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[Fanfic] Bataille pour l'espoir

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 Auteur Message
Pikamaniaque MessagePosté le: Mar 21 Juin 2011 20:11   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


Inscrit le: 30 Jan 2011
Messages: 490
Localisation: Norende.
Bon, j'ai un considérable retard, mais en fait, euhm, je suis assez occupé ces temps-ci, tout ça pour dire que la suite arrivera en temps et en lieu, je prends en note vos critiques et organise très vite une correction de ce chapitre III.

Sur ce, et amicalement, bye bye Mr. Green

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.
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Jo' MessagePosté le: Mer 30 Mai 2012 14:12   Sujet du message: J'ai absolument conscience qu'il s'est écoulé un an. Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 05 Jan 2012
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Localisation: Skype ?
Analysons-tout ça ! Mr. Green (façon vrac)

Je dois dire que j'ai toujours du mal avec les fictions désespérées, principalement celles où nos amis de toujours se retrouvent à se séparer, et à se faire ''méchamment'' la gueule (quoique, on voit que ça peut encore changer). J'ai du mal, parce que c'est triste, mais surtout parce que, justement, ce sont ''des amis de toujours'', et les disputes qui cassent un groupe aussi fort, ça semble dur à avaler.

Et pourtant ...

J'ai beaucoup aimé. J'ai aimé ta façon d'écrire, de décrire les sentiments tout ça ... Assez facile à lire, sans que ça manque de ''bon français''. J'ai beaucoup apprécie le scénario, également.

Avec ce malheureux accident, les 5 amis vont devoir se réunir, et en toute logique, s'expliquer. C'était assez prévisible, qu'un événement comme celui-ci survienne, mais pas irréaliste : après tout, si quelqu'un est sur leurs traces et cherche à les obliger à rester, c'était effectivement le bon moment pour trafiquer les freins. Et même si je l'ai vu arriver, cet accident, je suis en revanche complétement paumé sur ce que tu envisageais pour la suite.

''Comment en sont-ils arrivés là ?'' est la question qui revient sans arrêt, forcément.

Une dispute entre Odd et Jérémie (rapport à Aelita apparemment oO), un Ulrich qui prend pas trop de partie, mais se retrouve à finir avec Odd, qui est devenu désolant, une Aelita bouleversée qui fuit la situation dans une nouvelle établissement à Lille, avec Jérémie, et pour finir une Yumi qui part au Japon ... Ça semble mal barrée, renforcée par le fait qu'on en sait pas grand-chose. Mais ...

Il fallait qu'un événement vienne chambouler leurs plans, et qui les contraint à rester ici : autant les lyoko-guerriers n'ont pas pu faire ce qu'ils voulaient, autant ceux qui on tous orchestré, leur plan marche à merveille jusque-là. Parce que si le but n'était pas de tuer les parents de Yumi, c'était au moins qu'elle soit retenu ici.

Problème, Jérémie et Aelita, ils sont sensé vite repartir non, maintenant que les parents de Yumi non plus rien à craindre et qu'elle se retrouve dans les bras d'Ulrich Mr. Green ( Oui bon, pas encore, mais certaines insinuations comme ''De me priver de mes amis, de mon petit copain'' font penser que, Ulrich et Yumi c'est pas fini.) ? Jérémie et Aelita non vraisemblablement aucune raison de rester ici, même s'ils savent maintenant qu'une menace plane : je me demande donc à quoi avais-tu pensé pour les contraindre à rester.

Et ce Odd, qui ne semble n'avoir retenu aucune leçon de ''ce clash'' : que va-t-on faire de lui hein ?

Voilà, donc je sais, c'est assez en vrac, mais je t'avais parlé d'analyse, je n'avais pas précisé la qualité (Mr. Green)

Alors,
j'espère que, si un jour tu trouve l'occasion et l'envie de continuer cet fiction là où elle a été laissée, je serais là pour la lire, étant donné qu'elle m'a plut. C'est frustrant pas de savoir la suite, ça commençait plutôt bien (enfin mal, mais intéressant quoi ...).

Eh bien en tous cas merci pour ce début de fiction, qui n'a beau ne pas être achevé, m'a plus à lire Smile
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Pikamaniaque MessagePosté le: Mer 15 Aoû 2012 00:10   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


Inscrit le: 30 Jan 2011
Messages: 490
Localisation: Norende.
Vous la croyiez morte, eh bien non. Elle revient pour le plaisir de vos petits yeux. Je remercie tous ceux qui ont commenté ma fiction (que les commentaires aient été positifs ou négatifs) et j'ai décidé de me relancer dans l'écriture. Pour vous faire patienter, j'ai écrit une longue lettre adressée au président de la République, levant beaucoup de zones d'ombres sur la façon dont j'interprète la genèse de l'histoire. J'entends par là que je révèle l'essentiel, car je pense que cela ne serait pas opportun de le montrer en morceaux durant mes chapitres. Je risquerais de m'embrouiller et de finalement créer des incohérences.

Je vous laisse donc profiter, j'ai tenté quelque chose d'entièrement nouveau et ça pourra plaire et ça pourra déplaire. Mais j'ai souhaité tenter quelque chose de beaucoup plus "noir", beaucoup plus "grave" qu'un simple délire entre adolescent. J'ai voulu innover par le concept de lettres, j'espère ne pas m'être totalement raté et que cela vous mettra dans l'ambiance. J'ai aussi fait exprès d'écrire plusieurs bêtises : ce serait trop facile que le gouvernement sache tout. Smile

Pour toute critique qui pourrait m'aider dans ma rédaction, n'hésitez pas, c'est à la suite. J'ai également changé le nom de la fic'.

    Missive



    Monsieur le Président de la République
    Palais de l'Elysée
    55, rue du faubourg Saint-Honoré
    75008 Paris


    Paris, le 5 septembre 2005.

    Monsieur le Président, vous trouverez ci-joint les informations concernant l’organisation terroriste Carthage. Il semblerait que nos informations aient permis de localiser plusieurs de leurs agents dans la capitale française. Monsieur le Président, il est de votre devoir de prendre une décision pour protéger la population face à notre pire menace. La sûreté de la nation voire du monde est en jeu. Peut-être ignorez-vous l’ampleur de la situation, alors je vais me permettre une petite réminiscence.

    Dans les années 1970, un groupe de scientifique très expérimenté (engagé par le F.B.I) travaillèrent sur un projet de supercalculateur quantique dans le but d’intercepter et de couper les communications soviétiques. Cependant, les choses ne tournèrent pas comme le gouvernement américain le prévoyait et la machine devint incontrôlable. Beaucoup plus puissante que prévue, elle fut capable de créer un monde entièrement virtuel dans lequel des êtres humains pouvaient être envoyés par le biais de scanneur. Cette technologie ne devait jamais être connue du public. Malheureusement, un des scientifiques du projet, l’humaniste Waldo Schaffer le quitta et constitua une menace pour le secret d’état. Sans l’autorisation de notre gouvernement, des agents du FBI tentèrent de l’éliminer. Sans succès. Il demeurait introuvable dans tout le territoire. Dans un élan de panique, la maison blanche ordonna l’arrêt des recherches et la mise au bagne du supercalculateur construit près des Cévennes.

