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[One-Shot] Naufrage.

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 Auteur Message
highforthis MessagePosté le: Sam 10 Oct 2015 22:21   Sujet du message: [One-Shot] Naufrage. Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 25 Aoû 2015
Messages: 6
Spoiler


One-Shot : Naufrage.


***

« Et Aelita, tu m’écoutes ?
- Quoi ?
- D’accord, tu ne m’écoutes pas. »


Oui, je ne l’écoute pas. Mes amis et moi sommes assis par terre, Jérémie sur le siège de l’ordinateur quantique. Yumi et Ulrich sommeillent l’un sur l’autre, Odd joue à un de ses jeux débiles, Jérémie s’attarde à nous faire comprendre une inexplicable opération mathématique et moi, je réfléchis. Je réalise tout ce qui a changé depuis l’année dernière. Tellement de choses ont changé.

Nous avons terrassé XANA, grâce au programme multi-agent de Jérémie et nous avons éteint le supercalculateur. Nous avons dit adieu à notre vie virtuelle, à Lyoko, plus généralement. Mais moi, je n’ai pas seulement dit adieu à une folle aventure dans un monde parallèle, j’ai dit adieu à un chapitre de ma vie, à mon existence informatique, à mon père.

Il a créé cet univers virtuel lorsque je n’avais que quatre ans et je fus contrainte de m’y rendre de force avec mon géniteur, pour notre sécurité. Mais rien ne s’est passé comme prévu et je me suis retrouvée seule, sur ce néant informatique que je ne connaissais guère. Dix longues années passées sur ce monde, coupée de toute chaleur humaine, coupée de tout. Je n’étais qu’un programme, une façade dénuée de sentiments.

Ce n’est qu’un jour, où un curieux génie se rendit compte de mon existence. Cet individu, c’est Jérémie. Grâce à lui et à ses amis, je suis ici, sur terre, en chair et en os. Lorsque s’est arrivé, il y a maintenant trois ans, je n’y croyais pas. Pouvoir ressentir des émotions, toucher un tissu duveteux, écouter une douce mélodie, voir un arc-en-ciel, déguster un mets délicieux qui met en éveil mes papilles gustatives, humer un parfum entêtant, sentir un contact humain, un souffle brûlant sur la peau... De tendres sensations que je n’avais plus ressenties depuis tellement longtemps.

La joie, la colère, la tristesse, la peur, des notions tellement fortes, et la plus puissante d’entre elles, la douleur. Vous savez, cette douleur destructive, qui vous déchire le cœur et qui vous plonge dans une inimaginable tristesse ? Celle qui vous obstrue les pensées, qui vous aveugle et vous noircit votre vie ? Celle qui vous empêche de voir votre avenir et qui vous oblige à ressasser le passé ? Vous souffrez tellement que vous avez l’impression de recevoir des coups de poignard sans cesse : c’est ce que j’ai ressenti quand mon père est mort, sous mes yeux. Les tirs de ces foutues Mantas l’ont achevé. C’en était trop pour lui, et c’en fut trop pour moi aussi. Rentrée sur la terre ferme, je demandai à Jérémie sans plus attendre d’éteindre le supercalculateur et c’est ce qu’il fit, en compagnie du groupe. Je laissai derrière moi cette partie de ma vie, virtuelle, à jamais. Un nouveau chapitre débutait.

Sauf que contrairement à eux, je n’oublierai jamais. Je ne pourrai oublier dix années en un claquement de doigt et, un an plus tard, je repense chaque jour à Lyoko, à mon père et à ma mère. Je me demande souvent ce qui lui est arrivé, si elle est toujours en vie. Tout ce que je sais d’elle, c’est que c’est à elle que je dois ma jolie chevelure rose. Des pensées noires m’assaillent souvent, mais j’essaye de les enterrer au plus profond de moi-même. De toute façon, elles referont toujours surface à un moment ou un autre.

La vie sur terre a néanmoins tellement d’avantages. L’amitié, cette valeur si importante. Être entourée de personnes qui vous aiment pour ce que vous êtes et qui sont présentes dès que vous êtes mal, c’est juste magique. C’est tellement plus dur de vivre seul face au monde, de devoir supporter seul les difficultés de la vie.

Les êtres humains ont besoin d’amour pour vivre. L’amour, c’est la base de tout. Dormir aux côtés de celui que l’on aime, recevoir un bouquet de roses rouges à son bureau, s'arracher les lèvres de l’être aimé sans s’arrêter. Porter une bague symbolique au doigt, être couvert de gestes tendres et de mots doux, être en totale harmonie. C’est ça l’amour : en deux êtres, ne faire qu’un

Il y a également toutes ces petites choses banales et insignifiantes qui sont pourtant les constituants de notre bonheur. Admirer un coucher de soleil affalé sur son âme-sœur, sourire de toutes ses dents, rire jusqu’à en pleurer, sentir l’air frais et pur sur sa peau... Je crois qu’en fait, le bonheur c’est la somme de tous ces petits moments parfaits qui rendent la vie si belle et si précieuse.


« Bon, on retourne à l’Ermitage ?
- Ça, j’aimerai bien Odd, mais encore faut-il réveiller les tourtereaux.
- Et alors, il est où le problème Jérémie ? Tu leur colles une bonne tarte dans la gueule et le tour est joué !
- Vas-y essaie-toi, de flanquer une claque à Ulrich sans qu’il ne t’assassine la minute d’après !
- Je m’en occupe.
- Merci Aelita, Odd semble avoir perdu ses bijoux de famille ! »


Le regard noir d’Odd se pose sur Jérémie et il lui reproche que sa blague est d’un « total mauvais goût ». Moi, je m’attarde de réveiller les deux amoureux, de la plus grande douceur que je possède sous peine de me prendre une insulte à la gueule le cas échéant.

« Yumi, Ulrich, réveillez-vous, on y va.
- Hein ? »


Yumi émerge de sa sieste puis s’étire légèrement. Je ne sais pas pourquoi ils se sont assoupis en fin de compte, sûrement parce que les leçons de Jérémie étaient trop ennuyeuses.

« On part à l’Ermitage, charge-toi de réveiller Ulrich.
- Ulrich, lève-toi, on bouge. »


La japonaise ajoute à ses paroles un tendre baiser sur la joue de son copain, celui-ci ouvre les yeux instinctivement. Il se redresse et se passe la main dans ses cheveux bruns. Il entrelace ses doigts avec ceux de Yumi, qui elle se penche pour l’embrasser. Ils se sourient. Ils sont vraiment mignons tous les deux, et même s’ils ont mis pas mal de temps à s’avouer leurs sentiments, si leurs caractères respectifs ne sont pas faciles à vivre et que leur relation est compliquée, ils sont faits l’un pour l’autre. Ça se voit.

