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[Fanfic] Code Alpha 1.0 - 25 ans plus tard... [Chapitre 14]

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 Auteur Message
Pilorde MessagePosté le: Ven 01 Jan 2016 20:11   Sujet du message: [Fanfic] Code Alpha 1.0 - 25 ans plus tard... [Chapitre 14] Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 06 Jan 2013
Messages: 75
Localisation: Perdu dans le néant
Bonjour à tous !
Je viens vous présenter la version 2 de "Code Alpha 1.0 - 25 ans plus tard".
La question que vous ne vous posez peut-être pas, mais à laquelle je souhaite tout de même répondre est : sacrebleu, pourquoi une version 2 ?
Spoiler


Pour ceux qui découvre Code Alpha, et bien salutation ! Comme le titre l'indique, l'intrigue se déroule 25 ans après le dessin-animé et la plupart des personnages sont des OC. J'espère que vous prendrez autant de plaisir à suivre leurs aventures que j'en ai pris à les écrire, et vos critiques sont les bienvenues !
Code Alpha a trois ans ce mois de janvier ! \o/

Code Alpha 1.0 - 25 ans plus tard

Ancienne version: 1.0 - 2.0

Synopsis

En 2005, un groupe d'adolescents a combattu et vaincu un programme informatique maléfique nommé XANA. Leurs actions qui sauvèrent pourtant l'humanité restèrent cependant dans l'oubli...

En 2030, Antoine Belpois, un jeune orphelin talentueux mais extrêmement arrogant, rencontre Alpha, une intelligence artificielle, sur le vieil ordinateur de son père. C'est avec Jean, un camarade de classe, Melvin, son meilleur ami et l'étrange Ambre et sa seconde personnalité Ombre qu'il va se retrouver dans un conflit qui le dépasse, où il est difficile de savoir à qui faire confiance...

Lexique
Introduction - Le message du 15/03/2019
Chapitre 01 - Confessions d'un vrai génie
Chapitre 02 - Ambre et Ombre
Chapitre 03 - Exploration en collaboration
Chapitre 04 - Avatars numériques
Chapitre 05 - Après l'exploration
Chapitre 06 - Miss Marple rentre en scène
Chapitre 07 - Quelque chose d'inhumain dans ses yeux
Chapitre 08 - L'impossible contre l'irréel
Chapitre 09 - Réflexions nocturnes
Chapitre 10 - La petite fille au grand sourire
Chapitre 11 - Faites confiance aux adultes
Chapitre 12 - "Lui"
Chapitre 13 - Regarde-moi
Chapitre 14 - Les ténèbres qui nous guettent
Chapitre 15 - (à venir)
Chapitre 16 -(à venir)
Épilogue - (à venir)


______________________________


Introduction : Le message du 15/03/2019



Jérémie avait les mains moites lorsqu'il commença à écrire. Il ne cessait de regarder autour de lui, comme s'il s'attendait à ce que quelque chose lui arrive. Quelque chose de plutôt dangereux. Quel heure était-il déjà ? Il ne lui restait pas beaucoup de temps. Il allait forcément bientôt agir. Il fallait le prendre de vitesse ! Il fallait réagir avant ! Il fallait trouver une solution ! Il fallait, il fallait, il fallait…

J'ai vraiment tout foiré sur le coup... pensa t-il, en tapant du poing sur le bureau. Bon, tout n'était pas encore perdu. Il alla rapidement jeter un coup d'œil dans le couloir. Il appela la nounou pour savoir si Antoine allait bien. Elle le rassura :
- Oui monsieur Belpois, c'est la troisième fois que vous appelez et tout va toujours très bien.

Reprend toi, Jérémie. Tout va bien se passer. Le stress m'empêche de me concentrer. Mauvais, mauvais stress. Calme. Respire. Zen.
- Alpha, est-ce que tu as réussi à retrouver tout leur numéros de téléphones ? lança t-il à son ordinateur portable, placé sur son bureau.
Une fenêtre de conversation apparut soudainement à l’écran, lui répondant sobrement :
A : Oui.
- Même... Celui d'Aelita ?
A : Oui, j'ai aussi réussi à le retrouver.

Bon. Il était temps de jouer pour le tout. De faire appel aux seules personnes à qui il pouvait encore faire confiance.
- Dans ce cas, envoie le message.
Il croisa très fort les doigts, tellement fort qu’ils en devinrent rouges.

***


Ulrich buvait. Où ? Il ne le savait plus très bien. Quel importance ? Chez lui ou dans un bar. Seul ou entre amis. De la bière ou du pinard. Ça ne changeait pas le principal : il buvait, et c’était tout ce qui comptait. Il allait finir par croire que c'était la seule chose à laquelle il était doué. Non mais franchement, quelle journée de merde. Déjà, son patron l'avait encore traité comme un moins que rien. Ensuite, il avait découvert que son compte bancaire était justement... à découvert. Et malgré sa récente abstinence (de deux semaines), il se retrouvait encore complètement torché alors qu'il avait promis que ça n'arriverait plus.

Une désagréable sensation de nausée commença à cogiter dans son ventre, et il essaya de se traîner jusqu'au toilettes les plus proches. Quelqu'un toqua à la porte. Il ne répondit pas, l'envie de vomir était trop forte. Finalement la porte de son appartement s'ouvrit, il avait encore dû oublier de la fermer. Ce qui d'ailleurs lui permit de comprendre qu'il était dans son appartement.
- Sérieusement Ulrich, dans quel état tu t'es mis ?
- Pas ma faute, articula t-il lentement.

Elisabeth Delmas, autrefois connue sous le nom de « Sissi », soupira et alla lui chercher un sceau. Il s'en empara et fit son affaire dedans. Elle l'observait avec dépit. C'est triste comment l'amour peut rapidement se changer en pitié. Est-ce pour ça que je ne l'ai pas déjà lâché ? Est-ce parce qu'il m'a tant fait souffrir pendant mon adolescence, à sans cesse me repousser ? Parce que je ne veux pas perdre ce dont j'ai dû me battre pour l'obtenir ? Ou parce que je sais que sans moi il ne s’en sortira pas ? Elle n'en savait trop rien. Elle savait juste qu'elle était collée à lui désormais, et qu'elle n'arrivait pas à s'en aller. Et pourtant, elle avait essayé !  Quand est-ce qu’elle avait rendez-vous chez son psy, déjà ? Elle en avait grand besoin cette semaine.

Le portable d'Ulrich vibra, mais il n'était pas en état de le ramasser. Alors, comme pour tant d'autres choses, elle s'en chargea à sa place. Elle avait l'impression de remplacer sa mère. Tiens, c'était un numéro inconnu qui lui avait écrit... Est-ce qu'il flirtait encore avec cette... saleté de Madeleine ? Puis, elle lu le message. Et ses yeux écarquillèrent.
- Ulrich, tu dois lire ça ! hurla t-elle.
- Pas envie.
- Si ! Tu le dois !
Il finit par céder. Il lui fallu du temps pour réussir à comprendre ce qu'on lui mettait sous le nez.

Ce fut comme un électro-choc.

***


Odd Della Robbia faisait son jogging, en écoutant de la musique. Cela lui permettait de s'évader. Laura était chiante en ce moment, à toujours lui demander de garder la gamine... Il avait pensé qu'il aurait pu faire un bon père. Les enfants aimaient rire généralement, ben lui aussi, ça tombait bien ! Mais avec sa gosse, c'était beaucoup plus compliqué, elle rigolait pas beaucoup. Elle lui ressemblait pas. S'il ne se souvenait pas que trop bien de l'accident qui avait causé sa naissance, il aurait douté que ce soit vraiment sa fille.

C'était assez horrible mais... Il arrivait pas à l'aimer, cette petite. Elle était arrivée comme un cheveux sur la soupe. Elle lui avait gâché la vie. Il voulait pas avoir d'enfant, fin pas à l'âge où il l'avait eu ! C'était trop tôt ! Tout ça à cause de l'autre timbrée qui voulait pas avorter... Et toutes ces conneries sur « oui, c'est son corps, c'est à elle de choisir. » Bien sûr, il aurait pu refuser de la reconnaître sur l'état civil. Vu les circonstances, ça aurait pu marcher. Mais à l'époque il... Ben il était amoureux. Si Laura voulait la garder, et bien ils la garderaient !

Je devrais pas penser tout ça. Je devrais pas, mais je peux pas m'en empêcher. Comment virer tout ça de ma tête ? Il mit le son à fond, puis accéléra. Il se tapa un de ses sprints. Résultats, il fut rapidement crevé. La sonnerie de son portable retentit. Sérieusement, si c'était encore Laura... Mais non, ce n'était pas elle.

Un sourire se dessina sur le visage d'Odd. Enfin un peu d'action dans sa vie ! Il en avait rêvé ! Loin de ses obligations financières et paternelles ! Loin de tout ça !

***


William Dunbar était assit dans son lit, en train de lire. Substance Morte, que ça s'appelait. C'était redoutablement passionnant ! Le genre de livre qui vous chamboulait le cerveau. A une page, on pouvait croire une chose, et croire l'exact opposé la page suivante. Par contre, c'était pas très joyeux, ça parlait de drogues. Cela lui rappelait de mauvais souvenirs.
Dans sa jeunesse, il n'avait pas été féru de lecture. Son truc, ça avait plus été les jeux-vidéos. Mais récemment, après de très bonne
recommandations, il avait découvert un paquet de sacrés bons auteurs. Celui de Substance Morte était devenu son préféré. Peut-être parce qu'il pouvait s'identifier aux personnages. 

Une petite note de musique le tira hors de ses pensées. C'était le bruit de ses notifications sur son smart phone un peu vieillot. Il regarda rapidement, dans le but de se replonger dans son ouvrage dont il avait très envie de connaître la fin.

Pourtant, il ne continua pas Substance Morte. Les quelques lignes qu'il venait de lire le glaçait, jusqu'à la moelle. Il hocha la tête, et tâcha de se calmer, non sans difficultés.

***


Aelita Stones discutait avec ses amis. Le sujet de conversation portait encore sur la garde alternée d'Aelita qui, de l'avis de tous, était un véritable fiasco.
- Quel est le juge qui a décidé de ça ?
- Vraiment, il faut que tu en parles à Jérémie...
- Ton ancien mari peut bien...
Elle ne les écoutait pas. Elle souriait, répondait quand il le fallait mais dans sa tête, elle était ailleurs. Elle pensait à sa vie, qui avait été somme toute assez étrange. A son père, qu'elle avait mal connu. A sa progéniture, qu'elle ne voyait pas assez souvent. A son mari, qu'elle aimait terriblement. Et c'était ça son problème.

On lui avait souvent dit que les histoires de cœur, ce n'était que pour un temps. Que ça changeait, qu'on se lassait. Elle n'était pas d'accord. Son amour pour Jérémie n'avait pas changé, même après tout ce temps. Elle l'aimait aussi fort que lorsqu'elle ne le voyait qu'à travers un écran. Elle l'aimait aussi fort que leurs premières nuits ensemble. Elle l'aimait aussi fort que lors de leur mariage. Elle se serait vu vieillir avec lui. Elle se serait vu mourir avec lui.

Mais il avait commit l'irréparable. Il avait été trop loin, et il l'avait fait en connaissance de cause. Alors un autre sentiment tout aussi fort que le premier était apparu dans sa tête : de la haine. Une colère noire, sourde et incontrôlable. Et leur famille, leur avenir, leur vie en qui elle avait tant cru s'étaient effondrés. Leurs chemins s'étaient séparés.

Et pourtant... Elle rêvait de lui chaque nuit. La haine s’était entremêlé à l’amour, si bien qu’elle ne savait plus vraiment où elle en était.

- Aelita ? fit un de ses amis.
- Oh excusez-moi, je crois que j'ai reçu un message, fit-elle en se levant.
Elle utilisa cette excuse pour s'éloigner un peu du monde. Elle avait, soi-disant, besoin de rappeler quelqu'un de façon urgente, ce qui était bien évidemment faux. Ce qui était vrai en revanche, c'était qu'elle avait bel et bien reçu un message. De... Jérémie ?

