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 Auteur Message
Mophie MessagePosté le: Dim 16 Oct 2016 20:40   Sujet du message: Répondre en citant  
[Je suis neuneu]


Inscrit le: 14 Juil 2015
Messages: 226
Localisation: Coincé dans le quelque part
Citation:
Citation:
P.S.: Wait je viens de penser à un truc tout con: pourquoi tu ne Jérémifie pas Odd?

Pour réaliser ce genre d'opération, il faut que le clone apparaisse près de la machine en question et vu la distance entre les deux endroits...

Eh bien si la tour du skid est activée alors ce sera plus proche non?.....Déja que Xana avait réussi à prendre le controle d'un sattellite (dans la saison 1 pas la saison 4) Sinon merci de m'avoir fait rappeler ce cours de seconde (d'autant que je suis en terminale S) je ne m'acharnerai pas plus sur le rvlp. Sur ce je commente

Déja pour commencer si il y a un jeu que je déteste le plus c'est bien docteur maboul pauvre Odd. Sinon la mission sauvetage à peine commencer ils se font déja repérer. J'attents de voir contre qui vont se battre les filles: des monstres ou des humains? Mmmm sinon ces russes de malades ont réussi à faire exploser une armée avec des rockets, Dido qui mesure les dégats..... comme te l'avais dit Franz cher Dido: "démerde toi"

Sinon ce sera tout pour aujourd'hui et j'espère que Odd sera sauvé aux prochains chapitres et que William les défonces tous.

P.S.:Aelita et Yumi garde le Skid, Jérémy et William sont translatés.......... il est ou Ulrich?
_________________
Nous portons tous un masque, sur le visage ou sur le cœur.
-Godot


Dernière édition par Mophie le Lun 17 Oct 2016 14:01; édité 1 fois
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Icer MessagePosté le: Lun 17 Oct 2016 10:40   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


Inscrit le: 17 Sep 2012
Messages: 2137
Localisation: Territoire banquise
Citation:
Si ses ennemis se cachaient, il suffisait de les attirer.


WOW ce boss a fait de longues études !!!!

Citation:
Dido avait opté pour des jets privés où, bien évidemment, ne figurait pas le logo de Carthage pour plus de sécurité.


WOW cette Dido a fait de longues études !!!!

Au-delà de ce petit comique de répétition, j'ai adoré le placement de produit « Docteur Maboul ». Mais là où américains et russes restent encore dans le flou, des avancées concrètes apparaissent du coté des Lyoko-guerriers avec Jérémie qui est obligé d'aller sur le terrain puisque la régie a levelup avec Hopper. La redéfinition de son rôle sur le papier m'a emballé sur le papier, reste à en voir sa traduction concrète.
Beaucoup moins emballé en revanche quand j'ai vu que tu faisais partie de ces gens qui laissaient William en noir sans raison Crying or Very sad (Au moins il n'y a plus de Supersmoke et comme Hopper était derrière, ça ne reste pas comme par magie). Pour les nouveautés des autres, j'aime beaucoup le principe de l'illusion pour Yumi, c'est simple mais original.

En tout cas, ça... s'emballe héhéhé. Une petite mise en bouche IRL avant, je l'espère, UNE BONNE VIEILLE BASTON virtuelle/de translation. C'est pas comme si on était déjà au chapitre 10 !

_________________
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« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Lun 17 Oct 2016 14:51   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 14 Sep 2008
Messages: 1306
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
bon chapitre.
hate de voir les expérimentations que les russes ont fait sur Odd (j'espère pour une véritable expérimentation, style modification/améliorations physique ou génétique ou n'importe quoi qui pourrait être utile pour Odd plus tard et non un simple arrachage d'organes à la Saw qui le mettrai hors jeu dans un hôpital ou à la morgue jusqu'à la fin de la fic).

Intéressant les nouveaux costumes, surtout jérémy. Maintenant, faudrait savoir si waldo a aussi amélioré l'avatar d'Odd et l'a équipé de vrai super pouvoir utile pas comme les prémonition ou la téléportation, qui servent presque a rien.

Et le russe a encore un coup d'avance sur les américains.

_________________
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Idris2000 MessagePosté le: Mer 19 Oct 2016 16:54   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 15 Juin 2016
Messages: 147
Localisation: Dans une ville, dans un pays, dans un continent, sur une planète, dans l'univers...
Avant le 17 Octobre:

Icer a écrit:
Yumi... en fait, ce personnage ne présente absolument aucun intérêt à mes yeux. Tous les autres, je peux leur trouver un truc qui me plaît, mais elle, que dalle.


Le 17 Octobre:

Icer a écrit:
j'aime beaucoup le principe de l'illusion pour Yumi, c'est simple mais original.


ICER A AIME QUELQUE CHOSE CONCERNANT YUMI!

https://d.gr-assets.com/hostedimages/1430677147ra/14746162.gif


Je rejoins Icer sur la tenue de William, inutile de recopier ses dires dessus.

Citation:
Désormais, [la] tenue [D'Aélita] était faite d'un noir orné de motifs rouges foncé, qui semblaient dessiner sur le corps de la jeune fille des veines rectilignes, qui se rejoignaient au niveau de la poitrine. Malgré son caractère difficile du moment , cela ne sembla pas la perturber.


Je dirais même que cette tenue "s'adapte" à son caractère modifié par les événements.

Citation:
Enfin arriva celui qui rassemblait toutes les interrogations. Jérémie, qui dans le passé, avait eu droit à une combinaison de lutin totalement ridicule, terme employé par Ulrich quelques années auparavant pour décrire cette combinaison à Aelita, se retrouvait avec une tenue complètement incroyable. Il était habillé en ingénieur militaire et avait plusieurs instruments dans les poches de sa combinaison. On aurait dit un américain sur un champ de bataille, sauf que la combinaison était virtuelle. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, la tenue lui allait très bien. On retrouvait par bien des égards la capacité qu'il avait à diriger ses troupes, comme il avait du le faire auparavant. Mais la plus grosse surprise se trouvait dans sa main droite. Une arme, plus petite qu'une mitraillette, se tenait dans sa paume droite et le moins que l'on puisse dire était qu'il fut assez effrayé en la voyant.


Perso, j'ai jamais vraiment aimé ce type de tenue...Je retrouve souvent des pistolets et des tenues de millitaire dans les fanfics...Mauvaises de CL, avec notamment une Mary-Su ou un Gary-Stu. Reste à savoir comment tu vas utiliser tout cela.

Et perso, j'aime bien le monde virtuel de l'ennemi, cela donne des idées intéressantes pour le combat, reste à savoir comment tu vas les utiliser.

Je conclus sur cela:

*Odd Della Robbia* a écrit:
(...)super pouvoir utile pas comme les prémonition ou la téléportation, qui servent presque a rien.


Il me semble que la prémonition d'Odd a plusieurs fois sauvé la situation dans la S1, et la téléportation a été réparée par Jérémie, et aurait probablement pu être aussi cheatée que le Supersmoke. Alors, des pouvoirs "qui servent presque à rien", j'en doute Rolling Eyes.

Voili voilu, fin du commentaire quasi-inutile.

(Je dis bien "quasi"...)

_________________
Je suis quelqu'un d'observateur. L'avis des autres m'intrigue et m'intéresse.

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Je suis un Pro-Laura et Pro-CLE.

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Lhetho MessagePosté le: Dim 23 Oct 2016 18:19   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 10 Juil 2015
Messages: 70
Localisation: Une chose est sûre, c'est sur Terre !
Spoiler



Chapitre 11 : Infiltration


- C'est bon Franz, on y est. Ça a mis du temps mais on y est. On est à l'extérieur dans leur base, dans des hautes herbes, on va essayer de rentrer discrètement.

Jérémie et William venaient d'arriver sur le territoire de leurs ennemis. Comme il l'avait précisé à Hopper, les hautes herbes empêchaient d'éventuelles caméras de les repérer. Ils attendaient maintenant les instructions et, comme d'habitude, elles arrivèrent très vite :

- Maintenant que vous êtes arrivés, essayez d'entrer sans vous faire repérer et cherchez le plus d’infos possibles sur nos ennemis. C'est une première mission de repérage, ne prenez aucun risque. Cependant, ne traînez pas, il vous reste dix-neuf minutes de translation. Pendant ce temps-là, je vais déterminez une position par triangulation de l'endroit où vous vous trouvez et je vais essayer de pirater un plan détaillé de la base. Si jamais vous avez besoin de moi, faites-moi signe.

Après avoir bien compris les instructions du scientifique, les deux compères se mirent en route. Au bout de plusieurs mètres, ils tombèrent sur un gigantesque grillage délimitant le périmètre de la base. Apparemment, cet endroit n'était pas très surveillé et cela se comprenait puisque les deux jeunes hommes n’apercevaient pas la base. Mais le protocole de sécurité semblait toutefois avoir été respecté puisque lorsque William utilisa son épée contre le grillage, une étincelle électrique fit son apparition dans la nuit russe. Malgré ce léger problème, il ne fallut que quelques instants à William pour trancher délicatement le grillage et permettre ainsi une progression à l'intérieur de la base ennemie. Ils se trouvaient désormais dans une vaste plaine où ils étaient un peu trop à découvert selon Jérémie, qui força William, qui n'avait pas envie de reculer, à longer le grillage afin de rejoindre un endroit habité. C'est seulement après trois minutes qu'ils aperçurent un gigantesque bâtiment blanc. Très moderne, Hopper rajouta que ce cube avait la même superficie que l'ensemble du collège Kadic. Il avait en effet réussi de son côté à pirater une carte de la base sans trop de difficultés. Jérémie pensa d'ailleurs intérieurement qu'il revoyait enfin le grand génie qu'il avait toujours été pour lui. Mais il n'avait pas le temps de traîner car cinq minutes s'étaient déjà écoulées. Il n'en restait donc que quinze. Ils s'approchèrent tout doucement de l'énorme structure et arrivèrent bientôt tout en bas. Ils s'étaient postés derrière une haie et observaient le bâtiment. La plupart des lumières étaient éteintes et cela se comprenait étant donné qu'il était minuit passé ici. Seules quelques lumières étaient allumées et éclairaient les rares parties du bâtiment qu'il était possible de voir. En effet, ils n'avaient jamais pu voir la couleur de celui-ci ni sa modernité. C'était simplement grâce à Hopper qui avait réussi à dénicher une photo de jour comprise dans le plan qu'il venait de pirater. Sans plus attendre, et n'ayant toujours aucune consigne particulière du scientifique, les deux adolescents avancèrent à pas de loup vers l'impressionnante porte du garage. Ils se placèrent dans un endroit où les différentes caméras disposées un peu partout ne pouvaient pas les détecter, et Jérémie se retrouva très vite devant l'interface numérique commandant l'ouverture de la porte depuis l'extérieur. Il interrogea donc Hopper, tout en essayant de faire le moins de bruit possible :

- Franz, on a besoin de vous. Pouvez-vous pirater l'interface de commande des portes s'il vous plaît ?

- C'est une situation parfaite pour t'expliquer à quoi sert ton premier gadget. Tu as dans ta poche droite un mini-ordinateur portable numérique qui te permet de pirater toi-même tous les systèmes du moment que tu es assez calé en informatique, ce qui est ton cas. Débrouilles-toi avec ça histoire de te familiariser avec cet objet. SI jamais tu n'y arrives pas, recontactes-moi.

- Un mini-ordi portable ? Trop génial ! Allez, voyons voir ce que tu as à me dire, dit-il tout en sortant un minuscule carré bleu qui se déploya tout de suite. Il avait en fait plus une mini-tablette qu'un mini-ordinateur mais le résultat était le même, et en moins d'une minute, la porte s'ouvrit et les deux guerriers s'engouffrèrent dans l'immense bâtiment.

Ils ne croisèrent personne dans le garage. Celui-ci, immense comme le reste du domaine, abritait des moyens de locomotion diverses : des motos, des voitures plus ou moins luxueuses. Ils ne s'attardèrent pas trop là-dessus, préférant optimiser le temps qu'ils avaient pour des éléments plus importants. Cependant, avant de rejoindre Jérémie vers les portes qui menaient aux étages supérieurs, William ne put s’empêcher de s'amuser à crever une des roues de chaque véhicule avec son zanbato. Sa mine satisfaite contrastait avec celle désespérée de Jérémie, qui le rappela à l'ordre avant de s'arrêter devant la porte. Ils vérifièrent que personne ne se trouvait là et franchirent les escalier qui menaient aux étages supérieurs. Bien entendu, des caméras étaient encore positionnées dans tous les coins mais Jérémie avait, durant la petite fantaisie de William, découvert un nouveau gadget qui lui permettait de brouiller tous types de signal quand il le souhaitait. La montée se fit donc sans problèmes. Les choses se corsèrent lorsqu'ils arrivèrent au premier étage. Des employés, ou des agents ils ne savaient pas trop, s'affairaient sur différents dossiers. Les deux compagnons se placèrent entre la cloison délimitant l'entrée du couloir et les bureaux pour ne pas se faire repérer et avec l’agitation autour d'eux, ils purent échanger quelques mots afin d'établir une stratégie :

- Bon, on fait quoi maintenant, fit William à Jérémie qui semblait réfléchir à un plan.

- On va attirer leur attention autre part. Quand je te le dirais, tu vas utiliser ton arme et projeter une salve d'énergie au bout du couloir. Après, il faudra espérer que tout le monde ira voir ce qu'il se passe. Ensuite, on fonce de l'autre côté et on tourne à droite. Franz m'a transmis le plan sur ma tablette et elle indique une salle sur notre droite qui ne semble pas correspondre aux salles classiques que l'on peut trouver dans le bâtiment. Je pense qu'on aura certaines réponses là-bas.

- Ok. Quand tu veux, répondit William, enjoué à l'idée de retrouver de l'action.

- Franz, ça se tente ou pas ? Demanda le blondinet, qui voulait absolument avoir l'approbation du scientifique avant de tenter quelque chose.

