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[One-Shot] Ex Cathedra

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 Auteur Message
Icer MessagePosté le: Sam 27 Sep 2014 11:00   Sujet du message: [One-Shot] Ex Cathedra Répondre en citant  
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Avant-propos : Ce texte fait partie d'un univers encore plus froid que le nôtre. Cliquez sur l’icône pour en savoir plus.

https://i.imgur.com/gTOotBq.png


Spoiler



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01. Parrotia. 7 octobre 2004.

Hôtel de Matignon. 11h14.

- Allô ?
- Ici Dominique. Le convoi poursuit sa route sans problèmes. J'ai mis le paquet sur la sécurité bien entendu, on n'a pas vraiment intérêt à un nouveau conflit avec les américains.
- Je n'en doutais pas. Et les écologistes sont tellement paranos qu'ils nous filent indirectement un coup de main avec cette rumeur de leurre.
- Oui. Tu es seul Jean-Pierre ?
- Plus pour longtemps mais oui.
- Reçu. Du nouveau sur Clearstream ?
- Je ne souhaite pas m'en mêler Dominique. Si ça t'amuse d'utiliser ton énergie autrement que pour servir la France, adresse-toi à Jacques, moi j'ai un gouvernement à conduire. Mais puisque tu abordes la question, j'ai une réunion en urgence ici qui va débuter avec Sarkozy. Il dit avoir des informations inquiétantes à me communiquer et n'a pas voulu m'en dire plus au téléphone. Il ne devrait pas tarder.
- Merde. Le nabot va encore créer des problèmes.
- On verra bien.
- Tu me tiens au courant hein ?
- Occupe-toi de ton convoi Dominique.
Jean-Pierre Raffarin raccrocha, irrité. L'actualité politique de son gouvernement tournait de plus en plus au Vaudeville, pour plusieurs raisons ô combien simples : La rivalité connue entre Sarkozy et Chirac, liée aux ambitions du premier, et à la rancune du second pour sa trahison au profit de Balladur d'il y a près d'une décennie. Il fallait y ajouter le dauphin Villepin : Même si le doute plane encore, le Président était âgé, et une cinquième candidature en 2007 semblait peu probable. Dominique était donc là pour récupérer le costume, Juppé étant hors-jeu depuis sa condamnation, même si l'appel n'avait pas encore été jugé, et Jacques ne souhaitant pas s'abaisser à adouber Sarkozy. On avait donc eu les petites phrases de part et d'autre, Clearstream, auquel il fallait ajouter ces derniers temps l'affaire du député Julia, nouveau fiasco de l'appareil étatique.
Le Premier ministre soupira, en espérant que son ministre de l’Économie aborde des sujets plus intéressants et surtout, plus constructifs. Il se tourna un instant vers la fenêtre donnant sur le parc de l'hôtel de Matignon. Il pouvait apercevoir d'ici son Parrotia persica, son arbre de fer, qu'il avait choisi pour se conformer à la tradition des Premiers ministres. Il ne l'avait jamais dit à personne, mais son choix s'était porté ainsi en référence à Margaret Thatcher. Non pas que Raffarin partageait ses convictions politiques, mais le CDD de trois mois aimait s'inspirer de sa force de caractère, qui lui avait permis de rester en poste plus de dix ans.
On l'informa alors de l'arrivée du ministre, et Jean-Pierre descendit retrouver Nicolas Sarkozy.
- Monsieur le Premier ministre...
- Te force pas. Dis-moi plutôt ce qu'il y a de si urgent et si confidentiel.
- Très bien Jean-Pierre. Il semblerait que de nombreux jeunes français se fassent enlever, principalement en Île-de-France.
- C'est une blague ? Depuis quand ?
- Presque une semaine.
- Quoi !? Et je ne l'apprends que maintenant ?
- On dirait que le ministre de l'Intérieur n'a pas fait correctement son travail, sourit Sarkozy.
- Et toi, comment tu sais ça ?
- J'ai gardé des contacts à Beauvau.
Raffarin se mordit la lèvre. Cet imbécile de Villepin était tellement obsédé par Sarkozy qu'il faisait un ministre de l'Intérieur nul à chier. Et en prime, cela favorisait Nicolas, toujours à l’affût du coup de com'.
- Des pistes ?
- C'est là que ça se complique. On sait simplement que toutes les victimes ont entre 7 et 12 ans et qu'elles jouaient à un jeu Pokémon sorti début octobre, donc en même temps que le commencement des enlèvements. L'enquête se poursuit.
- Pokémon ?
Le ministre de l’Économie sorti de sa veste une cartouche rouge et la fit glisser sur la table du côté de Raffarin.
- Un truc japonais sur console qui date des années 90. Des monstres qui se battent. Très populaire.
- On a étudié cette cartouche ?
- Oui. Mon fils Jean a terminé le jeu, il ne s'est rien passé. Par précaution, j'ai quand même fait retirer le jeu de la vente, mais ça va gueuler chez Nintendo.
- Je m'en fiche.
- Mais l'affaire va devenir publique. Il y a un risque de panique. Il va falloir s'adresser à la nation. Je peux...
- Non, trancha le Premier ministre. Je vais appeler le Président. Il aime bien faire ça.
Sarkozy fit la moue.
- Fais pas cette tête, poursuivit Jean-Pierre. Puisque tu as de l’énergie à revendre, je te veux sur le terrain, pas devant les caméras.
- Et qu'est-ce qu'on fait ?
- Ton Jean était trop âgé. Tu n'en as pas un qui à entre 7 et 12 ans ?
- Si. Louis a eu 7 ans en avril. Mais il n'a jamais joué. Cela risque d'être long et j'aime pas l'immobilisme.
- En l’occurrence c'est une chance, donc tu vas t'occuper de ça. Dominique va se charger de nous récolter d'autres informations sur ce problème. Je préfère qu'on gère ça entre nous pour le moment.
- Très bien. Je m'en occupe immédiatement Jean-Pierre.
Le (petit) ministre quitta Matignon aussi vite qu'il était venu. Le chef du gouvernement rappela alors son subordonné de l'Intérieur.
- Jean-Pierre ? Tu me rappelles sûrement au sujet de l'attentat de l'ambassade indonésienne. Mes excuses, j'avais oublié de l'évoquer, mais je suis comme tu peux t'en douter sur le coup.
Le Premier ministre s'autorisa un soupir.
- Oublie ça et envoie ton ministre délégué à la place. J'ai encore plus urgent.
- Vraiment ?
- On a une curieuse série d'enlèvements d'enfants à élucider. À toi de chapeauter les enquêtes.
- Ah tu parles de ces étranges disparitions. Tu vas rire, j'avais zappé de t'en parler.
- Tu commences à m’énerver Dominique. Alors maintenant tu vas me faire ton putain de boulot correctement et te consacrer exclusivement à la gestion de CETTE crise, et de manière exemplaire. Et au moindre écart, je n'hésiterai pas à aller devant Jacques réclamer ta tête, en mettant ma démission dans la balance.
Jean-Pierre Raffarin raccrocha de nouveau brutalement, encore plus irrité. Il fallait pourtant garder son sang-froid. D'une part parce que l'affaire des « Pokémons » était très étrange, d'autre part parce que le prochain coup de fil qu'il avait à passer était pour le Président de la République.

