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[One-Shot] Une étincelle sur un fil

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 Auteur Message
Sirix MessagePosté le: Sam 03 Oct 2015 16:06   Sujet du message: [One-Shot] Une étincelle sur un fil Répondre en citant  
[Rampant]


Inscrit le: 27 Aoû 2013
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Salut à tous !

Et oui ! Deux ans de forum, deux ans sur une fic qui a désormais 33 épisodes, et, donc, pour la première fois, un One-Shot.

Et vi, d'habitude je suis adepte des grandes histoires scénarisé, des gros trucs bien bien longs et palpitant, mais aujourd'hui je regardais le Syndrome Post-Rupture du Golden Moustache et...Cette petite idée m'est venue, puis...l'envie de l'écrire...

Et c'est ainsi que je vous présente donc, mon premier One-Shot, en espérant qu'il vous plaise.


Une étincelle sur un fil


Je reste un moment surpris. C’est une sensation bien étrange qui m’envahit…Je suis assis à mon bureau, dans ces neuf pauvres mètres carrés de cité universitaire, devant mon ordinateur portable, il doit bien être une heure du matin, je ne suis éclairé que par une faible lumière. Et pendant quelques instants, le monde s’arrête de tourner dans cette petite pièce…

La vie est une aventure bien étrange…Elle passe sans s’arrêter, sans venir en arrière, comme une étincelle qui fuse le long d’une mèche…Ce qui est devant attend l’instant présent, ce qui est derrière est brûlé et s’efface avec le temps. En même temps que je pense à cela, j’entends le réveil faire tic tac dans mon dos…

Aujourd’hui, je suis étudiant prépa de math et physique, en deuxième année, dans l’Université de Paris. Je vis de mes bourses en cité U, j’ai une copine depuis un an, quelques amis de ça de là, je mange au restaurent universitaire tous les soirs, je rentre chez mes parents pour les vacances, je passe la plus grande partie de ma vie à travailler…

Demain…Qui sait ce que je serai…Physicien ? Prof ? Chercheur ? Balayeur ? Vivrai-je d’un bon salaire dans un bel appartement ? Dans une maison de campagne ou un carton sur la route ? Serai-je toujours avec cette fille que j’ai connue à la cité U il y a un an ? Avec une autre ? Célibataire ? Ou même avec un homme ? Mangerai-je à ma faim ? Par mes propres moyens ? Aurai-je toujours des amis ? Les mêmes que maintenant ? D’autres ? Vivrai-je encore chez mes parents ? Les verrai-je encore ? Et travaillerai-je encore autant ?

Je ne sais pas…Rien n’est écrit.

Ce soir, à mon bureau, je fais un peu la synthèse de ma vie…Il y a longtemps que je n’y avais pas réfléchis. Très longtemps…Suis-je heureux ? Suis-je satisfait ? Tout est-il comme je le voyais ? Jusque là, je n’ai fait que suivre le cours des évènements, tel qu’il se présentait, suivre le tracé de la petite mèche pour arriver vers la bombe qui marquera ma fin sur cette petite planète…Sans pour autant y réfléchir grandement, juste en suivant le cours de ce fleuve qui va bien se jeter dans la mer un jour sans que je sache quand…

Elle a bien changé ma vie…Elle n’était pas comme ça, avant…

Dans le temps, je ne me voyais pas en prépa, en fait, je ne me voyais pas du tout. J’ai mis beaucoup de temps à voir mon avenir supérieur, j’ai plus ou moins choisi au dernier moment. Je peux me le permettre remarque, je ne suis pas mauvais élève, je suis bon travailleur…Est-ce que je me voyais enfermé dans ces neuf petits mètres carrés, seul face à un bureau ? Non…Mais là aussi, je n’ai jamais imaginé grand chose. En couple avec Karine ? Oh non. Je n’aurai jamais pu le prévoir. L’amour est une chose tellement instable, et tellement imprévisible…Enfin…Je n’ai jamais pu voir ma vie comme elle est, avant.

Avant…Je n’avais que ma vie d’avant, maintenant, je ne pensais avoir que ma vie de maintenant, ma vie d’avant était partie avec le temps, ma vie d’avant n’était plus qu’un rêve, un souvenir, quelque chose d’oublié dans le temps…Et pourtant…Ma vie d’avant existe encore…

Je regardais simplement mon Facebook, rien de plus, juste avant d’aller dormir, dire bonne nuit et je t’aime à Karine et souhaiter bonne chance à Armand qui passe un concours demain. Puis me coucher pour relancer les machines le lendemain, sans réfléchir, et pourtant exténué par tout ce travail assez lassant…

Ma vie est une routine, elle se répète inlassablement…Sans trop changer pour autant, mais je ne l’ai jamais constaté, je vivais ma vie comme on regarde un navet à la télé…De loin, sur un canapé...Sans rien en ressentir…

