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[One-Shot] Protège-moi

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 Auteur Message
Tazz MessagePosté le: Ven 04 Mai 2018 16:01   Sujet du message: [One-Shot] Protège-moi Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 13 Juil 2016
Messages: 14
Spoiler


Protège-moi


C’était un enfant encore ; aux yeux si francs, au front si clair, aux gestes si craintifs, à la voix si mal assurée, que devant lui cédait la crainte à la curiosité, à l’intérêt et à cette irrésistible sympathie qu’éveille un être naïf et pur.

C’était un de ces êtres dont les facultés, qui dans le train-train quotidien s’engourdissent, sursautent et se bandent aussitôt devant l’imprévu. Bref, c’était moi. Avant, quand l’innocence faisait encore partie de mon être.

Avant de commencer à témoigner plus en détails, je tiens à être clair : « pute » n'est pas une insulte. Il faut une énorme force mentale pour arriver à se prostituer. C'est tout sauf de « l'argent facile ». On ne prend pas son pied, ou du moins rarement, et pour peu que vous soyez fragile, cela peut vous détruire.

Je m'appelle Odd, j'ai 21 ans et je suis gay selon certains, bi selon d'autres. L'espace d'un mois, c'est de mon propre gré que j'ai voulu entrer dans un espace social tabou dans nos sociétés : je suis devenu un prostitué homosexuel. Du 24 juillet au 19 août de cette foutue année, j'ai vendu mon corps. À raison d'un type tous les deux jours, j'ai connu, en tout, une quinzaine de clients. Après avoir foiré ma deuxième année de soins infirmiers, il ne me restait que ça à faire pour contrer ma solitude et ses rapaces grimaçants aux voix assassines qui l’encerclent sans relâche.

Tout a débuté par mon inscription sur Grindr, le plus grand réseau social gay. Je venais de sortir d'une relation compliquée qui avait détruit toute confiance en moi, et avec le recul je désirais sans doute me prouver que je pouvais encore être désirable. En un mot : j'étais au fond du trou. Au départ, j'ai commencé par rencontrer des types qui m'intéressaient plus ou moins (plutôt moins que plus), mais très vite – dès les premiers jours – j'ai reçu plusieurs propositions pour des « plans payés ».

Je me suis dit : mais puisque tu t'en fous, pourquoi ne pas essayer de te faire un peu de thune ?
Je n'avais aucun besoin de cet argent, c'était une sorte de jeu. Un wicked game pimenté, qui ne devait pas porter à conséquence. Un corps est un corps, le mien comme un autre, et j'ai les traits plutôt fins. Grindr ou Hornet sont de parfaites plateformes pour les réseaux de prostitutions privés. J'avais donc décidé de me lancer, assigner une valeur à mon corps ; tout cela relevait d’un certain désir de dépasser mes limites, de me faire violence mentalement. Il me fallut encore une semaine pour rencontrer un gars qui voulait un « plan soft » – traduction : sans sodomie. J'avais fixé mon prix à 150 euros. L'avantage d'être un prostitué mâle, c'est que nous sommes plutôt rares, et donc plutôt chers par rapport à nos homologues féminins. Parmi toutes les propositions que l'on me faisait sur l'appli, je me suis mis à choisir mes clients. Le premier que j'avais sélectionné était un gars plutôt mignon, 28 ans, l'air gentil comme un cocker, un voile rêveur semblait posé sur ses pupilles. Dans l'ombre où les regards se nouent, il était donc écrit que nous allions nous rencontrer. L'artiste et le mec qui l'était autrefois.

Je lui ai dit de venir chez moi. Lorsque je l'ai vu, je me rappelle que la première chose que je me suis dite c'est : mais pourquoi il fait ça ? Pourquoi il veut me payer ?

Je le trouvais réellement mignon, et je ne comprenais pas : un pseudo-hétéro qui se cache pour se soulager de ses pulsions ? Un gars qui n'avait aucune confiance en lui ? Mais bien vite, je me suis interrogé, avec cette horde de pensées qui s'accrochaient à moi comme une tique désagréable : Pourquoi est-ce que je veux qu'il me paye ? Je n'avais aucun besoin de cet argent. Et lui n'avait aucun besoin de me le donner. Il avait sûrement mérité le fric qui se trouvait dans sa poche, pas vrai ?
— Tu es encore plus beau qu'en photo, minauda mon client en repoussant de l'index son chapeau vers l'arrière tout en levant les yeux vers les petits nuages qui, tels des écheveaux d'une soie blanche et lustrée, glissaient dans le vide turquoise du ciel d'été.
Avant de le laisser entrer, je lui ai dit sèchement :
— Pose l'argent dans ma paume, 150 € net.

