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[Fanfic] Bouffon du Roi

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Minho MessagePosté le: Ven 07 Avr 2017 11:15   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Chapitre 4 : Vol 714 pour Sydney


Dimanche 7 janvier 2001, 09:56
 
Cela fait des années que je me questionne sur ce que signifie vraiment réussir sa vie.
Pour la plupart d'entre vous, il s'agit certainement de réussir ses études, trouver un CDI, se marier, acheter un bien immobilier et avoir des enfants… bien que la nouvelle génération préférera certainement à l'avenir commencer directement par avoir des enfants mais il s'agit là d'un autre débat. Or, j'entends sans cesse les salariés qui m'entourent se plaindre et aller au boulot avec des pieds de plomb car ils ne sont pas épanouis dans ce qu'ils font.
 
Je me pose donc une série de questions : est-ce que cela vaut la peine de se presser et de sacrifier des années de sa vie à faire quelque chose qu'on aime pas pour financer une maison, une voiture pour finalement peut-être finir par divorcer en ayant l'impression de voir une partie de sa vie s'envoler ? Ne vaut-il pas mieux profiter de sa jeunesse et découvrir le monde plutôt que d'acheter une maison qui entraîne de nombreux frais et dont il est possible de se passer ? Pourquoi les gens ne savent-ils pas se focaliser sur eux et ce qu'ils veulent vraiment afin de s'épanouir avant de penser à fonder une famille ? Beaucoup de couples se brisent car un des conjoints passe son temps au travail ou n'est pas épanoui et est constamment de mauvaise humeur à cause d'un boulot qui ne lui plaît pas. Sans oublier les collègues peu scrupuleux qui ne pensent qu’à raconter leurs dernières vacances qu’ils se sont offerts avec des sous qu’ils n’avaient pas pour impressionner des gens qu’ils n’aimaient pas et qu’ils n’aimeront jamais.
 
Bon nombre de jeunes souhaitent fonder une famille et avoir leur petite routine assez rapidement après leurs études et oublient de penser à leur bonheur à eux, quitte à le regretter quelques années après. Je pense que nous sommes formatés par la société et que dès que quelqu'un sort du lot, il se fait généralement casser par des personnes peu ambitieuses qui n'aiment pas leur vie et leur travail dans la plupart des cas. Par exemple, quand certains jeunes relativement prometteurs veulent lancer leurs projets dans le but d’obtenir une vie différente du "métro - boulot - dodo", j'ai constaté que bon nombre de personnes préfèrent les démotiver en répétant à tort et à travers qu'ils n'y arriveront jamais plutôt que de les tirer vers le haut. Et le plus triste dans tout ça, c'est qu'il s'agit souvent de leurs proches. Mon meilleur ami voulait devenir acteur, son père lui a coupé les vivres jusqu’à ce qu’il « revienne à la raison » et tout ça pour son bien évidemment... Il n’a eu de cesse d’énumérer le nombre de comédiens de seconde zone qui s’étaient retrouvés sans emploi après une très brève carrière. C’est comme ça qu’on vit aujourd’hui : on s’accroche ou on crève. Mais dans la plupart des cas, on a beau s’efforcer de continuer, ce genre de discours va finir par nous atteindre d’une manière ou d’une autre tout en faisant un maximum de ravages sur son passage.
 
Pour moi, réussir dans la vie, c'est avant tout être heureux dans ce qu'on fait et profiter de chaque moment de notre passage sur Terre. À quoi bon fonder une famille si on passe à côté d'une partie de sa vie en allant travailler avec des pieds de plomb et en attendant impatiemment la fin de la journée ? Qui que vous soyez, si vous avez des projets ou des idées, n'hésitez surtout pas et lancez-vous avant que quelqu'un de plus ambitieux ne le fasse à votre place. Ne vous laissez pas influencer par les pressions extérieures et faites ce que vous souhaitez vraiment sinon vous risquez de ne jamais être heur...

