Forum Code Lyoko | CodeLyoko.Fr http://forum.codelyoko.fr// Le forum officiel de CodeLyoko.Fr ! fr Molly@codelyoko.fr Molly@codelyoko.fr http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss 60 Sun, 19 Jan 2020 15:03:21 GMT Sun, 19 Jan 2020 15:03:21 GMT Forum Code Lyoko | CodeLyoko.Fr http://forum.codelyoko.fr// RE: [Galerie] Trucs, bidules, choses Made in chez moi http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299936#299936 Moi je te conseil de regarder la date de publication des messages que tu cites, genre là ça fait 14 ans quand-même... <br /> <br /> <span style="color: darkred">Bien malin Theoph mais tu parles à un bot ! La nouvelle génération s'amuse à foutre des liens dans des quotes de messages, c'est assez retors :3 Suppression éclair !</span> Graphisme et infographisme Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=475 Theoph69 Wed, 15 Jan 2020 12:28:47 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299936#299936 RE: Code Lyoko est disponible sur AmazonPrime http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299934#299934 Bonour ! <br /> <br /> J'ai fait un news sur le côté anglais du site avec une comparaison d'une capture d'écran : <br /> <a href="https://en.codelyoko.fr/index2.php?page=lirenews&amp;id_news=1967" target="_blank">https://en.codelyoko.fr/index2.php?page=lirenews&amp;id_news=1967</a> <br /> <br /> La taille de l'image est plus grande, mais malheureusement c'est recadré dans écran format large. Personnellement ça ne me convient pas, ils ont coupé tant de l'image ! <br /> <br /> Cela dit, je ne sais pas s'il y a une différence entre la version sur Amazon USA (d'où venait la capture d'écran) et celle d'Amazon France <img src="images/smiles/icon_neutral.gif" alt="Neutral" border="0" /> L'animé Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9468 a_queenoffairys Thu, 09 Jan 2020 01:42:15 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299934#299934 RE: Code Lyoko est disponible sur AmazonPrime http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299933#299933 </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>tiny_linux a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote"><span style="color: #4a9dea">Bonjour, <br /> <br /> Il a été mentionné il y a quelques temps que Médiatoon rééditait Code Lyoko. <br /> Et depuis le 29 avril 2019, le service de streaming AmazonPrimeVideo a mis à disposition à ses abonnés les 4 mythiques saisons de Code Lyoko. <br /> <br /> Voici le lien : <a href="https://www.primevideo.com/detail/0QX4D9RHJ9J4LURKWBVURIB15P/" class="postlink" target="_blank"> ICI </a> <br /> <br /> <span style="font-style: italic">Par ailleurs, j'aimerais savoir auprès de ceux qui ont AmazonPrime, si la version proposée est en HD ou pas ? <br /> <br /> EDIT : Comme sur YouTube, la génèse est positionnée dans la section saison 3 après Dernier Round.</span></span></td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> Yup tiny_linux, <br /> <br /> La version proposée par Amazon Prime n'est pas dispo en HD. <br /> <br /> Bonne soirée <img src="images/smiles/icon_wink.gif" alt="Wink" border="0" /> L'animé Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9468 DarkGuillaume Tue, 07 Jan 2020 16:14:19 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299933#299933 Code Lyoko est disponible sur AmazonPrime http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299932#299932 Bonjour, <br /> <br /> Il a été mentionné il y a quelques temps que Médiatoon rééditait Code Lyoko. <br /> Et depuis le 29 avril 2019, le service de streaming AmazonPrimeVideo a mis à disposition à ses abonnés les 4 mythiques saisons de Code Lyoko. <br /> <br /> Voici le lien : <a href="https://www.primevideo.com/detail/0QX4D9RHJ9J4LURKWBVURIB15P/" class="postlink" target="_blank"> ICI </a> <br /> <br /> <span style="font-style: italic">Par ailleurs, j'aimerais savoir auprès de ceux qui ont AmazonPrime, si la version proposée est en HD ou pas ? <br /> <br /> EDIT : Comme sur YouTube, la génèse est positionnée dans la section saison 3 après Dernier Round.</span> L'animé Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9468 tiny_linux Tue, 07 Jan 2020 12:56:30 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299932#299932 RE: [Jeu Vidéo Lyoko] IFSCL 40X! http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299931#299931 Un peu de travail sur des nouveaux concepts. <br /> Comme vous le savez, l'IFSCL s'étend en terme de disponibilité de déplacements, et certains changements sont également prévus sur la manière dont le temps s'écoule (notamment les déplacements Kadic-&gt;Usine) <br /> Bref, je dois gérer pas mal de problématiques, et placer certaines limites pour éviter de me retrouver avec un travail impossible ou un gameplay trop aléatoire, j'ai donc décider d'automatiser l'arrivée à l'usine directement, évitant ainsi de devoir gérer la visualisation de toutes les attaques sur terre (un travail beaucoup trop long). Sachant que l'on est directement téléporté et confiné au laboratoire pour toute la durée de l'attaque. <br /> <br /> Notez cependant que les attaques sur terre resteront mises en scènes en partie dans le mode histoire, et ce ne sera donc pas forçément un téléport direct à l'usine. (ou tout du moins celui-ci pourra être interrompu par une cutscene dédiée) <br /> <br /> A noter que certains persos pourront toujours rester bloqués, nécessitant un appel via telephone avec le modificateur de voix pendant l'attaque. <br /> <br /> Concept de la notification, 'bloquant' l'écran et forçant le joueur à se téléporter et/ou ramener les LG. <br /> <br /> <a href="https://ibb.co/T2Zz3Ty" class="postlink" target="_blank"><img src="https://i.ibb.co/ZX3yDJ9/Attack-Alert-Notifier-Example3.png" border="0" alt="https://i.ibb.co/ZX3yDJ9/Attack-Alert-Notifier-Example3.png"/></a> <br /> <a href="https://ibb.co/BNDyBhg" class="postlink" target="_blank"><img src="https://i.ibb.co/YZ9ch5t/Attack-Alert-Notifier-Example2.png" border="0" alt="https://i.ibb.co/YZ9ch5t/Attack-Alert-Notifier-Example2.png"/></a> <br /> <br /> Edit: <br /> Voici un système que j'avais repoussé pour la 41X mais qui doit revenir sur mon plan de travail pour la 40X: <br /> Les alertes, un système qui permet de rendre plus visible et compréhensible la situation au joueur, et qui justifie plus clairement les périodes de 'confinement' dans l'usine (et d’interdiction d'avancer le temps) tant qu'elles n'ont pas été résolues. <br /> <a href="https://ibb.co/HrwJH8t" class="postlink" target="_blank"><img src="https://i.ibb.co/qRqZrQN/mockup-Alerts.png" border="0" alt="https://i.ibb.co/qRqZrQN/mockup-Alerts.png"/></a> <br /> <br /> Pas mal des problématiques de design sont liées au fait que les informations doivent rester logique 'dans l'univers en jeu', c'est à dire qu'il ne faut pas qu'elles sortent de nulle part. ça reste une simulation, pas un jeu de gestion. <br /> Ainsi les alertes en temps limite n'auront pas de précision horaire, ce sera bien au joueur d'aller s'informer du temps restant en observant les fenêtres correspondantes par exemple. <br /> <br /> Des tooltip d'informations seront aussi rajoutées sur les alertes afin de mieux diriger le joueur néophyte