe Durieux :</span> Beau-père de Jérémie et Protecteur de son état, il accepte contre son gré d'héberger sa belle-famille. En apparence très froid et indifférent à la présence des enfants, il cacherait en réalité des sentiments plus complexes que cela. <br /> <br /> <br /> <span style="font-style: italic"><div align="center"><span style="font-size: 14px; line-height: normal">Membres de la Fraternité :</span></div></span> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Clay Julius Matissard / Le Magistère :</span> Ancien membre du trio de milliardaires alliés et créanciers de Xander, il le trahit en abandonnant sa fortune pour créer la Fraternité. Très âgé et aveugle, il a pourtant un charisme détonnant et une voie qui envoûte. Fait partie de la Réunion et est le chef suprême de la Fraternité. <br /> <span style="font-weight: bold">Lionel Igen :</span> Second de la Fraternité, bras droit et conseiller du Magistère, son charisme naturel, son attitude perçante et son savoir-parler en font une recrue de choix pour la rébellion. Fait partie de la Réunion, mais est cependant capturé et torturé presque à mort par les Sauveurs. <br /> <span style="font-weight: bold">Obéron Rider :</span> Formateur des nouvelles recrues, ce chauve au prénom étrange apporte son intransigeance, sa connaissance du terrain et son franc-parler au débat. Fait partie de la Réunion. <br /> <span style="font-weight: bold">Cédric Yvantal :</span> Intellectuel et écrivain détesté par Samuel, il est là pour apporter sa pensée, sans toutefois que ses collègues ne se rendent compte de sa présence. Fait partie de la Réunion. <br /> <span style="font-weight: bold">Vanessa Idolato :</span> Seule femme connue par Samuel dans la Fraternité, elle apparaît comme assez blasée et franche, mais son avis semble être écouté par tous. Fait partie de la Réunion. <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Antoine Bardou-Jacquet :</span> Ancien membre de la Coopération et du F.P.L.F., cet ancien résistant acharné retenu prisonnier par le régime est libéré par la Fraternité. A du franc-parler et la gâchette facile en terme de paroles. <br /> <br /> <br /> <span style="font-style: italic"><div align="center"><span style="font-size: 14px; line-height: normal">???</span></div></span> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Le Découvert :</span> Mystérieux personnage complètement masqué, il dirige Steven Ogg et semble être d'une intelligence hors norme. On ne sait pas dans quel camp il se situe. <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Le Blond :</span> Cet homme se présentant comme un homme à tout-faire est doté de bonnes capacités de déduction et masque sa face. On ne sait pas dans quel camp il se situe, mais il semble se faire embaucher par Arès. <br /> <br /> <br /> <div align="center"><span style="font-style: italic"><span style="font-size: 14px; line-height: normal">Personnes Décédées :</span></span></div> <br /> <br /> <span style="font-weight: bold">Lloyd Skinner (&#10013;) :</span> Beau-frère de Jérémie, sa nature enjouée et sarcastique pourrait porter préjudice au virus et il se fait calmer quotidiennement par sa sœur, en particulier en présence des enfants. Il meurt égorgé par Noah Emmerich alors qu'il voulait découvrir ce qu'il y avait en haut de l'escalier. <br /> <span style="font-weight: bold">Aaron (&#10013;) :</span> Officier de Probation de Talbert, complètement soumis à ce dernier et obéissant à la moindre de ses directives. Envoyé par Nicolas assassiner Samuel dans les toilettes de l'établissement, Abraham le tue en lui éclatant le crâne contre un lavabo.</div> </div> </div> Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9105 Draynes Wed, 16 Aug 2017 21:21:16 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297942#297942 RE: Sissi-Ulrich, un amour impossible http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297941#297941 Quand on voit la série en soi, il est facile de dire qu'un amour Sissi/Ulrich est impossible. <br /> <br /> Cependant, soyons francs: <br /> Si 2 personnes qui s'aiment ne font que se tourner autour pendant des années, au bout d'un moment on a mieux à faire. <br /> <br /> (Croyez-moi, un pote à moi en a fait l'expérience.) <br /> <br /> Ajoutons à cela que Yumi semble s'écraser moralement vers la fin de la série, chute entamée dès &quot;Routine&quot;...Et qui aboutira avec les épisodes 77 et 78. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Minho a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Rien que son amour fou pour la japonaise l’aveugle par rapport aux autres filles.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> Ulrich se demandera dans son journal si il n'était pas en train de développer un intérêt pour Sissi. <br /> <br /> Il a dit aussi que le problème avec Sissi est qu'elle n'était pas Yumi. <br /> <br /> Or, entre le fail du baiser dû à un RVLP magique, et le fait qu'Ulrich et Yumi ne font que se tenir les mains dans le 95, ne démontre pas une réelle progression dans leur relation, davantage une régression, prouvée par le pourri &quot;Copains et puis c'est tout.&quot;. <br /> <br /> Il est certes vrai que sur Terre, Sissi est généralement l'antagoniste des héros. Mais elle s'en démarque plus d'une fois. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Cette incapacité qu'a Sissi à gérer la peur et le stress, deux choses qui viennent souvent (toujours en fait) à la rencontre des Héros, la rend impossible à intégrer au groupe (du moins tant que celui-ci porte un tel poids sur les épaules).