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 Auteur Message
Minho MessagePosté le: Jeu 12 Jan 2017 16:13   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 29 Jan 2016
Messages: 90
Commentaire (qui n'a pas pour vocation d'être complet comme celui de ce bon vieux Silius... sans oublier Iko sinon elle va râler) portant sur les chapitres 3 et 4.

Comment ça les chapitres 5 et 6 sont déjà sortis ? Mr. Green Si je les avais inclus, mon com' aurait pris l'allure d'un des tes chapitres niveau infos traitées en même temps donc on va y aller progressivement. No stress, je ne les oublierai pas lors de mon prochain commentaire ! S'il y en a un... *rire diabolique* On me dit dans l'oreillette que je ne prends pas la peine de commenter le 2 non plus, c'est ennuyeux. Disons que ma haine envers Steven a pris le dessus et que je n'arrive même plus à poser les yeux sur cet épisode (bon boulot...), je suis d'ailleurs ravi qu'il soit dirigé "un minimum" par le Découvert. Comme l'a dit Iko, ce genre de personnage aurait dû me plaire (à elle aussi) mais je trouve qu'il est... inintéressant. Je ne sais pas vraiment expliquer mon ressenti mais, hormis le fait qu'il soit une porte d'accès au Découvert en ce qui concerne l'intrigue, il est vraiment too much à mon goût. Je ne vais pas commencer à pointer tout ce qui cloche chez lui ici mais je serais ravi de le faire en mp si tu le souhaites. J'adore les listings, ça sera un plaisir x)

Tandis que les deux autres focus (Samuel/Jérémie) du chapitre 2 ne m'ont pas plus emballé que ça. J'avoue aussi que j'ai la flemme de relire le pavé pour les petits détails, puisque ce n'est de toute façon pas sur ça que je vais me concentrer. Pour une fois, je vais faire un compte rendu des scènes qui m'ont fait le plus vibrer avant de passer aux éléments qui me plaisent moins. Pour conclure sur une note positive... ou négative (comme si c'était mon genre).

De toute la fic jusque-là, mon top 3 se situe justement dans les deux chapitres que je vais légèrement exploiter aujourd'hui. Alors, roulement de tambours...

TOP 3

En numéro 3, le focus d'Obéron pour... la baston épique évidemment.

En numéro 2, le focus Nikolaj pour... le personnage qu'il interprète. #GOT

En numéro 1, le focus de Jérémie pour... la mort de Skinner.

Pour ce qui est de la scène d'action, c'est sans conteste celle que j'ai préférée depuis le début. Les véhicules la rendent plus spectaculaire que l'autre baston du chapitre. J'entends par là le moment où il y a la petite guéguerre en mode "J'agresse Samuel mais il va quand même survivre car Ford va de toute façon va me buter" qui est, de mon modeste point de vue, plus du remplissage. Pas dans le mauvais sens du terme (comment ça il y a un bon sens ?), c'est toujours aussi bien écrit mais c'est le genre de bagarre qui allait inévitablement se produire et dont on connaissait d'avance l'issue. Bref, retour au point positif qui constitue la quasi-entièreté du point de vue d'Obéron. J'ai beaucoup aimé son équipe et j'avais relevé une phrase : « Winnie et la fille de 8 ans experte en armes et croyant encore aux entités surnaturelles, Scully, » qui m'avait fait espérer un truc surnaturel mais je ne perds pas espoir avec la Bête. Même si ces deux persos, autant que Pustule, relevaient plus de la chair à pâtée qu'autre chose, je les ai appréciés, va savoir pourquoi... sûrement pour leur simplicité inédite en fait Mr. Green Bref, une scène rafraîchissante au milieu du bordel ambiant de protagonistes tordus.

Nikolaj, je l'ai SURKIFFÉ. *Fanboy Spotted* Je le trouve extrêmement charismatique et rempli de potentiel. C'est le genre de mec qu'on ne va pas croiser dans la vie de tous les jours mais, si ça arrive, on va s'en souvenir. J'ai apprécié Walder également, rien de tel qu'un vieil homophobe pour gâcher le repas de famille xD La liste de ses défauts est longue... Mais tant pis, je le trouve marquant comme gars. En tout cas, j'ai trouvé cette scène très visuelle et étrangement réaliste (ce qui renforce le malaise) donc elle méritait bien de figurer dans mon top.

Pour mon numéro 1, je vais être très bref. C'est clairement la scène que je me suis repassé cinquante fois dans ma tête après la lecture. Juste un petit regret par contre, tu as choisi le mauvais Skinner, c'est la femelle qui aurait du passer à la casserole selon moi :$ Je l'ai trouvée terrifiante (la scène, pas la femelle) et ça renforce vraiment la curiosité du lecteur sur les secrets – oui le pluriel est de mise – du grand méchant qu'est X.A.N.A. On aurait tendance à l'oublier avec ton Xander. Je dois être une exception mais je trouve qu'il prend vraiment trop de place cet enculé . Je vais devenir vulgaire à force de te lire, je ne l'étais pas avant, crédible ? Big up pour le vocabulaire "fleuri" de Jérémie lors de certaines occasions, on remarque vraiment qu'il a grandi pour le coup (a) Ça se voit que tu l'aimes beaucoup et que tu fais tout pour le rendre emblématique mais, pour moi, j'ai du mal à le visualiser en tant que menace... surtout quand on sait que notre bon vieux programme multi-agents domine enfin le monde, ce qu'il a toujours souhaité. Bref, j'ai l'impression que c'est juste une pâle copie de l'antagoniste de base et j'espère que tu vas finir par nous dire qu'il n'existe pas vraiment et que c'est une hallucination collective de redouter Xander partout alors que c'est un abruti complet en réalité, comme si ça allait arriver...

Néanmoins j'ai une question à son propos suite à cette réplique : « Maintenant, les époux Belpois veulent le récupérer et se venger accessoirement ! » Il est sérieux ?! Qui a peur d'eux au milieu de ce ramassis de psychopathes (un peu trop d'ailleurs) qui se réunissent dans ta fic ? Serait-il allergique aux génies et/ou aux pétasses ? Oui, malgré tes efforts (ou pas vu qu'on ne la voit jamais), Eva sera toujours associée au mal pour beaucoup d'entre nous. À moins que ce soit la peur, pour Xander, de perdre un (voire deux) pion(s) essentiel(s) à son grand dessein ? Oh et puis, qu'il aille se faire foutre, j'ai déjà trop parlé de lui.

Vite fait maintenant, petit mot sur les trucs qui me branchent moins ! Xander c'est fait, je promets de ne plus dire son nom jusqu'au dernier mot de ce com' qui part dans tous les sens. Niveau descriptions, bien qu'elles soient d'excellente qualité, je les trouve parfois un peu inutiles. Tu vas me rétorquer qu'une description est, par principe, toujours utile pour visualiser, blablabla et à juste titre d'ailleurs. Mais parfois, comme la scène des toilettes avant qu'Aaron n'agresse Samuel (qui n'est plus number one dans mon cœur), c'est des détails superflus qui n'apportent pas grand chose je trouve. Personnellement, les "quelques traces d'urine séchée" ne m'ont rien apporté puisque je visualisais déjà la scène comme ça xD On souligne d'ailleurs la propreté légendaire des toilettes dédiées à notre sexe... Bref, c'est un exemple à la con mais je trouve qu'assez souvent dans le texte des petites indications viennent limite nous détourner de l'intrigue principale alors qu'elles n'apportent rien. Ce n'est évidemment pas sur ces trois mots en particulier que j'ai butés mais sur l'entièreté du début de ce passage pour lequel j'ai vraiment eu du mal (coucou Abraham le sauveur, merci pour le cliché du Samuel sans défense). Deuxième point pour moi, la longueur des chapitres mais ça je ne peux pas vraiment te le reprocher car chacun ses habitudes comme on dit. C'est juste que ça complique les choses niveau compréhension de base vu toutes ces situations de protagonistes qui ont leur univers bien à eux qui s'entrecroisent, ce qui met une sorte de barrière entre nous et l'intrigue. Néanmoins, je suis fan (sans blagues) du côté mystérieux qui est attribué à beaucoup d'héros... ou plutôt d'antihéros, tout ce que j'aime.

Pour finir sur une note extrêmement positive dans ma liste (j'ai même des post-it de ta fic maintenant), Samuel a été détrôné par... Noah. C'est vrai qu'il en est un peu au stade de "cliché" comme l'a dit Iko mais je suis certain que tu vas parfaitement le gérer. Après tout, un amateur de sang, blond de surcroît, dénué de tout sentiment et avec des yeux d'albinos... Celui-là, il est construit sur mesure pour me plaire Mr. Green
_________________
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Silius Italicus MessagePosté le: Sam 11 Mar 2017 17:08   Sujet du message: Répondre en citant  
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Bonsoir cher Draynes,
Alors vos saints ont peur de l’incarnation ?

(Navré Minho, mais cette fois-ci se sera court, après ce que vous et Ikorih avez pu dire)

Dans le fond, ces six premiers chapitres formaient l’introduction à ce récit. Les choses sérieuses ne vont débuter que maintenant. En effet, même si des évolutions ou des retournements sont possibles, toutes les pièces sont en place maintenant, ou tout du moins les motivations des uns et des autres ont été précisées. À ce titre, c’est la discussion entre Xana et Xander qui marque la fin de cette phase d’entrée en matière : Xana définit des cibles, des ennemis et une limite. En d’autres termes, il lance la partie avec les règles du jeu. Le duo formé par Samuel et Abraham nous a introduit dans la résistance après nous avoir présenté le fond de ce monde. Au sein des hautes sphères, les camps et leurs variations sont apparus, avec en filigrane la silhouette du Découvert, principale inconnue. En somme, tout ce qui a précédé servait à donner la mesure des différents personnages : capacités, caractères…

À ce titre, on remarquera que Jérémie sous-estime de beaucoup ses possibilités. Certes le lecteur a de plus solides confirmations que lui, mais il est assez clair que le savant est intouchable. Il dispose en fait là d’un joli levier. Levier qu’il va se mettre à utiliser à mesure que son environnement va le corrompre. À ce titre, éloigner sa famille n’était pas vraiment une bonne idée. En effet, la nature policière du régime fait que les proches de Jérémie ne peuvent disparaître si facilement. Or, c’était la présence de sa famille qui ralentissait la corruption de Jérémie. Dès lors, éloigner sa femme et ses enfants, c’était creuser sa propre tombe, sans aucune garantie de leur survie.

Pour en rester à Éva, son point de vue a l’avantage de prolonger le point de vue des gens normaux : ce qui ne sont ni résistants ni engagés dans des coups de billard à cinq bandes. Cela étant, sa naïveté, ici pleinement révélée, est troublante : elle ne pensait pas que la France fut une dictature au plus haut degré… certes, le régime camoufle sa corruption et les goûts de ses élites, mais quand même…

Moins que de chapitres de transition suivant des passages mouvementés, il faut plutôt comprendre les opérations militaires et stratégiques – bagarres comprises – comme des avant-goûts, des présentations des forces en présences. Ce qui est à retenir, c’est que la Fraternité n’a qu’à peine les moyens d’être une épine dans le pied du régime, mais que d’une part, la qualité desdits moyens n’est pas à négliger, d’autre part qu’elle les exploite au mieux et au plus près. Cela étant, même à supposer qu’ils réussissent une opération au nez et à la barbe des sauveurs, cela ne les avancera pas à grand-chose. Ils sont trop peu pour être plus que des mouches. Encore qu’entre les mains de certains des manipulateurs et maîtres du régime, ils pourraient devenir un véritable agent de déstabilisation.

Il reste cependant le mystère du troisième bailleur de fond de Xander, dont il n’a pas été fait question. Ce pourrait être une bonne piste pour le poste de maître et employeur du Découvert.

Dans un autre registre, il est dommage que le monde ne soit pas plus développé : relations internationales, structure du régime et de la société… Sommes-nous dans un pays communiste ou un paradis capitaliste ? En dehors du gouvernement, il semble ne pas y avoir grand choses, et à voir ce que l’on sait de ce gouvernement… Certes, vous avez d’autres chats à fouetter, du temps pour développer – après tout au vu de vos objectifs et rythme de publication, tout ne devrait être dit qu’en juillet 2023 – mais, c’est un peu dommage. En effet, tout les personnages croisés sont où au service du régime, ou des opposants… pourtant, au vu du nombre d’intervenant il pourrait y avoir un peu plus de variété.


Au niveau du style, il est indéniable qu’il y a eu des évolutions depuis l’époque de La Famille, il y a deux années de cela. Vous semblez avoir trouvé un rythme de croisière assez équilibré.

Au plaisir.
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AMDG

Prophète repenti de Kane, vassal d'Anomander Rake, je m'en viens émigrer et m'installer en Lyoko.
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Draynes MessagePosté le: Lun 17 Avr 2017 11:26   Sujet du message: Répondre en citant  
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Bonjour tout le monde Mr. Green alors désolé pour ceux qui croient que c'est un chapitre qui va arriver maintenant... Eh bien non, il s'agira simplement d'un message de "news" suivi d'une réponse aux commentaires, parce qu'il faudrait quand même la faire depuis le temps Smile.

Du coup, il est temps de commencer :
— Tout d'abord, je tenais à dire que je condamne de manière virulente la procrastination intense qui m'a envahi et qui m'a valu ce retard exceptionnel dans l'écriture de ce chapitre, je veillerai à ce que ça ne m'arrive plus, foi d'un pro-Fillon Mr. Green.
— Ensuite, je tenais à dire que, sur la première page, est apparu un onglet "Distribution" qui contient une liste des personnages centraux à l'intrigue, donc ceux qu'il faut retenir en priorité. Évidemment, cette liste sera complétée au fur et à mesure des saisons (dans une optique évidente qui est le rapprochement avec le phénomène des séries (a)), mais surtout elle constituera un SPOIL MASSIF sur la durée, étant donné qu'elle récapitulera aussi les morts et / ou départs de ces personnages centraux.
— De plus, j'ai décidé d'adopter un système dans les cas présents, c'est à dire quand je mets énormément de temps à l'écriture d'un chapitre. Je conçois parfaitement que certains peuvent avoir oublié depuis le temps, c'est ce pourquoi je posterai les synopsis des six premiers chapitres qui ont été créé en amont de la rédaction. Vous pourrez ainsi vous rappeler globalement de l'histoire (et aussi, comprendre que j'aime bien me détourner de mon plan parfois (a)).
— Enfin, dernière news et non des moindres : je vous indique solennellement que l'épisode 7 sortira le plus rapidement possible. Voilà, juste comme ça Mr. Green.



Sur ce, il est temps maintenant de laisser place à la réponse aux commentaires, qui sera dans le Spoil en dessous, comme d'habitude Mr. Green.