- Vas-y. Mais faites attention à vous.

- D'accord. Prêt William ? Trois, deux, un, GO !

William envoya comme convenu une salve à l'aide de son arme au bout du couloir. Une panique générale se déclencha lorsque le bruit parvint aux oreilles des employés. Tous se dirigèrent vers le bout du couloir, où quelques morceaux de pierre étaient tombés. Pendant que tout le monde conjecturait sur l'origine de cet affaissement, les deux adolescents pénétrèrent dans les bureaux. Comme ils s'y attendaient, plus personne n'était là et ils n'eurent aucun mal à rejoindre la porte de la salle mentionnée par Hopper. En ouvrant la porte, ils découvrirent un autre escalier qui montait. Ils l'empruntèrent sans rechigner et arrivèrent sur un palier où deux portes se trouvaient là, une à leur gauche et une à leur droite. Après avoir tiré à « shi fu mi », Jérémie l'emporta et ils choisirent donc la porte de droite. Un énième escalier fit son apparition devant eux, mais celui-là semblait descendre jusqu'aux enfers. Sans traîner, ils se mirent en route tout en se demandant combien y avait-il d'escaliers dans ce maudit bâtiment.
La descente dura près de deux minutes. Arrivés tout en bas, William et Jérémie se retrouvèrent nez-à-nez avec un terminal. Il n'y avait rien d'autre autour. Juste un clavier et un grand écran plasma. Avant de le démarrer, Jérémie remarqua un fait surprenant :

- Tiens, on dirait qu'il y a des brouilleurs très puissants ici, tous mes gadgets viennent de se réinitialiser.

- C'est pas important. On a un terminal devant nous, jetons-y un coup d’œil, répliqua William, au comble de l'excitation.

Jérémie acquiesça et toucha le clavier. Aussitôt un écran blanc apparut accompagné d'un élément assez dérangeant mais tout à fait prévisible. En effet, il était écrit en gros « Mot de passe ? » au milieu de cet écran. Cela ne ralentit pas Jérémie, qui sortit sa tablette afin d'essayer de connecter son objet au terminal. Mais William, qui n'avait pas plus réfléchi que cela pour le moment, remarqua un détail très problématique :

- Euh Jérémie, tu peux me rassurer en me disant que ton brouilleur est activé, parce que là le voyant rouge est éteint.

L'intéressé jeta donc un regard vers son appareil et son visage se décomposa lorsqu’il remarqua que le voyant n'était plus allumé. Les brouilleurs de la salle du terminal avaient même redémarré son brouilleur, qui s'était par la même occasion éteint, revenant ainsi à l'état initial. En d'autres termes, il ne brouillait plus rien depuis qu'ils étaient rentrés là-dedans. Une alarme assourdissante se fit alors entendre dans tout le complexe. Des lumières rouges se mirent à clignoter et les deux guerriers purent ainsi voir les caméras installées dans les deux angles de la pièce en face d'eux.

- Et merde. On se casse William !, hurla Jérémie en sortant de la pièce pour se faire comprendre dans ce vacarme impressionnant.

Arrivés en haut des escaliers, Jérémie demanda à Hopper combien de temps il leur restait.

- Pas plus de trois Jérémie, dépêchez-vous, sortez de cet endroit ! Les brouilleurs m'empêchaient de vous localiser et de vous parler. Mettez-vous en lieu sûr le temps que je vous sorte d'ici.

- Vous embêtez pas ! On va s'en charger nous-mêmes ! Jérémie, prépares-toi.

- J'suis prêt ! Allez !, cria t-il tout en tirant avec sa petite arme sur William, qui avec son zanbato le transperça par la même occasion.

*******
Le patron déambulait à une vitesse folle dans les couloirs alors que la panique générale continuait de gagner le bâtiment. Les morveux avaient été repérés dans le terminal et ils allaient certainement revenir vers le monde virtuel. Il fallait donc agir et vite. Il attrapa rapidement son portable et composa un numéro qui semblait lui être familier puisqu'il arrivait sans soucis à naviguer sur les touches de son portable sans même le regarder. La personne décrocha immédiatement :

- C'est quoi ce bordel ? Pourquoi l'alarme s'est déclenchée ? Fit une voix d'adolescente, aussi énervée que son interlocuteur.

- Habilles-toi et préviens l'équipe. L’entraînement à assez duré, on passe aux choses sérieuses. Virtualisation immédiate si on ne veut pas les perdre. Dépêches-toi !

Il replaça son cellulaire dans sa poche après avoir coupé la communication. Il n'avait entendu que le cri de satisfaction de son interlocutrice. Parfois elle le désespérait à cause de son arrogance sans fin. Mais elle restait quelqu'un de très important à ses yeux, et ça il ne l'oubliait pas.

Enfin arrivé dans la salle d'opération improvisée, il consulta ses scientifiques sur l'éventuelle réussite de celle-ci. On lui confirma que tout s'était déroulé comme convenu et que le morveux dormait comme un bébé. C'était une bonne chose de faite pour le patron qui remercia ses employés et leur promit une prime ce mois-ci pour service correctement rendu. Mais voilà qu'il était déjà reparti, vers le poste de commandes du monde virtuel afin de superviser les talents de ses ennemis, et de voir les progrès de ses protégés.

*******
Habillée en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, la jeune fille était au comble de l'enthousiasme. Elle allait enfin tester ses capacités sur des vrais ennemis qui, au passage, avaient déjà combattus sur un monde virtuel. L'occasion en or de faire ses preuves était enfin arrivée. Mais il fallait aussi se remémorer ses prouesses depuis quelques mois. Désormais, il ne manquait plus que la conclusion pour se faire définitivement une place au sein de l'organisation, bien qu'elle soit déjà tout de même privilégiée. Elle sortit de sa chambre et se mit à courir vers la salle des scanners. Il était hors de question qu'elle les laisse tous s'en tirer à si bon compte, on ne la dérangeait pas dans son sommeil sans en payer les conséquences.

*******
Aelita, Yumi et Ulrich patientaient depuis un moment, ne voyant aucune menace se profiler à l'horizon. A vrai dire, ils s'ennuyaient et trouvaient le temps long. Mais quand William et Jérémie refirent leur apparition au sein du Skid, dormant comme des enfants, leur vigilance augmenta instinctivement. Ulrich choisit donc de poser la fameuse question évidente au scientifique :

- Franz ? Jérémie et William sont de retour. Il s'est passé quoi là-bas ?

- Un léger soucis technique, rien de très important. La mission se termine tout de même sur une note positive puisque nous avons réussi à repérer les lieux. Je vous fais remonter dans trente secondes le temps que je télécharge les dernières données de la tour.

- Ok. On vous attend, déclara simplement le samouraï.

Mais après avoir répondu à Hopper, il sentit que quelque chose n'allait pas et les regards inquiets des deux filles corroboraient son idée. Les perception d'un éventuel élément perturbateur était rendue difficile par les arbres de la forêt, mais il le sentait et il en était même sûr, quelqu'un d'autre était présent ici. Quand Hopper reprit la parole, visiblement prêt à les faire remonter, tous les arbres sur plusieurs centaines de mètres carrés disparurent instantanément, laissant la place à une grand plaine, qui pour le coup pouvait s'apparenter à une clairière désormais. Mais il y avait bien plus important. Devant eux se tenaient cinq personnes, qui semblaient avoir le même âge qu'eux. Ils étaient vêtus d'une tenue futuriste faite de blanc et de plaques d'acier qui recouvraient leurs côtes. Les manches et les bas noirs faisaient ressortir l'atmosphère lugubre qui émanait du groupe. Enfin, des gants blancs étaient assortis au reste, et complétaient un design que les trois Lyokoguerriers apprécièrent au premier coup d’œil. Mais avant qu'Ulrich n'ai pu dire quoique ce soit, la personne qui semblait être la chef du groupe s'avança et commença à parler :

- Vous croyiez vraiment que vous alliez vous en tirer aussi facilement ? Vous êtes vraiment encore plus débiles que ce que je pensait. Mais puisque nous avons un peu de temps devant nous, pourquoi ne pas faire plus ample connaissance ? Mais tout d'abord, assurons-nous d'un léger détail qui pourrait s'avérer embarrassant, je ne suis pas conne moi, pas comme votre cher ami le blondinet.

Avant que quelqu'un n'ai pu bouger, l’adolescente généra de la glace dans ses mains et la dirigea vers le Skid. En un clin d’œil, il fut gelé jusqu'au dernier pixel. Les boucliers tentèrent quelque chose mais en vain, le Skid était paralysé par une épaisse couche de glace. Après cela, la fille reprit son discours :

- Bien. C'est une bonne chose de faite. Oh et n'essayez pas de le sortir de cette merde avec un de vos programmes à la con, ça ne marchera pas, ma glace résiste à tout. Pour la faire fondre il faudra une quinzaine de minutes, ce qui nous laisse largement le temps pour faire plus ample connaissance, comme je l'ai dit avant. Ah oui, dernière chose avant de passer aux présentations, je vous laisserai repartir avec votre taudis. Ne me remerciez pas, je sais que je suis trop aimable. Bien, je vais nous présenter, puisque de toute façon nous on vous connaît déjà. Nous sommes l'équipe Z, entraînée avec passion par le chef de l'organisation contre qui vous luttez. Cette personne est aussi mon père mais bon, ça à la limite... Je vais présenter mes acolytes en commençant par la gauche. Et non, pour ceux qui se posent la question, ils n'ont pas des noms russes, loin de là. Chacun a choisi son nom soi-même puisque ce sont des orphelins. Ici, nous avons Dan. Il est très calme mais faites attention à lui, son pouvoir est dévastateur. A côté de moi sur ma gauche, il y a Eliott. C'est un mec bien, vous verrez. A ma droite, voici Andrea. Elle n'est pas très sociable ce qui la rend assez... imprévisible et puissante. Enfin, nous avons Xavier. C'est le seul français de la base, et il est très amical avec les gens qu'il rencontre, parfois même un peu trop. Alors, qu'en pensez-vous ? Demanda-t-elle, assez fière de sa tirade.

Les trois guerriers détaillèrent chaque membre du groupe. Dan était petit et ne dégageait aucune émotion dans son regard. Il avait des cheveux bruns coupés courts tout comme Eliott, qui fixait principalement Ulrich, qui resta interdit quelques secondes. Une assurance impressionnante se lisait dans ses yeux. En ce qui concernait Andrea, elle avait la particularité d'avoir les cheveux bleus mais rien d'autre ne sauta aux yeux des adolescents. Pour finir, Xavier était de tous les membres du groupe le plus décontracté. Ses cheveux rouges pétants, certainement une couleur ajoutée à sa demande lors de la création de son avatar, contrastaient avec ceux d'Andrea. Après cette période d'observations, Aelita posa une question à la jeune fille au centre :

- Mais toi, t'es qui vraiment ?

- En voilà une bonne question ! Qui je suis ? Je suis celle qui vous a causé pas mal d'ennuis jusqu'à présent. Hum...Je suis celle qui a fait sauter votre collège miteux, je suis celle qui a capturé Odd dans le centre de San Francisco et enfin je suis celle qui a dirigé sur le terrain cette équipe prête à vous démolir d'un moment à l'autre. J'ai fait tout ça alors que vous n'aviez jamais entendu parler de moi. Et pourtant, si vous aviez été un peu plus attentifs, vous auriez pu savoir qui j'étais dès l'instant où je suis apparue. Il y a quelqu'un ici qui a déjà fait attention à moi en tout début d'année. N'est-ce pas, Ulrich ?

C'est alors que l'évidence lui sauta aux yeux. Sa façon d'être, l'impression qu'elle dégageait et surtout cette chevelure brune si particulière. Il n'y avait maintenant plus de doutes possibles, il était devant...

- Sarah..., lâcha-t-il, complètement perdu.

- Et oui ! Bingo ! Vainqueur du tirage du loto d'aujourd'hui, Ulrich Stern ! J'avoue que tu m'avais un peu manqué. C'est vrai, ton air si naïf me faisait du bien à Kadic. C'est cool de se revoir, hein ? Surtout quand on s'y attend pas ! Bref, maintenant que vous savez des tas de choses sur moi, il est temps de passer à la partie amusante. On est là pour tester vos capacités. En gros, on va vous mettre une branlée. Et puis après tout, vous avez pas envie de vous venger un peu ? Cracha-t-elle de son air le plus arrogant possible.

C'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Sans prévenir, Ulrich se jeta à l'aide de son nouveau pouvoir sur Sarah qui, ayant vu le coup venir, répliqua par un simple mur de glace sur lequel vint s'empaler le jeune homme. Le combat était maintenant lancé et tandis qu'Hopper cherchait un moyen de reprendre le contrôle du Skid, Yumi et Aelita passèrent également à l'attaque. La première envoya ses éventails sur Andrea, qui d'un simple geste, se téléporta juste à côté. Le champ de force d'Aelita se perdit quant à lui dans les arbres, l'adolescente ayant complètement manqué sa cible. Alors que tout le monde se jaugeait, Sarah en profitât pour lâcher une nouvelle petite pique à ses adversaires :

- Eh bah. C'est tout ce que vous avez dans le ventre. J’avoue que ça me déçois un peu. Je pensais que vous seriez meilleurs, mais j'ai du me tromper.

C'est à ce moment précis que Dan se retrouva à terre, touché par une salve d'énergie. Il avait quasiment perdu tous ses points de vie. En se retournant, Sarah put apercevoir William et Jérémie qui arrivaient enfin pour prêter main forte à leurs coéquipiers. Sans plus attendre, le combat reprit. La lutte était acharnée. Du côté des Lyokoguerriers, personne ne semblait avoir perdu ses réflexes d'antan et ils arrivaient jusque là à plutôt bien contenir leurs adversaires. Cependant, ceux-ci ne semblaient pas inquiets, ils géraient ce combat. Les attaques successives de William et de Jérémie, qui utilisa pour la première fois son arme, permirent à ce dernier de comprendre qu'Eliott jouait le rôle du bouclier. En effet, celui-ci pouvait en générer un relativement souvent et pouvait également apporter de l'aide à ses amis en leur donnant un bonus de rapidité ou de force. Il fallait donc l'éliminer en premier. Sans réfléchir, Jérémie sortit un objet métallique d'une des poches de sa combinaison. Il ne savait pas à quoi pouvait bien servir ce mécanisme mais il y trouva tout de même une certaine ressemblance avec une bombe « EMP ». Après avoir allumé l'engin, il se décida à le lancer et lâcha avant d'effectuer son action :

- Oh et puis allez vous faire foutre, quitte à faire de la merde, autant tester des trucs.