</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> Des épisodes tels qu'<span style="font-style: italic">Ultimatum</span> et <span style="font-style: italic">Mauvaises Ondes</span> démontrent, cependant, la disparition de cette incapacité. Cependant, nous parlons d'un groupe très fermé, qui souhaitent tout faire par eux-même. Et c'est compréhensible, les seules fois où ils ont demandé de l'aide (Jim, William et Laura dans CLE), ça s'est fini en fiasco. (Jim? Pas le temps de le scanner. William? Erreur de débutant, il est xanatifié. Laura? Vue différente sur la menace X.A.N.A.: elle est éjectée du groupe.) <br /> <br /> Mais je m'égare. <br /> <br /> Le problème de Sissi, c'est sa fonction. <br /> <br /> Parce que franchement, si une fille franchement sympa déguisée en pimbêche t'aime depuis la maternelle, c'est à mes yeux toujours mieux qu'une japonaise qui se pose des questions sur ses sentiments réels, tente une rupture douteuse, te force la main et ne réussit <span style="font-style: italic">pas forcément</span> à être mature. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Cyclope a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">ils ont gardé en mémoire tous les coups bas qu'elle a causé</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> Mais ses actes de charité sont aussi restés dans la mémoire des LG, du moins, dans celle d'Ulrich. (cf son journal intime.) (Protéger Milly, remplacer Yumi dans la photo de classe, sauver Aélita d'un spectre dans CLE...) <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Cyclope a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Celle-ci a fini par se résigner et accepter qu'Ulrich ne l'aime pas autrement elle aurait continué à semer la pagaille dans le couple Yumi-Ulrich, ce qui n'a pas été le cas.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> William semble s'être résilié, mais affirme qu'il aime toujours Yumi. Rien ne dit que Sissi a complètement abandonné. <br /> <br /> L'avantage des shippings fanon avec des arguments plus ou moins bien fondés est la possibilité de voir plus loin que le matériel de base. (Donc, les Oddlita, dehors. <img src="images/smiles/icon_mrgreen.gif" alt="Mr. Green" border="0" />) <br /> <br /> Donc, quand on voit une relation Ulumi qui semble partir en couille par rapport à avant (CLE, à ma surprise, a tenté de remonter le fil dans ce domaine. Tenté, je dis bien.), tandis qu'Ulrich et Sissi se sont embrassés deux fois (Et Ulrich n'a pas vomi, de plus. <img src="images/smiles/icon_mrgreen.gif" alt="Mr. Green" border="0" />) et que leur relation s'est améliorée (Compare Ulrich qui rabaisse constamment Sissi dans <span style="font-style: italic">le Réveil de X.A.N.A. </span>et Sissi se réconciliant avec les LG dans l'épisode 95.), ben je dis: <br /> <br /> <div align="center"><span style="font-size: 18px; line-height: normal"><span style="color: violet">Pourquoi pas?</span></span></div> <br /> <br /> Cela me paraît possible. <br /> Mais bon, on ne peut pas tout avoir... <br /> <br /> Je finirais sur cela: <br /> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"></span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Icer a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote"><span style="color: blue">J'ai arrêté de lire à partir d'ici. Ulrich est un mec qui a dépassé 11 ans. Sissi est une fille de son âge pas dégueu. Il y a forcément pensé. <span style="font-weight: bold">Point</span>.</span></td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> Euhh...C'est normal que j'ai pensé à la manière d'&quot;argumenter&quot; de Cyclope? <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Édit d'un anonyme carrément indemasquable : Bien sûr que c'est normal. Aquantha trouvait que Cyclope était suffisamment sain d'esprit pour monter un projet avec lui. Et, de ce fait, le reste du forum trouvait normal de trouver Aquantha conne. La suite est connue.</span></div> </div> </div> L'animé Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9024 Idris2000 Wed, 16 Aug 2017 16:37:44 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297941#297941 RE: Remake : Aelita aux pays merveilles http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297940#297940 Salut Velociraptor, <br /> <br /> Va savoir pourquoi, j'ai été inexorablement attiré par le projet dès la première image de ce topic... Bizarre, non ? Disons que je valide l'âge d'Aelita dans cette BD <img src="images/smiles/icon_smile.gif" alt="Smile" border="0" /> Trève de plaisanterie, je vais tout de suite parler de ce qui m'a bien plu publi après publi. <br /> <br /> <br /> <span style="color: yellow">12/06</span> <br /> <br /> Commençons donc logiquement par ta première publication, celle où tu annonces le fameux Projet Remake. Je fais partie de ceux qui n'avaient jamais entendu parler de l'ancienne BD, du coup le fait de placer Aelita au Pays des Merveilles m'a autant surpris qu'emballé. Je trouve que cet univers colle assez bien à notre originale aux cheveux roses et le fait de la voir immense dans une petite pièce façon Alice était le parfait teasing pour l'occasion. Après, j'ouvre la petite barre spoiler et là... paf encore quelques surprises ! L'image qui m'a le plus marqué est sans conteste la deuxième (dans la liste des six proposées). La deuxième donc, c'est là qu'il y a le plus de personnages exposés et franchement, j'ai un faible pour ta version du couple Odd/Sam ! Yumi est pas mal réussie (à l'exception de l'immonde truc vert qui lui entoure la taille) et Jérémie en lapin blanc est lui aussi très original. Ensuite, les dessins 4, 5 et 6 sont à mon sens très remarquables, avec une préférence pour Ulrich qui est limite mieux comme ça que dans le DA, quoi qu'il paraît peut-être un peu jeune ici. Jouer la carte osée du rouge à 100%, que ce soit pour lui ou pour Milly par exemple, était assurément une bonne idée et colle évidemment bien avec l'univers de Lewis Carroll. Force est de constater que, contrairement à d'autres, tu amènes d'ores et déjà des éléments assez solides