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[Fanfic] Un exil forcé

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Lhetho MessagePosté le: Ven 08 Juil 2016 21:13   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 10 Juil 2015
Messages: 76
Localisation: Une chose est sûre, c'est sur Terre !
Bonsoir à tous. Je poste ce soir le chapitre 4 de cette fanfic. Avant de répondre aux commentaires, je tiens à préciser que je vais partir en vacances à la mer et il n'y aura pas internet. Par conséquent, le prochain chapitre sera posté normalement début août. Je serai donc absent du forum pendant deux semaines à partir de mardi.
La petite précision effectuée, répondons aux commentaires.
Tout d'abord, Morphie. M.Delmas n'est pas mort. Il a juste pris un coup de taser.
Ensuite, Minho. Déjà, merci de t'intéresser à mon travail. Il faudra d'ailleurs que je commence à m'intéresser au tien, c'est la moindre des choses quand même.
Ton commentaire est juste. La psychologie est pour l'instant mon gros point faible mais je vais essayer d'y remédier. L'argument de la fic d'action est complètement inutile pour moi. Ce n'est pas parce qu'une fic se base sur de l'action qu'il ne faut pas donner de profondeur aux personnages. J'essaye toujours de donner des explications sur quelque chose que vous n'avez pas compris. Cependant, si la critique est fondée, par d'excuses avec moi, j'accepte, point barre. Mais merci pour ton post.
Ensuite, wFABRAMS. Merci pour ton post. Je n'ai pas trop à répondre étant donné que j'ai déjà expliqué certaines choses. Si, pour le coup de Yumi, tu as raison et ce sera quelque peu rectifié par la suite (Minho l'a dit aussi).
Enfin, Ikorih. Introduire Sarah dès le premier chapitre était indispensable pour moi parce qu'elle va influencer la fic. Et je voulais que les personnages soient présentés dans l'incipit. Pour le coup de FH...bah wait and see j'ai envie de dire. Je peux pas trop spoiler dessus. Le fait d'avoir des agents 100% incompétents était voulu. Et encore, tu n'est pas au bout de tes peines si tu crois que se faire voler la voiture, c'était le pire.
Pour le boss, je pense que je vais m'orienter vers un langage plus soutenu parce que c'est vrai que c'est plus classe (je l'ai remarqué après coup).
Le choix du prénom était totalement random et le coup des ados pré pubères était en fait une sorte d'hyperbole pour tourner en ridicule ses employés.
Voilà je pense avoir fait le tour. Toutes critiques sont les bienvenues comme d'habitude. Bonne soirée.

Chapitre 4 : Des questions sans réponses

Elle était en train de parcourir une revue de sciences quand son téléphone sonna. Une fois la conversation terminée, elle s’habilla comme elle avait l’habitude, dans son style très personnel fait de noir et de quelques touches de rouge sur son haut et rassembla rapidement ses affaires, puis sortit de sa chambre.

Le collège Kadic était bien discret aujourd’hui. Enfin, cela paraissait logique étant donné qu’il était neuf heures du matin et que tout le monde, sauf elle, était en cours. Elle trouvait ça barbant d’écouter pendant huit heures de suite des profs qui tentaient de lui expliquer ce qu’elle savait déjà. En particulier cette vielle peau de Madame Hertz, qui l’agaçait au plus haut point, avec ses discours de femme autoritaire, alors qu’elle n’était qu’une simple enseignante qui passait son temps à crier sur ses élèves en espérant obtenir des résultats. La stupidité et la faiblesse humaine étaient ses pires ennemis. Elle détestait tous ceux qui agissaient sans prendre du recul et sans se creuser les méninges. Elle détestait tous ceux qui la draguaient comme si elle n’était qu’une gazelle devant un lion. En bref, elle détestait déjà plus de la moitié des personnes de ce collège qu’elle avait été forcée de rejoindre pour « raisons familiales » selon le mot envoyé par sa famille au principal. Foutaises que tout ça, même ce principal avait gobé ces conneries. Elle en était presque désespérée pour lui, pauvre être insignifiant, qui n’avait rien réussi dans sa vie à part diriger un collège en bois dans la banlieue de Paris.

En réfléchissant sur cette dernière phrase, elle pensa à Paris. Elle adorait Paris parce que tout le monde était comme elle, les gens tiraient la gueule tous les jours, ne souriaient jamais dans le métro et ne s’excusaient jamais quand ils bousculaient quelqu’un. Voilà comment devrait se comporter le monde. L’être humain est plus mauvais que bon et cela a toujours été le cas. Les parisiens n’étaient pas comme ces américains qui souriaient à chaque coin de rue comme des imbéciles qui n’ont que ça à faire de leurs journées. Un jour, elle avait même failli frapper un vendeur de chaussures à New York parce que celui-ci n’arrêtait pas de lui demander toutes les dix secondes quelles étaient ses préférences et si elle avait déjà trouvé quelque chose à essayer. Au départ, elle n’avait pas cru au cliché des vendeurs américains mais ses convictions étaient vite parties en fumée après son séjour aux « States ».

Mais elle avait assez pensé, il fallait maintenant bouger un peu et elle se mit donc à flâner dans les couloirs avec ses écouteurs et son baladeur qui diffusait « Numb » de Linkin Park, son morceau préféré, titre qui résumait assez bien son comportement quotidien et la situation dans laquelle elle se trouvait.

*******
Il était dix heures du matin quand six personnes, banales pour un aéroport international, passèrent les portiques de sécurité afin de rejoindre le grand hall que le plus âgé d’entre eux avait emprunté le matin même. Ils étaient passés à l’accueil mais les cinq plus jeunes ne savaient toujours pas où ils allaient. Franz Hopper, lui, était calme et attendait sereinement, les billets à la main, refusant toujours de montrer la destination aux adolescents.

- Bon Franz, on va où là ? s’agaça Odd qui détestait attendre sans rien faire.

- Vous le verrez bien assez tôt, répondit Hopper, tout en calme.

- Il est grand temps de nous expliquer la situation là, monsieur « le temps presse », rétorqua Yumi.

Elle avait fait confiance à Jérémie, cependant elle était de plus en plus sceptique par rapport à Hopper et les doutes se faisaient sentir chez elle mais aussi chez les autres membres de la bande.

- Mais calmes-toi Yumi, il sait ce qu’il fait j’en suis sûr, répliqua Ulrich afin la rassurer.

- Je suis très calme, je dis juste que je commence à avoir quelques suspicions concernant l’homme qui nous accompagne. Et je sais que vous en avez aussi puisqu’il s’obstine à ne pas nous répondre.

Le groupe n’échangea alors plus aucune parole, chacun préférant se recroqueviller sur soi-même histoire de réfléchir un peu à la situation, vu qu’ils ne faisaient pour l’instant rien. Mais au bout de cinq minutes, la voix de la femme annonçant les départs retentit dans le hall et c’est sur ses mots que Franz Hopper se leva.

- Mesdames et messieurs, le vol 30102 en direction de New York est opérationnel, l’embarquement va pouvoir débuter.
Les adolescents se regardèrent, interdis. New York ? Ils allaient aux Etats-Unis ? Cela devait de plus en plus étrange mais Hopper sortit les ex-Lyokoguerriers de leurs pensées en tendant les autocollants avec la destination inscrite dessus :

- Bon, vous mettez ça sur vos valises et on y va. Vous me suivez et vous ne parlez ni entre vous, ni aux autres personnes que l’on va croiser.

Aelita, toujours muette depuis le départ de Sceaux, fut la première à suivre son père, suivie par Jérémie et par les deux garçons. Yumi fermait la marche, toujours perplexe. Vraiment étrange, mais cependant cela collait ne serait-ce qu’un peu puisqu’elle avait vu les hommes avec leur fourgon. Donc d’une certaine façon, Hopper ne racontait pas que des salades. Mais il fallait rester prudente et elle se dit, en franchissant la porte qui menait à l’avion, qu’il aurait peut-être fallut réfléchir quand même avant.

*******
Il ne savait pas trop comment se débrouiller. Il était toujours caché dans les buissons, observant depuis une demi-heure les trois hommes qui attendaient quelque chose. Il écoutait leur conversation et avait appris que le groupe de cinq s’était échappé avec un fourgon pour certainement partir à l’étranger. Il ne savait pas trop quoi penser mais il devait trouver rapidement un moyen de locomotion afin de rejoindre l’aéroport de Roissy, puisqu’il avait réussi à intercepter cette information. En outre, il avait entendu des choses horribles qui impliquaient la disparition des cinq adolescents. Il n’était pas connu pour être le plus grand penseur de sa génération mais il était rapide, c’est pourquoi il avait déjà envisagé un plan. Il fit donc la chemin inverse, priant pour que les hommes ne partent pas.

Quelques minutes plus tard, il était de retour dans son buisson et à sa grande satisfaction, les trois hommes étaient toujours là. Il était retourné dans le bureau de son principal, en espérant ne pas rencontrer GI-Jim, qui rôdait souvent là quand les élèves avaient cours. Sauf que lui n’y était pas et il n’avait pas envie d’y aller. Il était donc parti chercher les clefs de voiture de son principal qui, heureusement, étaient restées dans sa sacoche sur son bureau, que les agresseurs n’avaient pas pris la peine de fouiller.
Il fallait agir rapidement car leur fourgon pouvait débarquer à n’importe quel moment. Mais tout à coup, il vit l’opportunité. Deux hommes s’étaient baissés afin de refaire leurs lacets et s’étaient cognés comme deux gros imbéciles. Maintenant ils juraient. Il se demandait comment ils avaient pu être sélectionnés pour une mission qui paraissait capitale, de ce qu’il avait pu entendre.
Il saisit donc l’occasion. Il sauta par-dessus le buisson, prit le taser accroché dans le dos d’un des trois hommes et le planta dans le dos des deux premiers, d’un air triomphal. Mais le troisième, qui s’était retourné, se prit la décharge dans le ventre. Avant de sombrer dans l’inconscience, il lui adressa un regard noir et plein de haine que lui renvoya aussitôt son agresseur.

Après avoir laissé par terre les trois hommes, il prit la direction du parking de Kadic. Il fallait faire vite car ils attendaient peut-être un fourgon, comme celui qui était ici-même une heure auparavant, et ce fourgon pouvait débarquer d’une minute à l’autre avec sans doute d’autres agents à bord. Il connaissait la voiture de son principal puisqu’il l’avait déjà vu arriver dans ce parking plein de fois. Il s’assit donc au volant et respira un grand coup. Il n’était pas très à l’aise avec les voitures même s’il s’était pas mal entrainé chez ses parents pendant les vacances, ayant réussi à l’examen du code de la route qu’il avait passé très tôt afin de pouvoir conduire rapidement. Il n’était pas spécialement prêt pour conduire, surtout sur le périphérique parisien qui permettait d’accéder à l’aéroport. Mais comme les situations exceptionnelles impliquent des manœuvres exceptionnelles, il démarra la voiture et sortit de l’enceinte du collège-lycée Kadic.

Quelques temps plus tard, il entra sur le périphérique parisien. Il ne s’était pas mal débrouillé pour l’instant, ne provoquant aucun accident. La partie la plus compliquée s’annonçait maintenant. Mais il avait toujours apprécié la prise de risque et l’apparition du danger. Il accéléra et s’intégra dans la circulation. Plus que quelques kilomètres avant l’aéroport. Il fallait faire vite pour espérer les rattraper.

*******
Un fourgon noir semblable au premier arriva quelques minutes après que les hommes aient sombré dans l’inconscience. Deux hommes sortirent de celui-ci et furent surpris en découvrant leurs collèges affalés par terre, inconscients. Etonnés, ils furent soulagés en voyant qu’ils respiraient encore. Ils remontèrent les hommes dans le fourgon et prirent la décision d’appeler leur supérieur pour lui faire part de ce fait surprenant. Avant qu’il ne décroche, il remarqua un fait d’autant plus surprenant, le lieu affiché grâce à la géolocalisation des portables de l’organisation en dessous du numéro était un lieu français. Mais il entendit son patron décrocher :

- Boss ?

- Oui ? Qui est à l’appareil ?

Le ton de son supérieur le surprenait, il était calme. Et c’était vraiment étrange. La seule fois où il avait vu son supérieur calme, c’était après l’annonce de ce scandale d’espionnage aux Etats-Unis, où il avait jubilé pendant toute une journée devant l’ampleur médiatique de la situation qui avait mis son pire ennemi dans une situation très compliquée.

- On a trouvé Alexsandr et les deux autres par terre et inconscients, on fait quoi ?

- Vous retournez à l’aéroport et vous attendez que je vous rappelle. Si jamais les trois se réveillent vous les remettrez en bon état histoire de les avoir sous la main pour une future opération. Même si ce sont de gros débiles, on a besoin d’eux. Ils ont surement quelques informations.