Lorsque l'objet toucha le sol près d'Eliott, une lumière blanche apparut et une explosion se fit entendre, obligeant chacun des protagonistes à tourner la tête. Quelques secondes plus tard, l'objet avait disparu. Eliott lui était toujours là et gisait par terre. Une aubaine pour Aelita qui ne se fit pas prier pour lui balancer un champ de force à bout portant, forçant ainsi sa dévirtualisation. Ce fait sembla quelque peu troubler Sarah, qui se remit dans son combat et commença à accélérer la cadence. Elle vint au cors-à-corps avec William et chercha une faille dans sa garde, mais il était très résistant et plus avantagé dans ce genre d'exercice, ce qui força l'adolescente à reculer. Les Lyokoguerriers en apprirent encore plus sur leurs ennemis en voyant Dan et Xavier utiliser leurs pouvoirs. Le premier utilisait des balles d'énergie noire qui se baladaient autour de lui pour le protéger mais également pour attaquer. Yumi en fit malheureusement l'expérience puisqu’elle fut la cible de ces étranges boules obscures. En moins de trente secondes, et malgré une défense exceptionnelle, elle fut touchée plusieurs fois et disparut. Quant à Xavier, il généra une intense boule de feu orangée qui partit droit sur Jérémie. Il voulut riposter avec une nouvelle bombe mais sa tentative échoua et il partit rejoindre Yumi sur Terre. Satisfait de son coup, Xavier lança :

- Tritium et deutérium. Fusion nucléaire. Ta pauvre bombe ne faisait pas le poids le clown !

Mais son penchant pour la vantardise fut vite interrompu par la lame du zanbato de William qui vint le transpercer sans aucune difficulté. Sarah lâcha au passage un juron contre son coéquipier qui avait manqué d'attention et décida de redevenir plus sérieuse.

- Bon, vous êtes au final plus compétents que je ne le pensais. Je retire ce que j'ai dit. Mais vous êtes encore trop faibles. Et je vais vous le montrer dès à présent.

Cela ne sentait pas bon d'autant plus que les autres membres de la clique de Sarah venaient de se dévirtualiser. Sur la défensive, le groupe attendait l'action de la chef du groupe ennemi. Elle se concentrait de toutes ses forces. William, qui ne voulait pas rester là, fonça droit sur elle. Arrivé à quelques mètres d'elle, elle ouvrit enfin les yeux et déclara :

- Trop tard. Bien essayé mais raté... Blizzard Céleste !

Après avoir prononcé ces deux mots, un gigantesque tremblement se fit entendre. Le temps s'arrêta tout d'un coup, les Lyokoguerriers ne pouvaient plus bouger. Une intense boule de glace instable se forma entre les mains de Sarah qui, elle, pouvait se déplacer à sa guise, comme si l'arrêt du temps ne l'affectait pas. Elle se plaça devant Ulrich, le regarda intensément et finit par ajouter tout en rigolant :

- A bientôt Ulrich.

C'est alors que la boule de glace se brisa, libérant une puissance hors du commun qui dévasta tout sur son passage. Sarah flottait au milieu d'un blizzard incroyablement instable. Quand la jeune fille posa les pieds de nouveau par terre, le monde était redevenu comme avant excepté la fait que plus personne ne s'y trouvait à part elle. Ils avaient tous été dévirtualisés. Regardant aux alentours, elle finit par dire :

- Bien. Voilà une bonne chose de faite. Allez, au pieu !

Lorsque son regard s'attarda sur la tour, elle remarqua enfin que le sous-marin virtuel n'était plus là. Elle soupira en repensant à la promesse qu'elle avait faite aux Lyokoguerriers.

- Pfff. Oh et puis de toute façon les promesses c'est relatif !
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Mophie MessagePosté le: Lun 24 Oct 2016 01:09   Sujet du message: Répondre en citant  
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Bon ca aura été moins une mais ils se sont tous fait buter. Sur ce l'action a enfin repris après...2 ou 3 chapitres. Bon ben je vais juste continuer de plaindre ce pauvre Odd et on finit par connaître qui est la p*te. C vrai on gagne pas à tous les coups (episode 7Cool mais comme l'a dit Hopper: "la mission se termine sur une note positif" on va pas s'en plaindre. Bon courage pour la suite.
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Nous portons tous un masque, sur le visage ou sur le cœur.
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wFABRAMS MessagePosté le: Jeu 27 Oct 2016 10:12   Sujet du message: Répondre en citant  
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Alors : la pitite connasse di m*rde, on sait qui c'est, on a son équipe, dont un gros frimeur, Odd, pas de nouvelles, le combat, WHOAW, Jeremy... PUTAIN TU M'AS RENDU OUF AVEC SA TENUE ! Mr. Green
Les tenues du reste de la bande trop classes. Le ruskof qui manipule oklm le président,.... Putain quoi... Et la discrétion ça va deux minutes et après ça foire, ah c'est con hein xD
Hâte à la suite, tu gères poto !

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Feu ! Ils ne doivent pas franchir le col !
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Lhetho MessagePosté le: Dim 30 Oct 2016 22:17   Sujet du message: Répondre en citant  
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Spoiler



Chapitre 12 : Un mensonge peut en cacher un autre


Chacun tentait de retrouver ses esprits dans la salle des scanners du laboratoire. Personne n'avait pu réagir face à l'attaque dévastatrice de Sarah et à vrai dire, ils ne savaient même pas comment elle avait fait. Le temps s'était soudainement arrêté, et puis plus rien. Finalement rétabli, le groupe remonta vers la salle des commandes afin de tirer les premières conclusions de cette mission de repérage. Hopper, qui pianota un moment sur son clavier, dans le silence, prit enfin la parole en refermant une fenêtre de programmation sur laquelle il travaillait depuis que les adolescents étaient arrivés :

- Bien. Je viens de finir de reprogrammer le Skid. J'avais prévu cette éventualité et comme vous l'avez vu, le recréer est désormais chose facile. Mais il est temps d’établir un bilan de ce premier test. On a déjà la confirmation que nos ennemis possèdent des moyens importants pour réaliser leurs projets, nous devrons continuer de faire très attention à nos moindres faits et gestes. Ensuite, Jérémie et William ont mis le doigt sur un élément important de la mission, la découverte du terminal. Il faudra améliorer les brouilleurs par la suite pour que Jérémie puisse pirater les données de ce terminal. Enfin, l'organisation a une équipe de guerriers virtuels très puissants. Cela va nous embêter un petit moment si nous ne faisons rien, mais il va falloir certainement passer plus de temps ici pour développer des stratégies de combat efficaces afin de ne pas perdre de temps sur la translation. J'ai déjà repéré quelques points faibles dont je vous ferai part plus tard. On a également découvert qui était à l'origine de pas mal de nos ennuis, je pense donc que la mission s'achève sur une note positive.

- N'importe quoi, soupira Ulrich, qui se dirigea vers l'ascenseur sans se retourner.

- Eh Ulrich !, cria Yumi, mais ce fut trop tard, le jeune homme était déjà parti à l'étage supérieur.

- Laisses-le Yumi, déclara simplement le scientifique. Il a besoin de tirer tout seul les enseignements de ce qu'il considère comme une défaite. De toute façon, il est temps de rentrer. Attendez devant la porte, il faut que je parle à Jérémie.

Une fois les trois concernés partis, Hopper entra directement dans le vif du sujet :

- Alors, ce combat ? C'était comment ?

- J'avoue que c'est stimulant, répondit-il simplement. Ma combinaison me plaît, maintenant il faut que j'apprenne à mieux utiliser mes gadgets. D'ailleurs, je les ai tous essayé sauf un, c'est quoi au juste ?

- J 'ai bien vu que tu les as utilisé. Mais le dernier gadget est un peu spécial, il te servira plus tard mais contentes-toi pour l'instant de savoir utiliser les autres. Bien, je récupère les dernières données et on s'en va.

Hopper se concentra de nouveau sur l'écran du grand ordinateur tout en continuant à échanger avec le blondinet sur les différentes stratégies qui pourraient s’avérer payantes lors de leurs futures missions.

Dehors, Ulrich s'était assis sur une veille souche et semblait très contrarié. Et il avait de quoi l'être. La fille qui l'avait tant troublé le premier jour de classe, et qu'il n'avait pas vraiment oublié, était en réalité la fille du patron de l'organisation qui retenait son meilleur ami en otage et qui de surcroît n'avait eu aucune pitié à détruire leur collège. Le pire restait tout de même l'humiliation qu'elle lui avait fait subir lors de leur combat. Il avait été éjecté comme un vulgaire pion d'échiquier au moment où elle avait décidé de ne plus jouer. Se sentir inférieur à quelqu'un était la chose la plus frustrante pour lui. Il détestait ça et il se renfermait souvent sur lui-même jusqu'à ce qu'il trouve une solution pour devenir meilleur que son adversaire. Mais avec les récents événements, hors de question de se renfermer comme il le faisait d'habitude, il devait rester soudé avec ses amis pour ne pas casser les liens qui leur permettaient de tenir encore debout. Il allait donc accepter sa défaite, pour mieux célébrer sa victoire. Un désir presque sadique de vengeance s'installa dans son esprit. Il allait détruire cette organisation avec l'aide d'Hopper et des ses amis et il se moquerait de Sarah une fois la victoire assurée. Comme Hopper et Jérémie allaient très certainement discuter stratégie, il se dit que lui aussi avait le droit de réfléchir à ce sujet. Mais lorsqu'il commença à chercher différents plans, Yumi se plaça devant lui et le regarda fixement. Il releva la tête et vit la japonaise qui continuait de le regarder. Il s'ensuit un moment où personne ne parla. Le jeune homme craint donc une nouvelle embrouille mais elle esquissa un léger sourire et lui lança, en se retournant afin de rejoindre les autres près de la voiture :

- Arrêtes de faire la tronche, je ne supporterait pas ça. Et viens nous rejoindre, faut te changer les idées avant de repartir là-bas !

Il se força à sourire et prit la direction de la voiture. Après tout, son amie avait raison, il ne fallait pas en faire une obsession, cela pourrait être mauvais pour l'ensemble du groupe. Une fois dans la voiture, il songea à son comportement ces derniers temps et il fallait reconnaître que les récents événements l'avaient quelque peu changé. Il était devenu légèrement plus responsable et un peu moins immature, et l'attitude de Yumi avant de partir confirmait son hypothèse. Normalement, une dispute aurait surgit dès l'instant où leurs regards se seraient croisés, mais là elle avait été plus conciliante. Au final, malgré les difficultés relationnelles avec Aelita, cet exil forcé avait peut-être permis de les souder encore un peu plus.

*******
De retour sur Terre, Sarah voulut retrouver immédiatement son lit mais son père l'attrapa violemment par le bras et la traîna jusqu'à son bureau. Il était visiblement énervé et avait les traits marqués par une fatigue qui commençait à le ronger. Il voulait tout comme sa fille aller dormir mais il fallait qu'il tienne tout d'abord une petite discussion avec elle :

- Tu n'as pas respecté les ordres Sarah !

- Bah quoi papa ? Tu m'as dit d'y aller mollo pour pouvoir tester les capacités des couillons, c'est ce que j'ai fait !

- Ça, ok. Le problème, c'est que tu as utilisé ton coup spécial alors que je ne t'avais pas demandé de le faire. Tu aurais dû garder ce coup pour plus tard. Et en plus de ça tu as détruit leur vaisseau avant que je n'ai pu implanter un système afin de savoir où ils se cachent et de suivre tous leurs déplacements ! Ta mission n'est pas remplie.

- Rhoo ça va ! Tu pourras le faire quand ils reviendront. Le vieux croûton va en récréer un autre. Et puis fallait que je leur montre ce que je savais faire pour qu’ils aient peur la prochaine fois.

- Oui, c'est ça. Allez, vas te coucher mais sache que ne suis pas satisfait. Tu vas apprendre à obéir à mes ordres sinon l'aventure virtuelle sera finie pour toi. Bonne nuit chérie.

- Oui oui. A toi aussi, lança-t-elle rapidement avant de filer vers sa chambre pour rétablir l'union sacrée qu'elle entretenait avec sa couette.

Son père était moins enjoué. Les morveux avaient au final réussi à venir ici par le biais du monde virtuel, ce qui signifiait qu'ils pouvaient désormais faire irruption à tout moment. Il allait donc devoir organiser un protocole de sécurité plus important histoire de pouvoir dormir tranquillement sur ses deux oreilles. Cependant, il devait en premier lieu gérer le cas du blond. En bref, il lui restait beaucoup de choses à faire mais il décida que son repos passait avant tout. Il laissa tout en place place et partit se coucher.

*******
De retour dans les locaux de Carthage, Dido n'adressa la parole qu'à Steven pour lui demander de faire en sorte que tout le monde soit tout de même prêt pour une nouvelle éventuelle opération. Elle était épuisée du voyage et elle n'avait jamais été autant contrariée de toute sa vie. Son opération avait échoué au dernier moment à cause des russes et elle avait beau étudier tous les cas de figure, elle ne voyait pas comment ils avaient pu être mis au courant de cette opération top secrète. Il y avait deux cas possibles : soit la conversation qu'elle avait tenue la veille avec le président avait fuitée pour une raison inconnue, soit il y avait une taupe dans sa propre organisation. Et avec la protection dont bénéficiait le président, le deuxième cas était bien plus crédible. Mais avec le minimum d'ancienneté que possédait chacun de ses agents, elle ne voyait pas qui avait pu faire le coup. De toute façon en ces temps troublés, elle ne pouvait faire confiance qu'à un groupe de personnes très restreint. La prudence et la réflexion sur chacun de ses mouvements étaient donc de mise. Elle se retira dans son bureau pour méditer sur cette opération catastrophique. Au bout de plusieurs minutes de silence, elle prit son cellulaire et composa le numéro du président qui décrocha plus vite qu'à l'accoutumée :

- Oui ? Qu'est-ce qui se passe encore ? Demanda-t-il, hors de lui.