Une grimace d'horreur apparut alors sur son visage, alors qu’elle poursuivait sa lecture.

***


Yumi ne reçu pas le message de Jérémie, pour la simple et bonne raison qu'elle était déjà décédée des années auparavant dans un bête accident de voiture. Ce n'était pas elle qui conduisait. Le conducteur en question n'avait pas bu. Celui du véhicule avec lequel ils rentrèrent en collision non plus. Il faisait jour. Il ne pleuvait pas. La route était presque vide. 

Certaines personnes n'ont juste pas de chance.

Tous les anciens Lyoko-guerrier étaient présent à son enterrement. Ce fut l'avant-dernière fois qu'ils furent tous réunis. La dernière fois allait être exactement sept jours après l'envoie du fameux message par Jérémie, à savoir le 22 mars 2019. Ce message qui avait provoquer tant d'émotions différentes chez ses divers lecteurs. Ce même message qui allait provoquer tant d'autres choses.

Si Yumi n'était pas morte, elle aurait eut l'immense déplaisir de lire ces lignes :

Mes amis. J'ai besoin de vous.
Cela fait longtemps qu'on ne se parle plus, et j'en suis désolé, mais ce n'est pas le moment de rattraper le temps perdu. Quelque chose de très grave va se passer, et j'en suis responsable. Vous l'ignorez peut-être, mais j'ai accepté de travailler pour une agence gouvernementale il y a de ça quelques années. Peu importe laquelle, ce n'est pas ça l'important. L'objectif était de travailler à nouveau sur le projet Carthage. Oui, je sais, celui qui a donné naissance à XANA.
J'étais persuadé que Lyoko pouvait faire tellement de bien dans le monde ! Les programmes multi-agents aussi ! C'était peut-être un rêve idiot, je l'admets. Bref, je n'ai pas le temps de tout expliquer. Quelque chose a mal tourné. Un collègue de travail avait des intentions bien moins louables. Je vous expliquerai tout en face à face. Il faut combattre le feu par le feu. Retrouvez-moi dans sept jours à l'usine où tout a commencé. En attendant soyez prudent, vous êtes tous en danger.
Avec amitié,
Jérémie Belpois.


Fort heureusement pour elle, beaucoup de gens allaient très bientôt la suivre dans la tombe. 
_________________
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Code Alpha : Partie 1 Partie 2 Partie 3 (Un jour, peut-être...)


Dernière édition par Pilorde le Dim 26 Mar 2017 21:16; édité 24 fois
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monkeydieluffy2 MessagePosté le: Ven 01 Jan 2016 20:33   Sujet du message: Répondre en citant  
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Bonjour, je veins de lire ta fanfic et pour information, tu as oublier de marquer fanfic dans le titre.

Mes ressentis : j'ai l'impression que tu va recree la serie non ? Mais d'après ce que je vois tu as remis Poliakoff cependant c'est assez dure de l'imaginer comme un mechant et assez debrouillard pour devenir sous-directeur. Ton histoire est assez interressante et j'attends la suite avec impatience.
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Pilorde MessagePosté le: Sam 02 Jan 2016 13:56   Sujet du message: Répondre en citant  
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Spoiler



Chapitre Un : Confessions d'un vrai génie

Antoine


Des génies de l'informatique, il y en a peu. Je veux dire, de vrais génies. Je ne vais pas me gonfler de fausse modestie, je pense être plus que simplement doué. Si la perfection devait avoir un seuil, je serais sans doute ce qui s'en rapprocherait le plus, dans le domaine de l’informatique en tout cas. Je suis un véritable artiste des ordinateurs. Rien ne m'échappe en programmation, encodage, décodage. Mais comme tout artiste, je suis un incompris. Faudra t-il que je meure pour que mon talent soit enfin découvert, à l'instar de Picasso ou Van Gogh ? Il faut dire que de l'extérieur, je frise la médiocrité. Mon esprit hors du commun étant mon seul atout, mon physique laisse vraiment à désirer. Maigre, pâle, lunettes, tant de caractéristiques qui forceront tout interlocuteur à me ranger dans une classe bien peu honorable, celle de simple utilisateur des nouvelles technologies, en termes plus vulgaires, un geek, un no-life qui passerait sa vie juste a jouer aux jeux vidéos, sans objectif autre que de se détendre et d'oublier sa vie morne.

Ces gens-là ne sortiront jamais de l'ombre dans laquelle leur vie les à plongés, contrairement à moi, qui serai un jour reconnu à ma juste valeur ! Je m'appelle Antoine Belpois et je suis destiné à de grandes choses ! Contrairement à mon père, moi je ne resterai pas dans l'anonymat. Mon chemin est tout tracé vers la gloire, mais quel destin m'attend ? Vais-je développer un nouveau support d'exploitation, plus performant et efficace que les autres ? Vais-je me consacrer à simplement développer des applications et des jeux vidéos, destinés à ceux que j'exècre au plus haut point ? Non, ce qui m'attend m'emmènera vers des cieux bien plus hauts, reste à savoir comment les atteindre.

- Belpois ? Vous dormez ?
J'ouvris les yeux en sursautant. Tous les élèves de la classe avaient le regard pointé sur moi et la plupart affichaient un sourire narquois aux lèvres. J'entendis quelques rires derrière moi. J'avais horreur de ce genre de situation. Ces gens se sentaient supérieurs parce que je n'étais pas dans la normalité, mais leur vision de ce qui était « normal » était tellement peu intéressante. Pour quelqu’un de mon âge, sortir, s’amuser à boire de l’alcool en se prenant pour un rebelle, c’était ça la normalité. Tant de distractions idiotes sans le moindre intérêt. Pour eux, ma vie était vide. Pour moi, leur têtes étaient vides.

Mon voisin de droite, Jean, s'écria alors à haute voix :
- Alors le geek, t'as encore passé la nuit sur ton ordi' ?
La classe éclata de rire, je serrai le poing, bien décidé à ne pas me laisser faire cette fois. Ce n’était pas la première fois que je servais d’animal de foire à mes camarades de classe. J’étais petit à petit devenu le bouffon de service, et ce rôle me déplaisait au plus haut point.
- Non, fis-je sèchement.
Et c'était la vérité. Mon ordinateur était cassé depuis quelques jours, à mon plus grand désespoir. Cependant, cette réponse ne l'arrêta pas. Il se mit à ricaner. Je crois que je n'avais jamais autant détesté quelqu'un de ma vie. C’était généralement lui qui s’en prenait à moi, à travers ses moqueries prétendument hilarante. Pouvait-il faire preuve d’encore moins de répartie ? Il fallait cependant reconnaître que le public dont il disposait, c’est à dire notre classe, se contentait de ses traits d’humour pathétiques. Ils devaient tous être du même niveau.
- Tu fais pitié, va t'acheter une vie et reviens me voir.

Nouveaux éclats de rire. L'enseignante tentait tant bien que mal de calmer le jeu. Jean était sportif, populaire et « beau gosse ». Tout mon contraire. Dans ma situation déjà peu enviable, il aurait mieux valu que je laisse couler, comme à chaque fois. Mais aujourd’hui, je décidai que c’était trop. Je n’en pouvais plus d’être la victime de service. Dans un sursaut insensé, je frappai mon rival au visage, en visant son gros nez de fils d'alcoolique. J'entendis un crac, et après ce petit son, plus personne ne fit le moindre bruit dans la salle. Personne ne s'était attendu à ce que moi, « l'intello geek » de la classe ose faire ça. Ce moment fut presque jouissif. Je n'eus malheureusement pas le temps de savourer ma victoire, que déjà Madame Boulanger beuglait :
- Antoine ! Jean ! Vous filez tout les deux chez le sous-directeur !

Ce n'était pas sans être fier de moi que je me rendis dignement dans le couloir, suivi de l'autre idiot. C'était d'ailleurs la première fois que je me rendais dans le bureau du sous-directeur pour une raison de discipline, comme quoi il y avait bien un début à tout.
Au bout de quelques minutes de marche silencieuse (il était hors de question que je lui fasse la conversation), nous arrivâmes au bureau tant redouté par la plupart des élèves. Depuis l’arrivée de ce sous-directeur, les sanctions étaient devenues beaucoup plus lourdes, ne laissant pratiquement pas de seconde chance. Ainsi beaucoup de ceux qui se rendaient dans la pièce derrière cette terrifiante porte ne revenaient pas en cours. L'image de l'établissement était primordiale, et les trouble-fêtes n'étaient pas les bienvenus. C'est à ce moment là que la panique s'empara de moi. Je n'avais jamais eu de problèmes jusque là et je réalisais avec horreur qu’en rentrant dans cette pièce, je mettais mon avenir en péril.
- Bon, Jean... tu veux bien toquer à la porte ? chuchotai-je.
- Tarlouze, s'exclama t-il sans même me regarder.

Il accomplit alors l’acte tant redouté. Une voix irritante nous demanda alors d’entrer. Nous pénétrâmes dans la pièce, tout doucement. Personnellement, je tremblais de peur. Le sous-directeur était assis derrière son bureau, nous observant sévèrement. C'était un petit être avec le visage couvert de rougeurs, sans doutes dues à une acné dévastatrice dans sa jeunesse. Il était petit en taille, mais sa chaise était surélevée, comme pour pouvoir regarder les élèves de haut. Malgré son aspect assez grotesque, il était très redouté. Personne ne voyait jamais le directeur du lycée, officieusement ce poste était donc occupé par son adjoint qui faisait respecter le règlement intérieur avec une main de fer. C'était la première fois que je le rencontrais, et j'aurais vraiment préféré que ce jour n'arrive jamais.

- Mais n’est-ce pas Jean Schmidt ? Quelle surprise de te voir dans mon bureau…
L’ironie transpirait dans sa voix. Mon camarade de classe n’était pas réputé pour être un ange. Le sous-directeur se tourna dès lors vers moi.
- Et toi, qui es-tu ?
- A-Antoine Belpois… bégayai -je.
Une lueur s’alluma dans ses yeux.
- Pardon ? Parle plus fort ! 
- Antoine Belpois ! 
- Je vois. Donc, qu’est-ce qui vous amène ici ?

J’étais tétanisé. Je ne voulais pas être renvoyé. Je ne voulais pas tout perdre. Je fus donc incapable de parler, et laissais contre mon grès Jean faire le résumé de notre mésaventure. Bien évidemment, il donna sa version des faits, qui ne me mettait pas en valeur. Le sous-directeur écouta avec un rictus au visage que je ne pouvais définitivement pas identifier à un sourire. Il finit par interrompre Jean.
- Vous deux êtes au fond du trou, si vous partez de Kadic, ils ne vous accepteront nulle part ailleurs. Jean, tes bagarres intempestives exaspèrent tes professeurs, d'ailleurs pour une fois que c'est toi qui as le nez cassé... Quant à toi… commença t-il en me regardant.
Il me dévisagea, l’air songeur.
- Je n’apprécie pas les affrontements dans mon établissement. En plein cours ! Et de ce que je vois dans ton dossier, tu as l’habitude de dormir en cours ? Pas très bon tout ça. 
Chacun de ses mots à mon sujet fut comme un pieu qu’il enfonçait dans ma tête. Je transpirais comme pas possible. C’était fini.
- Mais vous avez de la chance ! Je suis de bonne humeur, et aujourd’hui j’ai envie de laisser une seconde chance aux cancres que vous êtes. Vous n'aurez donc qu’un avertissement et des retenues tous les soirs jusqu'à nouvel ordre... ensemble. En plus de travail scolaire, il se peut qu'on vous confie des travaux d'intérêts généraux. Au moins, vous apprendrez le travail d'équipe.
Je mis quelques secondes à comprendre ce que cela impliquait. Être tous les soirs... à travailler... avec lui ?! C'était inconcevable. Nous nous détestions. Cela allait être l'enfer, comme lui comme pour moi. Certes, cela valait mieux que l'exclusion définitive mais tout de même ! Et je ne m’en sortais pas indemne, j’avais quand même un avertissement !
- Maintenant sortez, avant que je ne change d'avis.

