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[Fanfic] Travail d'équipe (chapitre 7)

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 Auteur Message
lyvkofan MessagePosté le: Dim 07 Aoû 2016 21:56   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 12 Juil 2014
Messages: 24
Localisation: Sûrement sur Lyoko
Ravi que le chapitre n'est pas mis longtemps à sortir, c'est cool. Wink
J'ai beaucoup aimé ton chapitre même si, comme l'a fait remarquer Lhetho, le scénario est aussi basique qu'un épisode de CL peut l'être et ce n'est pas dérangeant ! Hâte de voir ce que tu vas faire pour Cassandre, je la verrais bien du côté sombre, si tu vois ce que je veux dire. Mais je ne sais pas pourquoi mais je sens qu'elle va être une nouvelle recrue... Enfin bref, je me questionne. Mr. Green
J'ai également hâte d'en savoir un peu plus sur ce que Suzanne traficote et cette Emelyne... D'ailleurs (racontage de vie #ON), l'orthographe de ce prémon m'a un peu surpris, ma meilleure amie s'appelle Emeline et comme tu peux voir, l'orthographe est différente.
Contente que William soit repris (bon pas à 100% mais c'est déjà ça).
Continue comme ça, c'est super !

_________________
. . .

2 AM and she calls me 'cause I'm still awake
"Can you help me unravel my latest mistake?
I don't love him, winter just wasn't my season"


http://zupimages.net/up/16/33/98o3.jpg

« Il n'a plus assez de musique dans son cœur pour faire danser sa vie. »
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Idris2000 MessagePosté le: Dim 07 Aoû 2016 23:20   Sujet du message: Mon avis... Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 15 Juin 2016
Messages: 136
Localisation: Dans une ville, dans un pays, dans un continent, sur une planète, dans l'univers...
Bonjour à toi.

Spoiler


Comme l'a dit précédemment Lhetho, on a un chapitre qui ressemble à un épisode classique de CL. J'applaudis cependant l'idée de Carthage et X.A.N.A. alliés ensemble. Ensuite, j'ai bien aimé comment tu as abordé le cas William post-saison 4, j'applaudis une fois de plus. Ensuite, quand au nouveau personnage...Pas de Mary-Sue si tu ne veux pas perdre un lecteur, ok? (J'rigole, fait ce que tu souhaites. C'est ta fic après tout...)

Ensuite, pour mon avis personnel, j'ai bien aimé la mise à jour de X.A.N.A., mais sans plus. Je veux dire, les spectres et les xanatifiés étaient déjà surhumains à la base (Contrôle sur l'électricité, lancer des boules d'énergie à la DBZ, vitesse comparable à Sonic, intangibillité, peut traverser les murs, Force physique inhumaine, et possible invincibillité (Bien que William a littéralement détruit cette hypothèse dans Lyoko moins un)), alors, rajouter des lasers rouges ne change pas grand chose à mes yeux.

J'avoue que le fait que Suzanne soit du bon côté est intrigant. Si elle venait à découvrir le secret des LG, comment devrait-elle vivre avec le fait que 6 de ses élèves ont un ennemi commun? Et surtout, je trouve que tu pourrais exploiter plein de choses, je ne sais pas: Je suis également curieux de savoir si elle les aurait couvert pour leurs absences à ses cours lors des attaques de X.A.N.A., mais d'un autre côté, est-ce que ceci n'aurait pas engendré l'apparition de nouveaux problèmes comme un certain thon intellectuel qui aurait joué les fouineuses comme d'habitude en voyant que Suzanne se montre trop indulgente et accorde trop de traitement de faveur aux LG, sans oublier le proviseur qui aurait commencé à se poser des questions... Il y a plein de facettes à exploiter, ça m'intéresse.

Sur ce:

https://media.giphy.com/media/DypHcxyEqRzHi/giphy.gif

Mes applaudissements, pour avoir transformé un chapitre qui aurait pu être basique en une sympa originalité.


Vivement le prochain chapitre!

_________________
Je suis quelqu'un d'observateur. L'avis des autres m'intrigue et m'intéresse.

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Je suis un Pro-Laura et Pro-CLE.

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Ikorih MessagePosté le: Lun 08 Aoû 2016 21:27   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1424
Localisation: Sûrement quelque part.
Citation:
Originalité: +70

Pour le coup, j'en viens à me demander si on a lu la même fic quoi. x)
Je veux dire, tout le monde l'a dit, ce chapitre reprend totalement le déroulement classique d'un épisode de DA avec en prime l'OC future copine d'Odd qui est mise en danger dans l'attaque et qui à terme intègrera la bande, le retour de William, les autres en mode "oh non pas William"/"On a pas le choix!", le RVLP, la scène Jérémie/Aelita "mais non ton père est pas mort tkt <3", sans oublier...William en noir avec la Supersmoke!

Oui je l'avoue j'ai grincé des dents en lisant, pour tous ces points là et pour bien d'autres que je vais continuer à énumérer x)
Pour William et Sissi, quand bien même c'est une histoire passée, ça me semble extrêmement bizarre qu'il soit passé si vite de Yumi à Sissi. La façon dont il lui saute dessus et dont on parle de lui dans le chapitre ("un fou furieux qui a voulu m'embrasser") renforce la thèse de mon collègue :
Icer a écrit:
prédateur sexuel sur pattes

De leur côté, les LG qui mettent leur nez dans une vieille histoire de couple pour régler la question de la réintégration de William...boarf ça à la limite c'est cohérent avec leur niveau intellectuel.
Ce qui l'est moins, c'est que Odd et Aelita sourient à une fille qu'ils croisent dans le parc. Je veux dire, on voit jamais les LG interagir ou même regarder d'autres élèves que ceux de leur groupe dans la série, et là tout d'un coup ils se montrent sympas et avenants? Ah mais oui c'est la future nouvelle Lyokoguerrière et meuf d'Odd. (a)

Bon après tout n'est pas à jeter : la méchante infiltrée à Kadic parce qu'elle fait de l'oeil à Delmas on avait pas encore eu, et la remise en cause de la mort de Franz Hopper n'est pas conne. En passant je soupçonne la femme virtualisée à proximité du SC d'être Mme Hertz (ce serait un peu gros qu'on ait aussi Anthéa dans le même secteur....). J'émets encore un doute sur le Kornala qui est décrit comme putain de badass, de quoi justifier un chômage technique pour tous les autres monstres....ce que je n'espère pas. Mais alors vraiment pas. Le nouveau monstre craqué serait un cliché en plus pour la fic qui n'en a vraiment pas besoin.

Bref la tournure que prend la fic n'est pas de très bon augure à mon sens. Espérons que le scénario s'arrache au carcan habituel et qu'on ait enfin du neuf à se mettre sous la dent....autre que William en prédateur sexuel d'ailleurs, ça a déjà été fait dans La Demande. (a)


Citation:
un des trois scaphandre

Euh...non.
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/signat10.png
Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

http://i81.servimg.com/u/f81/17/09/92/95/userba11.png
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Icer MessagePosté le: Dim 14 Aoû 2016 23:29   Sujet du message: Répondre en citant  
<br>


Inscrit le: 17 Sep 2012
Messages: 2114
Localisation: Territoire banquise
Bon alors ça fait un moment, commençons :

Travail d'équipe a écrit:
En y repensant bien, Hopper était intelligent et connaissait son programme par cœur. Et il se serait laissé abattre par deux Mantas seulement... ? J'ai beaucoup réfléchi, et je pense que ça ne tient pas la route.


L'Échiquier a écrit:
- S'il [Franz Hopper, ndlr] est aussi intelligent que tu le dis, il aurait dû savoir que son programme ne fonctionnerait pas contre quelque chose qu'il a lui-même crée. Je ne serais pas surpris qu'il ait simulé sa mort. Surtout que – Yumi m'a raconté – ça me paraît un peu gros. Il se serait pas avoir par deux Mantas ? Deux Mantas !? Avec le recul, vous ne trouvez pas ça complètement idiot ?


Bon ben... Je ne peux qu'approuver ce raisonnement, nous sommes sur la même longueur d'ondes, même avec une quarantaine de mois d'écart Mr. Green
Le retour de William dans le groupe ressemble également à ma vision des choses, j'aime bien, simplement je trouve dommage que tu fasses partie de la catégorie de gens qui le font revenir en noir avec Supersmoke comme par magie !

http://i.imgur.com/Ip842gx.jpg


Ensuite par rapport à Cassandre, la classique nouvelle qui va s'intégrer à la bande : Tu as tenté une façon un peu plus originale de l'intégrer en deux deux comme beaucoup, mais j'ai un peu de mal avec son raisonnement. Elle veut la paix vis-à-vis des curieux mais se jettent sur les premiers qui ne le sont pas ?

À part ça la lecture me plait toujours autant, je suis de ceux qui liront la suite, bon courage Wink

_________________
http://i.imgur.com/028X4Mi.pnghttp://i.imgur.com/dwRODrW.pnghttp://i.imgur.com/mrzFMxc.pnghttp://download.codelyoko.fr/forum/avataricer.gifhttp://i.imgur.com/h4vVXZT.pnghttp://i.imgur.com/gDzGjSF.pnghttp://i.imgur.com/x46kNev.png

« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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Jade Lhtl MessagePosté le: Sam 27 Aoû 2016 00:12   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 12 Juin 2016
Messages: 29
Localisation: Nancy
Spoiler


Spoiler


Chapitre 5

Une nouvelle semaine commençait. Deux jours après l'attaque de X.A.N.A, en ce lundi pluvieux, les six héros se dirigeaient vers la machine à boissons. Six ? Non, cinq. Et pourtant, William était bien là.

« Elle fout quoi Yumi ? demanda Odd à son meilleur ami.
— J'en sais rien » répondit Ulrich avec nonchalance.

Observant la scène, Jérémie fut surpris par l'indifférence du beau brun. Il replaça ses lunettes sur son nez. Ce n'était pas dans les habitudes de son ami de ne pas s'inquiéter pour la jeune japonaise.
Aelita lui prit la main et plongea ses yeux dans ceux de l'élu de son cœur. Elle lui lança un regard à la fois doux et ferme, lui faisant comprendre avec gentillesse que les problèmes de Yumi et d'Ulrich ne le regardaient pas. L'intellectuel lâcha alors la main de sa bien-aimée pour enrouler son bras autour de sa taille. Il poussa un long soupir, puis se décida enfin à prendre la parole.

« Tant pis pour Yumi, on lui résumera la situation plus tard. On a quelques infos à vous communiquer. »

Il regarda à nouveau l'ange aux cheveux roses. Celle-ci l'incita à continuer d'un hochement de tête, discret mais compréhensible.

« Juste avant l'attaque de X.A.N.A, j'avais repéré des traces d'ADN dans le réseau. J'ai cherché des renseignements dessus, afin de déterminer si elles appartenaient à la femme symbolisée par la fumée blanche. »

Le blond à lunettes marqua une pause pour la deuxième fois. L'information qu'il s'apprêtait à révéler à ses amis était tellement gigantesque que lui-même n'y croyait pas. Et surtout, il n'en était pas sûr. Il hésita quelques instants à confier ce renseignement aux Lyoko-Guerriers, mais Odd l'incita à le faire :

« Bon Einstein, t'accouches ?
— Ces... ces traces d'ADN n'appartiennent pas à cette fameuse femme. Je ne sais pas si elles sont la propriété du père d'Aelita, mais je ne vois pas à qui d'autre elles pourraient être. »

Les cinq camarades restèrent bouches bées. Un million de questions arrivèrent dans leurs têtes. Mais la princesse de Lyoko ne leur laissa pas le temps de les poser.

« Ce n'est pas l'information principale. Il y a d'autres points bien plus importants. En premier lieu, je vous rappelle qu'un autre monde virtuel existe sûrement, et il ne doit pas être loin du nôtre. Ensuite, cette femme mystère dont on a découvert l'existence est toujours prisonnière sur Lyoko. Il faut trouver un moyen de la délivrer.
— Tu oublies que c'est elle qui a permis à X.A.N.A de revenir... lui rappela Ulrich.
— Je le sais, répondit la jeune femme. Mais on ne sait pas dans quelles circonstances. Elle y a peut-être été forcée, ou bien elle ne connaissait même pas notre ennemi. On ne peut pas laisser un être humain perdu comme ça.
— Et si elle se retourne contre nous ? demanda William.
— On s'en sortira. Vous m'avez sauver alors que vous ne saviez même pas que j'étais humaine. On t'a délivré des griffes de X.A.N.A. Je pense qu'il est plus important d'essayer de sauver à nouveau quelqu'un que de ne pas en prendre le risque parce qu'on ne sait pas ce qui nous attend. »

Les quatre auditeurs considérèrent les propos d'Aelita. Comme toujours, il fallait reconnaître qu'elle était loin d'avoir tort. De plus, ils ne pouvaient pas lui reprocher son extrême gentillesse et sa volonté de sauver tout le monde. C'était agaçant, mais c'était aussi ce qui faisait d'elle la Lyoko-Guerrière la plus humaine de tous.

Après tout, le programme multi-agents avait attaqué cette femme, et cela n'avait pas l'air d'être une stratégie de sa part. Dans le pire des cas, ils trouveraient une solution pour remédier au problème — si cette femme en devenait un — comme ils l'avaient toujours fait jusque là.

Odd interrompit les pensées de chacun.

« Bon, on a encore dix minutes avant le premier cours. J'vous laisse, j'ai rendez-vous.
— Avec Cassandre ? le questionna Ulrich, un sourire en coin.
— Ouep'. »

L'excentrique partit en direction du parc en sautillant presque, impatient de retrouver sa nouvelle amie.

« Cassandre... » prononça Jérémie malicieusement.

Ulrich le fixa avec un regard interrogateur. L'intellectuel le vit et se décida à l'éclaircir.

« Dans la mythologie grecque, Cassandre est définie comme celle qui fait le malheur des hommes. J'espère pour Odd que cette fille n'est pas en accord avec la provenance de son prénom ! »

Cette remarque fit sourire ses amis. Ils échangèrent autour de cette allusion en riant un peu plus au fur et à mesure de la discussion. Soudain, la mine d'Ulrich devint plus grave. Chacun suivit son regard et distingua Yumi qui arrivait. Une fois à côté d'eux, la jeune japonaise remarqua le silence qui régnait.

« Salut, dit-elle. Sympa l'accueil, y'a un mort ou quoi ? »

Jérémie allait répliquer, mais Aelita l'arrêta. Cette dernière sentait que sa meilleure amie n'était pas dans son assiette, il ne fallait donc pas en rajouter.

« Non ! lui dit l'ange rose. On était simplement étonné de te voir arriver seulement maintenant, et pas un peu plus tôt comme on l'avait convenu. Mais c'est pas grave, on te fera un résumé à dix heures !
— J'suis désolée, j'avais totalement oublié. Envoyez-moi un SMS dans ces cas là. Ulrich, j'peux te parler ? »

L'air étonné, le samouraï obéit et suivit sa petite amie. Jérémie, Aelita et William restèrent à leurs places, ce dernier sirotant un chocolat chaud qu'il avait prit il y avait déjà dix bonnes minutes. Remarquant que sa boisson était froide, il se retourna pour la jeter dans la poubelle. En faisant cela, il aperçut que Sissi venait dans leur direction. Il crut d'abord qu'elle venait lui parler, mais quand elle arriva, elle s'adressa directement à Aelita, l'ignorant totalement.

« Excuse-moi... fit Élisabeth d'une petite voix. On pourrait discuter, entre filles... ? »

La princesse de Lyoko acquiesça.
Une fois les deux jeunes femmes parties, Jérémie regarda William d'un air étonné.

« Bah, c'est la journée des confidences ou quoi ? »

Le brun ténébreux haussa les épaules, et acheta un nouveau chocolat chaud.




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Mme. Hertz avait profité de la récréation de dix heures pour s'enfermer dans sa salle de cours. Elle sortit son ordinateur personnel de sa sacoche et cliqua sur un icône bleu.
Elle observa longuement son écran. Deux petits points verts, appelé I2 et I3 se déplaçaient à une vitesse phénoménale. Parfois, il s'arrêtaient net pendant quelques instants, puis reprenaient leur route.

Le tintement d'une cloche, incessant et insupportable, retentit alors. De multiples ronds rouges apparurent, de plus en plus nombreux. La professeur activa rapidement son micro et prononça distinctement :

« Intelligence 2 et Intelligence 3. Salle maîtresse attaquée. Abandonnez les recherches pour le moment et occupez-vous de cela. »

La vieille dame vit alors les deux avatars se déplacer jusqu'à une salle rectangulaire, et les points rouges apparus sur son écran quelques secondes plus tôt sur son écran disparurent un à un.

Une nouvelle sonnerie retentit, plus forte cette fois. Elle annonçait la fin de la récréation. Mme. Hertz cliqua sur un icône en haut à droite de l'écran et activa la fonction Alertes par téléphone. Puis, elle ferma son ordinateur et le rangea dans sa besace avant d'ouvrir sa salle de classe.



http://img11.hostingpics.net/pics/77100811fdca4217e78aa1351fb483d3617b6d1.jpg




Pendant la pause de midi, les six acolytes s'étaient retrouvés au réfectoire. Une ambiance maussade s'était installée entre eux. Yumi et Ulrich ne se parlaient pas, Aelita était plongée dans ses pensées et William n'osait pas rompre le silence. La pluie tapant sur les fenêtres renforçait cette atmosphère triste, à tel point que même Odd n'était pas d'humeur à lancer une blague. C'est finalement Jérémie qui prononça les quelques mots que chacun attendait.

« Il faut qu'on aille chercher des infos pour libérer la femme. En plus, j'ai trouvé les coordonnées dans le réseau d'un autre monde virtuel. C'est peut être celui qu'on cherche. Je propose de mettre cette excursion à ce soir, vers dix-sept heures trente, après les cours.
— Moi j'peux pas, lui répondit Odd. Je vois Cass' jusqu'à vingt et une heures.
— J'ai aussi des trucs à faire, dit Ulrich en regardant discrètement Yumi.
— Bon... Puisque personne ne semble déterminé à sauver le monde, disons vingt et une heures trente à l'usine alors ? » proposa l'intellectuel.

Ses amis approuvèrent.

« Tient, en parlant du loup... » dit alors Aelita en regardant Odd.

En effet, Cassandre arrivait vers eux. Les mains de la jeune japonaise commencèrent à trembler. Elle tenta de se calmer afin que personne ne le remarque. Elle inspira et expira de grandes bouffées d'air. Ulrich, ne comprenant pas pourquoi sa petite amie était dans cet état, posa une main sur le bas de sa cuisse et lui lança un doux regard. Certes, leur couple n'était pas au plus haut de sa forme ces temps-ci, mais il n'en restait pas moins amoureux d'elle.

« Bonjour ! s'écria la nouvelle élève avec joie. Je suis heureuse de tous vous rencontrer enfin, Odd m'a énormément parlé de vous ce week-end !
— Comment tu vas depuis la dernière fois ? lui demanda Aelita avec un sourire.
— Très bien, merci encore d'avoir accepter de m'intégrer samedi ! »

Cassandre se retourna ensuite vers le samouraï et sa petite amie.