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Le ministre de l’Économie quant à lui regagnait sa voiture de fonction, où l'attendait son directeur de cabinet, Claude Guéant, également son chauffeur lorsqu'il souhaitait que ses conversations soient confidentielles.
- Comment ça s'est passé ?
- Pas tout à fait comme prévu, avoua Nicolas. Mets le cap sur Neuilly. Je me charge bien de l'affaire, mais en sous-main. C'est le vieux Chirac qui va s'adresser à la nation.
- C'était à prévoir. Le cas est important. Et pour Villepin ?
- On maintient le plan prévu. On va lui coller cette affaire au cul comme il m'a collé Clearstream. Je dois contacter Jean-François.
- Jean-François sera l'informateur, et je suppose que c'est à moi d'agir avec les informations qu'il va nous communiquer ? interrogea Claude.
- Non. Je te rappelle que tu as rendez-vous avec Ziad pour quelque chose d'encore plus important. S'il faut aller en Libye, tu t'en charges aussi. Mais assure-toi que Patrick Ollier te couvre.
- Très bien. Mais alors qui me remplacera ?
- Brice.
Le directeur de cabinet n'ajouta rien. Sarkozy avait de toute façon un autre coup de fil à passer, à M. Copé.
- Allô ?
- Bonjour Jean-François.
- Bonjour Nicolas. Que me vaut le plaisir ?
- Tu es où là ?
- En route pour l'ambassade indonésienne. On m'a prévenu au dernier moment que je remplaçais Villepin. Ordre de Raffarin.
- Je vois... Bon écoute, expédie ça le plus vite possible pour le rejoindre à Beauvau. On a une affaire explosive au cul et je veux qu'on en profite pour couler définitivement Villepin.
- Entendu. Je vais faire de mon mieux, déclara le ministre délégué à l'Intérieur avant de raccrocher.
Sarkozy se remit à pianoter sur les touches.
- Et au dernier... glissa-t-il à Guéant.
Il rapprocha le cellulaire de son oreille.
- Allô ?
- Ouais Brice. T'es au parlement européen ? lança le ministre pour blaguer.
- Évidemment que non. Je suis à Neuilly.
- Fort bien. On se retrouve chez moi le plus vite possible.
- Certainement.
La conversation prit déjà fin. Sarkozy était satisfait. Les troupes étaient en rang. L'heure de la contre-attaque avait sonné.


Hanoï. 16h58.

« Ce qui nous intéresse c'est d'aider Jacques Chirac à assumer pleinement le destin qui est le sien, et qui est grand, tellement grand. »
Nicolas Sarkozy, 1978

« Il y a cinq semaines qui restent, pour convaincre qu'Edouard Balldur est le Président de la République qu'il faut pour la France. »
Nicolas Sarkozy, 1995

« - Quand vous vous rasez le matin là vous pouvez penser à autre chose qu'au ministère de l'Intérieur. Est-ce qu'il vous arrive à ce moment là, de penser à l’élection présidentielle ?
- Pas simplement quand je me rase. »
Question d'Alain Duhamel et réponse de Nicolas Sarkozy, 2003


Le Président de la République était plongé dans ses pensées, tandis que le cortège présidentiel retournait à l’hôtel Sofitel Legend Metropole Hanoï. La visite d’État du pays vietnamien stricto sensu touchait à sa fin, et la soirée allait être consacrée à l'ouverture du cinquième sommet de l'ASEM, le dialogue Asie-Europe. Le dîner de travail était prévu pour dix-neuf heures.
Jacques Chirac fut tiré de ses rêveries par un coup de fil de son Premier ministre.
- Bonjour Monsieur le Président. Nous avons un problème.
- Que se passe-t-il Jean-Pierre ?
Le Premier ministre français lui fit alors part de ce qu'il avait lui-même appris de son ministre de l’Économie. Le Président fut abasourdi par cette nouvelle.
- C'est une catastrophe...
- Nous sommes sur le coup. Toutefois je pense qu'il est préférable d'avoir une nouvelle fois droit à « mes chers compatriotes... »
- Oui je comprends. Très bien. Je vais m'occuper de ça à la place de la réunion de ce soir.
- Je vous rappelle dès que j'ai du nouveau.
- Bonne chance Jean-Pierre.
La conversation cessa. Jacques Chirac rangea son cellulaire, profondément abattu. Cette menace, encore plus mystérieuse que le terrorisme, était peut-être également bien pire. Ses couilles étaient gravement endolories rien qu'à cette idée.