Jérémie descend de la chaise, Odd range sa console dans sa poche, et nous partons pour l’Ermitage. Je ne considère pas cet endroit comme mon chez-moi, même si c’était mon habitation avant que je me retrouve sur Lyoko mais, pour moi, ce n’est pas ma maison. Je n’ai pas de maison, ni de famille, je suis une orpheline aux cheveux roses. Enfin, j’ai une famille, Odd, Yumi, Ulrich et Jérémie m’ont adoptée dans leurs cœurs sans broncher et c’est grâce à eux que je vis désormais. Je leur en serai éternellement reconnaissante.

L’Ermitage est une grande bâtisse complètement délabrée, mais on aime bien s’y terrer. C’est notre point de rendez-vous, notre cachette secrète. Personne ne s’y rend, les gens ont trop peur. De nombreuses légendes et rumeurs tournent autour de la demeure, comme quoi elle serait hantée, qu’une famille serait morte décimée dedans et que leurs fantômes habitent toujours les lieux. J’ai le sourire de confirmer que personne n’est mort à l’intérieur de ces murs, enfin, ma mère peut-être. Me dire que mes parents ne sont plus en vie, que les seuls souvenirs que je possède d’eux sont une touffe de cheveux roses et une boule d’énergie blanchâtre, c’est triste. Je ne me fais pas d’illusions, je ne pourrai jamais faire revenir mon père et ma mère est décédée il y a bien longtemps de tout ça. Il vaut mieux ne pas être optimiste comme ça, lorsque qu’on découvre que l’on avait tort, la chute est moins douloureuse.


« Les gars, quand je pense que l’année prochaine on va au lycée, ça me fait bizarre pas vous ?
- Odd, si ça peut te rassurer, tu peux manger au fast-food tant de fois que tu veux !
- Oh la vache, je sens que je vais adorer le lycée ! »


On éclate tous de rire. Odd et son éternel amour pour la nourriture. Entre eux, aucune dispute, aucune jalousie, c’est l’amour fou jusqu’à ce que la mort les sépare ! Quand je pense qu’Odd n’a jamais eu aucune relation stable hormis la bouffe, ça me désole quelque peu. Odd, c’est un don Juan. Il séduit toutes les filles qu’il peut, puis il les jette comme des vieilles chaussettes. Je lui ai déjà dit que c’était dégueulasse de faire ça mais il n’en a que faire. Il ne peut pas s’empêcher de vouloir « butiner une nouvelle fleur » , comme il s’amuse à le dire. Je ne cesse de l’avertir que l’amour lui tombera dessus sans prévenir et qu’une femme lui fera ce qu’il fait subir à ces pauvres filles, et il n’en sortira pas vainqueur. Un jour, ça lui arrivera pour de bon.

« Moi ce dont je n’arrive pas à me rendre compte, c’est que l’on a détruit XANA pour de bon.
- Aelita, je sais que l’idée qu’il ne soit pas mort te trotte dans la tête mais, c’est impossible. Ne t’inquiète pas, XANA est bel est bien mort.
- Comment peux-tu en être certain Jérémie ? Ça ne serait pas la première fois que l’on pense l’avoir anéanti alors qu’il est encore là !
- Je suis sûr parce que je sais ce que je fais, Aelita ! Si je te dis qu’il est mort, c’est qu’il est mort ! »
- Ça se voit que tu n’as pas vécu dix ans sous forme d’un programme informatique, connard ! »


J’ai prononcé cette phrase sur un ton plus assassin que je ne l’aurais voulu. L’insulte à la fin n’était pas voulue non plus.. C’est que Jérémie m’exaspère à se prendre pour Monsieur Je Sais Tout ! D’accord que c’est un génie mais, comment peut-il être certain que XANA ne reviendra pas ? Ça nous est déjà arrivé de croire qu’on l’avait tué et qu’il revenait de plus belle une semaine plus tard. Le cauchemar refaisait surface. La menace se faisait plus importante que jamais et nous, on était abasourdis de le revoir en activité et en colère contre nous-mêmes de l’avoir pensé mort. Je ne veux plus jamais qu’on se retrouve dans cette situation alors, je préfère m’attendre au pire !

Je me lève de mon siège et je sors de la maison. Je commence à marcher dans la rue, ne sachant où aller. Quelqu’un me court après mais je n’ai pas besoin de me retourner pour savoir de qui il s’agit. Je sais très bien qui c’est.


« Aelita attends ! Je suis désolé. »

Que c’est simple de s’excuser ainsi et de passer l’éponge. Il sait très bien qu’il n’a qu’à s’excuser pour que je le pardonne. Mais j’en ai ras-le-bol d’excuser n’importe qui, j’en ai ras-le-bol d’être la gentille petite fille candide aux cheveux roses, j’en ai marre d’avoir cette image. Et avec lui, ce n’est même pas ça le problème. Le problème, il est plus profond que ça.

« C’est trop facile Jérémie, de sortir un ‘ je suis désolé ‘ . Je sais très bien que tu me vois comme une fille à qui tu pourras dire ou faire n’importe quoi car elle te pardonnera toujours puisqu’elle t’aime. Mais l’amour ce n’est pas ça, ce n’est pas pardonner tout et n’importe quoi. L’amour c’est ’aimer une personne. Je sais que tu m’aimes mais tu ne me le montres pas assez. Toutes ces nuits que je passe seule parce que tu t’obstines à vouloir terminer ton devoir de mathématiques de la semaine prochaine. Si je ne te connaissais pas, comment pourrais-je savoir que tu m’aimes ? M’as-tu déjà dit que tu m’aimais ? Non, jamais, et ça tu vois Jérémie, c’est une des choses qui me pousse à te quitter. Je t’aime mais j’en ai marre que tu ne fasses pas attention à moi. Bordel Jérémie, quand-est-que tu vas ouvrir les yeux et apprécier la vie telle qu’elle est et qu’elle te vient ? Quand-est-que tu vas finir par t’amuser et croquer la vie à pleines dents ? Vas-tu un jour me prouver que tu m’aimes ? Vas-tu un jour me regarder dans le blanc des yeux et me dire que je suis la femme de ta vie ? Je te donne l’occasion de me le déclarer, maintenant. Vas-y. »

J’attends. Trois secondes, trente secondes ... Une minute, cinq minutes, mais rien, toujours rien. Je regarde Jérémie qui a les yeux rivés sur le sol, sans voix. Les larmes me montent aux yeux et je décide de partir. Je marche droit, sans me retourner espérant qu’il me retienne mais il n’en est rien, il ne me retient pas, il me laisse partir. J’avance et je m’arrête dans un coin pour décharger toute cette déception qui a envahi mon corps. Je pleure, à chaudes larmes. Il ne dira donc jamais ces trois mots magiques, ces trois mots qui changent une vie. Je suis déçue, triste, en colère contre lui. Moi qui pensais qu’il était l’homme de ma vie ... Comment aimer quelqu’un qui ne fait pas plus attention à vous qu’à un pot de fleurs ? Comment aimer quelqu’un qui vous fait vous sentir aussi désirée que de la poussière ?