« Toi tu dois êtres Ulrich, et toi, Yumi...
— Ou.. oui, bafouilla la japonaise. Je... je dois y aller, à plus. »

Elle s'éclipsa rapidement, laissant ses amis étonnés de sa réaction.




http://img11.hostingpics.net/pics/77100811fdca4217e78aa1351fb483d3617b6d1.jpg




Après sa journée de cours, Odd rejoignit sa nouvelle amie près de la grille d'entrée. Celle-ci se trouvait déjà sur place, attendant son camarade le sourire aux lèvres. Le jeune homme la trouvait resplendissante. Une mèche de cheveux châtains couvrait une partie de son visage, glissant vers ses yeux verts légèrement maquillés. Une fois à sa hauteur, l'excentrique lui fit son plus beau sourire, laissant découvrir toutes ses dents.

« Une sortie en forêt, ça te dit ? » lui proposa-t-il.

La jeune femme répondit par l'affirmative. Il sortirent donc de l'enceinte de l'établissement et se dirigèrent vers le bois. Même s'ils s'étaient rapprochés le week-end passé, aucun n'avait d'idée pour engager la conversation. Ils firent donc le chemin en silence. Malgré cela, leur route ne fut pas désagréable ; tous deux étaient heureux de se retrouver en compagnie de l'autre. L'absence de paroles ne faisait donc pas ressentir par une certaine gène ou un silence pesant.
Lorsqu'ils passèrent devant Sissi, Cassandre lui fit un signe de la main, accompagné d'un sourire. Odd, surpris, s'empressa de lui demander comment les deux filles s'étaient connues.

« Je suis dans sa classe, lui expliqua-t-elle simplement. Quand je suis arrivée ce matin, elle s'est présentée comme étant la fille du proviseur et a proposé de me faire faire le tour du lycée. J'ai accepté, et on a sympathisé. »

Le jeune homme regarda son ami d'un air déconcerté. Élisabeth était donc à nouveau sociable ? C'était impensable. Depuis son histoire avec William, elle restait fermée sur elle-même et ne parlait à personne. Pourtant, les Lyoko-Guerriers — hormis Ulrich et Yumi — avaient tenté de lui remonter le moral. À cette époque, Aelita avait essayé de lui parler, Jérémie avait entrepris de lui changer les idées en lui apprenant multiples astuces informatiques, et Odd lui-même s'était risqué à lui faire quelques blagues. Leur tentatives, bien que pleines de motivation, avaient échoué. La jolie brune persévérait à refuser de parler à quiconque. Pensant que ce n'était que temporaire, les trois amis l'avait laissée se rétablir seule. Seulement, ce comportement demeura identique au fil des mois, et même des années.
Aussi, l'excentrique fut abasourdi, presque choqué, en entendant Cassandre lui avouer qu'elle s'était liée d'amitié avec Sissi.
Ne voulant pas paraître indiscret pour autant, il ne posa pas plus de question à son amie. Ce n'était pas dans ses habitudes, mais s'il avait appris une chose de ses relations passées, c'était qu'il ne fallait pas trop s’immiscer dans les histoires de filles.

Lorsque les deux camarades furent arrivés, ils s'assirent dans l'herbe, au milieu d'une petite clairière. Contrairement au début de journée, l'après-midi avait laissé filtré quelques rayons de soleil, séchant ainsi le gazon mouillé par la pluie du matin.
Odd sortit deux barres chocolatées de son sac à dos et en proposa une à Cassandre, qui accepta. Cette première journée de cours n'avait pas été désagréable, mais elle l'avait affamée.
Une fois les deux gourmandises englouties, le blondinet prit la parole.

« Alors, ta journée ?
— Très bien. Les profs sont gentils, ils ont l'air investi dans ce qu'ils font. Les élèves de ma classe ont l'air sympa aussi. Je pense que je vais me plaire à Kadic.
— Et William, tu l'as recroisé ? demanda Odd.
— Oui, l'informa la jeune fille. À la récré de dix heures, il s'est dirigé vers moi. J'ai cru qu'il allait encore vouloir m'embrasser, mais il s'est simplement excusé de notre première discussion. Il avait l'air vraiment gêné, et il m'a demander pardon au moins une quinzaine de fois. Sérieux, il serait pas un peu lunatique, ton pote ?
— William, mon pote ? C'est pas ce qu'on pourrait appeler un ami. Disons qu'il traîne avec nous, mais qu'il est pas forcément apprécié de tous. »

Cassandre ouvrit ses yeux en grand. Elle ne comprenait définitivement pas cette petite bande.
Odd, embarrassé par la réaction de la jeune fille, détourna le regard. Il fallait qu'il trouve une diversion pour se débarrasser de ce malaise, et vite !
Une idée absurde lui vint alors en tête. Elle était certes, idiote, mais il n'avait rien d'autre sous la main. Et, en y réfléchissant, il tentait quelque chose qu'il souhaitait faire depuis sa rencontre avec la nouvelle élève.

« T'as une petite feuille dans tes cheveux... » lui dit-il.

Il s'approcha doucement d'elle et passa délicatement son pouce et son index dans la chevelure de Cassandre. Évidemment, aucune verdure ne s'était glissé dedans, et Odd fit semblant de lui enlever. Profitant de cette proximité entre elle et lui, il approcha subtilement son visage du sien.
Lorsqu'il tenta de prendre la figure de la jeune femme entre ses mains, celle-ci s'écarta d'un geste brusque.

« Odd ! Arrête ! »

L'excentrique se replaça un peu plus loin d'elle, ahuri et confus.

« J'au... j'aurai du te le dire avant, je suis désolée. Mais je ne pensais pas que tu irais si vite...
— Me dire quoi ? lui demanda-t-il.
— Bah... Que je ne pourrai jamais tenter quelque chose avec toi... répondit-elle.
— Et... Je peux te demander pourquoi ?
— Hum... Disons simplement que je préfère les personnes en possession d'un vagin. »

Cassandre avait déclaré cette annonce avec un petit sourire en coin. Odd quant à lui, était abasourdi par une telle spontanéité. C'était véritablement une façon très originale de dire qu'on aimait les filles ! Il la fixa d'un air perdu. Puis, une fois l'information montée à son cerveau, il la regarda les yeux enjoués, et explosa de rire.
La jeune fille l'accompagna tout en se moquant gentiment de lui.




http://img11.hostingpics.net/pics/77100811fdca4217e78aa1351fb483d3617b6d1.jpg




« Putain, qu'est ce qu'il fout ?! » s'écria Ulrich.

La bande s'était retrouvée comme convenu à vingt-et-une heures trente au laboratoire. Depuis plus d'un quart d'heure, ils attendaient Odd impatiemment.
Jérémie allait leur proposer de partir dès maintenant sur Lyoko sans lui, quand le monte-charge s'ouvrit, laissant apparaître celui qui les faisait patienter. Le samouraï allait le réprimander, mais l'intellectuel ne lui en laissa pas le temps.

« Filez aux scanners, on a déjà perdu assez de temps. William, tu vas avec eux. X.A.N.A n'attaque pas, donc considère ça comme un entraînement. Tu restes derrière les autres et tu observes, tu n'agis que si c'est nécessaire. Compris ? »

Le brun ténébreux le regarda d'un air entendu et entra dans l’ascenseur avec ses compagnons.
Yumi et Aelita furent virtualisées en premier, et les trois garçons suivirent.
Les cinq combattants arrivèrent directement dans le cinquième territoire. Lorsque le couloir s'ouvrit, ils coururent à l'intérieur et rejoignirent l'interface.

« Aelita, cherche un moyen de délivrer la femme de la fumée blanche. Les autres, restez aux aguets.
— Jérémie, on fait comment si X.A.N.A nous renvoie un Kornala ? questionna la jeune japonaise avec un ton méfiant.
— Ça m'étonnerait qu'il le fasse. Plus les monstres sont puissants, plus ils lui demandent de l'énergie. »

À moitié rassurée, Yumi fronça un sourcil. L'endroit était calme. Trop calme. Le programme multi-agents n'avait peut-être pas encore décelé leur présence ? Ce n'était pourtant pas dans ses coutumes d'être mal informé de ce qu'il se passait sur Lyoko.
Pendant près de dix minutes, tous restèrent sur leurs gardes, s'attendant à voir arriver quelques monstres. Mais rien ne se produisit.

« J'ai fini les recherches Jérémie, déclara alors l'ange rose. Je t'ai déjà tout transmis.
— Parfait. Rejoignez la salle du Skid, direction le monde virtuel inconnu !
— Ouah ! T'as même reprogrammé le Skid ? dit le chat violet.
— Mon cher Odd, lui répondit le blond à lunettes. Pendant que certains s'amusent à draguer tout ce qui bouge, y'en a qui bossent. »

Cette réplique cloua le bec de l'excentrique. Les cinq compagnons se dirigèrent vers le garage. Chacun se plaça sur une passerelles et fut transféré dans une partie du navire. Aelita, aux commandes, le désarrima et le fit sortir du territoire. Son petit ami lui envoya les coordonnées du nouveau monde virtuel.




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Le Skidbladnir était arrivé devant le nouveau monde sans encombre.

« C'est pas un peu bizarre que X.A.N.A n'ait pas tenté de nous mettre des bâtons dans les roues ? s’inquiéta Yumi.
— Bah, pour une fois qu'il nous fout la paix, on va pas s'en plaindre » lui dit Ulrich.

Aelita manœuvra le vaisseau jusqu'au sas d'entrée. Mais quelque chose la tracassait. Elle regarda plus attentivement le décor qui se présentait à elle. Puis, elle s'exclama :

« Jérémie ! Ce monde... il est... carré !
— Quoi ?! »

En effet, la surface qui se présentait à eux était sensiblement similaire aux contours de Lyoko. Les mêmes blocs bleus s'emboîtaient, formant un gigantesque édifice. Seulement, au lieu de dessiner une sphère, l'assemblage constituait une forme cubique.
Après avoir longuement observé cette différence notable, l'ange rose ouvrit l'entrée et pénétra à l'intérieur.
Le navire ressorti d'une mer numérique interne, laissant ses occupants découvrir plusieurs plate-formes bleues vues d'en dessous, attachées les unes aux autres par des chemins étroits de la même couleur. Au fur et à mesure de leur avancée, les Lyoko-Guerriers découvrirent un paysage idyllique, digne des plus beaux endroits du monde.

De l'herbe s'étendait sur toute la surface du territoire. Des fleurs apparaissaient ça et là, plus colorées les unes que les autres. Une forêt jaillissait au loin, dévoilant des arbres somptueux aux teintes vives. Une forte lumière frappait chacune de ces végétations, les laissant révéler toute leur splendeur.
Mais le plus impressionnant se tenait en suspension dans les airs. Un énorme et incroyable édifice rectangulaire volait à quelques mètres du sol. Il était entièrement constitué d'eau bleue en mouvement, comme si le liquide se trouvait dans une boîte transparente et subissait une certaine pression. Mais il n'en était rien ; la bâtisse était construite uniquement du fluide coloré. L'une des face de ce véritable monument était totalement ouverte, laissant découvrir que l'intérieur du polygone était creux. De là se déversaient des cascades d'eau qui, une fois au sol, se transformaient en végétation. Cette monstrueuse brèche laissait entrevoir un intérieur sombre, peu accueillant, mais qui semblait tout aussi fascinant que le reste et attisait la curiosité de tous.

« Wahou... ne put s'empêcher de commenter Odd d'un air fasciné.
— Les amis, bienvenue à Élivágar ! s'écria Jérémie. Aelita, il y a une tour direction nord-nord ouest où tu pourras arrimer le Skid. Le Super Calculateur m'indique qu'il y a besoin de le faire si vous ne voulez pas finir virtualisés à jamais en cas de perte de points de vie. Je sais pas comment ça se fait, mais apparemment dans ce monde, les règles ne sont pas les mêmes que sur Lyoko... Ça m'inquiète.
— T'inquiète pas Jérémie, on fera gaffe » lui dit William pour le rassurer.

Après avoir décrit les lieux et envoyé un visuel à Jérémie, Aelita posa pieds à terre avec ses amis. Ils s'approchèrent de l'immense pavé bleu suspendu dans les airs d'un pas prudent.
Quelle fut leur surprise quand, une fois assez proche de la bâtisse, ils sentirent des gouttelettes leur sauter au visage. Sur Lyoko, lorsqu'ils touchaient l'eau d'une oasis ou traversaient une cascade, aucune sensation ne les traversait. Ici, ils ressentaient clairement le liquide couler sur leurs corps. Odd passa sa main sur son visage, où il avait reçu quelques éclaboussures et fut abasourdit de sentir un effet mouillé à ce contact.

« L'édifice que vous voyez est la salle du cœur. Si on veut des réponses, je pense que c'est là-bas qu'on les trouvera ! annonça Jérémie.
— Problème Einstein, lui répondit Ulrich. Ce machin là, il est à plusieurs mètres de hauteur. »

En entendant ce léger soucis, l'intellectuel tenta alors d'envoyer les véhicules à ses camarades. Il du s'y reprendre à quatre fois, ce qui ne manqua pas d'agacer Odd qui commençait à s'impatienter. Enfin, il réussit à envoyer l'Overwing.

« C'est tout Jérémie ? Ulrich et moi, on compte pour du beurre ? lui fit remarquer le chat violet d'un ton agacé.
— Pas la peine de m'engueuler, répliqua l'intéressé. J'ai pas pu faire autrement. Aelita activera ses ailes et te portera, et Ulrich montera avec Yumi. »

Cette solution était, certes, peu pratique, mais c'était la seule qu'ils avaient. Ils s’exécutèrent donc et entrèrent sans la pièce. Ils découvrirent des murs de couleurs unies, sans pour autant arriver à déterminer laquelle : il faisait trop sombre. Un autre problème se présenta alors à eux... La salle de comportait pas de sol. Lorsqu'on regardait vers le bas, on pouvait simplement apercevoir l'eau bleutée qui coulait et sortait du bâtiment virtuel.
Les cinq guerriers n'eurent même pas le temps de prévenir Jérémie de ce désagrément ; Aelita, sentant ses forces l'abandonner, ne put s'empêcher de lâcher Odd. Celui-ci allait crier... mais resta suspendu en l'air. Étonné, il fit quelques pirouettes.

« Eh ! Yumi ? Ça te rappelle pas la mission dans l'espace ?
— Dommage, on voit pas la Terre d'ici... lui répondit-elle en souriant à l’évocation ce souvenir.
— Qu'est ce que vous voyez ? les interrompit l'intellectuel.
— Un cœur semblable à celui de Lyoko... l'informa Ulrich. Et... c'est tout. C'est complètement vide.
— Ok, donc ce monde est bien généré par un Super Calculateur semblable au nôtre...
— Qu'est ce qu'on fait maintenant ? demanda Aelita.
— Vous rentrez. Pendant votre excursion, j'ai trouvé le moyen de ramener la femme grâce aux données que tu m'as trouvé... 
— Mais on vient d'arriver ! protesta Odd. Laisse nous visiter un peu !
— Non, lui répondit le blond à lunettes. Je vous l'ai dit, on ne connaît pas le fonctionnement de ce monde. Alors on s'occupe de la femme, et je ferai des recherches après pour que vous puissiez y retourner.»



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La petite bande s'était retrouvée dans le laboratoire. Jérémie pianotait sur son clavier pendant que les autres attendaient qu'il finisse. Après une dizaine de minutes, il s'écria enfin :

« Ça y est ! J'ai le programme de matérialisation de la femme !
— Ouah, t'as été plutôt rapide sur ce coup là, le félicita Ulrich.
— Il m'a suffit de reprendre le programme de matérialisation d'Aelita. Mais comme cette femme n'apparaissait pas sous un avatar virtuel humanoïde, j''y ai rajouté les codes de son acide désoxyribonucléique que vous aviez récupéré pour que le Super Calculateur ait un maximum d'informations génétiques sur elle, puis j'ai modifié le...
— Ok Einstein, c'est bon, le coupa Odd. On la ramène sur Terre maintenant ?
— Attends ! l'arrêta Yumi. Et si elle n'est pas de notre côté ? Si c'est une criminelle ou quelque chose du genre ? On fera comment ?
— On avisera, comme d'habitude... lui répondit Aelita.
— Bon, tout le monde est d'accord pour que je lance le programme ? » demanda l'intellectuel.

Tous réfléchirent un court instant, puis approuvèrent. Ils étaient à la fois impatients et apeurés de découvrir qui était la personne qu'ils allaient délivrer.
Après avoir hésiter une demi-seconde, Jérémie se dirigea vers son écran et lança les lignes de codes qu'il avait préparé.
Une fois cela fait, les Lyoko-Guerriers descendirent tous en salle des scanners, appréhendant la suite.
Lorsqu'ils arrivèrent, l'un des grand tube grognait et recrachait de la fumée. Puis, il s'ouvrit enfin, et le silence revint.

Une femme d'environ vingt-cinq ans, peut-être un peu plus, se tenait debout sur ses fines jambes, s’agrippant aux parois intérieures du scanner. Ses cernes étaient noires, ses traits tirés, et sa maigreur apparente... Tout montrait qu'elle était grandement affaiblie. Elle faillit tomber en avant, mais Ulrich et William se précipitèrent pour la retenir. Ils l'emmenèrent alors au laboratoire et la posèrent délicatement dans un coin de la salle. Yumi sortit une bouteille d'eau de son sac, enleva le bouchon et la tendit à l'inconnue. Celle-ci écarta ses long cheveux bruns et bouclés et la porta à ses lèvres séchées. Elle rendit ensuite l'objet à sa propriétaire en balbutiant un « merci » à peine audible. Devant les regards interloqués des six adolescents, elle s'observa longuement. Sa peau était tellement blanche qu'elle se confondait avec sa robe froissée qui flottait au niveau de ses jambes. Elle paraissait être dans un piteux état. Soudain, elle sentit la fatigue s'emparer d'elle. Voyant qu'une jeune fille aux cheveux roses se dirigeait vers elle, elle lutta pour ne pas s'endormir.

Aelita s'assit à ses côtés.

« Vous pouvez nous dire qui vous êtes... ? demanda-t-elle d'une voix douce.
— Louise...
— Vous ne savez rien d'autre ? »

Aelita n'obtint pas de réponse ; Louise était désormais dans les bras de Morphée.



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Vers vingt-trois heures, Jean-Pierre Delmas terminait de remplir quelques papiers avant d'aller se coucher. De la paperasse, encore de la paperasse... Ce métier de proviseur, bien qu'il lui plaisait, s'avérait être de plus en plus compliqué. Surtout quand des élèves arrivaient en cours d'année, comme cette... Comment s'appelait-elle déjà ? Ah ! Cassandre. Cassandre Martin. En joignant la photo de la jeune fille à son dossier, il ressentit un air de déjà-vu. Il observa plus attentivement l'image... De longues minutes s'écoulèrent. Puis, il comprit.

Il se dirigea vers l'armoire de son bureau, dans laquelle étaient rangés tous les dossiers des élèves, des professeurs et du personnel de l'établissement. Ne trouvant pas ce qu'il cherchait, il consulta son ordinateur. Il se dirigea vers l'annuaire en ligne et y tapa le nom de Cassandre. De multiples résultats s'affichèrent. Martin était définitivement l'un des nom les plus répandus en France.