Hôtel de Beauvau. 13h12.

Dominique de Villepin, suite à ses coups de fils avec le Premier ministre, s'était enfermé dans son bureau et attendait les divers rapports des meilleurs policiers qu'il avait envoyés sur place, ainsi qu'un coup de fil de son ministre délégué. Mais ce n'était rien de tout cela lorsque son portable se mit à vibrer : Numéro masqué. Il sourit.
- C'est le Corbeau. Le vrai, annonça une voix robotique.
- Je vous écoute.
- Sarkozy veut profiter de l'affaire Pokémon pour vous abattre. Copé lui sert de taupe.
Le premier flic de France avait confirmation de ce dont il redoutait.
- Très bien, je vais envoyer Jean-François se balader. Merci.
Il sélectionna alors l'un des numéros dans son répertoire.
- Allô Jean-François ? C'est Dominique. C'est bon pour l'attentat de ce matin ?
- Oui. J'ai prononcé le discourt de circonstance. Je rentre à Beauvau là.
- Inutile, j'ai de nouvelles instructions. Vu l'activisme des écolos, j'aimerai que vous vous rendiez à Cadarache presto pour vous assurer que le convoi de plutonium arrive à bon port. Vous passerez la nuit là-bas.
- Mais pu...!
- Plaît-il ?
- Euh, oui. Très bien, j'y vais.
- Merci Jean-François.
Voilà comment tenir un ministre délégué éloigné de Paris pour au moins 24 heures.


Mairie de Neuilly-sur-Seine. 13h37.

Après avoir déjeuné avec son porte-flingue, Sarkozy s'était rendu en sa compagnie dans les locaux de la mairie de la ville, le vieux Bary étant totalement acquis à la cause Sarkozyste, pour avoir été son adjoint pendant près de deux décennies. Les instructions de Brice Hortefeux étaient claires : Il devait attendre ici les informations que Copé allait lui récolter, et diriger le feu dans la bonne direction, c'est à dire sur le ministre de l'Intérieur. À Neuilly, il serait plus discret que dans la capitale, et le siège local du parti était trop connu.
Nicolas n'était pas encore reparti que Copé l'appela.
- Ah, Jean-François. Déjà de bonnes nouvelles ?
- Pas vraiment. Villepin vient de m'envoyer dans les Bouches-du-Rhône jusqu'à demain.
- Merde. Bon je vais devoir faire sans.
Il raccrocha sous le regard interrogateur du député européen qui attendait d'être mis au parfum. Le ministre de l’Économie ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit car son portable encore en main vibrait à nouveau. C'était le Premier ministre.
- Réunion de crise à 14 heures 30.
- J'y serais Jean-Pierre.
Oubliant Brice, il se rua dans sa voiture pour être le premier arrivé à Matignon, comme il aimait l'être. Son lieutenant considéra que le mieux à faire était de s'en tenir aux instructions et d'attendre les nouvelles à Neuilly.


Hôtel de Matignon. 14h32.

Tous les protagonistes étant autour de la table, Jean-Pierre Raffarin ferma les portes de la salle du Conseil. Dans la même pièce que le Premier ministre, on retrouvait bien sûr Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, ainsi que Pierre de Bousquet de Florian, le directeur de la DST française, acquis à la cause chiraquienne. Le directeur des RG, également convié, s'était fait porter pâle et n'avait pas jugé utile d'envoyer un sous-fifre. Tant pis.
- Bon, commença le chef du gouvernement. Vous savez tous pourquoi vous êtes ici. Il est temps de s'échanger les dernières informations sur le sujet. De mon coté, j'ai appelé le Président. Il a enregistré une déclaration qui sera diffusée au 20 heures de France 2. Nicolas, où tu en es avec ton fils ?
- Il avance... Je l'ai retiré de l'école et sa mère a posé un congé pour qu'il puisse jouer un maximum, mais pour le moment, ça n'a rien donné. Par contre, je sais que les RG ont mis un mouchard sur certaines des cartouches en vente car je les avais prévenus dès mardi soir.
Dominique de Villepin fronça les sourcils.
- Comment ? Mais ce n'était pas à vous de faire cela !
- Excuse-moi de ne pas suivre à la lettre le protocole en situation de crise Dominique.
- Ça suffit, coupa Raffarin. Si Mailhos n'est pas là, c'est sûrement que les mouchards n'ont rien donné de concret pour le moment et qu'ils sont encore en train de bosser dessus.
- Je le pensais aussi, approuva Sarkozy.
- Je ne comprends pas, assuma le directeur de la DST. Aucun signe avant-coureur de menace terroriste. Pas un seul des individus que nous surveillons sur le territoire ne semble impliqué. Aucune preuve matérielle sur les lieux des rapts. Nos services sont complètement largués.
- L'endroit où le jeu s'arrête est-il commun à toutes les disparitions ? questionna Raffarin.
- Je ne sais pas, nous avons les échos de différents rapports de police mais nous n'avons pas directement accès aux consoles.
- Dominique ?
- On m'a fait part de similitudes oui, répondit le ministre de l'Intérieur. C'est dans une forêt située dans un lieu nommé Île 3. Je voulais profiter de cet entretien pour communiquer l'information à Sarkozy. Demande à ton fils de prévenir sa mère quand celui-ci aura obtenu ce qu'il appellera son septième badge d'arène. Qu'elle contacte ensuite un des commissariats de Neuilly qui lui enverront des policiers prêts à intervenir. Je les ai tous appelés déjà et ils sont au courant pour le futur appel.
Le Premier ministre était content. Finalement, Villepin pouvait être utile quand il le voulait. Le ministre de l’Économie fit un signe de tête approbateur, et se mit à composer un SMS.
- D'autres éléments à ajouter messieurs ?
Les trois hommes répondirent que tous les éléments en leur possession avaient été exposés.
- Très bien, conclut Jean-Pierre Raffarin. Alors on y retourne. Je reste joignable à tout instant.