au moment d'annoncer ton projet, ce qui est franchement un bon point puisque ça donne directement envie (ou pas) de te suivre selon les goûts de chacun. <br /> <br /> <br /> <span style="color: yellow">25/06</span> <br /> <br /> On entre dans le vif du sujet avec la mini BD qui raconte une partie de l'histoire du point de vue narrateur. Le Jabberwocky est badass, dommage qu'il soit déjà mort. Mais bon, niveau sang, la reine de cœur est là pour compenser son absence ! J'ai trouvé ça sympa l'histoire des deux meilleurs amis/amants dont le statut n'est pas vraiment déterminé et voir la rancœur de la souveraine grandir était assez plaisant. Par contre, comme les autres commentateurs l'ont dit, il y a quand même souvent des fautes d'orthographe et ça serait vraiment dommage de gâcher la qualité du remake pour des broutilles pareilles donc fais-toi relire, ça ne prendra pas beaucoup de temps en plus et le résultat n'en sera que meilleur. Niveau persos présentés en bas, on peut dire qu'on a encore été servis ! Le chat du Cheshire (et non pas le &quot;Chat de Cheschire&quot; au fait) en polymorphe, je ne m'y attendais pas et c'est plutôt bien trouvé. Je valide le choix final de ne pas avoir mis Sissi dans la peau de la reine de cœur, le rôle de la Duchesse lui va nettement mieux. Son look lui correspond et c'est assez rare de la voir &quot;en duo&quot; avec Laura donc je me demande bien ce que ça va donner à ce niveau. <br /> <br /> Je terminerai en disant que c'est vraiment courageux de reprendre un projet pareil en 2017, à l'heure où les membres actifs se font rares sur le forum. En tout cas, moi je serai là dès ta prochaine publication parce que je compte bien suivre dès à présent ce topic de très près <img src="images/smiles/icon_mrgreen.gif" alt="Mr. Green" border="0" /> <br /> <br /> À la prochaine ! Créations Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9246 Minho Wed, 16 Aug 2017 12:36:24 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297940#297940 RE: [One-shot] Cauchemar en jaune http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297939#297939 Bien joué. Après la lecture de l'OS, j'ai eu envie de relire le chapitre original pour comparer. <br /> Il y a effectivement un énorme bloc commun entre les deux. C'est la première chose que l'on peut constater. À croire que l'auteur fasse un <span style="font-style: italic">blokage</span> là-dessus <img src="images/smiles/icon_mrgreen.gif" alt="Mr. Green" border="0" /> <br /> Ceci étant dit, un passage en OS solo, permettant d'aller plus loin (même si tu changes des choses) n'est finalement pas si bête, car dans les liens du sang, on a eu un peu l'impression d'avoir l'histoire dans l'histoire, ce qui la limitait quelque peu. Comme je te l'avais dit pour l'autre, j'ai évidemment toujours apprécié cette petite histoire, d'un réalisme à en donner la jaunisse. J'aime d'autant plus ça que évidemment dans l'anime de base, où il s'agit du seul couple adulte mis en scène, on restait dans du très simpliste, avec une petite poilade permettant magiquement de réconcilier une séparation provisoire, sans compter la fin de l'épisode 35, où pour l'occasion, <span style="font-style: italic">Takahashi</span> obtient les capacités de recrutement de McDonald durant la période estivale. Donc c'est sûr que j'ai apprécié ta contribution. Tu es toujours autant dans ton élément, c'est de bon augure pour la suite de ta fic à venir j'imagine ! <br /> Et oui je sais, il faudrait que je commence bouffon du roi... <br /> <br /> À plus <img src="images/smiles/icon_smile.gif" alt="Smile" border="0" /> Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9276 Icer Wed, 16 Aug 2017 10:55:45 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297939#297939 [One-shot] Cauchemar en jaune http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297938#297938 <div align="center"><span style="color: yellow">ONE-SHOT</span></div> <br /> <br /> <div align="center"><img src="http://4.bp.blogspot.com/_wfnllUR1Sqc/TKLy9MyM4DI/AAAAAAAAAKM/ztV9Heyd_JM/s1600/Takeo+y+Akiko+Ishiyama.jpg" border="0" alt="http://4.bp.blogspot.com/_wfnllUR1Sqc/TKLy9MyM4DI/AAAAAAAAAKM/ztV9Heyd_JM/s1600/Takeo+y+Akiko+Ishiyama.jpg"/></div> <br /> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;">Cette histoire se passe dans un monde parallèle... où XANA aurait mis sa cruelle priorité sur la famille des Lyoko-guerriers, pour déstabiliser ceux-ci avant de les achever. Je vous propose aujourd'hui un remake d'un chapitre de ma première fic, qui se révèle aussi être un remake de l'épisode 15 de Code Lyoko. Mon épisode préféré, allez savoir pourquoi, qui s'intitule <span style="font-weight: bold">Crise de rire</span>. Il n'est <span style="text-decoration: underline">pas</span> nécessaire d'avoir lu <span style="font-weight: bold">Les liens du sang</span> pour comprendre l'intrigue proposée aujourd'hui, même si une partie du background est tirée de la fic. L'action de XANA ici est évidemment peu conforme à celle que le programme multi-agent peut avoir dans le dessin animé, j'espère que vous tenterez de comprendre pourquoi avant de critiquer. Après tout, en plantant le cadre d'un monde parallèle, je m'éloigne volontairement de l'animé de base... même si certains détails inventés ici pourraient très bien s'y rapporter. Personne n'a une famille parfaite, ce dicton vaut aussi pour Yumi et Hiroki. J'espère que vous apprécierez mon premier one-shot en ces lieux, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente lecture !