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[Fanfic] Travail d'équipe (chapitre 7)

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 Auteur Message
Jade Lhtl MessagePosté le: Lun 25 Juil 2016 04:22   Sujet du message: [Fanfic] Travail d'équipe (chapitre 7) Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 12 Juin 2016
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Localisation: Nancy
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Spoiler


CHAPITRE 1

Le soleil tapait en ce jour de mi-septembre sur le collège-lycée Kadic. Les éclats de rires de ses pensionnaires résonnaient dans chaque coin de la cours de récréation. Établissement privé, il avait pour réputation d'enseigner rigoureusement chaque matière afin de former ses élèves en excellents intellectuels. Il n'en était rien. Lorsque l'on entrait dans l'enceinte de cette institution, on ne pouvait remarquer de différence entre cette école et une autre, même publique. Les adolescents étaient tous différents, notamment au niveau de leurs styles vestimentaires. Il y avait des groupes et des personnes seules, quelques uns riaient, d'autres parlaient sérieusement.

Élisabeth Delmas, appelée communément Sissi, allait en direction de la machine à café. Au loin, elle aperçut cinq amis, assis sur un banc.

Il s'agissait de Jérémie, Aelita, Odd, Yumi et Ulrich. Malgré la déclaration que ce dernier lui avait faite il y a plus de deux ans maintenant, elle ne s'était pas rapprochée de ce petit groupe.

Elle avait essayé pourtant, mais son obsession pour le beau brun n'avait réussit qu'à lui attiser les foudres de la japonaise. Elle s'était donc éloignée peu à peu d'eux, s'efforçant contrairement à ses habitudes d'être discrète, afin de devenir invisible à leurs yeux. Elle observait de loin le garçon qu'elle aimait depuis toujours. Celui-ci avait un bras délicatement enroulé autour de la taille de sa petite amie. Yumi, que Sissi appelait auparavant “le corbeau” avait bel et bien gagné la bataille.

En voyant cette scène, la fille du proviseur ne ressentit même pas une once d'agacement ou d'énervement. Elle sentit simplement des larmes monter dans ses yeux, avant d'en laisser s'échapper quelques unes. Elle était triste, non seulement parce qu'elle savait qu'Ulrich ne lui appartiendrait jamais, mais aussi de le voir heureux avec une autre qu'elle. Et le pire, c'est qu'elle savait pertinemment que jamais elle n'aurait su lui donner le bonheur que Yumi lui apportait.

Elle se remit en marche, déterminée à se changer les idées. Il faisait beau et son début d'année scolaire avait été, contrairement aux années passées, plutôt bon au niveau des notes. Elle était désormais en première économique et sociale. Son niveau de seconde avait pourtant été catastrophique, mais elle ne voulait absolument pas faire un baccalauréat professionnel ou technologique. Elle avait donc eu recours à son avantage considérable dans sa vie de lycéenne : être la fille du proviseur. Quelques arguments et des yeux de biche, et son paternel avait été d'accord pour que sa progéniture aille en filière générale.

Mais Sissi avait bien compris avec le temps que si elle voulait réussir, il fallait simplement travailler. Elle était devenue une meilleure élève, pas excellente, mais elle avoisinait les douze de moyenne et cela lui suffisait amplement. Étonnamment, elle avait acquis une certaine maturité.

Arrivée à la machine à boissons, elle inséra ses pièces de monnaie et appuya sur le bouton du chocolat chaud. Elle attendit quelques secondes, le temps que le robot lui offre ce qu'elle avait demandé, puis se pencha afin de prendre son breuvage.

Au moment où elle se redressa, elle sentit derrière elle une poigne ferme se poser sur son épaule.



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De l'autre côté de la récréation se trouvaient toujours les cinq anciens Lyoko-Guerriers. Trois semaines s'étaient écoulées depuis la rentrée des classes. Contrairement aux craintes de certains d'entre eux, l'extinction du Super Calculateur ne les avait pas séparés, bien au contraire.

Les quatre plus jeunes n'étaient plus dans la même classe, mais s'entendaient toujours aussi bien et se voyaient à chaque pause.

Ulrich été passé de justesse en première STMG, tout comme Odd. Jérémie et Aelita étaient désormais, sans surprise, en première scientifique. Malgré le fait que le blondinet ait choisi S-SI (sciences de l'ingénieur) et que la jeune fille ait prit S-SVT (sciences de la vie et de la terre), ils s'étaient retrouvés dans la même classe.

Le petit groupe avait donc été réparti par deux dans leurs filières respectives.

Quant a Yumi, elle se retrouvait en terminale littéraire après avoir brillamment réussi son année de première.

Alors que tout ce petit monde riait à plein poumon après une altercation humoristique entre Ulrich et Odd, la cloche retentit.

« Bon, 'faut que je me dépêche d'aller en cours ou mon prof' d'italien va pas me voir d'un bon œil ! Après seulement trois semaines de cours, ce serait dommage. »

Aelita sourit à cette idée et souhaita à Yumi un bon cours. La belle japonaise s'approcha alors de son cher et tendre, lui fit un baiser dans le coin de lèvres et parti vers sa salle de classe. Odd leva les yeux aux ciel.

Jérémie regarda alors sa petite amie aux cheveux roses et l'incita à se lever. Ils avaient cours de mathématiques avec Mme. Meyer, mieux valait qu'ils ne soient pas en retard non plus.

Les deux derniers avaient une heure de libre devant eux. Odd regarda les tourtereaux s'en aller main dans la main, et soupira. Son meilleur ami le regarda avec amusement.

Soudain, le blond à la mèche violette descendit du banc. Il se mit par terre, à genoux, la tête vers le ciel et la main sur le cœur.
« Oh grand malheur, je suis désespéré ! Tous mes amis sont en couple, et je suis seul. Faites quelque chose ! »
Tout à coup, une sonnerie le coupa.
« Eh bah voilà, c'était pas si difficile ! s'écria-t-il. J'suis sûr que c'est une fille qui l'a oublié... J'vais enfin trouvé l'amour !
— Arrête tes idioties, Odd. C'est le portable de Jérémie, il a du le faire tomber avant de partir, déclara Ulrich.
— Pfff. »

Pendant que le célibataire boudait, le brun se demanda qui pouvait envoyer un message à Jérémie alors que tout le monde, hormis les gens de leur classe, était en cours. D'autant plus que ce n'était pas la sonnerie habituelle de son ami qui avait retentit, mais un “bip” incessant. Il observa le téléphone et resta estomaqué face à ce qu'il venait de voir. Il appela son ami, qui regarda à l'appareil à son tour. Sur l'écran se trouvait un logo, qu'ils ne connaissaient que trop bien...



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Jim Moralès, surveillant et professeur de sport depuis bien des années à Kadic, inspectait les couloirs des dortoirs. Il allait bientôt être midi et il devait s'assurer que toutes les portes des chambres soient bien fermées à clef.

C'était devenu sa routine depuis plusieurs mois, après maintes plaintes de vols de la part des élèves. Jim se demandait qui avait pu commettre ces dérogations, d'autant plus que cela ne concernait que du matériel informatique.

Le proviseur avait tout d'abord pensé à Jérémie et Aelita, mais le surveillant les avait défendus. C'est vrai, pourquoi ces deux là auraient-ils volé des ordinateurs ? C'étaient eux qui avaient les bécanes les plus puissantes de l'établissement, et lorsqu'ils avaient besoin de la salle d'informatique, ils demandaient systématiquement l'autorisation pour s'y rendre.

Après avoir prouver tant de bien que de mal que les deux adolescents étaient innocents, Jim avait décidé de mener sa petite enquête sur le sujet. Mais s'il n'avait rien trouvé pour le moment, il ne perdait pas espoir pour autant. A vrai dire, ces vérifications de portes fermées lui plaisaient. Elles lui permettaient de réfléchir et de fouiller chaque chambre, dans le but de trouver le coupable. Il n'avait rien découvert jusqu'ici, mais il se sentait proche du but malgré tout.

Tout à coup, il entendit du bruit dans une des pièce. Cela provenait de la chambre d'Hervé Pichon.

Le professeur de sport s'approcha de la porte. Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Il était évident que ce gosse était un adepte d'informatique !

Il se frotta les mains et sourit pour fêter sa découverte imminente. Il chercha le double des clefs dans sa poche, les trouva après trois bonnes minutes, et entra dans la pièce. Au moment où il pénétra dans l'endroit, les bruits cessèrent.

Il n'y avait pas l'ombre d'un chat. Il s’avança peu à peu jusqu'à atteindre le bureau. Il regarda partout, dans chaque recoins, traqua la moindre trace d’un objet volé ; mais il ne trouva rien. Déçu, il reparti en direction du couloir.

Lorsqu'il referma la porte, il sentit un léger coup de jus lui traverser le doigt, mais n'y fit pas attention. Il continua son inspection, trop dépité pour remarquer les minis éclairs d'électricité qui sortaient des prises.



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Dans le bureau du proviseur, Jean-Pierre Delmas pestait contre son ordinateur. Celui-ci devait être atteint d'un virus ou d'un bug, puisque plus rien ne fonctionnait. Tout était totalement bloqué, il n'y avait rien à faire.

A cours d'idées et n'étant pas très fort en informatique, il appela désespérément sa secrétaire. Après avoir essayé de remettre l'appareil en marche, elle déclara :
« Mme. Hertz n'a pas cours actuellement, et elle a déjà fait des prouesses dans ce domaine. Souhaitez-vous que je lui demande d'y jeter un œil ? »

Le père de Sissi jugea la situation. Si à quatorze heures il ne pouvait pas valider les fiches d'appel de chaque professeur, cela ferait scandale au niveau des parents d'élèves. Il répondit donc par l'affirmative.

Une dizaine de minutes plus tard, la professeure de physique entrait dans son bureau.

« Bonjour Jean-Pierre !
— Bonjour Suzanne. Pouvez-vous regarder ce qu'il se passe avec cette machine ?
— Bien sûr, laissez-moi voir ça.
— Cela me gêne de vous demander cela, mais vous comprenez que ce sont pour des raisons professionnelles...
— Mais oui, des raisons professionnelles...» répliqua Mme. Hertz en souriant.

En effet, l'écran affichait clairement un jeu dont le but était de remettre la tête d'un pingouin sur son corps, à l'aide de la souris. Les joues du proviseur s'empourprèrent et il baissa les yeux.

La chimiste tenta de résoudre le problème. Elle inséra plusieurs lignes de codes dans l'ordinateur.

Soudain, l'écran devint noir. La vieille dame essaya alors de rallumer l'ordinateur. Après avoir longuement appuyer sur le bouton marche/arrêt, elle attendit quelques instant, puis l'écran se ralluma doucement...

Mais sur celui-ci n'apparaissait pas la page d’accueil de la session du proviseur. Un logo rouge était visible. Il était formé de trois cercles, un petit au centre, un moyen entourant le petit et un grand entourant le moyen. Le dernier s'élargissait en quatre pattes, une en haut et les trois autres en bas.

Mme. Hertz écarquilla les yeux et resta figée plusieurs secondes. Elle s'écarta lentement de la machine, reprit son sac qu'elle avait déposé quelques minutes avant sur le bureau. Elle sorti de la pièce, en bégayant au chef d'établissement d'un air apeuré qu'elle ne pouvait rien pour lui.

Ce dernier, trouvant l'attitude de la femme pour le moins étrange, l'observa par la fenêtre. Elle avait dégainé son téléphone portable afin de passer un appel. Affolée, au bord des larmes, elle expliquait à quelqu'un qu' « il » était revenu, puis s'éloigna.

Mr. Delmas regarda alors son écran. Il y aperçu le sigle toujours affiché. Il fronça alors les sourcils. Il été sûr d'avoir déjà vu ce logo quelque part... Mais où ?
_________________
« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »
« Rien ne sert de faire des suppositions contraires, puisque les choses sont ce qu'elles sont : on ne change rien à la réalité. »
« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences... »
« La plupart des gens croient être honnêtes et vrais avec eux-mêmes comme avec les autres. C'est plus facile. Ça fait moins mal. Mais au final on a tous quelque chose à cacher. Tous. »


Dernière édition par Jade Lhtl le Ven 30 Déc 2016 03:13; édité 8 fois
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Ikorih MessagePosté le: Lun 25 Juil 2016 09:55   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1417
Localisation: Sûrement quelque part.
Bon, grosso modo, on a ici une fiction qui démarre sur le traditionnel archétype du retour de XANA. Rien d'une originalité transcendante pour la trame principale.
Cependant, je note quelques points de détail scénaristiques qui pourraient te démarquer un peu des autres fictions type retour de XANA : cette histoire de vol de matos informatique ne me semble pas anodine, et Mme Hertz et Delmas semblent connaître le sigle de XANA (l'une un peu plus que l'autre...). Le coup de Mme Hertz m'a personnellement évoqué les Chronicles, mais peut-être que c'est une toute autre piste...
Bien entendu, justifier le pourquoi du retour de XANA après deux ans sera un cap incontournable du récit, j'espère donc que tu as une bonne explication à nous servir!

Point de vue forme, comme tu l'as dit, les chapitres sont courts. Cependant on peut saluer la présence de descriptions, qui ne sont pas systématiquement soignées chez les nouveaux de la section. Ici on a quelque chose d'assez simple mais on sent que ta fiction ne se limite pas à un enchaînement de dialogues. De même, la présence d'une petite introduction pour présenter ta fic semble indiquer une certaine implication et que tu as une idée d'où tu vas. ça aussi c'est un bon point.
(Par contre je suis sceptique sur l'intérêt de mettre les noms de famille en majuscule)

Pour ce qui est des personnages, le focus sur Sissi en début de chapitre est un élément qu'on voit assez rarement. Après, reste à savoir si elle aura de l'importance dans le récit ou si elle servait juste à présenter la bande de loin...
Je salue le fait d'avoir pris le temps de faire attention aux filières, mais je suis un peu sceptique quant au fait que Aelita et Jérémie aient pu être dans la même classe, je ne crois pas qu'il soit d'usage de mélanger des S-SVT et des S-SI...(enfin après j'ai déjà vu des mélanges S/ES et S/L alors....)

