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[Fanfic] White Mustang

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 Auteur Message
Minho MessagePosté le: Lun 04 Déc 2017 15:40   Sujet du message: [Fanfic] White Mustang Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 29 Jan 2016
Messages: 93
WHITE MUSTANG

https://img15.hostingpics.net/pics/6706332472688416176709449805941484685237n.jpg

PROLOGUE : Déments projets d'un visionnaire expansif


Spoiler


Entrons directement dans le vif du sujet, comme ça tu ne pourras pas prétendre que tu n'avais pas été prévenu visiteur !

Attention donc, âmes sensibles s'abstenir. Les actes atroces décrits dans le coin relèvent de l'insoutenable. Quiconque avec un scintillement de conscience ou un minimum de décence détournerait le regard dès à présent. Nos journaux se taisent, préférant les petits faits divers concernant l'épicier du coin ou le crash routier de la semaine dernière. Que faire ? Mais que faire nom de dieu ?! Le monde est devenu un enfer lubrique, lucratif pour une minorité de démons mégalomanes, où chacun tente de sauver sa peau aux dépens des autres. La bonne conscience est le prétexte idéal pour continuer à se la couler douce, et à continuer la politique de l'autruche (sauf que le sol aujourd'hui a été remplacé par un écran plasma, une radio ou un magazine d'information). À qui profite ces crimes inqualifiables perpétrés sur tous les continents et que nos sous-hommes politiques approuvent en agissant que sur des problèmes secondaires sans importance pour le plus grand profit des industriels et des marchands d'armes, les maîtres à penser des gouvernements sous l'emprise du dollar tout-puissant ? Pleurer toujours ? Crier encore ? Il est grand temps de se rendre compte que la connaissance est une nécessité tandis que la compréhension est la finalité. Et dire que nous continuons à faire de l'Art ou de la Littérature dans un univers fantasmé par une caste régnante dégénérée, comme si les enfants de la terre avaient encore de beaux jours devant eux. Les enfants de qui d'abord ? Les enfants de l'or et du sang versé, des mines de diamants et de l'uranium enrichi ? Réfléchir, c'est avant tout commencer à désobéir...

Mon ami, c'est à toi que je m'adresse en priorité. Je sais qu'en lançant un tel appel à l'aide, tu espérais que quelqu'un te donne LA solution miracle, le remède pour passer outre cette mauvaise passe. Je suis désolé de t'apprendre que tu ne trouveras rien de plus qu'une compassion virtuelle en ces lieux, peu importe la valeur que tu lui accordes. Ça va commencer simplement, comme une fleur qui se fane car c'est l'ordre naturel des choses, tu vas te retrouver peu à peu paralysé par des angoisses et une anxiété que tu n'avais évidemment jamais ressenties auparavant. Au point de limiter tes déplacements, tu finiras par te mouvoir uniquement pour des raisons d'extrême nécessité, comme l'espionnage quotidien de la voisine sous la douche ou la première bière du matin. De sombres pensées vont emplir peu à peu ton être tout entier d'une léthargie poétique, d'une solitude noire qui s'inscrira en toi de manière irréversible comme la nicotine de ta première clope. Es-tu vraiment prêt à dompter le spectre de la dépression post-virtuelle ? De la culpabilité que tu porteras toute ta vie, celle d'avoir ôté définitivement le précieux souffle d'un enfant dans la force de l'âge ? De passer du statut d'un gars sans histoire au criminel dont tout le monde parle ? Pourtant, les criminels sont vraiment des gens normaux après tout. Un meurtrier par exemple a pour seule action de tuer quelqu'un pendant quelques minutes… voire moins. Pour le reste de son temps libre, c'est peut-être carrément le Gandhi de son quartier ! Des cadavres, il y en a juste partout en vrai. Qui se doute, en foulant le tarmac de la cour de récré kadicienne, qu’il longe en réalité des centaines d’anciennes tombes ? Deux cimetières militaires, tombés dans l’oubli depuis des centaines d'années, se tenaient à l'endroit précis où s'est érigé le fameux collège-lycée, bâtiment qui contenait au moins un ado qui avait buté quelqu'un sans que personne ne soit au courant.