- Georges, je vais tenter une nouvelle offensive plus discrète cette fois-ci. Laisses-moi juste les moyens pour ne pas être embêtée avec Alexander.

- Pour que tu me foutes dans la merde comme maintenant ? Hors de question ! A cause de tes conneries j'ai les deux agences gouvernementales qui m'agressent pour me demander si je sais quelque chose à propos de vos avions. Vous avez été repérés juste après les explosions, et maintenant qui c'est qui doit assurer la couverture de Madame, c'est moi !

- Mais enfin Georges, t'étais d'accord avec moi, c'est aussi de ta faute. Et puis qui te dit qu'on a pas intercepté une communication douteuse sur ton téléphone ? Interrogea-t-elle, outrée par la prise de position de son président dans cette affaire.

- Mais bien sûr ! Si on avait intercepté des communications douteuses sur mon téléphone, je ne serais déjà plus président ! Le soucis vient de ton côté. Il y a une taupe dans Carthage Elizabeth, ça ne peut être que ça ! Comment auraient-ils pu savoir sinon ? Et une taupe dans l'organisation la plus secrète du pays, c'est peut-être même pire que moi destitué. Alors tant que t'auras pas fait le ménage chez toi, ça ne sert à rien de venir ici valider un projet. En gros, tant que t'as pas trouvé la taupe, ne m'appelles plus !

Et il raccrocha sans adresser une seule formule de politesse. Dans un sens, elle comprenait la réaction du président. Lui, qui avait toujours caché la présence de Carthage, se retrouvait sous les feux des projecteurs avec de sérieuses explications à donner. En allant voir sur Internet, elle comprit que la chose était encore plus grave qu'elle ne l'imaginait : le président devait tenir une conférence de presse nationale dans quelques heures. Ce coup-ci, c'était pire que tout parce que le président aurait très bien pu gérer le problème seulement en interne en inventant une histoire bidon et en se cachant derrière son rang. Mais tenir une conférence de presse devant plus de 250 millions d'américains sans issue de secours, bonjour la catastrophe.
Après avoir bu un long café histoire de bien se remettre d’aplomb après la conversation avec le président, elle décida de prendre ses responsabilités. Carthage ne pouvait pas sombrer comme ça à cause d'une opération ratée. L'une des organisations les plus puissantes de ces dernières décennies ne pouvait pas tomber sans rien entreprendre. Il fallait donc faire le ménage, c'est ainsi qu'elle déclencha l'alarme générale, qui ordonnait à tous les occupants des locaux de se retrouver dans la grande salle souterraine.

*******
Sa forme rapidement retrouvée, la patron se leva tôt en ce matin glacial à Moscou. Un œil rivé sur les actualités, l'autre sur son bol de céréales, il profitait de son petit-déjeuner comme si tout allait bien. Bien entendu, il avait un agenda plein à craquer en ce jour. Tout en faisant défiler les pages des journaux internationaux sur sa tablette, sa cuillère tomba par terre quand il lut l'article concernant la conférence de presse imminente du président des États-Unis. Il n'en revenait pas. Non seulement sa tactique d'intimidation avait fonctionné mais en plus le président se retrouvait coincé dans cette affaire après la découverte par la NSA d'avions spéciaux interdits de vol. Finalement, ce problème devrait être réglé plutôt qu'il ne l'avait espéré. Un sourire narquois aux lèvres, il rangea son bol et prit la direction des cachots.

Odd était toujours plongé dans un profond sommeil. Il observait le résultat de ses scientifiques sur l'écran qui diffusait l'image de la caméra à rayons X. L'implantation avait été réalisée avec une précision chirurgicale, et c'était le cas de le dire. Satisfait du travail de ses employés, il demanda à ce que l'on réveille le patient. Cinq minutes suffirent à le sortir tout doucement de son sommeil de plomb. Sans le brusquer, les scientifiques le placèrent sur une chaise. La patron attendit alors qu'il se sente prêt à discuter et en pleine possession des ses capacités pour commencer son discours. Les deux protagonistes se regardèrent un moment, jusqu'à ce qu'Odd intervienne :

- Bon, vous me voulez quoi ?

- Ah, te revoilà parmi nous. Bien, comme tu le sais, tu as été l'objet d'un expérience scientifique relativement risquée il faut le dire. Je te félicite d'être encore vivant au passage. Mais je suppose que tu attends une explication claire de ce que je t'ai fait. Et bien tu vas l'avoir. Nous t'avons implanté une puce électronique qui peut modifier certaines capacités que peut développer ton corps humain. C'est une technologie de pointe que j'ai cherché à développer, mais je t'en parlerai juste après. Avant tout chose, je vais demander à mes chers assistants de bien vouloir partir.

Joignant le geste à la parole, il raccompagna les scientifiques jusqu'en haut des escaliers, promettant une nouvelle fois une prime à la fin du mois. Une fois la porte fermée, il revint vers le blondinet qui lui demanda :

- Bon, vous allez encore me charcuter c'est ça ?

- Non. Mais laisses-moi finir. On va maintenant pouvoir discuter tous les deux face-à-face.

*******
La fin de l'après-midi se déroula tranquillement dans le domicile de Franz Hopper. Depuis le début des choses sérieuses, l'ambiance avait quelque peu changé. Personne n'était enfermé dans son coin à réfléchir ou faire la moue. Tous sauf Jérémie étaient regroupés sur le canapé et regardaient le dernier épisode des Simpson. Jérémie et le scientifique s'étaient réfugiés quant à eux dans la chambre du plus âgé afin de discuter en profondeur des sujets abordés dans le laboratoire après la mission. Tous les deux savaient pertinemment que le chef ennemi ne tarderait pas à améliorer son système de défense afin de ne plus être infiltré. Leur but était donc de trouver une solution plus discrète dans le but d'éviter ces éléments perturbateurs. Ils réalisèrent différents schémas pour mieux se représenter la situation géographique du bâtiment. Après plusieurs tentatives, ils arrivèrent à organiser une stratégie à utiliser lors de leur prochaine mission. Les deux génies se mirent également d'accord sur le fait que la prochaine mission devait se dérouler le lendemain. Il était en effet important de ne laisser aucun répit à leurs adversaires et d'essayer d'installer le doute dans leurs esprits. Les détails techniques de la mission du lendemain approuvés, ils rejoignirent le petit groupe près du canapé. Hopper avait au préalable précisé à Jérémie de ne pas évoquer la prochaine mission histoire de faire un peu souffler les troupes. Lorsque le scientifique, une fois l'épisode des Simpson terminé, fit défiler les chaînes jusque sur le canal d'informations national des États-Unis, il se figea devant la scène qui s'offrait à lui. Le président du pays, attendu dans quelques instants dans la salle de presse de la Maison Blanche, pour une conférence de presse nationale. Intrigué par cela, il augmenta le son de la télévision et demanda aux adolescents de se taire le temps du discours du président. Il ne savait même pas pourquoi il tenait cette conférence puisque le seul gros titre à l'écran, qui diffusait des images en direct d'une salle de conférence complètement pleine, n'informait en rien le téléspectateur sur les raisons de cette réunion imprévue. Pour lui la chose était parfaitement claire, cela ne sentait pas bon, pas bon du tout...

*******
Seul dans son bureau, affalé sur sa chaise et les mains sur la tête, Georges W. Bush semblait totalement perdu. Dans quelques instants, il allait devoir s'exprimer devant tout un peuple désireux de tout savoir sur la situation confuse qui avait animé la baie de San Francisco, ainsi que tout le territoire depuis quelques heures. Comment pouvait-il expliquer clairement les vraies raisons de ce cauchemar ? Il y avait deux axes sur lesquels s'appuyer. Le premier, défendre l'idée selon laquelle il n'avait à aucun moment été mis au courant d'un vol d'avions spéciaux, et que cela constituait une preuve d'espionnage. Hypothèse sur laquelle il ne pouvait pas s'accrocher étant donné que les rares clichés relevés par la CIA et la NSA avant que les avions ne disparaissent subitement montraient avec certitude que le modèle des avions était purement américain. Les gens diraient alors qu'il mentait puisque pour que des avions spéciaux américains survolent le territoire, il fallait son autorisation. Le deuxième axe consistait à révéler toute la vérité, en prônant la transparence sur ce sujet et donc la volonté de ne pas mentir aux américains. Un autre gros problème se posait alors : Comment les américains pourraient-ils lui pardonner d'avoir caché pendant des années l'activité de Carthage, organisation top secrète censée avoir été dissoute bien avant ? Il serait immédiatement conspué et pour un « self-made-man » comme lui, c'était tout bonnement impossible. Il valait mieux conserver son honneur que de continuer avec la haine de millions de personnes.
Un soupir de plus. Dido l'avait vraiment mis dans de très sales draps après son intervention catastrophique et, dos au mur, il se retrouvait maintenant forcé d'admettre qu'il avait sa part de responsabilité là-dedans. Il n'aurait jamais dû accepter ce qu'elle lui avait proposé la veille, il n'avait pas assez réfléchi lors de leur rencontre, préférant se concentrer sur des sujets qu'il considérait il y a quelques heures encore comme prioritaires. Il n'avait plus vraiment le choix, et puis de toute façon sa décision était prise.
Sa détermination retrouvée, il se releva et ajusta sa cravate. Quand il sortit de son bureau, ses conseillers l'attendaient avec impatience. Il avait insisté pour que personne ne vienne influencer son choix. Par conséquent, eux-mêmes, ses plus fidèles collègues, n'étaient pas au courant du type de discours qu'allait offrir le président au peuple. Sans rien ajouter, ils prirent tous la direction de la salle de conférence.
La porte s'ouvrit et une multitude de têtes se tournèrent vers le principal protagoniste de cette réunion improvisée où le chef de l’État avait invité des dizaines de journalistes, qui n'échangèrent aucune parole en le voyant arriver, sentant quelque chose de gros se profiler. Une fois correctement installé, sa feuille soigneusement préparée posée devant lui, le président commença son discours avec l'accord des ingénieurs présents au fond de la salle :

- Chers concitoyens. Bon nombre de questions ont surgi dans vos esprits ces dernières heures. Je suis là aujourd'hui pour clarifier certaines choses. L'inquiétude est le sentiment qui prédomine à l'heure actuelle du fait du peu de renseignements dont vous disposez. Nos agences gouvernementales ont enquêté et réalisé leur travail dans cette affaire et il faut les en remercier, mais la seule et unique réponse ne doit être divulguée que par votre président. Je suis ici présent pour vous rassurer. En effet, ces avions qui ont survolé notre territoire n'étaient que de simples avions destinés à réaliser plusieurs exercices dans des conditions réelles. Par ailleurs, d'autres survols de ce type pourront être observés dans les prochaines heures, toujours dans le cadre de ce type d'opérations. Vous l'aurez donc compris, les hypothèses d'espionnage qui ornaient les gros titres de nos plus grands journaux n'étaient en réalité que de vulgaires pressions médiatiques qui ont fragilisé soudainement notre institution. J'appelle donc au calme et à la sérénité. Ces exercices sont effectués dans le but de former nos jeunes soldats qui souhaitent défendre notre valeureux pays. Les explosions vues et entendues dans la baie de San Francisco, quant à elles, ne sont que de simples négligences qui seront toutefois fortement réprimandées dans le cadre d'une procédure disciplinaire en interne auprès des responsables militaires de notre nation. En outre, aucune revendication terroriste n'a été recensée et aucune arrestation policière n'a été effectuée, ce qui prouve bien l'exactitude de mes propos. Une fois de plus chers concitoyens, je vous demande de nous excuser de l'incertitude que nous avons laissé planer autour de ce mystère qui n'en est plus un. Merci. Bonne soirée, and God bless America.

Une fois les derniers mots prononcés, il salua d'un geste de la main les journalistes présents dans la salle et la quitta sans rien ajouter de plus. Il demanda à ses conseillers de ne le déranger que si cela en valait la peine. Il regagna donc seul le bureau ovale. Sur le trajet du retour, il repensa aux paroles qu'il venait de prononcer au peuple américain. Chaque mot refit surface dans ses pensées. Il avait longtemps hésité à démissionner, mais l'importance et les valeurs attachées à sa fonction avaient pris le dessus sur son idée de départ. Il avait donc improvisé en quinze minutes un discours rapide, clair et... vide. Le rappel des valeurs des États-Unis, l'appel au calme, la dénonciation de journaux voulant faire le buzz, une courte explication, voilà à quoi se résumait ce discours. Il en était conscient, certains journaux contre-attaqueraient demain en mentionnant tous les éléments creux de son discours, mais si celui-ci pouvait permettre d'oublier cet épisode, il s'en fichait royalement. Et puis il avait ordonné aux avions spéciaux américains de survoler différentes zones du pays pour faire croire que cette action avait été préméditée bien avant, comme il l'avait laissé entendre dans son discours. En s’asseyant sur sa chaise de bureau après avoir salué ses adjoints et les avoir reconduit derrière la porte, il se dit qu'il avait après tout fait son travail, celui de guider la population et de mener au mieux son pays en le protégeant contre les scandales politiques et militaires. Mais au-delà de cela, il réalisa qu'il avait sans doute fait quelque chose de terrible qui pourrait faire tanguer le bateau s'il ne s'occupait pas personnellement des cas des fouineurs de la CIA et de la NSA : il avait menti au peuple américain, et vu comment Nixon avait fini sa carrière politique, il n'avait en aucun cas envie de faire ressurgir les vieux démons du passé américain. Il prit un téléphone jetable dans une boîte dissimulée derrière une pile de dossiers dans l'armoire située à droite du bureau et composa un numéro qu'il n'avait jamais autant appelé depuis des lustres :

- Oui Georges ? Je suis occupée là. Je suis en train de faire ce que tu m'as demandé si tu veux tout savoir.