Et ce soir là…Je me rappelle de ma vie d’avant…Ma vie d’avant…Qui n’avait pas grand chose d’une routine, qui variait beaucoup, qui était plus riche que celle de n’importe qui, et qui m’a rendu heureux pendant de longues années…Cette vie là que j’avais rangé dans ma tête sans y penser, que j’avais effacé de la réalité, sans penser en revoir quoi que ce soit…

Tout ça à cause d’un simple algorithme. Un simple robot virtuel qui n’a fait que son travail. Pour l’entreprise la plus vicieuse du monde. Un de ses trucs qui nous énerve plus qu’autre chose en temps normal, tant on constate que les entreprises nous volent tout.

Facebook…C’est quand même incroyable, non ? Ce truc est arrivé il y a à peine un ou deux ans, et il s’est déjà emparé de nos vies, tout passe sur Facebook aujourd’hui. Nos amis, nos photos, nos moments, nos envies, nos peurs, nos gloires, nos couples…Notre vie.
Je dirai même que dans certains cas, Facebook contrôle notre vie…Un simple statut chamboule tout un couple, une photo vous ridiculise face à la terre entière, une publication vous rend célèbre…

Et une simple suggestion de profil vous remet en face d’une réalité morte.

Aelita Stones
Habite à Paris
Etudie à Université Paris-Sorbonne
Etudie à Conservatoires Charles-Munch
A étudié à Collège Kadic


Il y a bien un an que je n’avais pas vu ces beaux cheveux roses, j’ai l’impression que ça fait plusieurs décennies. C’est presque comme si ça n’était plus réel pour moi, comme si ce n’était plus qu’un simple rêve. Et pourtant, cette fois ce n’est pas dans ma tête, c’est sur l’écran. Sur l’écran…Comme au début…

Ça fait longtemps…Tellement longtemps…

Pourquoi ai-je laissé la vie faire les choses ? Pourquoi faisons-nous tous ça ? Pourquoi les choses changent avec le temps ? Pourquoi le bonheur a-t-il toujours une durée ? Pourquoi diable tout à-t-il une fin ?

C’est fou comme une simple petite photo sur un profil Facebook fait autant réfléchir…Comment un simple souvenir vous rappelle soudainement que non, votre vie n’a pas toujours été ce qu’elle est, fut un temps, c’est vous qui en aviez les rênes…Fut un temps…Vous étiez réellement heureux de vivre. Vous ne viviez pas parce que vous deviez vivre, mais parce que vous aimiez vivre, parce que votre vie était belle. Elle avait beau être héroïque et dangereuse, elle était belle.

Quelque part…C’est juste fou. Pendant pas loin de deux ans et demi, j’ai été un héros, moi, Odd, Ulrich, Yumi, et Aelita, pendant plus de deux ans, nous avons eu certainement une des vies des plus exceptionnelles de cette planète. Et personne n’en a jamais rien su. A tel point qu’aujourd’hui, ma vie est d’une normalité presque déprimante…

Et pourtant…j’ai découvert un des ordinateurs des plus puissants du monde à côté de mon collège, on a lutté pendant des mois contre le programme d’un savant fou qui a menacé toute la terre, on a risqué la mort, on a eu peur, on a ri, on s’est battu ensemble, et on a, finalement, courageusement, gagné.

Et après…Et après…Et bien…la vie est redevenu normale. De héros nous sommes redevenus collégiens. Nos problèmes premiers sont devenu le brevet, puis nos études supérieures…Petit à petit…le temps nous a séparé. Et pourtant…Elle…Elle était encore là.

Aelita. Parce que X.A.N.A. n’était plus, on a décidé de vivre normalement pour de bon, et comme deux lycéens des plus normaux, nous sommes sorti ensemble, de la seconde…A la terminale…On a découvert tellement de choses…

C’était la première fois que je sortais avec une fille. Une fille que j’ai aimé pendant plus de 5 ans. Du plus sincèrement du monde. Rien que parce que je l’aimais, j’étais près à risquer la destruction du monde…Certains trouveraient ça immature, dangereux et irresponsable…Mais n’est-ce pas ce qui pourrait définir l’amour ?

