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 Auteur Message
Icer MessagePosté le: Ven 06 Jan 2017 20:20   Sujet du message: Répondre en citant  
<br>


Inscrit le: 17 Sep 2012
Messages: 2109
Localisation: Territoire banquise
Heyyyyyy,

Effectivement quand on revient ici au bout de presque trois mois, cette liste de personnages est une excellente idée, d'autant plus que les brèves descriptions de ta main sont suffisamment précises pour bien resituer le bordel ambiant correctement. Voilà qui m'a permis de lire ta suite avec une énergie nouvelle.

En passant, le lien de mon précédent commentaire que tu n'avais pas pu voir a normalement été corrigé.

Citation:
-Le maître m’a ordonné de t’abattre, et quand le mettre ordonne…


J'ai pas compris, il ordonne de mettre quoi, le maître ? Mr. Green
Au-delà de ça, un truc qui se remarque même quand on te lit dans le bus ou le métro, c'est l'absence ou le rajout de e sur un adjectif alors que cela ne devrait pas être le cas. N'oublie pas que confondre le masculin et le féminin dans la plupart des pays du Moyen-Orient ou d'Afrique peut conduire à la prison (Essaye de coucher avec un homme par erreur au lieu d'une femme au Zimbabwe pour voir ? Razz).


Citation:
la « Banshee » -comme Tanner l’avait nommée- poussa un nouveau hurlement strident



Je ne peux que valider le principe Cool
En revanche, la fin du chapitre, qui la concerne, est plus surprenant, puisque X.A.N.A est décrit comme se trouvant dans Seth. Mais j'imagine qu'il s'est simplement divisé pour maximiser ses chances de survie - comme c'est là aussi très bien indiqué dans la liste des personnages.

Une bonne séquence virtuelle sinon. J'ai cru un moment au troll ultime quand, après l'annonce paniquée de Franz, l'attaque des Salamandres a eu l'air repoussée en deux deux. Le combat entre Heath et l'Augure était haletant, avec un véritable suspense sur l'issue. Toutefois, on voit qu'il est difficile de trouver un véritable enjeu dans un combat entre deux organisations sur le monde virtuel, le perdant ne mourant en général pas. J'ai crû comprendre que c'était juste un test, un procédé qu'on a déjà vu un peu partout, même chez moi, il faut bien l'avouer.

En tout cas cette fic poursuit lentement et sûrement son chemin et j'ai toujours grand plaisir à la lire, bon courage pour la suite Smile

_________________
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« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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Silius Italicus MessagePosté le: Lun 06 Mar 2017 18:46   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 03 Fév 2015
Messages: 174
Localisation: à l'Est d'Eden
Bonsoir cher Tyker,
Ainsi, le chaos s’accroît ?

Encore que le parti pris des ellipses temporelles ait permis de passer outre les tièdes réorganisations et errances des personnages et groupes suite aux événements décrit dans du sang sur la neige. Pour autant, le récit met un peu de temps à démarrer. Certes, il n’est pas écrit pour des néophytes n’ayant pas lu votre précédent récit. Mais, le temps que met votre récit à trouver son rythme est d’autant plus étonnant. C’est la rançon de l’emploi de points de vue multiples, l’impression que les intrigues individuelles avancent relativement lentement : même si tous sont intéressants, cela n’est pas suffisant pour éviter une impression de dispersion. Et ce même si une convergence pourrait advenir.

Pour l’instant, et contrairement à l’avis d’Icer, réussir à rendre cohérent votre récit avec le dessin animé est loin d’être impossible. Encore que cela supposerait un dénouement quelque peu particulier. Le fait est que pour le moment, on ne sait quelle option vous allez prendre. Ce qui est dommage sur un point. Votre récit exploite le passé de Lyokô, sachant que les lecteurs savent quel sera son futur. En conséquence votre récit est doté d’un fort potentiel tragique centré sur les personnes de Waldo et d’Aelita. Cependant, cette tonalité ne peut être exploité tant que vous laissez les lecteurs dans l’expectative. Alors certes, on ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens, mais pour une fois l’intérêt serait grand.

Mais foin de ce qui n’est que potentiel. Un autre aspect de votre récit se démarque, que ce soit par rapport à une large partie de ses homologues, et même vis-à-vis de son prédécesseur. Il y a dans vos batailles virtuelles une tension vers l’épopée en effet. Une tension qui est particulièrement intéressante pour deux raisons, l’une externe, l’autre interne. Tout d’abord, l’épopée est un style fort peu employé de nos jours, c’est pourquoi vous voir hésiter au bord de ce gouffre captive. Ensuite, c’est une tonalité opposée à celle qui caractérise les scènes matérielles. Pour schématiser, c’est la fusion du noble et de l’ordurier. Du moins, ce pourrait. En effet, il y a une tension vers l’épique dans les scènes virtuelles, mais cette tension n’est pas résolue, n’est pas assumée. En conséquence, là où l’on pourrait avoir l’expérience d’une fusion à haute intensité entre deux tonalités de votre récit, il y a plutôt une impression — faussée — de corruption de l’un par l’autre.

Un autre aspect de la tension mentionné ci-avant est perceptible dans le choix des symboles. Encore qu’il s’agisse là moins d’une rupture que d’une amplification par rapport à votre précédent récit. La symbolique est en effet forte et affirmée ici : outre le thème du serpent, on pensera au dragon, au feu, à l’ange et à l’Éden… la nouveauté étant de voir tout cela relié à l’Apocalypse selon Saint Jean et à un personnage religieux. C’est un matériau intéressant, quoique pas forcément aisé à manipuler.

Au vu de cet ancrage, il est possible d’hasarder une hypothèse sur le nom « prothéen ». En lui supposant une racine grecque, ce pourrait être un jeu de mot entre « théos », « Dieu », et « prothéos », qui signifie : « être placé devant, en avant, être exposé… ». Étant donné que Franz Hopper est « Le Créateur », les prothéens seraient ceux qui sont exposés, placés devant Dieu, avec Heath en lieu et place de Michel.

À côté de cela, les aventures d’Aelita au lycée sont assez secondaires, en fait, votre plume s’en ressent : ce sont des passages qui vous intéressent peu, des obligations sans guère de plaisir.

Reste l’apparition d’une mystérieuse troisième faction qui pour l’instant semble raisonnablement informé de l’identité de ses ennemis, sans que ceux-ci ne la connaissent. Autant il est concevable que Hopper aient eu des ornières, autant l’Organisation apparaît comme trop puissante et influente pour rester ainsi dans l’ignorance. Enfin, ce n’est pas un point primordial.

Un dernier point de scénario intéressant même s’il ne connaîtra probablement guère plus de développement, c’est l’exploration de la famille Belpois. L’entourage de Jérémie a rarement été ausculté. Ici il en est donné un aperçu qui a le mérite de justifier les connaissances du futur héros.

D’un point de vue plus pragmatique, votre récit est fluide, mais entaché de trois types d’erreurs récurrentes : les erreurs sur le genre des noms, les erreurs de concordance des temps — des verbes au présent dans une narration au passé —et des manques dans l’emploi du subjonctif. Cela étant, au chapitre 5 : « Renarde se pelota contre elle ». Il y a là un léger problème : ou il s’agit de « se peloter avec », ou il s’agit de « se pelotonner contre ». Deux verbes qui n’ont pas le même sens. En contexte, les deux sont possibles, ou que vous vouliez marquer une dimension érotique, ou que vous souligner la fatigue et le besoin de réconfort. Il n’en reste pas moins que la forme est inexacte.

P.S : Icer, le lien que vous donniez dans votre message du 22 octobre n’existe plus.

