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[Fanfic] Code Alpha 1.0 - 25 ans plus tard... [Chapitre 14]

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 Auteur Message
Jade Lhtl MessagePosté le: Jeu 08 Déc 2016 21:44   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 12 Juin 2016
Messages: 29
Localisation: Nancy
Je me connectais tranquillement sur le forum quand... oh, un nouveau chapitre de Code Alpha !

Eh bien, commentons, et commençons par le commencement.

Comme tu le dis, ce chapitre s'axe essentiellement — si ce n'est exclusivement — sur Antoine. Mais ce n'est pas déplaisant, car cela faisait assez longtemps qu'on ne s'était pas concentré autant sur lui et il est pourtant, à mon sens, le personnage phare de ta fiction.

Les deux histoires — celle d'Antoine et celle d'Amélie — sont intéressantes. A la fois si semblables et si différentes.
Semblables, car elles sont forcément étroitement liées, mais aussi parce que ce que tu fais principalement ressortir dans les deux cas est la solitude de tes personnages.
Différentes, tout d'abord car ce sont deux protagonistes bien distincts (nan ! Sérieux ? T'as trouvé ça où, Jadou ?). Tu arrives bien à dissocier les deux histoires, les deux points de vues, les deux façons de penser. Et ça, c'est cool.

En revanche, je dois t'avouer qu'il y a certaines choses qui me laissent septique. La plus grosse incohérence est le changement soudain de point de vue d'Amélie.

Citation:
Alors, je fis de mon mieux pour réparer ce que j’avais fait. Mais c’était trop tard. J’avais brisé quelque chose en Antoine ce jour là. Il se renferma, et commença à me haïr, d’une haine encore plus forte que celle que j’avais pu ressentir. De mon côté, je ne lui en voulais pas, ce n’était que justice.
[...]
J’essayais d’être là pour Antoine, mais il ne voulait pas de moi. J’avais envie de l’aider, de l’empêcher de prendre le même chemin de moi.


Dans ce passage, je comprends tout à fait que tu veuilles montrer qu'Amélie s'en veut, qu'elle veut tenter de réparer ce qu'elle a fait — en vain. Cependant, un retournement de situation aussi brutal est... bah brutal. Je veux dire par là qu'on peut avoir du mal à s'imaginer la tante jouant le rôle de la marâtre dans Folcoch devenir une personne meilleure trois phrases et deux larmes sur une tombe plus tard. Je pense que tu aurais mieux fait de dire qu'elle arrêterait simplement de maltraiter Antoine (autant dans ses actes que dans ses paroles), qu'elle resterait neutre à son sujet et remplirait désormais simplement son rôle de responsable légale. De plus, ça n'aurait rien changer à ton scénario. M'enfin, c'est pas dramatique. Et qui sait, peut-être que tu te resserviras de ça pour faire changer l'avis d'Antoine sur son père.

Ensuite, malgré les révélations sur le passé de l'ado-rebelle-qui-n'a-sois-disant-besoin-de-personne, je n'éprouve toujours aucune empathie pour lui. Tu nous donnes, certes, l'explication du pourquoi et du comment de son caractère de merde, mais cela de l'excuse pas en soit. Oui, oui, même s'il n'était qu'un enfant, même si "c'est son éducation et ses problèmes dans la vie qui ont fait que...". Je suis une personne horrible pour dire ça, je sais, mais à mon sens, il aurait dû regarder d'autres personnes que sa tante et s'en inspirer également, afin de ne pas avoir qu'un seul "modèle". C'est ce que tous les enfants font normalement... Mais bon, son caractère est aussi ce qui fait sa personnalité, donc son personnage, donc le fait qu'on ait envie de poursuivre la lecture.
Pour être honnête, je ne m'attendais pas à ce que tu expliques à ce point son passé et encore moins que tu t'en serves comme explication pour son tempérament. Et j'aime bien, c'est passé comme la Mirabelle avec le café.

Mon second regret s'avère être la révélation de l'existence de sa sœur à Antoine. Si on résume :

Spoiler


C'est à prendre avec humour, bien sûr. Wink Mais c'est vrai que pour le coup, trente lignes pour ça... Disons que j'aurai aimé une révélation un petit peu plus originale, comme tu l'avais fait pour les lecteurs avec les cheveux roses d'Ambre, si je me souviens bien. Mais bon, c'est pas non plus mauvais, et le coup de la vidéo rehausse un peu la chose.

A part ça, on sait maintenant qui est précisément Amélie : la sœur de Patrick et donc, par pure logique, la cousine de Jérémie. C'est un bon point. Les relations qu'elle a entretenues par le passé avec ces deux personnages sont magnifiquement bien décrites, on s'y croirait.
Malgré ce que j'ai dit quelques lignes plus haut, c'est bien qu'Antoine sache enfin qu'il a une sœur, et qui plus est, que c'est sûrement Ambre. J'attends la réaction de cette dernière avec impatience.

Comme ce chapitre ne concernait ni Lyoko, ni Alpha — enfin, pas directement — j'attends également de savoir ce qu'il va passer de ce côté-là.

Mon commentaire manque un peu de détails sur d'autres points, qu'ils soient positifs ou négatifs, mais j'ai développé l'essentiel de ce que je voulais dire, je dois t'avouer que j'ai un peu la flemme d'en faire plus et puis, je vais en laisser pour les autres aussi.

See you !
_________________
« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »
« Rien ne sert de faire des suppositions contraires, puisque les choses sont ce qu'elles sont : on ne change rien à la réalité. »
« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences... »
« La plupart des gens croient être honnêtes et vrais avec eux-mêmes comme avec les autres. C'est plus facile. Ça fait moins mal. Mais au final on a tous quelque chose à cacher. Tous. »


Dernière édition par Jade Lhtl le Mar 13 Déc 2016 16:57; édité 1 fois
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Pilorde MessagePosté le: Dim 11 Déc 2016 12:15   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Messages: 75
Localisation: Perdu dans le néant
Pilorde : Ouais, je suis relancé, je vais finalement réussir à finir Code Alpha 1.0 avant janvier si je continue sur ce rythme !
(Regarde le calendrier des partiels, et découvre qu’ils sont début janvier.)
Pilorde : Ah… Ben peut-être pas alors !

Étant donné que je ne pourrai pas continuer d’écrire avant la nouvelle année, je vais éviter de refaire le mort pendant trois mois et directement répondre à ton commentaire, Jade (dont je te remercie d'ailleurs chaleureusement de l’avoir posté.)

Jade Lhtl a écrit:
Les deux histoires — celle d'Antoine et celle d'Amélie — sont intéressantes. A la fois si semblables et si différentes.
Semblables, car elles sont forcément étroitement liées, mais aussi parce que ce que tu fais principalement ressortir dans les deux cas est la solitude de tes personnages.
Différentes, tout d'abord car ce sont deux protagonistes bien distincts (nan ! Sérieux ? T'as trouvé ça où, Jadou ?). Tu arrives bien à dissocier les deux histoires, les deux points de vues, les deux façons de penser. Et ça, c'est cool.