- J'ai besoin de toi Elizabeth, rappliques maintenant.

Et sans attendre de réponse, il raccrocha et détruit immédiatement le petit cellulaire qui finit dans la benne à ordures après le passage du personnel de ménage.

*******
Le patron éteint sa télévision après avoir visionné le rapide discours du président. Certes, tout était faux, mais il ne s'en était pas si mal sorti en rassurant la population qui, bien sûr, à moins d'une preuve irréfutable, tomberait une nouvelle fois dans le panneau. Soudainement, il eut envie de divulguer les informations qu'il avait au peuple américain, mais le temps n'était pas encore venu de le faire. Il préférait faire plier peu à peu le président plutôt que de lui tirer une balle dans la tête directement, c'était plus jouissif. Et puis dans tous les cas, il finirait par démissionner. Sa priorité n'était plus là. Maintenant que le président était sous pression, il devait se débarrasser à tout prix de ces adolescents et récupérer ce fichu mot de passe qui constituait le dernier obstacle avant sa victoire. Plusieurs de ses meilleurs ingénieurs s'étaient relayés sur place afin d'analyser la bête informatique, mais personne n'avait trouvé le moyen de contourner le mot de passe. La machine restait désespérément en veille. Son ancien collègue avait fait du beau travail. Si seulement il avait pu l'instrumentaliser lorsqu'il n'allait pas bien, il aurait avancé beaucoup plus vite, mais Dido l'en avait empêché en l'affectant lors de cette période dans une autre équipe de recherches que celle de Schaeffer. En repensant elle, il se souvint tout à coup d'un détail qui méritait vérification. Il descendit donc au terminal et, une fois son identification acceptée par les caméras, activa la machine. Il navigua à travers tous les dossiers de la machine à la recherche d'une information. Il y avait tellement de dossiers, parfois très mal rangés, que même le patron de l'organisation ne s'y retrouvait plus. Des dossiers sur des armes de guerres, sur le nucléaire, des contacts top secrets et les plans de la base de Moscou pour ne citer qu'eux. Au bout d'une intense recherche, il tomba sur le dossier qu'il cherchait. Sans plus attendre, il l'ouvrit et esquissa un sourira en voyant que l'information dont il croyait se souvenir était là, devant ses yeux.
Quand il remonta, il prit son portable et appela rapidement son responsable de communication, qui faisait le lien entre lui et tous les membres de l'organisation quand il n'avait pas le temps de les appeler personnellement.

- Boss ? Grogna son interlocuteur, réveillé par l'appel de son patron.

- Réveilles-toi, feignasse ! Je ne te paie pas pour dormir ! Et je ne paie pas les responsables informatiques pour avoir un terminal aussi mal rangé. Tu leur diras qu'ils rectifient ça vite sinon adieu la paye. Mais bon, ce n'est pas pour ça que je te dérange en particulier. J'ai besoin que tu préviennes quelqu'un.
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Mophie MessagePosté le: Lun 31 Oct 2016 00:00   Sujet du message: Répondre en citant  
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Pauvre Ulrich j'espère qu'il s'en remettra après tout c'est bien lui le plus puissant lyokoguerrier. Bon alors déjà je commente pas la politique parce que je la déteste (et aussi parce que c'est un mensonge). Ensuite je suis impatient de voir ce que jeremie a en réserve décidément tu t'attache à ce personnage. Le Boss (qui a soudainement muri très vite car je le prends toujours pour un gros con) veut prévenir quelqu'un là tu éveille ma curiosité et j'ai déjà l'impression que c'est un personnage qu'on connaît. Ce sera tout bonne chance pour la suite.
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Nous portons tous un masque, sur le visage ou sur le cœur.
-Godot
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Lun 31 Oct 2016 12:31   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


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Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
bon chapitre.
ulrich en a prit gros à son égo, j'espère qu'il s'en remettra.
J'ai hate d'en savoir plus sur l'implant et comment cela va affecter le corps d'odd.

Et bush a réussi a faire gober des mensonges à son peuple (il est doué dans ce domaine)

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Icer MessagePosté le: Jeu 03 Nov 2016 19:12   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


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Localisation: Territoire banquise
Deux chapitres de retard perso Razz

Finalement la translation, c'était un beau fake, y a pas eu de baston, ils se sont suicidés eux mêmes ! Cependant, tu t'es rattrapé sur le virtuel pur.

Citation:
Ma glace résiste à tout.


Ah, tu as dû trouver une très bonne source d'inspiration ! http://i.imgur.com/sLursnA.gif

Si le combat virtuel est appréciable en soi et montre que tu n'es pas touché par le syndrome qui concerne de nombreuses fics, à savoir le bâclage des luttes virtuelles, j'ai du mal à en cerner l'intérêt stratégique pour la clique de Sarah, qui, juste pour les dévirtualiser et tester leurs pouvoirs, dévoile toutes sa team, la plupart de leurs propres pouvoirs, leur nom/pseudo. C'est quand même un peu beaucoup !

Le chapitre suivant est plus politique, et effectivement Bush ne s'en tire pas mal ! Le discours était évidemment un poil trop court pour être réellement crédible mais on ne t'en voudra pas, tu as déjà éveillé la conscience politique de ta fic bien plus haut que la moyenne (Ce qui n'est pas très compliqué, je le reconnais). En tout cas, cela traduit un certain réalisme dans la gestion des conséquences d'une lutte inhabituelle, point souvent occulté dans les fanfics.

Bref beau boulot, j'accroche bien perso, continue comme ça !

_________________
http://i.imgur.com/028X4Mi.pnghttp://i.imgur.com/dwRODrW.pnghttp://i.imgur.com/mrzFMxc.pnghttp://download.codelyoko.fr/forum/avataricer.gifhttp://i.imgur.com/h4vVXZT.pnghttp://i.imgur.com/gDzGjSF.pnghttp://i.imgur.com/x46kNev.png

« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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Lhetho MessagePosté le: Lun 07 Nov 2016 20:23   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Spoiler



Chapitre 13 : Il faut retrouver Odd !


Dido poussa un juron en réalisant que la communication était terminée alors qu'elle tentait d'obtenir une réponse de la part du président. Elle venait de voir très brièvement la conférence du président et son appel si précipité avait forcément un lien avec cette prise de parole publique. Curieuse de nature, elle prendrait sa voiture pour rejoindre une deuxième fois Washington mais avant tout il fallait qu'elle mette au point quelques règles avec ses agents. Ils se tenaient devant elle et Steven regardait méticuleusement chacun des agents afin de trouver une probable faille physique qui témoignerait d'un malaise assez dérangeant dans ce genre de situation. Sans plus attendre, elle parla, d'une voix forte :

- Vous vous demandez sans doute pourquoi j'ai déclenché l'alarme. Si c'est pour vous punir ? Ou bien pour autre chose ? Comme vous le savez, l'opération a échoué lamentablement. C'est impardonnable pour une organisation comme Carthage. Certes, c'était la première opération depuis des années. Cependant, si celle-ci a raté, c'est à cause de quelqu'un. Et nous avons, avec Steven, de fortes raisons de croire que ce quelqu'un est dans cette salle. Si vous me répondez que c'est totalement impossible, je vous pose alors cette question : Comment les russes ont-ils pu savoir tout de nos agissements alors que cette opération a été classé top secrète ? Je vous avoue que j'aimerais bien savoir. Donc, à partir de maintenant, si quelqu'un sait quelque chose des desseins contre-productifs de certains de ses camarades, qu'il se fasse voir immédiatement. De même, si quelqu'un doit se repentir pour ses actes, qu'il se découvre. Faute avouée est à moitié pardonnée, même si ce sera compliqué. Alors ?

Il s'ensuit une longue période de silence durant laquelle personne n'osa parler ni bouger. On pouvait même entendre le bruit de la climatisation. Voyant très bien que personne ne voulait l'aider, elle déclara simplement :

- Très bien. Je vous fait confiance alors. Mais sachez que si je trouve qui est cette foutue taupe, celui que j'aurais découvert prendra cher, très cher. Si jamais quelqu'un à des remords, qu'il vienne me trouver dans mon bureau. Rompez ! Retour à vos activités, immédiatement !

Tout le monde s'agita et la salle fut rapidement vide. Seul Steven se trouvait encore à ses côtés. Heureusement qu'il était là pour l'aider dans les instants où elle perdait quelque peu pieds. Il se mit à sourire et déclara :

- T'inquiètes pas, on va le coincer ce fumier. Mais là, il faut qu'on retourne bosser. On a encore beaucoup de choses à régler. Vas voir le président et trouvez un accord. Je m'occupe du reste.

- Merci beaucoup. Je vais faire une virée à la capitale alors. A plus.

Et ils se quittèrent sur une bise. Dido se dirigea donc vers sa voiture. Un deuxième voyage à Washington ne manquerait pas de la fatiguer encore plus. Elle se promit qu'une fois toute cette histoire terminée, elle s'offrirait un mois de détente sur la côte Ouest, mais pour l'heure, il fallait retrouver Bush à la Maison Blanche. Elle démarra au quart de tour, lunettes de soleil sorties pour l'occasion, et s'engagea dans la rue qui permettait d'accéder à son repère.

*******
Les lumières de la salle du laboratoire s'allumèrent de nouveau, laissant entrer les Lyokoguerriers, accompagnés de Franz Hopper. Après une nuit paisible et un bon repos, le groupe s'était levé aux aurores et s'était tout de suite dirigé vers le complexe pour une deuxième mission. En effet, Jérémie et Hopper avaient décidé de choisir cette heure pour ne pas toujours attaquer au même moment, ce qui ruinerait le peu d'effet de surprise dont ils pouvaient disposer. Tout le monde se dirigea sans perdre de temps vers la salle des scanners. Ulrich, visage fermé, attendait ce moment depuis hier. L'envie d'en découdre développait chez lui une adrénaline qui le stimulait dans la tâche qu'il avait à accomplir.
La virtualisation se déroula sans encombre, et très vite le nouveau Skid se retrouva devant le hub. Le passage lui aussi se fit sans soucis, mais ce qui les attendaient à la sortie les perturba au plus haut point. Devant l'immense sphère qui contenait le monde virtuel de leurs ennemis se trouvait un énorme monstre marin qui semblait attendre quelqu'un dans sa manière de regarder dans toutes les directions. Inutile de se demander qui il attendait en vérité, la réponse était évidente, c'était eux. Ce monstre ressemblait à un dragon sans pattes. Il était composé de deux couleurs, la première était le bleu, plutôt présente vers l'arrière de son corps et la seconde était le rouge, présente par conséquent vers l'avant. Jérémie fut stupéfait de la capacité du patron de l'organisation à réagir après un imprévu. En l'espace de quelques heures, il avait créé un énorme monstre marin gardant son entrée et lui assurant une certaine sécurité. Mais il pensa également à un détail important, qu'il transmit au reste du groupe :

- Calmez-vous ! Le truc fait peur, ok, mais n'oublions pas que le patron nous veut vivants, du moins quelques uns. C'est juste là pour nous éloigner. Aelita, décroche-nous, il faut dégager ce truc.

- Ok. Préparez-vous, largage !

Les Navskid se détachèrent tous en même temps et foncèrent droit sur la créature qui se mit à pousser un énorme cri et qui chargea à son tour. Les premières torpilles ne touchèrent pas le monstre qui les évita sans trop de difficultés. Il était assez agile, ce qui était dérangeant dans la mesure où les torpilles n'allaient pas forcément très vite dans la mer numérique. Les guerriers tentèrent à plusieurs reprises de toucher la cible mais firent chou blanc à chaque essai. La créature n'arrêtait pas de bouger et commençait même à attaquer plus violemment, puis parvint à toucher Yumi quelques secondes plus tard. Vite remise de ses émotions après ce violent choc, elle s'aperçut que son Navskid avait quasiment perdu toute son énergie et se décida à faire demi-tour. Ulrich, qui tentait de fuir la bête qui le poursuivait interpella Jérémie, jusqu'ici resté en retrait :

- Eh Jérémie, ça serait peut-être bien que ton bouges tes fesses. Parce que là tu vois c'est pas forcément une partie de plaisir !

- Excuses-moi mais j'ai pas l'habitude de conduire ces machins moi ! Comment on tire là-dessus ? Ragea-t-il en appuyant sur tous les boutons.

Celui-ci finit évidemment par presser la bouton de tir et une torpille partit droit sur le Navskid de son compatriote masculin qui lâcha un juron :

- Putain mais fais gaffe andouille !

Jérémie ne bougeait toujours pas et se schématisa la scène dans sa tête. Une fois les grandes idées de son plan mises en place, il fit :

- J'ai un plan ! Ulrich, Yumi, William, descendez en piqué pour attirer le monstre. Ensuite, faites brusquement demi-tour histoire d'énerver un peu la bestiole et remontez en s'assurant de passer devant mon champ de tir. Si je prend bien en compte la vitesse du bidule mêlée à celle des torpilles, ça peut passer.

- Roger, on décroche, répondit William.