Nous nous exécutâmes, toujours surpris par cette affreuse nouvelle. Une fois dehors, je regardai Jean avec mépris et m'exclamai :
- Tout ça c’est de ta faute. Si tu passais pas ton temps à me provoquer…
J’avais envie de fondre en larmes. Et j’avais à nouveau envie de le frapper. Cette pulsion de violence grandissait en moi, j’avais envie de le tabasser jusqu’à ce qu’il me supplie d’arrêter. Il ne se rendait pas compte de ce que je risquais à cause de lui ? Kadic était le dernier endroit qui pouvait m’accepter ! A ma grande surprise, il ne prit pas en compte mon agressivité et déclara simplement :
- Putain, mais arrête de chouiner. Un avertissement et des retenues c’est pas la fin du monde.
Je me mordis les lèvres et retrouvais mon calme. Mon impulsivité m'avait une fois de plus mis dans une situation assez embarrassante. Entre la mort de mon PC et ça, tu parlais d’une semaine pourrie… Mais je savais pertinemment que je possédais de grande capacité. J’allais m’en sortir, j’en étais persuadé.

La journée continua de plus belle sans la moindre surprise. Je rentrais chez moi... Enfin, chez moi, le terme était plutôt mal choisit. C'était chez mon idiote et détestable tante, là où je séjournais depuis toujours, aussi loin que je puisse m'en souvenir. C'était une vieille femme molle, grosse et laide. J'ignorais ce qu'elle faisait de ces journées, et honnêtement, je m'en contrefichais. Son nom de famille était le même que le mien, mais nous n'avions rien en commun. Mon domaine était l'informatique. Le sien... la télé-réalité. 

Elle m'attendait à mon arrivée, un sourire débile illuminant son visage. Qu'est-ce qu'elle me voulait encore ? 
- J'ai une surprise pour toi Antoine ! me fit-elle.
Elle me tendit un vieil ordinateur portable poussiéreux. Du genre qu'on en n'avait pas vu depuis une éternité et qui pouvait valoir une petite fortune sur internet.
- Le temps que Noël arrive pour que tu en aies un neuf, tu devrais utiliser celui de ton père !
- Ah oui ? fis-je en essayant de garder un air peu intéressé.
Je pris l'appareil en question. Il était lourd, comme tous les vieux PC de l'époque. S'il pouvait véritablement marcher, ça serait un miracle.
- Super une antiquité ! Je suis super-content, je vais pouvoir faire de la super-archéologie mécanique en le disséquant ! Super !
En vérité, j'étais très excité d'avoir entre mes mains l'ordinateur de mon père, mais je ne pouvais pas montrer ne serait-ce qu'une once de gratitude envers Amélie. Je me fichais totalement qu'il ait appartenu à cet homme que je n'avais jamais connu et que je ne voulais pas connaître. Tout ce qui comptait, c'est que s'il fonctionnait correctement, j'allais pouvoir le revendre et m'en acheter un bien plus perfectionné ! Vu la bête, j’allais forcément trouver un collectionneur sur le web qui allait me le prendre à prix d’or.

Je filai rapidement dans ma chambre, le seul endroit ou je me sentais chez moi. C’était mon petit havre de paix. Les murs étaient couverts de posters SubDigital, Star Wars: Les Derniers Jedis et Le Seigneur des Anneaux, des choses qui dataient de l'époque de mes parents et qui étaient aujourd'hui aussi ringardes qu'elles avaient été grandioses autrefois. J'allumai l'ordinateur, et grimaçai lors de l'apparition du logo Windows 10. C'était encore plus vieux que je ne le pensais ! L'ordinateur ne me demanda pas de mot de passe, ce qui fut étrange étant donné que, selon Amélie, mon père avait été un homme très prudent. Enfin bon, tant mieux pour moi. Le bureau ne contenait que deux dossiers à moitiés vides... alors que la mémoire de l'engin était saturée ! Les fichiers importants avaient dû être camouflés... Impossible de se connecter à internet, les méthodes de connections de la machines n'étaient plus du tout adaptées et tout était beaucoup trop vieux pour que mes connaissances ne me soient d'une quelconque utilité. Au bout de deux heures de recherche, j'arrivais tout de même à dénicher un dossier dénommé : « archives vidéos ». Une seule vidéo très courte m'était accessible, à cause de protection sans doute. Tans, pis, j’allais savoir m'en contenter... pour le moment. Je cliquai sur l'icône, et l'image d'un jeune homme blond apparut sur l'écran.

- Journal de Jérémie Belpois, élève de quatrième au Collège Kadic. 9 octobre...
Jérémie... ? Mon père quand il avait mon âge ?
- Il y a quelques semaines, je cherchais des pièces pour terminer mes petits robots. Impossible d'en trouver dans le coin ! Du coup, je me suis décidé à aller fouiller l'usine désaffectée, pas très loin du collège.
Pourquoi mon père aurait-il gardé une vidéo de lui adolescent, partant à la recherche de pièces pour petits robots ? Ça n'avait aucun sens et aucun intérêt ! Je ne le croyais pas capable d'avoir des activités aussi ridicules. Mais pourtant, je devais admettre que ça m’avait intrigué. La vidéo se bloqua soudainement, et un fichier texte apparut sans que je n'aie eu rien à toucher.

A : Bonjour. Comment vas-tu ?
Était-ce un bot ? Ou quelque chose comme ça ? En tout cas, l'excitation me tenait tout à coup et je m’empressai de répondre.
J : Bonjour. Je vais bien et toi ?
A : Les impressions d'aller bien ou d'aller mal me sont inconnues. Je ne peux par conséquent pas te répondre.
Peut-être que c'était une intelligence artificielle. Ou quelque chose du genre. Je vis que la fenêtre était intitulé « Alpha ». Quel étrange nom...
A : Tu n’es pas Jérémie.
Je tapai rapidement sur le clavier, voulant à tout prix en savoir plus. Cette… personne (?) avait connu mon père.
J : Non. Jérémie est mort.
La réponse mit du temps à apparaître. Alpha ne devait pas s'être préparé à cette réponse.
A : Je me sens… étrange. Comme si un de mes fichiers avait disparu. Est-ce normal ?
J : Oui. C'est de la tristesse.
A : Qu'est-ce que cela veut dire ?
J : Quand on se sent mal, c'est parce qu'on est triste. Et on est triste parce que quelque chose de pas très bien est arrivé.
A : Cette conversation est intéressante, je collecte beaucoup de connaissances. Mais je ne peux me résoudre à parler avec un inconnu. Qui es-tu ?
J'hésitai un instant. Ne risquait-il pas de couper la conversation si je lui dévoilais mon identité ? Autant tenter le tout pour le tout...
J : Je suis le fils de Jérémie.
A : Il m'a souvent parlé de toi. Mais tu es censé être un jeune enfant. 
J : C'est normal, personne n'a jamais utilisé cet ordinateur depuis la mort de mon père.
A : Je vois. Est-ce triste aussi ?
J : Tu peux être triste d'avoir été abandonné oui.

L'ordinateur s'éteignit subitement. Plus de batterie sans doute.
- Amélie! Il est où le chargeur ? me mis-je a crier.
- Le quoi ? me répondit-elle depuis la cuisine.
De toute évidence, elle ne savait pas ce que c'était, et elle n'avait pas celui de cet ordinateur... Restant assis sur mon lit, fixant l'écran noir, je commençai à me dire que j'étais vraiment idiot. J'avais eu la possibilité de poser des questions personnelles sur mes parents à cette intelligence artificielle, et je ne l'avais pas fait... Il allait falloir que je trouve un chargeur, et vite ! Mais il pourrait aussi être une idée de visiter l'usine dont parlait mon père dans sa vidéo...

Le lendemain, je fis mon possible pour ne pas m'endormir en cours, ce qui fut bien plus difficile que je ne le pensais. Le repas arriva enfin, et je déjeunai avec Melvin, mon seul ami ici. Le problème, c'était que lui, pour le coup, c'était vraiment un gameur qui ne pensais qu'à jouer, jouer et encore jouer. Nos conversations étaient plutôt vides...
- Et alors que je finissais ma quête, je suis monté niveau 72 !
- C'est... hum... passionnant dis donc Melvin, dis-je sans écouter, en espérant qu'il change de sujet.
- Et toi, t'as pas eu trop de souci à cause de Jean ?
Je ne touchais pas à mon plat, le regard vide, répondant aux questions de mon ami sans être vraiment là, mon esprit étant resté dans l'ordinateur de la veille. Melvin avait les cheveux roux foncés, ce qui lui avait valu le pseudonyme de Ron, en hommage à la vieille saga  culte Harry Potter. Parfois je me disais que si ma vie était un roman, Melvin n'y juste tenu que le rôle du bon copain : assez sympa, mais pas très utile.
- Bof, je suis collé jusqu'à nouvel ordre... avec lui. On va faire des travaux d'intérêts généraux.
- Et bah mon pauvre, je n'aimerais pas être à ta place !
- J'aimerais pas être à la mienne non plus, répondis-je sans sourire.
Une jeune fille s'approcha de notre table, avec un grand sourire.
- Bonjour ! Je peux m'asseoir avec vous ?
Il était vraiment peu habituel que quelqu'un vienne se joindre à notre table, et encore moins une fille.
- Euh... bien sûr, fait comme chez toi » bredouilla «Ron ».
- Désolée de m'incruster, je suis nouvelle, dit elle avec un petit sourire gêné.

C'était une adolescente typique, c'est-à-dire banale. Dotée de longs cheveux blonds, elle portait aussi une jupe rose des plus ordinaires Si je devais la décrire à un ami, j'aurais sans doute utilisé l'expression : « elle est gentille ». Parce que c'était tout ce qui ressortait d'elle. Elle devait être gentille et idiote, point final. Je remarquai alors une espèce de peluche en forme de personnage d'animé japonais qui était accrochée à son sac fuchsia. Sans doute le stéréotype de la fille japan-lover... Je méprisais totalement ce genre de personnes se croyant originales parce qu'elles dessinaient des mangas insipides, comme des centaines d'autres.
- Qu'est ce que tu as bien pu faire pour te retrouver dans cet enfer ? demanda le gros rouquin.
Il était vrai que pour se retrouver à Kadic, il fallait vraiment le chercher. C'était un peu l'établissement de la dernière chance, le dernier endroit où on pouvait être accepté. Les gens ici étaient pour la plupart des cancres, ou des racailles de la pire espèce. Trouver une fille comme elle ici, c'était assez inattendu. La jeune fille réfléchit quelques instants à la question, beaucoup plus qu'il ne serait normalement nécessaire.
- Eh bien... je rêve trop. Je passe mon temps à imaginer des histoires ou à dessiner au lieu de travailler. Ma mère pense que ce n'est pas très bien, ils ont cherché une école plus adaptée, et me voilà ! Oh, mais je ne me suis pas présentée, je m'appelle Ambre, et vous ?
Ah ! J'avais tout juste ! Melvin avait la bouche pleine, c'était donc à moi que revenait la lourde tâche des présentations.
- Moi c'est Antoine. Et lui là c'est Melvin. Mais tu peux l'appeler Ron. Je peux te demander ce qui te pousse à te joindre à deux cas sociaux comme nous ?
J'aurais aimé rajouter « Et à interrompre notre conversation ? » mais je ne pense pas que cela aurait été gentil pour cette pauvre simplette d'esprit.
- Eh bien, les autres personnes ne me parlent pas vraiment ici, personne n'est comme moi. Je me suis dit que ceux qui subissent le même traitement seront sans doute plus sympathiques. Ah, et encore désolé si j'ai coupé votre discussion...
- Non, c'est pas grave. Dis Ron, t'as pas quelqu'un dans ta famille qui s'y connaît en vieille informatique ?
Il finit d'avaler brillamment son déjeuner, avant de me répondre :
- Non désolé. Dans ma famille ils touchent pas du tout à ce genre de truc, me dit-il avant de bailler.
- Antoine, si tu veux je peux... je peux peut-être t'aider, commença Ambre.
Je grognais mentalement à l'idée de laisser cette étrangère toucher à une de mes affaires et ne répondais donc pas. Le reste du temps de midi fut finalement très silencieux, jusqu’à la sonnerie annonçant le début des cours.
Je saluais vaguement Ambre et Ron avant d’enfiler mon sac et de me rendre à ma salle de math. Ce repas n'avait eu que peu d'intérêt de toute façon. J'espérais secrètement que cette Ambre ne revienne pas à notre table. Elle faisait partie de ces gens « normaux » avec qui je n’avais rien à dire. Je tolérais Melvin, parce que dans un sens, lui aussi était un paria. On se moquait de lui à cause de sa grosseur, de sa rousseur et de son côté geek prononcé.