Il a obtempéré et comme promis je l'ai laissé entrer, nous sommes allés dans la chambre, lieu de prédilection pour ce qui s'apprêtait à suivre. Je ne savais pas comment me comporter, et je tremblais comme une feuille. Depuis quelque temps j'étais devenu quelqu'un d'assez angoissé, et voulant me calmer, j'avais bu un ou deux verres avant qu'il n’arrive. Je lui ai proposé, mais lui ne buvait pas. Alors j'ai fait ça tout de suite ; je l'ai sucé et il m'a sucé.

Après avoir touché son corps, après « m'être lancé » si l'on veut, quelque chose s'est débranché en moi. C'était la sensation, l'état d'esprit que nous recherchons tous lorsqu'on va en club se mettre une race à base d'alcool et de MDMA ; ce moment où votre esprit vous quitte pour enfin être « à côté de vos pompes ». Je n'étais plus là tout le temps qu'a duré le rapport, et quand il est parti, l'argent lui, était là, sur la table. Cette disparition intérieure, ce truc qui envahit tout votre esprit, perdura une demi-heure après son départ. Ensuite, je me retrouvais dans les chiottes, le corps saisi de tremblements, à vomir dans la cuvette.

Après cette première expérience, je recommençais trois jours plus tard. Je voulais voir jusqu'où je pouvais pousser mes recherches intérieures. Je prenais le moins de risques possibles, en sélectionnant les clients les plus mignons et les moins louches – mais bien sûr, j'avais toujours une chance de tomber sur un psychopathe. Je repoussais mes barrières psychiques en me confrontant à des situations déstabilisantes et dangereuses pour moi, un peu comme celles que j’avais connues en étant ado, le sexe en plus. L’adrénaline qui résulte de la menace d’une entité – ou personne – extérieure est une addiction dont on ne se débarrasse pas aisément.

Puis, à partir du troisième client, je ne me contentais plus de vomir lorsque celui-ci partait. D'intenses crises d'angoisses me submergeaient, mêlées de dépression, paranoïa ; il m'arrivait parfois de prendre ma douche et de me frotter la peau jusqu'à saigner. Des petites crises de démence que je tentais de maîtriser ; mais le grand huit était lancé.

Après une semaine, j'étais continuellement dans la brume. C'était une sorte de perche douillette. Il me semblait avoir trouvé une étrange paix mystique, qui se payait (car tout se paye) par la dérive post-coït de plus en plus prononcée. Maintenant que je l’ai testé, je peux l’affirmer : s'abandonner aux mains d'inconnus ne permet pas de revivre des sensations perdues. Quand vous vous retrouvez, le choc est chaque fois plus violent que le précédent.

En un mois j'ai amassé environ 2 000 euros. En un mois, j'ai rencontré une quinzaine d'hommes. Certains me laissaient parler un peu avant l'acte ; je ne sais pas si ça met d'avantage à l'aise. Pas pour moi en tout cas. Avec d'autres, ils vous baisent direct (« right now », comme ils aiment à dire). Certains vous branlent comme des sauvages et d'autres font ça avec douceur. Certains voulaient absolument que je leur mordille les tétons, un autre voulait me sucer les orteils ; tel préférait que je me taise immobile pendant qu'il m'éjaculait dessus, tel autre demeurait affalé comme Patrick l'étoile de mer et attendait que je fasse le boulot. Les clients, ce sont des relations étranges. Sous l'apparente diversité des désirs, on retrouve toujours les mêmes gestes : on ne peut pas tellement innover dans ce domaine.

Au bout du cinquième ou du sixième, je ne me souviens plus exactement, j'ai eu une panne. Celle-ci a mis le mec grave mal à l'aise pendant les premières secondes, avant de le contraindre à m'accabler de son mépris ; « Fallait le dire que t'étais une pédale qui déraille/ petite frappe/ pauvre type/ impuissant. » Les mots qui font si mal, ceux qu’on prononce at the bottom of the night. Le client envisageait mon dragon mollasson comme une faute professionnelle. J'étais abasourdi, paralysé. Il a repris sa thune et s'est cassé.

Ils étaient tous différents et pourtant ils avaient quelque chose en commun ; ils me semblaient tous terriblement jeunes – mentalement. Alors qu'ils avaient tous physiquement en moyenne une décennie de plus que moi, je les considérais instinctivement comme des enfants : j'étais beaucoup plus vieux que chacun d'entre eux. Je voyais ce qu'ils recherchaient en venant me voir, ce qui leur manquait. Moi qui ai longtemps été un gosse, là je ne l’étais plus.

