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 Auteur Message
Jade Lhtl MessagePosté le: Dim 14 Aoû 2016 23:53   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 12 Juin 2016
Messages: 29
Localisation: Nancy
Bien le bonjour.
Comme d'habitude, j'arrive un peu en retard... mais mieux vaut tard que jamais, non ?
Bref, trêve de papotages et passons au commentaire de la fic.

Je dois dire que je l'aime beaucoup. Le scénario est vraiment bien pensé et il n'y a pas de grosses fautes d'orthographe, je n'en ai pour l'instant relevé qu'une ou deux dont je ne me souviens même plus. C'est réellement un bon récit, mais il y a néanmoins quelques petits accrocs, en tout cas pour ma part.

Tout d'abord, les évènements s'enchaînent vraiment trop rapidement. Certains l'ont déjà souligné et tu as répondu que c'était voulu, pour accéder plus directement au cœur du sujet. Seulement, tu en es maintenant au chapitre 7 et il y a toujours pas mal de points qui auraient mérité d'être approfondis ; surtout en ce qui concerne les sentiments des personnages. Par exemple, au début du chapitre, lorsqu'Aelita avoue à son père qu'elle lui en veut, tu as choisi de décrire les pensées d'Hopper.
Citation:
Et elle repartit dans sa chambre en pleurs, sous le regard ébahit d'Hopper, qui n'avait jamais subi de telles réprimandes de toute sa vie. Il espérait qu'elle ne pensait pas ce qu'elle disait. Il n'avait jamais été un expert en relations sociales, et il était peut-être temps de se remettre en question. Abattu, il alluma sa télé et fit défiler les chaînes jusqu'aux chaînes d'informations en continu. Et ce qu'il vit finit de l'achever pour aujourd'hui.

Donc Franz n'est pas plus ému que ça de la réaction de sa fille...? Certes, il devait s'en douter, mais tout de même. Je pense que deux-trois phrases de plus contenant le champs lexical de la tristesse et de l'impuissance n'auraient pas été de trop. Il y a pas mal de courts passages comme celui-ci qui mériteraient d'être un peu plus explorés, celui-ci n'était bien sûr qu'un exemple parmi d'autres..
Après, ça ne bloque pas la lecture non plus. Comme je l'ai dit plus haut, ton récit est plutôt bon en général, mais je pense que ça apporterait simplement un petit plus.

Deuxième point, il y a des moments où je me perdais un peu... Tu as voulu mettre pas mal de mystères tout au long de la fic en écrivant des scènes où les personnages sont définis par un simple pronom personnel. Même si on se doutait parfois de qui il s'agissait, tu l'as fait énormément de fois et avec pas mal de personnages différents ; à cause de ça, j'ai du relire les chapitres concernés un bon nombre de fois avant de les comprendre. x) Pense simplement à peut-être moins le faire par la suite, histoire qu'on ne se perde pas trop.

Troisième chose, le vocabulaire employé. Tu utilises pas mal de langages différents (parfois familier, parfois courant, parfois soutenu...) et c'est très bien. Malheureusement, tu ne le fais pas toujours au bon moment. Je vais remonter au chapitre 1 (puisque je l'ai relu il y a à peine une heure et que c'est la première fois que je commente, comme ça je critique l'ensemble) pour te donner un premier exemple :
Citation:
Il en rigolait souvent car beaucoup de personnes disent que la vérité sort de la bouche des enfants mais là quand même !

Tu te penchais ici sur les pensées de Delmas. Ce n'est peut être que moi, mais personnellement je ne vois notre cher Jean-Pierre prononcer ou penser un "mais là quand même !" après ces propos. Ce ne serait pas à supprimer, simplement à modifier pour opter pour un langage un peu plus raffiné. C'est un détail encore une fois, mais ça n'en serait que mieux.
Il en est de même pour le langage employé par Dido ; comme souligné par d'autres, son langage est parfois légèrement décalé par rapport à la femme qu'elle est. C'est dommage, parce qu'on est face à des personnages politiques et, si on n'a pas le contexte, on pourrait parfois croire à un dialogue entre des adolescents.

J'en ai finit avec la forme. Maintenant, passons au scénario et au récit en lui-même. Ce sera bien plus court, car il est vraiment bien pensé. Les détails historiques sont précis sans être barbants et les descriptions ne sont ni trop courtes, ni trop longues. Juste ce qu'il faut. J'aime beaucoup de coté dark que tu donnes à ton histoire, en mode "tout le monde meurt".

Il n'y a que quelques petits détails que je n'ai pas forcément compris.

Tout d'abord, les hommes qui poursuivent les ados et Franz. Tu laisses carrément transparaître qu'ils sont c*ns comme leurs pieds. Ils ne vérifient pas le matos, se font piquer le fourgon... Pourtant dans le chapitre 2...
Citation:
- Ok les gars on perd pas de temps j’ai un bouquin de Karl Marx à finir en rentrant, dit un des hommes

Je ne veux pas jouer la fille aux grands stéréotypes. Malgré tout, laisse-moi te dire qu'un homme qui lit Marx est rarement idiot. Je ne parle pas du fait que les idées de cet historien/politicien soient bonnes ou pas ; simplement que quand on est aussi débile que les hommes que tu décris, on ne lit pas ce genre de choses (voire même, on ne lit pas du tout). Je suis donc restée un peu sceptique.

Ensuite, dans le chapitre 4, Hopper déchire carrément les papiers des LG... Euh, ils vont expliquer comment à leurs parents qu'ils n'ont plus de pièces d'identité ? Un génie tel que Franz n'aura donc pas pensé au fait qu'ils pourraient leurs être utiles après tout ça ? C'est quand même un peu abusé, il aurait dû simplement les garder en sécurité, point barre.

Rajoute à ça Yumi qui quitte sa famille sans aucune gêne (c'est quand même pas son genre...).

Pour conclure, il y a une phrase qui m'a bien fait rire dans le chapitre 3 :
Citation:
- Il n’a pas tort mais on a pas le ch… Attends, je rêve là ou c’est les morveux et Frankenstein devant ?

Frankenstein ? Euh, Albert Einstein non...? Je ne sais pas si c'est une erreur de ta part où si tu l'as fait exprès pour montrer la débilité des mecs, mais même s'il s'agit de la deuxième supposition... Je veux bien que les gars soient idiots, mais de là à confondre un monstre de SF et un réel physicien... Bref, j'ai bloqué.

En ce qui concerne ce dernier chapitre, ça bouge ! Odd qui se fait enlever, ça rigole plus. Je suis pressée de voir ce que ça va donner, tu laisses du suspens à s'en mordre les doigts.

Sur ce, je te souhaite une bonne continuation, et j'attends la suite avec impatience, car, même s'il y a quelques détails légèrement dérangeants, ta fic est plutôt cool !
_________________
« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »
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MidoChou MessagePosté le: Lun 15 Aoû 2016 21:26   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


Inscrit le: 25 Jan 2013
Messages: 206
Salutations !
C'est la première fois que je commente ta fiction, mon commentaire portera sur le tout donc. Smile

Dès le premier chapitre, on sent qu'il y a du boulot au niveau de la cohérence de la chronologie des événements en général puisque tu ne t'es pas gêné pour préciser que Jérémie, Odd, Ulrich et Aelita étaient en Troisième et que là ils sont en Seconde, qu'ils ont failli en chier à cause du brevet, et que Yumi avait son bac de Français cette année, enfin bref, ce genre de trucs. Ça corrige un peu les erreurs de la série comme lorsque Jérémie dit qu'il est en Quatrième dans la saison 4 (#84), et on sent plus d'articulations avec la réalité puisque la série ne le faisait pas assez, et je vois que tu n'as fait que prendre les éléments fictifs déjà présents dans la série, les étoffer quelques fois avec des éléments des Chronicles sans les prendre tels quels (Dido par exemple), et les inscrire dans l'Histoire, et ça c'est plutôt positif, ça nous change des fictions qui démarrent sur le tant prévisible retour de XANA, ou qui rajoutent trop de détails SF qui peuvent être en contradiction avec ce qu'on sait déjà.

Contrairement aux commentateurs précédents, je ne trouve pas que les événements avancent trop vite, je trouve plutôt qu'ils avancent lentement, je m'explique. Code Lyoko est censé avoir deux composantes, une réelle et l'autre virtuelle, qui interagissent entre elles. Bien que tu tiennes à ce que le retour dans Lyokô soit totalement justifié puisqu'il n'y a rien de surnaturel qui se manifeste, se passer de la composante virtuelle pendant sept chapitres rend ta fiction un peu trop liée à la réalité, même si c'est aussi un de ses atouts comme dit plus haut. Ce qui faisait en partie le charme de la série, c'était aussi de voir deux combats, l'un sur Lyokô, l'autre sur terre, qui n'ont a priori rien à voir entre eux, mais sont en fait interdépendants. Avec le kidnapping d'Odd, une bonne partie de l'action se déroulera inévitablement sur terre.

Citation:
- C’est très simple, X.A.N.A possédait tous les supercalculateurs de Carthage. Tous, sauf un, celui implanté à San Francisco. X.A.N.A ne l’a pas attaqué car il était en « veille » au moment où il s’est échappé du réseau, parce qu’il contenait des informations top secrètes que Carthage voulait à tout prix protéger. Pour cela, l’organisation a donc désinstallé la plupart des programmes pour que le supercalculateur ne contienne plus que les documents, qui seraient totalement isolés grâce à cette action. X.A.N.A a donc fait l’erreur de juger qu’il n’était pas assez puissant au moment où il a créé un réplika, et l’a donc laissé tomber. J’en ai donc profité pour me réfugier à l’intérieur. Par la suite, la tour de passage m’a permis de récolter diverses informations sur Carthage et de suivre à distance votre bataille, en me faisant le plus discret possible.


S'il y a une tour, ce supercalculateur de San Fransisco gère aussi un Lyokô ? Ou du moins un territoire ? Dans le #71 (Premier voyage), Jérémie explique que la sphère qu'ils ont vu était un Réplika "créé par XANA grâce aux données qu'il a récupérées d'Aelita" en fin de saison 2. À moins que Franz Hopper ait créé un Lyokô dans ce supercalculateur, je ne vois pas ou est-ce qu'il a eu sa tour pour se translater. De toute façon, qu'il ait créé Lyokô dans ce supercalculateur me semble un peu tiré par les cheveux, vu qu'il est resté sous forme virtuelle dans le réseau.

Citation:
la copie de Lyoko de X.A.N.A apparaissait.

Okay, je viens de voir que c'est XANA qui a créé cette copie, mais comment se fait-il ? Il était bien en veille ce supercalculateur, non ? Et si XANA l'avait habité quand même, le programme multi-agent l'aurait détruit.

Y a aussi le retour de Waldo qui n'est pas tout à fait justifié à mon goût : comment ça se fait qu'il ait eu besoin du programme de matérialisation de Jérémie lorsqu'il était dans le Lyokô du supercalculateur de Sceaux, alors qu'il a pu se matérialiser tout seul comme un grand dans le supercalculateur de San Fransisco. Bon ok, tu dis qu'il a construit des scanners grâce à la durée prolongée de la translation, mais tu ne mentionnes pas qu'il a passé un bon bout de temps à pianoter sur le clavier pour créer le programme de matérialisation, d'autant plus qu'en ayant plongé dans la mer numérique à la fin de la saison 3, son retour devrait être un poil plus compliqué, son programme de matérialisation prend quand même une saison à être créé, à moins que les bombec d'Odd tombent malencontreusement sur le clavier comme juste avant la mission où Yumi plonge dans la mer numérique (#06). Smile

La révélation de la maladie d'Hopper est un peu passée inaperçue à mon goût, pourtant c'est le titre d'un chapitre. Aelita est capable d'en vouloir à Jérémie parce qu'il sera en retard à son concert, mais préfère plutôt réprimander son père après qu'il a révélé que ses jours étaient comptés ? Elle devrait en profiter, c'était quand même son voeu le plus cher, de le revoir. Et puis, s'indigner contre son père, elle l'a déjà fait non ? (#52) Elle l'a fait en étant à moitié humaine, là elle sait tout, 'fin c'est comme ça que je vois les choses moi haha.

Concernant le langage, il y a cette histoire du boss que t'as rectifiée, mais Dido parle comme une jeune à mon goût. En fait, elle me rappelle Susan dans Forteresse Digitale de Dan Brown que t'as apparemment lu puisque tu décris de la même manière le siège de la NSA. Smile
À mon avis, lui donner un caractère plutôt mystérieux vu son âge et le projet qu'elle a dirigé ne serait pas de trop.