Je pense que la solitude est un des thèmes récurrents dans Code Alpha. Si on y pense, quasiment tous les personnages y reviennent à un moment (sauf peut-être Jean, mais osef de lui).

Jade Lhtl a écrit:
Dans ce passage, je comprends tout à fait que tu veuilles montrer qu'Amélie s'en veut, qu'elle veut tenter de réparer ce qu'elle a fait — en vain. Cependant, un retournement de situation aussi brutal est... bah brutal. Je veux dire par là qu'on peut avoir du mal à s'imaginer la tante jouant le rôle de la marâtre dans Flococh devenir une personne meilleure trois phrases et deux larmes sur une tombe plus tard. Je pense que tu aurais mieux fait de dire qu'elle arrêterait simplement de maltraiter Antoine (autant dans ses actes que dans ses paroles), qu'elle resterait neutre à son sujet et remplirait désormais simplement son rôle de responsable légale. De plus, ça n'aurait rien changer à ton scénario. M'enfin, c'est pas dramatique. Et qui sait, peut-être que tu te resserviras de ça pour faire changer l'avis d'Antoine sur son père.

Alors, je comprends que ma décision de faire changer Amélie à ce point est discutable, mais c’était quelque chose qui bizarrement, me tenait vraiment à cœur. Déjà, je ne voulais pas de manichéisme dans Code Alpha, avec des personnages foncièrement gentils et d’autres foncièrement méchants (je pense que ça se voit quand on regarde les principaux protagonistes). Ensuite… Et bien je considère que si un jour je réalisais que ma vie était de la merde et que je déchargeais tout sur un gamin qui m’avait rien demandé, je me remettrais sérieusement en question.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’avant d’aller sur la tombe de Jérémie, Amélie n’a nullement conscience des raisons de son comportement. Si quand elle parle au passé de son enfance avec beaucoup de recul, elle ne possédait pas ce recul à l’époque. C’est comme si (en fait, c’est carrément ça) quelqu’un lui avait dit que si elle agissait de cette manière, c’était pour cette raison et aucune autre. Et il faut savoir que le rejet de son rancard a dû la mettre sérieusement à mal.

Peut-être que je suis vraiment trop optimiste, mais je crois sincèrement que les gens peuvent changer quand ils réalisent ce qu’ils ont fait. A savoir, reproduire ce qu’on lui avait fait sur un autre. Et Amélie était plus que la simple « vilaine tante » à mes yeux. Pour être honnête, j’étais terriblement mal à l’aise pendant la rédaction de ce chapitre. C’est peut-être même celui qui m’a le plus affecté, car j’étais vraiment déprimé une fois que je l’avais terminé.

Jade Lhtl a écrit:
Ensuite, malgré les révélations sur le passé de l'ado-rebelle-qui-n'a-sois-disant-besoin-de-personne, je n'éprouve toujours aucune empathie pour lui. Tu nous donnes, certes, l'explication du pourquoi et du comment de son caractère de merde, mais cela de l'excuse pas en soit. Oui, oui, même s'il n'était qu'un enfant, même si "c'est son éducation et ses problèmes dans la vie qui ont fait que...". Je suis une personne horrible pour dire ça, je sais, mais à mon sens, il aurait dû regarder d'autres personnes que sa tante et s'en inspirer également, afin de ne pas avoir qu'un seul "modèle". C'est ce que tous les enfants font normalement... Mais bon, son caractère est aussi ce qui fait sa personnalité, donc son personnage, donc le fait qu'on ait envie de poursuivre la lecture.

Je dis toujours que ce n’est pas parce que quelqu’un a des raisons compréhensibles de faire ce qu’il fait que cela en devient excusable. Je ne cherchais nullement à faire une quelconque apologie du comportement d’Antoine, qui reste hautement détestable. On a surtout dans ce chapitre une preuve que ses pensées auxquelles on a accès lorsqu’il est en position de narrateur ne corresponde pas toujours à ses véritables pensées. « Je suis très bien tout seul ! Quoique… Non, c’est super comme ça ! Mais tout de même... » Selon moi, Antoine est quelqu’un qui se voile sérieusement la face, et qui est profondément en souffrance. Il est évident qu’il a besoin des autres et la révélation sur sa potentielle sœur l’affecte beaucoup, car pour la première fois ben… il pourrait avoir quelqu’un qui le comprendrait plus ou moins.

Jade Lhtl a écrit:
Mon second regret s'avère être la révélation de l'existence de sa sœur à Antoine.

Oui, alors je l’admets, ce n’est pas très bien amené. J’ai longtemps réfléchi à une manière de faire ça en douceur (les lecteurs de la première version se souviendront du « Au fait, vous êtes frères et sœurs d’Ulrich »…), mais disons que je voyais ça comme un détail gênant la progression de l’histoire dont il fallait me débarrasser au plus vite. Maintenant, c’est fait et j’ai l’air de moins me prendre des critiques qu’il y a trois ans, donc… Tant mieux !

Jade Lhtl a écrit:
Comme ce chapitre ne concernait ni Lyoko, ni Alpha — enfin, pas directement — j'attends également de savoir ce qu'il va passer de ce côté-là.

Disons que maintenant toutes les pièces sont en places, et que le dernier acte se profile à l’horizon ! Le prochain chapitre aura comme mission de l’enclencher plus ou moins en douceur, en déplaçant encore quelques pions à l’occasion, celui d’après (enfin j’y travaille) aura normalement le rôle d’expliquer un peu l’Entre-Deux, pas en totalité tout de même, il faut bien que je garde une partie de mystère. J’essaie de faire quelque chose d’un peu différent pour ce chapitre là qui est d’une importance capitale, j’ignore si ça va fonctionner ou pas, mais ce ne sera pas « comme d’habitude ». Et le dernier, car il reste bel et bien que trois chapitres, se chargera de faire exploser tout cela !

Jade Lhtl a écrit:
Mon commentaire manque un peu de détails sur d'autres points, qu'ils soient positifs ou négatifs, mais j'ai développé l'essentiel de ce que je voulais dire, je dois t'avouer que j'ai un peu la flemme d'en faire plus et puis, je vais en laisser pour les autres aussi.

Ne t’inquiète pas, tu en as déjà beaucoup dit !