Voir pour la première fois de ma vie ce sentiment devenir réciproque était magnifique, l’amour est encore plus grand quand il est partagé. Quelque soit le moment. Un devoir de math comme une nuit à deux dans un lit. On est heureux. Parce qu’on s’aime, parce qu’on se dit que rien ne pourra jamais nous séparer…

Mais que sommes nous face au temps ? Que sommes nous face à la grande route de la vie ? De pauvres petites étincelles sur un fil, rien de plus. Et l’amour, comme tout, sur cette terre…A une fin…

Est-ce que c’était ma faute ? Peut-être…peut-être pas…Je n’en sais rien, il y a tellement de facteurs à prendre en compte, et ça n’a rien d’un calcul de math. C’est des milliard de fois plus complexes, faudrait déjà que ça ait ne serait-ce que l’esquisse d’une logique…

Quoi qu’il en soit…C’était trois mois après mon entrée en prépa…Aelita était passée à la Cité U. Je bossais sur un devoir de maths. Quand j’y réfléchis…A l’époque…Aelita…C’était la dernière chose de ma vie d’avant, je n’avais pas revu Kadic depuis des lustres, Ulrich avait redoublé sa terminale, Odd est parti dans une école d’art dans le sud de la France, Yumi en fac de commerce, mais Aelita la revoyait de temps en temps et me donnait des nouvelles, du coup, j’en avais un peu d’Ulrich aussi. Vu qu’ils sont sortis ensemble un moment…

Quand elle est entrée dans la chambre, j’ai senti que quelque chose n’allait pas. En même temps, ça faisait plusieurs jours que l’on ne s’était pas vu. Depuis notre entrée dans le supérieur, on avait plus beaucoup de temps pour se voir, les gros emplois du temps et le gros travail des écoles, ça n’aime pas les couples, et nos moyens ne nous ont pas permis de nous installer ensemble. Alors on faisait notre possible, à passer une soirée de temps en temps.

Elle n’a pas voulu m’embrasser. Elle voulait juste me dire un truc…

Me dire que les choses avaient changé, notre couple mourrait, qu’elle ne prenait plus réellement de grand plaisir à venir me voir, que notre routine ne lui plaisait plus…Et…

Qu’elle avait rencontré quelqu’un. Un littéraire de sa fac. Très gentil, très créatif, adorable, amusant, marrant…Qu’elle l’aimait, et…Parce qu’elle s’était posé la question, elle s’était dit qu’entre moi et lui…C’était lui.

Qui suis-je pour la contredire ? Je n’ai rien à lui interdire. Je l’ai donc laissé partir…Ce dernier fragment de mon ancienne vie. Cette dernière trace de mon passé héroïque, de mon heureuse vie…

Depuis…Depuis…Depuis…J’ai continué. Sur la bande d’arrêt d’urgence, sans savourer, juste…parce qu’il faut bien continuer. La vie ne s’arrête pas de couler. Et l’amour ne se justifie pas je pense pour l’arrêter, les choses vont et viennent, c’est comme ça. Petit à petit, ces souvenirs se sont tassés dans mon esprit. Je ne saurai dire si j’ai cherché à m’en débarrasser, si j’ai cherché à les détruire, si c’est simplement le propre de l’homme que d’oublier ce qu’il ne voit plus…

Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas eu le sentiment d’être heureux…Tellement longtemps…

Et pourtant…Je me suis fait quelques amis à la prépa, dans la cité, et j’ai rencontré Karine. Une fille magnifique. Elle est belle, elle est gentille, elle est arrivée en cours d’année. Elle doit être une des rares personnes qui s’est intéressé à moi ces derniers temps, qui a été réellement attentionné à mon égard. Qui m’a donné une existence un peu plus profonde que la simple et cordiale amitié.

Mais ce n’est pas Aelita.

Ma vie actuelle n’est pas malheureuse quand j’y réfléchis. Si c’était réellement mal, j’aurai tenté d’arrêter, stopper les machines, reprendre à zéro et relancer sur de bonnes bases, mais non, je ne suis pas malheureux, je suis juste…passif…Parce que…Ce n’est plus comme avant.

Peut-être que c’est ça le passage à l’âge adulte ? Vivre dans la routine et ne plus se préoccuper de ce qui nous rend heureux ? Vivre parce qu’on doit vivre ? Suivre les obligations qu’on nous dicte pour espérer être heureux ? Qu’est-ce que la vie au final ? Pourquoi vivons nous ?

Je sens les larmes couler le long de mes joues. Je ne saurai même pas dire précisément pourquoi je pleure. Je ne sais pas si je suis triste ou juste nostalgique. Je suis…Perdu.

Peut-être devrait-je accepter la suggestion de Facebook ? Lui dire bonjour ? Lui dire qu’elle me manque ? Lui faire oublier son beau copain ? Reprendre contact ? Avec elle ? Odd ? Ulrich ? Yumi ? Leur rappeler nos bons moments ? Rallumer le supercalculateur ? Non…Je ne sais pas…

Il est tard. Bientôt trois heures du matin selon ce vieux réveil, j’ai mal au dos sur cette chaise, l’écran est éblouissant…Deux heures que je fixe une pauvre photo. Quelle perte de temps…Enfin…je présume qu’il faut que j’aille me coucher. Lourde journée demain…

___


Et voilààààà ! J'espère que ça vous a plu, moi en tout cas, j'ai bien aimé l'écrire, peut-être reproduirai-je ce genre d'expérience à l'avenir ? Nous verrons.^^

