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 Auteur Message
JCVgamer MessagePosté le: Sam 16 Jan 2016 14:12   Sujet du message: Commentaire Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 29 Aoû 2012
Messages: 160
Localisation: Dans le labyrinthe de mon âme
Icer a écrit:
Apparemment j'avais raté le chapitre 10, donc j'ai lu les deux d'une traite


Nous fûmes deux dans ce cas ^^

Salutations Ellana,

Ellana a écrit:
Voilà, comme d'habitude, j'essaierai d'être moins longue pour la parution du prochain chapitre !


Ellana a écrit:
Ouf presque quatre mois sans publication ? XD Comme le temps passe vite...


Peut-on considérer qu'il s'agit d'un magnifique fail ? x)

Je vais passer en coup de vent ça sera très court, désolé par avance.

Tes deux chapitres sont très fluides, ils se lisent très rapidement ce qui est sacrément bien, car du coup c'est que c'est accrocheur (bon à partir du chapitre 10 heureusement tu me diras mais quand même Smile )
Laura semble se diriger tout droit dans un piège à moins que tu nous réserves quelques twist de scénario dont tu aurais le secret donc j'attends la suite, ne tirons pas de conclusions hâtives.
Le cinéma, comme l'a déjà dit Icer, était très bien pensé, rondement menée donc c'est du bon, même du très bon. La seconde attaque elle est était très prévisible, après elle reste cohérente donc ça ne pose pas de problème.
J'ai pas vu de coquilles au niveau orthographe, en tout cas pas de flagrantes pour les yeux.

Et sinon ben vivement la suite ^^.

Bonne journée.
_________________
S'il existe différents maîtres contrôlant chacun un élément, je m'exerce à devenir le maître de la lumière.

Une nouvelle attaque lancée contre ces enquiquineurs, enfin une parodie d’attaque, car après celle-ci je lance l’attaque fantôme, un projet que prépare déjà depuis quelques temps et qui les mèneras tout droit à leur perte. One-Shot à paraître

https://lh3.googleusercontent.com/-07EHZzPU0Ko/Vgzy9hJt4qI/AAAAAAAAH10/3EekCXHPMjg/s600-Ic42/moviewatchSeptember2015.png

http://imageshack.us/a/img163/1125/ksmc.pnghttp://imageshack.us/a/img9/7127/sd8u.png
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Dyssery MessagePosté le: Mer 20 Jan 2016 17:20   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 03 Mar 2014
Messages: 66
Ça fait un moment que je n’ai pas pris la peine de signaler mon passage sur ce topic. Pourtant, je le suis toujours avec assiduité. Parce qu’il est bon.
Bon, étant une feignasse, je ne vais pas te faire un retour sur tous les chapitres que j’ai lu depuis mon dernier com. Parce que ça commence à faire un moment, y en a beaucoup, et j’ai plus les détails de mes réactions en tête. Donc je me contenterais de te parler des points qui me reviendront en tête de façon fortuite lors de la rédaction de ce commentaire, et bien évidemment du chapitre actuel, qui a la chance d’être bien frais dans ma mémoire. Enfin, disons encore suffisamment pour que je puisse retrouver toutes mes réflexions via une simple relecture en diagonale.

Je vais commencer par Aelita. J’avoue, le caractère du personnage me surprend un peu. Mais les deux seuls épisodes de CLE que j’ai eu l’occasion d’entrapercevoir me permettent quand même de me rendre compte que par rapport à son évolution dans œuvre que nous qualifierons ici de douteuse (j’assume le fait de dire en ne me basant que sur deux épisodes incomplets, merci), le personnage est véritablement maîtrisé ! Dans le présent chapitre tout comme dans la fin du précédent, j’ai particulièrement apprécié sa réaction à la découverte d’un déplacement sur Lyoko sans sa personne. Le monde qui s’écroule sous ces pieds à cette révélation tout comme la joie malsaine d’apprendre qu’on a finalement besoin d’elle sur place sont tous les deux très bien rendus et je salue l’introspection <3

Concernant Mathilde, je n’ai pas grand-chose à dire sur le personnage en lui-même. Elle a un bon caractère, rien à relever dessus. Par contre, je peux dire que j’adore son traitement ! Rien que son intégration à la bande, son premier refus m’a fait énormément plaisir =3 Et son changement d’avis n’a rien d’une volte-face irritante mais est au contraire mise en place tout en douceur avec de bonnes justifications, donc je salue la performance o/
J’ai vu les réticences d’Icer par rapport à la dernière attaque, et je dois bien avouer qu’elles sont fondées, mais pas au point que ça soit gênant, d’autant qu’en forçant un peu le trait, on peut les invalider : ça ne semble pas si étonnant que Jérémie soit réticent à envoyer Aelita seule avec William, après tout. Quand on sait comment ça s’est fini la dernière fois (je n’ai pas vu CLE, vous vous rappelez ?)… Et si XANA veut expérimenter les attaques à répétition pour démontrer sa fourberie, après tout pourquoi pas ?
Pour en revenir sur Mathilde en elle-même, donc. Je suis pas enthousiasmée par son avatar (Mais après tout, c’est pas une fille comme moi qui va donner des cours de mode u.u). Et je ne peux pas m’empêcher de le trouver illogique à partir du moment où elle est toute timide et où elle avoue elle-même que ce n’est pas son style. Si le supercalculateur se base sur l’inconscient pour créer les avatars, doit-on en conclure que Mathilde est une dominatrice qui s’ignore et qui n’attendait qu’une occasion de manier le fouet ? À voir. Le principe d’une monture « organique » me laisse aussi dubitative. Mais bon, on voit bien à la lecture que c’est une fantaisie personnelle dont tu as bien conscience alors inutile de s’attarder dessus.

Ensuite, j’aime beaucoup ton William. Je ne sais pas si c’est une mode de lui accoler une réaction phobique face à la Méduse et à vrai dire, je m’en fiche. J’ai adoré tout ce passage ! Alors oui, William ne se rappelle pas sa xanatification, mais on peut très bien se dire qu’il montre là une réaction psychosomatique qui n’a pas besoin de souvenir conscient pour se manifester u.u Si on ajoute à cela la simple peur panique d’une situation amplifiée justement par le manque d’informations qu’on a dessus qui laisse le champ libre à toutes les horreurs qu’on peut imaginer, moi je valide cette assertion : William est incapable de faire face à la Méduse =D (bon, d’accord, j’ai juste envie de relire des passages comme celui-là, chut :c) Et la discussion entre Mathilde et William qui a suivi était bien sympathique aussi, elle a bien remis les comportements de chacun en perspective. (Tu connais vraiment quelqu’un qui a la phobie des poissons ?)

Je vais finir ce com par le cas Laura, du coup. Cette fille a quelque chose d’agréablement détestable. J’avais beaucoup aimé le passage au vivarium, ainsi que cette dimension fragile par rapport à la mort de sa mère. Et une fois encore, cette dimension est très bien développée dans ce chapitre. L’incertitude, l’amertume, la douleur, tout ça transparaît vraiment bien à travers les paroles et les réflexions de Laura. Enfin, je salue l’intelligence du personnage ! Vraiment, parce que la voir foncer dans un piège tête baissée par amour pour sa mère « démorte » m’aurait agacé. Alors que la voir foncer dans un piège par ambition personnelle en ayant eu le cheminement mental nécessaire pour se dire que cette femme a peut-être bien usurpé l’identité de sa mère pour l’utiliser, ça, ça me plaît.

Voilà, j’attendrai un chapitre où Caldin réapparaitra pour revenir sur l’organisation de Sandra (dont je désapprouve juste le talent sans faille pour les langues étrangères).

Par contre explique-moi un truc, si Emma c’est Sandra, Anthéa c’est laquelle des deux ?

_________________
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Silius Italicus MessagePosté le: Sam 13 Fév 2016 15:33   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 03 Fév 2015
Messages: 174
Localisation: à l'Est d'Eden
Bonjour chère Ellana,
Votre récit trace sa voie, insensible aux vicissitudes extérieures.

Les deux derniers chapitres représentent trois morceaux distincts de l'intrigue, à savoir une attaque de Xana, un peu de psychologie et de relation, et le départ des russes.

L'attaque présente tout d'abord une partie virtuelle efficace et rapide. Elle ne serait presque pas sans rappeler le mot de César : « Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu ». C'était rapide, net et rondement mené. Surtout cela tourne l'attention vers l'attaque elle-même qui est dans le fond assez complexe. C'est une attaque en trois étapes, ce qui est unique dans la série, et plutôt rare dans les récits. Xana a donc tenté une attaque classique et anticipé son possible échec. Ce qui l'a poussé à utiliser le temps de latence entre les virtualisation à son avantage. Par dessus cela il se permet d'amener la méduse. Cette attaque était donc un petit chef-d'œuvre de complexité. Les héros ont d'ailleurs joué dans la paume de leur ennemi. Il s'en est fallu de peu.

Mais surtout c'était l'occasion de poser quelques réflexions. Sur Aelita notamment. Comme elle l'a remarqué, elle a été dépouillée de tout ce qui fait son statut de princesse. Que reste-t-il alors ? La suite des événements, et en particulier le départ de Laura font que ce questionnement ne se poursuivra pas de suite. Ce qui est presque dommage. Il y avait là l'occasion de discuter l'évolution de ce personnage et d'en faire émerger de nouveaux aspects.
On notera aussi que William a eu droit a un traitement particulier. Les événements l'ont vu être plus intelligents qu'Odd et Ulrich, plus sage aussi. Heureusement ses boutades sur Lyokô et sa réaction face à la méduse l'ont sauvé de la perfection. L'arrivée de la méduse est le trouble qu'elle a jeté sont d'ailleurs des plus intéressant, et viennent relever un peu plus le récit.

Le troisième point concerne les russes. Sandra a manipulé sans soucis sa cadette. Si des gardes-fous n'avaient été placé en amont dans le récit on s'étonnerait que Laura se trompe autant. Une chose est sûre, la disparition de Laura va être un problème pour le reste de la bande. Elle en sait trop, et ses employeurs vont sans doute assez vite le comprendre.

Votre récit, outre son intrigue, a pour lui sa légèreté. Il est vif et emporté. Cela se ressent dans la mise en page qui est assez aérée, mais aussi dans le rythme des répliques et de la narration qui est enlevé. Cela le rend très agréable à lire. Il y a ceci de rafraîchissant que le fond de votre écriture est parcouru d'une certaine joie de vivre qui irrigue le texte et apaise même les moments les plus douloureux. La lecture en devient agréable, plaisante et facilitée.

Au plaisir de retrouver Fenrir et ses compagnons.

_________________
AMDG

Prophète repenti de Kane, vassal d'Anomander Rake, je m'en viens émigrer et m'installer en Lyoko.
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Ellana MessagePosté le: Sam 25 Juin 2016 17:51   Sujet du message: Répondre en citant  
X.A.N.Alloween 2013 (T)


Inscrit le: 06 Oct 2013
Messages: 240
Localisation: Al-Jeit.
Bonjour, bonsoir !

Spoiler absolument pas spoiler puisque c'est la réponse aux commentaires HAHA.
Spoiler


Chapître 12 : Tensions


Ulrich était allongé sur son lit, les yeux fixant le plafond. Il avait vécu le début de la semaine avec un profond détachement, obnubilé par le week-end que son groupe venait de passer.
Samedi : trois tours activées, une dispute entre Jérémie et Aelita.
Dimanche : trois devoirs maisons à bâcler, une annonce inattendue de Laura qui quittait le lycée sans savoir quand elle reviendrait et refusant de dire où elle allait, annonce suivie d’un débat houleux entre Jérémie et Aelita, l’une insistant sur la nécessité d’un retour vers le passé, l’autre indiquant que ce n’était pas prioritaire.
Lundi, mardi et mercredi s’étaient déjà étirés sans qu’ils prennent de décision, ce qui indiquait à Ulrich que Jérémie avait gagné et que Laura partirait avec sa mémoire. A leurs risques et périls. Odd ne trouvait même plus l’envie de blaguer sur le sujet, Yumi s’éloignait au fur et à mesure que Mathilde se rapprochait et seul William semblait parfaitement à son aise au milieu des changements.
Le réveil sonna une deuxième fois. Ulrich envisagea un instant de ne pas se lever. Il y avait trop de choses dont il aurait voulu parler et il savait que personne ne serait en mesure de l’écouter. Par quoi commencer de toute façon ? La culpabilité qui le rongeait atrocement depuis l’attaque massive de XANA ? L’inutilité suite au nombre de codes qu’il avait perdus ? L’espoir face au comportement de Yumi, cachant de moins en moins sa jalousie pour Mathilde et par analogie ses sentiments pour lui ? La frustration de ne pas réussir, malgré cela, à lui avouer qu’elle n’avait pas à s’inquiéter ?