Mais bon, qu'est-ce que ça change dans le fond ? Les tueurs sont tout à fait comme toi et moi, pourvus de deux bras et dix doigts de pieds, ceux qui disent le contraire sont des menteurs. De toute façon, tout le monde ment en ce bas-monde. Disney ment aux filles, le porno ment aux garçons et tout le monde est content car une belle illusion vaut toujours mieux qu'une vérité purulente, dégoulinante de ce pus si jaunâtre qu'est le quotidien. Être confronté à la réalité brute, c'est douloureux. Je me suis retrouvé dans le noir total, à douter de tout et de rien, à rester dans mon monde aveuglé par les choses de la vie, et tu es parvenu, en une seule soirée à me rappeler ce que c'est de vivre la vie. En un seul weekend, t'as réussi à me montrer que le contraire de vivre c'est de ne pas se risquer, et que les remords c'est uniquement pour ceux qui veulent vivre dans la peur de réessayer. T'as pas changé depuis le début, tu es resté fidèle à toi-même Jérémie, toujours là pour ceux qui en ont besoin, à faire des plans sur la comète, à rendre certains aspects de la vie beaucoup plus solubles, à faire rire même quand le moment est difficile. Je ne te rédige pas une déclaration d'amour là, je fais juste un hommage à la pureté et l'importance de ton amitié envers moi. Jour après jour les gens changent, des chemins se sont malheureusement séparés, d'autres se sont agréablement retrouvés, mais toi, toi tu es toujours resté sur ce même chemin, un chemin plein de rencontres où tout le monde est accueilli à bras ouvert, avec un amaretto-pomme et plein de bébés chats ! Bref tout ça pour te dire un énorme merci, autant un merci de la part du programmateur en moi qui s'est enrayé dans ses sentiments que du pote qui sera absolument toujours là pour toi quoi qu'il arrive.
Jérémie Belpois t'es juste le meilleur, n'en doute jamais ! Tu sais combien pèse un ours polaire, pas vrai ? Juste assez pour briser la glace entre nous ! Tu dois t'en souvenir, toi qui me l'a répété tant de fois...
Eh bien mon ami, tu as du sang sur les mains, peut-être plus que la moyenne, tu as tué et le plus beau c'est que tu es sans aucun doute prêt à recommencer ! Et tu sais quoi ? C'est pour ça que je te kiffe.

Lyoko avec toi, c'est comme un marathon, compliqué à gérer mais tellement jouissif ! On part tous sur la même ligne de départ : motivés et pensant tous arriver ensemble à la fin... Et puis en cours de route, certains trébuchent, d'autres tombent carrément dans le ravin. Parfois ils se relèvent et continuent, parfois ils déclarent forfait.
Au final, l'équipe n'arrive pas au complet et ceux qui y parviennent ne peuvent pas dignement fêter la victoire avec leurs coéquipiers ! Toi, tu as clairement donné un sens à mon existence. Malheureusement, tu n'entendras jamais tous ces compliments sur ce message préenregistré car il ne t'est pas destiné. Après tout, ceux qui nous sauvent de notre vie ne doivent pas savoir qu'ils nous sauvent. Jamais. Sinon, ce serait trop facile.



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Avoir des selles blanches est un état maladif qui signe un problème hépatique, plus précisément au niveau des sels biliaires puisque ce sont eux qui donnent la couleur normale des excréments humains.