Je me ressaisis. Je sèche mes larmes, il ne faut rien laisser paraître. Je vais retourner auprès de mes amis, je vais leur annoncer que tout est fini entre Jérémie et moi et ils vont me remonter le moral de la meilleure des manières : la leur..Après tout, ça arrive tous les jours, des ruptures. C’est le cycle de la vie. Ça naît, ça grandit, ça devient, puis ça se dégrade et ça finit par mourir.

Je reprends le chemin de l’Ermitage et je remarque que Jérémie est déjà revenu auprès de la bande. Je rentre et je m’assois sur un fauteuil, aux côtés d’Odd, comme si de rien était. Yumi et Ulrich me fixent avec insistance et incompréhension tandis qu’Odd regarde Jérémie, sans comprendre. Il ne leur a pas dit. Peut-être qu’il n’est pas au courant. Après tout, je ne lui ai pas dit que je le quittais mais, je l’ai laissé sous-entendre. C’est un génie, il a sûrement compris. Il faut que je leur annonce, mais je n’en ai pas le courage. De toute façon, je l’aime encore alors, ce n’est pas vraiment terminé, si ?


« C’est pas la super ambiance ici alors je propose qu’on bouge tous en boîte ! Qui est partant ?
- T’as raison et en plus, on a même pas fêté notre brevet !
- C’est pas comme si c’était un diplôme très difficile à obtenir, Ulrich...
- Toi tu dis ça parce que t’es bonne élève Yumi, mais pour Odd et moi, c’est un exploit !
- C’est pas faux. Je pense qu’Odd a raison. Allez Aelita viens, ça va te changer les idées, t’as pas l’air en grande forme.
- Ouais et c’est pareil pour toi, Jérem’, t’as pas fait assez d’équations toi, ce matin !
- Tais-toi Odd. Et puis avant de vous emballer, je vous rappelle qu’on est pas majeurs, c’est pas une bonne idée.
- Oh c’est bon, Jérémie, fais pas ton rabat-joie ! Toi qui es un génie, tu vas nous créer des fausses cartes d’identité !
- Tiens, Ulrich a une bonne idée pour une fois !
- Ta gueule Odd. »


Jérémie se lève et et sort de la pièce. Yumi, Ulrich et Odd l’imitent tandis que moi, je reste là, scotchée à mon siège.

« Bah, tu viens pas princesse ? »

Je ne réponds pas car je ne suis pas sûre de mon choix. Yumi m’a déjà expliqué ce qu’était une boîte de nuit et en parallèle, la garde à vue. Et à sa description, ça n’a pas l’air d’être terrible ! Par contre, la boîte de nuit m’a l’air plus agréable. Je n’ai jamais été dans ce genre d’endroit mais selon Yumi, les gens se bousculent les uns des autres et les pervers en profitent pour te mettre la main aux fesses ! Mais les avantages sont bien plus nombreux. De délicieux cocktails sont à déguster et on peut danser, jusqu’au bout de la nuit sur de la musique tendance en compagnie de ses amis. Ça me semble idéal pour oublier ses problèmes ! Mais, peut-être que Jérémie a raison. Ce n’est pas une bonne idée, nous ne sommes pas majeurs, l’accès nous est interdit et si on découvre la supercherie, on est cuit. En plus, je ne sais même pas si je tiens bien l’alcool ! Non, ce n’est pas raisonnable, puis on va rentrer beaucoup trop tard. Il faut oublier ça. Oh et puis merde, j’en ai rien à foutre du raisonnable.

« Si, j’arrive ! »

Nous sommes tous à l’Usine et Jérémie lance l’impression des cartes factices. Je n’ai pas essayé de comprendre comment il avait fait, l’essentiel était qu’il avait réussi. Nous avons désormais nos nouvelles identités, prêts pour partir nous amuser jusqu’aux aurores. Yumi et moi se séparons des garçons pour aller se préparer chez elle. Je vis chez Yumi depuis mon arrivée sur Terre, enfin, pendant les grandes vacances du moins car le collège est fermé. Sa famille est tellement aimable de m’héberger comme ça. Nous sommes toutes les deux, marchant pour rejoindre sa maison. Je suis contente qu’on se retrouve un peu toutes les deux, ça fait longtemps que ça n’est pas arrivé. Sur le chemin, Yumi entame la conversation.

« Alors avec Jérémie ? »

Cette question me fait frémir. Un frisson parcourt mon corps à l’annonce de son prénom. C’est étrange car quelques heures avant ça ne me faisait rien, enfin presque rien. Je crois que je considère notre relation comme réellement terminée, je crois que mon cœur a accepté cette idée. J’ai officiellement rompu avec Jérémie.

« Et bien en fait, c’est fini. On a rompu tout à l’heure.
- Putain, tu... tu déconnes là Aelita ? »


À cet instant précis, Yumi me regarde avec incompréhension. Elle ne comprend pas le pourquoi du comment et je devine dès lors sa prochaine question.

« Mais, il s’est passé quoi pour que vous en soyez arrivés là ? J’ai raté une marche là !
- Ne t’énerves pas, c’est tout, c’est comme ça. Il fallait bien que ça se termine un jour et ce jour, c’est aujourd’hui. »


Au vu de l’air étonné avec lequel ma meilleure amie me fixe, je ne sais que trop bien ce qu’elle va me dire.