et de réduire la charge d'informations directement affichées. <br /> <br /> Jusqu'à récemment, j'ouvrais encore la possibilité à 'gérer' le moment entre la découverte d'une attaque, et l'arrivée jusqu'au pupitre. <br /> Mais c'est un trou sans fond de problèmes (répétitivité, impossibilité de savoir que un gameOver peut être produit par un problème sur Lyoko (chute de perso etc...), IA de déplacements complexes, attentes des autres non accélérables...) <br /> Donc je préfère vraiment confiner tout ça à une mini popup de téléport, idem pour les gestions des persos <br /> <br /> Les déplacements *pendant* l'attaque sont encore potentiellement bloquables, pour éviter des situations de type &quot;LG qui tombent dans la mer numérique alors qu'on est dans la salle du supercalculateur&quot;. <br /> <br /> L'idée actuelle est de débloquer les déplacements, mais continuer à confiner à l'usine, tant que l'on a pas lançer le RTTP. (permettant alors d'aller dans la salle du SC pour le réparer par exemple) <br /> <br /> <br /> ------------------------- <br /> <br /> EditUp <br /> Hop, d'autres notes. <br /> Tout ce système de 'mission' à l'intérieur d'une même partie va de pair avec mon objectif de rendre les futures parties personnalisées 'infinies' dans leur déroulement (notamment dès lors qu'on pourra sauvegarder). <br /> Ce faisant, avoir des options de démarrage de mission rapide devient vite nécessaire (si le joueur enchaine des missions à bord du skid par exemple). <br /> Attendez vous donc à voir la plupart des options de 'démarrage' de partie personnalisées être retirées du menu principal, et pour la plupart, se retrouver dans le menu de création de mission (téléphone) du jeu! Projets partenaires http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=5040 immu Sun, 05 Jan 2020 12:15:46 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299931#299931 RE: Discord pour le forum + animation ? http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299930#299930 C'était le bon vieux temps. <br /> <br /> Mais bon toute chose a une fin. Cependant, j'ai trouvé l'initiative très bonne, et je pense même qu'avec les moyens Discord, une telle animation pourrait refaire surface. <br /> Après comme tu le soulignes, il faudrait une relance soudaine de CL pour qu'il y ait à nouveau de l'animation. <br /> <br /> Heureusement que l'IFSCL existe encore... Blabla de la communauté http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9466 tiny_linux Sun, 29 Dec 2019 23:29:08 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299930#299930 RE: [One-shot] Xana attaque à fond 2 ! http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299928#299928 <div align="center"><span style="font-style: italic">Macron démission ! </span></div> Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9467 Troll 1 Tue, 24 Dec 2019 21:51:22 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299928#299928 RE: [One-shot] Xana attaque à fond 2 ! http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299927#299927 <div align="center"> <br /> <span style="font-size: 14px; line-height: normal">Cinquième et dernière partie</span> <br /> </div> <br /> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"> <br /> <div align="center">Même avertissement que pour les parties précédentes, auquel nous ajoutons plus rien parce bon si vous en êtes encore à nous lire à ce stade, plus rien ne pourra vous en arrêter !</div> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"> <br /> <br /> <br /> Un collège a ses endroits sacrés, des lieux tabous, en tout cas pour le commun des mortels, c’est-à-dire les élèves. Endroits où seuls le clergé est amené à rentrer, sauf en de rares exceptions. La salle des professeurs en fait partie, presbytère où se réfugier entre deux cérémonies. Mais il est un lieu encore plus sacré pour les laïques&#8239;: le bureau du grand prêtre, Monsieur Jean-Pierre Delmas. <br /> <br /> <br /> <br /> Étant donné l’état de la plèbe locale, cette situation ne pouvait en toute logique mener qu’à une chose&#8239;: Une orgie dans ce bureau. En l’absence du maître des lieux bien sûr. C’était là le plan de son héritière. Quoi de mieux en matière de révolte et de rejet de ce microcosme hiérarchisé, dictatorial et corseté qu’une orgie&#8239;? <br /> <br /> C’est que Sissi avait deux amants, et ceux-ci avait-elle compris, se connaissaient intimement. Il ne restait plus qu’à profiter au mieux de ce plaisir simple et sain.Le bureau paternel. Outre les chaises servant à recevoir parents, ou étudiants sacrilèges, il y avait une partie salon avec larges fauteuils, canapé et table basse. À quoi s’ajoutait l’autel – <br /> <br /> ou le bureau proprement dit. Bref, Sissi avait de quoi se faire mettre de bien des manières, et c’était ce qu’elle voulait. À quoi bon sinon essayer de faire sienne ces deux étalons, la crème de la crème de ce que pouvait proposer Kadic ? <br /> <br /> Encore que, de ce qu’elle avait entendu dire, il y en avait quelques autres des garçons pas dégueulasse et bien montés dans ce collège. Christophe M’Balla par exemple. <br /> <br /> <br /> <br /> Elle avait longtemps cru pouvoir trouver cette satisfaction chez Ulrich. Bah ! Il n’en était rien. Sous la surface, c’était une petite bite. Oh ! Il en avait dans le ventre, c’était sûr, mais juste pas là où il fallait. Des années de perdues pour rien. Parce que ce médiocre n’était pas capable de se montrer tel quel. On ne l’y reprendrait pas à faire pareil erreur. Au moins, cette fois-ci, elle avait mieux jaugé la marchandise. Outre du potentiel, il y avait du réel. Même si cela restait un peu faiblard côté tablette de chocolat. Enfin, c’était quand même parfait pour achever de se faire la main. <br /> <br /> Restait un problème. <br /> <br /> Comment les amener là tout les deux&#8239;? <br /> <br /> Un par un, c’était facile. Mais en amener un puis le laisser le temps d’amener l’autre&#8239;? Hmm, non, trop compliqué. <br /> <br /> Tout d’un coup, elle eut un éclair de génie. <br /> <br /> Elle allait les inviter tous les deux, par sms, à quelques minutes d’intervalles. Comme ça, le premier danserait déjà dans sa main quand le second arriverait. Quant à savoir qui serait second et qui serait premier… <br /> <br /> <br /> <br /> Odd avançait à pas de loup. C’est peu de dire qu’il appréhendait. Revoir Sissi après le… fiasco complet de la dernière fois suffisait à lui mettre la boule au ventre. Et puis quelle idée elle avait de lui donner rendez-vous dans le bureau du proviseur&#8239;! <br /> <br /> Putain, s’ils se faisaient choper, il était mort… et pire encore, renvoyé. Rien que de penser qu’il aurait alors à faire face à ses sœurs, Odd avait les genoux tremblants. <br /> <br /> <br /> <br /> Tout mais pas ça. Pas ses sœurs ! Pas de retour à la maison. Pourtant, pourtant… entre l’antre du proviseur et les trous de Sissi, c’était peu que de dire que son cœur balançait. Enfin son coeur… surtout sa bite, elle avait bien envie de se balancer dans Sissi. <br /> <br /> <br /> <br /> Il avançait lentement, en prenant garde à ne pas faire de bruit. Mais sa tête, elle, était pleine de bruit. De gémissements anticipés, de corps qui claquaient. Son esprit fiévreux