Au plaisir.
_________________
AMDG

Prophète repenti de Kane, vassal d'Anomander Rake, je m'en viens émigrer et m'installer en Lyoko.
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Tyker MessagePosté le: Ven 14 Juil 2017 17:09   Sujet du message: Répondre en citant  
Tyker Modérateur


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Messages: 228
Localisation: Arkham Asylum


Spoiler


Spoiler



Chapitre 8: Légion Prothéenne


7 septembre 2001, Usine, 16h 23


Cela ne faisait que quelques minutes que Heath patientait devant l’un des scanners, pourtant il avait du mal à contenir son impatience. Franz Hopper n’avait pas menti, ramener un prothéen sur Terre n’avait rien eu de bien compliqué. À peine deux heures de travail, et le tour était joué. Il ne restait plus qu’à attendre que le scanner ait finit de modéliser son apparence, mais cela prenait un peu plus de temps que prévu.
-Il arrive, prévint Hopper, soit prudent.
Heath failli éclater de rire, mais conserva son sérieux. Le scanner s’ouvrit, et un… être humain (ou tout du moins il en avait l’air) en sortit.
Il était très difficile pour Heath de déterminer s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme, ses vêtements étaient plus que commun: un jean, des baskets et un pull à col roulé. Mais surtout, les traits sur son visage étaient aussi masculin que féminin. Pas de cheveux (ni de sourcils), bref, un être complètement neutre en terme de sexualité. Mais bon, cela n’avait aucune importance.

-Tu me comprends? Demanda Heath en le fixant droit dans ses drôles d’yeux jaunes.
-Oui.
Il (elle?) avait une voix bizarre, presque identique à celles que l’on enregistre pour les annonces dans les gares ou le métro.
-Tu vas m’attaquer?
-Non.
Selon Franz, ses IAs ne peuvent pas mentir. Mais Heath avait quand même un petit doute.
-Et pourquoi?
-Nous ne voyons aucune raison logique de le faire.
L’allemand hocha la tête.
-Tu sais pourquoi tu es ici?
-Nous avons transmis au créateur la requête d’envoyer certains d’entre nous sur son monde, afin de l’observer, et d’être tenu au courant des décisions qui seront prises concernant notre peuple. C’est ce que nous allons faire.

-C’est vrai, mais cela restera ton objectif secondaire, ta priorité sera de m’aider à combattre nos ennemis. Ici c’est moi qui commande. Tu es donc tenu de suivre mes ordres à la lettre, et de venir me voir dès que tu as une question. Compris?
-Oui Général.
-Parfait, alors comment dois-je t’appeler?
-Prothéen.
Heath haussa un sourcil.
-Je ne te demande pas le nom de ton peuple, je le connais, je te demande ton nom à toi.
-Nous sommes tous prothéens
Agacé, l’allemand se planta à quelques centimètres de son interlocuteur, il le dépassait d’une bonne tête.

-Comment s’appelle l’individu en face de moi.
-Il n’y a pas d’individu, nous sommes prothéens.
Heath poussa un profond soupir, et se frotta la tête.
-Il va falloir que tu m’expliques.
-Ce corps n’est qu’un outil dont nous nous servons pour nous fondre dans la masse, en réalité, il y a très exactement 1239 unités prothéennes qui l’habitent, nous nous sommes dis que cela était préférable afin de prendre nos décisions par consensus.
-Mon nom est Légion, car nous sommes nombreux.
La voix de Franz Hopper avait résonné aux oreilles de l’allemand comme un enfant qui lui plaquerait avec fierté son dernier dessin sur le visage. Malgré tout, les prothéens semblaient apprécier l’idée.
-Evangile selon Saint-Marc, chapitre cinq, verset neuf. Nous reconnaissons la pertinence de la métaphore.
Il fixa l’allemand droit dans les yeux, et annonça:
-Notre nom est Légion Lancaster, nous sommes ravi de travailler avec vous Général.
-De même, répondit Heath, mais je t’en pris, prend l’habitude de parler à la première personne du singulier.



7 septembre 2001, Banlieue Parisienne, 17h 13


Étonnamment, Heath appréciait Légion. Il ne parlait que lorsqu’il avait quelque chose d’intéressant à dire ou quand on le lui demandait. Il savait se montrer discret, et se rendre utile quand il le souhaitait. Ce qui tombait plutôt bien, puisque l’allemand commençait à en avoir assez de faire le garçon de courses.

Le prothéen et son général effectuaient une simple balade dans les environs de l’usine, jusqu’à la maisons des Lancaster. Histoire que Légion ait une assez bonne connaissance de ce coin de la ville, et qu’il évite de se perdre stupidement. Heath avait royalement ignoré les regards et les remarques à voix basses qui supposaient que le prothéen était atteint de cancer. Et qu’il n’avait plus beaucoup de temps à vivre. Ils ignoraient qu’à ses côtés se trouvait un homme qui rendrait la leur encore plus courte.

-Bon, tu as bien tous retenu?
-Oui général, les informations que vous nous avez transmises ont été enregistrées.
-Je t’ai déjà dis d’arrêter de parler à la première personne.
-Nous sommes 1239 unités à l’intérieur de cet enveloppe, nous juger comme une seule personne est incorrect.
-Et tu dis toujours ce qui est exact?
-Bien évidement.
L’allemand soupira.
-Bon… et bien essaye au moins de ne pas m’appeler « général » quand nous sommes à l’extérieur. Heath ça ira très bien.

-D’accord Heath.
-Une dernière chose, tu as l’interdiction formel de révéler à qui que ce soit la moindre information sur nous. Et cela comprend Lyoko, le Créateur, Aelita, Seth et moi. Si on te pose une question sur un seul de ses sujets, tu répondras: « Je préfères ne pas vous répondre ».
-Compris Heath.
-Bien. Il leva la tête et pointa du doigt l’une des maisons qui s’élevaient devant eux. C’est ici que l’on habite. Je vais rentrer, toi tu peux retourner à l’Usine.
Sur ses mots, l’allemand abandonna le prothéen sur le trottoir et se dirigea vers la porte.
-Heath?
-Oui?
-Qui est Seth?
Le jeune homme laissa un petit sourire en coin se tracer sur son visage, il se retourna:
-On a qu’à dire que c’est l’ange déchu, celui qui punira ceux qui ont péchés.



9 Septembre 2001, Lieu inconnu, 08h 21


-Qu’est-ce que c’est que ce bordel?!
Peter Warren détestait être interrompu lorsqu’il donnait une conférence dans la salle adéquate, et bien davantage si le trouble-fête s’appelait Alex Tanner et qu’il beuglait comme une vache.
-Qui sont ces personnes?!

Du doigt, le scientifique pointa les dizaines d’individus qui servaient d’auditoire à l’américain. Celui-ci conserva son calme.
-Ce sont nos nouveaux soldats virtuels, annonça-t-il d’un ton détaché, pourriez-vous vous exprimer de façon un peu plus cordiale histoire de ne pas passer pour un bouffon?
L’écossais le fusilla du regard, mais reprit ses bonnes manières.
-Pouvez-vous m’expliquer qui vous a demandé de recruter des hommes supplémentaires?
-C’est moi qui ait prit cette initiative. Nos deux récentes défaites m’ont ouvert les yeux: nous avons cruellement besoin de renfort, ce qui est chose faite.

Tanner manqua de se frapper le front, ses nerfs étaient en ébullition.
-Dois-je vous rappeler que nous ne disposons que d’une dizaine de scanners? Nous n’avons pas les moyens d’envoyer autant d’hommes dans la virtualité.
-Nous n’avions pas, corrigea Peter, d’ici quelques jours nous disposerons de très exactement soixante-dix scanners financés par mes soins.
-Vous… Quoi?! Mais qu’est-ce qui vous ait passé par la…
-Arrêtez de vous donner en spectacle! Cracha le cannibale d’un ton venimeux.
Tanner remarqua alors les dizaines de paires d’yeux moqueuses qui étaient tournées vers lui. Ce qui ne fit qu’accentuer sa colère.

Profitant de ce moment de silence, Peter reprit la parole:
-Il se trouve professeur Tanner, qu’on s’est joué de vous.
Le scientifique fronça les sourcils, mais n’eut pas le temps d’en placer une.
-Nos scanners, avec le bon matériel et les bons ouvriers, peuvent être construit en une semaine montre en main. Si toutefois personne n’a la mauvaise idée de saboter les plans de construction. N’est-ce pas Professeur Belpois?

