CodeLyoko.Fr
 
 Dernières news  
[Site] IFSCL 3.5.0 sortie
[Site] 10 ans plus tard... Les scripts ...
[IFSCL] IFSCL 3.5.0: Trailer
[Site] Le point sur les fangames!
[IFSCL] IFSCL 3.4.0: Sortie!
[Code Lyoko] Code Lyoko sur Youtube et...
[IFSCL] IFSCL 3.4.0: Trailer
[Code Lyoko] Un Youtubeur vous offre u...
[Code Lyoko] La Renaissance de l'île S...
[IFSCL] IFSCL : 7 ans déjà !
 
 Derniers topics  
[Jeu PC] Sortie IFSCL 3.5.0
[One-shot] Le petit chien est mort
[Fanfic] Jeux d'enfants
[Fanfic] Oblitération
[One-Shot] Aiguille rouge et flocon s...
[One-Shot] Aiguille grise et perle fine
[Fanfic] Replika on the Web
Creative Maker Universe
[LyokoVN Editor] Fanfics Interactives...
[Jeu VN] Travail d'équipe 0.5 - Code ...
 
     
 Accueil | Règles du forum News | FAQ | Rechercher | Liste des Membres | Groupes d'utilisateurs | T'chat | Retour au site 
  Bienvenue, Invité ! (Connexion | S'enregistrer)
  Nom d'utilisateur:   Mot de passe:   
 

[Fanfic] Jeux d'enfants

Forum Code Lyoko | CodeLyoko.Fr Index du Forum -> Vos Créations -> Fanfictions Code Lyoko


Page 2 sur 2

Aller à la page Précédente  1, 2





Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet


Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant 
 Auteur Message
Ellana MessagePosté le: Lun 08 Jan 2018 20:39   Sujet du message: Répondre en citant  
X.A.N.Alloween 2013 (T)


Inscrit le: 06 Oct 2013
Messages: 249
Localisation: Al-Jeit.
Bonjour, bonsoir !

Spoiler


Après un chapitre physiquement violent, renouons avec le psychologique, sans pour autant délaisser le physique !

Bonne lecture !


-------------------------------------------------------------------------------------------------------


Chapitre 10 : La mort de l’innocence


Aelita, Jérémie, Ulrich et Yumi se tenaient devant la porte de la chambre d’amis. La première était la seule à avoir un visage serein.

- On se le fait à pierre / feuille / ciseaux ? proposa Yumi.
- Honneur aux dames.
- Jérémie ! Dans ce cas-là, la galanterie voudrait que tu te sacrifies !
- Ce n’est pas très moderne, surtout pour moi qui suis un fervent défenseur de l’égalité des seeeeeee...

La phrase de Jérémie se termina dans un petit cri plaintif lorsque Aelita ouvrit la porte et le poussa dans la pièce. Elle eut juste le temps de s’y glisser avant que la porte ne se referme, barricadée par un champ de force.

- Bon au moins, on a notre réponse, soupira Ulrich. Allons voir ce que nous réserve le bureau.

Yumi hocha la tête, de plus en plus nerveuse.

- Qu’est-ce que c’est ton cauchemar ?
- Ma famille morte. Je ne sais pas trop comment je suis censée en triompher. Je ne peux pas franchement les ressusciter. S’il y a bien un truc définitif, c’est la mort.
- Personne n’a jamais réussi à le prouver.
- Ulrich, je t’en prie… Tu crois vraiment que c’est le moment de s’engager dans un débat théologique ? Surtout face à un adversaire qui est une intelligence artificielle ?
- Peut-être pas.

Une fois à l’étage, Yumi se dirigea vers la chambre. Ulrich resta devant le bureau, conscient qu’il valait mieux la laisser seule pour l’instant.

- Sissi ?
- Elle dort, chuchota Odd en réponse.

Yumi entra dans la pièce. La poitrine de William se soulevait à peine mais Sissi, allongée contre lui, ne cessait de s’agiter dans son sommeil.

- Je ne sais pas comment elle fait pour dormir autant.
- Elle s’en voudra à mort quand elle se réveillera, elle voulait veiller sur William.
- T’inquiète, je suis là pour ça !

Odd avait perdu son ton enthousiaste. Yumi ne savait pas si elle devait se réjouir ou s’inquiéter. D'une certaine manière, cela éloignait les soupçons qui pesaient sur lui mais s'il perdait espoir à son tour, quel optimisme leur restait-il ?

- Jérémie et Aelita sont dans la chambre d’amis. Du coup, le bureau est pour moi.
- Tu vas t’en sortir comme une chef et dans vingt minutes max, on est dehors en train d’appeler les secours pour William.
- Croisons les doigts.
- Yumi, attends.

Cette fois, la japonaise s’inquiéta. Odd avait un air grave et lorsqu’il se redressa, elle vit qu’il tenait dans sa main une feuille couverte de dessins d’araignées noires.

- Quoi ?
- Je t’assure que la feuille qui était dans la cuisine, c’était celle de William. Je n’ai pas conduit Ulrich dans un piège, je n’ai voulu mettre personne en danger. Je te le jure sur ce que j’ai de plus cher. Je ne sais pas comment les dessins ont pu s’inverser.
- Je te crois, Odd.
- Tu pourras le dire à Ulrich, s’il te plaît ?
- Compte sur moi.
- Merci. Bon courage pour ton cauchemar.

Yumi hocha la tête en guise de remerciement et rejoignit Ulrich qui lui demanda timidement :

- Alors ?
- Toujours vivant. Rassure-moi, pour toi, qui surveille qui ?
- Sissi surveille Odd. Je ne lui fais plus confiance.
- C’est bien ce qui me semblait. Tu devrais lui laisser le bénéfice du doute.
- J’aimerais bien, Yumi. Ce serait plus facile pour moi d’accuser Sissi ou William, il n’empêche que ce n’est pas Odd qui est en train de mourir sur ce lit !

Yumi se tut. Elle avait peur qu’insister ne la rend suspecte aux yeux d’Ulrich. Elle connaissait assez son absence de limite quand il s’agissait d’être borné. Elle préféra changer de sujet.

- Ulrich ?
- Oui ?
- Dans le jeu, c’était moi le zombie.

Le garçon haussa un sourcil.

- Tu trouves que ça a encore de l’importance ?
- Je voulais que tu saches que tu aurais été le premier que j’aurais essayé de contaminer. Parce qu’avec toi à mes côtés, je me sens plus forte.

Ulrich observa son amie. Ses yeux timidement baissés, son sourire en coin, ses joues rosies. La lueur de la bougie ne la mettait pas à son avantage mais elle restait tellement belle.
Les doigts d’Ulrich se serrèrent un peu plus sur ceux de Yumi.

- Je serai toujours à tes côtés.
- Je sais. Moi aussi.
- Forcément. Prête ?

La japonaise hocha la tête et ouvrit la porte. Un souffle éteignit sa bougie tandis qu'ils avançaient dans la pièce. La première chose qui la saisit fut l’obscurité. Elle demanda aussitôt :

- Il n’y a pas de champs de force ici ? On aurait pu sortir par là depuis le début ?
- Ne nous réjouissons pas trop vite. J’ai l’impression que XANA ne veut juste pas qu’on voit trop vite ce qui se passe.
- C’est stupide, il doit y avoir trois spectres jouant le rôle de ma famille. Pourquoi il veut maintenir le suspense ?