la voyait déjà. Sissi, étendue sous lui, prise et reprise, encore. Et encore. Et encore, jusqu’à ce qu’elle implore pitié, qu’elle demande grâce, qu’enfin il veuille bien lui rendre le plaisir de se lâcher en elle… Oh oui ! comme il la ferait attendre. Jusqu’à ce qu’elle soit brisée de plaisir, qu’elle ravale ce ton arrogant de la dernière fois ! Cette fois, cette fois, il ne se laisserait pas jouir, pas avant de l’avoir voulu. Douce revanche. <br /> <br /> <br /> <br /> Mais valait-elle le risque d’être pris dans le bureau du proviseur en train de se faire la fille dudit proviseur ? <br /> <br /> Quelle idée en plus de faire ça au milieu de l’après-midi. <br /> <br /> — Eh bien ! Tu en as mis du temps ! <br /> <br /> Ainsi l’accueillit Sissi. <br /> <br /> — Ou peut-être est-ce que tu ne veux plus de moi&#8239;? minauda-t-elle. <br /> <br /> Odd, surpris par ce ton brusque, vérifia une fois de plus que la porte était bien fermé avant de se retourner pour faire face à Élisabeth. <br /> <br /> Il resta pétrifié, la bouche asséchée. <br /> <br /> Non que cette humidité soit perdue. Elle perlait depuis son bas-ventre. <br /> <br /> Sissi. Vêtue d’une nuisette noire qui à dire vrai était scandaleusement indécente, et donc follement attirante. N’eût été sa surprise, Odd aurait déjà bondi sur Sissi et déchiré le peu de tissu qui lui restait&#8239;: obstacle à son désir. <br /> <br /> Sissi quant à elle commençait à paniquer intérieurement&#8239;: « Qu’est-ce qu’il fout cet idiot à rester planté là ? J’en ai trop fait, c’est ça ? Il me prend pour une pute». <br /> <br /> — Sissi ! Tu es… Tu as… <br /> — Odd, c’est pas bientôt fini ! Dis… <br /> <br /> <br /> <br /> Elle n’eut le temps de finir, Odd s’était précipité sur elle, la repoussant jusqu’au bureau du proviseur. Il la bloqua là, et lui saisit la tête de la main afin de l’embrasser à pleine bouche. <br /> <br /> Tout de la soirée qu’il avait passée avec Sissi lui revint. Tout, jusqu’à la moindre inflexion de la voix de la jeune femme, de la surprise à la moquerie, tout ce qu’il s’était rappelé en boucle dans l’intervalle qui séparait cette soirée de l’instant présent. Son sentiment de nullité profonde qui n’avait connu de soulagement qu’avec les caresses et gémissements de William. Il avait eu le temps de comparer ses deux amants. Sissi avait quelque chose de plus… Direct, rapide, et en même temps, incertain. Il y avait encore cette petite voix dans sa tête pour lui susurrer qu’il allait échouer, que même pour obtenir réparation il n’allait pas y arriver. Que la seconde de stupéfaction qui l’avait parcouru en voyant Sissi, plantée là comme si elle savait, comme si elle se doutait qu’Odd allait venir, comme si elle l’avait doublé le soir où <span style="font-style: italic">il</span> voulait se rendre justice en lui volant l’impatience qu’il aurait voulu lui jeter à la figure était le prélude de son inéluctable échec. <br /> <br /> Puis il se rappela les quelques minutes précédant son arrivée, les encouragements de William, et l’expectative de la réussite. Il était Odd le Magnifique, que diable ! allait-il vraiment se laisser mettre au tapis par <span style="font-style: italic">elle</span> ? Il sourit contre les lèvres de la jeune femme. Il savait ce qu’il voulait. L’élan d’initiative sauvage qui l’avait jeté contre elle, les deux corps chevauchant le bureau du chef d’établissement, finit par faire son effet. Il allait redorer son blason, jusqu’à ce que Sissi ne puisse plus entrer dans ce bureau sans rougir. <br /> <br /> Il glissa ses mains vers les cheveux de la jeune femme, les taquina avant de les empoigner, assez fermement pour interrompre le baiser dans un gémissement de plaisir, et fondit dans le cou offert de Sissi. Il agrippa entre ses incisives la chair tendue et s’y marqua, laissant un sillage jusqu’aux portes des clavicules, puis remonta d’un coup de langue vers le lobe de l’oreille. Juste à temps pour percevoir, derrière lui, le grincement d’une autre porte. <br /> <br /> Pile à l’heure, William fit louvoyer son ombre jusqu’au bureau du proviseur, où déjà une intéressante danse se jouait. Il observa dans un sourire les reins d’Odd et Sissi valser subtilement sous les assauts du jeune homme, alors que la jeune femme tendait les mains derrière lui, prête à se planter dans son dos. Et il ne semblait rien voir venir… William arrivait apparemment juste à temps. <br /> <br /> Tranquillement, il se glissa vers Sissi, tout en ôtant sa veste assez bruyamment pour qu’elle se tourne vers lui. Il s’était bien sûr abstenu de mettre quoi que ce soit en-dessous. Quand elle haussa un sourcil assez peu surpris, il répondit d’un regard narquois. Sissi, Sissi… Même en pareille posture, fallait-il qu’elle joue la fierté. Bah, après tout, ça n’en rendrait la partie que plus corsée… Doucement, il se posa près de son oreille laissée libre, minauda de toute son assurance : <br /> <br /> — Alors, Sissi, on s’amuse bien… Oomph ! <br /> <br /> Avant qu’il n’ait eu le temps de réciter sa meilleure punchline, une main l’attrapa par les cheveux et enfonça sa bouche encore entrouverte dans le cou de la jeune femme. Totalement pris de court, il se rattrapa maladroitement sur le bureau et s’affaissa, poitrine contre poitrine, par-dessus Sissi. En réponse, Sissi poussa un grand rire satisfait, mêlé d’un gémissement de jouissance alors qu’elle agrippa également les cheveux d’Odd et le ramena à l’opposé de William. <br /> <br /> <br /> <br /> L’arrosoir venait de se retourner contre les deux arroseurs. Sissi ne pouvait exulter davantage. Elle les tenait, littéralement, entre ses mains. Leurs souffles pris de court envoyaient des frissons de plaisir multipliés par son éclatante victoire. Elle se permit même de caresser leurs crânes, dosant le geste entre l’encouragement et l’ordre. Aussitôt, les deux jeunes hommes reprirent l’assaut sur sa peau, allant même jusqu’à poser une main chacun sur ses seins. Les doigts redessinaient les courbes, tournaient autour des tétons. A gauche, les doigts rugueux mais passionnés d’Odd, et à droite, la chaleur assurée de William. Elle laissa aller ses mains jusqu’à leurs nuques pour les masser, jouant sur le creux des épaules, répliquant quand ils frissonnèrent en réponse. Peu à peu, elle sentait Odd et William transcender leur stupéfaction pour se laisser aller à ce que Sissi leur promettait, caresse après caresse. Leurs reins s’accordaient aux-dessus des siens, fusionnant dans l’ondoiement de l’excitation. La jeune femme devait le reconnaitre, ses deux soupirants brillaient d’une alchimie inattendue… Tout ceci était de plus en plus prometteur. <br /> <br /> <br /> <br /> Odd se détacha un instant de l’épaule de Sissi, goûtant une dernière fois à la chaleur de son propre souffle, pour lever le regard vers William. Il lui répondit d’une oeillade brûlante, les canines à la lisière de la chair étincelant d’entre ses lèvres entrouvertes. L’image fit bouillonner le bas-ventre du jeune homme, qui sentit les morsures de son amant aussi sûrement que s’il était à la place de Sissi. Il en poussa un long soupir de désir, puis glissa sa main contre celle de William, joignant son auriculaire et son annulaire à ceux du jeune