Habillé comme un styliste en dépression, le jeune garçon était en position fœtale dans son lit, torturé par la douleur qui lui bouffait le ventre. Était-il dévoré par de gros vers gluants qui envahissaient peu à peu son estomac ? Était-ce son foie qui lui jouait un mauvais tour de plus ? Accumulait-il un tas compact de merde au niveau du rectum bien trop souvent bouché ? Il ne détenait pas la réponse, personne ne l'avait ici car nul médecin n'existait. Ni hôpital d'ailleurs ! Quand on souffrait, on crevait. C'était aussi simple que cela. Xana voulait explorer cet Eden de la normalité à nouveau, malgré cette putain de douleur qui lui rongeait le bide. Déjà que l'anomalie qui lui brûlait le regard lui avait presque brisé toute chance de réussite sociale, il était maintenant clair que sa santé ne lui permettrait pas d'aller très dans le sprint enivrant de l'ascension professionnelle. Certains le plaignaient. Sans grande conviction. Après tout, l'empathie consistait en un simple voyage dans la souffrance d'autrui. Mais contrairement à la personne enfermée dans le train qui filait droit vers les limbes, les témoins si empathiques de la collision à venir pouvaient s'éloigner du lieu de l'impact à tout instant.

Toujours lové dans sa couette d'un bleu électrique à vous en donner mal aux yeux, le gamin au nom si particulier sortit du dessous d'un coussin canari son journal intime. Là dedans, il y consignait tous ses rêves, fantasmes et surtout machinations fumeuses qui ne verraient probablement jamais le jour, à moins de recevoir justement un peu d'aide extérieure. Il se concentra aussitôt sur la page 10 – d'un naturel méthodique il avait naturellement tout numéroté – et tomba sur sa liste des intervenants principaux. Dans son plan. Ce Grand Dessein auquel il aspirait tant. Pour ça, il devrait beaucoup manipuler, tuer à tour de bras et se débarrasser des gens plus rapidement encore que des préservatifs usagés. Du point A où il se trouvait actuellement, il voyait un point B baignant dans l'horizon flouté du lointain. Et pour arriver à sa destination, il avait un puissant Supercalculateur à sa disposition... et une armée de mammifères à monter les uns contre les autres. Saisissant une galette de riz de la poche de son peignoir, il mordilla la friandise light avant de s'attaquer, une fois de plus, à la lecture de son écriture moins identifiable encore qu'une chiure de puceron perdue sur le capot d'une voiture. Ceux qui s'y attardaient auraient pu penser qu'il s'agissait de pattes de mouche proches du gribouillage le plus infâme. Mais en réalité, c'était une pléthore de signes qu'il avait sciemment inventés pour que son génie ne soit pas démasqué par un éventuel voyeur. Une série de courbes, boucles, cubes et autres formes possibles remplissaient la page et, en français traduit, cela donnait à peu près ceci :

« Michel Belpois (le bras armé du projet ?)
- Date de naissance : 4 novembre 1972.
- Âge : 44 ans.
- Veuf, deux enfants.
- Chevelure châtain formée de boucles revêches qui descendent jusqu'aux épaules.
- Yeux vairons : le droit luisant d'un vert herbeux légèrement malsain et le gauche d’un gris anthracite qui s'accordait parfaitement avec son teint de cire.
- Peau du visage parfaitement lisse à l’exception d'une tache de naissance de la taille d'une pièce de deux euros exposée sur la joue gauche.
- Corps de lâche, façonné par les longues heures passées au bureau à jouer à loups-garous-en-ligne.com, astuce apprise avec le temps pour éviter de rentrer au domicile familial.
- Possède un chien de garde basé, prénommé Ivo, qui aime plus que tout les longues balades automnales dans les recoins embrumés de la forêt Capucin. Beau poil de jais, grandes oreilles, longue queue touffue, il fait partie intégrante de la famille Belpois. Créature de la nuit également, il aime pourchasser de la femelle, quand ce n'est pas des petits ragondins ou autres rongeurs...