Par acquis de conscience, Ulrich essaya de rouvrir la porte. Il n’y parvint pas, comme si celle-ci était fermée de l’extérieur.

- On va dire que c’est normal, soupira-t-il.
- Ulrich, j’ai peur.
- Je te rappelle que c’est le but.
- Oui mais là, ce qui me fait peur, c’est de ne justement pas savoir à quoi m’attendre. Si j’avais vu tout de suite les cadavres de mes parents et de mon frère, j’aurais été fixée mais là… Je ne comprends pas ce qui se passe. Qu’est-ce qu’on doit faire ?

Ulrich ne sut quoi répondre. Pendant de longues minutes, ils ne perçurent que leur propre souffle. Ils ne voyaient rien. L’obscurité complète et le silence pesant faisaient monter de plus en plus d’angoisse en Yumi.

- Ulrich, qu’est-ce qu’on doit faire ? répéta-t-elle.
- Je n’en sais rien, c’est ton cauchemar. Qu’est-ce qui te fait peur à part voir mourir ta famille ?
- Les mêmes choses que tout le monde j’imagine : me noyer, brûler vive, souffrir, étouffer, perdre quelqu’un, les psychopathes. Je n’aime pas trop les araignées, les serpents, les scorpions, les requins, les insectes. Et je déteste ne pas comprendre. Je crois… Je crois que j’ai peur de l’inconnu.
- Bon, on va attendre et éviter de faire une psychanalyse, XANA nous montrera sans doute ce qu’il veut.

Comme pour confirmer, un grésillement retentit, les faisant sursauter. Un écran s’alluma soudain.

Sûrement un ordinateur, songea Ulrich.

Personne ne savait vraiment à quoi ressemblait le bureau de Hopper. Avec un peu de chance, il s’agissait d’un bureau ordinaire. Un meuble soutenant un ordinateur et couvert de paperasses, peut-être une bibliothèque et des bibelots.
Loin de ces préoccupations, Yumi fixait l’écran. Il ne montrait qu’une porte mais la jeune fille la reconnut aussitôt. Elle avait l’impression de se tenir devant, comme si la scène avait été filmée à travers les yeux de quelqu’un. Ou de quelque chose.
Une main se leva pour frapper. Quelques secondes s’écoulèrent avant que la porte ne s’ouvre. Yumi eut le souffle coupé en voyant Hiroki apparaître devant elle. Il fronça les sourcils, mimique qu’elle ne connaissait que trop bien, et demanda :

- Vous êtes qui, vous ?

La caméra se tourna vers la rue. Déserte. Elle revint sur Hiroki et cette fois, les deux mains apparurent dans le champ de vision, repoussant le garçon à l’intérieur de la maison.

- Hey !

Le cri du garçon fut à moitié couvert par le claquement de la porte.

- Hiroki, qui est-ce ?

Yumi sentit son cœur s’accélérer. Tout était bien trop réel. La voix de son père venant du bureau, sa mère sortant de la cuisine, adoptant le même froncement de sourcils que son fils.

- Vous désirez, Monsieur ?

Le cri de Yumi fit écho à celui d’Akiko lorsqu’un éclair traversa Hiroki. Le garçon tomba sur le sol, les bras serrés sur la poitrine. Takeho arriva en courant.

- Qui êtes-vous ?

Pour toute réponse, un chuintement retentit et un katana apparut sur l’écran.

- Non !
- Calme-toi, c’est un montage, assura Ulrich en souhaitant de tout son cœur avoir raison.

Cramponnée à son bras, Yumi n’arrivait pas à détourner les yeux. Le premier coup fut pour Hiroki, qui avait péniblement réussi à se relever. À nouveau, les hurlements de Yumi et Akiko se mêlèrent. Le garçon regarda quelques secondes le bras tombé au sol. Il n’eut pas le temps de tourner la tête vers son épaule ouverte sur un flot de sang. Son corps s’effondra et il avait à peine cessé de bouger que la lame du katana s’enfonçait dans le ventre de Takeho.
Ulrich réussit enfin à réagir, attirant Yumi contre lui, enfouissant son visage dans son t-shirt.

- Ne regarde pas. Ne regarde pas. C’est un montage, tout ça n’est pas réel.
- Dans ce cas, pourquoi ne pas regarder ? susurra XANA alors que la vidéo se mettait sur pause. Si ce n’est pas réel, quel risque y-a-t-il ? N’est-ce pas, Ulrich ? Tu sais mieux que quiconque à quel point des choses irréelles sont sans impact sur la situation.

Yumi serra un peu plus ses doigts contre les hanches d’Ulrich. Le jeune homme ne sut quoi répondre à XANA qui poursuivit :

- De toute façon, vous ne pourrez sortir qu’une fois la vidéo finie. Vous n’êtes pas les maîtres du jeu.
- Yumi, plus vite on aura fini cette vidéo, mieux ce sera. Je sais que ce n’est pas agréable mais dis-toi que ce n’est qu’un film d’horreur. Un film d’horreur de très mauvais goût, d’accord ?

La jeune fille hocha la tête, les paupières serrées à se faire mal. Elle inspira profondément et défia l’écran du regard.
La caméra zooma sur le visage incrédule de Takeho. Il posa bêtement ses mains sur la lame qui s’enfonça un peu plus. Yumi eut un haut-le-cœur en la voyant ressortir dans le dos. Akiko hurla encore et Ulrich sut qu’il n’oublierait jamais ce son déchirant.
Lent et sadique, le katana remonta jusqu’à la gorge de Takeho, tranchant les chairs sans aucune difficulté. Il ressortit violemment, accompagné par un torrent de sang. La caméra se tourna vers Akiko et Yumi comprit que le pire était à venir.
Sa mère le sentit aussi. Profitant du fait que l’agresseur secouait son katana pour en enlever le sang, elle se rua vers la porte. Un éclair, bien plus puissant que celui adressé à Hiroki, lui arracha une main. Elle tomba à genoux, le visage baigné de larmes, n’ayant même pas la force de hurler. Elle leva les yeux vers son tortionnaire et Yumi prit de plein fouet son regard. Un regard où incompréhension, douleur et peur se mêlaient.

- Qu’est-ce que vous voulez ?

Il n’y eut pas de réponse. Un second éclair réduit en cendres la main restante d’Akiko qui perdit connaissance. Ses pieds brûlèrent à leur tour. L’inconnu sortir une fiole de sa main et versa méticuleusement son contenu sur le visage de sa victime. En quelques secondes, il n’en restait rien. L’acide rongea la chair à une vitesse surprenante, ce qui n’empêcha pas Yumi d’en voir assez pour vomir.
Par pure gratuité, l’agresseur donna quelques coups de pieds dans le visage d’Hiroki. Ulrich sentit Yumi se recroqueviller un peu plus à chaque craquement. Il était à deux doigts d’être mal mais il ne pouvait pas laisser son amie affronter seule cette vidéo d’horreur.

- Tu triches, petite, tu ne regardes plus, susurra XANA.

Secouée par les sanglots, Yumi n’avait même pas eu conscience de fermer les yeux. Elle n’en pouvait plus. Elle ne voulait pas croire à la réalité de ce qu’elle voyait mais quelque chose lui soufflait qu’il n’y avait aucun trucage.