« Attends, t’es sûre que tu parles bien de deux ans de relation là ?
- Yumi...
- Mais, comment t’as pu passer de la fille la plus amoureuse à... à ça ?
- T’insinues quoi là ?
- Bah, j’ai clairement l’impression que t’en a rien à foutre d’avoir rompu avec lui.
- Tu peux pas comprendre.
- Comprendre quoi Aelita ? Explique- moi !
- C’est simple, on a décidé d’en finir et c’est tout !
- Mais pourquoi, il y a bien une raison non !
- Va demander ça à monsieur Belpois pour qui j’étais aussi intéressante qu’un mouchoir !
- Ah, c’est ça le problème. »


Quel problème ?

« Il ne faisait plus attention à toi c’est ça ?
- Franchement, vu comment il m’ignorait à longueur de temps, je me demande s’il m’a réellement aimée.
- Ne dis pas ça... Tu sais très bien qu’il t’aimait comme un fou. »


Aimait. C’est bel et bien fini.

« Tu as raison, je dis n’importe quoi. Je me souviens bien de ses réactions au début de notre relation.
- C’est toi qui l’as quitté ?
- Oui, j’ai préféré mettre fin à une situation qui devenait plus que pesante. Sérieusement, c’est comme s’il se désintéressait de moi jour après jour. C’est comme si je passais d’avoir le statut d’être la moitié de son cœur, sa princesse, son âme tout entière à rien, même pas une poussière d’étoile parmi les milliards astres du ciel. Je suis devenue une façade pour lui, quelqu’un derrière qui cacher ses sentiments. Je ne sentais plus sa nervosité dans sa voix quand il me parlait, je ne remarquais plus ses mains s’osciller quand il prenait les miennes dans les siennes, je ne voyais plus cette lueur dans ses yeux quand il m’observait, il n’avait plus son amour qui transparaissait à travers ses pupilles, il n’avait plus cette fougue quand il m’embrassait, ses sentiments s’effaçaient au fur et à mesure du temps puis ils ont fini par mourir, tout simplement. Je ne peux rien contre ça Yumi, mis à part stopper ce petit jeu stupide. Notre amour n’était devenu qu’une illusion. Il pensait m’aimer encore, je pensais pouvoir remédier à la routine mais c’est faux, comme tous les autres, on a fait naufrage. »


Yumi ne dit rien, elle se contente de baisser la tête et de regarder le sol. En fait, elle n’a rien à dire parce que j’ai tout simplement résumé notre situation en quelques mots. Elle n’a rien d’autre à ajouter.

« Bon, de toute façon ce soir, on est parti pour s’éclater toute la nuit ! »

Elle change de sujet, je crois que je l’ai embarrassée. Mais elle a raison, ce soir, il faut que j’oublie tous mes problèmes, ce soir, il faut que je me lâche comme jamais je ne me suis laissée aller auparavant. Il faut que je lâche prise.

Nous arrivons devant chez les Ishiyama, il est 21h, il fait encore jour, mais le soleil commence à se coucher. Nous passons le seuil de la porte, nous filons saluer rapidement les parents de Yumi et nous montons dans la chambre de celle-ci. Elle ouvre sa penderie et balaye d’un regard perplexe ses vêtements.


« Aelita, comment tu vas te fringuer toi ?
- Bah, je sais pas, sûrement un jean et un haut basique quoi.
- Ah non ma chère, ce soir, tu ne me feras pas le coup !
- Hein ? »


Elle me sort de son armoire une magnifique robe noire très près du corps, assez courte avec une fente au bout. Je fixe Yumi avec des yeux affolés.

« T’es malade ! Jamais de ma vie je porterai une robe aussi vulgaire !
- Ce n’est pas vulgaire Aelita, mais sexy, là est toute la différence !
- Peut-être mais elle est noire, tu sais bien que je ne porte que du rose.
- Et alors un peu de changement ça ne peut pas faire de mal non ?
- Bon, d’accord, t’as gagné. Mais c’est bien parce que c’est toi. »


Elle m’observe avec un sourire de vainqueur scotché sur sa figure et m’ordonne d’enfiler la robe sur-le-champ. Je m’exécute avant qu’elle ne m’assassine. Je prends le bout de tissu dans les mains, je me déshabille et passe le vêtement sur son corps. Dieu que cette robe n’est pas facile à mettre ! Lorsque je termine de l’ajuster, une moue illuminée de stupéfaction envahit le visage de ma japonaise préférée.

« Whaw, t’es magnifique.
- Merci.
- Allez, je me bouge de m’habiller, prends ma mallette de maquillage et occupe-toi de ton joli minois pendant ce temps-là.
- T’es bien gentille Yumi, mais je ne sais pas me maquiller moi !
- Roh putain, faut tout faire avec toi. »


On se regarde puis on éclate de rire en chœur. Elle est incorrigible. La Nippone s’habille à son tour d’une jolie robe noire – pour pas changer – puis se brosse légèrement ses cheveux de jais avant de revenir vers moi et de m’arracher la mallette des mains. Elle prend un gros pinceau avec du fond de teint sur la paume et commence à me peinturlurer la face. En passant l’étape du blush, du fard à paupières et du mascara, elle termine par un coup de rouge à lèvres carmin sur ma bouche. Dit comme ça donne l’impression que je ressemble à un clown mais c’est tout le contraire. Yumi m’a réalisé un très beau maquillage et je ne me reconnais même pas dans le miroir. C’est fou ce que j’ai l’air d’avoir pris dix ans de plus d’un simple trait d’eye-liner.

La geisha se maquille également et on s’embaume d’un nuage de parfum avant de mettre nos chaussures. Là encore, Yumi n’a pas fini de m’en faire voir de toutes les couleurs face aux chaussures qu’elle me présente. Des escarpins à plateforme noirs au talon vertigineux.


« Yumi, tu te fous vraiment de moi là.
- Enfile et tais-toi ! »


Je l’écoute et quelques secondes plus tard je me retrouve perchée sur des échasses. Je ne sais pas marcher avec ce genre de truc, je vais me ramasser c’est sûr ! Je respire un bon coup.. Je me dis que si je tombe, faudra prendre la gamelle à la rigolade. Sauf si je me casse une cheville. On passe des petites vestes sur notre dos et on se dépêche de dire au revoir et de préciser qu’on va rentrer tard aux parents de Yumi. Hiroki ne manque pas de taquiner sa sœur en lui disant qu’elle va retrouver Ulrich, ce qui l’énerve et ce qui me fait rire. On sort de chez elle et on marche jusqu’au point de rendez-vous qu’on s’était donné.