Le père de Sissi ouvrit un tiroir. Il en extirpa une photo prise lors d'un repas entre collègues, datant de 1994. Tous les professeurs et leurs conjoints respectifs s'étaient retrouvés dans un restaurant plutôt chic mais simple, que son ami de l'époque Franz Hopper avait choisi. Il était venu accompagné de sa femme, Anthéa. Qu'étaient-ils devenus ? Ils avaient tous deux disparus, ainsi que leur fille, sans laisser de trace... Étaient-ils toujours vivants ?
Jean-Pierre se souvint alors d'une image que Franz lui avait donné, peu avant de disparaître. Une image représentant le même sigle que celui qu'il avait vu le jour de la rentrée sur son écran d'ordinateur... Il ferma les yeux et tenta de se souvenir.

C'était en février 1994. Le professeur Hopper semblait perturbé par quelque chose. Il faisait les cent pas dans le bureau, sa respiration était forte. Jamais Mr. Delmas ne l'avait vu dans un tel état. Le scientifique semblait être en trans et n'arrêtait pas de répéter le nom de sa fille maintenant adolescente. Quel âge avait-elle déjà ? Le proviseur ne l'avait jamais rencontrée, mais son ami lui en avait déjà parler. Sûrement devait-elle avoir douze ou treize ans maintenant...
Soudain, Franz s'assit brusquement. Il fouilla dans sa besace et en sortit une feuille noire, sur laquelle était dessinée un logo rouge faisant penser à un œil. Il la posa avec fermeté sur le bureau et prononça d'un air suppliant :
« Je t'en prie, Jean-Pierre. S'il m'arrivait malheur... Prends soin de ma famille. De toute ma famille. »


Le proviseur ouvrit à nouveau les yeux. Après toutes ces années, il comprenait enfin les sens de ces paroles .
_________________
« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »
« Rien ne sert de faire des suppositions contraires, puisque les choses sont ce qu'elles sont : on ne change rien à la réalité. »
« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences... »
« La plupart des gens croient être honnêtes et vrais avec eux-mêmes comme avec les autres. C'est plus facile. Ça fait moins mal. Mais au final on a tous quelque chose à cacher. Tous. »


Dernière édition par Jade Lhtl le Dim 11 Déc 2016 18:56; édité 3 fois
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Idris2000 MessagePosté le: Dim 28 Aoû 2016 00:32   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 15 Juin 2016
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Localisation: Dans une ville, dans un pays, dans un continent, sur une planète, dans l'univers...
Bien...Qu'est-ce que je peux dire?

..Que ce chapitre était au minimum 15 fois meilleur que le précédent?

Oui, c'est déjà ça.

Cassandre m'intrigue de plus en plus, et pas juste le fait qu'elle est lesbienne (J'ai lu plein de yaoi et de yuri, tant que ça reste des bonnes fanfics, ça ne me gêne pas le moins du monde.), son personnage. Odd se fait recaler comme une merde.

Après, j'espère que Louise n'est pas une Mary-Sue.(Tu m'as agréablement surpris avec Cassandre, alors j'espère la même chose.)

Jérémie a écrit:
« Dans la mythologie grecque, Cassandre est définie comme celle qui fait le malheur des hommes. J'espère pour Odd que cette fille n'est pas en accord avec la provenance de son prénom ! »


Pour l'instant, non...

Pour l'instant...

Jean-Pierre va-t-il découvrir le secret?

L'avancée dans l'histoire est vraiment intéressante. J'ai hâte de voir la suite.

_________________
Je suis quelqu'un d'observateur. L'avis des autres m'intrigue et m'intéresse.

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Je suis un Pro-Laura et Pro-CLE.

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Dernière édition par Idris2000 le Sam 10 Déc 2016 19:48; édité 1 fois
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Lhetho MessagePosté le: Dim 28 Aoû 2016 09:41   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Localisation: Une chose est sûre, c'est sur Terre !
Yop. Voici donc ton nouveau chapitre qui, cette fois-ci, se démarque réellement de la chronologie basique d'un épisode de CL.
Nous avons des révélations plus ou moins cachées dans tous les sens. Entre l'aveu de Cassandre qui comme l'a souligné Idris est très étrange ainsi que la pensée de Delmas, ce chapitre est beaucoup plus dynamique que le précédent. En ce qui concerne la jeune femme, on en saura plus par la suite mais le fait qu'elle s'endorme est un choix pertinent qui développe le suspence autour de ce point pour le moins étrange.
Enfin, au niveau des traces d'ADN, je reste sceptique. J'attends de voir comment cela va se décanter pour prononcer mon avis.
En conclusion, un chapitre intéressant qui soulève une nouvelle fois de nombreux mystères, peut-être liés les uns-aux-autres.
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Icer MessagePosté le: Dim 28 Aoû 2016 11:06   Sujet du message: Répondre en citant  
<br>


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Localisation: Territoire banquise
Ouais en fait, quand une nouvelle fille intègre la bande, la seule raison qui fait qu'elle ne sort pas avec Odd est une orientation sexuelle incompatible : Généralement le blondinet est gay, plus rarement la meuf est lesbienne mais c'est la même idée. Cela dit ta scène reste un peu moins cliché que la moyenne, c'est plutôt bien pour une première fois Wink
Ceci étant dit je pense que ce que souligne Jérémie, sur l'origine de Cassandre me fait dire que tu en es toi-même consciente et que tu as choisi ce prénom à dessein. Puisqu'elle a clairement des choses à cacher, je ne vais pas être trop étonné si elle fini par les enculer (C'est toujours plus excitant qu'une simple nouvelle recrue docile !). D'ailleurs, l'excuse lesbienne pourrait bien n'être qu'une feinte.

Pas mal de zones d'ombres dans ce chapitre, notamment du coté de Yumi. Mais la japonaise a peut-être simplement ses règles, pas de conclusion hâtive, ce ne serait pas professionnel.
En revanche, après l'implication de Hertz, à laquelle les CLC nous avaient habitué, voici que le sieur Delmas entre en scène. De quelle façon ? Nous verrons.

Je pense qu'après ces quelques chapitres, ta fanfic a atteint sa vitesse de croisière. Tu maîtrises ta forme, que ce soit d'un point de vue orthographique ou vis-à-vis de la présentation. Les dialogues n'ont pas la naïveté propre aux débutants. Maintenant, ce qui nous indiquera le niveau réel de ta fanfic se jouera sur ton scénario de long terme... Soigne-le bien et épate-nous Wink

_________________
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« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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Jade Lhtl MessagePosté le: Sam 10 Déc 2016 19:26   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 12 Juin 2016
Messages: 29
Localisation: Nancy
Bonjour, bonsoir !

Commençons avec une information de la plus haute importance.

Spoiler


Passons maintenant aux réponses aux commentaires.

Spoiler


Et enfin, le chapitre !

Chapitre 6

Mr. Delmas attendait l'arrivée de Mme. Hertz dans son bureau. Cette dernière pourrait l'éclairer, il en était certain. Il devait la questionner. Autrefois, elle avait été l'enseignante la plus proche du professeur Hopper, multipliant les discussions et les dîners avec lui. Le proviseur pensait à l'époque qu'il s'agissait de rendez-vous professionnels ou amicaux. Désormais, il se doutait qu'il n'en était rien, et que les deux collègues lui avaient caché bien des choses.

La vieille dame arriva, le sourire au lèvres.

« Encore un problème informatique, Jean-Pierre ?
— On peut dire ça comme ça... » répondit l'intéressé.

Suzanne allait se dirigé vers l'ordinateur de son supérieur, quand celui-ci l'arrêta. Il lui demanda de s'asseoir et sortit la feuille sur laquelle était imprimé le fameux sigle qui le dérangeait tant.

« Tu sais ce que c'est ? »

Mme. Hertz ne répondit pas. Aucun son ne sortit de sa bouche, aucune expression ne s'afficha sur son visage. Elle restait totalement neutre, faisant presque penser à une statue de marbre. Mais Mr. Delmas n'abandonna pas. Il voulait comprendre.

« Dis-moi la vérité ! lui ordonna-t-il.
— Je ne peux pas.
— Tu sais pertinemment que je finirai tôt ou tard par découvrir ce que tu me caches... Ce que vous me cachez depuis plusieurs années, toi et Franz. »

La professeur de physique se mordilla la lèvre inférieure en entendant ce prénom. Elle ne savait pas quoi dire. Deux solutions se présentaient à elle : soit elle décidait de révéler son secret au proviseur, ce qui le mettrait en danger ; soit elle ne lui disait rien, et il finirait par tout découvrir de lui-même. Dans les deux cas, le résultat serait le même. Elle inspira une grande bouffée d'air avant de prononcer d'une voix faible :

« Tu ne comprends pas, Jean-Pierre. Si je réponds à ta question, tu seras impliqué dans une histoire digne des films de science-fiction. Tu ne pourras pas prévenir les autorités, et certaines révélations t'infligeront des douleurs comme tu n'en as jamais connu.
— Je suis en droit de savoir. »

Déconcertée par tant de détermination, Mme. Hertz se résolu à lui révéler, à contre-cœur, tout ce qu'elle savait.



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Aelita et William étaient restés au laboratoire toute la nuit pour surveiller Louise. La jeune fille était intriguée par cette femme, et c'était pour le grand brun une occasion de montrer aux Lyoko-Guerriers qu'il était digne de confiance. Bien sûr, Jérémie avait longtemps hésité à le laisser avec sa petite-amie... Mais il avait finalement cédé, cette dernière l'ayant rassuré autant qu'elle le pouvait.
Les deux gardes de nuit avaient décidé de s’alterner pour garder un œil sur l'inconnue. Pendant que l'un dormait, l'autre s'occupait en lisant un livre ou en regardant un film sur le Super Calculateur qui, malgré sa puissance et ses fonctionnalités hors-normes, pouvait également servir d'ordinateur banal. En plus de ces deux distractions, deux sacs de couchage étaient étendus sur le sol et Louise était emmitouflée sous une couette, avec une bouteille d'eau et des biscuits à sa disposition.

Vers trois heures du matin, quand ce fût au tour d'Aelita de veiller, la jeune femme aux longs cheveux bruns se réveilla. Elle se releva avec difficulté, puis regarda tour à tour les deux adolescents d'un air ahuris. Elle entrouvrit les lèvres, mais ne réussit à sortir aucun son. Elle toussota furtivement, puis réessaya.

« Je... Où suis-je ? »

Sa voix, même si elle trahissait son épuisement, était douce et mielleuse.

« Vous êtes dans un laboratoire, lui répondit calmement l'ange rose.
— Qu... Qu'est ce que je fais ici ?
— Vous étiez perdue dans un monde virtuel, on vous a sauvé il y a quelques heures...
— Vous avez déjà meilleure mine que tout à l'heure ! dit William. L'eau et les gâteaux sont pour vous. »

Un monde virtuel ? C'était impensable... Ces adolescents avaient-ils trop lu de bandes dessinées surréalistes ?
Et ces petits-beurres... Comment savoir s'ils n'étaient pas empoisonnés ? Après tout, elle se trouvait dans un laboratoire... Un laboratoire ! Qu'est ce qui pouvait lui prouver que ces jeunes gens ne jouaient pas aux savants-fous ? Malgré tout, Louise ne put s'empêcher d'y goûter. Elle ne pouvait plus supporter la faim qui la tenaillait, même dans son sommeil. Quand elle fût rassasiée, elle tenta de se redresser un peu plus. Avec l'aide de William, elle réussit finalement à s'adosser contre le mur froid de la salle.

« On vous fera aucun mal, lui dit Aelita pour la rassurer. Vous m'avez dit tout à l'heure que vous vous appeliez Louise... Vous vous souvenez d'autre chose ? Votre nom de famille, par exemple ?
— Non... lui répondit la jeune femme. Je... Si ! J'ai... j'ai un enfant. »

Les deux Lyoko-Guerriers se regardèrent mutuellement. Si cette femme avait réellement un enfant, le connaissaient-ils ? Avait-il leur âge, ou bien était-il plus jeune, plus vieux qu'eux ? L'ex-xanatifié allait lui poser une autre question, mais l'inconnue ne lui en laissa pas le temps et conta le peu de souvenirs qu'elle avait.

« Tout ce que je sais, commença-t-elle, c'est que j'errai dans un lieu... étrange. Tout était blanc. Parfois des fleurs apparaissaient. C'était comme dans un rêve. Puis... Ça s'est transformé en cauchemar. Un orage est apparu. Tout a brûlé. Ensuite, je me suis endormie... Pourtant, je sentais que je bougeais, comme si je flottais... Au départ, ce n'était pas désagréable. Mais ensuite... J'ai commencé à ressentir d'horribles douleurs dans tout mon corps. Comme d'énormes crampes. Et je n'arrivais pas à me réveiller... Le plus bizarre dans tout cela, c'est que je sais que je n'ai pas toujours été là, dans cet état. Avant, j'étais... ailleurs. Mais je ne me souviens plus où. Et.. ce sont les seuls souvenirs qu'il me reste.
— La mémoire vous reviendra sûrement avec le temps, ne vous précipitez pas, la rassura Aelita.
— Reposez-vous, ajouta William. On veille sur vous. Vous aurez besoin de forces, demain...
— Pourquoi ça ? demanda Louise, interloquée.
— Nous sommes un petit groupe de six adolescents, lui expliqua le grand brun. Un de nos amis est une vraie tête et pourra vous aider à savoir ce qui vous ait arrivé.
— Mais pour ça, poursuivit la princesse de Lyoko, il devra vous poser des questions, et ça risque de durer longtemps ! Il vaut mieux que vous soyez en forme. »

Non mécontente de pouvoir se rendormir, la nouvelle terrienne s'allongea et suivit le conseil des deux camarades.



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Émelyne, qui était désormais officiellement la petite amie de Jean-Pierre Delmas, avait arrêté sa voiture au bord d'une route pour regarder son téléphone portable. C'était justement le proviseur de Kadic qui lui demandait de le rejoindre le soir même dans son bureau. Avec un sourire, elle lui répondit par l'affirmative. Tout se déroule comme prévu... pensait-elle.

Depuis maintenant plusieurs mois, elle travaillait pour une personne dont elle ne connaissait rien. Ni l'apparence, ni le nom, ni même le sexe. Mais peut importait ; la paye à la fin de chaque mois était tellement importante que jamais elle n'avait eu l'idée de poser la question. Son rôle était simple : obtenir, par quel que moyen que ce soit, des informations sur un certain Franz Hopper. Pourquoi ? Elle n'en savait rien. Mais étant donné l’insistance avec laquelle on lui avait rappelé l'importance de ces renseignements, elle savait qu'elle ne devait pas échoué.

Alors, la petite femme blonde s'était rendue au collège-lycée Kadic, où elle avait appris à connaître Mr. Delmas. Sa femme, disparue depuis presque quine ans maintenant, lui avait donné une fille scolarisée dans son établissement. Émelyne avait pris en compte cette révélation et en avait profité, avec la complicité de son mari, pour séduire le proviseur. Elle n'aurait jamais cru que ce serait aussi simple. En quelques semaines à peine, elle avait réussi à gagner sa confiance. Encore quelques temps et il lui confierait sans aucun doute le dossier Franz Hopper les yeux fermés. Elle n'aurait même pas à le voler... N'était-ce pas merveilleux ?

Émelyne décida alors de feuilleter plus en détails les documents qu'on lui avait donné pour sa mission. Elle les avait déjà observé une centaine de fois, cependant, elle sentait que quelque chose lui avait échappé... Mais quoi ?



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Le lendemain du sauvetage de Louise, les Lyoko-Guerriers s'étaient donné rendez-vous à l'Ermitage pour discuter de la suite des événements. Depuis l’extinction du Super-Calculateur, ils avaient tenté de restaurer la maison abandonnée. Faute de moyens, elle était encore loin d'être terminée, mais en deux ans, ils avaient tout de même réussi à acheter les meubles principaux. Il y avait maintenant trois lits pour deux personnes dans chaque chambre : celle d'Aelita, celle de Waldo et Anthéa et celle qu'ils supposaient être à la chambre d'amis. Ils avaient également pu installer un petit réfrigérateur et un micro-ondes, ainsi qu'un peu de vaisselle, puisque l'ancienne avaient été détruite par X.A.N.A. Ulrich avait réparé les chaises et la grande table du salon et Yumi avait apporté quelques décorations japonaises, ce qui donnait une ambiance assez chaleureuse. La demeure avait été nettoyée de fond en comble par les six amis, ce qui laissait transparaître une impression de maison banale et habitée. Plus rien ne laisser penser que d'horribles événements, tels que l'enlèvement d'Anthéa ou la fuite de Franz et de sa fille, s'étaient déroulés ici.
Les anciens combattants avaient dans l'idée que, lorsque personne ne pourrait amener Aelita en vacances, elle vivrait ici. L'Ermitage leur servait également de refuge. Ils se retrouvaient parfois pour y passer une ou deux nuits, parler, rire... Ils s'offraient parfois le droit d'organiser une petite fête, mais cela n'arrivait pas souvent ; à part eux, personne ne connaissait l'existence de la maison, et ils ne pouvaient pas se permettre d'inviter d'autres camarades. Ces derniers poseraient bien trop de questions auxquelles ils ne pourraient pas répondre.

Aelita et Yumi arrivèrent en premier. Voyant que personne d'autre n'était présent, elle se dirigèrent vers la cuisine et s'installèrent chacune sur une chaise. La jeune japonaise sortit son paquet de cigarettes et en mit une à sa bouche. Étonnamment, son amie lui en demanda une.

« Bah, je croyais que tu fumais qu'en soirée ?
— Ça m'arrive aussi quand je stresse, lui expliqua l'ange rose. Et je peux te dire que là, entre Louise, X.A.N.A, le nouveau monde virtuel et les traces d'ADN, j'en ai plus que besoin. »

Yumi hésita un court instant, puis lui dit de se servir. Après tout, la jeune fille était bien assez grande pour savoir ce qui était bon pour elle ou non.

« Quand je suis aller parler avec Ulrich l'autre jour, commença la plus âgée, je t'ai vu parler avec Sissi... Vous vous êtes dit quoi ?
— Oh, rien de spécial. Elle m'a demandé si tout se passait bien pour nous. Elle m'a aussi dit qu'elle était enfin passée au-dessus de son histoire avec William. J'étais contente pour elle.
— Mais qu'est ce qu'il s'est passé entre eux ?
— Je sais toujours pas... lui dit Aelita. Et toi, avec Ulrich ? Vous aviez pas l'air très joyeux quand vous vous êtes parlé.
— Ah ! Des histoires de couple, rien de plus banal... »

La princesse de Lyoko hésita à approfondir le sujet. Cela faisait maintenant quelques temps que ça n'allait plus entre les deux tourtereaux, et même s'ils s'évertuaient à le cacher, Aelita l'avait bien remarqué. Seulement, elle ne comprenait pas pourquoi ils ne s'entendaient plus. Et surtout, pourquoi ils ne mettaient pas fin à leur histoire. Elle décida finalement de poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis plusieurs semaines.

« Yumi... Je suis pas aveugle. Je vois bien qu'il y a quelque chose qui va pas. Tu peux me parler, tu le sais. Et tu sais aussi que je répéterai rien. »

La japonaise garda le silence quelques instants. Elle écrasa son mégot dans le cendrier, inspira un grand coup et se confia à sa meilleure amie d'un air gêné.