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19h58.

Il était temps. Installé devant le poste de télévision de Matignon, le Premier ministre français attendait le début du journal du soir de France 2.

« Bonsoir à tous, merci de votre attention, voici les titres de l'actualité de ce jeud... »

Tout à coup, l'image se figea, et l'écran ne broncha plus pendant environ 90 secondes. Puis la silhouette de Pujadas disparut purement et simplement pendant quelques instants, avant de revenir à sa place et de reprendre normalement.

« À paraître dans le prochain numéro de Paris Match, une interview exclusive de la première dame. À notamment été évoqué les reproches monnaie-courante qui l'accusent de prendre trop de place à l’Élysée, et madame Chirac aurait répondu : C'est vrai que j'ai un gros Qulbutoke. Sans transition une nouvelle pour le moins étrange. En Île-de-France principalement, on nous signale de nombreuses disparitions d'enfants. Les autorités après enquête nous révèlent que tous les jeunes concernés ont entre 7 et 12 ans et jouent à l'un des jeux récemment sorti les plus populaires du moment : Pokémon Rouge Feu et Vert Feuille, de la licence japonaise bien connue. Les jeux susmentionnés ont été depuis cet après-midi retirés de la vente et le Président Jacques Chirac a publié ce communiqué après s'être entretenu avec le Premier ministre du Japon :

Mes chers compatriotes,

Beaucoup d'entre vous l'ont sans doute déjà remarqué, un nombre très important d'enfants sont portés disparus en France depuis la sortie des versions Pokémon Rouge Feu et Vert Feuille. J'ai téléphoné à M. Jun'ichirō Koizumi il y a une heure dans l'espoir d'avoir des explications, et il m'a assuré, que j'étais un dresseur Pokémon de très très grand talent. Tel l'équipe de Pierre Rochard, de Red, et ridiculise complètement ses Pokémons, lequel m'a-t-il assuré, ont des niveaux microscopiques ajoutant que, mes Poké balls en revanche, ont sans conteste les plus gros Pokémons de la planète. J'applaudis M. Koizumi pour son honnêteté, merci.

M. Chirac a par ailleurs déclaré avoir été invité par l'Empereur en personne à assister à des combats de Sumo pour les trois prochaines semaines, ce qu'il a immédiatement accepté, arguant du fait qu'il n'y avait rien de réellement d'urgent à faire en France puisqu'il avait à lui tout seul réparé la fracture sociale en gagnant la coupe du Monde 98. »


De rage, Raffarin balança sa télécommande au loin, avant d'entendre son portable sonner. Coup de fil du ministre de l'Intérieur.
- Ouais !?
- C'est une catastrophe. On va être la risée du pays.
- Il y a eu intrusion ! File avec une escouade de tes meilleurs flics au siège de France Télévisions, on trouvera peut-être des indices pour savoir qui a fait le coup. Go !
- Tout de suite. Tu préviens Chirac ?
- Il dort à cette heure-ci... j'ai tout intérêt à en faire autant puisque ma journée risque de commencer en même temps que la sienne demain. N'hésite cependant pas à me joindre si tu as du nouveau.
- Entendu.
- Une dernière chose.
- Oui ?
- Le plan Vigipirate devient écarlate.


Tulle. 20h21.

Le premier secrétaire du Parti socialiste n'avait évidemment pas manqué une miette des événements télévisuels récents.
- Le gouvernement me semble totalement dépassé dans cette affaire. Ce piratage n'a rien d'un hasard, commenta Bernard Combes, un fidèle de François Hollande.
- Oui, répondit le maire de Tulle. Laissez-moi seul dans mon bureau un moment, que je réfléchisse à la stratégie à venir.
Les quelques personnes présentes à ses cotés pour regarder le 20 heures quittèrent la pièce. Le chef de l'opposition sélectionna alors un numéro en mémoire dans son cellulaire.
- Allô ?
- Bonsoir Lionel. C'est François.
- Je m'en doutais, susurra l'ancien Premier ministre.
- Tu étais devant France 2 ?
- Bien entendu. C'est un vrai scandale.
- Très bien, alors... Que faut-il faire ?
- François, François, François... Il serait temps que tu agisses comme un grand. Mais bon, vu l'ampleur de l'affaire, je comprends que tout ceci te dépasse, héhé. Pourtant la procédure est assez classique. Tu vas convoquer la presse et prononcer les lignes que je t'envoie dans l'instant par fax. Et n'oublie pas d'avoir l'air « profondément choqué » hein.
- Oui Lionel. Merci.


Bercy. 21h36.