- Très bien boss.

Et la communication s’arrêta. Le fourgon prit donc la direction de l’aéroport.

*******
Dido travaillait d’arrachepied depuis six heures maintenant afin de préparer un dossier qui tenait la route sur ceux qu’elle devait maintenant retrouver. La découverte de la raison du retour d’Hopper l’avait poussé à mettre les bouchées doubles. Malgré son âge avancé, sa fin de carrière, son projet et maintenant sa sécurité étaient en jeu. Elle avait donc demandé à ses hommes de partir et prendre un bon jour de congé, pour la laisser ranger les locaux avait-elle dit. En vérité, elle suivait à la trace le groupe de six depuis quelques heures et cherchait à comprendre les intentions du groupe. Ils se trouvaient désormais à l’aéroport de Roissy. Elle avait réussi à intercepter l’inscription informatique du groupe et connaissait maintenant la destination choisie par Hopper, qui lui paraissait logique. Il retournait aux Etats-Unis grâce à un vol pour New-York. Elle se doutait que cela n’était simplement qu’une escale et qu’il souhaitait rejoindre l’autre côté des Etats-Unis. Là où se trouvait la source de tous ses problèmes désormais. Elle n’enverrait pas d’hommes sur place, elle voulait lui parler seul-à-seul par téléphone d’abord mais ce scientifique de malheur refusait de répondre à ses appels.

Elle rappellerait dans plusieurs heures, Hopper arrivé à Big Apple. Il allait devoir lui expliquer en détails tout ce qui s’était passé et coopérer avec elle. Si ça marchait, elle resterait dans l’anonymat, si ça ratait, elle allait devoir faire part de cela, même si elle ne le voulait pas depuis le départ, aux deux seules personnes qui pouvaient prétendre avoir un statut plus important qu’elle aux Etats-Unis.

*******
En ce jour de septembre, les habitants de la ville de Sceaux vivaient une journée de routine. Tout était comme d’habitude, les clacksons, les personnes âgées qui discutaient dans la rue. Les bars qui commençaient à se remplir. L'air parisien rempli de toute cette pollution qui parvenait de plus en plus dans la banlieue, et qui provoquait la colère de tous les habitants. Bref, une journée tranquille. Tranquille jusqu’à ce bruit sourd qui déchira les tympans de tous les habitants jusqu’à Paris. Tout le monde se demandait ce qu'il se passait. Tout le monde ne bougeait plus devant la puissance de ce bruit. Une détonation. Non, une explosion.

*******
Avant d’embarquer, Hopper demanda les papiers d’identité des cinq adolescents et les déchira. Il en avait confectionné des faux, exprès pour l’occasion, et ne voulait prendre aucun risque inutile. Après avoir déposé leurs bagages, le groupe monta dans l’avion et s‘installa aux places indiquées sur les billets. Une fois tout le monde installé, Hopper sortit une revue mise à disposition des passagers pour faire passer le temps sous les regards ébahis des cinq adolescents. Jérémie n’en croyait pas ses yeux :

- Euh, Franz, je rêve là ou vous lisez une revue people ?

- Et alors ? Tout le monde a le droit de se divertir un peu non ? Répondit-il feignant l’indifférence.

Même Aelita était surprise. Un scientifique de génie, dévoué à son travail, qui lit des revues de ce type ? Vraiment bizarre et même à la limite du ridicule… Mais Yumi ne se laissa pas abattre et prit la parole :

- Bon, au lieu de lire ces âneries, vous pourriez pas plutôt nous expliquer comment vous êtes revenu, ce que vous comptez faire, ce genre de choses qu’on a besoin de savoir quand on embarque pour New York alors qu’il y a deux heures on était en train de dormir chez nous.

- Je le peux, mais pas pour l’instant. L’avion n’a pas encore décollé, quand ce sera fait, oui, mais pas avant.

- Il commence à m’énerver, marmonna Odd dans son coin.

Jérémie, de son côté, observait toujours Hopper. Pourquoi avait-il ce comportement ? Et si ce n’était pas le vrai ? Mais non, il en était quasiment certain, c’était Franz Hopper. Peut-être était-ce juste un moyen de passer inaperçu. Alors, il se mit à réfléchir.

Tout s’enchainait trop vite pour lui et ses amis. La destruction de X.A.N.A. avait soulagé tout le groupe qui avait enfin pu consacrer tout son temps aux études. Enfin tout son temps, ils avaient réussi à vaincre le programme à la fin de l’année, deux semaines avant le brevet. Même si tout le monde l’avait eu, plus ou moins facilement, cela avait été juste. Ils avaient donc pu profiter de ce poids non négligeable en moins pendant deux semaines et un jour, en comptant celui de la rentrée. Et voilà que Franz Hopper réapparaissait alors qu’ils pensaient avoir définitivement tourné la page. Et ils l’avaient suivi comme des moutons, sans réfléchir une seule seconde aux conséquences de ce choix. Ils allaient partir pour plusieurs mois à l’étranger, sans la possibilité de donner de nouvelles à leurs parents car Hopper avait pris leurs portables et leur en avait donné des nouveaux, pour une meilleure sécurité avait-il rappelé. Ses parents seraient inquiets, ou ne le seraient jamais car le principal avait fait le nécessaire pour que personne ne soit au courant de ce départ.

Lui, voulait désormais vivre pleinement sa vie, même s’il lui était arrivé plusieurs fois de vouloir rallumer le supercalculateur juste pour une fois, et au lieu de ça, il se retrouvait condamné avec ses amis à un exil forcé. Maintenant, il fallait réfléchir aux questions à poser au scientifique histoire d’en savoir plus sur ce retour on-ne-peut-plus mystérieux.

Après un quart d’heure d’attente, l’avion décolla, et le petit groupe se retourna vers Hopper, qui cette fois-ci redevint sérieux. C’était le scientifique qui allait leur parler et cela se voyait dans son regard.

- Bon, vous nous expliquez maintenant ? demanda Ulrich.

- Bien sûr, répondit Hopper.

Il n’y avait personne aux alentours, l’avion n’était pas spécialement rempli. Il le savait, le temps des explications était venu.

*******
- …avec donc une forte croissance à venir selon le président de la Républi… Oui ? … Excusez-moi on me signale une explosion dans la banlieue de Paris, on retrouve donc tout de suite notre envoyé spécial sur les lieux pour BFMTV.

- Oui bonjour Thomas et Florence, ici c’est le chaos à Sceaux après une explosion soudaine dans le collège-lycée Kadic qui a ravagé le quartier. Les forces de l’ordre ainsi que les secours sont sur place depuis plus d’une heure et le bilan pour l’instant est dramatique et fait état de 300 morts alors que les secours n’ont investi que la partie gauche des ruines de l’établissement dont il ne reste plus rien. Les autorités ont désormais la quasi-certitude qu’il n’y a aucun survivant ici. De plus l’explosion a ravagé également les maisons alentours, qui elles aussi ont été évacuées avec quelques blessés graves.

Selon les autorités, l’explosion aurait été déclenchée manuellement puisqu’elles ont retrouvé des décharges carbonisées ainsi qu’un détonateur principal d’une technologie qui semble très avancée à un kilomètre du bâtiment principal, dans la zone d’investigations choisie par les enquêteurs, a un endroit protégé de l’explosion. De plus, l’explosion aurait été amplifiée par une réaction avec de l’essence déversée dans le bâtiment des sciences. Toutes ces informations permettent aux enquêteurs de privilégier la piste terroriste. Le président de la République Nicolas Sarkozy se rendra sur les lieux du drame dans quelques minutes.

*******
Il se tenait debout devant l’imposante machine qu’il avait tant convoité. Ses derniers desseins s’étaient déroulés comme prévu. A l’autre bout de la ville, le chaos régnait comme il l’avait souhaité. Cela faisait trop longtemps qu’il était tapi dans l’ombre. Il fallait désormais agir et faire naitre le doute dans l’esprit des gens. Il fallait frapper. Et c’est que qu’il avait fait. Maintenant, il allait devoir trouver ces adolescents car eux seuls connaissaient le mot de passe qui lui permettrait de prendre enfin l’ascendant sur son ennemi de toujours. Il allait les traquer lui-même avec ses meilleurs agents. Après vingt-cinq ans de paix internationale, le monde allait prendre un nouveau tournant. Non, après vingt-cinq ans de domination capitaliste, le monde allait bientôt sombrer sous sa domination.


N.B: Les prénoms Thomas et Florence font référence à Florence Duprat et Thomas Misrachi, les présentateurs du journal de la mi-journée sur BFMTV en 2007.
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"La politique est un art, l'art de faire le bien quand c'est possible et de faire le mal quand c'est nécessaire" Machiavel
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Mophie MessagePosté le: Ven 08 Juil 2016 23:25   Sujet du message: Répondre en citant  
[Je suis neuneu]


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Messages: 236
Localisation: Coincé dans le quelque part
Il est tant de partir en vacances... hein? Nouveau chapitre? Bon ben les vacances ce sera pour une autre fois.

Recapitulons: si je suis ta fic les lg et hopper partent pour New-york et "il" les a suivis, après faut voir si il les a rattrapé. Revenons en arrière, si je puis me permettre, alors le style j'assomme les agents comme un bg et j'me barre avec la caisse de mon proviseur c'est bien signé William ça et qui sait rouler une voiture aussi. (confirmé dans l'ep 39) Après s'il les a rattrapé alors là mystère.

Bien maintenant passons à cette individu: c'est-à-dire "elle". Déjà on peut dire qu'elle a l'air de chercher Hopper et les lg elle aussi. Décidément c'est dar-dar cette histoire. Faudrait savoir ce qu'ils veulent tout ces gens. Franchement y a pas beaucoup à dire sur elle je reviendrai plus tard dessus.

Alors là l'explosion j'espère que Wily était dans la caisse sinon je pleure: détruire tout le collège... Adieu Jim😱. On est vraiment parti dans le WTF décidément c'est dément et apparemment un fou à pris le pouvoir du SC. Oh la vache tu nous donne beaucoup de suspense.

Bon sur ce bonne nuit et bonne chance pour la suite.😆

P.S.: c'est M.O.P.H.I.E.pas morphy vous me tuez.😧
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Nous portons tous un masque, sur le visage ou sur le cœur.
-Godot
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Sam 09 Juil 2016 15:57   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


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Messages: 1320
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
vraiment sanglant.
Donc tu as tuer tout le monde a kadic??
vraiment cruel.
Je suppose que les ennemi sont russes, probablement la green phoenix.

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wFABRAMS MessagePosté le: Sam 09 Juil 2016 18:25   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 06 Juin 2016
Messages: 42
Localisation: Alpes, Ligne Maginot
Bon, voilà le nouveau chapitre, donc faut être présent.

Bon, William (supposition presque sûre) qui arrive et met K.O les 3 débiles, mdr quoi. Les mecs sont même pas fichu de faire leurs lacets correctement, mdr quoi. Limite j'suis pas étonné que William ( supposition ) les démonte easy money ( bah quoi Surprised ). Par contre, quand il va dans le bureau de Delmas, aucune description sur ce dernier, il est où ? Bon je suppose qu'il est encore dans les vappes et que tu t'es pas attardé dessus. Hopper qui fait son mystérieux, et quand il va expliquer, tu coupes... JE TE HAIS >Sad

Et le coup de l'explosion, honnêtement, je m'attendais à du combat, mais pas à un boom à Kadic ( UN boom, pas une boom hein ). 300 morts ??? Pas Jim quand même Crying or Very sad

Dernière remarque : "clacksons", c'est klaxon Wink ( ou avertisseur sonore selon le code mdr ).

Bon, je suppose que l'explosion est à cause d' "elle", reste plus qu'à voir aux prochains chapitres ! Mr. Green

_________________
Feu ! Ils ne doivent pas franchir le col !
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Lhetho MessagePosté le: Mar 26 Juil 2016 09:20   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 10 Juil 2015
Messages: 76
Localisation: Une chose est sûre, c'est sur Terre !
Spoiler


Chapitre 5 : The Star-Spangled Banner


Il était assis au poste de commande, devant l’écran totalement noir et dans un silence de plomb. Il pensait à tous les événements qui viendraient, les décisions qui s’imposaient, ainsi que les discussions qu’il allait devoir mener. L’écran de l’ordinateur quantique reflétait son visage, un visage fermé, dur, mais il était forcé de constater que certaines rides commençaient à pointer le bout de leur nez. En se regardant, il analysa de plus près son visage, ce qu’il n’avait pas fait depuis trop longtemps. Pour lui, le physique était négligeable par rapport à l’intelligence même s’il estimait qu’il devait tout de même être propre pour ne pas passer pour un énorme plouc devant ses subordonnés. Après cette courte période d’observation, il se concentra sur la machine.
Il ne pouvait pas démarrer le supercalculateur parce qu’il lui manquait ce fichu mot de passe qui permettait le démarrage de la machine. Mot de passe que la petite bande qui était partie pour les Etats-Unis connaissait. Il fallait donc aller les débusquer pour qu’enfin, il puisse poser la dernière pierre à l’édifice qu’il avait construit pendant toutes ces années. Mais tout à coup, le monte-charge qui donnait accès au laboratoire émit un bruit et les portes s’ouvrirent, laissant entrer quatre personnes qu’il avait l’habitude de côtoyer.