    Cependant, les scientifiques du projet Carthage utilisèrent leurs recherches pour approfondir leur influence et adresser un ultimatum au gouvernement américain. Il stipulait que toutes les informations seraient transmises à Moscou et utilisées dans le but de punir les démocrates pour leur naïveté. Entre-temps, ils trouvèrent le moyen au prix d’énormément d’énergie de retourner dans le temps. Nous ne pouvions pas les laisser tester cette découverte, et un accord bilatéral ordonna l’arrestation des dix scientifiques impliqués dans les menaces. Un corps d’armée investit également le laboratoire secret dans lequel le supercalculateur fut détruit puis brûlé. Il ne devait rester aucune preuve.

    Cette victoire qui permit de préserver temporairement notre monde n’était qu’à demi-teinte. Les scientifiques demeuraient introuvables, pouvant toujours, grâce à leurs données, créer un nouveau supercalculateur pour le compte de l’Union Soviétique. Retrouver Waldo Schaffer devint donc notre première priorité. Lui seul pouvait nous aider à lutter contre ce qui devint l’organisation terroriste la plus dangereuse au monde. Selon nos sources, ils trouvèrent exil en Argentine, peu avant le début de la guerre des Malouines en 1982. À cette occasion, l’affaire devint si grave que le premier ministre britannique Margaret Thatcher dut être mise au courant pour profiter de la guerre contre l’Argentine afin de récupérer les fuyards.

    Une cyberguerre se profilait peu à peu, tandis que nos recherches pour trouver Waldo Schaffer ne se couronnaient d’aucun succès. Lui et sa famille couraient un grave danger. Nous apprîmes en 1987, la disparition de sa femme puis sa fuite vers Paris. À ce moment, nous nous rendîmes compte que Carthage ne souhaitait pas retrouver Schaffer, mais le tuer. Comme les américains il y a dix ans de cela. Il ne fallait pas que cela arrive. La CIA, la DCRI, la DGSE et même une partie des services secrets britanniques participèrent aux recherches.

    Le round final face à Gorbatchev s’approchait, et à cette occasion, le développement de l’arme virtuelle devint plus crédible. Selon nos sources, l’organisation criminelle désormais dotée d’un haut corps armé pouvait frapper n’importe où dans le monde. Bien heureusement, la chute de l’URSS précipita le mouvement dans l’ombre, et nous pensions sa mission terminée. Mais… plusieurs données embrouillèrent la reconstitution des faits pour l’année 1994. Oui, il semblerait que le scientifique Franz Hopper (nom d'emprunt durant son exil) aujourd’hui porté disparu et déclaré mort (assassiné par Carthage) aurait fortement développé ses recherches au cours d’un même jour. Nos experts sont toujours désarmés face à cette curiosité. Son travail colossal nécessitait plusieurs années, pas vingt-quatre heures.

    Aujourd’hui, nous sommes quasi certains qu’il a pu développer à lui seul la technologie que Carthage préparait dans le plus grand secret. Il a réussi à développer le retour dans le temps, sans que nous ne trouvions l’emplacement de son supercalculateur. Mais très récemment, il y a, je vous dis, moins de vingt-quatre heures, plusieurs agents de Carthage ont été localisés dans Paris, et un attentat à la voiture piégée a manqué de causer la mort de deux parents. Nous le savons, car ils ont clairement laissé leur marque ; leur symbole. Un symbole que nous avons bien sûr exigé d’omettre dans le rapport de police.

    Vous vous demandez sûrement qu’est-ce que cela veut dire, monsieur le Président. Pourquoi est-ce que du jour au lendemain, je vous raconte tout cela, moi, le chef des services de renseignement. Eh bien car cette arme virtuelle peut mettre en danger la pérennité du monde. Au travers d’attaques par des programmes multi-agents, l’on peut interférer dans notre monde réel et créer des dysfonctionnements d’une rare intensité capable de tout détruire sur leur passage.

    Nous sommes sur le point de localiser ce que nous cherchions depuis des décennies, nous ne devons pas manquer cette chance, et nos recherches doivent se concentrer près du lycée Kadic, où cela fait plus de trois fois qu’ils s’y rendent en dix ans. Nous attendons votre aval pour concentrer nos recherches et surtout pour avoir carte blanche quant à Carthage. Nous ne devons reculer devant rien pour les arrêter avant qu’ils n’obtiennent ce qu’ils veulent (à savoir quoi). Cette histoire est peut-être enterrée pour les américains, mais elle ne l’est pas pour nous. Nous portons l’entière responsabilité d’un échec.

    Ils sont puissants, monsieur. Mais nous pouvons l’être plus qu’eux. Si nous retrouvons la technologie….

    Je vous prie d’agréer l’expression de mes plus sincères salutations,
    Général Hussinger, chef des services secrets.

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.


Dernière édition par Pikamaniaque le Lun 20 Aoû 2012 21:38; édité 2 fois
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Xerox MessagePosté le: Mer 15 Aoû 2012 11:25   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 27 Mar 2012
Messages: 159
Super, une suite!
J'adore ta fic, l'histoire est intéressante, originale, c'est bien expliqué, bref...

Bon courage et j'attends la suite avec impatience! Smile

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DimIIy MessagePosté le: Mer 15 Aoû 2012 16:30   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 23 Oct 2009
Messages: 1044
Localisation: Dans mon lit , en train de manger des kinder Bueno !
Hey, je pensais que tu avais arrêté ton histoire moi ! Je suis agréablement surprise que tu la reprennes surtout qu'elle avait l'air de me plaire vue les commentaires que j'ai posté !
Bref, je trouve que tu as fais des progrès par rapport à avant ! Je viens de relire les chapitres précédents, et je me rend compte que tu faisais quand même assez de fautes, là je ne pense pas en avoir vue ...Peut être que quelqu'un en repérera je ne sais pas Razz

En ce qui concerne l'histoire, bah là je ne peux pas trop juger vue que c'est juste une transition ! Mais, j'apprécie ton interprétation des évènements liés à Carthage, et j'aime bien le faite que tu mêles le gouvernement à tout ça, je suis curieuse de voir comment tu va tourner les évènements Wink

Bonne continuation

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Merci me98 !!

Texte by me : Disparition (2eme version de préférence )
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Kasux MessagePosté le: Mer 15 Aoû 2012 21:43   Sujet du message: Répondre en citant  
 


Inscrit le: 24 Mar 2012
Messages: 580
Localisation: Là où l'herbe ne repousse jamais
Ah ça c'est du bon, que du bon, j'adore !

bref, l'histoire débute très bien, j'ai hâte de voir comment les choses vont devenir.
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Pikamaniaque MessagePosté le: Mer 15 Aoû 2012 23:05   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


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Localisation: Norende.
Merci pour vos agréables commentaires qui me font chaud au cœur ! Comme promis, voici la suite tant attendue de l'histoire. Je suis peut-être allé un peu loin, mais je ne me sentais pas de faire dans le léger, certainement pas avec la lettre que je vous avais écrite. Je ne sais pas bien ce que cela donne, peut-être trouverez-vous cela beaucoup trop inadapté au ton de la série.

Allez, j'attends vos avis, pour savoir si c'est un pari réussi ou raté de miser sur l'originalité et la maturation des personnages et du scénario. Smile



Chapitre 4 – Opération Unthinkable.