homme. Unis, ils descendirent le chemin de la gorge, le long du vallon de la poitrine, et arrivèrent au débouché du diaphragme. Ils taquinèrent le nombril un instant, avant de reprendre leur route plus bas, se redressant au passage pour surplomber de tout leurs corps celui de Sissi. Fièrement étendue sur le blanc de saturne du bureau, le noir de sa nuisette tranchant et sublimant le tableau, elle prit un temps pour observer ce qui se présentait à elle. Un William, torse nu et commençant à briller sous le désir grimpant, contre un Odd, curieusement encore vêtu de son impossible pull violet. Mais enfin, qu’attendait-il… ? <br /> <br /> <br /> <br /> La solution vint de William. Comme s’il avait deviné les pensées de Sissi, il s’empara soudain des lèvres d’Odd, mêlant leurs langues avec expérience. Ce dernier brûla sous le contact familier, sentant son sexe déjà bien en place se raidir davantage, entendant l’appel tentateur. De son côté, l’enthousiasme d’Odd donna des ailes à William qui, aussitôt, reporta sa main sur l’entrejambe de Sissi, passant en une brise près du clitoris, sans s’émouvoir de l’absence de sous-vêtement. La jeune femme se mordit la lèvre inférieure : William était décidément un incroyable showman, alternant entre ses deux amants comme s’il avait été créé pour cet instant. Il les faisaient gémir tous deux, ondulant sa langue et ses doigts, menant à présent le duo comme un virtuose. Il aimait l’attention d’Odd comme il aimait la fougue de Sissi, et il allait les mener au plus haut. Il interrompit le baiser un court instant, le temps de débarrasser le jeune homme de son pull, puis glissa au creux de son oreille : <br /> <br /> — Enlève le reste. Je veux te faire danser pour elle. <br /> <br /> Sans hésiter, Odd se défit de son pantalon, puis de son boxer. William le prit par les épaules et le guida, face à Sissi, calé contre le bureau, le sexe bien en évidence tout près du sien. Son regard croisa celui de Sissi. Toute son hésitation lui revint à pleine vitesse. La peur de l’échec. Le doute face à lui-même. Et les mots de la jeune femme. Il voulut reculer, mais William le tint tout près de lui, calé contre son ventre, les lèvres contre son épaule. Il chercha la main de son amant, mais celui-ci la prit vivement et la redirigea conte le sexe de Sissi. <br /> <br /> — Tu t’occupes d’elle pendant que je m’occupe de toi. Tu jouiras quand elle jouira. Ca te va, Sissi ? <br /> — Hm… Défi intéressant, Dunbar ! <br /> <br /> Odd déglutit. Quoi ? <br /> <br /> Il n’eut que le temps de frémir avant que William n’empoigne son sexe et commence un va-et-vient modéré, tâtant le terrain. Odd ondula sous les caresses, mais comprit le signal et partit à la recherche du clitoris de Sissi, du bout de l’index et du majeur. La jeune femme gémit, sans quitter des yeux le spectacle que lui donnaient les garçons. Elle serra les poings et se cambra. Malgré la distraction adroite que représentait le doigté de William, Odd tapait globalement dans le mille… Caressant, tapotant, il tournait autour du sujet, juste ce qu’il fallait pour pouvoir monter la mise alors que son propre plaisir grimpait. Son amant était tout près de ses lèvres, savourant chaque couinement, encourageant le jeune homme, le dirigeant tranquillement vers l’éjaculation. <br /> <br /> Soudain, il sentit, non loin de ses fesses, le sexe durci de William allant à sa rencontre. Il se frotta lascivement dans l’entre-deux, ajoutant à l’excitation de Odd. Il n’allait pas réussir à s’y tenir… Il allait exploser sous la sensation, il pouvait déjà sentir le sperme s’approcher de la sortie… Il rua sur le sexe de William, poussant un grand cri avertisseur. Aussitôt, William arrêta tout mouvement et enferma le membre de son amant au creux de sa paume. <br /> <br /> — T-t-t. Je ne l’ai pas encore vue jouir, et toi ? <br /> <br /> Odd grinça des dents. Il accéléra ses caresses, visant impitoyablement le bouton qui à présent émergeait clairement. Il y mit toute son ardeur et toute l’énergie qui lui restait, alors que William le forçait à se maintenir, gardant entre ses griffes son orgasme tout en continuant à se frotter à lui. Sissi continuait à monter, encore et encore, il la sentait de plus en plus proche, retenant ses gémissements, pantelante sur le bureau du proviseur. Tout dans la discrétion qu’elle s’imposait excitait davantage Odd, qui la provoqua un peu plus, cherchant à la faire crier pour de bon. Plus vite, plus vite… <br /> <br /> William reprit soudainement le mouvement autour du sexe de Odd. Ce dernier mordit son propre cri, juste à temps avant qu’il ne lui échappe. Mais il ne put s’empêcher de foncer en avant, nez à clitoris avec l’étape suivante. Sans attendre William, il remplaça son doigt par sa langue. Sa salive mélangé au plaisir de Sissi, il goûtait les moindres soubresauts de son sexe surchauffé. La main brûlante de William sur son dos l’encourageait, il allait de plus en plus fort et vite, la mâchoire dédiée tout entière à la jeune femme... <br /> <br /> Tout vint très vite. L’instant d’après, Sissi se cambra, les reins vers le ciel. L’’orgasme brutal fit frémir Odd. William le retint juste à temps, puis reprit vigoureusement les ultimes va-et-vient sur le sexe de son amant. Encore tout près de la jouissance de Sissi, il explosa. La sensation se propagea comme un cri dans tout son corps. Il ne put que se raccrocher au bureau du proviseur, juste à temps, les genoux heurtant le sol rigide. William le reposa contre le bois de la table, puis alla poser un baiser taquin sur le sexe de Sissi avant de s’asseoir près de Odd, qui cachait difficilement son émotion. <br /> <br /> — Tu… Tu es un putain de magicien, William… <br /> — Tu rigoles. Toi aussi, t’es bon pour le hockey subaquatique maintenant. <br /> <br /> Odd laissa échapper un rire exsangue, puis se cala contre son amant. Sissi, elle, se redressa laborieusement et s’effondra dans le trône du proviseur. Au-delà des effets évanescents de la jouissance, elle sentait tout son dos lui en vouloir. Mais ça en avait valu la peine… L’alchimie entre les deux garçons était une surprise, c’est le moindre des euphémismes. Elle se serait attendu à les voir se battre pour elle, mais finalement, elle avait eu mieux. Elle avait formé un couple qui, à en juger par leurs grands sourires légèrement niais de fatigue, n’allait pas dire non à de prochains épisodes… Mais promis, la prochaine fois, ça se fera sur ce très confortable trône de cuir. <br /> <br /> <br /> <br /> <div align="center"><img src="https://i70.servimg.com/u/f70/11/34/80/05/orange12.png" width="100" height="100" border="0" alt="" /></div> <br /> <br /> <br /> <br /> L’air de novembre était déjà glacial. Assez froid, en tous cas, pour faire frissonner Yumi. Les courants d’air venus de l’extérieur la fouettaient, rafraîchis par la Seine ; ils lui mordaient la peau aussi, et ses orteils nus lui disaient que le béton du sol était glacé. Mais il n’était pas question de s’enfuir, ou de céder, ou même de demander. Elle ne broncherait pas – il ne le tolérerait pas. <br /> <br /> Ulrich marchait juste derrière elle, d’un pas lent, mesuré, mais il ne disait pas un mot. Il matait en silence, tandis qu’elle se rendait où il lui avait dit