« Aelita, te prends pas la tête, oublie tout, ne pense plus à rien. Juste éclate-toi comme une petite folle. »

« Juste éclate-toi comme une petite folle. » Faut que je me rentre ça dans le crâne. Il faut que je range tous mes soucis dans une boîte que je jette à la mer. Aux oubliettes les problèmes..Lorsque nous arrivons au lieu où on était censé se retrouver, les garçons nous attendent déjà. Ils sont là, tous les trois habillés de jolies chemises. Yumi se rue sur Ulrich qui l’embrasse passionnément et moi, je regarde le visage de Jérémie. Il me dévore des yeux.

« Ouh, princesse t’as mis le paquet ce soir ! T’es à croquer !
- C’est honnête ça, Odd ?
- Tout ce qu’il y a de plus véridique ! T’es subliment sexy !
- Mais c’est tout réciproque pour toi mon chat. »


Je m’accroche à son bras et je lui souris. Les deux amoureux marchent à nos côtés la main dans la main tandis que Jérémie s’éloigne derrière. Je crois qu’il ne veut pas croiser mon regard. Et il a raison, ce soir, j’oublie tout. On arrive à la boîte et on fournit nos cartes factices. Mon cœur s’emballe, le videur nous fixe avec un regard sceptique, puis il finit par nous laisser l’autorisation de rentrer. Je suis soulagée. On rejoint tous l’intérieur sans plus attendre et on atterrit dans cet univers si différent de celui dont on a l’habitude. Des lumières multicolores tamisées fusent de tous les coins, de la musique électronique résonne dans la salle, les gens se trémoussent les uns contre les autres en rigolant à haute voix, la fête bat son plein.

Ulrich nous propose de nous payer un cocktail, ce qu’on refuse tous dans un premier temps puis qu’on accepte sous la contrainte du samouraï. Mes amis commandent tous un verre de vodka. Je ne sais pas ce que c’est, alors je les suis. Quelques minutes plus tard, le barmaid nous apporte nos verres. C’est amusant, ils sont tout petits. Je me demande pourquoi et je commence à penser qu’on s’est fait arnaquer. Ulrich boit en premier, et il fait une moue acide. C’est si dégueulasse que ça ?


« Cul sec !
- Quoi ?
- Bois, d’une traite ! »


Je prends mon verre et je le vide en deux trois mouvements. L’alcool descend dans mon estomac et ça me brûle la gorge quand il passe. Je plisse mes yeux. Bordel, que c’est fort, mais... C’est délicieux !

« Monsieur, un autre verre s’il vous plaît ! »

Puis un, et encore un. Je ne m’en lasse pas, mais sous les conseils d’Odd, je me stoppe là. Je me lève, et je commence à danser. J’ondule mon corps, je fais vaciller mon bassin. J’accélère, ma robe se remonte sous les mouvements. Ma main longe mon buste et je me mets à me rapprocher dangereusement d’un inconnu. Au rythme de la musique, je me trémousse, je me laisse aller. Je ferme les yeux, je me laisse emporter sur un doux nuage. Je ne suis plus consciente de rien, je perds toute notion de la raison. Je commence à avoir des hallucinations, et je crois que c’est à cause de ça, que quelques secondes plus tard mes lèvres se retrouvent à s’arracher celles d’Ulrich. Je l’embrasse, fougueusement. Je l’emmène dans les toilettes du lieu, je me déshabille et c’est quand je commence à déboutonner sa chemise qu’il me stoppe.

« Aelita, qu’est ce que tu fous bordel !? »

Il me repousse, me rhabille, et finit par comprendre que je ne suis pas dans mon état normal. En fait, j’aurais bien aimé que cet incident soit une hallucination, car lorsque je me retourne, Yumi est adossée au mur, les yeux écarquillés, une forte pointe de dégoût se lit sur son visage. Elle s’enfuit en courant, suivie d’Ulrich. Sûrement pour lui murmurer des mots doux, rassurants et moi, je me laisse glisser sur le sol, n’ayant conscience de rien. J’ai l’esprit vide, un regard hagard. Je n’arrive pas à réfléchir, à me maudire, à exprimer des regrets. Suis-je un monstre antipathique ? Non, mon taux d’alcool justifie totalement cet état, enfin, je crois. Je ne suis plus sûre de rien, je perds tout équilibre mental. Moi qui est d’une habitude si rangée, réservée, droite je viens maintenant à tomber dans les méandres de l’inconscience. Je viens d’embrasser le copain de ma meilleure amie. Putain, je viens d’embrasser le copain de ma meilleure amie ! Yumi, je viens de trahir sa confiance ! Et Jérémie, qu’est ce qu’il va penser ! Merde, merde merde ! Je commence à retrouver la raison, mais elle est vite écrasée par les migraines. Je commence à avoir la tête qui tourne, à être prise par des bouffées de chaleur, je suffoque. De l’air, il me faut de l’air pur. L’alcool amplifie le moindre de mes maux. J’ai juste ce qu’il faut de lucidité pour me rhabiller, puis je sors, pieds nus, mes chaussures à la main, de la discothèque. La main sur la tête, je regagne la rue. Des acouphènes envahissent mes oreilles, ma vue se trouble, mon cerveau dans un trop-plein d’émotions, d’informations, dans un brouhaha sans cesse. Je traverse et c’est là qu’une voiture me percute de plein fouet. Je m’écroule au sol, j’ai simplement le temps d’entendre des cris effrayés de passants, avant de m’évanouir. C’en est trop pour mon cerveau.

Je ne sais combien de temps plus tard je me réveille, ouvrant à peine les paupières. J’aperçois à travers le mince contact visuel que j’ai avec ce qui m’entoure des murs d’un blanc immaculé et une lumière aveuglante qui me fait fermer instinctivement les yeux. J’entends une voix affolée, qui me supplie de revenir. Revenir où ? L’image du visage doux de Jérémie me revient en tête. Je me sens si légère, je me sens partir. Et puis d’un coup, plus rien. Une spirale sans fin.


***
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Kronen MessagePosté le: Dim 11 Oct 2015 00:20   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 07 Sep 2015
Messages: 36
Localisation: Strasbourg
Hello ! Pour la forme, c'est lisible et agréable, sauf les conversations en taille réduite, après, c'est un choix ^^

Bon alors pour l'histoire en elle-même, j'avoue avoir quelque difficultés par rapport au comportement d'Aelita. Le début rien à dire, ce qu'elle ressent et a pu ressentir et bien écrit, c'est assez fidèle au personnage, puis les ennuis commence : d'abord, je vois mal Aelita insulter Jérémy comme elle le fait, surtout que je ne comprends pas vraiment sa réaction, quel rapport entre la mort de Xana et le fait d'avoir été enfermés 10 ans dans le Supercalculateur ? Ensuite, il y a ça :

Citation:

- Franchement, vu comment il m’ignorait à longueur de temps, je me demande s’il m’a réellement aimée.
- Ne dis pas ça... Tu sais très bien qu’il t’aimait comme un fou. »

Aimait. C’est bel et bien fini.