    Un homme vêtu d’un costume militaire s’avançait rapidement dans l’allée d’un couloir de sous-sol. Le rictus grave inscrit sur son visage. Il devait avoir la soixantaine. Celui-ci rentra dans une pièce encore plus sombre, dans laquelle ne se trouvait qu’une immense table en bois marbré ainsi qu’un écran géant aux dimensions d’un écran de cinéma. On pouvait observer une dizaine de personnes réunies autour du support, un dossier ouvert à la main, puis, un peu plus loin, le drapeau français, européen et onusien sur des mâts. En signe de respect, les hommes se levèrent et firent le salut militaire. « Repos soldat. » Lâcha sèchement le vieux général. Il tenait dans sa main gantée une missive adressée par la présidence de la république. « Tout est en ordre. Nous pouvons intervenir. L’heure est venue, messieurs, de nous surpasser et de prendre notre revanche sur les suppôts de carthaginois. » Il parlait de cette façon si particulière. Cette façon qu’avait les vieux généraux old school de parler comme si la pire des batailles était à venir. On voyait pourtant dans ses yeux la gravité et l’inquiétude, mais aussi le désir de remporter le défi le plus cher à sa carrière. « Ce soir, nous enverrons un corps du G.I.G.N perquisitionner l’établissement Kadic, sans prévenir personne, avec le total accord du gouvernement. Nous récolterons tout ce que nous jugerons d’intéressant et nous fouillerons tout. Les ordinateurs, les téléphones, les journaux intimes. Les agents de Carthage ne viennent pas ici par hasard, d’autant plus que Waldo Schaffer y a travaillé. Je compte sur vous, quant à moi, je sais ce qu’il me reste à faire en attendant. » Sur ces mots, il posa le dossier sur la table, le regard toujours sévère, et tourna les talons vers la sortie.

    20H40. L’air du soir rafraichissait la capitale française, et une sombre anxiété donnait froid dans le dos. Dans les médias, on faisait vent d’une tentative ratée d’assassinat. Pas plus d’une minute, dans les dernières pages de la rubrique faits divers. Personne ne se doutait, ou plutôt, personne ne savait la gravitée de la situation. Le père de Jérémie était arrivé un peu plus tôt dans la soirée, et tint longuement compagnie à Yumi, totalement abattue. Aelita dut répondre aux questions des policiers, au même titre que Jérémie, puis Odd et Ulrich. La bande s’était enfin retrouvée, mais bizarrement, aucun d’eux ne cassait le silence religieux de la chambre quatre cent vingt-six. Les policiers se congédièrent pour transmettre les éléments du dossier au procureur de la République de Paris. Lequel ouvrira sans doute une enquête diligentée par un juge d’instruction. Rien de plus qu’une affaire normale pour la bonne vieille justice française. Il y avait beaucoup de non-dits dans cette histoire, car chacun détenait des informations inconnues des autres. Sans le savoir, les Lyokoguerriers s’étaient impliqués dans une affaire très dangereuse. Quelqu’un leur en voulait. Quelqu’un savait qui ils étaient, et il connaissait leur secret. Et cette personne ne tarderait pas à se montrer pour les faire disparaître. À jamais.

    0H40. Yumi resta seule à l’hôpital tandis qu’Ulrich et Odd rentrèrent à l’internat, la boule au ventre. Jérémie logea à l’hôtel avec Aelita et son père. Il était très inquiet. Dans ces circonstances, il ne pouvait pas laisser son amie seule. Le garçon ouvrit l’eau de la salle de bain pour se brosser les dents. Le contact froid avec le dentifrice le crispa quelque peu. Il était resté toute la journée sans boire ni manger. Son ventre gargouilla comme un affamé. La personne dont il était amoureux en profita pour faire une comparaison peu élogieuse avec Della Robia. « Tu es d’un drôle déconcertant ma chère Aelita ! » Répondit-il du tac-au-tac, le ton ironique. Il termina son brossage puis s’essuya ses lèvres humectées. Voilà. Il était fin prêt à dormir. Pourtant, un pressentiment lui faisait dire qu’il ne s’endormirait pas facilement cette fois-ci. Son père capta très bien son inquiétude. Il se demandait ce qu’il devait faire dans cette situation. Il était le seul adulte compétent à pouvoir gérer les amis de son fils, pratiquement des frères entre eux. Non, il ne pouvait pas repartir avec Aelita et Jérémie. Il serait irresponsable. de faire ça. Il regagna sa chambre après une accolade avec les deux adolescents. Dans un soucis d’intimité (et car il pensait qu’Aelita et Jérémie partageaient une relation forte), il avait pris deux chambres d’hôtel. Nous n’étions pas dans la haute saison, donc la trouvaille fut facile. La jeune fille se posa près de son ami, et le serra très fort dans ses bras. Elle aussi ressentait de l’inquiétude. Mais aussi de la peur… à ce que le pire puisse arriver.

    « Bonne nuit Jérémie.
    — Bonne nuit Aelita. ». Cette fois-ci, les sensations corporelles s’exprimaient plus que les mots. Ce n’était sans doute pas plus mal.

    ***


    2H30. L’alarme incendie raisonna dans l’établissement Kadic tandis que le maton de l’internat ordonna aux élèves de s’habiller et de se lever. Un moment d’une rare intensité dans ce lycée tranquille. Jim Moralès, encore en pyjama (dont les pantoufles d’ours faisaient rire plus d’un) organisa l’évacuation avec l’aide de plusieurs professeurs encore sur les lieux. Le proviseur de l’école regagna également son établissement, prévenu par les forces du G.I.G.N qui annexèrent les lieux. Les élèves se retrouvèrent pacqués par classe, certains ne comprenaient pas bien ce qui se passait, encore plongés dans les bras de Morphée. Après une petite demi-heure d’excitation, un homme en tenue militaire prit un haut-parleur et calma raide l’assemblée par sa voix sévère, afin d’éclairer les raisons officielles des événements. « À tous les élèves, professeurs et personnels du lycée Kadic. Je vous annonce que sur décision gouvernementale, dans l’intérêt de la Nation, vos effets personnels et professionnels seront perquisitionnés puis rendus d’ici à quarante-huit heures, or mis dans des découvertes d’objets illicites ou suspects relatif à notre présence ici. L’accès à l’établissement est interdit jusqu’à nouvel ordre, et je vous invite à vous rendre dans votre foyer ou dans la cantine de l’établissement pour y patienter jusqu’au matin. Le personnel compétent prendra la suite. »

    Dans le groupe de la classe de seconde D, Odd et Ulrich échangèrent des regards surpris. Les deux garçons qui cohabitaient dans la même chambre ne dormaient pas au moment où l’alarme se mit à raisonner. Il se passait quelque chose d’important pour que le G.I.G.N se rende lui-même sur place. Le blond reconnut immédiatement l’insigne sur l’uniforme des gendarmes. Il eut un pincement au cœur. L’école renfermait-elle des terroristes ? Il décrocha un rire nerveux, et se rappela soudain que s’ils ne pouvaient accéder à leur chambre, les gendarmes trouveraient le journal de Jérémie et d’Ulrich dans lequel on pouvait trouver des allusions à Lyokô et au supercalculateur. Non… il ne cherchait quand même pas cela… Dellarobia exclut immédiatement cela de son esprit, car l’aventure Lyokô était terminée. Même si… depuis la tentative d’assassinat sur les parents de Yumi, il ne faisait nul doute que quelqu’un leur en voulait. D’autant plus qu’au cours de la conversation avec Ulrich tout à l’heure, celui-ci lui lut le contenu d’une lettre écrite de la main de Mister Spencer, le nouveau professeur d’anglais. À l’intérieur, il décrivait quelqu’un en quête de leur secret, au point d’en informer le proviseur. Tout cela pouvait difficilement être une coïncidence, et Odd ne dut adresser qu’un simple regard à Ulrich pour qu’il comprenne. L’adolescent sortit son téléphone violet et composa le numéro de Jérémie. Il rapprocha le combiné de son oreille mais sentit quelqu’un lui arracher de force.