- Allez, ne pleure pas, ma chérie. Je te mets la fin de la vidéo ?

Malgré elle, Yumi releva la tête vers l’ordinateur. L’image se remit à bouger et soudain, le spectre se mit devant un miroir. L’image d’un homme ne resta que quelques secondes avant de se métamorphoser.
Yumi regardait désormais son clone sourire à l’écran.

- Tout ça c’est ta faute. Sans toi, ils seraient encore vivants. Dommage.

Avant que Yumi ait pu réagir, la lumière s’alluma. L’ordinateur était posé sur un bureau, à côté duquel reposaient trois cadavres. Seul Takeho était nettement reconnaissable mais Ulrich ne doutait pas de l’identité des deux autres corps.
Les nerfs de Yumi n’encaissèrent pas le choc. Avec un hurlement terrorisé, elle se précipita vers la porte qu’elle tenta d’ouvrir sans succès. Elle secoua la poignée, frappa le bois de la main et de l’épaule mais rien ne bougea.

- Yumi, calme-toi.
- Je veux sortir ! Je veux sortir, putain !
- Ce ne sont que des spectres. Cette vidéo est fausse, ta famille va bien. XANA a attendu pour que tu te retrouves dans un état d’esprit angoissé, pour que tu te mettes à croire à une chose qui n’est pas réelle.
- Va donc demander à William si vos cauchemars ne sont pas réels, se moqua la voix. Tu crois que je me donnerais tant de mal pour au final vous ménager ? Bande d’idiots.
- Ne le crois pas. Je t’en prie, ne le crois pas.

Mais Yumi n’entendait plus Ulrich. Il y avait trop de détails réalistes pour qu’elle puisse croire à une mise en scène. À commencer par le fait que sa mère n’avait pas cherché à savoir si elle était bien arrivée.

- Ils sont morts à cause de moi… Parce que j’ai combattu XANA. Pourquoi ça tombe sur moi ? Pourquoi Aelita a eu un pauvre loup alors que moi, ma famille est morte ? Pourquoi Odd va s’en sortir tranquillement sans rien dessiner ? Pourquoi c’est moi qui dois payer autant alors que j’étais la première à vouloir éteindre le Supercalculateur ?

Malgré les larmes sur ses joues, Yumi ne ressentait plus aucune tristesse. Sa voix était soudain devenue un concentré de colère, à un tel point qu’Ulrich ne la reconnut pas et prit peur à son tour. Et si c’était elle le spectre ?

- Yumi, il faut d’abord que tu te calmes. Dans le meilleur des cas, cette vidéo n’était qu’un montage et ces corps sont des spectres. Dans le pire des cas… Dans le pire des cas, on ne peut plus rien faire, si ce n’est essayer d’éviter un autre drame de ce genre.
- C’est facile pour toi de dire ça ! Qu’est-ce que tu as vu dans cette cuisine ? Moi en train de rouler des pelles à William ou à quelqu’un d’autre ? Tu réalises un peu le gouffre qu’il y a entre ça et tes parents morts à tes pieds ?
- Yumi, ce n’est pas ma faute.
- Si ! Bien sûr que si, c’est ta faute, c’est entièrement ta faute ! Si tu n’avais pas existé, je n’aurais jamais été liée à Lyoko, je n’aurais jamais affronté XANA, je ne vous aurais jamais connu, je ne serais pas dans cette foutue maison à cette heure, je serais avec ma famille, chez moi, à l’abri de tout ça ! Loin de vous, loin de toute cette merde !
- Yumi, ce n’est pas ma faute !

Ulrich avait haussé le ton à son tour. Il puisait sa force dans l’espoir que tout ce qu’il voyait n’était qu’un leurre. Il arrivait à se convaincre et à croire en ce qu’il disait, il fallait juste qu’il aide Yumi à y croire aussi.

- Quel intérêt XANA avait-il à détruire ta famille ? C’est nous qu’il veut. Il n’a jamais réussi à tuer quelqu’un du temps où il était puissant, pourquoi ça aurait changé aujourd’hui ? Il ne pouvait pas entrer dans la maison sans qu’on s’en rende compte, il aurait déclenché les alarmes. Même avec plusieurs spectres, monter les corps à l’étage aurait fait du bruit, quelqu’un l’aurait entendu, Kiwi aurait aboyé. Ça ne peut pas être réel, tu m’entends. Et dans tous les cas, ce n’est pas ma faute !

Les pleurs de Yumi s’estompèrent puis se turent. Ulrich crut qu’il avait réussi à la toucher et ne remarqua pas la lueur inquiétante dans ses yeux.

- Tu as raison. Je dois rester calme, c’est comme ça que je m’en sortirai le mieux.

Approuvant d’un hochement de tête, Ulrich serra son amie dans ses bras.

- A la bonne heure, Yumi, susurra la voix. Tu as toujours été plus futée que les autres. Alors pour toi, je suis prêt à faire un geste. Offre-moi ce que je veux et tu seras libre.
- Cause toujours, marmonna Ulrich.

L’ordinateur s’éteignit sans que XANA ne rajoute quoi que ce soit. Constatant que Yumi ne bougeait pas, Ulrich en profita pour récupérer le dessin posé sur le bureau et le chiffonna.

- Tu crois que le fait d’accepter sans devenir folle équivaut à avoir battu ce cauchemar ? finit par demander la japonaise.
- J’en suis sûr.
- Alors, dégageons de là.
- Attends Yumi, il faut qu’on parle de Odd.
- Ulrich…

La voix de la japonaise comportait un avertissement que son ami ne prit pas en compte.

- Tu ne peux pas te voiler la face.
- Ne recommence pas… S’il te plait, je n’ai pas la force de plonger dans les suppositions et accusations.
- Il n’y a plus de doute.
- Je ne veux pas rendre Odd responsable de tout ça.
- Mais ouvre les yeux, bon sang ! Il avait choisi de mettre un cauchemar dans le bureau plutôt que dans la salle de bain. Pourquoi ? Pour qu’on ne découvre pas les corps avant ! D’ailleurs, c’est impossible qu’il ne les ait pas vus en mettant la feuille.
- La pièce était plongée dans l’obscurité, nous avons aussi mis du temps à les voir.
- C’était dans le contexte de ton cauchemar ! Lui devait avoir toute la luminosité nécessaire ! Nous n’avions pas commencé à jouer, il faisait encore beau dehors, la lumière devait passer à travers les volets. Pourquoi tu refuses d’admettre la vérité ?
- Arrête, je vais finir par croire que c’est toi le spectre. D’ailleurs, si comme tu le répètes depuis tout à l’heure, ce n’est pas réel, les corps ont dû apparaître quand nous sommes entrés. Ils ne devaient pas être déjà là quand Odd a mis les dessins, sinon, il se serait fait tuer par le loup ou l’araignée.

Ulrich hésita. Il avait l’intime conviction que Odd n’était pas innocent mais continuer à l’accuser serait effectivement se rendre suspect aux yeux d’une Yumi encore déstabilisée, malgré son air décidé. Il ne pouvait pas se permettre une telle manœuvre, elle était la seule en qui il avait vraiment confiance.