Ce qui était sûr, c’est qu’il ne me restait que trois heures de cours. Ensuite… heure de colle avec Jean. Et ensuite ? Et bien j’allai partir explorer cette fameuse usine.

???


Le sous-directeur avait attendu patiemment la fin de la journée pour se décider. Enfin, pour lui, être patient, c'était trembler de tout son long. Son entretien avec les deux élèves du cours de madame Boulanger l'obsédait. Réussir à effrayer les élèves, c'était quelque chose de vraiment fatiguant et il n'avait pas l'impression que cela ait bien marché avec Jean Schmidt. Un vrai petit rebelle celui là. En temps normal, il l'aurait fait exclure rapidement pour ne pas perdre la face mais il avait fait une découverte beaucoup trop intéressante pour se le permettre. Comment avait-il pu passer à côté de ça ? Le nom de famille aurait dû lui sauter aux yeux !
- Belpois. murmura t-il.
C'était vrai qu'il ressemblait beaucoup à son père. Beaucoup trop à son goût. Il était scolarisé depuis cette année à Kadic, ce qui pouvait expliquer qu’il ne l’ait pas repéré avant. Il retourna rapidement à son bureau, respira un bon coup et composa le numéro de téléphone qu'il n'avait pas osé appeler depuis de très longues années.
- Bonjour monsieur le Directeur, c'est monsieur Poliakoff a l'appareil.
Sa voix tremblait, et le reste de son corps suivit rapidement quand la voix de son interlocuteur se fit entendre.
- Je suis votre sous directeur si vous ne vous en souvenez pas... Oui, à l’ensemble scolaire Kadic…
Il avait tout à coup une envie de raccrocher, mais se retint. Il était un adulte désormais. Un adulte respectable.
- Oui, je sais, je ne dois vous appeler qu'en cas d'urgence, mais j'ai peut-être une information qui vous sera utile... J'ai pour élève cette année un certain Antoine Belpois... Je savais que ça vous intéresserait ! Très bien ! Je vous tiendrai au courant ! Euh non, mon nom est Nicolas...
Le Directeur lui avait donné des instructions très simples : surveillez ce garçon de très près, ne pas prendre d’initiative à son sujet et surtout de le rappeler au moindre comportement… étrange. Pourquoi prendre autant de disposition au sujet d’un seul gamin ? Nicolas Poliakoff souhaitait en son fort intérieur ne jamais connaître la réponse.


Chapitre Deux : Ambre et Ombre

*Ambre*


Je m’appelle Ambre et j’ai toujours vécu seule. Enfin… ce n’est pas tout à fait vrai, mais bon passons. Mon monde, mon univers se réduisait à la maison de ma mère. Une grande maison silencieuse où nous n’étions que toutes les deux. Je ne sortais jamais. Maman elle-même ne sortait que très peu. L’Extérieur était dangereux, me racontait-elle le soir. Tout plein de gens mal intentionnés qui voulait me faire souffrir. Il valait mieux rester ici en sécurité. Et vu que j’étais jeune et que je n’avais jamais rien connu d’autre, j’étais d’accord. Comment pouvais-je critiquer, sans éléments de comparaisons ?

Je ne peux pas dire que j’ai été malheureuse, ce serait mentir. Ce mode de vie, bien que particulier n’avait rien eu de désagréable durant les premières années. En tant qu’ancienne enseignante, elle savait comment me faire travailler, tout en me laissant m’amuser. Mais je m’amusais seule, et ma voix était l’unique voix qui résonnait à travers ces pièces trop grandes pour une seule petite fille.

Et puis elle est arrivée. Je ne saurai plus dire quand, ni comment, mais au cours du temps, une autre voix se joint à la mienne. Un autre rire aussi. Je l’avais appelé Ombre. Elle était comme moi, mais en différente. Comme moi, mais en mieux. Quand j’avais peur d’explorer le grenier, elle me prenait la main avec assurance et s’exclamait :
- Ne t’inquiète pas, s’il y a des monstres, c’est de nous qu’ils auront peur !
Je savais pertinemment qu’elle n’existait pas. J’avais lu une histoire où le héros s’inventait un ami imaginaire. Et bien c’était ce que Ombre était: une amie imaginaire. Mais même au-delà de ça, c’était presque ma sœur jumelle, mon reflet, ma moitié. Nous partagions tout. Nous vivions les mêmes aventures. Maman n’appréciait pas trop, mais se décida à jouer le jeu et installa une troisième assiette pour Ombre.

Ce fut les jours heureux. Des jours pleins d’aventures, de rigolades. Nous adorions lire aussi, l’une à côté de l’autre.Puis un jour… quelque chose changea. En regardant par la fenêtre, j’ai aperçu deux écoliers se rendant à l’école. D’abord, je commençai par les plaindre. Mais une obsession se mit à grandir en moi. Je les observai chaque matin, et me rendis vite compte qu’ils ne semblaient pas malheureux. Maman m’avait pourtant dit à quel point l’école était un endroit horrible.

- Obligés d’aller à l’école ? Les pauvres ! Mais comment leurs parents peuvent-être aussi méchants avec eux ? dis je a voix haute, comme pour me convaincre.
- Tu es sûre de ce que tu dis ? me répondit alors Ombre.
- Évidemment ! On est bien mieux à l’Intérieur !
- Si Rusty était resté avec ses maîtres bipèdes dans sa maison, il ne serait jamais devenu Etoile de Feu. Si Harry Potter était resté chez les Dursley, il n’aurait jamais vécu toutes ses aventures. Si…
- Ombre ! Tout ça, ce sont des histoires de fiction ! Ça ne représente pas la réalité !
- Comme tu veux, fit-elle en disparaissant.

Elle pouvait apparaître quand bon lui semblait, et quand elle faisait la tête, elle pouvait très bien refuser de me parler pendant plusieurs jours. Cette fois-ci, elle ne vint plus à ma rencontre pendant trois longues semaines. Pourtant, ses paroles avaient fait mouches dans ma tête, et les deux écoliers devinrent rapidement une obsession. Chaque matin, je les regardais partir à l’école, et chaque soir, je les regardais rentrer chez eux. Ils n’avaient pas l’air malheureux, ce qui me perturbait énormément.

- Finalement, tu me repousses, mais c’est toi qui regarde à travers cette fenêtre.
- Ombre ! Tu es revenue !
- Je ne suis jamais partie.
J’avais envie de la serrer dans mes bras, ce qui était bien sûr impossible, étant donné qu’elle n’était pas réelle.
- Tu as réfléchis ?
- Oui.
- Alors ?
- Je… Je ne sais pas.
- Il faudrait essayer de sortir au moins une fois pour en avoir le cœur net.

Je trouvai l’idée finalement pas bête et même intéressante. Et après tout… pourquoi pas ? Ne pourrais-je pas tenter, juste pour quelques jours, afin de satisfaire cette curiosité naissante ?
J’allai donc aussitôt en faire part à ma mère, dont la réaction fut plus que surprenante. Elle s’énerva rapidement, se mettant dans un état dans lequel je ne l’avais jamais vue, me demandant où j'allais donc chercher des idées pareilles, qu’elle se faisait suer pour me protéger et que je voulais tout réduire a néant.

C’est ce jour-là que j’ai compris qu’elle faisait ça uniquement par égoïsme. Elle ne voulait pas me protéger, elle voulait juste ne pas être seule. J’étais son dernier rempart contre la solitude. Elle n’avait pas de reflet comme moi. Elle, était véritablement seule.
- Ça se trouve, il n’y a aucun danger dehors, me disait cette dernière. Et si on ne se bat pas, on ne le saura jamais.
- Se battre ? Contre… Contre maman ?
- Ambre. Ce n’est ta vrai mère.
J’avais essayé d’enfouir cette idée dans ma mémoire, mais Ombre l’avait retrouvé. C’était un souvenir, un songe presque, d’une autre vie, une autre famille. Et maman n’y figurait pas. j’ignorais si c’était la réalité, je préférais ne pas me prononcer. Ma sœur imaginaire n’était pas du même avis.

- Et même si c’était le cas, le rôle des parents est de protéger leurs enfants. Pas l’inverse. Comptes-tu rester toute ta vie ici, à tenir le rôle d'infirmière, de jouet et de chien d’appartement ? La vraie vie t’attends, Ambre. Elle nous attends. Et elle est derrière cette fenêtre.
Ainsi convaincue par ma seconde moitié, je commençai ma lutte pour gagner l’extérieur. On aurait pu aussi appeler ça crise d’adolescence sans doute. Je ne voulais pas être trop méchante avec Maman, mais mon reflet me contredisait, me remettait sur la « bonne voie » selon elle. Le début fut une grève de la faim. Gandhi avait bien réussi à faire plier les anglais, j’étais donc confiante quant a mes chances de réussite. Mais… je n’ai tenu que quelques heures après quoi j'avais couru dans la cuisine manger en cachette. Ombre, debout devant moi, me lança en soupirant :

- Cela ne prouve qu’une chose : tu manques de conviction. Si tu veux rester enfermée toute ton adolescence, libre à toi. Mais tu vas rater quelque chose.
Avalant un morceau de chocolat, je lui demandai :
- Dis Ombre… C’est comment dehors ?
Elle se rapprocha de la fenêtre, et regarda de l’autre côté d’un air mélancolique. Je ne l'avais jamais vu aussi sérieuse. D'habitude elle était toujours à parler légèrement ou à me dédramatiser.
- J’en sais pas plus que toi. Je suis dans ta tête, je te rappelle.
Je n’avais jamais sérieusement réfléchi à Ombre. A qui elle était, à ce qu’elle était. Cela faisait longtemps que je ne parlais plus d’elle à maman et que nous ne mettions plus de couvert pour elle à table, mais pourtant elle demeurait présente à mes côtés. Elle devait être une sorte de conscience, comme le Grillon-qui-parle dans Pinocchio.
- Bon. Je te promets de faire des efforts pour qu’on sorte.
Et je comptais bien tenir parole. Ce fut la guerre avec ma mère pendant plusieurs longues années. Quelque chose s’était brisé entre nous, et nous n’étions plus proches comme avant. C’était à peine si on s’adressait la parole.

Je quittais aussi le monde des livres pour gagner celui des ordinateurs. J’en avais trouvé un vieux dans le grenier, et je m’amusai avec. J’arrivai à me connecter à l’internet du voisin, et gagnait de nouvelles connaissances sur le monde extérieur. J’évitai d’interagir avec d’autres personnes sur le web, me contentant s’observait. Même virtuellement, j’étais timide. Ayant beaucoup de temps à perdre, je me mettais aussi à lire des tutoriels pour apprendre à mieux me servir de mon nouvel outil. Rapidement, j’en prenais le contrôle.
Maman refusait de céder. Ombre évoqua la possibilité de fuguer, mais c’était au-delà de ce dont je me sentais capable. Finalement, un jour..
Elle me convoqua dans sa chambre, au rez-de-chaussé. Elle était en robe de chambre et pleurait à chaudes larmes.
- Ambre… je ne comprends pas… pourquoi fais-tu ça ? Pourquoi tu ne veux pas rester ici avec moi, ta mère ?
- Parce que tu n’es pas ma mère.
Les mots sortirent froidement de ma bouche,mais pourtant ce n’était pas moi qui avait parlé.
- Comment… comment sais-tu ?… Oh et puis, peu importe. Tu as gagné.Tu iras au lycée Kadic, comme moi à ton âge. Je ma lave les mains de ton destin, jeune fille.