« C'est... Disons qu'on s'entend pas vraiment sur ce qu'est l'amour.
— Comment ça ?
— Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus...»

Aelita allait demander plus d'explications, quand elle entendit la porte claquer. Elle fit un sourire à Yumi pour lui faire comprendre que la discussion était close, en tout cas pour l'instant.

« Gentes demoiselles, voici vos chevaliers servants ! »

La voix d'Odd avait résonné dans toute la maison, puis il était apparu dans l’entrebâillement de la porte de la cuisine, accompagné de Jérémie et William.

« Ulrich est resté avec Louise ? demanda Yumi.
— Ouais, on le rejoindra après. Dites, il faudrait peut être penser à isoler un peu mieux cette baraque, fit remarquer le brun ténébreux. Ça résonne et il fait pas chaud.
— On verra ça plus tard, renchérit l'intellectuel. Pour l'instant, on a des décisions à prendre. »

Les trois garçons s'assirent à côté de leurs amies, sauf Odd, qui se dirigea vers le réfrigérateur. Il en sortit cinq bières et prit le sirop de grenadine qui se trouvait à côté du micro-ondes.

« Moi j'veux bien discuter, déclara-t-il. Mais pas sans un bon Monaco ! »

Cette remarque arracha quelques sourires sur les différents visages. Une fois l'excentrique assis et les verres servis, Jérémie prit la parole.

« Bon, avant de parler de Louise, je dois vous dire que j'ai enfin trouvé le fonctionnement d'Élivágar. J'ai pas encore tout étudié, mais j'ai déjà pas mal de renseignements.
— Attends Einstein ! Éliquoi ?
— Élivágar. C'est le nom du monde virtuel. Faudrait vraiment que tu suives, Odd. Bref. En fait, Élivágar n'est pas si différent de Lyoko. Si vous êtes obligé d'arrimer le Skid à une tour pour ne pas être virtualisés à jamais, c'est parce qu'il sert de relais entre le monde virtuel et nos scanners. Si le Skid n'était pas là, vous seriez renvoyé dans les scanners générés par l'ordinateur qui a été utilisé pour créer Élivágar. Mais comme cet ordinateur ne vous connaît pas, il ne peut pas vous ramener sur Terre.
— D'accord. Donc à partir du moment où le Skid est là, on peut se battre comme sur Lyoko ? demanda Yumi.
— Exactement. Si toutefois vous avez à vous battre, ce qui n'est même pas sûr. Là où ça devient intéressant, c'est que Louise a été virtualisée à partir des scanners du Super-Calculateur d'Élivágar... »

Tous regardèrent Jérémie d'un air ahuris. Qui avait pu virtualisé cette femme ? Elle-même ? Franz Hopper ? Anthéa ? Un ami de ces derniers ?

« On cherchera plus tard la personne qui l'a mise dans un scanner, dit Aelita. Pour l'instant, que... qu'est ce qu'on fait d'elle ? On la laisse au labo ?
— Personnellement, lui répondit William, j'pensais qu'avec ton accord, on pourrait la laisser ici, à l'Ermitage. Tu l'as bien vu cette nuit, elle est plus perdue qu'autre chose, je pense pas qu'elle soit bien méchante. Elle vivrait comme tout le monde ici, en attendant de se souvenir...
— Mais est-ce qu'on est sûrs qu'elle révélera pas notre secret aux autorités ? demanda Yumi.
— Ça m'étonnerait. Dans le pire des cas, on pourra toujours faire un retour vers le passé... lui répondit le brun.
— Je pense que c'est à Aelita que revient cette décision » dit Jérémie.

La jeune fille ne savait pas quoi dire, ni quoi en penser. Laisser une inconnue vivre chez elle ne l'enchantait pas, mais aucune autre proposition ne se fit entendre... Alors, elle s'imagina à la place de Louise. Complètement perdue. Seule. Amnésique. Non, il était impossible qu'elle laisse une femme dans cet état au milieu d'un laboratoire glauque et glacial. Et elle avait les moyens de lui offrir de quoi vivre décemment jusqu'à ce que ses amis trouvent une autre solution. Alors, après cette minute de réflexion, elle hocha la tête positivement.



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Cassandre marchait en direction du réfectoire. Il était déjà vingt heures et elle n'avait toujours pas manger. Heureusement, sa nouvelle amie Sissi lui avait promis qu'elle l'attendrait. Décidément et malgré ce que les élèves racontaient sur elle, cette fille était véritablement gentille. Peut-être même trop gentille.
Alors que la jeune fille traversait la cours pour rejoindre sa camarade, la sonnerie de son téléphone portable retentit. Elle décrocha.

« Maman ! Ça va ?
— Hello ma chérie ! Très bien, et toi ? Alors, raconte-moi tout ! Qu'est ce que tu fais en ce moment ? Les profs sont sympas ? Tu t'es faite de nouveaux amis ? Les cours te plaisent ?
— Eh ! Doucement ! répondit l'adolescente en riant. Tout va bien ! Tout le monde est gentil, j'allais justement rejoindre une amie pour manger.
— Elle s'appelle comment ? Tu n'as pas parlé qu'à cette fille, au moins !
— Elle s'appelle Élisabeth, mais préfère quand on la surnomme Sissi. J'ai été boire un verre l'autre jour, avec deux autres copains, Odd et Aelita. »

Mme. Martin, pourtant si joviale et bavarde, ne releva pas la phrase de sa fille. Cassandre en fût surprise ; ce n'était vraiment pas dans les habitudes de sa mère de ne pas harceler de questions au moins six fois de suite.

« Je dois te laisser, ma puce. Désolée, mon patron vient de m'appeler pour débriefer sur un dossier. Et comme tu le sais, les américains n'aiment pas qu'on leur fasse perdre du temps ! Je t'embrasse.
— Moi aussi » termina la jeune fille, rassurée par les explications de sa mère.

Une fois son portable rangé dans sa poche, elle s'aperçut qu'elle se trouvait désormais devant le réfectoire. Elle rejoignit son amie qui lui faisait de grands signes. Elles remplirent toutes deux un plateau et allèrent s'asseoir à une table libre.

« Alors, avec William ? demanda Cassandre une fois installée.
— Oublié. J'suis sur un gars, il est cool, on va voir ce que ça donne, lui répondit la fille de proviseur.
— Sissi... Je t'adore, vraiment, mais parle autrement, la supplia son amie. On n'a plus douze ans.
— Bah, qu'est-ce qu'il t’arrive ? Tu joues les miss intello maintenant ?
— T'as quelque chose contre les miss intello peut-être ? »

Cassandre avait accompagné ses dires d'un regard froid, presque hautain, un sourcil en l'air. Elle regardait Élisabeth fixement, attendant une réponse. Cette dernière ne savait quoi répondre. Pourquoi son amie se mettait-elle dans un tel état pour si peu ? Elle n'avait pourtant rien dit de mal, et avait même accompagné sa réflexion d'un sourire et d'un ton ironique. Devait-elle calmer le jeu ou s'énerver ? Elle ouvrit la bouche pour improviser une réplique, mais elle n'en eut pas le temps ; Cassandre s'était déjà levée et dirigée vers la porte de sortie.



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Après avoir mis Ulrich au courant de leur décision, les Lyoko-Guerriers avaient ramené Louise à l'Ermitage. Ils l'avaient installée dans l'ancienne chambre d'Aelita, ou elle se reposait. Décidément, une longue période dans un monde virtuel, cela fatiguait énormément...

Alors que Yumi et Jérémie entraient dans la maison les bras chargés de nourriture, ils virent la jeune femme au pied de l'escalier. Celle ci recula précipitamment en les voyant. D'abord surpris, les deux amis la regardèrent gentiment.

« Oh, vous êtes réveillée ! s'exclama doucement la japonaise. Venez manger avec nous ! »

Était-ce une proposition ou une obligation ? Louise resta tétanisée quelques instants, ne sachant quoi dire ou faire. Puis, lorsqu'elle vit les regards bienfaisants des adolescents, elle se décida à avancer doucement vers la cuisine. Elle fut accueillie par le reste de la bande, qui lui envoya des sourires radieux et des « Bonjour ! » doux mais énergiques.
Ce dynamisme contrastait beaucoup avec son état. Même si elle s'était beaucoup reposée, ses longs cheveux bruns étaient ternes, sa peau était blanche comme la neige et son regard était vide. Des cernes violettes entouraient toujours ses yeux et mettaient en évidence ses pommettes saillantes, ce qui renforçait sa maigreur déjà très apparente.
Malgré tout, la petite équipe ne s'attarda pas sur son physique, ou fit mine de ne pas y prêter attention.

La jeune fille aux cheveux roses se posta devant la cuisinière et fit bouillir de l'eau dans une casserole. Pendant que l'asiatique et le blond à lunettes s'attardaient à poser divers fruits et légumes sur la grande table brune, les deux bruns aidèrent Louise à s'installer sur une chaise.
Le deuxième blondinet, au style plus qu'excentrique, la regarda intensément. Puis, il se décida à lui parler.

« Bon, c'est pas l'tout, mais on s'est pas présenté. Moi c'est Odd. La cuisinière du jour, c'est Aelita. Les deux gentleman qui vous ont amené jusqu'à cette chaise, c'est Ulrich et William. La grande fille brune, c'est Yumi et le petit intello, c'est Jérémie.
— Odd... souffla la dénommée Yumi. Tu penses vraiment qu'elle va retenir tous nos prénoms d'un coup ?
— Odd, Aelita, Ulrich, William, Yumi et Jérémie. »

Louise s'était entendue prononcer ses mots par automatisme, faisant passer son regard sur chacun des adolescents qu'elle citait au fur et à mesure.
Tous les yeux se posèrent sur elle d'une façon interloquée.

« Et bien au moins, on sait qu'on doit pas vous donner notre numéro de carte bleue... dit l'excentrique pour détendre l'atmosphère.
— Personnellement, je trouve ça très bien, dit Jérémie à la jeune femme pour la rassurer. Si cette mémoire était déjà présente avant votre virtualisation, le travail sera sûrement moins difficile pour savoir ce que vous faisiez dans un monde virtuel ! 
— On va pas l’embêter tout de suite avec ça, répliqua Ulrich. Pour l'instant, c'est l'heure de manger ! »



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« Il y a une dernière chose que je dois vous avouer... »

Mme. Hertz terminait un long monologue dans lequel elle expliquait tout ce qui la liait à Franz Hopper, et le proviseur de Kadic était abasourdi. Incapable de prononcer ne serait-ce qu'un seul mot, il invita la professeur à continuer, même s'il n'était pas très sûr de vouloir entendre une énième révélation.

« C'est à propos d'Émelyne...
— Quoi ? Qu'est ce que ma compagne a à voir la-dedans ? Et comment savez-vous qui elle est ?!
— Jean-Pierre, écoutez-moi je vous en prie... prononça Suzanne. Jusqu'à aujourd'hui, je ne savais pas qui elle était pour vous. Elle est passée ce matin dans ma salle de cours, pour me menacer, et elle m'a informé de votre relation en même temps...
— Qu'est-ce que vous dites ?! Vous menacer ? Mais pourquoi ?! s'exclama Mr. Delmas.
— Parce que... Parce qu'Émelyne travaille pour Carthage. »

A cette annonce, le père d'Élisabeth ferma les yeux aussi fort qu'il le pouvait. La relation qu'il menait depuis plusieurs années maintenant n'était donc que trahison et manipulation. Après la mort de sa femme, il ne pensait plus pouvoir aimer à nouveau. Tous ses espoirs étaient apparus en voyant cette petite femme blonde, douce et gentille. Elle n'était en réalité qu'une ordure et travaillait pour des hommes et des femmes encore plus cruels qu'elle.

« Il faut... Il faut que je l'appelle... dit-il dans un souffle.
— Non ! Surtout pas ! l'arrêta Mme. Hertz. Si vous la quittez maintenant, si vous lui parlez de tout cela, Carthage saura que vous êtes au courant de tout. Et c'est bien la pire chose qui pourrait arriver !
— Mais Suzanne ! Comprenez qu'il faut que je règle cette histoire !
— Certes ! Mais ce n'est pas que votre romance avec Émelyne dont je vous parle. Je vous parle de votre vie, de la mienne, de celles de six adolescents et peut-être même de celle de votre fille !
— Quoi ? Ma fille aussi est impliquée là-dedans ?! s'écria le proviseur.
— Oui et non. Elle l'est, indirectement, car elle est amie avec les Lyoko-Guerriers. Jean-Pierre, maintenant que vous connaissez toute l'histoire, il faut que vous n'en parliez à personne, pas même aux enfants et aux adultes concernés. C'est clair ?
— C'est... c'est clair.
— Bien, continua la scientifique. Maintenant, vous allez faire exactement ce que je vous dis... »



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Après leur repas, les Lyoko-Guerriers avaient expliqué leur histoire à Louise. Étonnamment, cette dernière n'avait pas pris peur et avait cru à leur récit. Elle avait même posé des questions sur X.A.N.A et semblait s'y connaître un petit peu en physique quantique. Aussi, Jérémie en était venu à la conclusion que la jeune femme avait sûrement été proche de Franz Hopper, ou, malheureusement, de Carthage...

Vers vingt et une heures trente, les internes avaient dû partir, afin d'être présent pour l'appel. Il ne manquerait plus qu'ils aient des problèmes au lycée, et donc, leurs parents sur le dos... Seule Aelita ne les avait pas accompagné et était restée à l'Ermitage. Son petit ami l'avait couverte en appelant le proviseur afin de le prévenir qu'elle ne dormirait pas à l'internat pendant deux jours, en prenant la voix de la mère d'Odd grâce à son synthétiseur vocal.

Arrivés au lycée, William, Odd et Jérémie s'étaient retrouvés dans la chambre de ce dernier. Ils avaient dans l'idée de passer la nuit à faire des recherches sur Louise. Le brun ténébreux était passé ni-vu ni-connu dans le bureau de proviseur et dans les archives de l'établissement afin « d'emprunter » quelques documents qui pourraient contenir des renseignements sur la nouvelle terrienne. Il était donc en train de les éplucher, pendant qu'Odd faisait des recherches sur Internet et que Jérémie tentait d'en savoir plus grâce aux informations prises sur le cinquième territoire.

Ulrich quant à lui, était parti retrouver Sissi. Pourquoi ? Il ne le savait même pas lui-même. Sans doute en avait-il assez de la traiter comme une rivale ou pis, comme une inconnue. Encore une fois, il allait arriver devant elle et ne saurait quoi lui dire. Mais peut importait ; pour une fois, il serait là, auprès d'elle.
Une fois devant la porte de la chambre de la jeune fille, il inspira un grand coup. Une vague de différents sentiments bien différents s'empara de lui. Tout d'abord, la peur que Sissi le rejette — ce qu'il méritait. Puis, la joie de lui parler. Et enfin, l'angoisse de ne pas être à la hauteur.
Il allait frapper à la porte, quand celle-ci s'ouvrit en grand.

« Ah, c'est toi... Tu m'as fait peur, j'entendais du bruit dans le couloir et me demandait ce que c'était. »

Élisabeth était apparue devant lui, les cheveux mouillés, vêtue d'un short noir et d'un débardeur blanc. Il la regarda pendant quelques secondes et se perdit un instant dans ses yeux. Puis, il reprit conscience du monde qui l'entourait.

« Excuse-moi... Je... je peux entrer ? »

Voilà qu'il commençait déjà à bégayer. S'il continuait ainsi, il n'aurait jamais le courage de lui dire ce pour quoi il était venu. « Reprends-toi Ulrich, reprends-toi... »
La belle brune s'était écartée afin de le laisser passer. Il entra dans la chambre et, s’essaya sur la chaise de bureau. Sissi, elle, était restée debout, adossée à la porte désormais fermée. Elle le regardait, essayant de cacher sa méfiance par de l'indifférence.

« Qu'est-ce que tu veux ? lui demanda-t-elle.
— Je... je voulais te parler.
— Et de quoi ? rétorqua la fille du proviseur. Depuis que tu es avec Yumi, il me semble que tu n'as plus besoin de moi. Ah ! Attends ! Je sais ! Ça se passe mal avec elle, alors tu reviens vers moi, c'est ça ? »

Ces paroles eurent l'effet d'une bombe sur le jeune homme. Malgré tout, il décida pour une fois de ne pas fuir la situation dans laquelle il s'était mis. De ne pas faire son adolescent rebelle. De ne pas jouer au grincheux. D'assumer ses actes, et de tenter de réparer ses erreurs. Les réactions puériles dont il avait été l'acteur auparavant étaient désormais terminées.

« Non, enfin oui et non... Je veux dire, on s'entend pas très bien avec Yumi, mais c'est pas pour ça que je suis là. »

Sissi le regarda à nouveau, d'un air interrogateur cette fois. Elle alla s'asseoir sur son lit, en tailleur, et invita Ulrich à poursuivre ses propos d'un geste de la main.

« Je voulais... m'excuser, continua le brun. Je... Tu me manques. »

Le jeune homme ouvrit la bouche pour terminer ses explications, mais aucun son n'en sortit. Il se surprit lui-même d'avoir prononcer ces trois mots. «Tu me manques. » Était-ce bien lui qui avait été capable de dire ça ? Lui, d'habitude si réservé, si peu expressif de ses sentiments,  avait-il réellement été capable d'avouer ce qu'il ressentait ? Un mélange de honte et de culpabilité le traversa. Il observa son interlocutrice, attendant une réponse, une réaction de sa part. Mais celle-ci restait neutre, attendant qu'il poursuive. Remarquant qu'il ne le faisait pas, elle se décida à parler à son tour.

« Je vais pas te mentir, Ulrich, dit-elle. Tu me manques aussi, tu peux même pas imaginer à quel point. Mais c'est trop... facile. Tu peux pas m'ignorer dans les bras de ton corbeau pendant que je me démène avec William, fermer les yeux sur tout ce qu'il me fait alors qu'on est censé être amis, et revenir deux ans après en pleurnichant. C'est pas... envisageable.
— Je sais... Je suis désolé. »

Le samouraï partit sans un mot de plus. Une fois dans le couloir, il serra les dents et tapa son poing dans le mur. Avait-il vraiment été assez idiot pour espérer être pardonner en un claquement doigts ? Avait-il vraiment pensé qu'un simple « excuse-moi » aurait pu tout arranger ?

« Qu'est-ce que j'peux être con, parfois... »

Il sourit à cette pensée. Si Odd avait été là, il lui aurait dit : « Parfois ? Tu rigoles, t'es le roi de la connerie ! ». Ulrich se serait vexé, mais aurait rapidement renchéri avec une attaque du même genre. Puis, ils auraient ri à en perdre haleine pendant cinq bonnes minutes.
Un bruit de porte qui s'ouvre sortit le jeune homme de ses pensées. Sissi se trouvait à nouveau devant lui. Il allait lui demander ce qu'elle faisait là, mais la belle brune ne lui en laissa pas le temps.

« En fait, j'ai plus trop l'âge pour ces gamineries, lui dit-elle. Maintenant, je prends ce qui vient. T'as pris la décision de venir me voir, de t'excuser, ce que l'ancien Ulrich, têtu et borné, n'aurait jamais fait. Alors reviens dans la chambre, on mangera des petits gâteaux pendant tu m'expliques ce qui va pas. Comme avant. »



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« Vous trouvez quelque chose ? »

Jérémie, Odd et William continuaient leurs recherches sur Louise.