- Tu as raison. Excuse-moi, je pète un peu les plombs. J’aimerais bien sortir de là.
- On le veut tous. Je ne suis pas certaine qu’il y ait un spectre parmi nous finalement. Avec un peu de chance, on est tous nous.

Sans savoir si elle croyait à ce qu’elle venait de dire, Yumi saisit la poignée qui n’opposa aucune résistance. Elle se retrouva dans le couloir et vit aussitôt Odd assis contre le mur d’en face, le visage entre les mains. La porte de la chambre était fermée, ne laissant aucun doute sur ce qui se passait. Ulrich le comprit lorsque Odd leva vers eux un visage perdu, effrayé, un visage qu’il ne lui avait jamais vu et qui le fit douter de ses certitudes quant à l’identité du spectre.
De son côté, Yumi secoua la tête. Elle ne voulait pas savoir, elle ne voulait pas entendre. Elle avait eu sa dose pour la journée. Mais Odd ne comprit pas son geste.

- William est mort.

Les émotions que Yumi avaient brièvement réussi à museler jaillirent. Elle dévala les escaliers sans qu’il vienne à Ulrich l’envie de la suivre. Au lieu de ça, il se laissa tomber sur le sol aux côtés de Odd.

- Comment va Sissi ?
- Elle ne s’est pas encore réveillée. C’est pour ça que je suis sorti. Je… je ne voulais pas être là quand… Je suis tellement lâche. Je vais y retourner.
- Non. Ça ne sert à rien. Qu’on soit là ou pas, elle va le vivre mal. Mieux vaut attendre qu’elle vienne vers nous.
- Ulrich, comment tu réagirais si tu te réveillais à côté du cadavre de Yumi ?
- Je crois que je deviendrais fou.
- On ne peut pas laisser Sissi seule.
- Ok, t’as raison.

Les deux amis se levèrent, échangeant au passage un regard gêné. Alors qu’ils entraient dans la chambre, Ulrich murmura :

- Odd, je suis désolé pour ce que je t’ai dit tout à l’heure. Je… J’ai été affreusement blessant.
- C’est pas grave mon pote, on est tous sur les nerfs. D’ailleurs, j’ai une théorie si ça t’intéresse.
- Au point où on en est.
- Et si on était tous en train de faire un cauchemar ? Une sorte d’hallucination collective ?
- On n’a pas touché à des substances illicites que je sache, je vois mal les filles mettre de l’herbe dans leurs pâtes carbo. Et on n’a même pas bu.
- Je n’exclue pas une intervention de XANA. Jérémie pourrait sans doute juger la faisabilité de la chose mais imagine que XANA soit effectivement revenu et qu’il se serve des appareils électriques de la maison pour diffuser des ondes capables d’influer sur notre cerveau pour qu’on imagine vivre des choses ? Si ça se trouve, on dort encore et ce qu’on voit n’est que le fruit de… Quoi ?

Ulrich ne répondit pas mais Odd eut un sourire triste.

- Tu penses que ce genre de théorie est digne d’Aelita ou Jérémie et que je me rends suspect en disant ça ?
- Disons que tu es loin du mec insouciant qui s’extasiait sur « Paraplegik zombie 6, le jeu » ce matin.
- Je viens de voir un pote mourir devant mes yeux. Mon meilleur ami m’a accusé de vouloir lui faire du mal et je suis enfermé dans une maison dont je ne suis pas sûr de sortir un jour. Je t’avoue que mon éternel optimisme morfle un peu trop aujourd’hui pour rester convaincant. Et je suis vraiment désolé pour ton cauchemar, je me sens coupable.
- Tu ne dois pas l’être, c’est moi qui ai manqué de prudence.
- On a tous manqué de prudence. Sérieusement, on n’aurait jamais dû laisser Jérémie avec William. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que s’il avait été avec toi, les choses se seraient passées différemment.
- Ouais, je serais peut-être mort aussi.

Odd frissonna.

- Ne dis pas ce genre d’horreurs.

_________________
Ma belle, douce lune sous un chant blanc d'étoiles, / Astre fatigué, vagabonde hors-la-loi / Toute pâle dans l'oeil noir de loups qui aboient, / Hisse les rêves, aux nuits où tu es seule voile. ♥


Dernière édition par Ellana le Sam 13 Jan 2018 23:01; édité 1 fois
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
 
a8s MessagePosté le: Sam 13 Jan 2018 22:59   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 02 Jan 2013
Messages: 84
Bonsoir !
Well, comme tu le sais peut-être, la rédaction de commentaires c'est loin d'être mon trip. D'autant que d'habitude je préfère largement attendre qu'une fiction soit finie pour venir la lire.
M'enfin, je suis quand même là. [T'es trop forte meuf !] J'avoue, c'est peut-être un peu pour que tu puisses mettre la suite (a)

Bon, comme d'hab, je ne sais pas du tout par quoi commencer, et encore moins quoi dire...

Pour quelqu'un qui n'est pas fan du genre horrifique, tu t'en sors très bien pour ce qui est de l'écrire ! [Même si, j'avoue, j'ai pas beaucoup de base de comparaison dans ma culture personnelle xD]
Je crois que le truc qui m'a le plus marqué, et qui me fait dire ça d'ailleurs, c'est le cauchemar de William ; J'en suis clairement pas fan.
Il est beaucoup trop bien écrit, en fait. Parce que malgré le fait que ces bestioles-là ne me dérangent pas, ce ne sont pas mes copines non plus. Mais là j'avoue, j'ai pas aimé ce passage, c'est très malaisant, pour pas dire angoissant Dx. (GG quoi)

Ce que je trouve fou, c'est que ton récit me parait affreusement réaliste. Notamment avec l'évolution psychologique des personnages. Certaines réactions aussi. Genre, William qui n'hésite pas à s'attaquer à son cauchemar, pourtant en grand format, tandis que Jérémie est en PLS. Il est vrai que Jérémie n'est pas des plus courageux, mais j'aurai bien vu William faire de même, en mode paralysie totale. Sauf que ça collerait pas au personnage, contrairement à la réaction qu'il a eu.
Le côté angoissant aussi, on sent bien un crescendo de ce sentiment chez les perso.
Bref, un récit horrifique qui parait réaliste, c'est du bon taff o/
En vrai, j'ajouterais quand même que le XANA qui fait joujou avec les LG à la sauce Jumanji, c'est pas particulièrement réaliste xD

Pour en revenir au côté horreur, tu sais que j'affectionne particulièrement les films de ce genre-là, n'est-ce pas ? Mr. Green
De fait, je te trouve dans l'excès des clichés là ; Une bande de pote, qui se retrouve dans une maison encore un peu délabrée en plein milieu d'une forêt, pour y passer Halloween, alors qu'aucun de leurs proches ne le sait.
D'autant que la bande de pote comprend :
- un couple incluant une meuf assez superficielle disons et un sportif légèrement vaniteux.
- le mec qui kiffe les trucs d'horreur, bien lourd, qui s'amuse à faire peur aux autres.
- le presque couple, qui se forme en général au pire moment. (bon d'ordinaire c'est plus un intello le mec, mais bon xD)
Bon, j'abuse, c'est les personnages qui font que ça fait un peu cliché.
Mais, en vrai, j'étais presque étonnée que ce soit pas Sissi qui meurt la première, d'autant que dans évolution elle est blonde ! xDD. Puis William serait mort juste après, en mode chevalier servant quoi xD
Bon j'accorde, un récit horrifique sans les éléments classiques de l'horreur, ça serait pas très horreur non plus xD

Euh, bon, je sais pas quoi dire de plus, si ce n'est que du coup j'attends la suite, donc je m'arrête là, voilà.
Je repasserais peut-être, j'ai bien dit peut-être, une prochaine fois.