Le regard de Peter se posa sur l’homme qui reposait en piteux état sur le côté de la pièce. Suivit presque instantanément part ceux des autres personnes présentes.
Norman gisait sur le sol aux pieds de Dragunov, a en juger par le piètre état de son visage, il avait été battu.
Les yeux du professeur Tanner se remplirent de colère et de haine, il se planta devant son ancien employé.
-Vous avez de la chance Belpois, vociféra-t-il, vous m’êtes encore trop précieux pour que je vous laisse mourir. Néanmoins, votre trahison vous coutera bien plus que la vie.
Norman laissa échapper un petit gémissement de douleur, accentué par le mouvement de ses dents cassées.

-Puis-je reprendre? Demanda Peter visiblement à court de patience. Je vous rappelle que nous avons une attaque à préparer.
-Vraiment? Grinça Tanner. Et quel sera le but de cette attaque?
Le cannibale laissa échapper un sourire maléfique, son regard trahissant son envie de meurtre.
-La destruction totale de notre cher Professeur Schaeffer et de sa clique.



12 septembre 2001, Lycée Jean-Baptiste Say, 12h 39


Attablée tranquillement à la cafétéria de son école, Aelita poussa un soupir de soulagement qu’elle retenait depuis bien trop longtemps. Et pour cause, la plupart des ennuis dans lesquelles elle s’était fourrée semblaient désormais derrière elle. Heath et son père étant trop occupés par leurs magouilles pour s’occuper d’elle, elle s’était permise de leur cacher ses quelques soucis. Le retour prématuré de Matthieu, et la protection de Sylvie l’avaient bien aidée à les résoudre. Grâce à leurs soutiens, les petits malins qui avaient répandus des rumeurs sur Seth s’étaient calmés, et le calme était revenu dans la classe. Mais contrairement à sa soeur, le mutant n’avait jamais vraiment remarqué l’animosité que lui portait ses camarades. Il faut dire que lorsque l’on est aussi bien entouré que lui, il est difficile de se sentir mal dans sa peau.
Seth avait un nombre incalculable d’admiratrices, il était si populaire que certains garçons envisageaient même de devenir son ami seulement pour pouvoir en profiter.
Heureusement pour lui, sa « soeur » savait le protéger de ce genre de fréquentations. Elle était d’ailleurs tellement habituée à le voir cerné par toute une meute, qu’elle fut assez surprise de le voir arriver vers sa table avec seulement une fille à ses côtés.

-Coucou soeurette, dit-il en faisant la bise à la princesse de Lyoko, tu fais une drôle de tête.
-Je ne m’attendais pas à ce que tu ai si peu de compagnie, répondit-elle sans quitter Valentine du regard.
La jeune fille rougie et salua Aelita en baissant légèrement la tête. Ce qui la fit rire.
-Soit pas si timide, je ne vais pas te manger.
-Pardon. Dit-elle en se redressant.
-Et ne t’excuses pas pour rien.
De plus en plus gênée, elle se tourna vers Seth pour chercher un peu de soutien. Le mutant lui adressa alors un très beau sourire, qui eut vite fait de la remettre en confiance.
Les deux adolescents s’assirent donc à la table d’Aelita, qui examina la jeune fille des pieds à la tête.

Elle avait un look de petite fille modèle, elle portait un chemisier blanc assez élégant, et une jupe bleu marine. Ses cheveux blonds étaient coupés en carré court.
La princesse de Lyoko remarqua alors du coin de l’oeil, les regards jaloux de plusieurs filles de sa classe. Et cela ne présageait rien de bon.
-Qu’est ce que vous faites là tous les deux?
-On sort ensembles, annonça Seth sans s’arrêter de sourire.

Les yeux d’Aelita jaillir de leurs orbites. Rouge comme une tomate, Valentine se concentra sur ses chaussures.
-Depuis quand?
-Depuis trente minutes.
La jeune fille aux cheveux roses manqua de se frapper le front, mais elle parvint à se maitriser histoire d’éviter de se donner en spectacle. Elle soupira, techniquement, elle n’avait rien contre le fait que Seth se trouve une petite amie. Mais de là à ce que ce soit aussi rapide, et avec une personne qu’il connaissait aussi mal. Elle ne savait plus tellement quoi penser.

-Et toi alors?
-Quoi moi?
-Bin… ça a l’air d’aller entre Lucius et toi.
Aelita fronça les sourcils, et leva les yeux au ciel.
-Arrête, je le connais à peine. On est même pas encore réellement amis, on discute, c’est tout.
-Tu devrais faire attention, prévint Valentine de sa petite voix, Lucius n’a pas très bonne réputation dans l’école.
-Qu’est ce que tu veux dire par là?
La blonde prit un air embêté, mais finit par déballer son sac.

-L’année dernière, Lucius était le souffre-douleur préféré des « caïds » de l’école. Il se faisait souvent racketter après les cours, mais ça n’allait généralement pas plus loin que ça. Sauf qu’il y en avait un qui était plus violent que les autres, et qui en avait fait sa victime préférée. Il s’appelait Mohamed Fitoussi, et c’était un gros enfoiré de ce que j’ai entendu. En plus de racketter Lucius, il l’humiliait très souvent. Il le bousculait dans les couloirs, le faisait tomber dans les escaliers, il est même aller jusqu’à lui mettre la tête dans les toilettes.

Aelita frémit de dégoût en écoutant ce récit, elle n’avait jamais imaginé que Lucius aurait pu vivre de tels cauchemars. Valentine continua:

-Un jour, Mohamed est allé trop loin: Il a cassé le bras de Lucius, et l’a envoyé à l’hôpital avec une commotion cérébral. Tout le monde à l’école avait été choqué d’apprendre ça, et certains étaient allés demander l’exclusion de Mohamed auprès de la principale. Ce qu’elle avait refusée, l’incident n’ayant pas eu lieu dans l’enceinte du collège. Certains des garçons avaient cependant décidés qu’il était temps que la tyrannie de Mohamed cesse, et le jour suivant, l’avait patiemment attendu à l’entrée de l’école. Mais il n’est jamais venu. On l’a retrouvé quelques jours plus tard, le corps complètement carbonisé dans un immeuble abandonné.

Aelita n’en croyait pas ses oreilles.
-Et tu crois que c’est Lucius qui…?
-Non. Enfin, personne ne pense dans l’école que c’est lui le responsable. Mais il y a pas mal de rumeurs qui trainent concernant ses frères. Apparement, Lucius leur aurait caché la vérité pour éviter ça, mais quand il a été à l’hôpital…
-Il n’y pouvait plus grand chose. Compléta Aelita.
-Oui voilà.

La princesse de Lyoko avait un peu de mal à croire à cette histoire, mais elle ne put s’empêcher de penser aux mises en garde de Lucius concernant ses frères. Elle se gratta la tête. Pourquoi est ce que le monde dans lequel elle s’était réveillée était aussi dérangé?



12 avril 1999, Belgique, 19h00


-Que tout le monde se lève! Ordonna le Directeur Favard. Et montrez-moi vos assiettes.
L’orphelinat Asher, était réputé pour être plus une maison de correction qu’un véritable foyer pour jeunes orphelins. On y envoyait les délinquants drogués ou SDF qui trainaient dans les rues des métropoles belges. Situés au milieu de la Louvière, à à peine une soixantaine de kilomètres de Valenciennes. Cet établissement représentait ce que Thomas Von Kane haïssait le plus au monde: une prison. Bien avant cela, la vie du jeune homme n’avait été faites que de liberté et d’air pur. Ayant grandi dans une troupe de théâtre ambulante, Thomas avait toujours été un éternel optimiste. Jamais durant cette vie, il n’avait cru pouvoir un jour se sentir malheureux. Chacun de ses jours avaient été emplie de joie et de rire. Il avait eu la naïveté de penser que les multiples rôles qu’il avait joué pour sa troupe, lui avaient donnés une bonne image de ce qu’était la vie sur Terre. Aujourd’hui, il avait tous perdu.