 
En pressant sans grande conviction le bouton rouge de sa télécommande, Jim éteignit la télévision qui passait en boucle le même DVD… celui qui était censé bouleverser le destin de celui qui était prêt à prendre les choses en main et à mettre de l’ordre dans son existence. Il soupira avant de se lever de ce fameux canapé jaune qu’il n’aimait vraiment pas quitter. Depuis quelques années, à commencer par ce samedi pluvieux de mai 97 en passant par le Nouvel An 2000 jusqu’à aujourd’hui, tous les week-ends et congés de Jim Moralès s’étaient déroulées de la même manière. Levé à sept heures précises, passant d’abord dix minutes aux toilettes en compagnie de n’importe quel magazine volé dans une salle d’attente quelconque, il s’accordait ensuite du temps pour jouer avec son teckel nain qui prenait un malin plaisir à mordiller ses pantoufles avant de se préparer un petit déjeuner digne de ce nom : bacon et œufs à volonté pour le plus grand plaisir de son estomac. Il s’obligeait alors à respecter scrupuleusement ses trente-cinq minutes d’exercices physiques, principalement constitué d’abdominaux et autres torsions douloureuses. Cela fait, il aérait la maison et balayait le sol du salon, généralement recouvert des miettes de son repas-canapé de la veille. Une fois propre, il en profitait pour se blottir à nouveau dans ce même canapé pour regarder le DVD prêté par la thérapeute qui lui avait été assignée d’office tout en se débarrassant du peignoir de la veille pour opter pour d’autres vêtements amples et confortables qui ne le mettaient pas forcément en valeur mais il n’en avait cure : plus personne n’avait posé les yeux sur lui depuis Sybille... et il ne voulait pas que cette situation change dans l’immédiat.
 
Au moment où la matinée se rapprochait de la dixième heure de la journée, il décida enfin de poursuivre le petit rituel du dimanche matin : le café bien noir… ou presque. En public, il refusait toujours toute addition au breuvage afin de se donner cette fameuse contenance d’homme viril mais dans l’intimité de sa modeste demeure, il craquait généralement pour deux morceaux de sucre et un nuage de lait, voire plus si affinités. Quitte à renforcer son diabète, autant y aller à fond. Au moment où il traversa une nouvelle fois le hall d’entrée pour se rendre dans la cuisine, il observa un fait hautement inhabituel : une enveloppe avait été glissée sous sa porte d’entrée. On était dimanche pourtant… Et même si c’était un jour de semaine, la factrice savait pertinemment qu’elle devait glisser le courrier dans la boîte aux lettres à l’entrée de l’allée. Bizarre… D’un pas lourd et peu assuré, il se dirigea vers le rectangle clair qui contrastait avec les dalles noires et, sans perdre plus de temps, ouvrit la lettre qui lui avait été adressée. À l’intérieur, il trouva un billet d’avion… sur lequel était fixé un petit post-it souillé à l’encre noire : Sympa la nouvelle déco extérieure ! Inquiet, il sortit immédiatement de son antre de célibataire notoire. Il lui fallut exactement deux secondes et demie pour comprendre que la nuit avait été productive pour certains : sa façade était désormais recouverte d’affiches menaçantes. Sur le trottoir extérieur était tagué une injonction d’un jaune criard : Profite bien de l’Acte II Au moment où il reconnut cette écriture si particulière qu’il avait lue pendant des années, Jim comprit qu’il était grand temps de refaire sa valise.
 
Spoiler


 
Jour 52 avant l'Apogée
 
« Alexia Hébron. C’est elle qui t’intimide, n’est-ce pas ? »
 
Odd ne répondit pas tout de suite. Il était obnubilé par la longue chevelure rousse, la détermination bien ancrée sur le visage et surtout par l’étrange éclat qui se dégageait de son regard… de la même teinte que son avatar virtuel qui lui manquait déjà cruellement. Un sentiment de nostalgie l’envahit, se pourrait-il que tout cela appartienne définitivement au passé ? Lyoko, la longue queue violette, les griffes acérées et les flèches lasers, ça ne pouvait pas être fini. Bientôt, il passerait à nouveau l’étape du scanner, il dégommerait encore quelques monstres et, plus que tout, il assurerait le show si on lui donnait une deuxième chance. C’était une évidence, on allait bien finir par lui accorder cette petite faveur… ou il se battrait pour l’obtenir. L’espoir d’un retour à Kadic, c’est tout ce qui lui restait. Sans ça, qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir devenir ?
 
« La seule chose qui dépasse sa beauté, c’est son étrangeté… C’est la commandante en chef des armées. Les adjectifs ne manquent pas pour la décrire : intransigeante, torturée et monstrueusement cinglée. C’est sûrement sa position qui lui a bouffé le cerveau. Aucune femme n’est censée se trouver à un poste si élevé mais le destin en a voulu autrement…
— C’est elle qui dirige tout ?
— Non. Toutes les différentes sphères du pouvoir sont réparties entre les quatre princes marchands.
— Trois hommes, une femme donc ?
— Exact. Jette plutôt un coup d’œil à l’écran, on a un nouvel ami… »
 
Odd s’exécuta et resta pétrifié devant l’homme qui venait d’apparaître à l’écran : un grand blond à la mâchoire carrée et pourvu d’une carrure extrêmement imposante. Della Robbia n’aimait pas juger au premier coup d’œil… mais il avait vraiment la tête typique de l’enculé avec son regard mauvais et son rictus qui laissait présager de nombreux ennuis en perspective.
 