Ce serait bien de revenir en France et d'expliquer pourquoi Kadic explose. Je comprends que tu veuilles changer le cadre originel, mais passer dessus vite fait serait un peu dommage. Justement en parlant de l'explosion, ça a l'air d'accabler les héros et de leur donner le courage de tout effacer de surcroît, mais c'est momentané, ils semblent bien le vivre quoi, du genre "Nooon ! Nos ennemis, vous perdez rien pour attendre. Vous avez détruit notre vie putain... Oh, mais elle est craquante cette brune !"
Justement, c'est directement lié à un point que d'autres ont évoqué avant : l'intériorité des personnages. Malgré quelques tentative de rendre Yumi beaucoup plus sceptique face au refus constant de Franz de leur dire pourquoi ils vont aux États-Unis, ou de mettre Aelita en colère contre son père (ce qui est mal placé à mon goût), les personnages semblent toujours désincarnés. Ce serait bien de faire une pause et un focus sur les pensées de Jérémie lorsqu'il parlait avec Franz au labo (du genre "mais comment on en est arrivé là ?"). Par exemple, tu l'as bien fait en corrigeant l'âge de Dido, on sent que c'est quelqu'un puisque tu reviens sur son passé. En revanche pour William. Celui-là, il me donne vraiment l'impression d'être un robot, à n'exécuter que les tâches que lui a confiées Franz, sans se poser de questions. Quand même, après avoir été l'esclave de XANA il aurait dû avoir un peu de recul en lisant le mail de Waldo. Et puis comment Franz lui aurait prouvé que ce qu'il disait était vrai ? Aucun épisode de la série ne nous affirme que William connaît la back-story, ou la vie d'Aelita. Jusque là, il n'a fait que suivre, retarder deux gars qui se cognent en voulant faire leur lacets, et conduire sans permis lol. Hâte de le voir un peu plus entreprenant mais intelligemment toutefois.

Sinon, essaye de te relire aussi Shocked
J'ai repéré quelques fautes, la plupart d'entre elles des erreurs de frappes, mais quand il s'agit de grammaire des fois ça fait vraiment mal aux yeux xD. Quelques "s" manquant à la deuxième personne du singulier au présent, ou en plus à la deuxième personne du singulier à l'impératif, "collège" au lieu de "collègue", bref, la flemme de toutes les chercher, et vu ton style (chai pas il a quelque chose ton style haha), je crois que c'est parce que tu ne te relis pas une dernière fois pour repérer ces fautes.

Sinon, elle est bien ta fic aussi, tu es sur une bonne lancée. Mis à part ces détails de matérialisation et de Réplika (qui sont encore rattrapables) le reste est tout à fait cohérent. Le scénario est prometteur, et tu as vu grand en explosant Kadic, et en leur changeant carrément de cadre, et de supercalculateur, ainsi que l'ennemi qu'ils combattent. Le tout inscrit dans un contexte historique bien réel cohérent avec la chronologie du dessin animé distingue ta fiction (en te lisant, et en étant paranoïaque, j'ai fini par croire que cette histoire était vraie, du coup je suis allé à Sceaux, et... non je plaisante).
Je me permets de reprendre une remarque faite plus haut : je m'attendais à un minimum de protestation lorsque Franz déchire les papiers de la bande xD, quand même, déjà qu'au moment où il l'a fait, il ne savaient même pas pourquoi ils le suivaient...

J'ai hâte de lire la suite, ça reste alléchant toussa quand même. Smile
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Lhetho MessagePosté le: Dim 04 Sep 2016 21:24   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Spoiler



Chapitre 8 : Hécatombe


William accéléra dans la rue bondée, récoltant encore au passage quelques grognements et insultes. Ses poursuivants se trouvaient une centaine de mètres derrière, attendant certainement la sortie de la ville pour le coincer. Mais justement, William ne voulait pas tomber dans ce piège gros comme une maison. Il voulait jouer à cache-cache avec ses ennemis. A l'arrière, la tension était palpable. Chacun était anxieux et Yumi ne cessait de pleurer, recroquevillée sur elle-même, répétant de temps à autres le nom de son ami capturé, comme si cela pouvait le faire revenir. La tristesse se lisait également dans le regard d'Ulrich, qui avait perdu son meilleur ami. Même si la disparition d'Odd le troublait forcément, il fallait se reprendre et sortir de cette situation compliquée. Sans prévenir personne et s'attendant à des réprimandes, il obliqua à droite dans un crissement de pneus loin d'être discret. Il s'engageait désormais sur les ruelles dans l'inconnu, faisant confiance à son instinct. Il fallait trouver le moyen de contourner la ville en semant ses poursuivants afin de rejoindre l'autoroute. Il lui fallait quelqu'un qui puisse lui indiquer le chemin car il était trop préoccupé par la conduite. Ulrich se trouvait à côté de lui, puisque Aelita avait enfin réagit et essayait de consoler son amie à l'arrière. Il eut seulement trois secondes pour réfléchir à l'ironie de ce moment. Les deux rivaux, devant s'entraider afin de sortir d'une situation désespérée. C'était complètement ridicule. Il s'adressa tout de même à Ulrich :

- Ulrich ! J'ai besoin de toi ! Même si t'es une quiche en anglais, exactement comme moi, va falloir que tu m'indiques les panneaux pour rejoindre l'autoroute parce que là ça commence à devenir un peu tendu !

- Ok, de tout façon on peut s'en sortir que comme ça, je te guide, du moins j'essaye...

William était à cran. On lui avait demandé de conduire une voiture, mais jamais de le faire dans ce genre de situation ! Il avait faillit à plusieurs reprises percuter des passants ou des voitures mais comme si celle qu'il conduisait était protégée par une sorte de sortilège magique, il n'avait toujours pas eu d'accidents. En regardant dans le rétroviseur, il s'aperçut que quelque chose ne tournait pas rond. Depuis deux minutes, il n'entendait plus le bruit des voitures. Ils devaient certainement tenter une embuscade. Mais deux voitures de police surgirent d'une rue derrière lui, voyants lumineux et signaux sonores activés. Elles fonçaient droit vers lui.

« Il ne manquait plus que les flics pour venir foutre le bordel ! Comme si c'était pas déjà assez compliqué ! ». Voilà ce qu'il pensa entre deux virages serrés successifs. Mais il tenait là une chance de pouvoir se débarrasser de ses poursuivants, qui étaient revenus dans la partie quand il tourna à gauche, sur « Nob Hill », le quartier des affaires de la ville. Il n'avait pas spécialement envie de faire ce qu'il pensait, mais c'était la seule solution selon lui, en d'autres termes ce qui pourrait s'apparenter à une solution complètement surréaliste. Il accéléra, écoutant toujours d'une oreille Ulrich, qui lui indiquait le chemin comme il le pouvait. C'est alors que l'occasion unique se présenta. Une voiture de police avait tourné plus tôt dans l'espoir de les piéger à la sortie de la rue. Ladite sortie se composait de trois routes. Celle que William et les poursuivants empruntaient, une qui tournait à gauche, celle où les policiers se trouvaient et une qui continuait tout droit, après un passage relativement serré. Le carrefour était sa seule chance. Il n'écoutait plus personne, même si en le voyant accélérer après avoir remarqué les voyants lumineux de la police dans la rue de gauche, tout le monde avait plus ou moins compris ce qu'il cherchait à faire. Il respira une fois de plus et accéléra encore. Il savait parfaitement qu'ils pouvaient y rester mais de toute façon s'il ne tentait rien, c'était fichu d'avance.
Il s'engagea dans le carrefour à pleine vitesse, espérant que son plan allait fonctionner.

*******
Sa tête lui faisait un mal de chien. Il émergeait doucement de sa longue agonie. Odd Della Robbia se trouvait dans une sorte de cellule, mal éclairée et qui empestait comme il ne l'avait jamais vu dans sa vie. Il était allongé et fut pris de légères convulsions, sans aucun doute les effets secondaires du coup de taser qu'il avait pris dans le ventre. Il ne savait pas depuis combien de temps il était là et il ne savait même pas qui l'avait capturé. Il était simplement assis par terre, sur une couche de paille, ou plutôt de fumier, au beau milieu de nulle part. Il tenta de scruter la pièce du regard. Il ne vit tout d'abord qu'une salle obscure, simplement éclairée d'une lampe qui pendait au plafond. Une table blanche se trouvait au milieu. Quand il regarda à sa gauche et à sa droite, il trouva d'autres cellules, mais il n'y avait personne dedans. Il était le seul, du moins le seul à cet étage car il entendit des « A l'aide ! » étouffés au plafond. Cela voulait dire qu'il n'était pas seul dans ce qui s'apparentait à une prison. Mais une chose était sûre, il était celui que l'on avait mis le plus bas possible. Ce n'était pas bon signe. Tout à coup, deux hommes descendirent les escaliers situés devant lui, au fond la salle. L'un était beaucoup plus corpulent que l'autre. D'ailleurs, ce fut le plus maigre qui vint à sa rencontre. Il l'observa sous tous les angles, sans décrocher un mot. Puis il demanda à l'autre homme d'ouvrir sa cellule et de le placer sur la table. Cela n'annonçait rien de bon, mais Odd n'avait pas la force de résister. Il fut placé sur la table, à la verticale. Des sangles virent nouer ses mains et ses pieds. L'homme qui l'avait porté recula, et l'autre, habillé beaucoup plus richement, le regarda à nouveau. Odd fit de même. Il était plutôt grand, avec des cheveux noirs et des yeux verts perçants. Il avait une barbe soigneusement rasée et semblait vide d'émotions. C'était comme si tout la joie du monde avait disparue, laissant la place aux ténèbres. Après ce moment d'observations, il prit la parole pour la première fois :

- Bonjour Odd. Tu te demandes sans doute ce que tu fais ici, pieds et poings liés. Et bien je ne peux te donner qu'une seule réponse. Je suis le chef de l’organisation qui a faillit vous avoir à Kadic et qui, dans un accès de rage assez mal contrôlé je l'avoue, a réduit en cendre ce pauvre taudis.

Odd voulut le frapper pour ce qu'il venait de dire mais les angles étaient parfaitement ajustées. Le chef reprit sur le même ton que précédemment :

- Du calme jeune homme que diable ! Nous sommes ici pour discuter tranquillement... enfin presque. Vois-tu, j'aspire depuis que j'ai endossé le rôle qui est le mien aujourd'hui, à dominer le monde. Je veux tout plonger dans les ténèbres et assouvir ma soif de pouvoir. Le seul soucis, c'est qu'il me manque une toute petite chose, que tu pourrais me donner si tu étais intelligent.

Odd ne voyait pas de quoi il parlait mais lorsqu'il continua, ses paroles lui glacèrent le sang :

- J'ai découvert le supercalculateur de Sceaux, il pourrait me permettre d'atteindre mon objectif mais malheureusement, il me manque ce mot de passe qui constitue le dernier obstacle à ma victoire inévitable. Je sais que tu es un bon garçon, par conséquent je pense que tu peux me le donner.

Il ne le connaissait pas de toute évidence et il était coincé désormais. Il bredouilla qu'il ne savait pas, attendant la réponse de son tortionnaire :

- Hum... Tu me déçois beaucoup Odd ! Je m'attendais à mieux de ta part ! Mais... puisque tu veux jouer à ce petit jeu, j'aimerais y prendre part à ma façon. Approche Igor.

L'homme musclé vint près de son supérieur, puis se dirigea vers les escaliers. Quelques secondes plus tard, il redescendit, un instrument invisible pour le prisonnier à la main. Le chef demanda à son subordonné de lui retirer son T-shirt ainsi que son pantalon. Il n'eut aucun mal à accomplir sa tâche puisqu'Odd n'avait toujours pas retrouvé la force de se débarre face à monstre pareil, mais il avait surtout un taser braqué sur lui, provenant de la main du chef. Il se retrouvait dorénavant presque nu, dans le froid de cette pièce sombre, redoutant ce qu'il se passerait par la suite. Le chef reprit, d'un ton qui se voulait délibérément sadique :

- Très bien. Je propose que nous fassions un peu de mathématiques. En l'occurrence des soustractions. A chaque fois que tu répondra négativement à mes demandes, on soustraira un à chacun de tes doigts de pieds, puis de tes doigts de la main. Oh ne t'inquiètes pas, on prendra soin de toi après chaque opération car je n'ai pas l’intention de te tuer... enfin pas tout de suite.

Sous le regard horrifié d'Odd, le subordonné leva une cisaille. Le prisonnier se mit à se débattre en comprenant ce qui allait se passer et en voyant l'horreur qui se profilait devant lui. Le subordonné plaça les lames d'instrument entre son petit doigt de pied et attendit l'ordre de son supérieur, qui était désormais devant l'escalier :

- Comme je viens de te le dire, je ne vais pas te tuer. Je préfère te voir souffrir et implorer ta propre mort devant mes yeux, à moins que tu ne me viennes en aide, je te laisse réfléchir. A oui au fait, cramponnes-toi bien à la table et serres les dents, ça fait un peu mal sur le coup mais une fois soigné ça passera. Attendez que je sois parti Igor, j'ai horreur du sang sur ma veste et des cris.

Le chef remonta les escaliers et Odd croisa le regard sadique de son agresseur. Il se cramponna à la table et serra les dents, comme l'avait dit le chef. Le dénommé Igor lui adressa un sourire malsain avant de dire avec un accent russe très prononcé :

- Je sens que je vais bien m'amuser avec toi ! En plus si c'est le boss qui m'y autorise ! Ça va faire mal à un, deux, trois !

Dans un cri horrible du jeune garçon, Igor rabattit les pinces d'un coup sec, faisant gicler le sang sur ses vêtements. Odd cria à s'en briser les cordes vocales à la vue de son doigt de pied mutilé, il n'était plus avec ses amis mais avec des fous. Il était en enfer.