_________________

http://img15.hostingpics.net/pics/182856a8ssigndark.png
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
 
Ellana MessagePosté le: Sam 13 Jan 2018 23:28   Sujet du message: Répondre en citant  
X.A.N.Alloween 2013 (T)


Inscrit le: 06 Oct 2013
Messages: 249
Localisation: Al-Jeit.
Bonjour, bonsoir !

Spoiler


Ce chapitre est dédié à Ikorih, même si ça n'atténuera pas la douleur du chapitre précédent, n'est-ce pas ? Allez, sans rancune (LACHE CE POMPE TOUT DE SUITE !).
LANCE-GRENADE!
Et puisqu'A8s en parle, allez voir Jumanji, il est grave bien !

Bonne lecture !

------------------------------------------------------------------------------------
Chapitre 11 : L’éclat froid du métal


- Tu as peur ?
- Je crois que c’est le but. Mais je suis surpris qu’il ne se passe rien.
- Attends un peu.

Aelita se voulait méfiante mais la situation ne l’aidait pas. Elle avait posé sa bougie et celle de Jérémie sur la commode de la chambre d’amis et la petite taille de la pièce permettait à la lumière de se répandre partout. Il n’y avait rien d’autre qu’un lit, un fauteuil et un placard intégré dont la porte coulissante était fermée.

- On devrait peut-être vérifier les étagères ?
- Aelita, mon cauchemar consiste en une attaque de robots. Tu crois vraiment qu’ils se cachent dans le placard en attendant de nous sauter dessus ?

Jérémie alla s’asseoir sur le fauteuil et son amie le dévisagea. Il ne ressemblait soudainement plus à l’adolescent effrayé qu’elle avait vu à plusieurs reprises. Il était serein, bien trop serein.

- Tu n’as pas l’air d’avoir peur, insista-t-elle.
- Bah, après avoir vu l’araignée de William, je t’avoue que des robots me semblent soudain moins effrayants.

Aelita hocha la tête et son cœur se serra en repensant à William. XANA avait mis hors-jeu la seule personne en qui elle avait confiance.

***


Recroquevillée dans un coin de la cuisine, Yumi n’arrivait toujours pas à calmer ses émotions. Ses membres tremblaient, de rage, de peur, elle n’aurait su le dire. Elle avait conscience d’être en état de choc et de devoir rester calme mais l’instant d’après, elle voulait hurler. Dès qu’une pensée rationnelle lui venait à l’esprit, elle était soufflée par les théories de son cœur terrifié.

Ça ne peut pas être mes parents, XANA aurait dû ouvrir une porte pour les faire entrer, ça aurait fait sonner l’alarme. Oui mais l’alarme de Jérémie peut être mal faite. Et un spectre a pu la désactiver n’importe quand pendant la nuit. XANA aussi d’ailleurs, l’électricité c’est son truc. De toute façon, tout est de la faute de Jérémie. C’est lui qui a rallumé le Supercalculateur. C’est lui qui l’a gardé actif pour sauver Aelita. Non, c’est la faute d’Aelita du coup ! De son crétin de père !

Yumi étouffait, elle n’arrivait plus à faire le tri dans ses pensées, sa rationalité n’effectuait plus aucun filtre.

Lyoko ne m’a apporté que des emmerdes. L’aventure, l’amitié, tu parles ! Je me serais fait plus d’amis si je n’avais pas été étouffée dans mon groupe. Jérémie a gâché mon existence le jour où il a abaissé cette manette. Il peut roucouler tranquille avec sa copine et faire joujou avec son gros cerveau sans jamais risquer sa vie de trop près, sans jamais trop se salir les mains. Pourriture.

Perdue dans son combat intérieur, Yumi eut l’impression de s’entendre de l’extérieur.

Cauchemars : un jeu de frissons où vous affronterez vos peurs les plus intimes et vos pires fantasmes. Chaque pièce se transforme en lieu d’effroi. Combattez vos angoisses pour gagner.

En lisant ces trois phrases, elle s’attendait à un jeu débile, pas à une réalité si prenante. Pourquoi avait-elle accepté de participer ? Elle n’était qu’un mouton. Toujours un pauvre et faible mouton, harcelé sournoisement par le loup. Un loup à qui elle n’avait rien fait, un loup qui n’avait jamais voulu la manger elle. Elle qui concrètement ne pouvait rien contre lui…

Vos peurs les plus intimes et vos pires fantasmes.

Aelita n’avait pas choisi son père. Aelita n’avait pas choisi d’être envoyée sur Lyoko. Aelita n’avait pas demandé à ce qu’on se batte pour elle. Elle n’était pas responsable finalement. Elle aurait pu continuer son sommeil éternellement sans que personne n’en souffre, s’il n’y avait pas eu Jérémie…

Vos pires fantasmes.

Yumi sentit son souffle s’accélérer. Ses yeux furent attirés par un tiroir, un tiroir qu’elle avait elle-même rempli. Elle savait ce qu’il y avait à l’intérieur et c’était tentant, si tentant…
Ses doigts agrippèrent nerveusement la poignée. Le champ de force de la fenêtre se refléta sur la lame d’un couteau. Un éclat froid, sans vie.

Offre-moi ce que je veux et tu seras libre.

***


- On peut pas la laisser là.

Odd suivit le regard d’Ulrich et frémit, jugulant à grande peine une envie de vomir. Sissi dormait, la tête encore posée sur la poitrine de William qui ne se soulèverait plus jamais.

- On ne peut pas la laisser se réveiller et voir ça, c’est trop…

Ulrich ne trouvait pas le mot adéquat mais Odd avait saisi l’idée. Il s’approcha de Sissi et lui secoua doucement l’épaule. Elle se réveilla en sursaut.

- Qu’est-ce qui se passe ?
- Il faut laisser William se reposer. Viens, va t’allonger dans la chambre d’Aelita, tu seras mieux.

Sissi ne savait plus où elle était et suivi docilement Odd et Ulrich. Elle se sentait fatiguée, tellement fatiguée, elle voulait juste se recroqueviller pour dormir plusieurs jours.
Elle s’écroula sur le matelas d’Aelita. Odd s’assit à côté du lit alors qu’Ulrich restait debout près de la porte, les yeux rivés vers l’escalier. Il n’osait pas rejoindre Yumi. Il ne savait pas quoi dire pour la rassurer et elle n’avait pas besoin d’entendre des futilités qui n’arriveraient pas à la convaincre. Après avoir jeté un coup d’œil à Sissi pour s’assurer qu’elle dormait, il demanda :

- Si William est vraiment mort, tu crois que les parents de Yumi… Qu’Hiroki…
- Je sais pas. On peut seulement espérer qu’Einstein nous trouve une solution et qu’on se rende compte que tout ça n’est qu’un cauchemar.
- Super espoir…

Odd parut hésiter. Ce fut au moment où il ouvrait la bouche que les premiers sons déchirèrent le silence.

- C’est quoi ce délire ?