- Boss, je vous les ai ramenés, dit un homme habillé en noir, comme tous les agents de l’organisation.

- Très bien, merci à toi.

Il avait demandé à l’agent, qui avait découvert les corps de ses trois collègues envoyés à Sceaux, de les ramener ici, alors qu’ils étaient censés rejoindre l’aéroport. Il reprit alors la parole :

- Alors Alexsandr, ta mission s’est bien passée à ce que je vois.

- Mais boss, on a eu plusieurs imprévus au cours de la mission et…

- Plusieurs imprévus tu dis. Comme se faire voler un fourgon ou réussir à se faire avoir par un mec sortit de nulle part ? répliqua-t-il sur un ton plus que cassant.

- Mais enfin, nous n’avons fait que suivre vos ordres ! se défendit Alexsandr.

- Nous n’avons fait que suivre vos ordres, BOSS ! rajouta le patron afin d’affirmer sa supériorité. Mais puisque vous semblez toujours vous obstiner à vous défendre, je vais devoir vous faire subir le sort funeste mes chers bon à rien.

Les trois agents frissonnèrent devant leur supérieur, toujours aussi inflexible. Ils avaient imaginé depuis l’incident du fourgon différents moyens imaginés par le patron afin de les tourner en ridicule. Mais leur supérieur reprit, en sortant soudainement un revolver, et alors que leur collègue s’était décalé de plusieurs mètres, offrant un champ de tir plus qu’idéal :

- Vous avez tout raté, du début jusqu’à la fin. Je vous avais dit que cette mission était pourtant capitale. Vous avez perdu un fourgon. Plutôt que de devoir pendant de longues années payer la facture, si la facture pouvait être réglée dès maintenant, grâce au prix de votre misérable vie de subordonnés. Comme cela, on fait d’une pierre…trois coups ! Vous mourrez, je me débarrasse de trois agents incompétents et pour couronner le tout, je refais la peinture du laboratoire. Ce n’est pas mal quand même ?

Et avant que les trois agents n’aient pu rétorquer quelque chose, trois coups de feu successifs partirent du silencieux du patron, atteignant leur cible, le sang de ses victimes se déversant sur le sol froid du laboratoire.

- Bon maintenant qu’on s’est débarrassé de ces idiots, si on se préparait pour un deuxième voyage ? demanda l’agresseur, à l’intention de son subordonné, n’ayant pour l’instant pas bougé, sachant parfaitement à l’avance le sort qui avait été réservé à ses collègues.

*******
Il observait le petit groupe depuis quelques minutes, six rangées derrière, dans un avion étonnamment peu rempli. Il était arrivé à temps après une course folle depuis Sceaux et patientait, attendant la prise de parole de l’adulte qui accompagnait ses anciens alliés. Tout avait parfaitement fonctionné, il fallait désormais finir le travail. Mais dans son plus fort intérieur, il redoutait la réaction des adolescents. Mais il n’avait plus le temps de penser à quoi que ce soit, l’heure de son entrée en scène avait sonnée.

*******
Franz Hopper fixait le petit groupe, préparant dans sa tête du mieux qu’il pouvait son discours. Il se doutait bien qu’il allait être submergé par toutes les questions de ses protégés mais il ne fallait pas se décourager maintenant. Avec assurance, il prit la parole :

- Très bien, tout d’abord, avant de commencer mon récit, j’aimerais que vous réserviez un chaleureux accueil à William.

Tout le monde parut surpris par cette première annonce, se demandant même si ce n’était qu’une simple boutade destinée à détendre cette atmosphère électrique. Mais tout le monde déchanta en apercevant le grand brun qui approchait, venant de derrière, et qui, gêné, répondit :
- Salut les gars.

- Franz, là va falloir nous expliquer, répliqua Jérémie, méfiant.

- Tout à fait. William est ici grâce à moi. Je vais lui donner un rôle précis plus tard pour une raison que je ne peux pas vous expliquer maintenant.

- Et pourquoi ça ? répondit Odd.

- Parce qu’il vous faut une preuve que je n’ai pas sur moi. Mais reprenons le fil de l’histoire depuis le début voulez-vous. Après que X.A.N.A se soit échappé dans le réseau mondial, je me suis réfugié loin de Lyoko, constatant que sa puissance devenait trop dangereuse pour ma vie. X.A.N.A avait alors crée différents réplikas, à partir d’autres supercalculateurs, comme vous le savez. D’ailleurs, je fus assez déçu par ton manque de réflexion vis-à-vis d’eux Jérémie.

- Comment ça ? répliqua l’intéressé.

- Sais-tu à qui appartenait les supercalculateurs qui ont été utilisés par X.A.N.A pour créer ses répliques de Lyoko ?

- Oui, chacun appartenait à une organisation différente, selon les informations que nous avons récupérées au cours de nos différents missions.

- Faux. Tous les documents que vous avez trouvés étaient faux. Tous les supercalculateurs que X.A.N.A possédait appartenaient à Carthage, qui a tout simplement truqué les données stockées sur le net pour faire croire qu’il n’avait pas mis les mains sur ces machines. Je pense que vous savez comment fonctionne cette organisation. Pendant la Guerre Froide, Carthage avait implanté partout dans le monde des supercalculateurs afin d’espionner les russes. L’exception étant celui implanté en Sibérie, installé après la Guerre Froide. Ils en possédaient une centaine, dispersés partout dans le monde et tous ont été contrôlés par X.A.N.A.

- Mais pourquoi X.A.N.A avait-il ciblé Carthage, il y avait d’autres supercalculateurs dans le monde, dit Yumi, intéressée par ce point important.

- Parce que X.A.N.A avait une fonction bien précise quand je l’ai créé.

- Détruire Carthage. Par conséquent, X.A.N.A connaissait les codes sources des principaux programmes de Carthage et pouvait les détruire. Donc, il en a profité pour tous les attaquer.

Jérémie avait tiré cette conclusion comme si elle paraissait évidente depuis le tout début de la conversation.
- Exact, répondit Hopper.

- Mais quel est le rapport avec vous ? demanda Ulrich.

- C’est très simple, X.A.N.A possédait tous les supercalculateurs de Carthage. Tous, sauf un, celui implanté à San Francisco. X.A.N.A ne l’a pas attaqué car il était en « veille » au moment où il s’est échappé du réseau, parce qu’il contenait des informations top secrètes que Carthage voulait à tout prix protéger. Pour cela, l’organisation a donc désinstallé la plupart des programmes pour que le supercalculateur ne contienne plus que les documents, qui seraient totalement isolés grâce à cette action. X.A.N.A a donc fait l’erreur de juger qu’il n’était pas assez puissant au moment où il a créé un réplika, et l’a donc laissé tomber. J’en ai donc profité pour me réfugier à l’intérieur. Par la suite, la tour de passage m’a permis de récolter diverses informations sur Carthage et de suivre à distance votre bataille, en me faisant le plus discret possible. C’est alors que j’ai utilisé le même principe que Jérémie, la translation, pour me retrouver juste à côté du supercalculateur. Sauf que moi, je l’ai allongée grâce à une amélioration que j’ai découverte grâce aux données scientifiques très avancées de l’organisation. Mais il t’aurait fallu beaucoup plus de temps pour rallonger le processus de ton côté Jérémie.

- Mais, il n’y avait personne près du supercalculateur ? demanda Jérémie, qui s’était ressaisi après cette avalanche d’informations.

- Non. Pour une simple et bonne raison. Carthage, depuis la fin de la Guerre Froide, est un programme militaire censé avoir disparu. Mais le président des Etats-Unis de l’époque, George H. W. Bush en avait décidé autrement, avec l’aide de la chef du projet, Elizabeth Dido. Dido a donc continué à œuvrer pour son programme dans le plus strict secret, alors même que la CIA et la NSA n’étaient pas au courant. Par conséquent, Dido et ses agents se sont retrouvés coincés dans leurs locaux, étant donné qu’en cas de déplacement, la CIA et la NSA, qui la connaissait, auraient pu être au courant et générer un gros conflit avec le président puisque Carthage et sa chef n’étaient pas très appréciés par les services de renseignement américains, surtout la NSA, son chef détestant Dido au plus haut point pour une histoire ancienne, et qui selon certaines sources médiatiques et témoignages, utilise encore aujourd’hui des moyens très limites au niveau moral pour l’espionner. Ils accusaient Carthage d’avoir pris trop d’importance durant la Guerre Froide. Du coup, Carthage a abandonné tous ses supercalculateurs implantés partout dans le monde, des fois laissant même les scientifiques qui y travaillait seuls, comme c’était le cas pour le premier supercalculateur que vous avez détruit.
Après cela, j’ai commencé à construire un scanner, profitant de la durée rallongée de la translation. Et j’ai bien cru que tu pourrais me sortir de là avant Jérémie, mais William, sous l’influence de X.A.N.A, avait détruit le cœur avant, me forçant à me replier une nouvelle fois loin du programme. J’avais presque fini de construire mon scanner avec toutes les pièces trouvées sur place quand j’ai su que le moment était venu pour moi de te donner les derniers morceaux de programme dont tu avais besoin Jérémie. Alors, pour ne pas risquer ma peau, et connaissant les faiblesses du programme que j’avais créé, j’ai programmé un leurre de moi qui possédait exactement les même codes séquences ADN. X.A.N.A est tombé dans le panneau et mon leurre a pu transférer l’énergie pour en finir une bonne fois pour toute et t’aider à lancer ton programme multi-agent.

- Mais pourquoi vous n’êtes pas revenu après ? interrogea Odd, décidément passionné par cette histoire.

- Parce que j’avais découvert la nouvelle menace qui planait sur vous. Je me suis donc matérialisé et j’ai acheté un appartement dans la banlieue de San Francisco, en prenant soin de récupérer toutes les informations qui je pouvais sur Carthage. Je me suis ensuite créé une nouvelle identité en piratant les bases de données américaines et j’ai contacté William en piratant cette fois-ci les serveurs de Kadic et en lui envoyant un mail en lui expliquant toute la situation, et le comportement à adopter dès le jour où il avait reçu le mail jusqu’à celui de l’attaque, en lui fournissant bien entendu des preuves de l’authenticité de ce message et de la personne qui l’a envoyé. Tout a fonctionné comme prévu même si cela a été juste. Je suis ensuite allé à Kadic venir vous chercher. Voici donc toute l’histoire.

- Donc si j’ai bien compris, on va à San Francisco, le voyage à New York n’est donc qu’une escale, dit Yumi, toujours aussi froide dans ses paroles.

- Tout à fait. Et comme il reste beaucoup de temps avant notre arrivée, je vous demande de vous reposer, car la suite risque d’être mouvementée.

Le petit monde ne se fit pas prier, complètement chamboulé par ce début de journée. Et encore, tout ne faisait que commencer.

*******
Jérémie n’avait pas réussi à dormir depuis que Franz Hopper leur avait demandé de se reposer. Impossible de dormir après ce récit complètement dingue et cette nouvelle aventure qui s’annonçait. Des dizaines de questions se bousculaient dans son esprit notamment à propos de William. Avait-il fait exprès de s’écarter du groupe pour mieux le réintégrer après ? Des questions qu’il voulait poser au scientifique mais malheureusement pour lui, il allait devoir patienter encore jusqu’à l’arrivée à San Francisco. En regardant dans le hublot de l’avion, il aperçut Manhattan et sa tours immenses, dessinant ce que les américains appelaient la Skyline. C’est un paysage magnifique pour lui et il avait toujours voulu visiter Big Apple. Mais malheureusement, les conditions n’étaient pas idéales pour visiter la plus grande ville des Etats-Unis. Ils étaient désormais constamment en danger.