*******
Les passants qui traversaient la route se ruèrent sur les trottoirs après avoir entendu le bruit assourdissant de l'accélération de William. Il ne pouvait plus reculer. Il pressa une dernière fois l'accélérateur et poussa la voiture à 50 km/h, sur une portion limitée à 30, avant de détruire la pédale de freinage en appuyant dessus de toutes ses forces. Dans une succession de crissements de pneus, William franchit le carrefour. Les voiture noires n'eurent pas le temps de s'arrêter et percutèrent la voiture de police arrivée par la gauche. La deuxième fut prise par le freinage soudain des voitures noires et finit sa course dans le tas de voitures. Quant à William, il continuait de freiner, espérant redresser la trajectoire de la voiture qui pouvait à tout moment finir sa course dans les immeubles situés de part et d'autre de la route. Il avait réussi la première étape, maintenant il fallait rester en vie, et entre les difficultés qu'il avait à contrôler la voiture et les cris des autres, ce n'était pas forcément évident. Il n'y avait plus qu'une solution, provoquer l'arrêt du véhicule. Il dérapa et se jeta du côté droit sur un lampadaire qui, sous le poids de l'arrière de la voiture, fortement augmenté par la vitesse, s'affaissa à son contact. Dans un choc dont la puissance était impressionnante, la voiture s'immobilisa. Tout le monde était sonné. Il fallut environ cinq minutes au groupe afin de se remettre de leurs émotions. Des passants demandaient à ce qu'on appelle les pompiers et posaient des questions à William. Il fallait partir vite d'ici pour ne pas risquer de se faire piéger par les autorités. Rabaissant la vitre électrique intacte de ce côté-ci, car on ne pouvait pas en dire autant de l'autre côté, il fut harcelé par les questions des passants. L'arrière de la voiture était complètement déformée mais heureusement, le choc n'avait pas touché les filles derrière, qui tentaient de se remettre elles aussi de leurs émotions. William sortit et chancela. Il n'était pas forcément dans sa meilleure santé mais il n’avait pas le temps de se préoccuper de son corps. Il observa rapidement les dégâts. Les phares droits à l'arrière n'étaient plus qu'un vaste souvenir. Ils étaient complètement enfoncés dans l'espace réservé au coffre. En bref, le côté droit à l'arrière était totalement défoncé. Tous les passants lui donnaient un mal de tête et lui proposaient des soins. Il n'en avait pas besoin pour l'instant. Il fallait revenir à la base et il se remit donc au volant. Les habitants voulaient l'en empêcher mais dans un hurlement de rage, il cria :

- Foutez-moi la paix et occupez-vous de vos affaires !

Tout le monde fut pris de court et le temps que quelqu'un réagisse, William était déjà parti. Même s'ils n'avaient pas forcément compris son message en français, l'effet de surprise amené par son hurlement avait fonctionné. Il se dépêcha de rejoindre l'autoroute tout en posant quelques questions à ses amis :

- Tout le monde va bien ?

- William, ne refais jamais ça ! J'ai cru qu'on allait y rester ! S'exclama Yumi, furieuse.
- C'était le seul moyen désolé. Pas de blessures ?

- Bah si. Je crois qu'on saigne tous à un endroit, déclara Ulrich, qui avait eu lui aussi très peur.

- On se soignera à la base. Pour l'instant, je roule. Faut pas qu'on se fasse choper par les flics encore une fois !

- Commences déjà par réduire ta vitesse, tête de nœud ! S'écria Yumi en voyant le compteur de vitesse.

La voiture s'engagea sur l'autoroute. Ils étaient vraiment passés très près de la catastrophe, même si l'enlèvement d'Odd en était déjà une.

*******
Jérémie et Franz Hopper continuaient à travailler quand le bruit de l’ascenseur se fit entendre. Ils furent stupéfaits en voyant le groupe arriver, bras et genoux en sang, quelques entailles au niveau du visage en supplément. Hopper, après avoir récupéré sa pièce achetée par les deux filles, qu'il posa rapidement sur le bureau, prit tout de suite les choses en main et partit chercher de quoi les soigner dans sa trousse à pharmacie qu'il avait placée ici en cas d'urgence, exactement comme celle qu'il devait gérer maintenant. Jérémie fut soulagé de les voir en vie mais quelque chose le dérangea. Yumi pleurait et ils avaient tous des mines sombres. Soudainement, il remarqua ce qui n'allait pas, il manquait quelqu'un. Ce quelqu'un, c'était Odd.
Vingts minutes plus tard, et pendant qu'Hopper désinfectait les dernières plaies, William finit de raconter toute l'histoire. Jérémie était sous le choc. Mais une chose devait être tirée au clair, celle de la désignation du responsable de ce fiasco total. Et bien sûr, il n'y avait qu'un nom qui lui venait à l'esprit, celui de Franz Hopper. C'est lui qui les avait autorisé à aller seuls dans le centre ville. Mais il garda cela pour lui, sachant parfaitement qu'Aelita ne se gênerait pas pour enfoncer son père à propos de cette histoire. Le groupe était en train de se fracturer, et ils n'étaient là que depuis quelques heures. Il demanda à ce que tout le monde rentre, histoire de pouvoir enfin se reposer et réfléchir à la situation. Hopper ne put qu’accepter devant la détresse de ses protégés. Ils fermèrent le complexe et se dirigèrent vers la voiture. Quand Hopper vit son état, il poussa un soupir et s'installa au volant tâché de sang. Il fallait en trouver une autre car celle-ci était totalement cabossée. Le scientifique allait devoir une fois de plus contourner les règles afin de récupérer un nouveau moyen de transport. Jérémie, une fois assis et collé aux autres à cause de l’état de la voiture, tira un premier bilan. Malgré des avancées informatiques, cette journée était catastrophique.

*******
Dans son bureau, le directeur reçu un coup de téléphone. Il décrocha sans plus attendre en voyant le nom inscrit sur l'écran :

- Boss ?

- C'est bien moi. Alors, la chasse a été bonne ?

- On a eu un accident avec les flics boss, ils ont filé mais leur voiture est dans un sale état.

- Intéressant ! Au moins, ils ont peur maintenant, mission réussie ! Cependant, le remboursement des voitures sont à vos frais, bonne journée.

Il raccrocha et revint vers son invitée. Elle avait elle aussi accompli sa mission. Elle ne l'avait jamais déçu, c'était même peut-être la meilleure ici, après lui.

- Bon, on fait quoi maintenant ? Demanda-t-elle avec fougue.

- Et bien c'est évident ! Les missions étant accomplies, nous allons transporter le prisonnier vers la Russie et réunir l'équipe Z. Une fois cela fait, nous utiliserons notre propre supercalculateur, bien qu'il soit largement moins puissant que celui de Sceaux, pour livrer la bataille et récupérer ce mot de passe. Il reste toutefois un dernier petit élément à supprimer, histoire d'avoir la main libre, et ce sera parfait. Nous nous mettons en route dans une heure. Notre jet nous ramènera en Russie en un temps record. Reposes-toi bien car la suite sera palpitante.

- Yes ! Je vais enfin pouvoir botter des culs ! Fit-elle en repartant vers ses quartiers.

*******
Dido était enfin revenue chez elle. Après un long périple, elle pouvait enfin consulter le dossier tranquillement. Il lui fallait les plans du supercalculateur de San Francisco afin de préparer une riposte et récupérer les enfants avant qu'il ne soit trop tard. Mais elle reçu un appel qui ne manqua pas de l'intriguer. Il n'y avait que trois personnes qui connaissaient ce numéro. Elle décrocha et se tendit en entendant une voix familière :

- Elizabeth ? Tu as récupéré le dossier ? Demanda George W. Bush.

- Oui, c'est bon. Je prépare un plan d’intervention secret pour récupérer les gamins.

- Fais vite. J'ai eu le président français au téléphone, il ne sais pas qui est derrière tout ça mais il m'a confirmé que c'était une attaque terroriste concernant l'explosion du collège-lycée. De plus, on a signalé une course-poursuite à San Francisco aujourd'hui. Ça ne peut être qu'eux. Si jamais il obtient ce foutu mot de passe, je n'ose pas imaginer les conséquences alors dépêches-toi. Si tu as besoin d'un truc, appelles-moi, mais pas toutes les deux minutes, je te rappelle que tu es surveillée. A plus tard.

Et il raccrocha, laissant Dido réfléchir. Cette affaire touchait désormais le président en personne. Ses appels étaient peu fréquents, et pourtant il fallait s'attendre à ce qu'il y en ai d'autres. La sécurité du pays était en jeu. Bien entendu, elle l'avait appelé dès qu'elle avait su que les russes étaient de retour. Mais il planait maintenant une vague d'incertitude autour de cette affaire qui impliquait également indirectement la France. La prudence et la discrétion étaient donc de mise. Hopper n'en avait plus pour très longtemps, ce qui lui laissait une certaine marge de manœuvre. Cependant, ne sachant presque rien des nouveaux agissements de ses ennemis, le mieux était de faire vite. Elle se donna trois jours pour les retrouver. Exténuée, elle partit se coucher, dans le silence du siège de Carthage, toujours désert sur son ordre.

*******
De retour dans l'appartement du scientifique et alors que le soleil commençait à décliner dans la Bay Area, comme les américains la surnommaient, tout le monde se dirigea sans un mot vers les chambres afin de se reposer. L'atmosphère était électrique et se symbolisait par les tensions entre Aelita et son père. Tandis que William se rendit dans la salle de bains afin de se désinfecter et que Franz Hopper restait prostré dans son canapé, placide comme il ne l'avait jamais été, Ulrich et Jérémie rejoignirent Yumi et Aelita dans leur chambre et refirent ensemble le bilan de cette journée :

- Mais bordel dans quelle merde on s'est fourré ! Odd a disparu et on est constamment en danger ici ! Fit Ulrich, passablement énervé par la situation.

- C'est catastrophique, tout simplement. Même si nous avons réalisé quelques avancées au niveau du monde virtuel, ça n'en reste pas moins un énorme fiasco ! Dit Jérémie, l'air absent.

- On aurait du réfléchir avant bon sang ! Mais de toute façon, on ne peut pas faire marche arrière. On va donc rester ensemble, ne plus s'égarer, et se concentrer sur la lutte contre notre ennemi, ajouta Yumi, elle aussi très énervée mais surtout bouleversée par la disparition de son ami, le seul qui, jusque à présent, avait été capable de détendre l'atmosphère.

- C'est hors de question. Je ne participerai pas à cette lutte. Tout ça a assez duré.

Toutes les têtes se retournèrent vers Aelita, y compris celle de William qui, arrivé un instant auparavant, semblait tout aussi étonné que ses compères.

- Mais pourquoi Aelita ? Enfin, c'est pour notre sécurité, pour qu'on puisse revenir en France la conscience tranquille. Et tu n'as pas pensé à ton père ?

- Je m'en fiche de mon père. Et puis on a plus rien en France, Kadic a été rasé !

- Mais nous nous avons nos familles ! On ne peux pas tirer un trait sur ça pour le restant de nos jours ! S'écria Yumi, qui commençait à en avoir marre de l'attitude de son amie.

- Vous oui, moi non. Ma famille, tu as bien vu ce qu'il en restait : un scientifique malade irresponsable qui a détruit ma vie.

- Aelita, tu ne peux pas dire ça ! Ton père t'aime plus que tout ! Il faut oublier vos disputes et repartir du bon pied !

- Ça fait trois ans que j’essaye de repartir du bon pied ! Et jamais je n'ai réussi ! Alors fichez-moi la paix et allez débattre dans l'autre chambre !

Le groupe, étonné par le comportement d'Aelita, quitta la chambre en entendant au passage quelques sanglots. Ce fut au tour d'Ulrich de réquisitionner la salle de bains. Quant à Yumi, elle en était désormais certaine, Aelita ne souffrait pas que d'un problème avec son père. C'était beaucoup plus profond. L'accumulation des récents événements l'avait détruite. C'était la raison pour laquelle elle ne voulait pas prendre part à la mission. Sans elle, cela devait plus compliqué de mener à bien leur objectif. Il fallait lui parler seule-à-seule, mais elle le ferait plus tard. Pour l'instant, il fallait se reposer et se poser les bonnes questions.

*******
Une heure plus tard, le groupe retrouva le scientifique dans le salon. Il était resté amorphe depuis qu'ils étaient rentrés. Les adolescents, propres après s'être lavés, se placèrent en ligne sur le canapé, face à Franz Hopper. Aelita était là elle aussi, mais semblait absente encore une fois. Ils avaient été obligés de la supplier de les rejoindre pour qu'elle daigne sortir de sa tanière. Après plusieurs minutes sans dire un mot, le seul bruit venu rompre le silence étant celui de l'horloge situé à l'entrée, Hopper prit la parole :

- Tout d'abord, j'accepte sans discussions que je suis responsable de ce qui est arrivé à Odd. Mais je préfère vous prévenir tout de suite au cas où vous n'auriez pas bien compris, il est quasiment sûr qu'il ne reviendra pas. L'organisation ne le laissera jamais partir sain et sauf. Mais il faut se reprendre, nous avons peut-être encore une chance de le récupérer et d'éliminer nos ennemis. Mais pour cela il faut que vous soyez tous de mon côté et que nous ne laissions pas les disputes nous barrer la route. Jérémie et moi avons programmé quelques nouveautés sur le Lyoko 2.0 qui nous donnerons certainement un avantage. Je vous demande donc de vous reposer et de vous tenir près dès demain. La bataille va bientôt commencer. En ce qui concerne nos ennemis, ils sont peut-être déjà au courant de l'emplacement du supercalculateur, mais ils ne pourront pas y accéder. J'ai pris soin de programmer un spectre polymorphe, au prix de quelques pertes de puissance car l'ordinateur n'est pas aussi perfectionné que celui de Sceaux, qui se matérialisera en cas d'intrusion leur barrera la route.

