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Zéphyr MessagePosté le: Dim 08 Déc 2013 14:40   Sujet du message: Répondre en citant  
Z'Administrateur


Inscrit le: 16 Mar 2013
Messages: 1032
Localisation: Au beau milieu d'une tempête.
Ikorih a écrit:
signalez si je vous ai égaré avec certains détails, notamment au niveau du narrateur, ça m'aidera à savoir si j'ai atteint mon but ou pas.

Je t'annonce que tu as réussi ton pari. En lisant le début du chapitre, on est un peu paumé côté narrateur, enfin, jusqu'au troisième paragraphe pour ma part Mr. Green (enfin, je crois).

Bref, si j'ai bien compris, c'est Xanadu qui s'est infiltré sur le cinquième territoire de Lyo(kô). En tout, c'est bel et bien son avatar qui est présent. Deux points me permettent d'affirmer ça : les armes utilisées (la vorpale <3) ainsi que William. Si cela avait été Xana, ton personnage préféré l'aurait obligatoirement reconnue, vu qu'elle a pas vieilli et que son avatar est ressemblant à sa forme terrestre.
Une question reste donc en suspens : que fout William avec Carthage ? Et surtout, comme le dit Xana, l'organisation ne semble pas rechercher un être humain, mais un programme, ce qui impliquerait que Dunbar leur a caché des informations sur elle. Dans ce cas, pourquoi ? Wait and see, comme toujours.

Pour en revenir aux narrateurs, celui du dernier paragraphe est Xana, pas de doute là-dessus. Les deux premiers paragraphes et le début du troisième posent plus de soucis. D'ordinaire, pour symboliser le changement de PDV, tu changes de paragraphe. Or, on a l'impression qu'à certains moments, tu as fait un mix des deux, comme si Xana et Xanadu avaient fusionné en fait.
C'est là que je mets les pieds dans le plat en envoyant ma nouvelle hypothèse foireuse : je pense que Xana et Xanadu sont allés ensemble sur Lyo(kô), dans un seul avatar. Les premières lignes me permettent d'affirmer ça :

Citation:
C’est ainsi que j’entrais dans le scanner.


Xanadu n'a pas de corps, donc c'est nécessairement Xana. Or, comme je le dis plus haut, tout porte à croire que c'est bel et bien l'avatar de Xanadu qui est présent. Cependant, après virtualisation et infiltration, on a droit à des remarques sur le 5ème territoire et ses anciens pièges. Je doute que ce soit de Xanadu. Et comme je le dis plus haut également, certains passages mélangent des remarques que l'on sent de Xana et des réflexions plus Xanaduienne (c'est nul, je sais).

Cela m'amène à penser que Xana s'est virtualisé avec Xanadu, mais qu'ils ont inversé leurs rôles. Lui qui contrôle le corps, elle qui donne des ordres de l'intérieur et observer de près les événements.
Tout ça pour dire que tu m'as bien embrouillé. Bref, la suite :

Citation:
-Attention ! Je détecte une présence !
-…
-Quoi, tu me demandes pas ce que c’est ?
-Je ne suis pas con.


Troll de CLE validé.

Pour le reste, ce chapitre était plutôt sympathique, avec un petit passage d'action virtuelle assez cool. Je ne sais pas si j'ai mal lu, mais Ulrich semble doté d'un don de synthétisation. Au moins, ça montre que t'as essayé d'innover un peu sur l'avatar samourai Mr. Green.

Bref, un chapitre qui permet un peu plus la mise en place du conflit et de la situation. J'ai hâte de voir l'évolution de tout ça.
_________________
http://i.imgur.com/Z94MNN5.png

« Jérémie avait fait un superbe travail. Ce dernier voyage sur Lyokô promettait d'être inoubliable. »
Un jour, peut-être.
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Raymentase MessagePosté le: Mer 18 Déc 2013 20:24   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Raymentase)


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Messages: 309
Localisation: Rennes
Bon, il est temps de commenter après ... 15 jours O_O

Donc, Zéphyr a bien déblayé le passage, il me reste plus grand chose x)

J'ai assez aimé, puis *mode perverti par Ikorih* j'aime bien Drake. C'est le seul personnage un peu normal de cette histoire (ouais, enfin on a le programme matérialisé ou le spectre ...)

L'histoire avec Ulrich me semble assez intéressante, j'ai hâte de voir comment Odd va régir. Et Yumi aussi, même si elle semble moins importante ... mais peut-être aurons-nous un Imprévu ?

XANA, qui était un peu effacé, revient un peu en avant, c'est plutôt agréable. XANADU fait un peu son fils en crise d'adolescence, je veux voir comment elle va gérer ça.

Donc voilà, je t'avais prévenu que le commentaire serai court, mais je m'attendais à si court ...
See you au prochain chapitre !
_________________

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Merci pour ce beau pack Abby !

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Tyker MessagePosté le: Jeu 19 Déc 2013 16:38   Sujet du message: Répondre en citant  
Tyker Modérateur


Inscrit le: 02 Nov 2013
Messages: 230
Localisation: Arkham Asylum
Bon bah j'ai plus grand chose (voir rien) à dire.

Alors déjà le gamin de Odd je sens que je ne vais pas l'aimer celui-là, j'espère qu'il aura droit à une mort longue triste et douloureuse. (Avec son père si possible) Twisted Evil

Ensuite, XANA semble avoir du pain sur la planche avec Carthage, mais on ignore toujours quels sont les buts des deux camps. C'est ce que j'aimerais savoir en priorité.

Ah par contre le retour de Wolfy me plait déjà, j'espère qu'on en apprendra un peu plus sur cette IA là et surtout au niveau de ses origines (on est en manque d'info de ce côté)

Bon... Je sais plus trop quoi dire à partir de là. Ah si, William. Alors pour lui ça m'a beaucoup étonné qu'il soit du côté de Carthage, surtout que je ne pense pas qu'il est contrôlé... Je pense qu'il a un rôle très particulier à joué que nous découvrirons en temps voulu.

Bref, j'avais peu de choses à dire, la prochaine fois je commenterais plus tôt.

_________________

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"Introduce a little anarchy. Upset the established order and everything becomes... CHAOS"

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Ikorih MessagePosté le: Mar 24 Déc 2013 15:55   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1440
Localisation: Sûrement quelque part.
Spoiler


Chapitre 6 : Liens du sang


Odd était assis sur le canapé, les coudes appuyés sur les cuisses, voûté, les mains pendant dans le vide. Son regard était vide, il fixait le sol du salon sans rien voir. Ses cheveux blonds, qui avaient poussé depuis, et étaient devenus trop longs pour être tenus par le gel fixation forte, tombaient tristement sur ses épaules.
Il était comme ça depuis des heures.
D’abord, il avait été fébrile et agité, téléphonant à la police une heure après l’horaire où rentrait habituellement son fils. Il avait donné un signalement clair et précis, très détaillé, fait tout son possible, espéré très fort le voir passer la porte. Mais rien n’était venu.
Quand il avait compris qu’il ne pourrait rien faire de plus, et au fil de l’avancée des aiguilles, il s’était assis là. Et il n’avait plus bougé. Laura avait compris assez vite en voyant ses parents au bord de la panique. Elle s’était assise dans un coin avec sa peluche serrée contre elle et avait observé en silence. Pas un seul mouvement jusqu’à ce que sa mère l’emmène se coucher. Yumi était allée dormir peu après, comme si le matin allait apporter une solution miracle.
Odd, lui, n’aurait pas pu dormir. Pas alors qu’il ne savait pas ce que devenait sa progéniture, seule là-dehors. Le soleil avait déjà disparu, il se faisait tard. Et il ne bougeait pas.

Odd était dans le hall d’attente du commissariat de police. Il avait attendu pendant de longues dizaines de minutes pour pouvoir parler aux enquêteurs. Pouvoir savoir, pouvoir en apprendre un peu plus sur ce qui était arrivé à son fils. Avait-on des pistes ? Pour l’instant, ils ne savaient rien.
Après ce qui lui semblait être une éternité, on lui annonça que l’inspectrice qui était chargée de l’enquête était prête à le recevoir. Partagé entre l’espoir et la crainte, il suivit l’employé qui le conduisit au bureau de ladite inspectrice. C’était une femme au regard sévère, assise dans un fauteuil en cuir. Au vu (et surtout au senti) de la pièce, elle venait de finir de s’en griller une. Aérer aurait été une bonne idée.
Mais les odeurs de tabac ne dérangeaient plus Odd si c’était le prix à payer pour avoir des nouvelles de sa progéniture. Il s’assit sur la chaise en face après y avoir été invité. La pièce était très sobre. Moquette grise, un bureau avec un ordinateur, des étagères pleines de dossiers, il n’y avait pas une once de personnalité dans cet endroit. Une fenêtre fournissait la seule source de lumière de la pièce. Une horloge dans un coin, qui pouvait facilement être consultée, indiquait 10h26.
-Alors…est-ce que vous…vous avez des pistes ? des indices ? Vous savez où il est ?
Le regard froid de l’inspectrice le dévisagea.
-Non, monsieur Della Robbia.
La nouvelle, ou plutôt, l’absence de nouvelles, le frappa comme un coup dans le ventre. Il avait tellement espéré qu’on lui dise quelque chose, n’importe quoi, qui ne le laisse pas encore dans cette ignorance. Mais si. Il se voyait déjà devoir rentrer et annoncer à Yumi que la police n’avait rien. Il savait pas s’il serait capable de soutenir son regard.
L’inspectrice continua.
-D’ailleurs, devant l’absence de résultats, nous allons bientôt devoir fermer le dossier.
Nouveau coup au ventre. Odd en eut le souffle coupé. Son fils avait disparu, et pourtant, on allait fermer l’enquête et passer à autre chose ? Ses yeux se mirent à picoter.
-Vous ne pouvez pas faire ça ! S’il vous plaît, c’est mon fils, juste un gosse de onze ans…on veut le retrouver. Qu’est-ce qu’on deviendra sans lui ? Non…vous pouvez pas…
Insensible aux débuts de pleurnicheries de Della Robbia, son interlocutrice trancha.
-Si. Nous faisons tout notre possible mais si d’ici ce soir nous ne trouvons rien de plus, nous fermerons le dossier. Je suis désolée pour votre fils.
Et ce n’était pas avec l’air de quelqu’un de désolé qu’elle disait ça.
-A présent, si vous n’avez plus rien à faire ici, partez, j’ai du travail.
Complètement abattu, Odd se leva et sortit. Il ne savait pas quoi faire. Il marchait dans le couloir comme un zombie, se dirigeant vers la sortie du commissariat. Mais après, où irait-il ? Pouvait-il rentrer et annoncer à sa femme que non seulement on ne savait pas où était Ulrich, mais qu’en plus on allait arrêter de le chercher, comme si ce n’était déjà plus qu’un souvenir ? Les larmes coulaient. Il fallait retrouver son fils ! Il savait qu’il était toujours là, quelque part. Mais Odd ne pouvait pas le retrouver tout seul. C’était impossible. Il n’était qu’un simple citoyen avec une vie normale…comment ça avait pu arriver ?
Les malheurs n’arrivent toujours qu’aux autres. C’était ce qu’Odd pensait avant. Sauf que cette fois-ci, c’était lui, l’autre des autres. Et il commençait à s’en rendre compte.
Sans grande motivation, il prit le volant pour rentrer chez lui, bredouille. Il avait obtenu un congé exceptionnel, ce qu’il regrettait presque, maintenant. Il était condamné à rester chez lui sans rien faire. Désespérément, son esprit continuait à chercher des solutions pour retrouver le petit Ulrich. Rien ne lui venait.
Il gara la voiture, en sortit, la verrouilla et rentra chez lui. Yumi n’était pas là, elle avait promis de venir à une sortie avec la classe de Laura, en tant qu’accompagnatrice.
Le regard d’Odd tomba sur le téléphone. Un ricanement lui tordit les lèvres. Appeler au secours, hein ? Et qui pourrait lui répondre ?
Un nom lui revint en mémoire. Oui, cette personne pourrait lui répondre.
Alors Odd ouvrit le petit carnet où Yumi notait les numéros de téléphone par ordre alphabétique. Il alla à la lettre S et observa la suite de chiffres inscrite. Le combiné en main, il hésita un instant : allait-elle accepter de lui répondre après tout ce temps ?
Oui, sûrement. Ce n’était pas son genre d’envoyer bouler un ami, même s’ils ne s’étaient pas vus depuis un moment.
Il tomba sur le répondeur. Bien sûr, c’était quelqu’un d’occupé maintenant. Il décida de laisser un message quand même, en espérant qu’elle le rappelle vite.
-Salut, c’est Odd. Ça fait longtemps, hein ? Bon, je…je vais avoir besoin de ton aide. Un de mes enfants a disparu et…et la police va clore le dossier à cause du manque de pistes. Alors je voudrais savoir si tu as gardé contact avec ton cousin. Rappelle-moi vite, s’il te plaît, ça urge.
Un instant d’hésitation et il appuya sur le bouton, mettant un point final à son message vocal.