L’avion se posa cinq minutes plus tard sur la piste. Tout le monde descendit rapidement et entra dans le hall de l’aéroport John F. Kennedy. Hopper dit au groupe de rester ensemble le temps qu’il passe ou coup de fil et de venir le chercher trente mètres plus loin si jamais quelque chose d’étrange se produisait. Mais Jérémie était toujours plongé dans ses pensées, observant l’immense hall tout de blanc vêtu, l’immense drapeau américain situé tout au bout du gigantesque couloir. Des centaines de personnes déambulaient dans ce hall, plus ou moins pressées. Sa dernière pensée, avant de retrouver Aelita pour passer un moment avec elle, dévia vers la dernière phrase de l’hymne des Etats-Unis, The Star-Spangled Banner : « O’er the land of the free and the home of the brave ». Il espérait maintenant que Francis Scott Key n’avait pas menti…

*******
Franz Hopper décrocha après avoir attendu quelques secondes. Visiblement, il savait parfaitement quand son interlocuteur allait l’appeler. En l’occurrence, c’était une interlocutrice :

- Toujours aussi calculatrice Elizabeth, commença Hopper, un sourire sans réel plaisir au coin de la bouche.

- Toujours aussi fouineur Waldo, répliqua la directrice de projet Carthage.

- Qu’est-ce que tu veux ? Dépêche-toi, je n’ai pas que ça à faire.

- Je vais faire court aussi. Passons un accord et lions nos forces comme au bon vieux temps pour écarter ces communistes une bonne fois pour toutes.

Le marché était clair, simple, mais Hopper ne le voyait pas de cet œil.

- Je ne te fais pas confiance Elizabeth. Je sais parfaitement que tu prépares un sale coup derrière pour faire plaisir à ton président chéri et ton ego un peu trop gonflé.

- Je ne l’ai pas appelé. Je suis sérieuse.

- Toute aussi sérieuse qu’il y a vingt-cinq ans quand tu m’as menti. Non, démerde-toi toute seule. Viens les chercher. Ah mais oui, c’est vrai, tu ne peux pas bouger de ton endroit secret à New York. J’ai tout récupéré à San Francisco, c’est con n’empêche. Et c’est encore moi qui viens t’emmerder, lança Hopper sur un ton de défi vis-à-vis de son ancienne supérieure.

Il entendit Dido soupirer, et ce qu’elle répondit le fit vite redescendre sur terre.

- Waldo, je les retrouverai et tu le sais. Si j’ai l’accord du président, ce ne sera plus qu’une question de jours ou même d’heure, quel que soit l’endroit où tu es. En puis…J’ai récupéré grâce à mes réseaux certains documents te concernant. Je suis toujours arrivée à mes fins et vu le temps qu’il te reste, je doute que tu puisses faire quoi que ce soit.

Et elle coupa la conversation subitement. Au final, elle avait raison, c’était sa dernière mission et il devait faire vite. Hors de question qu’elle gagne cette fois-ci.

*******
Dans son bureau personnel, Dido s’accorda quelques secondes de répit. Elle observa donc son bureau l’espace d’un court instant. Des papiers éparpillés partout sur son bureau noir, surplombé par son immense et très sophistiqué ordinateur personnel. Un bureau sombre, avec une petite lumière sur le côté, voilà comment elle aimait travailler. Le calme et l’obscurité étaient présents dans n’importe quel espace de travail qui lui était destiné. Mais il fallait se ressaisir. Elle n’était pas étonnée par la tournure qu’avait prise la conversation et maintenant elle n’avait plus le choix. Elle prit donc son téléphone fixe et composa un numéro qu’elle connaissait par cœur. Au bout de quelques sonneries, un homme décrocha et sa surprise était perceptible dans ses paroles :

- Elizabeth ?

- Salut Michael, répondit Dido.

Michael Hayden, actuel directeur de la CIA, était un ancien ami de longue date. Ils s’étaient rencontrés durant la présentation d’un programme d’action concernant la Guerre Froide et se donnaient rendez-vous pour discuter une fois par an. Mais le dernier datait de deux mois, d’où la surprise de son interlocuteur.

- Tu as besoin de quelque chose ou tu veux encore programmer un resto ?

- J’ai juste besoin que tu me rendes service.

- Et quel genre de service ? demanda-t-il, un peu étonné étant donné que Dido était le genre de personne qui ne voulait jamais avoir de comptes à rendre. Mais étant donné qu’elle l’avait déjà aidé plusieurs fois par le passé, notamment pour accéder au poste qu’il occupait actuellement, il ne pouvait pas refuser et Dido le savait bien.

- Je veux me rendre dans la salle des archives de la NSA pour récupérer le dossier Carthage.

Elle entendit le directeur de la CIA recracher l’eau qu’il était en train de boire, mais cela ne l’étonnait toujours pas plus que ça.

- Mais c’est de la folie Elizabeth. Tu ne veux quand même pas revoir l’autre truffe de Keith Alexander qui te déteste ?

La réaction de son ami était logique. Keith Alexander et elle se détestaient. Il était jaloux d’elle de par la position qu’elle avait occupée durant la Guerre Froide auprès du président. Le plus gros fayot qu’elle ait jamais vu. Mais elle avait besoin de ce dossier que le directeur de la NSA avait pris soin de demander à la fin « officielle » du programme militaire afin de prendre sa revanche sur sa rivale. Mais il fallait admettre que la NSA était l’endroit le plus sûr des Etats-Unis car tous les documents classés « top secret » s’y trouvaient.

- J’ai besoin de ce dossier Michael, même si je n’ai pas envie de le revoir.

- Bon, très bien. Si tu es sûre de toi. Je vais t’arranger ça pour demain. Pars maintenant, le trajet est long en voiture et comme tu n’as plus le droit de voyager en avion privé à cause des réseaux de ce salaud…

- Merci Michael, je te revaudrais ça, à bientôt.

- Tu n’as pas vraiment besoin, dit-il avant de raccrocher.

Dido reposa le téléphone sur son combiné. Les retrouvailles avec la personne qu’elle détestait le plus promettaient d’être explosives.


N.B : J'ai donné un prénom à Dido pour rendre son personnage plus réaliste. De plus, si je me souviens bien, elle n'en a pas dans les Chronicles. Durant ma lecture des livres, je ne me souviens pas en avoir vu.
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Mophie MessagePosté le: Mar 26 Juil 2016 10:11   Sujet du message: Répondre en citant  
[Je suis neuneu]


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Ah eh bien je me disais où tu étais passé (Même si je le savais). Bref commençons.

Alors déjà du côté des lg... t'es malin Franz Hopper (aka John F. Kennedy Hopper lol) avait contacté William avant tout le monde? En gros si je comprends bien Franz l'a contacté en premier parce que les "bouffons" n'en savaient rien de lui.

En parlant de ces bouffons tu as donc décidé de les tuer par leur noss(correction:boss, clavier Samsung de merde) n'avait même pas le mot de passe du.... WAIT depuis quand y a un mot de passe t'aurait pu le préciser bon ce n'est pas grave.

Eh bien maintenant à propos de Dido.... oh tu sais quoi f*ck it je déteste la politique je vais juste dire qu'elle porte le surnom d'une petite peste qui avait tenté de poignarder les lg et qu'elle sera une menace à temps partielle.

Et pour finir tu as trouvé un moyen pour que les lg ne soient pas privé de leur beau monde virtuel c'est déjà ça.

Et bien je te souhaite bonne chance pour la suite.
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-Godot


Dernière édition par Mophie le Mer 17 Aoû 2016 22:39; édité 1 fois
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Icer MessagePosté le: Mer 27 Juil 2016 07:46   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


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Mophie a écrit:
Ah eh bien je me disais où tu étais passé (Même si je le savais).


Humoriste I presume ? Mr. Green

En vadrouille dans les provinces françaises, ce commentaire ne sera pas très étoffé
(Depuis quand ils le sont ?). Il était pourtant temps que je passe car je me suis rendu compte que malgré un dernier com je crois bien, après le chapitre 1, j'étais à jour sur ta fic (Sachant que commenter me permet d'habitude de savoir où j'en suis resté).

Je ne trouve pas nécessairement que la fiction va trop vite. Évidemment on s'éloigne très vite du décor de base de la série (qui explose, lol mdr), mais si le scénario le justifie, pourquoi pas ! Ton fil rouge a l'air bien baleze, on pourra même dire ambitieux. Franz Hopper joue le rôle du leader charismatique, ce qui est de toute façon en phase avec son aura dans la série. On note aussi l'utilisation des personnages de l'univers étendu et puisque tu me lis toi-même, tu sais parfaitement que j'approuve. Vivement l'arrivée à destination pour voir ce qui servira peut-être de nouvelle usine. À moins que la fic soit en réalité une gigantesque chasse a l'homme au milieu des Rocheuses, durant 20-30 chapitres.

Bref du boulot bien mené, continue comme ça Smile

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Idris2000 MessagePosté le: Mer 27 Juil 2016 15:20   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


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Localisation: Dans une ville, dans un pays, dans un continent, sur une planète, dans l'univers...
Une histoire ma foi très intéressante. Puisque tu as inclus Dido et que les LG doivent se cacher aux Etats-Unis, j'évoque la supposition que Eva et d'autres personnages de CLC feront leur apparition. Si cela viendrait à être le cas, Eva va rejoindre les LG?

Spoiler


Je me permets de te poser une question: Pourquoi Waldo aurait contacté spécifiquement William avant les autres? Il a été souvent laissé sur la touche comparé aux autres LG. À vrai dire, je doute fort qu'il avait même entendu parler de Waldo avant. Ensuite, je trouve que le caractère de Waldo vis à vis de Dido paraît un peu...Hors de sa personnalité.

D'abord:

Waldo Schaeffer a écrit:
Toute aussi sérieuse qu’il y a vingt-cinq ans quand tu m’as menti. Non, démerde-toi toute seule. Viens les chercher. Ah mais oui, c’est vrai, tu ne peux pas bouger de ton endroit secret à New York. J’ai tout récupéré à San Francisco, c’est con n’empêche. Et c’est encore moi qui viens t’emmerder.


Waldo moqueur...Il ne me semble pas que ça faisait partie de sa personnalité.

Citation:
Les retrouvailles avec la personne qu’elle détestait le plus promettaient d’être explosives.


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À part cela, bonne chance pour ta fic et la suite.

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Lhetho MessagePosté le: Sam 06 Aoû 2016 10:17   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Localisation: Une chose est sûre, c'est sur Terre !
Spoiler



Chapitre 6 : Révélation


Dido se trouvait devant l’énorme bâtiment fait de verre teinté. Ces deux imposants blocs de verre qui se dressaient devant elle n’étaient autre que l'emplacement d’un des endroits les plus sécurisés du pays et même de la planète : le siège de la NSA. Au beau milieu d’un vaste espace dissimulé du grand public par les arbres dans le Maryland, se tenait tout un complexe érigé en 1952. Elle n'était venue qu'une seule fois ici, pour célébrer la fin « officielle » de la Guerre Froide avec tout le personnel de la NSA. Bien entendu, le rassemblement faillit tourner au désastre en grande partie à cause de la rivalité entre les deux directeurs. Mais heureusement la réunion toucha à sa fin avant qu'un verre de champagne n'atterrisse dans la figure d'un des responsables. Aujourd'hui, c'était différent. Le concours de circonstances avait forcé Dido a revenir vers un endroit dont elle savait pertinemment qu'elle n'était pas la bienvenue. Mais il fallait récupérer ce fichu dossier pour pouvoir anticiper les actions d'Hopper et surtout retrouver les adolescents. C'est sur cette pensée qu'elle pénétra dans le bâtiment et se rendit dans le magnifique hall, fait de noir et garnit d'objets technologiques très avancées.
Quelques mètres plus loin, Keith Alexander se tenait là, en costume noir, accompagné de trois agents derrière lui qui semblaient apparemment avoir été désignés pour effectuer la tâche ingrate de l'escorter. Dido, qui elle était venue seule, s'approcha de son pire ennemi, et commença une brève conversation sur un ton glacial :

- Bonjour Keith. Merci d'avoir pris soin de répondre favorablement à mon invitation.

- Bonjour Elizabeth. Mais pour commencer arrêtes avec ton baratin, c'est grâce à ton directeur de la CIA que tu es ici, rien d'autre. Je ne sais pas pourquoi tu veux ce dossier mais si tu veux ruminer le passé, c'est ton problème. Si tu veux bien me suivre maintenant.

Il n'avait décidément pas changé. Toujours aussi froid avec elle, même si elle l'avait été juste avant. Dans sa démarche très professionnelle, il descendit les escaliers qui menaient à la salle des archives. Cet homme était un maniaque. Et il suffisait de voir son costume parfaitement ajusté pour s'en rendre compte. Ses lunettes rectangulaires lui dessinaient un visage sérieux et imposant. Mais perdue dans ses pensées, Dido n'avait pas bougé d'un poil et Alexander était déjà parti. Elle se mit à trottiner, assez comique pour son âge, afin de le rattraper.