    « Les appels sont prohibés. Aucune communication avec l’extérieur n’est autorisée. Les portables sont réquisitionnés. » Cette voix… C’était celle d’un membre armé qui braqua son arme vers Odd. Il devait être le chef suppléant pour avoir une voix si impérative. Il récupéra les portables de tous les adolescents avec l’aide de ses collègues, et même ceux du personnel. Un brouhaha perturba le bon déroulement des opérations, vite mâté par une dizaine de militaires en cercle autour des élèves. Un des professeurs n’en croyait pas ses yeux et était outré avec quelle méprise l’on traitait des élèves comme des terroristes. Une fois les téléphones récupérés, des gendarmes se postaient par deux aux entrées et aux sorties des deux bâtiments de la cantine, ainsi qu’aux portes de chaque complexe. Le reste se dirigea vers les dortoirs ou vers l’administration, dans laquelle le proviseur Delmas s’entretint avec le général en chef de l’opération.

    Dans la cantine, le corps professionnel eut bien du mal à maintenir le calme, tandis qu’Ulrich et Odd se mirent en retrait pour réfléchir à la situation.

    « Tu penses qu’ils cherchent quoi ?
    — J’en sais rien, mais ça sent pas bon du tout.
    — Et on a aucun moyen de prévenir les autres ?
    — En fait… peut-être que si. » Ulrich s’astiqua le menton, pour simuler une réflexion sérieuse.

    William. On ne l’avait plus vu depuis longtemps. Il prit beaucoup de recule par rapport au groupe depuis sa libération du joug de X.A.N.A. Mais ce soir-là, il sortit du pays du silence pour s’asseoir à la même table qu’Odd et Ulrich. Qu’importe s’il causait un malaise. Ce n’était pas l’heure aux chipotages. Il demanda un bref résumé de la situation, usant de son âge pour parler sur un ton sévère, à l’exemple de l’attaque des zombies il y a deux ans. Le lycéen qui eut beaucoup de conflit avec lui par le passé se dispensa de lui répondre et laissa la tâche à son ami, qui hésita à le mettre dans la confidence. De toute façon, qu’importe. Cette histoire risquait de les dépasser, un allié de plus ne serait pas une plaie. Il raconta tout plus ou moins en détail, et Ulrich en profita pour utiliser du portable qu’il n’avait pas donné pour envoyer un SMS très court à Jérémie. Le personnel scrutait de façon pesante les élèves, un appel serait trop visible, au même titre qu’une écriture trop lente la tête sous la table. « Qu’est-ce que tu fous avec ça ? » Demanda soudain William. Son œil n’était pas dupe et il comprit le manège de son meilleur ennemi. « Chut. ». Il n’apprécia pas cette réponse, et ergota des minutes sur le danger d’avoir menti aux forces de l’ordre. « Tu peux continuer à piailler pendant des heures, si ça te chante, mais j’essaie de prévenir Jérémie. » Finit-il par lâcher pour clore définitivement la polémique. « N’oublie pas que si t’avais écouté Jérémie, t’aurais jamais été xanatifié ». De quoi bien enfoncer le clou. Odd tenta d’apaiser les choses, ce n’était ni le lieu, ni le moment de s’énerver. La salle était pleine à craquer, normal que la chaleur humaine en inquiétait plus d’un. Le blond remarqua le visage apeuré de Milly et Tamia, l’étonnante solitude de Sissi, et le drôle de silence comme si parler trop fort serait dangereux.


    ***

    3H50. Jérémie n’était pas un grand dormeur, a fortiori quand quelque chose le tracassait. L’heure continuait de tourner, et il se contentait de regarder le plafond de la chambre, ne trouvant pas le moyen de fermer l’œil. Aelita, quant à elle, dormait déjà depuis un bout de temps. Pour tuer le temps, il pianota sur son nouveau téléphone offert par son père lors de son dernier anniversaire. Grâce à lui, il pouvait naviguer sur internet et même consulter ses messages dans sa boîte courriel. Par la plus grande coïncidence, l’adolescent qui n’attendait qu’un événement pour sortir de son lit reçut un SMS d’Ulrich. Le contenu était bizarre. Il était écrit en SMS mais contenait un code proprement incompréhensible. Du moins, pour Jérémie, qui ne maîtrisait pas du tout le langage des jeunes. Interloqué par l’envoi d’un message à cette heure, il lui demanda ce qu’il voulait en réponse. Le message n’accusait aucune réception. Dubitatif à une simple blague, surtout depuis leur rapport extrêmement tendu depuis quelques mois, il décida de donner quelques coups de coude à Aelita. « Hé, réveille-toi ! ». La jeune fille mit du temps à ouvrir l’œil, elle avait le sommeil difficile. Imaginez-vous réveiller en pleine nuit par votre copain à cause d’un étrange SMS. Cela donne envie de se rendormir, tout au plus s’énerver. « Quoi… Qu’est-ce qu’il y a Jérémie, t’as vu l’heure… ? Il est quatre heures du matin ! ». Il ne dit rien et se contenta de lui montrer le téléphone. Elle se redressa subitement, et écarquilla plusieurs fois les yeux avant de tirer la couette et se lever. « Jérémie, Ulrich et Odd ont des problèmes au lycée, je ne sais de quelle nature, mais il a utilisé un code que nous utilisions pour les attaques de X.A.N.A. Nous devons aller voir ce qui se passe. ». Son regard était soucieux. Il ne faisait nul doute qu’elle craignait d’un éventuel retour du programme. Tous deux ne pouvaient toutefois se douter de la vraie nature du danger.

    Ils s’habillèrent le plus vite possible, ils ne pouvaient prendre trop de risque avec ce genre de message. « On prévient Yumi ? » Demanda Aelita. Jérémie considéra un instant la question, puis fit un geste négatif de la main. « Laissons-là tranquille, elle n’a pas besoin de ça pour le moment. ». S’ils ne devaient pas rentrer avant le petit matin, Jérémie prit le soin de laisser un mot à son père. Désormais, les deux adolescents devaient se rendre à leur lycée d’antan tout en faisant attention aux dangers nocturnes. Par précaution, ils empruntèrent les allées fréquentées. Malgré l’heure tardive, la ville ne dormait pas. Le blondinet trouvait d’ailleurs cela plutôt surprenant pour un six septembre. Ce n’est qu’en arrivant devant la grille du lycée qu’ils remarquèrent la présence des forces de l’ordre. « Jérémie… ils font quoi ici ? » Chuchota Aelita. Si seulement son interlocuteur pouvait répondre à la question. « Je n’en sais rien, mais ça ne sent pas bon du tout. On dirait le G.I.G.N… ». Une myriade de questions se posa dans la tête de l’informaticien. De la plus ridicule à la plus pertinente. Y avait-il eu un événement grave dans le lycée ? Non, on le verrait. « Bon. On va passer par les égouts. Suis-moi. » Comme au bon vieux temps, les deux jeunes s’engouffrèrent sous une plaque et rejoignirent l’embouchure du parc. « J’avais oublié à quel point ça puait cet endroit ».