Sa troupe avait été prise par des douaniers Luxembourgeois, plus de la moitié d’entre eux avait été emprisonnée. Par miracle, Thomas avait réussi à s’enfuir vers la Belgique. Où il avait pu commencer une nouvelle vie remplie de chapardages et d’amitiés nouvelles. Le jeune homme avait toujours eu le don pour se faire facilement des amis, et il n’eut aucun mal à devenir le mouton blanc d’une petite bande de voyous liégeoises . Sa nouvelle famille n’avait d’ailleurs pas tardé à l’appeler « grand frère », tant ses conseils avaient toujours été sages et avisés. Thomas s’était juré qu’il n’oublierait jamais les visages de ceux qu’il avait pu appeler ses frères. Et aujourd’hui, après leur avoir permit d’échapper à la police en se sacrifiant. Il savait qu’il ne regretterait jamais son geste. Même si aujourd’hui, il était prisonnier d’un univers qui lui donnait envie de vomir.

Le Directeur traversa le réfectoire, et vérifia assiette par assiette si les portions n’avaient pas été entamés. Histoire que les habitants affamés du foyer connaissaient leurs bonnes manières. Favard ne procédait pas à ce rituel tous les soirs, ainsi, il était persuadé d’attraper quelques imprudents. Thomas ne s’était jamais laissé prendre à son jeu, à ses yeux, cet homme était un idiot. Mais l’orphelinat regorgeait de gamins encore plus idiots. Prit d’un étrange pressentiment, il jeta un coup d’oeil autour de lui. Et vit ce dont il se serait bien passé ce soir. Benoît, un petit garçon de onze ans, avait entamé sa portion de haricot. Il s’y était prit si brutalement qu’il n’avait même pas prit soin d’essuyer sa cuillère. Prit d’une impulsion, il échangea rapidement son couvert avec le sien.

Mais il manqua de discrétion, et l’ustensile heurta son assiette. Rapide comme un serpent, Favard pointa ses yeux luisant sur le jeune homme. Et se dirigea vers lui d’un pas lourd et menaçant, avant de se planter devant lui.

-Votre cuillère est bien sale Monsieur Von Kane.
-Elle l’est Monsieur.
-Il me semble que vous connaissez les règles, la droite ou la gauche?
Favard avait conservé son manteau, impossible donc de savoir sur quelle main il avait mit ses chevalières.
-La droite Monsieur.
Le Directeur étira son sourire, et retira son manteau, avant de le confier à un de ses larbins.
-« Mauvaise pioche », songea Thomas.
La gifle fut beaucoup plus violente qu’il ne l’avait imaginée.


Lorsque le jeune homme reprit conscience, il était là où il savait qu’il atterrirait: au trou.
Cet endroit n’avait rien d’une réelle cellule, il s’agissait seulement de petites caves dégoutantes. Des caves qui étaient remplies d’araignées et généralement de deux ou trois rats. Les portes étaient en bois rongés. Très simples à forcer, mais le garde qui surveillait les cellules l’était beaucoup moins.
Thomas détestait la saleté, il avait toujours prit grand soin de son corps. Mais ce n’était pas obsessionnel au point de piquer une crise d’hystérie. Il se lavera quand il sortira, c’est tout.


Il n’eut d’ailleurs pas à attendre bien longtemps avant que la porte de sa cellule ne s’ouvrit. Mais au lieu du geôlier, ce fut un jeune homme de son âge qui pénétra dans la pièce, une bougie à la main.
-Stéphane?
-Bonsoir mon amour.
Le jeune adolescent se pencha en avant et déposa un baiser sur les lèvres de son petit ami. Avant de lui tendre un snicker, Thomas resta interdit.
-Mange-le s’il te plait. Si tu savais tous le mal que j’ai eu à le faire rentrer dans l’orphelinat.
-Tu n’aurais pas dû.
-Je sais. Allez mange.
-Si jamais Favard t’attrape…
-Mais tu vas manger oui?

Thomas soupira, mais déchira l’emballage. Il sépara la friandise en deux, et glissa l’autre moitié dans la bouche de l’homme qu’il aimait. Ils savourèrent leur plaisir culinaire lentement, avant d’achever la dégustation par un fougueux baiser.
-Avec quoi tu as payé le geôlier?
-Une cartouche de cigarette.
-Évidemment.
Les deux garçons n’échangèrent plus un mot durant quelques minutes, Thomas se contenta seulement de plonger sa tête dans la chemise de son petit ami. Pour y retrouver un peu de réconfort.

-Tu devrais partir, murmura-t-il, je ne veux pas que Favard nous découvre.
-Il semblerait que votre souhait n’est pas été exaucé Monsieur Von Kane.
Thomas releva la tête si brutalement qu’il se cogna contre Stéphane au passage. Le directeur Favard était là, et le geôlier de plus de deux mètres aussi.
-Sam? Aurais-tu l’obligeance d’apprendre à ses garçons comment les hommes sont supposés se comporter?
Ledit Sam hocha la tête, et s’approcha du couple. Stéphane se plaqua devant son petit ami pour le protéger, mais le géant le souleva comme une plume, et lui asséna un violent coup de poing dans l’estomac.
Thomas tenta de se relever, avant d’être renvoyer au sol d’un coup de pied au visage.

-Retire leurs pantalons, ordonna Favard.
Sam obéit, et arracha leurs vêtements comme un emballage plastique.
Le directeur plongea la main dans son manteau, et en sortit la lame la plus terrifiante que Thomas ait jamais vu. Un long coutelas à dents, plus aiguisé qu’un rasoir.
-Monsieur Laurence, cracha-t-il à l’adresse de Stéphane, vous avez été le pire élément que j’ai jamais accueilli dans cet établissement. J’ai cru quelques temps pouvoir vous sauver, mais votre cas me semble irrécupérable.
Sur ses mots, il enfila une paire de gants en plastique jetable, se saisit du sexe du jeune homme, et le trancha net. Testicules compris. Un hurlement atroce, étouffé par la main géante de Sam résonna dans l’intégralité du sous-sol.

Le sang de Thomas se glaça dans ses veines, tandis que l’horreur s’emparait de son visage.
-Vous avez mal? Sachez que je m’en réjouis. Jeta Favard comme s’il lui avait frappé les doigts avec une règle. Mais je veux m’assurer que vous ne posiez plus jamais les yeux sur le moindre garçon innocent que vous croiserez. Et pour cela, je ne connais qu’un seul moyen.
Stéphane n’entendait plus les paroles du directeur, la douleur lui avait fait perdre connaissance. Mais cela n’empêcha pas son tortionnaire d’écarter ses pupilles, et de lui crever les yeux un par un.
Thomas n’en pouvait plus, il se cambra, et vomit un filet de billes. Favard haussa un sourcil méprisant.

-J’avais un peu plus d’espoir pour vous Monsieur Von Kane, dit-il d’un ton mi-triste mi-méprisant. Mais je pense qu’il y a encore une chance pour vous, aussi je me contenterais de vous retirer seulement quelques centimètres. Peut-être cela sera-t-il suffisant pour trouver en vous la force de vous faire pardonner aux yeux de Dieu.

Là-dessus, il hocha la tête en direction de Sam. Le geôlier laissa alors tomber Stéphane, et empoigna Thomas. Le jeune homme se débattit vainement, mais sa force physique était dérisoire en comparaison de celle de son bourreau.
-Prenez votre sexe par le gland, ordonna Favard, et tendez-le.
-Non…

Le directeur brandit son coutelas sous les yeux de l’adolescent, ceux-ci s’écarquillèrent de terreur.
-Vous avez le choix: Ou je ne vous prive que d’une partie de votre membre, ou je vous coupe tout. Que choisissez-vous?
Le coeur au bord des lèvres, Thomas saisit son sexe par le bout, et le tendis. Fayard essuya son arme avec un mouchoir de soie, puis il la rangea, pour sortir une paire de ciseau.
-Rassurez-vous, murmura le directeur avec une voix qui se voulait rassurante, se sera rapide et propre.