- C'est bien joli tout ça Franz, mais comment vous espérez récupérer Odd au juste ? Interrogea William, qui cette fois-ci ne connaissait rien des nouveaux plans du scientifique.

- Par le biais d'un moyen que vous connaissez plus que bien.

Personne ne voyait à quoi il faisait référence, sauf Jérémie, qui ouvrit soudain les yeux, et répliqua d'une voix assez audible pour être entendue par tous, y compris par Aelita, qui se releva soudain après que Jérémie ai prononcé ces deux mots :

- La translation.
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Dim 04 Sep 2016 23:03   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


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pauvre Odd, c'est trop cruel ce qui lui arrive.
et on dirait que la cohésion du groupe de LG se brise.
Pour le plan de jérémie, je pense que la translation est inutile. Pour sauver Odd avec son plan, il faudrait d'abord le localiser et qu'il soit emprisonner prêt d'un SC, ce que je doute.

Une question: la capture d'Odd et son point de vue sera une part centrale de l'histoire, ou comme pour beaucoup d'auteurs de fic lyoko, tu ne sais pas vraiment quoi faire de lui à part des scènes comique (qui n'ont pas leurs place dans ce genre d'histoire) et tu t'en est simplement débarrassé pour se concentrer sur waldo et les autre LG.

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Minho MessagePosté le: Lun 05 Sep 2016 17:23   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 29 Jan 2016
Messages: 83
Eh bien, le papillon est clairement en train d'éclore et ça mérite bien un petit commentaire ! Je précise que je ne vais pas particulièrement parler du dernier chapitre en date mais plutôt de l'évolution depuis mon dernier avis et je dois dire que le contraste est assez marqué. Je ne doute pas que tu vas continuer dans cette voie qui place la barre assez haut même si j'ai tiqué sur 2-3 éléments, je vais donc aborder autant le positif (très présent) que le négatif qui est souvent centré sur quelques cas particuliers et non pas une impression d'ensemble.

Tout d'abord, les explications tant attendues d'Hopper sont relativement crédibles et heureusement vu que c'est quand même un point majeur du scénario que tu nous proposes. L'implication de Carthage et de XANA dans l'intrigue globale est bien développée. Par contre, je reste sceptique face au contact qu'Hopper a établi avec William au préalable, et ce, malgré ta réponse à Idris2000. Pour moi, ça relève du surréalisme que le scientifique préfère mettre "la nouvelle recrue discrète" dans la confidence alors que, pour ce qu'il en sait, Dunbar aurait très bien pu être un agent double qui a réussi à intégrer le groupe. Pour moi, le fait qu'Aelita soit la dernière au courant (avec les autres mais ça reste quand même sa fille) est suprenant voire incohérent. Bref, tout ce mystère n'a pas forcément servi son grand dessein, ça serait même plutôt le contraire...

Niveau psychologie, j'ai remarqué une amélioration. Pas forcément au niveau des LG (qui sont souvent mis de côté, particulièrement Ulrich qui est transparent par moments et qui n'apporte pas grand chose à l'intrigue) mais je pense par exemple à la scène d'intro du chapitre 4 et la fameuse "Elle". De manière générale, je trouve que les débuts de tes chapitres sont assez bons et ils nous permettent de replonger assez vite dans l'ambiance de la fic. Quant à l'aspect politique, il est parfaitement maîtrisé et c'est clairement ça qui fait la force de ton histoire.

Pour ce qui est de l'avancement de l'intrigue, je dirais que ça s'enchaîne assez vite et je trouve aussi que l'état de santé désastreux de Schaeffer est une bonne idée. Néanmoins, tu donnes parfois trop d'informations – utiles ou pas – en un seul épisode au lieu de les distiller et je reprends l'exemple souligné par Ikorih : lettre d'hôpital/aveu d'Hopper.

Citation:
Yumi et Aelita discutaient scolarité pendant que Ulrich, Odd et William parlaient du dernier jeu vidéo à la mode, qui selon les dires, était la bombe de l'année. Seul Jérémie ne prenait pas part à la discussion.


Pour conclure, je tiens à reprendre ce passage qui reflète bien mon état d'esprit après cette relecture avide des épisodes publiés. Hormis le cliché des filles studieuses et des garçons gamers, je trouve que les membres de la bande sont trop spectateurs et pas assez acteurs du récit... même si la tendance est en train de s'inverser si on se réfère aux deux derniers chapitres postés. Dans l'extrait ci-dessus, ils ont appris un tas d'informations choquantes mais leur discussion n'est pas à la hauteur, ils devraient plutôt se poser un tas de questions supplémentaires ! J'ai parfois l'impression d'avoir affaire à des robots quand on pointe du doigt le manque d'émotions dont ils font preuve, notamment quand ils apprennent que Kadic a été détruit. En une ligne, on voit que Yumi est soulagée car Hiroki n'était pas présent mais c'est tout alors que le collège-lycée ainsi que les membres de l'établissement représentaient une part importante de la vie des guerriers virtuels.

Bref, tu es un auteur que j'apprécie énormément pour la régularité et le souci du détail dont tu fais preuve ainsi que pour ton implication dans le récit proposé. Mention spéciale à la scène de torture qui m'a... embrasé d'impatience pour d'autres passages du même genre. Je pense que ta fanfiction a de beaux jours devant elle et je serai là pour lire la suite !
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Arzach02 MessagePosté le: Lun 05 Sep 2016 18:59   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 29 Juil 2016
Messages: 20
Localisation: Dormant dans R'lyeh
Je vais essayer de faire un commentaire utile .
Déjà , assassin !! 300 personnes ! Dont Jim ! (Peut-être) fallait oser ...
- xana qui ignore le supercalculateur car en veille Shocked c'est un programme informatique donc il devrait logiquement prendre en compte toutes les éventualités.
- la survie de FH me semble un peu être un " deus ex machina " mais bon ...
-jeremie ne me semblait pas aussi parano dans la série ( mais peut-être que...)
Le taux de croissance sous Sarkozy Laughing
- le coup de la maladie pour Franz , chapeau bas ! Les lg vont peut-être devoir se débrouiller sans aide.
- William qui étale 3 terroristes russes , passons ( mais il a le niveau pour ! )
- ulrich qui accepte d'aider William, il est peut-être pas aussi c** que ce que je croyais...
-odd qui finit par être victime de son caractère de dragueur , bravo !

Maintenant, la forme :
-nette amélioration sur la psychologie des personnages
- la narration est parfois un peu trop rapide.

Bref ( j'adore ce mot ! ) , Continue comme ça , tu s'améliore au fur et à mesure Wink

_________________
"N'est pas mort ce qui à jamais dort
Et au long des siècles peut mourir même la Mort" Lovecraft, Call of Cthulhu


Dernière édition par Arzach02 le Ven 09 Sep 2016 06:51; édité 1 fois
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wFABRAMS MessagePosté le: Mar 06 Sep 2016 18:01   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 06 Juin 2016
Messages: 42
Localisation: Alpes, Ligne Maginot
..........................

....

Euh... Bonjour ?

J'ai raté trois chapitres, je reviens, je les lis, et WHAT ???

Hopper qui va crever, peut-être même avant les mois qui lui reste, vu le sadisme des ennemis.

Aelita qui part en co**lles, William en mode Fast&Furious.

La petite connasse brune, j'espère qu'elle va crever elle -_-

Le "boss", pareil que la connasse.

Et Odd, ... Mais merde quoi ! Au début j'imaginais une fic de combat, secret et tout le tintouin (ça existe pas et j'vous emmerde -_- ), et au final : le chef des ennemis qui est un psycho puissance 10000 qui a embauché un autre psycho pour couper des doigts à la cisaille -_- -_- ...

Je crois que t'as été influencé par Ikorih niveau sadisme nan ? Surprised

Et Dido, j'espère qu'elle va bouger son c*l, car je pense qu'il y aura qu'elle pour peut-être libérer Odd.

Quant à la politique (et merde pas ce truc). La France et les U.S.A qui discutent sur un attentat fait par des Russes... Tu vas pas nous sortir une nouvelle Guerre Froide au moins ? -_-

Bref, hâte à la suite, par contre je ne lirai pas les descriptions des mutilations de Odd. -_-

_________________
Feu ! Ils ne doivent pas franchir le col !
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Lhetho MessagePosté le: Dim 25 Sep 2016 19:39   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Messages: 70
Localisation: Une chose est sûre, c'est sur Terre !
Spoiler


Chapitre 9 : Préparations


De retour dans son bureau préféré après un voyage des plus rapides de Los Angeles jusqu'à Moscou, le boss préparait le terrain afin d’entraîner du mieux qu'il pouvait l'équipe Z. Cette équipe, il l'avait choisie lui-même. Les meilleurs jeunes agents, destinés à se battre sur le monde virtuel que ses scientifiques avaient créé après dix années de dure labeur. Ils étaient presque prêts et s’entraînaient actuellement sur celui-ci. La puissance de leurs attaques l'impressionnait, tout comme celle de sa machine. Il avait eu vent de cette avancée technologique lorsqu'il travaillait pour Carthage. Ce maudis programme destiné au final à éliminer ses alliés. Il avait en effet caché ses opinions pendant presque cinq ans, son but étant d'espionner de l'intérieur l'organisation qu'il voulait détruire par-dessus tout aujourd'hui. Cette revanche, c'était la première étape de son plan si parfait. Il avait été traité comme un chien durant ces cinq années, ne parlant à personne puisque tout le monde le rejetait, lui, le russe qui travaillait pour un programme américain, alors qu'il était l'un des meilleurs chercheurs avec ce Waldo Schaeffer, qui maintenait avec lui les adolescents qu'il cherchait. Il se souvint de sa relation avec le scientifique, un des meilleurs, si ce n'est le meilleur scientifique qu'il n'eut jamais rencontré dans sa vie si agitée. Hopper était la seule personne qui passait du temps avec lui, cherchant tout comme lui à mettre au point l'une des plus grandes avancées technologiques de la science et plus particulièrement de la physique quantique. Ils avaient réussi à élaborer un prototype, mais son compère d'autrefois s'était envolé du jour au lendemain, après avoir découvert la réelle portée du projet Carthage. Il s'était alors senti abandonné, abandonné par le seul être qui à l'époque le comprenait vraiment, et par conséquent lui aussi avait quitté Carthage alors que les tensions entre lui et la chef, Elizabeth Dido, émergeaient de plus en plus. Il avait alors réuni les meilleurs scientifiques de Russie et avait tout repris à zéro, et après dix ans, il avait réussi à élaborer un monde virtuel qui lui convenait. Mais il avait eu vent, dans sa lutte à distance contre Carthage, de la réalisation surprenante de son ancien compagnon. Il s'était alors juré de s'en emparer un jour, ce qu'il avait réussi il y a de cela quelques heures seulement. Mais il était éteint, protégé par ce mot de passe que son détenu ne voulait pas dévoiler, malgré les tortures qu'il avait mis en place pour lui soutirer cette information pour le moins capitale dans la réalisation de son grand projet.
Une chose cependant était certaine, il allait revoir son ancien collègue bientôt, sauf qu'ils n'étaient plus dans le même camp cette fois-ci. Et par la même occasion, il allait détruire l'organisation qui lui avait fait si mal, mais qui lui avait aussi appris beaucoup de choses sur la vie et sur lui-même, son potentiel étant le premier mot qui lui vint à l'esprit. Et il voulait faire souffrir en premier lieu sa chef, l'une des personnes qu'il détestait le plus, cette veille garce de Dido.
Il était épuisé par les décalages horaires et les voyages incessants de ces dernières heures. Les cernes apparus sous ses yeux en témoignaient assez suffisamment pour qu'il décide de regagner son lit, qu'il n'avait pas vu depuis quelques temps désormais. Il rappela donc tout le monde et leur demanda de rentrer sur Terre. Ceci fait, il enregistra les données de combat du jour et partit se reposer, la mine satisfaite. Malgré quelques dérapages au commencement, tout se passait maintenant comme prévu. Et cela devait durer encore un petit moment.

*******
La nuit fut longue et agitée pour le petit groupe. Après la discussion avec le scientifique, tout le monde était parti se coucher, préférant se reposer afin d'entamer du mieux possible la journée du lendemain. Mais évidemment, la perte d'Odd avait profondément atteint l'ensemble du groupe, qui ne trouva pas le sommeil. Aucun bruit ne sortit de la chambre des garçons alors que dans celle des filles, des sanglots, probablement ceux de Yumi se firent entendre tout le long de la nuit. Vers cinq heures du matin, Yumi, remobilisée depuis peu et parfaitement disposée à entamer une conversation importante, décida de parler à Aelita afin de tenter de la remobiliser pour que son avis sur cette bataille virtuelle et psychologique change. Elle y avait réfléchi pendant toute la nuit, au rebord de sa fenêtre. Elle contempla une dernière fois le paysage citadin qui s'offrait à elle. Elle resta figée sur place mais rompit le silence en interpellant son amie, qui bien entendu ne dormait pas non plus :

- Aelita ?