    Il faisait sombre dans l’espace vert. Aucune lumière, si ce n’est celle de la lune ne pouvait guider Aelita et Jérémie. Ils remarquèrent très vite la présence de deux hommes assez étranges au loin. Vêtus de noir, ils épiaient la cour du collège, et plus particulièrement le bâtiment administratif. Comme si ils attendaient quelque chose. À pas de furets, Jérémie s’avança vers eux pour mieux les distinguer. Il mit son doigt sur sa bouche pour informer l’adolescente de ne faire aucun bruit et de ne rien tenter d’idiot. Bizarrement, celle-ci semblait tétanisée sans que son ami ne le remarque. Il ne fallait pas rester ici. Il y avait quelque chose d’étrange. Jérémie tourna les talons et marcha vers Aelita, lui faisant signe d’aller vers la cour. Elle n’eut pas le temps de tourner les talons qu’un homme en noir se trouvait devant elle, le sourire carnassier. « Que font deux jeunes gens dans ce parc, à cette heure de la nuit ? » demanda l’un, le ton assez surjoué.

    Ce n’était pas des hommes du G.I.G.N. Non, c’était impossible. L’adrénaline monta rapidement, mais il fallait se montrer maître de soi-même et ne pas laisser échapper de la peur. L’autre homme se mit derrière Jérémie, l’empêchant de s’enfuir. « On… On s’est perdu. On est interne à Kadic, et on a fait la bringue toute la nuit ! Excusez-nous ! ». Le garçon avait perdu le coup pour les mensonges. On voyait tout de suite qu’il mentait. Les hommes rirent à foison. « Vous n’avez sans doute pas bien compris… » Il agrippa Jérémie par la taille, celui-ci se mit à hurler avant qu’une main ne se mette sur sa bouche pour le faire taire. Aelita ne savait pas quoi faire, elle était apeurée. Pour ajouter à l’anxiété, les hommes sortirent une arme à feu et la pointèrent vers la jeune fille. Tout cela était donc fini. Par des gens qu’ils ne connaissaient même pas. « Nous faisons parti du projet Carthage. Et pour la pérennité de notre mouvement, vous ne pouvez plus vivre […] » La suite demeura flou. Les adolescents venaient de buter sur le mot « Projet Carthage ». Le reste était superflu (or mis la mise à mort bien sûr). Ils existaient donc bel et bien. Mais la réflexion ne pouvait aller bien loin dans ces circonstances. L’homme qui tenait Jérémie par le col l’envoya à terre près d’Aelita.

    Il ne fallait plus rien espérer. Sauf peut-être l’impensable. En tout temps et en tout lieu, l’impensable se produisait. « Non, messieurs, laissez dont ces jeunes tranquilles. Vous feriez mieux de vous attaquer à des ennemis de votre niveau. Nous vous cherchions depuis longtemps, et nous vous avons enfin trouvé. » Un coup de feu étouffé par un silencieux retentit et désarma le premier agent. Le second se retourna rapidement, sans toutefois éprouver de l’inquiétude.

    « J’espérais que vous viendriez, mon général.
    — Partez immédiatement, tous les deux ! » Ordonna la voix d’un second homme qui s’approcha près des deux adolescents. Ils ne se firent pas prier.

    Jérémie prit Aelita avec lui pour la relever et partit en courant. « Vous savez pertinemment que si vous m’abattez, dix personnes mourront. Voire plus. » C’était la dernière chose qu’entendit Jérémie de la bouche de l’assassin. Des coups de feu rapident s’échangèrent des deux côtés, et se turent la minute suivante. L’adolescent ne voulait rien voir du sinistre spectacle, et ne comprenait pas encore tout. Il s’arrêta devant les grilles du lycée, son amie n’en pouvait plus de courir. « Aelita, ça va ? » Elle reprenait avec difficulté sa respiration. Elle semblait ailleurs, et se dégagea de l’emprise de Jérémie. « Oui, ça va, c’est bon. ». Un petit groupe de gendarmes se déplacèrent vers eux. « Que faites-vous ici vous deux ? C’est une zone d’exclusion établie par le gouvernement pour la nuit. » La lumière de la torche les aveugla.

    ***


    6H10. On avait distribué des oreillers aux internes enfermés dans la cantine du lycée Kadic. La plupart s’était endormi, même Odd. Les premiers rayons de soleil s’élevèrent sur la capitale française, et le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale finissait leurs perquisitions. Ulrich avait remarqué l’absence de monsieur Spencer alors que tous les professeurs se devaient de surveiller les élèves. Il semblait y avoir de l’activité à l’extérieur de l’établissement et l’adolescent remarqua un petit attroupement à l’entrée du parc. À ce moment, le proviseur du lycée, monsieur Delmas, entra dans la cantine et s’approcha d’un des surveillants pour lui chuchoter quelque chose à l’oreille. Le directeur toussota pour réveiller quelques lucides et glisser quelques mots sur les récents événements.

    « Je souhaiterais vous présenter nos sincères excuses pour le dérangement au cours de la nuit dernière. Le lycée n’ouvrira pas ses portes aujourd’hui, et vous avez donc journée libre jusqu’à demain. Profitez-en pour vos reposer, vos effets personnels ont été remis à leur place et vos chambres sécurisées. Je demanderais à juste à Odd Della Robia et Ulrich Stern de me suivre dans mon bureau pour y rejoindre Jérémie Belpois et Aelita Stones afin de répondre à quelques questions sur des effets personnels étranges trouvés dans leur chambre respective. Bonne journée à vous, et le petit-déjeuner sera servi d’ici une petite heure. » Ulrich regarda son ami et se dirigea vers le proviseur, sous le regard surpris de William. Que voulait-il ? Était-il tombé sur les journaux intimes… et notamment celui de Jérémie qu’Odd gardait ? L'interrogation restait totale.


_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.


Dernière édition par Pikamaniaque le Sam 18 Aoû 2012 15:38; édité 3 fois
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Kasux MessagePosté le: Mer 15 Aoû 2012 23:45   Sujet du message: Répondre en citant  
 


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plutôt bien cette épisode, de nouvelles informations ^^

Ce générale à l'air pas gentil (oui je parle pour ne rien dire ^^)

encore une fois bonne chance pour la suite.
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Pikamaniaque MessagePosté le: Mer 15 Aoû 2012 23:55   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


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Merci pour ton commentaire.

Tu trouves qu'un général qui sauve Aelita et Jérémie n'est pas gentil ;; ?
Ma foi, c'est une vue de l'esprit. /parpaing/.

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.
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Kasux MessagePosté le: Jeu 16 Aoû 2012 00:09   Sujet du message: Répondre en citant  
 


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Ah, bin aussi j'ai mal lu, oui il est tard je confond facilement les évènement ^^

après relecture effectivement il est temps que je m'endorme.

voilà.
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Mejiro-kun MessagePosté le: Sam 18 Aoû 2012 14:11   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


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Coucou ! Bon j'avoue que ça fait un moment que je n'ai pas lu ta fic alors je ne me souviens plus bien du début @_@ ! Cependant j'ai vraiment adoré les deux derniers chapitres ! C'est vraiment très très bien écrit avec quasiment pas de fautes et relativement prenant !