- Ulrich, ton réveil, grogna Odd.
- C’est bon, ça va.

Ulrich se leva. Il sentait que cette journée allait être déprimante. Quel jour était-on déjà ? Jeudi. Jeudi… N’avait-il pas quelque chose de prévu aujourd’hui ? Non, ça ne lui revenait pas.

***


- Jérémie ? interpella Mathilde alors que les autres élèves se levaient pour quitter la classe. Ça m’embête de te demander ça mais je n’ai pas vraiment compris le cours de chimie d’hier. Tu as certainement d’autres choses à faire, je sais, sauf que…
- Effectivement je n’ai pas le temps. Et toi non plus tu n’as pas le temps.
- Je te demande pardon ?
- Il n’y a pas cours au gymnase et on a une heure de perm.
- Je suis au courant mais je comptais bosser sur ma chimie…
- Ulrich est d’accord pour t’entrainer. Vous aurez sûrement Odd dans les pattes, ce qui ne sera pas plus mal. Pendant ce temps, je vais finir de reprogrammer le Skid avec Aelita, en voyant si je peux rajouter un navskid ou s’il faut qu’on trouve un moyen de t’amener toi et William par un autre moyen sur le Cortex.
- J’adorerais être une sirène !
- C’est cela, oui. Arrête les dessins animés.

Mathilde rougit et ils rejoignirent Odd et Ulrich qui les attendaient dans le couloir.

- Prête pour ta séance ? lança gaiement le premier.
- On va dire que oui.
- Je peux aller avec eux ou tu as besoin de moi ? demanda Aelita.
- En fait, je me disais que ça faisait longtemps qu’on n’avait pas travaillé ensemble, juste toi et moi, répondit Jérémie avec un sourire timide.

Le visage d’Aelita s’illumina et les deux génies s’éloignèrent.

- Décidément, j’envie leurs activités de couple ! se moqua Odd.
- Laisse-les tranquilles, tu veux ? intervint Ulrich avec mauvaise humeur. Venez, il faut s’assurer que le gymnase est dispo.
- Il est dispo, répondit Mathilde du tac-au-tac. La classe de Yumi a foot, ils sont à l’extérieur.

Ulrich fronça les sourcils. Il le savait pertinemment. Sa remarque ne visait qu’à lui éviter une énième réflexion d’Odd sur le fait qu’il connaissait mieux l’emploi du temps de la japonaise que le leur. Mais comment Mathilde était-elle au courant ? Pourquoi connaissait-elle aussi l’emploi du temps de Yumi ?

- Génial, Jim ne trainera pas dans nos pattes ! s’exclama Odd avant qu’il ait pu poser la question.
- Je n’ai pas pris mon survêtement, avertit Mathilde.
- Pas grave, ce n’est pas comme si tu mettais des mini-jupes.
- Tu devrais essayer d’ailleurs !

Mathilde s’empourpra à nouveau.

- Laisse-la tranquille.
- D’ac’ cap’taine ! Par contre, il va falloir entrer en douce dans le gymnase parce que si Yumi nous voit, elle va piquer une crise de jalousie pas possible et vous allez encore vous faire la tronche pendant une semaine !

Cette fois, ce fut à Ulrich de rougir.

- Au moins, lorsque Kiwi était là, on avait des moments de paix quand tu le sortais ! marmonna-t-il. Bénies soient quand même tes sœurs de le supporter à notre place !
- Ne remue pas le couteau dans la plaie !
- Qui est Kiwi ? eut la naïveté de demander Mathilde.

Odd put se lancer avec un plaisir larmoyant dans une description de son chien bien-aimé. Il ne s’interrompit que lorsqu’ils arrivèrent au stade. Comme l’avait annoncé Mathilde, la classe de Yumi trottinait en guise d’échauffement, encouragée par un Jim visiblement ravi de s’époumoner dans son porte-voix.

- Allez, allez, encore quatre tours ! On se remue ! Qu’est-ce que tu m’veux Della Robbia ? hurla-t-il sans éloigner le mégaphone.

Yumi et William tournèrent aussitôt la tête. Odd s’était approché de Jim alors que Mathilde et Ulrich attendaient plus loin.

- Pour la discrétion, c’est râpé, soupira le samouraï.

Mathilde hocha la tête mais il n’était pas certain qu’elle l’ait écouté. Ses yeux balayaient la classe en train de courir. Elle répondit par un petit signe au salut de William sans cesser d’observer les autres élèves, jusqu’à ce que son regard se pose sur un groupe de quatre garçons. Ulrich reconnut Christophe M’Bala mais ignorait le nom des trois autres. Le seul blond des quatre aperçut Mathilde et lui adressa un petit signe de la main, bientôt imité par les trois autres. Elle répondit avec un sourire élargi, poussant Ulrich à demander :

- Tu les connais ?
- Non, j’adore dire bonjour à des gens au hasard !
- D’accord, question débile, reconnut Ulrich avec un petit rire.
- Le grand blond, c’est mon frère, Michael.
- Vous n’avez pas beaucoup d’écart.
- En fait, si. Il a redoublé son CM2 et j’ai sauté le CE1. On voulait être dans la même classe.
- Sérieux ? Ton frère a redoublé pour être dans ta classe ?
- Son père en était fou.
- Son père ?
- Bien sûr Della Robbia, tu peux t’entrainer dans le gymnase ! Maigrichon comme tu es, ça ne te fera pas de mal ! Allez, vous autres, encore euh… cinq tours !
- Quoi ?
- On en était à quatre, Monsieur !
- Veux pas le savoir, encore cinq tours !
- Quand est-ce qu’il va comprendre que je suis svelte ? ronchonna Odd en rejoignant ses amis, sous les grognements des coureurs.
- Tu devrais manger plus ! railla Ulrich.

Il jeta un coup d’œil à Yumi et constata qu’elle l’ignorait royalement. De toute évidence, elle était encore en pleine crise.

Tant mieux. Pour une fois que c'est elle qui est jalouse.

- Tu as dit son père et pas notre père, signala-t-il à Mathilde qui suivait un Odd ronchon vers le gymnase. C’est ton demi-frère ?
- Même pas. Nous n’avons aucun lien de sang. Ma mère et son père se sont rencontrés il y a onze ans et ça fait dix ans que nous habitons ensemble. On se considère comme une famille de sang.

Ulrich ne réagit pas. Mathilde était dans leur classe depuis la sixième et ils ne savaient rien d’elle. Plutôt que de s’entrainer, il aurait peut-être été plus bénéfique d’apprendre à la connaître.

- Ton père et sa mère… Ils sont morts ?
- Sa mère oui, elle a eu un accident de la route quand il avait deux ans. Par contre mon père se porte très bien, je vais le voir de temps en temps, mais je préfère rester avec ma mère.
- Mathilde, toi qui as l’objectivité de la nouveauté, tu me trouves maigrichon ? s’inquiéta Odd, insensible à la conversation.
- Non, tu as un physique de nerveux, voilà tout.

Odd s’arrêta subitement, soudain rasséréné. Il attrapa Mathilde par les poignets et lui embrassa la joue avec force.

- T’y crois pas ! C’est exactement ça ! Je suis un petit nerveux !

Son entrain retrouvé, Odd aida Ulrich et Mathilde à installer quelques tapis sur le sol du gymnase.

- Vous vous battez pendant que je vous lance des volants ?
- Odd, laisse-moi un peu de temps avant d’augmenter le niveau ! protesta Mathilde.
- Ok, ok ! De toute façon, faut que je réfléchisse à quelque chose.
- En d’autres termes, il va bientôt nous attirer des ennuis, expliqua Ulrich tandis que son ami allait s’asseoir contre le mur. Tu es prête ?
- Prête à quoi ?
- Je vais t’attaquer et tu vas te défendre.
- Super…
- Go !

La main droite d’Ulrich fusa vers le visage de Mathilde tandis que la gauche attrapait son bras. Avant qu’elle ait réagi, la jeune fille sentit son dos heurter le tatami. Elle resta allongée, le souffle coupé, avec la sensation que ses omoplates avaient éclaté.

- Impressionnant ! railla Odd.
- Tu veux que je te rappelle pourquoi tu ne veux plus t’entrainer avec moi ?
- Parce que je suis le meilleur ?
- C’est ça…

Ulrich aida Mathilde à se relever. Une fois le choc passé, celle-ci se rendit compte qu’elle ne souffrait pas tant que cela.

- Je croyais que tu étais prête.
- Mais jamais un monstre de Lyoko ne me fera une prise comme ça !
- Tu as plus à craindre des spectres, tu ne te souviens pas ?
- Gna gna gna.
- Belle maturité.
- C’est toi qui dis ça ?
- Un partout, balle au centre ! pouffa Odd.

Ulrich sourit. Mathilde avait déjà perdu son air vexé pour retrouver une expression concentrée. Ses yeux brillaient d’une flamme qu’Ulrich n’avait pas encore remarquée, une flamme qu’il reconnut pourtant sans peine pour l’avoir déjà vue à maintes reprises chez les autres Lyoko-guerriers.
La volonté.
Mathilde savait qu’elle avait peu de chance de gagner mais elle était résolue à tout tenter pour y parvenir.
C’était cela que Jérémie voulait véritablement tester.

- Prête ?

Hochement de tête. Au moment où Ulrich levait le bras, les sourcils de Mathilde se froncèrent.

- Yumi ?

Ulrich se retourna aussitôt, avant de réaliser qu’il n’avait pas entendu la porte s’ouvrir. L’espace de quelques secondes, il offrit donc son dos à son adversaire. Or, si Mathilde ne disposait pas d’une grande force ou de technique, elle était rapide.
Ses mains se posèrent sur les épaules d’Ulrich, le poussant vers le sol tandis qu’elle lui balayait les jambes. Il s’écroula, furieux de s’être laissé duper aussi bêtement.

- Bien joué ! félicita Odd en applaudissant. L’amour te perdra mon pote !
- Il nous perdra tous. Pas trop vexé, Ulrich ?
- Un peu quand même. Tu m’as eu en traitre !
- Un spectre aurait pu te faire la même chose, signala Mathilde avec le ton de celle qui savoure une victoire facile.
- Elle a raison ! Arrête de ronchonner, Ulrich.

Le samouraï se releva et, sans prévenir, lança son pied vers l’épaule de Mathilde. Elle esquiva le coup puis le suivant, virevoltant sur elle-même, n’hésitant pas à s’accroupir ou bondir sur le côté.
Ulrich ne recula de quelques pas que lorsqu’elle eut les joues rouges, des bleus le long des bras et le front couvert de sueur.

- Ok, ça suffit ! Tu n’es pas mauvaise du tout en défense. C’est un bon atout, tu pourras couvrir nos arrières.

Mathilde hésita à lancer « Pourquoi, c’est devant qu’il y a le matos à protéger » mais elle n’était pas certaine que ses deux nouveaux amis reconnaissent la citation. Elle passait déjà pour une allumeuse avec son avatar, inutile d’en rajouter.

***


Debout près de la grille, Yumi distribuait ses tracts en souriant mais le cœur n’y était pas. Comment avait-elle pu croire sincèrement qu’Ulrich viendrait ? D’accord, elle aurait dû lui rappeler hier, un petit SMS avant de se coucher pour qu’il n’oublie pas... Non, il ne fallait pas qu’elle commence comme ça, c’était sa faute à lui, il aurait dû s’en souvenir.