- Hum ? Fit-elle, visiblement peu réjouie par la prise de parole de son amie.

- Je sais très bien que c'est pas facile pour toi en ce moment, mais là on est coincés au cas où tu ne l'aurais pas remarqué. On n'a plus le choix ! Il faut mener cette bataille et la remporter à tout prix si tu veux tout reprendre à zéro.

- J'ai pas envie de tout reprendre à zéro. Je ne sais plus quoi penser maintenant. Nous sommes à la merci à chaque instant de nos ennemis et Odd a été enlevé sans qu'on puisse rien faire ! Je n'ai pas envie de mener ce combat parce que je sais que tout est perdu d'avance. Mon père va bientôt mourir et on manque de temps.

- Mais tout n'est pas perdu d'avance ! Tu as entendu ton père hier, la translation pourrait nous faire gagner. Et sans toi, nous sommes affaiblis, il nous faut l'équipe au complet. Si tu pars défaitiste dès le départ alors oui on n'y arrivera jamais. Mais arrête de penser à toi comme tu l'as fait ces derniers jours, penses aux autres. Eux veulent reprendre le cours d'une vie normale. Et on veut tous reprendre une vie normale, avec toi, comma avant.

- Comme avant... et Kadic en cendres ça va remettre les choses comme avant peut-être ? On a tout perdu Yumi ! Et même si on arrive à gagner, où on ira ? Qu'est-ce qu'on fera ? Tu le sais toi ? , répondit-elle entre deux sanglots.

Un silence s'était abattu dans la pièce, forçant Aelita a relever la tête pour voir ce que faisait son amie. Mais lorsqu'elle se redressa, Yumi n'était plus qu'à quelques centimètres d'elle. La japonaise joignit ses mains à celles de l’adolescente aux cheveux roses et répliqua enfin :

- Non, je ne le sais pas, mais ce que je sais, c'est qu'on sera toujours ensemble à braver les difficultés, comme lors de notre lutte contre X.A.N.A. Ne plaque pas tout maintenant Aelita, tu as encore la possibilité de tout recommencer et de repartir sur des bases saines avec ton père et avec nous, tes amis. Réfléchies bien à ta décision.

Sans attendre une réponse de la part de son amie, Yumi rejoignit son lit et se glissa dans ses couvertures. Sa discussion avec Aelita lui avait fait du bien dans ce contexte tendu. Elle espérait désormais déclencher une réaction chez son amie. Elle croisa les doigts et trouva enfin le sommeil.
De son côté, Aelita resta prostrée dans la position qu'elle avait prise durant son échange avec Yumi. Elle était troublée par ce discours sincère de son amie qui à l'ordinaire, ne dévoilait pas trop ses sentiments. Mais la situation actuelle la tourmentait toujours autant. Yumi lui avait demandé de réfléchir, c'est ce qu'elle allait faire. Elle se glissa elle aussi dans ses couvertures et tenta de trouver le sommeil. « La nuit porte conseil ». Elle avait entendu ça un jour de la bouche d'Ulrich qui avait sorti ces mots à Jérémie avant d'aller se coucher, et alors qu’il ne trouvait pas la solution pour finaliser un programme capital dans la lutte contre X.A.N.A. Il lui avait expliqué après coup la signification de cette expression. Si seulement elle pouvait avoir un sens concret...

*******
La pièce était toujours aussi sombre. Le temps semblait s'arrêter entre ces quatre murs et les ombres s'amusaient toujours autant avec la minuscule créature se trouvant de la cellule du milieu. Odd résistait tant bien que mal afin de ne pas sombrer dans la folie, mais ses nerfs étaient mis à rude épreuve. Il ne pouvait s'empêcher de penser à ses amis, qui devaient se faire un sang d'encre pour lui. Mais en regardant une nouvelle fois son pied mutilé, il savait désormais, et peut-être l'avait-il su depuis qu'il s'était réveillé derrière ces barreaux, que le pourcentage de chances de revoir un jour ses amis était incommensurablement faible. Il avait beaucoup réfléchi, réfléchi à sa famille : ses parents, ses sœurs qu'il ne reverraient certainement jamais. Mais il avait principalement réfléchi aux plans de son tortionnaire, à ses véritables intentions. Et si ce n'était qu'un fou ? Un fou aspirant à prendre le contrôle du monde, sur un simple coup de tête ? Mais non, il savait très bien que tout avait parfaitement été calculé. Son enlèvement, la poursuite qu'il avait engagé avec ses amis. Seuls les abrutis de Sceaux n'avaient pas été à la hauteur et il ne savait même pas s'ils étaient encore en vie à l'heure qu'il était. Et les autres prisonniers ? Que faisaient-ils là ? Il n'en savait strictement rien, mais il était convaincu qu'il n'était pas le seul à subir les tortures pratiquées par le grand maître.

C'est sur cette pensée que la lumière lui brûla les yeux de nouveau. Quelqu'un venait d'entrer mais l’accommodation de ses yeux l'empêchait pour le moment de voir qui venait le chercher. C'est après quelques minutes de souffrance et de mal de tête qu'il put de nouveau ouvrir convenablement les yeux. Et il ne fut pas surpris de trouver son tortionnaire juste devant lui, l'observant toujours si méticuleusement que l’adolescent était déjà parcouru de sueurs froides en pensant à la suite des événements. Comme lors de leur première rencontre, un silence pesant s'installa, pendant lequel les deux protagonistes se fixèrent, attendant la réaction de son opposant. Odd ne voulait pas céder, mais cet homme dégageait une aura malsaine, et semblait s'amuser de cette situation qui commençait à devenir insupportable pour le blondinet. Au bout de quelques minutes d'un interminable silence, le patron prit la parole :

- Tu es en piteux état mon pauvre Odd. Et dire que tu aurais pu éviter tout cela. Regardes-toi, tu n'est plus que l'ombre de toi-même alors que cela ne fait que vingt-quatre heures que tu es ici. Mon pauvre petit, j'espère que tu as compris que la résistance est de toute façon une option qui te mènera à ta perte. Je pense donc que tu as pu correctement réfléchir et que tu es prêt à me donner les réponses que j’attends de toi.

- Je le connais pas votre putain de mot de passe espèce d'enculé ! Cracha Odd avec tout le mépris qu'il éprouvait pour cet homme.

- Qui t'as parlé d'un mot de passe. J'avais bien compris que tu ne le connaissait pas. Cependant, je n'avais pas qu'une seule question à te poser et je suis sûr que tu pourras répondre à celles d'aujourd'hui... sinon je devrais encore une fois aller chercher cette fainéante de femme de ménage que je paye déjà plutôt pas mal pour nettoyer les dégâts causés par ton refus d'obtempérer. Tu ne souhaites pas cela bien sûr ?

- Allez vous faire foutre...

- Que tu ne le veuilles ou non tu vas répondre. Igor, viens s'il-te-plaît et places notre invité comme la dernière fois. A oui, n'oublies pas tes jouets, ce serait dommage.

Lorsque le colosse approcha et ouvrit la cellule, Odd se débattit de toutes ses forces, du moins celles qu'il avait retrouvées. Mais très vite il se rendit compte que cela ne servait à rien. La force d'Igor était impressionnante à tel point qu'il se demanda l'espace d'un instant s'il ne pratiquait pas la musculation tous les jours. Ses efforts furent donc vains et très vite, il fut placé sur la table de la fois précédente. Une fois ses mains et ses pieds pris dans les sangles, il ne bougea plus, attendant la prise de parole du supérieur. Il répéta les mêmes gestes que lors de la première séance de torture. Il fit le tour de la table et seulement après, il se décida à parler :

- Très bien. Joli combat mais Igor n'ai jamais tombé à terre, et pour te raconter une petite anecdote, un jour il s'est retrouvé face à trois malabars dans la rue à cause des règlements de compte et tout ça, et bien il a fracassé le crâne de chacun des hommes jusqu'à ce qu'ils en crèvent. Il a dit aux flics qu'il avait fait ça sous le coup de la rage mais ils ne l'ont pas estimé à sa juste valeur et il a du faire dix ans de prison. Voilà quelque chose qui devrait calmer tes ardeurs pour la fois prochaine. Bien, reprenons si tu le veux bien, de toute façon tu n'as pas le choix et j'ai un agenda très chargé aujourd'hui. Comme tu le sais, je suis aux trousses de tes camarades mais il est encore impossible pour moi de leur mettre la main dessus même si le jour de ton enlèvement, ça a failli marcher. Bref, première question, où se trouvent tes amis et mon cher Waldo, ou plutôt Franz, puisque c'est le nom qu'il s'est donné pour fuir Carthage ?

- Comment connaissez-vous Franz ? Demanda Odd, assez surpris par le discours du patron.

- C'est moi qui pose les questions. Mais après tout, je veux bien t'accorder celle-ci. En fait, nous sommes simplement d'anciens collègues ayant travaillé pour Carthage. Mais maintenant c'est à ton tour de me répondre, où sont-ils ? Interrogea une seconde fois le tortionnaire, sur un ton beaucoup plus dur qu'avant.

Odd, qui avait obtenu une information intéressante, se retrouvait cette fois-ci bloqué. Il était hors de question de donner l'adresse de Franz, quitte à en payer le prix fort. Mais vu qu'il était coincé, autant essayer quelque chose.

- Nob Hill. Ils sont à Nob Hill, dans le bâtiment le plus haut.

- Est-tu sûr de ta réponse jeune homme ? Car si jamais tu mens, tu paieras le prix de ton affront.

- C'est la vérité monsieur.

- Bien, lâcha simplement son interlocuteur. Nous allons voir si tu dis vrai... ou pas. Igor, ce sera deux doigts aujourd'hui pour ce mensonge.

- Non ! Je vous jure que c'est vrai ! Je ne ments pas ! Pitié ! S'exclama Odd, affolé par la situation.

- Oui ! Pitié. C'était ce mot-là que je voulais entendre. Et crois-moi, tu vas le répéter souvent à partir de maintenant. Ta localisation est fausse. La course-poursuite avec mes agents s'est déroulée dans Nob Hill, et mes agents ont vu repartir tes amis dans la direction opposée. Tu as donc menti. J'espère que cela te servira de leçon. Pour la peine et en plus de la soustraction, tu auras seulement du pain dur comme du béton à manger pendant une semaine. A bientôt Odd, finit par dire le patron en remontant les escaliers.

Réajustant son complet gris, le boss eut tout de même le temps d'entendre les cris déchirants du blondinet, mais n'eut pas l'occasion de voir la giclée de sang qui s'écoula sur le sol.

*******
Son plan était enfin prêt. Une nouvelle fois seule dans son bureau, Dido planifiait les dernières interventions de ses agents, la première étant prévue le lendemain. Il ne manquait plus qu'une seule étape et tout serait fin prêt. Et c'était certainement la plus compliquée à gérer. Il lui fallait désormais l'accord du président en personne pour donner le feu vert. Mais le gros problème était le déplacement. Étant surveillée de toutes parts à chaque fois qu'elle sortait de son terrier, il fallait organiser ça dans la plus totale discrétion, sinon tout tomberait à l'eau en l'espace de quelques heures.
Tout était sombre autour d'elle une fois de plus. Une seule lumière lui garantissait une vision que certains jugeraient trop faible pour son âge mais elle n'en avait cure. Les tonnes de dossiers autour de son bureau s'empalaient comme du linge sale depuis le début de cette affaire et elle n'avait toujours pas eu le temps de se pencher dessus. Elle aurait pu déléguer ça à Steven, son adjoint, mais elle avait demandé à tout le monde de rester chez lui car elle ne voulait pas que cette affaire tombe entre de mauvaises mains. Au bout de quelques minutes de réflexion, elle se décida et composa le numéro de téléphone personnel du président. Celui-ci ne décrocha qu'au bout de plusieurs sonneries, comme à son habitude :

- Oui Elizabeth ?

- Salut George. Faut que je vienne te rendre une petite visite de courtoisie pour valider le projet.

- Ok. Tu passes ce soir à vingt-deux heures. Ne m'en dit pas plus, la NSA serait capable d'intercepter la communication. Je sais pas ce qu'ils ont en ce moment mais ils sont déterminés on dirait.

- Laisses tomber. Je sais pourquoi. C'est ce connard d'Alexander qui veut me foutre au fond du trou mais il trouve rien et ça le frustre. Je passe ce soir.

La communication s'arrêta et Dido décida de prendre un bon café fort histoire de se remettre d’aplomb avant le rendez-vous.