Le parcours se fit dans le plus grand silence. Quelques fois, le directeur de la NSA saluait quelques collègues, alors que Dido les observait attentivement, découvrant par la même occasion les différents métiers qui permettaient le bon fonctionnement de l'organisation. Elle ne les connaissaient pas tous, mais son endroit préféré était la cryptologie. Cet endroit qui a suscité bien de convoitises au sein même de la NSA, était calme et surtout à la pointe de la technologie. Mais ce n'était pas là où elle voulait aller, du moins pas aujourd'hui, si tenté qu'elle puisse revenir un jour. Cinq minutes s'écoulèrent et après une centaine de mètres parcourus le long d'un couloir sans fin et très peu éclairé, ils arrivèrent devant une porte colossale. Alexander composa un code sur le digicode situé à gauche de la porte et passa sa rétine devant la reconnaissance oculaire, située à sa droite. Sans un bruit, l'énorme porte s'ouvrit, laissant place à la lumière. Dido était enfin arrivée dans l'un des lieux les plus protégés des États-Unis.

Même si elle était déjà venue ici, elle ne pouvait que s'émerveiller devant l'immensité de la salle des archives de la NSA. Cette salle rectangulaire et parfaitement organisée, comptait plusieurs dizaines de bureaux placés contre le mur, et qui faisaient le tour de la salle. D'autres bureaux étaient placés au milieu, réservés aux supérieurs. En face d'elle, un immense écran était allumé. Sur celui-ci, on pouvait apercevoir quatre cercles disposés les uns dans les autres, le dernier étant beaucoup plus grand que le premier. Au milieu, un autre cercle cette fois-ci rempli de rouge où il était inscrit « NSA ». Dido savait ce que ce schéma représentait. Les quatre cercles représentaient les quatre couches de protection informatique, la meilleure du pays bien sûr, et le cercle rouge représentait les archives de la NSA, stockées sur d'énormes disques durs. Mais son dossier ne se trouvait pas ici. Dans un silence de plomb, accentué par l'arrêt des discussions des employés devant l'arrivée du directeur, Alexander invita Dido à le suivre vers la droite de la salle. Une porte, qui n'avait rien à envier à celle de l'entrée de la salle, se trouvait là. Alexander exécuta les mêmes tâches que pour la première et au bout de quelques secondes, elle s'ouvrit, de la même manière que la précédente. Le directeur de la NSA s'arrêta devant la porte alors que Dido fut la seule à rentrer. Elle esquissa un léger sourire en pénétrant dans la pièce en voyant son ennemi fulminer de rage. Le directeur de la NSA n'était autorisé à rentrer dans cette pièce qu'en présence du président. Cette pièce contenait trois documents écrits, les seules « archives papiers » d'ailleurs, classés dans le rang de la plus haute confidentialité par le chef de l’État en personne. Tous ces documents nécessitaient un code d'accès que seul le président possédait. Enfin, pas tout à fait étant donné qu’elle possédait le code du troisième document. Le premier document contenait les plans des missiles nucléaires des États-Unis. Le deuxième, les « magouilles » organisées par le pays pour arriver à ses fins. Ce document, dans les mains de la population, conduirait à une catastrophe politique elle en était certaine. Enfin, le dernier, était celui qu 'elle était venue chercher, le dossier Carthage. Ce dossier avait été placé ici à la fin de la Guerre Froide sur ordre du président afin de garantir le plus strict anonymat pour que Dido puisse continuer à œuvrer en toute discrétion, mais surtout pour que ce dossier ne tombe pas entre de mauvaises mains. Aujourd'hui, elle venait le récupérer et le retirer des griffes de ce maniaque psychopathe qui ne s'était pas gêné pour saisir l'occasion et lui prendre son dossier. Elle composa rapidement le code d'accès et le coffre qui contenait le dossier, identique aux autres sur sa gauche, s'ouvrit. Une fois ressortie, la porte se referma et Alexander cassa ce silence qui s'éternisait depuis un bon bout de temps :

- Bon, et bien puisque que tu as récupéré ton dossier, je pense que tu peux t'en aller, j'ai à faire tu sais, ce n'est pas de tout repos d'occuper un tel poste.

Quelle manque d'hospitalité. Il faisait tout pour se mettre en valeur devant ses employés et son invitée qu'elle se demanda si sa tête n'allait pas exploser. Elle finit par dire :

- Très bien Keith. Bon, je te souhaite tout le meilleur du monde dans cette organisation. Au revoir.

Elle ne savait même pas si il avait saisi l'ironie de cette phrase, mais comme elle l’avait prévue, elle repartit toute seule au rez-de-chaussée avec la satisfaction d'avoir réussi à récupérer son précieux sans trop d'accrochages avec ce connard. Maintenant, il fallait étudier ce bordel bien au chaud chez elle.

*******
Le petit groupe patientait dans le hall de l'aéroport. Après avoir pris soin de se restaurer au Burger King situé à l'étage inférieur, ils étaient revenus dans l'immense hall et attendaient désormais l'embarquement pour San Francisco. Tout le monde discutait de tout et de rien, retrouvant l'espace d'un instant la bonne humeur qu'ils avaient perdu à cause des récents événements. Yumi et Aelita discutaient scolarité pendant que Ulrich, Odd et William parlaient du dernier jeu vidéo à la mode, qui selon les dires, était la bombe de l'année. Seul Jérémie ne prenait pas part à la discussion. Il était resté assis sur le banc, le regard vide, et pensait à tout ce qui s'était passé depuis leur départ. Mais tandis qu'une voix dans les hauts-parleurs annonçait l'embarquement du vol pour San Francisco, Hopper demanda à ce qu'on l'écoute une dernière fois avant de partir :

- Les enfants, surtout restez bien groupés avec moi et ne m'appelez pas Franz en public. Mon identité ici est Jason Farmar. On ne sait jamais, quelqu'un de peu recommandable peut surgir à n'importe quel moment mais maintenant, direction West Coast.

Le groupe se dirigea donc vers l'avion sous le regard d'un homme vêtu d'un simple costard noir. Une fois le groupe hors de son champ de vision, il sortit son téléphone et composa un numéro français.

*******
Devant l'aéroport de Roissy, un homme décrocha après avoir finalement entendu la sonnerie de son portable dans l'agitation de la région parisienne :

- Boss ? Demanda quelqu'un, d'une voix assurée.

- Oui j'écoute Andreï.

- Les cibles sont partis prendre le vol pour San Francisco, jusque là aucun problème au niveau de la mission, je vous recontacte une fois arrivé là-bas.

- Parfait, bon boulot, continue comme ça. Nous partons pour New York. Une fois que nous seront à Los Angeles et que tu auras accompli ta mission, rejoins-nous là-bas.

- Très bien, bon voyage boss.

Une fois la conversation terminée, l'homme entra dans le hall de l'aéroport, se dirigeant vers son vol pour New York, accompagné d'un homme en costard noir.

*******
La petite bande sortit de l'aéroport de San Francisco dans l'après-midi. Le voyage s'était déroulé sans encombres et désormais, ils étaient enfin arrivés à destination. Yumi en profita donc pour poser la question bête que personne n'osait poser :

- Bon, et maintenant on va où ?

- Nous allons récupérer ma voiture et nous partons pour Oakland, répondit le scientifique.

- Comment ça votre voiture ? Interrogea Odd, un peu surpris.

- Je vous avait dit que je n'avais pas de voiture quand nous étions en France, mais rien n'est plus facile que de pirater les bases de données d'un constructeur pour s'acheter une voiture gratuitement.

- Mais c'est dégueulasse de faire ça, vous pouvez pas payer comme tout le monde ? Demanda Ulrich un brin énervé par cette réponse.

- Je te rappelle que je suis un rescapé de quelque chose que personne ne croirait possible, j’utilise donc des méthodes qui me permettent de rester dans l'anonymat. Je n'ai pas vraiment le choix si je veux rester discret et puis travailler pour gagner de l'argent ne m'intéresse pas, je dois accomplir l'objectif que je me suis fixé, point barre. Sur-ce, direction le parking.

Et avant qu'Ulrich n'ai pu rétorquer quelque chose, Hopper prit la direction qu'il avait indiqué. Les adolescents suivirent l'homme qui marchait d'un pas assez énergique, comme s'il ne se sentait en sécurité nulle part.
Une fois arrivé dans le parking, Hopper se dirigea vers une voiture familiale classique. Une voiture sept places couleur taupe. Le scientifique demanda à tout le monde de grimper rapidement. Jérémie s'installa à l'avant, à côté d'Hopper. Yumi, Aelita et Ulrich se placèrent sur la banquette arrière et enfin William et Odd dans le coffre. Une fois tout le monde prêt à partir, Hopper démarra la voiture et quitta le parking. La voiture s'élança dans les rues de San Francisco sous le regard toujours attentif de l'homme en noir.

*******
Dans sa voiture assortie à ses vêtements, c'est-à-dire noire, l'homme sortit de nouveau son téléphone et composa le même numéro que lorsqu'il se trouvait à l'aéroport de New York. Son interlocuteur décrocha au bout de quelques sonneries :

- Alors, tout s'est bien passé ?

- Parfaitement boss, le groupe s'en va pour Oakland. Je vais me poster dans la maison prévue pour nous et je vais essayer de les tracer. Il y a bien un moment où ils vont sortir de leur tanière.

- Très bien, nous sommes à New York et nous attendons notre vol, tiens-moi au courant si quelque chose cloche.

- Oui boss, à bientôt.

Et la conversation se termina. L'homme en noir démarra et se mit en route vers sa destination.

*******
Le trajet de San Francisco vers Oakland était assez rapide. En effet, dans la baie de San Francisco, le seul éventuel point d'embouteillages se trouvait à la sortie de la ville, juste avant de franchir le Golden Gate. Heureusement pour le groupe, la circulation était fluide en ce mardi. Les adolescents profitèrent du trajet pour se reposer un peu. Il fallait dire qu'avec les décalages horaires, ils étaient encore le mardi 4 septembre et il était environ 14 heures. Même s'ils s'étaient quelque peu reposés dans les deux avions, les révélations du scientifique n'avaient pas favorisé l'apparition d'un sommeil long et tranquille. Il était donc temps pour tout le monde d'arriver à destination pour enfin se jeter dans un lit bien douillet.

Vingt minutes plus tard, la voiture s'immobilisa devant un immeuble classique. Une fois la voiture garée dans le parking souterrain, tout le monde se rendit au rez-de-chaussée et prit l'ascenseur. Hopper vivait au dixième étage de l'immeuble. Le groupe déambula dans les couloirs afin de gagner l'appartement d'Hopper. Enfin arrivé à destination, le scientifique ouvrit la porte et tout le monde rentra dans l'habitation. C'était un appartement classique de banlieue d'une grande ville, mais assez spacieux. L'entrée donnait sur le salon qui n'était pas très décoré. Des meubles étaient disposés le long du mur et un autre, plus bas, était utilisé pour la télévision. La cuisine se trouvait à gauche et les trois chambres à droite, en empruntant un couloir. Odd fit comme chez lui et s'installa sur le canapé en disant :

- Et bien c'est cool ici Franz, on voit que vous êtes un pro du piratage pour avoir réussi à dégoter un appart' pareil !

- Si tu le dis Odd. Bon, en attendant, je vais vous faire à manger. Le voyage, ça creuse ! Faites comme chez vous si ce n'est pas déjà fait et installez-vous sur le canapé. Pizza pour tout le monde ! Répondit Hopper qui partit s'affairer en cuisine.

Dans ladite cuisine, il sortit tous les ingrédients nécessaires à la préparation d'une pizza. C'était le seul plat qu'il savait faire lui-même et il ne le réservait qu'aux grandes occasions. A l'accoutumée, il mangeait simplement de petites boîtes qu'il fallait faire chauffer dans un micro-ondes, préférant se concentrer sur son travail, comme il l'avait toujours fait. Tout en commençant la préparation, il regarda son courrier reçu depuis son départ. Bien entendu, toutes les lettres étaient au nom qu'il avait choisi lors de son retour parmi la civilisation quelques mois plus tôt. Après avoir mis les brochures publicitaires à la poubelle, il tomba sur la dernière lettre qui lui fit lâcher son couteau. Cette lettre, il l'attendait depuis deux semaines et elle était arrivée là, au pire des moments possibles. Sur cette lettre étaient inscrits en gros caractères :

Zuckerberg San Francisco General Hospital
Confidential
Analyse results


C'était bien la lettre que Dido avait mentionné durant leur courte conversation à New York. Et si elle confirmait ses dires, cela n'annonçait rien de bon. Il l'ouvrit et dut la lire plusieurs fois afin d'assimiler chaque mot. Il était terrifié. Il la laissa de côté, se disant que le moment le plus opportun pour parler de cela avec les autres serait lors des dernières explications. Et machinalement, avec des gestes précis comme à son habitude, il se remit à cuisiner.
Quarante-cinq minutes plus tard, Hopper retrouva les adolescents qui bavardaient gentiment entre eux. Il déclara le repas ouvert et sans surprise, Odd fut le premier à se jeter sur la pizza devant le regard désespéré de Yumi, qui avait horreur des mauvaises manières, surtout chez un homme comme Hopper. Odd ne dit rien pendant une minute, il semblait vouloir apprécier chaque saveur, et au bout de cette minute de silence répondit :

- Elle est super bonne vot' pizza m'sieur ! Dit-il entre deux bouchées.