Garde le sourire, Yumi, garde le sourire.

- Une heure dans le noir, c'est des années d'espoir, rappela-t-elle aux élèves qui passaient entre elle et Lara.

Des retardataires arrivaient encore mais le flot d'élèves avait assez diminué pour que ladite Lara se tourne vers elle.

- Au fait, j'ai oublié de te dire : t'as carrément assuré au devoir de français. Tu as vraiment du talent.

Le compliment toucha Yumi malgré sa gêne. Leur professeur avait lu la rédaction devant tout le monde et si seul William avait eu un sourire en coin indiquant qu'il n'ignorait pas l'identité de « Eric », elle regrettait de ne pas avoir fait lire son devoir à Ulrich avant tout.
À l'heure qu'il était, elle s'en moquait bien. La seule chose qu'elle regrettait à présent, c'était d'avoir écrit des phrases positives.

- T'avais pas dit qu'Ulrich viendrait nous aider ? s'étonna Lara comme si elle lisait dans ses pensées.
- Si, si, il devait.
- C'est cool, il est fiable ton pote.
- Ouais, super fiable.

Malgré elle, Yumi cherchait à nouveau des excuses à Ulrich. Après tout, à deux, elles s'en étaient bien sorti, sa présence n'aurait pas apporté grand-chose de plus à l'opération. Il avait sans doute été entrainé directement en cours avec Odd puis à la récréation, il était resté avec les autres parce qu'il avait oublié tout simplement.

- Je dois rejoindre mon copain, tu crois qu'on peut s'arrêter là ? demanda Lara.
- Oui, même les élèves qui commencent tard ont dû nous voir. On reviendra peut-être en début d’après-midi. Au pire, avec tous ceux qui les ont jetés par terre, personne ne pourra louper nos tracts.
- Tu es drôlement joyeuse ! s'exclama une voix derrière elle.

Les deux filles se retournèrent pour faire face à William. L’espace d’un instant, Yumi ne put s’empêcher de penser que si c’était à lui qu’elle avait proposé de distribuer des tracts, il ne l’aurait pas laissée en plan.

- J’ai croisé Jérémie, il voudrait nous parler, l’informa-t-il non sans lui jeter un regard un peu inquiet.
- Pas de soucis, on avait fini. À tout à l’heure, Lara.

William jeta un nouveau regard inquiet à Yumi. Elle était arrivée furieuse en français, avait retrouvé le sourire en recevant sa copie lue la veille devant la classe, puis était redevenue morose pendant le cours de sport.
Aussi espérait-il que reparler du français allait la mettre à nouveau de bonne humeur.

- Dis, le devoir que Blanc a rendu ce matin. Je peux y jeter un coup d'oeil ?

Yumi haussa les épaules. Si ça l'amusait... Elle fouilla dans son sac et lui tendit sa copie.

- Tu parles d'Ulrich ?
- Comme si tu n'avais pas deviné.
- Excuse-moi mais en lisant « un ami doux et présent », j'ai eu un doute !
- Rends-moi ça, grogna pour toute réponse la japonaise alors qu'ils arrivaient vers le reste du groupe.

William ne broncha pas mais une fois la copie dans la main de Yumi, il lança à l'attention de ses amis, assis sur un banc :

- 18 ! Elle a eu 18 à son devoir de français et la prof a même lu sa nouvelle devant toute la classe !
- 18 ? Mais moi je pensais que les notes en français, ça s’arrêtait à onze ! s’exclama Odd. Attends, il faut que je voie cette pièce de collection !
- Non, mais c’est rien d’exceptionnel. C’est juste un devoir.

Avant que Yumi puisse réagir, Odd attrapa la copie et s'éloigna rapidement.

- Odd, je te préviens ! Si tu fais ça...

William eut un sourire ironique. Si Yumi courait récupérer son devoir, les autres allaient lui poser des tonnes de questions. Était-ce pour ça qu'elle ne bougeait pas malgré la menace dans sa voix ? Ou parce qu'elle espérait qu'Ulrich entende ce que Odd allait lire et le prenne en compte, puisqu'ils étaient incapable de se parler de vive voix ?

- « Mia n'en croyait pas ses yeux. Eric, son ami de toujours, son âme-sœur, ce garçon si profond, si sensible, dévoilait soudain un tout autre visage. Celui d'un être immature entêté et qui surtout manquait cruellement d'attention aux autres. »

Aelita et Mathilde échangèrent un regard inquiet. Même Jérémie ne s'était pas fait duper par le changement de prénom. Alors que Yumi reprenait la copie, les joues en feu, crachant à Odd un « T'es vraiment trop nul !», Ulrich sentit une rage froide l’envahir.
C’était comme ça qu’elle le voyait ? Elle n’avait que ça à dire sur lui ?

- J'aurais bien aimé savoir la fin de l'histoire, se plaignit Odd.
- T'aurais pas été déçu, ricana William. À cause de son comportement débile, le mec finit par briser leur amitié.

Ulrich baissa les yeux alors que Yumi tournait les siens vers lui. Pour qui elle se prenait ? Elle préférait écrire ce genre de choses plutôt que de venir les lui dire en face ? Elle parlait d'amitié alors qu'elle n'était même pas capable de faire preuve d'honnêteté ?

- Bon, si ça vous dérange pas, j'aimerais bien revenir à des choses un peu plus importantes, signala Jérémie. À savoir la Méduse.

William perdit aussitôt son air narquois et Mathilde arrêta de penser qu’il avait décidément une attitude aussi puérile qu’Ulrich et Yumi.

- XANA lance des attaques de plus en plus élaborées et s’il nous envoie la Méduse, c’est qu’il a des objectifs plus ambitieux que ce qu’on peut encore voir. Je pense que le meilleur moyen pour le contrecarrer, c’est d’obtenir davantage d’informations sur le Supercalculateur à l’origine du Cortex. On pourrait trouver des données nous permettant de comprendre le retour de XANA ou alors on pourrait essayer de localiser Tyron pour pouvoir le contacter. A priori, il ne s’entendait pas avec Hopper et ne sera pas ravi qu’on s’immisce dans ses affaires mais j’espère qu’il sera capable de comprendre le danger qu’il héberge… Enfin bref, il nous faut plus de données.
- Brillante idée, Einstein, mais ça va faire arriver des ninjas illico.
- Justement, j’ai prévu un contournement. Je crée un leurre qu’Aelita glisse dans l'interface pour déclencher l'alarme. Les ninjas rappliquent et pendant ce temps-là, Aelita insère le fouineur, masqué par le leurre. Je récolte les données pendant que vous gardez le terminal. Tout le monde est d’accord ?

Seuls Aelita, Odd et William hochèrent la tête. Ulrich et Yumi fixaient leur pied, lui avec haine, elle avec gêne, tandis que Mathilde demandait d’une voix timide :

- Est-ce que je peux venir ?

Jérémie secoua la tête.

- Tu es loin d’être prête pour le Cortex et de toute façon, il n’y a que 5 places dans le Skid.
- Vous venez de le reprogrammer, vous ne pouviez pas y penser ?
- C’était déjà assez difficile de le reprogrammer rapidement…
- Je ne critiquais pas, je posais juste une question !
- Sympa l’ambiance aujourd’hui, nota Odd.
- Vous y allez tout de suite ? demanda Mathilde.
- Oui, autant profiter de la pause déj’.
- Je serai chez moi si jamais il y a un problème.

Alors que Mathilde s’éloignait, Jérémie ne put s’empêcher de penser qu’étant donné l’humeur d’Ulrich et de Yumi, il faisait peut-être une bêtise en la laissant partir.

- Bon, on y va.

Alors que les autres s’éloignaient, Ulrich attrapa le bras de Yumi.

- Attends.

La japonaise sentit son estomac se nouer. Lorsqu’elle se retourna, ce fut pour recevoir le regard venimeux de son ami.

- Le mec que tu décris dans ta nouvelle, c’est moi, c’est ça ? Immature, entêté, manque d’attention aux autres. C’est comme ça que tu me vois ?
- Tu te fais un film, mentit-elle. C’était juste un devoir, c’est tout.
- Ouais, c’est ça. Prends-moi pour un débile. Quand je pense qu’il a été lu devant tout le monde !
- Bon écoute, Ulrich, on en parlera plus tard si tu veux mais là, on doit aller au labo.
- Je viens pas.

Yumi haussa les sourcils. Se rendait-il compte qu’il ne faisait que confirmer ce qu’elle avait écrit ? Pensait-il pouvoir encore soutenir qu’il n’était pas immature avec ce genre de remarque ?

- Quoi ?
- Je viens pas. J’ai besoin d’être seul. Tu vois, Yumi, moi au moins j’ai toujours été honnête avec toi.

La colère remplaça la gêne.

- Tu te fous de moi ? Toi, tu as toujours été honnête avec moi ?
- Oui, je t’ai jamais rien caché.

Yumi ouvrit la bouche pour lui signaler à quel point il était de mauvaise foi mais Ulrich ne la laissa pas parler.

- Je préfère qu’on arrête de se voir, ça sera mieux comme ça.

Un froid glacial coula dans les veines de la japonaise tandis qu’Ulrich faisait demi-tour, la plantant seule au milieu de la cour.
Comme souvent, elle bascula de la tristesse à la colère et lorsqu’elle rejoignit les autres dans le souterrain, son visage fermé indiquait qu’il valait mieux ne pas lui adresser la parole. Pourtant, Odd demanda :

- T’as perdu Ulrich en route ?
- Il ne vient pas.
- C’est une blague ?
- Y a que toi pour faire des blagues aussi pourries !
- Mais…
- Lâche-moi, Odd !

Aelita et Jérémie échangèrent un regard. Cela n’allait pas faciliter la mission.

- On rappelle Mathilde ?
- Non. Elle ne tiendra pas deux minutes face aux ninjas.

***


Allongé sur son lit, les yeux dans le vague, Ulrich ruminait. Elle se moquait de lui. C’était peut-être un pari stupide avec William. Non, elle n’aurait pas été aussi gênée. Quoique…
Son portable vibra. Il le prit pour constater que c’était Jérémie qui l’appelait. Hors de question qu’il décroche.
Les minutes s’écoulèrent sans aucun impact sur son état d’esprit. Il oscillait entre tristesse et colère, l’une le ravageant avant que l’autre ne reprenne le dessus, puis le brûle avec une force égale jusqu’à reculer face à sa rivale. Il attrapa son journal, garda le stylo posé sur le papier sans savoir dans quel ordre écrire sa mauvaise humeur. Il s’empara d’un livre de cours, le rejeta aussitôt. Il prit une BD qui trainait près du lit de Odd et relut quatre fois la même page avant de renoncer. Il posa la main sur la poignée de la porte pour rejoindre le gymnase mais changea d’avis avant d’avoir ouvert. Il tourna en rond, envisageant vaguement de ranger la chambre. Finalement, au bout d’une heure à marmonner, il se laissa retomber sur les draps.

Marre, marre, marre.

Il s’empara de son portable et relut ses derniers échanges avec Yumi. Une tendresse voilée, des taquineries à double sens. Et dire qu’il se pensait sur la bonne voie !
Un scrupule à la dernière seconde retint son pouce au-dessus de la touche « Supprimer ». Au lieu de ça, il bascula vers son répertoire et fit défiler les contacts jusqu’à la lettre M.
Mathilde claqua de la langue avec exaspération lorsque son portable vibra. Elle aurait dû penser à l’éteindre pour se concentrer sur cette satanée chimie mais au fond d’elle, elle espérait une distraction.

- Allo ?
- Mathilde, c’est Ulrich.
- Y a un problème ? demanda-t-elle aussitôt. Vous avez besoin de renforts ?
- Je ne sais pas, je ne suis pas parti avec les autres.

Mathilde ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. Elle aurait dû s’en douter. Une partie d’elle eut envie de signaler à Ulrich qu’il aurait pu le dire avant et la laisser participer à la mission mais la partie dominante l’alerta surtout sur le fait que son ami n’avait pas l’air bien.