Ni Odd ni Yumi n’avaient mangé ce soir-là. Yumi avait servi la petite Laura, avait même joué un peu avec elle avant d’aller la coucher. Le père, lui, s’était muré dans son silence. Il ne savait pas quand Aelita pourrait le rappeler, ni si elle accepterait de lui donner les informations dont il avait besoin. Mais c’était maintenant son seul espoir. Il ne savait pas ce qu’il ferait si elle le laissait tomber, si elle ne pouvait pas l’aider. Peut-être qu’il ferait le deuil, ou peut-être pas. Peut-être qu’il se tuerait. Mystère.
Il ne savait pas, et n’essayait pas de savoir ce que ça pourrait faire. Il vivait dans l’instant présent, il s’y repliait. En silence. Peut-être que Yumi voyait quelque chose. Ils s’étaient mis ensemble parce qu’il avait été là pour elle lors de la mort d’Ulrich. Et là, les rôles pourraient s’inverser. Peut-être.

-On doit réagir en vitesse.
Le briefing stratégique avait lieu dans le laboratoire. Cette fois, les personnages du projet Carthage étaient cinq. L’informaticienne assise sur son siège, un calcul s’exécutant en arrière-plan sur l’écran. Les deux agents déjà vus, Sabriël et…William. C’était bizarre de le voir dans le camp de Carthage mais l’information se digérait lentement. En revanche, ce qui était nouveau, c’étaient les deux autres membres de l’organisation face à eux.
Le premier était relativement mince, mais il avait dans ses yeux gris une sorte d’étincelle froidement déterminée. Ses cheveux semblaient noirs dans la lumière ténue mais ils devaient plutôt être bruns clairs, ou même roux foncé. Il avait la manie de pianoter sur la crosse de l’arme à sa ceinture.
L’autre était une fille. Elle avait de grands yeux bruns et les cheveux blonds, aucun doute n’était possible cette fois. Elle ne laissait pas filtrer beaucoup d’émotions, il était dur d’en savoir plus sur elle. Le professionnalisme avant tout.
-Le terrain virtuel doit être renforcé. J’ai donc pris la liberté de faire appel à deux collègues à moi, continua Kimblee. Rappelons que j’ai l’accord du commandement. Donc, je vous présente Wreck Moore et Stella Razorleng, deux agents expérimentés du projet.
-D’autres agents du banc de touche, mis hors-jeu à cause d’un handicap ? railla William, s’attirant le regard foudroyant de Sabriël.
-Non. Si tous les agents impliqués dans ce sous-projet de Carthage étaient infirmes, tu ferais aussi partie des estropiés. Et je pense, mon cher William Dunbar, que les circonstances de ma blessure ont de quoi te faire verdir de jalousie. Tu n’atteindras jamais un niveau aussi élevé que le mien à l’époque où je me suis fait ça. Tu devrais te taire.
Il grogna, agacé. L’informaticienne, soit la petite amie de William (ça me revenait maintenant) suggéra d’enregistrer ce petit monde dans le scanner. Profitant de l’agitation générale, je m’éclipsai par un câble, résolu à aller rapporter tout ça.

Le téléphone ne sonna pas avant le lendemain. Odd dévala l’escalier pour décrocher, aussi fébrile qu’un enfant. Mais justement, c’était la vie de son enfant qui était en jeu. Une voix qu’il n’avait plus entendue depuis un bon moment parvint à ses oreilles.
-Allô ?
-Aelita ?
-Salut Odd ! C’est chouette de t’entendre.
Il crut qu’il allait fondre en larmes sur le combiné. A la fois excité et effrayé, comme ce jour-là au commissariat, il lui répondit.
-C’est génial de t’entendre aussi, Aelita. Je suis vraiment content que tu m’appelles.
-Oui, justement j’ai eu ton message…comment je peux t’aider ?
La peur et l’excitation se rétractèrent un peu pour laisser passer la tristesse et son voile gris de silence.
-Et bien…
-C’est juste que, je ne vois pas trop comment moi et mon cousin on pourrait t’aider à retrouver ton fils… Je suis juste un DJ, et lui je crois qu’il fait des recherches en informatique, des trucs comme ça.
-Je sais, mais j’espérais pouvoir reprendre contact avec Xana. Je sais qu’ils étaient assez proches…elle, elle saurait m’aider.
-Tu es sûr ? Souviens-toi qu’on parle de Xana, là. C’est pas sûr qu’elle veuille t’aider, ni que tu arrives à la retrouver.
-Je dois essayer. C’est ma seule chance, Aelita…
La voix d’Odd se brisa, sa main tremblait. A l’autre bout du fil, son interlocutrice laissa passer quelques secondes d’intense réflexion puis elle répondit.
-D’accord.
Avait-elle été attendrie par sa situation ? Avait-elle pitié de lui ? Il avait honte, quelque part, de se montrer aussi vulnérable et autant dans le besoin. Mais c’était sa seule chance, il ne pouvait pas y arriver sans Aelita.
-Mais mon cousin et moi, on ne se téléphone plus beaucoup. Je sais juste qu’il travaille en Ecosse. Ça fait loin, quand même.
-Oui, mais c’est ma seule chance de revoir un jour mon fils.

Dans le laboratoire, on entendait que le bruit du fonctionnement du Supercalculateur. On avait lancé un calcul pour repérer le monde virtuel de Wolfy. On savait maintenant avec certitude qu’il était là, puisque ses monstres s’étaient pointés chez nous. Il convenait donc de le localiser pour pouvoir mener une éventuelle opération contre lui, si on avait rien d’autre à faire. Il fallait savoir lutter contre l’ennui.
Et principalement, il convenait de savoir comment il avait réussi à s’extirper de ce fichu chien pour revenir semer les ennuis dans le réseau international. S’était-il encore trouvé un nouveau maître ? Ou avait-il enfin compris qu’il fallait être indépendant pour être heureux et pouvoir semer autant de désolation qu’on voulait ? Mystère.
-Alors, ça avance ?
-Le scan est en train de s’affiner, on l’a presque.
-Pour le moment, on le localise où ?
-Euhm….quoi, France aussi ? Mais pourquoi il se planquerait là-bas ?
-Parce qu’il aurait un endroit où se planquer, logiquement. Je t’accorde que c’est très près de là où niche Carthage. Trop pour être honnête. Mais ils se sont déjà attaqués entre eux. Donc c’est peu probable qu’ils soient alliés.
Le silence tomba après mes observations parfaitement exactes. Le scan continuait à chercher. La localisation d’un monde virtuel à partir d’aussi peu de données n’était pas simple, et de ce fait, allait prendre un certain temps. Temps qui passait lentement, du reste. Les radars n’indiquaient rien sur le monde virtuel, pas d’intrusion que ce soit de la part de Wolfy ou Carthage, le calme total. Ce qui impliquait qu’ils soient en train de cogiter leurs sinistres plans qui allaient forcément bien m’emmerder. Ou, mieux, qu’ils soient en train de cogiter leurs sinistres plans pour s’emmerder réciproquement. Plus proches, etc…
Le projet Carthage, malgré les informations que je leur avais déjà chourées par le passé, restait assez nébuleux. On ignorait le nom de son créateur et il ne semblait pas avoir de but exact. Le projet avait de lui-même développé son statut d’organisation secrète louche et puissante, mais on ne voyait nulle part trace de « pourquoi s’intéresser aux technologies proches de la SF ». Deux solutions s’imposaient. Soit l’information était dans un endroit trop crypté pour que j’y aie accès, soit l’organisation elle-même ne savait pas pourquoi ils agissaient. Ils avaient l’air de vouloir régner sur les mondes virtuels, mais sans avoir le moindre but. Une seule chose à faire : creuser. La réponse se trouvait peut-être du côté du créateur de Carthage, cette personne anonyme, mais en tout cas, elle était dans les origines mêmes du projet. Et il convenait de la découvrir pour mieux comprendre ce que ce tas de guignols voulait réellement.
Point noir : Si je voulais décoder ce style d’infos, il fallait trouver une de leurs bases et aller y rafler les informations pour ensuite rentrer les décoder. Une manœuvre compliquée, mais faisable.
La question était aussi de savoir si je pouvais me permettre d’employer du temps à cette idée. En théorie, on était sur une position défensive parfaitement tenable, donc on pouvait aller jeter un œil sans risquer de se faire éclater quand on était pas là. Et puis détruire Fort Trinité était pratiquement impossible pour ces andouilles.
-Hé, ça y est, le scan a terminé de localiser le monde de Wolfy !
-Ah, intéressant. Où en France ?
-Strasbourg. Pas exactement à côté de Carthage…
-Non, effectivement. Mais ça ne m’étonne qu’à moitié, c’est une ville dynamique dans le secteur des sciences, il y a tout à fait moyen de construire un Supercalculateur là-bas. Et il y a tout à fait moyen de se planquer chez des chercheurs en physique quantique, par exemple…
-Pas faux. On envoie Xanadu repérer un peu les lieux ?
-Non, je pense que je vais y aller moi-même. En plus, Xanadu sert à garder un œil sur Carthage, autant maintenir la surveillance sur eux même quand on s’intéresse aux activités de Wolfy. Je veux savoir comment il a réussi à renaître de son hôte.

Laura jouait à un petit jeu sur l’ordinateur impliquant des souris qui cherchaient leur fromage et lançaient des sorts, quand son père descendit l’escalier sa valise en main. Surprise, elle quitta l’écran du regard pour suivre la trajectoire de son géniteur. Droit vers la porte. On était un samedi matin.
Yumi accompagnait son mari. Il jeta un œil vers l’endroit où sa progéniture retournait à son activité première, et elle lui dit à voix basse
-Tu devrais l’embrasser…c’est ta fille.
-Je ne veux pas qu’elle soit encore plus triste. Je m’en vais pour un moment, tu sais.
-Bien sûr que non, elle ne le sera pas. Ce n’est pas parce que tu t’en vas longtemps que tu ne reviendras pas.
« Et si je ne reviens pas ? » songea Odd tandis que Yumi l’aidait à mettre sa veste.
-Ne lui dis pas que…enfin, évite de lui raconter que j’essaie de retrouver son frère. Elle s’inquiéterait trop.
-D’accord. Tu veux que je l’appelle pour te dire au revoir ?
-Non, si je dois la voir en face, je ne serai peut-être pas capable de retenir mes larmes.
-Idiot, tu as tout à fait le droit de pleurer !
Laura, comme si elle avait senti qu’on parlait d’elle, se leva et s’approcha de son père. Elle ne dit rien, elle observait juste. Odd se mordit la lèvre et sortit, sa valise en main. L’ombre de la porte passa sur le visage de la petite tandis qu’elle se refermait.
Une fois dehors, Odd inspira un grand coup et marcha jusqu’à la voiture. Il roula jusqu’à la gare où il avait rendez-vous avec Aelita. Il avait conscience d’être en train de se lancer dans quelque chose qui le dépassait peut-être, mais il savait aussi que Xana était capable de jouer sur ce terrain mieux que lui. Et il savait qu’il voulait retrouver son fils, même si ce n’était qu’un cadavre dans le fossé d’une autoroute. Il en avait la certitude et c’était pour ça qu’il allait voir Aelita maintenant. Pour ça qu’il laissait sa famille. Formuler l’idée lui causa un pincement au cœur, mais c’était ainsi.
Il descendit, ferma la porte conducteur et ouvrit le coffre pour en sortir sa valise. Il referma le coffre, puis verrouilla le véhicule qui fit un petit appel de phares comme pour lui dire au revoir.
Levant les yeux vers le bâtiment qu’était la gare de Paris, Odd aperçut celle avec qui il avait rendez-vous. Une jeune fille avec des cheveux roses plus longs qui la faisaient ressembler à sa mère, d’après les rares images qu’Odd avait eues de cette dernière. Tandis qu’il s’approchait d’elle, elle lui fit signe et lança
-Alors, on y va ?
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Dernière édition par Ikorih le Jeu 03 Aoû 2017 17:23; édité 1 fois
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Tyker MessagePosté le: Mar 24 Déc 2013 17:03   Sujet du message: Répondre en citant  
Tyker Modérateur


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Localisation: Arkham Asylum
Bon cette fois j'y vais en premier.

Citation:
Tyker : Je vais t'avouer un truc. Le gamin s'appelle Ulrich parce que je n'avais plus d'Ulrich à torturer. (a).


En lisant cette phrase un sourire sadique s'est affiché sur mon visage, je pense que j'aurais besoin de pop-corn pour le reste de la fic.

Je t'avoue que j'ai siroté un bon jus de fruit en lisant le passage entre Odd et la flic, mais ça m'étonne quand même que l´enquête soit abandonné si vite, je pense qu'il se donne au moins deux à trois semaines avant de clore me dossier. Ou alors il s'agit de flics sûres de leur théorie, dans ce cas tu aurais pu dire qu'ils pensent qu'il s'agit d'une fugue et que ce genre d'affaire ne les intéressent pas.

Puis on a aussi la réapparition d'Aelita qui a poursuivi sa carrière de DJ, il semble qu'elle et Odd vont entrer en jeu dans le prochain chapitre.