Spoiler

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Dernière édition par Draynes le Mer 16 Aoû 2017 21:51; édité 3 fois
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Silius Italicus MessagePosté le: Lun 17 Avr 2017 17:56   Sujet du message: Répondre en citant  
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Bonsoir Draynes,
Ne vous tuez pas à la tâche quand même, la horde affamée de vos lecteurs supportera d'attendre le temps qu'il faut.

Tout de même, il faut corriger cette grave approximation :

Citation:
Le cinéma étant majoritairement issu des Etats-Unis (sic) et Jérémie ayant vécu aux Etats-Unis pendant plus d'une dizaine d'années


En 2011, d'après Oncle Wiki, Les États-Unis n'étaient que le troisième producteur mondial de film, derrière le Nigéria et l'Inde. Ils n'étaient donc plus, depuis quelques années d'ailleurs, le producteur de la majorité des films. Encore que cela soit discutable en terme financiers, et peut-être aussi en terme de qualité.

Voilà qui règle accessoirement tout souci de double-poste.

Au plaisir.
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Draynes MessagePosté le: Mer 16 Aoû 2017 22:21   Sujet du message: Répondre en citant  
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Citation:
Tout de même, il faut corriger cette grave approximation :

Citation:
Le cinéma étant majoritairement issu des Etats-Unis (sic) et Jérémie ayant vécu aux Etats-Unis pendant plus d'une dizaine d'années


En 2011, d'après Oncle Wiki, Les États-Unis n'étaient que le troisième producteur mondial de film, derrière le Nigéria et l'Inde. Ils n'étaient donc plus, depuis quelques années d'ailleurs, le producteur de la majorité des films. Encore que cela soit discutable en terme financiers, et peut-être aussi en terme de qualité.

Voilà qui règle accessoirement tout souci de double-poste.


Certes, les Etats-Unis ne produisent pas la majorité des films, mais c'est sur le marché américain que la carrière d'un film se fait et c'est ce marché, ce box-office là, qui déterminera si le film fonctionnera ou non Wink
Donc, on peut dire que le cinéma est et continue d'être un produit de consommation provenant et surtout, dépendant majoritairement de nos compatriotes américains x).

C'est donc sur cette rapide réponse à Silius Italicus que commence cette série de posts visant à introduire le chapitre du jour qui arrivera dans très peu de temps à partir de l'heure d'arrivée de ce message Mr. Green.
Ainsi, il y aura dans le message suivant :
- l'indication selon quoi un nouveau document annexe qui détaille le fonctionnement de la société française a été post sur le... bah, le post d'intro : si vous voulez mieux comprendre et approfondir l'univers global de GoP, je vous invite à le lire Wink
- le scénario global des 6 premiers épisodes qui sera dans le PREMIER spoiler, ce qui permet de se remettre facilement dans le bain sans avoir à tout relire o/
- Et, peut-être (si j'ai pas niqué la limite de caractères évidemment XD) la traditionnelle liste des personnages, histoire de se remettre aussi dans le bain o/

Ainsi, sans préambule, c'est parti pour cet épisode 7 tant attendu Mr. Green !

Spoiler


Spoiler

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Draynes MessagePosté le: Mer 16 Aoû 2017 22:45   Sujet du message: Répondre en citant  
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Épisode 7 : Le Cerveau d'Acier


AUSTIN


Après avoir enfilé sa combinaison noire d'assaut, mis un casque militaire aussi sombre que la nuit pour masquer ses cheveux blonds, posé des lunettes de protection sur ses yeux si gris, le Sauveur reprit une ultime fois ses jumelles pour observer le bâtiment.
Au sommet, près de la petite fenêtre plongée dans l'ombre, il avait auparavant subrepticement aperçu un crâne dépasser, sans toutefois pouvoir le distinguer clairement. Il n'avait cependant aucun doute sur le propriétaire de cette tête qu'il se ferait un plaisir d'arracher à mains nues : le Magistère.
À cet instant précis, tout en descendant d'un geste sec de son promontoire pour remonter rejoindre ses troupes, il se félicitait de ne pas être tombé dans le panneau : deux convois étaient en effet sortis du bâtiment dont l'adresse leur avait été gracieusement fournie par Lionel Igen. Il avait immédiatement envoyé des soldats suivre le plus petit, qui devait sûrement être envoyé comme leurre, et l'autre avait été traqué par toute l'escouade de professionnels qu'avait en sa position Austin Amelio.
Les Sauveurs. Quel nom ironique quand il y pensait, quand il remontait dans ses rangs observer cette bande de raclures, de mercenaires sans pitié et sans foi ni loi. Xander avait eu une brillante idée en faisant croire à la population que seulement deux personnes répondaient sous ce pseudonyme, alors qu'en vérité, ils étaient plus d'une centaine. Tous entraînés à tuer, torturer et surtout, rester caché.
Ils étaient des hommes comme les autres, simples et résolus à effectuer leurs vies de tous les jours... jusqu'au moment où Amelio les appelait. À cet instant précis, ils se transformaient en machines de guerre.

Certes, le chef de cette escouade de Sauveurs avait peur d'une chose à l'instant : c'était qu'il s'était trompé, et que le convoi poursuivi n'était en réalité qu'un leurre. Et cela uniquement parce qu'il ne désirait pas perdre la face devant ses hommes, puisque de toute manière des hommes étaient restés devant l'entrepôt et une escouade filait en ce moment même le petit convoi.
Arrivé rapidement en tête de la colonne au garde-à-vous, il se contenta de demander avec calme à son lieutenant, et accessoirement chef en son absence de ce groupe en particulier :
– Ils sont prêts à l'arrière ?
– Oui M. Amelio, répondit avec un ton procédural une voix de femme perdue derrière son masque de protection, ils n'attendent que vos ordres pour rentrer.
– Dites-leur d'attendre, rétorqua Austin en masquant un petit air suffisant, on va d'abord aller déblayer le terrain. Et pour cette fois, je veux y aller avec la manière douce. Compris, Lieutenant ?
– Bien reçu, M. ! répondit la femme en se mettant au garde-à-vous avant de se diriger rapidement vers les deux mercenaires occupés à crocheter la grosse porte d'entrée du bâtiment.
Tout en observant le fessier rebondi du lieutenant se diriger vers le lieu de la future action, Austin ne put s'empêcher de se ressasser le bon vieux temps en esquissant un sourire.

La première fois qu'il l'avait violé, elle n'avait que 8 ans, l'âge parfait cela dit pour lui, et il avait bizarrement pris beaucoup plus de plaisir qu'à l'accoutumé. Du coup, il avait réagi d'une manière logique et calculée : massacre de sa famille, kidnapping de la fillette et enfermement dans sa cellule privée. Depuis ce jour-ci de l'année 2026, il l'avait violé tous les jours, dans une sorte de routine. Au début, elle résistait, puis à force, elle ne faisait que soulever sa petite jupe quand il entrait.
Et cela avait duré jusqu'en 2036, plus tôt dans l'année, quand elle eut atteint la majorité. À partir de cet instant, il se passait comme un blocage chez Amelio, pour la simple raison que la désormais femme accomplie était trop vieille. Cependant, il ne voulait pas la tuer. Non. Du coup, il l'avait envoyé dans son commando qui s'était occupé de sa formation, puis il a tué l'ancien lieutenant pour qu'elle puisse prendre sa place.
Et c'était donc ainsi que, de simple victime d'un viol pédophile, elle était devenue une fière femme lieutenant dans son escouade de malade. Et il en était très fier, elle était sa plus belle création, même s'il ne se souvenait bizarrement plus de son nom.

Un bruit de rechargement de mitrailleuse à côté de lui le fit revenir à la réalité et il leva brutalement un bras, ce qui rétablit un silence absolu. Les hommes n'osaient même plus respirer, et cela arrachait un sourire cruel au blond. Il aimait diriger des gens aussi fous que lui, il se sentait en bonne compagnie.
C'est ainsi que, d'un très léger hochement de tête, il lança le signal aux hommes postés devant la porte qui ouvrirent donc avec une infinie prudence cette dernière. Un rapide coup d’œil de Austin au lieutenant lui fit comprendre qu'elle avait également lancé l'ordre pour l'équipe à l'arrière, et il approuva imperceptiblement.
Immédiatement, la jeune femme vint se ranger à ses côtés et ils entrèrent doucement, mais sûrement dans la grande pièce qui se dressait devant eux. Une unique salle, aussi grande que la cour principale de la Prison de la Santé, avec un plafond sombre et une absence totale de lumière. Heureusement pour les Sauveurs, ils avaient des lunettes de vision nocturne très performantes, qui leur permirent de voir arriver précautionneusement du fond de la salle, la deuxième équipe.
En tournant lentement sur lui-même, la main posée nerveusement sur son fusil d'assaut, il s'aperçut qu'il était au centre d'un énorme couloir, lequel était entrecoupé sur les côtés de grandes alcôves renfoncées dans les murs, sans portes d'entrées ni fenêtres, comme si elles avaient été creusées à la va-vite.
La lieutenant, d'un geste professionnel, se mit dos contre Amelio pour le couvrir, ce qui fit naître dans le creux de son dos un frisson d'embarras, mais il se dirigea plutôt à pas feutré vers une des excroissances, pour y observer à l'intérieur une chambre.
Assez petite, de fortune même, mais paradoxalement assez grande pour entreposer deux lits, réservés pour une personne, collés contre les murs en pierre noire très sombre et un meuble de bois Ikea classique entre les deux. Sur chacun de ces lits reposaient des formes sombres, profondément endormies, sûrement dans un bonheur béat, en ignorant évidemment totalement qu'ils ne se réveilleront jamais.

Le chef de l'escouade de Sauveurs recula prudemment pour ne pas alerter les occupants visiblement jeunes des lits et se tourna vers la lieutenant, se penchant pour lui prononcer avec un ton doucereux à l'oreille :
– Plan Mouton. Va avertir les autres, et désigne-en un pour le cri.
– À vos ordres. Répondit la femme en s'en allant, non sans toutefois que leurs mains ne se pressent mutuellement dans un geste purement affectif.
Agacé, le blond se frotta le membre concerné contre sa combinaison avant de retourner dans l'alcôve à pas de loup, pour observer de plus près ses futures victimes. Sur le lit de gauche, se tenait un garçon de 14-15 ans, aux cheveux noirs et aux yeux fermés. Pas son genre, la lieutenant s'en chargerait donc.
Quand son regard se posa sur l'occupante du lit de droite, sa virilité s'érigea brusquement et un petit rictus de satisfaction mêlé à de l'envie se grava sur son visage. La petite fille devant lui devait avoir à peu près 7-8, maximum 9 ans. Ses cheveux d'un blond éclatant reposaient en cascade sur l'oreiller blanc comme neige, ses yeux étaient clos, sa bouche entrouverte laissait voir qu'il lui manquait une dent et sa poitrine plate se soulevait au rythme de ses respirations.
Austin venait de trouver son futur objet. Il ne comptait donc pas la tuer, mais l'utiliser. Cependant, pour cela, il fallait que la lieutenant soit au courant de ses projets.
Ainsi, quand sa collègue rentra de nouveau dans la pièce en faisant un signe de tête, son chef lui fit un signe grotesque de fellation en pointant du doigt son lit.
Il lui sembla soudainement voir la lieutenant serrer brièvement un poing, mais il n'en eut cure puisqu'il la vit malgré tout sortir son couteau de chasse pour le placer avec précaution et entraînement juste au dessus du crâne de sa cible, qui ne se doutait de rien. Austin, lui, ne voulant pas user de moyen létal, se contenta de mettre doucement sa main gantée de cuir au dessus de la bouche de la petite.

Les secondes passèrent et aucun bruit ne se fit entendre dans l'ensemble de l'immeuble. Le blond attendait, patiemment, que l'homme chargé de coordonner les exécutions viennent vérifier dans son alcôve qu'ils étaient bien prêts.
Quand il crierait, toutes les personnes présentes ici seraient abattues comme de vulgaires animaux, et cela réjouissait intérieurement Amelio, qui sentait son érection se renforcer à cette idée, bizarrement. Soudainement, il vit un éclair noir se caler dans la porte, acquiescer d'un signe calme, puis repartir vers le milieu lentement, tout en tenant dans sa main un mégaphone. Le blond exigeait toujours que cet objet soit dans les fournitures amenées par ses hommes, au cas où l'opération Mouton, sa préférée soit-dit en passant, ne soit déclenchée.
Soudainement, un hurlement bestial retentit dans l'immeuble, faisant se redresser brusquement l'adolescent qui s'empala brutalement sur le cran d'arrêt de la lieutenant, qui était restée immobile. De son côté, le chef des Sauveurs plaqua sa main sur la bouche de la fillette et lui boucha le nez pendant quelques secondes, le temps qu'elle comprenne qu'elle devait arrêter. Les larmes aux yeux, elle cessa momentanément de se débattre et le blond, heureux, énonça à voix haute :
– Trouve-moi un endroit calme, que je puisse m'amuser.
– À vos ordres, M. Amelio ! Répondit la femme, qui se plaqua cependant contre la paroi en entendant une rafale d'arme automatique retentir.

Alerte, Amelio donna un violent coup de poing dans la tempe de la petite, la laissant assommée dans l'alcôve. Il lança ensuite un rapide coup d’œil à la lieutenant, qui acquiesça et se mit au garde-à-vous devant l'entrée, prête à tirer, pendant que son coéquipier et chef s'élançait à l'extérieur.
Arrivé au centre de la bataille, il vit un de ses hommes tomber dans un cri, abattu par une rafale. Il se dirigea alors vers lui et l'acheva rapidement d'une balle de pistolet, avant d'analyser la scène. Une vingtaine de rebelles, devant lui, venus de l'entrée arrière. Il en déduisit que ses hommes à l'arrière s'étaient fait massacrer.
Soudainement, il aperçut au milieu des troupes rebelles un crâne chauve, qu'il reconnut : c'était celui qu'il avait vu à la fenêtre. Immédiatement, il se mit à se diriger en courant, entouré par trois de ses hommes venus spontanément le couvrir, vers l'homme pour l'achever et enfin faire cesser cette mascarade.
L'apercevant manifestement se diriger vers lui, l'homme hurla un ordre et ses troupes tentèrent de se resserrer autour de lui, mais un léger geste d'Amelio fit que ses trois gardes du corps attitrés les mitraillèrent. Les quatre hommes visés s'écroulèrent sur le sol et le cinquième, après avoir tué un des trois soldats qui tomba à la renverse, se prit une balle d'Austin dans la gorge.
Tombant à genou, le rebelle tenta d'écouler le flot de sang qui faisait qu'il perdait petit à petit sa vie, mais le blond l'ignora et se dirigea vers le chef, qui fuyait avec les survivants de la petite escouade.
L'offensive des rebelles avait lamentablement échoué. Ils avaient tenté de leur tendre un piège, mais les Sauveurs étaient trop puissants.