- J’imagine que c’est à cause de Yumi.
- Évidemment ! T’as vu ce qu’elle a écrit sur moi ?
- J’ai entendu le même extrait que toi, oui. Rien ne dit que c’était le ton principal du texte.
- T’as aussi entendu ce qu’a dit William sur la fin.
- Ulrich, je peux être franche avec toi ? En bien comme en mal ?
- Au point où j’en suis…
- L’an dernier, j’étais complètement sous ton charme. Je te trouvais incroyablement beau avec ton côté brun ténébreux. Je ne comprenais pas ce que les filles trouvaient à William et son grand sourire alors qu’il existait un type mystérieux comme toi qui ne souriait toujours qu’à moitié.

Ulrich ne put s’empêcher d’apprécier le compliment, tout en restant lucide.

- Mais ?
- Pas encore. Quand vous m’avez proposé de rejoindre votre groupe, tu m’impressionnais encore beaucoup. Mais je suis contente de ne t’en avoir jamais rien dit avant parce que je me rends compte aujourd’hui à quel point tu peux osciller entre bêtise et gaminerie.
- Merci, c’était tout à fait ce que j’avais besoin d’entendre.
- Je n’ai pas fini. Tu peux vraiment être un chic type, Ulrich.
- C’est ça, rattrape-toi…
- Je le pense vraiment. Si tu étais n’importe quel connard venu, tu serais sorti avec une des dizaines de filles qui rêvent de s’afficher dans la cour avec toi. Tu aurais rendu jalouse Yumi, ça t’aurait fait plaisir, et tu aurais gagné une copine en prime. Or, tu ne l’as jamais fait. Pourquoi ? Parce que dans le fond, tu es un mec bien. Et je suis sûre que c’est ce que Yumi a écrit dans sa copie.
- Alors je suis censé la pardonner comme ça ?
- Je dirais plutôt que tu es censé avoir lu plus que quelques lignes pour la juger aussi sévèrement. Et puis, Ulrich, sans déconner, tu n’as pas l’impression d’être en train de confirmer tout ce que tu as entendu ? Tu te trouves mature, là ?
- Bah… Pas trop.
- Ce n’était pas une vraie question…

Ulrich sourit. Mathilde ne lui annonçait rien d’extraordinaire mais le simple fait de parler à quelqu’un qui n’appartenait pas encore totalement à son groupe habituel lui faisait du bien.

- Il y a vraiment des dizaines de filles qui veulent sortir avec moi ?
- J’en connais au moins six. Après, je suis prête à parier que quatre d’entre elles te largueraient rapidement, vu ton caractère… compliqué.
- Ulrich ! Je sais que t'es là. S'il te plait, ouvre-moi.

Le garçon se redressa sur son lit en ayant l’impression que son cœur traversait sa poitrine. Malgré la voix de Mathilde dans son oreille, impossible de ne pas reconnaître l’autre voix.

- Mathilde, je vais devoir te laisser. Elle est là.
- Pas de soucis, ça te fera 72 euros. Bon courage ! Et ouvre-lui la porte, hein !

Ulrich raccrocha, le cœur battant trop fort. La poignée s'abaissa à nouveau mais il avait verrouillé la porte.

- C'était toi dans la nouvelle. Tu voulais que je te le dise, je te le dis, t'es content maintenant ? Allez ouvre s'il te plait, Ulrich.

Le garçon ne répondit pas. Il laissa les secondes s'écouler jusqu'à ce qu'un cognement sourd lui indique que Yumi avait tapé sur la porte.

- Ulrich, s’il te plait.

« Ouvre-lui la porte, hein ! ». La voix vacillante de Yumi, en opposition avec la dernière phrase narquoise de Mathilde, décida Ulrich. Il allait ouvrir mais qu’elle ne compte pas sur lui pour faire preuve de bonne humeur.

- Alors, c'est comme ça que tu me vois ? l'accusa-t-il en passant la tête dans l’entrebâillement de la porte.
- Est-ce que tu as au moins essayé de savoir ce que j'avais écrit d'autre ?
- Oh bah oui, j'imagine que si à la fin, je détruis notre amitié, le tableau doit être de plus en plus élogieux !
- Faudrait vraiment que tu grandisses un peu, Ulrich.
- Mais attends, avec tout ce que tu m'as fait aujourd'hui, je sais même pas comment je fais pour continuer à te parler !
- Ce que je t'ai fait aujourd'hui ? s'étrangla Yumi. Tu ne fais que confirmer ce que j'ai écrit dans un DEVOIR en gardant ta mauvaise tête ! En plus, je l'ai écrite juste après ce qui s'est passé avec William, il y a prescription !
- Qu’est-ce qui s’est passé avec William ? s’inquiéta immédiatement Ulrich.

Sa réaction rassura Yumi. Il ne devait pas être si fâché pour avoir encore de si promptes angoisses.

- Tu sais bien. Le fait qu’il ait dû m’embrasser parce qu’on était suivis par un spectre. OK, ça t’a fait souffrir mais justement, ça n’aurait pas dû t’affecter si tu étais juste un copain et c’est tout. Alors ça m’a énervée que tu te braques plutôt que… Enfin, j’aurais aimé que les choses se passent autrement, que tu laisses de côté ton orgueil et ton immaturité pour… Enfin voilà... Côté « j’ai toujours été honnête avec toi », on repassera. Et puis, c'est moi qui devrais t'en vouloir, je t'ai quand même attendu toute la matinée pour les tracts !

Toute colère disparue, Ulrich ouvrit la bouche pour s'excuser mais Yumi n'en avait pas fini avec lui.

- C'est toujours comme ça, t'es jamais là quand j'ai besoin de toi. Et je te parle même pas de ta susceptibilité ! J'ai pas arrêté de penser à toi quand j'étais dans le Cortex, je me suis fait dévirtualisée pour venir te parler en me disant que s'il m'arrivait quelque chose, on se serait séparés fâchés... Je suis vraiment trop bête !

Yumi en aurait pleuré de frustration. Elle sentait que c’était enfin le moment de mettre les choses au clair, de mettre un terme à des années de non-dits et de mensonges bancals. Elle le sentait mais n’arrivait pas à trouver des mots assez forts.
Ulrich faillit ne pas réussir à bouger quand Yumi repartit à grands pas. Lorsqu'il s'élança derrière elle en criant « Attends ! », il trébucha et s'étala de tout son long dans le couloir. Il releva la tête, prêt à crier à nouveau à Yumi de l'attendre, mais elle était revenue vers lui et restait plantée là à le regarder par terre.

- Tu pourras rajouter maladroit à ta liste, suggéra-t-il en souriant timidement à son tour.

La japonaise secoua la tête en soupirant mais elle n'avait plus l'air en colère. Au contraire, elle semblait avoir retrouvé un vrai sourire.

- Je suis désolé Yumi, assura Ulrich, assis par terre. Je sais que j'ai pas été à la hauteur, j'aurais dû être là pour les tracts, j'aurais dû être là pour… plein de trucs. T'as raison, je suis nul.

Yumi mourrait d'envie de le démentir, de le prendre dans ses bras et de le rassurer, mais elle ne bougea pas, se contentant de sourire un peu plus en se demandant si elle n'allait pas plutôt fondre en larmes.

- Je n'ai vraiment pas envie de te perdre. Tu es la personne qui compte le plus pour moi. Je te promets de faire des efforts.
- Toi aussi, tu es la personne qui compte le plus pour moi, murmura Yumi.

C'était là. C'était à ce moment qu'elle devait le prendre dans ses bras et le rassurer. C'était maintenant qu'elle devait faire un pas vers lui et l'embrasser. Pourquoi ses jambes refusaient-elles d'avancer ? Pourquoi n'arrivait-elle pas à avoir du courage pour une fois dans sa vie ? Pourquoi ne réussissait-elle qu’à lui tendre la main pour l’aider à se relever.
Ulrich sourit. Dans une mauvaise série télévisée, il serait resté planté face à Yumi, à la dévorer des yeux comme il le faisait d’habitude. À lui sourire, à laisser passer une nouvelle chance d’enfin montrer que non, ils n’étaient pas juste « copains et c’est tout ».
Il l’aimait et elle méritait d’en être sûre.
Il l’aimait et s’il ne le lui montrait pas, il allait finir par croire qu’il était plus stupide ou du moins plus coincé que William.
Impensable.
Il attrapa la main qu’elle lui tendait et une fois debout, l’attira contre lui sans la lâcher. Ses doigts libres lui caressèrent la joue avant de se poser sur sa nuque pour attirer son visage vers le sien. Ils restèrent enlacés pendant un temps qui leur parut long, s’embrassant avec une tendresse en opposition avec l’attente interminable de ce moment.
Ils ne se séparèrent que quand la voix de Jim les fit sursauter :

- STERN ! ISHIYAMA ! Vous voulez un coup de main ?

-------------------
P.S. : Joyeux anniversaire à GummyBear et Père Dudu (qui a fait une nouvelle trouvaille en me soufflant le titre du chapitre juste avant le post, titre à modifier quand j'en trouverai un meilleur ahah) !

_________________

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Ma belle, douce lune sous un chant blanc d'étoiles, / Astre fatigué, vagabonde hors-la-loi / Toute pâle dans l'oeil noir de loups qui aboient, / Hisse les rêves, aux nuits où tu es seule voile. ♥
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Dyssery MessagePosté le: Jeu 21 Juil 2016 17:58   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Et alors quoi ? Pourquoi ce chapitre n’a toujours aucun commentaire ? Je veux dire, j’ai complètement raté sa sortie, et tout, parce que juin c’était chargé, mais quand même, tout le monde ne peut pas être dans le même cas que moi !

Bon, je ne sais pas du tout ce qui se passe dans l’épisode 14, mais c’est loin de m’empêcher de vraiment apprécier ce que je lis ! Et pour un chapitre centré sur le Ulumi, c’est un gros compliment quand on connaît mes sentiments envers cette caricature d'intrigue amoureuse. Je sais, je suis complètement de parti pris, mais justement, c’est bien pour ça que tu peux te targuer d’avoir écrit un développement de leur relation véritablement bien ficelé. Contrairement à la série, je ne suis pas en train de me frapper la tête contre les murs face à leur bêtise. Honnêtement, même si tu avais encore délayé, j’aurais été certes un peu agacée mais pas franchement gonflée. Les caractères sont bien respectés et bien exploités, sans tomber dans une puérilité trop désagréable (un peu quand même, parce que Ulumi oblige, mais voilà). Et William, mais surtout Mathilde viennent décoincer la situation au lieu de la bloquer davantage. Ça c’est vraiment cool. Leurs actions à tous les deux sont assez mignonnes, de quoi augmenter leur capital sympathie. Enfin du coup, ben j’attends de voir si le nouveau petit couple ne se vole pas trop dans les plumes une fois qu’il est établi, et je déplore un chouïa la fin du baiser plus que brutale u.u

Je n’ai pas grand-chose de plus à dire sur ce chapitre. Il tient de l’interlude ne fait pas beaucoup avancer nos affaires mais reste bien agréable à lire. Du coup, je voulais juste me manifester pour dire qu’il m’avait plu et te pousser à bosser la suite, parce que j’attends des nouvelles des autres protagonistes (notamment cette chère Laura) avec impatience (a)
Et j'espère que malgré sa concision, ce petit com te fera plaisir =)
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Silius Italicus MessagePosté le: Mer 31 Aoû 2016 21:13   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


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Messages: 174
Localisation: à l'Est d'Eden
Bonjour chère Ellana,
Voilà un chapitre charmant et plaisant.

Comme l’a justement dit Dyssery, il s’agit d’un intermède. Mais c’est rondement mené en ce sens que le début de ce chapitre laisse plutôt à penser que l’on a affaire à un chapitre centré sur la vie quotidienne. Ici Xana et l’obligation de sauver le monde ne sont qu’une des composantes de la vie de notre groupe d’adolescents. Un fardeau à peu près similaire aux obligations scolaires. Il faut réviser et s’entraîner. Donc on est dans une atmosphère très détendue, si l’on omet le passage d’ouverture centré sur Ulrich. De fait, c’est un chapitre de dialogue bien plus que de narration ou de description. Dialogues qui sont autant d’occasions de camper et de faire vivre dynamiquement les personnages. Ainsi s’enchaînent les répliques et les vannes, témoins d’une vie de collégiens ou de lycéens.