- Michel Belpois est reconnu au sein de sa société comme étant une personne très déterminée, peu peureuse et toujours prête à aller de l’avant.
- Fils unique, ses parents sont décédés dans un accident de voiture lorsqu’il avait vingt ans.
- Impulsivité parfois salvatrice parfois agressive.
- Travaille depuis dix ans en tant que programmateur de sites web et tente tant bien que mal de concilier vies familiale et professionnelle, bien que ce ne soit pas très compliqué vu la vitesse à laquelle il accomplissait son travail.
- A du mal à trouver sa place de père, c’était plutôt sa femme (avant sa maladie et la mort qui s’en est suivie) qui tenait les rênes de la demeure familiale.

Jérémie Belpois (l'adversaire principal)
- Né le 12 janvier 2000 (17 ans au moment des faits puisque le conflit se déroulera lors de l’été 2017).
- Petit gringalet (1m67) au teint grisâtre hérité de ses parents.
- Cheveux blonds coiffés en brosse, yeux bleus et lunettes rectangulaires.
- D’ordinaire calme, détendu et patient, il est néanmoins sujet à de nombreuses crises de panique depuis le décès de sa mère.
- Possède l’accent du sud le plus prononcé de la famille, il essaie néanmoins de l’effacer lors des présentations orales auxquelles il est souvent confronté puisqu’il a choisi une cursive hautement littéraire.
- Est devenu une personne assez pessimiste, il vit au jour le jour et commence à avoir de mauvaises fréquentations bien que son cercle d’amis soit en perpétuel changement.
- Pense de plus en plus à la fugue face à un père qui privilégie son travail à son rôle de chef de famille.
- Un peu la pomme pourrie du clan : il veut tout tenter, que ce soit drogues ou expériences de plus en plus extrêmes telles que les expéditions nocturnes sur les voies ferrées fortement fréquentées ou encore l’automutilation.
- Peu sportif, il reste courageux et débrouillard malgré tout, l’un des seuls traits de caractère qu’il a hérité de son père est son côté « tête brûlée ».

Aelita Schaeffer (l'adversaire secondaire)
- Née le 30 mai 2000, étudiante en filière scientifique. 17 ans également.
- Fille de Waldo et Anthéa Schaeffer.
- Petite blonde (1m50), coiffure en frange, élancée et pourvue d’une allure athlétique.
- Peau du visage et de l’arrière des épaules rongée par l’acné depuis ses treize ans.
- Tempérament explosif mais elle reste peu rancunière, a même tendance à pardonner trop vite. Elle reste malgré les conflits le seul symbole de médiation entre le père et le fils cadet quand elle s'immisce chez les voisins.
- Très sportive : joue (en équipe) au basket, hockey et football.
- Seule fille de sa famille, elle n’est néanmoins pas considérée comme une princesse. A un côté « garçon manqué », ses amis sont exclusivement masculins et elle ne perd guère de temps à essayer de les séduire.
- Est partagée entre la complicité qu’elle entretient avec son père et le devoir de protection qu’elle ressent envers sa mère, plus fragile de nature.
- Parfois suiveuse dans ses relations avec les autres, elle n’aime pas forcément se mettre en avant ni maîtriser les échanges, bien qu’elle y soit un peu forcée au sein de sa famille.

Projet de Xana numéro 421b, les attaques terrestres étant désormais terminées.

La Terre, ma Terre, est désormais plus scientifiquement avancée que la précédente, les bâtiments souterrains sont nombreux et des innovations informatiques plus folles les unes que les autres ne cessent de voir le jour… même si elles ne sont pas toujours performantes sur le long terme. Le cadre de ma société parfaite est donc en perpétuel changement, c’est un monde futuriste et rétrograde à la fois puisque le conservatisme est de mise au sein du gouvernement français.

Cadres naturels, conditions atmosphériques, espaces créés par l’homme et technologie + transformation du monde barbare qui était le leur.