Sur ses mots, le directeur fabriqua un petit garrot autour du sexe de Thomas à l’aide d’un autre mouchoir de soie. Puis, il y versa une portion raisonnable d’alcool.
-Ce sera très douloureux. Chuchota-t-il d’un ton désolé.
-J’en doute.

Le Directeur Favard fit volte-face, juste avant que les coups de feu ne retentissent. Les deux bourreaux restèrent figés sur place pendant un moment, avant de s’écrouler sur le sol, avec un trou béant dans le front.
Thomas Von Kane fut emporté par le poids de Sam, et fut écrasé par le géant. Le stress qu’il avait accumulé était si intense, que sa respiration se fit de plus en plus lourde. Il sentit cependant son corps être libéré du poids du geôlier. Puisant dans ses dernières forces, il leva la tête.

-Mon cher Thomas, je suis désolé, tous va bien?

Le jeune homme voulu pleurer, hurler, crier les pires horreurs qui lui venaient à l’esprit. Mais ses forces l’abandonnèrent, et il plongea dans le néant.

_________________

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"Introduce a little anarchy. Upset the established order and everything becomes... CHAOS"

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Chapitre 9: Blackwater




Lieu inconnu, heure inconnue, date inconnue


Au vu de l’état dans lequel il se trouvait, Norman Belpois semblait désormais connaître la définition du mot « souffrance ». Ses membres avaient été brisés, ainsi que ses côtes et son nez. Il avait perdu près de la moitié de ses dents, l’autre moitié était cassée.

Mais il se moquait de sa douleur, car il était en train de vivre son pire cauchemar: se retrouver sur la table d’opération du Professeur Akuma.
Ce japonais de cinquante deux ans, était l’un des plus grand biologiste et chirurgien de la planète. Mais malgré ses talents hors du commun, il fut évincés des plus grands postes qu’il eut jamais occupés suite à ses expériences démentes. Ses diplômes lui furent retirés, et il fut condamné à vivre une vie qui n’avait plus aucun intérêt à ses yeux.
Mais un génie n’est pas toujours incompris, et ce fut le cas pour Akuma. Le Docteur avait eut vent de ses talents, et lorsqu’il apprit sa misère, il lui proposa l’un des postes les plus convoités de Silver Wings: celui de Directeur du département Biologique.

En quinze années de bons et loyaux services au sein de l’Organisation, Akuma avait menés tout un tas d’expériences. Toutes plus contre natures les unes que les autres. Certains croyaient qu’il se prenait pour Dieu, à force de rendre l’impossible possible. En réalité, le japonais agissait plutôt comme un enfant trop curieux. Incapable de contenir sa soif de découvertes, et son incroyable curiosité. C’était d’ailleurs lui qui avait mis au point les bras métalliques de Heath, ceux-là même qui avaient permis à l’allemand de détruire Silver Wings. Sa seule réaction lorsqu’il avait appris la nouvelle, fut un large sourire de satisfaction. Il avait été trop heureux de savoir que sa création avait fonctionnée.
En revanche, la plus grande déception de sa carrière fut la conception de Seth. En effet, Akuma était tombé des nus lorsqu’il avait apprit qu’il n’y participerait pas. Le japonais s’était alors confiné dans son laboratoire pendant des jours. A l’image d’un enfant qui bouderait en apprenant qu’il n’irait pas à Disneyland. Au final, il s’était fait une raison. Seth était la créature du Docteur, sa création, et il ne laisserait personne d’autres que lui-même y toucher. Cela, Akuma pouvait le comprendre.

Mais quelle ne fut pas sa joie lorsque le Docteur, trop malade pour s’en occuper lui-même, lui avait confié les rênes de la création de Thanos et Crystal. Il y avait consacré toute son âme, tout son talent, à tel point que les deux mutants surpassaient désormais Seth au niveau de leur conception génétique. Mais ils étaient toujours dépourvu de conscience.
Cependant cela n’avait aucune importance, son travail s’était arrêté là. Désormais, le projet était entre les mains de Tanner.

Au fil des années, Norman avait vu les pires horreurs passer par la salle d’opération d’Akuma. Tout d’abord, il y avait eu des animaux, des cobayes communs comme des chimpanzés. Puis les cobayes furent de plus en plus gros. Jusqu’à ce qu’il décide de passer aux êtres humains, et c’est à ce moment là que Belpois avait manqué de cracher son coeur. En effet, les sujets d’expérimentation d’Akuma étaient de jeunes enfants palestinien, vendu par leurs parents pour la plupart. Ou tout simplement kidnappés.

Norman Belpois avait vu bien des horreurs dans sa vie, mais les pires d’entres elles avaient eu lieu ici. Jusqu’à présent, il n’avait assisté qu’à deux opérations du Professeur Akuma. Qui plus est, deux « légères » selon Tanner. Il lui était impossible d’imaginer ce que pouvait donner une opération sérieuse, alors en vivre une. Il doutait fortement de la capacité de son coeur à supporter une telle expérience, il priait pour qu’il ne la supporte pas.

Le Professeur Akuma se pencha au-dessus de son cobaye, un air sincèrement désolé sur le visage.

-J’aurais bien aimé passer tout de suite à l’opération vous savez, soupira-t-il, mais Monsieur Tanner m’a demandé de commencer par vous faire souffrir. C’est assez grotesque quand j’y pense. Je suis un scientifique, pas un bourreau.
Belpois était tétanisé par la peur, il n’osa pas émettre le moindre son. De toute façon, la douleur dans sa bouche l’en empêchait.
Akuma attira vers lui un chariot de taille moyenne, et retira le drap blanc qui le recouvrait. Des centaines de lames différentes étaient parfaitement alignées sur chaque étage du chariot. Le regard du Professeur Belpois se rempli d’effroi. Akuma ne le remarqua pas, il était trop occupé à choisir son ustensile de travail. Il passa la main au-dessus de ses lames, en choisit une, et l’approcha de la chair de son cobaye.
Un hurlement de souffrance transperça la nuit.



16 septembre 2001, Usine, 04h 14

Dire que Franz Hopper était fatigué aurait été une bien sinistre moquerie. Le scientifique était possédé par la fatigue. Ses yeux étaient rouge sang, les poches sous ses paupières étaient plus épaisses que jamais. Et pourtant, il devait être présent. Il devait se tenir devant ce satané pupitre de commande. L’alarme de Légion l’avait tiré de son sommeil supposé être réparateur. Ce qui l’avait forcé à réveiller Heath, et à se présenter ici pour défendre son territoire.
Comme prévu, le verrou sur la porte de Lyoko donnait bien plus de fil à retordre à l’Organisation que la dernière fois. Ce qui leur avait laissé le temps de se rendre à l’usine pour préparer leurs défenses. Et ils avaient justement une petite surprise pour leurs invités.

-Nos soldats sont en place, informa son second, c’est quand vous voulez.
Hopper pianota sur son clavier, et appuya un première fois sur la touche « entrée ».
-D’abord on met la table, murmura-t-il dans sa barbe, et ensuite…
Il plongea la main dans sa serviette en cuir, et en sortit une boite de CD. Il en prit un, et l’inséra dans la machine.
-… On accueille les invités.



Même Moment


-La porte est ouverte. Annonça Dragonne en poussant un soupir de soulagement.
-C’est pas trop tôt. Grogna Renarde. Ça a prit une éternité.
Alors qu’elle finissait de se plaindre, le Noirsoeur fut entouré par un espèce de champ électromagnétique rouge. Cette force inconnu paralysa les commandes du vaisseau, et l’entraina de force à l’intérieur de Lyoko.

-Qu’est-ce qui se passe?! Hurla Peter tandis que son moyen de transport était en train de valdinguer.
-Au secours!
Le vaisseau s’arrêta brutalement, ce qui causa aux passagers un jolie choc contre leur tableau de bord respectif.
En rage, Peter releva la tête.