- Content qu'elle te plaise, répondit simplement l'intéressé.

- Mais papa, depuis quand tu sais cuisiner ? Demanda Aelita, assez stupéfaite par son paternel.

- Depuis peu de temps ma chérie, à vrai dire c'est le seul plat que je sais correctement cuisiner, parce que j'ai appris au fil du temps. Mais vous savez, je serais capable de rater des radis au beurre !

En déclenchant l'hilarité générale, il espérait une nouvelle fois détendre l'atmosphère avant de reprendre la séance d'interrogatoire. Et malheureusement, comme il s'y attendait, Jérémie commença par la question la plus évidente :

- Mais Franz, il serait peut-être temps de nous dire ce que vous attendez de nous ?

- C'est très simple à vrai dire. Le supercalculateur étant éteint, et sachant que toi et moi pouvons le remettre en état, exactement comme celui de Sceaux, je vous demande de revenir encore une fois pour éliminer nos ennemis, répondit-il après quelques secondes de réflexion.

- Attendez, vous voulez dire qu'on va encore devoir retourner dans un monde virtuel ? Mais il n'y a pas d'autres moyens pour les éliminer ? Interrogea Yumi, assez perplexe par rapport à cette proposition.

- Puisque vous voulez la vérité, leur chef s'est déjà à mon avis emparé du supercalculateur de Sceaux, sauf qu'il lui manque simplement le mot de passe qui permet de rallumer la machine, que seuls Jérémie et moi connaissons. Mais si jamais il le trouve, il s’emparera de Lyoko et pourra créer une armée, exactement comme X.A.N.A a voulu le faire par le passé, et prendre le pouvoir. Le prétexte du chef des derniers membres du KGB qui veut prendre sa revanche sur les États-Unis n'est en partie qu'une ruse pour jouer les conservateurs. C'est en partie vrai surtout sur ses opinions mais ce qu'il veut réellement, c'est dominer le monde, un point c'est tout, et il emploiera tous les moyens pour arriver à ses fins. Avant que vous ne le demandiez, toutes les informations que je viens de vous révéler, je les aies piratées sur l'ordinateur personnel du chef. Même si il y a de grandes chances pour qu'il m’aie repéré, c'était le prix à payer afin de connaître certains de ses agissements. Mais maintenant il faut bien comprendre que nous sommes en danger permanent et qu'il faudra rester toujours très prudents.

Hopper était satisfait, il avait réussi à rayer toutes les questions en une seule tirade. Il observait maintenant les réactions de ses invités, allant de l'indifférence pour Jérémie, qui savait certainement déjà tout cela, à la perplexité et à la crainte chez Yumi et Aelita. William, quant à lui, ne bougeait pas, et de toute façon il était déjà au courant par le biais du fameux mail d'il y a quelques semaines. Le moment était maintenant venu pour lui d'annoncer le fait le plus délicat de la soirée. Il ne savait pas par où commencer et il décida d'être direct, en se disant qu'il regretterait peut-être cela.

- Les enfants, il reste une dernière chose assez délicate. Si vous décidez de reprendre le combat, vous devrez être efficaces car le temps nous sera compté.

- Et pour quelle raison ? Demanda Jérémie, soudain intrigué.

- Vous vous êtes posés des questions sur mon comportement ces dernières heures à juste titre. Quand je suis revenu sur Terre et certainement aussi à cause du temps passé sous forme virtuelle, des séquelles sont apparues, et cette lettre de mes résultats d'analyses le confirme. Les enfants, il faudra faire vite, car dans deux mois, je serais six pieds sous terre... Je suis désolé.

Les ex-Lyokoguerriers, interdis, regardèrent la lettre mais n'y comprenaient rien, celle-ci étant écrite en anglais et dans un langage propre aux médecins. Ce fut Yumi qui fendit le silence :

- Et ça veut dire quoi ce qu'il y a écrit sur cette lettre ?

- Ça veut dire que j'ai depuis mon retour sur Terre la maladie d'Alzheimer au stade léger ainsi qu'une tumeur au cerveau incurable qui m’emmènera jusqu'à la tombe dans deux ou trois mois, répondit Hopper, abattu par la nouvelle qu'il avait apprise avant les adolescents.

Eux restèrent bouche bée, ne réalisant pas encore dans quelle situation ils se trouvaient. Odd ne finit même pas sa part de pizza et tout le monde partit dans les chambres. Il ne fit rien pour les en empêcher, le choc était rude, surtout pour sa tendre fille.
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Mophie MessagePosté le: Sam 06 Aoû 2016 11:02   Sujet du message: Répondre en citant  
[Je suis neuneu]


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Messages: 236
Localisation: Coincé dans le quelque part
Tiens un nouveau chapitre et en plus je viens juste de me connecter, la vie est décidément pleine de surprises mais bon commençons.

Bon ben déjà on a un ****** qui suit les lg et qui travaille avec le "Boss" (j'espère que tu le fera encore plus con que les 3 autres con) je me demande ce qu'il leur réserve?

Ensuite pour Dido...... j'm'en fou je passe.

Bon côté lg... et ***** maintenant je comprends pourquoi il était pas dans son état normal, t'a déjà tué le collège lycée maintenant tu veux le tuer, j'ai déjà pas supporter que t'es tué Jim et maintenant tu veux Fr.... WAIT si je suis ta logique tu veux tuer tout le monde c'est ça? Oh la vache tu veux être meurtrier ou quoi? Après y aura vraiment de quoi pleurer mais bon je dois dire que je m'attendais pas à ça. Et encore une fois il y aura un "juste à temps" comme toujours ils vont finir le travail au moment où Franz les quitte.

Bon ben sinon bonne journée.

P.S.: Question con: c'est quoi le mot de passe?😆
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Nous portons tous un masque, sur le visage ou sur le cœur.
-Godot
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Idris2000 MessagePosté le: Sam 06 Aoû 2016 20:55   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 15 Juin 2016
Messages: 154
Localisation: Dans une ville, dans un pays, dans un continent, sur une planète, dans l'univers...
...OK.

T'as éradiqué Kadic, maintenant, tu as l'intention de tuer Waldo... Je pense que tu fais encore plus de massacres qu'Ikorih dans ses fics...

Citation:
et enfin William et Odd dans le coffre


Miskin...

Citation:
Les ex-Lyokoguerriers, interdis, regardèrent la lettre mais n'y comprenaient rien, celle-ci étant écrite en anglais(...)


Si les LG ne comprennent pas l'anglais, ils sont dans une merde profonde...

Citation:
et dans un langage propre aux médecins.


Tu parles de leur écriture...Moins que lisible?

J'ai vraiment aimé ce chapitre, mes applaudissements. Et j'aime bien l'ambiance sombre de l'histoire, ça m'intéresse de plus en plus.

_________________
Je suis quelqu'un d'observateur. L'avis des autres m'intrigue et m'intéresse.

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Je suis un Pro-Laura et Pro-CLE.

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Ikorih MessagePosté le: Mar 09 Aoû 2016 11:47   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1487
Localisation: Sûrement quelque part.
Bon eh bien ça devient pas mal tout ce bazar!

On sent toujours le soin apporté au cadre, notamment à l'intérieur de la NSA. Je trouve qu'on visualise assez bien les lieux dans ta fic et c'est un bon point. Pour rester du côté de la forme du récit, j'ai relevé quelques petites coquilles, notamment un "si tenté" au lieu de "si tant est". Le vocabulaire de la narration fait parfois un peu bizarre, notamment quand tu mentionnes le mot "costard" qui est familier et donc pas trop adapté au champ lexical d'un narrateur. A l'inverse, les termes "bordel" et "connard" sont mieux passés parce qu'ils étaient dans un focus sur Dido et donc on peut les assimiler à ses pensées. Malgré tout, je me souviens pas qu'elle sorte d'insulte dans tout le passage et donc deux en deux lignes, ça fait une grosse transition.
Toujours dans la forme, je trouve qu'une seule scène sur l'homme en noir qui suit les LG aurait suffi. Là les deux sont redondantes, elles portent le même contenu et du coup on se fait un peu chier à les relire, en plus ça casse l'effet flippant de "omg ils sont suivis", qui aurait été davantage préservé si on avait vu leur ennemi qu'une seule fois.

Au niveau du scénario, pas de grosse avancée exceptée la révélation de la maladie de Franz. Le point en lui-même est une bonne idée (ça reprend un peu les théories dans le 49 sur les effets des virtualisations), mais je trouve que sa révélation est un peu rapide, tant dans le plan du récit que dans la chronologie. Je m'explique. Tu nous mentionnes la lettre de l'hôpital dans le même chapitre que celui où tu dévoiles ce qu'elle contient, alors qu'espacer juste d'un chapitre aurait poussé le lecteur à cogiter sur le contenu. De même, Franz l'annonce aux LG alors que lui même a eu la confirmation une heure plus tôt qu'il allait mourir dans deux mois : c'est très rapide et il a l'air de vachement bien vivre la situation...
En termes de facilité, je me demande aussi si la facilité avec laquelle Dido récupère son dossier ne cache pas un truc. Le soutien de la CIA ne fait pas tout, si? Et puisqu'on est de retour sur la NSA, l'histoire des quatre cercles m'a fait penser à XANA. Coïncidence? Peut-être..

Je me suis fait la réflexion qu'à un futur stade du récit ce serait intéressant de voir au niveau des familles des LG comment se gèrent les conséquences mais ce sera ptête pas prévu. Au pire, on peut s'en passer.
Bref, à un prochain chapitre, je trouve que cette fic prend une tournure pas dégueux!
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"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Lhetho MessagePosté le: Ven 12 Aoû 2016 11:07   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Messages: 76
Localisation: Une chose est sûre, c'est sur Terre !
Spoiler


Chapitre 7 : Tout ça pour une histoire de drague



Il régnait un silence de plomb dans l'appartement du scientifique. Cela faisait maintenant une heure qu'il était assis sur son canapé, le regard perdu dans le vide. Comment réussir là où le temps lui était plus que compté ? C'était la question à laquelle il fallait trouver une réponse qui lui conviendrait et rapidement. La guerre virtuelle allait reprendre, mais cette fois-ci le danger était humain, et non informatique. Quelque part, cela le rassurait un peu. Les humains ne valaient pas un programme multi-agents comme X.A.N.A. Ils étaient trop prévisibles. Mais en relevant la tête après avoir décidé qu'il était temps de se remettre au travail sur son ordinateur portable, il trouva sa fille, plantée comme un javelot devant lui, et qui visiblement voulait lui parler. Il l'invita donc d'un geste de la main à s’asseoir en face de lui sur la chaise située à côté. Elle prit tout de suite la parole, entrant dans le vif du sujet :

- Pourquoi tu ne m'as rien dit à propos de ton retour ? Demanda-t-elle sur un ton glacial.

- Parce que tu aurais paniqué et exigé des explications. Et derrière, il aurait été dur pour moi de vous faire partir.

- Tu plaisantes j'espère ! Ça fait dix ans que je t'attends et le jour où nous pouvons nous revoir, tu ne me préviens pas et tu m'embarques avec tous mes amis à l'autre bout du monde loin de l'endroit où je me suis intégrée ! Répondit-elle en fondant en larmes.

- Mais chérie, comprends-moi. J'étais dans une situation délicate. J'avais nos ennemis aux trousses et le temps m'était compté. J'ai donc prévenu William pour qu'il garde le secret et que nous puissions partir vite par la suite. Tout ça je l'ai fait pour toi, pour que tu puisses continuer à vivre ta vie.

- Tu parles ! Tout ce que tu as fait pour moi, c'est m'envoyer dans un monde virtuel dans lequel je suis restée dix ans sous la forme d'un programme informatique. Tu m'as fait courir des risques qui auraient pu ne pas voir le jour sans tes délires de scientifique psychopathe à la noix ! Ensuite, tu ne me préviens pas de ton retour alors que je pleurais ta mort, alors que ce n'était pas vrai, et tu m'envoies aux États-Unis pour recommencer ce que j'ai essayé d'oublier pendant plusieurs semaines. Et pour finir, tu nous annonces ta maladie incurable là, maintenant, alors que nous venons juste de nous remettre de nos émotions ! Voilà la vérité papa, tu ne l'as pas construite, tu l'as détruite ma vie !