« Berlioz Robertson. Aussi musclé que cruel… Tout ce que tu peux voir par la vitre du wagon est à lui. Il possède pratiquement tous les territoires de Jadawin, seuls les palais de ses compères ne lui appartiennent pas. Par conséquent, il peut obtenir la moindre semence qu’il désire et revendiquer le plus infime lopin de terre occupé par un paysan quelconque à tout moment même s’il est plus intéressé par les richesses renfermées au plus profond des entrailles souterraines. L’or, les minerais et surtout… le Zlag.
— C’est quoi ça encore ?
— Trop long à expliquer… Tu comprendras bien assez tôt de toute façon. Regarde plutôt Melchior, c’est sans hésiter le plus intéressant de tous… 
— Mais… c’est un jouet ?! »
 
En effet, Melchior avait le physique d’un… pantin, la peau du visage cireuse et les yeux ronds comme des billes qui semblent fixer quiconque osant le regarder. Odd, se sentant mal à l’aise face à cette marionnette démoniaque, préféra reporter son attention sur son interlocutrice pour éviter de dévisager le petit bonhomme plus longtemps.
 
« Détrompe-toi, marmonna Lana après un long silence. Ce n'est pas un jouet, ni un enfant... D'ailleurs, il est bien plus vieux qu’il en a l’air. Même si on combinait l’âge de toutes les personnes présentes ici, on ne le dépasserait pas. Il dirige Jadawin depuis si longtemps ! Ma grand-mère était à son service et sa grand-mère l’était aussi. J’ai suivi la tradition.
— Toi aussi tu…
— Oui, répondit la jolie blonde qui avait déjà anticipé la question du blondinet. C’était ma destinée et je l’ai accueillie à bras ouverts.
— En quoi consiste ton… travail ?
— Réclamer l’Impôt bien sûr ! Vois-tu, si Alexia et Berlioz gèrent les terres chacun à leur façon, il faut bien quelqu’un pour s’enrichir encore et encore. C’est le commerce qui a propulsé Melchior à la tête du pays. La vente… d’épices, d’humains et surtout du Zlag.
— D’humains ? s’étouffa Odd
— Ne t’inquiète pas, il n’est pas intéressé par les blonds.
— Je suis curieux… Tantôt, tu as bien dit qu’il y avait quatre princes marchands. Qui est le dernier ?
— Le tyran. C’est à lui qu’appartient ce train. C’est tout ce qu’il a : les lignes ferroviaires. Mais ce n’est pas pour ça qu’il faut sous-estimer son influence. C’est lui qui recrute et entraîne les meilleurs soldats du pays, il remplit les troupes de Hébron avec des éléments… surhumains. Si tu veux mon avis, c’est le pire des enculés. Tu m’étonnes que ça soit le meilleur pote de Berlioz, c’est le sang qui les excite ces deux-là…
— Pourquoi on n’a pas droit à sa photo ?
— Parce que l’on est dans un de ses trains. S’il fait de la promotion pour ses trois collègues, c’est parce que notre prochain Empereur se trouve parmi eux… plus lui évidemment mais il n’aime pas se mettre en avant dans ces stupides campagnes publicitaires qui ne servent à rien puisque ce n’est pas la population qui va décider de quoi que ce soit. Nous, on doit juste attendre, il n’y a que ça à faire… Dans cinquante-deux jours, on saura enfin qui nous dirigera de manière permanente.
— Mais je pensais que c’était les princes marchands qui vous dirig…
— Oui… jusqu’à l’Apogée. Ce jour-là, il n’en restera qu’un… et les autres devront impérativement se soumettre à sa volonté. »
 
Odd ouvrit les yeux. Le gaz verdâtre s’était dissipé. Lana avait disparu. Il avait retrouvé sa place sur la banquette inconfortable… en face de la femme trop maquillée qui lui adressait un sourire carnassier tout en pointant une lame beaucoup trop aiguisée à son goût à quelques centimètres de son torse envahi par l’angoisse.
 