Bref, bilan général, pour le moment ça n'a pas grand chose de vraiment exceptionnel, mais ta fic a des éléments qui peuvent mener à des pistes scénaristiques cools, reste à voir comment ils seront exploités. Je t'encourage donc à continuer pour nous montrer ce dont tu es capable!
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/signat10.png
Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

http://i81.servimg.com/u/f81/17/09/92/95/userba11.png
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Icer MessagePosté le: Lun 25 Juil 2016 20:57   Sujet du message: Répondre en citant  
<br>


Inscrit le: 17 Sep 2012
Messages: 2109
Localisation: Territoire banquise
Je m'inscris totalement dans le commentaire laissé par ma collègue quelques heures plus tôt. Le récit en est à ses balbutiements mais c'est assez prometteur. Je note que les cas Aelita/Jérémie et Ulrich/Yumi sont déjà réglés en amont, est ce pour se concentrer sur leurs ébats sexuels ? Qui vivra verra Mr. Green
D'autant que Sissi semble avoir abandonné... Quant à William... Oh wait, j'ai lu le debut de la fic il y a une heure et j'ai même pas le souvenir d'avoir lu son prénom :')

Bref je réitère volontiers le message d'encouragement, en attendant de voir la raison du fameux retour de X.A.N.A.

Tchou !

_________________
http://i.imgur.com/028X4Mi.pnghttp://i.imgur.com/dwRODrW.pnghttp://i.imgur.com/mrzFMxc.pnghttp://download.codelyoko.fr/forum/avataricer.gifhttp://i.imgur.com/h4vVXZT.pnghttp://i.imgur.com/gDzGjSF.pnghttp://i.imgur.com/x46kNev.png

« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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Jade Lhtl MessagePosté le: Lun 25 Juil 2016 21:28   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 12 Juin 2016
Messages: 29
Localisation: Nancy
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Chapitre 2

Lorsqu'elle sentit cette main sur son épaule, Sissi étouffa un cri.

« Du calme, du calme... Tu es dans l'enceinte du lycée, personne ne te fera de mal... » pensa-t-elle.

Elle ferma les yeux, poussa un long soupir et se retourna lentement.

Devant elle se tenait William Dunbar. Grand d'environ une tête de plus qu'elle, il la fixait d'un regard sombre. Sissi n'aurait su dire si ce qu'elle voyait dans ses yeux émanait de la tristesse, de la colère ou de la méchanceté. Elle se dégagea d'un mouvement brusque et rapide de la poigne du jeune homme, restée sur son épaule.

« Qu'est ce que tu veux, William ?
— Simplement te dire bonjour » lui répondit-il, un sourire en coin.

« Bien sûr, me dire bonjour..., se dit la fille du proviseur. Deux ans que tu ne m'as pas parlé, deux ans que tu m'ignores totalement, et tu viens aujourd'hui me dire bonjour. »

« Et bah, je crois que c'est fait. Tu peux t'en aller maintenant, répliqua-t-elle.
— Oh, ça je ne crois pas. Je t'observe depuis une bonne dizaine de minutes, et je dois t'avouer que tu me fais bien rire. Des années après, tes sentiments pour Ulrich n'ont pas changé. Ton malheur se remarque à des kilomètres à la ronde, tout le monde le voit, sauf lui. Et ça te rend encore plus triste. Mais quand est ce que tu vas enfin te rendre compte qu'il faut tourner la page ?
— Qu'est ce que tu veux ? » répéta la jolie brune une deuxième fois.

William s'était rapproché d'elle. Elle ne pouvait plus reculer, le mur l'en empêchait. Elle commençait à trembler. Elle observa la cours par dessus l'épaule de celui qui lui faisait face. Personne ne les voyait, personne de venait dans leur direction. Elle devait se débrouiller seule.
Elle observa son adversaire. Il la regardait intensément, paraissait presque dangereux. La jeune fille, en son intérieur, tenta de se calmer. Elle puisa dans ses dernières ressources pour prendre le peu de courage qu'il lui restait. Dans ses yeux, la peur fût remplacée par la détermination. Le beau brun, d'abord surpris, eut ensuite un sourire en coin.

« Je vois que malgré tout, tu restes une dure à cuire, déclara-t-il.
— Va-t-en, lui ordonna Sissi. »

Elle essaya de le pousser à sa droite afin de passer, en vain. La cloche retentit. Mais William ne bougea pas. Il s'approcha de nouveau de la jeune fille et prit son menton entre son pouce et son index.

« On sera amené à se revoir » lui chuchota-t-il à l'oreille avant de s'en aller.

Il la laissa seule. Elle s’essaya par terre, en glissant son dos contre le mur. Elle soupira un grand coup, puis fondit finalement en larmes.
L'ancien rival d'Ulrich lui avait fait peur, par son comportement. Seulement, ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait dans cet état. Le pire, c'est que tout ce qu'il lui avait dit était vrai. Il avait touché là où ça faisait mal. Elle souffrait terriblement. Elle s'en voulait parfois, de se faire autant de mal à cause d'un garçon. Mais ce couple entre le samouraï et la japonaise avait été la goutte de trop. William ne le savait pas, personne ne le savait, mais le garçon qu'elle aimait n'était pas la seule raison de ses tourments.

Elle souleva ses manches, sur lesquelles elle pouvait encore apercevoir quelques marques horizontales, désormais blanches. Elle tapa son bras contre le mur dans un cri de rage. Puis après quelques minutes, elle se décida enfin à se lever et fit un passage aux toilettes avant d'aller en cours.

Arrivée aux cabinets, elle se plaça devant le miroir. Elle sortit sa trousse à maquillage de la poche avant de son sac. Elle posa ladite trousse sur le rebord du lavabo et observa son reflet. Ses yeux, rouges et boursouflés à force d'avoir pleuré, faisaient peine à voir. Son nez et ses joues rouges n'avait pas une plus belle allure.

Elle prit tout d'abord son fond de teint en poudre, acquis récemment. Elle en appliqua généreusement sur tout son visage, puis repassa une couche de mascara sur ses cils. Elle se reluqua de nouveau dans le miroir, peu satisfaite du résultat. Mais elle ne pouvait pas faire mieux pour le moment. Elle remit ses cheveux en place et se décida à rejoindre sa salle de classe.



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Aelita et Jérémie s'étaient placés, contrairement à leur habitude, au fond de la classe. Non pas par choix, mais parce qu'il n'y avait plus de places à l'avant lorsqu'ils étaient arrivés. Concentrés sur les exercices que Mme. Meyer leur avait donné, ils n'entendirent pas la vibration du téléphone portable de la jeune fille. Après avoir fini le travail demandé en deux temps trois mouvements, le jeune homme demanda l'heure qu'il était.

Le blondinet n'était pas pressé de quitter le cours, mais les cinq amis avaient décidé depuis un mois de restauré l'Ermitage. La maison d'enfance de l'ex gardienne de Lyoko leur servait désormais de repère dans lequel il se retrouvaient souvent. Jérémie avait également eu dans l'idée qu'une fois réparée, la maison servirai de lieu de vacances à Aelita lorsqu'aucun de ses amis ne pourrait la prendre avec eux. Mais les rénovations n'allaient pas se faire toutes seules, et il y avait du pain sur la planche ! Aussi avait il décidé de passer le plus clair de son temps dans la maison abandonnée, afin de pouvoir révéler cette surprise à celle que l'on pouvait considérer comme la propriétaire du lieu.

La jeune fille se pencha donc vers son sac. Il était onze heures vingt-six. Elle en informa son voisin de table et se courba de nouveau pour ranger son appareil. Au moment où elle allait le replacer, elle le sentit vibrer.

Discrètement, elle le plaça derrière sa trousse afin dire lire les SMS qu'elle avait reçu. Elle remarqua qu'elle en avait deux, le premier de la part d'Ulrich, le deuxième d'Odd. Après s'être assurée que le professeur ne faisait pas attention à elle, elle se décida à les lire.

De : Ulrich
A : Aelita
11:14AM

Désolé de te déranger, mais il se passe quelque chose de vraiment bizarre. Ça provient du téléphone de Jérémie, il l'a oublié sur le banc. Vous pouvez nous rejoindre ?


De : Odd
A : Aelita
11:27AM

Grouillez-vous de sortir du cours, on a besoin de vous !


Inquiète, l'orpheline fit passer son téléphone à Jérémie. Celui-ci lu les messages et fronça les sourcils. D'un hochement de tête, les deux amoureux se mirent d'accord. C'était ça le plus magique dans leur relation. Ils ne se comportaient pas systématiquement comme un couple, mais se comprenaient d'un seul regard.

Aelita leva la main, se tenant le ventre de l'autre et appela son enseignante.

« Oui ? l'interrogea celle-ci.
— Excusez moi madame, je ne me sens pas très bien. Je pourrais aller à l'infirmerie s'il vous plaît ?
— Bien sûr, vas-y.
— Je peux l'accompagner ? demanda le blond à lunettes.
— C'est d'accord, mais ne tardez pas trop. »

Les deux élèves sortirent de la salle en remerciant leur professeur. Une fois la porte refermée, ils aperçurent leurs deux amis, toujours assis sur le banc. Il se précipitèrent dans leur direction.

« Alors ? demandèrent-ils en même temps. Qu'est-ce qu'il se passe ?
— Regardez par vous même » leur répondit Ulrich en tendant son téléphone à Jérémie.

Ils se penchèrent sur le portable. Sur l'écran, le sigle de X.A.N.A apparaissait en grand, occupant la totalité de l'écran. Les deux intellectuels furent stupéfaits. Ils restèrent bouche bée face à ce qu'ils voyaient. Odd rompit la silence.

« Ouais, nous aussi, ça nous a fait le même effet... 
— Venez avec moi, déclara le petit ami d'Aelita.
— Où ça ? demandèrent Odd et Ulrich.
— Dans ma chambre. Ce message est le résultat d'un programme que j'avais installé à l'époque où... A l'époque de Lyoko. J'avais dans l'idée que si nous ne vainquions pas X.A.N.A tout de suite, il me préviendrait de la moindre activité sur le monde virtuel. Pas forcément une tour activée, cela concerne aussi le fait qu'il s'y trouve une présence, par exemple... Seulement, un téléphone n'a pas assez de puissance pour m'informer de la nature des faits. Il faut aller voir sur mon ordinateur pour comprendre.
— On ne va pas directement à l'usine ? le questionna Odd.
— Non, lui répondit Jérémie. On va d'abord vérifier que ce n'est pas un bug.
— Et si c'est X.A.N.A ? répliqua Ulrich.
— On ne peut pas prendre le risque de rallumer le Super Calculateur avant de savoir. »

Les trois adolescents suivirent leur ami jusqu'à sa chambre.

Arrivés dans le couloir, il entendirent un bruit de pas.

« Mince, ça doit être Jim, chuchota Ulrich. On fait quoi ? »

Personne n'eut le temps de répondre. Les quatre compères virent soudainement le surveillant se dresser devant eux.

« Ah ! Vous avez intérêt à avoir une bonne explication, les mômes ! Je vous rappelle que le règlement interdit strictement les élèves de rejoindre leur chambre pendant les heures de cours !
— Bah en fait... commença la jeune fille.
— Vous vouliez voler des ordinateurs, c'est ça ? Et moi qui vous ai défendu devant monsieur le proviseur !
— Non, non monsieur Moralès ! répliqua Aelita. En fait... en fait je ne me sentais pas bien. J'ai demandé si je pouvais aller à l'infirmerie et Jérémie m'a accompagnée. Seulement mademoiselle Yolande ne pouvait pas me prendre, il y avait déjà trop de monde. Alors Jérémie m'a proposé d'aller chercher un cachet dans sa chambre avant de retourner en cours. Et euh... On a croisé Odd et Ulrich qui nous escorter jusqu'ici et...
— Et qu'est-ce qu'ils faisaient dehors, ces deux là ? demanda le professeur de sport d'un ton agressif.
— On avait un heure de permanence, m'sieur, répondit Ulrich. Vu le temps qu'il fait, on a préféré révisé dehors plutôt que d'aller à la bibliothèque. »

L'homme se calma et réfléchit quelques secondes, avant de déclarer :

« Mouais... Bon, bon, ça va pour cette fois. Mais que je ne vous y reprenne plus !
— Merci m'sieur ! » lancèrent les membres du groupe en chœur.

Ils entrèrent dans la chambre de Jérémie et attendirent que Jim soit parti pour discuter.

« Vous avez prévenu Yumi ? demanda le propriétaire de la chambre en pianotant sur son clavier.
— Ouais, mais elle répond pas, lança Ulrich. Elle doit être en plein contrôle surprise. De ce qu'elle m'a raconté, son nouveau prof' d'italien est un vrai sadique. Elle nous rejoindra sûrement après, je lui ai dit qu'on était ici. »

Un silence de plomb régna pendant quelques secondes. Le seul bruit présent étaient celui des touches de l'ordinateur. L'attente se faisait de plus en plus pesante. Aelita, d'un air timide, se décida à prendre la parole.

« Jérémie... Si X.A.N.A n'a pas réussi à survivre et que ce n'est pas un bug de ton programme, tu penses que...
— Je ne sais pas... Ça paraît impensable que ton père ait pu survivre, mais c'est possible. En tous cas, je ne vois rien d'autre qui aurait pu déclencher l'alarme. »

L'intellectuel continua ses recherches. Après plusieurs minutes sans que personne ne parle, la porte s'ouvrit violemment. Yumi apparut, essoufflée.

« Désolée, j'ai fait aussi vite que j'ai pu ! Alors, qu'est-ce qu'il se p... Bah, vous en faites une tête ! 
— Baaah, X.A.N.A est peut être vivant, et si ce n'est pas lui, c'est sûrement Franz Hopper... lui expliqua Odd.
— Quoi ? répondit la japonaise, dépitée. Odd, je te jure que si c'est encore une de tes blague... »

Elle observa chacun des membre du groupe, et comprit à leur expression commune que ce que racontait son ami était bel et bien la vérité. Elle s'assit sur le lit avec ses amis, choquée. Elle prit Aelita dans ses bras, toute bouleversée. Les quatre adolescents postichés sur le lit ne firent pas un bruit, et ce pour une simple et bonne raison : ils étaient plongés dans leurs pensées.