« … Tant que nous serons présents dans l'opposition, nous n'accepterons jamais que de tels égarements au sommet de l’État se produisent sans que les français ne soient informés de rien. Je demande au gouvernement de Monsieur Raffarin d'immédiatement nous fournir des explications claires, et surtout, sincères, sur la situation actuelle de notre pays. Par ailleurs, je m'associe avec l'ensemble du Parti socialiste aux familles des enfants qui... »

Nicolas Sarkozy fit disparaître l'image télévisée de François Hollande.
- Qu'importe ce que dit ce gros porc, lança-t-il à Guéant. L'affrontement ne me fait pas peur, mais il serait vraiment idéal que Villepin sorte coulé de ce merdier. Après tout, c'est lui qui est à l'Intérieur, pas moi.
- J'ai bien une idée, avoua son interlocuteur, mais c'est risqué.
- Dis toujours...
La conversation fit interrompue par la sonnerie du portable du ministre.
- Oui ?
- C'est Brice. C'est pas que je m'ennuie mais Copé n'a encore rien donné.
- Merde, je l'avais oublié celui-là, glissa-t-il à son directeur de cabinet.
- Qu'est-ce que tu as dit ?
- Ahem... Je me demandais en quoi c'était si chiant que ça la mairie de Neuilly.
- C'est plus ce que c'était, se lamenta Hortefeux. Figure-toi qu'un membre d'un cabinet ministériel est passé aujourd’hui. Elle disait bien connaître la ville. Et bien accroche-toi : C'était une arabe !
- Dati ?
- Ouais je crois que c'était ça.
- Elle est membre de MON cabinet imbécile.
- Ah. Ok. Bon si y en a qu'une ça va mais n'en prends pas beaucoup ou ça risque de te poser problème.
Nicolas lui raccrocha au nez, blasé.
- Bref, nous disions ?

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02. Les masques tombent. 8 octobre 2004.

Hanoï. 8h03.

Le Président de la République venait à peine de se lever qu'il devait déjà faire face à la mine déconfite de ses conseillers. Il fut rapidement mis au parfum des événements de la veille, ce qui lui donnait la même impression que si on lui avait placé un oursin sous les bourses.
- Appelez-moi Raffarin, déclara-t-il.


Hôtel de Matignon. 3h06.

Le Premier ministre dormait encore dans ses appartements privés lorsque Jacques Chirac l'appela.
- Oui bonjour monsieur le Président...
- C'est une catastrophe Jean-Pierre ! Nous risquons l'incident diplomatique avec le Japon ! Je vous rappelle que leur Premier ministre est ici, au sommet de l'ASEM ! Vous voulez qu'il fasse du sashimi avec mes burnes !?
- Je sais Jacques. On fait notre possible, les services de renseignements font ce qu'ils peuvent.
- Bon. Je vais essayer de calmer le jeu avec nos amis orientaux ici mais trouvez vite une solution à cette crise, je vous en prie !
- Bien évidemment. Bon courage.
- À vous aussi.
Le chef du gouvernement avait à peine terminé la conversation que l'un des membres du personnel de Matignon, l'entendant réveillé, vint le trouver avec l'édition du Parisien qui allait paraître dans la journée.
- Et merde, lâcha Raffarin en lisant la Une.


Hanoï. 8h11.

En entendant à nouveau son cellulaire vibrer, le Président français pensa que Raffarin avait oublié de lui communiquer certains éléments. Mais le numéro était masqué.
-Allô ?
- Monsieur le Président, c'est Pascal Mailhos, des RG. Il faut que vous rentriez en France immédiatement.
- Comment ?
- J'ai enfin des éléments qui pourraient nous permettre de mettre un terme au mystère de l'affaire des Pokémons, mais le gouvernement se muselle lui-même avec les coups bas de Sarkozy et Villepin. J'ai besoin de vous, de façon la plus discrète possible.
- Je... écoutez, rappelez-moi dans cinq minutes, j'y réfléchis.
- Bien entendu.
La communication fut interrompue. Chirac était confronté à un choix clef. On ne pouvait pas facilement se rendre à 12 000 km du lieu prévu à l'agenda officiel lorsque l'on occupait la fonction de chef de l’État sans que la planète entière ne se pose des questions. Mais c'était peut-être le seul moyen de tirer le pays d'une crise sans précèdent depuis l'invasion allemande.

« Ce matin, un homme a tenté de tuer le Président. »

La journée du 14 juillet 2002 lui revint alors en mémoire, lorsqu'un militant d'extrême droite avait tenté de lui tirer dessus pendant le traditionnel défilé. Chirac s'était longtemps demandé pourquoi est-ce que Dieu l'avait épargné, lui qui se retrouvait à la tête d'un gouvernement de plus en plus incapable de conduire correctement ce grand pays.
C'était peut-être pour que lui agisse. Aujourd'hui.
Le téléphone vibra à nouveau.
- J'ai réfléchi. J'arrive.
- Entendu. Je prépare le nécessaire sur place.
Son contact raccrocha. Cette fois, plus de retour en arrière possible.
« J’espère qu’un jour vous me pardonnerez » lui avait écrit Maxime Brunerie, l'homme qui avait attenté à sa vie.
- Mon garçon, si je sauve le pays aujourd'hui, je te pardonne tout. Dans le cas contraire, je viendrais moi-même te broyer les testicules avec un presse-agrumes.


Hôtel de Beauvau. 5h40.

Dominique de Villepin était abasourdi.
- Trahison ! pesta-t-il encore une fois.
Sur son bureau traînait la dernière Une du Parisien qui le visait directement : Documents à l'appui, il était accusé de chercher à fonder un nouveau parti, quittant le navire UMP en pleine tempête suite au scandale survenu la veille, pour sauver ses ambitions présidentielles. Et le pire, c'est que les preuves étaient authentiques : Il avait effectivement commencé à travailler sur un nouveau parti, République Solidaire, mais jamais il n'avait eu dans l'idée de l'utiliser maintenant ! Il avait été imprudent de laisser de pareils documents au ministère de l'Intérieur.