En entamant cette expérience, je m'attendais à me retrouver confronté à des problématiques en lien à l'argent et au corps. Quel sens leur assigner, surtout lorsque l'un exprime l'autre ? Marchander son corps est-il un moyen de se donner une valeur, de se débarrasser de son corps en tant que sujet ? Rétrospectivement, je peux assigner un sens à mes actes, à ma « quête sexuelle ». Ma pensée voulait se débarrasser d'elle-même. Néanmoins, ce n'est pas possible. Voilà pourquoi j'ai fini par me scinder en deux.

Mais lorsque les corps se touchent, et que vous rencontrez ce type qui va payer pour vous baiser, alors tout est brouillé. Dès lors, les grandes questions d'ordre économique et moral sur la marchandisation du corps disparaissent. Tout ce qu'il reste, c'est votre confusion intérieure. Je me suis fait violence en me prostituant. Si la prostitution n'est pas nécessaire à la survie, elle ne peut être qu'un moyen de se détruire : tout ce qu'il reste dans ces moments-là c'est votre être, seul.

Pourquoi alors ai-je continué ? À cause de la brume. J'avais conscience d'être débranché, et cela me convenait. À longueur de temps (excepté les crises), j'étais devenu souriant, calme, posé, peu bavard, je fixais le vague. Du moins, avant l’arrivée du client suivant. Pendant les rapports sexuels, jusqu'à la panne, j'alternais entre une libido effrénée et des moments d'automatisme. Il me fallait entre quelques secondes et de longs instants avant que mon corps, comme engourdi, ne se réveille brusquement ; c'était très variable. Parfois, je passais en un clin d’œil du rapport jouissif à la baise par automatisme, celle qui ne mène à rien.

Prendre du plaisir en se prostituant, c'est tellement différent du sexe « classique », du moins si un systématisme peut exister dans ce vaste univers. J'éprouvais indubitablement de la jouissance à mépriser mon partenaire. C'était moi qui régnais sur lui, et non l'inverse, par le lien d'argent qui s'établissait entre nous, et surtout de demande. La plateforme internet, avec ses multiples possibilités, me donnait l'illusion d'être le maître qui décide, qui choisit ; mes clients étaient mes élus et je les dominais. Un patron, ça ne se corrige pas, ça se comprend. Je comprenais tout à coup à quel point Jérémie avait été grisé à l'époque par le pouvoir et les responsabilités que nous lui avions donnés, et à quel point cela a dû être difficile de tout perdre du jour au lendemain. Être leader de soi et des autres, ça fait bander plus que tout.

Après ma panne avec le sixième, je n'ai pu aller jusqu'au bout avec le septième. La question « et s'il m'arrivait une autre panne ? » me tournait dans la tête, j'y songeais en permanence, paniquant d'avance en imaginant la scène. Le huitième est donc arrivé chez moi, la crise d'angoisse m'a submergé et je lui ai violemment demandé de partir. Il a obtempéré sans poser de questions. Désormais, ces crises de démence coupaient court à toute tentative de prostitution de mon corps. Elles n'attendaient plus le départ du client, mais se manifestaient dès les premiers instants en sa présence

Devant ma désespérance, j'ai voulu rencontrer un autre « mec payé » sur Grindr. J'avais besoin d'échanger avec une personne qui avait de l'expérience dans le métier. J'ai mis trois jours à le trouver. Il m'a fallu vérifier qu'il s'agissait d'un gars qui faisait ça depuis plus longtemps que moi. C'est comme cela que j'ai rencontré Renaud.

Renaud a vingt-quatre ans. Il a commencé en 2014, a arrêté durant un an, et a repris la prostitution voilà quelques mois. Nous n'avons passé qu'une heure ensemble, dans un café. Comme moi, il n'est pas le numéro de foire de la cage aux folles, contrairement à l'idée que les gens se font des « tarlouzes ». Il est en école de commerce, et en galère de thunes suite à des dettes qu'il avait accumulées à ses « grands » – les personnes au-dessus de lui – en dealant des amphétamines. Il semblait un peu amer. Ce que je retiens de cette rencontre, c'est que Renaud aime s'acheter pas mal de choses, n'a pas honte de son corps, n'a plus de véritables relations sociales (des amis, notamment), et que le cul n'est apparemment qu'un outil dans sa stratégie visant à devenir riche et puissant. Ça, c'est ce que Renaud veut montrer. En ce qui me concerne, j'y ai vu un certain dégoût de soi-même.