</div> </div> </div> <br /> <br /> <span style="font-size: 28px; line-height: normal"><div align="center"><span style="color: yellow">CAUCHEMAR EN JAUNE</span></div></span> <br /> <br /> <br /> Cher Takeho, <br /> <br /> Pour nous à Lourdes, tu étais notre ami aux yeux bridés. Celui qui savait rire quand il le fallait tout en bossant corps et âme pour ce qui te semblait être juste. La vie est un sport de combat, effrayante pour qui se sent maigre et petit. Mais on peut apprendre à se battre, pour évoluer dans l'existence avec la même force et le même courage qu'entre les cordes d'un ring. Eh putain, on peut le dire que t'étais un sacré combattant. Tu ne payais pourtant pas de mine à ton arrivée en France. Je me souviendrai toujours des premiers mots que tu m'as adressés quand on s'est rencontrés : « Les vacances vraiment réussies sont celles dont on revient plus riche, parce qu'on a découvert un nouveau bout de planète, mais aussi parce qu'on a tissé des liens et découvert deux ou trois chose utiles sur soi. » Au fond de toi, je sais que tu te demandais ce que ce bénévolat allait bien pouvoir t'apporter. Et j'ai la réponse pour toi aujourd'hui. Quand on donne du temps aux autres sans compter, on s'intègre dans une nouvelle nation, comme tu l'as si bien fait. Et puis surtout, on gagne des amis pour la vie. Ces mêmes camarades qui sont toujours là pour toi aujourd'hui, même après ta mort. Je peux te le dire mon ami, c'est moi qui étouffe alors que c'est toi qu'on enterre. <br /> <br /> Après Edmond, ton ami et collègue qui t'avait enrôlé comme brancardier pour servir à Lourdes, tu as pris le relais et tu es devenu le pilier des brancardiers de Paris. Grâce à ta si gentillesse sollicitude, tu as donné l'occasion à beaucoup de paumés de la vie de découvrir ce monde de partage et d'espoir au service des malades lors des pèlerinages dans notre ville sainte. Une foi inébranlable au service des plus faibles, quoi de plus beau qu'un tel dévouement ? <br /> <br /> Que du bonheur à partager à chaque fois que tu es monté dans le train qui nous conduisait à Lourdes... Toujours jovial, sans aucune critique négative, tu étais un exemple pour nous. À l'écoute des malades, tu as donné beaucoup d'amour et de joie à travers tes paroles réconfortantes : « On va prier Notre Dame de Lourdes et ça va aller ! » Le service terminé, tu aimais te retrouver avec tes amis en partageant les anecdotes de la journée devant un petit Jurançon. Tu nous disais « On ne le dira pas à Akiko » avec plein d'amour pour elle dans les yeux, comme si elle ne savait pas. <br /> <br /> Le soir, tu aimais te recueillir à la Grotte, vers 23h, pour prier dans le silence ou assister à la dernière messe. C'était l'occasion de déposer les intentions confiées par l'un ou l'autre, en laissant dérouler le doux film de la journée. Tu nous confiais toujours, à nous et à Marie, tes craintes et tes peurs, ainsi que ce vœu si cher à tes yeux : « Je souhaite, si ma santé me le permet, revenir l'année prochaine. » <br /> <br /> Takeho, nous te disons une dernière fois merci. Merci, au nom des malades, des brancardiers, des hospitalières et de toute l'équipe du diocèse. Avec toi, nous avons partagé ces beaux moments en toute simplicité. Nous ne t'oublierons jamais car tu as as tracé un chemin d'amitié derrière toi... <br /> <br /> Maintenant, tu es auprès de Celle que tous ces malades allaient saluer et avec Elle, tu veilles sur nous. <br /> <br /> Notre Dame de Lourdes, priez pour nous. <br /> <br /> <div align="center"><img src="https://68.media.tumblr.com/f5e811623ac50bd61f3b622fbc5fbaff/tumblr_inline_ormqvaclsB1tc39nk_540.jpg" border="0" alt="https://68.media.tumblr.com/f5e811623ac50bd61f3b622fbc5fbaff/tumblr_inline_ormqvaclsB1tc39nk_540.jpg"/></div> <br /> <br /> « Bonjour madame, je suppose que je vais avoir le plaisir de saluer votre époux ? » <br /> <br /> Akiko Ishiyama resta pétrifiée sur place une fraction de seconde, elle eut l'impression subite et terrifiante que l'entièreté de la salle la regardait. Ce vieux voisin là-bas, le grand-père de Hervé Pichon, qui la dévorait du regard comme à son habitude, se caressant le menton face à cette femme seule et apeurée. Cette jeune demoiselle, la grande sœur d'une jolie camarade de Hiroki dont elle avait oublié le nom, semblait pointer le doigt dans sa direction, des dents jaunes en guise d'accueil sur laquelle elle passait sa langue avec délectation. Elle était certainement en train de penser : « La chinetoque est venue toute seule alors qu'elle ne quitte jamais son mari d'un pouce quand elle est en déplacement. Il y a de l'eau dans le gaz, en voilà une nouvelle réjouissante. » <br /> <br /> « Heu... non mon mari a eu un empêchement. Il est... il est un peu souffrant. » <br /> <br /> L'excuse était sortie machinalement de sa bouche sèche, la langue gonflée par la déshydratation qu'elle s'imposait implacablement depuis que les disputes avaient repris. Tout à coup, Akiko vit une belle japonaise qu'elle ne connaissait que trop bien, sur scène, vêtue d'un costume traditionnel. Les couleurs de l'ensemble lui brûlaient la rétine. Il y avait du rouge, du blanc et un voile noir qu'il l'attirait inexorablement. Un signal d'alarme résonna dans sa tête mais elle ne l'écouta pas. Comme possédée par une volonté supérieure, elle rejoignit une rangée où il y avait deux sièges vides, Yoko – la japonaise en question – la suivit et alla se placer à côté d'elle. Échange de regards. Un doux parfum fleuri émanait de la geisha, Akiko dût faire appel à toute sa volonté pour ne pas inspirer à fond et inhaler cette brume exquise qui l'ensorcelait. Même si elle le connaissait par cœur, madame Ishiyama ne put s'empêcher d'examiner méticuleusement le visage radieux qui se trouvait devant elle. Une peau de porcelaine naturelle, très pâle, qui contrastait étrangement avec la plupart des asiatiques qu'elle avait pu rencontrer dans sa vie. Un grain de beauté, pile entre les deux sourcils épilés à la perfection, grossissait et diminuait au gré des pulsations de son cœur. Les genoux d'Akiko tremblèrent quand la geisha