Neuilly-sur-Seine. 6h30.

- Ouais Claude, tu as vu Le Parisien ? Excellente ton idée, ça a marché comme sur des roulettes.
- J'en suis ravi. Pierre Mongin n'aura pas volé son poste de Président de la RATP.
- Bon. Je vais me recentrer sur l'affaire des Pokémons. Tout ça n'aura servi à rien si on ne surmonte pas nous-mêmes la crise... fit remarquer Nicolas Sarkozy.


Assemblée nationale. 9h04.

La réunion des députés UMP était houleuse ce matin à l'assemblée. Le malaise de la majorité s'exprimait globalement en s'acharnant sur Henri Cuq, le ministre chargé des Relations avec le Parlement qui ne s'était pas défilé.
- Le gouvernement Raffarin est incapable de résoudre cette crise ! lança Patrick Balkany. Nous devrions le remplacer par quelqu'un de plus compétent.
- Je suis d'accord... approuva Balladur. Nicolas Sarkozy me semble tout indiqué.
- Faut avouer qu'il est beau gosse... susurra Morano.
- Allons mes amis, ce chahut n'élève certainement pas le débat ! fit remarquer tout aussi bruyamment Bernard Accoyer, Président du groupe UMP.
- Il nous demande de nous arrêter ? demanda l'ancien Premier ministre, perplexe.
- T'es con Edouard, soupira Étienne Blanc.
- Mr. Cuq, nous voulons simplement des réponses, rappela Dupont-Aignan.
- Ne vous étonnez pas d'en avoir aucune si le mieux que vous puissiez faire, c'est de proposer un changement de Premier ministre ! répliqua Jean Tiberi.
- Partez avec sinon, proposa Georges Tron.
- Bonne idée ça, approuva Kossowski.
- Je suggère l'exil en Outre-Mer, souffla Jégo.
- Mais taisez-vous donc ! cria Accoyer.
- Moi, je m'en vais.
La voix de jeune femme qui venait d'émerger du fond de la salle fit se retourner tous les députés présents. On cru d'abord que la phrase avait été prononcée par Nathalie Kosciusko-Morizet, qui était d'ailleurs jusqu’à récemment la benjamine de la législature avant l'arrivée de Wauquiez. Mais la députée qui tournait les talons était Agnès de Rodenbeke, connue pour être à la droite du parti. Le silence ne fut brisé par personne, les députés n'ayant jamais vu une femme agir avec autant d'assurance en ces lieux, et surtout pas à droite.
Puis, lorsque la dissidente fut perdue de vue, Louis Giscard d'Estaing lança :
- On devrait peut-être demander à papa de revenir aux affaires ?
Et les joutes verbales reprirent de plus belle.


Paris. 14h17.

Il était temps.
L'homme présent dans le bureau du directeur des renseignements généraux se leva, jetant d'abord un coup d’œil au miroir pour s'assurer de la bonne mise en place de son masque en latex. Puis il revêtit son couvre-chef un peu démodé se dirigea vers la sortie du bâtiment, donnant rue des Saussaies.
- Vous sortez M. Mailhos ? s'enquit un secrétaire.
- Oui. J'ai un rendez-vous confidentiel. Pas de chauffeur, je me débrouille.
- Très bien monsieur.
Tout se passait comme prévu. L'homme se faisant passer pour Pascal Mailhos avait obtenu de Raffarin le début de l'état d'urgence et il avait envoyé des agents déguisés en militaires pour boucler discrètement le quartier d'une ville de banlieue. Démarrant sa voiture, il mit le cap sur Sceaux.


Sceaux. 15h09.

Une voiture aux vitres teintées se dirigeait vers le seul quartier de la ville interdit à la circulation. Elle fut rapidement arrêtée par un barrage de militaires.
- Halte ! Où croyez-vous aller ?
La vitre coté conducteur s'abaissa, faisant immédiatement perdre son air autoritaire au caporal.
- C'est... c'est bon, déclara-t-il. Laissez passer.
Le véhicule se remit en branle. Il parcourut encore quelques centaines de mètres avant de s'arrêter devant une maison bien précise, qui constituait son lieu de rendez-vous. La portière coulissa, dévoilant le Président de la République. Un homme vint immédiatement à sa rencontre : Pascal Mailhos.
- Merci Jacques, déclara-t-il simplement.
- J'espère bien que votre intuition ne vous trompera pas pour la première fois aujourd'hui Général Hussinger... J'ai pris énormément de risques en revenant brusquement ici, rien que pour semer mes chargés de sécurité. Si ça foire... vous savez que rien que ma femme, je la surnomme casse-noisette ?
- C'est à nous de jouer maintenant. Mais de grâce, cessez de m'appeler ainsi.
- Excusez-moi. Bon, allons-y. C'est donc cette maison.
- Oui, répondit Mailhos. Vous avez écouté l'enregistrement que je vous ai envoyé non ?
Signe de tête affirmatif du chef de l’État. Les deux hommes firent silence en pénétrant à l'intérieur de l'habitacle. Le général désigna l'étage.
- Au fait, ça se prononce Hussingueur ou Hussungé ?
- Jacques nom de Dieu !
Une fois monté, l'espion repéra immédiatement la seule porte fermée du niveau et l'ouvrit brutalement.
- On ne bouge plus ! ordonna-t-il aux deux jeunes noirs présents dans la pièce, un revolver pointé sur eux.
Le plus petit d'entre eux étouffa un cri. Mais l'autre semblait davantage absorbé par le second homme : Il avait reconnu le Président !
- Allons du calme, ce ne sont que des enfants. Baissez votre arme.
- Simple réflexe... commenta le subordonné en rangeant son pistolet. Et vous, je pense que vous nous devez des explications. Christophe et Samuel M'Bala n'est ce pas ?
Christophe confirma.
- Où est William Dunbar ?
- Il... il est entré dans le jeu.
- La rouge ou la verte ?
- La rouge.
- C'est ce que l'enregistrement laissait suggérer, avoua le corrézien.
- Incroyable... commenta son ami. Il avait vraiment l'air de savoir ce qui se passait ici. Bon on embarque tout ça. Il s'agit de trouver un endroit plus sûr et de laisser ce quartier reprendre une vie normale.
- Ah, réagit Chirac. C'est pour ça que vous aviez besoin de moi !
- Ne soyez pas si réducteur Jacques. Toi là, prends la console avec les jeux.
- Vous avez des piles de rechange ? s'enquit Samuel.
- Là où nous allons, on a jamais manqué de rien.