Premièrement, si X.A.N.A était revenu, la lutte contre l'intelligence artificielle reprenait ; et cela n'augurait rien de bon. Il faudrait tout recommencer depuis le départ et trouver une nouvelle façon de le vaincre. Le tout en essayant de contrer ses attaques sur Terre. Cela leur prendrait plusieurs mois, peut être plusieurs années.
Deuxièmement, si le créateur de Lyoko était vivant et décidait de se montrer, il faudrait chercher pendant plusieurs mois le moyen de la ramener dans le monde réel. Ce qui signifiait sûrement qu'il faudrait aller retrouver des données dans le cinquième territoire. Mais au moins la planète ne serait pas en danger, et Aelita retrouverait son père.

« Le programme ne comporte pas de bug... annonça Jérémie, sortant ses amis de leurs pensées.
— Mais alors, qu'est ce qu'il se passe sur Lyoko ? le questionna Ulrich.
— Le SuperScan ne détecte aucune tour activée. Il doit y avoir une présence, mais quand on a vaincu X.A.N.A, j'ai supprimé quelques logiciels concernant Lyoko pour faire de la place sur mon ordi. La seule façon de le savoir, c'est de rallumer le Super Calculateur... »

A cette annonce, chacun réfléchit encore plus. Ils tournèrent et retournèrent la question dans tous les sens. Aucun d'entre eux n'était réellement sûr de vouloir faire ça. C'est pourquoi ils mirent plus d'une heure à se mettre d'accord. La situation était peut être grave, il fallait absolument que le groupe en son intégralité soit d'accord avec cette décision. Ils débattirent et argumentèrent tellement qu'ils en oublièrent d'aller déjeuner. Leur discussion était tellement importante que même Odd ne s'en plaignit pas.



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Il était midi et demi lorsqu'on pu distinguer clairement un attroupement autour du réfectoire. Quand on s'approchait légèrement de ce nombre d'élèves conséquent, on pouvait clairement distinguer les différentes voix posant énormément de questions.
« Tu viens d'où ? »
« Pourquoi t'as quitté ton ancien lycée ? »
« Comment ça se fait que t'arrives en cours d'année ? »
« T'es en quelle classe ? »

Sans aucun doute, un nouvel élève était arrivé dans l'enceinte de l'établissement. Mais à quoi ressemblait donc celui-ci ?

William arriva à ce moment là. Frustré de ne pas pouvoir accéder au réfectoire à cause de cet amas d'adolescents, il décida finalement de le rejoindre. Ne pouvant obtenir une place au premier rang, le jeune homme observa d'abord le troupeau. Il était essentiellement constitué de garçons. Les filles repartaient vite après avoir vu la nouveauté présentée. Il en déduit que ce nouvel arrivant devait en réalité être une nouvelle arrivante. La gente masculine faisait tout pour se faire remarquer par l'inconnue. Le brun ténébreux remarqua qu'aucun des prétendant n'arrivait pourtant à attirer son attention. Il attendit encore dix bonnes minutes avant de pouvoir la détailler.

C'était une fille plutôt jolie, sans être exceptionnelle. Elle avait des yeux verts, un nez fin, et une chevelure lisse, châtain, lui arrivant en-dessous des épaules. Toutefois, on pouvait apercevoir, si l'on observait bien, que cette couleur n'était qu'une teinture. Cela se remarquait par quelques défauts, que faisaient souvent les apprentis coiffeurs. Quelle était donc l'apparence naturelle de sa jolie crinière ? William essaya de l'imaginer en blonde ou en rousse, mais ne la voyait pas porter ces teintes.

Il porta de nouveau son attention sur la nouvelle venue et s'approcha légèrement. Elle était habillée de façon classe, mais sans en faire trop. Une jolie robe crème à manches longues moulait ses formes peu généreuses mais harmonieuses. Pour l'accessoiriser, elle y avait ajouter une ceinture noire à la sangle imposante. Autour de son cou se trouvait un médaillon circulaire doré au centre rose.

L'ex victime de X.A.N.A fût ensuite frappé par ce que la jeune fille dégageait. En plus d'avoir un certain charme presque aphrodisiaque, elle semblait posséder toutes les qualités et tous les défauts du monde à la fois. Elle donnait l'impression d'être aussi adorable qu'impitoyable, aussi généreuse qu'égoïste et autant une personne de confiance qu'une traîtresse. Malgré sa taille moyenne, elle paraissait impressionnante, voire irréelle et imposait le respect.

A une heure moins le quart, Jim arriva près de la créature. Les élèves regroupés s'écartèrent et écoutèrent leur surveillant.

« Allons poussez-vous, tous au réfectoire ! Je vais montrer sa chambre à votre nouvelle camarade, vous ferez sa connaissance plus tard. »

Les garçons (car il n'y avait plus une seule fille dans le troupeau) partirent tête baissée, déçus de ne pas pouvoir apprendre à la connaître davantage.

Seul William resta planté là, figé. Il avait l'impression d'avoir déjà vu cette jeune femme, mais une fille pareille ne s’oubliait pas. Il pensa alors qu'il devait la rencontrer, et commença donc à élaborer son plan pour l'approcher. Il était plus malin que les autres lourdeaux de ce bahut, et il savait pertinemment que, par conséquence, il arriverait à la séduire, contrairement aux autres.



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Les cinq Lyoko-Guerriers (car c'était ce qu''ils étaient redevenus) partirent en direction du passage secret menant à l'usine, dans le parc. Un mélange de fierté, de nostalgie et d'excitation se mélangeaient en eux en empruntant cette route.

Leurs anciens moyens de transports se trouvaient toujours dans les égouts. En effet, les adeptes du skate en possédaient un deuxième bien plus performant et les autres ne trouvaient pas l'utilité de ramener ces engins dans leur chambre. Ils les avaient donc laisser là, à l'abandon depuis plus de deux ans.
« On savait sûrement, dans notre inconscient, qu'on serait amené à revenir... » songea Yumi.

Dix minutes plus tard, il arrivèrent dans le laboratoire. Après y avoir déposé leurs affaires, il descendirent dans la salle du Super Calculateur. Jérémie allait le rallumer, lorsqu'il fut coupé par Yumi.

« Attendez, vous êtes sûrs de ce que l'on fait ?
— On a pas le choix, Yumi... lui répondit sa moitié. Et puis, je pense qu'on en a suffisamment parlé tout à l'heure.
— Si quelqu'un est contre, qu'il le dise maintenant » dit le blond à la lunettes.

Personne ne se prononça.
Il réactiva donc l'ordinateur. La lumière éblouit les adolescents, ce qui les força à fermer les yeux. Lorsqu'ils les rouvrirent, l'objet de leurs aventures passées se trouvait là, devant eux. Cette vue ne leur était pas inconnue, pourtant, ils furent tous impressionnés. Aucun d'entre eux ne pensait assister à cette scène à nouveau un jour.

« Vous êtes tous partants pour une petite excursion sur Lyoko ? » lança le chef de la petite troupe.

Tous acquiescèrent, plus ou moins timidement.

« Bien, descendez en salle des scanners.
— Eh eh eh ! Attends Einstein ! protesta Odd. T'es sûr que tu te souviens comment nous virtualiser ?
— T'inquiète pas Odd, c'est comme le vélo, ça s'oublie pas, lui répliqua l'informaticien avec un clin d’œil.
— Mouais...
— Bon, on y va ? » s'impatienta Aelita.

Une fois les combattants en salle des scanners, le petit génie remonta en salle de contrôle. Il s'assit sur le fauteuil de commandes, il tendit ses bras en avant, les mains jointes, faisant craquer ses doigts.

« C'est reparti... » pensa-t-il, un sourire aux lèvres.

Il prit l'oreillette-micro et déclara :
« Honneur aux dames !
— C'est bon Jérémie, on est chacune dans un scanner, l'informa sa petite amie.
Très bien. Transfert Yumi. Transfert Aelita. Scanner Yumi. Scanner Aelita. Virtualisation. »

Prononcer à nouveau ces mots bouleversa légèrement le surdoué. Jamais il n'aurait pensé renvoyer ses amis sur Lyoko un jour, même dans ses rêves les plus fous. Un élan de nostalgie prit possession de lui lorsqu'il envoya Ulrich et Odd dans le monde virtuel, encore plus fort que précédemment. L'aventure avait définitivement reprit.

Les avatars des demoiselles apparurent dans le territoire de la forêt, rejoints peu de temps après par ceux des deux garçons. Odd, trop heureux d'être de retour dans le monde virtuel, sautait partout, laissant éclater sa joie à la vue de tous. Il grimpa aux arbres avant de retomber sur ses pattes et de tirer une ou deux flèches lasers dans le décor.

« Vous voyez quelques chose ? demanda Jérémie.
— Nan, dit simplement Ulrich.
— Tu ne pense pas qu'on devrait plutôt chercher des informations dans le cinquième territoire ? questionna la princesse aux cheveux roses.
Si, bien sûr, mais l'activité décelée par le programme tout à l'heure se trouvait dans la Forêt. Seulement, je n'ai rien de ce type sur mes écrans... Simplement des points rouges qui apparaissent de temps en temps, mais seulement une fraction de secondes. C'est vraiment bizarre...
— Raison de plus pour aller fouiner un peu ! annonça la guerrière japonaise.
— Moi j'veux bien, les coupa le chat violet, mais je compte pas y aller à p... »

Odd n'eut pas le temps de terminer sa phrase que l'Overboard, l'Overwing et l'Overbike apparurent devant lui. Il sourit et monta sur sa bécane, heureux de la retrouver.

« Odd et Aelita, allez sur le cinquième territoire. L'extrémité de la Forêt se trouve au nord-est de votre position.
— Sir, yes sir ! répondit le félin. Aelita, tu montes avec moi ? Tes ailes doivent être rouillées depuis le temps...
— Pas la peine d'insister comme ça Odd, j'accepte avec plaisir.
Soyez prudents, les supplia Jérémie. On ne sait rien de ce qu'il se passe. Si X.A.N.A est de retour, il ne vous laissera pas accéder à l'interface facilement !
— Compris Einstein, on fera gaffe » lui promit l'excentrique.

Les deux complices arrivèrent au l'extrémité du territoire sans encombre. Le fait de ne croiser aucun monstre les fit de plus en plus espérer que le créateur de ce monde était bel et bien l'origine de cette alerte.

Jérémie tapa le code « SCIPIO » et le Transporteur arriva, engloutissant ses usagers.

Une fois dans le cinquième territoire, les Lyoko-Guerriers se précipitèrent vers l'ascenseur afin d'atteindre l'interface. Carthage n'avait pas changé. Mais le ressenti de ses visiteurs était bien différent de celui d'autrefois. Lors de leur première lutte contre l'intelligence artificielle, ils trouvaient l'endroit froid, sûrement à cause de ses blocs bleus peu esthétiques. Deux ans après, le lieu se voulait presque accueillant, peut-être cela était dû aux années qui étaient passées depuis leur dernière escapade.... Même pour l'elfe rose, qui avait perdu son père en ces appartements, la route ne fût pas désagréable.

Aelita se jeta sur l'écran numérique et transmit toutes les données qu'elle trouvait à celui qui était resté aux commandes.

Pendant ce temps, Odd grattait le sol pour montrer qu'il s'ennuyait à en mourir. Plus le temps passait, plus il faisait ressentir son impatience à sa protégée. Celle-ci se surprit même à supplier X.A.N.A d'être vivant et de lui envoyer quelques monstres pour l'occuper. Soudain, les murs derrière eux se mirent à trembler. Surpris, le garde du corps d'Aelita se retourna en préparant ses armes.

« J'ai quelque chose sur mes écrans ! Qu'est ce qu'il se passe ?! s'affola le génie.
— Les murs tremblent d'une force ! Tu devrais voir ça ! l'informa Odd.
Comment ça ? Il y a un tremblement de terre ?
— Non, je ne pense pas que ce soit ça, poursuivit Aelita. Il n'y a que les murs qui tremblent, le sol ne bouge pas... »

Puis, les secousses cessèrent. Les combattanst observait l'intérieur du territoire, à l'affût. Tout à coup, un tir laser toucha la jambe droite de l'ancienne Gardienne de Lyoko. Odd aperçut alors, horrifié, un Rampant sortir de son antre. Toujours aussi hideuse, la bête se dirigea lentement vers les deux créatures humanoïdes.

« Einstein, pourquoi tu nous as pas prévenu ?
Je l'ai vu arriver en même temps que vous... Mais rassurez-vous, pour l'instant il n'y en a qu'un. »

Le chat violet observa longuement son adversaire pendant que la jeune fille s'attelait de nouveau au transfert de données.
Il jugea d'abord la situation, puis, sans prévenir, fonça vers le mur à droite du monstre. Il l'escalada grâce à ses griffes, et se laissa tomber sur le commis de X.A.N.A. Atterrissant avec un pied sur son dos et l'autre sur son museau après un looping périlleux, il tendit ses pattes avant et tira dans la cible dessinée sur sa tête.

« Flèches lasers ! »

Le monstre explosa.

« Et voilà l'travail, se félicita-t-il.
— Jérémie, c'est très bizarre. Le Rampant s'est à peine défendu...
J'ai vu Aelita. Il vaut mieux que je vous ramène, il y a des choses vraiment bizarres qui se passent du côté d'Ulrich et Yumi... Je ne peux pas vous laisser poursuivre. De toute façon, la mission est réussie, on a toutes les informations qu'il nous faut. Je vous dévirtualise.
— Non, attends ! protesta l'élue de son cœur. On va aller les aider. Ça te permettra de regarder d'un peu plus près les renseignements que je t'ai dégoté. »

A contre cœur, et sachant qu'il allait le regretter, le petit génie accepta.
_________________
« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »
« Rien ne sert de faire des suppositions contraires, puisque les choses sont ce qu'elles sont : on ne change rien à la réalité. »
« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences... »
« La plupart des gens croient être honnêtes et vrais avec eux-mêmes comme avec les autres. C'est plus facile. Ça fait moins mal. Mais au final on a tous quelque chose à cacher. Tous. »


Dernière édition par Jade Lhtl le Dim 11 Déc 2016 18:45; édité 5 fois
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Lun 25 Juil 2016 22:33   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


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Messages: 1304
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
Donc quelque chose lié a XANA se passe sur lyoko, intéressant (peut être le virus mais affaibli). que ce passe t'il dans la forêt?

et william a frappé sur sissi puis sur une nouvelle fille de kadik (il perd pas son temps après que yumi ait prit ulrich)

Est ce que tu vas caser Odd (avec une fille mystérieuse nouvelle à kadik ou trouvé sur lyoko) ou comme 90% des fics, Odd sera l'éternel puceau célibataire laissé de côté?