 
Samedi 17 février 2007, 22:37
 
À l'intérieur de l’Ermitage, la musique était en train d'anéantir littéralement les tympans de tous les fêtards présents. Seuls Maïtena Lecuyer et Théo Gauthier avaient un rythme différent dans la peau, calme, lent et apaisant alors que le tube endiablé de Gorillaz résonnait pourtant dans leurs oreilles. Vu de cet angle, les deux adolescents semblaient entamer un slow collé serré, qui commençait d'ailleurs à en embarrasser plus d’un tandis que d'autres s'amusaient plutôt à prendre des photos qui finiraient sans doute dans la poche de Milly et Tamiya sous réserve d'une bonne rétribution ou simplement pour le plaisir d'afficher ses petits camarades dans le feu de l'action... ou presque puisque le "couple" se gardait bien de se chatouiller mutuellement les amygdales pour une raison qui demeurait étrangement inconnue. Alors qu’ils progressaient en spirale vers le centre de la pièce, une fumée grise s’éleva entre eux, sinueuse, presque translucide mais pour le moins indolore, puis disparaissait à nouveau au fur et à mesure que leurs pas de danse frôlaient tel ou tel endroit du sol. « XANA » pensa subitement un jeune blondinet qui les observait. Mais non. Un nuage de poussière, voilà ce que c'était. Malgré tous les efforts déployés par l'équipe organisatrice, le bâtiment n'avait pas totalement été débarrassé de cette couche de souvenirs cendrés au possible, cette fine poudre qui envahissait chaque recoin de la maison. Malgré le bordel ambiant évacué au sous-sol et qui avait donc fait face à un espace assez vaste au rez-de-chaussée, les quelques guirlandes, la boule à facette et les divers gadgets aux couleurs éclatantes ne parvenaient pas à éradiquer complètement le côté hanté de la demeure. Impossible d'effacer ça : les murs étaient rongés par les notes de musique qui s'y étaient entrechoquées autrefois et la joie limpide avait fait place à l'oubli le plus total. Néanmoins, ça n'empêchait pas les étudiants de Kadic de s'y amuser au possible. Faut dire qu'un habile cocktail amaretto-jus de pomme en apéritif a le pouvoir de mettre n'importe qui dans l'ambiance... ou presque.

Jérémie était prostré dans un coin, assis sur une chaise, les bras croisés comme ultime rempart envers ces jeunes qu'il ne comprenait pas. Il n'aimait pas la musique, trop électronique et commerciale à son goût. À vrai dire, il avait du mal à comprendre l'intérêt de mettre le volume aussi fort... et à se trémousser sur un son si désagréable. Il n'était pas dans son élément. Les conversations – rendues difficiles par les décibels – étaient embrumées par l'alcool et ça ne faisait qu'abaisser encore plus le niveau pitoyable des collégiens présents en termes d'intérêt et de pertinence dans leurs choix de discussions. Thomas Jolivet lui tendit une bière, sans doute pour plaisanter, mais Belpois refusa d'un signe de la tête. Il était hors de question qu'il fléchisse face à cet abrutissement programmé, ce poison qui s'insinuait peu à peu dans les veines de ses camarades. Comment avaient-ils pu en arriver là ? C'est simple : la veillée feu de camp avait tourné au cauchemar... savamment programmé par Sissi et ses sbires. Jim avait pourtant tout prévu pour que la soirée se passe bien : le feu, les couvertures autour – à bonne distance des flammes vu que Big J est loin d'être débile –, les chansonniers et les jus de fruits. Ils avaient juste oublié un détail : ne jamais compter sur Priscilla Blaise pour faire l'impasse sur son anniversaire. C'est son copain qui s'était occupé d'amener toutes les bouteilles et l'Ermitage lui avait été offert sur un plateau par ceux qui l'avaient découvert récemment. L'endroit idéal pour une soirée de contrebande. Quant à Jim qui avait finalement tenu à accompagner les élèves pour cette pseudo-veillée funéraire, il s'était pitoyablement endormi auprès du feu... à l'aide d'un cocktail soporifique préparée par Priscilla elle-même. Elle se foutait éperdument de l'autorité. Elle en avait marre de Kadic de toute façon, une envie de changement lui dévorait le ventre de plus en plus. Sissi l'avait bien aidée, il faut le reconnaître. Mais les deux pestes avaient fait un pacte. S'ils se faisaient griller, Sissi feinterait de s'être fait avoir jusqu'au bout des ongles et Priscilla prendrait entière responsabilité de ses actes. Peu lui importait la sentence, que ce soit des heures et des heures de retenue ou même une exclusion définitive, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Si Blaise se faisait renvoyer, elle aurait eu le mérite d'organiser dans l'ombre cette putain de soirée de déchéance que tous les internes réclamaient depuis bien longtemps. En somme, Priscilla partirait la tête haute, comme toujours. Tout ce qu'elle voulait, c'était profiter du moment. Comme elle l'avait si élégamment dit : « On s'en branle du long terme, l'important c'est de s'éclater à court terme. » Une vraie philosophe... qui n'était pas si bête. Elle savait que Sissi avait accepté d'être son alliée en programmant les invitations et l'évènement pour une seule bonne raison : éloigner définitivement l'une des plus belles filles de Kadic.