Évidemment, ce n’est que l’aspect mineur de ce chapitre. Son intérêt majeur réside dans l’avancée, que l’on peut espérer à peu près définitive dans la relation entre Ulrich et Yumi. N’ayant point vu le fameux épisode quatorze, il m’est impossible de juger de votre écrit en fonction de cette source majeure. Cependant l’espace d’un chapitre une crise amorcée de longue date finit par éclater, autour d’un prétexte futile, et est promptement résolue. Le tout portée par une écriture légère, mais précise. Comme toujours, c’était donc un plaisir de vous lire. On sent un amour certain pour ces personnages, une sympathie.

Le plus appréciable, c’est, et certains n’aimeront guère ce chapitre ou des aspects de votre récit pour cela même, l’innocence des personnages en amour. Innocence dont je ne pense pas qu’elle soit artificielle, ou fausse, ou pire encore, vaine. Bien au contraire, elle n’est donnée, ne peut être qu’à ces âges-là, à ces moments de la vie adolescente. C’est un état assez volatile et donc difficile à saisir et à dépeindre. Pourtant vous l’avez fait, et avec un art certain.

La matière de ce chapitre ne laisse guère de place à la spéculation ou à l’interprétation, aussi ne reste-t-il plus qu’à conclure en vous exprimant mon impatience à vous retrouver au détour d’un autre chapitre ou d’un autre récit.

Au plaisir.
_________________
AMDG

Prophète repenti de Kane, vassal d'Anomander Rake, je m'en viens émigrer et m'installer en Lyoko.
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Arzach02 MessagePosté le: Sam 03 Sep 2016 20:22   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 29 Juil 2016
Messages: 20
Localisation: Dormant dans R'lyeh
Bravo .
Comme l'a dit dyssery , on sent que c'est un chapitre qui fait office de pause dans l'intrigue. Pour le couple ulumi , j'ai le même avis que dyssery , ce jeu du chat et de la souris m'avait extrêmement vite lassé dans l'animé alors que j'avais osé espéré dans routine ( les derniers mots de yumi ) que ça se finirait...
Mais toi , tu as réussi à mettre un terme à cette situation ( du moins , je l'espère) de manière " naturelle" et cela m'a soulagé.
Bref , continue , c'est génial !

Édit : Zéphyr, je te remercie grandement pour ces deux précisions grammaticales fort utile ( dissertation de français ...) !

_________________
"N'est pas mort ce qui à jamais dort
Et au long des siècles peut mourir même la Mort" Lovecraft, Call of Cthulhu


Dernière édition par Arzach02 le Ven 09 Sep 2016 19:28; édité 1 fois
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Zéphyr MessagePosté le: Jeu 08 Sep 2016 21:40   Sujet du message: Répondre en citant  
Z'Administrateur


Inscrit le: 16 Mar 2013
Messages: 1013
Localisation: Au beau milieu d'une tempête.
Pfouh ! Je suis pas repassé depuis des années ici – ce qui est génial, c'est que la formulation est juste. Le pire étant d'avoir déserté sur un commentaire où je me trompe carrément dans la compréhension des éléments de la fanfic… Je ne dois pas rester sur ce fail.

Pour rester professionnel, je me suis refait l'intégrale, qui est très bien passée au niveau fluidité de lecture et intérêt éveillé dans mon esprit de lecteur. En revanche, « de par » (que tu utilises ponctuellement) est une faute de langue, « par » se suffisant à lui-même, au même titre que « au final » (celle-là est plus dure à assimiler, il m'a bien fallu un mois pour le remplacer définitivement par « finalement » dans mon vocabulaire Razz).

Bon ça va être plus complexe de développer sans soulever des points auxquels tu as déjà répondu, mais je suis toujours autant à fond sur l'intrigue autour de Laura que tu as créé. Quand tu promets quelque chose, même si la base se voulait semi-sérieuse, tu fais pas les choses à moitié ! Si je trouve l'inspiration un jour, je ferais peut-être un truc sur Ulrich, héhéhé.

Pour les généralités restantes, je suis toujours très satisfait de voir le temps pris pour l'intégration de Mathilde (pas si complète que ça même à l'heure actuelle !), ainsi que son déroulement plutôt original ! L'évolution de sa relation avec Aelita (où soyons honnête, elle prend doucement et sans le vouloir la place privilégiée de Yumi, en tant que bestah) et la construction de divers échanges avec les autres en est le reflet. À titre tout à fait personnel, lorsque son cas a de nouveau été abordé suite à son premier refus, j'avais vraiment l'impression de la lire presque partout dans l'histoire côté Kadic (au niveau des mentions), c'en était presque lassant. Passé deux ou trois chapitres, ça se rééquilibre beaucoup et je pense vraiment que c'est une bonne chose.
Par contre, j'ai un peu de mal à vraiment m'attacher à Mathilde, en dépit des actions notables qu'elle a pu accomplir et qui m'ont plu (l’honnêteté envers Ulrich par exemple). Pourtant, ce n'est pas comme si on avait rien sur elle niveau personnalité. Et je pense que la raison de mon impression s'explique par la description que fait Yumi de la concernée dans le chapitre 7 : l'instabilité, qui paradoxalement, fait sa particularité et son originalité. Si on y regarde bien, sa présence seule dans le groupe des Lyokô-guerriers amène à la création certaines tensions (qui en amènera d'autres, cf la non-confiance de Yumi qui aboutira au fameux cinéma fatal), tout en permettant la résolution de certaines (les problématiques liées à Xana entre autres). Du coup, son statut acquiert une ambivalence qui ne l'aide pas à être un peu plus actrice au milieu de tout ça. Je ne sais pas si je m'explique correctement, mais je dirais que le simple fait de la voir voguer sur les événements éclipse pas mal sa personnalité et ne permet pas tellement de s'y attacher, ou simplement véritablement l'apprécier sans se dire « Ouais, mais ».

Mieux vaut embrayer sur des points qui paraîtront plus clair, même pour moi u.u .

Par endroits, ton texte me rappelle agréablement la manière que j'ai de procéder chez moi :l'exploitation de certains détails mineurs de CLE (j'ai beaucoup aimé toute la mise en place autour de la rédaction du fameux devoir maudit), la reprise de pans d'épisodes complets à ton avantage (très curieux de voir ce que tu vas faire sur le virtuel du 14 avec ta marge de liberté, chose que je n'avais pas tellement quand je me suis prêté à l'exercice), ou juste la vision offerte de Tyron. Pour ce dernier, même s'il est vraiment ultra-secondaire en tant que personnage pour le moment, j'adore l'influence donnée au lecteur par le biais des points de vue de Sandra et son Boss. Le fait de dépeindre Tyron comme un naze pas vraiment intelligent valorise d'une certaine façon le personnage, parce que le lectorat – du moins celui qui connaît un peu CLE – sait que la plupart de ces affirmations sont fausses, ou du moins ne reflète pas vraiment certains pans de réalité. Le Boss le prend mentalement de haut, alors que dans le fond, il sont plus ou moins pareils, dans un cadre de mise en parallèle, je trouve ça vraiment intéressant.
Bien entendu, j'attends assez impatiemment de lire le moment où les supercalculateurs de Tyron et du Boss de Sandra vont se rendre compte de leurs existences respectives. Avec Xana et les Lyokô-guerriers comme accompagnement, le potentiel qui émane de l'intrigue promet de déchirer. Le plus marrant, je crois, serait d'apprendre que tous les membres du G7 cachent un supercalculateur, par contre bonjour la facilité de gestion dans ce cas de figure là !

Concernant les relations entre personnages, j'ai toujours eu de la réserve sur la méthode « faire passer Jérémie pour un connard auprès d'Aelita pour légitimer qu'elle s'énerve contre lui » (majoritairement utilisée pour créer un Odd/Aelita), mais finalement, ça n'a pas pris des proportions aussi astronomiques que je ne l'imaginais. Enfin, pour le moment, les événements font que les questions soulevées sur leur relation est encore en suspens, donc à voir. Mention spéciale pour certaines réflexions d'Aelita sur le sujet, qui m'ont passablement choquées. Surprised
Le Ulrich/Yumi également n'a pas pris les proportions dramatiques que j'imagine. J'entends par là qu'il n'en sont pas encore arrivés à un stade où ils se posaient encore la question sur eux alors qu'ils venaient de passer une nuit d'amour. Dans tous les cas :

Citation:
Il était étonnant qu’Ulrich ne soit pas encore devenu gay.


Peut-on dire en regard de la fin du chapitre 12 que Stern est enfin gay-ri ? Mr. Green

Allez, je pense que j'en ai dit assez. Dépêche-toi d'envoyer la suite si tu ne veux pas être catégorisée comme « plus lente que Zéphyr » !
_________________
http://i.imgur.com/Z94MNN5.png

« Jérémie avait fait un superbe travail. Ce dernier voyage sur Lyokô promettait d'être inoubliable. »
Un jour, peut-être.
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Ellana MessagePosté le: Dim 09 Oct 2016 18:17   Sujet du message: Répondre en citant  
X.A.N.Alloween 2013 (T)


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Bon on ne commentera pas le délai entre 2 chapitres, ça s’est fait. J’ai plein d’excuses pourtant si, si, j’vous jure (107 heures sur L4D2, 40 heures de vaisselle, 1 semaine à attendre que mon bêta lecteur rattrape son retard de chapitres pour au final passer outre, 1h37 au ciné pour « Victoria » qui n'est absolument pas une comédie, 15 minutes dans les critiques d'épisodes d'Icer en arrivant sur le forum, 20 minutes de balisage et 10 minutes à relire en étant persuadée qu'il y aura comme d'hab des erreurs de balisage Mr. Green ).

Pour ceux qui ont lu le chapitre précédent mais n’ont pas vu l’épisode 14… Pff ça me fait soupirer rien que d’y repenser. Le dialogue est grosso mollo similaire mais la scène se passe dans la forêt (déjà pourquoi, hein, sachant qu’Ulrich est dans sa chambre de base) et à la fin, ils s’annoncent mutuellement qu’ils sont la chose la plus importante l’un dans la vie de l’autre, ils se regardent avec des sourires niais ET ILS RESTENT PLANTES COMME DES C***. Non mais sérieusement, on parle de lycéens qui se tournent autour depuis des années, qui commencent enfin à se bouger le fion, et c’est à ça qu’on a le droit ????? Nan franchement, c’était trop, c’était groumph.

Voilà ceci dit, répondons aux commentaires ! Je ne sais pas trop quoi dire mais vos compliments me font plaisir :$
Spoiler


Donc voilà le chapitre 13. Il se déroule selon deux axes entremêlés se passant globalement en même temps que le chapitre 12 (le début du chapitre est un léger retour arrière) : la partie virtuelle du 14 (ceux l'ayant vu trouveront facilement la référence trollesque) et des avancées dans l’arc Sandra / Laura. Bonne lecture et à dans quelques mois haha.

Chapitre 13 : Les serpents


- Si tu as envie de parler, je suis là.

La douce voix d’Aelita n’eut aucun impact sur Yumi qui garda son air renfrogné. Aux commandes du Megapod, Odd lui lança :

- Faut vraiment que tu règles ton problème avec Ulrich, hein !
- Tu n’aides pas.

Le silence s’installa jusqu’à ce qu’ils atteignent la porte menant au centre névralgique du Cortex. Alors qu’elle s’ouvrait sous les paumes d’Aelita, William lança :

- Tu m’apprendras un jour ?