posa ses yeux gris sur elle, deux perles de pluie qui semblaient s'effriter avec le temps. Ce gris ardoise, qui hantait ses jours et ses nuits, semblait avoir été poli par l'artisan le plus doué de sa génération, créateur numéro un de regard à couper le souffle. Yoko posa sa main sur la cuisse d'Akiko, qui rougit aussitôt, petite loupiote qui s'anime dans un océan de visages européens ennuyeux à souhait. « Pas en public » murmura-t-elle d'une voix tremblante qui laissait pourtant suggérer le contraire. La quadragénaire sentait sa féminité se réveiller, après des années d'aridité vaginale. Takeho ne l'avait jamais vraiment excitée. Ni lui, ni les autres. <br /> <br /> <span style="font-style: italic">&#31169;&#12398;&#39000;&#26395;&#12363;&#12425;&#31169;&#12434;&#23432;&#12426;&#12414;&#12377; <br /> Protect me from what I want <br /> Protège-moi de mes désirs</span> <br /> <br /> Elle avait envie d'explorer chaque parcelle de peau parfumée, le bonheur n'était plus qu'à deux doigts d'être atteint. Elle pensa à ses enfants, aux insultes qu'ils allaient recevoir si la foule présente venait à parler, un maelström de mots inonda son esprit de son flot incessant : <span style="font-style: italic">Un répugnant spectacle contre-nature au possible, voilà ce que vous nous offrez là mesdames. Tu vas achever notre pauvre mère avec tes conneries Akiko, elle mourra de honte quand elle va apprendre ça.</span> C'est ce que sa sœur lui avait dit presque mot pour mot quand elle avait surpris les deux demoiselles dans la demeure familiale au Japon, une vague de haine parfaitement visible au creux de son regard bridé... Du coup, Akiko avait dû se ranger, rentrer dans le rang, comme beaucoup d'homosexuels à l'époque. Et elle savait, même si ça lui fendait le cœur, que Yoko n'était pas vraiment présente à cette fameuse représentation de Roméo et Juliette. Les antidépresseurs ingurgités suite aux disputes incessantes avaient eu raison de son subconscient qui se forçait tant bien quel mal à retenir les fantasmes refoulés. Par crainte. Vu que Takeho avait fini par découvrir les vrais sentiments de sa femme à son égard. <br /> <br /> La japonaise s'imaginait presque que son mari allait entrer dans la salle, prêt à lancer un flambeau dans sa direction : « Brûlons l'infidèle ! » et que la foule se précipiterait pour l'aider. Comme un lapin pétrifié dans le halo des phares d'une voiture, elle remuerait son nez pour inspirer une dernière fois, avant de lever instinctivement une main à hauteur de son front pour se protéger des flammes de l'inquisition. Dérisoire. Pour chasser cette idée loufoque de son esprit, Akiko finit par cligner des yeux, rapidement, tel un essuie-glace qui veut éliminer une impureté bien ancrée sur le pare-brise. Son mari l'aimait bien trop pour commettre un acte aussi vil, pas vrai ? De toute façon, Yumi lui avait affirmé qu'il ne viendrait pas à la représentation théâtrale. Heureusement pour elle d'ailleurs... C'est sûr qu'elle n'aurait pas beaucoup rigolé s'il avait été présent. <br /> <br /> <div align="center"><img src="https://img4.hostingpics.net/pics/668269YumiandUlrichGetMrandMrsBackTogetherAgain.png" border="0" alt="https://img4.hostingpics.net/pics/668269YumiandUlrichGetMrandMrsBackTogetherAgain.png"/></div> <br /> <br /> « Ah monsieur Ishiyama, s'exclama Delmas d'un air ravi. Content de voir que vous vous êtes rétabli aussi vite. <br /> — Rétabli ? demanda Takeho d'un air soupçonneux. <br /> — Votre femme est assise là-bas. » <br /> <br /> En un instant, le proviseur de Kadic venait de briser le projet de soirée tranquille que Takeho s'était imaginé. Oh, il n'était pas naïf et savait bien que ça n'allait pas être l'évènement de l'année. Il s'était vu coincé entre une vieille tante odorante et un gamin mâchonnant un chewing-gum durant toute la représentation, rotant bruyamment à intervalles réguliers pour manifester son mécontentement face à ses parents qui l'avaient traîné de force à Kadic un soir de repos alors qu'il aurait préféré être à la maison en train de tripoter les différents boutons de sa manette pour se détendre un peu après une longue semaine de cours. Mais même le spectateur le plus horripilant aurait été mieux que sa femme, il préférait encore regarder la pièce à côté de Michael Myers plutôt que de se retrouver confronté à Akiko une nouvelle fois. <br /> <br /> « Ma femme ? Elle est là ? » <br /> <br /> <span style="font-style: italic">Cette salope, elle est là ?</span> C'est ça qu'il aurait voulu dire mais sa politesse légendaire, prétendument due à ses origines, l'avait précédé. <br /> Il entra néanmoins dans une torpeur intérieure inouïe, se laissant dévorer par la rage contenue depuis trop longtemps. Il tourna les talons et se précipita vers sa voiture. Au volant, son existence passée allait bientôt commencer à défiler en quelques fractions de secondes alors qu'un gaz douteux s'insinuait peu à peu dans l'habitacle via la fenêtre du passager, entrouverte comme à l’accoutumée. Le vieil homme se retrouva avec pour toute compagnie le sentiment qui avait grandi en lui ces derniers temps : la nostalgie. En réalité, il n'était pas si âgé mais c'est dans cet état d'esprit qu'il vivait désormais. Vaincu par les événements tumultueux qui avaient forgé son existence, il ne pouvait être qu'un ancêtre. Il s'était habitué à compter les jours, les mois, les années en prenant comme point de repère la tragédie qui l'avait fait peu à peu sombrer dans le regret le plus amer. <br /> <br /> Il contempla un bref instant ses mains crevassées et se remémora brièvement le travail dans les rizières qu'il avait accompli pendant toutes ces années. Sa vie passée se mit alors à danser devant ses pupilles qui en avaient déjà bien trop vu. Le vert flamboyant à perte de vue et le repas du soir valaient à