La victoire était amère. Cela aurait dû me rendre heureuse, mais il m’était impossible de simplement sourire. Je me rendais compte de ce que j’avais fait, et je culpabilisais. Mais ma conscience me dit alors de ne pas m’en faire, que dans la vie, il fallait savoir faire des sacrifices. Maman promit de m’inscrire après les vacances d’octobre. J’étais si excitée ! Je crois que je suis restée éveillé chaque nuit pour parler avec Ombre de mes espérances, de mes craintes à propos de ce nouveau départ. Elle me rassurait, m’assurant que tout se passerait bien, et je finis par la croire.
Et le jour tant attendu arriva. Le matin, je fus debout à l’aube, prête et enthousiaste. Ma mère tenta une fois encore de me raisonner, mais je m’y étais préparée, ses arguments tombèrent donc à l’eau. J’insistai aussi pour aller en cours à pieds. Je fis mes premiers pas seule à l’extérieur. J’étais bien déjà sortie, mais la présence étouffante de Maman m’empêchait de pleinement en profiter. L’air frais me caressait le visage, et j’entendais le chant des oiseaux du matin. C’était presque un rêve éveillé. Je ne m’étais jamais sentie aussi libre. J’avais envie d’hurler, de courir, de chanter même !


Sur le chemin, je croisai les deux enfants que j’avais observés pratiquement tous les matins avec fascination pendant tant d’années. J’accélérai le pas pour les rattraper, en leur lançant un joyeux mais timide :
- Bonjour ! C’est une très belle matinée, vous ne trouvez pas ?
Ils me regardèrent bizarrement.
- Euh… ouais sans doute.
Je ne comprenais pas où était le problème, mère m’avait pourtant enseigné que la politesse était des plus importantes.
- Cela va être mon premier jour à Kadic, et je suis un peu perdue, puis je vous accompagner jusqu’au lycée, s’il vous plaît ?
Les deux ados regardèrent, j’avais l’impression d’être une extra-terrestre.
- Ouais… si tu veux.
Et sur le chemin, ils se remirent à parler de leur jeu en ligne. J’étais devenue totalement invisible ! Je tentai par deux fois de revenir dans la conversation, mais ils m’ignorèrent, purement et simplement ! Heureusement, nous arrivâmes au bout de quelques minutes à Kadic. Je signalai ma présence à un vieux surveillant qui devait bien avoir plus de la soixantaine.
- Ah, c’est toi la nouvelle. Ambre Delmas, c’est ca ? Et donc tu serais la fille d’Elizabeth Delmas ? M’sieur Poliakoff m’a parlé de toi.
- Oui, c’est moi ! Fis-je, toute sourire.
- Bon, viens, je vais te conduire à ta nouvelle classe. Demande à un de tes camarades de te faire visiter, et soies la bienvenue ici.
Je le remerciai chaleureusement et le suivis jusqu'à la salle où j'aurais ma première heure de cours où j’allais pouvoir étudier l’histoire. Je trouvai ce pion assez sympathique, malgré son drôle d’aspect avec son pansement en plein milieu de la joue et son bandeau. Mais bon, rien n'aurait pu détruire ma joie d’assister à un cours, un vrai. Avec un véritable professeur, et d’autres élèves. L’enseignante était une débutante, et ce que je pouvais deviner rien qu'en voyant le chahut dans la classe. Elle tenta tout de même de calmer les élèves pour mon arrivée.

- Silence je vous prie ! Voilà donc Ambre Delmas, votre nouvelle camarade. Ambre, vous vous assiérez à côté de Steve.
Elle me conduisit jusqu'à ma table, tout au fond dans un coin. Le dénommé Steve devait avoir redoublé plusieurs fois, car je lui trouvai un air étrangement adulte, alors que nous étions sensés avoir tous entre 15 et 16 ans. La façon dont il me regardait me mit rapidement mal à l’aise. Bon, comme je l’avais lu dans un livre, il ne fallait pas se fier à la première impression. Peut-être que la cohabitation allait être agréable. Je lui demandais discrètement :
- Tu n’aurais pas les notes des cours du mois de septembre pour que je rattrape ?

Il ne me répondit pas et continua à me dévisager en souriant bizarrement. Les minutes passèrent. J'apprenais pleins de choses, mais l'enseignante parlait trop vite pour que je puisse noter tout ce qu'elle dise… Comment pouvait donc faire les autres élèves ? Je regardais autour de moi et découvrais avec surprise que j'étais la seule à véritablement prêter attention.
-Tu m’files ton num’ ? m'interpella soudainement mon voisin.
Intriguée, j'écrivais rapidement « c'est quoi un ''num'' ? » dans le bord de mon cahier en essayant de ne pas manquer un seul mot du cours.
- Ben ton numéro de portable !
Oh. Je ne le connaissais pas par cœur, et il aurait fallu que je sorte mon téléphone pour le chercher. Je ne l'avais reçu la semaine dernière après l’avoir commandé sur internet sur les conseils d’Ombre. J’avais eu un peu honte de prendre la carte bancaire de maman sans la prévenir, mais nous n’étions plus à ça près. En revanche, il me semblait que je n'avais pas le droit de l'utiliser dans l'enceinte de l'établissement. J'écrivais juste « plus tard, désolée! » en espérant qu'il ne le prenne pas mal.
- Allez maintenant, fais pas ta pute quoi !
Ne pouvant répondre à sa demande, je choisissais de l'ignorer pour le moment. Ce n'était pas très gentil mais... je n'avais pas vraiment d'option. Et puis le cours m'intéressait trop pour que je puisse continuer à en rater des passages. Steve s'impatientait et quand il en eu assez que je ne lui réponde plus, il prit mon cahier et le jeta par terre. C'était une étrange manière de demander de l'attention cependant… je supposais que c'était la manière habituelle, après tout le seul autre exemple que j'avais, c'était maman et j'avais vite compris que ce n'était pas une personne normale. Au moment où je me penchais pour ramasser ce qu'il avait fait tomber, il prit ma trousse et la fit glisser sous une table voisine.
- Quand je parle, j'aime bien qu'on me réponde, ok la nouvelle ?
Il avait soudainement l'air menaçant. Ombre apparut à mes côtés et me murmura à l'oreille.
- Attention Ambre, si tu n'es pas prudente tu pourrais vraiment t'attirer des problèmes. Quelque chose me dit que ce n'est pas simplement un dernier de la classe.
J'avais envie de lui répondre, mais je me rappelais que j'étais la seule à pouvoir l'entendre. Par conséquent, je regardais mon voisin, lui fit un petit sourire et m'excusa :
-Pardon, j'étais trop prise par le cours et...
-Tu t'fiches de moi, c'est chiant à mort ! m'interrompit-il d'une voix de plus en plus brutale.

J'étais soudainement très intimidée. Ce garçon était assez imposant et… m'effrayait un peu. Je n'avais jamais eu de contact avec quelqu'un d'extérieur à ma famille avant, peut-être avais-je fait quelque chose de mal ?
- Je… je suis vraiment désolée...
Il eut un sourire effrayant. Il s'était rapproché de moi. Je pouvais sentir son souffle. J'étais habitué aux senteurs agréables de chez moi, alors cette odeur agressive me donnait la nausée.
- Il y a un moyen pour te faire pardonner tu sais...
Nous étions au fond de la salle. Personne ne nous regardait. Pas même l'enseignante. Et il y avait tellement de bruit et d'agitation que personne ne faisait attention à nous. Je sentais sa main gauche se poser sur mon postérieur pendant que sa droite se rapprochait de ma bouche pour m'empêcher de crier.
- Un moyen très très simple...
Personne ne nous regardait. Personne. J'étais sans défense, il faisait au moins deux fois mon poids. Mon cœur battait à toute vitesse. Mes yeux allaient de droite à gauche, espérant croiser le regard d'un de mes camarades mais encore une fois, personne ne nous regardait.
Personne sauf Ombre.
- Ferme les yeux, chuchota t-elle d'une voix douce et rassurante.

***


Steve était plutôt content. Tout de suite quand il avait aperçu la nouvelle, il s'était dit : « celle là, j'me la fait. » Et quoi, trente minutes plus tard même pas il lui glissait sa main dans la jupe pour lui peloter les fesses. Un record, même pour lui ! Bon, il devait admettre qu'il devait une fière chandelle à la prof. Premièrement pour être tellement merdique qu'aucun élève n'allait entendre ce qui se passait au fond. Deuxièmement, pour l'avoir installé à côté de lui. C'était comme lui offrir un cadeau de Noël et il se faisait une joie de le déballer.
Non franchement elle était trop bonne celle là. Le style innocent/fille sage, ça le faisait toujours craquer. D'abord parce que elle se défendait rarement, et surtout parce que la plupart du temps ça devenait de vrai salope par la suite.
Il eut un sourire malsain. N'empêche il était en train de la tripoter en cours. En cours quoi ! Ça c'était quelque chose dont il allait pouvoir se vanter !
Et alors qu'il s'imaginait déjà l'emmener dans les toilettes après le cours pour finir son affaire, il remarqua que quelque chose avait changé dans la jeune fille. Depuis son entrée en classe, il lui avait trouvé un air d'animal sans défense, la personne parfaite à confronter au grand méchant loup. Mais maintenant il avait l'impression que le prédateur se trouvait en face de lui et le regardait de ses yeux perçants. Maintenant, il avait l'impression que c'était lui la pauvre créature inoffensive
La nouvelle se rapprocha très prêt de son visage. Au début il se dit qu'elle avait bien caché son jeu et qu'elle allait l'embrasser mais ses espoirs laissèrent place à une certaine terreur quant elle pointa un crayon juste devant son œil.

-Tu vas retirer ta main tout de suite où alors tu vas finir borgne, dit-elle d'une voix d'un calme terrifiant.
- T'oserai pas, lui répondit Steve sans être vraiment sur de lui.
Sa voisine lui fit un sourire, dévoilant toutes ses dents blanches qui la rendait autant magnifique que ça lui donnait un air de carnassier.
- Tu veux jouer ton œil là dessus ?
Automatiquement, les mains de du jeune homme revinrent sur la table. Il n'osa plus jeter un seul regard à sa terrifiante et sublime voisine. Quand la sonnerie fini par arriver, il la regarda néanmoins partir en marmonnant :
- Celle là… il me la faut.

Ambre


Je m'étais réfugiée dans les toilettes. C'était donc ça l'extérieur ? Des gens qui… qui abusaient de votre confiance ? Je me lavais le visage pour essuyer mes larmes. N'importe quoi aurait pu m'arriver et pas un seul de mes camarades n'auraient remarqué quoi que ce soit. Ni même l'enseignante ! Pourtant c'était une adulte ! N'était-on pas censé faire confiance aux adultes ?
- Chut… Calme toi Ambre. Tu es tombé sur une mauvaise personne, mais ça ne veux pas dire qu'il n'y en a que des comme ça ! fit Ombre.
Je me relevais et lui faisait face.
- Tu… tu crois ?
- J'en suis persuadée ! Bon… c'est vrai que c'est dommage que ça commence comme ça, mais la journée n'est pas encore terminée ! C'est pas encore le moment de baisser les bras ! On ne s'est pas autant battu pour abandonner dès le premier obstacle !
J'essuyais l'eau qui ruisselait sur mon visage et hochait la tête en reniflant. Elle avait raison. Steve était… quelqu'un d'abject. Mais… dans les livres que je lisais, il y en avait aussi des… méchants. Malgré ça, il y avait tout de même beaucoup de gens normaux. Je n'avais qu'à mieux chercher. Cependant un point d'ombre restait encore à élucider.
- Comment tu as fait ça ? Comment tu as fait pour… me contrôler ?
Pour la première fois, elle eut l'air surprise, voir même troublée. J'étais habituée à la voir confiante, c'était très étrange.
- Je ne sais pas vraiment. Ce n'est pas important. Ce qui compte c'est que tu sois saine et sauve.
- Merci. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi. Vraiment, merci d'être là.
Elle baissa les yeux. Gênée, peut-être.
- Je… De rien.