« Eh bien, qu'il en soit ainsi ! » Belpois sursauta au moment où Priscilla prononça cette phrase qu'elle était la seule à comprendre. Il fut un des seuls fêtards véritablement surpris, les autres étaient trop amorphes pour réagir. Thomas Jolivet lui tendit à nouveau une bière. Jérémie refusa une nouvelle fois en employant un ton plus agacé qu'auparavant. Le petit génie se retrouvait au milieu de gens qui n'arrêtaient pas de le pousser à la tentation ultime : l'alcool... mais il n'était pas prêt d'accepter une seule de ces boissons du Diable. Ce refus bien ancré dans son esprit et sur son visage qui apparaissait encore plus froid qu'à l'ordinaire, ça créait bien évidemment une barrière avec les autres. Leurs haleines alcoolisées dégageaient un brouillard euphorisant et il n'osait tendre la main vers cette brume malicieuse de peur de perdre la clarté de ses sens à tout jamais. Il regrettait amèrement d'avoir participé à ce prétendu hommage à Odd et il aurait donné n'importe quoi pour être en train de programmer une extraordinaire nouveauté mais il savait qu'il devait rester, même si son instinct lui hurlait de s'enfuir. Car il savait, tout au fond de lui, que XANA ne laisserait pas passer une occasion en or comme celle-ci. Si quelque chose de maléfique devait arriver ce soir, c'est bien ici que ça se passerait...

Aelita, qui s'était réfugiée au sous-sol pour fuir le bruit et les invités peu délicats envers la bâtisse qui les accueillait, était allongée sur le dos, les genoux légèrement relevés et les mains jointes sur son ventre. Elle ferma les yeux un instant tout en essayant de garder cette dernière image d'Odd, fièrement dressé au milieu du goal de foot et bien déterminé à représenter son équipe, dans un coin de sa tête pour s’en souvenir aussi longtemps qu’elle le pourrait. Elle prit délicatement la cigarette qui était posée sur le bord de ses lèvres, fit tomber quelques cendres et la remit doucement à sa place. Ce n'était pas si désagréable. Elle se dit qu'Odd aurait aimé... mais il n'était lui plus là pour essayer avec elle. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle remarqua qu'un garçon avait profité de cet instant d'inattention pour s'asseoir à côté d'elle. Cheveux noirs coupés très court, regard argenté et pommettes creusées malgré un corps bien fourni. Elle n'eut aucun de mal à reconnaître celui qu'elle avait affronté sur le terrain : Kieran Duval... qu'Aelita n'avait pas revu depuis le jour du match et elle s'étonna un petit peu de sa présence : qui donc pouvait bien l'avoir invité à cette soirée ?

De nature peu méfiante, la jeune fille chassa cette question de son esprit et commença à observer attentivement le nouveau venu qu'elle trouvait assez atypique. Vu de plus près, il avait lui aussi des petites particularités qui pouvaient s'apparenter à des défauts pour les humains mais qu'Aelita trouvait plutôt attachantes depuis son retour sur Terre. Elle n'avait pas le souvenir d'avoir grandi sous le joug de contraintes esthétiques visant à uniformiser la société et Stones avait donc plus de facilité à passer au-dessus de petites "imperfections" impardonnables pour certaines filles de son âge. Le filleul de Jim se mit à lui parler mais elle ne l'écoutait pas vraiment, trop occupée à analyser ce physique qui changeait du quotidien de Kadic. Le regard orienté vers ses lèvres qu'elle devinait charnues et assez sèches, elle observa sa dentition au fur et à mesure que la bouche de son interlocuteur s'entrouvrait. Il n'avait pas les dents très blanches mais elles n'étaient pas jaunes non plus, on aurait dit plutôt qu'elles étaient faites d'une teinte... grisée. Ce n'était même pas une question de tartre, du moins elle avait l'impression que c'était plus permanent que ça. Aelita avait entendu dire que certains médicaments, qui avaient été retirés du marché depuis, avaient affecté la couleur de la dentition des patients de manière irréversible. Son attention se tourna rapidement sur la mâchoire carrée qui contrastait quelque peu avec les pommettes creusées et elle constata avec amusement qu'il lui faisait penser à un acteur d'un film vu récemment mais dont elle avait déjà oublié le titre. Elle perçut aussi quelques taches de rousseur sur les ailes du nez et un subtil grain de beauté placé pile entre les deux sourcils qui lui conférait un petit air oriental.