Les trois mini-engins forcèrent le monstre à venir sur eux et commencèrent la première partie du plan. Une fois assez bas, ils changèrent de direction comme avait demandé Jérémie et retournèrent vers leur point de départ. Le dragon, très énervé, accéléra encore plus, ce qui obligea les trois compères à utiliser encore une fois le turbo des Navskid. De l'autre côté, Jérémie se concentrait sur sa tâche. Il pouvait désormais voir le monstre accélérer à une vitesse impressionnante. Il riva ses yeux droit devant lui et quand il vit le premier Navskid remonter à quelques mètres de lui, il ne se posa aucune question et pressa le bouton de tir. La torpille partit et Jérémie crut un instant avoir raté sa cible. Mais le projectile virtuel toucha finalement sa cible sur la queue. Cela suffit pour faire disparaître le monstre marin dans une explosion de particules virtuelles.
Tout le monde regagna le Skid et Jérémie reçut les félicitations de chacun des membres du groupe. Après cet instant de répit, le vaisseau reprit sa marche vers l'avant et entra dans la sphère.

L'île virtuelle se présenta devant leurs yeux une nouvelle fois émerveillés. Malgré leur visite de la veille, ils n'arrivaient toujours pas à croire comment une telle prouesse avait été réalisée. Aelita se dirigea vers la forêt, avant que son père ne lui dise de ne pas prendre cette direction. Il indiqua l'énorme volcan et invita sa fille à se rendre là-bas pour voir si une tour n'était pas visible d'en haut. Et effectivement, l'intérieur du cratère était vide et abritait une tour se trouvant tout en bas, entre deux monticules de terre virtuelle entourés par de la lave. La jeune fille aux cheveux roses n'eut aucun mal à se faufiler dans le volcan et put alors arrimer le vaisseau à la tour. Cette partie de la mission réussie, Hopper interpella le groupe et désigna les translatés pour cette mission :

- Aujourd'hui, Ulrich et Aelita seront chargés de la mission sur Terre. Jérémie, tu resteras avec les filles et si jamais il y a un problème, je te translates. La mission de jour consiste à trouver Odd. Il faut impérativement savoir où il est retenu afin d'envisager de pouvoir le récupérer. On est parti, translation !

Jérémie, Yumi et William virent Ulrich et Aelita s'effacer et se retrouvèrent bientôt seuls dans le cratère, ayant pour mission de protéger le Skid.

Les deux translatés arrivèrent vite au même endroit que leurs homologues de la veille. Voyant le grillage toujours sectionné, ils s'avancèrent sans trop de difficultés et entrèrent dans le territoire de la base ennemie. Comme Jérémie l'avait précisé avant qu'ils ne soient translatés, ils longèrent le grillage pour plus de sécurité et virent très vite le grand bâtiment se dresser devant eux. Ils ne prirent pas le temps de le contempler et poursuivirent leur route afin d'arriver au pied de celui-ci. Contrairement à Jérémie et William, ils décidèrent de contourner la structure pour jeter un coup d’œil et avoir une vision globale du rez-de-chaussée du bâtiment. En longeant un des murs, ils tombèrent nez-à-nez avec une issue de secours, autour de laquelle se trouvaient de nombreuses poubelles. Hopper leur apporta la précision qu'ils attendaient, à savoir que cette entrée était utilisée par le personnel ménager afin de déposer toutes les ordures dans les bennes situées juste à côté. Ulrich regarda son amie, qui posa ingénument la question :

- Ça se tente ?

- Bah on est là, on va pas repartir, dit-il simplement.

Ce dernier n'attendit pas plus longtemps et entrouvrit légèrement la porte. Après quelques marchent qui descendaient, un local sombre se présenta à eux, comme escompté. Les deux guerriers virtuels pénétrèrent dans cette pièce froide. Ulrich chercha la lumière dans la pénombre, mais ne parvint pas à trouver le bouton d'alimentation. Aelita eut alors une idée bien meilleure que la question qu'elle venait de poser. En effet, elle utilisa un de ses champs de force pour générer une quantité de lumière suffisante pour permettre leur progression. Quand ils arrivèrent enfin au bout de la pièce, en l'ayant au préalable rapidement explorée, Ulrich put percevoir des éclats de voix derrière la porte. Il posa donc son doigt sur sa bouche et regarda Aelita, qui allait lui demander quelque chose. Ce bruit avait permis aux deux intrus de ne pas ouvrir précipitamment la porte et ainsi se faire repérer. Dans un sens, il remercia les employés pour le coup de pouce qu'ils venaient de leur donner.
Les employés étant partis, ils décidèrent d'ouvrir la porte et tombèrent sur un long couloir blanc dans lequel se trouvaient différentes portes de part et d'autre. Ils étaient au sous-sol et quand ils commencèrent la traversée du couloir encore plus blanc que la façade du bâtiment, ils furent surpris par des bruits assez étranges plus loin. Ils inspectèrent chaque panneau sur chacune des portes. Les premières qui s'offrirent à eux n'abritaient que des salles réservées au personnel réalisant les tâches ménagères. Ils ignorèrent donc ce type d'endroit, préférant se concentrer sur les nuisances sonores entendues quelques mètres devant eux. Ulrich fut le premier à arriver devant une des portes où le son était perceptible. Aelita se posta juste à côté de lui et cette fois-ci, quelque chose d'intéressant était inscrit sur la porte : « Accès strictement réservé aux ingénieurs ». Le déduction fut alors logique. Si cette salle était réservée aux ingénieurs, alors des machines se trouvaient derrière, et peut-être même le supercalculateur. Alerté par leur découverte, Ulrich se manifesta auprès du scientifique :

- Franz, on a un truc. On suppose que c'est une salle des machines mais à mon avis elle est surveillé par des caméras, faut nous envoyer Jérémie.

- Pas de soucis. Jérémie, prépares-toi, dit simplement Hopper, lui aussi sentant que quelque chose pouvait se cacher derrière cette porte.

La translation fut rapide. Toutefois, Hopper demanda à Jérémie de se presser puisque cette attente faisait perdre de précieuses minutes à la translation. Ayant parfaitement compris l'enjeu, Jérémie se dépêcha et retrouva ses coéquipiers après une accélération continue depuis le point de départ. C'était un des nombreux avantages de la translation, le corps virtuel gardait le mêmes propriétés que sur le monde auquel il était habitué. Jérémie, comme ses camarades, ne pouvait donc pas sentir d'essoufflement progressif. Il avait des facultés respiratoires infinies. Ulrich lui fit rapidement le résumé de la situation. Le blondinet alluma donc son brouilleur et les trois infiltrés entrèrent dans la pièce. Celle-ci, sombre également, ne puisait de source lumineuse qu'à l'aide des millions de voyants qui clignotaient dans un concert de bruits électroniques assourdissants. Les compétences de Jérémie dans ce domaine lui donnèrent les caractéristiques de plusieurs appareils. Aelita généra une fois de plus un champ de force pour voir l'ensemble de la pièce. En dépit de la certitude dont Ulrich faisait part, croyant qu'il avait découvert un élément important, Jérémie fut catégorique, cette salle n'était composée que de machines utiles au bon fonctionnement du bâtiment. Le supercalculateur ne se trouvait pas ici. Cependant, il nota une dérivation électrique mise en place aux bornes de la plus grosse machine. Les fils électriques se rejoignaient avant de s'enfoncer dans le mur et de se diriger vers un autre endroit. En outre, il remarqua que ces fils étaient anormalement tendus. Il n'y avait donc qu'une conjecture à établir :

- C'est pas la bonne salle mais le supercalculateur est au même niveau et pas loin en plus. Regardez, les fils sont hyper tendus. Ça ne serait pas possible s'il était plus haut ou plus bas puisque les fils électriques doivent avoir une certaine souplesse. Faut avancer, il est tout proche.

- Allez, on se grouille. Ils vont finir par remarquer quelque chose au niveau de leurs caméras si on se tire pas.

C'est ainsi qu'ils décampèrent aussi vite que l'éclair, priant toujours pour ne pas croiser un employé dans ce couloir sans issue de secours. Les portes se succédaient une-à-une, mais aucune n'indiquait de salle informatique. Jérémie commençait à perdre patience, surtout que le temps continuait de tourner. Presque arrivés au bout du couloir, ils entreprirent de faire demi-tour mais deux employés en complet noir sortirent d'une des salles en bavardant gaiement. Leurs visages se décomposèrent en une fraction de secondes lorsque la pointe de l'épée du samouraï se positionna juste devant la gorge d'un des deux agents. Le second leva les mais en l'air en voyant l'arme de Jérémie pointée sur sa poitrine. Comme tout à l'heure avec Aelita, Ulrich fit signe aux deux compagnons d'infortune de se taire et de les laisser passer sans avertir la direction. Les deux intéressés firent oui de la tête et tombèrent à la renverse une fois les armes rangées. Ulrich consulta Jérémie sur l'attitude à avoir avec ces deux hommes :

- On les attache ? Y a forcément une corde ici, c'est l'endroit où on pose tous les trucs inutiles !

- Pas le temps de chercher. Il vous reste moins de cinq minutes, un peu plus pour moi. On se tire, fit-il à ses deux compères avant de reprendre sa route.

- Ok. Si vous nous dénoncez, la prochaine fois que je vous voie, je vous fait la peau, menaça Ulrich en se retournant, ce qui eut pour effet de terroriser encore une fois les deux agents.

Très vite, leur marche en avant s'arrêta net puisqu'une dernière porte, bien différente des autres de par son matériau, se dressait devant eux, marquant également la fin du très long couloir. Cette porte, assez impressionnante, était faite de fer. Jérémie analysa sous tous les angles ce renforcement impressionnant et déclara :

- On va devoir taper dedans pour l'ouvrir. Et puis de tout façon la translation est bientôt terminée.

Ulrich sembla hésiter, mais se rendit compte qu'il n'avait plus le choix en entendant de nouveau éclats de voix, cette fois-ci d'hommes déterminés, ainsi que les bruits d'armes en plein chargement. Il donna un premier coupa de sabre, qui n'eut aucun effet sur la porte. La détruire paraissait impossible. Les hommes se rapprochaient et les trois Lyokoguerriers avaient beau matraquer la porte, seules de petites rayures apparaissaient à différents endroits. Devant la situation, Hopper cria dans son micro :

- Il ne vous reste que trois minutes Ulrich et Aelita. Dépêchez-vous bon sang !

- T'es marrant, cette porte est indestructible !, hurla Aelita, entre deux champs de force successifs.

- Jérémie. La bombe EMP que tu as utilisé hier, elle sert de bombe classique lors de tes translations. Poses-la et fais-moi sauter cette fichue porte !

Sans réfléchir, et apercevant du coin de l’œil les agents franchir le seul angle du couloir, possédant désormais un angle de tir, il ne se fit pas prier et déclencha la première bombe qu'il avait sous la main en la collant sur la porte. Aelita généra un champ de force afin des les protéger d'une explosion qui les propulsa à terre. La porte n'avait pas complètement cédé mais un trou assez large pour laisser passer un corps humain avait été creusé. Ils franchirent celle-ci rapidement et Jérémie eut la bonne idée de placer une seconde bombe, mise en évidence, afin que les agents soient occupés un petit moment. De nouveau, un long couloir, froid celui-ci, se trouvait derrière la porte. Ils commencèrent à courir tout en entendant des plaintes qui sortaient des murs. Aelita crut à une tentative d'intimidation, mais lorsqu'ils arrivèrent au bout, et en voyant des noms rayés sur le mur d'en face, qui marquait l'entrée d'une nouvelle pièce accessible grâce à de petits escaliers, elle comprit à quoi servait cet endroit.

- C'est une prison ! Odd doit forcément être là ! Faut le trouver. Papa, combien de temps encore ?

- Une minute.

Ils défoncèrent la porte sans aucune forme de politesse et Ulrich retint tout le monde avant d'entrer dans celle-ci. Inscrit sur le mur, à la craie et en petits caractères, le nom de leur ami capturé leur fit prendre conscience que son sauvetage pouvait au final être possible. Ils entrèrent et inspectèrent de tous les côtés la pièce éclairée par une simple lampe. Une table était disposée au milieu et Ulrich remarqua que du sang séché était étalé par terre, en dessous. Il pensa alors aux très probables souffrances endurées par son ami et espérait maintenant le revoir vivant, car après cette investigation, il ne découvrirent aucune trace de lui, il s'était volatilisé. La translation toucha à sa fin et Aelita et Ulrich disparurent lentement. Ce dernier en profita pour assener un coup fatal à Jérémie, afin qu'il suive ses deux compères. C'est à cet instant que le patron entra en trombe dans la pièce. Il eut juste le temps de constater qu'il arrivait trop tard, mais put au moins défier le regard plein de haine d'Ulrich.

*******
Une nouvelle fois très en colère, le patron donna un coup rageur dans la table en face de lui. Les morveux lui avaient encore échappé d'un rien, mais il n'avait jamais dit son dernier mot. C'est ainsi qu'il recontacta une nouvelle fois sa fille :

- Me dis pas que c'est encore eux ? Ils veulent reprendre une branlée ?

- Tais-toi. Assez perdu de temps comme ça. Direction les scanners avec l'équipe Z, vite !

Il fallait leur donner une bonne leçon et enfin réussir ce que sa fille lui avait empêché de faire la veille. Il remonta les marches et piqua un sprint vers le poste de commandes.

*******
- Tout le monde est là ? Allez Aelita, mets les voiles avant qu'ils n'arrivent, commanda Hopper, ayant envie de terminer cette mission le plus vite possible.

Aelita commença la procédure de désarrimage quand soudain le vaisseau tangua brusquement. Quelque chose venait de le toucher et les boucliers furent sévèrement endommagés. Quand tout le monde retrouva ses esprits, ils ne furent pas étonnés de voir devant eux leurs ennemis, les attendant de pied ferme.

- Alors comme ça on veut partir sans dire au revoir ? Demanda Sarah. On ne vous a jamais enseigné les bonnes manières ?

- A toi, non, ça c'est sûr ! Répliqua William, qui venait de sortir avec ses coéquipiers.

En effet, Ulrich, Aelita et Jérémie, après le retour dans le Skid, n'avaient sombré dans le sommeil que quelques instants puisque le scientifique avait encore diminué cet effet indésirable. Son expérience lors de sa tentative de retour sur Terre lui avait donné des idées qui lui seraient certainement très utile par la suite. Désormais, les Lyokoguerriers étaient libérés d'un poids assez gênant.
Sarah, quant à elle, sautait de joie :

- Oh, la brochette au complet ! Merci Père Noël ! On va bien s'amuser !