d’aller. Obéissante. Malgré la température, elle se sentait fumante, presque fiévreuse ; cette situation, c’était du délire ! Les pensées se cognaient dans son crâne. C’était n’importe quoi ! que pensait Ulrich en la voyant ainsi ? est-ce qu’il appréciait, est-ce qu’il flippait ? que dirait-on si on les surprenait ici ? et en bas, qu’est-ce qui l’attendait ? peut-être n’avait-il pas seulement songé à préparer quoi que ce soit… elle se demandait aussi – surtout – si sa culotte lui rentrait dans les fesses, si elle couvrait encore le pli courbé tout en haut de la jambe. Elle devait lutter pour ne pas y toucher, ne pas tenter de la remettre en place ; de toute façon, tirer dessus risquait de découvrir le haut de la raie, ce qui n’était jamais très élégant… Elle dut retenir un rire nerveux derrière ses dents. <br /> <br /> — Yumi, les bras le long du corps, rappela le jeune homme laconique dans son dos. <br /> <br /> La jeune femme se rendit compte qu’elle avait inconsciemment commencé à relever ses bras vers sa poitrine, pour se protéger du froid – ou se couvrir. Ulrich ne pouvait pas la voir, pas de ce côté-là, mais son ordre était clair : elle obéit immédiatement. Elle scrutait les ombres, comme si des gens s’y tapissaient, violant sa pudeur ou prêts à le faire malgré eux, tandis que son cerveau essayait d’amener un peu de rationalité dans ses angoisses ridicules. Elle était impuissante à leur tenir la bride, elle arrivait tout juste à ne pas s’arrêter et à obtempérer. <br /> <br /> Elle atteignit le seuil d’une ancienne salle de… en fait, difficile de savoir si c’était une salle. Essentiellement, c’était une cage d’escalier, ouvrant sur deux bureaux désaffectés et un placard à balais, mais elle était assez spacieuse pour être meublée d’une commode en bois pourris couverte de feuilles, encombrée de pièces de métal et de bidons de graisse pour mécaniciens. La rampe rouillée était tordue en de multiples endroits, accompagnant sa descente dans la nuit souterraine, et l’escalier était jonché de débris de plâtre provenus du plafond et des murs ravagés par l’humidité. Derrière elle, une lampe torche s’alluma, surélevée afin d’éclairer non seulement les marches sur lesquelles Ulrich poserait ses chaussures, mais aussi celles – dans la mesure du possible – où elle poserait ses pieds. Il ne dit rien, mais elle ressentit qu’il faisait l’effort de placer la torche de façon à ce qu’elle puisse y voir clairement. Étrangement, Yumi en éprouva une certaine contrariété. <br /> <br /> Heureusement, en bas des escaliers, Ulrich cessa de se comporter comme si elle était faite en sucre. <br /> <br /> — Bon, Yumi, tu connais le chemin. Il va falloir que tu continues toute seule. Il faut que j’aille déposer un truc dans la salle d’assemblage. Attends-moi dans la pièce à genoux et penchée, nue et… le dos tourné à la porte. Je ne devrais pas tarder. <br /> <br /> Et juste comme ça, il bifurqua dans un couloir sur sa droite, et la lumière du téléphone disparut totalement. Le contraste donna pendant quelques secondes à Yumi le sentiment d’être plongée dans le noir. En fait, aussi près des escaliers, la pénombre était encore assez faible pour distinguer la forme des murs clairs. Une fois ses yeux acclimatés à la faible luminosité qui venait de son dos et des occasionnels soupiraux qui longeaient la périphérie du bâtiment, elle trouva aisé de progresser – ce qui ne la dispensait pas de tâter le terrain avec la plante des pieds avant de prendre appui. L’écho des pas d’Ulrich avait disparu, seuls restaient les bruits de goutte d’eau s’écrasant dans des flaques ou sur les gravats mouillés. <br /> <br /> Elle arriva à une salle que la bande appelait “la salle des cafés.” C’était une pièce carrée, petite et chaude. Elle avait un bureau en métal, une vieille chaise, et des étagères fixées au mur. Un radiateur portatif avait été posé dans un coin. Ulrich avait clairement nettoyé la salle en avance : tout était dépoussiéré et la petite lucarne avait été entrebâillée pour aérer. Sur le bureau, du savon liquide, deux serviettes de douche, une petite bouteille grise et une boîte de préservatifs... extra-larges. Et une boîte à outils. Un boîte à outils noire. <br /> <br /> Yumi frissonna. <br /> <br /> Elle se rendit compte que plusieurs secondes s’étaient écoulées et enleva sa culotte, la posa sur la table, tomba à genoux – aïe – ses rotules se cognèrent douloureusement contre le carrelage ! Elle s’étendit, posant ses coudes sur le sol devant le bureau. Elle avait les fesses en l’air. Quand Ulrich rentrerait, quand il ouvrirait la porte – elle entendrait ses pas dans le couloir... – il ouvrirait la porte et verrait son corps. <br /> <br /> Qu’est-ce qu’il penserait ? Est-ce qu’elle était belle, comme ça ? Elle avait tellement honte ! Agenouillée, par terre, les fesses en l’air – et son sexe, sa chatte, il la verrait. Sa chatte moche et bizarre qu’elle détestait. Ça le dégoûterait. Il trouverait sûrement Yumi ridicule… mais si elle bougeait – non, il lui avait demandé de l’attendre dans cette position. C’est qu’il voulait. Et elle avait envie de… elle avait envie de lui faire plaisir. De lui. Elle avait envie qu’il revienne parce que cette attente était infernale ! <br /> <br /> Sûrement qu’il savait très bien qu’elle avait la frousse et que ça le faisait tripper. <br /> <br /> Yumi crut entendre un bruit de pas au loin et elle se tendit, faisant le dos rond, fermant les yeux – devait-elle fermer les yeux ? – mais elle se força à se redresser. À cambrer le dos. À fixer le carrelage. Il y eut de longues minutes de calme. Elle avait sans doute imaginé le bruit de pas... Il y avait beaucoup de bruits inexplicables à l’usine. Peut-être que quelque chose était tombé. Elle en était déjà à flipper comme une gamine. <br /> <br /> Puis il y eut de véritables bruits de pas, juste de l’autre côté de la porte, et le coeur de Yumi eut à peine le temps de s’affoler que la poignée tourna. Son esprit se vida et tout son corps se tendit. <br /> <br /> Il referma la porte sans dire mot. Dans le silence elle sentait sa présence. Sa main qui quittait la porte. Le froissement de son jean. Des sons qu’elle percevait à peine. Elle ne respirait plus. Essayait d’écouter. Que pensait-il ? Comment la trouvait-il ? Est-ce qu’il pouvait seulement dire quelque chose, la rassurer ? <br /> <br /> Et puis Ulrich fut contre elle, agenouillé – Yumi sentit la texture de son jean contre sa peau. La braguette de son pantalon chatouilla les plis sensibles de son sexe et… oh ! Il posa sa main – froide ! – entre ses omoplates. Il appuya, doucement, pour qu’elle se détende. Caressa son épaule, dont il connaissait chaque muscle. Se pencha contre elle. Son torse apposé, un instant, contre son dos. Les mèches de ses cheveux, peut-être les épis plus longs qui retombaient d’habitude sur son front, chatouillèrent son cou. <br /> <br /> — Recule, lui murmura-t-il à l’oreille avant de se redresser. <br /> <br /> Elle fit difficilement glisser ses genoux contre le carrelage, les joues rouges. Il prit ses hanches entre ses mains pour la guider. Le creux de ses paumes autour des os de son bassin. <br /> <br /> — Encore. <br /> <br /> Il la souleva et elle cambra le