Après cet examen en bonne et due forme, Aelita finit par constater que son interlocuteur avait cessé de parler et il attendait visiblement une réponse... Gênée, elle esquissa un « Je n'entends rien avec la musique » qui n'était pas très crédible vu leur localisation plutôt éloignée des appareils responsables de l'émission des décibels ambiants. Kieran lui proposa alors d'aller à l'extérieur – ce qu'elle entendit distinctement – et Aelita se retrouva quelque peu embêtée. Était-ce raisonnable de sortir avec un inconnu à l'extérieur alors qu'il faisait un froid de canard ? Elle déclina la proposition en secouant la tête et fut fière de ce nouveau sens de responsabilité qui semblait prendre forme. Après le facteur climatique venait en effet le facteur XANA et il n'était pas sûr de vaquer dans les bois avec le premier venu à une heure si tardive. Si Jérémie avait vu ça, il aurait sans aucun doute été fier d'elle... Néanmoins, ce Duval l'intriguait et elle avait envie d'en savoir plus sur le ténébreux jeune homme qui ne semblait pas sourire beaucoup. D'un regard, elle invita Kieran à lui accorder sa confiance et celui-ci commença à la suivre dans l'enfilade de pièces. Il ne pouvait évidemment pas savoir qu'il était avec la meilleure guide possible, celle qui connaissait tous les recoins de la demeure. Ils arrivèrent bien vite aux escaliers menant à la partie supérieure de la bâtisse et Aelita posa son index sur ses lèvres en gravissant quelques marches comme si elle était sur le point de révéler un secret de la plus haute importance si le calme venait à faire son apparition dans la vétuste maison qui n'avait jamais vécu un tel vacarme. Duval suivit le mouvement, il avait hâte de découvrir à quoi pouvait bien ressembler l'étage de cette curieuse habitation.

« Qu'est-ce que vous pensez faire là-bas ? Redescendez tout de suite les abrutis ! »

Ce ton autoritaire et cette voix si harmonieuse. Aelita n'eut pas besoin de se retourner pour savoir qui était la responsable de cette injonction musclée. Ça ne pouvait être qu'Élisabeth Delmas... La fille du proviseur se prenait, une fois de plus, pour la commandante en chef et ça évoqua un joyeux souvenir à Aelita. Peu de temps avant sa mort, Odd avait trouvé un nouveau surnom pour Sissi l'Impératrice. Et celui-ci tenait en trois mots : « Casque à pointe ». Au moment où les deux adolescents aperçurent le visage rougeaud de la belle brune, ils comprirent qu'elle avait un petit peu trop... abusé de son cocktail préféré. Son maquillage avait coulé, elle semblait avoir pleuré, bouillonnant de fureur comme jamais, et Kieran se demanda instinctivement si ça pouvait avoir un lien avec Ulrich. Il avait bien remarqué que ce duo était fusionnel, plus en haine qu'en amour d'ailleurs...
 
« Il est strictement interdit de se rendre à l'étage si on n'est pas munis de préservatifs, poursuivit Sissi qui voulait évidemment profiter de la situation pour écharper Aelita qui se mit à rougir comme une pivoine. Je n'ai pas envie qu'un bébé soit conçu lors d'un tel évènement, c'est censé être tragique je te rappelle ! Toi qui étais la grande amie d'Odd, c'est vraiment... honteux !
— On ne faisait rien de mal, protesta Duval qui tentait tant bien que mal de calmer le jeu après avoir constaté que les cris de Delmas avaient centré l'attention générale sur eux.
— C'est ce qu'on dit... et puis ça finit en cloque ! Je te pensais plus respectueuse que ça Aelita.
— Mais je...
— Ose dire que tes intentions étaient pures comme d'habitude ! Tout le monde sait que le haut de chaque lieu de soirée est strictement réservé aux chauds lapins, affirma Sissi en prenant l'assemblée de curieux comme témoins. T'es vraiment la pire des hypocrites ! Tu joues la sainte nitouche à longueur de journée mais tu sautes sur la première occasion pour te faire trouer le c... »
 
Une très jeune fille de Kadic interrompit cette mise au point virulente. Amusés par la dispute, les convives présents sursautèrent face à cette intruse qui venait de débarquer dans la pièce comme un diable qui jaillit de sa boîte. Les membres tremblants, les vêtements déchirés, le visage en sueur et les joues rougies par l'effort, Milly Solovieff semblait plus terrifiée que jamais. Mais, plus que tout, c'est les bras écorchés de la cinquième qui effrayèrent les fêtards. Des lacérations. Sanglantes et profondes. Ils comprirent immédiatement que ça ne pouvait pas être une plaisanterie. Pas cette fois. Au moment où Milly allait se mettre à parler, un autre invité surprise surgit à son tour : Hiroki Ishiyama.