- C'est ça ouais, on verra ça à la fin du combat, cracha Ulrich à sa principale adversaire.

- Oh oh ! Ulrich voudrait-il m'affronter seul-à-seul ? Voilà qui est intéressant ! Très bien, occupez-vous des autres, moi je me charge du rebelle.

Le combat débuta immédiatement dans le cratère. Xavier était avantagé par le climat et arrivait à puiser dans son environnement extérieur pour augmenter sa force de frappe. Ainsi, ses boules de feu étaient plus volumineuse qu'à l'accoutumée. Histoire de planter le décor, il en envoya une sur le sol. Elle explosa et força tous les Lyokoguerriers à reculer de dix bons mètres. Le moins que l'on puisse dire était qu'ils ne bénéficiaient pas d'un avantage certain. De toute façon, ils étaient en terrain ennemi, il fallait donc s'adapter. L'affrontement entre Ulrich et Sarah, quant à lui, était d'une rare intensité. Chacun effectuait des actions rapides qui tentaient de déstabiliser l'autre, en vain. Le brun se sentait galvanisé par tout ce qui s'était passé et forçait Sarah à légèrement reculer. Mais elle ne fut pas pour autant effrayée et gagna à son tour du terrain après avoir généré plusieurs pics de glace, qui s'empalèrent dans le sol, juste devant son adversaire. Alors qu'ils s'observaient à nouveau, l'adolescente déclara :

- Ouais, on va bien s'amuser.
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Mophie MessagePosté le: Jeu 10 Nov 2016 18:58   Sujet du message: Répondre en citant  
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Bon si je met rien on risque d'attendre encore longtemps. Bon pour ce chapitre alors Dido est toujours démoralisée ca je m'en fiche ensuite nous avons une mission d'exploration (encore?) et on a un combat qui attendra pour la prochaine fois.....Ben c'est très bien on verra si Ulrich s'en remettra et permet de corriger quelque chose que j'ai dit précédemment: Ulrich est l'un des meilleurs lyokoguerriers. Ceci dit je n'en rajoute pas plus (et je vais donc encore plaindre ce pauvre Odd) Bonne chance pour la suite comme je le dis toujours.
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Minho MessagePosté le: Sam 12 Nov 2016 11:57   Sujet du message: Répondre en citant  
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*cherche rapidement une motivation pour rattraper mon retard*

Lhetho a écrit:
Les gentils ne gagnent pas à tous les coups Sad


Ah ben voilà, suffisait de demander Mr. Green Du coup, j'ai relu l'entièreté de la fic, du moins les chapitres postés jusqu'à présent (puisque ce n'est pas encore fini et heureusement d'ailleurs), afin de mieux saisir les enjeux... Ce n'est pas pour ça que mon commentaire va tout reprendre depuis le début car j'ai déjà eu l'occasion de donner mon avis par le passé. Concentrons-nous donc sur les derniers en date.

Bref retour sur le chapitre 9 avant d'aborder le scénario, on dirait que tu ne l'as pas relu car il y a pas mal de fautes alors que l'orthographe est plutôt soignée d'habitude. Petit relevé (pas exhaustif, c'est possible que je sois passé à côté de certaines) :
Spoiler


Voilà, c'est en connaissant ses erreurs qu'on ne les refait plus ! Niveau personnages, j'ai déjà souligné la situation dans laquelle Odd se trouvait (hâte de voir ce qui va lui arriver). La translation Jérémie-William, à défaut d'avoir abouti, était vraiment originale car on voit rarement Einstein et Dunbar fonctionner en duo ! Heureusement que ce dernier était surveillé d'ailleurs sinon il aurait passé son temps à "s'amuser" en crevant les pneus des véhicules...

Sympa aussi d'avoir pris le temps de t'attarder sur Ulrich afin que le lecteur perçoive un peu plus le fait que la bataille contre Sarah et sa team (très bien écrite d'ailleurs) était une affaire personnelle pour lui. Pour ce qui est de Bush, j'aurais bien voulu qu'il crève pendant son discours mais j'imagine que tu nous as préservés de la troisième guerre mondiale...

À la prochaine !
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Lhetho MessagePosté le: Lun 05 Déc 2016 21:44   Sujet du message: Répondre en citant  
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Spoiler


Chapitre 14 : Copains d'avant


L'atmosphère était tendue dans le cratère du volcan. Ulrich et Sarah se neutralisaient tandis que les autres luttaient férocement. Jérémie, qui était pour l'instant resté en arrière pour analyser la situation, comme à son habitude, cherchait un nouveau plan qui leur permettrait de prendre l'avantage. Cette fois-ci, l'élément perturbateur se nommait Xavier. L'environnement extérieur lui permettait de prendre l’ascendant sur plusieurs membres du groupe et de ce fait, il avantageait sérieusement son équipe. Il lui fallait encore un peu de temps pour réfléchir. Toutefois, il dégaina rapidement son arme et pressa la détente en voyant que Yumi était acculée contre la paroi. Le tir ne faisant malheureusement pas mouche, il réussit tout de même à faire reculer Dan. De son côté, William essayait d'en finir avec Andrea en lui lançant des salves d'énergie à l'aide de son zanbato. Elle était très rapide et esquivait ses attaques avec grâce. Elle lui faisait penser un peu à Yumi dans sa façon de combattre, mais elle ne possédait pas d’éventails en guise d'arme. Il fut plutôt surpris de la voir dégainer une fine épée cristallisée. Il en conclut donc qu'elle se battait au corps-à-corps ce qui le força à venir à son encontre. Il pensait son épée très facile à briser mais fut une fois de plus étonné de voir qu'elle était autant résistante que sa propre arme. Toutefois, l'avantage lui revenait sur ce combat. Plus loin, Aelita était parvenue à isoler Eliott. Celui-ci étant plus un assistant dans les combats qu'un réel guerrier, sans oublier le fait que les forces se concentraient principalement sur Xavier, il était le seul à être réellement en difficulté. Il n'avait pas de vraies attaques physiques et encore moins d'attaques à distance. Il se contentait donc de fuir les champ de force d'une Aelita volant au dessus de la lave et cherchant à le toucher afin de venir en aide à ses amis. Complètement affolé, Eliott ne savait plus où il allait et courait dans tous les sens en regardant derrière lui pour voir où se trouvait sa poursuivante. Et ce qui devait arriver arriva. Ayant regardé trop longtemps derrière lui, il ne fit pas attention au terrain et effectua un horrible plat dans l'épaisse couche de lave. Aelita, qui entreprit alors d'aller aider Yumi, qui se retrouvait en infériorité numérique face à Dan et Xavier, fut touchée par une boule de feu provenant de ce dernier, qui avait senti le coup venir. Elle fut projetée à l'autre bout du cratère et ne trouva pas tout de suite la force de se relever.

Dans ce vacarme incessant, Ulrich tentait toujours de trouver une faille dans la garde son opposante, mais celle-ci dégageait une force hors du commun, et encore il était certain qu'elle n'utilisait pas toute sa puissance. Quel stratagème devait-il utiliser ? Il était en proie au doute devant cette fille, un peu comme il avait pu l'être au début de l'année scolaire, mais cette fois-ci pour une toute autre raison. Elle l’interpella après avoir senti que quelque chose le dérangeait :

- Bon, tu te réveilles ou quoi ? Je recommence à me faire chier là !

- Ta gueule, fit-il simplement en se retournant afin de rejoindre le Skid.

- Bah qu'est ce qui te prends ? Demanda-t-elle, interdite par la réaction soudaine de son rival. T'es en train de te dégonfler ou je rêve là ?

- J'ai plus envie de combattre contre toi, vas aider tes petits copains. Moi, je vais m'assurer qu'Aelita va bien.

- Nan mais attends t'es pas sérieux là ! Oh, on se barre pas comme ça ! En plus on s'amusait bien !

Elle s'avança vers la samouraï, qui ne semblait pas décidé à revenir sur ses pas. L'adolescente ne cessait de lui cirer des mots insultants à son encontre tout en le suivant, comme s'il était le seul à pouvoir prétendre l'affronter. Soudainement, et sans que Sarah ne put tenter de riposter, Ulrich se retourna et utilisa « Rafale ». Les deux protagonistes du combat se retrouvèrent plaqués au sol dans un nuage de poussière volcanique virtuelle. Quand la fille du patron rouvrit les yeux, elle découvrit l'arme d'Ulrich posée sur son coup, les deux visages séparés par une dizaine de centimètres. Sa tête se situait au dessus d'un lac de lave en ébullition. En résumé, elle était complètement coincée, à la merci de son opposant. Elle articula comme elle put :

- Lâches-moi... s'il te plaît.

- Ne me traites plus jamais de lâche ! Celui qui critique l'autre doit d'abord apprendre à se critiquer lui-même ! Et tu vois, là maintenant, t'as l'air bien conne. Et tu fais quoi ? Tu me respectes, parce que tu ne peux rien faire d'autre. Ton petit visage de prétentieuse qui ne pète pas plus haut que son cul à disparu. Et pourquoi ? Parce que tu sais parfaitement que tu serais ridicule si je te faisais disparaître sur-le-champ. Alors, on va être très clair, vous vous tirez tout de suite, ou je te bute comme une grosse merde. La dignité ou les moqueries ? A toi de voir !

- Tu sais pas t'y prendre avec les filles mon pauvre Ulrich.

Et avant qu'il n'ai pu répondre, deux boules sombres touchèrent sa jambe. Il tomba à la renverse et commença peu à peu à se dévirtualiser. Sarah, qui se redressa, regarda Ulrich et lui exprima une certaine admiration :

- Tu m'as encore étonné aujourd'hui, mais je sors une nouvelle fois gagnante. Et dis-moi vite fait, pourquoi tu m'as pas buté tout de suite ?

- Je voulais voir la peur dans tes yeux de connasse. Mais toi aussi t'as perdu, lâcha-t-il avant de disparaître entièrement.

Ne comprenant pas la réponse d'Ulrich, Sarah posa ses mains sur les hanches et regarda devant elle. Elle comprit, mais trop tard. La lame du zanbato de William lancée droit vers elle s'était déjà plantée dans sa tête. Cependant, William se retrouva face à Dan sans possibilité de se défendre. Le plus petit de l'équipe Z saisit cette occasion pour le bombarder avec son pouvoir. Ce dernier, pas spécialement impressionné par ces attaques, décida de faire front et tenta de contourner son agresseur. Dan comprit aisément la tentative de son homologue et dirigea ses balles vers son arme, qui tomba dans la lave. Bien embêté, son propriétaire demanda une nouvelle épée. Cette fois-ci, il ne pouvait rien faire, du moins tout seul. En effet, Jérémie arriva sur sa droite. Dan, stupéfait de voir le blondinet se mêler au combat, demanda à Xavier et Andrea de venir le rejoindre et pour rajouter du piment à la lutte, une Aelita de nouveau en pleine possession de ses moyens atterrit juste à côté de l'ingénieur virtuel, suivie de Yumi. Et c'est ainsi qu'en un temps record, un nouvel affrontement à quatre contre trois se profila à l'horizon.

*******
Toujours installé devant son pupitre de commande, Franz Hopper, rejoint par Ulrich après son retour sur Terre, observait les duels sur son écran. Ses troupes étaient en supériorité numérique mais il fallait faire preuve de prudence, l'expérience de la veille ne devait pas être réitérée. Tout en continuant d'analyser les forces ennemies, une fenêtre s'ouvrit brusquement en plein milieu de son écran. Interloqué par cette apparition soudaine, il jeta son dévolu sur celle-ci plutôt que sur l'écran de combat. Les pares-feu du Skid avaient réagi. Hopper décida de fouiller dans le système afin de voir ce qui clochait. Il s'alarma en voyant que quelqu'un tentait d'introduire un logiciel espion dans le système du vaisseau. Il n'y avait pas de doutes possibles, c'était forcément l’œuvre de leurs ennemis. Il chercha tant bien que mal un moyen de refuser l'accès du vaisseau au pirate, mais il utilisait des algorithmes très puissants qu'il n'avait rencontré qu'à une seule reprise dans sa vie. Les lignes de codes défilant, Hopper finit enfin par trouver l'astuce et ferma toutes les issues au pirate. Ceci fait, il prit du temps pour réfléchir aux lignes de codes aperçues pendant l'offensive informatique. Elles étaient étranges et finirent par lui rappeler une sombre époque de sa vie. Devant la placidité du scientifique, Ulrich réagit :

- Euh, Franz ? Vous allez bien ?

- Oh oui, ne t'inquiètes pas, répondit-il finalement en se tournant vers lui et en lui adressant un sourire gêné.

Un « bip » vint couper ce silence inopiné. Le scientifique et le jeune homme purent apercevoir que d'autres combats avaient débuté.

*******
La chaleur devenait étouffante dans le cratère et les combats s'éternisaient bien trop au goût du patron. L'équipe Z eut ainsi l'ordre de passer à l'offensive. Andrea se téléporta donc sur leurs adversaires, adressant au passage un léger coup d'épée à Yumi qui heureusement ne fit pas autant de dégâts que l'espérait l'adolescente aux cheveux bleus. Xavier et Dan choisirent quant à eux la finesse : une boule de feu gigantesque combinée à celles de Dan, rassemblées pour le coup en une masse sombre et lugubre. L'immense sphère noire se dirigea rapidement vers les Lyokoguerriers. Certains de la réussite de leur action, les deux membres de l'équipe russe jubilèrent.