Joyeuses fêtes de fin d'année à tous en tout cas, et à très bientôt (du moins, je l'espère ^^').
_________________
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Code Alpha : Partie 1 Partie 2 Partie 3 (Un jour, peut-être...)
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Pilorde MessagePosté le: Dim 26 Mar 2017 21:03   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Spoiler





Chapitre 14: Les ténèbres qui nous guettent

Jean


Il n’y avait pratiquement aucun bruit. Uniquement celui du vieux balais qui se raclait contre le sol. Ce jour là, Jean était seul. Ambre et Antoine ne venaient plus en retenue depuis quelques temps. Il n’avait pas revu ni l’un ni l’autre depuis l’autre soir à l’usine. Il avait posé la question à Jim, pour savoir si c’était normal. Peut-être que quelque chose leur était arrivé. Peut-être que Melvin avait à nouveau pété un câble et les avait… Le vieux surveillant lui avait annoncé rapidement que la nouvelle CPE avait annulé la sanction pour eux. Mais pas pour lui.

Il se mit à penser. Il n’allait pas pouvoir continuer le lycée. Sa mère s’était encore fait virer, et était partie se bourrer la gueule. Léa avait besoin de lui. Léa avait besoin de manger. Léa. Léa. Léa. Parfois, il se surprenait à vouloir qu’elle ne soit jamais venue au monde. Tout serait plus simple, sans elle. Papa ne serait pas parti, sans elle. Car son père n’était pas mort. Il préférait donner cette explication plutôt que de rentrer dans les détails. Son père les avait tous laissé en plan le jour où il avait apprit que sa femme était enceinte d’un autre.

Léa représentait l’absence de son père. Léa représentait les erreurs de sa mère. Pourquoi n’avait-elle pas pu avorter ? Ou même juste prendre une putain de pilule du lendemain ? Et le pire dans cette histoire, c’était qu’il devait s’occuper d’elle. Je ne veux pas gâcher ma vie pour cette gosse, pensa t-il. Puis ses pensées se portèrent sur Ambre.

Il avait été amoureux. Amoureux comme jamais il ne l’avait été. Amoureux à en devenir fou. Alors qu’il enchaînait les relations éphémères, que bon nombre de ses ex le surnommé « connard » ou d’autres termes assez similaire, il ne se pensait pas capable d’un tel sentiment. Et d’ailleurs, quand il l’avait rencontré, il avait pensé que ça allait être comme les autres. Mais… Ambre n’était pas celle qu’il croyait. Elle était tellement, tellement plus ! Il ne savait même pas comment la décrire. Elle le fascinait. Elle l’obsédait. Mais elle l’avait repoussé. Il ne la comprenait pas. Lui avoir mit un râteau de la sorte la rendait deux, voir trois fois plus désirable à ses yeux. Elle était inaccessible, et c’était pour ça qu’il la voulait.

Cependant, il ne l’aurait pas. Elle lui avait bien fait comprendre. De toute façon, c’était qu’une conne. Une petite gamine pourrie gâtée qui avait tout ce qu’elle voulait. Qu’est-ce que je fais après ? Je dois rentrer chez moi, Léa m’attend. Putain, j’ai tellement pas envie… Et rien ne m’y oblige. Il vérifia que Jim n’était pas dans les parages et sortit son téléphone.

- Hey Steve, c’est Jean. Non, calme toi, j’suis pas là pour t’insulter. Tu dirais quoi si je me ramenai chez toi avec un pack de bières, comme au bon vieux temps ? 

Il était temps de s’amuser à nouveau.

Ambre


J’ouvrais les yeux. Allongée dans mon lit, toute habillée. J’avais fait un assez drôle de rêve… dont j’avais du mal à me rappeler. Alors que j’essayai de me redresser, plusieurs parties de mon corps devinrent douloureuses. Je m’étirai en baillant. Mon sommeil n’avait pas été réparateur.

Qu’est-ce que j’avais fait hier ? D’ailleurs, on était quel jour aujourd’hui ? J’étais un peu perdue depuis qu’Ombre nous prenait en charge la plupart du temps. Quand elle avait le contrôle, je sombrais dans une espèce de somnolence étrange. J’étais là… sans l’être. Je voyais ce qui se passait, mais d’une manière passive. Est-ce que c’était cette condition assez inhabituelle qui justifiait ma fatigue ? Et puis je me souvins.

Cela faisait plusieurs jours qu’Ombre et moi étions revenues à l’usine, afin d’aider Ulrich et Mélissa. Tous les soirs désormais, nous y allions pour nous entraîner. Le rythme scolaire, plus ça… Voilà sans doute pourquoi je me sentais si… faible physiquement. Et puis, il y avait eu cet étrange événement sur Lyoko. Le fait d’être séparé d’elle.

Au début, ça m’avait effrayé. Les gens allaient apprendre son existence, me prendre pour une folle, ou quelque chose d’encore pire. Mais ça n’était pas arrivé. Ombre avait eu l’intelligence de m’imiter, quasiment à la perfection, afin de faire passer ça pour une sorte de dédoublement. Elle avait de bonnes idées quand même.

Et puis ce fut un autre sentiment qui prit le relais. Une sensation de solitude et de manque. Quand j’allais sur Lyoko, j’étais seule. Véritablement, et pour la première fois. Même quand je l’avais chassée, elle était restée dans un coin de ma tête. Dans ce monde virtuel, elle était complètement séparée de moi. C’était désagréable, et j’aurai aimé ne plus jamais ressentir ce genre de choses. Mais tant que nous combattions XANA…

- On peut pas arrêter ? Sans reprendre notre vie d’avant, juste arrêter Lyoko et toutes ces conneries, fis-je soudainement à voix haute.
- Il me semble qu’on a déjà eu cette conversation. C’est pour notre sécurité, répondit-elle sans se faire attendre.

Oui. Exact. Cette chose qu’on affrontait avait déjà essayé de nous tuer. Rien que de repenser au visage de Melvin possédé me fit frémir.
- Toute cette histoire me paraît tout de même bien louche, continuai-je doucement.
- Tu te fais du soucis pour rien, enchaîna t-elle en soupirant.
Je commençais doucement à me remettre des différents chocs que j’avais subis. Et si Ombre m’avait bien aidée à remonter la pente, je trouvais désormais certaines de ces décisions un peu contestables. Il est vrai que sur le moment, je n’avais pas été en état de faire quoi que ce soit, et elle avait bien prit les choses en mains. Et maintenant que je reprenais peu à peu mes esprits, j’avais la nette impression que nous allions bientôt avoir à discuter d’un compromis quand à notre corps commun.
- Dis, j’aimerai bien avoir le contrôle aujourd’hui. Ça fait longtemps.
- Tu es sûre ? Ça va aller ?
- Oui, ne t’inquiète pas.
- Si tu as besoin, je peux prendre ta place à tout moment. 
- Merci.