_________________
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Brounaus MessagePosté le: Lun 25 Juil 2016 23:45   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 30 Avr 2013
Messages: 77
Noctule, qui venait de terminer de lire le passage entre William et Sissi, ne put s'empêcher de tirer un trait sur la liste des fics à suivre avec intérêt sur son fichier World mais ... décida tout de même de terminer le chapitre en quête de bonne surprise et il ne fut pas déçu lorsqu'il remarqua que William se comportait comme un bourreau des cœurs. Il décida donc de laisser à l'auteur une dernière chance de ne pas commettre l'interdit s'il ne voulait pas perdre un lecteur.

T'inquiète, je rigole Razz

Je ne compte pas arrêter de suivre ta fiction si tu comptes mettre du WilliamxSissi. Même si j'avouerai que ce serait tout de même dommage étant donné que c'est un cliché qu'on retrouve dans d'autres fics.

Une nouvelle à Kadic qui pourrait être la future prétendante de Wiliiam ou voir même d'Odd. Pourquoi pas j'ai envie de dire.

Après que dire sur le reste, le retour de Xana qui est un classique mais bon, ne nous hâtons pas rapidement. Ce n'est que le début et tu nous réserveras sans doute de belles surprises.

Au niveau du texte, c'est cool, bien aéré même si je trouve tes chapitres un peut court mais bon, on fait avec.

J'espère que la suite va faire un peu bouger les choses Smile


Dernière édition par Brounaus le Mar 26 Juil 2016 08:08; édité 1 fois
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Pikamaniaque MessagePosté le: Mar 26 Juil 2016 02:20   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


Inscrit le: 30 Jan 2011
Messages: 478
Localisation: Norende.
Bonsoir Jade Lhtl,

Citation:
Quoi de mieux qu'une petite introduction en spoiler avant de commencer une fanfiction ?


Effectivement, c’est même souvent ce qu’il y a de plus pertinent dans le sujet des fictions en question.

J’ai pris le temps de lire tes deux premiers chapitres. J’aimerais tout d’abord te féliciter chaleureusement pour l’emploi des tirets cadratins « — », ainsi que des guillemets français. Tu portes haut en couleur, et probablement involontairement, l’étendard de la francophonie au travers ton récit.
Ce propos liminaire entendu, venons-en aux faits.

Citation:
Ces passages seront néanmoins en spoiler, leur présence signalée dès le début du chapitre qui en contient et ne seront pas indispensables au récit.


Pourquoi les écrire dans ce cas ? Smile.

Ta fiction est bonne du point de vue orthographique et grammatical. Je te félicite pour cela, un point souvent négligé, même par les experts de ce sous-forum. Outre les usages de forme susmentionnés, le niveau en français est globalement acquis dans ton cas. J’aimerais toutefois porter à ta connaissance le fait, que toute opinion féministe mise à part, les fonctions ne se féminisent pas, et que tu fais des fautes assez surprenantes à des moments.
En effet, le lectorat déplore souvent que le « quant à », soit déformé en « quand à ». Dans ton cas, la faute vient du « quant a », c’est assez perturbant, je dois bien le reconnaître.
Il serait par conséquent de bon ton, d’oublier les « professeures », peu importe leur forme, et de faire attention à la graphie de tes verbes.
Il me semble que tu es intéressée par moments par des effets « parnasses », c’est-à-dire, au style quelque peu ampoulé. On le remarque notamment par l’usage d’un subjonctif présent inapproprié avec des tournures telles que « bougeât », là où « bougea » est le seul à être légitime dans ce cas. Tu emploies par ailleurs des verbes et des adjectifs maladroits par moments.
Cela ne signifie pas que c’est mauvais, et j’espère que tu ne te sens pas jugée par ce propos. Je pense toutefois que tu peux t’améliorer sur ce point. Tu as un vocabulaire ; un style en puissance, ainsi qu’un potentiel qu’il te faut développer au fur et à mesure des chapitres de cette fiction. Ce potentiel ne peut toutefois servir que si tu prends le temps de relire tes chapitres avant leur publication, afin de caresser au mieux l’ambition naturaliste que tu évoques dans ta réponse à Ikorih.

Sur le fond de ton récit maintenant, je dirais qu’il est très maladroit. Tu veux nous raconter une histoire, ton histoire, c’est quelque chose que j’encourage, mais je crois que la manière dont tu t’y prends, pour ce début, n’est pas opportune.
Je reproche, en fait, à ton incipit, d’utiliser beaucoup trop de ficelles scénaristiques pour justifier l’enchaînement des événements.

Citation:
Non pas par choix, mais parce qu'il n'y avait plus de places à l'avant lorsqu'ils étaient arrivés.


Ce sont des points sur lesquels il est impératif de s’améliorer, parce qu’elles atteignent au sérieux de ta fiction, en plus d’être par moments incohérents. Sérieusement, depuis quand les places à l’avant sont les places de choix occupées par des étudiants, a fortiori lycéens ?
Cet hasardeux concours de circonstances est présent dans la plupart des séquences de tes deux premiers chapitres, et je crois, je suis même convaincu, que tu peux les tourner autrement afin de connecter ton action narrative.

La structure mérite d’être mieux pensée, parce qu’elle semble menée par un auteur motivé, et désireux de se perfectionner.
Dès lors, le ciment de ton texte corrigé, une meilleure immersion en sera possible. La narration reste minimaliste, pour ne pas dire descriptive. Cela peut faire gagner en réalisme (comme Ikorih l’évoque, par le biais des filières), tout comme cela peut engendrer une certaine froideur mécanique à la lecture. Bien évidemment, quand celle-ci est volontaire, le pari n’en est que réussi, mais dans le cas présent, il faut bien que ton écrit soit cohérent tant au niveau de la forme que du fond.

C’est loin d’être atteint, mais cela a le potentiel de l’être. Pour le moment, hélas, tu ne compenses ni sur le scénario, ni sur le style, ni sur la structure, pour autant, je dirais que ce n’est pas mauvais ; c’est plutôt moyen en fait, et c’est pour cette raison que les lacunes, si elles existent par le fait que c’est ton premier récit, elles peuvent être compensées.
Pour l’heure, toutefois, rien dans la trame ne l’encourage. Tu restes cantonnée à une approche classiciste de la suite de Code Lyokô. Il n’y a pas grand chose de personnel dans ce que tu écris. C’est convenu, vu, et revu, et je ne crois pas que la suite soit plus surprenante de ce point de vue. Les scènes manquent notamment d’originalité (notamment celle où le supercalculateur est rallumé).

Je te conseille de tirer profit des atouts solides dont tu sembles disposer, afin d’orienter ton scénario vers quelque chose qui te soit vraiment personnel.
Profite de tes capacités et de ta motivation pour tenter un maximum de ne pas pasticher l’univers, en fonction de ce que toi tu préfères faire.

Cela sera les premiers pas de ton amélioration en tant qu’auteur du sous-forum, et de cette fiction en général !

Bien chaleureusement,
Pikamaniaque.

_________________
« Si tu y crois de toutes tes forces, un mensonge peut devenir réalité. Alexandre Schwartz … Le savait mieux que quiconque. »
— Chapitre 12 (Projet Renaissance).
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Ikorih MessagePosté le: Mar 26 Juil 2016 12:16   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1417
Localisation: Sûrement quelque part.
Je passe rapidement apporter un petit complément au commentaire de Pikamaniaque, qui brosse pas mal le général de la fic.
Je voulais juste mettre en garde contre les éléments bateau, notamment la restauration de l'Ermitage (vu et revu), l'arrivée de la nouvelle que tout le monde adore (Mary Sue diront certains) et William en gros dragueur alors qu'il a normalement pris en maturité Mr. Green

Citation:
Celle-ci se surprit même à supplier X.A.N.A d'être vivant et de lui envoyer quelques montres pour l'occuper.

Ahlala les montres de XANA....rien de tel pour remettre les pendules à l'heure...
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/signat10.png
Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Lhetho MessagePosté le: Mar 26 Juil 2016 13:20   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 10 Juil 2015
Messages: 70
Localisation: Une chose est sûre, c'est sur Terre !
Voici donc une nouvelle fic. Et bien tant mieux. Je te souhaites en premier lieu bonne chance pour ton travail sur ce forum.
Maintenant que ça c'est fait, intéressons nous au texte.
Tu as axé ton repère spatio-temporel sur l'année de première de Jérémie, Aelita, Odd et Ulrich et l'année de terminale de Yumi et William et ton scénario est pour l'instant focalisé sur le retour de X.A.N.A. C'est donc un début classique mais en ce qui me concerne ça ne me dérange pas du moment que la fic est bonne, et je tiens à te dire que j'ai bien aimé le début. C'est clair, bien présenté et tu essayes d'amener des choix scénaristiques intéressants (mais ça a déjà été répété avant donc on ne s'attarde pas là-dessus).
Cependant, il y a juste un point qui m'a dérangé. Il y a quelques fautes assez grosses qui, comme l'a dit Pikamaniaque, nuisent un peu à la clarté de ta fic. Tout le monde fait des fautes et ce n'est pas très grave. Mais essaye de rayer le plus de fautes possible parce que des fois ce sont des grosses qui mettent ton lecteur sur la réserve alors que ton travail est tout à fait honorable et construit.
Bref, cette fic m'intéresse et je t'encourage à continuer, comme tout le monde te l'as dit. Il reste des mystères à explorer dans ta fic, ne t'arrêtes pas. Bonne journée.
_________________
"La politique est un art, l'art de faire le bien quand c'est possible et de faire le mal quand c'est nécessaire" Machiavel
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Jade Lhtl MessagePosté le: Mer 27 Juil 2016 04:32   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


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Messages: 29
Localisation: Nancy
Spoiler


Spoiler


Chapitre 3

Une jeune femme, d'environ vingt-cinq ans, errait dans un lieu pour le moins étrange. Grande et mince, elle était vêtue d'une longue robe blanche, serrée au buste et flottant au niveau de ses jambes. Ses bottes de couleur camel étaient lacées en flots harmonieux. Ses longs cheveux bruns foncés tombaient en boucles anglaises sur ses épaules, jusqu'en bas de son dos. Ses yeux, d'une couleur indescriptible, lui donnait un air mystérieux. Ses longs cils noirs de jais battaient à une cadence plutôt lente. Sa peau, blanche comme la neige, se confondait avec le décor.

Elle avançait lentement dans ce nouvel endroit, qu'elle découvrait petit à petit. Entièrement blanc, le paysage paraissait sans fin. Une sorte de fumée légèrement pailletée l'entourait, plus dense près de ses mollet et plus discrète à proximité de son visage. Elle voyait de temps en temps une fleur apparaître, parfois une rose rouge, parfois une tulipe. L'endroit était simple, mais incroyable. La jeune femme était émerveillée par tant de beauté.

Elle perdait peu à peu la notion du temps. Cela faisait-il quelques minutes, quelques jours ou quelques années qu'elle était là ? Elle n'aurait su le dire. Elle se laissait emporter par la curiosité du lieu et cherchait des détails qui contrasteraient avec le vide de cet espace. Mais elle ne trouva rien. Elle se sentait flotter, pourtant, elle était quasi certaine d'avancer sur du sol. Elle regarda en direction de ses pieds, mais la fumée réduit ses espoirs d'apercevoir un quelconque par-terre.

Elle finit par s'arrêter, fatiguée de ne rien rencontrer de nouveau. Elle prit alors le temps de se poser quelques questions. Quel était cet endroit ? Était-elle seulement toujours vivante ? Comment avait-elle atterri ici ? En voulant répondre à cette dernière question, elle remarqua qu'elle ne se souvenait d'absolument rien. Ni de son nom, ni de sa vie, ni de ce qu'elle était en train de faire avant d'arriver en ce lieu étrange.

Elle s'assit alors pour réfléchir. Elle tentait de se souvenir, cela devint un obsession. Elle voulait comprendre.

Elle se sentait malheureuse. Le paysage, qui lui paraissait idyllique et paradisiaque au début, se transforma à ses yeux en une véritable prison. Pourtant rien n'avait changé. Le même décor se présentait à elle. Mais son cerveau lui montrait des faits qu'elle savait irréels ; cependant, elle ne pu s'empêcher d'y croire. Dans ces visions, elle observait de sombres nuages arriver dans sa direction. Des barreaux noirs, recouverts de flammes, passèrent devant elle et se tordirent afin de se rejoindre en formant un cercle autour d'elle. Une rose, qui se trouvait non loin, prit feu et se transforma en cendres noires. Horrifiée, elle assistait impuissante à la scène que son imagination décidait d'inventer.

Elle voulu pleurer, mais n'y arriva pas. Elle tenta de se griffer, de se pincer, mais ne sentit aucune douleur. Cela renforça la tristesse qui était en elle. Elle se sentait inhumaine, peut-être même était-elle un monstre.

Ses forces l'abandonnaient, elle savait qu'elle ne ferait pas face à ce cauchemar éveillé bien longtemps. Épuisée, elle ferma les yeux, en espérant que son sommeil soit paisible. Malgré le fait qu'elle soit désormais allongée et endormie, son corps continua à avancer.



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Aelita et Odd avaient rejoint leurs deux camarades dans la Forêt. Jérémie avait déjà informé ces derniers de l'histoire du Rampant-qui-ne-se-défend-pas et leur avait donc confirmé le retour du programme multi-agents. La jolie japonaise en avait eu froid dans le dos. Ça ne s'arrêtera donc jamais ?