Ne désirant pas que l'homme s'enfuie, il accéléra et courut cette fois-ci le plus vite qu'il put, tout en tirant à l'aveugle dans la foule de rebelles qui entouraient leur chef en le protégeant de leurs corps.
Un, deux, trois, quatre tombèrent avant qu'une des balles arriva par hasard à se loger dans la jambe du fuyard. En étouffant un cri, il tomba à terre et le rebelle qui essaya de le relever par réflexe tomba mort à la seconde où il s'arrêta.
Ce fut alors à cet instant que le Sauveur s'arrêta en soufflant et enleva son casque de protection, tout en entendant avec une certaine jubilation les cris des rebelles agonisants et des fuyards massacrés par les troupes sorties entourer le bâtiment. Il plongea alors son regard dans celui du chef de l'escouade et il le vit alors.. sourire ?
Soudainement énervé, Austin lui écrasa la jambe avec sa botte pour lui arracher un cri sourd, tout en énonçant avec un ton sadique :
– Alors, Obéron Rider, tu croyais vraiment que tu allais fuir ? C'est fini. Tes troupes sont toutes mortes et toi, tu es là. À mes pieds.
Le formateur darda ses yeux orangés sur lui et éclata de rire, un rire franc, froid mais néanmoins faible, ce qui fit monter la colère dans l'esprit déjà embrumé par l'adrénaline du combat. Ce fut alors que le rebelle condamné l'acheva mentalement en disant simplement :
– Oh, non. C'est toi qui as perdu, mon coco. À l'heure qu'il est, les survivants de la Fraternité sont à l'abri dans leur nouveau QG. Et je suis ta seule chance de les trouver. N'espère pas que tes hommes restés à notre ancienne base puisse te communiquer notre position, ils sont tous décédés. Maintenant, tu as le choix. Fais donc le bon, Amelio.

Et ce dernier le fit, sans un mot, en tirant une balle dans la tête du formateur. Obéron, un sourire aux lèvres dans la mort, s'affaissa sur le côté et s'écroula en laissant derrière lui une trace de sang s'écoulant sur le mur noir.
Fou de rage, il se releva en tremblant et énonça en hurlant :
– Débarrassez-moi cet endroit de cette racaille ! Et je ne veux que personne ne me dérange ! Qu'on me laisse seul !
Immédiatement, les deux survivants de la petite lancée dans les rangs ennemis s'écartèrent brusquement pour laisser passer le Sauveur, qui leur darda un regard cruel et meurtrier. À cet instant, tout son corps et son esprit était tourné vers une seule échappatoire : la fillette.
Il allait la pénétrer tellement fort qu'elle allait hurler à la mort, mais il s'en foutait. Tout ce qu'il souhaitait, c'était que sa pulsion s'en aille. D'habitude, il se satisfaisait intérieurement de cette envie de meurtre et il allait tuer quelqu'un dans la rue.
Mais là, c'était surtout l'échec qui le mortifiait : la Fraternité était certes morte, mais le Magistère courrait toujours. Il se devait donc d'aller foutre sa virilité dans le vagin d'une petite pour se soulager et surtout, pour éprouver l'impression d'avoir gagné cette bataille.
Une fois arrivé devant l'alcôve, la lieutenant lui fit un rapide signe de garde-à-vous, mais Austin passa devant elle en tremblant, sans y faire attention. Jusqu'à ce qu'il se retourne et l'égorge sauvagement.

La lieutenant tomba à terre sans un cri, en se vidant de son sang, et le Sauveur poussa un soupir de contentement avant de brusquement se tourner vers la petite encore évanouie et de lui déchirer sauvagement son pantalon.
Cette dernière ouvrit immédiatement les yeux, mais le blond lui darda un regard empli de maladie et de désir sexuel non contenu, avant de violemment la gifler du dos de sa main gantée. Les larmes montèrent aux yeux de la blonde, mais l'adulte l'agrippa violemment par les cheveux et déposa ses lèvres cruelles sur les siennes.
De l'autre main, il amena celle de la petite qui se débattait vers son pantalon et il entreprit de lui faire descendre sa braguette, pendant qu'il dévorait littéralement les petites lèvres de la fillette.
À côté de lui, l'agonie du lieutenant féminin venait de se terminer dans un ultime soupir, mais le futur violeur n'en avait cure. Il se contenta de se relever en entraînant la blonde aux yeux verts avec lui.
Rapidement, il descendit le pantalon et força la gamine à enserrer son dur sexe dans sa petite bouche si tendre et si excitante pour le pédophile. Elle comprit cependant ce qu'il fallait faire quand l'homme fit lentement avancer sa tête de façon à ce que le gland soit légèrement titillé et il rejeta la tête en arrière en poussant un soupir.

Ainsi, pendant de longues minutes, la gamine fit une fellation forcée à Austin Amelio qui, bizarrement, ne guidait même plus la petite. Elle effectuait l'action d'elle-même, les yeux fermées, et le plus excitant pour le pédophile restait malgré tout les petites larmes qui gouttaient périodiquement des orifices fermés et tombaient sur son pénis en érection, le refroidissant. Après encore quelques secondes, il s'épancha dans sa bouche au point que la petite s'étouffa et se mit à tousser de tout son être.
Pendant l'action, le blond se pencha, l'embrassa à pleine bouche sans se départir de son cruel sourire de contentement, lui plaqua brutalement une main sur le vagin et énonça avec calme :
– Dorénavant, tu es à moi, petite. Prépare-toi à vivre les meilleures années de ta vie.
Et, à cet instant, l'air horrifié de sa future victime sexuelle fit un baume au cœur du violeur, qui se contenta d'oublier un instant la bataille contre les rebelles pour se concentrer sur l'instant présent.
Il avait trouvé une petite copine, dans tous les sens du terme.
Et il comptait bien la garder le plus longtemps possible.


**

*

**


SAMUEL


Arrivé devant la porte de son immeuble, Helbecque ferma les yeux, se mit à sourire et soupira de contentement. Il était enfin de retour chez lui, dans son petit immeuble paisible et sans histoire, loin de la Fraternité, de ces futures responsabilités. Il voulait juste être un peu tranquille.
Certes, il avait du suer sang et eau pendant des jours pour convaincre le Magistère de laisser sa chance à son Officier de Probation, tout en se demandant quand même si sa requête avait été acceptée et surtout pourquoi il l'avait exigé à la base.
En passant dans le rez-de-chaussée du petit immeuble, il haussa un sourcil surpris en n'apercevant personne dans le studio à la base occupé par Abraham Ford, mais se désintéressa vite de cet état de fait pour se ranger dans l'ascenseur et enclencher avec vigueur le bouton de son étage.
Ainsi, pendant ce court trajet coupé du monde dans une étroite cabine de métal, son esprit vagabondait à sa guise, sa principale préoccupation étant ainsi la recherche de Nicolas Talbert. Il ne pouvait plus laisser ce malade menacer sa vie.
Il devait mettre un terme à sa cavale, et ce de manière définitive. Il n'avait pas prévu de le tuer cela dit, juste de lui faire comprendre à quel point le petit Helbecque avait changé. Car ce court séjour chez les rebelles lui avait malgré tout fait comprendre quelque chose : la majorité de ses futurs collègues portent un intérêt au respect de la liberté et, paradoxalement, à la vie d'autrui.
Un soupir d'agacement retentit dans l'habitacle et il commença à taper à un rythme régulier sur le sol de l'ascenseur, ne souhaitant, tout d'un coup, juste que se poser dans son canapé et s'endormir, normalement. Il en avait assez pour la journée.

Quand l'ascenseur arriva à son étage et que les portes s'ouvrirent, il se vit sortir et se diriger lentement vers la porte d'entrée de son appartement bizarrement légèrement entrouverte, mais son esprit était ailleurs. Il vagabondait encore entre ces différentes opinions, concernant notamment le régime, la Fraternité et la mort de Nicolas Talbert.
Il en avait assez de toujours penser à tout, son esprit aimait partir dans toutes les directions possibles et imaginables, mais cela commençait à l'énerver. Il souhaitait ardemment, à l'instant, redevenir un être humain normal, qui ne ferait juste que penser à ce qu'il allait manger à midi plutôt qu'à réfléchir avec une certaine délectation sur les différentes manières de se débarrasser d'un homme.
Samuel se doutait qu'il était en train de changer, de se durcir, mais, à l'heure actuelle, il souhait arrêter. Redevenir niais. Se poser dans son canapé, regarder un des rares programmes non censurés par le virus dictateur, oublier deux secondes les enjeux nouveaux posés par cette maudite Fraternité.
Et toute cette réflexion se fit en un instant dans sa cervelle quand il aperçut l'ampleur des dégâts.

Son salon était sens dessus-dessous. La caméra imposée par le régime avait été arrachée avec force et reposait par terre, le câble sorti du mur continuant par intermittence à grésiller. Son écran de télévision, étendu sur le sol, était fendu, comme en témoignait les éclats de verre tout autour... à moins qu'il ne s'agisse de ceux émanant de son ancienne table en verre, qui n'était maintenant plus que fragments éparpillés sur le sol moelleux de sa moquette.
Le canapé, ce canapé dans lequel il rêvait quelques minutes plus tôt de se jeter, ce maudit canapé était renversé sur le côté, les oreillers reposaient sur le plancher, éventrés.
Et, au milieu de tout ce capharnaüm, se tenait debout une personne, qui observait elle-aussi le massacre avec ses énormes bras plaqués le long de son corps. Helbecque ne s'étonnait même pas de voir le colosse roux dans son appartement, étant donné son absence précédemment remarquée, mais cela le mettait néanmoins en rage. À cet instant, une colère sourde l'envahit et il n'eut qu'une envie : hurler, frapper, se défouler sur quelqu'un.

Et ce fut, logiquement, Ford qui en fit les frais en se prenant un violent coup de poing dans le dos qui le fit basculer en avant, pas assez cependant pour le faire s'effondrer tête la première dans les éclats de verre. L'Officier de Probation, plus surpris que blessé, se retourna rapidement pour se reprendre un poing rageur dans le ventre.
Abraham se plia en deux et cracha dans ses dents :
– Putain, mais je peux savoir ce que tu branles merde ?!
– À toi de me le dire, enragea Samuel en frappant nerveusement dans le vide, je rentre chez moi et je te vois au milieu de mon appartement dévasté... J'ai besoin de te faire un topo ?
Tout en se redressant, le rouquin aborda une allure pensive, ce qui fit reculer Helbecque qui se prit la tête entre les mains. Il se croyait en pleine crise d'hallucination, il ne comprenait rien à ce qu'il voyait. Certes, il avait un suspect naturel, mais il ne le pensait pas capable de détruire sans raison garder l’entièreté d'un appartement par pure et folle vengeance.
Le récit d'Abraham qui suivit ce court instant de silence acheva de hérisser les quelques poils de ses bras qui n'étaient pas déjà redressés par la fureur :
– J'étais monté voir si Norbert était encore là et j'ai retrouvé l'endroit dans cet état. Je n'ai rien touché, j'ai juste contemplé en essayant de comprendre, surtout, pourquoi la caméra est dans cet état.
Cette observation fit relever la tête de Samuel qui comprit rapidement où il venait en venir : détruire une caméra du régime était un acte très grave et ce dernier, s'il prenait connaissance de cela, envoyait directement les Sauveurs...
Un frisson de peur panique le parcourut et il se tourna vers Ford pour demander avec un ton résolument moins confiant :
– On a combien de temps devant nous ?
– Oh, répliqua le protecteur du professeur en haussant lascivement les épaules, autant de temps que nécessaire, c'est pas la priorité numéro 1 de ces fils de putes de Sauveurs de régler ces petits larcins. De ce que j'ai pu entendre, ils préfèrent aller violer à droite et à gauche, avec l'accord de notre cher Xander.

C'était la première fois que Samuel l'entendait clairement critiquer abruptement le régime, il était complètement en train de profiter de l'absence de la caméra et du micro inclus à l'intérieur... à moins qu'il s'en foutait comme d'une guigne, auquel cas Helbecque savait qu'il n'avait plus rien à craindre de l'Officier.
Ce dernier, comme s'il avait suivi le raisonnement de pensée de son patron, tourna la tête et les deux regards verts se croisèrent comme s'ils parlaient sans rien dire. Un léger rictus amusé apparut sur les lèvres de Abraham et il s'apprêta à parler, jusqu'à ce qu'un sifflement admiratif retentisse de l'entrée.
En se retournant brusquement, Samuel aperçut rapidement le regard bleu foncé désabusé de William Dunbar, qui se contenta de dire :
– Eh bin, je veux pas être là quand tu t'énerves, ça a l'air d'envoyer ! Tu en avais marre de ta décoration ?
– La ferme, répliqua Samuel pendant qu'il observait du coin de l'oeil Ford tenter de réprimer un petit rire moqueur, mais la question est toute autre : qu'est-ce que tu fous là au fait ?
Tout en se déplaçant lentement et en boitillant très légèrement dans la pièce pour aller notamment toucher lascivement les restes du canapé, il se contenta de dire :
– Je sais où se trouve ton collègue.
– Déjà, constata Helbecque en arquant un sourcil intrigué, eh bin dis donc tu peux être rapide quand tu le veux !
Un petit ricanement sortit de la bouche de Dunbar qui, en affichant un grand sourire ironique, répliqua sur un ton égal :
– Oh, c'est sur que j'ai du retourner ciel et terre pour les retrouver... Bon, je les ai juste suivis quand ils sont sortis de l'immeuble avec ton protégé et j'ai pu constater à quel point ils étaient, soit très intelligents, soit très stupide au choix.