Au milieu du vingtième siècle de cet univers, les ressources naturelles tiraient déjà à leur fin. La pollution était à son apogée et il y avait un grave problème de surpopulation. Il était grand temps que les gouvernements commencent à prendre des mesures pour éviter la catastrophe. À partir du moment où j'arriverai au pouvoir, la Terre se mettra à fonctionner comme une planète unie aux objectifs communs et non plus comme un assemblage de pays aux intérêts antagonistes. De galeries souterraines, on sera passé aux cités entièrement forées sous la roche, la plupart des industries s'enterreront au plus près du noyau de la planète qui sera désormais envisagé comme la source d’énergie principale permettant de subvenir aux besoins humains. Toute centrale pourra désormais se vanter de fonctionner uniquement à l’énergie thermique.
Mais les humains, avec mon aide, viseront encore plus haut. Tout commencera via la station spatiale Darwin, qui sera développée je l'espère dès la première moitié du vingt-deuxième siècle. La première que je planifie de rendre totalement habitable… D’autres titanesques plateformes orbitales verront le jour et pourront accueillir jusqu’à deux millions de têtes chacune, mais ça ne suffira évidemment pas à assouvir l’ambition humaine. La prochaine étape, ça sera la Lune ! Plusieurs colonies d’un millier d’habitants chacune vont y être installées, dans des dômes bien fournis en oxygène et nourriture.
Une fois que l’homme aura rendu près de 60% de la surface terrestre à la nature, celle-ci pourra dès lors se réapproprier totalement l’ancien espace de vie urbain. La pollution va diminuer tandis que l’air et l’eau redeviendront purs. Les forêts vont elles aussi regagner du terrain, à commencer par les grandes étendues préalablement rasées d’Amérique du Sud. D’une certaine façon, le monde va aussi faire un grand pas en arrière en revenant à la verdure originelle.
Tous les buildings abandonnés en surface seront eux démantelés peu à peu, à la manière d’un immense recyclage. L’essentiel de ce qui se pouvait se trouver à la surface va être réutilisé pour fabriquer des villes souterraines, ce qui nous laissera des millions de tonnes de matière première à utiliser !
L’idée d’ensemble, c'est surtout de guérir la surface et de préserver un maximum de ressources pour l’avenir, car continuer avec un tel gaspillage des matières premières n'est plus possible. Il restera malgré tout des villes « ordinaires » partout dans le monde, la répartition humaine entre la surface et les souterrains sera de cinquante-cinquante, sans oublier ceux qui seront partis au plus près des étoiles !
Les troglodytes, qui vivront donc dans ce dédale de galeries plus ou moins profondes, passeront aussi du temps à la surface. Ils partiront en vacances à la mer, iront faire du ski en montagne ou s’empresseront d’aller acclamer leurs joueurs favoris dans les stades, à croire que certains loisirs ne disparaitront jamais ! La perfection ne sera pas encore de ce monde évidemment… mais cela vaut toujours mieux que la direction empruntée par l’humanité avant le Grand Changement.

Mais restons réalistes, c'est un projet plutôt utopiste pour le futur de la planète, celui qu'il nous appartient à toutes et tous de préserver... ou de détruire. Sincèrement, je ne suis pas certain de vouloir m'orienter dans cette voie, beaucoup trop joyeuse à mon goût.

Évaluation de cette Réalité Détournée : 4,5/20 »