« Tu as raison, je dis n’importe quoi. Je me souviens bien de ses réactions au début de notre relation. "



L'art de dire tout est son contraire en 5 secondes. Vue comment elle semble prendre cette histoire de manière rationnelle, je trouve ça assez bizarre. D'un coté, elle raisonne limite comme un robot, de l'autre, elle réagit de manière très (trop?) émotionnelle ... Bon après, c'est peut-être juste moi qui pige que dalle x)

Et enfin il y a la fin ... Aelita en mode salope, je ne m'y attendais pas du tout, je trouve ça un peu too much , et ça commence AVANT l'alcool avec Odd.
Pour Jérémy, il est fidèle à lui-même, bien que je le voie mal fabriquer de fausses cartes ID pour une chose aussi futile (à ses yeux en tout cas) qu'aller en boite. Petit détail : tu dis que ça fait un an qu'ils ont vaincu Xana, et Yumi parle de la relation Aelita-Jérémy comme d'une relation de 2 ans, hors ils, n'ont jamais été ensemble dans la série.

Point fort du récit : on ressent bien les émotions d'Aelita, ce qu'elle pense, c'est vraiment bien retranscrit.
7/10 pour moi, -1 pour les converses en miniatures, -1 pour le comportement d'Aelita qui est trop éloignés de sa personnalité selon moi, -1 parce que je ne vois vraiment pas Jérémy en boite x)
Au plaisir de te lire à nouveau ! Razz

EDIT : Maintenant que tu fais le parallèle avec CLE ... Non comme dit, la seule chose que je reproche à cette fanfic, c'est le caractère des personnages qui ne sont pas, selon moi, fidèle a ceux que l'ont connaît.
Vu qu'il y a 1an depuis la chute de Xana ici, ils ont normalement 14 ans ( sauf Yumi à 15 ).

_________________
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C'est l'ère des miracles. Et rien n'est plus terrifiant ... Qu'un miracle.


Dernière édition par Kronen le Dim 11 Oct 2015 18:32; édité 1 fois
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Roi Yann MessagePosté le: Dim 11 Oct 2015 17:23   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


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Localisation: Carthage
Tu vois Kronen... Qu'est ce que je te disais à propos des tragédies ? Very Happy

En tout cas très belle fanfic, triste et bien écrite, tu sais que ça va mal terminé mais la mort d'un personnage est déjà assez violente, on se demande comment les être proches vont réagir...

C'est juste que... Je vois mal Aelita réagir de cette façon... Elle sait parfaitement bien que Jeremy a du mal à parler de ses sentiments donc je ne pense pas qu'elle pourrait lui en vouloir pour ça. Dans cette fanfic, Jeremy est SORTI avec Aelita puisque apparemment, ils s'embrassaient tous les deux... Eh bien je ne vois pas pourquoi Aelita s'énerve contre Jeremy sur l'amour puisqu'il sort avec elle... En fait je me suis perdu, moi aussi j'ai fait naufrage.

Le changement de comportement d'Aelita est pour moi quelque chose qui me brise ce personnage (sans dire que ta fanfic est mauvaise loin de là) et lorsque tu réalises comment elle se comporte, en allant en boîte, en buvant, rien que le fait de s'habiller chaudement est une chose dont elle aurait les joues rouges, elle est un peu vulgaire faut dire ce qui est, elle embrasse Ulrich sous les yeux de Yumi (et comptait même faire plus alors qu'ils ne sont pas majeures, je veux dire 15 ans je veux bien, là ils sont sensé en avoir 13...) et j'imagine le pauvre Jeremy qui va apprendre ça? Enfin bref, j'ai l'impression de reconnaître cette fille :

Cette Aelita là me rappelle celle de CLE, Aelita meurt-elle à la fin ? Ou est-ce qu'elle est juste endormie avant de se réveiller pour repartir dans cette série live ?
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Icer MessagePosté le: Mar 27 Oct 2015 16:43   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


Inscrit le: 17 Sep 2012
Messages: 2174
Localisation: Territoire banquise
Citation:
Je suis ouverte à toute critique


Citation:
Le OS est centré sur notre chère Aelita.


Bon bah voilà tu as ma principale critique =/

Plus sérieusement c'est ce que l'on pourrait appeler un One-shot de gonzesse, surtout vu les thèmes abordés par un personnage rose guimauve. Le Pôle Fanfiction va donc t'envoyer l'expert adapté le plus vite possible, qui ne sera pas remboursé en cas de non-satisfaction. C'est l'intention qui compte...

Mais sinon je t'encourage à continuer sur cette voie Smile

_________________
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« Les incertitudes, je veux en faire des Icertitudes... »


Dernière édition par Icer le Jeu 26 Nov 2015 20:21; édité 1 fois
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Leana MessagePosté le: Jeu 26 Nov 2015 20:19   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 09 Aoû 2010
Messages: 183
Bouyaaaa ! ♥

Oui je suis en retard… Mais comme tu n’as pas répondu aux autres commentaires encore, ça fera peut être une jolie petite piqure de rappel (a) *PAF*

Spoiler

Du coup, spécialiste des OS de gonzesse au rapport ! (cool)

Tout d’abord, mention spéciale pour le titre qui est (bien mieux que le précédent ? *PAF*) selon moi bien choisi vis-à-vis de ton texte. Le passage sur le naufrage du couple d’ailleurs est très beau, et quelque part très vrai… Du coup il me rend assez triste, mais c’est personnel, même si je lui reconnais cette part de réalisme.

Ensuite, parce que les trucs organisés ce n’est pas tellement mon fort, je voudrais rebondir sur la mise en page. Je ne suis pas fan, comme d’autres l’ont dit, des dialogues en petit. Ni de l’utilisation de l’italique ou du gras pour mettre en valeur certains passages dans ton texte, je ne trouve pas ça nécessaire et esthétiquement pas toujours joli (jugement personnel), même si là à la rigueur ça se comprend mieux x)
Et je préfère la rédaction à la troisième personne du singulier, comme dans ton précédent texte. Je sais pas pourquoi, j’ai peut être trop donné, mais bizarrement tous ces "je", au lieu de m’aspirer dans l’histoire, ont plutôt l’effet inverse o/

Sinon, l’histoire en soi est sympa. Ça reste un scénario classique, mais adapté sur une personne à laquelle on ne s’attendait pas (la petite Aelita qui se décoince, ça n’arrive pas si souvent que ça… Quoique). Sauf que justement, ça coince à ce niveau là, parce que les caractères des personnages sont très éloignés de ce qu’ils sont dans le cadre de la série. Et euh, justement, je suis bien placée pour faire ces réflexions car je suis passée par là (et j’en suis sortie… Je crois).