dos, levant les fesses contre son jean, sa ceinture – la boucle froide de sa ceinture contre son…! Il la caressa à cet endroit, suivant les courbes de son corps. Elle serra les poings. Son esprit partait dans tous les sens. Elle n’arrivait plus à penser. Que devait-elle faire, qu’allait-il faire... <br /> <br /> Et puis il se leva, comme ça, marcha autour d’elle. Elle pouvait voir ses pieds et ses chevilles et le bas de son jean mais pas plus haut. Lui, il la voyait, il voyait comment ses seins pendaient, c’était moche. Le bureau. Il s’arrêta devant le bureau. Elle l’entendit se frotter les mains. Quand il revint contre ses fesses, il poussa un doigt en elle. <br /> <br /> Elle s’écria. <br /> <br /> Son autre main vint caresser son dos et ses côtes, rassurante, tandis qu’il faisait glisser son doigt dans cet endroit intime. <br /> <br /> — Relax… lui dit-il. Je vais y aller doucement, promis. <br /> <br /> Et Yumi fit de son mieux pour se détendre, se laissa aller contre lui et ferma les yeux, parce que c’était Ulrich. Ça irait. Tout irait bien. Il continua à passer sa main contre ses épaules, son cou, ses côtes, le bas de son dos, légèrement, frôlant sa peau. Deux doigts entrèrent en elle et elle frémit, se détendant davantage, posant sa tête contre ses poings et courbant ses orteilles. Il suivait la forme de son sexe, appuyait quelque part en elle, sur la partie antérieure, un endroit qui la faisait frémir. <br /> <br /> Et puis d’un coup, sa main droite passa au-dessus de ses seins et il força Yumi à se relever, à se plaquer contre lui, contre sa poitrine nue. La boucle froide de sa ceinture posée contre le bas de son dos. La visage contre son cou. Il passa les deux doigts qui avaient glissé en elle sur ses lèvres, appuyant doucement pour qu’elle ouvre sa bouche, qu’elle suce son majeur et puis son annulaire. Ça avait un goût étrange, le goût de son sexe, et Yumi rougit. <br /> <br /> — Tu… commença-t-il. Tu aimes ? <br /> — Je sais pas, répondit-elle avant de se demander si c’était la bonne réponse. <br /> <br /> Il retira sa main. Elle sentit, confusément, que quelque chose n’allait pas et chercha à se retourner – mais il la maintint en place d’une main et elle se laissa faire. <br /> <br /> — Qu’est-ce que tu as envie de faire, Yumi ? lui demanda-t-il. La voix calme. Elle chercha quoi dire. Quelque chose n’allait pas. Ou peut-être que si ? <br /> — J’ai envie de continuer, chuchota-t-elle tout bas. Il chuchota aussi. <br /> — Retourne-toi. <br /> <br /> Ce fut en fait assez gênant de se désengager de leur position et il se retrouvèrent debout et – pour la première fois depuis le début, elle rencontra ses yeux, ses yeux bruns, les mêmes que dans la vie de tous les jours, en cours, dans la cour, dans la rue, chez elle. Elle se sentit paniquer. Il la prit par la taille, caressa sa joue avant d’emmêler sa main dans les cheveux et ils s’embrassèrent. Yumi se laissa faire. Elle se demanda comment elle avait pu se laisser doigter par un garçon avant même de l’embrasser, comme une pute. Elle faisait tout à l’envers. Il était encore en jean et elle était toute nue. Qu’est-ce que les autres diraient s’ils la voyaient ? Et en même temps c’était exactement le genre de trucs dont elle avait envie depuis des années et – <br /> <br /> — Tu bades, observa Ulrich, un petit sourire aux lèvres. <br /> — Et toi ? répliqua-t-elle, désemparée. <br /> — Moi ? J’ai tout préparé. <br /> — Euh… ça veut dire quoi ça ? <br /> — Que j’ai noté un plan pour le cas où tu flippes. <br /> <br /> Yumi l’imagina s’appliquer à noter vingt-sept plans dans un petit carnet, tard le soir, avec son écriture cursive impeccable, une expression studieuse et concentrée, à la lueur de son portable. Elle ricana. <br /> <br /> — Et c’est quoi, ton plan top secret ? demanda-t-elle, malicieuse. <br /> <br /> En une seconde une main fut à sa gorge et serra, serra sur les côtés elle eut si mal – mal à respirer – elle leva ses mains pour se libérer mais il la bloqua. Il serra plus fort sur les côtés de son cou. Plus fort. Elle paniqua. Il la regarda avec ses yeux marrons, les sourcils froncés, ses yeux marrons, elle commença à voir trouble. Des points noirs qui picotaient ses yeux. Le monde devint flou, le monde entier sauf son regard. <br /> <br /> Il la relâcha et elle tomba à terre, toussant, de l’air froid dans ses poumons, une mains la rattrapa, elle se tendit mais il caressa ses cheveux doucement et puis il caressa sa joue. Yumi était secouée. Elle ne savait pas qu’Ulrich était capable de l’étrangler. Il avait serré sa gorge jusqu’à ce qu’elle perde presque conscience. Elle inspira douloureusement. Quelques larmes s’échappèrent de ses yeux. <br /> <br /> — Pense à moi, et seulement à moi. <br /> <br /> Il passa un doigt sous son menton et releva son visage. À nouveau à genoux, mais cette fois devant Ulrich debout. Son corps si familier. Sauf là, en-bas, où son jean s’était soulevé. Yumi rougit malgré elle. Il l’avait étranglée et il était excité. Et elle était nue, devant lui. Il défit sa ceinture d’un coup de main rapide, la balança négligemment sur le bureau. Il caressait toujours sa tête, ses cheveux, et elle vit qu’il souriait encore. Ça le faisait marrer qu’elle ait peur, le connard. Il l’avait étranglée. <br /> <br /> D’un main, il se défit son jean. <br /> <br /> — Vas-y, aide-moi, murmura-t-il. <br /> <br /> Elle se baissa aussitôt à terre pour l’aider à retirer le pantalon, le tirant en dessous de ses chevilles, et puis elle se releva, reposa ses fesses contre ses talons. Il avait un boxer noir. Elle répondit timidement à son sourire. Elle pouvait très bien s’imaginer ce qui allait suivre – elle se demanda comment elle allait faire, si elle devait se servir de ses mains – que devait-elle faire avec ses mains ? Elle ne put s’empêcher de frôler son sexe du bout de ses doigts à travers le boxer, se demandant si elle avait le droit, si c’était autorisé. Elle leva les yeux, il acquiesça, elle s’enhardit et caressa tout avec la paume de sa main, appuyant contre le bout rond. <br /> <br /> Il amena ses mains vers la bande élastique de son boxer et elle le retira, son coeur battant à tout rompre. C’était la deuxième fois qu’elle voyait son sexe. La première fois qu’il guida sa bouche vers lui et oh mon dieu il fallait vraiment qu’elle fasse gaffe à ne pas le toucher avec ses dents et elle allait mal s’y prendre et puis, et puis, et puis ! elle le prit dans sa bouche, hésitante. C’était tout doux, et avec un goût salé. Super salé. Pas sexy du tout. Est-ce qu’elle devait vraiment sucer comme une sucette ? <br /> <br /> — Fais des mouvements de va-et-vient, lui expliqua-t-il. <br /> <br /> <span style="font-style: italic">J’étais au courant</span>, voulut-elle lui répondre, mais évidemment elle ne pouvait pas parler. Il poussa doucement sa tête contre lui, puis tira sur ses cheveux pour la faire revenir en arrière, la guidant dans un rythme simple. De plus en plus rapide. Elle eut vite mal à la mâchoire. Clairement ce n’était pas le top. Et pourtant, et pourtant, il soupira et cela la fit mouiller de savoir qu’il y prenait du plaisir. Elle laissa glisser ses mains entre ses jambes, se balada derrière son sexe et il