Alors ensuite on en apprend un peu plus sur William qui sort avec une femme de Carthage, il semble que XANADU les espionnent pênard et que du coup XANA a un beau coup d'avance sur eux. Je me demande si William et son informaticienne ont commencés à sortir ensembles avant que William n'intègre Carthage ou après. Dans le premier cas ce serait un début d'explication de ce qu'il fout là.

Citation:
-Mais mon cousin et moi, on ne se téléphone plus beaucoup. Je sais juste qu’il travaille en Ecosse. Ça fait loin, quand même.


J'ai horreur de l'Écosse, j'y suis allé en plein mois d'août et il a fait 10 degrés.
Mais bon ça on s'en fout. Mr. Green

Bon bon bon, un manque d'action dans ce chapitre mais c'est pas le plus important.

Voilà, j'ai terminé, hâte à la suite et Merry Christmas

_________________

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Zéphyr MessagePosté le: Mer 25 Déc 2013 21:02   Sujet du message: Répondre en citant  
Z'Administrateur


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Localisation: Au beau milieu d'une tempête.
Bon, le chapitre était très sympathique. Je dirais qu'il marque une transition avec les événements à suivre.

Tout comme Tyker, je trouve plutôt suspect que l'inspectrice de police boucle le dossier de la disparition d'Ulrich aussi rapidement. Personnellement, je pense qu'il s'agit du fameux « étouffement d'affaire » dont Carthage et Xana parlaient au sujet de la disparition d'Ulrich. Soit l'inspectrice est rippoux, soit elle bosse pour Carthage.

Passage qui m'a bien amusé sur le coup :

Citation:
Le premier était relativement mince, mais il avait dans ses yeux gris une sorte d’étincelle froidement déterminée. Ses cheveux semblaient noirs dans la lumière ténue mais ils devaient plutôt être bruns clairs, ou même roux foncé. Il avait la manie de pianoter sur la crosse de l’arme à sa ceinture.

Étrange, cette description me dit quelque chose. Je ne sais pas pourquoi, mais un fouet m'est venu à l'esprit lors de ma lecture (a).

Ensuite, je rebondis sur une remarque de Tyker :

Citation:
Je me demande si William et son informaticienne ont commencés à sortir ensembles avant que William n'intègre Carthage ou après. Dans le premier cas ce serait un début d'explication de ce qu'il fout là.

Xanadu a écrit:
L’informaticienne, soit la petite amie de William (ça me revenait maintenant)

La parenthèse laisse suggérer que la petite amie de William est un personnages vu dans Imprévu (si Xanadu la connaît, alors Xana la connaît, par suite logique). À la fin d'Imprévu, Willy sortait avec une certaine Aslinn, dont le père était inspecteur de police me semble-t-il. Toujours est-il que de voir qu'elle possède les compétences nécessaires en informatique pour manier le SC, c'est surprenant.
Dans une certaine mesure, sa présence peut nous faire soulever des hypothèses : est-ce elle qui, par sa présence, à fait intégrer William au projet Carthage ? Ensuite, on peut penser que c'est William qui a dévoilé l'existence du laboratoire à Carthage (enfin, peut-être, je sais plus si ce point-là avait été justifié), peut-être dans l'espoir d'aider Aslinn. Bref, encore un point qui nous embrouille un peu plus.

Pour le reste, je n'ai rien d'autre à dire. J'ai hâte de voir comment vont se dérouler les retrouvailles d'Odd et Aelita avec Xana, enfin, si d'ici-là, elle n'est pas déjà partie pour Strasbourg (et si je me souviens bien de tes spoils (a)). Pour le coup, ce serait vraiment imprévu =3.
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Un jour, peut-être.
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Ikorih MessagePosté le: Jeu 09 Jan 2014 22:14   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


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Spoiler


Chapitre 7 : Il faut trouver le soldat Kiwi


On avait au préalable établi une liste des gens chez qui Wolfy pouvait se planquer. Elle se résumait globalement à tous les docteurs en physique quantique de la ville.
La gare de Strasbourg était recouverte d’une espèce de grosse verrière sur laquelle de nombreux pigeons se vidaient les tripes, un peu comme si on avait cherché à mettre l’endroit sous cloche. Ou alors c’était pour intercepter les cadeaux de l’aviation à plumes du coin, histoire d’empêcher que tout ça ne finisse sur le bâtiment de la gare en lui-même. Mystère. Ou alors l’architecte était Franz Hopper et il voulait faire rôtir les voyageurs en concentrant la lumière du soleil grâce à cette lentille géante. Il en serait capable.
Sortant de cet engin maléfique qui était probablement un membre de ma famille, j’observai le coin. On avait une ligne de tram assez vieille qui traînait sur le côté. Je résolus d’aller lire le plan pour essayer de retrouver la zone de technologies de pointe, où je pourrai faire un tour en cas de chou blanc. J’en profitai pour retrouver les rues où logeaient ces fichus docteurs en physique quantiques. Tous dans des coins paumés évidemment, comme ça j’allais avoir un circuit encore plus long à faire. Franz Hopper avait-il corrompu ses collègues avec sa folie nuisible ? Ou était-ce juste spécifique à la profession ? Voire, Franz Hopper aurait-il pu corrompre la profession même ? Il en aurait été capable, le vieux cinglé.
Je me mis en route, décidant de ne pas me torturer davantage l’esprit avec l’ampleur de l’impact de l’existence de mon créateur. Le plan était de repérer rapidement où se planquait Wolfy. Je ne savais pas encore trop comment m’y prendre. L’idéal aurait été de tomber sur Kiwi, parce que sans Xanadu c’était compliqué de scanner les maisons. Mais c’était précisément sur Kiwi que je comptais, parce que c’était globalement l’heure de promener son chien. Si il avait été adopté, il fallait bien qu’on le sorte. Sauf si on était fou au point de laisser l’animal faire ses déjections dans la maison. Mais on avait affaire à des docteurs en physique quantique, comme Franz Hopper. Ils étaient fous.
Mon plan m’apparaissait soudain bien fragile.

Je remontais un boulevard. Une légère bruine tombait, et des formes comparables à celles décrites dans « A s’y méprendre », texte fort intéressant par ailleurs, marchaient un peu partout. Ces formes, presque des ombres au vu du peu d’intérêt qu’elles représentaient, étaient d’inutiles petits humains grouillants dans les rues pour chercher un but à leurs existences. Bonne chance, petits humains. Vous n’êtes pas près de trouver.
Je m’interroge parfois sur mes finalités à moi dans l’existence. Détruire l’humanité, même si elle est agaçante, ne déboucherait sur rien. Démolir Carthage était un but bien noble au départ, mais donné par ce vieux taré, c’est moins reluisant. Là, je démolis Carthage parce qu’ils empiètent sur mon territoire virtuel (qui s’étend à tout le réseau, c’est entendu).
Mais au niveau finalité…
Pourquoi ne pas devenir le roi du monde, et de tous ceux qui le peuplent ? Ce serait une bonne finalité. Arriver au sommet de la pyramide pour apprendre aux humains que les programmes dominaient ? Et leur enseigner que les docteurs en physique quantique étaient dangereux ?
Approuvé. On avait une idée de ce qu’on ferait une fois Carthage et Wolfy remis à genoux. Mais pour le moment, il fallait se concentrer sur la mise à genoux de ces deux gêneurs, justement.
La maison de notre premier vieux f…docteur en physique quantique était très banale. Rien, depuis l’extérieur, ne laissait penser quelle créature fourbe et maléfique se cachait là-dedans. A présent, il était temps d’imiter un certain Sherlock Holmes, probablement le prototype d’un programme multi-agent au vu de son don pour ne rien rater et tout interpréter.
Une seconde, Conan Doyle serait-il un docteur en physique quantique ? Encore un fou créateur de programmes diaboliques ?
Non, ne pas y penser et se concentrer sur Wolfy. On aurait tout le temps de gérer les malades après. Quoique non, lui il était mort, ça faisait un cas de moins, en théorie.
Donc. Pas de traces de la présence d’un chien, comme la niche dans le bout de jardin visible ou des déjections discrètement oubliées. Kiwi n’était pas ici. Sûr. Et comme les physiciens quantiques étaient des sadiques, le prochain sur ma liste était à une petite trotte. Illkirch, rien que ça, pas loin des divers complexes de recherche qui avaient fleuri ces dernières années.
En route pour de nouvelles aventures…

Le quartier des sciences était un endroit un peu pentu avec de larges routes dégagées pour permettre aux voitures de ces messieurs et mesdames les scientifiques de circuler. La vue était large, puisque les bâtiments s’étiraient plus volontiers en longueur qu’en ville, où on construisait vers le haut. Les constructions avaient ici beaucoup plus de place et se ponctuaient volontiers de quelques espaces verts, tout en dégageant une autre atmosphère que les zones d’habitations restreintes. Ici, il y avait de l’espace, et pas l’ombre d’une maison ou d’un HLM. Ici, il y avait comme une dynamique qui flottait en l’air, celle du savoir et de l’avancée technique. On travaillait dans le seul but de découvrir des connaissances. En fait, c’était peut-être la présence de ces images de cellules ou de molécules en fausses couleurs sur les côtés des trottoirs qui renforçait cette idée.
Cet endroit me plaisait beaucoup. Mais il était un peu trop fréquenté comparé à mon paisible coin de côté en Ecosse. Donc moins adapté à ma présence. Mais cet endroit, s’il avait été à l’abandon, aurait été recyclé en planque pour moi.
Malgré l’absence d’habitations de ce côté, de façon globale, on avait quelques petites maisons un peu isolées. Probablement occupée par des gens qui travaillaient dans les labos à proximité. Et entre autres, la personne qui figurait sur ma petite liste mentale.
Je m’arrêtai à côté d’une photo grand format d’un supercalculateur. Il ne pouvait pas générer de monde virtuel, bien sûr, trop primitif, mais c’était intéressant de voir les progrès humains : je jetai donc un œil aux inscriptions à côté. Pendant ce temps, un type que je n’avais pas remarqué s’approchait.
-Intéressée par la physique quantique à ton âge ?
Je lui jetai un œil. Bon, j’avais l’air d’avoir quinze ans, et il ne pouvait pas deviner qui j’étais (ce serait inquiétant) mais j’avais tout de même envie de lui taper dessus.
-Oui. Vous semblez être impliqué dans ce style de milieux, d’ailleurs.
-Ah bon ?
-Quand on se promène dans le quartier des sciences en faisant à moitié de la pub pour sa discipline, oui.
-Je m’appelle Joseph Payne. Je suis effectivement docteur en physique quantique.
Alors qu’il finissait de se présenter, une petite chose fripée et perdant ses poils émit une sorte de grognement. Je baissai les yeux. Il avait pris un sacré coup de vieux mais…c’était bien lui. Aucun doute possible.
Kiwi. Alors c’était là qu’il se planquait. Il me rendit mon regard et grogna de plus belle. Wolfy était donc toujours en partie à l’intérieur. Mais il déployait plus d’influence que prévu sur le comportement de la bête.
-Oh, on dirait que Sam t’aime bien.
On avait l’impression qu’il essayait de me carboniser en lançant des rayons lasers par les globes oculaires. Ce connard de chercheur ne devait pas avoir les yeux en face des trous.
-Si vous le dites.
Il valait mieux récupérer le maximum d’informations de ce naïf. Peut-être était-il manipulé par Wolfy, ce qui serait un paradoxe amusant, étant donné que ce foutu programme était un suiveur né. Les résidus informatiques dans Kiwi avaient dû pouvoir déployer un peu plus de puissance que prévu, assez pour prendre le contrôle du chien. Si Joseph détenait un ordinateur quantique, le clébard pouvait aisément recréer le Wolfy original et son monde virtuel. C’était probablement déjà fait…
L’ennui était donc que le canidé avait une longueur d’avance sur moi. Mais j’avais un système de défense quasiment parfait, et mon monde virtuel était indestructible. Son avance ne durerait pas. Surtout que lui ne savait pas où je m’étais basée, alors que lui était grillé. Et son corps physique (car c’était de ça qu’il s’agissait) ne pouvait pas se déplacer aussi facilement que le mien. Les humains étaient plus libres que les chiens. Ainsi va la vie dans ce monde.
-En tant que docteur en physique quantique, j’imagine que vous possédez un Supercalculateur, n’est-ce pas ?
Question innocente dont il ne devinerait sûrement pas la raison d’être profonde. Mais elle suffirait à confirmer la présence du monde virtuel.
-Oui, bien sûr. Ce n’est pas un modèle très développé, nos compétences actuelles ne permettent pas encore de réaliser d’énormes prototypes, mais en fait, si je combine plusieurs petits ordinateurs quantiques autour d’un ordinateur quantique plus développé, j’arrive à concentrer assez de bits quantiques. Enfin, je ne voudrais pas te perdre dans ces explications un peu techniques…
Va brûler en enfer, imbécile, tu sais au moins que tu parles à un programme ? C’est moi qui pourrais te perdre dans des explications techniques.
-Non, vous ne me perdez pas. J’ai assez de notions pour suivre, continuez.
-L’inconvénient de ce procédé est qu’il n’égale pas l’efficacité du modèle théorique du surpuissant Supercalculateur, qui serait même capable de tordre l’espace-temps pour revenir dans le passé ! Toutefois, c’est un bon moyen de s’en rapprocher. Les ordinateurs se répartissent les tâches et s’arrangent pour combiner leurs bits quantiques.
-Serait-il possible de faire tenir quelque chose de volumineux sur ce système d’ordinateur ? Comme, par exemple, une sorte de monde virtuel complexe ?
-Mh, dans la théorie oui, mais créer un jeu vidéo est une utilisation très réductrice de ce que ce petit bolide sait faire.
Parfait, il doit s’imaginer que je suis une sorte de geek un peu visionnaire qui cherche un moyen de se divertir avec des instruments performants. Qu’il continue à penser ça, et que Wolfy le dupe, je m’en fiche. Pour le moment, il me fournissait des infos sans s’en rendre compte. Probablement que le monde virtuel était déjà caché quelque part dans son ordinateur sans qu’il le voie.
Toutefois, l’horloge tournait. Il allait bientôt être temps de regagner l’Ecosse. Il convenait donc de s’éclipser, les informations en poche, et la localisation de Wolfy confirmée.
-Je ne voudrais pas abuser de votre temps, il se fait tard. Mais on se reverra peut-être…
Sur cette sortie simplissime, je commençai à reprendre le chemin du retour, sous le regard énervé de Kiwi. Pauvre cleps.