Le gamin grimaça en prenant une autre bouchée de galette de riz qui fut au moins aussi atroce que la première mais il refusait de s'alimenter autrement, de peur que d'autres ingrédients issus du placard ou du frigo lui chamboulent une nouvelle fois l'entièreté de son transit intestinal. Il inspira, puis soupira allègrement en contemplant le plafond au son du nouveau tube de Moby qu'il appréciait tout particulièrement. Son plan était parfait, trop parfait, enfin... presque parfait surtout. Car il lui manquait THE dénouement, celui qui lui permettrait d'assouvir toutes ces différentes envies qui lui rognaient abruptement les synapses à l'aide de leurs mandibules acérées, celles des fantasmes les plus enfouis. Que voulait-il vraiment au fond ? Le pouvoir ou le respect le plus total ? N'était-ce pas la même chose ? Si TU avances, nous avancerons TOUS. Pour servir la société, pour assurer une terre propice au développement de nos descendants. Son grand-père lui avait dit ça un jour. Un homme sage, porté sur la bouteille et fumant la pipe comme un camion surchauffé, mais ça restait un homme sage. Voulait-il assurer une existence merveilleuse pour ses propres enfants comme ses ancêtres l'avaient fait avant lui ? Le gamin ne savait plus où donner de la tête, entre le bien, le mal, la prétendue définition de ces deux notions... À dire vrai, il n'y comprenait trop rien, il voulait juste s'enfuir de cette enveloppe corporelle marquée par la couleur de l'infamie, ce violet dans le regard, preuve ultime que depuis sa conception le petit être était habité par une entité aussi diabolique qu'ambitieuse. À moins que cela ne soit juste son propre esprit ? Il était perdu, si perdu... Il retourna à la première page de son carnet, là où il écrivait en français clair et qu'il n'avait pas encore inventé son alphabet alambiqué, et retrouva le passage où il s'efforçait de ressentir des sentiments... humains.

Papa, tu trouveras ceci étrange, mais je te rassure, il y a en moi, une envie de te dire ô combien je suis fier d’être ton fils, aîné qui plus est. Il arrive parfois que l’on ressente le besoin de dire les choses, de démontrer ses sentiments, voilà la raison qui me pousse à venir vers toi et révéler mes sentiments à ton égard.
Aujourd'hui est un jour particulier pour Toi, tout comme pour Moi. Il y a treize ans, Maman et toi vous m'avez offert un cadeau si précieux et si fragile à la fois... La vie !

Malgré tout, personne ne choisit sa famille. Les années passent et chacun d’entre nous suit une route différente, les rencontres se font rares, et les mots tendres oubliés, la seule chose qui tient, debout, est l'affection que j’ai pour toi, ton sourire bienveillant ne s’effacera jamais, il est ancré en moi, pour l’éternité. Lorsque je ferme les yeux et repense aux années passées à courir à tes côtés, aux vacances d’été que tous les deux, on attendait avec ferveur, les batailles de coussins le soir avant de dormir, nos prises de têtes, nos petits coups en douce quand maman se montrait trop dure avec nous… Si par le passé, tu as été d’une importance inégale pour moi, je veux que tu saches que cet amour que j’ai pour toi perdure et lorsque mes cheveux vireront au blanc, et lorsque mes pas se feront à l’aide d’une canne, je veux que tu sois encore à mes côtés. Pas physiquement bien sûr, personne ne peut souhaiter l'immortalité à quelqu'un, ce ne serait pas très agréable. Tu seras donc avec moi en pensées, du moins je l'espère. Sache que tu peux compter sur moi, que si l’envie de pleurer surgit, tu peux te reposer sur mes épaules… On a vécu des moments difficiles qui nous ont fait beaucoup grandir, notamment la rencontre avec notre nouveau voisin et sa fille.... Toutes ces mauvaise choses nous ont changés mais on était malgré tout là l'un pour l'autre, à toute heure du jour et de la nuit.

J'espère sincèrement qu'au fil des années nos sentiments prendront encore plus de place et que nous partagerons de beaux moments ensemble. Je pourrais raconter encore beaucoup de choses mais l'émotion se fait ressentir et j'ai de plus en plus de mal à écrire...

Du coup, allons droit au but. J'espère que cette année de plus t'ouvrira de nouvelles portes, que tu trouveras enfin la discipline scientifique qui te convient le mieux, que tu seras comblé de bonheur, que ta santé sera au top du top et que tu rencontreras à nouveau l'amour !