Ils se précipitèrent en même temps dans l’escalier. Les bruits venaient de la chambre d’amis. Ulrich secoua la poignée mais elle refusa de s’ouvrir.

- On dirait les tirs de lasers dans Star Wars.
- Tu crois que c’est le cauchemar de Jérémie ?
- Arrête, il a quand même pas peur des Stormtroopers !

Le robot qui affrontait Aelita et Jérémie n’était effectivement pas un soldat de l’Empire. D’un gris sombre, il avait une énorme tête ovale, un corps si large qu’il cachait presque un mur entier et deux bras terminés par des pistolets. Ceux-ci crachaient des tirs bleutés, laissant des traces de brûlés sur ce qu’ils touchaient.
Recroquevillée derrière le fauteuil, Aelita observait Jérémie. Il commençait à paniquer, pourtant, inversion des rôles, elle restait calme. Un détail la perturbait.

- On dirait qu’il attend quelque chose.

Jérémie jeta un coup d’œil derrière le fauteuil. Un tir laser lui frôla aussitôt la joue mais Aelita avait raison : le robot aurait eu mille fois le temps de démolir leur protection improvisée pour les exterminer. Quel était son rôle ?
Avant qu’elle ne trouve une réponse, le fauteuil explosa. Un éclat la heurta à la tête et elle sentit la pièce tourner autour d’elle. Les champs de force lui brûlaient la vue, se reflétant à l’infini sur le robot qui pointait un pistolet sur elle.

- Aelita !

Jérémie se précipita devant son amie, offrant son dos au tir qui n’allait pas tarder à suivre. Ses yeux croisèrent ceux de la jeune fille. Elle n’y vit qu’une angoisse profonde et une affection certaine.

- Pardon, murmura-t-elle.
- De quoi ?
- D’avoir douté de toi.

Jérémie ne répondit pas mais il la serra contre lui, la tête instinctivement rentrée dans les épaules.

- Pardon.
- De quoi ?
- D’avoir dessiné ce fichu robot.

Aelita eut une faible envie de sourire, elle ne réussit qu’à pleurer. Pourtant, ce ne fut pas un tir qui résonna dans la pièce mais une voix sournoise.

- Regardez-vous. Intellectuels, brillants… et si ignorants. Vous avez fait la même erreur stupide, celle de croire que vos peurs résidaient sur des choses purement physiques, des choses fragiles, cassables. Bande de naïfs.

Aelita fronça les sourcils. Que sous-entendait XANA ?
Avant qu’elle ait pu envisager une réponse satisfaisante, le champ de force leur barrant la sortie disparut et la porte s’ouvrit.

- On a gagné ? s’étonna Jérémie, n’osant croire à sa chance.

Comme pour confirmer, le robot disparut. La pénombre reprit ses droits mais Aelita discerna clairement Yumi dans l’encadrement de la porte. Elle allait se réjouir quand elle aperçut le couteau.

- Jérémie.

La voix de la japonaise était glaciale mais le garçon ne sembla pas s’en rendre compte. Il se précipita vers elle alors qu’Aelita était toujours recroquevillée sur le sol.

- Les autres vont bien ?
- Oui.
- Tu as vu le robot ?
- Non.
- Il n’a rien eu le temps de nous faire, il a disparu sans nous tuer ! Aelita a été légèrement touchée mais elle est consciente.
- Et toi tu n’as rien ?
- Non, ça va.
- Tant mieux.

Le pied de Yumi cueillit Jérémie au creux du ventre, l’envoyant s’écrouler contre le mur.

- Qu’est-ce que tu fais ? s’étrangla Aelita. Arrête !

Yumi la repoussa d’un simple revers de la main et s’accroupit à côté de Jérémie qui hoquetait. Il écarquilla les yeux quand son amie l’attrapa par le col. Son visage fermé ne montrait rien d’autre qu’une profonde résolution et sa voix ne tremblait pas quand elle chuchota à son oreille.

- D’abord, je peux te jurer solennellement que je ne suis pas un spectre. Je suis bien moi, Yumi. La Yumi qui a eu le tort de suivre Ulrich quand tu l’as entraîné vers Lyoko. La Yumi qui n’aurait jamais rien dû avoir à faire avec vous.
- Mais…
- Tu as saisi, Jérémie, tu as bien saisi ? Je ne suis pas un pion de XANA comme tu l’as été toutes ces années. Je suis moi et c’est moi qui vais te tuer. Moi, pas XANA. Tu l’as bien intégré ?
- Yumi, tu délires.

Pour toute réponse, la japonaise leva son couteau.

- Yumi, non !

Aelita n’eut pas le temps de bouger mais Jérémie ne sentit pas le coup. Odd et Ulrich venaient de se précipiter dans la pièce et tiraient Yumi en arrière.

- Non mais ça va pas bien dans ta tête, tu crois vraiment que c’est le moment de péter un câble ?
- Lâchez-moi.
- Yumi, calme-toi, la supplia Ulrich en la forçant à le regarder dans les yeux.

Ce qu’il vit le fit frémir. Le regard de la japonaise dégageait une violence inouïe, un concentré de haine et d’hostilité.

- Je suis encore dans mon cauchemar, c’est ça ? demanda Jérémie avec un rire nerveux. Vous êtes tous des spectres et je suis dans mon cauchemar.
- Jérémie, ne craque pas non plus.

Le garçon grimaça en se relevant avec difficulté. Aelita se précipita pour le soutenir pendant que Yumi continuait de se débattre.

- Vous croyez que c’est elle le spectre ?

Personne n’osa répondre. Ulrich maintenait du mieux qu’il pouvait les bras de la japonaise serrés contre son corps tandis que Odd s’efforçait de lui faire lâcher son couteau. Finalement, ce fut Yumi elle-même qui répondit dans un ricanement froid.

- Si j’étais le spectre, j’utiliserais mes pouvoirs et vous seriez tous par terre sans pouvoir faire autre chose que me regarder massacrer Jérémie.
- Arrête de dire ça, t’es pas bien ou quoi ?
- Ulrich, tu étais là.

La voix de Yumi avait brusquement changé. De la colère persistait dans ses yeux mais on y lisait soudain un profond désespoir et des sanglots pointaient dans chacun de ses mots.

- Tu étais là, tu as entendu XANA. Si je lui offre ce qu’il veut, je serai libre.
- Et tu crois que c’est ça que XANA veut ? Pourquoi Jérémie plutôt qu’Aelita ? Pourquoi lui plutôt que nous tous ? Qui te dit qu’une fois Jérémie mort, XANA ne te demandera pas de nous égorger un par un ? De m’égorger moi ? Réfléchis un peu !
- Je… ça paraissait tellement évident, je… je…

Le couteau heurta le sol. Kiwi, jamais loin de son maître, s’avança, le museau aux aguets, mais Odd claqua de la langue pour l’arrêter. Il desserra doucement son emprise sur Yumi qui se laissa tomber contre Ulrich, les épaules secouées par ses pleurs. Pendant plusieurs minutes, rien d’autre ne bougea.
Quand elle réussit à retrouver une respiration normale, Yumi se tourna vers Aelita et Jérémie qui eurent un même mouvement de recul.