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Dernière édition par Sirix le Dim 04 Oct 2015 18:32; édité 3 fois
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WR104 MessagePosté le: Sam 03 Oct 2015 18:39   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 19 Juil 2013
Messages: 92
Localisation: Lyon
Salut,
J'ai bien aimé lire ton one-shot, il est court et donc assez rapide à lire. Wink
Notamment le fait que tu illustres bien à travers le personnage de Jérémie ce qui ce passe une fois que les lycéens quittent le secondaire pour passer au supérieur. Une page qui se tourne, et l'écriture d'une nouvelle. Tu évoques aussi l’indétrônable Facebook qui est là pour nous rappeler notre vie passée, et le fait de pouvoir continuer à garder un lien avec d'ancien camarades de classe.
Si tu continues ce genre de one-shot, je serais ravi de te lire.
@+

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VioletBottle MessagePosté le: Dim 04 Oct 2015 22:27   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 08 Sep 2013
Messages: 82
Localisation: Nord - Nord/Ouest, Captain!
Coucou !

Eh bien, un premier OS… Qui a l’avantage de bien montrer ta marge de progrès entre les débuts de ta première fic et aujourd’hui. On sent en effet un certain chemin parcouru, ne serait-ce que dans la façon d’ancrer une ambiance. Sans être franchement lyrique et plein d’envolées de style (même si on en trouve des cools, telles que le joli effet phonétique que je vais ENCORE citer, dit du « temps » : « attend »/« instant »/« temps » et « Contredire »/« Interdire »/« Partir », qui pourrait presque résumer un état de crise, une dispute (l’opposition, la menace, la rupture)), l’émotion est très bien retranscrite, l’évolution de la chose assez graduelle pour toucher.

Un bon point est que, même avant qu’on sache qu’il est question du FB d’Aelita, on sent bien que c’est la tête de Jérémie qu’on visite. Le personnage se reconnait dans ses états d’esprits, un peu trop étrangers à Odd et Ulrich. Le caractère est bien retranscrit (bon, le choix de ses études est un bon indice, aussi), mais on voit assez vite que le ton n’est pas assez léger pour Odd, ni assez acide pour Ulrich. Quant à Yumi… Elle aurait pu être une option intéressante, si le genre des adjectifs ne rejetait pas l’idée. A moins que, qui sait, elle ait changé de sexe entre temps (angel). Donc pour la mise en contexte, ça marche !

Et justement, on arrive bien à se mettre à sa place, celui d’un jeune adulte qui doit laisser en arrière une enfance moins monotone. Difficulté majorée pour Jérémie, puisqu’en plus la routine de son présent est accentuée par les remous de son passé. C’est donc une sorte de rebond de grand huit que tu proposes, est dans le domaine, ça marche aussi, aidé par un thème simple, le fameux « Si » qui mettrait Paris en bouteille, mais pour lequel on serait quand même plutôt disposé à essayer. Enfin, sauf moi parce que j’aime pas Paris. M’enfin.

Et… Même si tu m’as répété que cette fin n’avait rien de joyeux, j’ai presque envie de continuer à chercher. Parce qu’il a Karine, et qu’en un sens, même si ce n’est pas de l’amour pur entre eux, qu’on se demande toujours si on aime vraiment après un premier amour, c’est étrange mais finalement, il est le seul à s’être retiré les clés de la main. Parce qu’il a peur, qu’il n’aime pas l’instabilité, mais… Mais au fond, peut-être se dit-il aussi que si Aelita voulait vraiment le revoir, elle aurait repris contact de son côté. Et le simple fait que je veuille trouver des excuses à la vie de Jérémie doit vouloir dire en soi que ça m’a touchée. Encore un autre bon point.

Bref, c’était un bien bel OS, surtout pour une première fois ! (Décidément, ça aura été important, les premières fois, dans cet OS Razz). Un petit voyage un peu triste, mais dans lequel on file bien. N’hésite pas à refaire des choses dans ce genre o/
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« Plus personne ne pourra un jour dormir» Mondes Alternés, Saison 2 Final 3/3. Jeudi 25 Juin.


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Roi Yann MessagePosté le: Dim 11 Oct 2015 18:03   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


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Messages: 220
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Cet OS est génial car il est triste et joyeux à la fois.

On voit là un Jeremy qui a dû changer, il n'est plus avec Aelita qui elle aussi a changé, ils prennent un nouveau chemin et se quitte donc dans un sens c'est triste mais leur nouvelle vie leur tend les bras et ils y sont heureux.

Il se demande quoi faire et on retrouve bien là l'un de nos pires ennemis : Le choix... Car celui ci détermine tout...