Les deux autres heures de cours furent sans histoire et je ne recroisais pas Steve. Vu la façon dont mon reflet l'avait calmé, il ne risquait pas de revenir à la charge de si tôt. L’heure du repas arriva enfin, mais la question fut de trouver des gens avec qui déjeuner, je ne comptais absolument pas manger seule. C’était donc au milieu d’une cafeteria que j’errais pour trouver des visages amicaux. Les moins agressifs que je trouvai furent ceux de deux jeunes garçons seuls prenant une table entière. L’un d’eux était roux, mais ce ne fut pas lui qui attira mon attention, mais le blondinet assit en face de lui. Je fis mon meilleur sourire et demandai :
- Bonjour ! Je peux m’asseoir avec vous ?

La conversation fut sympathique. Ombre avait eu raison, j'étais tombée sur la mauvaise personne. Cependant j'eus l'impression d'un peu les agacer, surtout Antoine. En même temps, je le comprenais : je venais à leur table sans les connaître et j'imposais ma présence, c'était terriblement impoli. Ce fut tout de même agréable et c'était très aimable de leur part de m'accepter.
L’après midi fut pire que tout. Je terminai les cours à six heures, et pendant tout ce temps, personne ne m’adressa la parole. Pas un petit mot, rien du tout. Même Ombre fut silencieuse, sans que je comprenne pourquoi. Elle qui était d'habitude si bavarde… Cela eut pour effet de me déprimer totalement… Je me retins de pleurer lors du dernier cours. Lorsque je sortis du lycée, j’avais les yeux rouges. Je ne voulais pas que mère me voit comme ça, elle allait me faire la morale, avec la phrase typique : « Je te l’avais bien dit ! ». Je commençai donc à errer dans les rues de la ville. La nuit était déjà tombée. J’étais désormais sur un pont, devant une vieille usine.

Assise sur un banc, je me mis à regarder les étoiles. Qu'est-ce qu'elles étaient belles… Je ne les avais jamais vu de l'extérieur, et c'était sans aucun doute le plus beau spectacle qu'il m'avait été donné de voir.
- C’est magnifique… dis-je doucement.
Ombre était à côté de moi, comme toujours, et songeuse comme elle l'avait été toute la journée. Qu'est-ce qui pouvait bien se passer dans sa tête ? Pourquoi refusait-elle de me parler ? Je voyais bien que quelque chose la tracassait, et j'étais prête à l'aider, si seulement elle me le demandait !
- Ombre... commençais-je avant de m'arrêter. Car des ombres il y en avait sur le sol. Près d'un des lampadaires, trois personnes me regardaient en ricanant. Celui du milieu était Steve, et les deux autres étaient du même calibre que lui.
- Alors la nouvelle, tu vas encore me menacer avec un stylo ?
Ils se rapprochaient de moi, commençant à m'encercler. Il n'y avait aucun endroit où je pouvais m'enfuir à part sauter du pont, et c'était hors de question.
- J'espère que t'as mieux cette fois, sinon...
Je ne lui laissais pas le temps de finir sa phrase. Foutue pour foutue…
- Non ! Ne… ne m’approchez pas ! A l’aide !


Spoiler

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Dernière édition par Pilorde le Dim 26 Mar 2017 21:17; édité 6 fois
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monkeydieluffy2 MessagePosté le: Sam 02 Jan 2016 18:05   Sujet du message: Répondre en citant  
[Je suis neuneu]


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Localisation: Devant mon ICLW
Salut

Chapitre 1 :
Je trouve rien à redire cependant comment sa tante a eu l'ordinateur et pourquoi elle ne savait pas ce que c'était un chargeur?

Chapitre 2 :
Je me suis amusée surtout quand Ombre a pris possession de Ambre pour calmer Steve, mais cependant ta fic part dans un contexte paranormal ! ?

Mais comment Sissi a pu apprendre la politesse et avoir une fille qui veut travaillé hors Sissi regardait des magazines en plein cours ou regardait par la fenetre ?

Maintenant il y a quelque chose qui me chiffone qui est ce mystérieux Surveillant ? Jim ?

J'attends le chapitre 3 avec impatiente.
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Lien de téléchargement de la 2.0 :
https://drive.google.com/file/d/0B2rCcFh7qvfnb280UkpSUS1QNm8/view?usp=sharing


Toutes les news sur la page officiel de L'ICLW : https://www.facebook.com/ICLWbymonkeydieluffy2/


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Atab MessagePosté le: Sam 02 Jan 2016 21:52   Sujet du message: Répondre en citant  
[Manta]


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Messages: 563
Localisation: à Khelqeupare
Me revoili, me revoila (oui oui, je suis déjà venu... mais si, pour la V1 Wink)

Alors déjà, très peu de différences pour l'instant avec la V1, sauf les indications qui ce trouvent être déjà explicités dans les spoilers ^^

Ensuite, je trouve que ta fic est mieux amenée que la precédente, dans le sens où "l'enrobage" est plus conséquent (ie tout nous balance pas le scénar tout cuit comme tu l'as un peu fait a la fin de la V1) après, reste à voir la suite puisque c'est là où j'ai commencé à ne plus trop suivre Mr. Green
Spoiler


Que dire de plus désormais que .... Continue de nous montrer les nouveaux chapitres WinkWink

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Pilorde MessagePosté le: Dim 03 Jan 2016 18:13   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Localisation: Perdu dans le néant
Bonjour bonjour !

@monkeydieluffy2

Citation:
Je me suis amusée surtout quand Ombre a pris possession de Ambre pour calmer Steve, mais cependant ta fic part dans un contexte paranormal ! ?

Et bien... non. C'est ce que j’appellerais personnellement du bullshit psychologique. Ambre n'est pas hantée et Ombre n'est pas un fantôme ou quoi que ce soit du genre. Je pense qu'on peut simplement dire que @mbre souffre de sérieux problèmes mentaux. Ça se rapprocherait d'un trouble dissociatif de l'identité mais je ne m'y connais pas assez sur le sujet pour me prononcer plus en détail.

Pour tes autres interrogations... beaucoup de choses peuvent se produire en 25 ans ! (Bon, j'admets que ma réponse est une sorte de "ta gueule, c'est le futur" amélioré, mais ici c'est vraiment le cas.

@Atab
Les modifications vont devenir plus grandes au fur et à mesure, mais l'histoire restera la même. C'est comme tu dis son "enrobage" qui deviendra, je l'espère, de meilleure qualité. Comme tu l'as dit, les derniers chapitres de la V1 avaient été rushé et je tiens vraiment à rectifier le tir.

Merci beaucoup pour vos commentaires, voici sans plus attendre le chapitre 3, Exploration en collaboration !

Chapitre 3
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Modifications:
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Icer MessagePosté le: Jeu 14 Jan 2016 21:56   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


Inscrit le: 17 Sep 2012
Messages: 2127
Localisation: Territoire banquise
Bon allons-y pour la néo de Code Alpha... Le synopsis m'a immédiatement rappelé pourquoi cette fanfic ne m'a jamais emballé : Le coup des descendants qui reviennent faire pareil que leurs ainés, c'est rarement original (Jurisprudence Code Lyoko Génération, Star Wars VII). Mas bon tu as eu la motivation d'améliorer ton écrit, alors j'étais trop curieux de voir l'évolution.

Citation:
Depuis la privatisation du collègue Kadic, les sanctions étaient devenues beaucoup plus lourdes


J'ai un peu tiqué sur cette réflexion, parce qu'elle semble traduire une évolution par rapport à il y a 25 ans alors que Kadic était déjà un établissement privé, et que Delmas n'était pas vraiment le type le plus dur qui soit... Des précisions sur ce sujet ? Razz

Autre élément, comment est-il possible que le directeur et le sous-directeur semblent découvrir l'un de leur propre élève ?


Citation:
? C'était un peu normal que la perte de mon pc m'affecte : toutes mes recherches étaient dessus ! Tous les dossiers que j'avais commencés dès que je l'avais eu, réduits à néant !


Donc, si je comprends bien, le type qui se prend pour un génie, dans les années 2030, n'a pas été assez malin pour dupliquer ses dossiers ailleurs ?
Contrairement à ce que pensait Jean, Antoine s'est déjà peut-être achetée une vie imaginaire...


Citation:
Je me fichais totalement qu'il ait appartenu à ce vieil abruti que je n'avais jamais connu et que je ne voulais pas connaître.


Mais du coup, comment Antoine sait qu'il possède les qualités de son père sans les défauts ? Razz

Y a une raison au fait qu'Ambre vienne s'installer pour manger 47 secondes avant la sonnerie ? Parce que dans la partie Ambre, aucun motif de retard n'est donné donc bon... (a)


Citation:
Je savais que lui aussi avait été scolarisé à Kadic… se pourrait-il que ce vieillard l'ait rencontré ?

[...]

Cette fois, le pion avait capté toute mon attention. Je me relevais d'un bond avant de demander rapidement :

« Vous avez connu mon père quand il était à Kadic ? »

Je faisais un calcul mental dans ma tête. Papa avait sans doute été ici il y a… au moins 25-27 ans. Était-il véritablement possible que ce surveillant soit si âgé et travaille encore ?


Citation:
Il était désormais évident que mon cerveau était hors du commun. Ma rapidité de compréhension, mon génie…


Y a des trolls quand même ! Je me demande si c'est fait exprès qu'Antoine soit aussi con qu'il se dit intelligent, peut-être que tu as tout prévu en coulisse ! Nous verrons bien.

L'un des éléments scénaristiques les plus intéressants est sûrement d'avoir inclus Jean dans l'aventure. Le coup de la colle qui se transforme en aventure avec son meilleur ennemi c'est assez classique mais je n'ai pas souvenir que ça ait été tenté dans les fanfics de Code Lyoko, donc...

Je serai donc an rendez-vous pour la suite, bon courage Wink

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http://i.imgur.com/028X4Mi.pnghttp://i.imgur.com/dwRODrW.pnghttp://i.imgur.com/mrzFMxc.pnghttp://download.codelyoko.fr/forum/avataricer.gifhttp://i.imgur.com/h4vVXZT.pnghttp://i.imgur.com/gDzGjSF.pnghttp://i.imgur.com/x46kNev.png

« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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Pilorde MessagePosté le: Sam 05 Mar 2016 00:47   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 06 Jan 2013
Messages: 75
Localisation: Perdu dans le néant
Bonsoir ou bonjour si vous ne me lisez pas le soir ! Very Happy

Merci à Icer pour ton commentaire, j'y réponds plus en détail ici :

Spoiler


Et voici la nouvelle version du chapitre 4 !
Spoiler


Je ne vais plus lister les modifications, car j'ai commencé à réécrire intégralement les chapitres. Mais je peux annoncer pas mal de nouveautés que je pense enrichissante. Je n'aurai plus honte de faire lire Code Alpha à mes proches normalement ! ^^
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Ikorih MessagePosté le: Sam 16 Avr 2016 17:08   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1431
Localisation: Sûrement quelque part.
Ah mais en fait tu t'es fait abandonner sans com'...
...
Mieux vaut tard que jamais?

Au niveau des personnages, on a Ambre qui est clairement dépeinte comme naïve au début, en mode "Et si tout le monde s'aimait? 8D"...
Heureusement qu'il y a la fin! On la découvre même capable de méchanceté en fait, même si Ombre est tout autant dans la veine du conflit. Le contraste est en fait assez saisissant. On déplorera peut-être la non-subtilité de la romance avec Jean, mais après tout, on parle d'ados...
Du côté de Jean justement, on le voit forcément sur un jour beaucoup plus favorable qu'avec Antoine (qui a, disons, un avis très tranché sur les choses). Ces deux points de vue aident donc à construire le personnage et à lui apporter de la profondeur, ce qui est toujours souhaitable.
On finira sur Antoine justement (cet enchaînement) : ça m'étonne quand même que Lyoko ne l'impressionne pas plus que ça. On parle quand même d'un monde virtuel. Le terme de jeu vidéo est certes peu flatteur pour ce que c'est, mais visuellement, Lyoko reste impressionnant!