- Je ne suis pas le spectre.
- Je ne sais pas si c’est censé nous rassurer, avoua Aelita. Tu as vu dans quel état tu es ? Tu te rends compte de ce que tu voulais faire ? De ce que tu veux peut-être toujours faire ?
- Je suis désolée, je pète complètement les plombs...
- Elle ne l'aurait pas fait, intervint Ulrich. Tu n'es pas comme ça, Yumi, et on le sait.
- Je… Mon cauchemar, c’était ma famille morte dans le bureau. Je n’ai aucun moyen de savoir si leurs cadavres n’étaient que des spectres ou s’ils sont réels. Je veux… je veux juste sortir d’ici et les revoir. Serrer ma mère dans mes bras et dire à mon frère que je l’aime. C’est tout ce que je demande.

Les larmes roulèrent à nouveau sur les joues de Yumi.

***


Sissi ouvrit les yeux. Elle n’était pas dans sa chambre. Son cerveau avait beau tourné au ralenti, elle sentait qu’elle n’était pas dans sa chambre.
Un frisson parcourut ses bras alors qu’une peur reptilienne la saisissait. Où était-elle ?

- William ?

Personne ne lui répondit. Elle porta la main à sa poche sans y trouver son portable. Elle réalisa au passage qu’elle était habillée. Au lit mais habillée ? Que lui était-il arrivé ?
Ses yeux n’arrivaient pas à s’habituer à la pénombre. Elle ignorait si un interrupteur se trouvait à portée de main.
Sa tête tourna lorsqu’elle s’assit sur le lit. Une fois debout, elle eut besoin de rester appuyée contre le mur avant de pouvoir marcher. Aidée par un rai de lumière au ras-du-sol, elle discerna la porte et tâtonna pour l’ouvrir. Le palier était éclairé. Il lui était familier mais elle se sentait pourtant toujours aussi perdue.

- William ? appela-t-elle à nouveau.

Le silence l’oppressait. Elle descendit l’escalier et se dirigea vers la porte d’entrée. Celle-ci s’ouvrit.
Sur un mur de briques.
Sissi sentit son souffle s’accélérer. Elle entra dans la première pièce ouverte qu’elle vit. Une salle à manger, à peine meublée, qu’elle traversa pour ouvrir une autre porte.
Elle se retrouva à l’entrée d’un couloir, désert. Il n’y avait que quelques néons accrochés au plafond à intervalles réguliers. Pas de portraits sur les murs, pas de photos, pas même du papier peint. Juste un crépis grisâtre, partout.
Elle eut l’impression de marcher des heures, peu à peu terrorisée à l’idée que ce couloir ne finisse jamais. Comment diable une maison pouvait-elle être aussi longue ?
L’angoisse hurlait qu’elle allait mourir. L’abattement insinuait que de toute façon, faire demi-tour serait rallonger le chemin et qu’il valait mieux marcher. L’espoir, pour une fois, le soutenait car il n’y avait rien derrière elle. La solitude surtout pesait de tout son poids, rendant chaque pas plus difficile. Le calme se fixait aux souvenirs et réussissait à puiser sa force dans leur simplicité. Elle savait qui elle était, ce qu’elle aimait, qui elle aimait. Elle savait qu’elle n’avait rien fait de mal, qu’il y avait forcément une explication.
La méconnaissance de son environnement et de sa situation la rendaient vulnérable, la mettaient en danger. Son ouïe le lui rappela en captant un long sifflement derrière elle. Proche, loin ? Comment savoir ?
La naïveté voulut croire à un ami, la prudence la fit taire et ordonna aux jambes de courir. Elle ressentit les pulsations d’un corps lourd lancé à sa poursuite. Une odeur forte lui parvint. On se rapprochait. Et à perte de vue, il n’y avait toujours que ce couloir maudit.
La raison lui souffla de s’arrêter, c’était peine perdue, autant garder des forces pour faire face. Mais la peur décupla l’activité des jambes et elle courut, encore.
La première porte surgit sur sa gauche.
Elle n’osa pas s’arrêter pour l'examiner, de peur qu’on la rattrape, et grand bien lui en prit. Un mur fit éclater le bois, bloquant le couloir sur ses talons. Le soulagement voulut hurler de joie mais la peur resta plus forte. Des portes recouvraient désormais les murs et des briques en surgissaient. Il fallait courir, ne pas se laisser piéger entre deux remparts et surtout, ne pas les prendre de plein fouet. L’image d’une cloison jaillissant de sa gauche pour l’écraser sur la paroi de droite lui donna des ailes. La douleur mordait ses mollets mais la volonté gardait le cap. Courir, plus loin.
Et soudain, les yeux pleurèrent. Ils voyaient le bout du couloir. Une nouvelle porte, seule face à eux. Les parois du couloir redevinrent lisses et elle s’arrêta. La peur hurla qu’un mur allait peut-être surgir de cette issue providentielle, la percuter comme un train. Elle n’écouta pas. Ses doigts se posèrent sur la poignée qui tourna dans le vide. Elle hurla de frustration.
Quelqu’un frappa à la porte. Elle frappa en retour, de toutes ses forces.

- William ?

La porte manqua lui casser le nez. Décontenancée par la lumière du jour, elle fit face à un homme en uniforme militaire qui la regarda, les yeux écarquillés.

- Mais qu’est-ce que tu fous là ?

Une violente décharge électrique parcourut le corps de Sissi qui se réveilla en sursaut.
Cette fois, elle reconnut la chambre d’Aelita, illuminée par la bougie qu’Ulrich, debout à côté du lit, tenait à la main.
Cette fois, elle avait les idées claires et son instinct lui souffla qu’Ulrich avait quelque chose d’étrange.
Elle n’eut pas le temps de partager l’angoisse de son cauchemar. La main du garçon se posa sur sa poitrine. Elle voulut s’indigner de ce geste déplacé mais déjà, elle était morte.

***


Assise sur le lit de la chambre d’amis entre Odd et Jérémie, Aelita regardait à tour de rôle Yumi, prostrée contre le placard, et le champ de force sur la fenêtre.

- William s'est réveillé ? finit-elle par demander.

Le silence lui fit tourner la tête vers Odd qui se contenta de baisser les yeux.

- C'est pas possible...
- On ne pouvait rien faire. Sissi est dans ta chambre, elle dort à nouveau.
- Si on arrive à rejoindre l'usine, je lancerai un Retour Vers le Passé, promit Jérémie. Qui sait, ça peut peut-être marcher ?

Aelita avait la gorge trop nouée pour répondre. Tout ce qui se passait n'était pas réel, cela ne pouvait pas être réel. Pourquoi devaient-ils vivre ça maintenant ? Ce n'était pas juste !

- Qu’est-ce qu’on fait ? On a affronté nos cauchemars et on ne peut toujours pas sortir.
- On n’a pas vérifié la porte d’entrée, ne put s’empêcher de souligner Odd.

Ulrich, le plus près du couloir, tendit le cou et grimaça.

- Le champ de force est toujours là.
- Et l’un d’entre vous sait très bien pourquoi.

Les adolescents se regardèrent mais n’eurent pas le temps de s’interroger.

- Allez, Odd. Viens jouer. Viens jouer avec moi, chaton.

Le silence ne plana que quelques instants.

- Le salon, devina Odd.
- Je t'accompagne.
- Non Aelita. Je n’ai pas dessiné de cauchemar, je ne risque rien.
- Dans ce cas, pourquoi XANA te réclame ?