« Le mouvement que je repère une fois sur dix est à droite de votre position. Allez-y prudemment, on ne sait pas ce qui vous attend. »

Les quatre guerriers se mirent alors en route. Les allées de ce territoire se ressemblaient définitivement toutes. Aussi, ils eurent plusieurs fois l'impression d'être déjà passés par les chemins qu'ils empruntaient. Ils firent une pause après au moins un quart d'heure de course. Non pas que les avatars se fatiguaient, c'était impossible. Ils en avaient simplement assez d'avoir l'impression de tourner en rond.

« Jérémie, t'es sûr que c'est la bonne direction ? demanda le samouraï.
Absolument certain. Si cette chose est visible, vous devriez normalement l'apercevoir, droit devant vous.
— Il n'y a rien... fit Yumi en plissant ses yeux.
— Là ! s'écria l'ange rose. Vous voyez ce halo de fumée blanche ? »

Cette apparition, à peine visible, semblait surréaliste. Et ce, même dans un monde virtuel. Grand d'environ deux mètres carrés, il se déplaçait à une lenteur extrême.

« Au moins, si c'est un nouveau monstre, on aura pas besoin du SuperSprint, lança Odd à son meilleur ami.
— Alors, on fait quoi Jérémie ? demanda la victime de la remarque cinglante.
Vous attendez, lui répondit-il. C'est fort possible que ce soit une nouvelle créature de X.A.N.A, vu à quel point il a l'air déboussolé. Mais si c'est... »

L'intellectuel ne finit pas sa phrase, absorbé par ses recherches sur l'entité. Qu'importe, tous avaient deviné la suite de ses paroles. Une lueur d'espoir s'alluma dans le regard de sa petite amie. Elle s'imaginait déjà serrer son père dans ses bras, jouer du piano avec lui, retourner vivre en sa compagnie...

« Aelita, qu'est ce que tu fouts ?! »

Les paroles d'Ulrich la ramenèrent à la réalité. Elle constata que trois Frôlions attaquaient la fumée blanche et que ses amis tentaient de les évincer. Elle s'en voulu de s'être égarée. On ne savait pas ce qu'était cette étrangeté blanche, elle ne devait pas espérer retrouver le créateur de Lyoko avant d'être sûre qu'il s'agissait bien de lui. Elle s'en voulu d'avoir été aussi égoïste pendant que ses amis combattaient.
Pour se faire pardonner, elle s'envola en activant son bracelet. Elle vînt se mettre à la hauteur des monstres qui ne l'avaient pas repéré. Sans prononcer le nom de son attaque, elle balança un champ de force sur l'ennemi le plus proche. Celui-ci se fût lors détruire.

La jeune fille, heureuse de sa victoire, ne vit pas le compagnon de celui qu'elle venait de tuer se retourner contre elle. Elle encaissa un de ses tirs, la faisant tomber au sol et lui retirant vingt points de vie.

Odd riposta alors, en le détruisant à l'aide de trois flèches lasers, l'empêchant ainsi de tirer à nouveau sur l'ange.

Yumi se chargea du dernier Frôlion. Elle lança son éventail dans sa direction, mais celui-ci l'esquiva. Elle se servit alors de son pouvoir de télékinésie afin de ramener son arme vers son adversaire, encaissant les lasers qu'Ulrich ne pouvait repousser avec ses sabres. Pendant ce temps, Odd s'occupait de réveiller Aelita. Au moment où l'éventail transperça le monstre, la japonaise se fit dévirtualisée par un dernier tir.

Profitant du combat, la fumée alla se réfugier dans la mer numérique.



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De retour sur Terre, les Lyoko-Guerriers s'étaient regroupés dans le laboratoire. Jérémie, après avoir analysé les dernières informations récoltées par sa moitié, se retourna vers eux en faisant pivoter son fauteuil.

« Alors ? demanda Ulrich. Qu'est ce que t'as appris ?
— Comme on le pensait, X.A.N.A est bien revenu d'entre les morts. Mais il ne l'a pas fait seul.
— Comment ça ? le questionna Odd d'un air dubitatif.
— Lorsqu'on a lancé le programme multi-agent pour le détruire, il a essayé de se réfugier dans le réseau. Notre arme destructrice l'a donc suivi jusque là. Pour se protéger, il s'est séparé en deux, risquant ainsi de devenir incomplet. Le programme s'est donc doublé pour pouvoir l'attaquer complètement. »

Le blondinet fit une pause avant de continuer son récit.

« A cause de ça, il a perdu en puissance, même avec l'aide d'Hopper. C'était une ruse simple de la part de X.A.N.A, j'aurai dû le prévoir. Du fait de son pouvoir minimisé à cause de sa multiplication, le programme l'a simplement envoyé dans un entre-deux virtuel dans lequel il ne pouvait agir, ne détruisant l'ennemi qu'à moitié. 
— Euh, Jérémie... Dans le langage courant, ça donne quoi ? » prononça Odd d'un air idiot.

Le petit génie regarda sa petite amie, se demandant ce que l'excentrique n'avait pas compris. Pour une fois, il avait essayé d'employer des mots que chacun pouvait comprendre. Peut-être était-ce le terme « entre-deux virtuel » qui gênait... Son ami était donc si nul que ça en physique quantique ?
Aelita prit la parole afin de l'éclairer.

« Le programme ayant perdu en puissance, il n'a pas pu détruire X.A.N.A mais l'a forcé à aller dans un entre-deux virtuel. C'est une sorte de prison regroupant les fichiers supprimés mais pas totalement détruits. Il se trouve généralement entre deux mondes, comme par exemple entre Lyoko et un Réplika. C'est également là où on va quand on est virtualisé définitivement en tombant dans la mer numérique.
— Attendez.. la coupa Yumi. Ça voudrait dire que d'autres Réplikas sont apparus, ou qu'on ne les a pas tous détruits ?
— Je ne pense pas, reprit Jérémie. J'imagine plutôt qu'il existe un autre monde virtuel — ou plusieurs — totalement différent de Lyoko. Enfin, je veux dire, différent en ce qui concerne le design et ce qu'on pourrait y trouver puisqu'il serait géré par un deuxième Super Calculateur semblable au nôtre. Seul un ordinateur de cette puissance peut généré des données de ce genre. »

Plongés dans leur pensées, tous tentaient de s'imaginer ce que tout cela signifiait, et les conséquences que cela allait engendrer.

« Mais s'il pouvait s'enfuir, comme on l'a découvert aujourd'hui, pourquoi il a attendu deux ans ? dit alors Ulrich.
— Comme je vous l'ai dit au départ, quelqu'un l'a aidé. Seulement, on ne peut pas faire ce genre de manipulations de l'extérieur. X.A.N.A a dû retenir quelqu'un en otage et l'entraîner avec lui, ou alors retrouver une personne s'étant égarée, ce qui est moins envisageable. En fait, seul un avatar numérique contenant des codes ADN humains est capable d'ouvrir une brèche dans un entre-deux virtuel, et seulement après avoir passer plusieurs années, voire des dizaines d'années dans un monde comme Lyoko. C'est pourquoi je ne peux pas vous ramener en cas de virtualisation définitive... Et vous êtes tous là.
— Et tu penses que... ? commença Aelita, les larmes aux yeux.
— Je croyais au début qu'il s'agissait d'Hopper. Mais il nous l'a déjà prouvé, il est prêt à risquer sa vie pour que son programme ne revienne jamais. Ça me paraissait donc suspect qu'il ait pu commettre une telle erreur. Alors, j'ai de nouveau repassé les infos que tu m'as envoyé. Il y a bien un renseignement crypté qui concerne le personnage qui a libéré X.A.N.A. Je n'ai pas encore eu le temps de le décoder entièrement, mais j'ai déjà une instruction sur celui-ci. Ce... ce n'est pas ton père Aelita, je suis désolé. »

La jeune femme, dépitée, s'assit sur le sol froid du laboratoire. Sa réaction fendit le cœur de son petit ami. Il se sentait coupable de ne pas pouvoir lui ramener celui qui aurait pu devenir sa seule famille.
Tous leurs espoirs s'anéantissaient devant eux, impuissants face à la nouvelle désastreuse. Mais le temps n'était pas aux lamentations. Ulrich rompit alors le silence.

« Mais c'est qui alors ? Et comment tu sais que c'est pas Franz Hopper ?
— Le seule info que j'ai pu récolter pour l'instant, c'est que c'est une femme, lui dit Jérémie.
— Et pourquoi on a pas eu le droit à plus de monstres ? ajouta Yumi. Et c'était quoi, ces murs qui tremblaient ?
— Pour les murs, je ne sais pas encore. Pour les monstres, X.A.N.A n'est pas vraiment affaibli, il n'est tout simplement pas complet. Lorsqu'il s'est séparé en deux, une des deux partie a été détruite, sûrement peu avant qu'elle ne rejoigne l'entre-deux virtuel. Mais il va vite pouvoir se reconstruire lui-même grâce aux codes de sa programmation stockés dans le cinquième territoire. Et on n'a pas le contrôle sur ces données là, donc on ne pourra pas l'en empêcher. »

Les quatre auditeurs sentaient la peur monter en eux. Se battre de nouveau contre leur pire ennemi ne serait pas sans conséquences. Que leur réservait-il encore ? Qu'allait-il se passer ? Ils allaient devoir combattre, à l'ancienne. Et qui sait ce qui les attendrait...

« Et cette fumée blanche ? demanda la jeune japonaise. C'était quoi ?
— Je sais pas, lui répondit le chef du groupe. Mais si X.A.N.A l'a attaquée, c'est qu'elle doit le gêner. Donc il faudra la protéger à tout prix à chaque fois que vous la croiserez. »

Odd ne savait même plus s'il devait être content ou non. Depuis l'extinction du Super Calculateur, il rêvait de pouvoir un jour retourner sur Lyoko. Mais les circonstances dramatiques lui faisaient regretter son souhait. Il n'aurait jamais imaginé que le programme maléfique ait pu survivre. Il s'en voulu même d'avoir espérer auparavant reprendre ces folles aventures. Il s'imaginait les séquelles que tout cela allait impliquer. Yumi louperait sûrement son baccalauréat, à force de devoir sécher les cours pour leurs missions. Sa propre moyenne et celle d'Ulrich chuteraient, ce qui les amènerait sûrement à redoubler. Jérémie s'enfermerait à nouveau des heures dans sa chambre ou dans le laboratoire, sans manger ni dormir. Et Aelita... Aelita serait forcée tous les jours de repenser à son père. Elle se rappellerait, chaque fois qu'elle irait sur le cinquième territoire, la scène qui l'avait hantée pendant plusieurs mois auparavant.
Quant à William... Il se rendrait sûrement compte à un moment ou à un autre qu'ils avaient rallumé l'ordinateur. Il se remettrait sans doute alors à leur mettre des bâtons dans les roues. Voudrait de nouveau participer à la lutte. Se braquerait lorsqu'ils le lui refuseraient.

Un sentiment indescriptible germa alors dans le cœur du jeune garçon à la mèche rebelle.
Agacé par les événements, il sortit sans rien dire, sous les regards choqués de ses amis.



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La sonnerie retentit. Les élèves de troisième C sortirent de classe puis se dirigèrent vers la cantine.
Sissi, contrairement à ses camarades, s'orientait vers le bureau du proviseur. Nous étions déjà début avril, et son bulletin scolaire prouvait clairement qu'elle ne pourrait pas passer en seconde générale. Sauf bien sûr si elle réussissait à amadouer son père. Arrivée devant la porte, elle toqua trois petits coups secs. Elle entendit la voix qu'elle connaissait si bien lui dire d'entrer, ce qu'elle fit.

Lorsqu'elle découvrit la scène, elle ne pu s'empêcher d'être surprise. Une femme, qu'elle ne connaissait pas, se trouvait aux côtés de son paternel. Celle-ci devait avoir trente-cinq ans, tout au plus. Blonde aux yeux bleus, de taille moyenne, elle n'était ni jolie, ni laide.
Voyant que son père ne la lui présentait pas, Élisabeth décida de ne pas relever sa présence et en vint directement au fait.

« Salut papa. Je venais te voir au sujet de mon passage en seconde...
— Oh ! lui répondit l’intéressé. On en parlera ce soir, après ta journée de cours. »

La jeune fille était intriguée et confuse de se faire jeter comme cela, mais elle ne voulut pas réduire à néant ses chances de passer au lycée. Elle bredouilla un « d'accord » avant de sortir de la pièce. Profitant du fait que la secrétaire n'était pas à son poste – elle était sûrement en train de manger — elle tendit l'oreille pour écouter à travers la porte.

« Quand vas-tu enfin lui dire ? prononça la femme. Elle est grande, elle peut comprendre !
— J'attends d'être sûr que ça ne la choquera pas trop. C'est tout.
— Si tu le dis. Je dois passer voir Suzanne, je te rejoindrai plus tard. »

Comprenant qu'elle risquait de se faire repérer, Sissi sortit du bâtiment. Elle se repassait en boucle les paroles des deux adultes. Son père avait retrouvé quelqu'un ? C'était impensable. Où l'aurait-il rencontré ? Il ne sortait jamais de son bureau ! La jeune fille essaya de retourner le problème dans tous les sens, mais elle ne voyait pas d'autre issue. Cette femme le tutoyait alors que même les professeurs qu'il côtoyait depuis plusieurs années ne le faisaient pas.

La jolie brune sortit alors de ses pensées. A force de marcher sans même s'en rendre compte, elle s'était retrouvée dans le parc. Il était désert. Tous les élèves devaient être au réfectoire.

Des mains vinrent alors se poser sur ses hanches. Choquée par ce geste, elle resta bloquée quelques secondes avant de se retourner. Elle n'eût même pas le temps de prononcer un mot que le garçon l'embrassa brusquement. Outrée, elle repoussa.

« William ! Mais qu'est ce que tu fais ?!
— Je t'embrasse, répliqua simplement ce dernier.
— Mais... Pourquoi ?
— Parce j'en ai envie ».

La jeune fille comprit vite qu'il n'était pas dans son état normal. Gentiment, elle tenta de lui expliquer son désaccord.