Bien entendu, cela ne se passa pas comme ils le voulaient. Tandis que l'efficacité d'Aelita lui permettait de créer un champ de force protecteur, l'agilité de Yumi, combinée à la force de William leur permirent de se sortir de ce mauvais pas. Au passage, Yumi anticipa la nouvelle téléportation d'Andrea et parvint à la toucher à l'aide d'un de ses éventails. La seule fille encore debout du côté ennemi fut propulsée contre ses coéquipiers qui, bien trop occupés à fanfaronner, ne décelèrent pas le danger au moment où il le fallait. Les guerriers à terre, encerclés par Jérémie, Aelita, Yumi et William, reprirent une position de combat sans plus attendre. C'est à ce moment précis que William se jeta au beau milieu du groupe, mais il ne tenta aucune attaque. Tous levèrent un sourcil avant de paniquer en remarquant qu'une sphère rouge clignotante était accrochée à la jambe de William, qui lança joyeusement :

- Trop tard.

Une explosion, semblable à celle de la veille lors de la dévirtualisation d'Eliott, se produit et envoya tout le monde à terre. Les guerriers de l'équipe Z qui avaient au préalable perdus des points de vie furent immédiatement renvoyés chez eux, tout comme William, qui n'avait plus que 70 points de vie avant la détonation. Il ne restait que Xavier, qui mobilisait toutes ses forces pour ne pas finir comme ses homologues. Et contre toute attente, il réussit à le faire. Une flamme de vengeance s'alluma dans ses yeux rouges, et poussant un cri rageur, il hurla :

- Vous m'emmerdez ! J'en ai pas eut un aujourd'hui ! A mon tour de m'amuser !

Le sol trembla autour des survivants et un énorme élémentaire de feu, s'apparentant à un dragon, sortit de la lave. Tous, excepté Xavier, étaient terrifiés par cette nouvelle créature, qui ne fit pas attendre son créateur, et cracha des torrents de flammes, qui dévastèrent tout sur leur passage. Comme la veille, les Lykoguerriers ne firent que constater les dégâts et disparurent instantanément. Le Skid, lui aussi, subit le même sort que lors de sa dernière mission.
Xavier, devant la quantité d'énergie à déployer pour invoquer cet élémentaire, avait lui aussi été dévirtualisé. En clair, plus personne ne se trouvait sur l'île virtuelle.

*******
Sa voiture garée à la même place que lors de sa dernière visite, Dido referma la portière en réajustant ses lunettes de soleil. Elle emprunta le même chemin et se retrouva bientôt face au bureau ovale. Georges W. Bush l’accueillit froidement, sans en rajouter. Elle décida donc d'entrer directement dans le vif du sujet :

- Bon, pourquoi tu m'as demandé de venir alors que tu n'as pas vraiment été sympa juste avant ?

- Excuses-moi Elizabeth, mais je suis à cran ces derniers temps. Comme tu le sais, j'ai pas pris le risque de tout révéler mais faut qu'on trouve une solution rapidement. Mais d'abord, t'as trouvé le connard ou pas ?

- Non, ils se taisent tous. Je ne sais pas qui c'est. Mais saches que je garde dans un coin de ma tête l'idée de la communication qui a fuitée.

- Mais enfin, tu sais très bien que c'est impossible. Mon réseau est l'un des plus sécurisés du monde. Il est quasiment impénétrable !

- Rien n'est impénétrable. Mais bon, puisque ça n'est pas le sujet principal, je t'écoutes.

Le président sembla hésiter quelques instants avant d'énoncer sa proposition :

- Je pense qu'il est temps de passer à la vitesse supérieure, et de les attaquer directement.

- Comment ça directement ? Interrogea le patronne de Carthage, assez surprise par la proposition de son ami.

- Sur leur sol. En gros, envoyer des agents régler le problème sur le terrain, en Russie.

- Mais comment tu veux qu'on fasse ? On sait parfaitement où est située leur base, mais comment veux-tu qu'on envoie des agents là-bas alors qu'on peut pas sortir du territoire ?

- Pour ça, je vais arranger le coup. Il faut juste que tu prennes ce faux passeport que j'ai récupéré dans les locaux de la CIA récemment et que tu y ailles pour superviser les choses. C'est notre dernière et unique chance avant de saisir la CIA et la NSA de toute façon.

Et entendant les derniers mots du président, réalisant ce qui pourrait se passer dans ce cas, Dido donna son accord à Bush.

- Merci Elizabeth. Il faut supprimer ces parasites le plus vite possible, la mission aura donc lieue après-demain. Tu trouveras toutes les informations nécessaires dans ce dossier. Rappelles-moi si jamais quelque chose ne vas pas. Oh oui, et avec ce téléphone et à ce numéro.

Il lui tendit le dossier ainsi que le cellulaire et le numéro. Avant de repartir, ils s'étreignirent longuement. Le président s'excusa encore une fois de son attitude au téléphone et promit de ne plus jamais recommencer. Quand Dido franchit la porte, il lui souhaita bonne chance et se remit au travail. Elle fit vite le chemin inverse et soupira après avoir retrouvé le confort de sa voiture. Elle ne s'était pas attendue à ce que Bush lui demande de changer de méthode et de passer à une attaque disons plus... primitive. Mais si cette intervention pouvait permettre de refermer la page de cet épineux dossier qui la hantait depuis des années, elle l'organiserait sans se poser de questions. Revigorée par cette dernière pensée, elle démarra au quart de tour et se dirigea vers la plus grande ville des États-Unis.

*******
Deux réunions en deux jours. Cela n'était plus arrivé depuis la création de l'équipe Z. Les cinq membres patientaient dans le bureau du directeur, celui-ci n'étant pas encore arrivé. Lorsque Sarah voulut lancer la conversation, son père entra dans la pièce, contrarié, comme il l'était depuis la première attaque. Il s'installa confortablement dans son siège et se mit à réfléchir, les mains sur le visage. Les adolescents attendaient un réaction, et elle mit du temps à venir. Se redressant, le patron commença :

- Bon, on s'est encore fait attaqué. Sauf que cette fois-ci, ces petits cons on bousillé la porte des cachots et remarqué que l'autre était plus là. Du moins si ça peut les effrayer, on prend. Mais ce n'est pas pour ça que vous êtes ici. Nous devons discuter tous ensemble de cet affrontement que vous menez depuis deux jours avec nos ennemis. Je vous avais demandé d'y aller doucement pour tester leurs capacités, et je vois déjà que deux d'entre vous ont utilisé leur pouvoir spécial.

- Mais ça change rien on est largement sup...

- Je vais donc être très direct avec vous, coupa le patron après cette remarque mal placée de sa fille. Vous les avez sous-estimé. La preuve, Sarah aurait dû y passer sans l'aide extérieure qui lui a été apportée. Vous allez donc tout de suite vous remettre au travail pour éviter ce genre de préoccupations inutiles et avoir le contrôle total sur nos ennemis. Me suis-je bien fait comprendre ?

En qualité de chef de groupe, sa fille lui répondit :

- Oui d'accord, on y retourne. Au fait, t'a réussi à implanter ton traceur ?

- Non, Schaeffer a réussi à me couper l'accès au dernier moment, mais je lui ai laissé une petite surprise tout de même, ajouta-t-il en souriant. Maintenant, au boulot ! J'ai d'autres choses à faire.

Tout le monde sortit, prenant des chemins différents. Cependant, le patron restait inquiet. Il avait par moments douté de la capacité de son équipe à vaincre leurs ennemis, et cela ne présageait rien de bon. Lui qui avait pris l'habitude de ne jamais douter en avait fait l'expérience lors du combat. Mais ses suspicions s'envolèrent de son esprit quand il se rappela que ses protégés avaient encore plus d'un tour dans leur sac et une marge de progression plus que conséquente.

*******
Hopper félicita ses troupes. Malgré leur « défaite virtuelle », ils avaient découvert des choses intéressantes pour la suite, mais le plus important dans l'histoire était qu'ils avaient bien résisté à l'équipe Z. Ulrich ne refit pas le même cirque que la veille et demanda à ses amis de le rejoindre dehors pour prendre l'air. L'ancien membre de Carthage accepta volontiers et promit de les rejoindre rapidement. Quand il se retrouva seul, dans le genre de pièce qu'il affectionnait particulièrement, il se replongea sur son écran. Il devait avant de partir vérifier quelque chose. En effet, les lignes de codes de l'attaque contre le Skid étaient ancrées dans son esprit. La dernière fois qu'il avait vu ce genre de langage, c'était à Carthage. Il chercha donc précisément où il avait pu le rencontrer, et il ne retint qu'une seule possibilité. Durant son contrat qui le liait à l'organisation, il avait passé le plus clair de son temps à travailler sur un prototype de monde virtuel à la pointe de la technologie de l'époque. En tant que responsable de ce projet, il avait personnellement choisi ses assistants, qui avaient amené avec eux leur propre façon de coder, et donc leur propre langage de programmation. Le langage utilisé pour faire fonctionner le supercalculateur de Sceaux provenait d'ailleurs de cette expérience. Il avait appris à mélanger différents langages pour créer le sien, et c'est ce qui le rendait si compliqué à comprendre pour des non-initiés, tout le contraire de Jérémie par exemple. Mais celui qu'il avait en face de ses yeux, il ne l'avait croisé qu'à une seule reprise dans sa vie. C'était un de ses assistants, qui était rejeté par la plupart des scientifiques de l'organisation. Il l'avait accueilli avec toute l'attention qu'il pouvait lui porter et au fil de leurs conversations, ils avaient fini par devenir les deux protagonistes de la réalisation du premier prototype de monde virtuel et de très bons collègues qui plus est. Dans ses souvenirs, il était la seule personne à avoir accepté de parler avec ce scientifique. Il tenta alors de se souvenir de tous les détails concernant cet individu et chercha une explication au fait que son langage de programmation se trouvait là, devant ses yeux.

Et puis il se souvint. Il se souvint de la raison pour laquelle tout le monde le rejetait, y compris Dido. Il était russe. Le lien se fit rapidement avec le reste. Un document avait été déposé dans les fichiers du Skid. Une photo, d'un homme dont il se souvenait maintenant de chacun de ses réflexes après tant d'années de travail. Cette découverte n'était pas aussi dure à accepter que l'annonce de sa maladie incurable mais elle n'en était pas vraiment loin. Son collègue de toujours, devenu son pire ennemi. Il ignorait ce qui avait pu pousser son ancien collègue à réaliser tout ce qu'il avait fait, mais les derniers mots qu'il avait prononcé avant son départ précipité résonnèrent dans sa pauvre tête souffrante. « On se reverra une fois que Carthage sera derrière nous deux, j'en suis sûr ».
Il se laissa glisser jusque dans le fond de son siège. Il fallait en parler aux autres, sinon la relative confiance qu'ils s'étaient accordés, notamment avec sa fille, tomberait immédiatement si jamais quelqu’un d'autre leur apprenait ce qu'il avait caché. Ramassant ses dernières affaires, il prit l'ascenseur et remonta au rez-de-chaussée du bâtiment sombre. Il avait encore quelques heures devant lui pour aborder le sujet avec ses protégés. Alors qu'il allait franchir la porte blindée, son téléphone vibra dans sa poche. Il fronça les sourcils et décrocha. L'anxiété pouvait se lire dans sa voix :

- Qui est-ce ?

- Salut Waldo, c'est Elizabeth.

- Pardon ? Et je peux savoir en quel honneur tu oses m'appeler alors que je t'avais prévenu qu'on n'avait plus rien à se dire ? Demanda-t-il, à la fois stupéfait et curieux.

- Je ne vais pas te proposer un marché, c'est trop tard de toute façon. Je viens juste te dire que nous allons mener très bientôt une opération de démantèlement du groupe contre lequel nous avons des objectifs communs. En clair, on va aller les buter directement en Russie. On avait tenté une opération pour vous récupérer qui a malheureusement échoué à cause d'eux. C'est ce qui a amené le président à prendre la parole. Bref, je te tiens juste au courant, mais une fois que c'est terminé, on viendra quand même vous chercher, et là tu n'auras plus aucune raison de te cacher. Je te rappellerai quand nous aurons réussi, histoire que tu expliques la situation à tes protégés.

- Elizabeth, écoutes-moi bien. Si ça peut nous permettre de gagner cette guerre, alors j’approuverai pour la première fois un de tes plans. Mais saches que je sais qui est le leader de leur groupe.

- Mais moi aussi Waldo, répliqua son interlocutrice, ne laissant paraître aucune émotion dans sa voix.

- Très bien. Je vois que tu as su trouver les infos et je t'en félicites. Maintenant, serais-tu réellement capable de buter froidement un des tes anciens agents ? Interrogea-t-il, attendant de pied ferme la réponse.

- Ce mec est un ennemi. Il doit crever pour tout ce qu'il a fait, fit Dido, une pointe de mépris cette fois-ci dans ses paroles.

- Voilà le problème. Je suis d'accord, il doit disparaître pour le bien de tout le monde, mais si à l'époque tu avais su le traiter à sa juste valeur, et pas comme un « russe bon à rien », pour reprendre ton expression d'il y a vingt-cinq ans, peut-être que tout cela ne serait pas arrivé. Tu es la dernière des ordures alors vas-y, vas buter une seconde fois celui que tu as déjà tué.

Il coupa net la conversation et prit du temps pour réfléchir. Oui, il fallait le supprimer, mais il restait convaincu que Dido l'avait détruit lors de son passage à Carthage. De toute façon, ils devaient mettre un terme à cette mascarade le plus tôt possible, afin de retrouver une vie normale et revenir en France dans le calme et l'apaisement. Même si sa promesse avec feu son ancien directeur de collège ne comptait plus, la promesse qu'il s'était faite à lui-même lui donnait la force de diriger ses protégés.

- Bon, vous rêvez là ou quoi, ça va faire dix minutes qu'on vous attend ! Râla William, qui en avait marre de patienter sans rien faire.

Cela eut le mérite de réveiller le scientifique qui invita les adolescents à monter dans la voiture. En posant la main sur la poignée de la portière, le nom de son ancien collègue lui revint encore une fois si bien qu'il le chuchota avant de s'installer au poste de conduite :

- Ivan Voronov...
_________________
"La politique est un art, l'art de faire le bien quand c'est possible et de faire le mal quand c'est nécessaire" Machiavel
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