Je me dirigeais alors vers la cuisine, pour prendre mon petit déjeuner. Il était l’heure à laquelle je devais partir pour être à l’heure à Kadik. Maman était dans sa chambre, tant que j’étais à l’intérieur, elle refusait de sortir pour ne pas me croiser. Elle n’était donc pas là pour me faire la morale. Tant pis, je n’allais pas me rendre à l’école aujourd’hui. Je devais récupérer. J’allais peut-être me balader dans un parc. Être tranquille, loin de Lyoko et le sentiment que ce lieu provoquait chez moi, loin de Melvin et de ses yeux qui furent un jour remplis de haine et loin de Jean.
La sonnette de la porte d’entrée retentit. Je me levais pour me rendre au visiophone. C’était…

- Bonjour, excusez-moi de vous déranger mais… euh… est-ce que Ambre est déjà partie en cours ?
Antoine ? De toutes les personnes qui auraient pu venir devant chez moi, il n’était même pas sur la liste. Qu’est-ce qu’il voulait ? Je ne l’avais pas revu depuis l’attaque à l’usine. Et d’ailleurs il n’y était jamais revenu, alors que ça avait été lui le premier concerné.
- Hum… Salut Antoine ! Répondis-je en activant le microphone uniquement (j’étais pas franchement présentable avec mes vêtements de la veille et mes cheveux en batailles).
- Oh… euh… salut, Ambre. Tu vas bien depuis… euh… Tu vas bien ?
- Plutôt oui.
- Ahem. Ça fait plaisir à entendre. T’avais pas l’air. Donc bon.
- Ouais. Mais je m’en suis remise !
- Ah bah c’est très bien.
Un grand silence s’en suivit. C’était plutôt gênant.
- Et toi, ça va ? Lui demandai-je.
- Oui ! Oui, oui. Toujours.
Deuxième grand silence.
- Et sinon… Une raison particulière pour que tu me rendes visite ? Non pas que ça me déplaise !
- Euh… Oui ! Je voulais te parler. Mais euh… En fait… On pourrait pas plutôt se parler en face à face ?
- Si tu veux oui.

En lui ouvrant la porte, je réalisais (trop tard) que j’étais encore en piteux état. Mais bon, après tout, Antoine m’avait déjà vu comme ça après la nuit qu’on avait passé ensemble chez Jean, à essayer d’en apprendre plus sur Alpha.
- J’allais prendre mon petit déjeuner. Tu as faim ?
- Mmh, fit-il en regardant la saleté sur la table. Bon, pourquoi pas.

Je lui proposai alors des tartines de confitures ou des céréales. Il opta pour la deuxième option. Quant à moi, je me contentai d’un verre de jus d’orange. Cette visite intrigante m’avait coupée l’appétit. Personne ne parla pendant plusieurs longues
- Alors, ça se passe bien avec Ulrich et l’autre blondasse ?
- Hum oui. On s’entraîne pour pouvoir contrer une attaque.
- Tsss, quelle mauvaise stratégie. En plus sans moi vous pouvez pas désactiver les tours.
Je devais me concentrer pour le comprendre, il parlait en mangeant et à toute vitesse.
- Ulrich a dit que je pouvais le faire.
Il s’arrêta et me fixa quelques instants.
- Ah bon ? Il a dit pourquoi ?
- Peut-être. J’étais pas très… Pas très concentrée à ce moment là.
- Il t’a dit d’autres choses ? m’interrogea t-il.
- Euh… Comme quoi ?
- Rien. Heureusement, je suis là pour préparer l’offensive. Je ne sais pas ce que vous feriez sans moi.
- Parfait. Tu es l’épée et nous sommes le bouclier !

Je lui souris. Il se tut. Nouveau silence gêné.
- Donc, tu voulais me parler ?
- Ah. Oui.
- Je t’écoute ?
- Tu as des frères et sœurs, Ambre ?
Il tournait autour du pot. Je ne l’avais jamais vu comme ça. Déjà, c’était la première fois qu’il s’intéressait à moi. Il était tout rouge, mais me regardait dans les yeux. Intimidé et intimidant.
- Non. Fille unique. Enfin, en quelque sorte.
- C’est à dire ?
- J’ai été adopté.
- Tu sais quoi de tes parents d’origines ?
- Pas grand-chose. En fait, rien du tout.
Les rares fois où j’avais interrogé Maman, elle avait refusé de répondre dans les meilleurs des cas. Dans les pires, elle avait piqué une crise, si bien que je n’avais jamais cherché à en savoir davantage. J’avais de très vagues souvenirs de ma petite enfance, mais rien de concret.
- Tu es née le combien, Ambre ?
- Le 23 août.
- Moi aussi, marmonna t-il.
Ses yeux devinrent rouges. Il farfouilla dans son sac.
- Regarde.

Il tira de sa poche une photographie. Elle représentait un jeune couple. Le garçon était blond, avec des lunettes. La fille avait des cheveux roses. Tous les deux souriaient. Ils tenaient chacun dans leur bras un bébé. Cette image fut comme un choc. Ces gens m’étaient familiers. Je ne les connaissais pas, mais pourtant…
- Ça, c’est Jérémie Belpois, et ça c’est Aelita Stones. Mes parents. Ils sont morts quand j’étais petit, je les ai presque pas connu.
- Je vois. Et là, qui est-ce ?
- Ça, c’est ma sœur jumelle. Elle a disparu avec mes parents.
- C’est triste. Je suis désolée.
- Tu sais, je ne me souvenais même pas de son existence jusqu’à il y a peu.
- Comment elle s’appelait ?
- Ambre. Elle s’appelait Ambre.

Mes yeux se posèrent sur la photo, sur le bébé, puis sur la fille aux cheveux roses, roses comme les miens. Puis mes yeux remontèrent jusqu’à ceux d’Antoine.
- Où est-ce que tu veux en venir, Antoine ? Pourquoi tu viens m’agiter cette photo sous le nez ?
Il prit à nouveau son ton condescendant, et répliqua immédiatement :
- Si tu n’avais pas compris, j’étais en train d’essayer de te faire comprendre qu’on était potentiellement frères et sœurs.
- Je l’avais très bien compris ! Fis-je, devenant presque hystérique.
Je me levai d’un bond. En réalité, je ne comprenais pas. Tout fusait à toute vitesse dans ma tête.
- Mais c’est n’importe quoi ! Je te connais à peine !
- Tu vas te calmer et me laisser en aligner une, oui ?
Il tendit le bras vers moi. Je reculai. Je ne pouvais pas y croire. Le choc était trop grand, j’en avais assez, je voulais juste qu’on me laisse tranquille. Alors je partais en courant. Je me mis à remonter dans ma chambre. Il me suivit, mais je ne me retournai pas. Je claquai la porte derrière moi, la verrouillai et allai me cacher dans le seul lieu de paix qu’il me restait : mon lit.
- Ambre, ouvre moi !
- Je ne t’entend pas !
Il allait bien partir à un moment, non ? Je pouvais attendre, aussi longtemps qu’il le fallait.