*******
Elle regardait le ciel étoilé de Washington depuis quelques minutes, attendant devant l'entrée de service qu'on daigne lui ouvrir. Dido avait tout fait pour rester incognito. Vêtue simplement d'un manteau noir ce soir-là, elle passait pour une employée de la maison blanche. Une cigarette éteinte à la bouche, histoire d'avoir une excuse qui expliquerait sa présence ici, elle n'attendait plus que le président. C'est au bout de quelques minutes qu'un employé vint lui ouvrir. Elle connaissait le chemin par cœur, ayant par le passé prit ces couloirs à maintes reprises lors d'entretiens avec les différents présidents avec lesquels elle avait travaillé. Arrivée devant la grande porte du bureau du chef de l’État américain, elle toqua deux fois puis au bout de quelques secondes, une troisième fois. C'était un code qu'elle avait mise en place avec le président afin de savoir quand elle venait. On lui ouvrit la porte discrètement. Elle entra dans cette pièce ronde dans laquelle se trouvait ce bureau où siégeait le président. Il était assis sur ce même bureau, l'air exténué par sa journée. Il fallait dire qu'en ce moment, il y avait de quoi faire au niveau politique. Il fut soulagé de le voir arriver néanmoins et entra tout de suite dans le vif du sujet :

- Salut Elizabeth. Content de te revoir. Tu as le dossier ? Fais vite, j'ai encore pleins de choses à régler avant demain matin.

- Tiens, dit-elle en lui tendant le dossier. Tu as du travail en ce moment à ce que je vois.

- Je ne suis pas président des États-Unis ? Répondit-il tout en continuant de feuilleter le dossier.

- Oui mais là... je sais que tu as une grande capacité de travail mais c'est la première fois que je te vois avec des cernes.

- Je commence à vieillir ma pauvre. Mais c'est vrai que c'est tendu en ce moment surtout au niveau de la baisse des effectifs de l'armée. L'autre andouille de David Petraeus va témoigner le 10 septembre devant le Congrès et va nous faire son speech habituel sur la baisse des effectifs histoire d'en rajouter une couche sur les problèmes de la guerre en Irak. Donc oui, y a beaucoup de boulot en ce moment. Bon, c'est ok pour l'intervention. Tu commences demain et pas avant. Et surtout, aucun indice prouvant que j'ai été impliqué là-dedans. C'est pas le moment, ni pour toi, ni pour moi. Élimines-moi ce scientifique et ramènes-moi les gamins. Tu as carte blanche. Je suis désolé d'être aussi rapide mais là j'ai vraiment pas le temps de discuter. Je te souhaite une bonne soirée.

Et c'est sur cette formule de politesse qu'il repartit travailler. Dido ne rajouta rien et se dirigea vers la sortie. Elle avait déjà constaté auparavant que le président n’était plus comme avant. Mais depuis qu'il était au courant de cette affaire, son comportement s'était empiré. Elle n'en tint pas rigueur pour l'instant, préférant sortir d'ici rapidement. Elle se mit donc à marcher d'un pas soutenu afin de sortir sans éveiller les soupçons des autres employés de la Maison Blanche.

*******
La journée fut terne pour tout le monde dans l'appartement de Franz Hopper. Personne ne bougea, préférant finalement réfléchir et repartir du bon pied le lendemain. La nuit n'avait pas permis de débloquer la situation et sur décision unanime du groupe, tout le monde resta enfermé. Les seuls point vraiment positifs étaient la diminution notable des différents entre William et Ulrich qui passèrent leur après-midi à regarder le sport sur la télé du salon et l'amélioration relative du comportement d'Aelita, qui ne grognait plus désormais à chaque question qu'on lui posait. Elle restait toutefois assez renfermée. Elle semblait ne pas avoir encore digéré la situation et resta donc dans sa chambre à écouter de la musique histoire de passer le temps. Jérémie, quant à lui, travaillait sur le bureau de sa chambre et notait des choses sur des feuilles qui commençaient à tomber par terre tellement la pile devenait importante. Hopper fut invisible, renfermé sur lui-même dans sa chambre. Cependant, lui aussi travaillait sur son ordinateur. L'accord général ne l'avait pas empêché de travailler, même si son état psychologique et physique commençait à se dégrader. Seule Yumi fit quelque chose de sa journée. Elle s'occupa comme elle le put en préparant notamment un déjeuner à la japonaise qui eut un franc succès. Mais dans l'ensemble, l'ambiance dans l'appartement fut pire que celle que l'on pouvait trouver dans un cimetière. Ce ne fut qu'à la fin de la journée, aux alentours de dix-neuf heures, que tout le monde rejoignit le salon pour une réunion de la plus haute importance.

En introduction, Hopper et Jérémie présentèrent leurs résultats de la journée, qui offrirent déjà quelques perspectives intéressantes aux ex-Lyokoguerriers. Une fois cela fait, Hopper prit la parole et expliqua le programme du lendemain :

- Très bien. Je pense que cette journée à fait du bien à tout le monde et que nous sommes fins prêts pour débuter notre mission. Demain, nous préparerons toute la mission pour que tout soit clair pour tout le monde. La mission aura lieue demain dans l'après-midi. J'ai retrouvé la trace d'un avion privé en partance pour Moscou alors que celui-ci avait été réservé quelques minutes avant son départ. Étant donné que c'est très rare de voir ce genre de départ précipité, surtout des États-Unis vers la Russie, ça ne peut être qu'eux. Derrière, le décalage horaire fera le travail puisqu'il sera minuit passé à Moscou. Ayant les coordonnées presque exactes de leur base, la translation sera facile. Je réexpliquerais tout demain ne vous en faites pas. En attendant, profitez de votre soirée et ne vous couchez pas trop trad. La première mission de demain sera capitale pour le reste du plan. Je retourne travailler, bonne soirée à tous.

Et il rejoignit sa chambre tandis que les cinq amis se placèrent sur la canapé et allumèrent une nouvelle fois la télévision.

*******
En refermant ce dossier qui la tourmentait depuis si longtemps, Dido poussa un ouf de soulagement. Tout était fin prêt et rien n'était venu entraver ses déplacements du jour. La journée s'était donc soldée sur une note plus que positive. Désormais, il restait à accomplir la mission qu'elle s'était fixée depuis le début. Elle n'était plus seule dans son bureau. En effet, son adjoint Steven, en bon adjoint fidèle de Dido, s'était présenté au local il y avait de cela trente minutes pour prendre des nouvelles de la santé de sa supérieure. En voyant que quelque chose la tracassait, il s'était mis à poser diverses questions gênantes qui avaient forcé la directrice à tout lui raconter, omettant seulement l'implication du président dans cette affaire. Et puis après tout, Steven était son fidèle adjoint et occupait donc une place importante dans l'organisation, il avait le droit de savoir. En se dirigeant vers la machine à café, elle se figura une dernière fois les événements du lendemain dans sa tête afin d'apercevoir d'éventuels défauts dans son plan, mais rien n'apparaissait. Elle se détendit donc et prit un café avec son adjoint qui lui demanda :

- Bon, tout est prêt ?

- Oui, je pense que nous sommes parés. Je prends nos meilleurs agents et je donne le feu vert vers midi. Maintenant que tu es au courant, j'aimerais que tu supervises la mission depuis le QG.

- Pas de problèmes, tu peux compter sur moi. Mais fais attention à toi demain. Je suis sur que ça se passera bien mais on est jamais à l'abri d'un imprévu. Maintenant, c'est à toi de jouer. « Y a plus qu'à » comme on dit, ajouta-il en souriant.

Dido, toujours très méfiante et peu rassurée par la mission du lendemain, soupira et répéta :

- Ouais, y a plus qu'à...
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Mophie MessagePosté le: Dim 25 Sep 2016 21:02   Sujet du message: Répondre en citant  
[Je suis neuneu]


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Non je ne suis pas chomeur mais flemmard car.... j'avais la flemme de parler du chapitre d'avant. Quoi qu'il en soit let's comment.

Donc il n'y a pas trop d'action dans ce chapitre (d'ou le nom) et je plains vraiment ce pauvre Odd..... je préfère Xana lui au moins il les mettaient juste KO il ne les gardait pas pour torture. Ensuite onen apprend un peu plus sur "le boss"....pourquoi shuis pas surpris qu'il a une relation avec Franz et franchement la translation est un procédé qui s'oublie vite c'est vrai quoi j'ai l'impression que l'auteur ne sait pas faire la différence entre RVLP et translation: déjà la translation a un temps limite donc demande beaucoup de puissance et sûrement plus que le RVLP non mais sérieux bon ensuite le plus marquant ces "des jeunes recrues" sérieux pourquoi pas des adultes bon ce sera tout bonne chance pour la suite.
P.S.: Wait je viens de penser à un truc tout con: pourquoi tu ne Jérémifie pas Odd?
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-Godot
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Mar 27 Sep 2016 00:00   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


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Messages: 1304
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
bon chapitre.
waldo a finalement découvert dans quel pays doit se trouver odd et la patron de dido se prépare pour une mission aussi
pauvre odd, la torture continue pour lui.
sa pourrait etre interessant de voir carthage utiliser odd comme cobaye pour leurs expériences de laboratoire.

Mophie a écrit:

P.S.: Wait je viens de penser à un truc tout con: pourquoi tu ne Jérémifie pas Odd?

pour le jérémifier, il faudrait d'abord le trouver précisément et avoir un puissant SC à proximité d'Odd. Même XANA ne pouvait xanatifier que les gens dans un rayon au mieux de quelques dizaines de km autour de l'usine ou des SC des replica.

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Dernière édition par *Odd Della Robbia* le Jeu 29 Sep 2016 02:59; édité 1 fois
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Nyuimabu MessagePosté le: Mer 28 Sep 2016 00:16   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


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Messages: 7
Pauvre Odd je le plains serieux
A quand la suite ?
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wFABRAMS MessagePosté le: Sam 01 Oct 2016 08:08   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 06 Juin 2016
Messages: 42
Localisation: Alpes, Ligne Maginot
Et ça continue encore et encore ... Pardon.

Bref. Pas grand-chose niveau action, mais niveau planification, ça laisse prévoir du lourd. La boulette d'Odd qui lui en coûte deux de plus, super -_-. Le président qui parle de l'armée ? Surprised
Ta réponse "why not" me donne un pressentiment... Allez Dido, bouge toi !
Et apparemment l'autre dégénéré a des combattants virtuels. Hâte d'en apprendre plus sur eux et de voir la suite ! Mr. Green

_________________
Feu ! Ils ne doivent pas franchir le col !
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Icer MessagePosté le: Jeu 06 Oct 2016 12:22   Sujet du message: Répondre en citant  
<br>


Inscrit le: 17 Sep 2012
Messages: 2109
Localisation: Territoire banquise
J'ai eu un gros début de semaine et donc j'ai lu les deux chapitres qu'il me manquait de manière assez hachée je dois bien l'avouer. Néanmoins j'en ai retenu quelques éléments clés :

Citation:
ce que je sais, c'est qu'on sera toujours ensemble à braver les difficultés


http://www.cranemou.com/wp-content/uploads/2012/10/3072093219_1_3_7OwRGMXP.jpg
De gauche à droite : Icer, Lhetho


Citation:
un jour il s'est retrouvé face à trois malabars dans la rue à cause des règlements de compte et tout ça, et bien il a fracassé le crâne de chacun des hommes jusqu'à ce qu'ils en crèvent.


Mais la question que tout le monde se pose fatalement ici est : A-t-il eu la chance de trouver une barre de fer à l'endroit où il a été agressé ? On a déjà vu ça après tout... Mr. Green

Sinon je crois bien que le dernier chapitre s'arrête à un endroit charnière de la fic car à la fin, tout le monde est un peu en mode Bon, on a subi mais à partir de demain ça va chier, on attends donc avec impatience la suite, et notamment j'imagine bien *ODR* qui doit être ravi du rôle primordial qu'occupe son héros Della Robbia jusqu'ici Mr. Green

Ton univers, assez réaliste, me plait bien. Les débuts ressemblent un peu à Bataille pour l'Espoir au sens que les premiers chapitres servent à extraire les héros de Kadic en urgence pour changer totalement les réalités de l'affrontement, et notamment passer à une lutte bien plus concrète : Une organisation type Carthage. Y a du potentiel Wink

Bon courage pour la suite !