« Je suis désolée... Tu es quelqu'un que j'apprécie, mais je... j'aime Ulrich.
— Et moi j'aime Yumi. Pourtant, c'est pas réciproque. Et dans ton cas non plus. Et en plus, on se fait souffrir nous-même en restant avec eux toutes nos journées. On nous blâme sans arrêt pour les sentiments qu'on ressent. Alors qu'est ce qui nous empêcherait de nous amuser un peu ?
— Je ne veux pas m'amuser.
— Tes yeux disent le contraire » lui informa le garçon.

En effet, Sissi mourrait d'envie de l'embrasser à nouveau. Mais elle ne pouvait pas. Son cœur ne battait que pour le samouraï. Malgré tout, elle ne put s'empêcher de penser que William avait raison. Ulrich n'avait d'yeux que pour Yumi et ne ferait jamais attention à elle, elle le savait.
Elle observa alors le jeune homme, resté devant elle. Ses cheveux en bataille lui donnait un air mystérieux. Ses yeux la fixaient intensément. Un charme indescriptible émanait de lui.

« Arrête de te prendre la tête. Fais ce dont tu as envie, quand tu en as envie » lui dit le beau brun.

Sissi analysa rapidement la situation. L'élu de son cœur ne l'aimait pas. Un garçon, plutôt avantagé physiquement et qu'elle appréciait, s'était jeté sur elle. Celui-ci, même si elle n’éprouvait aucun sentiment pour lui, l'attirait, inévitablement. Elle n'avait jamais connu les joies d'un couple ou des gestes amoureux, trop occupée à tenter de séduire celui dont elle s'était entichée. Et c'était l'occasion de faire la découverte de ces sensations.

Pendant qu'elle réfléchissait, William s'était rapproché d'elle. Lorsqu'il ne fût plus qu'à deux ou trois centimètres de celle qu'il convoitait, cette dernière s'en aperçut. Encore dubitative, elle recula lentement. Le jeune homme, de plus en plus irrésistible à ses yeux, avançait en même temps qu'elle. Soudain, elle sentit sa progression se stopper. Un arbre se trouvait derrière son dos. Piégée, elle leva le visage vers le garçon. Celui-ci en profita pour prendre doucement sa tête entre ses mains, et posa à nouveau ses lèvres contre les siennes, plus délicatement cette fois.

La fille du proviseur voulu le repousser, mais son corps ne lui répondait plus.




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A dix-huit heures trente, Suzanne Hertz rentra chez elle. Elle déposa son sac sur la table en bois du salon et en sortit sa blouse pour la placer sur le dos d'une chaise. Elle s'assit sur un siège, sortit des copies de sa besace et commença à les corriger.

Lorsqu'elle eut fini, il était déjà dix-neuf-heures trente. Elle alla dans la cuisine, ouvrit son réfrigérateur et observa son contenu. Il était pratiquement vide.

« Il faudra vraiment que je songe à aller faire les courses... » pensa-t-elle.

Elle s'empara d'un reste de pâtes datant de deux jours et d'un peu de salade. Elle se retourna et mit son plat au micro-ondes. Pendant que celui-ci chauffait, elle sortit la sauce industrielle de son frigidaire et en enduit la verdure. Elle rangea ensuite la bouteille et mit la table.
Après s'être rassasiée, elle déposa son assiette et ses couverts dans le lave-vaisselle, puis retourna dans la pièce à vivre. Elle rangea ses copies dans leur pochette et replaça le tout dans son cartable.

La vieille dame descendit ensuite dans la cave. Il faisait complètement noir. Elle appuya alors sur l'interrupteur situé à sa gauche. Une lumière jaunâtre, presque glauque, vint frappé les murs de la pièce.

Un ordinateur à plusieurs écrans se laissa découvrir. Devant lui se trouvait un fauteuil pivotant. À ses côtés, un hologramme carré apparaissait. D'une couleur bleutée, celui-ci ressemblait à une carte ou à un GPS du futur. Derrière, on pouvait apercevoir deux sortes de scaphandres en métal, allant du sol au plafond. Des fils d'une taille gigantesque en sortaient et rejoignaient les extrémités de la salle.

Mme. Hertz se dirigea vers l'écran et tapa quelques lignes sur le clavier. Un compte à rebours s'afficha et se mit alors en route. Pendant qu'une voix automatique énonçait le nombre de secondes qui s'écoulait, elle s'orienta vers le premier scanner et pénétra à l'intérieur.

Lorsque les chiffres tombèrent à zéro, les cloisons du tube se refermèrent sur elle. Le cylindre fit un bruit monstrueux. La voix numérique annonça alors :

« Transfert Suzanne. Scanner Suzanne. Virtualisation. »

Le grognement du scanner se fit alors encore plus intense. Puis, le silence revint. Lorsque le scaphandre s'ouvrit à nouveau, il était vide.
_________________
« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »
« Rien ne sert de faire des suppositions contraires, puisque les choses sont ce qu'elles sont : on ne change rien à la réalité. »
« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences... »
« La plupart des gens croient être honnêtes et vrais avec eux-mêmes comme avec les autres. C'est plus facile. Ça fait moins mal. Mais au final on a tous quelque chose à cacher. Tous. »


Dernière édition par Jade Lhtl le Dim 11 Déc 2016 18:46; édité 5 fois
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Icer MessagePosté le: Ven 29 Juil 2016 11:22   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 17 Sep 2012
Messages: 2109
Localisation: Territoire banquise
On entre enfin dans le vif du sujet avec l'explication du retour de X.A.N.A. Pas mauvaise en vérité. On apprend qu'il se trouve dans un entre deux virtuel, bref, dans la corbeille d'un PC Mr. Green
Ce passage obligé du récit étant traité, reste à savoir les conséquences sur la lutte virtuelle dont on a déjà eu un petit aperçu. L'occasion de remarquer que les séquences d'actions étaient plutôt bien traitées et non bâclées.

Sans surprise, Hertz se virtualise, mais on ne sait toujours pas dans quel camp elle est car, elle peut très bien être la personne ayant aidé X.A.N.A à revenir !

Enfin, un mot sur le cas William qui semble pour l'instant cantoné au rôle de prédateur sexuel sur pattes. C'est mieux que rien après tout Mr. Green

Continue comme ça, à la prochaine !

_________________
http://i.imgur.com/028X4Mi.pnghttp://i.imgur.com/dwRODrW.pnghttp://i.imgur.com/mrzFMxc.pnghttp://download.codelyoko.fr/forum/avataricer.gifhttp://i.imgur.com/h4vVXZT.pnghttp://i.imgur.com/gDzGjSF.pnghttp://i.imgur.com/x46kNev.png

« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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Lhetho MessagePosté le: Dim 31 Juil 2016 21:51   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 10 Juil 2015
Messages: 70
Localisation: Une chose est sûre, c'est sur Terre !
Bon, je m'étais déjà dit depuis plusieurs jours qu'il fallait que je commente ce chapitre, maintenant : Done !
En premier lieu, je me dois bien sûr de revenir sur l'explication du retour de X.A.N.A et comme l'a dit Icer, elle est plutôt bonne. C'est clairement plausible et tu l'expliques bien donc c'est gagnant.
Ensuite, tu fais planer un mystère dans le début de ton chapitre, c'est très intriguant et ça donne envie de savoir qui est cette jeune femme et ce qui se trame autour d'elle.
Au niveau de William maintenant, le fait qu'il soit fou de Sisi est assez intriguant mais peut-être que ça fait partie d'un plan machiavélique qui vise à se venger, ce serait bien son genre.
Enfin, au niveau de madame Hertz, un mystère plane (encore un). On peut envisager toutes les possibilités étant donné qu'elle fait partie à part entière des protagonistes de la fic.
Bon bah voilà, la flemme de faire une conclusion ce soir ( pas mon genre pourtant étant donné que j'ai l'habitude). Bref, continues à prendre du plaisir en écrivant cette fic et bonne continuation.
Bonne soirée.
_________________
"La politique est un art, l'art de faire le bien quand c'est possible et de faire le mal quand c'est nécessaire" Machiavel
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lyvkofan MessagePosté le: Mar 02 Aoû 2016 18:26   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 12 Juil 2014
Messages: 24
Localisation: Sûrement sur Lyoko
Un petit tour sur le forum et me voilà devant ta fic.
Normalement, je n'aime pas trop lire des fanfics en cours, flemme d'attendre la suite, tu comprends. Mais je me suis dis, pourquoi pas.
Bref, assez de blabla.
Tout d'abord, le faite que le scénario soit un retour de Xana ne me dérange pas, j'ai également lu beaucoup de fics CL avec cet trame mais pour moi chaque auteur est différent et rajoute sa touche donc le texte devient alors unique.
J'aime le faite que tu es mis les couples Yumi/Ulrich et Aelita/Jérémie ensemble, c'est assez rare ces temps-ci. ^^ Par contre je reste assez sceptique par la relation William/Sissi, mais à voir.
J'ai également sourcillé en voyant l'apparition d'un OC, bon bah j'espère juste que ça ne sera pas une Mary-Sue également.
Au contraire d'Icer, je ne m'attendais pas à ce Mme Hertz soit virtualisé, peut-être que j'ai manqué un truc dans ton récit.
Plus qu'à attendre la suite.
Wink

_________________
. . .

2 AM and she calls me 'cause I'm still awake
"Can you help me unravel my latest mistake?
I don't love him, winter just wasn't my season"


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« Il n'a plus assez de musique dans son cœur pour faire danser sa vie. »
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Jade Lhtl MessagePosté le: Dim 07 Aoû 2016 00:19   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


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Spoiler


Spoiler


Chapitre 4

Aelita était assise dans un coin de son lit, les genoux repliés sous ses bras. Elle pensait à tous les souvenirs heureux qu'elle avait avec son père. Elle percevait à nouveau la mélodie d' « Ah vous dirai-je maman » résonner dans tête, en boucle. Depuis qu'elle avait eu un espoir de retrouver le créateur de Lyoko, elle entendait sans arrêt cette musique.
Son regard était porté dans le vide. Elle revoyait passer devant elle les parties de cache-cache avec ses parents, leurs rires, chaque pièce de sa maison d'enfance avant qu'elle ne soit détruite. Lorsqu'elle perçu un léger bruit au niveau de sa porte, elle prononça par automatisme un « Entrez » à peine audible. Malgré tout, son visiteur l'entendit et ouvrit doucement la porte. Elle revint alors peu à peu à la réalité.

La jeune fille aux cheveux roses vit alors, sans surprise, apparaître Jérémie. Elle se releva brusquement, honteuse d'être découverte en position de faiblesse. Celui-ci s'approcha d'elle, la prit part la taille et déposa un long baiser sur ses lèvres. Aelita, déconcertée par l'absence de timidité de son petit ami, fut d'abord étonnée par cette démonstration d'affection. Cette stupéfaction laissa vite place au bien-être et elle répondit à l'embrassade son cher et tendre. Quand ce dernier se sépara délicatement d'elle, elle en fut presque déçue.

Le blondinet s'assit alors sur son lit et invita l'élue de son cœur à faire de même. Une fois qu'elle l'eut imité, il lui prit délicatement la main.

« Comment tu te sens ? lui demanda-t-il.
— Je sais pas. Je suis perdue. J'étais à deux doigts de retrouver mon père. Tout au long de notre excursion sur Lyoko, j'avais pour espoir de le revoir un jour, d'apprendre qu'il était en vie. Surtout quand cette fumée blanche est apparue... Mais il faut se rendre à l'évidence. Il est mort. Comme on n'avait pas cours cet après-midi, j'ai pas arrêté de pensé à ça...»

Compréhensif, Jérémie laissa le silence s'installer quelques instants. Puis, il tenta de réconforter sa bien-aimée.

« J'ai fait quelques recherches, une fois seul dans le labo. Je ne garantis pas que c'est ton père, mais j'ai retrouvé quelques traces d'ADN... Il se pourrait qu'elles appartiennent à la femme qui a libéré X.A.N.A, mais si ce n'est pas le cas, ça pourrait bien être lui. Je pense que ça vaut le coup d'aller vérifier. Je ne veux pas te donner trop d'espoir, mais c'est possible. En y repensant bien, Hopper était intelligent et connaissait son programme par cœur. Et il se serait laissé abattre par deux Mantas seulement... ? J'ai beaucoup réfléchi, et je pense que ça ne tient pas la route. Il est peut-être en vie, quelque part.»

Aelita, touchée par le mal que son petit ami se donnait pour elle, ne pu s'empêcher de lui sourire. Il faisait tout pour la rendre heureuse, à sa manière. Et elle ne le remercierai jamais assez pour cela. Parfois, elle se surprenait à penser qu'elle ne lui rendait pas assez ce qu'il lui apportait. Il lui prouvait néanmoins une nouvelle fois son amour, et cette fois ci, à travers ce qui comptait le plus pour elle. Il semblait croire en ce qu'il disait, alors, elle décida d'espérer avec lui. Cependant, bien d'autres choses la tourmentaient.

« Et pour la fumée blanche et la fameuse femme ? le questionna-elle.
— Ce ne sont qu'en fait une seule et même personne. Elle est symbolisée par ce halo car le Super Calculateur n'a pas réussit à lui modéliser un avatar.
— Comment ça se fait ?
— Lors de sa virtualisation, dont j'ignore la date, on a tenté de l'envoyer sur Lyoko. Seulement, elle n'est pas entrée dans un de nos scanner. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas plus d'informations sur elle : l'ordinateur ne l'a pas en mémoire.
— Attends... Tu es en train de me dire qu'une machine semblable à la nôtre comporte aussi des scanners ?! s'interloqua la jeune fille.
— Exactement ! Et en plus, à moins que cette femme ait été virtualisée par un idiot, ce qui est peu probable, ce deuxième Super Calculateur doit être proche d'ici. Comme tu le sais, ce qui est géographiquement à proximité dans le monde réel l'est aussi dans le réseau. Tenter de transférer un russe vivant à Moscou sur Lyoko, par exemple, semble impensable. L'avatar aurait trop de chemin à faire pendant sa virtualisation et disparaîtrait donc dans la mer numérique externe au moment où il apparaîtrait totalement. Bref, ce serait trop risqué, car ce n'est pas du tout le même principe que la translation. »

Aelita considéra les faits. Après réflexion, elle demanda :

« Et tu sais comment la délivrer, et si c'est bien elle qui a permis à X.A.N.A de revenir ?
— Pas encore, mais j'y travaille. D'ailleurs, je vais y retourner. J'étais simplement venu m'assurer que tu allais bien. »

L'ange voulu le supplier de rester, mais elle n'osa pas. Elle l'embrassa tout de même tendrement sur la joue et lui glissa un remerciement à l'oreille. Fier de lui avoir redonner le sourire, l'intellectuel lui fit une bise sur le front et s’éclipsa.