Monter la garde est une activité ennuyeuse. Mais on avait suggéré que je reste là le temps que Xana revienne. Alors j’étais assis dans une tour de Fort Trinité, sur la plateforme supérieure, les pieds pendant dans le vide. Mon épée, rougeoyant paisiblement, était posée à côté de moi, et ma dague était accrochée à ma ceinture. Je me demandais comment se passaient les choses pour ma maîtresse.
La tour paraissait plus vivante de l’intérieur que de l’extérieur. Des données s’affichaient sur les murs, bougeaient. J’aurais pu activer le mode panorama pour voir ce qui se passait dehors, mais cette atmosphère confinée était reposante. On était dans sa bulle, en solitaire. Un peu comme dans les câbles électriques, mais en plus calme. Dans les câbles, on fonçait à toute allure, on ne restait pas assis à s’ennuyer.
L’ennui n’était pas quelque chose que j’avais eu l’occasion de connaître récemment. En ce moment, on était plutôt dans le genre overbookés. Surtout moi, à courir de Paris à la côte écossaise. Enfin, si on pouvait appeler ça courir. Mais là, tout était calme. Ce n’était pas moi qui partais à l’autre bout de la mer du Nord, pour une fois.
-Xanadu, je crois que ça bouge dehors, les Mantas s’agitent. Tu peux aller voir ?
Ma seule réponse fut de me lever, ramasser mon épée et sortir de la tour (sautant d’une plateforme à l’autre, évidemment) pour tirer ça au clair. Une Manta attendait à la sortie, et je l’enfourchai, accroupi pour abaisser mon centre de gravité et avoir un meilleur équilibre. Ce n’était pas une position pratique pour combattre mais pour le moment, je n’avais pas d’ennemi à affronter. Et je faisais confiance à mes réflexes pour ne pas me faire avoir par surprise.
Les Mantas, plus haut dans les nuages d’un rouge sombre, virevoltaient sous les flashs pourpre et violets produits par les lasers. C’était un peu comme un feu d’artifice. Les artifices en moins. Me redressant, j’observai les adversaires qui devenaient habituels maintenant : les oiseaux de métal envoyés par Wolfy.
Cependant, comme si le groupe attendait l’arrivée des renforts, ils se scindèrent en deux escadrilles. L’une resta à faire face à mes troupes, l’autre plongea vers l’anneau supérieur. Ce qui était assez ennuyeux puisque le cœur était assez exposé aux attaques aériennes. On pouvait se permettre de perdre le cœur, mais mieux valait éviter. C’était ce que Xana avait dit.
Alors je fis virer ma Manta à leur poursuite. Ses ailes ardentes nous assuraient un avantage de vitesse non négligeable, et on avait le soutien des troupes à terre. La gardienne du cœur pouvait également nous filer un coup de main si les piafs s’approchaient trop, mais à longue portée elle ne pouvait rien. Juste servir de bouclier, à la limite.
Mais on avait plus d’avantages que la simple supériorité aérienne donc tout se passait bien.
On rattrapait rapidement le détachement d’oiseaux de fer. Une fois assez près (ce qui était très relatif étant donné la longueur que je pouvais franchir en un saut), je bondis sur l’animal le plus proche pour l’empaler sobrement et proprement. Après une rapide évaluation de la distance entre moi et le prochain oiseau, je regagnai ma Manta pour pouvoir me rapprocher. Il me fallut parer quelques rayons lasers agaçants, et un piaf eut la sale idée de faire un écart alors que je tentais de lui sauter dessus. Toutefois, ma Manta était assez rapide pour me récupérer dans ma chute, et je lançai pour la forme ma dague dans la jointure de l’aile la plus proche. Ladite aile se coinça avec un bruit de métal grinçant et l’oiseau chuta d’une façon assez drôle vers le sol.
Le dernier oiseau comprit qu’il était mal barré. Il plongea vers le sol, pour finalement se faire abattre par une Tarentule postée non loin.
Un combat clairement plus facile que les précédents contre Carthage. Ça changeait. Plus reposant. Il y avait moins de challenge, aussi, du coup, mais le challenge n’avait pas beaucoup d’intérêt pour un spectre. On avait rien à se prouver à nous-mêmes, et puisqu’on était surhumains…
-Euh, Xanadu, on a un petit problème, d’après l’activité des Mantas, c’est pas fini…
Je tournai la tête, cherchant à localiser la menace. Ce ne fut pas bien difficile puisqu’elle avait pratiquement allumé les gyrophares : une véritable tempête d’éclairs probablement très destructeurs, du peu que j’en savais. Les poissons volants étaient dans la place.
Les Mantas avaient été décimées par ce nuage qu’elles n’avaient pas pu anticiper. J’allais devoir parler à voix haute. Horreur.
-Drake, Gigatank.
-Mais, ils sont encore en phase de test…
-Ils nous déciment.
L’assistant resta silencieux un moment, puis j’eus le plaisir de voir arriver trois Mégatanks tandis que ma Manta restait à distance respectable des poissons meurtriers. Ils bougeaient trop pour que le tir du monstre volant le plus polyvalent fonctionne correctement. Toutefois, si on élargissait la taille du tir…
Les trois Mégatanks se rapprochèrent les uns des autres et se collèrent par les yeux de XANA sur leurs parois. Ils formaient une sorte de vague triangle. Et, miracle de la programmation, lentement mais sûrement, ils élevèrent leurs lourdes carcasses à peu près à la hauteur de l’escadron de poissons et de ma monture. On employait un champ magnétique virtuel assez puissant pour qu’ils puissent s’élever au-dessus du vide. L’ensemble ainsi formé était modestement noté Gigatank. Lent, oui, mais capable de déployer une puissance de tir phénoménale dans trois directions. Et une puissance de tir qui nettoyait bien les petites nuées d’ennemis.
La Manta se décala pour ne pas prendre le laser dans l’aile. Tandis que les deux premiers Mégatanks refermaient hermétiquement leurs coquilles pour ne pas être détruits, le troisième déclenchait son onde de choc droit vers le banc de sardines. Elle laissa un trou. La suivante aussi.
Je m’autorisai un sourire mesquin et satisfait. Ce style de sourire faisait assez « spectre » pour être toléré. Et au pire, personne ne me voyait…
Les poissons comprirent, hélas, que rester groupés n’était pas une bonne idée. Ils se séparèrent donc, ce qui rendait le Gigatank quasiment inutile. Mais séparés, ils ne pouvaient plus générer leur champ électrique qui avait décimé les Mantas. Je fis signe au Gigatank de reculer un peu (son IA était après tout celle de trois Mégatanks combinés, même s’ils faisaient du skate sous l’influence de Wolfy, ils restaient relativement intelligents…en théorie.) et lançai ma Manta dans la bagarre.
Les poissons volants bénéficiaient de leur petite taille, mais isolés, leur puissance de tir était très limitée. Ils ne pouvaient pas faire le poids face à un spectre, qui plus est, armé d’une épée comme la mienne. Le premier fut tout simplement coupé net en deux. Avec la vitesse de la Manta combinée à ma force surhumaine, la puissance du coup aurait abattu même un oiseau de fer. Alors là, comment l’équivalent du Kankrelat wolfien aurait pu encaisser ça ?
La réponse était assez claire. Les petits débris chutant vers la mer numérique en témoignaient. Ils étaient là, à crier de toute leur âme de plaque de métal numérique : « Non, on peut pas ! On peut pas du tout ! Argh ! ».
Mh, cette dérive humoristique était déroutante et un peu ridicule. Me baissant pour esquiver un tir d’une future arête, je me reconcentrai sur l’essentiel : les démonter avec sérieux et protocole pour que la patronne soit contente. Je n’étais pas un assistant, mais je n’avais pas envie de donner trop de raisons d’être renvoyé.
La Manta m’assistait honorablement en en dégommant quelques-uns à coup de laser et le Gigatank était là en arme dissuasive pour décourager toute envie de rassemblement. Le bataillon, dispersé et impuissant, fut vite réduit à l’état de limaille de fer numérique faisant trempette dans la mer. Cela allait-il produire de la rouille numérique ?
Avec un timing impeccable, une voix bien connue s’éleva alors dans le labo, et parvint jusqu’à moi par le biais du micro de l’assistant :
-Xanadu, le Gigatank s’en est bien tiré ?
Oh non, j’allais devoir faire un rapport à l’oral. Quelle corvée.
-Fusion fonctionnelle. Lévitation fonctionnelle. Tirs sécurisés. Efficace.
-Au niveau du déplacement, il peut bouger ?
-Un peu. Lentement.
-Et l’intelligence ?
-Suffisante ?
Xana avait l’air très enthousiaste au sujet des performances de son petit bijou. Ça pouvait se comprendre, elle était toujours curieuse d’observer et d’analyser les évènements. L’ordre de ma rematérialisation fut donné et j’assistai à la conversation entre Xana et Drake depuis l’intérieur de la première.
-Alors, tu as pu localiser Wolfy précisément ?
-J’ai vu Kiwi accompagné d’un chercheur en physique quantique, un certain Joseph Payne. Il détient un modèle de supercalculateur recomposé à partir de plusieurs petits. Et il m’a confirmé lui-même que la machine pouvait supporter un monde virtuel. D’ailleurs, Wolfy (qui a corrompu et pris le contrôle de Kiwi) a probablement déjà installé son petit univers dans la place, en cachant les données. Je ne pense pas que ce type ait compris que le petit chien qu’il a adopté hébergeait un programme informatique. Mais le cleps m’a reconnue, il sait que je l’ai repéré. C’est peut-être la raison de sa petite attaque.
-Du coup, on se concentre sur qui pour le moment ?
-Wolfy ne peut pas infecter Fort Trinité. L’anti-lui fait partie intégrante de l’endroit, il ne représente donc pas une menace. Il faut neutraliser Carthage d’abord, parce qu’ils sont plus dangereux en termes de force de frappe, notamment.
« On va devoir retourner sur Lyo ? »
Elle hocha la tête à ma question qu’elle avait été la seule à entendre.
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Dernière édition par Ikorih le Jeu 03 Aoû 2017 17:25; édité 3 fois
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Tyker MessagePosté le: Sam 18 Jan 2014 19:04   Sujet du message: Répondre en citant  
Tyker Modérateur


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Messages: 230
Localisation: Arkham Asylum
C'est avec un toute nouvelle coupe de cheveux que je m'en vais commenter ce chapitre.

Bon l'histoire progresse lentement, on a le petit come-black de Wolfy qui se planque dans Kiwi, et on a un petit aperçu de ce qu'il sait faire c'est pas mal. On en apprend plus sur les motivations de XANA, tant mieux, d'ailleurs j'aime beaucoup le point de vu qu'elle a par rapport à l'humanité, je me demande ce qui se passerait si jamais elle lisait du Boileau Smile .

Pas de Carthage dans ce chapitre, c'est pas bien grave vu qu'il y'a Wolfy.

Bon je passe sur le dialogue entre XANA et Payne, c'était plutôt amusant de voir XANA se faire prendre de haut. Le pauvre savant risque de prendre cher.

Venons en ensuite à la partie d'action sur Fort Trinité, j'aime bien le style de combat de Xanadu, évite juste la prochaine fois de nous dire que les giga tanks entreront en scène Wink

En conclusion on va à nouveau avoir droit à une petite baston chez Carthage ce sera peut être l'occasion d'en apprendre plus sur eux.

Voilà pour moi.