« Pas grand chose... répondit l'excentrique.
— Rien de mon côté non plus, dit le brun ténébreux. J'ai bien trouvé son prénom dans une lettre. Un ancien professeur qui écrit à Delmas, pour lui présenter sa démission. Mais y'a rien de plus. Pas de nom de famille, pas d'adresse... On a même pas le nom du scripteur. En gros, j'suis même pas sûr que ce soit de la même Louise dont il est question. Et toi, Jérémie ?
— J'ai pas beaucoup d'infos non plus. Je sais juste qu'elle a bien été virtualisée sur Élivágar, mais qu'elle n'a pas pu apparaître à travers un avatar humanoïde, un peu comme Hopper... Le truc le plus dingue, c'est qu'elle serait passée dans le scanner il y a quinze ans !
— Quoi ?! renchérit Odd, tu veux dire que ça fait quinze ans qu'elle ère dans un monde virtuel ?
— Pas exactement, expliqua l'intellectuel. A mon avis, elle n'avait jamais compris exactement le fonctionnement du monde virtuel, et elle est très vite tombée dans la mer numérique. Elle a donc atterri dans l'entre-deux virtuel Élivágar-Lyoko. Le même que celui où X.A.N.A s'est réfugié il y a deux ans... En quinze ans, elle a du accumulé assez de force pour créer une brèche dans l'entre-deux et en est sortie, sans forcément savoir qu'elle libérait notre pire ennemi par la même occasion... »

Les deux auditeurs réfléchirent aux suppositions du blondinet.

« Ça se tient, confirma William. Mais on fait quoi, maintenant ?
— On attends l'appel de vingt-deux heures trente pour éviter d'avoir des problèmes avec Delmas, et on rejoint Aelita à l'Ermitage. Je vais continuer les recherches pendant les dix minutes qu'il nous reste. Vous, trouvez-moi Ulrich, il répond pas à son portable. Je sais pas ce qu'il fout, mais il faut que tout le monde soit là ce soir. »
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« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »
« Rien ne sert de faire des suppositions contraires, puisque les choses sont ce qu'elles sont : on ne change rien à la réalité. »
« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences... »
« La plupart des gens croient être honnêtes et vrais avec eux-mêmes comme avec les autres. C'est plus facile. Ça fait moins mal. Mais au final on a tous quelque chose à cacher. Tous. »


Dernière édition par Jade Lhtl le Dim 11 Déc 2016 18:58; édité 2 fois
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Ikorih MessagePosté le: Sam 10 Déc 2016 22:15   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


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Avant propos : si ce post prend des allures de délire paranoïaque, mettez ça sur le compte de la section fanfic, où on croise des textes où il faut apprendre à relever chaque putain de détail parce que tout dissimule une arnaque scénaristique. N'est-ce pas Minho?
Du coup j'ai l'impression d'avoir relevé des trucs qui sont en réalité sans importance, mais voilà. Ils sont relevés quand même.


Ma première réaction en attaquant le chapitre a été pour la mention des rendez-vous de Waldo et Mme Hertz. C'est tout con mais ça m'avait fait penser à une liaison, de prime abord, même si c'est sans doute juste pour causer XANA etc. Enfin, tout n'a pas été éclairci sur la relation entre Mme Hertz et le père d'Aelita et si ça se trouve, ma théorie est encore valide...comme ça ne s'était jamais fait de mémoire, c'était une idée que je trouvais marrante.
Bon par contre, Mme Hertz ne fait visiblement pas de chichis pour tout balancer à Jean-Pierre. Elle aurait pu juste lui dire qu'elle savait pas de quoi il parlait, ou alors refuser net de lui en parler parce que concrètement, il a pas les moyens de découvrir de quoi il s'agit. En plus, c'est extrêmement imprudent parce que le facteur Emelyne pouvait l'amener à cracher le morceau auprès d'oreilles quelques peu indiscrètes. Bref, à mon avis, c'est très mal joué de la part de Mme Hertz, qui avait pourtant manifesté une certaine discrétion jusque là...

Bon, Louise je la trouve plutôt parano dans les faits. Elle a ptête des raisons de l'être, mais de là à considérer qu'un paquet de gâteaux offert par deux ados puisse être dangereux, bon. Sinon, elle ne m'inspire pas vraiment grand chose, c'est un perso assez plat à mon sens, et ses réactions d'animal traqué n'arrangent pas trop les choses. Le seul autre point d'intérêt, à part la description de l'endroit où elle était (qui fait très monde virtuel, malgré les notions de douleur), c'est sa mémoire qui semble être supérieure à la moyenne. Bon, noter ça sur six prénoms, ça me semble très expéditif mais soit...on peut éventuellement partir sur des théories type conditionnement et autres joyeusetés, mais c'est un peu tôt pour vraiment déballer les réflexions à son sujet. Au début j'étais tentée d'opérér une connexion avec la femme disparue de Delmas (depuis une quinzaine d'années aussi si je ne m'abuse) mais puisqu'elle est visiblement morte eh bah...
Par contre les réactions et actions des LG quand il s'agit d'elle me laissent perplexes. Pourquoi pensent-ils cash qu'ils puissent connaître son enfant ou qu'il puisse avoir une importance dans l'histoire? Pourquoi y aurait-il des infos sur elle dans les archives de Kadic (parce qu'ils prennent quand même le risque d'aller voir donc ils doivent être bien sûrs de leur coup...)? Pourquoi aurait-elle spécialement gagné en force au cours des quinze ans dans la mer numérique? Et enfin, pourquoi foncer à l'Ermitage en pleine nuit alors que cette discussion peut attendre demain matin?...
Ah et pourquoi est-elle fatiguée suite à son séjour virtuel alors qu'Aelita n'avait pas eu ce souci à la fin de la saison 1?
Dans les détails qui me font tiquer et que je soulève (la rubrique paranoïa quoi) : la fin précipitée de la conversation avec la mère de Cassandre et la mention discrète du mari d'Emelyne.

Au niveau des idées lancées dans le chapitres, y en a qui m'ont plutôt plu parce qu'on les voit pas souvent : le détail con de se regarder un film sur le SC, Yumi et Aelita qui fument une clope ensemble (encore que Yumi qui fume, je sais pas si c'est bien son genre).
Du côté de l'explication pour la nécessité de la présence du Skid sur l'autre monde virtuel, soit, c'est pas mal d'avoir pensé au problème de la dévirtualisation sur un terrain inconnu...mais quid des Réplikas où, il me semble, les LG sont dévirtualisés très normalement sans aucun problème?
Dernier point sur les personnages : Aelita fait sa cruche compatissante et laisse une totale inconnue s'installer chez elle, cohérent, quant à Ulrich et Yumi, on a été déjà deux à considérer que la crise de couple vient du fait que Ulrich veut coucher avec Yumi et que cette dernière refuse. D'où le fait qu'Ulrich aille tenter sa chance chez Sissi, qui est connue pour être une fille un peu plus facile...

Derniers détails : 1) y a des coquilles qui tuent dans les terminaisons des verbes, par exemple ça.
Citation:
Plus rien ne laisser penser que d'horribles événements, tels que l'enlèvement d'Anthéa

2) L'enlèvement d'Anthéa n'a probablement pas eu lieu à l'Ermitage, contrairement à ce que mentionne ta fic.
3) Odd qui sort cinq bières, donc en compte une pour...Jérémie? ça, ça me laisse très sceptique!

Enfin bon, on sent quand même des choses qui se mettent en place, même si c'est encore assez maladroit. Tu as des idées, voyons comment elles rendent...
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Jade Lhtl MessagePosté le: Ven 30 Déc 2016 03:21   Sujet du message: Répondre en citant  
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Bonjour / bonsoir !

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Chapitre 7


Tous les Lyoko-Guerriers avaient rejoint Aelita et Louise à l'Ermitage vers vingt-trois heures, et tous s'étaient demandé pourquoi ce rendez-vous imprévu avait été demandé à la dernière minute par Jérémie. Ils attendaient donc impatiemment que ce dernier eut fini de tapoter sur le clavier de son ordinateur portable. Malgré les sept personnes présentes, aucun bruit ne se laissait entendre. Qu'allait annoncer le blondinet ?
Louise quant à elle, paraissait toujours fatiguée mais avait tout de même une meilleure mine. Elle reprenait peu à peu des couleurs, et son teint moins cadavérique révélait maintenant toute sa beauté.
Après avoir laissé filer cinq minutes dans un silence pesant, voire désagréable, Jérémie se décida enfin à prendre la parole.

« Si je vous ai demandé de venir à la hâte, c'est pour vous expliquer certains points. Je dois vous annoncer que, si vous êtes d'accord bien sûr, il faudra dès demain retourner sur Élivágar. Mais avant, je dois vous expliquer pourquoi, et l'explication risque d'être longue. On n'aurait pas eu le temps de le faire demain, d'autant plus que tout le monde doit entendre ça.
« Comme vous le savez, Louise a été virtualisée à partir d'un des scanners du Super-Calculateur d'Élivágar il y a une quinzaine d'années. Seulement, en découvrant cette indication temporelle, j'ai repéré quelques lignes de code datant de sa virtualisation qui m'ont interpellé. Je viens à l'instant de les vérifier et mes premières suppositions se sont confirmées.
« Louise, vous êtes certes, entrée dans le scanner d'un autre Super-Calculateur. Mais la personne vous ayant virtualisée ne souhaitait pas vous envoyer sur Élivágar, mais bel et bien sur Lyoko, ce pourquoi on a pu retrouver vos traces ADN dans le cinquième territoire. Pendant votre virtualisation, et si ce Super-Calculateur est, comme nous l'avons supposé, proche du nôtre, votre avatar aurait dû arriver jusqu'à Lyoko sans encombre. Mais, suite à une erreur dont je ne connais pas la nature, mais que je suppose être une simple erreur de calcul, vous n'êtes jamais arrivée à destination. Vous avez donc été directement virtualisée dans la mer numérique externe, symbolisant le réseau.
« Comme celui-ci ne vous a pas reconnue, il vous a considérée comme un fichier supprimé et vous a envoyée directement dans un entre-deux virtuel. Il faut savoir que tous les mondes virtuels sont plus ou moins liés et qu'entre chacun d'eux se trouve un entre-deux virtuel : c'est une sorte de prison dans laquelle chaque dossier supprimé va automatiquement. Il est impossible pour un simple programme ou un humain à l'extérieur d'ouvrir une brèche dans un entre-deux virtuel, ce pourquoi je ne peux pas ramener mes amis sans un programme de matérialisation bien élaboré, comme je l'ai déjà fait auparavant pour Yumi. Comme vous proveniez du Super-Calculateur d'Élivágar et que vous vous dirigiez vers Lyoko, vous avez été logiquement dirigée dans l'entre-deux Élivágar-Lyoko. Une fois à l'intérieur, presque plus rien ne vous caractérisait comme étant humaine : aux yeux du réseau et de l'entre-deux, vous n'étiez qu'un fichier, qui avait été soigneusement broyé, et chaque morceau avait été éparpillé dans cette prison. Mais avec le temps, vous avez pu retrouver les petits bouts essentiel à la constitution de votre avatar et donc, en quelque sorte, redevenir totalement humaine et par conséquence beaucoup moins affaiblie.
« Après environ quinze ans à errer dans l'entre-deux, vous avez enfin retrouvé toute votre force. Le fait d'être humaine vous a donné un avantage considérable : la possibilité de créer une brèche dans les murs de votre prison et de vous échapper. Malheureusement, l'entre-deux virtuel dans lequel vous étiez a également été celui dans lequel X.A.N.A s'est réfugié lorsqu'on a tenté de l'éliminer. Je ne sais pas exactement pourquoi il s'est réfugié dans celui-ci. J'imagine que c'est parce qu'Élivágar doit être le monde le plus proche de Lyoko et donc, cet entre-deux était le plus facilement accessible. C'est également ce qui m'a laissé penser que le Super-Calculateur d'Élivágar est proche du nôtre : tout ce qui est proche géographiquement dans le réseau l'est également dans la vie réelle. Ce qui amène à imaginer que quelqu'un dans cette ville pourrait vous connaître, puisqu'à part si vous êtes venue ici uniquement pour vous faire virtualiser, ce qui m'étonnerait beaucoup, vous avez dû vivre à quelques kilomètres à peine de l'usine... Et comme vous nous aviez dit vous souvenir du fait que vous étiez maman, nous avons pensé que votre enfant était ou avait été possiblement scolarisé à Kadic. C'est pourquoi on s'est permis de faire quelques recherches. Ça n'a encore rien donné, mais soyez sûre qu'on vous tiendra au courant si on trouve quelque chose.
« Quoiqu'il en soit, vous avez donc pu sortir de l'entre-deux. Et par la même occasion, vous avez libéré X.A.N.A qui a bien entendu profité de l'occasion... Vous êtes alors arrivée sur Lyoko. N'ayant pas pu récupérer toutes les données que vous aviez perdu dans l'entre-deux, vous êtes apparue sous la forme de fumée blanche que nous avons vue. C'est à cause de cette énergie perdue dans l'entre-deux que vous vous sentez si fatiguée. Mais dans quelques semaines, vous serez entièrement remise sur pieds.
« Enfin, et heureusement pour nous, votre présence nous a été signalée. Sans ça, on n'aurait jamais su que X.A.N.A était revenu. Il est encore faible. Ses attaques que l'on a pu contourner en moins de temps qu'il n'en faut nous l'ont prouvé. Cependant, il nous a déjà envoyés un nouveau monstre. Ça prouve bien qu'il gagne en puissance chaque seconde qui passe... Je ne sais pas comment il fait, mais il y arrive. Et à mon avis, il doit maintenant lui aussi connaître l’existence d'Élivágar. Peut-être même la connaissait-il avant que nous lancions le programme multi-agents qui aurait dû le détruire. C'est pourquoi on doit dès demain retourner sur ce nouveau monde virtuel. Il faut qu'on sache qui l'a créé, où se trouve exactement le Super-Calculateur qui le gère, si X.A.N.A peut s'en servir d'une quelconque manière, pourquoi a-t-il été créé et... peut-être même qu'on y trouvera certaines informations sur vous, Louise. »

Tous restèrent estomaqués après ces révélations. Non pas parce que cette histoire semblait impossible, mais bien au contraire, parce que les pièces du puzzle s'assemblaient peu à peu. Les Lyoko-Guerriers avaient enfin un plan, un but précis. Retourner sur Élivágar était bien entendu d'actualité avant ces explications, mais le projet se précisait. Ils savaient exactement ce qu'ils cherchaient et surtout, pourquoi chercher ces informations. Des informations capitales, dont ils mesuraient un peu plus l'ampleur. Et quelque chose leur disait qu'ils n'étaient pas au bout de leurs surprises.

« Si je peux me permettre... prononça Louise. Je comprends absolument tout ce que tu viens de dire, ce qui confirme le fait que je m'y connaisse un minimum en physique quantique... D'où me viennent ces connaissances, je ne sais pas. Mais en tout cas, je pense que ce que tu viens de dire est largement probable. Cela m'étonnerait beaucoup que tu te trompes. Mais une question que tu n'as pas cité se pose : pourquoi a-t-on voulu m'envoyer sur Lyoko à partir du Super-Calculateur d'Élivágar ? Celui ou celle qui m'a faite virtualiser connaissait forcément Lyoko, alors pourquoi ne pas l'avoir fait à partir de l'usine ?
— C'est aussi l'une de nos plus grandes interrogations, oui... confirma Jérémie. Et surtout, pourquoi cette personne a voulu vous envoyer dans un monde virtuel...
— De toute façon, ajouta Yumi, on ne pourra pas répondre à ces questions tant qu'on ne sera pas retourné sur Élivágar. Alors attendons simplement de voir ce qu'on trouve là-bas.
— J'suis totalement d'accord, dit Odd en baillant. On peut dormir ici, Aelita ? Parce que si Jim nous prend à rentrer à cette heure-ci, on pourra dire adieu à notre petite excursion demain... »

La princesse de Lyoko, contente de ne plus devoir rester seule avec Louise, accepta la proposition de son ami.


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À cinq heures du matin, Suzanne Hertz se trouvait déjà dans son laboratoire personnel, situé dans sa cave. Devant l'écran de son Super Calculateur quantique, elle vérifiait que tout se passait bien. Ses deux intelligences artificielles recherchaient toujours la femme qui, quinze ans plus tôt, avait été virtualisée par ses soins. Celle-ci n'était jamais arrivée sur Lyoko, ni sur le deuxième monde qu'elle gérait, Élivágar.

La physicienne regarda tous ses écrans tour à tour, s'assurant que X.A.N.A ne lui avait pas envoyée de monstres. Ce programme extrêmement intelligent, créé par son plus fidèle ami, avait pour but de détruire Carthage. Or, si Élivágar avait été créé, tout comme Lyoko, pour contrer cette organisation, cela n'avait pas toujours été le cas. Ce deuxième monde virtuel avait tout d'abord été inventé en faveur de Carthage, jusqu'à ce que celle qui le gérait découvre les véritables intentions de ceux pour qui elle travaillait. X.A.N.A le considérait donc comme un ennemi à éliminer à tout prix.
N'étant pas aussi douée que Waldo Scheaffer, Suzanne s'était contentée de reprendre les codes de base de Lyoko pour donner naissance à ce monde constitué essentiellement d'eau. Mais aujourd'hui, Élivágar se détachait totalement de son modèle. Ce dernier avait constamment évolué, afin de devenir plus chaleureux, plus agréable. Ce n'était pas indispensable, mais cela motivait la scientifique à ne rien laisser tomber. De plus, chaque nouveau programme concernant le design de son monde virtuel lui permettait de faire de courtes pauses dans ses recherches tout en gardant un œil sur ses écrans.
Après avoir vérifier qu'aucun problème ne se présentait à elle, la vieille dame tapota sur son clavier à une vitesse phénoménale et entra dans son scanner. Elle devait se trouver sur place pour accéder à l'interface de la salle du cœur et chercher Louise par elle-même.
Une voix mécanique se fit alors entendre.

« Virtualisation prévue de cinq heures et douze minutes à cinq heures et cinquante minutes. Transfert Suzanne. Scanner Suzanne. Virtualisation. »


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Le lendemain, les Lyoko-Guerriers s'étaient retrouvés au réfectoire à midi. Seul Jérémie manquait à l'appel. Aelita lui avait téléphoné, et il avait répondu qu'il continuait ses recherches dans sa chambre. La jeune fille, même si elle était déçue de ne pas voir son petit ami pendant la pause, ne le dérangea pas plus et se contenta de déjeuner avec ses amis.
Même si la petite bande ne souhaitait parler que de l'excursion sur Élivágar, prévue le soir même, il se retinrent d'évoquer le sujet en public. Il ne manquerait plus que des oreilles indiscrètes se mêlent de leurs affaires !
Alors qu'Odd négociait avec Ulrich une part de fromage, Cassandre arriva à leur table. Elle était vêtue d'une robe moulante blanche à manches longues s'arrêtant en-dessous des genoux et de bottines couleur caramel.