peine l'effort fourni. Malgré l'ouvrage sans fin, son enfance restait associée à un bonbon acidulé dans son esprit. À l'époque, tout paraissait simple. L'enfant trapus qu'il était riait à pleines dents et irradiait de bonheur en compagnie de ses frères et sœurs. Sa joie éclaboussait les murs de la modeste chaumière et personne ne pouvait rester de marbre face à son charme. Car, plus que le physique, l'humour désarmant était sa véritable arme, celle qui faisait de lui le « beau gosse » de la région. Bien qu'il était trop jeune pour réellement en profiter. <br /> <br /> Adolescent, les choses se mirent à changer. D'une taille raisonnable physiquement, il avait surtout acquis avec le temps une force de caractère et un charisme qui faisaient trembler son entourage. Conscient de ses atouts, il accumula les conquêtes, malgré la culture prude, et ne se fit jamais prendre. Un jour, il alla courtiser sa voisine d'en face. Et après, ce fut au tour de cette paysanne aux formes généreuses qui était pourtant la nièce de son père. C'était un véritable challenge pour lui, se noyer dans le plaisir sans jamais s'attacher. Il continua ainsi pendant de longues années avant de quitter sa campagne pour une terre plus propice au développement personnel auquel il aspirait grâce à une association caritative, désireuse d'éloigner un maximum de personnes de l'enfer sur Terre. Hiroshima. Même s'il était né après l'impact et qu'il ne se trouvait pas sur les lieux-mêmes, sa famille demeurait néanmoins très près de la zone de contamination. Ce qui explique cette envie soudaine de fuir, au moment où l'innocence de l'enfance disparaissait au profit de cette angoisse quotidienne qui allait caractériser sa vie adulte. <br /> <br /> C'est à Tokyo qu'il emménagea. Étudiant en marketing parmi tant d'autres, Takeho passa alors inaperçu pour la première fois de sa vie. Jetant son dévolu sur une fille fréquentant le même bar que lui après les cours, le jeune homme rencontra une résistance farouche alors qu'il avait pourtant utilisé une de ses meilleures techniques d'approche. Sans le savoir, il venait de trouver celle qui allait le changer à jamais. <br /> <br /> Elle s'appelait Yoko. Lors de leur première rencontre, elle portait une tunique courte en soie rose agrémentée d'un petit bouquet de fleurs éparses à l'agrafe de l'épaule droite. Son visage reflétait une certaine innocence et aussi un manque d'expérience évident en matière de relations amoureuses. Pourtant, elle écarta les avances de Takeho avec un aplomb bien marqué et ça ne fit qu'attiser le désir du jeune homme qui voulut impérativement la revoir. La revoir, encore et toujours. Elle et surtout ses yeux gris, si rares au Japon. <br /> <br /> C'est ainsi que commença le rituel qui allait marquer le début d'une idylle plus apocalyptique que romantique. Chaque soir, Yoko attendait son preux chevalier pour le rabrouer d'une façon proportionnellement cruelle à la tentative élaborée. Celui-ci passait son temps libre à faire la plonge dans les restaurants – à défaut de réussir sa formation universitaire – pour impressionner sa belle avec des cadeaux relativement luxueux. À chaque fois, elle l'éconduisait avant de conclure la conversation avec une phrase vicieusement bien tournée : « On se revoit demain, Rome ne s'est pas faite en un jour... » <br /> <br /> Véritablement obsédée par l'Occident, la demoiselle ne pouvait s'empêcher d'indiquer subtilement à Takeho la seule chose qui aurait pu faire pencher la balance en sa faveur : une escapade dans la plus belle ville du monde. Malheureusement pour lui, l'amoureux désemparé ne pouvait faire autrement que de penser à sa magnifique citadine, ce qui condamnait ses neurones à un état d'activité proche de zéro. Pas facile de décrypter les messages subliminaux des jolies femmes, il l'apprit à ses dépens. Un soir d'hiver, elle ne se présenta pas à un de leurs rendez-vous... et même constat le lendemain. Pendant des semaines, Takeho l'attendit avec une fidélité sans faille avant d'enfin se rendre à l'évidence... Yoko avait – délibérément ou pas – déserté leurs rendez-vous. Le jeune asiatique ne pouvait évidemment pas savoir que Yoko naviguait entre les deux bords de la sexualité, pour ensorceler un maximum de gens, à la recherche cette fameuse personne qui finirait par lui faire découvrir l'Europe. La terre promise pour tout étranger avec des rêves plein la tête. <br /> <br /> Déprimé au possible, Takeho reprit néanmoins le chemin de l'école et se démena pour étudier sérieusement. Sa plus belle revanche arriva assez vite : il décrocha un diplôme et un emploi, de quoi subvenir aux besoins de sa famille qui lui manquait pourtant de moins en moins avec le temps. Les visages des Ishiyama se dissipaient à la lueur des néons de la capitale japonaise et Takeho voulut oublier leur existence qui faisait tâche dans son passé de petit bourgeois qu'il avait décidé de créer de toutes pièces pour s'assurer un minimum de crédibilité et éviter les faux condescendants. Pour renier ses origines de misérable cultivateur, rien de plus simple que le silence... et c'est ce qu'il fit. Dénués de ressources, les paysans restés au village ne purent jamais reprendre contact avec le jeune homme si souriant qu'ils avaient laissé partir pour un endroit pire encore... Takeho ne connut jamais son neveu et ça ne le gêna pas du tout, qu'est-ce qu'un morveux a de plus qu'un autre finalement ? <br /> <br /> L'employé docile finit par gravir les échelons de son entreprise de communication et une véritable rage de vaincre s'installa progressivement au cours de cette ascension. À vingt-neuf ans, il devint le plus jeune sous-directeur du building regroupant une multitude de filiales internationales. C'est à cette époque que lui fut assignée une ravissante secrétaire, Akiko, avec