La jeune fille se retint de lever les yeux au ciel. Quand il ajouta « C’est le calme avant la tempête », ce fut à Yumi de soupirer.
Décidément, c’était la journée des abrutis.
Elle repensa à Ulrich, sans doute enfermé dans sa chambre et sa morosité. Non, il valait mieux qu’elle n’y repense pas. Dommage que la mission soit si simple. S’ils avaient dû affronter des hordes de monstres au péril de leur vie, elle aurait pu être davantage concentrée. Là, il suffisait d’insérer un leurre, puis un fouineur dans l’interface du Cortex pour essayer de récupérer des données susceptibles de localiser Tyron. D’accord, les ninjas n’allaient pas leur faciliter l’affaire mais cette mission était banale à pleurer.

- Vas-y, Aelita, insère le leurre.

***


Assis sur son canapé, Philippe Gauthier profitait de l’absence de Sandra pour évaluer les options qui s’offraient à lui.
Option numéro 1 : se servir un ou deux verres de scotch. Celle-ci ayant l’avantage d’être cumulable avec les autres, il commença par là.
Option numéro 2 : la fuite. Mais cela entrainait d’innombrables questions : fuir où ? Avec ou sans Laura ? Comment être certain que le G7 ne le retrouverait pas à nouveau ? Ou plutôt, combien de temps mettraient-ils à le retrouver ? Difficile de croire qu’on lui laisserait la vie sauve une nouvelle fois. De plus, cela signifiait poursuivre ses recherches dans une clandestinité accrue, avec des moyens diminués. Non, il ne pouvait s’y résoudre.
Option numéro 3 : pactiser avec Sandra pour se remettre dans les petits papiers de la Russie. Non, avec cette vipère, on ne pouvait passer que des contrats se terminant dans le sang. Et puis, qu’avait-il à lui offrir maintenant qu’elle avait Laura ?
Option numéro 4 : retourner travailler pour les français qui, certes, risquaient de le faire mettre dehors, mais avaient au moins le mérite d’haïr Sandra. Entre un employé renégat et une machine à tuer, Tyron n’hésiterait sans doute pas sur la personne à soutenir, même s’il semblait actuellement travailler avec Sandra.
L’option numéro 4 était donc la plus tentante mais Philippe n’arrivait pas à se décider. D’abord parce que rien ne lui garantissait qu’il serait accueilli favorablement chez ses anciens collègues. En admettant que ce soit le cas, il pouvait tout de même se faire vendre aux Russes et là, il ne donnait pas cher de sa peau, ceux-ci ayant moins la notion de pardon.
Philippe soupira. Il avait fait une belle erreur le jour où il avait enlevé Laura à Tyron, qui avait déjà eu un mal fou à convaincre les Russes de la lui « prêter ». Un œil naïf aurait pu penser qu’il n’y avait dans cet acte presque suicidaire que de l’amour paternel. Mais c’était plus le cerveau que la fille qui intéressait Philippe. Il avait été payé par les Américains pour ralentir les recherches françaises et ne pas permettre à celles des russes de reprendre. Il avait donc trahi ses propres compatriotes avant de tourner le dos à toute forme de hiérarchie. Pendant de longues et tranquilles années, il avait pu accélérer son travail grâce aux coups de main de sa fille.
L’expression « coups de main » le fit se lever jusqu’à une commode située dans l’entrée. Il ouvrit l’avant-dernier tiroir et passa sa paume sur le haut de la case. Du bout des doigts, il caressa une matière semblable à du caoutchouc, contrastant avec le bois. Ces gants lui avaient été bien utiles mais il doutait de pouvoir s’en resservir aujourd’hui. Du moins pas sur Sandra, elle n’avait plus rien de la jeune femme douce et travailleuse d’autrefois. Aujourd’hui, ce n’était plus qu’une machine de guerre impitoyable, entrainée à tuer sans poser de questions et surtout sans hésiter. Elle serait impossible à surprendre.
Il détacha cependant les deux gants beiges du haut du tiroir et retourna dans la salle à manger. Il ôta les coussins du canapé pour en tirer une petite mallette dans laquelle il posa précautionneusement les gants. Puis il resta assis dans son fauteuil à fixer le téléphone jusqu’à ce que son verre soit vide. Alors seulement il se releva.

- Allo ?
- Philippe Gauthier. Je voudrais parler à Tyron.

***


- Ta garde, Yumi, ta garde !
- Yumi, concentre-toi.

La japonaise serra les dents. Jérémie en avait des bonnes ! Comment pouvait-elle se concentrer alors que chacune de ses pensées était tournée vers Ulrich ? Elle en avait marre des ninjas, marre de Lyoko, marre d’être là à se battre pour elle ne savait plus quelle cause. Elle n’avait plus aucune curiosité. Elle se moquait de savoir qui était Tyron, quelles étaient ses intentions, où il vivait, et au diable son lien avec Hopper ! Elle voulait bien aider Aelita à décrypter son passé et celui de sa famille mais pas au prix de son propre avenir. Après tout, elle ne lui devait rien. Ce n’était pas elle qui avait rallumé le Supercalculateur, elle avait d’ailleurs toujours été la première à vouloir l’éteindre. XANA n’était plus leur affaire. Qu’il prenne ses codes s’il le voulait et qu’il la laisse tranquille !
Elle n’était pas comme Odd qui exultait d’avoir mitraillé un ninja. Elle n’était pas comme William qui semblait heureux aussi derrière sa concentration. Elle n’était pas comme Jérémie qui pouvait allier aventure et vie de couple.
Elle en avait assez de se battre.

- Jérémie, dévirtualise-moi !

Elle savait déjà que son ami ne l’écouterait pas. Aussi n’hésita-t-elle pas à ouvrir les bras pour se laisser volontiers trancher en deux.

- Bah voyons, soupira William.

***


Sandra sourit.
Quoi de mieux pour endormir les enfants que de belles histoires ? Comme celle d’une mère tant regrettée qui ressurgit avec de belles promesses et de touchantes attentions. Elle ne se serait pas crue taillée pour le rôle mais au final, elle se trouvait douée.
Elle avait demandé à sa « fille » ce qu’elle voulait faire avant de quitter Paris, bonne mère dévouée qu’elle était. Elle ne s’était pas attendue à finir à la Ménagerie du Jardin des Plantes mais pourquoi pas après tout. Si ça pouvait conforter Laura dans l’idée qu’elle avait retrouvé sa Maman aimante…
Sandra n'avait jamais envisagé cette mission comme quelque chose de difficile mais cela avait été encore plus simple que ce qu'elle avait imaginé. Si simple qu’une question lui vint à l’esprit.
Pourquoi le boss avait-il besoin de Laura ?
Après tout, il avait commencé à la rechercher avant que le virus apparaisse, il n’y avait donc pas de lien. Cela faisait plusieurs mois que Sandra se rendait sur Caldin, sans l’avoir jamais vraiment exploré. Le boss avait sûrement de grands projets. Elle eut soudain un pressentiment. Et si Laura était vouée à la remplacer ? Non, impossible, elle n’avait pas du tout un profil de cobaye. C’était un cerveau, le boss ne l’avait jamais caché.
Une seconde réflexion s’imposa dans l’esprit de Sandra. Depuis combien de temps ne s’était-elle pas posée autant de questions ? D’habitude, elle obéissait aux ordres, sans s’interroger sur le but recherché. Mais Laura l’intriguait. Pourquoi tout le monde voulait-il l’avoir sous la main ? Gauthier l’avait arrachée à l’institut de Tyron pour ensuite l’abandonner dans un internat. Pourquoi ? Avait-il obtenu ce qu’il voulait d’elle ? Quoi ?

- J’ai gardé le meilleur pour la fin, signala timidement Laura.

Sandra la regarda et une autre question naquit dans son esprit.
Pourquoi la détestait-elle autant ?
Quelques semaines plus tôt, elle se serait moquée d’elle-même face à une telle interrogation. Laura, c’était l’épine dans son pied, le farfadet agaçant à cause de qui ses projets n’aboutissaient pas. Du moins, c’était ce que répétait le boss.
Mais elle, personnellement, qu’avait-elle à reprocher à la jeune fille ? Pourquoi était-elle incapable de se souvenir de l’origine de sa haine ? Il y avait bien dû avoir quelque chose pourtant. Seulement, comment aurait-il pu y avoir quelque chose alors qu’elles ne s’étaient encore jamais rencontrées ? Elle ne pouvait pas être à ce point dévouée au boss pour que la haine de ce dernier devienne sienne, si ? Et pourquoi le boss la haïssait-il ? Simplement parce qu’il ne l’avait pas eu sous la main lorsqu’il l’aurait voulu ?
Bien sûr, il était difficile de vraiment juger. Elles ne se fréquentaient que depuis quelques jours et Laura la prenait pour sa mère perdue, elle n’était donc sûrement pas aussi détestable qu’elle pouvait l’être. Sandra se ferait une véritable opinion avec le temps.
Son cerveau dériva alors vers ce qui continuait de la hanter. Pourquoi les autres mouraient sur Caldin et pas elle ?
Elle était presque heureuse d’être en mission en France. L’espace d’un bref mais intense instant, alors que la tête de Benji était à ses pieds, elle avait craint que les agents ne se jettent sur elle pour la clouer sur une table d’opération. Pourquoi survivait-elle et pas les autres ? Heureusement le boss ne semblait pas obnubilé par la question. Il avait toutefois suspendu pour de bon les séjours sur Caldin, même pour elle. Ce qui expliquait sans doute pourquoi Laura restait sa priorité : une fois Laura en Russie, Sandra serait à nouveau disponible pour des essais virtuels. Mais combien de temps resterait-elle immunisée contre le danger ? Allait-elle finir par mourir, elle aussi ? D’ailleurs, pourquoi le corps de Christelle était-il ressorti intact du scanner alors que la décapitation de Benji sur Caldin l’avait suivi dans le monde réel ?
Plongée dans ses pensées, Sandra passa la porte sans vraiment regarder où elle entrait. Ce ne fut qu’en décelant le léger changement de température qu’elle regarda autour d’elle. Ses poils se hérissèrent.
Des terrariums.
Elle se souvenait de cet endroit. Les tortues sur sa gauche n’avaient rien de terrifiant mais elle savait que plus loin sur sa droite se trouvaient les serpents. Elle avait pris sur elle pour faire le tour lorsqu’elle était venue attirer l’attention de Laura la semaine passée. Comme toujours, elle avait pensé avant tout au succès de la mission. Seulement cette fois, rien ne l’obligeait à aller plus loin, rien ne l’obligeait à devoir voir à nouveau ces monstruosités.

- Tout va bien ?

Sandra se tourna vers Laura. Celle-ci la regardait avec un air presque suspicieux, quoiqu’inquiet.

- Tout va bien, oui, je ne suis pas fan de reptiles, c’est tout. Mais on peut faire le tour, ne t’inquiète pas.

Ne jamais montré que quelque chose pouvait l’atteindre. Rester insensible, garder un masque neutre, ne laisser transparaitre aucune faiblesse. Elle inspira profondément et suivit Laura. Ces bouts de chair flasque restaient enroulés autour d’une branche ou de leur propre tête. Insignifiants, inoffensifs, d’autant plus derrière la vitre.
Alors pourquoi avait-elle envie de prendre ses jambes à son cou ? Elle se sentait prête à sauter dans le bassin des crocodiles si jamais le python faisait mine de s’approcher.
Comment pouvait-on aimer les serpents ? Ceux qui n’étaient pas capables de vous étouffer possédaient du venin mortel. Quant à ceux qui n’entraient dans aucune de ces catégories, ils étaient lents et ennuyeux. Quel intérêt pouvait-on trouver à leur présence ?

- Ils sont fascinants n’est-ce pas ? À chaque fois que je les regarde, je me dis qu’ils savent des choses que nous ignorons. Que s’ils restent aussi immobiles, c’est parce qu’ils sont capables de ressentir des éléments dont nous n’avons pas conscience. Peut-être qu’ils méditent eux aussi, quelles certitudes avons-nous ?

Sandra jeta un regard en coin à Laura qui parlait sans la regarder, les yeux fixés sur un serpent enroulé dans sa gamelle d’eau. Cette fille avait beau être un cerveau recherché par une des plus puissantes nations du monde, elle avait un grain !

- Je pense surtout que ce sont des animaux stupides et inutiles qui passent leur temps à digérer.