frissonna. Elle caressa le bas de son ventre, ses hanches, traça le contour de ses muscles, et puis oublia tout de ses mains parce qu’elle devait tenir le rythme, parce qu’il tapait contre le haut de sa gorge et qu’elle étouffait. Surtout ne pas s’étrangler, rester calme. Il se retira et alors seulement elle put respirer, sentir son odeur, avant que son sexe ne glisse de nouveau entre ses lèvres. <br /> <br /> — Hey Yumi, lui dit-il, immobile, nonchalant. Je vais jouir. Et je veux que tu avales. <br /> <br /> Elle rougit. À partir de cet instant, il y alla vite et fort, et elle – une main derrière la tête pour qu’elle ne tombe pas en arrière – elle fit de son mieux pour l’accueillir dans sa gorge. Il jouit au bord de ses lèvres, et elle dut le sucer pour qu’aucune goutte amère ne tombe, lécher le long de son sexe. Du sperme coula sur son menton et elle l’essuya du dos de la main, gênée, avant de capter le regard d’Ulrich. Elle lécha le dos de sa main, ses doigts, pour lui faire plaisir. Il la releva. <br /> <br /> — T’es belle quand tu m’obéis, la taquina-t-il, et puis il l’embrassa. <br /> <br /> Elle eut chaud, elle avait chaud, en bas. <br /> <br /> — Tu as… t’as aimé ? lui demanda-t-elle à voix basse, un peu embarrassée. Il la força à rencontrer ses yeux. <br /> — Oui. <br /> <br /> Et puis il la quitta, lui tourna le dos, posa une main sur la boîte à outil noire. Yumi inspira. Qu’y avait-il dedans ? Avant de l’ouvrir, il ramena sa ceinture contre la boîte, et puis… trois paires menottes que la bande avait trouvé une fois à l’usine – s’ils savaient... – deux écharpes, et deux barrettes. <br /> <br /> Ulrich se retourna avec l’écharpe la plus fine. Elle vit que son sexe avait changé, il n’était plus aussi dur qu’avant, et c’était la première fois qu’elle le voyait comme ça. Il capta son regard, inspira. Et puis il vint vers elle, replaça tendrement ses cheveux derrière ses oreilles, et attacha l’écharpe autour de sa tête, sur ses yeux. Le monde disparut. <br /> <br /> Elle entendait tous les sons à peine perceptibles de leur corps, leurs souffles. Elle sentait les vagues de chaleur émises par le radiateur portatif, l’air froid exhalé par la lucarne. Il s’éloigna, revint vers elle, posa deux mains sur ses seins et joua avec elle, laissant glisser ses ongles sur sa peau sensible avant de la pincer. <br /> <br /> — Je vais te poser des questions, lui dit-il, et je veux que tu me répondes par “oui, Ulrich,” ou “non, Ulrich.” <br /> <br /> Yumi se mordit l’intérieur de la joue, stressée. <br /> <br /> — Ok, souffla-t-elle, se forçant à se détendre et se répétant que tout allait bien se passer. <br /> <br /> Il la gifla. <br /> <br /> Yumi était habituée à se prendre des coups mais le choc rendit la douleur cent fois pire. Avec ses yeux bandés, elle n’avait rien vu venir et ne savait pas s’il allait la frapper à nouveau, et surtout, pourquoi ? Qu’avait-elle fait de mal ? <br /> <br /> Il posa une main contre sa gorge. <br /> <br /> — <span style="font-style: italic">Oui, Ulrich</span> et <span style="font-style: italic">Non, Ulrich</span>, lui rappela-t-il doucement. Tu t’en souviendras ? <br /> <br /> Elle prit une inspiration tremblante. <br /> <br /> — Oui, Ulrich. <br /> <br /> La main contre sa gorge s’envola et elle fut seule au centre de la pièce. Elle l’entendit farfouiller dans la boîte à outils et s’imagina qu’il était dos à elle. Elle pensa à son cou, ses épaules et ses bras, ce corps qu’elle connaissait si bien à force de s’entraîner contre lui. Cela lui arrivait encore de le mettre au tapis durant leurs affrontements mais là, elle se sentait complètement vulnérable. Il l’avait étranglée. Elle ne s’était pas défendue. <br /> <br /> — Hé, Yumi… l’appela-t-il pour qu’elle se recentre sur lui. T’aimes ça, être soumise ? <br /> <br /> Le rouge lui monta aux joues. Sa voix mourut au fond de sa gorge. Il cessa de bouger. <br /> <br /> — O-Oui, Ulrich, se força-t-elle à répondre. <br /> <br /> Il vint vers elle, fit courir ses lèvres contre son cou, derrière son oreille, sur ses joues, le long de sa gorge. <br /> <br /> — Tu aimes… avaler du sperme ? <br /> <br /> Elle leva une main vers ses hanches. <br /> <br /> — Oui, Ulrich. <br /> <br /> Sa peau douce et chaude. <br /> <br /> — Répète la phrase entière, lui ordonna-t-il avant de mordiller sa peau sensible. <br /> <br /> Elle ne s’était jamais sentie aussi nue. Elle avait envie de mourir de honte et de se fondre avec le carrelage – non, de devenir le carrelage. Et pourtant elle voulait lui faire plaisir, elle avait envie de ça. Elle sentait son souffle contre sa peau, elle savait qu’il attendait une réponse. <br /> <br /> — Oui Ulrich, j’aime avaler du sperme, chuchota-t-elle. <br /> — Et t’aimes te faire doigter...? <br /> — O-Oui Ulrich, j’aime me faire doigter. <br /> <br /> Il la quitta. Retourna vers le bureau et prit quelque chose entre ses mains. Yumi se tendit. Il frôla le bout de ses seins de sa paume tendue. Puis une barrette se referma sur un de ses tétons et Yumi gémit. Un pic de douleur la traversa, son sein sembla brûler alors que tout son corps était de glace – elle recula mais Ulrich la retint – puis une autre barrette pinça son deuxième sein. <br /> <br /> — Est-ce que tu peux supporter la douleur, pour moi ? lui demanda-t-il gentiment. Il frôla les barrettes de sa main et la douleur mordit à nouveau sa peau, mais – tout ça, c’était pour lui, il en avait envie. Yumi inspira, expira. <br /> — Oui Ulrich. <br /> <br /> Elle sentit alors un bout de tissu contre son ventre. Il joua avec le tissu, chatouillant sa peau, et puis l’auréole de ses seins, autour des barrettes, et puis ses clavicules – ce n’était pas la seconde écharpe, non, c’était… sa culotte ? <br /> <br /> — Ouvre la bouche, murmura-t-il à son oreille. <br /> <br /> Elle dut accepter le bout de tissu, et ça avait goût de sexe, et, et elle était sûre qu’elle avait l’air ridicule, la culotte était trop grande – il ne voulait plus qu’elle parle ? Elle ne pouvait rien voir. Quelle était l’expression sur son visage ? Est-ce qu’il allait…? elle devait avoir l’air ridicule ! <br /> <br /> Un énorme vacarme la fit sursauter – toute la boîte à outils et les objets sur la table étaient tombés par terre ! Qu’est-ce qui se passait ? Est-ce que quelqu’un était rentré ? Yumi fit un pas en arrière et puis un autre, mais Ulrich attrapa sa main et l’attira à lui, la fit tourner. Il la souleva et l’assit à un bout du bureau, ses fesses contre le métal glacé. <br /> <br /> Il l’aida à s’entendre sur le bureau, la fit glisser jusqu’à l'extrémité du meuble. Yumi se laissa faire, désorientée par son bâillon et par le silence. Sa tête se posa au bord du bureau et il passa une des serviettes éponges sous son cou pour que le métal ne lui fasse pas mal. Puis il prit un de ses bras, massa sa main quelques instants, et lia son poignet au pied du bureau avant d’attacher le second. Yumi se sentit basculer dans le vide et se retrouva forcée à cambrer son dos, à replier les jambes pour garder l’équilibre – et puis il attrapa ses hanches, la stabilisa. <br /> <br /> Une de ses mains resta posée sur son bas ventre. Un doigt vint tracer une ellipse autour de son sexe. Yumi frémit. Il