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[One-Shot] L'acceptes-tu?

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 Auteur Message
Oddye MessagePosté le: Jeu 27 Mar 2014 18:50   Sujet du message: [One-Shot] L'acceptes-tu? Répondre en citant  
Fleur immonde


Inscrit le: 27 Fév 2008
Messages: 2017
Localisation: Dans un autre horizon
Salut tout le monde ! Voilà, j'arrive avec un p'tit OS sous les bras. Ecrit hier soir, j'espère qu'il vous plaira.
Sans plus tarder, ...


L’acceptes-tu ?

Yumi nageait.

Il n’en revenait pas. Ulrich ne pouvait le croire, l’admettre, l’accepter. Impossible, criait son esprit. Impensable, martelait son cerveau. Il tituba, privé de force, d’énergie.

Elle nageait dans cette eau si immense … Aucun bruit, aucun son, rien. Tout était si vide, si grand. Où était-elle ? Qui était-elle ? Tout cela n’existait plus. Ses souvenirs avaient disparu, comme envolés. Comme s’ils ne s’étaient jamais produits.

L’eau était paisible. Petit à petit, son corps se transforma en pixels. Un à un, ils se mirent à disparaître. Lentement d’abord, puis la vitesse augmenta. Partie par partie, son corps s’effaça. Oui, plus rien n’existait, ni ses souvenirs, ni son passé.
Elle n’existait plus.

Qu’elle était paisible aujourd’hui, la mer numérique... !


Ses épées glissèrent de ses mains. Lentement, elles s’approchèrent du sol. Et puis, elles s’échouèrent dessus ; elles gisaient, comme blessées.
Ulrich n’y tint plus : il s’écroula à son tour. Son corps tomba lourdement sur le sol. Ses mains posées à plat sur le sol, elles semblaient inanimées. Tout son être était figé. Ses pupilles s’agitaient dans ses yeux.
Violemment, il porta les mains à sa tête, et elles la serrèrent fortement. Il se mit à respirer bruyamment, se balançant d’avant en arrière.

Et puis, il ouvrit la bouche.
Et il cria.

Mais il n’y avait personne. Plus personne, plus d’alliés, plus d’ennemis. Seulement lui.
Il eut beau crier de toutes ses forces, de toute sa douleur, c’était comme si son cri n’existait pas.

Comme Yumi à présent.
Et aucun retour dans le passé ne pourrait la ramener.

Alors il continua à hurler.

---

Jérémie et Aelita se trouvaient à sa droite, Odd à sa gauche. Mais c’était comme s’ils n’existaient pas, comme s’il n’y avait que lui et le tombeau qui le narguait sous ses yeux.

Et puis, la mise en terre. Les cris, les pleurs, les regards, … Il n’en put plus, c’en était trop. Sa gorge voulait exploser tant il retenait ses larmes et ses hurlements. Il voulait tant crier encore, mais il ne pouvait pas. Il ne savait pas pourquoi mais il ne devait pas.

Tout fut si rapide et si lent en même temps. Tout fut si douloureux et si étrange en même temps. Comme s’il était là un instant, et qu’il avait disparu l’instant d’après.

Ses épaules s’affaissèrent. Il baissa la tête. Retiens tes larmes, répétait son esprit. Retiens ta rage, arguait sa fierté.

Mais il ne fut ni sage, ni courageux. Il fuit, sortant à grandes enjambées du cimetière, passant devant toutes ses tombes décorées pour certaines, vides d’ornements pour d’autres ; mais qui montraient à tous ceux laissés sur Terre que certains n’existaient plus, que des rêves s’étaient transformés en cendres, que des espoirs s’étaient envolés comme s’envolent les feuilles balayées par un coup de vent.

Pourquoi être sage et courageux ? La lâcheté était bien meilleure.