_________________
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« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Jeu 06 Oct 2016 13:56   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 14 Sep 2008
Messages: 1304
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
Icer a écrit:
Sinon je crois bien que le dernier chapitre s'arrête à un endroit charnière de la fic car à la fin, tout le monde est un peu en mode Bon, on a subi mais à partir de demain ça va chier, on attends donc avec impatience la suite, et notamment j'imagine bien *ODR* qui doit être ravi du rôle primordial qu'occupe son héros Della Robbia jusqu'ici Mr. Green

Ton univers, assez réaliste, me plait bien. Les débuts ressemblent un peu à Bataille pour l'Espoir au sens que les premiers chapitres servent à extraire les héros de Kadic en urgence pour changer totalement les réalités de l'affrontement, et notamment passer à une lutte bien plus concrète : Une organisation type Carthage. Y a du potentiel Wink


Tu sais, il y a encore la malchance qu'Odd joue le rôle de la princesse de jeu vidéo: certe important pour le lancement du scénario, mais ne possédant pas plus de 5 lignes de dialogue et 5 minutes d'écran réparti entre la scène d'intro du kidnapping et celle du sauvetage en happy end final puis jeté aux oubliettes pour tout ce qui se passe entre les deux à l'exception de possible brève apparition flash.

et c'est vrai que sa ressemble un peu à bataille pour l'espoir, manque plus que le nouveau garçon qui se case avec Odd (mais sa serait difficile là)

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Lhetho MessagePosté le: Dim 16 Oct 2016 14:47   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Localisation: Une chose est sûre, c'est sur Terre !
Spoiler



Chapitre 10 : Coup de théâtre


Toujours assis dans sa grande chaise de bureau comme à son habitude, le patron filtrait les dernières informations internationales qui seraient susceptibles de l'intéresser avant d'aller se coucher, mais rien de très divertissant ne se proposait à lui. Il décida donc de ranger les différents journaux diffusés dans toute la planète pour se concentrer sur les différentes tâches à accomplir le lendemain. Et autant dire que la journée de demain n'allait pas être comme les autres. La touche finale de la première phase de son plan se déciderait à quelques milliers de kilomètres de l'endroit où il se terrait. Tout était bien entendu déjà planifié depuis quelques temps mais histoire de ne pas sombrer dans quelque forme de paranoïa, il ouvra une dernière fois le dossier mis en évidence sur le bureau de son ordinateur dernier cri. Il se répéta toutes les phases de la mission qu'il avait soigneusement planifiée avec ses assistants dans sa tête tout en buvant son café, fort comme à l'accoutumée. Alors qu'il consultait la dernière page de l'immense dossier, une personne toqua à la porte de son bureau. Il ne fit pas attendre une seconde de plus son visiteur qui entra immédiatement. C'était son informateur, l'une des personnes les plus utiles, puisque cet homme lui refilait tous les tuyaux intéressants sur l'organisation ou sur certaines missions de la plus haute importance. Il prit tout de suite la parole, comme il avait l'habitude de le faire :

- Boss, on a un léger problème. On ne sait rien des agissements des gamins et ils n'ont donné aucun signe de vie depuis deux jours. On a piraté les bases de données des principaux constructeurs et on a rien trouvé concernant l'achat potentiel d'une nouvelle voiture de la part de Schaeffer. On craint une action non prévue qui aboutirait à des situations complexes comme lors de la mission ratée à Sceaux.

- Et bien on dirait que la soirée se termine bien. Rien d'autre à ajouter ?

- Mais cela ne vous préoccupe pas ?

- Non, pourquoi je devrais ? Tu as fait ton travail en me donnant les informations du jour, maintenant si elles ne sont pas bonnes cela veut dire que vous avez mal fait votre travail, toi et l'équipe chargée de la mission. Veillez simplement à ce que les choses évoluent positivement.

- Très bien boss. Bonne journée.

- A toi aussi. Maintenant dehors, j'ai a faire.

Une fois son informateur parti, le patron se remit à son travail. C'est alors que l'idée lui vint. Il résuma la situation une dernière fois dans sa tête, puis mit en place les éléments perturbateurs. Et c'est là que l'évidence lui sauta aux yeux. Si ses ennemis se cachaient, il suffisait de les attirer. Et quoi de mieux pour attirer un groupe fragile suite aux récents événements qu'un appât. Un appât simple, mais qui pourrait s'avérer redoutablement efficace. Il se leva et appela son fidèle secrétaire, qui en réalité lui servait bien plus de chien que de secrétaire. Quand il posa la naïve question concernant l'endroit où ils se rendaient, le patron répondit simplement :

- Au lieu de poser des questions stupides, préviens les équipes scientifiques et insistes bien sur le fait que j’exige qu'ils soient présents dans moins d'un quart d'heure.

- Très bien boss mais où ça ? Demanda le secrétaire, totalement apeuré par la puissance dégagée par son patron.

- Aux cachots.

*******
Prête comme elle ne l'avait plus été depuis de nombreuses années, Dido, vêtue d'une tenue classique de responsable gouvernementale, observait depuis la baie vitrée de l'étage supérieur ses équipes se préparer au sous-sol. Tout le monde s'agitait depuis que le réveil avait sonné. On n'entendait plus que les bruits métalliques des armes mises à disposition. Les équipements défilaient à une vitesse ahurissante grâce à une énorme chaîne humaine déployée pour l'occasion. Dans environ trente minutes, tous les agents seraient parfaitement équipés et le voyage pourrait enfin commencer. Dido avait opté pour des jets privés où, bien évidemment, ne figurait pas le logo de Carthage pour plus de sécurité. Ceux-ci étaient exceptionnellement mis à disposition pour cette opération, compte tenu de la distance énorme entre New York et San Francisco. Avec ces engins perfectionnés, ils couvriraient la distance en moins de quatre heures. Toute la couverture qui consistait à éviter les ennuis avec la CIA et la NSA était elle aussi prête et le président en personne l'avait mise en place, durant le peu de temps qu'il avait pu consacrer à cette tâche. Les jets étaient censés partir à intervalles réguliers de dix minutes environ, toujours afin de ne pas éveiller les soupçons. La projection de l'opération indiquait que l'équipe entière devait se retrouver à quelques kilomètres de l'aire d'opération, dans une large friche abandonnée. Elle n'avait pas téléphoné au président une nouvelle fois, jugeant que le meilleur moment pour le faire serait après la mission. Mais malgré le bon déroulement de la préparation de la mission, son instinct lui rappelait à chaque instant de faire preuve de beaucoup de prudence. Après dix minutes d 'attente, Steven décida enfin de pointer le bout de son nez. Il avait gardé sa démarche belliqueuse d’antan et était le responsable de la coordination de cette opération. En effet, Dido ne s'occupait que de la partie qui concernait la gestion à distance. Steven était celui qui devait tout gérer au sol et cette mission ne pouvait revenir qu'à lui. Il engagea directement la conversation une fois arrivé devant sa supérieure :

- C'est bon, tout est prêt au niveau de l’organisation. On s'occupe des derniers équipements et on y va.

- Très bien, et bien on y va alors.

Steven repartit près des agents et Dido se décida enfin à retourner une dernière fois dans son bureau. Tout se jouait maintenant, la sécurité des adolescents et la coopération internationale. Il fallait être prête, elle l'était. Elle était même presque enthousiaste à l'idée de retrouver le commandement d'une opération, comme elle l'avait pu la faire dans ses jeunes années où le terrain était son domaine de prédilection. Une fois son bureau fermé, elle se dirigea vers le garage où était stationné son jet spécial de commandement. La bataille pouvait enfin commencer.

*******
Le patron s'avançait désormais dans l'immense couloir sombre qui menait aux cachots. Les plaintes des autres prisonniers résonnaient dans cet espace exiguë et froid, mais cela ne le dérangeait pas, au contraire, il aimait ça. Mais il n'était pas là pour entendre ces plaintes, il venait voir son prisonnier le plus important. Il lui fallut encore une centaine de mètres pour arriver au bout du couloir qui débouchait sur l'escalier qui descendait vers la dernière partie de la prison, la plus enterrée. Quand il arriva en bas, il découvrit la pièce déjà éclairée ainsi que son équipe de scientifiques, les meilleurs de Russie. Bien entendu, tout au fond de la pièce, dans sa cellule, se trouvait le corps roulé en boule de cette minable créature que représentait Odd. Mais aujourd'hui il allait réellement lui servir à quelque chose. Comme à chaque fois qu'il venait ici, il se plaça devant son détenu, qui le regarda une fois de plus avec tout le mépris qu'il lui restait. Il était faible et les traits marqués de son visage corroboraient cette idée. Sans plus attendre, et afin de pouvoir prendre un peu de repos, le patron prit tout de suite la parole :

- Bonjour Odd. Ravi de te revoir. Aujourd'hui, il n'y aura pas de questions à enjeux comme avant, mais plutôt une partie de « Docteur Maboul ». J'ai découvert ce jeu formidable lors d'un des mes voyages en France et il m'a inspiré dans la réalisation de mes projets. Je ne vais pas t'en dire plus mais comme je suis de bonne humeur, je ne vais pas te laisser regarder ce que mes scientifiques vont te faire, je t'expliquerais à ton réveil. Ne t'inquiètes pas, tout est sous contrôle. Et puis si jamais tu y restes, on dira que c'était une erreur médicale, hein ? Bien, vu que tu n'as aucune objection, on va pouvoir commencer directement. Nous allons t'endormir et tu te réveilleras en pleine forme.

Le regard d'Odd en disait long sur son état de frayeur du moment. Il se débattit de toutes ses forces et frappa plusieurs fois les scientifiques qui essayaient tant bien que mal de le tenir droit. Mais comme d'habitude, le blondinet céda et le masque à gaz fit rapidement son effet, rendant l'adolescent aussi mou qu'une larve. Bientôt, il fut placé sur la table d'opération qui, cette fois-ci, était équipée à la perfection afin de faciliter le travail des scientifiques. Une fois que tout fut enfin prêt, le patron déclara :

- Très bien, commencez. Mais aucune faute professionnelle amenant à la mort du gamin ne sera acceptée. J'ai encore besoin de lui. Tout vous a été expliqué par mes conseillers, maintenant, au boulot. Vous avez six heures pour faire correctement votre travail. Je reviendrais demain matin. Donnez lui des somnifères à la fin de l'opération et laissez le sur la table.

Et il tourna le dos aux scientifiques qui, une fois qu'il eut quitté la pièce, commencèrent à travailler. Il espérait que l'opération fonctionnerait sans problèmes. Après tout, l'équipe réunie était l'une des meilleures alors pourquoi s'inquiéter ?
En remontant vers son bureau, il trouva son informateur complètement affolé et qui évidemment vint tout de suite à sa rencontre :

- Quoi encore ? Demanda-t-il, assez énervé pour le coup.

- On a appris un énorme tuyau il y a cinq minutes. Carthage va lancer une opération afin de récupérer les gamins. On sait qu'ils viennent juste de partir de leur base de New York en jet privé, ce qui nous laisse du temps pour agir.

- Hum, enfin une information intéressante mais qui pourrait surtout s'avouer capitale. J'avais préparé un discours pour les États-Unis mais je pense que je vais devoir en improviser un plus rapidement que prévu. Merci bien, tu peux rentrer dans ton appartement, ta journée est considérée comme terminé, tu as fait du bon travail.

Et il repartit de sitôt vers son bureau afin de préparer son nouveau plan, n'entendant presque pas le « Merci Boss » de son subordonné. La soirée n'était pas vraiment terminée...

*******
Le bruit du réveil ne se fit presque pas entendre dans l'appartement de Franz Hopper. Tout le monde était déjà levé depuis une dizaine de minutes et chacun à son tour s'affairait dans la salle de bains. Tout le monde avait envie d'en découdre une bonne fois pour toutes et cela commençait par un succès sur la mission du jour. Le matin fut réservé comme prévu afin de se concentrer et de bien cibler les objectifs. Hopper s'absenta une heure afin d'aller chercher la voiture qu'il avait acheté le matin même après avoir joué avec l'informatique en piratant les bases de données du constructeur tout en restant le plus discret possible, voir même invisible, pour ne pas divulguer d'informations à l'ennemi. Tous mangèrent rapidement et légèrement, en d'autres termes des conserves éparpillées ça-et-là par le scientifique qui ne se souciait pas du tout de la propreté et du rangement de son appartement. Il avait bien mieux à faire en ces temps troublés, et tout son investissement pouvait enfin porter ses fruits dès aujourd'hui. C'est ainsi que vers deux heures de l'après-midi, le groupe rejoignit le parking souterrain de l'immeuble, pour prendre la nouvelle voiture d'Hopper. Celle-ci était, dans un soucis de camouflage, aussi simple que la première. C'était un monospace classique, qui cette fois-ci tiendrait plus longtemps que l'ancien, du moins c'était ce que le scientifique souhaitait. La voiture se rendit donc vers le laboratoire. Un silence de plomb régnait dans l'automobile. Chacun semblait se concentrer sur l'objectif commun, fixé la veille.
Une fois arrivés à l'intérieur de la structure invisible, sans avoir rencontré de problèmes pouvant perturber l’organisation des plans du groupe, ils descendirent directement à l'étage où se trouvait le poste de commande. La machine sortie de son mode « veille », Hopper, comme il l'avait précisé lors de la dernière discussion en date, rappela les objectifs de la mission :

- Bien. Nous y sommes. Je rappelle donc les enjeux et objectifs principaux du jour. Vous serez tous virtualisés sur le monde virtuel et deux seront translatés près de l'endroit où est retenu Odd. Je limiterais la translation à vingt minutes maximum sinon des séquelles irréversibles pourraient apparaître et je n'ai pas envie que vous finissiez comme moi.

- Si on s'en sort avant, ajouta Aelita qui, par cette réplique, refroidit un peu la motivation de ses compères.

Cependant, Hopper ignora superbement la remarque et voulut continuer quand Jérémie lui coupa la parole :

- Mais comment ça tous les quatre ? Je vais quand même pas aller là-dessus, alors que je pourrais vous aider, surtout vu votre état !