De nouveau seule, Aelita décida de sortir de sa chambre. Si elle restait enfermée encore plusieurs heures, elle allait sans doute devenir folle. Elle prit son téléphone et composa le numéro de Yumi. Cette dernière ne décrocha pas. Elle devait sûrement être avec Ulrich, sinon avec une amie de sa classe pour réviser. Après tout, elle passait le baccalauréat à la fin de l'année.

Aelita se dirigea alors vers la chambre d'Odd. Une fois arrivée, elle frappa trois petits coups secs sur la porte. Elle entendit son ami crier un « oui ? » de sa voix reconnaissable entre mille. Elle entra dans la pièce, et un chien lui sauta littéralement dessus.

« Eh, Kiwi ! s'écria-t-elle en riant. Du calme !
— Désolé, s'excusa Odd en le prenant dans ses bras. Il est tout fou-fou en ce moment.
— Pas de problème. Ulrich n'est pas là ?
— Non, je crois qu'il est avec Yumi. Qu'est ce qui t'amènes ici ?
— Je... J'avais besoin de me changer les idées, lui répondit la princesse de Lyoko. Ça te dirait une petite sortie ? »

L'excentrique, content de ne pas devoir rester seul pendant le reste de la journée, acquiesça, le sourire aux lèvres. Il déposa son chien dans le tiroir qui lui servait de niche et suivit son amie.



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La nouvelle élève s'était réfugiée dans le parc. Son arrivée à Kadic s'était faite remarquer au point de prendre des proportions qu'elle n'aurait jamais imaginé. Tous ses camarades tentaient de l'approcher par des moyens plus ou moins directs, et cela la fatiguait beaucoup. Atterrir dans un endroit que l'on ne connaissait pas était déjà difficile, une armée d'adolescents curieux n'arrangeait donc rien.

Assise au pied d'un arbre, elle entendit deux voix s'approcher d'elle. L'envie de fuir pour ne pas rencontrer leurs propriétaires la prit, mais ne connaissant pas les lieux, elle n'aurait su où aller. Elle resta donc à sa place, essayant de se faire la plus discrète possible.

Lorsqu'elle vit passer les deux amis, elle fut pour le moins étonnée. Tout d'abord, ils étaient de véritables personnages, notamment par leurs coiffures respectives. Le garçon adoptait en effet des cheveux blonds coiffés en pique, sur lesquels apparaissait une tâche violette. Celui-ci était plutôt maigrichon et assez petit. La fille quand à elle, avait les cheveux roses vifs. Mais ce qui intrigua le plus la nouvelle pensionnaire, c'était leur réaction lorsqu'elle était entrée dans leurs champs de vision. Ils lui avaient simplement souri en passant, mais ne s'étaient en aucun cas jetés sur elle pour lui demander d'où elle venait.

Voyant là une occasion faire connaissance avec des gens sympathiques, elle se leva et les interpella. Les deux compères se retournèrent et la regardèrent d'un air méfiant. Malgré tout, elle ne se dégonfla pas et termina ce qu'elle avait commencé.

« Excusez-moi de vous déranger... Je suis nouvelle dans le lycée, je connais personne. Depuis ce midi, tout le monde me court après pour me demander des informations sur moi, et c'est de moins en moins supportable. Je me demandais si ça vous dérangeait que je reste un peu avec vous... »

Les regards des deux amis s'adoucirent. Soulagée, elle attendit une réponse.

« Bien sûr... lui répondit la jeune fille aux cheveux roses d'un air compatissant. Mais il faut que tu saches que tu pourras pas toujours rester avec nous, on aura parfois des... des trucs à faire.
— Je comprends. J'aimerai juste avoir quelqu'un pour m'expliquer comment ça marche ici et ne pas passer cette première journée seule.
— Alors je suis ton homme ! s'écria l'excentrique. Moi c'est Odd, et voici Aelita. On allait boire un verre, tu veux venir avec nous ?
— Avec plaisir ! Moi, c'est Cassandre. »

Les trois adolescents continuèrent donc leur chemin jusqu'aux grilles marquant l'entrée du lycée, puis se dirigèrent vers la ville. Arrivés au bar préféré d'Odd, ils s'installèrent en terrasse. Un serveur vint prendre leurs commandes et les leurs apportèrent quelques minutes plus tard. En sirotant leurs boissons, ils décidèrent de faire connaissance.

« Qu'est ce qui t'as amené à Kadic ? demanda le jeune homme à sa nouvelle amie.
— Je vivais aux alentours de Nancy avant. Ma mère a été mutée aux États-Unis, et je voulais absolument rester en France. Elle a donc voulu que j'aille en internat à Paris, pour éviter de se taper des heures de train inutiles en plus de l'avion quand elle viendrait me voir.
— Et ça se passe bien, tu te plais ici ? l'interrogea Aelita.
— Ça pourrait être pire, je m'habitue plutôt bien à la capitale. J'ai juste un peu de mal avec les autres élèves. J'ai déjà eu quelques problèmes avec un fou-furieux qui a voulu m'embrasser... »

A ces mots, les Lyoko-Guerriers se regardèrent, les sourcils froncés.

« Dis-moi... Ce mec là, il serait pas grand et brun ? la questionna l'ange rose.
— Si, c'est lui ! lui confirma Cassandre. Vous le connaissez ?
— Un peu qu'on le connaît ! lui répondit le garçon en mauve. T'inquiète pas, je vais aller le voir et il n'osera même plus te regarder !
— Vas-y doucement, Odd. Je te rappelle qu'on ne sait toujours pas ce qu'il a fait à Sissi.
— Comment ça ? Je ne suis pas sa première victime ? dit la nouvelle d'un air apeuré.
— Victime, je sais pas... William est sorti avec la fille du proviseur, Sissi. C'était il y a un peu moins de deux ans. Leur histoire n'a duré que deux semaines, mais depuis, elle reste fermée sur elle-même. On ne sait pas ce qu'il lui a fait, mais ça à l'air sérieux, parce que son passe-temps préféré, c'est plutôt de se faire remarquer. »

Cassandre s'avachit sur le dossier de son siège. Dans quel établissement de fous était-elle tombée ?
Soudain, une sonnerie interrompit la discussion. Odd sortit son téléphone de sa poche.

« Oui Jérémie ?
— Salut. Aelita est avec toi ?
— Ouep'.
— Rappliquez illico presto, y'a une tour activée.
— Ok. On ramène une nouvelle amie en sécurité et on arrive.
— Bah, une nouvelle amie ? Comment ça ?
— On t'expliquera plus tard. On connaît la nature de l'attaque ?
— Pas encore... Mais plus vite la tour sera désactivée, mieux ce sera.
— D'accord, on sera là dans cinq minutes. »

Aelita, qui avait bien compris le message de son petit ami, s'empressa d'expliquer à Cassandre qu'il fallait repartir en direction de Kadic.

« Bon, on va te ramener au lycée. Ensuite, on fera ce qu'on a à faire.
— Euh... ouais, d'accord. »

Ces deux personnes était plutôt gentilles et la nouvelle élève ne voulait pas se les mettre à dos. Alors, aussi étrange qu'était la situation, elle décida de ne pas poser de questions.

En arrivant à l'entrée de l'établissement, les trois camarades aperçurent la jeune japonaise. Celle-ci était en train de fumer une cigarette, l'air tranquille. Étonnés de la voir si sereine alors qu'une attaque avait été lancée, Odd et Aelita l'interpellèrent.

« Yumi ?!
— Quoi ? répliqua l'intéressée d'un air maussade.
— T'es pas à l'u... là où tu sais ? Il s'est réveillé ! déclara l'ange rose.
— Hein ? Sérieux ? Pardon, j'avais pas mon portable sur moi...
— Vous avez un ami qui vient de sortir du coma ? demanda Cassandre.
— On peut dire ça comme ça... lui répondit le blond. Je vais te ramener dans ta chambre. Vous deux, foncez au... au point de rendez-vous. Passez par le parc. Je vous rejoints après. »

Les Lyoko-Guerrières s'exécutèrent et l'excentrique fit signe à la nouvelle élève de le suivre. Cette dernière ne se pressant pas le moins du monde, il lui demanda d'accélérer le pas. Lorsqu'ils arrivèrent aux Arcades, ils croisèrent le jardinier. Odd, flairant le piège, retint Cassandre qui continuait son chemin. Qu'est-ce qu'un amoureux des plantes ferait dans la cours de récréation ? Il ne quittait jamais le parc...

Le jeune homme vit alors le jardinier se retourner vers eux. Dans ses yeux palpitait le sigle de X.A.N.A. Sans attendre, il prit son amie par le bras et lui ordonna de courir. En voyant l'ai affolé du blondinet, l'adolescente lui obéit. Elle prit néanmoins le temps de se renseigner sur le motif de cette course-poursuite et se retourna. Surprise par la découverte de leur agresseur, elle manqua de trébucher. Elle se reprit et suivit Odd dans le bâtiment administratif. Celui-ci dégaina son téléphone et composa le numéro de Jérémie. Après plusieurs sonneries, qui donnait à l'excentrique l'impression d'attendre des heures, l'intellectuel répondit enfin.

« Odd ? Qu'est ce que tu fouts, on t'attend nous !
— Quoi, les autres sont pas déjà sur Lyoko ?! s'écria l'homme en violet.
— Si, je les ai envoyé il y a cinq bonnes minutes déjà. Mais Ulrich répond pas, impossible de savoir où il est. Yumi et Aelita n'y arriveront pas seules, X.A.N.A a mit le paquet niveau monstres. Enfin... Trop pour deux personnes en tous cas.
— Ouais, bah ici aussi c'est compliqué ! Rouiller a eu droit à la xanatification, comme au bon vieux temps ! A croire que l'ennemi n'a pas fait sa dernière mise à jour... J'suis coincé avec la nouvelle dont je te parlais tout à l'heure près du bureau de Delmas.
— Ok, essaye quand même de rejoindre à l'usine. Prends la nouvelle avec toi, de toute façon, un retour vers le passé s'imposera.
— J'vais essayer. »

Reprendre ces vieilles habitudes agaçait Odd au plus haut point. Situation initiale, attaque du système multi-agents, escapade sur Lyoko, désactivation de la tour et retour vers le passé. Décidément, il n'y avait rien de plus répétitif, et rien n'était plus exaspérant que la répétition.

« Bon, Cassandre. Tu vas me suivre, je vais te mettre en sécurité. Tu vas voir un lieu qui va t'époustoufler, mais faudra pas poser de questions et nous laisser faire ce qu'on a à faire. On te donnera des explications après, c'est compris ? »

La jeune fille, entre la peur et l'excitation, approuva d'un hochement de tête.



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Dans le laboratoire, Jérémie entendit les portes du monte-charge s'ouvrir. Sans prendre la peine de se retourner, il déclara :

« Ah Odd, enfin ! T'en a mit du temps ! File aux scanners, les filles ont besoin d'aide.
— Je crois qu'Odd a eu un petit contre-temps... »

A ces mots, l'intellectuel fit alors pivoter son siège.

« William ? Mais comment... ?
— J'ai croisé Rouiller qui avait l'air légèrement surhumain. J'ai alors compris que X.A.N.A devait être de retour et que vous aviez rallumer tout ce bordel.
— T'es plus un Lyoko-Guerrier, tu sais, lui dit le blondinet.
— Oh que si. Je me souviens de tout ça, j'ai déjà été virtualisé. Que tu le veuilles ou non, je fais parti de votre secret. Et à entendre tes premières paroles quand je suis arrivé, vous êtes clairement dans la merde en ce moment.
— On n'a pas besoin de toi, Odd va arriver.
— Ça m'étonnerait qu'il soit là à temps, ou en un seul morceau. Le jardinier avait sa tête des mauvais jours quand je l'ai croisé... » lui dit le brun ténébreux.

Jérémie considéra la situation. Les deux filles étaient seules sur Lyoko face à plusieurs monstres. Ulrich était injoignable et Odd, en danger. A contre-cœur, il s'entendit donc prononcer des mots qu'il regretterait sûrement, il le savait.

« Va à la salle des scanners. Mais ne considère pas que tu es réintégrer ; t'es juste la dernière solution que j'ai sous la main. »

Le sourire aux lèvres, l'ex petit-ami de Sissi descendit d'un étage et entra dans un des trois scaphandre.



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« Aelita, Yumi ? Comment ça se passe de votre côté?
— Mal ! répondit la japonaise. Les Krabes nous ont repérées !
— Tenez bon, je vous envoie... William.
— Hein ? Jérémie, t'as fumé quoi ? Et d'abord, qu'est-ce qu'il fout au labo ?
— Plus tard les explications ! Contentez-vous d'avoir un combattant de plus. »

Les deux filles, en courant et en évitant les lasers, se regardèrent et haussèrent les sourcils. Le chef d'équipe pouvait décidément être aussi surprenant dans le bon sens du terme que dans le mauvais. Elles se réfugièrent derrière un bloc de glace en attendant leur renfort.

Le guerrier vêtu de noir apparut alors à droite d'Aelita. Il pencha la tête de manière à voir le nombre de monstres à éliminer. Yumi quand à elle, l'ignorait totalement.

Quatre Krabes se tenait de l'autre côté de leur cachette. Sans prévenir, le brun ténébreux utilisa son SuperSmoke et se dirigea vers les ennemis. Il réapparut sous le premier d'entre eux, dégaina son imposante épée et la planta dans le ventre du crustacé. Il utilisa de nouveau son pouvoir afin de rejoindre ses alliées, se protégeant ainsi des tirs des trois autres monstres.