---

Il balança la chaise contre le mur, et celle-ci s’écrasa dessus avec grand fracas. Il ouvrit avec violence la porte de son armoire, et prit les piles de vêtements pour les envoyer valser dans la chambre. Il prit chaque cahier, chaque papier, et il les déchira, en morceaux –les morceaux de Yumi- tout en tombant –dans la mer numérique- sur le sol.

La porte s’ouvrit mais il s’en moquait. Il continua à tout détruire, à tout casser, tout briser –brisé comme lui. Les bras d’Odd s’entourèrent autour de son corps, tentant de le stopper. Odd lui criait d’arrêter. Ulrich criait tout court.

Et ils tombèrent tous deux sur le sol de leur chambre ravagée. Ce fut comme si on lui avait coupé les fils, comme s’il était si vide qu’il n’avait plus d’âme ni de vie. Les bras d’Odd n’étaient plus là pour l’arrêter dans sa folie destructrice, mais simplement pour montrer qu’il était là. Qu’il n’était pas seul.

Même s’il manquait maintenant quelqu’un.

---

Odd le regardait. Jérémie le regardait. Aelita le regardait. Sissi le regardait.
Mais lui ne regardait personne. Ses yeux voyaient le tableau sans voir, ses oreilles entendaient le professeur sans entendre. Il n’écrivait pas, ne bougeait pas, ne pensait pas.

Il était –mort comme Yumi- inerte, il était –mort avec Yumi- vide. Le regard figé, le corps figé, l’esprit figé, c’était comme si son corps avait durci et qu’il s’était transformé en pierre.

Le cours passa. Mais pas sa peine.

---

Ulrich baissa la tête et regarda les deux épées qui se trouvaient dans ses mains. Il avait deux armes, longues, tranchantes, violentes. Elles lui donnaient force et protection. Pourquoi n’ont-elles pas été assez efficaces ? se plaignait son esprit. Pourquoi n’ai-je pas été assez efficace ? martelait son âme.

Il releva la tête. A ses côtés se trouvaient Aelita et Odd, et au loin, la tour ornée de rouge. Comment pouvait-il sauver le monde quand il n’avait même pas été capable de sauver la personne qu’il aime –pourquoi ne lui avait-il jamais dit ??

Et puis, ils apparurent. Les monstres qui étaient responsables de… Non, ne plus en parler. Ne plus y penser. Ne plus prononcer ce mot si terrible, si dévastateur. Tout enfermer dans son cœur ; qu’importe que ce soit une mauvaise idée, qu’il pourrisse ce cœur, qu’il étouffe ! Il ne servait plus à rien.

Odd et Aelita se battaient sous ses yeux. Il ne bougeait pas. Il lui sembla, d’aussi loin qu’il était enfermé dans son esprit, entendre les voix de ses alliés. Bouge, criaient-ils. Pour elle, plaidaient-ils.

Pour elle…

Et Ulrich cria, le corps tendu comme un arc. Il se jeta comme un fou dans la bataille.

Ce fut comme s’il dansait. Une danse terrible, mortelle, une danse folle pour un homme fou de douleur.
Ce fut comme s’il criait à travers ses épées, tellement elles coupaient, tranchaient, détruisaient.

Aucune pitié, aucun répit. Détruire –sa douleur- les monstres, c’était tout ce qui lui importait. Son corps tourbillonnait, plus rien n’existait, plus rien n’avait d’importance. Il aurait pu trancher un allié si ceux-ci n’avaient pas reculé.

Et puis !
Aussi soudainement que ça avait commencé, aussi violemment que ça avait commencé, …
Tout retomba.

Et Ulrich chuta une nouvelle fois sur le sol, ses armes gisant dans ses mains. Il avait une fierté, mais à cet instant, il aurait juste voulu pouvoir pleurer.

Mais Lyoko était un monde cruel. Dépourvu de sentiments.
Sinon Yumi ne serait pas décédée.

---
Il n’avait pas voulu y aller. Et pourtant, il s’y trouvait. La tombe était joliment décorée. Les fleurs étaient belles, entretenues.