Pour "Missive" tu as vraiment bien réussi à retranscrire la backstory de Code Lyokô dans l'Histoire du monde réel, j'ai beaucoup aimé : ça ajoute une dimension à la fois plus sombre et réaliste à l'histoire, et en plus ça suit sans problème le scénario de la série !

Pour "Operation Unthinkable" je trouve juste que l'intervention est peut-être un poil démesurée (usage d'arme à feu, etc...) face au manque d'éléments des forces de l'ordre mais bon... C'est aussi dommage que William se retrouve un nouvelle fois à jouer le mouton noir du groupe mais ça suit bien la série une fois de plus o/ !

Sinon tu parviens très bien à retransmettre le côté oppressant de la perquisition, notamment à la fin quand le proviseur demande à Odd et Ulrich de le rejoindre pour éclaircir certains détails. Je me demande comment ça va évoluer tout ça mais en tout cas ça ne sent pas bon pour nos héros !

Mis à part ça je sens que je vais kiffer l'organisation Carthage *o* ! Enfin des méchants qui font bien peur comme on les aime ! Et sinon je me demande si le général a un quelconque rapport avec Waldo ?

En tout cas ta fic est ultra-prometteuse, tu es vraiment doué pour écrire alors surtout continue sur ta lancée ! En attente de ton prochain chapitre~

(Et j'vais p't'être relire les anciens pendant que j'y suis, histoire de me rafraichir la mémoire !)
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Pikamaniaque MessagePosté le: Dim 19 Aoû 2012 18:00   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


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Merci pour ton commentaire Mejiro-kun ! J'apprécie tes commentaires positifs, et pour le côté surjoué de l'intervention du G.I.G.N, je me suis également posé la question, avant de me dire que c'était plutôt normal une telle oppression pour une telle menace. Le projet Carthage surveille Kadic, comme on l'a vu.

Une nouvelle suite dans la continuité de ce que j'ai voulu faire.


Chapitre 5 : Il paraît que…


    Avant-propos : Les dialogues en italique signifient qu’elles proviennent de flashbacks.

    Les rayons de soleil perçaient la fenêtre de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Il était bientôt huit heures et demi du matin, et l’activité devenait déjà importante aux services des urgences. Il y avait pourtant un calme plat voire pesant dans la chambre quatre cent vingt-six. L’état des parents Ishiyama s’amélioraient lentement, et Yumi ne pouvait se résoudre à les abandonner ne serait-ce qu’une petite heure. Elle dut alors dormir dans une salle adjacente à celle de ses parents, pour ne pas gêner les intervenantes. Mais cette nuit-là, la japonaise ne réussit tout simplement pas à fermer l’œil. Peut-être était-ce dû à la chaise inconfortable sur laquelle elle tentait de trouver une position confortable, mais le stress jouait sans doute beaucoup plus qu’un vulgaire support. Pour passer le temps, la demoiselle se tournait les pouces et buvait chocolat sur chocolat. La nourriture que proposait l’hôpital ne pouvait satisfaire à ses besoins, mais elle n’avait pas spécialement faim. Elle avait surtout soif, alors elle consommait un peu de tout. Bien vingt euros étaient partis depuis la veille dans les distributeurs. Rien n’avait plus d’importance pour elle que ses parents, dans l’instant, mais aussi la vérité sur les circonstances de « l’accident ». Quelqu’un en voulait à ses parents (ou à elle ?) et Yumi voulait absolument trouver qui. Dans son entourage, elle ne connaissait aucun ennemi à sa famille, même pas dans le travail de son père. Alors, qui ? X.A.N.A était détruit, le supercalculateur était éteint, rien ne laissait soupçonner une attaque du système multi-agent.

    Mais Yumi devait en être certaine. Elle tenta de joindre Jérémie, Aelita, et même Ulrich, mais elle n’obtint d’eux que le répondeur. Sans se soucier de ce qui aurait pu arriver durant la nuit, la geisha descendit rapidement les escaliers et passa la porte coulissante. La pluie battait son plein à l’extérieur, alors que plus tôt, il n’y avait eu que quelques nuages gris menaçants. Elle rejoignit l’usine non sans mal, trempée par la myriade d’eau abattue sur Paris. À l’intérieur du complexe, elle remarqua l’état toujours aussi délabré et s’agrippa à la corde pour sauter directement à l’intérieur de l’ascenseur. Elle appuya sur le bouton rouge du bas puis attendit la fermeture de la grille. Rien ne se passa. Depuis le temps, l’ÉDF avait sûrement coupé le courant, mais tout laissait à penser qu’il ne s’agissait que d’une panne de cet ascenseur vétuste. Pièce par pièce, la japonaise redécouvrit l’usine qui rythma son adolescence. Elle ne tiendrait plus longtemps, on ne lui donnait plus un an sans entretient. À quelques barres de fer du sol, Yumi sauta au sol dans le laboratoire. Le fauteuil était encore là. Une pointe de nostalgie s’empara de celle qui avait toujours militée pour l’extinction du supercalculateur. Elle remarqua une caméra bougée. Instinctivement, celle-ci pianota sur le clavier sans obtenir de réaction de la machine.

    Il ne restait plus qu’à descendre l’échelle pour rejoindre la salle des scanneurs, et une autre encore pour descendre dans la salle du supercalculateur. Rien n’avait changé. Il était toujours désespérément éteint. Son cœur se serra. Était-il possible que quelqu’un l’épier ? Elle ressentit un sentiment d’insécurité pesant. La demoiselle tourna alors les talons pour remonter et entendit des pas juste au-dessus d’elle. Quelqu’un était présent dans l’usine. Peut-être savait-il déjà où elle était. Elle pouvait compter sur sa maîtrise des arts de combat japonais pour battre l’ennemi, mais elle savait pertinemment ne rien pouvoir face à un homme armé. Son cœur battit la chamade alors qu’elle se cacha derrière l’imposante machine du supercalculateur. Elle osa tourner la tête pour voir qui était descendu. Personne.

    « Bouh ! Je t’ai fait peur ? » Une voix aigüe à l’instar d’Odd lui cassa les oreilles, elle eut comme réflexe de se reculer pour mieux voir son adversaire.

    « Euh… qui que tu sois, je ne te veux pas de mal.
    — Qui es-tu ? Lâcha froidement Yumi.
    — Je suis… un lycéen de Louis-le-Grand, je m’appelle Léopold, Léopold Le Couls, mais surnomme-moi Léo ! Je déteste mon prénom. Répondit le garçon de façon empathique.
    — Et tu fiches quoi dans un endroit pareil ?
    — Je pourrais te poser la même question… sauf ton respect. Mais comme ça semble te tenir à cœur, je suis venu ici car je m’ennuyais. Depuis quelques mois, je pêche souvent dans les parages, et j’ai remarqué n’être jamais entré dans l’usine. J’avoue être surpris par ce que j’y ai trouvé… tu sais ce que c’est ? Il lui répondit du tac-au-tac, comme s’il avait appris le dialogue.
    — Pas vraiment… Je suis aussi ici par hasard. Ses yeux fuirent ceux de l’adolescent. Et si on sortait d’ici ?
    — Pourquoi pas… l’ambiance est un peu glauque ici, j’avoue. »