Même si j'avais évoqué le sujet avec trois amis très proches, il m'a semblé très difficile de parler de ce que je vivais : la prostitution est un tabou. Et encore plus, la prostitution masculine. Personne ne m'aurait compris. Ils auraient cherché un moyen de « me sortir de là », alors que j'y étais volontairement. Mais rencontrer un autre qui voulait comprendre ne m'a pas aidé. Renaud m'a fait l'effet d'un être abandonné, quelqu'un qui ne se pose même plus les questions car il ne résiste pas aux réponses.

Après cette rencontre, j'ai repris mon job de vacances : pute à mi-temps.
Le même cycle a repris et avec lui la brume, suivie des moments de démence fugitifs mais quotidiens. Ce travail m'aura appris la formidable non-diversité des clients ; toujours le type normal par excellence, chiant à mourir. Mais je remplissais mon office. Je récupérais entre 150 et 250 euros la passe, sans sodomie. Si un client tentait de me reparler sur l'application, je le bloquais immédiatement.

Il n'y avait que deux règles à mon expérimentation : 1. Pas de sodomie (ça m'a toujours fait peur et jamais attiré, ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça, on ne décide pas). 2. Jamais deux fois un même client. Ma petite bible binaire n'a jamais été transgressée et ce, jusqu'à mon dernier client.
Celui-ci s'appelle Arthur. C'est un homme de 32 ans, qui m'a ouvert la porte quand j'ai sonné. Peu différent des autres que je sélectionnais, un gars rassurant et pas l'air psychotique. Mais cette passe-là fut la dernière (la quatorzième ? La quinzième ? La seizième ? Qu'importe.)

Pendant qu'on baisait, j'ai senti son poids, sa chaleur, tout en contemplant notre infinie distance. Contrairement aux illusions de la réalité, jamais Arthur et moi ne pourrons nous toucher. Nous sommes bien trop loin : c'est un client, je suis sa pute, et demain soit il me méprisera, soit il aura honte, soit il me désirera, mais jamais il ne m'aimera. Une atroce crise de panique m'a submergé alors que je lui taillais une pipe. Je me suis précipité dans sa salle de bains, m'y suis enfermé, et ai ressenti un impérieux désir de fuir, de disparaître. J'ai vidé méthodiquement tous les calmants que j'ai pu trouver dans sa pharmacie (et Dieu sait combien il y en avait), avant de les gober soigneusement un par un, tandis que – je crois – la voix d'Arthur me demandait si tout allait bien.

Ce geste insensé, pur produit d'une panique brute, on peut le qualifier de tentative de suicide. Évidemment, il ne fut pas lié uniquement à mon rôle de prostitué endossé volontairement. Mais durant ce temps dans la salle de bains, débranché de ma raison, il me paraissait que je m'enfuyais très loin. Je ne voulais pas la mort, juste trouver un moyen de fuir, de tout arrêter pour me reposer.

Après avoir tapé l'intégrale de sa pharmacie, je suis revenu me coucher avec Arthur, l'air de rien, et j'ai repris mon travail buccal, avant de m'évanouir pris de fièvres et de convulsions. Arthur m'a ramené à moi, et forcé à vomir, encore et encore, avant de me déposer chez moi. Mais, si Arthur n'avait pas eu la présence d'esprit de me faire vomir ? Il m'a traité de « taré », de « névrosé », de « malade mental » avec dégoût au moment où il me laissait devant chez moi. Mais il venait de me sauver la vie et il était quatre heures du matin.

Je n'ai jamais revu Arthur. Ni l'un ni l'autre ne nous sommes jamais reparlé. Ma tentative d'empoisonnement a coupé court mon expérience de la prostitution. Depuis cette nuit du 19 août, j'ai arrêté le supplice pour me confronter à moi-même et aux raisons souterraines m'ayant poussé à entamer cette expérience. Cet immense cafard qui me ronge l’organisme depuis la fin du combat, de notre amitié, des rires et pleurs... Désormais, il revient me hanter pour me rappeler que j’ai bouffé plus de glands qu'un sanglier...

Tous les êtres vivants veulent connaître leurs limites, mieux se cerner, en se confrontant à des situations nouvelles pour eux. De mon côté, l'ennui a assurément joué un rôle dans ma démarche. Un jeu qui a failli m'être fatal. Je ne fais que rapporter mon expérience personnelle sur un fait de société qui touche des domaines qui nous concernent tous : la sexualité, l'identité, le rapport à l'argent, à son image, et à son corps. J'apprends toujours à mieux me connaître, mais en essayant désormais de ne plus me faire mal. C'est un long travail, mais la solution n'est pas la violence contre soi-même, ni contre son corps, ni contre son être.