Il ne pleurerait pas.

Il n’avait pas eu la force de revenir plus tôt. Le temps semblait suspendu. Il n’y faisait plus attention. Ni au jour, ni au mois. Il n’existait plus, il avait disparu au moment où Yumi avait disparu. Il aimait bien ce mot : disparaître. Parce que c’était mieux que dire « morte ». Quand une personne disparaît, il y a toujours une chance, même minime, pour qu’elle revienne.

Mais même un retour dans le temps ne pouvait pas combattre la mort.

Alors oui, Yumi avait disparu : elle reviendrait.
Il délirait. Il n’y arrivait plus. Il n’arrivait plus à tenir. Avait-il jamais tenu ?

Il ne pleurait pas.
Non, c’étaient ses yeux qui pleuraient.

Effondré sur le sol, il n’avait pu retenir ses larmes. Il ne fit aucun bruit, rien ne vint briser le silence.
Ulrich l’était suffisamment pour deux.

---

La danse mortelle fut tout aussi terrible que la dernière fois. Les monstres n’eurent aucune chance. Ils furent écrasés, détruits, disparaissant les uns après les autres en une myriade de pixels –comme Yumi.

Odd avait déjà tenté de lui parler. Aelita avait déjà tenté de le soutenir. Jérémie avait déjà tenté de l’épauler.

Mais ils ne pouvaient rien faire. Personne ne pouvait effacer la douleur, personne ne pouvait l’aider.
Seule Yumi le pouvait.

Mais elle n’existait plus. Alors il continua à détruire. Parce que c’était la dernière chose qu’il savait encore faire.

---

Yumi était morte. Il le pensait enfin, véritablement. C’était ça, accepter ? Accepter l’horreur, sans tomber ?
Yumi était morte. Elle ne reviendrait jamais. Plus jamais de disputes, plus jamais de souvenirs avec elle, plus rien, plus rien, plus rien !

Elle était morte.

Ulrich sanglota dans son lit, sous le regard de Odd, totalement désarmé.

---

La douleur des autres. Etait-ce possible de souffrir plus que lui ? Il n’avait pas pensé aux autres, sa souffrance était trop grande, trop aveuglante, trop étouffante.
La peine des autres. Odd le lui avait crié. Ulrich se sentait comme dans un brouillard, tout s’était passé si vite –comme la mort de Yumi. Mais Odd lui avait martelé qu’Ulrich n’était pas le seul à souffrir !

Assis dans son lit, il tenta de se remémorer le visage de ses amis pendant l’enterrement, pendant les missions, pendant… tout le temps.

Puis il s’arrêta. La douleur des autres lui rappelait la sienne. Et il ne voulait pas y penser.

---

La dixième fois qu’il se rendit au cimetière, il se sentait comme… habitué. Habitué à souffrir, et habituer à voir la tombe.
Cette pensée l’aurait fait crier il y a encore quelques mois, mais aujourd’hui, il n’en avait plus la force.

---

Yumi était morte.

---
Yumi était morte.

---
Yumi était morte.

---

Oui, elle était morte.

---

Morte, morte, morte.

---

Relève-toi, avait crié Odd. Pour elle, avait dit Aelita.

Pour elle. Pour Yumi.

Yumi était morte. Il fallait l’accepter.

L’acceptes-tu ? lui demanda son esprit.

---
Etrangement, il fut moins violent cette fois-là. La danse avait été violente, mais moins destructrice. Etait-ce la fatigue ? Non, il se sentait vide, mais pas fatigué.

Pourquoi as-tu eu moins de hargne ? lui demanda son esprit. Tu connais la réponse, affirma son âme.

Yumi était morte.

---

C’était comme une routine. Souffrir, aller au cimetière, se battre. Souffrir, aller au cimetière, se battre.

Et puis, le temps avance. Et aujourd’hui, il se retrouve dans la salle du supercalculateur. Il lui arrive d’avoir des moments d’absence. En reprenant ses esprits, il voit Jérémie prêt à éteindre la grosse machine.