La remarque ne serait sans doute pas sortie de la bouche d’une vraie mère aimante et valut à Sandra un regard noir.

***


La dévirtualisation de Yumi n’avait choqué qu’Aelita. William avait abattu presque coup sur coup deux ninjas, Odd l’avait imité et le dernier de leurs adversaires n’avait pas fait long feu.

- Là on est vraiment trop forts !
- Oui mais c’est bizarre. D’habitude, ils sont plus coriaces.
- Hey, tu pourrais quand même nous féliciter…
- C’est vrai, c’est pas eux qui sont plus faibles, c’est juste nous qui sommes plus forts ! ajouta Odd.
- Jérémie, la salle commence à bouger, il faut qu’on parte, avertit Aelita.
- Allez-y, le fouineur a récolté pas mal de données. Je vais commencer à les regarder le temps que vous rentriez.

Aelita, Odd et William quittèrent précipitamment le cœur du Cortex. Une fois dans le Mégapod, Odd laissa échapper son agacement :

- C’est n’importe quoi ce qu’elle nous a fait aujourd’hui, Yumi !
- Hey, à la base, c’est Ulrich qui nous a plantés, intervint aussitôt William.

Il avait beau montré les crocs, une vague d’inquiétude montait en lui. Yumi avait eu un comportement stupide et immature qui ne lui ressemblait pas. Généralement, quand elle agissait ainsi, on pouvait être sûr qu’il y avait un rapport avec Ulrich. En l’occurrence, pas besoin d’être Einstein pour deviner où elle était partie.
Il se retint de serrer les poings. Comment pouvait-elle rester aussi aveugle après toutes ces années ? Pourquoi ne pouvait-elle pas accepter une bonne fois pour toutes qu’Ulrich n’était pas celui qu’il lui fallait ?
Et pourquoi lui-même ne pouvait pas passer à autre chose ?

- Ulrich nous a peut-être plantés mais au moins, il l’a fait dès le début ! Elle avait qu’à rester avec lui si elle est si accro !
- Odd, la ferme.
- Ne pense pas que je soutiens Aelita, Odd, mais je détecte un truc bizarre sur mon scan. Je crois que quelque chose vous suit.

William heurta la paroi du Megapod lorsque celui-ci fit demi-tour sans aucune délicatesse. Les yeux rivés sur leur propre radar, Aelita et Odd ne voyaient rien.

- Jérémie, tu es sûr de toi ?
- Pas trop, je ne repère plus rien… Désolé, ça devait être une fausse alerte.

Cette fois, William anticipa le changement de direction, ce qui ne l’empêcha pas de grogner à l’intention de Odd :

- Tu devrais être encore plus brutal !
- Oh, ça va, tu vas pas te mettre aussi à faire la tronche ! J’en ai marre de ces gens pas foutus de se mettre en couple ! Portez vos…
- Odd !
- Bref, ayez un peu de cran, c’est pas possible ! Je me suis pris des centaines de rateaux, est-ce que ça me rend morose ? Non ! De l’audace, à la fin !
- C’est ça, on s’en souviendra, marmonna William.

Il quitta le Megapod le visage toujours fermé mais eut un sursaut avant que Jérémie ne les transfère dans le Skid.

- Quoi ? s’inquiéta Aelita.
- Rien, j’ai juste cru voir Yumi…

***


Sandra avait du mal à croire qu’une demi-heure auparavant, elle souriait. Elle ne se souvenait pas avoir été déjà plus mal dans sa vie. Au moins sur Caldin, elle avait ses armes pour affronter les Agkis. Là, elle se sentait vulnérable. La partie rationnelle de son cerveau tentait de la convaincre qu’elle ne courait aucun danger, qu’il n’y avait rien de menaçant chez ses êtres emprisonnés, mais une part d’elle plus viscérale lui hurlait de partir.
Elle parvint à reprendre contenance quand son téléphone sonna. Tout cela n’était qu’un travail comme un autre. Elle avait déjà vécu pire, même si elle n’avait pas d’exemple en tête.

- Sandra.
- Adrian.

Il fallut plusieurs secondes à la russe pour se rappeler qu’Adrian était le prénom de l’espion infiltré chez Tyron, celui qui l’avait amenée à l’aérodrome avant sa mission avec Benji. Dans sa tête, il était « l’espion » justement, au point qu’elle en oubliait qu’il avait un nom.

- J’écoute.
- Passe à la base dès que tu peux avec la gosse. Tyron s’impatiente et j’ai quelque chose de très important à te dire.
- Pourquoi il s’impatiente ? Il sait très bien qu’elle repartira en Russie.
- J’imagine qu’il veut se donner un air important.
- Reçu.

Sandra raccrocha. Fascinée par un boa gigantesque, Laura n’avait pas remarqué la conversation.

- Chérie ? Je suis désolée mais nous allons devoir partir plus tôt que prévu. J’ai un ami à voir avant de quitter le pays et je pense qu’il sera enchanté de te rencontrer.
- Aujourd’hui ?
- Tout le monde en serait arrangé.
- On a le temps de finir de faire le tour ?

Sandra sentit son estomac se soulever mais réussit à garder un visage souriant.

- Bien sûr, chérie, bien sûr.

Lorsqu’elles sortirent du Jardin des Plantes, elle se sentait nauséeuse. Les serpents étaient définitivement répugnants.

- Où va-t-on ? demanda Laura.

Sandra prit quelques secondes de réflexion. Le boss lui avait dit qu’elle pourrait tuer Philippe une fois sa mission terminée et elle comptait bien le faire. Si elle était amenée à aller chez Tyron, elle pouvait s’arranger avec l’espion pour partir ensuite directement en Russie. Moins Laura resterait chez le français, mieux ce serait.
Par conséquent, elle avait le droit d’agir.

- Repassons chez ton père, il voudra sans doute venir chez mon ami, il le connait bien.
- On peut prendre le métro cette fois ?

« Au point où j’en suis », faillit répondre Sandra. Elle se retint de justesse pour acquiescer avec un sourire forcé.
Le retour s’effectua dans un silence total mais Laura ne quitta pas sa mère des yeux. À l’aller, elles avaient fait le chemin à pied. Elle avait pu constater la forme physique impressionnante de sa mère, son pas vif et son regard alerte, comme si elle surveillait tout, prête à bondir d’un instant à l’autre. Et là, dans le métro, elle semblait recroquevillée. Ses yeux surveillaient toujours tout mais à présent, elle semblait davantage prête à sauter de la rame en marche si on faisait mine de trop s’approcher d’elle.
Laura en avait le cœur serré. Elle n’arrivait pas encore à être démonstrative, pas un « Maman » n’avait franchi ses lèvres, mais elle ne pouvait nier le profond attachement qui l’unissait à Emma. La voir ainsi ne faisait que renforcer sa certitude : sa mère avait vécue cachée pendant une décennie. Il lui faudrait sans doute du temps pour retrouver un comportement normal mais elle comptait bien l’y aider.

***


- N’empêche, j’arrive toujours pas à croire que Yumi nous a laissés tomber.
- Odd, lâche-nous.
- Non mais c’est vrai ! Si on se met à tous faire comme elle dès qu’on a une contrariété, autant éteindre le Supercalculateur à chaque fois qu’on quitte l’usine et le rallumer quand tout le monde a un élan de bonne volonté !
- Il a raison, intervint William, encore vexé par le discours de Odd. Elle a géré sur la mission où tu n’étais pas là – Aelita tressaillit sous la référence – mais depuis que Mathilde se rapproche de nous, elle est moins impliquée, que ce soit sur Lyoko ou simplement au lycée. On dirait qu’elle est jalouse et qu’elle pense que c’est en s’éloignant encore plus que ça va s’arranger !
- On est d’accord, c’est débile.
- Il y a quelque chose sur le Skid ! les interrompit Jérémie.

Les trois Lyokoguerriers firent volte-face. Un ninja se trouvait effectivement accroché au vaisseau.

- Comment il a fait ? s’étrangla William.
- Aucune importance, on s’en occupe !

Odd bondit, accompagné par une pluie de flèches laser mais le ninja esquiva sans peine et atterrit aux côtés d’Aelita qu’il dévirtualisa d’un coup d’épée. Sans prendre le temps de reprendre ses appuis, il leva la jambe pour frapper le félin en plein poitrine. Celui-ci fut éjecté de la plateforme et n’eut d’autre choix que de se dévirtualiser d’une volée de flèches, peu désireux de savoir ce qui pouvait l’attendre en bas.

- William, débarrasse-nous de lui !
- Facile à dire, grogna le jeune homme. Hey, toi !

Il n’eut pas le temps de finir sa provocation. Déjà le ninja attaquait et il ne dut qu’à ses réflexes de ne pas se faire trancher en deux. Les katanas de son adversaire avaient beau paraître dérisoires comparés à son arme, William peina très rapidement et fut sans difficulté repoussé en arrière.

- Jérémie, il se dirige vers l’ascenseur !
- Empêche-le à tout prix de rejoindre le cœur. J’ai appelé Ulrich, il ne devrait pas tarder.

Cette simple phrase donna une bouffée d’adrénaline à William. Il n’avait pas besoin d’Ulrich. Personne n’avait besoin de lui.
D’un bond, il sauta sur l’ascenseur déjà arrivé à l’étage inférieur.

- Hey toi ! répéta-t-il. Tu comptes aller où comme ça ?

Le ninja se retourna et William sentit une profonde colère monter en lui. Était-ce son imagination ou même cet avatar stupide face à lui affichait une forme de dédain, d’ennui ? Y aurait-il quelqu’un pour se rendre compte un jour qu’il n’était pas qu’un pion et qu’il en avait plus qu’assez qu’on le prenne pour un faire-valoir ?
Avec une rage qu’il n’avait plus ressentie depuis longtemps, William commença à attaquer le ninja. Il y mettait toute son énergie, parait à grand renfort de Supersmoke, mais il dut bientôt accepter l’évidence. Il ne faisait pas le poids. Les ninjas du Cortex qu’il avait écrasés un peu plus tôt n’avaient sans doute que pour but de faire diversion.
Cette simple prise de conscience le déconcentra et il sentit son arme lui échapper, balayée par un souple mouvement de katana. Son avatar devint pixels blancs au moment où Ulrich arrivait sur la passerelle.

- T’es notre dernière chance, Ulrich. Le rate pas.
- Bah oui, t’es notre dernière chance. Dommage qu’une certaine personne ici présente se soit laissée dévirtualisée et ne puisse donc plus aller sur Lyoko tout de suite pour te prêter main forte, railla Odd.

Debout près de Jérémie, Yumi ne répondit pas. Elle n’avait donné aucune explication sur son attitude, le moment était trop grave pour ça, et si seul Odd voulait s’amuser à la juger, grand bien lui fasse. Elle n’estimait plus avoir de comptes à rendre à ses amis. Elle lui en voulait quand même de ternir sa joie alors qu’elle pouvait encore sentir sur ses lèvres la douceur de celles d’Ulrich. Jim avait, comme toujours, parfaitement choisi son moment et ils avaient été tellement gênés qu’ils n’avaient pas parlé jusqu’à l’usine. Yumi avait failli douter mais le baiser que lui avait redonné Ulrich dans le monte-charge était plus que rassurant.
La comédie était finie.
Ulrich s’accrochait également à cette pensée. La journée avait si mal commencé ! Il en faisait quelque chose de bien mieux, il ne pouvait pas échouer maintenant.

- Triplicata !

Comme de nombreux monstres avant lui, le ninja fut déstabilisé par la multiplication d’Ulrich. Il fonça sur un des clones et reçut un coup de katana en pleine poitrine. Cela ne le dévirtualisa pas mais le fit tomber de la passerelle. Il réussit à se rattraper au rebord d’une main. L’espace d’un instant, Ulrich se dit qu’il pourrait peut-être le capturer pour l’interroger. Non, hors de question, il était trop dangereux. Un second coup de katana fit disparaître le ninja dans une pluie de pixels.

- T’as assuré mon pote ! le félicita Odd dès son retour au labo.