Le Noirsoeur avait émergé sur la banquise, et pas vraiment au meilleur endroit qui soit. Il se trouvait à l’extrémité du territoire, soit, au bout d’un cul de sac. Il n’avait qu’un seul chemin où débarquer, chemin qui était bloqué par un gigantesque mur de glace. Sur lequel était perchée une ribambelle de Krabes et de Kankrelats, ainsi qu’une vieille connaissance.
-C’est gentil de passer. Ricana Heath assis sur sa muraille. Vous voulez jouer un peu?
Peter grinça des dents, mais il s’autorisa un sourire.
-Il veut jouer, il va être servit. Tanner? Envoyez les renforts.
Une vague d’électricité se mit à parcourir le Noirsoeur. Le vaisseau vibra un petit moment, avant de recracher son énergie. Permettant à une soixantaine de soldats de se virtualiser devant lui.
-Oh merde, lâcha Heath sans s’arrêter de sourire. Ils ont des munitions cette fois.

Dragonne se matérialisa à son tour, et se plaça devant sa petite armée.
-Sortez vos armes! Ordonna-t-elle d’un ton ferme. A l’attaque!
Les mercenaires dégainèrent leurs pistolets et boucliers, et foncèrent sur leur objectif.
Exciter comme jamais, Heath leva son bras droit, et l’abaissa. Laissant ainsi une pluie de laser s’abattre sur ses ennemis.
-La Mer numérique est noire, murmura-t-il en la contemplant. Ça va être un spectacle magnifique.



Même Moment


Peter sourit de satisfaction, son plan avait fonctionné.
Tandis que Noirsoeur avait dû débarqué en plein dans le traquenard de Heath, lui et Dragunov avait su profiter du chaos pour s’éjecter du vaisseau. Puis, à l’aide de leurs petits modules de navigations, s’étaient débarqués à environ un kilomètre du champ de bataille. Grâce au camouflage que Tanner avait rajouté à leurs combinaisons, ils étaient invisibles aux yeux de Hopper.
-Bien, commença Peter, notre objectif se trouve à deux cent mètres de notre position. Nous savons quoi faire.
Dragunov acquiesça, et, marteau au poing emboita le pas de son capitaine. La tour au halo bleu qui se dressait devant eux était bien évidement leur objectif. Le but de cette mission était de localiser le super calculateur qui générait Lyoko. Et dans la foulé, de le paralyser à l’aide du virus que Tanner avait implanté dans le cimeterre de Peter.

Le plan avait tout de suite plut à Peter, retrouver son pire ennemi dans le monde réel avait bien plus d’intérêt que ces combats sans enjeux. Des combats où le seul moyen de mourir était de faire un plongeon dans l’eau. Cela n’avait aucun intérêt, et surtout pas pour Peter.
Le cannibale s’était en effet juré de déguster la chair de Heath, chair qu’il rationnerait pendant des mois pour faire durer son plaisir. Il rêvait chaque nuit de sa tête, empaillé au dessus de son lit.
Il atteindrait son objectif, comme il l’avait toujours fait.

-Allons-y.
Ce n’est qu’au moment où ses paroles franchirent ses lèvres, qu’une flèche électrique transperça le crâne de son subordonné. Dragunov en fut si surpris qu’il n’esquissa pas le moindre geste, même après que le projectile l’ait touché.
Peter fit volte-face, un être à la forme humanoïde se tenait face à lui. Il n’était pas composé de chair, seulement d’un genre d’énergie bleu électrique. L’arbalète qui s’était formée sur son poing se dissipa, pour reprendre la forme d’une main.

-Alerte! Intrus détecté, mise en place du protocole de défense.
L’avant bras droit de la créature se changea en une longue lame. Le gauche doubla de volume, et forma une main avec de tranchantes serres à la place des doigts.
Peter était très loin d’être impressionné par son adversaire, il dégaina son cimeterre, et se mit en garde.

-Il va falloir bien plus que ça pour réussir à m’avoir. Prévint le cannibale. Un avertissement qu’il regretta presque aussitôt.
Lentement, une minuscule particule se détacha du corps de la créature. Et après un flash aveuglant, prit la même forme que lui.
Une autre particule se détacha également, puis une autre, et encore une autre.
Peter se retrouvait à présent face à cinq adversaires, disposant chacun d’armes différentes.
-Mon nom est Légion, car nous sommes nombreux.
Le cannibale pesta.



Même Moment


La bataille faisait rage, sans qu’aucun des deux camps ne prennent l’ascendant sur l’autre.
Les mercenaires, bien que désavantagés face à des adversaires en hauteur, bénéficiaient d’une douzaine de glaçons en forme de rochers derrière lesquelles s’abriter.
-Couvrez-moi, hurla l’un d’entre eux en dégainant son bouclier.
Il sortit de sa cachette, et malgré le feu ennemi, se plaça au milieu du chemin pour bénéficier d’un meilleur angle de tir et d’une meilleure vue. Considérant qu’il s’agissait d’une idée intéressante, quatre autres mercenaires l’imitèrent. Et vinrent se placer à ses côtés pour constater… Leur erreur.

Heath avait préparé quelques morceaux de glace qu’il avait posé sur sa muraille. Il en saisit un, et l’envoya de toutes ses forces contre le petit groupe d’imprudent. Les mercenaires ne purent que hurler en voyant le projectile leur foncer dessus et les happer dans sa course. L’un d’entre eux se jeta sur le côté, et esquiva miraculeusement le bloc de glace. Mais cela ne lui fit gagner qu’un bref répit, car il reçut une douzaine de tirs dans la seconde qui suivit et disparut.

-Idiots, pesta Dragonne avant de tirer une flèche explosive.
Son arme se planta dans la glace, et sauta. La déflagration fit son effet, un petit trou s’était formé dans la muraille.
Malheureusement pour elle, la brèche se remplit de glace et disparut. Une rangée de cinq blocks avaient été postée derrière le mur, et réparait le moindre impact qui avait réussi à le transpercer.
La coréenne poussa un juron, avant de recevoir un tir à l’épaule. Ce qui la força à s’abriter de nouveau.
Du haut de sa muraille Heath riait de l’incompétence de ses adversaires, jusqu’à ce qu’un coup de feu plus puissant que les autres ne retentisse. Le psychopathe eut à peine le temps de relever la tête, pour voir le tir lui entailler la tempe. Il pressa sa main contre son visage, qui se crispa de rage.

-Qui a fait ça? Rugit-il.
Allongée juste devant le Noirsoeur, hors de porté des tirs de monstre, Corbeau leva sa main gauche pour dire bonjour. Et la replaça sur la détente de son fusil de sniper.
-Attends un peu, gronda-t-il en levant son bras pour protéger son visage, ton petit manège ne fonctionnera pas deux fois.

Voyant que la posture défensive de Heath le privait d’un champs de vision respectable, Dragonne décida d’agir. Elle se tourna vers Corbeau, et l’interrogea du regard. La jeune fille leva son pouce.
La coréenne se dressa hors de sa cachette, et tira une flèche grappin en plein dans la patte avant du Krabe situé juste à la gauche de son général. Elle se mit à nouveau à couvert pour échapper à d’éventuelles représailles, et tendit le cable aux trois mercenaires qui étaient cachés avec elle.

-Tirez!
La force combiné des quatre soldats fit déraper la patte du Krabe, celui-ci perdit l’équilibre, bouscula Heath, et alla s’écraser en bas de la muraille. L’allemand fit de grands moulinets avec les bras pour éviter de subir le même sort, ce qui laissait sa tête sans défense.

-Vas-y Corbeau! Cria Dragonne pleine d’espoir.
-Au secours!
La coréenne tourna la tête. Sa collègue avait été saisie au mollet par un Kongre qui se tortillait en tentant de l’entrainer dans la Mer Numérique. Corbeau essayait désespérément de rester sur la banquise en s’accrochant au couteau qu’elle avait plantée dans le sol. Mais le monstre était trop fort, et elle finit par lâcher prise.