Antoine


Pourquoi est-ce qu’elle me repoussait ainsi ? Pourquoi est-ce qu’elle réagissait ainsi ? Est-ce que… La perspective d’avoir un lien de parenté avec moi était-elle si terrifiante ? N’étais-je pas quelqu’un de brillant, dont elle pouvait être fier d’être la sœur ? Ou peut-être me voyait-elle comme Amélie le faisait. Comme un… Comme un… Bref. Mais moi, j’avais besoin d’elle. Moi, je voulais qu’on rattrape le temps perdu. Moi, je voulais…

- Ouvre moi, s’il te paît…
Mais elle ne me répondit pas. Pas de réponse, c’était une réponse. Je toquai une dernière fois avant d’être interrompu par une voix stridente.
- Jeune homme ! Que faites vous devant la porte de ma fille ! J’appelle la police !
C’était une dame d’âge mur. Elle hurlait à un tel point que mes oreilles devinrent douloureuses.
- Je… Je suis Antoine Belpois, j’étais venu voir votre fille.
Si Ambre n’avait pas voulu me parler, sa mère adoptive allait peut-être le faire à sa place.
- Comment ? Comment vous appelez-vous ?
- Belpois.
Elle resta figée un instant, puis devint rouge pivoine.
- Partez de chez moi immédiatement ! Et ne vous approchez pas de ma fille !
Pour éviter de me prendre des coups de sa part, je dû partir à toute vitesse. Je marchais désormais dans les rues presque déserte, en ruminant. Je n’avais pas besoin d’elle de toute façon. Je m’en étais très bien sorti tout seul jusque là. Et puis, je n’étais plus tout seul : j’avais Alpha. Je m’en fichais complètement d’Ambre ! Complètement !

Je rentrais chez moi. Amélie me demanda si je n’allais pas en cours, mais je ne lui répondais pas. Je m’enfermais dans ma chambre.
A : Tout va bien ?
- Oui. Non ! J’en sais rien…
A : Je suis à ton écoute, Antoine.
- Ambre… Ambre m’a repoussé. Et je ne sais même pas si c’est vraiment ma sœur.
A : J’ai effectué des recherches à son sujet. Elisabeth Delmas, sa mère adoptive a été au lycée avec tes parents. De plus, personne du nom de Ambre Delmas n’est pas enregistré à l’état civil.
- D’accord, il y a de fortes chances pour qu’on ait un lien de parenté… Ça ne change rien au fait qu’elle m’ait repoussé ! J’ai besoin de changer d’air, on peut se remettre au travail ?

Je passais alors la matinée, puis l’après-midi sur mon ordinateur. Je ne touchais pas au repas qu’Amélie m’emmenait. J’étais si proche du but, mais mes pensées divaguaient, c’était dur de se concentrer. Alpha dû le remarquer, mais ne fit aucune réflexion à ce sujet. Finalement, ma tante interrompit une nouvelle fois mon travail en rentrant dans ma chambre.
- Antoine, il y a quelqu’un pour toi à la porte !
J’allais lui hurler de me laisser tranquille, mais ma curiosité était piquée à vif. Et si c’était… ? Je ne devais pas placer mes espoirs trop hauts pour éviter une nouvelle chute, mais après tout, il se pouvait très bien que ce soit elle ! J’allai immédiatement à l’entrée, et c’était bien Ambre qui m’y attendais. Elle regardait le sol et n’osait défier mon regard.
- Rebonjour Antoine… Ça… Ça te dit de te balader un peu ?
Tant pis pour cette après-midi, j’avais bien le droit à une pause. J’acceptai et l’accompagnai dans un petit parc. Aucun de nous deux n’osa briser la glace du silence sur le trajet. Je cherchais quelque chose à dire, mais rien de cohérent ou d’intelligent ne venait. Finalement, nous nous assîmes sur un banc en face d’une mare au canard.

-J’ai… comment dire… Réfléchis à ce que tu as dit… Et… euh… Je ne sais pas trop quoi en penser pour être honnête. D’ailleurs je suis sincèrement désolée pour ma réaction tout à l’heure, mais c’était trop sur le moment.
J’aurai dû m’en douter. On allait pas se tomber l’un sur l’autre comme ça en un claquement de doigts. Ce genre de choses prenait du temps.
- Ca va te prendre combien de temps pour l’accepter ? Demandai-je brutalement.
- Je ne saurai pas te donner une date. Je… oui. J’ai du mal.

Nous restâmes sans parler pendant une bonne dizaine de minutes. Elle évitait généralement mon regard, mais je la surprenais parfois à m’observer. Est-ce que cette personne était bien ma sœur ? Elle s’était montrée parfois un peu idiote, et je ne pouvais pas oublier la période où elle flirtait avec Jean. Malgré cela, elle avait des connaissances en informatique qui était assez impressionnante pour quelqu’un de son âge et surtout pour une fille. Bien évidemment, cela ne dépassait pas les miennes.
- Juste… tu crois qu’Ulrich est au courant ? me demanda t-elle.
- C’est évident. Je compte bien lui tirer les vers du nez une fois cette affaire terminée.
- Parce que ça va s’arrêter un jour ? J’en peux plus d’aller me battre à l’usine, de devoir être prête à m’y rendre à n’importe quel moment en cas d’attaque… Cette paranoïa ambiante, c’est insupportable !
Elle était courageuse en plus. Une autre qualité notable qui ne pouvait que renforcer l’hypothèse de notre lien de parenté.
- Je t’assure que ça va s’arrêter. Alpha et moi on va…
- Et Alpha, c’est qui exactement ? Enfin, c’est quoi ?
- Je sais pas trop. Une invention de mon… notre père je crois. Il m’expliquera tout après, m’a t-il dit.
- J’ai l’impression que tout le monde se sert de nous et nous cache des choses.
- C’est pour ça que j’ai refusé de rester avec Ulrich, j’avais deviné qu’il était pas fiable, et que…
- Pourtant c’est plus d’Alpha dont je me méfie.
J’étais un peu vexé. Entre l’intelligence artificielle et Alpha, le choix était, selon moi, vite fait.
- Alpha a été programmé par mon… par notre père.
- Selon lui, oui.