Ah oui, c’est vrai, ils avaient vaincu XANA. Il n’avait plus conscience de rien. Jérémie allait éteindre le supercalculateur, plongeant Lyoko dans un sommeil éternel –comme Yumi.
Non, criait son cœur. NON ! lança-t-il à Jérémie.

Eteindre Lyoko, c’était comme dire enfin adieu à Yumi. Comme accepter la mort absolue et certaine. Il était si chamboulé… Il n’arrivait pas à l’accepter définitivement. Il n’y arrivait pas.

Mais Yumi était morte.

---

Ulrich était assis en face du supercalculateur. Ils l’avaient éteint. Ulrich comprenait.

L’acceptes-tu ? lui demanda son esprit.

Il devait répondre à cette question. Mais c’était si dur. Si…
Un sanglot s’échappa de sa gorge.

L’acceptes-tu ? répéta son esprit.
Ignorer la douleur, ignorer les questions. Ignorer la vérité. Pourquoi l’accepter, la lâcheté était bien meil… L’ACCEPTES-TU ?

Comme poussé par une force mystérieuse –sa douleur- il se leva brusquement, et ralluma le supercalculateur. Le geste fut rapide, irréfléchi.
Sans chercher à s’arrêter, Ulrich se mit à courir vers l’ascenseur. Il monta au laboratoire et, comme aveuglé par son désespoir, il enclencha une virtualisation différée.

Il irait sur le territoire montagne. C’était le territoire où …

où Yumi avait trouvé la mort, se dit-il.

Ce fut presque comme si l’évidence s’imposa enfin à son esprit, comme si…

Non, jamais il ne pourrait accepter sa mort. Parce qu’accepter c’était, d’une certaine manière, se relever.

Comment pouvait-il se permettre de se relever après la mort de Yumi ?

---

Il devait s’approcher. S’approcher du bord, là où elle avait chuté. Il le voyait, il s’en approchait. Et plus il s’en approchait, et plus il marchait vite. Il ne comprenait rien, mais il avait cessé de chercher un sens. Parce que sa vie avait perdu son sens.

Pourtant, quand il se retrouva au bord, là où Yumi avait pour la dernière fois posé le pied, avant de tomber dans la mer numérique… Il n’eut pas envie de sauter à son tour, comme il l’avait un bref instant pensé. En fait, sa tête se vida de toutes pensées.

Comme si… tout était calme. Paisible.
Mais que se passait-il ? Que lui arrivait-il ?

L’acceptes-tu ? lui demanda son esprit.

Il se retourna, et avisa tout le territoire qui l’entourait. Les plateformes sur lesquelles il s’était battu, sur lesquelles il avait effectué sa danse mortelle.

Son corps resta figé, comme si son être s’était un instant envolé, et puis…

Et puis, il se rua vers le centre de la plateforme.
Et Ulrich dansa.

Sans armes, sans violence. Sans hargne.

Il dansa, simplement. Sans penser, sans crier, sans revivre le moment qui l’avait détruit.



Et, de loin, il lui sembla entendre une voix. La voix de son âme tourmentée, de son cœur déchiré. Sa propre voix.

L’acceptes-tu ?

Et la réponse sortit de sa bouche, presque naturellement :
-Oui.



Et voilàààà ! Qu'en avez-vous pensé ? Smile
Avant de vous laisser, une petite précision (relevée par Zéphyr^^). Ici, la chute dans la mer numérique a entraîné la mort (contrairement à ma fic). Considérez ceci comme un "Et si la chute dans la mer numérique entraînait la mort?" ou bien que tout a été essayé pour ramener Yumi, en vain. Après le retour vers le passé, seul son corps existe, à l'intérieur, tout est mort.

See ya !
_________________
http://img11.hostingpics.net/pics/155549Ravensignaturecoinsarrondis.png

Je n'étais pas anciennement odd-4-ever.