Cette fois, les deux sourcils de Samuel se froncèrent en même temps et il constata que son hypothèse était vraie : Talbert et ce traître de Eric avaient kidnappé Norbert et ravagé son appartement. Le but était inconnu, provenant d'un esprit malade, mais ils allaient sûrement se venger de la mort d'Aaron sur ce pauvre Norbert Hertz, qui n'avait rien demandé à personne.
La fin de la réplique de William lui revint cependant en tête et il demanda avec un ton presque blasé :
– Où sont-ils alors ?
– Au premier endroit où un être humain normal penserait à se réfugier, éluda William en fixant Abraham et la caméra avec une insistance étonnante, chez soi.
Helbecque se retint de justesse de se mettre une énorme gifle : il n'avait même pas pensé à l'endroit le plus évident, la propriété privée de ce cher Nicolas Talbert, qui était réputée comme étant énorme d'après les quelques membres du personnel de Kadic qui avaient pu y aller. En même temps, pour sa défense, il n'avait jamais eu spécialement l'envie de retrouver ce cher professeur de sciences, à part tout récemment.
Et pour une raison assez particulière qui est simplement de se débarrasser de lui.
Quand il croisa le regard de Abraham, il aperçut simplement de l'incompréhension, mais il ne s'en formalisa pas, préférant demander à Dunbar :
– Du coup, comment ça se présente pour Lionel ?
– C'est désespéré, lui répondit franchement le Poisson Noir en soupirant de manière presque blasée, mais le Magistère veut qu'on tente alors on va le faire... Je rentrerai à pied, le VTR que j'ai utilisé a retenu l'endroit, il vous y amènera.
Ce fut Abraham qui conclut la conversation en demandant avec une voix étrange, presque soupçonneuse, et surtout très rauque :
– Qu'est-ce que tu veux en échange, au fait ?
– Juste que Samuel respecte sa promesse, ricana le concerné, histoire que mon objectif soit rempli et, qui sait, que j'obtienne une augmentation.

Ce fut sur ce trait d'humour sarcastique que le membre de la Réunion se détourna et quitta la pièce, laissant dans l'appartement un silence de marbre. Seuls les bruits de pas du rebelle dans les escaliers rythmaient la discussion silencieuse qui se déroulait dans la tête des deux concernés, qui ne faisaient que se fixer.
Après quelques secondes, Samuel se dirigea vers sa grande baie vitrée et observa pendant un court instant le rebelle s'éloigner calmement dans le rue tout en jetant des coups d’œil rapides de droite à gauche. Ensuite, il énonça simplement :
– Bon, on y va ou pas ?
– Avant, répliqua Abraham dans son dos avant que Helbecque n'entende un bruit sourd de métal brisé, on en termine une bonne fois pour toute avec ça.
En se retournant avec une moue étonnée, le professeur observa rapidement les restes du mécanisme de surveillance fourni par le régime de X.A.N.A, le métal noir détonnant au milieu des éclats de verre transparents, ainsi que le visage satisfait de Ford, qui se frottait le poignet comme s'il redécouvrait littéralement la peau à l'endroit où se tenait auparavant le maudit bracelet.
Un léger sourire amusé parût sur le visage du professeur, qui n'eut comme seule réaction une réplique sarcastique :
– Tu me comprendrais, hein, si je ne suivais pas ton exemple ? Je n'ai pas envie de m'attirer encore plus les foudres des gens en haut, j'ai déjà cette putain de caméra à gérer...
Abraham se contenta de retenir un ricanement moqueur, une fois de plus, avant de se détourner et de se diriger vers l'ascenseur, sans jeter le moindre coup d’œil aux restes du fameux bracelet. Samuel hésita pendant quelques secondes sur le palier de la porte en jetant un rapide et ultime regard appuyé sur les restes de son cher appartement, avant d'aller rejoindre son Officier de Probation.

Le trajet du palier au VTR se passa en quelques secondes et dans un silence total, qui aurait pu être très pesant si les deux hommes n'étaient pas concentrés sur quelque chose. Pour Abraham, le professeur ne pouvait pas le deviner étant donné le fait que, étant un être humain normalement constitué, il ne pouvait pas lire dans les pensées des gens.
Mais, pour Helbecque, plusieurs noms se rencontraient dans son cerveau, s'entrechoquaient et s'amusaient à le tourmenter. Il pouvait résumer cela en disant qu'il s'agit uniquement de ses objectifs vitaux. Et, pour l'instant, ils étaient au nombre de quatre, classés par ordre d'importance.
Nicolas Talbert.
Eric Raleigh.
Clay Julius Matissard.
Jonas Helbecque.
Il était intérieurement navré de faire passer son frère après les autres, mais retrouver Jonas était plus un fantasme, un rêve, qu'un pur objectif tangible et faisable. Il était quasiment sur à plus de quatre-vingt dix pourcents que l'homme était mort ou transformé, détruit, par le régime. Il ne le retrouverait jamais dans un bon état.
Là où, à l'inverse, les trois autres personnes dans sa liste étaient toutes vivantes, et en bon état, excepté la troisième qui semblait plus proche de la fin que du début. Mais, pour le Magistère également, il ne nourrissait pas un objectif de destruction pur et simple, mais au contraire, il cherchait juste à gagner sa confiance. Ce satané aveugle avait un charisme pur et contagieux, et Samuel voulait vraiment en être, participer à la vie de cette Fraternité.
Une rapide et forte tape sur l'épaule le ramena dans la réalité et il s'aperçut avec stupéfaction que le Véhicule de Transport Rapide était à l'arrêt, ce qui signifiait qu'ils étaient déjà arrivés. Quand Abraham croisa son regard, ce dernier se contenta de hausser les épaules et d'expliquer :
– Dunbar avait mis cinq minutes comme instruction, j'ai regardé pendant le voyage.
En sortant du taxi robotique, Helbecque leva les yeux et constata qu'il se trouvait en plein cœur du quartier des Hauts-de-Seine, tout près du fleuve portant le même nom. Et, juste devant lui, il pouvait apercevoir un long pont de métal branlant, chancelant, quasiment en ruine. Il savait où il se trouvait : il s'agissait de l'île Seguin, là où se trouvait autrefois une vieille usine Renault en ruine ayant été détruite suite à la découverte d'un Supercalculateur quantique dans ses sous-sols.
Samuel se souvenait parfaitement de cette affaire, il avait même été intrigué et choqué de voir un ordinateur aussi puissant et sophistiqué dans une aussi vieille ruine. Mais, à l'instant présent, il était beaucoup plus impressionné par l'immense maison se trouvant à l'autre bout du pont, précisément à l'endroit où se trouvait cette usine.

En effet, devant lui, de l'autre côté du pont semblant appartenir au siècle dernier, se trouvait un grand portail en fer peint en blanc, les barreaux étant positionnés suffisamment près les uns des autres pour parer toute tentative d'intrusion, aidés en cela par les pointes hérissées qui pointaient en haut de cette somptueuse porte d'entrée antique. De plus, de part et d'autre du portail, Samuel pouvait voir un énorme mur de briques rouges qui semblait mesurer au minimum 3 mètres de haut et entourer l'ensemble de l'énorme propriété de Nicolas Talbert, au sommet duquel le professeur de français avait mis une épaisse couche de fils barbelés pour empêcher l'escalade, là aussi.
Pendant quelques secondes, ils restèrent immobiles avant de décider d'un commun accord avec un hochement de tête de se rapprocher de la maison, avec prudence cela-dit. Une fois le pont franchi sans difficulté, ils s’arrêtèrent devant le portail et se séparèrent : Abraham commença à faire le tour du mur en tentant de trouver une issue, tout en marchant prudemment pour ne pas tomber dans l'eau sale et trouble de la Seine en contrebas, même si l'espace séparant le fleuve du mur était suffisamment grand pour permettre à un homme de se balader.
Helbecque, lui, se rapprocha du portail et observa ainsi une petite sonnette rustique, reliée au portail et activable par un fil d'un rouge pétant. S'étonnant intérieurement de ne pas voir de hauts-parleurs pour transmettre le son, il en déduisit qu'un mécanisme devait servir à diffuser le son de la sonnette à l'intérieur de la maison.
Cependant, il tendit sa tête pour observer l'intérieur de la propriété et put ainsi voir de la pelouse vert claire, impeccablement tondue, sans doute par un des multiples robots créés par le Laboratoire. Il put aussi voir des arbres, petits comme énormes, blancs pétants pour les bouleaux comme d'une couleur marron plus classique pour de probables chênes n'ayant pas encore terminée leur croissance. Mais surtout, la maison attira instantanément son regard par son immensité.
Il s'agissait presque d'un château, à vrai dire, sauf qu'il n'y avait pas de pont-levis ou de devis, même si la mégalomanie de son propriétaire fait qu'il avait du sûrement y penser. Le manoir était, contrairement au portail d'entrée, extrêmement sombre, car entièrement recouvert d'une couche de peinture noire. Les murs, les bords des fenêtres, la monstrueuse porte d'entrée visible même de là où se trouvait Samuel, les marches pour y accéder : tout était noir. Seule la petite cour de galets gris située entre le parc et l'entrée ressortait clairement de cet ensemble très terne, contrebalancé par la petite portion de jardin entourée d'une clôture elle-aussi noire et fermée de l'extérieur par une petite porte de couleur marron délavée, comme si elle n'avait pas été repeinte depuis de très nombreuses années.

Il sentit la présence d'Abraham dans son dos avant même qu'il ne parle, et il l'invita ainsi en se retournant à parler :
– Je pense avoir trouvé une entrée, y a un endroit où le barbelé a été légèrement rabaissé, suffisamment pour qu'avec un peu d'élan, on puisse sauter par dessus.
– T'as vu la hauteur de ce mur ? Comment tu veux qu'on passe tous les deux en sautant ? s'étonna Samuel en haussant un sourcil.
Un léger sourire émana du visage grave de Ford et il dit avec un ton de conspirationniste affirmé :
– Tu crois que le robot nous en tiendrait rigueur si on grimpait sur sa caisse ?
Un léger ricanement sortit de sa bouche sans que le professeur ait le temps de le contrôler mais il enchaîna en haussant les épaules, puis en disant avec ironie :
– Combien de temps pour qu'il y aille ? Une minute ?
– Tu le surestimes on dirait, lui répondit sur le même ton Ford en regardant attentivement le conducteur robotique du taxi, je dirais approximativement vingt secondes.
Et Abraham lui-même l'avait surestimé, puisqu'il fallut exactement quatre secondes et vingt-cinq centièmes au VTR pour se positionner en parallèle du mur, à l'endroit précis où le fil barbelé qui était auparavant très droit était là complètement aplati, assez étrangement, assez pour qu'on puisse monter dessus sans se piquer.
En sortant du véhicule désormais à l'arrêt, Helbecque se contenta d'énoncer l'évidence :
– On est d'accord que c'est un piège ?
– Évidemment, rétorqua Ford en examinant attentivement la carlingue du véhicule et la Seine en contrebas, mais bon c'est pas comme si on avait le choix. Ça m'étonnerait, si c'est prévu par Talbert, qu'il nous ait laissé un autre endroit ou grimper.
Sur ce, le silence s'installa, et le rouquin attendit quelques secondes avant de monter sur le toit du véhicule qui s'affaissa légèrement, mais à son grand soulagement ne craqua pas sous son poids. Samuel attendit patiemment que l'homme prenne son élan, mais il ne le fit pas : il se contenta de tendre les bras au maximum. Helbecque se doutait que quelque chose clochait, mais la réaction de Ford ne fit que confirmer ses attentes :
– Putain, ils ont même ménagé un endroit pour qu'on puisse mettre nos mains, ils sont sympas pour des salauds au final !

Ainsi, après une petite seconde pour se préparer, Abraham s'élança en avant et attrapa avec fermeté le bord du mur en hauteur, en étouffant cependant un grondement de douleur quand sa jambe gauche heurta sans le vouloir une brique rouge. Samuel, en montant à son tour sur le toit du véhicule qui ne s'affaissa pas autant que précédemment, vit le protecteur roux contracter ses muscles de bras pour se hisser de toutes ses forces au sommet, ce qu'il arriva à faire après une trentaine de secondes de labeur.
Arrivé en haut, il se redressa, souffla et dit avec une voix un peu plus forte, comme pour se faire entendre :
– Il est suffisamment large pour qu'on puisse monter à deux dessus ! Saute, je te remonterai !
Tout en disant cela, il s'était agenouillé légèrement, tendait une main ferme sur le bras et s'apprêtait visiblement à se contracter pour soulever la masse plus malingre de son protégé. Ce dernier hésita plus longtemps, comme s'il manquait de confiance en Abraham, ce qui était le cas soi-dit en passant, mais il finit par se jeter en avant, trop haut cela-dit. Ainsi, ce fut le col du professeur d'histoire que l'énorme main de l'Officier de Probation se referma, et ce fut ainsi par ce moyen qu'il le hissa au sommet, en trimant un poil plus qu'il ne le pensait au départ.
Une fois sur ses pieds, la première réaction de Helbecque fut de soupirer lascivement en époussetant d'un geste de la main son col de veste qu'il avait pourtant repassé peu de temps auparavant, et sa deuxième fut une simple question :
– Bon, c'est bien, mais comment on descend maintenant ?
– Bah, comme ça ! le nargua Abraham, dont la voix semblait être plus profonde, comme s'il était plus bas.
En baissant les yeux avec étonnement, Samuel vit ainsi son allié sur un tas de terre surélevé, ressemblant à un mini terri de couleur marron. Il était en train d'admirer une plaque de cuivre ou de fer épaisse plantée dans le sol, comme s'il s'agissait d'une...

En réalisant ce que ça pouvait être, Helbecque pâlit légèrement et se jeta alors dans le vide après encore une seconde d'hésitation. Ses bras heurtèrent violemment une branche d'un arbre à côté, ce qui lui arracha un grondement, et Abraham s'écarta violemment pour le laisser s'écraser dans le tas de terre mélangée avec un peu de boue qui amortit sa chute.
Tout en se redressant et en époussetant de nouveau sa veste désormais maculée de terre, il demanda :
– Comment tu savais qu'il y aurait un truc pour nous rattraper ?
– Ils nous ont aménagé un moyen de monter, répondit Abraham sans se tourner une seule seconde, je ne vois pas pourquoi, dans leur gentillesse, ils n'auraient pas fait quelque chose pour nous faire descendre.
– Ils auraient pu nous plumer avec un flingue, un robot, qu'importe ! protesta Helbecque en se tournant pour observer à son tour la plaque.
Immédiatement, sa gorge se serra et ses protestations se perdirent dans sa gorge, ce qui fit soupirer Abraham qui énonça avec gravité en faisant un geste lassé de la main :
– Ils voulaient sûrement nous montrer ça... Si c'est pas un message explicite ça !
En effet, devant eux, comme le soupçonnait Samuel, se tenait une plaque funéraire très simple, mais terriblement explicite. Elle comportait en tout et pour tout deux mots et deux chiffres.

Aaron Raleigh

1996 – 2036


Samuel recula imperceptiblement d'un pas en constatant qu'il était en train de marcher sur la tombe d'un mort, mais Abraham était plus obnubilé par un autre élément assez amusant. En détournant rapidement le regard, il aperçut deux trous creusés à même le sol, avec la pelle encore au fond du trou et deux plaques funéraires identiques, mais vides, avec un marteau et un silex sur le côté pour pouvoir tailler dessus, à l'ancienne.
Sa seule réaction avant la suite rapide des événements fut de dire avec calme :
– Bon bin, maintenant, on sait ce qui nous attend. Dépêchons-nous d'en finir.
Et ensuite, Samuel hurla. Un hurlement bovin, viscéral, qui contenait une douleur véritable et sincère.
Immédiatement, le rouquin se détourna pour l'observer et eut à peine le temps de bouger qu'une arme s'abattit avec fracas sur sa nuque.