Juste une chose :

La photo en question, ce n'est pas celle qu'il a gardé lors de sa première nuit avec Aelita ? Celle qu'ont voit à la fin de l'épisode 26 ?
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Sirix MessagePosté le: Dim 11 Oct 2015 21:00   Sujet du message: Répondre en citant  
[Rampant]


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Messages: 370
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Bonsoir à tous, merci pour vos réponses.

Alors, répondons à cela...

Bien que j'ai trouvé vos commentaires tous très intéressants, bien qu'à part vous remercier, je vois pas quoi dire de plus, du coup, merci.^^

Je rebondirai cependant sur celui de Roiyann. Tu es libre de voir le texte comme tu veux, mais sache malgré tout que je ne voulais rien mettre de joyeux dans ce texte, je voulais qu'il soit neutre voir triste du début à la fin. La situation qu'il décrit est assez triste parce que quelque part, Jérémie a perdu goût à la vie. Il n'en est plus acteur mais simplement spectateur, il ne ressent plus ou peu ce qu'il vit. Et se rappeler du temps où il était heureux de vivre l'attriste. Et pourtant, conditionné par sa nouvelle vie, ses obligations d'étudiants, il ne cherchera pas la petite bête et retournera dormir...Quelque part, c'est ce que je vois chez pas mal de gens ces temps-ci...Il est des périodes comme ça, où l'on ne vit que parce qu'il faut bien...Je pense, du moins, c'est donc comme ça que j'ai écrit le texte. Mais libre à toi de le voir autrement.

Concernant la photo, je ne pense pas que ça puisse être la fameuse photo du 26. Aelita ne mettrait pas Jérémie, son ex, donc, sur sa photo de profil alors qu'elle a un nouveau mec.^^

Merci encore une fois à tous d'avoir lu et commenté. Ça fait toujours plaisir.^^

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Icer MessagePosté le: Jeu 15 Oct 2015 19:35   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


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Ce One-shot n'a pas été une étincelle sur un fil mais plutôt une lecture dans un bus.

Voilà c'est tout ce que j'avais à dire. Et je fais ce que je veux, je suis admin-référent-écrivain-juif. Bref un cumulard. Twisted Evil

Non par contre je ne vais pas m’étendre longuement. Violetbottle t'a déjà tout dit, et de surcroît deux fois, mais c'est vrai que ça te change de ta fic. Cependant, il y a un point commun évident : L'ordinateur. N'oublions pas que 75% du scénario est basée sur une suggestion Facebook... Du Sirix comme on l'aime quoi !

Et puis Aelita se conduit vaguement comme la pétasse qu'elle est en réalité, alors c'est très réaliste...

Bon on s'est bien amusé, maintenant retourne bosser ta fic =3

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« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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Pikamaniaque MessagePosté le: Mer 30 Déc 2015 23:38   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


Inscrit le: 30 Jan 2011
Messages: 478
Localisation: Norende.
Bonsoir Sirix,

Comme tu devais t’en douter, je n’allais pas t’épargner de mes commentaires quotidiens. Du coup, je me suis permis d’étudier cet One-Shot avant d’entre dans le vif du sujet, c’est-à-dire, les commentaires hebdomadaires qui surviendront à partir de mi-janvier. Alors, pour l’heure, je vais plutôt étudier pour une des rares fois, un texte de M. l’horloge, afin de voir ce qu’il ressort de cette petite graine de… génie ? ou non ?

Alors déjà, la présentation est mal faite. C’est-à-dire que tu utilises les points de suspension continuellement, on dirait un message de suicide. J’ai envie de dire, pourquoi pas, dès le début on ne sait pas ce qu’il va ressortir de notre lecture, mais il se trouve que, les points de suspension, qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas, ils nécessitent un espace après leur installation.
Je vais… bien. Pas Je vais…bien. Ce n’est pas un jeu où on doit deviner ce qu’il y a « entre » que je sache, quoi qu’on pourrait s’amuser à l’imaginer. Du coup, il y a visiblement un problème de forme, qui ne donne pas très envie de lire au premier abord, et qui rabaisse ton OS, pour le moment, au simple rang d’OS justement.
Mais c’est peut-être encore plus problématique que cela, parce que, sachant ton perfectionnisme habituel, on se retrouve à rencontrer des fautes absolument ubuesques, qui relèvent parfois du bon sens.

Ainsi, on écrit « un restaurant », à ne pas confondre avec le pluriel de « Ils restaurent », qui est une faute fondamentale de langue, et qui est, au niveau que tu prétends avoir, inexcusable. « Je n’auraiS jamais pu prévoir », le conditionnel se sanctionne d’un « s » à la première personne. Il y a des oublis de négation, des tournures lourdes avec deux « et » alors que cela tire ta phrase vers le bas… « Quelques amis ça et là », on n’alourdit pas plus que cela ne l’est déjà, et je suis désolé, petit scarabée, mais indiquer « Avec un homme ? » pour tenter de corrompre le seul gay du Pôle Fiction ne fonctionne pas cette fois.
On a donc un ensemble lacunaire, insuffisamment relu, et qui, de toi à moi, dessert totalement l’idée pourtant intéressante qui siège à la nouvelle. Comment de nos jours, à part Icer, un auteur « brillant » peut faire des fautes qu’on apprend dès la 5e ? Comment peut-on écrire « j’étais près » ? Comment ?