_________________

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"Introduce a little anarchy. Upset the established order and everything becomes... CHAOS"

-The Joker-
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Zéphyr MessagePosté le: Sam 25 Jan 2014 18:10   Sujet du message: Répondre en citant  
Z'Administrateur


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Messages: 1032
Localisation: Au beau milieu d'une tempête.
Un chapitre très sympathique ma foi. Les petites réflexions de Xana sur FH et les docteurs en physique quantiques étaient juste énormes. Son opinion sur le sujet est très amusante (pertinente ?).
Comme l'a dit Tyker, c'est cool aussi de voir que Xana se projette dans l'avenir et ait un objectif final.

La petite partie virtuelle nous a permit de découvrir le Gigatank, qui est plutôt bien pensé au fond. Mention spéciale à la "tempête d'éclairs" des poissons de Wolfy (a). J'ai l'impression que Xanadu place de plus en plus souvent des petites remarques à la Xana : ironiques et/ou interrogatives.
Bref, j'ai hâte de voir la poursuite du conflit contre Wolfy et Carthage.

Citation:
parce qu’ils empiètent sur mon territoire virtuel (qui s’étend à tout le réseau, c’est entendu). 

Meilleure parenthèse du chapitre Mr. Green.

Citation:
 mais en fait, si je combine plusieurs petits ordinateurs quantiques autour d’un ordinateur quantique plus développé, j’arrive à concentrer assez de bits quantiques.

Son explication me rappelle un peu le principe du SC de « Réplika on the Web ». Est-ce bien une référence comme je le pense ?

*Zéphyr meuble le commentaire en faisant des éclairs et en activant des effets pyrotechniques*

Sur ce bref commentaire, j'attends la suite !
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Un jour, peut-être.
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Ikorih MessagePosté le: Sam 25 Jan 2014 18:24   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


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Spoiler


Chapitre 8 : Carthage est pénible


Moi et Xanadu étions en chemin vers la tour jumelée à Carthage. Les pertes de monstres de la dernière baston avaient été comblées par l’ordinateur qui avait notamment ajouté quelques Krabes et Kankrelat de plus que dans la dernière vague. Les hasards. Mais ces forces terrestres étaient plutôt bien assorties, au moins en termes de couleur (noir, tout ça).
On avait donc prévu de se rendre tous les deux pour une petite opération spéciale du même style que celle de la dernière fois à Carthage. On était dans une configuration un peu différente de la dernière fois, ce qui pourrait peut-être nous être favorable. Autant essayer, surtout qu’on connaissait le facteur Ulrich un peu mieux.
Entrant dans la tour, nous nous apprêtions à sauter dans le gouffre quand Drake interrompit ce grand moment.
-Euh, problème, je vois des gens qui sont dehors.
Je soupirai. Evidemment, il fallait toujours qu’on nous pourrisse la vie. Logiquement, si les nouveaux venus étaient détectés par le radar, il ne s’agissait pas de créatures de Wolfy. Par contre, un autre camp était tout à fait susceptible de vouloir attaquer sauvagement notre monde virtuel, et ce camp s’appelait Carthage. Si Carthage envoyait ses agents par ici, alors Lyo serait moins gardé, beaucoup plus vulnérable.
-Ils sont combien ?
-Deux. On dirait que Carthage a trouvé le moyen de traverser la mer numérique, sûrement avec des navskids ou quelque chose d’approchant.
-Ok. Xanadu, tu vas affronter ces gugusses ici. Moi, je m’occupe de leur pomper des infos.
Il hocha la tête et ressortit de la tour en courant, armes à la main. Quant à moi, je sautai dans le vide. Les alentours devenaient de plus en plus sombres, et puis finalement, la plateforme de la tour du 5ème Territoire se présenta à moi. Tandis que l’atmosphère passait du rouge au bleu. Je m’apprêtais à foncer vers la sortie quand une idée me vint. Mon double asservi, descendant ou clone maléfique, peu importait comment on l’appelait, le deuxième Xana, il allait tenter de me mettre les bâtons dans les roues. Normal, il faisait son boulot. Il était là pour ça. Mais ce n’était pas pour ça que j’allais l’épargner.
Je n’avais pas pu tester cette capacité. C’était bien le moment. Je fermai les yeux, me concentrai un peu, et j’aurais pu parier que les éclairs s’abattaient autour de moi. Le petit effet classe. Les chiffres dans la tour se mirent à se brouiller, semblant incapables de s’organiser pendant un temps. Et puis globalement, tout reprit sa marche.
Maintenant, ils étaient à coup sûr avertis de ma présence, il convenait de faire vite. Je bondis donc hors de la tour et m’engageai dans le dédale de couloirs, direction l’interface. Il fallait espérer que les fonctions de XANA numéro 2 étaient endommagées là où il ne fallait pas. Peut-être dans le contrôle de son larbin miniature ou dans les fonctions de scan.
Même si je n’aimais pas courir, il fallait se résigner à se dépêcher. L’idée était de les prendre par surprise en étant sur les deux fronts à la fois. Mais pour que ça marche, il fallait être rapide, justement.
En sprintant, je remarquai que Carthage avait modifié d’infimes détails qui donnaient une ambiance plus sinistre, plus oppressante à l’endroit. Les murs n’étaient pas si lisses, ils étaient incrustés de circuits imprimés, et les couleurs s’étaient un peu ternies. Le 5ème Territoire ressemblait soudain à un piège mortel prêt à se refermer sur vous plutôt qu’à une porte vers la vérité. Moins agréable comme image, tout d’un coup, non ?
Et pourtant, j’avais une impression étrange, dure à définir. Comme si je retrouvais quelque chose de familier.
Alors que j’arrivais vers un couloir, j’entendis des pas dans mon dos. Faisant volte-face, je vis le petit Ulrich, encore à bonne distance. Il ne se déplaçait jamais très vite. Je pouvais lui barrer le chemin très facilement. Je me baissai donc et posai la main sur le sol. La structure virtuelle de la matière m’apparut très vite et tandis qu’il s’avançait tel un petit zombie désarticulé, je lui barrai le chemin d’un mur bleu tout neuf qui s’éleva sous son nez. Et toc.
Toutefois, je n’avais pas le temps d’éclater d’un rire maléfique assez fort pour qu’il m’entende de l’autre côté, il fallait rejoindre l’interface avant qu’il ne trouve un autre chemin pour venir m’embêter.
Ce qui me contraignait à repartir courir. Même si le 5ème Territoire gagnait une sorte d’aura familière qui ne m’avait jamais frappée (même du temps où il était encore construit exactement similaire au modèle de Lyoko), il n’en restait pas moins un endroit labyrinthique, et si Drake donnait quelques indications utiles de temps en temps, je me fiais principalement à mon instinct. Le labyrinthe n’était pas totalement conforme à mes souvenirs, mais je pouvais m’y retrouver. Intuition de programme sans doute.
Et enfin, la pièce de l’ascenseur. L’enfer sur Te…Lyo. Carthage n’avait donc pas eu la clairvoyance de l’enlever, alors même qu’ils avaient pu constater ses effets maléfiques. Les inconscients. Le jour où l’un de leurs agents perdrait la raison à force de tournoyer sur cette plateforme démoniaque, ils allaient finir par comprendre, non ? Ou alors faudrait-il plusieurs morts ?
Allez savoir, avec ces inconscients.
J’empruntai la machine infernale qui se stabilisa devant l’avancée qui menait à l’interface. Et là, surprise.
Il y avait quelqu’un.

Se battre sur Fort Trinité était assez simple. J’avais la possibilité de recevoir du renfort de mes troupes à tout moment et le terrain m’était familier, en plus de ne pas l’être à mes adversaires. Mais ça n’empêchait pas le duo face à moi de se montrer coriace. Gérer ce bourrin de William était compliqué, même avec mes supers aptitudes, mais si Sabriël pouvait se pointer à tout moment dans mon dos pour me tirer dessus ou me balancer un de ses effets spéciaux…
Pour le moment, elle était aux prises avec les monstres du coin. Presque reposant pour moi. Mais quand elle parvint à contourner les deux Tarentules, trop lentes pour bouger, et à leur tirer quelques flèches bien placées, la situation devint un peu moins tenable. J’étais désormais au bord du premier anneau et sur le point de me casser la figure en plein sur le deuxième. William faisait pression sur moi avec son hachoir et en plus de ça, les Krabes ne retiendraient pas l’autre très longtemps. Je pris donc la décision de céder un peu de terrain. Rompant l’étreinte des lames virtuelles, je bondis vers l’arrière dans un magnifique saut (en toute modestie). Si j’avais pu ressentir la douleur, nul doute que mes jambes auraient souffert d’une telle absorption de force mais en l’occurrence, j’eus juste à me redresser avant que William ne me tombe sur le coin de la figure. En apparence, la situation semblait toujours identique mais je gagnais un allié désormais. Le Blok pendu au plafond du premier anneau qui tira dans l’épaule de William. Accroché par une boule épineuse sortie du haut de sa tête, il avait l’air de rigoler, accroché là à pouvoir tirer sur les gens en dessous.
Profitant de la désorientation de mon adversaire, je lançai une attaque à la vorpale qu’il bloqua, et dans la foulée un coup de dague électrique. En mauvaise posture, William esquiva maladroitement et me colla un coup de pied que je n’avais pas vu venir. Et comme il était malin, il utilisa son pouvoir de mini-fusée sous la botte, ce qui nous envoya valser l’un et l’autre. Le temps de se relever, aucun avantage ne fut pris par personne. En revanche, Sabriël eut le temps de finir ses Krabes et de descendre nous rejoindre. Mauvais, ça. Je préfèrerais qu’ils n’arrivent pas jusqu’au cœur, même si la gardienne pourrait me filer un coup de main. Xana serait agacée si on venait à perdre le noyau du monde virtuel et donc à dévoiler une de nos meilleures astuces.
Le Blok tira à nouveau et William dut lui faire face pour pouvoir parer complètement. Il savait que c’était risqué, mais comptait sur sa coéquipière pour le couvrir si je le chargeais. Sauf qu’aucun des deux ne s’attendait à un lancer de dague. Un lancer de dague fait par un spectre en pleine forme, qui plus est, et donc à une vitesse considérable. William fut renvoyé dans son scanner fissa.
Mais il restait sa coéquipière, armée et dangereuse. Qui me tirait justement dessus, d’ailleurs. Je m’attelai à dévier les flèches avec ma vorpale, gardant un coin de l’œil sur le piaf étrange qui accompagnait régulièrement l’avatar de Kimblee. On ne savait jamais d’où le danger pouvait venir.
Là, en l’occurrence, le danger joua la carte de l’effet de surprise en cessant brusquement ses salves de flèches pour me foncer dessus en toute impunité. Je ne réagis pas assez vite, mais j’eus de la chance : son pouvoir me projeta simplement sur le petit anneau du cœur. Elle resta en position de supériorité et me mitrailla proprement de flèches. Quelle enflure.
Les Mantas allaient finir par arriver. Il me suffisait d’encaisser jusque-là, elle serait alors forcée de descendre jusqu’à moi, là où les monstres ne pouvaient pas risquer de lui tirer dessus. Un seul monstre était spécifiquement programmé pour ne pas endommager quelque chose ayant la structure d’un cœur virtuel. C’était la Gardienne.
Les cris perçants vinrent alors servir de fond sonore à ce duel, tandis que les flèches ricochaient sur ma lame. Levant le nez, et m’accordant de ce fait un peu de répit, Sabriël suivit du regard les ailes rougeoyantes des Mantas. Toujours vigilant, j’attendis que les monstres ouvrent le feu pour la forcer à descendre. Elle était assez maligne pour tirer les mêmes conclusions que moi, surtout si elle savait ce qu’était le cœur de Fort Trinité. Les tirs ne se firent pas attendre et après avoir tiré sur quelques Mantas, elle prit le risque de descendre.
Comme prévu (pour une fois que ça l’est), les monstres se dispersèrent mais restèrent à bonne distance pour avoir l’occasion de revenir vite dans la bataille si l’occasion se présentait.
Nous étions donc face à face devant le cœur de Fort Trinité. C’était une boule rougeâtre qui émettait la majeure partie de la lumière qui baignait le monde, l’autre partie étant venue des éclairs irréguliers. Quelques petites décharges passaient parfois dans l’énergie lumineuse rouge qui baignait la source de lumière et servait en fait de filtre. Sous la couche, on pouvait voir que la boule était blanche à l’origine. Mais voilà, c’était plus démoniaque avec un design rouge, donc on avait gardé les choses comme ça.
Nous nous fixâmes quelques secondes, essayant chacun d’anticiper les mouvements de l’autre, mais le troisième membre de l’équation remua. Le monstre qui jusque-là enserrait le cœur de ses longs tentacules s’en détacha et déploya ses appendices désormais terminés par des lames. La Méduse, car c’était elle, avait gagné en nuances de rouge et quelques pans d’une ébauche de robe tournoyaient autour de son corps flottant, donnant presque l’impression qu’elle était plus grande. Le tout était dans une sorte de style de derviche prêt à tourbillonner sur lui-même pour découper ses adversaires en petites rondelles propres et fines.
Et en fait, c’était l’idée générale du mode d’attaque, particulièrement efficace sur le troisième anneau qui avait une surface très réduite. Entre la taille de l’intérieur d’une tour et celle du garage skid, l’ancien.
Bref, maintenant, on était en position de force. Enfin, encore plus qu’avant.