« William ! Si tu te la joues perso encore une fois comme ça, je te dévirtualise directement ! Je te rappelle que c'est comme ça que tu t'étais fait avoir par X.A.N.A la dernière fois !
— Relax, répliqua l'intéressé. Ma technique a fonctionné, tu vois bien.
— On a pas le temps de se disputer ! les coupa l'ange rose. Maintenant, c'est trois contre trois. Chacun le sien. »

Son ton avait été autoritaire, ce qui ne manqua pas de déstabiliser ses coéquipiers. C'était tellement peu habituel venant de sa part que cette intervention eut le mérite de les faire taire.

Les Lyoko-Guerriers établirent alors rapidement leur stratégie. Une fois cela fait, ils la mirent à exécution.

William apparut devant les ennemis, à découvert. Lorsque les Krabes l'aperçurent, ils tentèrent de lui tirer dessus. Il encaissa un choc lui faisant perdre quarante points de vie et activa son SuperSmoke pour éviter les autres. Yumi et Aelita intervinrent alors, détruisant deux des monstres en les prenant par surprise. L'ex xanatifié s'occupa du troisième. Il sauta sur sa carapace et planta son arme dans l’œil de X.A.NA dessiné sur le dos de son adversaire.

Aelita allait alors en direction de la tour activée, quand Yumi l'interpella, l'air soucieuse.

« Attends ! C'est trop facile... Jérémie, tu vois d'autres monstres sur tes écrans ?
— Pour l'instant non. Mais je ne vois pas précisément le périmètre de la tour, vous êtes trop loin. Je vous envoie vos véhicules. Aelita, tu prends l'Overboard et William, l'Overbike.
— Euh... Tu sais qu'Odd et Ulrich ne sont pas très partageurs... lui rappela sa petite amie.
— Ils s'en remettront. N'allez pas trop vite, je vous arrêterai si je vois quelque chose »

Les bécanes apparurent alors devant les trois compagnons. Ceux-ci les chevauchèrent et partirent en direction de la tour activée.




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Odd tira Cassandre par le bras et tous deux se mirent en route vers la plaque d’égouts du parc. Ils étaient aussi angoissés l'un que l'autre, mais pour des raisons bien différentes : l'un redoutait le danger qu'il connaissait alors que l'autre se demandait ce que tout cela signifiait.

Malheureusement, le jardinier contrôlé par le programme maléfique se mit en travers de leur chemin. La jeune fille fit un bon en arrière en le voyant s'interposer entre eux et l'entrée du parc. Il était arrivé à toute vitesse, à une allure... inhumaine. L'excentrique se plaça entre elle et le personnage possédé, prêt à se battre. S'attendant à ce que le spectre s'approche de lui ou qu'il lui lance des éclairs avec ses mains, il fut surpris lorsque des lasers rouges sortirent de ses yeux. Malgré tout, il réussit à les esquiver en se roulant par terre. Puis, il se releva dans son élan.

« Je retire ce que j'ai dit X.A.N.A, la mise à jour est plutôt pas mal ! »

Le temps de prononcer cette réplique, Mr. Rouiller s'était approché de lui. Il le prit par le col de son tee-shirt et le souleva sans aucun effort. Il l'éleva jusqu'à ce que leurs deux visages soient à même hauteur et s'apprêta à lancer de nouveau des lasers par ses orbites. Soudain, il fut comme bugger et lâcha sa victime. Odd tomba disgracieusement sur le sol et vit Cassandre, un bout de bois à la main, fière d'avoir eu l'idée de frapper dans le ventre du xanatifié.

« T'as intérêt à m'expliquer ce qu'il se passe... dit-elle au blondinet.
— Plus tard ! Pour l'instant il faut fuir ! »

Les deux amis se mirent donc à courir en direction du stade. Le jeune homme avait pour idée de se rendre à l'usine par le passage du gymnase. Seulement, le jardinier les rejoignit bien assez vite. Il se plaça devant eux, les faisant reculer de quelques pas. Puis, il s'approcha dangereusement des adolescents. Il prit d'abord la jeune femme par les épaules et l'envoya valser sur le côté comme un vulgaire objet. Il se concentra ensuite sur le Lyoko-Guerrier et tenta de lui attraper la tête, mais celui-ci lui échappa. Il se contenta alors de lui envoyer une décharge électrique à distance.




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« Attention ! Quelque chose se cache derrière la tour ! » dit l'intellectuel aux combattants.

La jeune japonaise, qui menait la course depuis la destruction des Krabes, ne put échapper à un tir et se fit dévirtualiser.

« Wahou, Jérémie, c'était quoi ça ? demanda Aelita. Yumi avait pourtant encore tous ses points de vie !
— Je sais pas ! C'est totalement dingue ! Restez à l'abri et décrivez moi ce monstre... »

William et l'ange rose observèrent alors leur nouvel ennemi, qui sortait de sa cachette.

« C'est chelou comme bête, déclara William avec nonchalance.
— C'est une sorte de koala, mais avec des cornes... compléta la princesse de Lyoko. Mais je ne vois pas le sigle de X.A.N.A... 
— Tu pourrais m'envoyer un visuel? »

La jeune fille au cheveux roses fit ce que son petit ami lui avait demandé. Celui ci observa l'image avec attention. C'était en effet une petite bête grise, avec un grand museau plat tout en longueur. La bête, presque mignonne, disposait de cornes blanches à la place de ses oreilles. Le blond à lunettes agrandit la taille de l'image sur son écran afin de déceler son point faible. Après une bonne minute de recherches, il le trouva enfin.

« William, Aelita ! La cible est sur son ventre. Apparemment, il tire grâce à un laser situé au fond de sa gorge. Faites attention, s'il vous touche, c'est retour aux scanners. Et dépêchez-vous, j'ai pas de nouvelles d'Odd, il doit passer un sale quart d'heure. J'ai envoyé Yumi le chercher mais ça m'étonnerait que ça change grand chose... 
— Ok, donc la meilleure technique, c'est la ruse, dit le brun ténébreux.
— Tu t'occupes de le distraire pendant que je fonce à la tour ? demanda l'ange.
— Exactement. »

Le jeune homme sortit donc de sa cachette, prêt à sa sacrifier.

« Eh, l'ours en peluche ! Viens par là ! »

Le monstre tenta de lui tirer dessus, mais il était bien trop loin pour l'atteindre. Il avança donc lentement vers son adversaire. Ce dernier se mit à courir dans la direction opposée à la tour activée.

Aelita, profitant de la situation, se mit à son tour à découvert et courut vers le cylindre blanc en priant pour ne pas faire les frais d'une autre mauvaise surprise. Sa course se déroula sans encombre. Arrivée à l'intérieur, elle se précipita vers le centre de la plate-forme et s'éleva jusqu'au niveau supérieur. L'écran holographique s'afficha, et elle tapa le code Lyoko.

« Tour désactivée. »



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Ulrich s'entraînait au gymnase, quand il entendit un cri à l'extérieur. Il se précipita vers la sortie et découvrit la scène ; en plein milieu du terrain de sport, Odd et une autre fille gisait au sol. Le jardinier, qui l'avait repéré, se dirigea vers lui. La samouraï comprit rapidement la situation et essaya de fuir. Le xanatifié le rattrapa avec aisance et des lasers rouges sortirent de ses yeux. Ils transpercèrent le tee-shirt du garçon, laissant apparaître sur son torse deux lignes verticales boursouflées, presque fumantes. Ulrich se tordit de douleur. Le spectre s'approcha dangereusement de lui, prêt à en finir, quand il s’effondra au sol, totalement inconscient. Le jeune homme se sentit perdre connaissance. Une lueur blanche l'enveloppa alors, ainsi que tout le reste du lycée.



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Après le retour vers le passé, Odd, Aelita et Cassandre s'étaient retrouvés au bar. Cette dernière ne se souvenant de rien, les deux Lyoko-Guerriers firent donc attention de ne pas évoquer les derniers événements. La jeune fille aux cheveux roses reçu alors un SMS de son bien-aimé.

De : Jérémie
A : Aelita
04:32PM

Rdv au labo. Debriefing.


Elle informa son ami qu'il fallait s'en aller. Ils réglèrent l'addition — Odd ayant insisté pour payer le verre de Cassandre — et raccompagnèrent leur nouvelle camarade à sa chambre.



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Les Lyoko-Guerriers étaient tous réunis dans le laboratoire — William y compris. Ceux qui avaient été virtualisés racontèrent leurs péripéties, puis ceux qui étaient restés sur Terre firent de même.
Jérémie prit ensuite la parole.

« Ce nouveau monstre, le koala à cornes...
— Le Kornala, compléta Odd.
— Si on veut... continua l'intellectuel. Le Kornala est définitivement plus coriace que les autres monstres.
— Ça va être l'enfer ! ajouta Yumi. Dès qu'on devra aller désactiver une tour, X.A.N.A nous l'enverra et ce sera un billet de retour dans le monde réel !
— Pas sûr, dit Aelita. Après tout, on a bien réussi à le semer. Il faudra simplement changer de tactique de combat.
— Peut-être, déclara Ulrich. En attendant, le problème c'est William. Il peut pas rester avec nous.
— Eh oh, j'suis là et je t'entends, répondit l'intéressé.
— Pourquoi ça ? demanda l'ange rose. Après tout, il nous a bien aidé aujourd'hui !
— Ouais, mais il est pas digne de confiance. Y'a des choses qui sont pas claires, répliqua le samouraï.
— Comme quoi ? le questionna l'ex xanatifié.
— Euh, je sais pas... lui dit Odd de sa voix fluette. Qu'est-ce que t'as fait à Sissi, par exemple ? Ça fait deux ans qu'elle est toute bouleversée. »

L'excentrique avait touché un point sensible. Le brun ténébreux murmura un « Ça ne vous regarde pas... » entre ses dents. Ne sachant comme se sortir de cette situation, il allait partir, quand Jérémie le sauva.

« L'important, c'est que William nous a été d'une grande aide aujourd'hui, on ne peut pas le nier. Mais même s'il a été brillant sur cette mission, il n'est pas assez expérimenté. »

L'intellectuel se retourna alors pour parler directement au sujet de la discussion.

« Voilà ce que je te propose : on te réintègre dans la bande. Seulement, tu ne feras pour l'instant les missions qu'en cas d’extrême urgence. Le reste du temps, tu resteras sur Terre afin de limiter les dégâts. Et pour que tu puisses t'améliorer, on t'offrira quelques séances d'entraînement sur Lyoko. Ça t'évitera de te faire attraper de nouveau par la méduse. Ça te va ?
— On fait comme ça... »

Le chef de groupe regarda ses amis. Tous approuvaient, avec plus ou moins de conviction.



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« Alors comme ça, Suzanne, tu t'évertues toujours à contrer Carthage... »

La professeur de physique se retourna. Devant elle, une femme blonde affichait son plus beau sourire.

« Émelyne... prononça la scientifique.
— En chair et en os, lui répondit celle-ci.
— Qu'est ce que tu fais là ?
— Je viens t'ordonner d'arrêter de nous mettre des bâtons dans les roues. Je ne sais pas comment X.A.N.A est revenu, mais il est bien là, et de notre côté... Tu ne pourras rien contre ça.
— Vous ne prendrez jamais le contrôle de la planète, déclara Mme. Hertz. Et puis, comme as-tu pu entrer dans l'établissement ?
— Oh, ça ! Un petit numéro de charme à notre cher monsieur Delmas, et le tour était joué... lui dit-elle. Voilà déjà bien deux ans qu'il croit en notre histoire.
— Garce...
— Si on veut... dit la blonde. Mais pour arriver à ses fins, il faut y mettre les moyens, non ?
— Vas t'en de ma salle de cours.
— Pas de problème. Mais on se reverra, Suzanne... »

Une fois seule, la vieille dame sortit une tablette tactile de son bureau. Elle ouvrit une application GPS, et vit six petits points rouges au niveau de l'usine. Elle soupira, puis se mit à chercher une solution.
_________________
« Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »
« Rien ne sert de faire des suppositions contraires, puisque les choses sont ce qu'elles sont : on ne change rien à la réalité. »
« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences... »
« La plupart des gens croient être honnêtes et vrais avec eux-mêmes comme avec les autres. C'est plus facile. Ça fait moins mal. Mais au final on a tous quelque chose à cacher. Tous. »


Dernière édition par Jade Lhtl le Dim 11 Déc 2016 18:49; édité 4 fois
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Lhetho MessagePosté le: Dim 07 Aoû 2016 10:03   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 10 Juil 2015
Messages: 70
Localisation: Une chose est sûre, c'est sur Terre !
Salut Smile . Bon, ce nouveau chapitre étant sorti, il est temps de faire un petit résumé.
En premier lieu, on a un chapitre qui sonne un peu le stéréotype de la série au niveau du déroulement de celui-ci, c'est-à-dire X.A.N.A attaque, on désactive la tour et retour vers le passé. Cependant, certains points viennent couper ce stéréotype, notamment l'apparition d'un nouveau personnage (encore un Smile ) qui vient à la rencontre des LG. Bon, on verra bien ce qu'il se passera par la suite avec elle.
Ensuite, la mise à jour de X.A.N.A est pas mal ! Des lasers rouges c'est stylé Smile
En ce qui concerne William, et bien voilà il va rentrer dans le cercle des LG. Classique dira-t-on mais cela dépend de ce que tu vas en faire, on verra bien.
Enfin, la partie la plus intrigante reste celle qui concerne madame Hertz. On a un peu plus de renseignements sur ses agissements et une lutte se profile entre elle et cette Emelyne. Et tout cas on sait qu'elle sait qu'il y a des personnes qui squattent l'usine, peut-être même qu'elle sait qui elles sont exactement. On le saura par la suite.
Bref, en conclusion, un chapitre qui reprend le fil rouge d'un épisode de CL classique tout en apportant des avancées scénaristiques notamment à la fin.
Voilà voilà. Bonne continuation et bonne journée. Moi, je retourne regarder les JO Smile
_________________
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