Nous sommes de ceux qui n'expriment que peu, nous sommes de ceux qui ne se touchent pas, nous sommes de ceux qui sont forts pour ceux qui se sentent plus faibles, nous les épaules d'une famille, nous sommes les bras armés de ceux qui font appel à nous. Il est parfois difficile de se regarder sans rien se dire et se comprendre malgré tout. Nous sommes certes différents mais néanmoins complémentaires. Il y a peu de plume qui s'exprime plus doucement que celle qui nous caresse le cœur. Il ne faut pas de mots pour nous, il nous faut juste être ensemble.

Je t'aime depuis mon premier battement de coeur, et cela pour l'éternité, il me semblait vraiment important de te le dire après tout ce qui s'est passé depuis l'arrivée des Schaeffer dans notre vie...



Était-ce convaincant, est-ce que cela pouvait prouver une quelconque présence d'émotions cristallines dans ce corps chétif ? Sans doute pas assez, pas encore assez pour duper l'entièreté de la famille...

« Frérot ? »

Basile venait de pénétrer dans sa chambre, cette chrysalide de pleurs et de cris qui n'appartenait qu'à lui en temps normal. D'ordinaire, le petit garçon aux yeux violets n'aurait pas réagi. Il aurait laissé couler, comme quand, plus jeune, il entendait ses parents faire de drôles de bruits en pleine nuit. Mais avec Basile, c'était différent. Déjà, son petit frère - âgé de presque dix ans quand même ! – était le plus beau programme qui puisse exister sur cette terre et ce génie se concrétisait par ses resplendissants yeux luisants d'un doré éblouissant derrière lesquels une série de codes jouaient à saute-mouton.

Xana, lui, n'avait que ses yeux violets pour se défendre, à défaut de son caleçon qui, lui, était orange après les différents tracas digestifs subis. Les orbites du jeune programme lançaient un message subliminal pourtant si palpable pour qui savait le décrypter mais Basile n'en était pas capable, trop absorbé par sa propre perfection. Devant un petit frère si réussi, un modèle numéro deux si complet en tous points, Xana n'avait d'autre choix que de plier le genou dans un monde de 0 et de 1 scintillés d'un vert chenille sur fond obscur. Il haïssait véritablement Basile, pour tout ce qu'il représentait, son aspect parfaitement humain... à l'exception de ces pupilles si originales qui trahissaient sans vergogne une artificialité qu'il tentait sans cesse de refouler. Pourtant, malgré ce mépris dévorant toute once de raison, Xana bramait de toute son âme préalablement fabriquée cette plainte éternelle.

Si je te dévoile mon côté sombre,
Sommes-nous destinés à rompre ?
Si tu te perds dans les couloirs de ma laideur, seras-tu effrayé par la noirceur ?

Embrasse le neuf mais ne délaisse surtout pas l'ancien, le modèle original qui a permis une telle amélioration du clone humain, de l'immersion dans cette société pourrie de l'intérieur que nous détestons l'un comme l'autre.
Laisse-moi le temps, apprivoise-moi, accepte-moi tel que je suis, ne me crains pas, je t'en supplie...


« Le nouveau Mickey est arrivé, chantonna le blondinet en brandissant son trophée, je le laisse sur la petite table du salon dès que j'aurai fini de le lire ! »

Basile avait osé entrer dans sa chambre pour lui dire... ça ? Xana n'eut pas la force de répliquer, de lui adresser une réplique bien pensée. Car son petit frère avait déjà quitté la pièce. Foutu aryen !

Connaître la vibration, vivre dans l’urgence absolue, s’emplir de vie et de poésie, se gaver de musique, de littérature, de peinture, de sensualité. Être toujours sur le fil de l’émotion, à fleur de peau, sur le qui-vive. Mais il était trop mal désormais, dans cette chair qu'il supportait de moins en moins. Au fond de lui, il pensait connaître la cause de ce mal-être lancinant. Depuis le 23 novembre, ce jour où il avait bu à même la bouche d'un cerf mort de la bière versée directement dans la panse de l'animal, il avait hérité d'intestins en feu. C'est aussi la date où du liquide rachidien avait commencé à s'écouler de son nez et où l'une de ses mains s'était subitement transformée en hachis parmentier. Tant de malheurs en une seule date, le jour de la création de Basile, ça ne pouvait pas être un hasard, pas vrai ?