    Ce garçon fit très bonne impression auprès de Yumi. Il semblait raffiné, poli et gentleman, il avait tout pour plaire. Léopold lui tendit la main pour la relever. « Passe devant, je te suis ! » Lui dit-il. Cinq minutes après, ils n’étaient plus dans l’usine. Léopold, c’était un garçon blond, maigre et pas très grand. Il avait un côté touchant qui le rendait mignon auprès des autres ainsi qu’un charisme irréfutable. Au fur et à mesure de la conversation, la japonaise apprit que le blond n’avait que quatorze ans et avait sauté une classe. Son anniversaire, ce serait dans une vingtaine de jours. Elle restait tout de même un peu méfiante. À l’entrée de l’hôpital de la Salpêtrière, elle le quitta avec pour promesse de le revoir lorsque les temps seraient meilleurs. Il n’avait pas lair malintentionné. En y pensant, il n’était pas aussi mouillé qu’elle tout à l’heure. Il devait habiter dans le coin…

    « Fait surprenant au lycée Kadic, un corps armé du G.I.G.N s’est, dans la nuit, rendu sur place pour une perquisition généralisée en accord avec la direction. Le général en chef des opérations a justifié cette intervention comme une mesure exceptionnelle de prévention contre le terrorisme sans toutefois préciser pour quels motifs. Autre nouvelle dans l’actualité, le gouvernement français a levé le plan Vigipirate au niveau écarlate pour une durée d’une semaine, l’exécutif justifie dans un communiqué les dernières menaces après plusieurs attentats à la voiture piégée dans la capitale française. » Le visage de Yumi se décomposa. Quelque chose de grave se tramait, car la présentatrice faisait implicitement référence à l’accident de ses parents.

    ***



    Le général écrivait quelque chose de long sur le bureau du proviseur. Face à lui, les quatre adolescents étaient assis sur des chaises, le regard soucieux. Ils avaient attendu des heures dans le secrétariat de l’administration, et ils attendaient toujours et encore. Aucun n’osait briser le silence. Un militaire se tenait devant la porte d’entrée de la pièce et somma le directeur de quitter les lieux pour un interrogatoire « confidentiel ». Cela faisait un quart d’heure que le haut gradé ne calculait pas les quatre amis, si bien que l’attente devenait insoutenable. Il posa soudain son stylo, retira ses lunettes et affronta du regard Jérémie Belpois.

    « Je comprends sans doute votre anxiété, mais je n’ai pas le temps pour les conventions sociales. Vous ne m’en voudrez pas de les sauter. Dit-il la voix crûe. Je n’aurais qu’une question très simple à poser à monsieur Odd Della Robia. » Le blond releva la tête et n’osa pas défier le général. Ce dernier lui tendit son journal intime. « Ainsi qu’à monsieur Ulrich Stern. » Il lui tendit également son carnet. « Qu’est-ce que vous entendez par monde virtuel, par programme multi-agent, par Carthage, par Franz Hopper, et par Lyokô ? » La question était si bien posée qu’elle n’omettait aucun détail et empêchait toute déviation du sujet. Les deux garçons ne savaient que répondre et entretenaient un silence. Jérémie aurait aimé intervenir, mais il ne pouvait rien faire pour aider ses deux amis. « Répondez. Et ne m’inventez aucun mensonge ». Il tapa son poing sur la table. « Vous ne nous croiriez pas de toute façon. Cette histoire est de toute façon enterrée, c’est du passé… » Ulrich lâcha un soupir lassé.

    « Croyez-vous un instant qu’un général vous interroge lui-même sur ce sujet pour ne pas vous croire ? Nous en savons beaucoup plus que vous n’en savez, car vous êtes irresponsables. Au lieu de prévenir les autorités, vous avez décidé de ne rien dire, cette terrible erreur, vous risquez de la payer chère. Carthage connaît votre existence, et ils ne tarderont pas à vous retrouver et vous exécuter. Car vous êtes leurs ennemis. » Le ton était dur et sévère, un poil dramatique. Jérémie et Aelita échangèrent des regards surpris. Savaient-ils qu’elle était la fille de Waldo Schaeffer ? Jérémie tenta de s’immiscer dans la conversation. « Vous connaissez l’existence du projet Carthage, du professeur disparu Waldo Schaeffer ? ». Le général Hussinger hocha la tête. « Cette information est confidentielle. Et je vous exhorte de nous indiquer où se trouve le supercalculateur construit par Franz Hopper, dit Waldo Schaeffer. » Ils étaient piégés. Mais ils n’y avaient aucune raison de le cacher désormais. Surtout si leur vie était menacée. L’informaticien souhaitait juste protéger l’identité d’Aelita. Un étrange bourdonnement se fit entendre dans l’appareil de communication du sexagénaire. Il le prit et porta le combiné à son oreille. Il ne tarda à le reposer violemment. « Messieurs Della Robia et Stern, veuillez vous rendre dans la cour du lycée avec ces deux militaires, je dois désormais exclusivement m’entretenir avec Belpois et Stones ». Sa voix impérative ne laissait guère le choix et imposait la soumission aux concernés.

    La porte claqua, les deux adolescents attendirent devant le bâtiment administratif. Deux agents du G.I.G.N les surveillaient. Jérémie soutint le regard du général qui ne le lâchait pas non plus. « Ils ont été éliminés. ». Le blondinet ne comprit pas la réponse du sexagénaire, et lui adressa un bête regard.

    « Qui ?
    — Ceux qui ont tenté de vous éliminer. Vous savez, vous avez eu beaucoup de chance que nous ayons entendu votre cri.
    — Mais… qui était-ce à la fin ? Ils nous ont dit appartenir à Carthage, mais je n’y comprends rien, le projet Carthage n’est-il pas mort et enterré ? » Le général garda une tête de marbre. Il ne voulait pas répondre à cette question. « Répondez, je vous en prie. Nous avons lutté contre X.A.N.A, nous l’avons vaincu, nous avons sauvé le monde plus d’une fois ! ». Son interlocuteur le considéra attentivement puis s’astiqua le menton. Il était pensif. « Vous savez, monsieur Belpois, vos recherches avec mademoiselle Stones nous intéressent tout particulièrement. Nous savons que vous êtes tous les deux des informaticiens de génie. Votre manuel d’emploi du supercalculateur nous le prouve. » Il sortit l’énorme document d’un tiroir du bureau et le tendit au garçon. « Nous pouvons coopérer. ».

    ***


    Jérémie et Aelita sortirent du bureau du proviseur, le regard soulagé. Ils s’avancèrent vers Ulrich et Odd. Les deux garçons pianotèrent sur leur téléphone, les soldats avaient évacué les lieux, il n’en restait que quelques uns aux entrées et sorties du lycée. Le samouraï envoya à ses deux « anciens » amis leur téléphone. Bizarrement, ils s’étaient rapprochés depuis leur scission il y a quelques mois de cela. « Alors, comment ça s’est passé ? T’as forniqué avec le général pour qu’il te laisse sortir ? » Demanda Odd, sur le ton de la blague. Jérémie esquissa un sourire forcé. Ses blagues le désespéraient. « Non, et vous savez quoi, je réintègre le lycée Kadic avec Aelita. ». Réaction d’étonnement pour les deux amis. S’en suivit une brève explication de Jérémie, dans laquelle le garçon argua une recommandation de son père évoquée la veille. Il était presque midi, l’occasion de retourner à l’hôtel pour récupérer les affaires, se reposer un peu et mettre les choses au point. « Nous ne serons pas dans la même classe, je tiens à vous prévenir. Aelita et moi rentrerons directement en première S. Vous avez des nouvelles de Yumi ? ». Les deux garçons répondirent à la négative. « Bon, je vais tenter de la joindre sur la route. On rentre à l’hôtel, on se donne rendez-vous ce soir à l’internat ? ». Cela semblait contenter tout le monde.