En effet, pendant ce court laps de temps, le professeur d'histoire avait commis l'erreur de reculer encore d'un seul et unique pas, sur un espace de terre plus meuble, comme s'il recouvrait quelque chose. Et, à ce moment, pile au pied de la tombe du défunt Officier de Probation de Nicolas Talbert, un mécanisme s'est déclenché.
À ce moment précis, la douleur qui naquit au niveau de son pied gauche fut telle qu'il ne put se retenir et la fit sortir par un hurlement. Ses yeux se remplirent rapidement de larmes et il tomba à genoux, en essayant de baisser ces mêmes yeux pour voir, comprendre.
Ainsi, il ne vit pas l'agresseur d'Abraham assommer ce dernier d'un coup sec, tout comme il ne le vit pas s'approcher lentement, s'accroupir à côté de lui et énoncer d'une voix fatiguée, mais douce :
– Eh bien, comme quoi, les pièges à l'ancienne, ça marche encore... C'est Aaron qui m'avais appris à m'en servir... À une époque, on aimait bien partir chasser ensemble, mais maintenant...
La douleur envahissait derechef Samuel, qui baissa la tête en réprimant un grognement. Cette fois-ci, il aperçut au milieu de la buée causée par ses larmes les crocs en fer du piège à loup enfoncés dans la chair de son pied, comme la mâchoire d'un requin se refermant avec férocité et inéluctabilité sur sa proie.
Soudain, il sentit une poigne de fer lui relever la tête avec violence, et des yeux marron familiers apparurent devant lui. Tout en lui dardant un regard emplis de colère, mais également de tristesse, l'Officier de Probation énonça en soupirant et avec un ton de voix dément :
– Maintenant, tout ça c'est fini à cause de vous deux... Et de Talbert, mais son tour viendra après... Enfin bref, il est temps d'y aller, Monseigneur va s'impatienter.
Immédiatement après cette diatribe, Eric Raleigh administra un violent coup de crosse à Samuel qui rejoignit son partenaire d'infortune dans l'abysse de l'inconscience.


**

*

**


CÉDRIC


Le silence régnait entre les deux personnes confortablement assises sur un sol de pierre, dans une salle sans meuble, sans fenêtre, sans poussière, rien. Il y avait juste une lampe, posée au milieu de la pièce, qui éclairait le visage des deux protagonistes, de ces deux membres de la Réunion plongés dans un profond rituel.
Cédric Yvantal ne comprenait pas vraiment ce que sa partenaire faisait, mais il ne parvenait pas à cesser de darder son regard noir si inexpressif sur le visage de Vanessa Idolato, qui gardait les yeux fermés et une mine grave. L'écrivain, étant rationnel à l'extrême et aussi ouvert à la nouveauté qu'un quelconque membre du régime, exécrait intérieurement tout ce qui traitait de la religion. Pour lui, ce n'était que du mensonge, de la manipulation, mais il savait se contenir, ne rien montrer. Et puis, ils étaient dans une situation particulière ici, dans ce refuge miracle.
Ils avaient appris trente minutes plus tôt le décès tragique d'Obéron Rider et, même si le membre de la Réunion n'appréciait que cordialement son collègue et ne montra pas le moindre signe de tristesse, les autres si. Ils avaient tous réagi différemment, sauf Cédric : lui n'avait pas réagi, comme d'habitude. Il s'était contenté de laisser le Magistère réfléchir, à sa demande, et suivre Vanessa, à sa demande là aussi, dans son antre.

L'écrivain sortit de ses pensées quand la voix douce et forte à la fois de la femme s'imposa dans la pièce :
– Tu crois que la Fraternité survivra à ça ?
– Pour l'instant non, rétorqua Cédric avec sa franchise habituelle, nous n'avons plus de soldats et de formateurs, on doit fermer boutique.
Un soupir à la fois amusé et désespéré sortit de la bouche de Idolato, qui s'adossa contre le mur sombre et rétorqua avec un ton grave :
– Putain, est-ce qu'il y a pas une fois où tu arrêteras d'être honnête ou de croire en quelque chose ?
– J'ai cru autrefois, lui répondit Yvantal en se tortillant les mains pour instaurer un faux malaise, et je me suis fait démonter alors bon. Maintenant, on peut dire que je suis... réaliste.
– T'es surtout un gros suiveur, répliqua Vanessa en émettant un rictus miséricordieux, tu n'imposes jamais ta volonté, c'est dommage. Tu as beaucoup de potentiel pourtant si tu devenais un soldat...
Quand le si-contrôlé Cédric émit un bref ricanement exprimant la moquerie, les yeux de son interlocutrice s'écarquillèrent, mais il se reprit vite en énonçant avec un calme détonnant :
– J'ai besoin de te rappeler ce qui se passe dès que je vois un peu de sang ? Je suis déjà pacifiste et également hématophobe alors m'engager comme soldat, c'est même pas la peine.
– Un pacifiste qui s'engage dans une rébellion armée ? On aura tout vu ! ricana à son tour Vanessa en se rapprochant de la lampe.
Le visage de Yvantal s'assombrit brusquement et il énonça avec un ton grave :
– Disons que X.A.N.A. est un cas particulier. Détruire un programme humain et tuer un humain, ce n'est pas le même degré de violence, dirons-nous. Et toi, tu es croyante ?

C'était également une des grandes caractéristiques du si grand et haï écrivain Cédric Yvantal : celle de changer de sujet comme un cheveu sur la soupe, juste pour voir une lueur de perplexité naître dans le regard de son interlocuteur. La surprise, la perplexité, l'expression des émotions humaines, ça le fascinait tout simplement.
Et il était tellement absorbé que la réponse lui parvint avec presque une demi-seconde de décalage :
– Tu crois que c'est pour quoi que je suis ici ? Non, plus sérieusement, je suis complètement athée et fier de l'être, je suis pas un catho dévot comme Antoine...
– Tu crois qu'un jour, on couchera ensemble ? demanda abruptement l'écrivain avec un regard torve.
– Tiens, s'étonna Vanessa en fixant ses doigts avec amusement, tu me l'avais pas sortie depuis longtemps, celle-là... Peut-être, peut-être pas, l'avenir nous le dira.
C'était pour cela qu'elle était la seule personne que Cédric appréciait véritablement dans la Fraternité, pour ce regard, cette différence et cette franchise étonnante qui venait instantanément briser tous les blancs qui pourraient se créer lors d'une conversation, quelle qu'elle soit.

Ce fut cependant une voix faible, enrouée mais pourtant puissante qui rompit cette si agréable conversation en un éclair :
– Cédric, Vanessa... J'étais sûr que vous seriez là. Nous devons parler.
– De quoi, des hommes que vous avez envoyés à la mort sans aucun scrupule ? rétorqua la concernée avec un ton sec.
Le visage ridé de Clay Julius Matissard se tendit légèrement et ses yeux bleus aveugles se plissèrent avant qu'il réponde en faisant craquer bruyamment son cou :
– Tu ne comprendrais pas si je t'expliquais. Toi, notre regretté Obéron, Lionel, William ou encore Antoine, vous ne comprenez rien à la stratégie de la Fraternité actuellement...
– Si tu nous expliquais en même temps, on pourrait comprendre et être prêt ! Putain, on aurait pu éviter ce massacre si on avait été prévenu...
– Rien n'aurait pu empêcher ce qui s'est passé, pour la simple et bonne raison que c'était totalement inévitable.
– Donc, vous êtes en train de dire que vous aviez prévu cette boucherie... ?
Un soupir agacé fut l'unique réponse du vieil homme, ce qui fit serrer violemment les poings de Vanessa qui se leva et déclama avec une voix glaciale :
– Je vois... Je ne dirais rien, comme ultime marque de respect envers votre personne, mais c'est la dernière fois. Ne vous étonnez pas si, un jour, on vous demandera des comptes. Parce que vous l’aurez totalement mérité.

Les paroles étant dites et la vérité rétablie, plus rien ne retenait Idolato dans cette salle, qui sortit de manière royale en haussant la tête comme une leader. Le Magistère ne réagit d'abord pas, il se contenta de réfléchir silencieusement.
De son côté, Cédric s'était contenté d'observer la conversation sans rien dire, et pour lui qui était toujours dans l'analyse, elle s'était révélée riche en rebondissements de toute sorte. La stratégie de Clay Julius Matissard était limpide pour lui depuis longtemps, son statut de remplaçant de Lionel lui permettant évidemment d'être au plus proche du chef de la Fraternité. Ainsi, il avait appris à se taire, laisser l'homme respirer et faire travailler son cerveau, la seule pièce de son corps encore totalement fonctionnelle.
Quelques fois, le vieil homme ne ressortait rien de ses pérégrinations cérébrales, et parfois il sortait une idée de génie. Et c'était précisément ce qui s'était passé aujourd'hui. En tout cas, dans la tête d'un écrivain, c'était typiquement ce qu'un personnage de roman très intelligent aurait pu prévoir comme stratégie tordue pour l'emporter très efficacement.
D'ailleurs, ce dernier releva lentement la tête et déclama calmement, sans se départir de sa voix de ténor affaiblie par l'âge :
– Toi, au moins, tu comprends mon plan ?
– Évidemment, répondit Yvantal en dardant ses yeux noirs dans le lointain, et je crois comprendre aussi que notre très chère Vanessa commence à devenir un problème.
– Non, rétorqua avec un demi-sourire l'ex-milliardaire en se retournant lentement, elle ne comprend juste pas encore ma stratégie. Mais ça viendra. Il suffit juste d'attendre le retour de Dunbar et Bardou-Jacquet. Avec Lionel de préférence, même s'il doit déjà être mort à l'heure qu'il est.
– Vous espérez vous débarrasser de l'un des deux ou des deux ?

Le regard aveugle du vieil homme se tourna vers lui avec un sourcil levé et il énonça avec calme, mais en même temps avec sécheresse :
– Perdre des hommes en plus, maintenant, ce n'est plus possible. Non, je ne souhaite pas les envoyer à la mort, mais il fallait que je teste Antoine...
– Qu'est-ce que vous avez bien pu lui donner comme consignes spécifiques ? railla Cédric sans pour autant se départir de son ton égal.
– Tu verras en temps voulu, répondit Clay Julius en se remettant à fixer un point invisible pour lui, comme tout le monde dans cette rébellion. Ils comprendront enfin pourquoi j'ai fait tout ça.
– Et pour les cas Helbecque et Ford ? On leur dit au sujet de Jonas ?
À cet instant, Cédric Yvantal sentit qu'il avait franchi la ligne rouge quand il vit subitement son patron se redresser tout en se raidissant. La voix qui lui répondit semblait ne pas pouvoir être plus froide, obscure et en même temps charismatique que ce qu'elle était en cet instant :
– Il ne doit jamais l'apprendre. Il ne doit jamais savoir ce qui est arrivé à son frère. J'espère que c'était suffisamment clair.
– Bien sur Monsieur, énonça l'écrivain sans sembler être chamboulé par cette annonce, je veillerais à ce que ça ne sorte pas de cette pièce. Il reste à museler William, en fait.
Le sourire qui s'afficha sur la face de Clay Julius Matissard lui fit avoir une réaction très étrange. Comme une sorte de... surprise ? Et la phrase qui suivit cette réaction le rendit penaud avec tout autant de force :
– Oh ne t'inquiète pas. Nous n'avons pas grand chose à craindre du Poisson Noir. Ça aussi, je peux te l'assurer.

Ce fut cette phrase qui clôtura cette conversation, comme le montra subtilement le Magistère en se levant avec difficulté pour se diriger en titubant et en tendant les bras devant lui. L'écrivain se précipita de suite, comme par réflexe, pour l'aider à quitter cette salle.
Mais Cédric Yvantal resta sur place. Il avait besoin de réflexion, et surtout, il souhaitait comprendre les dernières paroles du chef de la Fraternité.
Et surtout, pourquoi lui, d'habitude si contrôlé, avait pu être surpris ? Cette question allait le tarauder pendant encore la bonne vingtaine de minutes qu'il passa dans cette minuscule pièce...


**

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Draynes MessagePosté le: Mer 16 Aoû 2017 22:51   Sujet du message: Répondre en citant  
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ALLISER


Immobile devant la fenêtre donnant directement sur la cour de l'ex-Prison de la Santé, le Sire Alliser Thorne laissait son regard bleu glacial se promener de manière rapide et retenue et observer les moindres détails de cette cour. Le nombre de bancs, leurs positions, les quelques arbres encore debout, les rondes des Protecteurs affiliés à la protection de la Garde... il se devait de tout connaître dans le moindre détail.
C'était la méthode qu'il avait trouvé pour épancher sa fureur, et il en avait à l'instant diablement besoin. Il avait fait une grossière erreur en envoyant Amelio aux trousses de la Fraternité, il aurait du écouter son esprit et envoyer Steven Ogg, qui est beaucoup plus mesuré que son compère. Mais non, il ne s'était pas opposé à Xander et sa décision avait coûté beaucoup de choses à son ancien Premier Ministre, ce qu'il ne pouvait pas exposer sous peine de finir lui-même dans l'écran des gens le jour des Exécutions. Il adorait les regarder, mais pourrait bien se passer d'en faire partie.
Y envoyer son abruti de sbire était une idée qui commençait à lui tarauder l'esprit, mais il se souvint alors que l'imbécile en question était assis sur une chaise et que la période de détente qu'il s'était imposée arrivait à sa fin.

Il se força alors à se retourner tout en gardant son visage calme et digne, avant d'énoncer avec une voix doucereuse et menaçante :
– Tu avoues donc avoir tué la seule personne qui aurait permis de retrouver et éliminer les autres chefs de la Fraternité ?
– Oui, répondit le Sauveur en dardant son regard gris sur la cheminée derrière le bureau de son patron avec un mauvais œil, mais c'était le plus important. La rébellion n'a plus de troupes, ils sont finis !
– Tant que le chef est en vie, rétorqua Thorne comme s'il parlait à un petit enfant, elle reviendra. Qui te dit qu'il ne trouvera pas un nouveau formateur ? J'ai connu Clay Julius Matissard, ce traître n'en a certes plus pour longtemps, mais il ne faut surtout pas le sous-estimer.
L'éclat de rire qui sortit de la bouche de Amelio fit se durcir le regard de Alliser et fit apparaître encore plus ses rides de contrariété, mais son employé n'en eut cure et se contenta de rétorquer avec un air entendu :
– Un vieux croûton complètement gâteux qui se fait appeler « Le Maître » dans une langue morte serait une menace ?
– Le vieillard, comme tu dis, a un cerveau et s'en sert lui !
La phrase, sèche et brutale, résonna dans la pièce et fit tressaillir un instant Austin, qui se leva brusquement en dardant un regard meurtrier sur le chef de la Garde, qui était habitué à ses accès de colère et ne daigna même pas relever la tête. Il fit un discret signe affirmatif de la tête vers la personne située derrière le Sauveur et écouta son discours de haine :
– Ah, parce que tu sais utiliser ton cerveau toi hein... Mais quand il s'agit d'aller sur le terrain et de prendre des décisions devant des centaines de personnes, de commander des tueurs, ah là on vous voit plus hein ! Toi, ce taré d'Arès, cette mauviette de Xander et cet abruti de Nikolaj, vous n'êtes que des lâches, des putains de lâch...