« Salut ! lui dit Aelita avec un sourire.
— Hey, lui répondit-elle. Tout le monde va bien ?
— Oui, merci, dit l'excentrique. Qu'est-ce qui t'amène ?
— Eh bien... commença la jeune fille aux yeux verts. En fait, je me suis engueulée avec Sissi hier, donc je ne me vois pas trop manger avec elle comme si de rien n'était... Ça vous dérange si je m'assois avec vous ?
— Non, pas du tout » affirma la princesse de Lyoko.

La nouvelle élève esquissa un sourire en guise de remerciement et prit place à côté de William.

« Dis, tu manges ton dessert ? lui demanda Odd.
— Quand tu me disais que t'aimais la bouffe, toi, tu mentais pas... Tiens, prends. »

Le blondinet, non content d'avoir gagner de la nourriture en plus, prit la tarte aux pommes de la jeune fille et l'engloutit en un temps record.

« À part l'estomac d'Odd et ma dispute avec Sissi, dit Cassandre en regardant les deux filles du groupe, j'ai reçu trois places gratuites pour aller voir le film Sentiments bafoués. J'étais en train de me dire qu'on pourrait peut-être y aller entre filles ? La séance est ce soir, à dix-sept heures trente. Ça nous permettrait de faire un peu plus connaissance.
— Oh.... Désolée, mais tu tombes mal, lui répondit Aelita. On a justement déjà quelque chose de prévu ce soir. Mais promis, on se rattrapera une autre fois !
— D'accord, pas de soucis. Bon, je vous laisse, je vais essayer de régler cette histoire avec mademoiselle Delmas. »

Cassandre alla déposer son plateau, et William la regarda fixement. Lorsque la jeune fille sortit du réfectoire, il continua à la suivre des yeux.

« Eh, beau brun, l'interpella Odd. Laisse tomber, elle est lesbienne.
— Je sais, tu nous l'as déjà dit. C'est juste que cette fille, j'la sens pas.
— Nous non plus, on te sentait pas, lui rappela Ulrich. Pourtant, tu prends ton déjeuner avec nous, là.
— Oh, les gars, dit Yumi. On s'en fout un peu de la petite nouvelle qui veut se faire intégrer pour le moment. Concentrez-vous un minimum sur vos cours et surtout, sur la mission de ce soir. Je vous rappelle qu'il faudra...
— Qu'il faudra impérativement que chacun de nous sache ce qu'il a à faire au vu de toutes les recherches qu'on devra effectuer, la coupa l'excentrique. On sait, Einstein nous l'a déjà dit quarante fois. La preuve, cette phrase tourne en boucle dans ma tête. C'est un putain de mantra.
— Bon, je vais passer voir Jérémie avant d'aller en cours, ajouta Aelita. À ce soir. Dix-huit heures à l'usine, n'oubliez pas. »


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Émelyne était rentrée chez elle aux alentours de seize heures. Elle avait pour but de repartir en direction de Kadic une heure après, afin de retrouver celui qu'elle manipulait depuis presque deux ans. Cela lui faisait parfois mal de mentir à un homme comme elle le faisait, surtout pour arriver à des fins dont elle ignorait les conséquences. Mais elle se devait de le faire. Son mari, malade, ne pouvait plus travailler ni subvenir aux besoins de leurs deux enfants. C'était maintenant à elle seule de les nourrir et de les loger. Même s'il l'horripilait, elle ne pouvait se permettre de démissionner de ce travail qui lui était tombé entre les mains, surtout avec une aussi bonne paye. Elle devait se donner les moyens d'élever ses enfants et de soigner son conjoint.
Malgré tout, elle restait humaine, et ne pouvait s'empêcher de penser au mal qu'elle allait causer. Elle ne voulait qu'une chose : en finir au plus vite. Plus elle attendrait, plus la douleur pour Mr. Delmas serait insupportable. Elle ne pouvait alors faire qu'une seule chose : prier pour que toute cette histoire se termine bien.
Alors que la jeune femme blonde se plongeait pour la énième fois dans le dossier « Franz Hopper », elle entendit un cri rauque provenant de l'étage. Son mari venait de se réveiller. Avec un soupir, elle monta les escaliers. Dans quel état allait-elle le retrouver aujourd'hui ?
Arrivée en haut, elle ouvrit doucement la porte de sa chambre. Elle n'osa pas allumer la lampe et chercha le malade grâce à la lumière provenant du couloir. Étonnamment, personne ne se trouvait dans les draps. Elle entra dans la pièce et en fit le tour. Elle trouva alors un corps inerte sur la moquette, entre le lit et la commode. Sans doute était-il tombé dans son sommeil, ou bien avait-il cru pouvoir aller aux toilettes seul.
Sans un mot, Émelyne le prit en-dessous des bras et le remonta sur son lit. Il toussa, puis laissa entendre une forte respiration pendant quelques minutes. Il essaya de parler, mais sa femme l'en empêcha. Ce n'était pas le bon jour. Parfois, il allait presque bien. Et d'autres fois — comme aujourd'hui — il semblait déjà être dans le cercueil.
Émelyne caressa les cheveux de son mari pendant quelques minutes, puis se leva en lui disant qu'elle allait préparer une soupe. Au moment de refermer la porte, elle ne pu s'empêcher de se retourner.

« On va s'en sortir. Je te le promets. »

L'homme, épuisé, s'efforça de lui offrir un léger sourire peu convaincu en guise de réponse.


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« Merde ! »

William venait de regarder sa montre. Elle affichait dix-sept heures cinquante-cinq. Il fallait qu'il se dépêche de rejoindre l'usine, ou cela créerait — encore — des tensions entre le petit groupe et lui. Tout ce retard à cause du proviseur qui l'avait convoqué pour lui parler de ses notes. Sérieusement, il avait autre chose à faire. Sauver le monde, par exemple.
Il couru vers la plaque d'égout du parc. Étonnamment, celle-ci était déjà ouverte. Pensant que ses camarades avaient simplement oublié de cacher le passage, il s'engouffra dedans et prit soin de refermer derrière lui.
Il couru dans les corridors souterrains quand soudain, il vit quelque chose qui le fit s'arrêter net. Cassandre était là. Même si elle était de dos, il pouvait clairement reconnaître sa chevelure châtain et sa robe blanche. Il s'éloigna de quelques mètres et dégaina son téléphone. Il constata alors qu'il ne pouvait capter le réseau.

« Merde ! »

Le jeune homme savait qu'il devait agir. Premièrement, parce qu'il ne fallait pas que la nouvelle élève découvre le Super Calculateur. Deuxièmement, et raison bien plus intéressante, s'il réussissait à l'arrêter, les autres lui feraient peut-être enfin confiance.
Alors, il couru de nouveau en direction de Cassandre. Celle-ci était déjà en train de monter l'échelle en direction de l'usine. Entendant des pas derrière elle, elle s'arrêta un instant. Lentement, encore accrochée aux barreaux fixés au mur, elle se retourna.

« William... Tu rejoignais tes amis ?
— Attends... C'est plutôt à moi de te demander ce que tu fouts ici, non ? »

L'adolescente regarda intensivement son interlocuteur.

« Non, c'est à toi de m'expliquer pourquoi vous faites du skate dans les égouts » répondit-elle simplement.

Son ton était impassible, presque neutre. Aucune once de méchanceté ou de curiosité malsaine n'était apparue. Mais aucune bienveillance ne se laissait apercevoir non plus. Le brun réfléchit quelques secondes. Puis, une fois son plan élaboré, il regarda Cassandre à son tour.

« Monte » lui ordonna-t-il d'une voix sèche.

Une fois à l'air libre, Cassandre ne put s'empêcher d'avoir le souffle coupé. Elle s'attendait à tout, sauf à un pont et une vieille usine. Pourquoi la petite bande était-elle venue ici ? Étant incapable de poser franchement la question, elle fixa William d'un air interrogateur. Celui-ci laissa le mystère planer quelques instants, puis se décida à lui fournir une explication.

« Chaque année, commença-t-il, Kadic organise un concours de robots. Jérémie y participe. S'il gagne à chaque fois, ce n'est pas seulement grâce à son petit génie. Il trouve ici des pièces abandonnées bien plus élaborées que celles fournies par le lycée. Odd, Ulrich, Aelita, Yumi et moi-même, on l'accompagne tous les ans pour l'aider. On passe par les égouts pour éviter que les autres créateurs de robots ou les professeurs ne connaissent cet endroit. Rien de plus. »

Le jeune homme avait insisté sur ses trois derniers mots, espérant y avoir mit assez de conviction pour que Cassandre le croit.
Celle-ci était désormais au bord du pont, fixant l'eau et la ville qui s'étendaient devant elle.

« J'aime bien la technologie, dit-elle. J'suis pas un génie, mais je me débrouille. Ça m'intéresse, cette histoire de robots. On peut aller voir ?
— Non, répondit William en s'efforçant de ne pas paniquer. Je veux dire... L'usine est super grande. J'y suis allé qu'une fois, et je sais pas où sont les autres. Vu tout le matos rouillé qu'il y a là-dedans, ça pourrait être dangereux sans Jérémie. Mais je lui demanderai de t'y emmener la prochaine fois, si tu veux.
— Mouais... T'as intérêt à pas oublier. Heu... Ça me dérange de te demander ça, mais tu peux me raccompagner dans l'autre sens ? J'suis pas sûre de pouvoir retrouver mon chemin. C'est un putain de labyrinthe, là-dessous. »

William prit le temps d'y réfléchir. S'il repartait maintenant, il pouvait dire adieu à l'excursion sur Élivágar. Mais d'un autre côté, s'il ne raccompagnait pas la jeune fille, elle allait sûrement le suivre, comme elle l'avait fait avec le reste de la bande.
Et surtout, elle était amie avec Sissi. S'il pouvait arranger les choses avec cette dernière, c'était bien par l'intermédiaire de Cassandre. Alors, il prit son téléphone, et envoya un message à Jérémie.

De : William
À : Jérémie
6:04PM

Cass vous A V suivi. Je lé eu à temps. Je m'ocupe d'elle, parté cent moi.


La réponse ne se fut pas attendre.

De : Jérémie
À : William
6:05PM

Bordel, Will, écris correctement... J'ai pris au moins trente secondes à déchiffrer le message ! Ok pour Cassandre, tiens-la à l'écart. On te fera un résumé détaillé. Merci d'avoir prévenu, et de l'avoir interceptée.


Les deux adolescents se dirigèrent donc vers le passage secret. Ils traversèrent une deuxième fois les égouts, dans le sens inverse. De nouveau dans le parc, le jeune homme prit la parole.

« T'as... quelque chose de prévu, dans l'heure qui suit ?
— Je suis nouvelle, comment tu veux que j'ai quelque chose de prévu ?
— Je sais pas, t'aurais pu avoir rendez-vous avec Sissi...
— Ok, c'est bon, je sais où tu veux en venir, dit Cassandre. Tu veux la récupérer, tu sais pas comment faire, et comme je suis la seule à qui elle parle, tu veux passer par moi.
— Oui... enfin non... en fait, j'aimerai déjà savoir ce qu'elle t'a raconté sur moi, et puis savoir comment m'y prendre avec elle. Je voudrais m'excuser. J'aimerais bien t'expliquer pourquoi j'ai fait ce que j'ai fait, aussi, parce que j'en ai un peu marre de passer pour le salaud de service. Et puis, t'as l'air sympa. Ça pourrait être cool de passer un moment ensemble. Enfin, si tu veux bien. »

Cassandre ne su quoi répondre dans l'immédiat. Le William qu'elle avait en face d'elle n'était résolument pas celui dont elle avait entendu parler. Celui-ci était gentil, presque bienveillant, un peu timide, et surtout, respectueux. Or, elle imaginait, d'après les dires de ses camarades, un jeune homme instable, froid et mesquin. Paraissait-il qu'il y eut même une période où il fût totalement idiot, ne comprenant jamais le second degré. Que devait-elle faire ? Elle brûlait d'envie de découvrir ce jeune homme, de comprendre ce qui l'avait amené à faire du mal à sa nouvelle amie. Mais Sissi, justement... Était-ce respectueux pour elle d'apprendre à connaître son ex-petit ami, qui lui avait fait tant de mal ? Était-ce... bien ? Sûrement pas. Mais après tout, qu'y avait-il de foncièrement mauvais à cela ? Pas grand chose. Elle essayait simplement de comprendre cette histoire des deux côtés. De plus, elle n'avait rien à faire jusqu'au dîner, et elle pourrait sûrement découvrir un peu plus le quartier en compagnie de William. Alors, elle accepta sa proposition.

Contrairement à ce qu'elle pensait, ce dernier ne l'emmena pas dans un bar ou sur un banc public. Non, il avait choisi un petit théâtre, passant presque inaperçu entre les nombreux cinémas, musées et restaurants. Malgré son aspect perdu, voire presque abandonné, l'endroit était accueillant et chaleureux. La pièce principale était décorée en accord avec les sièges et les rideaux rouges. La tapisserie, déchirée par endroit, montrait que le bâtiment n'avait pas été restauré depuis bien longtemps, et qu'il allait sans doute bientôt fermer ses portes ; mais au lieu de déranger la jeune fille, cela lui fit ressentir l'authenticité de l'endroit. Chaque fissure dans le mur, chaque défaut de construction lui faisait imaginer l'histoire de ce petit bâtiment.

William alla parler quelques minutes avec le propriétaire du lieu, qu'il semblait bien connaître, puis fit signe à Cassandre de le rejoindre. Il la dirigea vers la scène et l'aida galamment à monter dessus. Une fois cela fait, la jeune fille fit quelques pas sous les projecteurs jaunâtres. Elle semblait inspecter le décor, tant par curiosité que par méfiance de ce qui pouvait se trouver derrière les rideaux. Puis, elle se retourna vers son accompagnateur.

« C'est très... rustique, déclara-t-elle.
— Tu n'aimes pas ? lui demanda William.
— Si, bien sûr que si. C'est magnifique, j'adore le théâtre. Mais j'imaginais pas que tu l'aimais aussi...
— Bah, ça dépend lequel. Ma tante travaillait ici, avant. C'est comme ça que j'ai connu cet endroit. J'ai tout de suite accroché. Je sais pas pourquoi, mais je me sens bien ici. Je trouve l'endroit un peu romantique, en fait. Et je suis romantique ; enfin, je me considère comme tel. »

Cassandre le regarda curieusement. Comment n'avait-elle pas pu voir ce côté si sentimental, si simple chez lui ? Elle qui arrivait pourtant à cerner les gens au premier regard... Soit elle devenait rouillée en ce qui concernait ses analyses, soit William était quelqu'un de spécial. Et dans le bon sens du terme...
Elle fut sortie de ses pensées par le jeune homme qui l'invitait à continuer la visite. Il l'emmena dans les petites loges, en passant derrière la scène. Celles-ci, éclairées par des lumières orangés, se constituaient simplement de sofas rouges déchirés et de miroirs sales et légèrement brisés. Mais, au lieu de juger l'endroit crasseux et laid, la jeune fille trouvait que cela lui donnait un certain charme. Elle se demandait comment certaines fissures étaient apparues, ou d'où venaient ces fauteuils qui paraissaient avoir été si somptueux à l'époque. Ce petit théâtre semblait tout droit sorti d'une autre dimension, d'un autre monde.

« C'est peut-être un peu délabré, mais il y a encore une petite cafétéria à l’accueil. On peut y prendre l'apéro, et... discuter. »

Voyant parfaitement où il voulait en venir, la jeune fille suivit William sans un mot, toujours surprise par le lieu et la personnalité qu'elle découvrait.


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Louise était restée seule pour la journée à l'Ermitage. D'après ce qu'on lui avait dit, Aelita devait la rejoindre après l'excursion sur Élivágar, mais personne ne savait à quelle heure cela se terminerait. Le groupe d’adolescents lui avait apporté de quoi faire un plat de pâte accompagné de bœuf, ainsi que la recette au cas où elle l'aurait oublié en même temps que tout le reste, ou qu'elle ne fut pas bonne cuisinière par le passé.
Ces jeunes gens étaient résolument gentils. Non, plus que ça, ils étaient d'une bonté extrême. Ils l'avaient sauvée d'une errance éternelle dans un monde virtuel, faisant passer à la trappe tous les dangers potentiels que cela aurait pu causer. Puis, ils l'avaient accueillie, hébergée, nourrie, habillée... Ils l'avaient aidée à essayer de se souvenir de sa vie passée. Même si cela ne portait pas encore ses fruits, elle redoublait d'effort lors de ses tentatives. Elle était persuadée que cela lui reviendrait. Mais quand ?

Lors de la nuit précédente, elle avait pu apprendre à connaître ses sauveteurs. Toute la peur qu'elle avait ressentie envers eux s'était désormais estompée pour laisser place à la confiance. Ils l'avaient fait rire et surtout, lui avait fait comprendre qu'ils ne lui feraient jamais de mal, et qu'elle n'était pas leur prisonnière.
Odd avait beaucoup blagué et Louise avait très vite cerné son personnage. Excentrique, il était celui qui mettait la bonne humeur dans le groupe. Il était aussi le plus imprévisible, tel un véritable félin. Il croquait la vie à pleine dents et ne se cachait pas de la forte amitié qu'il éprouvait pour ses camarades.
Son meilleur ami Ulrich, quant à lui, était bien plus sur la réserve. Un peu grognon parfois, il savait malgré tout s'amuser et rire avec ses compagnons. Il semblait parfois un peu plus puéril que les autres dans certaines situations, notamment par rapport à sa petite amie, Yumi.
Ah ! Yumi, la belle japonaise. Sans doute la plus adulte du groupe, mais aussi la plus attachée à ses amis et sa famille. Malgré tout, son côté maternel semblait l'amener à se méfier de tout, ce qui pouvait être à la fois une bonne et une mauvaise chose selon les conditions.
Jérémie, l'intellectuel, paraissait plus timide que les autres. Son intelligence supérieure lui donnait parfois l'impression d'être incompris, mais ça ne l'empêchait pas d'être apprécié. Et pour cause ; ce jeune homme avait simplement été adorable avec Louise. Il avait su trouver les mots juste pour la rassurer sur sa perte de mémoire ou son état de fatigue. Il lui avait expliquer clairement et simplement les choses, afin de la mettre au courant de tout sans trop la brusquer.
Et enfin, Aelita... Cette jeune fille au passé difficile, et dont Louise ne connaissait pas tout, était touchante. Elle avait appris une partie de son histoire : celle d'une jeune fille emprisonnée sur Lyoko et sauvée par le même petit groupe qu'elle. Cela les avait beaucoup rapprochées, même en l'espace d'une nuit. De plus, la jeune femme brune lui avait été énormément reconnaissante lorsqu'elle avait appris que c'était en grande partie grâce à elle qu'elle-même avait été sauvée. Et Aelita l'avait laissée habiter dans sa maison, sans jamais montrer un soupçon de gêne, d'agacement ou de contre-volonté.

Pendant cette journée passée seule, Louise s'était recréée des papiers d'identité, un compte bancaire, et toute la paperasse administrative nécessaire grâce à l'ordinateur portable de Jérémie. Elle était définitivement excellente en informatique, et cela s'était encore confirmé aujourd'hui. Elle n'avait pas eu le temps de tout finaliser, mais avait désormais l'essentiel. Entre dix-sept et dix-huit heures, en ayant assez de travailler sur le PC du jeune homme, Louise était sortie acheter un nouveau canapé, un réfrigérateur plus grand et de nouveaux draps pour l'Ermitage. Elle avait pensé que la demeure serait sans doute encore plus agréable comme ça, et que cela ferait plaisir à ses sauveteurs ; elle leurs devait au moins ça.