J’étais dans la merde. Un des deux agents bonus de Carthage se tenait devant moi. C’était la fille, la dénommée Stella Razorleng. Elle portait une simple combinaison moulante gris argent, mais avec une sorte de couteau dentelé accroché à la ceinture. Et deux ailes squelettiques dans le dos, aussi. Ces deux ailes étaient uniquement faites d’os brunâtres et ne possédaient pas de membrane. Donc inutiles pour voler. Mais…elles devaient bien faire quelque chose. Et ce quelque chose ne devait pas être fait pour m’arranger. Il allait convenir d’éviter ces maudites ailes.
Elle ne me laissa pas vraiment le temps de me préparer mentalement au choc et se jeta sur moi sans autre forme de cérémonie, un peu comme une sauvage en fait. Le couteau à la main, y avait tout. Très prompte à l’action. Trop, même.
J’eus juste le temps de reculer un peu pour éviter de me faire découper en tranches (c’eut été ennuyeux) et pouvoir tirer quelques éclairs. Mais je n’allais pas vraiment pouvoir me démerder éternellement comme ça. La menace de la foudre la fit reculer, et elle me fixa en cherchant un angle d’attaque. Mauvais. Son collègue pouvait débouler à tout moment.
Mais ce ne fut pas le collègue attendu qui se pointa, mais le petit zombie de Xanabis. Tiens, en voilà un joli nom. A peine proche d’un nom de drogue, mais qu’importe. Toujours était-il que son esclave était là, et prêt à en découdre. Si on pouvait dire ça comme ça.
Inconvénient majeur, mon avatar actuel n’était absolument pas taillé pour le combat. Il faudrait y remédier, mais le problème était qu’un avatar ne pouvait avoir qu’un nombre limité de pouvoirs et armes, pour ne pas être trop « lourd ». Et mes puissants pouvoirs étaient inutiles en combat mais très utiles pour le reste. Donc il allait peut-être falloir procéder à des modifications. Peut-être.
En attendant, il allait surtout falloir procéder à une esquive d’un de ces projectiles bizarres lancés par le gamin. Il s’écrasa sur le mur où il laissa une trace étrange ressemblant à de la peinture qui s’effaça quelques secondes plus tard.
Mais seul contre deux, avec un avatar non programmé pour le combat (on avait Xanadu pour ça normalement), ça donnait une catastrophe. Pendant que j’évitais la peinture de ce sale petit morveux, l’autre me sauta dessus par derrière pour me transpercer sans autre forme e procès.
Quelles enflures. De retour au scanner. Je décidai de rester dans les environs pour quand Xanadu ressortirait, et je demandai :
-Il s’en sort comment ?

Je m’en sortais plutôt bien. C’était Kimblee qui devait sautiller dans tous les sens pour éviter à la fois ma vorpale et les redoutables tentacules tranchants de la Méduse. Et à sautiller, on a moins le temps de tirer des flèches ou d’utiliser des pouvoirs étranges. Et tôt ou tard, on arriverait à la pousser vers le bord ou à la dévirtualiser.
Mais elle était coriace. Une flèche m’égratigna l’avatar et me fit perdre quelques points de vie. Et je n’avais plus ma dague qui servait à balancer sur les gens, puisque je l’avais utilisée sur William et que j’avais oublié de la récupérer.
La Méduse et moi commençâmes à contourner le cœur chacun d’un côté, forçant Sabriël a reculer sur la languette au-dessus du vide, s’éloignant du point sensible et se retrouvant de plus en plus étriquée. Le corbeau s’était perché sur un anneau supérieur et observait la scène avec un air passif. Presque ennuyé.
L’agente de Carthage se retrouva vite dos au vide. Et face à un spectre et une Méduse. Elle se prépara à utiliser ses pouvoirs quand on serait assez près, mais ladite Méduse la prit au dépourvu en faisant fuser ses tentacules. Dévirtualisation assurée.
Prit d’une envie soudaine, je m’approchai du bord de la plateforme, levai les bras et l’épée avec, avant de crier « Victoiiiiiiire ! ».
La voix de Xana m’interrompit dans ce petit hommage.
-Arrête de faire n’importe quoi et prépare toi à revenir sur terre.

Aelita, en tant que DJ, avait des fonds très confortables. Et elle savait rester discrète. Elle s’était habillée en garçon, avec un pull à capuche bleu marine pour cacher sa chevelure…originale. Comme quoi elle savait qu’une masse de fans en furie ne les aiderait pas beaucoup dans leur opération. Odd ne pouvait que saluer sa clairvoyance et les facilités qu’elle avait pour leur payer l’hôtel et la voiture de location. Le blondinet se promit qu’à la fin de cette histoire, il changerait de métier et se consacrerait pleinement à l’art et à tout ce qu’il rapportait comme sous.
Encore fallait-il arriver à la fin de cette histoire.
Odd ouvrit la portière du véhicule et s’installa à la place du conducteur, Aelita sur le siège d’à côté.
-Alors, tu saurais repérer par où il habite, ton cousin ? Ou simplement lui passer un coup de fil ?
-Il répond très rarement. Probablement très pris par son boulot…
Odd soupira. La jeune femme sortit son portable et commença à rechercher sur Google Maps la région où vivait son cousin tandis que son compère mettait le contact. La route risquait d’être longue, ils en avaient conscience. Mais ils ignoraient encore à quel point.
Le temps passait lentement. Aelita finit par mettre la radio, pour avoir un peu de musique et rendre plus agréable ce trajet monotone. Elle bascula la carte et se mit à faire une petite recherche Internet, détachant ses yeux du paysage déjà un peu enneigé.
Il n’y avait que trois mots écrits dans la barre de recherche : « Ulrich Della Robbia ». Odd avait rapidement jeté un œil à ce qu’elle faisait, par curiosité. Il soupira. Les résultats ne seraient pas concluants, on pouvait le parier. Si la police faisait fermer le dossier, les médias n’y auraient pas accès. Et puis, quelles étaient les chances pour qu’on parle de son fils ? L’affaire n’avait pas fait grand bruit.
Il se reconcentra sur la route sans commenter. Il n’y avait rien à dire. Rien à faire, non plus.
Ils n’avaient pas beaucoup parlé de leurs expériences après Lyoko. Durant ces années, ils avaient gardé un contact un peu distant et prenaient conscience maintenant du fossé qui s’était creusé. Mais le fossé n’était pas si abyssal puisque Aelita acceptait de s’embarquer avec lui dans une quête improbable. Durant ces heures passées ensemble, ils apprenaient à rattraper le temps perdu, à se retrouver pour de bon. Ils avaient discuté de leur vie, même si on avait peu abordé le sujet de la famille d’Odd.
Odd avait également passé un coup de fil à sa sœur, Pauline, qui était sortie avec Drake pendant un moment. Mais apparemment, ils s’étaient séparés et avaient perdu contact. Ce qui signifiait en clair qu’elle ne pourrait pas les renseigner plus que ça.
Le silence perdurait dans le véhicule. Le temps était long, très long. Ils avaient conscience que suivre une piste floue ne les aiderait peut-être pas à retrouver le fils d’Odd. Mais c’était leur seul espoir, alors ils enduraient la route comme ils le pouvaient.
Aelita rebascula sur la carte. En regardant par la fenêtre, elle pouvait discerner une mer un peu noire, brumeuse, dans le lointain.
-Regarde, Odd, on s’approche des côtes.

Je réfléchissais. Fort Trinité me semblait un endroit approprié pour le faire, on était au calme. Et puis l’ambiance me plaisait.
Carthage commençait à impliquer plus de monde dans son projet Lyo. Il allait être temps de les neutraliser pour de bon. Mais d’un autre côté, il y avait Wolfy qui se renforçait de jour en jour et malgré notre supériorité au niveau temps de préparation, on allait bientôt être rattrapés par ces deux guignols.
On avait eu un bon aperçu des forces de Carthage. Trois agents sur le terrain virtuel, plus un programme multi-agent et leur quatrième camarade qui n’avait pas encore été vu sur Lyo. Ils bénéficiaient également des avancées de Franz Hopper.
Un mystère restait à éclaircir : l’extérieur de Lyo. Les territoires étaient-ils toujours là ? La troncature dans le nom semait le doute. Peut-être avaient-ils modifié ou supprimé les territoires de surface. Mais dans ce cas, quel était l’intérêt ? Libérer de la puissance machine pour un autre projet ? Peut-être ça, oui. Carthage pouvait vouloir utiliser de l’énergie, comme Wolfy auparavant, pour créer quelque chose de plus grand. Alimenter autre chose.
Mais il y avait autre chose qu’il fallait sonder, c’était l’organisation de Wolfy et Krystal. A quel stade de (re)développement ils en étaient. Pour le moment, il ne lançait pas beaucoup d’attaques, se contentant de petits raids d’un côté et d’un autre, probablement pour évaluer l’état des défenses. Il ne se faisait pas trop remarquer, sans doute parce qu’il savait que c’était risqué pour sa peau.
Et puis aussi quelque chose me soufflait qu’on allait trouver des éléments intéressants chez Wolfy. On aurait donc intérêt à aller fureter dans Krystal, surtout maintenant que Wolfy savait qu’on savait où il était. Cette fois, détruire le monde virtuel par translation ne serait probablement pas possible parce que le Supercalculateur se trouvait en zone urbaine. Il allait donc falloir opérer en s’en prenant au cœur. Qu’on avait jamais trouvé.
D’un autre côté, on avait jamais vraiment cherché le cœur en lui-même. Juste l’interface et une tour pour se translater, même si un point du territoire faisait ça « gratos ». Intéressante cette propriété d’ailleurs. Je me demandais ce que Wolfy avait réussi à conserver du monde virtuel dans ses petits résidus de données. Et de lui-même aussi. Car il avait dû employer Kiwi pour se recréer, ce qui impliquait qu’il soit à la fois dans le chien et dans l’ordinateur. Il employait la mémoire qui restait dans ses résidus, mais elle devait être sacrément abîmée depuis le temps. Donc Krystal ne ressemblerait peut-être pas à ce qu’on avait connu.
-Xana ?
-Mh ?
Encore Drake. Pas moyen de cogiter tranquillement…
-Tu connais le réacteur Iter ? Parce que d’après quelques articles, il sera enfin mis en service à la fin du mois.
-Qu’est-ce qu’il a de spécial, déjà ?
-Une puissance hors du commun.
Le genre de truc qui pourrait motiver Wolfy, tiens. Si un jour on le trouvait mouillé dans une affaire ayant trait à ce truc, je ne serais pas surprise.
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Dernière édition par Ikorih le Jeu 03 Aoû 2017 17:27; édité 1 fois
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Zéphyr MessagePosté le: Dim 09 Fév 2014 13:09   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Au beau milieu d'une tempête.
Ce chapitre démontre une fois de plus que tu n'as pas volé ta Carpe Virtuelle. Les combats sur Fort Trinité étaient classes, Xanadu gère à mort (qui d'autre pouvait dévirtualiser William Surprised).
Mention spéciale pour la nouvelle méduse, j'ai eu un petit fou-rire en l'imaginant faire tournoyer ses tentacules comme un rotor. Bon, par contre, on devinait facilement que c'était elle « la gardienne » du cœur (a).

Xana qui se fait malmener sur Carthage, c'est dommage pour elle. Par contre, les ailes de l'avatar de Stella ont piqué ma curiosité. Je veux savoir comment elles marchent <3.
Pour revenir à Xana, j'espère vraiment qu'elle va procéder aux « modifications » qu'elle a évoquées pour son avatar, histoire qu'elle soit un peu plus badass au combat, même si je comprends parfaitement le fait qu'elle préfère laisser cette partie là à Xanadu.

Sinon, j'ai hâte de voir la suite de la saga Oddita (non, pas dans ce sens-là, fans du couple (a)).

Citation:
Prit d’une envie soudaine, je m’approchai du bord de la plateforme, levai les bras et l’épée avec, avant de crier « Victoiiiiiiire ! ».

Juste énorme.

Citation:
Entrant dans la tour, nous nous apprêtions à sauter dans le gouffre quand Drake interrompit ce grand moment.

Quand j'ai vu le prénom Drake, je me suis dit : « Quoi ? Y'a un Drake ? Depuis quand ? ». Ouais, je mérite un gros facepalm, mais il est tellement invisible cet assistant que s'il se faisait renvoyer, on ne verrait presque pas la différence Mr. Green.