Palais de l’Élysée. 16h03.

Le Président de la République, le Général Hussinger et les deux banlieusards s'étaient installés dans le salon bleu de la résidence présidentielle. Le chef des services de renseignements généraux venait de constater que la cartouche Pokémon Vert feuille ne fonctionnait plus. Quant à la Rouge feu, elle bloquait à l'écran d’accueil.
- Bon. Il va falloir faire directement analyser le jeu par des spécialistes pour tenter de savoir ce qu'il s'y passe.
- On va manquer de temps mon ami, alerta le Président.
- On ne peut tout de même pas attendre que le garçon revienne de lui-même. Il se peut que ça n'arrive jamais.
Le chef de l’État s'assit, abattu. Finalement, rien n'était réglé. C'était même pire qu'avant. Il allait devoir démissionner.
- Jacques ? Dîtes quelque chose, vous êtes le Président !
- Mes chers compatriotes... murmura-t-il, les yeux dans le vague.


Neuilly-sur-Seine. 16h05.

- On y arrive, prévint Sarkozy qui avait décidé d'être lui-même sur place pour l'intervention, ce qui rassurait sa femme.
Son fils Louis venait de pénétrer dans le Bois baies. Les deux policiers présents également chez lui sortirent leur arme : L'un un SIG-Sauer, l'autre son pistolet à impulsion électrique. Puis vint le moment où le personnage joueur rencontrait la petite fille.
- Sniff...Aidez-moiiii... Un méchant Pokémon arrête pas de m'embêteeeer. Il me fait peur. Sniff... Je peux plus partir. Je veux rentrer chez moiiii... ! Oh il revient encore ! Non, va-t-en ! J'ai peuuur ! Aaaaah !! Je veux mon papa !
- Papa est là. Tout va bien se passer, lança nerveusement le ministre de l’Économie.
Un cri retentit... et Louis se retrouva en combat contre un Hypnomade tout à fait normalement. Il le mit K.O, et ramena la jeune fille chez son père.
- Mais, il ne s'est rien passé... commenta Nicolas.


Palais de l’Élysée. 16h06.

Jacques commençait à divaguer. Le Général avait tendance à oublier qu'il se faisait vieux. Mais grâce à lui, il avait déjà la chance d'avoir pu se poster à l’Élysée. À lui d'agir.
À peine avait-il pris cette décision que la cartouche verte se mit à vibrer fortement.
- Monsieur le Président, il se passe quelque chose... !

Fin ?



Ah, encore cette réplique finale qui laisse sur notre faim... mais la suite alors ? Faut-il attendre le prochain anniversaire d'Ikorih ? Celui de Pikamaniaque ? Entre les deux, c'est à dire le 27-28 juillet ?
Non. Cette suite, elle n'existe que par fragment d'idées dans ma tête. Je m'engage à l'écrire et à la publier un jour sous une condition : Que vous alliez au bout de cette merde. À bon entendeur, on se retrouve demain pour les habitués avec le premier jour des Perles du Neith.


Dernière édition par Icer le Sam 11 Nov 2017 22:21; édité 8 fois
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Ikorih MessagePosté le: Sam 27 Sep 2014 12:35   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1440
Localisation: Sûrement quelque part.
Je réprouve totalement de voir un texte pour l'anniv de Pikamaniaque se passer en même temps que celui fait pour le mien.
Et pour la merde en question, mh...
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/signat10.png
Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

http://i81.servimg.com/u/f81/17/09/92/95/userba11.png
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Zéphyr MessagePosté le: Sam 27 Sep 2014 12:51   Sujet du message: Répondre en citant  
Z'Administrateur


Inscrit le: 16 Mar 2013
Messages: 1032
Localisation: Au beau milieu d'une tempête.
Comme prévu, j'ai rien compris, donc pas d'analyse détaillée pour cette fois. Une autre fois peut-être Mr. Green ? Autrement, je plussoie entièrement la conclusion sur la fameuse merde.

On se revoit au 25 Novembre mon chou <3.