Ça rejoint ce que je mentionnais un peu plus haut avec l’histoire du "bordel" et toussa. J’ai parfois l’impression quand je te lis que j’aurais pu écrire ça moi-même dans le temps, c’est assez dérangeant. Et avec ma propre évolution, je vois plus facilement les défauts de ce texte. Par exemple cette histoire de Yumi qui se maquille. C’est typiquement un fait que j’ai moi-même consigné dans un texte. Parce qu’à l’époque, je ne comprenais pas qu’une fille ne se maquille pas à leur âge, qui était le mien, et par conséquent je ne concevais pas que Yumi puisse être jolie sans se mettre une bonne grosse couche de maquillage, que c’était juste une scène coupée dans la série (j’exagère à peine). Et puis bah, on ne cesse jamais de grandir *PAF*
Après, je me trompe peut être et tu n’as mis ce "détail" que parce qu’elles aillaient en boite de nuit… Mais quand même x)

Pour en revenir au caractère des personnages donc, ce que je veux dire, c’est que c’est tu aurais pu faire plus ou moins la même trame, mais sans dénaturer les personnages. Parce que dans une fic, c’est bien de n’en faire qu’à sa tête parce que c’est ça qui nous plait et que c’est comme ça qu’on voit les personnages et que c’est plus cool de rajouter de l’alcool (c’est Ulrich qui oblige en plus, c’est honteux D8 ), de la drogue (j’ai un doute sur celui-ci, mais ça suit en quelque sorte la logique), des insultes (bon ça encore, selon le niveau de la fic, ça passe, mais je suis moyen fan en général), des talons et du maquillage. Mais du coup ça devient plus dur de convaincre les autres. Et je suis persuadée que toi-même avec le recul tu t’en rendras compte plus vite que ce tu ne crois, rien que si tu revoyais un épisode de Code Lyoko (et pas CLE, tant qu’à faire) tu comprendrais vite le décalage ^^

On rentre maintenant dans le vif du sujet !
… Je crois que je vais garder le couple Ulrich/Yumi pour un peu plus tard, parce qu’après tout et tu l’as bien dit, ce texte est centré sur Aelita. Mon gros souci pour commenter ce texte va donc être que je n’aime pas Aelita. Genre, du tout. Ni Jérémie, encore au stade au dessus. Mais bon, j’ai un rôle à remplir, alors on va essayer de faire comme si ! *meurt*

Je n’ai jamais été convaincue par leur histoire d’amour et ce peu importe les textes que j’ai lu, alors je ne trouve pas ça étonnant que l’un des deux se lasse. Et puis, c’est dans la nature des choses. Je ne sais plus si ça a été fait mais pour le coup le plus original serait que ça soit Jérémie qui pète un câble et s’en aille, ça changerait x)
D’ailleurs :


Citation:
« Je ne lui ai pas dit que je le quittais mais, je l’ai laissé sous-entendre. C’est un génie, il a sûrement compris.»


Non… Jérémie justement est un génie sauf pour les relations sociales et encore plus amoureuses. Donc bon il n’est peut être pas idiot, mais comme je le vois bien un peu demeuré dans ce genre de situation (no offense pour les fans, j’ai prévenu que je l’aimais pas), je le vois tellement croire que sa relation avec Aelita est toujours un gros nuage de barbe à papa.

M’enfin.
De leur côté, les pensées d’Aelita ne m’atteignent pas, je leur trouve parfois quelques longueurs, j’avoue ne pas saisir tout le temps l’intérêt de raconter tout ça, à part si c’est pour montrer à quel point elle s’ennuie/autre dans sa nouvelle vie, mais ça elle le dit très clairement par moments alors il n’y a rien à chercher plus loin (ou alors j’ai loupé un élément essentiel du texte et je m’en excuse x))

De la même façon, mais c’est propre aux débutants (à ne pas mal prendre comme mot hein (worry)), tu as tendance à décrire tous les personnages et leurs attitudes et leurs caractères etc et c’est tout sauf nécessaire. Dans un roman, à la rigueur, même si on n’a même pas besoin de ça pour s’attacher aux personnages, mais là dans le cadre d’une fanfic ou d’un OS dans lesquels on les connait déjà, ça ne sert qu’à te rajouter des lignes, et ce n’est pas toujours bien utile. On aurait pu comprendre qu’Odd était un coureur de jupons plus tard par exemple, quand tout le monde serait arrivé en boite (j’y reviendrais), ou son amour pour la bouffe qui n’avait pas besoin d’être développé davantage, avec ce genre de réflexions ça suffisait :


Citation:
« Odd, si ça peut te rassurer, tu peux manger au fast-food tant de fois que tu veux !
- Oh la vache, je sens que je vais adorer le lycée ! »


(Enfin bon, ce n’est pas la meilleure bouffe au monde, mais c’est l’exemple que j’avais sous le nez et ça me permet d’enchainer o/)
Car, et je ne sais pas si c’est un argument universel, mais j’ai entendu la même chose de la bouche d’un gamin qui avait fait son entrée au lycée récemment x) Donc bravo pour le réalisme *PAF*
Même si oui, le fast-food, c’est maaaal. On préfère les pâtes *PAN*

Concernant Ulrich et Yumi donc, je t’avoue que ça part du mauvais pied sachant qu’on aime pas en général les fictions qui commencent avec eux deux en couple sans savoir pourquoi ni comment, car au vu de leurs caractères il est très difficile de les faire se caser et c’est un peu trop simple de commencer en jarretant le problème comme ça et en les décrétant ensemble et point. Donc, bien que ça soit centré sur Aelita, ce n’était pas judicieux, je pense, de les mettre ensemble juste pour les mettre ensemble. J’aime les fics où ils sont en couple. J’aime le couple (et oui). Mais il faut qu’il y ait un intérêt derrière. Là, Aelita aurait pu tenter de se le taper comme elle l’a fait sans que son couple officiel avec Yumi ne serve. C’est déjà suffisamment "dégueulasse" sans avoir besoin qu’ils soient ensemble pour que ça choque davantage. Surtout que dans l’imaginaire collectif de tout Kadic, Yumi et Ulrich sont en couple de toute façon x)