-Mange donc, lança Heath à l’adresse du prothéen, ceci est le corps d’une sombre conne.
Le Kongre envoya sa victime dans les airs, et attendit qu’elle retombe pour mordre son tronc à pleine dents. Le corps de Corbeau ne tint pas une seule seconde, et fut broyé par les mâchoires du monstre.
Prit d’une impulsion, Dragonne tenta d’abattre la créature d’une flèche. Mais elle fut stoppée dans son élan par un cri et un « plouf » retentissant, elle tourna la tête. Il n’y avait plus que deux soldats cachés derrière elle, ceux-ci canardaient l’eau sans réfléchir comme s’ils avaient vu un fantôme.

Un nouveau cri se fit retentir, et un autre. Au final ce fut une dizaine de cris qui retentirent.
Malgré leurs protections de glaces, les mercenaires étaient impuissants face aux Kongres. Les monstres surgissaient de l’eau, attrapaient une victime, et replongeaient trop vite pour subir des dégâts. Les soldats de l’organisation furent entrainés les uns après les autres dans les profondeurs numérique. Du haut de son mur, Heath leva les yeux au ciel devant tant de facilité.

Avant qu’un tentacule de métal ne lui saisisse la main, et l’entraina en avant. Le psychopathe, surpris par la manoeuvre, n’eut pas le temps de s’alourdir. Et alla s’écraser au pied de sa muraille. Aussitôt, une cinquantaine d’armes se pointèrent dans sa direction. Par réflexe, il joignit ses bras rocheux en garde de boxeur pour protéger sa tête.
-Je tuerais celui qui tire! Rugit une voix haineuse. Il est à moi!
Intrigué, Heath écarta ses bras de son champs de vision, avant d’écarquiller les yeux à s’en faire exploser la rétine.

Ce n’était pas n’importe quel sbire de Peter qui se trouvait face à lui; c’était lui-même.
Enfin, il s’agissait plutôt de l’ancien lui, celui à qui il ressemblait lorsqu’il faisait encore parti de l’organisation.
Du côté de celle-ci, la troupe de mercenaire s’était divisés en deux, de sorte à former une haie d’honneur pour son membre le plus puissant. Serpent avançait vers sa proie d’un pas lourd, en trainant ses lames derrière lui. Il s’arrêta à quelques mètres de Heath, et le fixa d’un regard qui trahissait son envie de meurtre.

L’allemand, à défaut d’être impressionné par la puissance imposante de son adversaire, ne parvenait toujours pas à comprendre ce qu’il avait en face de lui. Peter l’aurait-il cloné? Cela aurait été un véritable gaspillage de temps et d’argent, en plus de n’avoir aucune utilité réelle face à lui.
-Qui es-tu? Gronda-t-il en se redressant sur ses deux jambes.
-Je suis Serpent.
Heath fit rouler ses yeux.
-Non, Serpent c’est moi.
-Je le sais.
Cette fois, il fronça les sourcils.
-Pourquoi est-ce que tu as mon nom?
-C’est le nom que le maitre m’a donné. Le nom que je porterais jusqu’à ta destruction.
-Autant dire que tu portera ce nom jusqu’à la fin de tes jours. Railla le psychopathe.
-Jamais!

Serpent fit tournoyer ses lames au-dessus de son crâne et les abattit tels des fouets sur son adversaire. Heath para l’attaque sans difficulté en plaçant ses bras en opposition, mais le cyborg ne s’arrêta pas là, et il redoubla de violence. Une avalanches de coups tranchants vinrent fouetter les solides bras rocheux du psychopathe, qui sembla ployer sous les attaques. En transe face à ce combat peu commun, les mercenaires encouragèrent leur poulain.
-Je dois gagner mon nom! Rugit Serpent. Je veux servir mon maitre jusqu’à la fin des temps! Je dois te détruire! Si je parviens à obtenir mon nom, je serais son bras pour l’éternité!

Le vacarme assourdissant provoqué par ses assauts s’arrêta brusquement, et Heath sortit la tête de sa défense.
Serpent ne put que constater le traquenard dans lequel il s’était fourré. En se servant des lames de ses adversaires enroulées autour de ses bras, L’allemand tira pour entrainer son ennemi à porté de ses coups. Une fois ceci fait, il planta un pied rocheux dans la face de Serpent, et l’écrasa sur le sol. Encastrant au passage la tête de son ennemi dans la glace de la banquise.

-« Intelligence? »
-« Oui? »
-« Analyse ce truc, je veux savoir comment Peter s’y est prit pour me cloner. »
Heath ignora copieusement sa victime couinante qui tentait vainement de se dégager. Mais il n’avait aucune chance, l’allemand avait neutralisé ses armes. Et il n’était pas assez puissant pour se libérer.
-« Alors? » S’impatienta Heath
-« Ce n’est pas un clone. Votre code A.D.N. est similaire, mais pas identique. »
Serpent avait réussi à dégager son visage, mais le pied du psychopathe était à présent pressé contre sa gorge.
-Je vais t’exterminer!
-Ta gueule! Cracha Heath en lui barrant à nouveau la figure.
-« Peter m’aurait cloné à 80%? Ou quelque chose du genre? »
-« Impossible. »
L’allemand commençait sérieusement à s’impatienter, les mercenaires hésitaient encore à prendre part au combat suite à l’ordre de Serpent. Mais nul doute qu’eux aussi allaient finir par manquer de patience.
-« Compare le avec les membres de ta base de données, il s’agit peut être d’un agent modifié. »
-« C’est possible, vérification en cours. »
Heath dirigea son regard vers les mercenaires, deux d’entre eux avaient dégainés leurs armes.
-N’y pensez même pas! Gronda l’allemand. Ce qui les fit à nouveau hésiter.
-« J’ai trouvé. »
-C’est pas trop tôt.
Intelligence lui transmis les informations qu’elle avait obtenues, Heath les examina, et tomba des nu.

Il fut si choqué qu’il relâcha son emprise, permettant à Serpent de se dégager. De craintes d’être à nouveau capturés, le cyborg s’éloigna d’une dizaine de mètres. Et fixa son adversaire de son regard haineux.
Heath n’avait toujours pas esquissé le moindre geste. Il semblait un peu perdu, décontenancé, comme si cette simple information avait chamboulé son esprit.

Serpent ne se fit pas prier, il dressa ses lames au-dessus de sa tête, et les envoya s’abattre sur l’allemand. Une stratégie de piètre qualité, qui permit à Heath de happer à nouveau sa proie.
Un sourire se dessina sur le visage, du psychopathe, sourire qui se transforma en fou rire incontrôlable. Le Général de l’armée prothéenne était incapable de se contenir, il riait à gorge déployée sans se préoccuper de ses adversaires. Serpent ignorait quoi faire, son rival se tordait dans ses propres éclats de rire. S’il ne se trouvait pas sur un monde virtuel, il se serait probablement déjà cassé plusieurs côtes.

Heath releva la tête, un rictus abominable déformait son visage. Il tira Serpent vers lui, le saisit pas la gorge, et le souleva de terre.
-Mon très cher petit frère. Lâcha-t-il entre deux éclats de rire. Tu m’as un peu manqué Boulard.
Serpent écarquilla les yeux, le psychopathe relâcha son étreinte, et le frappa dans le plexus. Le cyborg fut projeter dans les airs, avant que son adversaire ne saisisse ses tentacules.
Heath prit alors un malin plaisir à faire valdinguer son adversaire dans tous les sens, l’envoyant s’écraser tantôt contre le sol, tantôt contre le mur. Serpent n’avait aucun contrôle sur ce qui lui arrivait, il n’était plus qu’une poupée désarticulée entre les mains d’un enfant dément. Impossible pour lui d’agir ou de réfléchir, il ne pouvait que subir.