Un silence s’installa à nouveau. Première véritable conversation avec elle, et premier désaccord.
- Dis, ils étaient comment nos parents ?
- Tu sais, je les ai pas plus connu que toi. Juste mon idiote de tante. Vraiment pas quelqu’un de recommandable celle là.
- Ma mère adoptive non plus.
Et j’eus envie de lui dire qu’en fait, nous n’avions que l’un et l’autre. Que depuis toujours, je n’avais jamais eu personne. Qu’en rien qu’une petite conversation, elle me comprenait plus que n’importe qui d’autre. Mais quelque chose au fond de moi m’en empêcha. Si seulement on s’était rencontré plus tôt.
- On sait ce qui a fait qu’on a été séparé ? M’interrogea t-elle.
- Encore une question à poser à Ulrich.
- Ou à Alpha… Mais t’as raison sur Ulrich. C’est bizarre en fait comment il se comporte. Il évite tout le temps certaines de mes questions.
- Tu te renseignes de son côté, je me charge d’Alpha.
- D’accord. Je suis désolée, mais je crois que je vais rentrer. Je suis un peu fatiguée, et apprendre tout ça m’a un peu chamboulée. En plus je dois aller encore une fois à l’usine pour me préparer en cas d’attaque. En tout cas, j’étais ravi de faire ta connaissance, Antoine Belpois.

Je ne sus quoi répondre. On échangea nos numéros de téléphones (chose qu’on avait pas fait jusque là), et on se dit au revoir. J’avais eu très peur de cette entrevue. Très peur de ce que j’allais apprendre. De comment ça allait se passer. Le résultat était fantastique. J’avais gagné une alliée de poids. Ma motivation était désormais décuplée, je n’avais plus qu’une seule envie, c’était de foutre rapidement sa raclée à XANA et de pouvoir reconstruire quelque chose avec Ambre.

C’était la personne qui m’avait toujours manqué. Certes, j’aurais largement pu m’en sortir sans elle (la preuve, je l’avais fait jusque là), mais ça allait être un avantage non négligeable. Rien que de parler avec elle me permettait de mettre en lumière des éléments que je n’avais pas prit en compte. En tout cas, le virus allait être terminé dans la nuit. Et demain, tout ça allait être terminé.

Ombre


J’aurai eu le contrôle, je crois que je me serai mit à vomir. Non mais sérieusement, et puis quoi encore ? Antoine était notre frère. Antoine, le petit con détestable qui me donnait envie de le baffer chaque fois que je le voyais. Et puis voilà qu’il se faisait des câlins, c’était répugnant. En plus, ça n’était qu’un détail. Lors d’une journée ordinaire, j’aurai trouvé ça plutôt drôle d’observer dans les ténèbres ces deux ratés se la jouer sentimentale. Sauf que ce n’était pas une journée ordinaire. Tout allait mal.

Ambre était censée s’affaiblir jour après jour. Plonger dans ce désespoir dont elle avait le secret, ce qui m’aurait permit de retenter le coup de la douche. Et c’était bien parti ! Elle prenait de moins en moins le contrôle, parlait peu. J’ai vraiment cru que j’étais à deux doigts de gagner. J’ai pu profiter de la vie longtemps, plus longtemps que je ne l’avais jamais fait ! J’étais tellement heureuse, tous mes problèmes allait se régler. Mais en réalité, si Ambre était si peu active, c’était parce qu’elle reprenait ses forces.

Ce matin, j’avais été éjecté de notre corps lors de son réveil. J’avais pas compris ce qui m’arrivait, et elle ne s’en rendit pas compte. Mais Ambre – la Ambre qui m’avait envoyé baladé la dernière fois que je l’avais confronté – était de retour. Et ça sentait vraiment pas bon. Elle avait beau être une petite conne, elle avait de la ressource ! Et puis ces retrouvailles abjectes avec Antoine n’allaient sans doute pas faire tourner la situation en ma faveur.

Quels étaient mes options ? Me laisser à nouveau marcher dessus, et tout allait redevenir comme avant. Ou bien, me battre. Et soyons honnête, je ne pouvais plus faire marche arrière. Après avoir goûté à la liberté, je ne pouvais pas retourner en cage. Alors cette fois c’était la guerre. La guerre totale, entre Ambre et moi. Un corps, deux personnalité, ça en faisait une en trop. Et si quelqu’un devait partir, ça n’allait pas être moi. J’avais déjà donné.

Maintenant, je ne suis plus la « gentille Ombre », qui va te donner de « bons conseils ».
Non, maintenant Ambre, c’est toi ou moi jusqu’à la fin.
Sauf que moi je n’ai déjà plus rien à perdre.


Mélissa


Mélissa fut dé-virtualisée. Une fois de nouveau dans le monde terrestre, elle s’écroula dans le scanner. Elle passait ses journées à s’entraîner ici. Désormais, Lyoko n’avait plus le moindre secret pour elle. Dès la prochaine attaque, elle allait être prête. Le problème était que… l’ennemi se faisait discret. Leur stratégie avait été complètement défensive, mais ne disions-nous pas que « la meilleure stratégie était l’attaque » ? Ulrich avait tenté de la rassurer, en affirmant que « tout était sous contrôle », qu’Alpha avait un plan mais que lui était incapable de le lui expliquer.

Nos mains sont entres les mains de cette I.A. et de cet ado insupportable. C’est vraiment rassurant. A quel moment est-ce qu’on a pu autant merder ? J’aurai du foutre une balle dans la tête du Directeur il y a longtemps de cela, ça aurait été plus rapide, pensa t-elle alors qu’elle se relevait. Mais elle se souvenait aussi de pourquoi elle avait joué les agents doubles pendant si longtemps. De pourquoi elle avait tant cherché à gagner la confiance du Directeur. Comme Camille le lui avait dit la dernière fois qu’ils s’étaient vus.

Elle l’avait rencontré dans un café en plein jour, comme à chaque fois. Au début, elle avait été surprise, après tout n’était-ce pas dangereux pour lui de s’afficher ainsi ? Il avait eut une sorte de demi-sourire qui ressemblait davantage à une grimace et lui avait expliqué qu’il se sentait plus en sécurité à la lumière que caché dans un carton. Après tout, qui viendrait le chercher ici, autour d’un diabolo menthe ? Depuis, c’était une habitude.
- C’est probablement la dernière fois que nous nous rencontrons, avait-il dit en brisant le silence.
- Pourquoi donc ?
- L’étau se ressert autour de moi, Della Robbia. Je fais ce que je peux, mais je ne suis plus tout jeune.
Elle ressentit une petite piqûre en entendant ce nom de famille, ce n’était plus souvent qu’on l’appelait ainsi. Mais au-delà de ça, apprendre que l'une des rares personnes avec qui elle pouvait se comporter honnêtement allait disparaître de sa vie était un choc assez conséquent.
- Je vous rassure, je ne vais pas mourir. Je dois juste me faire plus discret.
- Mais rien ne nous assure que nous nous révérons, c’est ça ?
Il hocha silencieusement la tête.
- Quand Ulrich m’a parlé de vous, je ne m’attendais pas à ce que vous soyez tellement pleine de ressources. Depuis le début, c’est la vengeance qui vous motive, je l’ai bien compris. Mais il est peut-être temps que je vous explique les autres choses en jeu ici.
Il sortit un dossier de son sac. La lettre H était écrite en majuscule sur la première page.
- Je ne fais pas confiance à l’informatique. Un manuscrit est bien plus simple à garder en un seul exemplaire.
Il le posa sur la table et l’invita à le feuilleter. Alors elle comprit qu’effectivement, ça la dépassait. Ça dépassait Ulrich, ça dépassait aussi le vieil homme qu’elle avait en fasse d’elle. Elle s'était sentie toute petite face à l'immensité du monde. Comme une enfant qui essayait d'affronter une montagne. Une vague de désespoir se mit à l'envahir alors qu'elle comprenait la futilité de tout ce qu'elle avait essayé d'accomplir. 
- Est-ce qu’on peut… vraiment faire quelque chose ? Demanda t-elle timidement.
- Il faut le croire. Ulrich et moi même, nous sommes à la recherche d’Alpha, une intelligence artificielle qui nous permettrait de tirer notre épingle du jeu. Quant à vous… Gagner la confiance de l’assassin de votre père. Aussi difficile que ça puisse paraître, c’est tout ce que vous pouvez faire et cela pourra se montrer déterminant.
Elle avait hoché la tête, perturbée et songeuse.