qui il commença sa première vraie relation passionnelle. Quelques années plus tard, ils officialisèrent leur union lors d'une grande cérémonie entre amis. Suite logique de cette décision irréversible, pas un seul membre de la famille des jeunes mariés ne vint souhaiter la bienvenue à la petite Yumi qui pointa le bout de son nez en plein milieu d'une conférence animée par Takeho. <br /> <br /> <div align="center"><img src="http://images6.fanpop.com/image/photos/36100000/Yumi-Ishiyama-image-yumi-ishiyama-36159688-500-400.jpg" border="0" alt="http://images6.fanpop.com/image/photos/36100000/Yumi-Ishiyama-image-yumi-ishiyama-36159688-500-400.jpg"/></div> <br /> <br /> Après cette heureuse naissance, le bonheur du couple était inégalable. Personne ne pouvait rivaliser avec ce duo charismatique et attachant qui partageait tout, que ce soit au travail ou dans la vie quotidienne. Jusqu'au jour où une restructuration remit en question le fondement de leur relation. Après avoir répandu leur cire sur les tables de chevet, les bougies qui entretenaient l'épanouissement du couple selon la tradition japonaise avaient fini par s'éteindre... et c'était irrévocable. De fait, l'agence publicitaire commença à douter de l'utilité de certains employés : à quoi bon payer une secrétaire au sous-directeur quand il peut s'occuper lui-même de l'administratif en passant plus de temps au boulot ? Quand Akiko apprit la nouvelle, elle refusa de se laisser abattre et alla immédiatement trouver le big boss pour lui poser un ultimatum de taille : s'il commettait l'erreur de la licencier, Takeho démissionnerait aussitôt. Impressionné par la détermination de cette frêle employée qu'il ne connaissait que de vue, le directeur accepta de la garder et lui offrit même une promotion exceptionnelle : il lui proposa le poste de déléguée syndicale, fraîchement créé, qui « conviendrait parfaitement à une experte des compromis » selon les dires du grand patron. Honorée, Akiko se voyait déjà représenter la centaine de travailleurs qui arpentaient chaque jour le carrelage doré du building. <br /> <br /> Par orgueil, Takeho interdit à sa femme d'accepter le poste. Il préférait, en réalité, qu'elle se fasse virer plutôt que de ne plus l'avoir sous son contrôle permanent au boulot par crainte qu'elle ne le surpasse un jour. La montée du pouvoir accordé aux business women l'inquiétait énormément. Il se servit habilement de Yumi pour faire culpabiliser son épouse. <br /> <br /> « Maman, si tu acceptes ton nouveau travail, ça veut dire qu'on se verra encore moins alors ? » <br /> <br /> Usant de ruses plus tordues les unes que les autres – allant même jusqu'à droguer Akiko à l'aide de somnifères dilués dans son café pour qu'elle s'interroge sur son état de santé –, Takeho fit tout ce qui était en son pouvoir pour convaincre sa femme qu'il valait mieux renoncer à cette responsabilité qui allait l'exténuer et compromettre l'équilibre de Yumi qui se retrouvait déjà bien trop souvent toute seule pour une enfant de cet âge. Mais Akiko n'en démordit pas et, courageusement, elle signa le contrat qui allait détruire son mariage. Takeho vit en cet acte une véritable trahison et c'est précisément à ce moment que Yoko refit surface. Coïncidence extrême ou accident parfaitement orchestré, elle le bouscula dans la rue et il replongea immédiatement dans son regard si expressif. Il la supplia pour obtenir un numéro de téléphone qu'elle lui accorda avant de s'enfoncer dans la foule perpétuelle de la métropole. <br /> <br /> Takeho regretta aussitôt cette demande et se promit de jeter le bout de papier sur lequel était griffonné la combinaison de chiffres qui pouvait tout remettre en question. Mais il finit par garder le numéro et craqua au bout de trois jours... Yoko décrocha au bout de la première sonnerie et ce qu'elle déclara glaça le sang de celui qui n'avait pas réussi à l'oublier : elle partait. Fleuriste de formation, elle avait réussi à obtenir un stage professionnel dans une boutique française. Le hasard, ou sa bonne étoile comme elle l'appelait, l'avait fait rencontrer une touriste parisienne qui cherchait de nouvelles variétés de fleurs qui dépayseraient totalement les européens et, par la même occasion, une spécialiste du sujet qui serait en mesure d'informer la clientèle. Pour se rapprocher de Rome, Yoko accepta la proposition faite par la vieille dame et, de ce fait, pliait bagage pour un avenir qui ne pouvait qu'être radieux. Le premier amour de Takeho conclut la conversation en avouant qu'elle n'avait eu de cesse de penser à lui avant de mettre fin à la communication. L'âme du garçon éconduit pendant si longtemps resurgit et il rappela immédiatement mais c'était trop tard : le numéro n'était plus attribué. <br /> <br /> Après ces quelques phrases échangées, la trajectoire du couple Ishiyama ne pouvait qu'être déviée du sillon initial. Sur un coup de tête, Takeho rédigea une lettre de démission qu'il porta en mains propres à son employeur. Prétextant une dépression due à une charge de travail trop importante, il manipula à la perfection sa femme pour qu'elle finisse par laisser tomber son poste à son tour. Au bout de quelques mois, ils envisagèrent – suite à de nombreuses allusions plus ou moins subtiles de Takeho – d'aller s'installer ailleurs afin de pouvoir recommencer à zéro mais les discussions furent stériles. Dans un instant de folie, le chef de famille décida de vendre la confortable maison de banlieue dans laquelle Yumi avait vécu ses premières années pour aller retrouver celle qu'il aimait... en France. Le jour où Akiko ouvrit la porte de sa maison aux futurs acquéreurs, elle manqua de défaillir. Son mari les avaient quittées, Yumi et elle, pour une destination inconnue et n'avait rien laissé derrière lui à l'exception de cet étrange billet : « On se reverra... » <br /> <br /> Folle de rage et d'inquiétude à la fois, Akiko essaya de contacter le père de sa fille par les tous les moyens possibles... mais ce fut un échec monumental. Elle emménagea avec la petite chez Mitsa, une ancienne collègue qui était son dernier rempart face à la précarité qu'elle envisageait chaque jour plus proche du cocon familial créé si laborieusement. Un an, quatre mois et trois jours plus tard, Yumi trouva devant la porte de ce même domicile un petit colis dont le contenu ne faisait aucun doute : IL n'était pas complètement sorti de leurs vies. De fait, Takeho les invitait à venir le rejoindre en France... et c'est là qu'Akiko revit le seul grand amour de sa vie : Yoko. Du moins, sa tombe puisqu'elle était décédée des suites d'une crise d’épilepsie particulièrement violente. Terriblement rongée par la jalousie et la rancœur, Akiko apprit que son mari avait vécu avec <span style="font-style: italic">cette</span> femme pendant tout ce temps où elle avait été délaissée au Japon. Durant toute cette période où son mari prenait du bon temps en sautant la femme de sa vie, la brave mère de famille s'était retrouvée coincée à l'autre bout de la planète, sans le sou et avec un mioche dans les pattes. Enfant de ce même homme qu'elle détestait plus que tout au monde. Akiko comprit aussi que Takeho les invitait en France uniquement parce que son joujou préféré venait de passer l'arme à gauche. Si Yoko était restée en vie, tout porte à croire que la famille Ishiyama serait restée dispersée dans ce monde obscur, avec le patriarche en Europe et ses restes en Asie. <br /> <br /> <div align="center"><img src="https://i.skyrock.net/2098/46032098/pics/1866483069_small_1.jpg" border="0" alt="https://i.skyrock.net/2098/46032098/pics/1866483069_small_1.jpg"/></div> <br /> <br /> Takeho Ishiyama revint à la réalité. Sa famille n'était pas venue en Europe pour lui mais bien pour le confort de sa situation. Hiroki n'était rien d'autre que l'enfant de la prétendue réconciliation, celle qui servait à sceller de nouveau le mariage après sa décrépitude. C'est bien connu, les humains n'ont pas d'autre solution que de faire des gosses quand ça ne va plus au pieu. Désormais, le vieil homme comprenait pourquoi sa fille aînée n'avait pas trouvé utile de prêter attention aux garçons qui l'entouraient ni même autorisé son cœur à aimer. En réalité, Yumi n'avait jamais vraiment reçu de tendresse de la part de quiconque. Akiko était trop occupée à détester secrètement son mari alors que le chef de la famille avait cessé de se préoccuper du moindre être humain depuis bien longtemps, à l'exception de lui-même bien entendu. Comme ses parents avant elle, la jeune asiatique a fini par s'enfermer dans une cellule aux barreaux imaginaires. Pourquoi donc essayer d'être chaleureux quand le monde ne nous le rend pas ? À quoi bon se faire remarquer dans cette société qui se veut de plus en plus invasive ? La dignité et l'honneur avant tout, c'est le seul crédo qui unifia la petite tribu si désunie. <br /> <br /> Si son mental n'avait pas été d'acier, des larmes auraient mouillé ses joues depuis de longues minutes. Takeko avait détruit sa famille... et il s'en foutait éperdument à vrai dire car il avait fini par embrasser l'idée que c'était eux, les monstres de l'histoire. Tout ce qui comptait à ce moment précis, c'était son envie pressante de quitter l'état de larve dans lequel il se trouvait et le simple fait d'imaginer l'éventualité que Yoko l'observait depuis l'au-delà le rendait fou. Mais de qui se souciait-elle vraiment ? Takeho ou Akiko ? Peut-être bien qu'elle épiait les deux à la fois... En tout cas, le père de famille avait fini par comprendre que la seule chose qui liait son couple, le ciment du foyer Ishiyama, c'était ce fantôme du passé qu'il aurait préféré oublier. Car maintenant, il sentait au plus profond de ses tripes que sa compagne ne l'avait jamais vraiment aimé. Si Akiko avait accepté de se marier avec lui, c'était uniquement pour savourer les dernières traces de Yoko qui subsistaient sur ses lèvres gercées par les baisers passés. Le seul homme avec qui Akiko pouvait un jour envisager avoir des enfants, c'était celui qui avait, comme elle, éperdument aimé Yoko. <br /> <br /> Dans un monde virtuel aussi proche que lointain, Aelita entra dans la tour activée. Mais c'était trop tard. Takeho se mit à rire, rire à en verser des larmes de bonheur... jusqu'à en perdre le contrôle de son véhicule. Traces de freinage. Poteau et crâne fracassés. Avec un mort, le retour vers le passé se retrouvait définitivement bloqué... Grâce à une simple crise de rire, XANA venait de faire sa première victime. Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9276 Minho Tue, 15 Aug 2017 16:13:24 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297938#297938 RE: [Jeu Code Lyoko] IFSCL - 3.4.0 http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297937#297937 bonjour a tous., <br /> Alors malheureusement j'ai du eteindre le super calculateur de mon coté car je suis partit en corse et impossible d'emmener mon ordinateur avec moi... alors je oompte sur vous tous pour contré les attaques de xana, attention au cozur de lyoko je ne me voit pas recrée les 5 territoire de lyoko en revenant de vacances. <br /> Bon c'etais la partie comic de mon poste, redevenons un peu serieux, voila depuis la sortie de la nouvelle verssion je m'amuse avec j'adore alors je tiens encore a remercier Immu pour tout le travail qu'il fournit, et toutes les concessions qu'il fait pour faire avancer le projet de l'IFSCL. Alors encore merci IMMU Projets partenaires http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=5040 quentinqmyc Mon, 14 Aug 2017 09:23:23 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=297937#297937