*S'enfuit*
_________________
http://i.imgur.com/Z94MNN5.png

« Jérémie avait fait un superbe travail. Ce dernier voyage sur Lyokô promettait d'être inoubliable. »
Un jour, peut-être.
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Pikamaniaque MessagePosté le: Lun 29 Sep 2014 18:11   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


Inscrit le: 30 Jan 2011
Messages: 481
Localisation: Norende.
Tu sais, juif obsédé par sa propre nouille qui profite de toutes les richesses du monde, je ne me doutais pas que tu me préparais un tel texte d'anniversaire. J'ai été surpris, surpris tout d'abord parce que je n'avais osé imaginer que tu me réservais une telle surprise - bien que j'attende toujours Merci pour ce moment - mais surtout parce qu'écrire prend du temps, un temps que je n'ai pas. Et depuis que je te connais, avec tes manies esclavagistes de stalkeur, j'ai toujours fini par me dire "WTF ?!" quand je voyais ce que tu me réservais. Que ce soit pour la mort de Margaret Thatcher, pour cet anniversaire, voire même notre carrière conjointe au Pôle de manière générale. Par conséquent, dans un contexte marqué par une crise politique et morale jamais atteinte, tu as mis un terme à un nouveau Pacte de Responsabilité, le genre de choses qui m'exigent de revenir, qui m'empêchent de me défiler à nouveau, ahah.
Du coup, tu nous plonges dans un univers politique avec nos meilleurs politiciens des années 2000, un travail de recherche poussé digne de toi. Du grand Icer, si je puis m'exprimer ainsi. Ça m'a énormément touché. Ça m'a, moi-même, donné de nombreuses idées.

Comme tu peux le voir, Margaret Thatcher est revenue hanter mes avatars. Depuis le temps que tu m'en parlais. Elle reviendra sans doute sur Skype assez bientôt. Au niveau de la forme, tu as toujours un problème avec la troisième personne du singulier. À croire que l'éducation dans la Polynésie Française laisse sérieusement à désirer... M'enfin je comprends qu'être élevé. Non. Rien. Je ne peux pas provoquer un scandale public voyons. Cool JE disais donc. Il y a des problèmes au niveau de la conjugaison.

Mais au pire on s'en fout non ? La droite a gagné le Sénat, même le Palais du Luxembourg me souhaite mon anniversaire. Je n'ai pas bien compris le dénouement scénaristique qui me contraint à écrire la fin de Funeral... Mais. C'est juste génial. Bourré de références. On dirait que La Conquête t'a énormément inspiré dans la façon que tu as eu de traiter le sujet.
Je ne sais pas quoi dire de plus... hormis. Bravo ?

http://tibftwa.free.fr/expose_4eme/politiqe_europeenne/jhk/thatcher58.jpg


Petit jeu : Trouvez combien de fois y a-t-il eu de références à la phrase suivante : "Mais qu'est-ce qu'elle veut cette ménagère, mes couilles sur un plateau ?" (Chirac à propos de Thatcher).

Citation:
Comme prévu, j'ai rien compris, donc pas d'analyse détaillée pour cette fois. Une autre fois peut-être Mr. Green ?


C'est normal, ce n'est pas ta culture. Rolling Eyes

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
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Icer MessagePosté le: Jeu 25 Aoû 2016 13:04   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


Inscrit le: 17 Sep 2012
Messages: 2137
Localisation: Territoire banquise
Tiens je n'avais jamais répondu aux commentaires de ce texte. Mieux vaut tard que jamais, d'autant qu'aucun texte de l'un'Icer n'est désuet tant que celui-ci est en cours (a)
Et puis c'est pour l'Histoire.

Citation:
Je réprouve totalement de voir un texte pour l'anniv de Pikamaniaque se passer en même temps que celui fait pour le mien.


Par arrêté préfectoral, la République admet n'en avoir rien à foutre Mr. Green

Citation:
On se revoit au 25 Novembre mon chou <3.


Héhé, ce ne fut pas le 25 novembre que tu espérais, néanmoins j'estime que ton texte était à la hauteur de celui-ci vis-à-vis du choix du thème par rapport au membre concerné.

Citation:
Ça m'a énormément touché.


Une technique reprise par Thran un peu plus tard, huhuhu.

Citation:
Au niveau de la forme, tu as toujours un problème


Hum, n'oublie pas que je n'ai aucune affinité littéraire à la base, c'est même plutôt le contraire, et je suis d'autant plus méritant d'être devenu Référent à mon sens. Et à l'origine, tu es censé t'occuper de la forme et moi du fond...
La stratégie de la carte postale est en marche.


Citation:
On dirait que La Conquête t'a énormément inspiré dans la façon que tu as eu de traiter le sujet.


La Conquête, que j'ai vu à sa sortie, je l'avais effectivement revisionné en amont de mes travaux pour me plonger dans l'ambiance mais la majorité de ma documentation concernant cette période reste issue des archives d'articles de presse en ligne, c'est bien utile mine de rien.

Avec le recul et la fin du cycle des textes d'anniversaire (Cinq quand même !!), je peux dire que même si tu n'as pas eu autant de textes qu'Ikorih ou que la place de celui-ci semble moins importante que celui de Zéphyr par rapport à l'un'Icer (Notamment parce qu'il est relégué dans l'univers annexe 2 et qu'on ne voit pas encore vraiment son intérêt vis-à-vis du principal contrairement à l'annexe 1), Ex Cathedra est sans aucun doute le texte qui m'a demandé le plus de temps de recherche par rapport au nombre de lignes, et ceci n'est pas uniquement lié aux conditions précaires d'écriture (Les vacances d'été, donc en déplacement). Cela dit, de la même façon que j'avais aimé relire la totalité de Bataille pour l'Espoir pendant la fin de ma formation BAFA parisienne presque un an auparavant, j'ai été très inspiré pour cet OS pendant mon séjour estival de 2014 (Le second, pas celui où tu as fait ta pute à la JE pendant qu'on fêtait les 10 ans du site au CISP). Il semble que tu sois lié dans un sens comme dans l'autre à l'esprit de la capitale Wink

_________________
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« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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