- Merci de te soucier de moi Jérémie mais je peux très bien contrôler la situation tout seul. En ce qui concerne ton rôle, je ne t'ai jamais demandé de te battre. Ce que je souhaite, c'est que tu supervises directement sur le terrain. Tu verras j'ai travaillé sur tes pouvoirs et ta combinaison rapidement et je pense que ton rôle te plaira et t'ira à la perfection, répondit-il, comme pour rassurer le blondinet qui tremblait légèrement à l'idée de se confronter une nouvelle fois à cette expérience, sauf que là, ce n'était pas pour s'entraîner.

Voyant que personne n'avait autre chose à ajouter, Hopper invita les quatre adolescents à rejoindre la salle des scanners. Le groupe ne se fit pas prier, sauf Jérémie qui traîna plus que les autres.
Hopper fit craquer ses doigts et enclencha les premières procédures de virtualisation, chose qu'il n'avait plus faite depuis... non, il ne valait mieux pas y penser.
Quelques minutes plus tard, tout le monde se trouvait sur le cinquième territoire, clairement identique à ce que les ex-Lyokoguerriers avaient pu connaître sur l'ancien monde virtuel.
Au contraire, les tenues des adolescents avaient pour certains changé. Tous eurent quelques secondes pour contempler les tenues de chacun. William avait gardé une tenue noire, où figurait à la place du signe de X.A.N.A un cercle lumineux, qui ressemblait beaucoup à celui d'Iron Man, du moins c'est ce que pensa Ulrich en le regardant. La combinaison de celui-ci avait par contre changé. Il était toujours un samouraï mais adieu le jaune et le marron, place au bleu foncé où figuraient également quelques raies bleues ciel sur les bras du jeune homme. Cette couleur, austère, semblait lui convenir parfaitement et lui donnait un côté plus sombre dans sa démarche. Afin de rester dans le style asiatique, du côté de Yumi, pas de réelles différences à observer. Sa combinaison restait simple et lui permettait de se déplacer aisément afin de réaliser ses tours de passe-passe aériens. Pour Aelita, le tenue rose-bonbon avait disparu. Jérémie et son père avaient en effet opté pour une tenue beaucoup plus sombre, à l'instar de ses compatriotes. Désormais, sa tenue était faite d'un noir orné de motifs rouges foncé, qui semblaient dessiner sur le corps de la jeune fille des veines rectilignes, qui se rejoignaient au niveau de la poitrine. Malgré son caractère difficile du moment , cela ne sembla pas la perturber. Enfin arriva celui qui rassemblait toutes les interrogations. Jérémie, qui dans le passé, avait eu droit à une combinaison de lutin totalement ridicule, terme employé par Ulrich quelques années auparavant pour décrire cette combinaison à Aelita, se retrouvait avec une tenue complètement incroyable. Il était habillé en ingénieur militaire et avait plusieurs instruments dans les poches de sa combinaison. On aurait dit un américain sur un champ de bataille, sauf que la combinaison était virtuelle. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, la tenue lui allait très bien. On retrouvait par bien des égards la capacité qu'il avait à diriger ses troupes, comme il avait du le faire auparavant. Mais la plus grosse surprise se trouvait dans sa main droite. Une arme, plus petite qu'une mitraillette, se tenait dans sa paume droite et le moins que l'on puisse dire était qu'il fut assez effrayé en la voyant. Après ce moment de surprise, Hopper prit la parole et expliqua diverses choses utiles pour la suite de la mission :

- Ok. Comme vous l'avez vu, les combinaisons ont changé pour certains. Je vais donc expliquer pour chacun les pouvoirs qui sont mis à sa disposition. William, tu as toujours ton zanbato qui possède les mêmes pouvoirs qu'avant. Cependant, tu n'as plus la supersmoke étant donné que c'était X.A.N.A qui en possédait le code. Je n'ai pas eu le temps de la programmer, tu devras faire sans. Ulrich, ta tenue a changé de couleur mais tes pouvoirs restent les mêmes. Le seul ajout étant un pouvoir appelé « Rafale » qui tu permettra en trois appuis de parcourir une cinquantaine de mètres alors que tu était arrêté au départ. Bien entendu, l’effet augmente si tu cours. Pour toi Yumi, tu possèdes désormais un pouvoir appelé « Illusion » qui te permettra de créer deux éventails en plus qui seront des leurres et que tu pourras diriger où tu le souhaites. Aelita, tu as toujours tes ailes et tes champs de force mais tu as maintenant la possibilité de créer un champ de force qui pourra te servir de bouclier et entrant dans celui-ci. En ce qui te concerne Jérémie, je t'expliquerai tout au moment voulu.

- Chouette, je vais devoir me trimbaler comme ça alors que je sais pas à quoi ça sert !, fit-il tout en découvrant les différentes objets mis à sa disposition.

- Ne traînez pas. Rejoignez le garage du Skid, ajouta simplement le scientifique.

Le groupe se dirigea donc vers le lieu indiqué par Hopper. Il ne furent gère surpris de découvrir une pâle copie du Skid original, mais qui au moins avait l'avantage d'être facile d'utilisation. Tout le monde fut rapidement transféré à l'intérieur du sous-marin, Aelita bien entendu aux commandes. En moins de cinq minutes, le Skid était déjà dans la mer numérique, flottant autour des gigantesques bases de données du réseau. Hopper indiqua à Aelita les coordonnées de la base russe lorsque le groupe arriva devant un hub. Tout se passait pour l'instant sans incidents notables, mais la partie la plus compliquée s'amorçait dès à présent. Tout le monde, émerveillé devant la beauté du réseau qu'ils n'avaient plus vu depuis un certain temps, retrouva sa concentration à l'approche de l'énorme sphère qui habitait le supercalculateur de leurs ennemis.

*******
De retour une fois de plus dans son bureau, le patron écrivait sans relâche toutes les idées qui lui passaient par la tête de peur d'en oublier certaines qui pourraient s'avérer capitales. Depuis l'annonce de l'offensive de Carthage, il notait toutes les idées de plans plus ou moins ingénieux. A vrai dire, il ne pensait pas devoir sortir le téléphone aussi rapidement mais cette fois-ci on ne lui laissait pas le choix, il allait devoir sévir. Il composa donc un premier numéro de téléphone, et comme il l'espérait, il obtint une réponse quelques secondes plus tard :

- Oui Boss ?

- Avons-nous quelques agents encore sur le terrain à Oakland ?

- Trente, Boss. Ils sont restés à cause des difficultés de localisation des cibles que nous avons pu rencontrer ces dernières heures.

- Très bien. Appelles-les et dis-leur de se tenir prêts, Carthage va tenter quelque chose. Dès qu'ils auront remarqué quelque chose d'anormal, en gros des véhicules pas nets, dis-leur de les suivre, de se placer dans un endroit assez loin et de sortir les armes en cas de nécessité. Si Carthage tente quelque chose et que je ne t'ai pas rappelé, qu'ils ouvrent le feu. Compris ?

-Parfaitement, Boss.

La communication s'interrompit. Il fallait maintenant composer une autre numéro, celui-là beaucoup plus important, car l'issue de la conversation qui allait suivre déterminerait le nombre de morts dans la baie de San Francisco.

*******
Le Skid apparut enfin, sortant de la mer numérique, et essayant de remonter sur la terre ferme. Les Lyokoguerriers, qui pouvaient de nouveau arborer ce nom, découvrirent-là un monde pour le moins étrange. Quand Hopper eut la confirmation qu'il n'y avait qu'un seul territoire dans ce monde, les adolescents purent enfin admirer le spectacle qui s'offrait devant leurs yeux. Un monde virtuel, ou plutôt une île virtuelle se dessinait sur la carte du scientifique qui en profita pour analyser les moindres codes sources. Leurs ennemis avaient réalisé un travail graphique impressionnant qui força même Jérémie à s'incliner devant la splendeur de celui-ci. Cette île était composée essentiellement de forêt, ce qui rendait la visibilité plus que réduite. Devant eux se trouvait un impressionnant volcan qui surplombait majestueusement cette forêt faite d'arbres virtuels plus ou moins grands, mais méticuleusement détaillés. Autour de cette île se trouvait la mer numérique, qui ressemblait plus à un océan qu'à une infinité de particules virtuelles pouvant vous tuer dès l'instant où vous plongiez dedans. Après quelques minutes de contemplation intensive et de recherches du côté du scientifique, celui-ci rappela tout le monde à l'ordre et invita les adolescents à se diriger vers les coordonnées qu'il transféra à sa fille. Quelques secondes suffirent, puisqu'ils étaient juste à côté. Ils découvrirent comme escompté une tour de passage au halo bleu. Apparemment, leurs ennemis avaient adopté les mêmes « codes couleurs » pour leurs tours. Une fois le Skid rapproché, Hopper détailla les nouvelles instructions :

- Ok. Aelita, quand je te le dirais, tu connectera le Skid à la tour. Puis, je translaterai Jérémie et William pour une première mission de reconnaissance. Aelita, Yumi et Ulrich, vous garderez le Skid, on ne sait jamais. Soyez prudents surtout. Aelita, vas-y.

Sa fille réalisa la manœuvre sans aucun soucis et Hopper déclencha la procédure de translation. Après quelques instants, aucun signal des deux translatés n'apparaissait à son écran. Il fut pris d'un léger doute l'espace d'un moment mais la communication fut établie juste quand il s’apprêtait à demander si les deux jeunes hommes le recevaient. C'est Jérémie qui intervint le premier :

- C'est bon Franz, on y est. Ça a mis du temps mais on y est. On est à l'extérieur dans leur base, dans des hautes herbes, on va essayer de rentrer discrètement.

*******
Le président des États-Unis s’apprêtait à sortir de son bureau, la mine satisfaite, quand tout à coup son téléphone fixe sonna. Il trouva cela étrange étant donné que personne à part Dido n’était censé l'appeler à cette heure-là. Il décrocha tout de même et fit tomber ses documents en entendant une voix qu'il ne connaissait pas :

- Bonsoir Monsieur le Président. Ou plutôt bonjour avec le décalage horaire. Je pense que vous savez très bien qui je suis, ou du moins pour quoi j’œuvre. J'ai appris il y a de cela quelques heures, qu'une certaine organisation avec laquelle j'ai un différent prononcé voulait m'empêcher d'arriver à mes fins. Ma demande sera donc très claire. Vous êtes forcément au courant de cette opération donc nous allons procéder ainsi : soit vous vous retirez immédiatement et tout ira bien, soit je descend tous vos agents jusqu'au dernier, me suis-je bien fait comprendre ? Demanda-t-il d'un ton autoritaire. Vous avez dix minutes pour prévenir votre Dido chérie et lui dire de dégager !

Bush s’effondra sur sa chaise lorsque son interlocuteur raccrocha. Il n'avait pas envie que Carthage disparaisse. Il décida donc sans plus attendre, et malgré cet aveu de faiblesse impardonnable, de reprendre de nouveau le combiné.

*******
Les agents étaient prêts, ils étaient prêts à avancer jusqu'à l'ancienne base de Carthage lorsque le téléphone de Dido sonna. Lorsqu'elle aperçut le numéro, son étonnement grandissant l'obligea à décrocher :

- Oui Georges ? Fit-elle, sa surprise toujours perceptible dans le ton de sa voix.

- Arrêtes-tout ! Barres-toi ! Annules la mission, c'est un ordre !

- Mais enfin po...

- Je viens d'avoir un des russes. Je pense même que c'est leur chef. Il m'a dit que si vous ne dégagiez pas tout de suite, il vous buterait tous. Il a des hommes planqués partout qui vous voient en ce moment. Partez maintenant, vous ne pourrez rien faire s'il donne l'ordre de vous buter.

- Mais nous sommes beaucoup plus qu'eux et de toute...

Un explosion assourdissante retentit alors. Elle raccrocha immédiatement et aperçu une deuxième roquette finir sa course une centaine de mètres plus loin. Elle ordonna à toutes les troupes de se replier et se réfugia dans son jet. Dix minutes plus tard, et après cette scène surréaliste, Dido mesurait l’ampleur du fiasco. Les agences gouvernementales sauraient bientôt que des jets privés non-autorisés survolaient le ciel des États-Unis. Mais au lieu de penser à cela, une question évidente lui vint à l'esprit : Comment les russes avaient-ils pu savoir ?

*******
Fier de sa grande réussite, le patron raccrocha son téléphone. La tentative d'intimidation avait fonctionné et les agents miteux de Carthage avaient plié bagages encore plus rapidement qu'il ne l'espérait au départ. La soirée était parfaite. Mais au moment où il voulut rejoindre ses scientifiques dans les cachots, une alarme assourdissante retentit. Son informateur entra en trombe dans son bureau, encore plus affolé que précédemment :

- C'est quoi ce bordel ? Demanda le patron, visiblement autant agacé que surpris.

- On a une intrusion dans la base et sur le monde virtuel, Boss !, répondit l'informateur.

- Trouvez-moi les intrus et ramenez-les moi. Je file aux cachots. Déclenchez l'alerte générale !


Edit tardif : Un grand merci à Mophie. Effectivement, j'avais quelque peu oublié le nom d'Ulrich dans la réplique d'Hopper, je m'en excuse sincèrement.
_________________
"La politique est un art, l'art de faire le bien quand c'est possible et de faire le mal quand c'est nécessaire" Machiavel


Dernière édition par Lhetho le Dim 16 Oct 2016 21:03; édité 1 fois
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