D’ailleurs, concernant cette agression sexuelle dans les toilettes d’une boite de nuit avec exhibitionnisme et compagnie, je voudrais surtout savoir pourquoi en fait. Pour elle s’est jetée sur Ulrich et pas sur Odd ou même sur Jérémie ou même un inconnu ? Parce que c’est pire parce que c’est le copain de sa meilleure amie ? Parce qu’il a un tel potentiel de sexitude que personne ne lui résiste et au fond tout le monde veut se le taper ? Quoi, quoi ? …. C’est juste Aelita qui perd la boule. Oh. Bon. D’ailleurs j’aime le fait qu’elle se préoccupe après de son ex copain dont elle a en théorie plus rien à foutre XD

Et sinon, sur la boite de nuit justement. Je voudrais rebondir sur pas mal de trucs, dont ça :


Citation:
« Yumi m’a déjà expliqué ce qu’était une boîte de nuit et en parallèle, la garde à vue. Et à sa description, ça n’a pas l’air d’être terrible ! »


Euh, c’est moi qui surinterprète du coup ou Yumi a fini donc en garde à vue ? OO
On est bien loin de CL… Pis même si l’ambiance boite de nuit colle à l’image que veut renvoyer ton texte, je reste persuadée que c’est pas du tout le meilleur endroit pour oublier ses problèmes. Mais bon, encore une fois c’est personnel. J’aime pas le bruit, j’aime pas danser, j’aime pas vraiment boire, et j’aime pas les gros lourds. Et la seule fois où je suis vraiment allée en boite j’ai failli mourir noyée :’( (#MAVIE.)
Ensuite. Aelita ne porte pas de jean. Limite Yumi aurait pu proposer un jean et Aelita faire un caca nerveux pour qu’elle mette une robe. Sisi, dans ma tête c’est plus crédible, mais soit.


Citation:
« Ce n’est pas vulgaire Aelita, mais sexy, là est toute la différence ! »


Ah lala, ma chériiiiie, c’est magnifaïk. (music)
Et perso je crois que j’aurais encore préféré Yumi en rose qu’Aelita en noir… C’est triste toussa Sad

Et sinon, commentaire makeup :


[com’makeup]
Citation:
« Elle prend un gros pinceau avec du fond de teint sur la paume et commence à me peinturlurer la face. En passant l’étape du blush, du fard à paupières et du mascara, elle termine par un coup de rouge à lèvres carmin sur ma bouche. Dit comme ça donne l’impression que je ressemble à un clown mais c’est tout le contraire. Yumi m’a réalisé un très beau maquillage et je ne me reconnais même pas dans le miroir. C’est fou ce que j’ai l’air d’avoir pris dix ans de plus d’un simple trait d’eye-liner. »


FAAAAKE. Elle n’a pas d’eye-liner ! Fard + mascara ≠ eye-liner *meurt*
Et on peut mettre toussa (et même de l’eye-liner en plus) sans avoir l’air d’un pot de peinture. Si si. J’ai même fait pire parfois et ça passe (bon et certaines fois je ressemblais vraiment à un pot de peinture maiiis).
Même si y’a rien de mieux que laisser sa peau respirer *SBAF*[/com’makeup]

(Trolls interdits. C’est qui qui m’a réclamé un commentaire de gonzesse, heiiiin ? (a))


Bref, pour conclure je trouve ce texte bien, mais malheureusement un peu trop poussé jusqu’à l’excès par moment. L’excès de tout surtout : les pensées et les sentiments des personnages, y compris Aelita, leur comportement si éloigné de la série, la sortie en boite et le maquillage et les talons et la micro jupe (je ne sais pas si tu es déjà sortie en boite, ou si c’est juste l’image du coup que tu te fais de la fille en boite, je sais même pas si on peut dire que moi-même j’ai déjà vraiment foutu les pieds dans une boite de nuit, mais quoiqu’il en soit, il y a d’autres façons que d’y aller fringuées et maquillées comme des [insérez ici l’insulte de votre choix]. Amour et chocolats ♥ Et je suis d’accord sur le fait que des parents convenables ne laissent pas sortir leur fille dans une tenue pareille le soir comme ça yolo, surtout les parents de Yumi. C’est un peu too much, même pour les besoins d’une fic.

Et sinon, j’aime quand même l’accident de la fin. Je ne sais pas s’il était nécessaire, car Aelita aurait tout aussi bien pu tomber dans les vapes à cause de l’alcool (enfin, pour être sure il faudrait que je consulte notre experte préférée alcoolo en tout genre ♥) mais le renversage de perso par une bagnole, je valide grave ! *PAF*

Enfin voilà ! Je crois que j’ai fait tout le touuuur Mr. Green
Bisous bisous, et à bientôt j’espère pour un autre OS de gonzesse ♥

_________________
Mes textes :

Les non-dits
Le temps d'une seconde
Un perce-neige
Plan de drague

« And when I'm not with you, I know that it's true, that I'd rather, be anywhere but here without you.. »

http://imageshack.us/a/img834/3130/ngim.png
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lyvkofan MessagePosté le: Dim 29 Nov 2015 11:43   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 12 Juil 2014
Messages: 24
Localisation: Sûrement sur Lyoko
Bonjour !

Je refais surface dans le forum pour te donner mon avis sur ton One-Shot.
Tout d'abord, la forme de ton texte fait qu'il est agréable de le lire, sauf peut-être les conversations en miniatures, c'est un peu plus dérangeant. La seule chose que je pourrais te reprocher c'est le caractère d'Aelita. Une petite harpie dans ton texte, une crème dans le DA. Car, bon, voir Aelita lâcher un "connard" sans aucune gêne m'a légèrement surprise. Malgré ce petit faux raccord, les sentiments de l'héroïne sont très bien retranscris, ça rattrape un peu.
... Jérémie ? Jérémie Belpois aller en boîte ? Haha !
Pardon.
Bref, j'ai bien aimé le faite que tu intègres le couple Yumi/Ulrich dans ton texte, ils sont d'ailleurs mignon. J'a-dore.

Bon, mon petit avis s'achève ici ! Passe une bonne journée.

_________________
. . .

2 AM and she calls me 'cause I'm still awake
"Can you help me unravel my latest mistake?
I don't love him, winter just wasn't my season"


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« Il n'a plus assez de musique dans son cœur pour faire danser sa vie. »
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