Se faire du mal ne rend pas plus fort. Loin de là.
_________________
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La chair humaine, c'était comme du porc en fin de compte, gras à souhait en fonction de la zone désirée.
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RedStoneMatt MessagePosté le: Sam 05 Mai 2018 21:44   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


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Messages: 10
tout lu! j'ai bien aimé mais par contre il est devenu quoi odd après xD
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Zéphyr MessagePosté le: Dim 06 Mai 2018 16:31   Sujet du message: Répondre en citant  
Z'Administrateur


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Messages: 1042
Localisation: Au beau milieu d'une tempête.
Je crois que, de façon générale, je ne suis pas fan de tes One-Shots et de leur style. Cela étant, les productions antérieures du genre n’avaient à mes yeux pas le défaut que je reproche principalement à ce texte-ci.

Avant ça, deux petites remarques :

- Le synopsis de mise en bouche proposé en balise Spoil est une initiative louable, mais rien qu’en le lisant, on devine sans mal que l’histoire va nous proposer un Odd homosexuel (même si l’histoire prend plutôt bien à contre-pied la vision de Della Robbia de ce côté) et qu’au vu du passif de l’auteur, ça ne va pas être joyeux. Je n’écarte pas la piste que tu ais rédigé ce résumé à dessein, mais je dois personnellement avouer que ce n’est pas ces lignes de présentation qui m’ont poussé à lire le One-Shot.

- Même après double-lecture du texte, j’avoue ne pas avoir trouvé ou saisi le lien de celui-ci avec le titre donné. C’est arrivé à un tel point que j’ai envisagé qu’il y avait peut-être une faute de frappe et qu’un -t aurait dû remplacer une des lettres dudit titre. Razz

Alors, quel problème principal puis-je bien rencontrer avec ce One-Shot ? Pour le coup, c’est en lien avec ma conception personnelle de la pratique de la fanfiction. Faire le choix de sortir de l’ambiance de l’univers de base de Code Lyokô et de prendre ses distances avec lui afin de s’octroyer une plus grande liberté de déploiement de style personnel, ce n’est pas une démarche déplaisante (même si clairement, elle divise dans le milieu) et que j’encourage, en général. Cela dit, à mon sens, lorsque l’on fait ce choix d’orientation vis-à-vis d’un support original en fanfiction, il est plus qu’important de garder des repères solides et pertinents avec l’univers emprunté, encore plus lorsque le texte écrit s’éloigne d’entrée de jeu avec Code Lyokô.

Ici, excepté la référence explicite à Jérémie qui nous rappelle qu’on est bien dans une fanfiction liée à Code Lyokô, je n’ai pas retrouvé de repères, d’indices ou de simples mentions me renvoyant immédiatement à la série et à ce qu’elle montre et développe sur Odd Della Robbia. Par là, j’entends que l’on aurait pu renommer Odd en Léopold (ou juste créer toi-même un personnage principal) et annoncer qu’il s’agissait d’un texte original que ça n’aurait absolument pas impacté le fond et la forme du texte (sauf la mention à Jérémie évidemment – et encore elle reste très anecdotique).
Je pense que si l’on ne m’avait pas annoncé ce texte comme étant une fanfiction, je n’aurais pas eu un avis a posteriori si négatif. À moins que ce ne soit le côté « prétexte » de l’ensemble qui me dérange, à savoir se servir de l’univers de Code Lyokô pour déployer un propos qui n’a pas tellement à voir avec, et/ou en ne faisant pas ou peu de liaison avec. Pour te dire, malgré un dernier paragraphe explicite sur les motivations d’Odd dans sa démarche, je ne le comprends pas en définitive, et je ne me peux m’empêcher de le trouver un peu stupide aussi (bon ça je pense que c’est parce que je ne suis pas d’accord avec certains passages du texte, dans leur philosophie).

Pour conclure sur quelques notes positives. Je ne suis pas spécialement friand de ta façon d’écrire, mais ma lecture s’est déroulée sans accroc. Sans compter que l’on sent que le propos déployé a été réfléchi et qu’il ne s’agit pas d’un simple billet d’humeur suite à X événement (même si à titre personnel, je ne suis pas forcément en osmose avec le côté torturé et tortueux général). Tu es allé au bout de ton idée et tu lui a donné une forme textuelle, c’est tout à fait honorable.

Bien, je te souhaite bon courage pour tes autres productions et potentiellement à bientôt au détour d’une nouvelle !Wink
_________________
http://i.imgur.com/Z94MNN5.png

« Jérémie avait fait un superbe travail. Ce dernier voyage sur Lyokô promettait d'être inoubliable. »
Un jour, peut-être.
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