-Tous ça pour ça?! Hurla Heath entre deux éclats de rire. Tous ce cinéma pour ÇA?! Mais c’est la meilleure farce de l’année!
Heath tira de toutes ses forces, faisant passé Serpent par dessus son épaule, et l’envoyant s’écraser contre la muraille de glace. Les prothéens se mirent à mirent à rugir la victoire de leur général, avant que celui-ci n’attrape sa victime par les cheveux.
-C’est ça l’arme suprême de Peter? Ricana-t-il en contemplant le regard de chien battu de Serpent.
Il secoua la tête.

-Ça aura eu au moins le mérite de me faire mourir de rire.
Le cyborg ne parlait plus, il n’accordait plus la moindre attention à l’allemand. Son regard était vitreux, il semblait si vulnérable.
-Ah non!
Heath le saisit par le col, et se mit à le secouer de toutes ses forces.
-Je t’interdis de redevenir faible. Gronda-t-il. Pour une fois que je te trouve digne de moi, tu n’as pas intérêt à redevenir la larve que tu étais.

Serpent releva la tête.
-Je ne peux pas t’abattre, souffla-t-il. C’est terminé, le maitre ne me laissera jamais obtenir mon propre nom.
Heath colla son front contre celui de son ancien frère, et plongea son regard emplie de folie dans le sien.
-Tu veux un nom petit frère? Prend celui que notre mère t’as donné. Tu n’es pas Serpent, et tu ne sera jamais Serpent.
-Notre mère?
Le psychopathe laissa échappé un sourire en coin, et approcha ses lèvres de l’oreille du cyborg. Là, il lui murmura quelque chose. Quelque chose qui sembla le transporter de joie, avant que Heath ne lui transperce le crâne d’un coup de faux.
-A plus petit frère.

Aussitôt, les mercenaires pointèrent à nouveau leurs armes vers Heath et tirèrent. Le psychopathe protégea sa tête, et se précipita hors de la plateforme. Pour se réquisitionner sur une manta.

-Ouvrez le feu. Ordonna-t-il à l’adresse de ses troupes. Permettant à la bataille de reprendre là où elle avait été laissée.
-Voyons ce que vous allez faire maintenant, ricana Heath en contemplant les assauts vains des mercenaires.



Même Moment


Peter n’en menait pas large, à chaque adversaire qu’il détruisait, un autre apparaissait. Sans parler des nombreux coups qu’il avait subit. En effet, il ne disposait plus que de vingt points de vies, et il avait toujours cinq ennemis en face de lui.
Le cannibale poussa un juron, et se remit en garde alors que la Légion s’approchait de lui.
-Rendez-vous, vos chances de réussites sont nulles.
-C’est ça. Grogna-t-il avant d’appuyer sur le bouton situé sur son poignet.
Il fut alors surélevé de quelques centimètres, ce qui eut le mérite de surprendre Légion pendant une demi-seconde. Jusqu’à ce que celui-ci ne remarque les roues sous les botes de l’américain.

-Et c’est partie, ricana Peter avant d’enclencher les boosters situés derrière ses talons. Le cannibale fit un départ canon, se déplaçant à une telle vitesse que Légion n’eut pas le temps de calculer sa trajectoire. Son adversaire slaloma entre les différents « lui », et les détruisit un à un. Puis il s’arrêta brusquement devant l’original, qui eut un mouvement de surprise.
-Va dire à ton patron que je le dégusterai avec un plaisir infini.
Il lui trancha la gorge avant même que la dernière syllabe ne fut prononcée, ce qui le fit disparaitre dans un nouveau flash de lumière. Peter secoua la tête.
-Bruyant.

Il se concentra à nouveau vers la tour, la voie étant libre, il n’avait plus qu’à remplir sa mission.
Cimeterre à la main, il fila à toute allure vers sa destination. Persuadé qu’il ne pouvait plus être détourné de son objectif. Il était enivré par la vitesse impressionnante qu’il avait acquis. Élancé comme il était, il avait le sentiment que plus rien ne pouvait l’arrêter. Mais le projectile noir et or qui le percuta de plein fouet était là pour le sortir de son rêve. Emporté par sa vitesse, Peter fut projeté sur une centaine de mètres. Il rebondit quatre fois sur le sol avant de totalement disparaitre. L’Augure ramassa son cimeterre.
-Merci pour le cadeau.



Même Moment


Renarde en avait plus qu’assez.
La troupe de mercenaire engagée par Peter était incapable de causer le moindre dégât à la muraille de Heath. A chaque coups qu’ils portaient, un block colmatait la brèche. Et à chaque fois qu’un monstre était détruit, deux autres le remplaçaient. La situation était devenu intenable, une escadrille de frelons s’était même joint à la fête pour arroser les invités d’acide.

Ils avaient déjà perdu les deux tiers de leurs hommes ainsi que Corbeau. Dragonne était bloquée derrière son bouclier, à encaisser sans pouvoir riposter. Il fallait trouver une solution, et elle en avait justement une sous la main.

Elle s’installa dans le poste de commande du Noirsoeur, et s’empara du volant.
Le vrombissement soudain du moteur fit tourner la tête à toute l’escouade. Même les monstres avaient arrêtés de tirer.
-Garez-vous, cria Renarde à travers les haut-parleurs du vaisseau. Avant de projeter celui-ci contre la muraille, la pointe la première.

La secousse causée par le choc fit perdre l’équilibre à plusieurs monstres, qui vinrent chuter contre le véhicule. Mais à cause des boucliers de l’engin, ils ricochèrent, et atterrirent dans la Mer numérique.
Noirsoeur reprit un peu d’élan, et frappa une seconde fois.
C’est avec une plaisir non-dissimulé, que l’indienne vit un pan entier du mur s’effondrer, et les prothéens qui se trouvaient au sommet s’écroulèrent avec lui.

Les monstres, complètement paniqués, tiraient à l’aveugle. Motivés par un regain de confiance, les mercenaires se mirent à les descendre comme des mouches.
Triomphante, Renarde leva un poing vers le ciel. Avant d’apercevoir ce qui ressemblait à une météorite tomber à pleine vitesse sur son vaisseau.
-Coucou c’est moi! Ricana un Heath roulé en boule, avant de percuter de plein fouet le Noirsoeur.

Une gigantesque déflagration vint happer la totalité des mercenaires présent du mauvais côté du mur. Déchirés en deux, les débris du vaisseau restèrent un moment sur le terrain. Avant d’exploser purement et simplement. Les derniers monstres restant crièrent leur victoire, tandis qu’un Heath pleinement satisfait sortait de son scanner.
-Voilà qui devraient nous en débarrasser quelques temps. Sourit-il.
Il était loin de se douter qu’à quelques centaines de mètres du champs de bataille, l’Augure observait le spectacle en affichant un sourire identique.
-Quels êtres pitoyables.
Sur ses mots, il plongea dans la mer Numérique. Et disparu de la surface de Lyoko, le cimeterre de Peter était toujours en sa possession.



Même Moment


Serpent était dans un autre monde, un monde où il n’entendait pas la violente dispute entre son maitre et Tanner. Assis sur le bord de son sarcophage, la peau toujours mouillé, il se remémorait le nom que le véritable Serpent lui avait glissé à l’oreille. Pour une raison qui lui échappait, il aimait ce nom. C’était comme si un ange descendu du ciel était venu le lui offrir en récompense, un ange qui avait le visage de sa mère. Même si cela, il l’ignorait.
Immergé dans son univers, il pensa à l’aquarelle qu’il avait vue dans la chambre de Tanner. Le Grand Dragon Rouge l’inspirait, l’auteur lui aussi l’inspirait.

-William Blake. Murmura-t-il si bas que personne n’aurait été capable de l’entendre.
Le nom que Heath lui avait donné résonna à nouveau dans son esprit, et forma une mélodie d’une harmonie fantastique avec le nom du créateur du Dragon.
-Je m’appelle…Je m’appelle…
Le nom refusa de franchir ses lèvres, comme si la joie qu’il contenait était trop lourd à cracher.
-Je m’appelle… Alister Blake.
Serpent sourit paisiblement, et ferma les yeux. Une voix familière résonna alors dans sa tête.
-Tu t’appelles Alister Blake, un nom magnifique pour le Grand Dragon Rouge.

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