« Il y a quelqu'un qui hurle à la mort dehors ! s'exclama le jeune asiatique qui était plus pâle que jaune à cet instant précis. Faut qu'on aille voir, on dirait qu'il est... qu'il est en train d'agoniser ! J'ai entendu sa voix, je... je pense que c'est Odd. Il n'y a que lui pour crier comme ça ! »
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Ikorih MessagePosté le: Ven 07 Avr 2017 19:14   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


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Localisation: Sûrement quelque part.
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J'suis en vacances, je fais pas d'intro. 8D
Je trouve que le DVD que Jim se regarde sur la notion de bonheur (qui au début me semblait parti pour être un extrait du bouquin de Lilian d'ailleurs XD) est très rigolo, dans le sens où il remet en question le fait que le bonheur soit la maison + le foyer et tout...et Jim, qui le regarde, semble suivre ces conseils à la lettre : il aime bien déménager et il a tué sa femme avant de se barrer (y). Dans les menues informations, on apprend qu'il est arrivé là un samedi de mai 97, et du coup on devine (si on est assez subtil et intelligent) qu'il repart en Australie...
Pour revenir sur une précédente hypothèse au sujet de Jim, ce n'est visiblement pas un élève qui lui affichait les points de sa vie mais quelqu'un qui a bien plus de moyens et qui lui en veut manifestement...

Citation:
le Nouvel An 2000

Le deuil d'un millénaire...

Sur la vie de Jim justement, qu'a-t-on appris de plus? Eh bien, déjà, il a détourné des sous. Beaucoup de sous xD Et ensuite, la façon dont il parle de sa femme avant de probablement la tuer au soir dénote un clair manque d'humanité qui est très différent du Jim auquel on nous a habitués...c'est sa femme quand même!

Revenons sur Jadawin. Odd m'a l'air bien naïf en repensant encore qu'il peut revenir sur Lyoko et tout...enfin, au vu de ce cliffhanger, la fic serait foutue de me donner tort (comme souvent :c)...mais, comme mon commentaire est ordonné (hum), on reviendra audit cliffhanger plus tard. Pour la petite présentation des quatre princes, déjà, on peut noter que les trois qu'on voit dégagent cette impression surhumaine, Melchior en tête. J'avoue que ça m'a surprise que le tyran soit au même niveau qu'eux, et il reste bien énigmatique quand même ce salaud...(bizarre d'ailleurs que la personne qui entraîne les soldats ne soit pas celle qui commande l'armée x)). Berlioz a l'air, en l'état, d'être celui des quatre qui a le plus de pouvoir (quand même, posséder tout le pays c'est assez stylé x)) mais je pense que ce n'est qu'une impression et que tout ceci est à peu près équilibré. Ils ont tous l'air d'être des connards sauf Melchior qui a juste l'air friqué.
Bon par contre la "jolie blonde" qui briefe Odd reste un personnage inconnu au bataillon, reste à voir pourquoi elle fait ce speech et dans quel camp elle se situe. A priori je la rangerais avec Céleste et Seth en raison de leur "rôle" de "protecteurs"...(si si j'y crois Crying or Very sad)
Je te trouve bien prodigue en infos : on sait même à quoi correspond l'Apogée! Décidément, t'as bien changé... *PAN*
Quant au Zlag, eh bien on attendra d'avoir plus d'infos mais je ne doute pas que la storyline côté Céleste nous en dise plus sur les mines et j'ai donc bon espoir qu'elle nous touche un mot du Zlag...

Terminons sur cette soirée entre adolescents. Le descriptif sur Jérémie en soirée est bien mené, très cohérent avec le personnage. J'avoue m'être demandé pourquoi il ne sortait pas mais tu as répondu à la question toi-même dans le chapitre : il stresse comme un malade à cause de XANA en fait. Forcément. J'aime bien comme son libre-arbitre passe après son sens du devoir à cause de ça, ça donne un air très adulte au personnage...enfin, le connaissant, c'est pas surprenant...
Par contre je saisis moins pourquoi Sissi a décidé d'inviter la bande des LG à l'anniversaire de Priscilla du coup, puisque la soirée n'a vraiment rien d'un hommage à Odd. Les LG n'étant pas les stars de Kadic d'un point de vue popularité et vie sociale...
« On s'en branle du long terme, l'important c'est de s'éclater à court terme. » Je note un parallèle curieux à faire avec un DVD de début de chapitre...tu fais des thématiques philosophiques dans les chapitres maintenant? (a)
Bon par contre ensuite on ne change pas une équipe qui gagne : tu recases subtilement Aelita et tu fais de Sissi la reine des tepu. Entre l'aveu en transparence du fait qu'elle va aller dénoncer Priscilla pour la faire virer, et son avalanche de remarques sur Aelita, on peut dire qu'elle est en forme! (et très probablement dans le vrai, Aelita n'avait aucune raison logique d'entraîner Kieran à l'étage avec elle à part ça (a))
Notons qu'elle s'est peut-être engueulée avec Ulrich. Surprenant, c'est lui qui avait accepté de venir...le vrai motif de la fête lui a pas plu? Razz