Une fois son repas prêt, elle en mit la moitié dans un tupperware et le mit au frais pour Aelita. Puis, elle s'installa devant la petite télévision avec l'autre moitié de son plat et regarda les actualités. C'était un conseil de Jérémie : peut-être qu'en regardant le monde tel qu'il est aujourd'hui, elle pourrait automatiquement le comparer avec ce qu'elle avait vécu il y a quinze ans et donc, se souvenir de son passé.
Malheureusement, cela ne lui revenait pas.
« Peut-être que je réussirai demain... » pensa-t-elle.

Elle retourna devant l'ordinateur et entama la finalisation de sa nouvelle vie. Elle laissa ensuite un mot sur la table pour la princesse de Lyoko : « Je suis allée dormir. Tu as à manger dans le frigo. Bonne nuit, et merci pour tout. » Puis, épuisée, elle alla se coucher dans la chambre qu'on lui avait attribuée : celle que l'on supposait avoir été la chambre d'amis. Elle prit un livre qui se trouvait là et commença sa lecture. Petit à petit, ses yeux se fatiguèrent plus qu'ils ne l'étaient déjà. Puis il se fermèrent doucement, jusqu'à ce que la jeune femme tombe dans un profond sommeil.
Mais, après cinq minutes de repos seulement, ils s'ouvrirent en grand. Pourtant, la jeune femme restait immobile, crispée au draps, fixant le plafond.
À travers un rêve, Louise venait de revivre l'une des scènes les plus marquantes de son ancienne vie.


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Au laboratoire, les Lyoko-Guerriers s'étaient retrouvés à l'heure convenue. Après avoir brièvement récapitulé tout ce qu'il y avait à faire dans les différents cas imaginables, Jérémie avait virtualisé ses amis dans le cinquième territoire. Ils étaient arrivés sur Élivágar grâce au Skid sans encombres — X.A.N.A était sans doute encore trop faible pour combattre dans le réseau.
Le même décor s'étendait à perte de vue devant les quatre avatars. Les mêmes ruisseaux défilaient sous leurs yeux, la même forêt aux arbres somptueux apparaissait, et surtout, le même rectangle bleu composé uniquement d'eau virtuelle flottait au dessus d'eux.

« C'est bon Einstein, rien n'a bougé, informa Odd.
— Parfait. Je vous envoie les véhicules, répondit l'intellectuel.
— Ah, t'arrives à nous les envoyer ici maintenant ? demanda Ulrich.
— Ouais, il suffisait de modifier quelques codes. »

En effet, les trois véhicules apparurent devant les combattants. Ils montèrent chacun sur leur bécane et entrèrent dans la salle du cœur. Une fois à l'intérieur, ils lâchèrent leurs moyens de transport — devenus leurs ascenseurs — et se laissèrent flotter au dessus de l'eau qui se créait et sortait du bâtiment en-dessous d'eux.

« Jérémie, on a un problème... dit Yumi. Y'a pas d'interface.
— Cherche là, au lieu de demander à notre pote de le faire à notre place » lui répondit son petit ami sur un ton humoristique.

Le samouraï avait accompagné ses paroles d'une petite tape sur l'épaule de la japonaise, qui la fit bouger et cogner doucement la paroi. Cette dernière allait répliquer, quand elle remarqua que son contact avec la façade intérieure avait déclenché quelque chose. Elle se retourna, et vit un écran géant, d'environ deux mètres de hauteur et trois de largeur, lumineux et complètement intégré au mur.

« Eh bien, je crois qu'on l'a trouvée, notre interface... commenta Aelita.
Parfait, déclara Jérémie. Tu peux commencer les recherches. Ulrich, Yumi, j'ai un signal en-dehors de la salle du cœur. Allez voir ce que c'est. Odd, tu restes avec Aelita, au cas où. Tenez-moi au courant des fruits de vos recherches. »

Les Lyoko-Guerriers s’exécutèrent. Qu'allaient-il trouvé ? Des monstres de X.A.N.A connus, inconnus ? Des créatures appartement à quelqu'un d'autre ? Des... humains ?
Lorsqu'ils sortirent de la pièce rectangulaire volante, ce qu'ils découvrirent les firent halluciner. Des monstres de X.A.N.A étaient présents. Il y avait trois Krabes, cinq Kankrelats et un Kornala qui arrivait dans leur direction. Ce dernier était tellement lent qu'il ne serait pas là avant au moins deux ou trois minutes. Mais ce qui surprit les deux adolescents, c'était la présence de deux petits gnomes qui se battaient plus qu'efficacement contre le comité d’accueil. Ils ne faisaient pas plus d'un mètre vingt, étaient un peu rondouillards et étaient vêtus de tuniques dignes d'un magicien et de petits bonnets arrondis. Leur aspect robotique, notamment au niveau de leurs visages, qui semblaient être constitués de pièces diverses attachées les unes aux autres, pouvait faire penser à Pinocchio. Ils étaient en tous points identiques. Seuls leurs vêtements permettaient de les différencier : l'un était vêtu de bleu foncé tandis que l'autre montrait une nette préférence pour une teinte turquoise.

« Jérémie, tu vois ça ? demanda Ulrich.
— Oui... C'est bizarre, déclara l'intéressé.
— Aelita m'a appris comment t'envoyer un visuel, dit Yumi. J'essaye de le faire.
— Effectivement, on voit pas ça tous les jours... répondit l'informaticien en regardant la scène à travers les yeux de son amie.
— Qu'est ce qu'on fait ? On attaque ? demanda le brun, prêt à se battre.
— Non, attendons de voir comment ça se passe, conseilla le blondinet en consultant son écran. Je vais essayer de déterminer qui sont ces... lutins. »

Les petites créatures, malgré leur taille et leur largeur, étaient curieusement efficaces. Grâce à des jets d'eau lancés par la paume de leur main et une agilité spectaculaire, ils neutralisèrent les monstres sans jamais encaisser aucun tir, et sans aucune difficulté apparente. Une fois tous les commis de leur ennemi évincés, ils se dirigèrent vers les deux avatars humanoïdes. Ulrich sortit ses sabres et Yumi ses éventails. Mais, contre toute attente, les gnomes ne manifestèrent aucun signe d'attaque. Bien au contraire, ils firent une référence aux deux adolescents. Puis, ils se relevèrent, et celui vêtu de bleu foncé prit la parole d'une voix métallique et purement artificielle.

« Lyoko-Guerriers, nous vous attendions. Nous sommes deux intelligences artificielles, nommées simplement 2 et 3. La première d'entre nous nous a malheureusement quitté sous les coups de X.A.N.A il y a six semaines, trois jours, deux heures et huit minutes.
— Nous souhaiterions, si cela est possible, rencontrer la fille de l'Inventeur, ajouta le gnome turquoise.
— L'Inventeur ? répéta la japonaise.
— Oui, renchérit le lutin en bleu foncé. Le créateur de Lyoko, premier monde virtuel complet géré par un Super Calculateur quantique.
— Franz Hopper... compléta Ulrich.
— C'est exact, continue la créature virtuelle. La fille de l'Inventeur est-elle avec vous ?
— Attendez, moins vite ! renchérit Yumi, méfiante. Qui nous dit que vous ne lui voulez pas de mal ?
— Si c'était ce que nous voulions, nous vous aurions déjà évincer. Voyez comme nous avons détruit les créatures de X.A.N.A.
— Nous ne sommes que des intelligences artificielles, rappela l'être bleuté. Si notre programmation visait à faire du mal à la fille de l'Inventeur, nous y serions déjà arrivé depuis cinq minutes et quarante-deux secondes.
— Et... on pourrait savoir qui vous a programmés ? demanda Ulrich.
— Ceci est une information confidentielle. Nous ne pourrons révéler cette information que lorsque cela ne craindra aucun danger pour la Créatrice, dit le petit être turquoise.
— La... Créatrice ? les interrogea de nouveau Yumi.
— Notre Créatrice, lui répondit simplement la deuxième intelligence artificielle.
— Jérémie, on fait quoi ? demanda Ulrich en laissant transparaître son doute.
— Eh bien... Je ne sais pas trop. Je crois qu'on peut leur faire confiance. Ils ont raison, ce ne sont que des programmes qui obéissent à des lignes de codes. Je ne vois pas de quoi on devrait se méfier. Ils ont clairement montrer leur volonté d'éliminer X.A.N.A, et ça nous fait un point commun. Ce qui signifie qu'à partir de maintenant, on va sûrement devoir travailler... en équipe. »
_________________
« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »
« Rien ne sert de faire des suppositions contraires, puisque les choses sont ce qu'elles sont : on ne change rien à la réalité. »
« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences... »
« La plupart des gens croient être honnêtes et vrais avec eux-mêmes comme avec les autres. C'est plus facile. Ça fait moins mal. Mais au final on a tous quelque chose à cacher. Tous. »


Dernière édition par Jade Lhtl le Sam 07 Jan 2017 15:38; édité 1 fois
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JCVgamer MessagePosté le: Sam 07 Jan 2017 01:07   Sujet du message: Commentaire Répondre en citant  
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Bonsoir,

Oh non il est pas mort lui ?

Non non ^^ Bien que je ne sois que peu actif en terme de messages je visite le forum plusieurs fois par jours, donc je suis bien présent dans l'ombre.
Ma fic est dans les archives a ma demande vu que je l'ai arrêté temporairement je le rappel, je la reprendrai un jour mais je ne sais pas quand.

Et aujourd'hui j'avais envie de commenter et surtout de lire cette Fanfic dont le titre m'a intrigué et donc me voilà.
Et comme j'avais rien d'autre a foutre de mon aprem j'ai décidé de faire ça bien en prenant des notes chapitres par chapitre. Donc il est évident qu'il y'aura des redites sauf pour le dernier chapitre car je serais le premier a com étrangement.

Du coup sur ce je te dis bonne année et commençons

Chapitre 1 :

Le chapitre 1 était une introduction, tu nous avait prévenu que ça aller être court, personnellement la longueur de tout les chapitres m'ont paru satisfaisantes même très satisfaisantes donc pas si court que ça.
La présentation des personnages est assez détaillé tout étant simple et concises, c'est appréciable.
De même leur personnalité est assez respecté par rapport a la série donc c'est plutôt bon.
Et du coup mention honorable surtout pour Sissi, j'ai beaucoup apprécier le comportement que tu lui a donné, c'est original je me souviens pas l'avoir vu et c'est cohérent, j'ai vraiment aimé.
Pour ce qui est du reste des personnages, c'est très classique, pas de grosses surprises donc a voir pour la suite, en tout cas ton intro donne envie de savoir ce qui va se passer donc c'est bien ça aussi.
Et surtout ton texte est très lisible donc très agréable a lire.
Enfin je terminerai par dire que tes personnages "secondaires" sont assez prometteurs et que le retour de de XANA est bien amené.
Oh et pour chipoter car j'ai été en internat, mais tu vérifie pas les chambres a presque midi normalement ^^

Chapitre 2 :

Alors William maintenant. Eh bien... son évolution m'a beaucoup gêné, évolution comportementale j'entends, surtout sa manière de se comporter avec Sissi . Non franchement j'ai trouvé ça pas trop cohérent.
La façon dont les héros découvre le retour de XANA n'est pas exceptionnel mais elle se suffit a elle-même je pense et ça m'a plu a un point près : j'ai trouvé que les prises de décisions en conséquence s'étaient faite très (trop) rapidement.
Par contre le fait que Jérémy (oui avec un Y car j'ai le même prénom et je ne supporte pas qu'on l'écrive IE) conçoive un programme de secours dans le cas improbable où XANA reviendrait, est très bien pensé et cohérent. En effet le risque zéro n'existe pas. C'est un très bon point.
On a aussi l’apparition de la nouvelle élève, on se dit qu'elle va intégrer plus que probablement la bande comme nous avons pu lire dans beaucoup de fanfic.
Néanmoins le contexte de son arrivé interroge et on va attendre la suite pour voir.
Les description sont simpliste mais suffisante pour s'immerger dans le récit donc c'est pas mal.
Et pour ce qui est de la partie virtuel elle reste assez contemplative dans ce chapitre, je vais attendre un peu pour juger les combats.

Chapître 3 :

Le début du chapitre est très intriguant, cependant on n'y comprend pas grand chose mais j'imagine que c'était voulu.
La fumée blanche a-t-elle un lien avec la femme du début de chapitre justement ? C'est probable.
Je trouve tes scènes de combat bien écrite au niveau du style, cependant, j'ignore pourquoi mais elles n'arrivent pas a me faire accrocher, va savoir pourquoi, quelque chose bloque.
On en apprend plus sur l'explication du retour de XANA et je l'ai trouvé assez original et ça te fait te démarquer des autres, ce qui est un très bon point.
Le moment où Odd se barre sans explication me dérange beaucoup dans le sens où même s'il a gagné en maturité (quoique) où même en ayant conscience des connaissances, il ne ce serait jamais barré comme ça à la base, au contraire. Donc bon pas convaincu sur ce point.
Le flashback proposé permet de mieux comprendre ce qu'il s'est passé entre Sissi et William, du moins cela apporte un début de réponse.
Cependant la façon dont William a réagit, bien que reflétant sa personnalité, me laisse assez dubitatif... je ne sais pas trop pourquoi.
Et enfin ta fin de chapitre nous laisse en mode WTF et on a qu'une envie c'est de savoir la suite car on veut les explications.

Chapitre 4 :

Bon on est d'accord, le fait que FH se fasse tuer par 2 Manta sans solution de secours ça paraît un peu Bullshit quand même ^^
Et au final la fumée blanche c'est pas plutôt Mme Hertz ? AAAAAAAAH on se pose encore plus de questions ! Mon Dieu ^^
On pas plus d'explication que ça sur la sortie sans explication de Odd au chapitre précédent ? Ah je suis déçu, je pensais que le groupe lui auraient demandé pourquoi s'être barré comme ça.
La présentation de ton nouveau personnage est très sympathique, est-ce qu'elle est inspirée de toi ? Je demande ça par rapport à la ville de Nancy (bon je préfère Metz mais... XD nan je déconne)
La fameuse attaque qui intervient au même moment que nos héros font connaissance avec la nouvelle ^^ Bon c'est toujours comme ça donc pas très origina. Et encore moins le fais que je voie venir gros comme une maison que la nouvelle intégrera le groupe ^^
William qui essaye de l'embrasser de force ????!!!!! Euh ouais je trouve dans ce cas William de plus en plus incohérent sauf si tu arrive a expliquer, dans ce cas faudra des arguments en béton. Car là on dirait un harceleur sexuel.

Citation:
Décidément, il n'y avait rien de plus répétitif, et rien n'était plus exaspérant que la répétition.

Euh la répétition n'a jamais dérangé Odd, bien au contraire.
Le débarquement de William a l'usine lui était juste épique ^^ mais cohérent. Pour ce qui est de sa tenue toussa Iko et Icer te l'ont déjà dit.
Le nouveau monstre m'a plus reste a savoir ce que ça donnera par la suite.
J'ai toujours le même problème avec les combats, ils sont bien écrit mais je m'immerge pas dedans...
Pour la réintégration de William j'ai bien aimé, c'était cohérent et encore un fois ça se démarque des autres fanfics. Et je remercie Odd d'avoir posé LA question qu'on se pose tous ^^
Tu maîtrise bien les fins de chapitre car à chaque fois tu nous laisse en plein suspense et le lecteur n'a qu'une envie c'est de savoir la suite. Un excellent point.

Iko a écrit:
Ce qui l'est moins, c'est que Odd et Aelita sourient à une fille qu'ils croisent dans le parc. Je veux dire, on voit jamais les LG interagir ou même regarder d'autres élèves que ceux de leur groupe dans la série, et là tout d'un coup ils se montrent sympas et avenants? Ah mais oui c'est la future nouvelle Lyokoguerrière et meuf d'Odd. (a)

Je serais moins catégorique que Iko sur ce point, moi il ne m’a pas choqué dans le sens où ils n’ont plus eu a s’occuper de XANA pendant 2 ans, de ce fait la mentalité évolue. Alors on pourra me dire oui mais à ce moment là il est revenu, certes, mais on peut considérer quand même qu’ils gardent le changement de mentalité qu’ils ont eu. Je veux dire tout le monde n’est pas comme Iko #kappa ^^

Chapitre 5 :

Encore un "copains et c'est tout" ou un triangle voir carrée amoureux avec Ulrich, Yumi William et Sissi ? Par pitié j'espère pas, c'était déjà suffisamment chiant dans la série, recommence pas ici XD
Sissi qui se confie a Aelita ? Ma foi pourquoi pas bien que j'étais intrigué.
Yumi qui connaît potentiellement Cassandre ? Oulà beaucoup de questions se posent dans les relations entre personnages.
La tentative de Odd sur Cassandre était épique et sa réponse l'était encore plus XD. Donc tu nous fait une fille lesbienne, bon entre nous je m'y attendais quand Jérémy a mentionné la religion grecque, mais du coup tu as déjoué les pronostics qui la mettait avec Odd, c'était du grand art ^^
Le nouveau monde virtuel, une forme cubique ? C'est Minecraft ? ^^
En tout cas ce nouveau monde est intriguant et m'intéresse beaucoup.
Et donc ce nouveau personnage étrange s'appelle Louise, j'ai hâte de voir ce qu'elle va apporter, en tout elle est très étrange.
Attend wait *engrenage qui s'active avec la réflexion de Delmas. Cassandre serait LA SOEUR D'AELITA ???? !!!!! Oh mon Dieu !!! REVELATIONS, REVELATION BORDEL !!!!! (bon faut vraiment que je me calme avec mes théories non vérifiées ^^)

Chapitre 6 :

Bientôt on aura les révélations de Hertz, que de suspenses ^^
La présentation de Louise est très sympathique et je trouve que son amnésie rajoute de l'importance et de la profondeur au personnages, c'est un bon point.
Aelita qui fume ? Alors le problème n'est pas qu'elle fume en soit mais elles connais bien les risques et au vue de sa personnalité je trouve que ça ne colle pas du tout au personnage, bien entendu ce n'est que mon avis.
Bon Ulrich et Yumi on a compris que Ulrich voulait baiser et Yumi voulait d'abord les préliminaires XD Non je déconne mais c'est a peu près ça ^^
La réaction de Cassandre envers Sissi me laisse vraiment perplexe par contre, nous caches-t-elle des choses ?
Oh pourquoi tu as fait une ellipse pour l'explication de Madame Hertz ? C'est vraiment dommage je trouve, c'était l'occasion de rajouter du background a ton histoire. Déçu.
Ulrich qui retourne avec Sissi ? Euh le prend pas mal mais j'ai l'impression que tu modifie ton histoire au fil des commentaires des autres ce qui ne serait pas une bonne idée car cela traduirait un manque de confiance en toi. Je me trompe peut-être mais c'est le ressenti que j'ai eu.
J'ai beaucoup aimé l'explication en fin de chapitre Smile

Chapitre 7 :

Enfin j'arrive bientôt au bout !! (Et dire que j'ai commencé a lire à 14H30 et que je finis le com vers 1H du mat XD)

BOUAH !! Le pavé d'explications ...! Mais j'ai tout compris ^^ et je trouve ça pas mal du tout.
Je trouve Cassandre de plus en plus étrange, du coup j'attends la suite.
Emelyne est également plus étranges qu'il n'y paraît dans son comportement, punaise mais tout tes persos sont étranges ARGH !! x)
De même la discussion entre William et Cassandre soulève encore plus de question, il y'a un vrai labyrinthe sur les relations entre les personnages, attention à ne pas faire se perdre (ça se dit ça ?) ton lecteur.
Le développement de Louise me plaît beaucoup, plus on découvre le personnage plus je la trouve intéressante.
Yumi qui envoie un visuel ? C'était pas un pouvoir propre à Aelita ? Car dans ce cas là c'est incohérent, elle ne peut pas l'apprendre à Yumi.
Ton titre qui apparaît a la fin du chapitre et qui prend tout son sens.
Les IA son bien introduites et j'aime beaucoup le concept cependant elles soulèves questions, encore des questions, toujours plus de questions !!! ARGH !!!! XD

Bon je suis arrivé a bout ^^' Tu remarqueras que les commentaires que j'ai fait par chapitres suivent le fil du texte.