Et elle repartit dans sa chambre en pleurs, sous le regard ébahit d'Hopper, qui n'avait jamais subi de telles réprimandes de toute sa vie. Il espérait qu'elle ne pensait pas ce qu'elle disait. Il n'avait jamais été un expert en relations sociales, et il était peut-être temps de se remettre en question. Abattu, il alluma sa télé et fit défiler les chaînes jusqu'aux chaînes d'informations en continu. Et ce qu'il vit finit de l'achever pour aujourd'hui. Une photo, celle d'un endroit dévasté par les flammes. Mais lorsqu'il vit la forêt juste derrière, celle où l'Ermitage était située, il pouvait désormais reconnaître l'endroit avec certitude, exactement comme le petit groupe qui était arrivé derrière lui, alerté par l'altercation avec sa fille. Cet endroit, c'était le collège Kadic. Et il n'était plus qu'un tas de cendres. Leurs ennemis n'avaient eu aucun scrupules. Sous les regards choqués des adolescents, le nombre de morts s'affichait sous l'image : environ 500. Tout le monde était présent ce jour-là, sauf ceux qui n’avaient pas cours, comme apparemment Hiroki, puisque Yumi poussa un « ouf » de soulagement en pensant à ce fait. Il n'en était pas moins que leurs ennemis avaient détruit leur collège-lycée, il était désormais temps de se venger.
Et c'est ainsi que sur un accord général, tout le monde se prépara afin de rejoindre le supercalculateur de San Francisco, le regard plein de peine envers les familles de tous les élèves qu'ils connaissaient ou non. Mais il se lisait surtout de la détermination. Hopper avait dit qu'ils devaient faire vite, ils allaient donc le faire. Et en moins de cinq minutes, l'appartement du scientifique était vide, et sa voiture avait déjà démarré.

*******
La voiture refit le chemin inverse, traversant le centre de cette ville immense et assez vallonnée. Les adolescents ne savaient pas où se situait le supercalculateur, mais le but aujourd'hui était de prendre certains repères. Hopper sortit de la ville par l'autoroute et prit la première sortie qui s'offrait à lui. Cinq kilomètres plus tard, après avoir longé la ville, ils pénétrèrent dans un petit bois. Quelques centaines de mètres plus loin, le scientifique s'arrêta devant un étrange bâtiment. Jérémie fut le premier surpris par ce qu'il voyait devant lui.
Dans une zone complètement déserte qui ne semblait plus entretenue depuis longtemps, un bloc noir se dressait devant eux. Il était légèrement camouflé par les plantes qui ne cessaient de pousser, mais quand on s'en approchait, on distinguait parfaitement les formes de ce bâtiment. Et si celui-ci avait été par le passé une base secrète de Carthage, il fallait dire que l'emplacement était bien recherché. Même si quelques immeubles de San Francisco pointaient le bout de leur nez à travers le bois dans lequel ils se trouvaient, cet endroit était calme et le chemin parsemé d'herbes lui aussi définissait un endroit où personne ne venait jamais. Hopper prit les devant et marcha jusqu'à la grande porte, seulement visible si l'on se plaçait à quelques mètres. Dans un tourbillon de poussière, il mit la main sur un boîtier qui paraissait invisible au départ. C'était un digicode. Il composa alors le code et la porte s'ouvrit dans un clic mécanique assez effrayant selon le regard de Yumi. Le créateur de X.A.N.A invita tout le monde à entrer, mais ils ne virent que du noir. La grande salle, comparable en quelque sorte à la « salle cathédrale » de l'usine de Sceaux était plongée dans l’obscurité, dessinant des ombres qui semblaient jouer avec les nerfs de leurs invités. Mais au beau milieu de la pièce se trouvait un ramassis d'objets entreposés ça-et-là, comme de la vulgaire verroterie qu'on mettrait à la poubelle. En s'approchant, et sous un tas de chaises, le groupe découvrit un meuble en fer, cloué au sol, et à l'intersection des deux portes coulissantes de celui-ci, se trouvait un nouveau digicode. Hopper réalisa donc la même action que pour le premier, avec un code différent nota Jérémie. Rien ne se produisit pendant une trentaine de secondes, puis un bruit se fit entendre, un bruit d'un objet remontant à la surface. La poussière vola une fois de plus et ils découvrirent devant eux un ascenseur circulaire fait de verre, parfaitement nettoyé. C'était bien entendu l’œuvre du scientifique, qui était déjà venu ici. Tout le monde rentra dans l'ascenseur, qui était assez grand pour supporter le groupe entier.
Après quelques secondes de descente, le groupe se retrouva dans un endroit semblable à une salle d'expériences scientifiques. Les murs blancs laissaient passer toutes sortes de fils électriques, parfois immenses. A l'intérieur de ladite salle, des tables étaient entreposées le long du mur, des instruments scientifiques délabrés sur celles-ci. Au fond, un ordinateur volumineux était installé, lui en bon état, du fait du retour d'Hopper qui l'avait restauré. La lumière était assez tamisée et faisait ressortir l'atmosphère de la salle des commandes de l'usine de Sceaux. Après plusieurs minutes de silence, Hopper déclara :

- Ce complexe est organisé de la même façon que l'ancienne usine, c'est-à-dire la salle de commandes ici, puis en dessous la salle des scanners et enfin la salle du supercalculateur. Il faut dire que, ayant travaillé pour Carthage et connaissant donc cet endroit, j'ai légèrement piqué le modèle sur eux. Comme je vous l'ai dit précédemment, cet endroit était le siège de la base de données secrète de Carthage. Un endroit à l'époque très protégé et où personne ne pouvait accéder sans accréditation du gouvernement. Le maire de la ville avait raconté aux citoyens qu'il s'agissait d'un point stratégique américain pendant la Guerre Froide. Du coup, tous les habitants ont cru à cela et personne n'a cherché à savoir ce qui se trouvait là-dedans. Cet endroit était un peu comme la Zone 51, sauf que tout le monde s'en fiche désormais étant donné que la Guerre Froide est terminée.
Et même si il n'y a plus rien aujourd'hui, personne s'ose explorer cet endroit à cause des bruits étranges que l'on peut entendre parfois, et surtout parce que le digicode est invisible et que les parois sont presque indestructibles. Mais passons, si je vous ai fait venir ici aujourd'hui, c'est pour que vous repériez les lieux, mais désormais vous avez quartier libre. Jérémie et moi allons travailler sur différents programmes qui nous permettrons de recréer tous les composants du monde virtuel comme votre ancien vaisseau. Allez dans le downtown de San Francisco, prenez ces cinquante dollars chacun et faites-vous plaisir. Une dernière chose cependant. Je vous avait parlé de la chef de Carthage pendant mes explications. Et bien le coup de fil que j'ai reçu à New York venait d'elle. Elle va tout faire pour vous retrouver parce qu'elle estime que je ne suis pas assez bon pour vous protéger, mais elle va sans doute vouloir récupérer quelque chose de vous si jamais elle vous trouve. Je vous demande donc d'être très prudents et de ne prendre aucun risque inutile, j'estime que vous êtes assez grands pour vous débrouiller tout seuls, et puis nous ne devons pas perdre de temps dans la lutte contre nos ennemis. Si vous étiez restés là, vous n'aurez rien fait de l'après-midi. Et en plus, je vous donne ces trente dollars. Il me faut une pièce qui n'est trouvable que dans un magasin spécialisé. Ce sera l'occasion d'y passer. Le magasin se trouve juste à côté du NBA Store et des boutiques de vêtements.

- C'est bien joli tout ça Franz mais comment on y va à San Francisco, à pieds ? Demanda Odd, qui pour une fois avait écouté un discours.

- C'est là où William vous sera utile. Sachant qu'il est venu jusqu'à l'aéroport de Roissy en voiture, je lui confie la mienne. Il vous emmènera.

- Hein ? Mais ça va pas où quoi ? Il n'a pas son permis ! S'exclama Yumi, peu réjouie.

- Et alors ? Il conduit très bien ! Tu te souviens pas de l'attaque des Krabes ? Fit Odd.

- Mwouais... mais je te préviens, si on meurt, je te tue ! Lança-t-elle, un doigt posé sur la poitrine de William.

- Après cette magnifique réplique, il est temps d'aller se faire plaisir ! Se réjouit l’interlocuteur de Yumi, qui intervint pour la première fois depuis un long moment.

Le petit monde partit en direction de la sortie et Jérémie, qui se rapprocha d'Aelita, lui demanda si elle ne voulait pas rester avec eux. Il ne reçut aucun réponse. Elle le planta là, sans un mot. Interdit, il retourna donc vers Hopper pour commencer leur travail.

*******
Dans les rues de San Francisco, une adolescente déambulait, scrutant avec un regard méprisant tous ceux qui osaient entraver son parcours. Elle aimait être détestable, cela l'amusait. Elle avait fait un long voyage et désormais, on lui avait confié une nouvelle instruction. Elle attendait désormais ce qu'elle était venue récupérer et rien ne se mettra en travers de son chemin. Elle détestait échouer, rien n'était pire que la défaite pour elle. En regardant sa montre, elle s’aperçut que l'après-midi battait son plein. Le moment d'entrer en scène était bientôt arrivé, il fallait se préparer.

*******
La voiture d'Hopper roulait à présent sur l'autoroute, la musique à fond. L'ambiance était assez joyeuse et tout le monde s’efforçait de paraître détendu, afin d'évacuer la pression accumulée ces dernières heures. Odd avait insisté pour choisir la musique et ne rencontra aucune objection car tout le monde savait que l'adolescent était un grand fan de rock. Il avait donc choisi sa playlist préférée, en tête d'affiche son morceaux favori, « Burn it down » de Linkin Park. Tout le monde connaissait cette chanson, qu'il avait déjà mise à fond à Kadic, provoquant la colère de Jim. Seule Aelita ne suivait le rythme de ses amis, trop préoccupée par son altercation avec son père, et personne ne souhaitait la déranger, sachant parfaitement ce qu'il s'était passé.
Arrivés dans le centre ville, William trouva une place dans un parking souterrain et tout le monde se mit à se chamailler à propos du programme de l'après-midi dans le centre ville. Odd et William étaient partants pour un cinéma alors qu'Ulrich souhaitait acheter un maillot des Golden State Warriors, son équipe de basket préférée, et l'équipe locale, au NBA Store du coin. Quant à Yumi, puisque son amie était toujours amorphe et ne prenait pas part au débat, elle voulait faire les magasins.
Après quelques minutes de débats, ils décidèrent qu'il en fallait pour tout le monde. Les boutiques de vêtements se trouvant juste à côté du NBA Store, lui-même situé à côté du magasin décrit par le scientifique, le petit groupe décida donc de partir dans cette direction. Pour la première fois depuis la début de la journée, ils profitaient d'un moment de calme et de détente ensemble, et cela semblait ravir tout le monde, bien qu'une fois arrivés, Yumi rappela à tout le monde de rester prudent. Odd et William partirent s'offrir un glace juste à côté tout en discutant, voyant les autres se diriger vers les magasins. William était ravi de voir que son intégration ne s'était pas trop mal passée. Il avait encore quelques atomes crochus avec Ulrich pour une raison évidente, mais dans l'ensemble, cela se passait bien, même si Odd avait toujours été sympathique avec lui.
En ce qui concernait Ulrich, il sortit dix minutes plus tard tout sourire, un maillot des Warriors sur le dos. Il s'était mis au basket il y a deux ans, après avoir ouvert son esprit sur les autres sports. Il adorait le "show américain" et l'hystérie des fans autour de leur équipe. Ce sport semblait plaire également à son compagnon de chambre, qui regardait avec lui de temps en temps. Il se mit en marche afin de rejoindre ses deux compagnons. Il avait assez mal pris l'arrivée de William car elle mettait en péril sa relation compliquée avec Yumi. Mais au final, il ne lui posait pas trop de problèmes pour l'instant. Il semblait d'ailleurs assez en retrait et cela lui convenait parfaitement.
Il piqua un bout de cornet à Odd, qui lui lança un regard noir sous les rires de William. C'était la première fois qu'il profitait un peu depuis l'arrivée d'Hopper. Mais en sortant de ses pensées, il se retrouva seul avec William. Il aperçut Odd, quelques mètres plus loin, se dirigeant vers une jeune brune. Même en étant dans une situation compliquée, il trouvait toujours le moyen de draguer. Il était incorrigible.