Une relecture s’impose Sirix, parce qu’en l’occurrence, ton One-Shot a grand peine à s’imposer aux yeux du lectorat qui réfléchit ; parce que si l’on peut s’amuser et se congratuler pour les jeux syllabiques sans doute très intéressants que tu as fait, je ne crois pas qu’il y ait un jeu de style suffisant pour pallier les lacunes majeures de l’orthographe la plus basique, avant même de verser dans la grammaire.

Dès lors, je me permets de te poser une question : pourquoi as-tu écrit cet OS ? Il n’a rien de très original, le scénario a été vu, peut-être même revu. La fin est attendue, l’évolution du personnage prévisible, la nostalgie perceptible à tous les niveaux, un mélange, comme il est dit, d’adultes et d’enfants ; j’aime bien le versant plus philosophique du terme (mais ça, c’est si je pars chercher au derrière les fagots la moindre qualité que je peux repêcher). Au final, c’est un OS, oui. Il est bien, c’est vrai. Mais il apporte quoi à celui qui le lit ? Il t’a apporté quoi en tant qu’auteur ? Ma deuxième critique, au-delà de la forme, porte ainsi sur le sens même de ton action ; quels sont les enjeux, quelle est la petite palpitation du cœur qui donne envie de lire jusqu’au bout, afin que cela ne soit pas, justement, qu’une lecture dans un bus ?

Tu peux faire mieux Sirix, j’en suis convaincu. Encore faut-il que tu t’en donnes les moyens – que tu as, et que tu aies la volonté de dépasser le simple « RP SMS » pour passer à quelque chose qui soit dans ton univers, qui corresponde au mieux à ce que tu veux transmettre, au lecteur d’une part, et à ce que tu veux garder, à toi d’autre part. Ce sera là la vraie clef de lecture de ta nouvelle, sinon, cela reste superficiel et sans intérêts.

Bien chaleureusement,
Pikamaniaque.

Spoiler

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« Si tu y crois de toutes tes forces, un mensonge peut devenir réalité. Alexandre Schwartz … Le savait mieux que quiconque. »
— Chapitre 12 (Projet Renaissance).
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Sirix MessagePosté le: Jeu 31 Déc 2015 08:34   Sujet du message: Répondre en citant  
[Rampant]


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Bonjour Pika.

Tout d'abord, merci de ton commentaire, je prend note de tout ce que tu as dit. Après, j'ai quelques petits points à clarifier.

Principalement : pourquoi j'ai écrit ce One-Shot ? Et bien...par simple envie d'écriture, principalement. Comme je disais en prélude, je regardais une vidéo et l'idée de ce texte m'est venu. Principalement les bases de sa réflexion certes simples mais qui me venait beaucoup ces temps-ci. J'ai simplement eu envie de partager cette réflexion au travers d'un texte sur le forum. C'est certes simple, c'est certes loin d'être parfait, mais ce n'était pas mon grand but. Je ne dis pas que je ne fais pas d'effort sur la qualité de mes textes, simplement que pour celui-ci, je cherchais surtout à sortir un peu de ma fic avec une petite idée venue comme ça.

Bien entendu je veillerai tout de même à rectifier les erreurs de langue. Je ne suis pas à proprement parlé mauvais en orthographe et en grammaire, mais je n'y fais guère attention quand j'écris ou lit, ce qui est tout autant blâmable.

Pour ce qui est du reste des critiques je ne suis pas sûr de revoir ce texte. Bien qu'il ne soit pas parfait j'en suis personnellement satisfait. Et je préfère mettre l'accent sur d'autre texte notamment bien évidemment Replika on the Web. Sache malgré tout que je comprend les critiques et prend bien en note tout ce que tu as dit. Je ne pense pas être d'accord avec tout mais je vais prendre soin d'y réfléchir. En tout cas, encore une fois merci d'avoir partagé ton point de vue.^^

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Pikamaniaque MessagePosté le: Jeu 31 Déc 2015 12:37   Sujet du message: Répondre en citant  
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Citation:
Je ne pense pas être d'accord avec tout mais je vais prendre soin d'y réfléchir.


Je me demande bien pourquoi puisque je n'ai relevé que des fautes et des erreurs de forme. Après, l'OS en lui-même n'est pas très original, ce que tu avoues toi-même ici : Wink.