William était à deux doigts d’admettre qu’Ulrich s’en était bien tiré lorsqu’il surprit le regard entre lui et Yumi.

De mieux en mieux…

De leur côté, Aelita et Jérémie scrutaient les écrans, sourcils froncés.

- Pourquoi les scanners n’ont pas détecté avant la présence du ninja ?
- Il devait avoir un champ de force qui le rendait invisible. À tous les coups, ce sont des interférences électromagnétiques qui ont fini par le démasquer.
- S’ils peuvent se rendre invisibles, pourquoi n’utilisent-t-ils jamais ce pouvoir contre nous ? souleva Aelita.
- Aucune idée, je manque d’info sur l’origine de cette capacité. Peut-être qu’elle nécessite une forme d’énergie qui rend impossible une utilisation prolongée. Ou peut-être qu’elle doit être programmée à l’avance et ne peut pas être utilisée dans l’urgence. Je ne sais vraiment pas.
- A priori, ils n’ont pas que ça comme pouvoir, intervint William, désireux de penser à autre chose que les regards de merlans frits entre Yumi et Ulrich. Ce ninja a réussi à se cacher sur le Skid sans qu’on le remarque. Il devait nous suivre de près, or, nous avions un véhicule. Ils peuvent donc être beaucoup plus rapides que ce qu’ils nous laissent voir.
- Pas faux. En tout cas, avec ces tours de passe-passe, Tyron aurait pu nous localiser. Il va falloir qu’on soit plus prudents à l’avenir. On devrait peut-être éviter de retourner sur le Cortex pendant un certain temps.
- Tu as réussi à avoir des infos grâce au fouineur ?

Jérémie rougit.

- Euh… Je le croyais mais j’ai fait chou blanc. Le code de décryptage que j’avais trouvé n’était qu’un… ouais, disons le franchement, un troll.
- Dans ce cas, il faut qu’on retourne sur le Cortex. On a besoin d’informations sur mon père, les ninjas, Tyron !
- Je sais ce que tu ressens, Aelita, mais rends-toi à l’évidence : leurs défenses sont efficaces, il faut qu’on soit mieux préparés.

La jeune fille se renfrogna. Sentant l’ambiance s’alourdir, Ulrich lança :

- Odd…. Tu as encore ta tête de voyou. Un nouveau plan jeu vidéo ?
- Mieux, beaucoup mieux ! Mais si je vous en parle, vous allez essayer de me dissuader.
- Autrement dit, tu vas encore nous attirer des ennuis…
- Possible !

Jérémie soupira mais ce simple échange avait rendu une ombre de sourire à Aelita qui leva les yeux au ciel en disant :

- Rentrons avant qu’il ne fasse encore une bêtise.
- Moi, faire une bêtise ? Comme si c’était mon genre !
- Jérémie, je peux te parler ?

Le garçon ne fut pas surpris. Il laissa les autres disparaître dans le monte-charge et se tourna pour faire face à Yumi.

- J’imagine que tu ne comptes pas t’excuser pour ton comportement de tout à l’heure ?
- Effectivement. Je veux quitter le groupe.
- Pardon ?

Jérémie doutait d’avoir bien entendu.

- Tu veux quoi ?
- Je veux quitter le groupe. J’en ai marre de me battre. J’ai envie de profiter de ma vie et si je tiens plus que jamais à notre amitié, je ne supporte plus Lyoko. Le Cortex me rend malade, je ne veux plus me battre, plus entendre parler de virtualité, j’ai envie de vivre dans le réel pour une fois.
- Mais Yumi, XANA est réel. C’est une vraie menace, tu le sais.
- Je sais mais ce n’est pas à nous de nous en occuper. Si je ne vous respectais pas autant, j’enverrais une lettre anonyme aux forces de l’ordre pour leur parler de l’usine et faire en sorte que ce fardeau ne repose plus sur nous.

Jérémie regarda son amie. Il comprenait sa réaction mais…

- Pourquoi tu me dis ça ? Qu’est-ce que tu attends de moi ? Tu veux mon accord, mon avis ?
- Si tu me demandes de replonger, je le ferais. Je peux te garantir que tu ne verras plus mon petit numéro de tout à l’heure et que si tu m’envoies sur Lyoko, je m’y battrai. Mais je veux que tu saches que ça me coûtera. Alors, s’il te plait, ne me le demande plus. Et trouve une solution rapide pour que tout le monde puisse faire comme moi et se concentrer sur d’autres choses.

Le regard de Yumi en disait plus long que ces mots et Jérémie se contenta de hocher la tête.

- On fera comme d’habitude : ce qu’on peut. Que ça nous arrange ou pas.

_________________

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Ma belle, douce lune sous un chant blanc d'étoiles, / Astre fatigué, vagabonde hors-la-loi / Toute pâle dans l'oeil noir de loups qui aboient, / Hisse les rêves, aux nuits où tu es seule voile. ♥


Dernière édition par Ellana le Ven 14 Oct 2016 16:34; édité 1 fois
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Zéphyr MessagePosté le: Mer 12 Oct 2016 13:26   Sujet du message: Répondre en citant  
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Si on met de côté les séquences repompées du 14 (c'est pratique comme procédé hein, j'ai déjà testé Razz) qu'on ne peut pas vraiment commenter, le chapitre annonce des développements dont j'ai hâte de voir la continuité plus tard.

L'annonce d'un ultime passage chez Tyron de Laura et Sandra sent la bonne vieille arnaque initiée par Philippe. Il n'est pas difficile d'imaginer que ce dernier a contacté le français pour lui donner un coup de main par rapport à la venue de Sandra. Néanmoins, reste à voir comment Tyron va procéder, le potentiel, tant pour l'utilisation du personnage que pour ce cas de figure, est assez conséquent (neutralisation de Sandra et récupération de Laura – et Philippe – à son compte, piste qui paraît la plus logique selon moi, par exemple). Évidemment, le point négatif de la réclamation de dernière minute de Tyron, c'est qu'on en saura pas plus sur Caldin tout de suite et qu'il faudra se contenter des réflexions de Sandra.
En parlant d'elle, j'aime beaucoup le développement narratif la cocnernant pendant ce chapitre, autour de ses différentes émotions. Ça créé des failles sur ce personnage qui semblait (et qui l'est globalement toujours) imperturbable au cours de ses premières apparitions et c'est assez appréciable je trouve ! Même le comportement a priori ambivalent envers celle qu'elle pense être sa mère est agréable : elle est capable de lui « jeter un regard noir », mais admet au fond d'elle y être attachée, sans savoir comment gérer ça. C'est intéressant, même si ça n'est, je pense, pas amené à trop se développer, la fatale désillusion sur l'identité d'« Emma » se présageant – et pour laquelle je suis curieux de voir comment le traitement émotionnel et psychologique sera fait.

Quelques coquilles remarquées au passage :

Spoiler


Enfin, j'ai beaucoup aimé l'annonce de Yumi à Jérémie, pas parce que je l'aime pas, mais parce que c'est assez original dans le cadre de la fanfiction voir un Lyokô-guerrier désirer ça. Évidemment, Yumi et sa conscience morale obligent, elle ne claque pas la porte purement et simplement, mais l'espèce de chantage affectif et moral (oui je sais, la répétition !) sont encore à mon sens qu'un simple départ irrévocable annoncé. Il y a déchargement de responsabilité sur Jérémie et ça, c'est plutôt vicieux de la part de Yumi.
Est-ce que Jérémie va respecter sa demande ? Hum, en théorie, je pense que oui, parce qu'un Lyokô-guerrier démotivé et pas au top émotionnel est un vrai poids mort virtuellement (et Jérémie agissant privilégiant souvent la logique quand ça ne concerne pas Aelita…). Cependant, il y a des évidents cas d'urgence qui risquent de se profiler et qui risquent de ne pas aider Yumi, mais d'un certain point de vue, elle n'est pas la plus performante virtuellement et en plus, Mathilde et sa motivation peuvent la remplacer aisément. D'ailleurs, si ma mémoire est bonne, c'est plus ou moins ce que les points de vue antérieurs de Yumi suggéraient, pouvant faire penser qu'elle a vériatblement pesé sa décision et que le baiser d'Ulrich ne l'a pas enflammée à ce point.

Nan, en vrai, son départ de la lutte ne présente que du positif Mr. Green. Du point de vue technique évidemment, parce que pour le groupe des héros, ça risque de bien tout faire péter, entre Aelita qui va encore plus s'éloigner d'elle (peut-être même le lui reprocher si tu pousses le vice son caractère de bitch de CLE) pour se rapprocher d'une Mathilde qui risque d'être intégrée à plein temps ; William qui ne va pas accueillir l'officialisation avec Ulrich joyeusement et ce même Ulrich qui se rangera logiquement du côté de Yumi et donc risque de se mettre Aelita à dos en bonus… À moins que Jérémie ne temporise la situation en ne révélant rien publiquement, l'ambiance du groupe va être ultra sympa pour la suite !

Merci pour la lecture sympa ! Pour la suite, fais comme d'habitude : ce que tu peux. Que ça nous arrange ou pas. Razz
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http://i.imgur.com/Z94MNN5.png

« Jérémie avait fait un superbe travail. Ce dernier voyage sur Lyokô promettait d'être inoubliable. »
Un jour, peut-être.
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Arzach02 MessagePosté le: Jeu 13 Oct 2016 13:06   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


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Messages: 20
Localisation: Dormant dans R'lyeh
Enfin !

Philippe Gautier a apparament décidé de revenir en France, décision stupide à mon sens.

Spoiler


Yumi qui décide de quitter le groupe, décision intelligente si elle est réellement démotivée car ça peut être dangereux pour elle et les autres. Ce virage scénaristique (...) ouvre une nouvelle voie à l'histoire, c'est bien.
Pour ma part je trouve quand même cette décision profondément égoïste mais c'est Yumi. De toute facon, qu'elle soit présente sur Lyoko ou pas, ca ne change rien quant aux résultats des combats.
Bref, continue ! ( avec moins de retard si possible Smile )

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Et au long des siècles peut mourir même la Mort" Lovecraft, Call of Cthulhu
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Silius Italicus MessagePosté le: Lun 06 Mar 2017 18:43   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 03 Fév 2015
Messages: 174
Localisation: à l'Est d'Eden
Bonsoir chère Ellana,

C’est un chapitre intéressant que vous proposez, en raison de son équilibre. Cela étant, le thème principal semble être celui du départ.

Il ne se passe rien d’inattendu du côté de la famille Gauthier. Cette intrigue-là suit son bonhomme de chemin. Le point le plus intéressant étant l’entrée en jeu du gant, qui est un artefact introduit par les Code Lyokô Chronicles. Cet élément a le mérite de donner une explication au fait que Sandra ne se souvienne plus de son passé, non plus que Laura ne se souvient, semble-t-il de son passé avec Tyron ou les Russes.

L’autre sous-intrigue dont il est question, c’est la relation entre Yumi et Ulrich. Alors que l’on pouvait s’attendre à une série d’explosion et de règlement de comptes plus ou moins publics, Yumi choisit la fuite. C’est assez intéressant. Car elle aura beau donner toutes les justifications qu’elle voudra, sur la fatigue, le fait que jamais ils n’auraient dû garder le secret… le fait est qu’elle prend la fuite loin d’Ulrich en coupant le principal pont entre eux deux. Il est évident que cette option n’est devenue viable qu’à la faveur de l’arrivée de Mathilde. Arrivée à laquelle, ironiquement, Yumi était opposée. Dans le fond, cette décision pourrait bien être un tournant radical dans l’histoire d’Ulrich et Yumi. Le moment où elle part est plutôt avantageux puisque Jérémie, et la bande avec lui, piétinent, et ce alors que leurs ennemis potentiels prennent de l’envergure.

En somme, il s’agit plus d’un chapitre de positionnement, d’une part de Yumi, et d’autre part de Philippe Gauthier. Cela devrait mener à des évolutions plus conséquentes dans la suite.

Au plaisir.
_________________
AMDG

Prophète repenti de Kane, vassal d'Anomander Rake, je m'en viens émigrer et m'installer en Lyoko.
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