Il lui avait promis de la recontacter lorsque «l’échiquier serait en place ». Elle n’avait plus jamais entendu parler de lui. Il était sans doute décédé, et c’était à ses pions de se débrouiller sans leur roi. Il y avait bien Alpha, mais elle ne pouvait se résoudre à lui faire confiance.

Mélissa fit quelques pas en avant et tomba sur le sol. Ses jambes lui paraissait bien trop lourdes. Et elle avait du mal à garder les yeux ouverts. Ambre et Melvin, qui venaient d’être dévirtualisés à leur tours vinrent l’aider à se relever.
- Madame Marple, tout va bien ? Demanda le rouquin.
- Oui… oui. Allez-dire à Ulrich de relancer une virtualisation.
- Euh… Il est déjà 21 heures, Melvin et moi pensions rentrer chez nous, répondit la lycéenne.
- Pas pour vous, pour moi.
Ils se regardèrent. La pionne avait passé la journée sur Lyoko et n’était définitivement pas en état d’y retourner. Elle n’était même plus capable de se relever toute seule. Mais qu’est-ce qu’elle pouvait faire d’autre ? Elle se sentait inutile au possible. En allant sur Lyoko, elle avait l’impression de faire quelque chose, au moins.
- Reste là avec elle, je vais le chercher ! S’exclama Melvin à l’attention d’Ambre.

La jeune fille l’aida à rester debout. Ulrich débarqua à toute vitesse en criant :
- Mais ça va pas de te mettre dans des états pareils ! Bon… les enfants, vous pouvez-y aller.
Ambre et Melvin s’exécutèrent, laissant les deux adultes ensemble.
- Qu’est-ce que tu as en tête ? Te tuer à la tâche ?
- Mais non… Je dois être prête. M’entraîner encore plus.
- Et tu l’es ! Tu as pas vu tes scores sur Lyoko, t’es devenue une véritable machine à tuer ! XANA n’a qu’à bien se tenir !
- C’est pas assez.
- Bon… écoute, je vais te raccompagner chez toi. Si jamais il y a une attaque pendant la nuit, je te contacterai.

Il l’accompagna jusqu’à l’entrée de l’usine. Il faisait déjà nuit, mais ce soir là, il n’y avait pas d’étoiles. Le ciel était semblable à des ténèbres et les nuages qui y étaient parsemés ressemblaient à des visages monstrueux.
- Dis… commença Mélissa, qu’est-ce qu’on fera après ?
- Après quoi ?
- Après tout ça.
C’était une question qui la torturait. Depuis son adolescence, elle ne désirait que de se venger. Plus qu’une simple obsession, c’était son but. Le seul chemin qui lui était jamais apparu. Mais une fois le Directeur mort et enterré, qu’est-ce qu’elle ferra ? Sa vie n’aurait plus aucun sens, ça avait un côté terrifiant. Je ne sais pas si je peux mettre les choses que j’ai faite pour ZETA sur un CV. Ça se trouve, je finirais caissière dans un vieux supermarché.
- Ben… j’pourrai peut-être t’inviter boire un verre.
Il lui fit un clin d'œil. Il lui tournait autour depuis qu'ils s'étaient réunis pour affronter XANA, avec autant de finesse qu'un éléphant. Il s'attendait à quoi, qu'elle lui tombe dans les bras ? Cela la fit rire intérieurement. Je lui ai jamais dit que j’étais pas attirée par les mecs. Ça lui fera une jolie surprise. Ça sera ma deuxième vengeance, celle contre celui qui me piquait mon père.
- Je crois que je vais réussir à rentrer toute seule, merci Ulrich.
- De rien Mélissa, à demain.
C’est ça pauvre con, à demain. Que tu me reluques encore en pensant que je ne te vois pas. Que tu sois encore aux petits soins avec moi en pensant que je ne puisse pas me démerder toute seule. Et que tu fasses encore semblant d’avoir un plan. D’ailleurs, qu’est-ce qu’on fera demain ? On ira encore sur Lyoko se battre entre nous parce qu’on sait pas quoi faire d’autre ? C’est ridicule. Si seulement Camille était là, tout serait beaucoup plus simple…

Elle arriva devant le petit studio qu’elle louait pendant son séjour ici. Elle s’était faite plus discrète qu’Ulrich avec son hôtel beaucoup trop simple à tracer. Première chose à faire : prendre un bon bain. Deuxième chose à faire : se faire à manger. Ou commander quelque chose. Combien de temps me reste t-il à tenir, comme ça ? A vivre cette parodie de vie ? 
Son portable vibra, mais elle ne prit pas le temps de le sortir de sa poche. Elle était trop surprise, car lorsqu’elle ouvrit la porte d’entrée, la lumière était déjà allumée. Quelqu’un était assit sur son lit.
- Bonsoir Mélissa.
- Bonsoir monsieur le Directeur, répondit-elle immédiatement.
Un frisson la parcourait intégralement. Il était là, face à elle, un pistolet dans la main et pointé dans sa direction.
- Nous sommes entre nous. Tu peux m’appeler William.
- Vous… Tu… Tu as reçu mon dernier rapport ?
- Ne jouons pas aux devinettes. Je sais pertinemment que tu travailles avec Ulrich. Je suis venu pour te tuer, pas pour parler.
Et il tira.
Mélissa Marple, alias Della Robia, n'essaya même pas d'éviter. Elle ne bougea pas, regardant son adversaire droit dans les yeux. 
Elle n’aurait pas à trouver une réponse à toute ses interrogations qui l'avaient pendant si longtemps torturé dans ses nuits sans sommeil. 
Désormais, elle allait pouvoir dormir. Et ne plus jamais avoir à se réveiller. Au final, c'était peut-être mieux comme ça.
- Je regrette, Mélissa. Dit doucement William Dunbar à son oreille. 
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Minho MessagePosté le: Dim 23 Juil 2017 21:08   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 29 Jan 2016
Messages: 83
Alors comme ça on est bloqué ?