Odd haussa les épaules, affichant plus d’assurance qu’il n’en ressentait.

- Restez ici ensemble, ce sera plus sûr. C’est moi qui ai voulu joué, c’est moi qui vais pouvoir crier « Game over ». Fermez la porte, je viendrai vous l’ouvrir quand on pourra partir.
- Il est hors de question que tu y ailles seul.
- Relaxez-vous, j’ai rien dessiné, y a pas de soucis. Gardez juste Kiwi avec vous au cas où.

Il quitta la pièce en fermant la porte derrière lui. Aelita se raidit lorsque Yumi prit la place qu’il venait de laisser.

- Tu ne me feras plus jamais confiance ? soupira la japonaise.
- Ne sois pas si excessive. Je ne te ferai plus confiance jusqu’à ce qu’on sorte d’ici, c’est différent.
- On ne sortira jamais d’ici, alors ça revient au même.

Personne n’eut le courage de la contredire.

_________________
Ma belle, douce lune sous un chant blanc d'étoiles, / Astre fatigué, vagabonde hors-la-loi / Toute pâle dans l'oeil noir de loups qui aboient, / Hisse les rêves, aux nuits où tu es seule voile. ♥
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
 
*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Dim 14 Jan 2018 16:15   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 14 Sep 2008
Messages: 1313
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
Bon chapitre.
le cauchemar de Jérémie a été résolu un peu facilement je trouve.
Donc Yumi a pété les plombs, Jérémie a failli y passé sans l'intervention d'ulrich et Odd.
Par contre je m'attendais pas a la mort de Sissi surtout en silence et sans témoins.
Donc XANA est un vicieux. Sauf si tout les ulrich sont des spectres, il se peut que certain spectres aient prit l'apparence de LGs vraiment présent dans la maison.

Et enfin, tu va finalement te concentrer sur Odd, j'espere que tu prévois plus d'un chapitre car tout les autres ont eu chacun droit à au moins trois pavé minimum les concernant alors qu'Odd est toujours a zéro.

J'ai hate de voir le prochain chapitre, espérons que soit pas un cauchemar débile style film de série B que regarde Odd ou montagne de nourriture l'attaquant.

_________________
http://img11.hostingpics.net/pics/431875signature.png

http://img11.hostingpics.net/pics/400268userbar.gif
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
 
Sorrow MessagePosté le: Dim 14 Jan 2018 19:40   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 04 Nov 2017
Messages: 11
Localisation: Sur un arbre perché
Bonsoir Ellana !
Nous ne nous connaissons pas, j'en ai peur, mais je vais me permettre de déposer un avis sur ton écrit, qui est à coup sûr le plus dynamique de la section à cette heure-ci. Le rythme est d'ailleurs probablement ce qui m'a découragé de venir commenter régulièrement, mais il serait déplacé de ne pas poster un seul avis sur ce texte.

Je n'ai pas eu l'heur de lire le One-shot qui sert de terreau à tout ceci, mais je sens que le format de la fanfiction courte te donne toute latitude pour exploiter le sujet au mieux, sans qu'il y ait non plus de quoi en faire trente chapitres.
L'ambiance du début de la fiction m'évoque sa cousine, Pas Maintenant, au niveau de la focalisation sur les relations dans la bande. On sent que tu maîtrises bien le sujet et que tu sais ficeler l'ensemble, de façon à ce que chaque personnage arrive à se démarquer des autres sans sombrer dans le cliché. Le premier exemple qui me vient à l'esprit est celui d'Ulrich et Yumi, traditionnellement considérés comme le couple le plus brossé de tout le fandom, qui pourtant parvient à être vu avec un angle plus mature et plus original.
Le développement apporté à William et Sissi, d'autre part, est très bien pensé, et ce traitement gris de la princesse de Kadic fait plaisir à voir. J'ai personnellement trouvé la réaction de William pendant le cauchemar de la jeune fille très belle et très courageuse, et je trouve ça très amusant de voir qu'une ancienne membre de la Meute cerne aussi bien à quel point il est têtu et loyal.

Petit bémol que j'aimerais formuler : en dehors des cauchemars, la tension est moins présente. La cohésion du groupe des Lyokoguerriers, même maintenant, semble les empêcher d'angoisser ou de faire des crise de panique dans la maison. Bien sûr, il y a le cas Yumi, mais il se résout relativement vite, et tous les autres restent calmes. Moi qui espérais une hystérie collective...mais l'histoire n'est pas encore terminée, gardons espoir !
Sinon, cela a déjà été dit, l'ambiance des cauchemars en eux-mêmes est bien pensée, et leur diversité évite la redondance. Le psychologique cède la place aux monstres en brut, et à côté de cela, il y a le cauchemar de Jérémie, bizarrement court. Evidemment, tout donne envie de l'accuser, lui comme Odd d'ailleurs (après tout, il y a plusieurs spectres), mais n'est-ce pas un peu trop facile ? Ce sont de plus les deux personnages derrière lesquels il y a le moins de focalisation, je trouve, contrairement à, au hasard, Ulrich. En fait, j'ai l'impression de sentir une zone d'ombre autour d'une partie du groupe, qui fait qu'on connaît peu leurs impressions et leurs soupçons, mais peut-être ne suis-je qu'une tête de linotte qui oublie la moitié du texte. Ce fait, si c'en est bien un, renforce la sensation de pugilat envers les deux blonds, qui n'ont pas toujours les moyens de se défendre.

En l'état, on a des faits, mais tellement éparpillés et contradictoires qu'ils ne permettent pas de dégager un suspect global. On sait que le spectre qui a tué Sissi avait l'image d'Ulrich, et que c'est ce dernier (ainsi qu'Odd) qui a envoyé Sissi se coucher dans la chambre isolée. Odd est également pointé du doigt par cette histoire de cauchemars mal placés. Jérémie n'a finalement pas beaucoup plus de faits à son encontre que d'habitude.
Alors un duo de spectres Odd/Ulrich ? Le fait que l'un accuse l'autre ne me semble pas gênant, on a vu beaucoup de joueurs de loup-garou balancer des membres de leur équipe en pâture au village pour s'innocenter. Si Ulrich a lancé les hostilités sur Odd, cela ne prouve pas pour autant qu'il n'est pas de mèche avec lui. Sinon, il y a toujours la théorie "William n'est pas mort et était en fait le spectre", mais le ressort serait facile et, je dois dire, décevant.

En attendant le dénouement avec attention,

Votre lecteur aviaire, à défaut d'être avisé,

Sorrow
_________________
http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/04/171104080107452966.png
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
 
Montrer les messages depuis:   

Forum Code Lyoko | CodeLyoko.Fr Index du Forum -> Vos Créations -> Fanfictions Code Lyoko Page 2 sur 2
Aller à la page Précédente  1, 2

Poster un nouveau sujet
 Réponse rapide  
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
Répondre au sujet



Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure

Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum




Powered by phpBB Lyoko Edition © 2001, 2007 phpBB Group & CodeLyoko.Fr Coding Dream Team - Traduction par : phpBB-fr.com
 
nauticalArea theme by Arnold & CyberjujuM
 
Page générée en : 0.069s (PHP: 68% - SQL: 32%) - Requêtes SQL effectuées : 20