Citation:
Principalement les bases de sa réflexion certes simples mais qui me venait beaucoup ces temps-ci.


Du coup je ne vois pas sur quoi tu n'es pas d'accord, parce que loin de moi l'idée de le juger, j'exprime juste le fait que c'est bateau. Mais après tout pourquoi pas, hein. Si c'est juste pour "écrire". Dommage tout de même que ça n'ait pas été suffisamment singulier pour dépasser, avec un contexte simple, un récit extraordinaire. C'est possible de faire de l'original avec quelque chose de basique au début, là pour le coup je trouve que tu manques d'ambition et que c'est plus facile de dire "Pika je suis pas d'accord" que "Oui en effet, la prochaine fois je ferai mieux".
Je me doute bien que tu vas pas éditer ce texte-là, mais garde-le à l'esprit, ne serait-ce que pour Replika on the Web, sur laquelle je passerai en février selon mon planning.

Au plaisir Sirix,
Pikamaniaque.

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Silius Italicus MessagePosté le: Mer 03 Fév 2016 13:58   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


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Messages: 174
Localisation: à l'Est d'Eden
Bonjour Sirix,
C'est une nouvelle intéressante que vous proposez ici.

Dans le fond en effet, ce n'est pas très original. L'introspection mémorielle de ce type a déjà ses morceaux de bravoure. La Recherche du temps perdu en témoigne amplement. Ici, il y a l'ajout de la modernité, Facebook qui donnerait des informations exact et en temps presque réel. Des informations exact parce qu'elles n'ont pas été passées au filtre de notre mémoire.

Mais ce signal informatique vient après coup. Il était déjà en train de tamiser son passé et de passer sa vie sous les fourches de ce crible. Toute proportion gardée, les deux situations sont étonnamment similaires. Le futur est toujours fortement indéterminé, il a des amis et un couple, passe toujours trop de temps devant un ordinateur. Il est toujours au lycée et de la pension à la chambre étudiante, la différence n'est guère que de nom. La différence, c'est la paix. Ce récit mène à penser que la paix est source de détresse, et ce au moins tout autant que la guerre. Car nous savons que ses années de collège n'étaient pas heureuse. Il risquait sa vie et celle de nombre d'autres.
Les âges d'or n'existent que dans le passé.
L'insatisfaction du présent nous donne la tentation du safari. Se perdre et s'égarer dans notre propre passé mythifié. Cette nouvelle nous met en garde contre ce risque. Évidemment il est déjà connu. Jérémie le sait et se raisonne en invoquant sa vie actuelle. En vain. Connaître la leçon n'est pas forcément suffisant ; la vivre un risque. Un des rôles de la littérature se dévoile ici. Elle permet de donner à comprendre intimement la leçon.

Qu'une nouvelle nous donne cela est une raison suffisante pour en tenter l'écriture, pour en faire la lecture.

Évidemment, il est loisible de penser qu'il ne s'agit là que de vaines ratiocinations. Un cerveau qui passe trop de temps à s'interroger et à se triturer. Mais c'est le propre de la conscience, et la source du savoir. Ce peut aussi en être un risque. Ce qui apparaît ici, c'est une forme d'avant-goût de la crise. Le changement n'est pas encore là. Toutes ces réflexions ne sont que le placement des pièces sur l'échiquier avant que Jérémie n'ait à faire face. Il trie son passé avant de se lancer dans le futur. Il est encore dans un entre-deux. C'est en partie la source de ses tourments, cette attente. En même temps elle lui offre la chance rare de s'arrêter et de prendre le temps de décider. Le contexte le suggère. Il est au cœur de la nuit, face à une lampe dont la lumière ne vacille jamais. Il est donc dans un moment de suspend. Tout est à l'arrêt. Il a donc le temps, ou plutôt son absence, pour penser.

Il est vrai qu'il ne trouve ni solutions ni consolation. Mais c'est bien normal. Le passé est mort, fini. Le plus triste étant dans cet ultime rappel, sans joie, imprégné de fardeaux, des impedimenta du quotidien. C'est un ultime coup, bien pire que tout ce qui précède. Il ôte tout champ de validité et de sens à ce qui a précédé. Il tire un trait sans âme et porteur d'un grand mépris de soi sur toute ces interrogations. Inutiles. Ainsi passe la chance.

Il ne reste qu'à souhaiter que le lecteur saura voir cet avertissement. N'ôtez pas toute magie, sachez la préserver au plus près de vous.