Globalement, dans le chapitre on croise quelques coquilles orthographiques, l'annonce des évènements de la backstory de la fic (Le SC rallumé en 2019 hein? Mr. Green), et un potentiel clin d'œil à la Genèse si ma mémoire est bonne ("l'interface de gestion de l'usine"). Je salue les mèches roses d'Ambre, je crois qu'elles n'étaient pas là au premier jet, et j'aime bien parce qu'on a moins l'impression du "Au fait tu es la sœur d'Antoine lol"! (oui je viens salement spoiler pour ceux qui commencent par cette version).

Néanmoins il y a des trucs qui me font un peu plus sourciller. Les avatars virtuels manquent un peu de description, et le fait qu'Antoine puisse savoir à quoi ressemble son casque est un peu bizarre quand même. Idem pour la mention des "sarcophages en fer", qui peut par contre être imputée au personnage : très peu probable que les scanners soient en fer! Surtout qu'ils auraient pu rouiller depuis le temps, Antoine est théoriquement assez malin pour le savoir...
Enfin, au niveau du lever de sourcil majeur : Ambre qui tape un processus de virtualisation au pif, really? Et qui trouve pile au bon moment que "oh tiens au fait si vous tombez dans la mer numérique vous mourrez"?
Et comment elle peut voir que Antoine ne remonte pas Jean? Les radars sont pas assez précis pour montrer que Jean se balance dans le vide, normalement...

Breef, t'as plus d'excuses pour pas envoyer la suite maintenant.
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"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

http://i81.servimg.com/u/f81/17/09/92/95/userba11.png
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Minho MessagePosté le: Lun 18 Avr 2016 03:22   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 29 Jan 2016
Messages: 88
*Remercie intérieurement Ikorih d'avoir fait remonter cette fanfic au sommet du sous-forum*

Je viens de tout dévorer donc autant commenter ! Et ça va être long vu tout ce que j'ai à dire, une analyse par chapitre, j'espère que je ne vais pas être trop pompant et que tu seras en mesure de répondre à toutes mes questions car il y en a quelques unes Rolling Eyes Mais avant, une petite mise au point personnelle, et donc subjective, sur les quatre héros principaux de ce récit. Je dis quatre parce que je considère Ombre comme une personne à part entière, aussi bizarre que cela puisse paraitre. Elle est tellement développée que je n'allais pas la rabaisser en la mettant de côté comme la « simple création mentale » que Ambre a imaginée. Il y a donc deux personnages que j'apprécie – que j'adore même – et deux que j'ai plus de mal à supporter. Tu verras très vite de qui il s'agit dans la suite de mon message Cool Mais ce n'est pas une mauvaise chose, loin de là ! Un scénario sans antihéros perd de sa richesse et, pour ce qui est du tien, on peut dire qu'on est servis ! Ils ne sont pas parfaits et c'est ça qui me plait. Ça aurait été facile de créer de nouvelles recrues bien lisses que tout le monde allait acclamer mais ça n'aurait pas été très réaliste vu que tout le monde a des défauts.

Un Vrai Génie
Découvrant l'intrigue car je n'ai pas lu la version originale, je dois avouer que cette intro est efficace vu que ça indique directement quelle genre d'histoire ça va être : une sorte de recommencement donc. Les premières lignes présentent le personnage d'Antoine Belpois qui est bel et bien le successeur de son père ! Heureusement, il n'est pas sa copie conforme et on remarque très vite qu'il est assez prétentieux. C'est vraiment cette part de sa personnalitée qui est privilégiée au début. "Contrairement à mon père, cet imbécile pourtant pourvu de nombreuses capacités qu'il a choisies de ne jamais utiliser, moi je ne resterai pas dans l'anonymat." => Cette phrase résume bien son complexe de supériorité. Il ne peut s'empêcher de se comparer à la figure paternelle. Est-ce qu'il a une raison particulière de détester son père ? Il n'a pas l'air de le porter dans son cœur vu qu'il l'insulte régulièrement. Est-ce que notre Einstein s'est montré particulièrement dur/trop exigeant avec son rejeton ? Peut-être que ce sera expliqué dans la suite mais sait-on jamais. Un flashback sur la relation entretenue par les deux génies serait énorme mais Antoine n'a pas l'air du genre à être nostalgique.

On en arrive à l'entrée en scène de Jean Schmidt. J'ai ri en voyant son nom complet (et celui de Madame Boulanger aussi), je me suis même dit « Bien fait pour sa gueule ! » Bon, t'as compris : je le trouve détestable, et ce, depuis sa première réplique. Je dois souligner que c'est vraiment bien joué de ta part de le présenter comme un ennemi alors qu'il va finalement être un des piliers de la suite. J'ai cru que ça allait être la version masculine de Sissi au niveau de l'intrigue. Au fait, ils ont des places attribuées en classe ou quoi ? Si ce n'est pas le cas, c'est particulièrent bizarre qu'ils soient voisins de table vu qu'ils se détestent. Pour finir sur lui, même si il a son caractère propre, je n'ai pu m'empêcher de lier une partie de sa personnalité avec deux héros de l'animé : Odd et William. Tu ne seras peut-être pas d'accord mais, pour moi, il a le côté fouteur de gueule de Della Robbia et l'aspect crâneur de Dunbar. Bien sûr, il n'y a pas que ça que j'abhorre chez lui but show must go on !

Bon point d'avoir brisé le cliché du geek qui se laisse malmener. Le coup de poing d'Antoine en est presque jouissif pour le coup. Et puis, il fallait bien un prétexte pour qu'ils rencontrent un premier opposant bien connu des lecteurs : Poliakoff. Il est assez peu utilisé généralement donc c'est cool qu'il soit présent, même si c'est très secondaire. Par contre, j'ai repéré une coquille : "Malgré sons aspect" il y a un s de trop. Pour conclure, style plaisant qui nous plonge bien dans le bain et qui permet de découvrir le fils de Jérémie : Antoine qui m'a beaucoup plu. Je me suis très vite identifié à lui (la focalisation aide pas mal) alors qu'il a un caractère complètement différent du mien. Je suis vraiment fan du geek parce qu'il a des opinions très prononcées sur tout ce qui l'entoure et c'est peut-être mon seul point commun avec lui.

Confessions Informatiques
Ça commence fort avec la révélation de la mort des parents d'Antoine ! « Les murs étaient couverts de posters SubDigital, Star Wars: Rogue One et Le Seigneur des Anneaux, des choses qui dataient de l'époque de mes parents et qui étaient aujourd’hui aussi ringardes qu’elles avaient été grandioses autrefois. » => J'ai bien aimé cette phrase mais, en même temps, elle m'a fait réaliser qu'on ne sait en fait que très peu de choses sur le monde futuriste dans lequel le groupé évolue, je trouve ça dommage... Sans faire un focus là-dessus, il y avait quand même moyen de nous donner quelques détails sur les avancées scientifiques et technologiques, la situation politique, les nouvelles références culturelles, la nouvelle mode, les événements (du genre catastrophes naturelles, attentats,...) qui ont marqué la société au cours des années,... Car c'est un de mes seuls reproches envers ton travail : on ne se rend pas assez compte que l'action se situe dans le futur. À quelques détails près, ça pourrait parfaitement se passer à l'époque des Lyoko-guerriers de base alors qu'il y a dû avoir pas mal de changement en 25 ans !

Pour en revenir à ce qui se passe dans cet épisode, je trouve que la relation avec sa "tante" aurait pu être un peu plus approfondie comme c'est la seule personne avec qui il vit au quotidien. Sinon, c'est habile d'avoir coupé la vidéo de Jérémie au moment décisif, la découverte se fait vraiment progressivement comme ça. L'IA Alpha est intéressante au point de vue scénaristique. Sinon, pourquoi avoir décidé de mettre Melvin complètement au deuxième plan ? Si Antoine traine avec, il doit quand même avoir plus de potentiel que le rôle de simple idiot de service que tu lui attribues...

Ambre et Ombre
On passe en mode cruche. Cette meuf est juste insupportable tellement elle est naïve/exaspérante/gnangnan/positivement ridicule. Bon, je dois reconnaître qu'elle est un minimum attachante mais seulement si le lecteur met sa testostérone de côté. Peut-être que c'est plus facile pour les lectrices (certains lecteurs aussi, ne soyons pas sexistes) de s'identifier à elle. Ce qui m'exaspère, c'est qu'elle manque vraiment de jugeote. Le coup de Steve en classe, c'est habile de ta part car cette scène est hyper malsaine. Et c'est intéressant de voir l'histoire de son œil de prédateur pendant un court instant. Recentrons-nous sur la gamine du groupe, c'est un peu la nouvelle Aelita (et encore, cette dernière est plus futée) vu que c'est la princesse qu'il faut secourir. En même temps, c'est un peu normal qu'elle ait des ressemblances avec la gardienne de Lyoko vu le lien de parenté qu'elle partage. Après l'avoir remerciée, je maudits d'ailleurs Ikorih – et toi tu vas me haïr avec ma ponctuation abusive – pour ce big spoil même si je m'en doutais un peu avec le coup des mèches roses.

Heureusement, il y a Ombre la badass. Elle tue tout, n'a peur de rien, bref A+ pour cette idée de génie. Ça semble logique qu'elle soit née dans son esprit vu que sa génitrice n'a qu'une seule véritable relation humaine pendant ses jeunes années et c'est avec Elisabeth (avec un s et non un z). Je regrette un peu la faible apparition de la fille du proviseur car on ne peut pas vraiment constater son évolution pour le moment. Sinon, le coté « découverte du monde extérieur » m'a assez plu, elle a pu réaliser que c'est devenu la jungle à Kadic... comme dans la vraie vie en fait, mention spéciale pour ce réalisme ! L'environnement scolaire est plus sombre que dans l'animé et tu m'as conquis avec la dangerosité de Steve !

Exploration en collaboration
Sympe de revoir ce bon vieux Moralès. Est-ce que l'on saura ce que sont devenus Ulrich/Yumi/Odd/William ou pas du tout ? J'aimerais bien savoir à quoi ils ressemblent dans ton univers fictif même si c'est une brève apparition. Thanks God pour la scène de baston bien maitrisée. Tu montres le côté lâche d'Antoine et tant mieux : ça aurait été trop prévisible si les deux avaient volé à son secours. Et puis ça montre encore un recoin peu flatteur de sa psychologie. La boucle est bouclée : on a bien notre trio d'antihéros. "Après tout, sortir avec une jupe aussi voyante en pleine nuit… elle cherchait les ennuies..." => On le découvre même un peu macho ! Par contre, c'est "ennuis" et pas "ennuies". D'ailleurs, juste après avoir posté cet épisode, tu t'es senti obligé de préciser qu'il n'y avait pas de corrélation entre les pensées d'Antoine et les tiennes, sans doute à cause de cette phrase controversée. Pour moi, ça me semble logique qu'en tant qu'écrivain, tu peux te mettre dans la peu de n'importe qui. D'ailleurs, tu parles des sentiments intérieurs d'une fille avec Ambre alors que tu es visiblement un garçon (si je ne me trompe pas). J'ai donc une question à te poser qui est un peu plus personnelle, ne te sens pas obligé de me répondre. Est-ce que les membres de la bande ont des comportements opposés au tien ou est-ce que tu partages une relation plus intimiste avec l'un des héros ? Du genre, un qui serait un peu ton alter égo. Si c'est Schmidt, tu vas me détester après tout ce que j'ai balancé sur lui x)

En parlant de Jean, je suis déçu qu'il n'a même pas été un minimum blessé (mon côté sadique qui ressort). « C'était insupportable. Je détestais Jean et cette fille m'importait peu. Je n'avais aucune raison à rester les regarder roucouler ensemble. » => Encore un point commun avec moi Cool Plus sérieusement, ce semblant de romance est pitoyable. S'ils finissent ensemble (ce qui va arriver), je ragequit. C'est une menace en l'air évidemment, tu fais ce que tu veux de tes créatures de papier. Mais faut mettre les chose au point vu qu'on ne s'est toujours pas mis dans la tête de Schmidt, bonne idée d'ailleurs. Qu'est-ce qu'il lui trouve à cette fille ? Dans l'autre sens, on en sait un peu plus mais si tu peux me faire un récapitulatif de ce que Ambre trouve attirant chez lui, ce n'est pas de refus. En fait, ça serait bien que tu justifies un peu cet amour naissant car j'ai l'impression que t'as voulu les caser juste pour créer un couple dans ton intrigue. « Qu’allions nous découvrir ? » => On se le demande Rolling Eyes

Avatars numériques
Bon, c'est peut-être l'épisode pour lequel j'ai le moins à dire mais ce n'est pas pour ça que je ne ne l'ai pas savouré. Faut dire que ça commence par une scène Jeambre, youhou ! Heureusement, ça devient beaucoup plus intéressant avec la découverte des scanners et du programme de virtualisation. Belpois junior est beaucoup plus stylé que son rival sur Lyoko et ce n'est pas pour me déplaire of course Mr. Green Encore une fois, tu montres que tu gères parfaitement le côté obscur avec Antoine qui hésite à sauver son meilleur ennemi, note que ça ne m'aurait pas dérangé qu'il plonge dans la mer numérique Cool « Elle était froide, je n’aimais pas la chaleure. » Faut pas de e à la fin de "chaleur". Je n'ai pas relevé toutes les coquilles, seulement les plus obvious mais en général, ça passe. « Tu n'existes pas.» => Quelle chienne ! Fallait bien une insulte sinon ce n'est pas un commentaire made in Minho. C'est parti pour la théorie WTF du jour. Et si c'était Ambre la création mentale ? *Take a deep breath* Du genre, Ombre est là depuis le début mais vu qu'elle instable, elle s'est créé un caractère de gamine neuneu imaginant qu'elle est possédée par un double diabolique alors que c'est en fait sa vraie personnalité qu'elle refoule. Bon, c'est tordu mais j'ai toujours aimé les trucs farfelus. Bref, j'attends le chapitre 5 maintenant !