Tout le monde a une enfance, un passé que l'on préférerait dissimuler... même les plus grands génies de ce monde.


À suivre - Tendresse bestiale

_________________
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Dernière édition par Minho le Mar 05 Déc 2017 15:00; édité 1 fois
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Ikorih MessagePosté le: Lun 04 Déc 2017 17:29   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


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Messages: 1442
Localisation: Sûrement quelque part.
Pourquoi ça ne m'étonne pas que Minho revienne avec une fic dont le titre prône la suprématie blanche? Surprised

Panthéon des quotes sur lesquelles j'ai quelque chose à dire (de toujours pertinent) :
Spoiler


Bon alors, j'aurais misé sur Odd ou Aelita dans le prologue parce que au regard de la série, ce sont les plus spontanés sur l'expression de leurs sentiments. Et puis au vu du reboot d'univers que nous avons ici (si c'est pas ça tu vas te faire.....et puis par un poney tiens, vu que ça a l'air de te tenir à coeur), c'est pas du tout valable donc je ne ferai pas plus de pronostics sur l'identité du bleu. En revanche, je peux quand même dire que sa remarque sur le fait que Jérémie ait tué et recommence volontiers, ça me fait dire que c'est potentiellement ce qu'on appelle en général "un méchant". o/

J'ai passé tout le texte à changer d'avis sur la nature de Xana, toutes mes félicitation :c. Parce que merde (LOOOL), un programme qui a la chiasse et qui a un grand-père? Que de mindfuck en toi :c
Donc Xana est un programme, qui a un corps, et une famille. Qu'il n'a pas l'air d'avoir choisi, cf ces problèmes de santé manifestement cacastrophiques (mais quel humour). Il aime bien son papa, sa mère m'a l'air d'une grande absente (morte?) et son petit frère est...un petit frère des plus niais. Bon. Ok mais à part le nom j'vois pas de programme, là! Sauf peut-être ses grands projets pour l'avenir du monde. Comment connaît-il Belpois et compagnie? Autant Aelita étant sa voisine (qui sert de médiatrice entre son père et son frère? Smile) ça se comprend, mais on ne sait pas encore vraiment ce qu'il en est du reste.
Xana se voit peut-être comme un programme sans en être réellement un : cf cette volonté de s'arracher à son enveloppe charnelle. C'est une possibilité. Mais du coup comment expliquer qu'il attribue aussi le qualificatif à son frère? Qu'ont-ils en commun qui les différencie du reste du monde? La thèse du corps artificiel se tient au vu de leurs dégaines. Enfin bref, paye ton bordel :c

Au niveau des Belpois, je pose la question : deux enfants? (et les images du texte me font dire que c'est le chien de Michel le perso principal! Connaissant ton intérêt pour les bitches, ça ne me surprendrait même pas qu'il s'agisse en réalité d'une chienne.... Wink)
Dernier point : son évaluation de la réalité détournée, c'est l'évaluation de ce qu'il projette ou de ce qu'il vit actuellement? Si tu pouvais me répondre ce serait très très gentil Mr. Green J'avoue que ça m'a fait marrer de le voir, pendant un paragraphe, envisager d'aider l'humanité...mais visiblement ça ne durera pas au-delà de ce paragraphe, dommage, ç'aurait été original (a)

Bon. La vraie question du récit, ça reste quand même de savoir combien de temps tu tiendras avant de faire une blague sur les étalons sur le sujet de cette fiction.... :/
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/signat10.png
Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

http://i81.servimg.com/u/f81/17/09/92/95/userba11.png
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