*******
Dans le laboratoire, Hopper et Jérémie discutaient des différents programmes à utiliser pour contre leurs ennemis. A l'aide de l'ordinateur portable d'Hopper, ils avaient déjà commencé la programmation des combinaisons des guerriers, et ils avançaient à un rythme soutenu. Les deux génies s'entendaient parfaitement et leur complicité se ressentait au niveau de l'efficacité de leur travail.
Les lignes de code se succédaient à une vitesse folle. Ils étaient en osmose avec la machine. Mais Jérémie s'arrêta tout à coup et posa une question assez embarrassante au scientifique :

- Aelita est fâchée contre vous c'est ça ?

- Elle pense que je suis responsable de tout ce qui lui est arrivé. Et elle n'a pas tort, j'ai tout fichu en l'air. Mais à vrai dire, je laisse ça de côté car elle n'est pas avec moi pour l'instant. J'espère simplement que cette sortie lui changera les idées et qu'elle laissera passer ça à l'avenir. Vois-tu, je suis tellement obsédé par le bien-être de ma fille ainsi que du succès de la mission que je n'ai même pas eu le temps de penser à ma maladie... et à la mort.

- Et comment vous le vivez quand vous y pensez ?

- C'est difficile à accepter, surtout quand tu viens juste de revenir sur Terre après une longue traversée dans l'inconnu de dix ans, mais c'est la vie. Maintenant je me concentre sur cette mission afin de garantir votre sécurité et surtout celle de ma fille. Et tu dois faire de même, il faut finir ce programme.

Ils se remirent à travailler, cette fois-ci en silence. Jérémie ne voulait pas déranger le scientifique, déjà assez perturbé comme cela. Seuls les touches des claviers rompaient ce silence pesant qui s'était abattu sur la pièce. Ils continuèrent à travailler pendant deux heures. Et enfin, un bruit se fit entendre sur le grand ordinateur. Les deux scientifiques s'approchèrent et sourirent en voyant les combinaisons des guerriers apparaître à l'écran. Ils avaient terminé la première étape, mais il ne fallait pas se reposer maintenant. Après ce bref moment de satisfaction, ils se remirent tout de suite au travail, décidant de s'attaquer au Skidbladnir, afin de parcourir le réseau à la recherche de traces de leurs ennemis. Au centre de l'ordinateur, et pendant qu'ils programmaient sur l'ordinateur portable d'Hopper, la copie de Lyoko de X.A.N.A apparaissait. Elle était parfaitement identique. Cet ordinateur était bien entendu moins puissant que celui de Sceaux, puisque tous les ingénieurs de Carthage ne valaient en aucun cas Franz Hopper. Il était donc impossible de programmer un retour vers le passé par exemple. Cependant, la puissance de calcul de cette machine restait hors du commun. Les deux génies espéraient que cela suffirait pour mener à bien la lutte.

*******
Dans un jet privé volant à destination de Los Angeles, deux personnes discutaient, totalement seules, comme à l'accoutumée :

- Boss, on fait quoi arrivé à Los Angeles ? Demanda le subordonné à son supérieur.

- Et bien nous attendons d'abord de voir si on nous a ramené un gros poisson, puis nous aviserons. Je dois en premier lieu tenir une réunion avec mes associés, et si jamais tous les feux sont au vert, je me chargerais de ramener l'équipe Z en Russie afin de progresser dans notre quête.

- Mais pourquoi venir jusqu'ici pour une simple réunion et « un gros poisson » ?

- Parce que vois-tu, ce « gros poisson » va nous conférer un avantage capital pour la suite des opérations. Et malheureusement, il m'est impossible de tout contrôler depuis la France ou la Russie, je dois donc me déplacer sur le terrain. Mais, pour toi très cher, je vais te donner un petit conseil amical qui te sera très utile par la suite. Je connais tes aptitudes mais évites de poser trop de questions avec moi, suis mes ordres et tout se passera bien. Sinon, tu as bien vu ce qui est arrivé à Alexsandr ? Et bien voilà, tu sais comment te comporter.

Le subordonné n'avait pas vu le revolver sorti par son patron, trop absorbé par ses paroles et sa voix envoûtante. Avec un sourire entendu, il rangea son arme et se mit à réfléchir. Le subordonné ne posa pas de questions et se mit à lire une revue posée à sa droite.

*******
Alors que les deux rivaux observaient Odd d'un air amusé, un homme à la stature imposante interpella William. Celui-ci s'éloigna de quelques mètres, laissant Ulrich seul sur le trottoir. Il observait Odd, qui entamait la conversation avec cette fille. Il prit alors la décision de rejoindre Yumi et Aelita afin de ne pas rester seul. Il partit donc dans le sens opposé de là où se trouvait William quand celui-ci l’interpella, visiblement inquiet :

- Ulrich ! On est dans la merde ! Ramène Odd, ils sont là ! S'exclama-t-il sans s'arrêter.

Il comprenait, par le ton affolé de son rival, que ce n'était pas une mauvaise plaisanterie. Il chercha Odd du regard, là où il se trouvait il y a de cela quelques secondes, mais il n'était plus là.

*******
William était assez embarrassé par cet homme qui lui demandait tout un tas de renseignements sur la ville. Il refusait de le lâcher et quand il essayait de trouver des parades pour se sortir de là, l'autre trouvait d'autres questions ou s'interposait sur sa route. Il décida donc de répondre à toutes ses questions de manière erronée, histoire de se sortir de ce guêpier. Mais tout à coup, un autre homme habillé de la même façon surgit et interpella l'homme avec qui il discutait :

- Sergueï ! T'as trouvé les gosses ou pas ? On est prêt nous !

Il n'en fallut pas moins pour faire déguerpir William. Il avait parfaitement compris le sens de cette phrase et apparemment, ces hommes ne savaient pas qui il était. Ces questions n'étaient qu'une mise en scène pour s'approcher de ses amis. Il fallait rassembler tout le monde rapidement, ils étaient en danger. La dernière réplique de son ancien interlocuteur suffit à le forcer à courir plus vite :

-Mais t'es con ! Je les avait en ligne de mire ! Prends la bagnole on va les courser !

*******
Odd aborda, de son air détendu qui soit-disant faisait chavirer toutes les filles qu'il convoitait, la jeune fille qui semblait avoir son âge :

- Eh ! Salut toi ! Comment t'appelles-tu jeune demoiselle ?

- Oh ! Essayerais-tu de me séduire, ou c'est juste encore un de ces connards de sondeurs qui courent les rues qui vient me faire chier ?

- T'as du caractère ! Ça me plaît ! Dis-moi, ça te dis de boire un verre ensemble afin de faire plus ample connaissance ?

- Pourquoi pas après tout ? Ça me changera du quotidien. Mais d'abord, suis-moi s'il te plaît, j'aimerais te montrer quelque chose qui va te faire plaisir, dit-elle d'une voix qui fit chavirer le cœur du blondinet.

Sans se soucier de ses amis, il suivit ce qui s'annonçait comme sa nouvelle conquête. Elle lui tenait la main et elle lui semblait tellement spéciale et irrésistible qu'il ne pouvait rien lui refuser. Une route débouchait au bout de la ruelle et cette fille, qui au passage ne lui avait toujours pas dit son nom, continuait d'avancer, retardant ce baiser qui se profilait. Arrivées à dix mètres de la route, elle s'arrêta et lui demanda de fermer les yeux, ce qu'Odd fit avec grand plaisir, attendant le bon moment pour conclure, après seulement deux minutes, ce qui constituait son nouveau record. Mais les secondes s'égrainaient et il ne se passait rien. Quand il rouvrit les yeux, il vit trois hommes musclés le prendre par les bras et le traîner jusqu'à la voiture apparue au bout de la ruelle. Il se débattit et voulu crier mais rien ne sortait de sa bouche, ils lui avaient mis un bout de tissu à l'intérieur. Quand la jeune fille sortit un taser de la voiture, elle déclara l'air triomphant :

- Tu es vraiment stupide mon pauvre Odd. L'amour n'est qu'une grosse connerie. Le preuve, tu viens de tomber dans le panneau. Je te souhaite tout de même de bien dormir.

Et elle enfonça le taser dans le ventre de sa victime qui, dans un cri étouffé par le tissu, fut pris de convulsions. Le regard sadique de son interlocutrice fut la dernière chose qu'il vit avant de sombrer dans un profond sommeil.

*******
William ramena Yumi et Aelita sur le trottoir, mais Ulrich n'était plus là. Ils se demandaient où il avait bien pu aller, sachant qu'Odd se trouvait dans la rue en face. Mais soudainement, ils virent Ulrich traverser comme un fou la route, au mépris de toutes règles de sécurité, et leur annoncer, hors d'haleine :

- Odd a disparu ! Ils l'ont chopé j'en suis sûr ! Une bagnole a démarré au quart de tour quand je suis arrivé au bout de la ruelle ! J'suis désolé mais faut se tirer, ils vont rappliquer d'une minute à l'autre !

- Pas question qu'on parte sans Odd. C'est notre ami, on va pas le laisser dans les griffes de ces psychopathes ! S'écria Yumi, hors d'elle.

- Yumi ! On a pas le choix ! Ils l'ont déjà emmené loin ! Si on part pas maintenant, on va tous y passer ! Allez, go ! Grouillez-vous bordel, ils sont au bout de la rue !

Le groupe ne se fit pas prier, malgré la réticence inconsciente de Yumi. Elle suivit le groupe, les larmes aux yeux. Leur ami avait été capturé, et cela n'annonçait rien de bon. Ils bousculèrent les passants, récoltant par ailleurs quelques insultes, et arrivèrent dans le parking souterrain. William sortit de celui-ci en un temps record et sans endommager la voiture. Au moment où il sortit du parking, il découvrit les voitures noires postées à sa droite sur le côté de la route, là où il devait normalement se diriger. Nonobstant le fait que la course-poursuite était inévitable, il décida de s'engager vers la gauche afin de prendre un peu d'avance sur ses poursuivants qui, dès qu'il tourna dans la direction opposée, firent demi-tour afin de le prendre en chasse. Il se retrouvait en plein milieu de San Francisco, livré à lui même. Il s'était toujours imaginé la scène, par le biais des différents jeux de voiture auxquels il avait pu jouer avant, à la différence que cette fois-ci en cas de fausse manœuvre, rien ne serait fictif, il le paierait certainement de sa vie ainsi que de celles de ses amis.
_________________
"La politique est un art, l'art de faire le bien quand c'est possible et de faire le mal quand c'est nécessaire" Machiavel


Dernière édition par Lhetho le Lun 11 Juin 2018 13:35; édité 1 fois
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Mophie MessagePosté le: Ven 12 Aoû 2016 12:42   Sujet du message: Répondre en citant  
[Je suis neuneu]


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C'est sur que tout ça c'est pour une histoire de drague eh ben bravo mon cher Odd.

Citation:
Il s'était toujours imaginé la scène, par le biais des différents jeux de voiture auxquels il avait pu jouer avant


Il a déja joué à burnout? Rolling Eyes

Bon revenons au chapitre ben d'abord une Aelita en colère ca se fait rare dans les fic surtout contre son père et un Jérémie qui s'en mêle, ben normal vu que c'est sa petite-amie.

Sinon côté groupe on peux dire qu'ils prennent du bon temps.
Citation:
un homme à la stature imposante interpella William

M**** je les b**** et en plus c'est une pute qui drague et électrocute Odd et là je pense que c'est peut-être Eva Skinner. (Tu fait beaucoup de rapprochement aux chronicles)

Côté "Boss" (lol) il ne peut pas être à plusieurs endroits en même temps et à vraiment besoin des "gros poisson"? Franchement pourquoi il ne se démerde pas avec leur mot de passe, ça peut se trouver.

Bon ben ce sera tout ET comme d'hab je suis plutôt 1er à poster j’espère que Odd s'en sortira déjà t'a tué Jim bon ben bonne chance pour la suite.

P.S.:
Citation:
Il était donc impossible de programmer un retour vers le passé par exemple.


Spoiler

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Icer MessagePosté le: Sam 13 Aoû 2016 17:26   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


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Localisation: Territoire banquise
(Bon commentaire à la zob, je suis toujours en vadrouille)

Et bé. Je suis assez d'accord avec le commentaire d'Ikorih, la fanfic est toujours aussi intéressante.
La mort programmée de Waldo ne me surprend pas tant que ca, déjà qu'il n'était de mémoire par censé pouvoir revenir sur Terre avec son corps physique : C'est déjà pas mal !
Et effectivement le soin accordé aux détails des organisations américaines est tout à ton honneur Smile
Puisque tu as démentis ma chasse à l'homme j'ai hâte de voir comment cela va se goupiller.

À la prochaine !

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