Dernière édition par Oddye le Lun 09 Juin 2014 22:42; édité 1 fois
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Jessie MessagePosté le: Jeu 27 Mar 2014 19:18   Sujet du message: Répondre en citant  
Dessinatrice solitaire


Inscrit le: 27 Oct 2011
Messages: 980
Ya ! J'avais besoin de lire, pour aller en L c'est important la lecture, j'avais envie de lire ! Eh bien, ma soif est étanchée et mon esprit s'est bien reposé.

Comment dire ? J'aime ton style d'écriture, je ne crois pas avoir lu d'autres de tes écrits je sais plus, mais j'aime ta manière d'écrire. C'est tellement bien écrit, la mort de Yumi répétée à travers plusieurs phrases m'a fait beaucoup d'émotions. C'était terriblement triste et pourtant beau. On ressent les émotions du personnage et on réalise à quel point il tient à elle.

Si bien écrit. Je te dis bravo. Je t'aurais bien tiré mon chapeau mais je n'en ai pas *sort*

J'ai bien aimé.
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Belgarel MessagePosté le: Jeu 27 Mar 2014 22:55   Sujet du message: Répondre en citant  
[Manta]


Inscrit le: 20 Aoû 2010
Messages: 527
Salut Oddye,
Je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller jeter un Œil à ta célèbre fanfiction, aussi peut-on dire que c'est la première fois que je pose directement les yeux sur une de tes productions. Tu ne déroges pas à ta réputation de sadique.

Alors pour commencer, toutes mes félicitations.
Tu es parvenu à rendre la disparition de Yumi à peu près aussi crédible et poignante que dans l'épisode #6.

Ça, c'est fait.

Là où la série misait sur la force du dilemme cornélien pour donner une vague puissance au synopsis, tu épures les émotions de leurs circonstances contingentes et laisse à la seule intériorité d'Ulrich le soin de nous faire comprendre son déchirement. Une gageure, connaissant la profondeur du personnage (Je me comprends.)
Tu choisis pour cela de baser ton texte sur une alternance présent-analepse (ou flash-back) poursuivant parallèlement deux récits. Procédé dégueulasse s'il en est, d'autant plus pénible qu'il nous remâche sans foi (oui oui) les mêmes informations et le même vocabulaire.
Toutefois, il se trouve que tu ne t'en dépatouilles pas si mal en ceci que tu as fait attention à réduire progressivement la taille de tes passages de manière à faire coïncider l'acceptation de la mort de Yumi avec la disparition du sentiment dans le cœur d'Ulrich et, plus terrifiant encore, la mort du discours – la mort du mot.
Il faut se taire devant l'indicible.

Après cet étranglement magistral, le fait que tu aies besoin de faire repartir le texte sur le motif de "l'acceptes-tu" et de "la vie continue", "je danse avec le vent" et de "dérange-moi pas pendant mon tai-chi de la paix intérieure mec" au travers d'un dialogue spirituel…Mouais……
Je trouve ça superflu (Ulrich ayant déjà accepté l'aride fait de la mort de Yumi) et bien plus positif que ce qu'on nous disait de la mort sans cette fin. On pourrait d'une certaine façon que ton texte sacrifie sa rédemption à Ulrich en lui permettant non pas d'accepter cette mort, mais de retirer le couteau de la plaie et de s'en guérir.

Bref, pas d'Œil de Faucon ce soir. Il y a je crois une ou deux coquilles, mais je n'ai pas envie de relire ce texte pour le moment.
À la prochaine fois pour, j'espère, quelque chose qui m'emballera un peu plus.

_________________
http://nsm04.casimages.com/img/2010/10/30//101030031134926107021414.png
http://imageshack.us/a/img545/1418/n6uz.png
http://imageshack.us/a/img266/4029/ck80.png
Premier commandement : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Troisième commandement : Tout individu a droit à la vie
Quatrième commandement : Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
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