Je soulève les écorchures de Milly. Ok ils étaient en forêt (et j'ai déjà vu des gens perdre un duel contre un buisson de ronces, héhé) mais Hiroki semble en être exempté!
Et donc, ce cliffhanger de fin... Je pense que ce n'est pas Odd. Déjà parce que il a fait un arrêt cardiaque y a plusieurs semaines, et ensuite parce que je te vois mal déjà le renvoyer de Jadawin alors qu'il y a tellement de choses rigolotes à y traiter (a) Tu me diras, il peut faire des allers-retours, mais les gens finiraient par se poser des questions à force de le voir faire trois morts par mois...
Cependant, dans le cas où ce serait Odd, notons que son corps est probablement, au mieux, enterré (s'il avait disparu pendant son passage dans le train, je pense que ça se serait remarqué avant l'enterrement). Du coup, à moins d'être ressorti de sa tombe en mode zombie, s'il est vraiment revenu, il a récupéré un duplicata de corps. Point comme ça, ce sera sûrement pas utile parce que c'est pas lui. Hein? (a)

Bon ce com' était un peu léger mais tu n'as pas donné d'indication de distance dans ce chapitre alors je pouvais pas faire de déduction lumineuse...on se contentera donc de ça (a)
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Fenrir MessagePosté le: Dim 09 Avr 2017 17:57   Sujet du message: Yeah ! Tous mes neurones sont là ! Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 05 Jan 2017
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Localisation: Sur les traces de Wotan.
Bonne nouvelle ! Mon cerveau n'a pas surchauffé !

Bien, pour commencer ce com', intéressons nous d'abord à la véritable nature du Zlag (pourquoi y'a une majuscule à ce truc, on dit pas du Charbon, si ?), parce que oui, je m'ennuie au point de vouloir définir cette nouvelle ressource inconnue au bataillon - alors que tu vas probablement l'expliquer dans les chapitres à venir. Pour savoir ce qu'est le zlag, il suffit d'enlever le L, de lire le mot à l'envers et tadam ! On sait enfin ce que c'est ! Ce n'était pas si compliqué finalement. Laughing
Pour illustrer ce (court) paragraphe, je vais reprendre une de tes phrases, qui me semble parfaitement adapté à la situation.Very Happy
Citation:
Tu vas trop loin dans l'interprétation


Citation:
Profite bien de l’Acte II…

T'inquiète pas pour ça ! Même si je m'attendais à quelque chose d'un peu plus mouvementé, je dois dire que je ne suis pas déçu par cette pièce de théâtre !

Citation:
Personnages apparaissant dans la scène :
Jim, Jean-Pierre

Delmas ?



Citation:
ils étaient plutôt devant une macabre découverte, celle de la chute du plus blagueur de tous.
[...]
en face de la femme trop maquillée qui lui adressait un sourire carnassier tout en pointant une lame beaucoup trop aiguisée à son goût à quelques centimètres de son torse
[...]
on dirait qu'il est... qu'il est en train d'agoniser ! J'ai entendu sa voix, je... je pense que c'est Odd.

À ce rythme là, je vais finir par croire que la légende des neuf vies des chats est réelle...

Citation:
La vente… d’épices, d’humains

Dit comme ça, on a plus l'impression que Melchior vend non pas des esclaves, mais plus de la viande d'humain (un peu comme dans Soleil Vert si tu vois de quoi je veux parler)...

Citation:
Odd avait trouvé un nouveau surnom pour Sissi l'Impératrice. Et celui-ci tenait en trois mots : « Casque à pointe ».

... Comment dire... La première chose qu'il m'est venu à l'esprit quand j'ai lu ce surnom me semble un peu perchée (tu me diras, on ne peut pas faire pire que pour le zlag^^). Je ne vois pas trop le rapport entre Sissi et le casque auquel je pense. C'est pour ça que j'ai un doute, est-ce que le casque que j'ai en tête est le bon ? Au cas où, je laisse une image du casque en question en spoiler :

Spoiler


Citation:
Ma grand-mère était à son service et sa grand-mère l’était aussi. J’ai suivi la tradition.

Je ne sais pas si tu connais, mais cette phrase m'a fais pensé à ce personnage d'un jeu :

Spoiler


Fin du commentaire !
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« L'âme d'un loup se dissimule souvent sous la laine d'un mouton. » Proverbe danois.
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