Le dernier point à aborder est celui de la forme. Plus particulièrement l'usage extensif des points de suspensions. Cette nouvelle visait à une immersion au plus près dans le mouvement de la conscience, avec toutes ses hésitations, bousculements et retournement. Il existe dans grandes manières de faire cela. Tout d'abord la voie proustienne, qui repose sur le déploiement presque en fractale de la logique à l'œuvre, parfois—mais rarement— à l'aide de phrases fort longues. L'autre moyen, c'est de transmettre plus directement, de manière moins analytique, ce qui est indéniablement un paradoxe ici. L'avantage d'utiliser comme vous l'avez fait cette seconde méthode, c'est de mieux permettre l'empathie, et de montrer. Ce qui est perdu en recherche et explication de la vérité est gagné en émotion. Or, ainsi que dit plus haut, les idées portées dans cette nouvelle ne sont pas neuves, et sont même généralement connues. En faire une analyse rationnelle était donc moins intéressant et porteur que de parler à l'âme.
Du moins dans le cadre d'une nouvelle. Un récit plus long ne peut user des mêmes moyens.

En somme, il s'agit d'un récit prenant et intéressant, qui a le mérite de nous rappeler certaines choses trop souvent occultées.

Au plaisir de vous retrouver au détour d'un souvenir.
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Sirix MessagePosté le: Jeu 17 Aoû 2017 18:57   Sujet du message: Répondre en citant  
[Rampant]


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Mes confuses. Je repassais par ici, en vadrouillant un peu...Et je viens de voir que j'avais manqué ce commentaire de Silius. Honte à moi. Grosse honte à moi.

Cette analyse m'a beaucoup touché. Il y a, comme d'habitude dans les analyses de Silius, des choses que j'avais voulu mettre dans le textes, et d'autres qui sont involontaires.

Je n'avais pas vu l'ancienne vie de Jérémie comme malheureuse, en fait, je présume que tout est question de point de vue. L'aventure de Code Lyoko est effectivement, d'un point de vue réaliste, très sombre. Les attaques sont terrible, le rythme d'intervention insoutenable, et la vie difficile. Les lyokoguerriers vont beaucoup en souffrir. Et pourtant...Je ne suis même pas sûr que Jérémie aie vu tout ça comme malheureux...

Tel que je le voix, à la fin de l'épisode 95, Jérémie adorait son ancienne vie. Jérémie a beau être quelqu'un d'intelligent, ce doit être, sur certains points, le moins mature du groupe. Notamment en ce qui concerne l'innocence. Est-ce que Jérémie a réellement pris la mesure du choix qu'il a fait en voulant matérialiser Aelita ? J'en doute. Je ne pense pas qu'il voyait la lutte contre X.A.N.A. comme une guerre. Comme Odd, ou Ulrich, je pense qu'il la voyait plus, sur le début, au moins, comme une aventure. Palpitante, difficile, mais intense. Ou chaque victoire, chaque moment de soutien, chaque mission regorgeais de souvenirs qui, une fois le temps passé, manquent cruellement au vieux héros qui n'a plus le loisir de l'être...

En dehors de ça, le parallèle que j'ai aussi cherché à faire, dans ce One-Shot, est celui de la "dépression étudiante". Ce moment qu'ont certaines personnes, quand ils quittent le lycée, de confusion. Ils perdent contact avec leurs amis, ont soudainement une liberté qu'ils ne désiraient pas forcément, une indépendance qui les retranche dans une sorte de solitude...Et de nouvelles responsabilités. J'ai dit plus haut qu'à mes yeux, dans ce texte, Jérémie avait perdu goût à la vie, car il ne prend plus de plaisir à vivre. Il vit car il faut vivre. Parce qu'il ne peut ni rembobiner la cassette, ni stopper la course dans laquelle il est lancé. Comme vous dites, Silius, on peut voir ça comme une période charnirère, un changement en cours, simplement...Qui sait si Jérémie en sortira, beaucoup de gens, hélas, ne sortent pas, ou sortent très tard, de cette passivité de vie. Il est dur de ce dire, je pense, quand on s'est ancré dans une routine : "Est-ce que je suis heureux ?" "Est-ce que je voulais ?" "Suis-je encore content de vivre ?", car dans cet état, comme dit Jérémie, on est pas malheureux à proprement parler. On est juste...Plus heureux, mais nous ne le remarquons pas, parce que...nous sommes sur pilote automatique. On se lève le matin, on fait ce qu'on nous dit, on mange, on repart, on dort. Metro, boulot, dodo.

Bien sûr, certains ne sont pas dérangés, et sont heureux de vivre ainsi. Je ne donne pas d'avis. Ce One-Shot était, par l'intermédiaire de Jérémie, une sorte de réflexion sur la vie, en général. Sans réelle interprétation, une sorte de constat que j'avais envie de mettre sur papier, peut-être aussi une volonté de mettre en évidence un état dans lequel j'étais sans doute à l'époque.

Bref, merci beaucoup pour votre analyse, Silius, toute mes plus sincères excuses pour ce démesuré retard, et à très vite, je l'espère, si l'épisode 37 de la bonne vieille Replika avance bien. 4 ans dans dix jours, quand même !

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