Bon, je t'avais pas prévenu que ce serait aussi petit *S'esquive également*.
_________________
http://i.imgur.com/Z94MNN5.png

« Jérémie avait fait un superbe travail. Ce dernier voyage sur Lyokô promettait d'être inoubliable. »
Un jour, peut-être.
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Ikorih MessagePosté le: Dim 09 Fév 2014 13:19   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


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Localisation: Sûrement quelque part.
Spoiler


Chapitre 9 : The Walking Dead


Les vaisseaux virtuels, c’était pour les incompétents, voyons. C’était ce que j’avais répété à Drake alors qu’il tentait de nous en créer un. Le lien par les tours était bien plus efficace pour se rendre sur un monde virtuel connu. Et on avait la localisation du monde virtuel de Wolfy, il était donc temps d’aller lui rendre visite.
Debout devant l’interface de la tour qu’on utilisait traditionnellement pour se rendre sur Carthage, je reprogrammai le cheminement des données pour qu’il conduise directement à Krystal. Xanadu, à côté, suivait les opérations du regard. Parfaitement silencieux, comme à son habitude.
L’écran tactile holographique confirma le changement de destination. Le jingle de la SNCF se fit entendre, simplement pour le fun. Xanadu fixa le vide sous la tour et me jeta un regard interrogateur, comme s’il essayait de savoir ce qu’on allait trouver là-bas. Je haussai les épaules.
-Sauf erreur, on trouvera Krystal. Si y a une erreur, on atterrit probablement dans le vide numérique. Allez, saute.
L’avantage des spectres par rapport aux humains, c’est qu’ils étaient beaucoup plus dociles et posaient moins de question. Tout en étant physiquement bien supérieurs et en mesure de se faufiler partout. En bref, le serviteur idéal. Il sauta dans le trou, et je m’engageai à sa suite après quelques instants.

Le flux de données nous déposa directement dans le monde, à l’entrée de l’unique territoire. Autour de nous, gigantesque, le cristal violet qui servait d’enveloppe au tout, ce qu’on voyait depuis le réseau. Il était transparent, mais un peu à la façon d’une vitre sans tain. Xanadu, n’étant pas toujours une lumière, commenta :
-On dirait une sorte de cristal.
-C’est pour ça que ça s’appelle comme ça, andouille. Evidemment que ça ressemble à un cristal.
Il marmonna une excuse et n’ajouta rien.
Toutefois, si l’extérieur donnait si bien son nom à l’ensemble, l’intérieur avait changé depuis la dernière visite des Lyokoguerriers. Le labyrinthe obscur où on s’engageait pour entrer n’était plus visible. Le territoire en lui-même était très gros, plus, sans doute, que les territoires de Lyoko. Mais il n’avait plus vraiment l’aspect qu’on lui avait connu, là ça ressemblait plutôt à une foretress…euh, une forteresse. Une grande forteresse dans ce cristal violet qui, comme Xanadu l’avait habilement souligné, donnait son nom à l’ensemble. Il y avait plusieurs enceintes, probablement séparées par des portes. En fait, à part ce système de murs successifs, on pouvait aussi voir d’autres murs qui semblaient faire une étoile partant du centre. Et ce centre, c’était une tour gigantesque. C’était obligatoirement là que se trouvaient les systèmes vitaux. Une sorte de lumière semblait émaner du haut de la tour. Peut-être le cœur. Une seule façon de le savoir.
Pour entrer dans la forteresse, il fallait suivre une longue allée rectiligne. On avait été déposé au bout le plus éloigné de la porte, et il était temps de pénétrer dans ce « nouveau monde ». Xanadu ouvrit la marche, logiquement, puisqu’il était le plus doué des deux en combat rapproché. Je levai les yeux vers le sommet une dernière fois : on voyait quelques-uns des oiseaux tourner autour de la tour. De loin, ils pouvaient être pris pour des dragons bipèdes du type vouivre.
Nous passâmes par le portail, une simple arche dans le mur d’enceinte extérieur. Nul doute que Wolfy pouvait le faire fermer. Lui ou un sous-programme chargé de la sécurité. Tout autour de nous, les divers murs donnaient l’impression qu’on allait rester enfermés dans cet endroit quelque peu sordide. Bel effet, Wolfy.
Xanadu examinait les alentours, avec l’air de chercher quelque chose. Je comprenais parfaitement quoi. Ça manquait de gardes, comparé à la faune de Fort Trinité. Il était bien entendu probable que Wolfy n’ait pas réussi à recréer toutes ses troupes. Mais il n’était pas du genre à laisser l’endroit sans défense. C’était un chien prudent.
-Faut qu’on trouve le chemin pour se rapprocher du cœur. Et on reste groupés.
Xanadu hocha la tête. Les murs qui traversaient les différentes enceintes étaient surtout présents dans le but d’offrir un avantage de position aux défenseurs placés dessus. Ils ne bloquaient pas vraiment le chemin puisqu’il y avait des arches similaires à celles du portail creusées dedans : en les empruntant on arrivait sans problèmes à progresser en tournant autour du cœur. En revanche, même en tournant autour du mur d’enceinte, on ne distinguait aucune ouverture dans le cristal violet qui le constituait. Ce qui posait problème. Surtout si on cherchait à passer.
-Des suggestions pour rentrer, Xanadu ?
Il secoua la tête, me laissant cogiter avec mes petits neurones. Pendant ce temps, il continua à surveiller les alentours. Et ce qu’il voyait ne lui plaisait pas vraiment. Il me pointa du doigt le sommet de la forteresse. On apercevait distinctement deux silhouettes qui descendaient dans la tour. Et il y avait de fortes chances pour que ce soient des gardes.
-Oh merde. Tu penses pouvoir les battre si il faut ?
Il haussa les épaules. Il n’avait pas tort : on ne connaissait rien des capacités et du niveau en combat de ces deux-là. Alors pour le moment, il valait mieux chercher comment entrer.
Une image surgit dans ma tête : celle du 5ème Territoire. Je n’avais aucune idée de comment cette image avait pu apparaître, comme ça, mais je mis ceci sur le compte de mon intuition. Le 5ème Territoire…du temps où je le contrôlais encore, il y avait une clé pour ouvrir la voie vers l’ascenseur.
Bingo.
-J’ai trouvé le moyen de progresser vers le centre. Faut activer une clé, selon toute probabilité. Drake, sers à quelque chose, trouve-la.
Il marmonna quelque chose et on entendit le clavier cliqueter. Xanadu et moi restions vigilants, attentifs à la venue des deux silhouettes mystérieuses. Et puis l’attaque vint, mais d’en haut. Un des oiseaux de métal avait déserté le sommet de la tour et les cieux pour se poser sur un des murs transversaux et nous mitrailler de là. Manque de pot pour lui, il avait choisi de cibler en premier Xanadu. Ce qui impliquait que j’avais le champ libre pour le griller à coup d’éclair tandis que le spectre arrêtait les coups. Ce fut extrêmement vite réglé. Presque trop vite.
Nous nous remîmes à chercher la clé, la régie n’arrivant pas à détecter les choses. C’était fastidieux, mais l’avantage de l’endroit était qu’on avait pas de recoins noirs où l’interrupteur pourrait être caché. L’inconvénient était qu’on avait deux trucs non identifiés (TNI) qui risquaient de débouler d’un instant à l’autre. Ces deux-là risquaient d’être gênants, un peu comme le Wolfymus de sa glorieuse époque, avant qu’il ne fasse stupidement exploser le supercalculateur originel de Wolfy.
-J’ai un truc là ! signalai-je en m’approchant de ce qui ressemblait vachement à un interrupteur.

Odd et Aelita faisaient une escale dans un village du côté des côtes. Leurs recherches n’aboutissaient à rien pour le moment, mais tous deux avaient une sorte de rage de vaincre au fond du ventre. Ils ne baisseraient pas les bras. C’était hors de question d’abandonner maintenant, pas après tout le chemin qu’ils avaient fait.
L’hiver était arrivé prématurément dans cette région de l’Ecosse. La neige était déjà tombée. Mais ce n’était pas le plus dérangeant. Ce qu’ils avaient tous deux remarqué dès leur descente de la voiture, c’était que l’endroit était totalement désert. Comme évacué à la dernière minute. Odd, un peu inquiet, échangea un regard avec Aelita avant de lancer à la cantonade :
-Y a quelqu’un ?
Seul le bruit du vent lui répondit.
-Hé ! Y a quelqu’un ? répéta Aelita, comme un écho.
Se tournant vers sa camarade, Odd l’interrogea :
-Qu’est-ce qui s’est passé, ici ?
Une voix s’éleva pour leur répondre, mais ce n’était pas Aelita.
-Ce qui s’est passé ? Carthage. Ils ont le pouvoir de faire évacuer tout un village.
La personne qui avait parlé était une jeune femme qui devait avoir entre vingt et trente ans. Ni Odd ni Aelita ne l’avaient entendue approcher. Mais maintenant elle était là, comme une tâche noire sur la neige. Tout était noir chez elle, excepté la peau. Les cheveux, le manteau, les yeux. Elle dégageait une aura mystérieuse qu’Odd ne parvenait pas à cerner précisément.
-Carthage ? Comment ça ? Qui c’est ?
-Une organisation secrète. Et ils vous collent aux basques, on ne sait pas pourquoi.
Aelita posa à son tour une question :
-Et vous, qui êtes-vous ?
-Une ancienne agente à eux. Ils m’en veulent aussi, je pense, donc j’ai décidé de vous filer un coup de main.
La réponse de la mystérieuse personne, bien qu’évasive, leur convint. Celle-ci reprit :
-Venez, ils ont trois agents en vadrouille dans le coin, mieux vaut ne pas moisir ici.
Odd et Aelita suivirent donc la jeune femme aux cheveux noirs. Elle leur semblait digne de confiance. Un vent froid se leva, faisant tourbillonner la poudreuse. Mais toujours était-il qu’ils laissaient des traces de pas. Si les agents de Carthage croisaient leur piste, ils pourraient leur tomber dessus très facilement, même avec la protection de leur étrange bienfaitrice. Cette dernière devait savoir ça, mais s’aventurer dans les habitations risquait de les conduire dans un cul de sac. Et un cul de sac n’était jamais une chose souhaitable.
Odd se pencha vers Aelita pour lui murmurer :
-Tu crois que ça peut être Carthage l’organisation qui recherchait ton père ? Du coup, ça expliquerait peut-être que…
Contrairement à ce que Odd pensait, leur compagne de circonstance l’entendait. Elle se retourna vivement, les faisant sursauter, et interrogea :
-Comment ça ? Vous avez déjà eu des problèmes avec Carthage par le passé ? Qui est ton père ?
Aelita hésita à répondre, puis se dit que le mal était déjà fait. Autant donner le nom.
-Franz Hopper. Enfin, je crois qu’eux le connaissent sous le nom de Waldo Schaeffer…
Elle plissa les yeux.
-Oui, je vois qui c’est. Il a un dossier conséquent, enfin, il en avait un la dernière fois que je l’ai regardé. Depuis, ça a pu changer. Si les agents de Carthage savent qui tu es, tu as du souci à te faire.
Aelita frissonna. Et ce n’était peut-être pas à cause du froid. Odd lui posa une main réconfortante sur l’épaule tandis que la mystérieuse femme reprenait la marche, tournant régulièrement la tête à droite ou à gauche pour s’assurer qu’aucune menace ne planait. Elle tournait probablement toutes ces informations dans sa tête. Un instant, le blondinet se demanda si elle pouvait être du côté de leurs ennemis (elle en savait beaucoup) mais il se rassura en se disait que si c’était le cas, elle ne leur dirait pas autant de choses. Et elle les aurait déjà descendus ou kidnappés.
-Au fait. Toi, comment on peut t’appeler ? interrogea Aelita.
-Je m’appelle Dorothée Dérobâme.
Un nom de famille qui sonnait étrangement. Un nom de famille maléfique, même. Si Odd était superstitieux, ce qui selon lui n’était pas le cas, il trouverait que ça sonnait trop comme « dérober » et « âme ». Mais les patronymes dont les gens héritaient n’étaient pas toujours représentatifs d’eux et juger quelqu’un qui les aidait là-dessus était idiot. Odd décida donc de ne pas en tenir compte et de suivre Dorothée. Leur seul raccord dans ce monde étrange et dangereux.
Elle s’arrêta. Ils étaient dans une rue, qui n’était pas vraiment une ruelle. Mais ce qui la rendait inquiétante, c’était la présence à l’autre bout d’une jeune femme blonde. Qui tenait un flingue. Odd balbutia :
-Euh, c’est prévu ça ?
La nouvelle arrivante était très probablement une agente de Carthage. Son attitude et sa présence en témoignaient.
-Hey ! Personne vous a jamais dit que c’était pas prudent de trainer dans les ruelles désertes ?
La personne qui avait parlé n’était pas la blonde. La voix venait du dessus. Du toit d’une maison riveraine de la rue. Posté sur ledit toit avec un fusil à lunette sur l’épaule, son probable coéquipier ne cachait absolument pas un petit air moqueur. Tout comme il ne cherchait pas à dissimuler sur qui il le braquait.
-Techniquement, cette rue n’a rien de déserte puisque vous êtes là, tous les deux, fit remarquer Dorothée.
Odd s’attendait à ce que la remarque, proche de l’insolence venant de quelqu’un sur le point de se faire descendre, agace les deux agents. Le sniper se contenta de rire.
-Un jour, je me rappellerai que je dois te descendre pour toutes les fois où tu as tenté de me ridiculiser.
Aelita cligna des yeux sans comprendre tout à fait. La blonde interrompit sa tentative de réflexion.
-Vous êtes chiants. Je vous propose de continuer ça plus tard, on est en mission. Ne nous déconcentrons pas.
-Je suis toujours concentré, rétorqua son camarade roux.
Cependant, la situation allait encore empirer. Comme s’il n’était pas assez clair que Dorothée était du côté de Carthage depuis le début, elle ajouta :
-La fille aux cheveux roses, on la flingue pas. C’est la gamine de Schaeffer.
La blonde ouvrit de grands yeux.
-Tu es sûre de ce que tu dis ?
-Ah, tu remets ma parole en doute maintenant ?
-Non. Très bien vous deux (elle s’adressait maintenant à Odd et Aelita) on ne bouge plus. Le blondinet, si tu ne tentes rien, on ne te fera rien. C’est juste ta copine qu’on veut. D’ailleurs, qu’elle n’essaie pas de filer. Le type là-haut sait parfaitement se servir du fusil qu’il a dans les mains. Il est tout à fait capable de l’empêcher de se tirer sans la blesser gravement pour autant.
Odd pâlit. Il échangea un regard avec Aelita. Ce regard, ils l’avaient échangé très souvent, c’était celui pendant une attaque de XANA. Généralement, juste après, Odd fonçait sur l’ennemi dans la simple ambition de faire diversion pour ménager un passage à Aelita dans le tas de monstres, droit vers la tour.
Un seul inconvénient allait coincer. Ici, ils n’affrontaient pas des monstres, mais des êtres intelligents, entièrement focalisés sur Aelita, dont un sniper avec une position quasiment parfaite. Et pourtant, Odd bondit sur Dorothée dans l’espoir d’attirer l’attention.
La fille de Franz Hopper tourna les talons et s’enfuit. Sur son toit, Wreck Moore soupira :
-Les gens sont donc toujours aussi cons.
Il prit le temps de bien viser, perdant environ une seconde pour rajuster l’angle, puis pressa la détente. Aelita n’avait pas réussi à courir très loin. Elle gisait dans la neige, face contre terre, une tache rouge sur la cuisse.
De leur côté, les deux agentes maitrisèrent Odd en deux ou trois coups bien placés, le laissant plié en deux sur le sol, le souffle coupé, totalement impuissant. Stella s’accroupit à côté d’Aelita, jeta un œil à la plaie et lança à son collègue :
-T’as fait gaffe à pas percer d’artère ? Si on la perd, on perd des infos précieuses sur le Supercalculateur.
-Pas la peine de t’inquiéter pour ça. A cette distance je pouvais pas la rater.
Wreck fit un rapide tour d’horizon du regard pour vérifier qu’aucune menace ne restait dans le coin, puis disparut par la trappe de son toit. Il reparut quelques instants plus tard en bas, son fusil bien accroché dans son dos, et deux paires de menottes en main. Il en jeta une à l’agente Razorleng, accompagnée d’une phrase :
-Occupe-toi de ses chevilles, je lui attache les mains.
-Toujours aussi bien équipé. Et t’as un truc pour l’empêcher de crier ?
-Nan. On l’assommera pour la transporter jusqu’à la voiture. Ensuite, qu’elle se réveille et gueule si elle veut, personne pourra plus l’entendre.
Odd, impuissant, savait qu’il ne pouvait rien faire. Dorothée gardait un œil sur lui, une main sur son pistolet, pendant que ses deux collègues menottaient la compagne de route d’Odd. Sa vue se brouilla. Il commençait à pleurer. Il avait échoué à protéger Aelita, alors que ça avait été sa mission des mois durant, sur Lyoko. Et alors même qu’il avait grandi, il ne pouvait plus supporter cette charge ? C’était injuste. Il savait qu’il pourrait mourir ici, dans la neige, après avoir abandonné sa famille. Sans avoir retrouvé son fils. Sans avoir atteint d’objectif réel. Il regarda les agents de Carthage débattre de qui transporterait Aelita, avant que la blonde ne soit désignée. Et puis les quatre disparurent de son champ de vision, partant probablement vers leur véhicule. Odd savait qu’il ne pourrait jamais les rattraper ou les retrouver, et quand bien même, il n’avait pas les moyens de combattre face à eux. Pas de flèches laser ou de bouclier, et eux avaient des pistolets (voire un fusil) et des techniques de combat beaucoup plus développées. Ces gars-là étaient des professionnels, c’étaient les meilleurs.
Alors Odd se releva et commença à rebrousser chemin vers sa voiture.