Bon courage pour la suite de ta mise à jour de la V1 !
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Pilorde MessagePosté le: Mar 19 Avr 2016 13:21   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 06 Jan 2013
Messages: 75
Localisation: Perdu dans le néant
Bouh !

Merci pour vos commentaires, je vais tacher d'y répondre ! ^^

@Ikorih
Spoiler


@Minho

Spoiler


Merci beaucoup pour vos messages en tout cas, c'est super-motivant d'avoir des réactions. Puisque je n'ai plus d'excuses, voilà le chapitre 5, intitulé sobrement "Après l'exploration" et qui est un assez gros chapitre de transition. Après tout, vu qu'Antoine déteste équitablement Ambre et Jean, pourquoi devrait-il continuer à leur parler et à les impliquer dans cette histoire ?

Chapitre 5
Spoiler

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Minho MessagePosté le: Mer 20 Avr 2016 05:08   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 29 Jan 2016
Messages: 88
Vu que ça a marché avant, je vais commenter directement comme ça tu publieras ton chapitre juste après Mr. Green Plus sérieusement, prends bien le temps d'établir tous les changements par rapport à la V1 car ils sont positifs pour le moment, d'après ce que tu as décris dans les différents spoilers. Je ne vais d'ailleurs pas commencer la première version de Code Alpha étant donné que celle présentée ici me plait beaucoup et c'est une amélioration après tout. Avant de passer aux remarques concernant le scénario et les personnages, je me permets de te signaler quelques coquilles vu que ce dernier texte publié en contient pas mal.
Spoiler

Passons à la partie la plus intéressante : le scénario et les personnages. Quand j'ai vu que ça allait être un chapitre de transition, je me suis dis que les choses n'allaient pas vraiment bouger mais je me suis trompé. Premièrement, Ambre semble avoir évoluée. « Avant, j'étais celle qui se cachait, alors que ma seconde moitié s'occupait de faire front. Maintenant... C'était mon tour ! » => Alléluia ! (En passant, la scène avec Steve est mythique.) De plus, elle semble avoir tout d'un coup énormément de recul sur sa situation familiale, elle a compris que ce n'était pas un encadrement "normal". La vision que tu nous montres de la Sissi du futur est intéressante, c'est assez triste en fait. La diva a vécu une sacrée descente aux enfers au fil des années et elle n'a toujours pas oublié Stern, délaissant sa pseudo-fille au passage. Pour finir sur Ambre, sa dernière phrase la replonge en mode niaiseuse : « Parce que cette dernière me plaisait : en allant chez Jean, j'avais l'impression d'être heureuse comme jamais je ne l'avais été. » => À vomir cette romance.

Antoine est fidèle à lui-même, on dirait qu'il est plus déterminé que jamais à mettre fin au semblant de collaboration qui unit les trois élèves. Et il est toujours autant persuadé d'être au dessus du lot... Reste Schmidt. Au début, j'ai vraiment cru qu'il n'allait pas faire d'apparition dans cet épisode. « Ce dont je pouvais me plaindre en revanche, c'était d'être une nouvelle fois seul avec Jean. » => À la lecture de cette phrase, mon souhait s'est brisé. Étonnement, j'ai été content qu'il soit de la partie à la fin de ma lecture. Bon, il a quand même fait son bâtard en blessant Antoine avec son balais mais, à part ce geste idiot et impulsif, je ne l'ai pas perçu aussi détestable qu'avant même si je ne le porte toujours pas dans mon cœur. Ravi de savoir qu'il n'a rien à voir avec toi entre parenthèses. L'endroit où il vit avec sa sœur m'a même touché, ce qui m'amène à une question.

No stress, ça sera ma seule interrogation cette fois. Il a un logement précaire et pourtant il y invite ses "amis". N'éprouve-t-il pas une légère honte au moment où les jumeaux (je pense que c'est établi maintenant) découvrent l'appartement, une gêne de ne pas pouvoir être en mesure de les accueillir dans de meilleures conditions ? Je suppose qu'il a proposé ce lieu de meeting sans réfléchir pour ne pas être mis sur la touche mais je me demande vraiment s'il a regretté ce geste vu qu'Antoine a jugé immédiatement l'intérieur. Même s'il a n'a rien dit, ça a quand même dû se voir un minimum dans son regard vu le tact de Belpois junior. Je dois avouer que je l'ai détesté sur ce coup-là (good job).

Si j'avais la possibilité – tout le monde en a déjà rêvé – de rendre réel n'importe quel personnage de fiction, je passerais mon tour pour tes (anti)héros car ils ont un paquet de défauts, pas le genre de proches que l'on aimerait avoir à ses côtés...
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Pilorde MessagePosté le: Mer 04 Mai 2016 21:46   Sujet du message: Répondre en citant  
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Spoiler


Et maintenant, place au chapitre 6, qui introduit le plus gros changement de cette nouvelle version : un personnage totalement inédit, qui gagnera en importance et qui a un lien très étroit avec ce que j'appelle l'Entre-Deux (c'est à dire, ce qu'il s'est passé entre Code Lyoko et Code Alpha : la mort de Jérémie et de Aelita, ect...). Malgré le titre, trois nouveaux personnages vont faire leur apparition dans ce chapitre !

Chapitre 6:
Spoiler

_________________
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Dernière édition par Pilorde le Mar 10 Mai 2016 11:27; édité 1 fois
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Ikorih MessagePosté le: Jeu 05 Mai 2016 08:17   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


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Citation:
Ulrich Schtern.

Raté. 8D
Stern suffira.

Malgré les trois nouveaux personnages introduits, je trouve que celui qui a été le plus présent reste la petite sœur de Jean. Probablement pour les quotas mignons (a). Si tu manquais d'idée pour développer Jean, tu peux éventuellement le faire en axant davantage sur ce lien là et sur sa situation familiale qui l'a forcé à grandir trop tôt, il y a peut-être quelque chose à en faire...
Ambre est toujours chiante, quand même. On sent bien qu'elle tient d'Aelita xD Reste encore à savoir comment elle a été séparée de son frère, et comment elle a atterri entre les pattes de Sissi. Question de protection? Personne dans la famille pour s'en occuper? Ragequit d'Aelita et Jérémie? (a)
Nicolas me semble avoir bien changé depuis ses années de collège...voilà qu'il fait des réflexions au sujet de l'envoyée de son patron! C'est vrai que garder le côté con est un peu plus délicat à l'âge adulte, et personnellement ça me dérange pas. Après du coup, il a pas tant en commun avec le personnage qu'on a connu dans la série...

Du côté des nouveaux, on a affaire à Miss Marple tout d'abord, qui bien qu'elle rafle tout le titre du chapitre, n'est finalement pas tant présente que ça. J'attends de voir, pour le moment on a surtout affaire à une carapace de professionnalisme..mais quand elle aura plus la main sur le cours des évènements? Mr. Green
Et vivement qu'elle rentre dans les mômes à l'usine, ce serait marrant.
Melvin, pas vraiment inconnu pour ceux qui ont lu le début de Projet Viol... Fidèle à lui même, avec un caméo de Steve pour que ses fans soient contents, il sert surtout à ramener la xanatification sur le tapis. C'est vrai quoi, ce serait pas drôle autrement (a)
Et puis Ulrich, bon, lui on s'en fiche. Mr. Green

J'ai eu l'impression que ce chapitre passait un peu vite et qu'il ne se passait pas grand-chose, donc on attend le prochain vite-fait (a)
PS : ZETA veut en fait dire Zèbre Express Trans-Atlantique. Hyper louche!
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"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Pilorde MessagePosté le: Mar 17 Mai 2016 12:49   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 06 Jan 2013
Messages: 75
Localisation: Perdu dans le néant
Bouh !

Citation:
Raté. 8D
Stern suffira.

Ah damned ! x)

Citation:
Malgré les trois nouveaux personnages introduits, je trouve que celui qui a été le plus présent reste la petite sœur de Jean. Probablement pour les quotas mignons (a). Si tu manquais d'idée pour développer Jean, tu peux éventuellement le faire en axant davantage sur ce lien là et sur sa situation familiale qui l'a forcé à grandir trop tôt, il y a peut-être quelque chose à en faire...

C'était un peu discret, mais dans le chapitre 6, j'essayais de faire comprendre qu'il n'est pas aussi présent pour sa sœur qu'il le prétend. Je ne dis pas que c'est "bien" ou "mal" de sa part, juste que Jean est un ado normal, et que le poids de sa petite frangine est sans doute trop lourd à porter.

Citation:
Ambre est toujours chiante, quand même. On sent bien qu'elle tient d'Aelita xD Reste encore à savoir comment elle a été séparée de son frère, et comment elle a atterri entre les pattes de Sissi.

J'ai imaginé leur séparation, mais ça va être chaud de l'expliquer. Encore une fois, cette histoire de frère et sœur a franchement été une énorme erreur dont j'essaye de me tirer tant bien que mal ^^

Citation:
Nicolas me semble avoir bien changé depuis ses années de collège...voilà qu'il fait des réflexions au sujet de l'envoyée de son patron! C'est vrai que garder le côté con est un peu plus délicat à l'âge adulte, et personnellement ça me dérange pas. Après du coup, il a pas tant en commun avec le personnage qu'on a connu dans la série...

Quand je vois les gens que je connais aujourd'hui, et que je leur compare à leur version adolescente que j'ai connu, je remarque qu'ils ont souvent beaucoup changé. Alors entre un adulte et un ado, le fossé doit être encore plus grand. Donc oui, les (quelques) personnages de Code Lyoko apparaissant dans Code Alpha ne seront pas toujours forcément similaire à ceux qu'on a pu voir dans la série. Je ne dis pas qu'ils auront rien à voir, juste qu'ils auront... changés.

Citation:
Du côté des nouveaux, on a affaire à Miss Marple tout d'abord, qui bien qu'elle rafle tout le titre du chapitre, n'est finalement pas tant présente que ça. J'attends de voir, pour le moment on a surtout affaire à une carapace de professionnalisme..mais quand elle aura plus la main sur le cours des évènements?

Miss Marple, c'est un de mes gros changements de cette version 2, donc je tiens à garder le mystère du rôle qu'elle aura à jouer un peu plus longtemps. Razz

Merci pour ton commentaire en tout cas, place au chapitre 7 !
(A la base, la dernière partie, narrée par Antoine, devait être dans le chapitre suivant. Mais ça aurait fait encore un chapitre sacrement vide ^^)

Chapitre 7:
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