Pas de souci, je vais régler ça ! Et puisque je suis là, autant en profiter pour rédiger un petit com' Rolling Eyes Ça serait dommage que tu ne finisses pas cette grande rénovation, on a bien besoin de fics complètes sur le forum ! Du coup, j'ai retrouvé avec plaisir Antoine&Co pour dresser une liste de points plus ou moins plaisants qui font le tour du dernier chapitre en date. Déjà, je valide le titre, c'est vraiment le genre d'accroche qui me donne envie de lire la suite et, de surcroît, ça colle plutôt pas mal avec la situation actuelle. *On me dit dans l'oreillette que je suis le seul à inventer des conneries à placer en début de texte, titres wtf qui ne colleront de toute façon pas avec le contenu* Hum, je m'égare...

Citation:
Une dernière chose: certains personnages peuvent parfois avoir des propos ou des pensées assez... dérangeante. Ce ne sont pas mes pensées, ou mes idées. Je pense que les lecteurs de la première heure l'auront compris, les personnages de Code Alpha sont imparfaits et c'est ainsi que je les écris.


Avant d'entrer une bonne fois pour toutes dans le cœur du sujet, la remarque ci-dessus me semble si logique qu'il ne m'était même jamais venu à l'esprit que les opinions de personnages de tel ou tel auteur pouvaient refléter entièrement l'avis de la personne qui se cache derrière les lignes blanches. Parfois, on peut effectivement se poser la question et il y a sûrement des cas où celle-ci est légitime. En tout cas, de mon point de vue, les pensées des personnages fictifs ne pourront jamais définir avec certitude l'écrivain qui les utilise pour la simple et bonne raison qu'il est très facile pour un auteur de camoufler ses propres convictions en laissant traîner ici et là des opinions radicalement opposées aux siennes. Bref, le débat est clos, et je n'ai donc jamais imaginé une seule seconde que tu cherchais à justifier un comportement assez déplaisant, comme l'harcèlement sexuel de Steve par exemple Mr. Green

Premier focus, c'est parti pour se plonger dans les pensées de Jean. Argh, devrais-je dire... Mais, curieusement, j'ai fini par m'attacher à ce sale petit co... pardon, au copain d'Ambre qui me semblait, au départ, assez peu important dans l'intrigue. Avec le temps, je me rends compte que son regard extérieur est bien utile, notamment vis-à-vis de ses deux "amis" qui vont maintenant être assez occupés avec leur intrigue familiale... À sa place, j'aurais vraiment eu les nerfs que la punition perdure pour moi alors que les autres "fautifs" sont maintenant autorisés à se la couler douce mais Jean le prend plutôt bien, signe de maturité qui a finalement percuté le bon neurone ? La réflexion par rapport à sa petite sœur est pas mal, on a tous souhaité un jour ou l'autre être l'enfant unique de la famille... et lui a de très bonnes raisons pour supposer que sa vie aurait été (un peu) meilleure si Léa n'avait jamais vu le jour. Par contre, je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il aille voir Steve ! Vraiment un rebondissement que je n'avais pas envisagé... Well done, j'ai hâte de voir ce que ça va donner.

Passons à Ambre. Déjà, je tiens à souligner l'intelligence d'Ombre, qui n'est plus à prouver, car il fallait vraiment y penser pour imiter son modèle de cette façon afin de faire passer son apparition pour un dédoublement... Il est intéressant de noter que la fille de Jérémie perd de plus en plus le contrôle de son propre corps, le bateau risque de chavirer bien vite sans un pilote solide et je ne suis pas sûr que Ombre puisse gérer absolument tous les aspects de la vie de son double. Le malaise entre les enfants Belpois, au moment des retrouvailles avant l'annonce choc, est assez savoureux. Antoine obligé de prendre un minimum en considération celle qu'il trouvait débile au possible, c'est assez jouissif ! La réaction d'Ambre est prévisible et fidèle à son personnage, gamine au possible...

Passons maintenant à Antoine ! Qui doit gérer les conséquences de l'annonce en question. C'est intéressant de voir qu'il souhaite « rattraper le temps perdu » avec sa sœur car ça démontre bien qu'il a quand même un sens affectif assez développé malgré tout. Une chose est sûre : sa relation avec Amélie l'a profondément affecté et risque fort bien de définir un tant soit peu l'homme qu'il va devenir. La réaction de Sissi à la venue d'Antoine est assez magique, c'est d'ailleurs dommage qu'on ne soit pas en mesure de voir l'intrigue de son point de vue car c'est un des seuls personnages importants de CL, à l'exception d'Ulrich, qui est présent dans ta fic. Je trouve que la deuxième discussion des enfants Belpois, quand ils sont réunis chez Antoine, est assez fade, seul le passage Stern s'avère intéressant. S'ils essaient de lui tirer les vers du nez, des révélations en cascade pourraient finir par arriver. Assez marrant de voir qu'ils n'avaient même pas pris la peine d'échanger leurs numéros jusque-là, on voit bien l'intérêt qu'ils se portaient l'un pour l'autre auparavant... Pour Ombre, j'attends de voir ce qu'il adviendra de son plan machiavélique par la suite car le focus que tu nous offres dans ce chapitre 14 est bien trop court !

Last but not least donc... Mélissa ! Sans aucun doute le plus palpitant. Même si on débute sur une dévirtualisation, ce qui est frustrant pour le lecteur car il n'a pas l'occasion de se prononcer sur les progrès de son avatar en matière de combats sur Lyoko. Intéressant le flashback, il en faudrait un peu plus d'ailleurs car l'intrigue de cette fanfic s'explique surtout par son passé. Je ne suis pas spécialement porté romance mais une liaison Ulrich-Mélissa m'aurait bien plu (surtout quand on connaît son nom de famille, c'est assez drôle), dommage que celle-ci préfère les huitres. Il ne me reste plus qu'à parler de sa mort qui est une véritable surprise à ce stade de l'histoire. Elle va sincèrement me manquer car c'était sans doute le personnage le plus badass de Code Alpha... avec Ombre bien sûr. Quant à la révélation Dunbar, je ne veux pas faire le blasé mais je m'y attendais un peu, William ayant un potentiel connard extrêmement élevé, que ce soit dans les fanfics ou dans l'animé d'ailleurs... Pas pour rien que XANA a jeté son dévolu sur lui, je suppose que les chiens ne font pas des chats. Hâte d'en savoir plus sur ses motivations en tout cas, tu as eu quatre mois pour te reposer et il va falloir se remettre à plancher.

À très bientôt j'espère !
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