La phrase fut coupée par la poigne de fer de Dominic Carter, qui plaqua brutalement la tête du Sauveur contre le bureau en chêne en lui arrachant un soubresaut de douleur. Les dents serrés, les yeux écarquillés, il tenta brusquement de mordre l'Effacé, mais ce dernier se redressa légèrement avant de lui claquer la tête une nouvelle fois sur le bois, ce qui fit cesser un instant les velléités de révolte du Sauveur.
Le Sire profita de cet instant pour s'affaler nonchalamment contre son siège, attendre quelques secondes en observant Austin sans chercher à effacer le petit sourire narquois qui lui fendait les lèvres, avant de se lever et de commencer son discours en plongeant le regard dans le feu ardent crépitant derrière son bureau, dans la grosse cheminée en pierre :
– Bon, je t'ai laissé t'amuser, crier un bon coup, mais maintenant on va redevenir sérieux. Nous t'avons confié une mission, tu t'es bien amusé, mais tu nous as ignoré. Tu sais que je ne tolère pas les désobéissances, mais je vais faire une exception pour cette fois. Je vais de nouveau te donner quelque chose à faire, et j'exige que tu ne sortes pas le moindre mot pendant que je dicterai tes nouvelles instructions.
Sur un geste rapide de la tête de Thorne, Carter se recula brusquement et le Sauveur se redressa en dardant un regard gris sombre furieux sur son patron, qui termina en reprenant son air noble :
– Tu as compris ce que je viens de dire ?
Un air de défi fut visible sur le visage du blondinet quand il esquissa un sourire, mais il se contenta de s'asseoir sur sa chaise en se massant la nuque et en n'ouvrant pas la bouche. L'Effacé à la face de goret se plaça discrètement juste derrière lui et Alliser s'efforça d'empêcher l'apparition d'un sourire de satisfaction sur son si droit et ridé visage, même si Amelio ne pouvait pas le voir.

Le chef de la Garde se retourna alors lentement, de façon à ce que ses mains liées derrière son dos touchent presque la surface des flammes, qui étaient d'une magnifique couleur entre l'orange et le rouge dans cette somptueuse cheminée.
Alliser Thorne ne prit pas de pincettes pour exposer ses revendications, et il énonça donc tout en observant avec attention les expressions sur le visage de son subordonné :
– Steven Ogg prendra, à partir d'aujourd'hui et pendant un temps indéfini, le commandement des Sauveurs sur le terrain. Tu resteras dorénavant à la Garde ou dans l'Épargné, l'Hôtel et le Laboratoire. Si tu sors sans autorisation, j'ordonne à tes anciens petits soldats de t'éliminer sur le champ.
Un éclat de contrariété naquit sur le visage du concerné, mais le Sire continua avec un ton puissant, comme s'il déclamait des ordres devant une assemblée :
– Tu récupéreras la mission de ton collègue, à savoir surveiller l'Intendant Jeffrey Dean Morgan qu'on soupçonne de s'être allié à cette maudite Fraternité que tu estimes avoir éliminé. Mais surtout, je dois évoquer quelque chose, à savoir le fait que tu aurais assassiné, durant l'assaut, la lieutenant des Sauveurs que tu as toi-même engagé.
Austin Amelio n'esquissa pas le moindre geste, mais son interlocuteur lut dans ses yeux gris une soudaine satisfaction brutale et il soupira avant de poursuivre lentement :
– Encore une frasque de plus à prendre en compte... Mais bon, ce qui m'intéresse plus, c'est la gamine. Tu la maintiens dans ta salle de tortures hein ? Tu es rentré il y a seulement quelques heures, et tu l'as au moins violé trois fois, vu le nombre de fois où on t'a vu entrer et sortir de cette foutue salle.
Imperceptiblement, Dominic Carter se décala subtilement vers la droite pour se placer derrière l'épaule du Sauveur déchu en observant toujours son supérieur direct, qui clôtura son discours en disant simplement :
– Du coup, ta nouvelle tâche sera de la tuer.
– Non. rétorqua sèchement Austin en se redressant subitement sur ses jambes pour darder un regard meurtrier sur son boss.

En observant le regard de ce dernier changer, il donna un violent coup de coude à l'arrière qui heurta le menton de l'Effacé, qui recula subitement en étouffant un juron. En observant l'évolution prévisible de la situation, Alliser se redressa, s'épousseta négligemment les épaules, murmura « Putain, je dois vraiment tout faire moi-même » et envoya violemment son bras de l'autre côté de la table, dans la tête de Amelio.
Ce dernier chancela et tomba à la renverse, en détruisant la chaise en bois dans le même temps. Il eut à peine le temps de reprendre ses esprits que le colosse Thorne était sur lui et le Sire le saisit à bras le corps puis, tout en le traînant derrière lui, énonça avec une voix pour la première fois énervée à Dominic :
– Tu feras entrer Ogg quand il aura fini de crier.
Carter, sans prêter attention à l'ecchymose sur son menton, hocha la tête et retourna se poster dans l'antichambre d'attente, laissant ainsi seul un chef de la Garde subitement furieux et un Sauveur dans un état déplorable essayant désespérément de se dégager. Austin bougeait dans tous les sens comme un ver de terre, mais les serres impitoyables de son tourmenteur étaient refermées sur ses épaules et le traînait par terre.
Alliser espérait depuis le début de l'entretien que le Sauveur allait faire une erreur devant lui. Il l'avait fait, il allait payer.
Ainsi, Thorne se plaça devant la cheminée, redressa avec violence son subordonné pour le regarder dans les yeux et vit pour la première fois un semblant de peur naître dans ses yeux. Il sourit alors sombrement, puis murmura avec un ton tendre :
– On m'a dit que tu aimais le feu... Eh bien, c'est parfait dis donc !
Puis, en une seconde, sa main droite se plaqua derrière sa nuque pendant que, d'un mouvement rapide, il tournait le corps d'Amelio pour le placer face aux si somptueuses flammes, et il lui plaqua avec brutalité et implacabilité la partie gauche de son charmant visage dans le brasier.

Au départ, l'homme surmonta la douleur et Alliser fut presque déçu, mais le contact de la plaque de métal brûlantes située au dessus des bûches en train de paisiblement se consumer acheva de briser les résistances du blond, surtout quand une partie de sa chevelure commença à prendre feu.
Le hurlement de douleur qui suivit s'éternisa pendant un long moment, sous le regard ému de Thorne qui empêchait les flammes de se propager sur la partie droite de son visage, en les éteignant aussi sec. Après qu'une partie du cuir chevelu plaqué contre la plaque se fut évaporé, et cela en un temps record de cinq minutes, le Sire redressa tout d'abord doucement la tête de son subordonné.
Des morceaux de peau et de chair brûlées restèrent cependant collés pendant quelques secondes à la plaque, ce qui fit soupirer l'homme qui tira soudainement plus fort, en arrachant au torturé un cri de douleur ressemblant plus à un cri d'agonie, mais il n'en avait cure.
Une fois qu'il put le voir, il examina de plus près et avec attention les restes de Austin, qui respirait encore avec difficulté. Le haut de son crâne, sur la gauche, était presque devenu noir et provoquait un contraste saisissant avec ses cheveux blonds impeccables de l'autre côté, que Alliser s'était évertué à préserver. Sa joue n'était plus qu'un amas de cicatrices et de morceaux de chairs noirâtres, son œil auparavant gris était miraculeusement intact, comme s'il avait réussi à le fermer avant l'impact, ce qui fait que la peau de sa paupière avait, elle, presque été détruite par la puissance du brasier. Une partie de ses lèvres, autrefois toujours auréolée par un sourire ironique, était là boursouflée, comme si elle était recouverte de boutons d'herpès détruits par la chaleur.
Le Sire avait réussi son objectif : une partie du visage de Amelio était ravagée par les flammes, et l'autre était intact, et ce grâce à lui. L'odeur de brûlé lui monta subitement aux narines, et il poussa brusquement le Sauveur sur le côté, qui respirait par à-coups, toujours sous le choc.

Quand Carter ouvrit la porte, quelques secondes plus tard, et fit apparaître les yeux dorés interloqués de Steven Ogg, Alliser Thorne avait enfilé un long manteau noir et des gants de la même couleur, et s'apprêtait visiblement à partir. La fenêtre était ouverte, la cheminée éteinte et seul un corps étendu derrière le bureau rompait le cadre ordinaire du bureau de l'ancien directeur de l'ex-Prison de la Santé.
La seule consigne qu'il donna au Sauveur qui attendait depuis au moins une vingtaine de minutes avant de partir de la pièce fut ainsi :
– Emmenez-le à l'infirmerie, sauvez-le. Vous avez interdiction de lui mettre des prothèses, je veux qu'il garde ces cicatrices jusqu'à ce que quelqu'un le tue.
Steven acquiesça d'un signe rapide de la tête et se dirigea vers le corps inanimé de son collègue. Alliser put ainsi voir apparaître rapidement l'ombre d'un sourire moqueur quand Ogg se retourna pour voir la porte se fermer, mais il était en retard sur son planning et il ne s'attarda pas pour s'étonner de la réaction d'un des sadiques de service.
Il n'eut, d'ailleurs, pas le loisir d'ordonner à Dominic Carter d'appeler un VTR car l'Effacé était déjà le nez dans son bracelet portatif à en commander un. C'était cela qu'il appréciait véritablement chez son garde du corps : sa discrétion. Il faisait ce qu'on lui demandait, et c'est tout. Il n'était pas un confident, comme James Kucsulain pour Xander, c'était juste un soldat. Simplement.
Quand il arriva enfin, après une rapide et ferme descente d'escaliers et avoir traversé au pas de course beaucoup de couloirs, dans la cour donnant vers l'extérieur de la Prison de la Santé, il aperçut le Véhicule de Transport Rapide qui l'attendait sur le trottoir. Il s'engouffra dedans, fit un signe de la tête à l'Effacé qui hocha la tête et retourna avec sa marche monotone vers l'intérieur du bâtiment, et ordonna au robot de se diriger vers l'ancienne Tour Montparnasse.

Le Conseil des Grands avait été convoqué, composé cette fois-ci uniquement des quatre grands chefs, à la demande express de Andrew James West. Rien que cela intriguait énormément Alliser, qui n'avait retenu de son confrère que son côté cannibale, suave et suiveur. Durant les réunions, il ne proposait jamais rien et se contentait d'acquiescer en observant le Spectre avec un air absent.
L'ancien Premier Ministre de Xander avait souvent remarqué qu'une connivence spéciale semblait s'être installée entre Arès et l'émissaire de X.A.N.A, qui discutaient souvent ensemble en sortant des séances. Alliser Thorne n'avait jamais vraiment tenté de se lier avec le programme multi-agent.
Il le considérait comme un allié puissant, mais pas comme un chef et encore moins comme une chose indispensable à la survie du régime. Le jour où le programme tenterait quelque chose contre le Conseil des Grands, le Sire serait le premier à se lever, à darder son regard bleu glacial sur le Spectre et lui faire ravaler l'envie de tenter autre chose.
Dans le même temps, tout en continuant d'errer dans ses pensées, il était sorti du VTR qui l'avait amené à l'Hôtel en moins de trois minutes et se déplaçait mécaniquement, voire même automatiquement dans les couloirs qu'il connaissait par cœur à force de les avoir arpentés. Il savait ainsi exactement où aller et il pouvait ainsi, pendant ce court mais nécessaire trajet, réfléchir à ce qui les attendait à la réunion.
Et là, pour la première fois depuis bien longtemps, il n'avait strictement aucune idée de ce que le chef du Laboratoire leur avait bien réservé, pour exiger ainsi une assemblée spéciale.
Ainsi, quand il arriva dans la salle cachée de l'Hôtel où se tenaient les indispensables réunions, il eut encore une fois une surprise en constatant qu'il était le dernier arrivé, alors qu'il était techniquement le plus proche en terme d'emplacement de l'ex-Tour Montparnasse.

Avant de dire le premier mot, il fit un tour rapide de la salle en dardant son regard bleu glacial d'un coin à l'autre de la salle, tout en se dirigeant vers sa place située à la droite du chef suprême du régime.
Xander était assis sur la chaise de bout de table, le menton appuyé dans ses mains, son regard aussi glacial que celui de son sous-fifre transparaissait comme étant songeur et plongé dans le néant absolu.
Nikolaj, impassible, tripotait ses si soyeux cheveux blonds cendrés d'une main pendant que l'autre tapotait frénétiquement la fameuse table noire et ses yeux noisettes allaient, comme son homologue nouvellement arrivé, se balader d'un bout à l'autre de la salle.
Le Spectre, comme à son habitude, se contentait de rester collé au mur, derrière Xander, les bras croisés derrière le dos, et d'attendre. Son regard représenté par ses lunettes noires sombres était fixé sur un point en particulier, à savoir du côté d'Arès, et semblait ne pas vouloir dévier une seule seconde du sujet de son intérêt.
Andrew, lui, était en pleine conversation avec un individu très étrange, qui s'était placé de telle façon à ce que personne dans la salle ne puisse voir son visage. Ses yeux gris restaient inlassablement plaqués sur son interlocuteur, un sourire ironique transparaissait sur ses traits si quelconques et l'ombre d'un épi semblait pondre sur sa chevelure brune.
Ayant terminé son tour d'horizon, Thorne se contenta de regarder Berkeley et de lui énoncer avec un ton égal :
– Le compte-rendu de l'attaque de la Fraternité a malencontreusement pris plus de temps que prévu. Et un lit sera occupé à l'infirmerie pendant un long moment, normalement.
– Très bien... murmura ce dernier avant de se lever et de tendre la main en l'air.
Le Spectre sembla soudain se redresser de manière imperceptible et le silence se fit assez rapidement dans la salle, même si Alliser put voir au regard ironique lancé par Arès qu'il savait que ça n'allait pas durer longtemps. Après quelques secondes d'attente intentionnellement provoqués, Xander se contenta de dire :
– La réunion est ouverte. Andrew, à vous : pourquoi nous avoir convoqués en urgence, comme cela ?!