    Après leur départ, Odd remarqua débarquer Moralès, Kiwi tenu par le collier (un peu étouffé par la main ferme du surveillant).

    « Oh, oh… ça sent pas bon du tout ça. Lâcha le gamin immature.
    — Ah non, pas bon du tout Della Robia. » Ulrich se gaussa sous cape. Finalement, ils écoperaient tous les deux de quatre heures de colle et d’une interdiction définitive de l’animal dans l’établissement. Cependant, les parents d’Odd ne pouvant venir le chercher que la semaine prochaine, l’animal devrait vivre encore un temps à Kadic, au plus grand dam de Jim.

    ***


    « Jérémie, tu as toutes tes affaires ? » Demanda Aelita. Son compagnon réunissait ses vêtements dans une valise bleue. Il était aux alentours de dix-huit heures, et les deux adolescents repartaient pour l’internat Kadic. Après une sieste de quelques heures et une bonne douche, il fallait retrouver la motivation de sortir après les péripéties de la veille. Le père de Jérémie, qui comprenait parfaitement les motivations de son fils, accepta sa réintégration à l’école et se porta même garant d’Aelita. Il ignorait cependant que la réinscription était déjà enregistrée à l’instigation du général Hussinger. « Oui, tout est en ordre Aelita, on peut y aller. ». Il n’avait aucune nouvelle de Yumi depuis la veille, elle ne répondait plus à son téléphone. On essayait de ne pas penser à la thèse journalistique, mais l’adolescent comptait faire un tour à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans la soirée. Au moment de fermer sa valise, l’ordinateur de Jérémie se mit à sonner intensément. Il sonna de la même façon que lors des attaques de X.A.N.A. Interloqué, Jérémie ouvrit l’ordinateur et afficha un regard pantois.

    « Aelita… on a une tour activée !
    — Mais, le supercalculateur n’est-il pas éteint ?! Interrogea la jeune fille.
    — C’est bien ce qui est bizarre… je ne comprends pas.
    — N’est-ce pas un bogue ?
    — Non, aucune chance. On doit aller à l’usine voir ce qui se passe, et tout de suite. » Il détonait d’un ton grave comme si la fin du monde allait arriver.

    Jérémie ferma l’ordinateur et le rangea dans son sac qu’il ferma. Son père ne viendrait les chercher que dans une heure de toute façon. Ils avaient un peu de temps. Jérémie se souvint. « Votre vie est menacée monsieur Belpois. ». Ils rejoignirent l’usine assez rapidement, l’hôtel se situant non loin du complexe désaffecté. « Carthage sait que vous en savez trop, tous les deux, et ne tarderont pas à vous trouver pour vous éliminer. ». Les deux amis constatèrent que quelqu’un était venu ici un peu plus tôt dans la journée. Ils rentrèrent dans l’ascenseur, appuyèrent sur le bouton de descente et constatèrent avec effroi qu’il marchait. « De grâce, nous pouvons vous protéger, mais vous devez rester à Paris et agir comme si vous aviez une vie normale. » La grille du monte-charge s’ouvrit dans la salle du laboratoire. Aelita y descendit et se mit sur la chaise du pupitre. « Jérémie, va vérifier si nos craintes sont confirmées à la salle du supercalculateur. » Le blond acquiesça et appuya sur le bouton de descente. « Vous devez être responsable et protéger vos amis. Aucun d’eux ne doit savoir, vous les mettriez en danger, et ils risqueraient eux aussi leur vie. Carthage ne recule devant rien pour obtenir son objectif. ». Quelqu’un avait rallumé le supercalculateur. La manivelle était remontée. « Ceci n’est plus un délire d’adolescent messieurs, c’est une affaire d’état dans laquelle vos vies sont en danger. Mais nous pouvons lutter. ».

    « Aelita, si tu m’entends. On prévient Ulrich et Odd. On ne peut pas laisser un danger tel planer sur eux, je m’occupe de Yumi. ». Jérémie avait la tête baissée. Tout allait recommencer.

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« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.


Dernière édition par Pikamaniaque le Mer 22 Aoû 2012 11:57; édité 2 fois
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Mejiro-kun MessagePosté le: Dim 19 Aoû 2012 18:25   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


Inscrit le: 31 Jan 2011
Messages: 200
Waaah encore un chapitre super bien écrit *o* ! Ça va un peu vite à mon goût mais sinon c'est super !

Le nouveau personnage, Léo, ne m'inspire pas vraiment confiance >.< je trouve que Yumi devrait peut-être se méfier un peu, elle l'a quand même trouvé dans la salle du Supercalculateur quoi XD ! Sinon je me demande ce qui a pu se passer pour qu'il se rallume ! A tout cassé il a du s'écouler quelques heures entre le passage de Yumi à l'usine et l'arrivée d'Aelita et de Jérémie et entre-temps non seulement le monte-charge remarche mais en plus l'ordinateur est rallumé O__O je me demande si ce Léo a un rapport avec ça ? Ou bien le prof d'anglais dont le nom m'échappe et qui est surement celui a posé la caméra >.< !

Aelita et Jérémie de retour à Kadic, pour moi c'est nickel o/ ! Je trouve par contre que le général se montre bien laxiste avec eux, on dirait que ça cache quelque chose... Ils ont passé une sorte d'accord non ? En tout cas vivement la suite X3 c'était super !

Et je me demande si le général a des soupçons quant à la véritables identité d'Aelita au passage ?

EDIT : ah ! Et j'oubliais, la fin avec l'alternance flashbacks et moment présent rend vraiment bien ! Je visualise très bien ça dans le dessin animé ou en film *o* !
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Odd10 MessagePosté le: Dim 19 Aoû 2012 18:48   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 14 Avr 2010
Messages: 54
Alors , cette fan fiction, comme aurait dit fabrice Lucchini : "C'est énorme !"
Tu as une imagination et un style d'écriture formidable et j'ai rarement eu autant de plaisir à la découverte d'un nouveau chapitre lorsque je suis une fanfiction ! Je tiens donc à te féliciter !

Cependant, si il y a une chose que je trouve dommage, c'est que parfois,tu as tendance à condenser certaine scène en ceci qu'elles sont bien moins détaillées que le reste du texte ; je prend par exemple le moment ou Yumi retrouve Jérémie et aelita à la gare, ce passage à fort potentiel est résumé alors qu'on voudrait en savoir plus.
Pour ce qui est du reste, il est vrai qu'on voit deux ou trois fautes mais le texte est si agréable a lire qu'on ne les voient quasiment pas.

J'ai hâte de pouvoir continuer à te lire ^^
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Kasux MessagePosté le: Dim 19 Aoû 2012 19:00   Sujet du message: Répondre en citant  
 


Inscrit le: 24 Mar 2012
Messages: 580
Localisation: Là où l'herbe ne repousse jamais
C'est une fan fiction extraordinaire, j'en ai rarement lu des aussi bien.

Je te souhaite bonne chance car ça doit être du bouleau quand même.
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