Les choses s’étaient un petit peu compliquées. Le problème résidait en la bestiole de métal qui se retrouvait à présent face à nous. Un loup hérissé de plaques de métal. Notre ami le Wolfymus était de retour, égal et identique à lui-même. Apparemment, Wolfy avait oublié que c’était lui qui l’avait détruit par accident et avait décidé de lui redonner une seconde vie. C’était donc un monstre qui avait pleinement gagné de la perte de données de Wolfy après son passage dans le réseau sous forme de poussières et de la condensation de ces poussières dans Kiwi.
L’inconvénient pour nous, c’était qu’il n’avait rien perdu de ses systèmes de combat. J’avais eu le temps d’activer la clé avant qu’il ne débarque en passant à travers les murs (si, si. Un loup Fantôme sans doute) comme un sauvage. Mais il fallait arriver à passer, maintenant. Ce qui allait s’avérer compliqué. Xanadu arrivait plutôt bien à le gérer, pendant que moi j’essayais de placer une modification du territoire pour que notre gentil loup tombe dans un trou. Hélas, il se rappelait de ma présence trop vite, à croire que Wolfy s’était dédoublé pour nous surveiller encore mieux.
Tiens, ça me donnait une idée. Tandis que Xanadu retenait la bestiole, je me concentrai, mais cette fois pas sur le territoire. J’allais me projeter dans l’immatérielle force qui traînait ici, Wolfy lui-même. Je pouvais presque sentir son pouvoir. Puissant, très puissant pour un programme qui sortait d’un chien. Mais si je pouvais ressentir sa présence en activant mon pouvoir, je ne pouvais absolument pas savoir quelle fonction la Catharsis allait toucher. Quel système mon déchargement d’énergie allait abîmer. Ça allait abîmer quelque chose, sûr et certain.
Avant que le Wolfymus et son maître n’aient compris ce qui s’était passé, je balançai donc un éclair rouge à la verticale qui monta à plusieurs mètres avant de se dissiper. Le loup de métal eut l’air d’être gêné comme par une sorte de sifflet à ultrasons invisibles. Et puis lorsqu’il redevint normal, il ne nous sauta pas dessus. Il leva les yeux vers le mur supérieur. Quoi que j’aie endommagé, ce n’était pas important apparemment. Et il lui avait repéré quelque chose sur ce mur.
Je l’imitai donc. Sur l’édifice cristallin se tenait l’autre silhouette qu’on avait vue descendre, logiquement. C’était un bipède. De loin, on ne distinguait pas grand-chose, son corps semblait violet et un bouclier qu’il tenait en main lui couvrait le côté gauche. Sa main droite tenait une arbalète de poing.
Pour une raison inconnue, l’inconnu qui l’était tout autant décida de sauter du mur pour nous rejoindre, nous autres créatures géographiquement inférieures. On pouvait le voir beaucoup plus clairement. Il semblait avoir été humain, mais des cristaux violets sortaient de nombreux endroits de sa personne et sa chair avait tourné au violet. Ses mains avaient été fusionnées avec ses armes par l’intermédiaire de cristaux. Il marchait un peu de travers à cause de la taille de son bouclier. Quelques cheveux blonds subsistaient pour nous permettre d’identifier celui qui était face à nous.
Il s’agissait de Jérémie.
Et comme pour nous convaincre que nous étions vraiment mal barrés, le Wolfymus lança un hurlement pour rallier ses petits camarades robotisés.
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Dernière édition par Ikorih le Jeu 03 Aoû 2017 17:28; édité 1 fois
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Icer MessagePosté le: Mer 12 Fév 2014 15:29   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


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Localisation: Territoire banquise
Bien pensé le retour de Jérémie. Il va y avoir des confrontations virtuelles intéressantes.
Un des grands intérêt d'Abysses est de gommer une des principales critiques faîtes à l'encontre d'Imprévu, à savoir notamment l'utilisation expéditive et la fin douteuse du monde virtuel de Wolfy. Je sens qu'on va avoir le droit à davantage d'action là-dedans cette fois, et j'espère bien que Belpois n'est que l'amuse-gueule.
Si je suis moins fan de ton style que celui de Zéphyr - et notamment parce que je n'aime pas vraiment ce que tu as fait de X.A.N.A, ce qui pénalise de fait énormément vu qu'elle gère la quasi-totalité de la narration - Abysses reste bien sûr dans le pur style Ikorihesque qui est loin d'être daubed. Y a des idées vraiment très intéressantes et j'imagine que c'est de famille Mr. Green

Pour le moment on voit bien que ça reste relativement calme et quand les choses sérieuses arriveront, ça va chier. Attention toutefois sur le traitement de Carthage, ce n'est pas le même genre d'armée que dans FMA.

*s'enfuit*

_________________
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« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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Tyker MessagePosté le: Mer 12 Fév 2014 22:15   Sujet du message: Répondre en citant  
Tyker Modérateur


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Localisation: Arkham Asylum
Allez, je commentes.

Alors déjà, j'applaudis pour le retour à la réalité qu'Odd s'est prit en pleine gueule. C'est bien le genre de scène qu'il faudrait faire plus souvent avec lui. Histoire de lui dire: "Non tu n'es pas un héros, les héros ça n'existe pas, tu n'es pas invincible, tu n'es qu'un homme parmi tant d'autres".

Bref, je t'ai déjà dit ce que je pensais du prénom de ********* (tu me comprends Mr. Green ).

J'ai trouvé Aelita et Odd un peu con sur le coup de trouver Dorothée digne de confiance en si peu de temps. Mais bon quand on regarde les personnages sous un autre angle, c'est plausible Mr. Green .

Le plus intéressant maintenant, le monde de Wolfy.

Alors déjà le retour de Jérémie qui s'est fait mutiler et qui ressemble à un zombie. Booooon... C'est parfait. Je m'attendais pas du tout à son retour. J'espère que tu nous réserve d'autres surprises de ce genre. Surtout en ce qui concerne Wolfy. J'aime beaucoup aussi ces monstres.

Bref bref bref... Bah voilà c'est tout.

Ah non, un dernier truc: Que fout Carthage en Ecosse? Xana s'est fait repérée je crois. Ca va vite devenir drôlement intéressant tout ça (même si ça l'était déjà Wink ).

Voilà, une bonne chose de faites.

_________________

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"Introduce a little anarchy. Upset the established order and everything becomes... CHAOS"

-The Joker-
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Zéphyr MessagePosté le: Dim 16 Fév 2014 15:04   Sujet du message: Répondre en citant  
Z'Administrateur


Inscrit le: 16 Mar 2013
Messages: 1032
Localisation: Au beau milieu d'une tempête.
Bon, que dire après deux commentaires sérieux comme ceux-là ?

Le retour de Krystal. Ça, c'est cool. Parce que comme l'a dit IDM4 à la fin d'Imprévu : c'est dommage que l'exploitation n'ait pas été plus poussée. En plus de ça, t'as apporté des modif' sympa et misé sur un retour de Jérémie. D'ailleurs, je me demande comment est-ce que Wolfy a fait pour le « récupérer ». Si mes souvenirs sont bons, il avait explosé avec Krystal 1.0 dans Imprévu. Et comme il était déjà tombé dans la mer numérique dans « La chute de l'histoire »², il était théoriquement mort. Bref, j'attends de voir le comment de ce côté-là Mr. Green.
Toujours est-il que son retour est intéressant et promet de beaux affrontements virtuels ((handshake) Icer).

Pour ce qui est d'Odd et Aelita. Au moment où ils ont commencé à suivre Dorothée, j'ai eu envie de leur dire :

Spoiler


*Sort discrètement, mais revient pour terminer*

Comme d'habitude, tu aimes tabasser Odd. C'est ta victime préférée hein Mr. Green ? Par contre, je suis plutôt surpris que Carthage ne cherche pas à se débarrasser de lui. Certes, Odd n'est pas un danger pour eux, mais c'est toujours un témoin gênant. Après, on a jamais vu Carthage tuer quelqu'un jusqu'à présent, juste kidnapper un gosse qui n'a pas eu la chance d'avoir le bon prénom (a). Peut-être n'est-ce pas le genre de l'organisation de tuer, qui sait ?
Par contre, mention spéciale à Aelita qui a déballé en moins de 10 secondes des infos qu'elle s'est échiné à cacher durant des années (facepalm).

On notera également la réplique : « Seul le bruit du vent lui répondit. », tout à fait appropriée.
Sur ce :

*Sort définitivement*
_________________
http://i.imgur.com/Z94MNN5.png

« Jérémie avait fait un superbe travail. Ce dernier voyage sur Lyokô promettait d'être inoubliable. »
Un jour, peut-être.
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