Le concerné ne se leva pas, mais son compagnon, lui, se redressa et se retourna lentement, ce qui permit à tout le monde d'observer son unicité corporelle, ses mains recouvertes de gants jaunes-or, sa chevelure et ses yeux jaunes tigrés, le tout rappelant la couleur d'un soleil au paroxysme de son existence.
Mais c'était son masque qui fit hausser un sourcil à Alliser : lui qui se fiait aux expressions faciales pour bien identifier son interlocuteur et décider de ce qu'il devait faire avec lui, l'homme masqué devant lui attisait de manière étonnante sa curiosité. Pourtant, il était classique car argenté et auréolé de bandes noires, mais il dégageait de ce simple attirail une puissance, une prestance presque animale.
Satisfait de l'effet provoqué, Arès se leva lentement en souriant légèrement et énonça avec un calme et un flegme olympien :
– Oh, il vous l'expliquera bien lui-même. Messieurs, je vous présente le Blond, il souhaiterait entrer à votre service comme... homme à tout faire, comme il le dit si bien.
– Quel est ton vrai nom ? demanda Xander avec un ton curieux en se penchant derechef vers l'avant
– Le Blond, répondit calmement l'homme sans se départir de son masque, c'est mon nom. On me connaît comme ça dans le milieu, et je n'en ai pas d'autre à vrai dire. Ou, plus précisément, je n'en ai plus d'autre.
– Tu es quoi ? Un mercenaire, un tueur à gages, un espion hautement qualifié ? railla Nikolaj sans se départir de son air intrigué.
Alliser n'intervint pas dans la discussion, il se contentait d'observer et d'analyser. L'homme qu'il avait en face de lui ne lui semblait pas humain, il se dégageait de lui quelque chose de surhumain, de bestial, de... différent. Tout en écoutant de manière attentive la question de Nikolaj, son regard si doré et étrange naviguait d'un membre du Conseil à l'autre, en s'attardant plus que de nécessaire sur le Spectre, qui lui aussi, restait imperturbable.

Le silence se fit, et se prolongea, mais le Blond le rompit rapidement en faisant un geste désinvolte de la main avec son gant doré et en disant :
– Disons que je suis tout ça à la fois, et bien plus. Seulement, mes anciens employeurs ne m'avaient pas permis de me montrer sous mon plein potentiel, donc je les ai tué et je leur ai volé toute leur fortune.
Coster-Waldau haussa un sourcil surpris et Alliser lui-même dut se retenir de sortir le couteau de son étui situé sous la poche de son blouson par réflexe. Il aimait l'honnêteté, plus que tout, mais là le Blond avait réussi à le surprendre dans sa déclaration. Même Arès, qui l'avait pourtant ramené ici, semblait étonné de cette réponse, mais Xander semblait au contraire... satisfait. Lui s'était contenté de sourire de manière étrange avant de rétorquer, après un rapide coup d’œil au Spectre qui restait immobile, les bras croisés :
– J'ai deux questions : déjà, qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur nous, maintenant ?
– Oh, pas grand chose : la composition du dernier repas de Andrew, qui a terminé ce pauvre Lloyd Skinner d'ailleurs, le sujet de la discussion houleuse entre Nikolaj et son taré de grand-oncle Walder Bradley, le fait que notre cher Alliser Thorne, qui n'a d'ailleurs pas encore parlé, a très gravement brûlé un de ses subordonnés et porte en ce moment même la main à son couteau dissimulé dans la poche de son blouson... Je continue ?
– Qui as-tu soudoyé, répondit avec un ton très froid le chef de la Garde en se redressant de toute sa hauteur, pour avoir ses informations ?
– Personne, rétorqua le Blond en le regardant dans les yeux et en souriant imperceptiblement avec ces derniers, j'ai juste fait mon travail avant l'heure.

Berkeley, après un énième coup d’œil au Spectre qui semblait complètement absent, énonça avec calme et un ton interrogatif à la fois :
– Et voici ma deuxième question, la plus importante : comment comptes-tu nous prouver ta valeur ?
– En vous débarrassant, répondit immédiatement le mercenaire en plongeant ses yeux dorés dans ceux du chef du régime, en me servant de mes talents bien évidemment, d'un futur problème en devenir.
– Et ce problème a un nom ? demanda Nikolaj Coster-Waldau en se renfonçant nonchalamment au fond de son siège.
– Jérémie Belpois. répondit simplement le Blond avec son ton toujours neutre.
Un rire moqueur émit de la bouche du chef de l'Épargné, qui se contenta de dire avec un sourire et un regard ironique :
– Ce moucheron, un problème ? C'est aussi peu crédible que si tuer un chat suffisait à détruire X.A.N.A. !
– La ferme ! rétorqua violemment Xander en jetant un regard de biais à l'émissaire du virus qui, vu son immobilité, devait être en train de tout raconter à son maître.
Arès, qui se tenait tranquille depuis le début de l'entrevue, reprit alors la parole en disant tranquillement :
– Eh bien, expose-leur ton plan, qu'on en finisse ! Je commence à avoir faim moi...

Et, pendant l'exposé du plan, Alliser prévoyait déjà les événements, sans pouvoir se départir de son sentiment d'inquiétude qui le traversait à ce moment précis.
Il voyait déjà Xander Berkeley accepter le plan, serrer la main de son nouveau subordonné et clore la réunion sur cette bonne note.
De son côté, Thorne sentait que cette décision allait leur retomber dessus plus tard.
Mais pas comme ils l'avaient imaginé, loin s'en faut.


**

*

**


JÉRÉMIE


Lorsque le scientifique blond Jérémie Belpois tomba au détour d'une simple recherche sur la biographie complète d'un certain Chris Coy, il n'en crut d'abord pas ses yeux. Il s'étonnait de tant de simplicité, l'homme le plus mystérieux du Laboratoire retrouvé juste en tapant son nom dans la barre de recherche Google.
Jérémie aimait savoir avec qui il travaillait, et ce même si ce dernier lui avait permis de trouver la vraie identité de Seth. Cependant, Belpois était dans l'impasse à ce niveau là : Emmerich était intouchable tant que Arès n'était pas mort. Il fallait donc appliquer le plan si minutieux et étrange concocté par ce maudit Loki.
Et cela commençait par enquêter sur lui, c'était cette tâche que Jérémie s'était fixée, après avoir « terminé » les puces visant à créer des cyborgs à partir des morts. Il pensait que cela l'occuperait pendant suffisamment de temps pour qu'il oublie un tant son objectif final, mais non : cela lui avait approximativement pris cinq minutes.
Tout en lisant la biographie complète de l'expert nucléaire d'origine anglaise et en obtenant par la même des informations étonnantes sur la fameuse affaire des réacteurs nucléaires de Sizewell, il énonça à voix haute :
– Eh, Skarsgård, j'ai besoin de toi ici !
Le temps que le cinquantenaire quitte son poste et rejoigne celui de Belpois, qui se trouvait à l'opposée de la petite pièce privée que leur avait donné Alfie Allen, pour eux trois et Jude Watson, Jérémie avait tout ce qu'il souhaitait. Et il savait dorénavant quoi faire.

À peine l'homme brun était-il posté à côté de son écran et commençait-il à lire que le scientifique blond redressa ses lunettes sur son nez et énonça avec un regard sévère :
– On élimine Loki de l'équation, il faut s'en débarrasser en même temps que Arès et Emmerich. Faut que j'appelle Eva et mes gosses, informe Allen et les scientifiques à notre botte qu'on doit absolument empêcher Chris Coy de nuire. Il est trop dangereux.
– Se priver d'un allié de poids, rétorqua Stellan en lisant plus attentivement la page en question, c'est très dangereux. Tu penses pas qu'on devrait faire abstraction de ça ?
Interloqué, le blondinet se retourna, darda ses yeux bleus ciel sur son interlocuteur et énonça avec une certaine stupéfaction dans la voix :
– Ce mec a voulu faire sauter une centrale nucléaire en Angleterre... Je sais que X.A.N.A. aime recruter des fous, on l'a vu avec Ogg et Emmerich, mais là ça va trop loin ! On peut pas passer outre ça et faire comme si, si on arrive à renverser Arès, on le laissera en vie ! C'est pas possible !
– Ok ok, l'arrêta le suédois en levant les bras au ciel avec un air résigné, très bien, je vais faire passer le mot... Appelle tes gosses, et Watson m'a dit de te dire qu'il voulait te voir au sujet de ces putains de puces là...
Belpois, relativement excédé et fatigué, le congédia d'un geste rapide et brutal de la main, puis saisit son bracelet avant de trouver l'application permettant d'appeler ses contacts.

Jérémie avait beau fustiger le programme multi-agent de tout son être, son système de bracelet était malgré tout ingénieux. Même si Belpois était éminemment convaincu qu'il faisait office de traceur pour X.A.N.A, son système de téléphone par hologrammes était très performant, comme avait pu le constater le père de famille au travers des quelques appels qu'il avait passé avec Eva Skinner. Il ne voulait pas le faire souvent, de peur que les Sauveurs remontent le signal, mais il le devait, histoire de tenir mentalement parlant.
Cela ne faisait pourtant que quelques jours que sa famille était en sûreté, mais la voix doucereuse et sadique du virus continuait à le harceler continuellement, son travail dans les archives écrites à la recherche du passé de Chris Coy s'était soldé par un échec (comblé en quelques secondes par une simple recherche Google), il voyait de plus en plus un éclat blond dans les couloirs quand il se déplaçait, la paranoïa ambiante lui serrait le ventre... Il voulait reparler à sa femme, dans le but de sortir un peu de son misérable quotidien.
Heureusement pour sa santé mentale, la voix de Skinner sortit rapidement du bracelet, suivi par un hologramme de mauvaise qualité où il pouvait à peine entrapercevoir ses yeux bleus :
– Alors, tu as réussi ?
– Bonjour à toi aussi, rétorqua le scientifique avec un ton aigre avant de poursuivre en se frottant les yeux, mais sinon non, le plan est toujours en cours de réflexion. Dans tous les cas, si on arrive à reprendre le Laboratoire des mains de X.A.N.A, on ne pourra plus se revoir avant... Pouah, peut-être des mois.
– Les enfants commencent à s'ennuyer, même si Philippe et Valérie font tout pour les distraire, soupira Skinner en continuant avec un air blasé, et Durieux fait des efforts, c'est indéniable. Mais Albert et Marie veulent te voir, et ils en deviennent insupportables. Dépêche-toi de venir nous voir, avant que je me mette aussi à geindre.
– Je verrais ce que je peux faire, mentit le blond en soupirant, mais faut que j'y aille, Allen va sûrement nous réquisitionner dans peu de temps. Allez, salut.
Avant que la femme ait eu le temps de répondre, Jérémie coupa la conversation, s'affala contre sa chaise et poussa un profond soupir. Il avait conscience d'être de plus en plus détestable avec tout le monde, mais il devenait comme ça, petit à petit, inconsciemment. Peu importe le plan mis en œuvre par X.A.N.A. le concernant, le virus était en train de réussir. Savoir ça énervait Jérémie, et le rendait ainsi de plus en plus irritable avec de plus en plus de personnes.
Son impulsivité aiguisait sa volonté à détruire X.A.N.A. tout en faisant gagner ce dernier. Il était rentré dans un foutu cercle vicieux et ignorait comment s'en défaire.

Ses pérégrinations mentales furent rapidement interrompues lorsqu'une main ferme vient taper doucement contre le bureau, faisant se redresser en maugréer Jérémie qui s'était mis à rêvasser en quelques secondes, puis la voix retentit dans ses oreilles, comme désinhibée :
– On a un problème. Et pas un petit, si tu vois ce que je veux dire.
– Accouche Jude, rétorqua Belpois en regardant avec un œil noir son collègue d'infortune, je commence à avoir mal à la tête, je vais bientôt devoir aller pioncer.
– Stellan a trop bien fait ce que tu lui as demandé, si j'ai bien vu ce que j'ai cru entrapercevoir en allant pisser ! railla l'anglais en dardant son regard bleu perçant sur l'ordinateur resté allumé de son collègue.
– Tu peux arrêter tes railleries, s'énerva subitement le scientifique en se redressant d'un coup, et aller droit au but ? Qu'est-ce que Skarsgård a foutu ?
– Il est allé tout raconter à Loki, expliqua enfin Jude en passant sa main dans ses courts cheveux noirs, et de ce que j'ai pu entendre, c'est pas la première fois. Ils bosseraient ensemble depuis le début de l'histoire.
L'énervement qui perçait sur le visage de Jérémie se transforma en une seconde en une peur panique et il balbutia rapidement à son dernier collègue « honnête » :
– Supprime tout ça là-dessus, enregistre tout sur ton poste de travail et rejoins-moi dans ma piaule après. Faut qu'on trouve un moyen de régler cette situation.
Le scientifique anglais hocha la tête en gardant un regard sérieux et résolu, puis se détourna et retourna de manière coincée vers son poste, tout en faisant un geste apaisant de la tête à Alfie Allen, alias Tlaloc, qui commençait à prendre une mine inquiète.
De son côté, Jérémie s'était pris la tête dans les mains, en essayant de lutter contre la suave voix de son inconscient virus qui lui susurrait à l'oreille « Tu seras bientôt à moi, Belpois... Ne résiste pas, ne résiste pas... », et réfléchissait le plus posément possible à la situation. Le suédois serait de mèche avec Chris Coy depuis le début, ce qui fait que ce dernier a forcément pris connaissance du plan de Jérémie, ou plutôt de son dessein le concernant.
Maintenant, Loki ne devait plus le considérer comme un probable collègue, mais comme une menace. Il avait trop d'ennemis à gérer, il ne lui restait plus qu'une seule option.
La fuite, éperdue, rapide et sans regard en arrière.

Et c'est ce qu'il fit, en se levant brusquement et en partant au pas de course dans les couloirs étroits et épurés du Laboratoire, sous le regard interloqué de Alfie et celui, étrangement compréhensif, de ce singulier personnage qu'est Jude Watson. Son cerveau, déjà très sollicité ces derniers temps, ne savait plus où donner de la tête.
Rejoindre sa femme ? Trop risqué, les Sauveurs les retrouveraient, elle mais surtout ses deux gosses.
Repartir aux États-Unis ? Impossible, le virus et ses hommes avaient pris leur passeport.
S'exiler et tenter de passer en Belgique ou en Allemagne ? Possible, si seulement les gouvernements de ces pays ne faisaient pas partie des plus fervents partisans du virus dans le monde.
X.A.N.A. le harcelait intérieurement, sa paranoïa grandissait à chaque seconde ainsi que son mal de tête désormais quotidien, il n'arrivait plus à énoncer une pensée cohérentes : à l'heure actuelle, s'il rencontrait au détour d'un couloir un membre éminent du régime, il était mort.
Le destin dut bien rire sous cape à cet instant quand, au détour du couloir menant à son dortoir, il aperçut non seulement ce satané éclat blond au fond du couloir qui auréolait sa vue depuis la fuite de sa femme, mais également deux personnes qui attendaient, patiemment, devant sa porte ou plutôt l'entrée de son antre. Et ce fut quand il reconnut la plus âgée des deux qu'il céda à son coup de sang.
En effet, Stellan Skarsgård le suédois avait une mine grave en voyant arriver son collègue, mais vu l'expression surprise qui émergea sur son visage quelques secondes plus tard, il ne s'attendait pas à se prendre le poing rageur de son collègue dans sa joue droite.