Conclusion : Eh bien là où j'ai trouvé les commentaires globalement mitigés et où je ne suis pas trop d'accord avec certains points soulevé par le pôle. Moi je trouve que ta Fanfic malgré deux trois détails gênants, est vraiment très prenantes et je prend beaucoup de plaisir à la lire.
Après ce n'est que mon avis mais globalement moi je la trouve originale, fais juste attention au développement des relations entre les personnages car je trouve que ça devient un peu nawak et on risque de s'y perdre ça serait dommage.
Par contre le suspense est présent, c'est assez immersif et ta plus grande maîtrise ce sont tes fins de chapitres qui tombent toujours aux "mauvais" moment car ton lecteur veut savoir donc veut lire la suite. C'est un point fort a ne pas perdre.

Voilà j'en ai terminé avec ce commentaires, je suis épuisé mais content et sur ce je te dis : BONSOIR ! C'était JCVgamer alias WCgamer (dédicace a Iko) le revenant.

Bonne nuit.[/i]
_________________
S'il existe différents maîtres contrôlant chacun un élément, je m'exerce à devenir le maître de la lumière.

Une nouvelle attaque lancée contre ces enquiquineurs, enfin une parodie d’attaque, car après celle-ci je lance l’attaque fantôme, un projet que prépare déjà depuis quelques temps et qui les mèneras tout droit à leur perte. One-Shot à paraître

https://lh3.googleusercontent.com/-07EHZzPU0Ko/Vgzy9hJt4qI/AAAAAAAAH10/3EekCXHPMjg/s600-Ic42/moviewatchSeptember2015.png

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Zéphyr MessagePosté le: Dim 08 Jan 2017 18:26   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Au beau milieu d'une tempête.
Yo' ! Ça fait plus ou moins depuis son lancement que j'étais censé lire ta fanfiction, puis voyant mes collègues du Pôle sur le coup, j'ai remis à plus tard, assez régulièrement pour être honnête. Tout ça pour dire que je sors d'une lecture complète de ce qui a été effectué jusqu'à présent, par conséquent, mes réactions seront probablement plus à chaud qu'à l'accoutumée.

Une des choses que je trouve appréciable dans ton travail est la teneur de certains détails. C'est à mon sens ce qui permet vraiment à un écrit de se distinguer dans son style et son histoire. Cela étant dit, je pense que s'attarder sur ces fameux détails peut être intéressant, du point de vue du commentaire, même s'il y a risque de redondances avec des passages postérieurs.

L'exploitation de l'Ermitage, spatialement parlant, est intéressante, même si pour une raison que j'ignore, faire restaurer cette maison est un classique de la fanfiction Code Lyokô. Tu as le mérite d'avoir donné quelques indications sur l'état des travaux et la manière de procéder des personnages, ce qui apporte une certaine vraisemblance à l'ensemble. Je garde quand même quelques réserves sur la démarche générale. En réfléchissant la question plus en profondeur, il apparaît que financièrement parlant, les héros ne sont pas tellement au top, du coup leur initiative de retaper une aussi grosse maison apparaît presque comme utopique (les meubles, par exemple, c'est pas donné, alors à moins que Jérémie n'ait fait quelques manœuvres informatiques frauduleuses…).

Le contournement de la bonne vieille règle « Odd en couple avec la nouvelle venue » est bien vu, la scène où Cassandre révèle son homosexualité m'a plutôt fait rire. Enfin, selon moi, Odd a encore un coup à tenter avec elle si l'option « mise en couple avec Sissi » (l'expérience vécue avec William favorisant son potentiel changement de bord) n'a pas été retenue.
Puisque le sujet Cassandre est de mise, je suis assez surpris du naturel qu'ont Aelita et Odd en parlant du secret devant elle. Ils ne cherchent même pas une excuse quelconque pour se défiler et se contentent de laisser entendre qu'ils ont un secret tout en en parlant à mots couverts. Tu m'étonnes que malgré le retour vers le passé, elle finisse par les suivre jusqu'à l'usine, s'ils sont aussi discrets…
Évidemment, cette même Cassandre reste, comme d'autres l'ont souligné, louche, ou plutôt, certains éléments la concernant font douter d'elle. Je pense tout d'abord à l'appel qu'elle a reçu de sa mère, vite expédié par cette dernière au moment où le prénom Aelita est mentionné. Tout naturellement, je lie cette réaction à deux éléments précédemment donnés : la fin du chapitre 5, avec les réflexions de Jean-Pierre sur la concernée, avec la mise en évidence de l'adjectif « toute » en gras ; mais aussi le fait que ladite Cassandre est décrite comme ayant les cheveux teints. À mon avis, les chances que ses cheveux soient roses et qu'elle ait de fait un lien familial (probablement fraternel) avec Aelita est élevé (d'ailleurs, le coup de la sœur caché d'Aelita est aussi un classique dans le coin, et comme tu aimes en user de la plupart... Mr. Green).

Sur le plan virtuel, c'est également bien vu d'avoir ce que l'on voit dans l'épisode 19 pour donner des indices narratifs sur l'entre-deux virtuel avant d'aborder le sujet concrètement (même si ça a été assez rapide pour le coup).
L'explication sur le retour de Xana a, en plus d'être pas mal et originale, le mérite d'avoir été faite. Il se murmure qu'une certain membre du Pôle ne se serait même pas cassé la tête sur la question…

Chapitre 5 a écrit:
— Ces... ces traces d'ADN n'appartiennent pas à cette fameuse femme. Je ne sais pas si elles sont la propriété du père d'Aelita, mais je ne vois pas à qui d'autre elles pourraient être. ;


En partant du principe que les données du père d'Aelita sont enregistrées dans le Supercalculateur, Jérémie ne devrait-il pas être en mesure de déterminer rapidement si oui ou non l'ADN en question est le sien ?

Dans une autre lignée, si je n'ai rien à dire sur la réintégration de William, je trouve un poil louche qu'il prétende avoir « croisé » Rouiller xanatifié sans que celui-ci ne lui fasse rien (comprendre que selon moi, en post-saison 4, Xana a toutes les raisons de mettre William dans le même sac que les autres héros lors de ses attaques). Enfin, c'est sûrement juste une formulation un peu ambiguë.
Cela dit, la volonté de William à toujours plus gagner la confiance des autres est soulignée assez fréquemment, plus le fait qu'il apparaît comme assez instable dans ses comportements et attitudes envers autrui (et son histoire louche avec Sissi notamment) et sans compter sa tenue de Xana-guerrier à la virtualisation. Ça ne m'étonnerait qu'à moitié s'il était annoncé par la suite qu'il est encore sous le joug de Xana, ou du moins qu'il a gardé un côté sombre

Anthéa en 1994 ? Et enlevée à l'Ermitage ?
Dommage, avant le chapitre 5, j'étais prêt à dire que tu étais un modèle de continuité avec la série. Autant pour l'Ermitage, j'ai bien évidemment lu ta réponse à Ikorih, mais autant le fait qu'elle soit encore présente en 1994, connue du personnel de l'époque de Kadic de surcroît, ça me laisse carrément plus perplexe (plus dur de jouer sur la mémoire floue d'Aelita là-dessus je pense).
Par ailleurs, je trouve que pour quelqu'un qui est censé disparue, le prénom d'Anthéa ressort trop souvent à mon goût dans le récit, en particulier venant des Lyokô-guerriers. Exemple :

Chapitre 6 a écrit:
Qui avait pu virtualisé cette femme ? Elle-même ? Franz Hopper ? Anthéa ? Un ami de ces derniers ?


J'ai dû mal à voir pourquoi les héros pensent à elle pour ce cas là. Dans la série, c'est tout juste si la mère d'Aelita est mentionnée, alors pourquoi les Lyokô-guerriers gagneraient-ils un regain d'intérêt pour elle dans leurs suppositions ? C'est louche, ou du moins c'est probablement annonciateur de l'entrée en scène d'Anthéa plus tard dans l'histoire (au même titre que son mari, pour lequel le terrain a été préparé quant à sa mort).
Et dans la même veine :

Citation:
Elle avait même posé des questions sur X.A.N.A et semblait s'y connaître un petit peu en physique quantique. Aussi, Jérémie en était venu à la conclusion que la jeune femme avait sûrement été proche de Franz Hopper, ou, malheureusement, de Carthage...


La conclusion est un peu rapide non ? D'autant plus qu'en se basant sur les éléments purs du journal de Hopper tel que présenté dans le dessin animé, il laisse pas mal entendre que Xana est parvenu à vaincre Carthage (j'ai dit vaincre, pas détruire !). Que Jérémie pense aussi naturellement à Carthage m'interpelle, au même titre qu'Anthéa. Qu'est-ce qui empêcherait que cela soit l’œuvre d'une faction encore inconnue à ce jour ? Enfin, en l’occurrence, ça reste justifié par ce que l'on sait de l'histoire jusqu'à présent – Carthage étant bel et bien de la partie.

Puisqu'on parle de Carthage, pourquoi ne pas éliminer purement et simplement Suzanne, dont ils connaissent la localisation (au moins grâce à Émelyne), puisqu'il est dit clairement qu'elle s'est contre eux ?

Pour en finir avec les détails :
- En français, quand on veut raccourcir « Monsieur », on écrit « M.Untel » et non « Mr.Untel », le second étant utilisé comme raccourci de « Mister » en anglais. Wink
- Une petite coquille du chapitre 7 pour la route : « Bien au contraire, ils firent une référence aux deux adolescents. ».



Pour le reste, je trouve ta fanfiction très… fumeuse. Mr. Green

Les relations inter-personnages (de même que ceux-ci) sont globalement intéressantes, excepté le Jérémie/Aelita dans mon cas personnel. Mes félicitations pour ne pas en avoir rajouté trois tonnes sur les difficultés traversées par Ulrich/Yumi, c'est assez rafraîchissant de ce côté ! Savoir qu'il y a une tension entre eux suffit. À voir sur la longueur si ça influe sur le groupe, ce qui n'est pas vraiment le cas pour le moment, point positif. Ça souligne en sous-texte une légère évolution des deux concernés dans la gestion de leur relation.
Toujours par rapport aux personnages, c'est sans surprise Suzanne qui m'intrigue le plus. Sa position d'alliée invisible des Lyokô-guerriers me plaît énormément, tout en étant plus marquante que celle passée de Hopper. Jean-Pierre m'a également surpris dans les derniers chapitres en date. Son personnage est globalement très passif je trouve. Le voir prendre un peu plus les choses en main et imposer son autorité est très sympa. J'espère vraiment que sa posture active va se poursuivre ainsi.
Je pose au passage une petite réserve sur Cassandre, même si ta façon de traiter et d'utiliser cet OC me rappelle la mienne sur certains aspects, ce qui en clair signifie que je ne me fais pas tant de soucis que ça.

Quant à l'histoire, passées les prises de marques inévitables pour ce positionnement par rapport à la série, elle commence vraiment à devenir prenante. Le dernier chapitre publié joue sur ce point bien sûr, mais l'accessibilité de ton écriture aussi (pour ma part, j'aime beaucoup ta façon de décrire).
Évidemment, tu n'as, je pense, pas encore passé le plus dur, à savoir l'imbrication et le développement des personnages et clés scénaristiques posées. On peut se casser la gueule plus facilement qu'on ne le pense là-dessus, n'est-ce pas Ikorih ? Razz

Je note aussi que tu es largement plus rigoureuse que certains, vu que tu en es à la rédaction du chapitre 18. Respect. C'est une marque de soin apporté à ton travail, que l'émergence des séparations œil de Xana ne fait qu'étayer (même si graphiquement parlant, elle restent un poil maladroites selon moi – moins à vomir que mes débuts graphiques cela dit) cette volonté de bien faire ton texte. C'est du tout bon.

Dans tous les cas, merci pour la lecture ! Poursuis sur cette bonne dynamique et montre-nous du beau texte !
_________________
http://i.imgur.com/Z94MNN5.png

« Jérémie avait fait un superbe travail. Ce dernier voyage sur Lyokô promettait d'être inoubliable. »
Un jour, peut-être.
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Silius Italicus MessagePosté le: Lun 06 Mar 2017 18:50   Sujet du message: Répondre en citant  
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Bonsoir chère Jade Lhtl,
Auteur, texte, lecteur, cela doit pouvoir faire une équipe, non ?

Ce texte présente certaines caractéristiques intéressantes. Ce qui apparaît en premier, c’est son caractère de cliché : on ouvre sur un retour mystérieux et soudain de Xana, et aussi sec, la lutte reprend. À ce titre, l’apparition d’une nouvelle élève, le retour de William… sont autant d’élément qui ont un air de déjà vu. La première attaque de Xana renforce cet effet, puisqu’elle représente bien l’esprit de la série animée. Pour autant, il y a des points d’écarts et d’originalité. Ils sont mêlés à l’ensemble ce qui explique cet air de faux cliché qui a pu vous être reproché. L’exemple type, c’est le fait que Suzanne Hertz dispose d’un supercalculateur. L’implication de Suzanne a été vu dans les Code Lyokô Chronicles. Pour autant je ne crois pas qu’elle ait jamais été représentée comme possédant un appareil ; face le cliché, pile l’idée originale. Sur le plan conceptuel, la principale innovation, c’est la règle de proximité géographique: les transferts ne peuvent avoir lieu qu’entre supercalculateurs proches, sans quoi, au vu de la masse de données concernées, les risques sont trop importants. C’est une règle intéressante, et qui bien exploitée permet de bonnes intrigues, et surtout explique pourquoi l’histoire reste centrée sur Kadic.

C’est bien dommage, mais à un moment, on a pu croire que nos héros se montreraient hostile ou agressif vis-à-vis d’Élivágar. Cela aurait donné une situation où deux groupes alliés s’entre-déchirent pour le plus grand plaisir de Carthage. Cela ne sera pas le cas, tant pis. Cela dit, il y a avait le précédent de Code Lyokô Évolution. Les héros avaient commencé par être hostile envers Tyron, en partant du principe que le Cortex était comparable à un réplika. Étrange que le même raisonnement n’ait pas été tenu ici. Mais on peut mettre cela sur le compte de la maturité. Encore que nos héros semblent bien vite convaincu que les ennemis de Xana sont forcément leurs amis et qu’il faut travailler avec eux.
Au passage, on se demande pourquoi Xana, ennemi de Carthage, se retrouverait à travailler avec ou pour eux…

Au titre des bonnes idées, le fait de mettre deux ans entre le dessin animé finissant et votre récit permet d’une part d’avoir de la matière, en termes d’intrigue terrestre, à exploiter (les relations entre Sissi et William), d’autre part de manipuler des personnages dont la personnalité a su évoluer. À noter que William est à surveiller de près. Il semble avoir été assez proche d’un salaud avec Sissi dans le passé, et ses actions récentes sont pour le moins ambiguës. Cassandre de son côté semble se laisser séduire.

Petite précision mythologique au passage. La Cassandre homérique ne portait pas malheur aux hommes. Tout au plus elle leur révélait l’avenir, sans le vouloir d’ailleurs. Le messager est-il responsable des mauvaises nouvelles ? Le malheur venait, avec ou sans sa participation. Quant à la mort d’Agamemnon, on ne peut dire qu’elle lui ait porté malheur. Le roi a été tué par sa femme pour des raisons antérieures à l’entrée de Cassandre dans la couche de l’Atride. C’est plutôt Clytemnestre qui porte malheur aux hommes de son entourage : son mari, son amant, son fils… autant de morts par sa faute.

C’est amusant, avant la révélation sur Cassandre, on a une scène où Yumi apparaît comme gênée de la voir. Sachant que le couple formé par Ulrich et Yumi ne va pas bien, et que tous les hommes apercevant Cassandre sont sous le charme, alors il devenait logique de penser qu’en réalité Yumi est un homme. Malheureusement, vous avez fait le choix d’une solution… plus simple. Encore que tout n’ait pas été dit dans cette affaire. Allons, soyons fou : Cassandre et Yumi vont se mettre en couple, ce qui laissera Ulrich ou suicidaire, ou le poussera au meurtre, ou le mettra dans les bras de Sissi. Restera alors Odd et William tous les deux seuls.

Reste à traiter le cas de Louise. On ne connaît pas son nom de famille (ou son prénom, au choix). Sachant que Louise est assez courant comme prénom, il était assez illusoire de penser qu’internet ou les archives de Kadic sauraient quelque chose. D’autant que sa disparition remonte à quinze ans, avant l’essor de l’informatique. Mais le plus troublant, c’est qu’avec un simple ordinateur portable, elle arrive en une après-midi à se créer une identité officielle et à gagner de l’argent, suffisamment pour acheter quelques meubles et de l’équipement électro-ménager. Si ces biens sont neufs, cela va chercher dans les quelques milliers d’euros quand même. Autrement dit, elle fait mieux que la méthode binaire qui est spamée partout sur internet… Admettons qu’elle ait des compétences de très haut vol en informatique (malgré quinze années d’isolement et de quasi-inconscience de ce qu’elle dit), se faire suffisamment connaître pour avoir des missions qui rapportent autant, ou pour acheter une identité demande du temps, plus qu’une demi-journée en tout cas.

Dans le même ordre d’idée, il n’y a rien d’évident à ce que le supercalculateur puisse lire des films. Enfin, cela dépend beaucoup de la chronologie. Mais il n’y a rien d’évident à ce qu’il puisse lire des dvds, ces derniers étant peu répandus en 1994, date la plus récente pour situer la création de l’appareil—sans parler de la question des formats multimédias. Un accès à internet n’a rien d’évident non plus, sans parler de l’évolution des technologies depuis. En revanche, la télévision ou la radio sont de bonnes possibilités, dans la mesure où il aurait suffit de légers bricolages pour se brancher sur ces réseaux déjà anciens.

À mesure que ce récit avance, il va sans doute s’éloigner de plus en plus de la forme et des canons de la série, et montrer toute son originalité. Du reste, c’est un récit plaisant, avec des touches d’humour le parsemant.

Au plaisir de voir une équipe se continuer.
_________________
AMDG

Prophète repenti de Kane, vassal d'Anomander Rake, je m'en viens émigrer et m'installer en Lyoko.
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