La violence du coup le fit reculer de quelques pas en jurant et en se tenant au mur, mais Jérémie ne s'arrêta pas là. Il s'avança lentement en brandissant son poing rougi par la frappe, fixa le point doré du fond du couloir et gronda avec une férocité inégalable :
– Quand on en aura fini avec Arès, nous aurons une petite discussion toi et moi. Et là, tu m'expliqueras pourquoi tu es allé frayer avec cet immondice.
– L'immondice t'entend, répondit Chris Coy avec un ton étonnamment amusé, et souhaite répondre à ta question. Si Stellan est venu, c'est uniquement parce qu'il est assez intelligent pour savoir que l'opération ne peut pas se faire sans moi.
– Tu as voulu faire sauter une centrale nucléaire, cracha le scientifique furieux en allant se poster devant l'arrogant Loki, pour de l'argent et tu t'attends à ce que je t'accueille à bras levés ? Je savais que X.A.N.A. aimait embaucher des salauds, mais là ça va un peu loin !
L'homme, tout en continuant son horripilant tic consistant à mâcher dans le vide sans raison, se mit à sourire, plongea son regard gris pâle dans celui de son interlocuteur et énonça avec une froideur et une implacabilité palpable :
– Si le virus m'a choisi, c'est parce que je suis le meilleur dans mon domaine. Tu ne le sais pas encore, mais je suis le plus important dans toute cette foutue organisation. Le Laboratoire ne tient pas sans moi, Andrew James West ne tient pas sans moi. Donc oui, je suis indispensable au renversement de ce tyran parce que, si je le soutiens, tu meurs à la seconde où tu pénètres dans son antre ou dans celle de ce taré de Noah Emmerich.
– On t'a pas vu te bouger beaucoup pour le plan, répliqua Belpois qui refusait de se laisser abattre, à part nous narguer et parler par énigme, t'es resté dans ton coin à manigancer je ne sais quoi ! Tu parles d'une aide !

Le rire sardonique qui résonna dans le couloir et le rapide regard adressé à un suédois occupé à se masser une joue sûrement endolorie firent comprendre à Jérémie que l'affaire n'était peut-être pas aussi simple, ce que lui confirma l'excentrique Loki :
– Tu sais que pendant que toi, tu faisais tes petites recherches pour décider si ta minable personne daignerait participer, moi j'utilisais mes dossiers pour faire chanter les hauts fonctionnaires et les recruter de force ? Le dernier sur ma liste était Vulcain, et il a fini par céder aujourd'hui. Ceci fait que, soit tu t'associes à moi pour renverser Arès et tu as tout le Laboratoire derrière toi, soit tu te démerdes tout seul...
– Soit, confirma Belpois bon gré mal gré en ruminant dans sa tête un début de stratégie, pour ce coup ci, je n'ai pas le choix... Mais dès que je le pourrai, je me débarrasserai de vous sans coup férir.
– Et c'est donc sur ses sages paroles que nous nous quittons, rétorqua Coy en souriant et en s'inclinant bien bas de manière hautement ironique, et nous vous prions de reconsidérer votre phrase sous peine de le payer plus tard.
Une fois que le Manipulateur, de son nom complet, se fut détourné et soit parti avec son nouvel espion, un sympathique et fin doigt d'honneur fut la seule réponse que fut capable de lui fournir un Jérémie fatigué, à bout de nerfs et qui, surtout, s'était enfin décidé sur la marche à suivre.
Il ne lui restait plus qu'à attendre la bonne personne, celle sur laquelle il avait émis des soupçons depuis le début, et qui s'avérait être au final la plus honnête des deux, ce qui prouvait à Jérémie que l'apparence était majoritairement trompeuse.

Ainsi, il s'assit et attendit. Pendant de longues minutes. Avec pour seul compagnon son affreux mal de tête qui était devenu un aussi bon ami que la solitude, et cette infernale voix qui le titillait nuit et jour, avec une assiduité exemplaire.
Et, enfin, quand Jude Watson entra dans son petit studio comme ils l'avaient convenu lors de leur dernière entrevue, Jérémie se contenta de dire avec un calme impressionnant :
– Ce soir, on monte l'escalier, on bute Emmerich, puis on en finit. On bute Arès, Coy, Skarsgård, tous ceux trempés dans cette histoire. Je veux qu'on en finisse cette nuit, à la faveur de la lune, quand ils dormiront tous. Et ensuite, tu repartiras chez toi, et je supprimerai définitivement ce virus de malheur.
Un étrange sourire satisfait naquit sur le visage de l'anglais, qui hocha la tête et repartit sans aucune autre forme de procès.

Suite à ce rapide conciliabule, Jérémie s'allongea et alors la voix résonna dans sa tête comme d'habitude, mais avec une parole plus chargée en menaces « Tu n'y arriveras pas... Renonce ou tu le paieras ».
Et, cette fois, Jérémie répondit à voix haute :
– Tu vas crever cette fois, saloperie. Je te le jure.
La voix le laissa tranquille suite à cette légère tirade et cela arracha un vrai sourire à Belpois, qui ferma les yeux et laissa son esprit dériver pour la première fois depuis longtemps.
Ce soir, soit ils seront finis, soit ils en finiront.
Mais ils seront, dans les deux cas, enfin en paix.
_________________
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Ikorih MessagePosté le: Jeu 17 Aoû 2017 09:25   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1440
Localisation: Sûrement quelque part.
Cette intro sera mise en spoil par pitié pour ceux qui s'en cognent. (a)
Spoiler


Bon je crois que c'est le moment où j'arrête de déblatérer ma science pour causer de ton chapitre. Puisque je n'ai aucune personnalité je vais commencer sans originalité aucune par le focus sur Austin et faire le tout dans l'ordre où j'ai pris mes notes XD
J'ai toujours du mal à me positionner par rapport à ce perso, j'avoue. C'est probablement le but recherché, te connaissant (ça ou juste le faire détester au choix, mais en tout cas pas en faire le perso préféré de tout le monde...). Je pourrais résumer mon opinion par cette magnifique phrase dite un jour par un excellent perso : "Autant j'adore la violence, autant je déteste la violence sexuelle. C'est...inconvenant." Mr. Green (en plus il paraît que mélanger cul et boulot ça se fait pas...)
Je te l'ai déjà évoqué sur Skype, mais les ambiguïtés de sa relation avec le lieutenant faisaient sacrément classe à mon avis, c'est le genre de relation de persos qui m'intéresse. Un coup il mate son cul, un coup il est gêné qu'elle le touche, un coup il lui prend la main "dans un geste purement affectif" (Austin affectif quoi!) et juste après il est dégoûté. Je voyais déjà des développements géniaux (et puis bon sang elle était peut-être le seul perso à pouvoir mettre Austin Amelio mal à l'aise), j'avais envie de voir la situation de son point de vue à elle, voir à quoi sa ressemblait dans sa tête (si elle avait juste envie de le tuer pour ce qu'il lui a fait subir ou si elle avait une vague forme de respect pour lui, tout ça tout ça), et BAM il a fallu que tu la crèves. Tellement frustrant. :c
M'enfin ce qui est marrant quand je lis un focus sur ce perso c'est que j'alterne entre le "Ouais, ça c'est classe" et "...(facepalm)", et j'avoue que c'est rare xD Bon on ne dira rien sur le vieux cliché du méchant qui retire son casque pour dévoiler son visage à sa victime et risquer de se faire flinguer mais...ah, trop tard?
(J'adresse une petite mention à Oberon, RIP t'étais cool Sad)
Tant qu'on en est sur Austin je mentionnerai que son cramage de gueule dans la suite du chapitre est teeeellement repompée du limier que s'en est scandaleux!

J'ai failli me dire que l'ambiance du focus de Samuel tranchait mais finalement c'est un lundi comme un autre pour le prof d'histoire le plus victimisé de toute la France o/ L'atteinte à son chez-lui devrait définitivement le convaincre d'aller rejoindre la Fraternité, vu qu'il a plus vraiment d'endroit où aller. Abraham, de son côté, a l'air carrément chaud vu la très symbolique destruction de son bracelet (blablabla briser ses chaînes, je ne te ferai pas l'affront de détailler un symbolisme aussi évident). Les répliques de William sont plutôt pas mal pour ce qu'il apparaît, on retrouve un peu celui du DA o/ Mais il est quand même vachement relax pour un mec dont les potes se font massacrer pendant ce temps, reste à voir s'il est au courant ou s'il ignore à quel point sa mission va être une cata' x)
RIP Norbert Hertz, tellement inutile que Samuel ne le mentionne pas dans ses objectifs prioritaires alors qu'il est kidnappé par un prof psychopathe...
D'ailleurs putain, Talbert a du blé pour un prof, elle est où la cohérence là? Ou alors c'est devenu un bon plan d'être prof chez XANA?...(la mention de l'usine était cool, c'est vrai qu'on est dans une fanfiction Code Lyoko, on aurait tendance à l'oublier (a))
Niveau persos, bon bah Abraham et Samuel sont assez égaux à eux-mêmes et poursuivent tranquilou sur le chemin qu'on leur destinait, pas très fracassant mais ça passe o/ J'attends davantage le moment où Eric va flinguer Nicolas (qui, après tout, est indirectement responsable de la mort de son frère...)

Bon, les boss de la Fraternité n'étant pas non plus les persos les plus captivants du monde (Vanessa a presque failli exister Surprised), on va passer très vite fait. Les dernières phrases du Magistère dans le chapitre d'avant se comprennent un peu mieux quand on constate qu'il avait prévu la catastrophe. D'ailleurs avec tout ça y a des places de libre chez les chefs des rebelles, Samuel a pensé à poser son CV?
Ils ont quand même l'air un chouïa moins sympa quand on constate qu'il est arrivé une merde à Jonas dont ils n'ont pas l'intention d'informer Samuel, mais d'un autre côté, Samuel n'a plus l'air très motivé à le retrouver alors...

Pour revenir chez les méchants, je trouve que la présence d'Alliser rend pas mal, je m'en souvenais pas aussi autoritaire (mais si tu postais plus souvent ce serait ptête plus simple héhéhé Razz) mais il est clair qu'il en impose. C'est dommage qu'il tabasse Austin lui-même, Dominic était assez efficace dans son rôle mais quand on voit que son chef a l'air pire, on remet un peu en cause son utilité...dommage parce que le moment où il lui éclate la gueule sur la table avait augmenté un peu son quota de trucs cools (et vu son temps d'antenne et son surnom, il en aura pas forcément la masse...m'enfin toi et ta foutue ironie...).
Je note vite fait que XANA fait des infidélités à Xander, ce dernier n'est pas jaloux de voir le Spectre causer pas mal à Arès? (a)
Par contre ça me surprend quand même que le Blond se paye une réunion de toutes les grosses têtes juste pour son entretien d'embauche Oo Après c'est un perso que je trouve pas mal pété comme il est présenté donc forcément ça n'aide pas, m'enfin quand même les chefs du régime doivent avoir autre chose à foutre non? En tout cas, ceci combiné au focus qui va suivre me laisse fortement penser que Jérémie va se prendre une quenelle au moment de mettre son plan à l'exécution, le Blond était manifestement là quand il a causé avec Loki alors...

Passons vite fait chez Jérémie, tant qu'à faire, même si ce personnage m'ennuie profondément (lui et tout le labo en fait *PAF*). De toute façon on va évacuer la remarquer sérieuse tout de suite : l'incident de la centrale est inspiré d'un fait réel ou pas du tout?
Voilà maintenant je peux débiter deux trois conneries parce que ça manque carrément dans ce com' :
-Faudrait quand même qu'il arrête d'avoir des discussions aussi longues et complètes avec sa femme, il va finir par exploser son forfait.....
-« Trop risqué, les Sauveurs les retrouveraient, elle mais surtout ses deux gosses. » C'est vrai que Jérémie a une petite fille...
-J'ai pas trouvé de troisième connerie...
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/signat10.png
Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

http://i81.servimg.com/u/f81/17/09/92/95/userba11.png
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Icer MessagePosté le: Jeu 31 Aoû 2017 07:57   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


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Ikorih étant déjà sérieusement passée par là (elle a sans doute une motivation qui nous échappe pour le faire), je serais bref. Je plaisante ! Je suis souvent bref de toute façon.

Dans le chapitre 6, j'ai apprécié la scène de réunion qui a des petits airs de Star Wars IV/VII (Bah oui c'est le même scénario) quand les rebelles sont dans la merde grave. Avant cette conclusion épique qui fait que le futur régime ne sera sans doute pas plus démocratique que l'Empire de X.A.N.A ou de Palpatine :

Citation:
Je crois qu'on est tous d'accord


Mr. Green

Sinon comme tu le signalais, ce n'est pas un chapitre d'action, et quand on revient après 10 mois, c'est du sport. Heureusement qu'il y a une liste des personnages, je me demande d'ailleurs quel génie a eu... le génie donc, de lancer cette idée. En tout cas, je pense avoir réussi à m'en sortir et bien cerner les enjeux du chapitre.

On arrive au chapitre 7 :


Citation:
ils n'attendent que vos ordres pour rentrer.
– Dites-leur d'attendre


Bon lui, il n'a pas écouté... et ensuite, il fallait que tu te prennes pour Tyker.
Edit Tyker: Pardon?
C'est surtout la fin qui m'a excité, tu as fait ce qu'il fallait pour, cependant... Regardons le sommaire : on a quand même du mal à se dire que X.A.N.A va se faire exploser dès le chapitre 8... c'est peut-être là la faille du système d'avoir spoilé ton projet global, cela risque de te jouer plusieurs fois des tours !

Une bonne nouvelle pour finir, j'envisage de me mettre à GoT (motivé uniquement par la vision du Dark Maul de glace), ce qui peut être sera utile pour mieux apprécier ton œuvre. Affaire à suivre donc. À la prochaine !

P.S : Tu comptes sérieusement réussir à finir une fic aussi énorme en ayant une meuf !?

_________________
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« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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