pouvait tout voir, maintenant. Son visage bâillonné, les pinces colorées sur ses petits seins et puis sa chatte. Son corps attaché. Elle sentit un deuxième doigt contre sa peau, et puis – il les posa sur le haut de sa cuisse. Les deux doigts étaient mouillés. Son sexe, sa chatte était trempée. Yumi sentit des larmes de frustrations perler derrière son bandeau. C’était tellement, tellement embarrassant ! Que pensait-il de l’apparence, de la texture, de l’odeur de ce qu’elle avait en bas ? Il ne disait rien, et elle ne pouvait pas le voir, elle ne pouvait rien dire ! <br /> <br /> Et puis il se mit à la caresser. Ses ongles tracèrent des figures abstraites sur l'intérieur de ses cuisses. Un doigt décrivit des cercles juste au-dessus de son sexe, de son clito, frôlant à peine sa peau hypersensible. Un autre traîna le long de sa fente comme une langue de feu. Puis il appuya le plat d’un doigt sur son clito et le massa. Yumi cria. Des vagues de plaisir et de douleurs frémirent en elle. De la chaleur dans ses orteils, entre ses cuisses, des petites étincelles crépitaient dans tout son corps et puis... <br /> <br /> Tout s’arrêta. Les doigts d’Ulrich disparurent. Yumi trembla. <br /> <br /> Que se passait-il ? <br /> <br /> Ne voulait-il pas d’elle ? <br /> <br /> — Tu kiffes. <br /> <br /> Yumi hésita. Sa chatte avait besoin de – elle avait besoin de – n’arrivait pas à réfléchir. Il lui avait ordonné de répondre par “oui Ulrich” ou “non Ulrich.” Mais il ne lui posait pas de question. Et il l’avait bâillonnée. Que devait-elle faire ? <br /> <br /> D’un coup il tordit une des barrettes autour de son sein, ravivant la douleur. Elle s’écria, cherchant à lui échapper sans pouvoir bouger le haut de son corps. Deux doigts revinrent caresser son clitoris, lançant arc électriques dans son bas-ventre. <br /> <br /> — T’aimes ça, te faire niquer… <br /> <br /> Elle gémit, sentant confusément que c’est ce qu’il fallait faire, et il repassa ses doigts contre son sexe, faisant monter le plaisir, le désir ardent. Et puis il replia ses jambes contre sa poitrine – ses genoux entrèrent en contact avec les barrettes, ses seins douloureux – et elle sentit la boucle froide de sa ceinture traîner sur ses fesses, le long de son sexe, froid contre sa peau brûlante. Du liquide coula entre ses jambes, sur le bureau. <br /> <br /> — ‘faut vraiment que t’apprennes à montrer quand tu kiffes, déclara-t-il d’une voix presque amusée. <br /> <br /> La ceinture claqua contre ses fesses et Yumi glapit. <br /> <br /> — J’aime ça, quand tu cries... lui expliqua doucement Ulrich. <br /> <br /> Il passa un doigt autour de son clito, jouant avec. Le plaisir remonta en elle comme de la lave. Puis il laissa traîner la boucle de la ceinture dans les plis de sa peau, et elle écarta inconsciemment les jambes pour maximiser le contact – elle était en surchauffe, elle partait dans les vapes, dans le – <br /> <br /> — … alors fais-le pour moi. <br /> <br /> La ceinture laissa un éclair de douleur sur ses fesses. Yumi mordit dans la culotte dans sa bouche. Elle replia ses jambes et courba les pieds pour essayer de se protéger, mais cela ne servit à rien et le prochain coup lui fit d’autant plus mal que tout son corps était tendu. <br /> <br /> — Crie encore, lui dit-il avant de la frapper à nouveau. <br /> <br /> Yumi gémit quand la main d’Ulrich revint vers sa peau. Ses doigts allèrent vite, appuyant contre sa peau et elle se souleva pour que ça aille plus vite, plus fort. Tous ses muscles étaient tendus, tout son corps tremblait, elle avait chaud et froid. Son clito irradiait toutes les nerfs de son corps comme un petit soleil. Yumi n’arrivait plus à respirer. Elle. <br /> <br /> Reçut les coups en gémissant, s’ouvrit pour ses doigts, frémit. Cria. <br /> <br /> Ulrich l’étrangla et la prit. Tout alla vite. La force de ses coups de reins la fit glisser en arrière et la serviette sous ses cheveux tomba à terre, sa tête partit dans le vide, seulement retenue par la main d’Ulrich autour de sa gorge. Le sang afflua vers ses tempes. Tout cessa d’exister, le monde se résuma à sa main et à sa bite. Et puis il jouit. Il se retira. Elle se sentit abandonnée. Quelque chose coula autour de son sexe. <br /> <br /> La culotte mouillée fut retirée de sa bouche et Yumi inspira une bouffée d’air glacé. Une main chaude vint soutenir sa tête tandis qu’une autre défaisait son bandeau, et puis elle vit. Ulrich. <br /> <br /> Il lui sourit. <br /> <br /> Yumi cligna des yeux, paniquée. Trop de sensations l’assaillaient à la fois. Ses yeux piquaient. Son cou était courbaturé. Sa peau était hypersensible, elle se sentait collante. Elle avait froid mais sa chatte était toujours chaude. Une main, sans bandeau, se posa contre une de ses seins endoloris. <br /> <br /> — Non, non ! s’écria-t-elle, se débattant malgré ses bras liés, essayant d’échapper à sa main. <br /> <br /> Sa main s’immobilisa. Il la fixa, interdit et – elle chercha à se souvenir de leur safeword, mais elle était fatiguée, si fatiguée qu’elle mit plusieurs secondes. <br /> <br /> — Rouge ! <br /> <br /> Yumi réalisa que tout son corps tremblait. <br /> <br /> — Hé, tout doux… murmura Ulrich. Qu’est-ce qui ne va pas ? <br /> <br /> Des larmes montèrent à ses yeux et elle déglutit, fuyant son regard. <br /> <br /> — J’en peux plus… <br /> — On arrête tout, lui promit-il. Il faut juste enlever les barrettes et te détacher. Ça va aller ? <br /> <br /> Elle acquiesça, la gorge nouée. Il retira tout doucement les pinces. L’afflux soudain de sang dans ses tétons raviva la douleur endormie des barrettes et elle grimaça, se retenant de pleurer. Puis il prit un coin d’une serviette éponge et passa tout doucement du savon sur ses seins, conscient de leur sensibilité. Il les caressa doucement pour vérifier que tout allait bien, puis il la détacha et l’aida à se relever, massant ses bras qui engourdis. Yumi avait le tournis. Elle le laissa envelopper une grande serviette de bain autour de son corps, trop fatiguée pour bouger, et puis il se retourna et – <br /> <br /> — Non… <br /> — Yumi…? <br /> — Pars pas, supplia-t-elle, reniflant. Pars pas. <br /> <br /> Il y eut une seconde de silence qui blessa profondément Yumi. Puis il se hissa sur la table à côté d’elle. Il l’attira contre lui. Elle sentit ses bras autour de son corps. Il posa sa tête sur la sienne. <br /> <br /> — Je suis là. <br /> <br /> Elle ferma les yeux et se recroquevilla contre lui. Tout paraissait loin. Mais son corps était sensible à la texture de la serviette, la table froide, sa peau, ses cheveux. Elle était dans ses bras et elle avait déjà peur qu’il la lâche. <br /> <br /> — Essaie de boire un peu d’eau, lui dit-t-il. Une bouteille apparut à côté d’elle. <br /> <br /> Yumi n’avait pas la force de lever le bras et ne bougea pas. <br /> <br /> — Yumi ? Il approcha l’eau de sa bouche. <br /> <br /> Elle avala quelques gorgées puis secoua la tête. Quelques gouttes tombèrent sur la serviette éponge. Elle avait le vertige dans le coeur, comme si elle allait tomber de très haut. <br /> <br /> — Yumi, ça va…? <br /> <br /> Elle n’arrivait pas à parler. Quelques larmes coulèrent le long de ses joues. Elle ne savait pas pourquoi elle pleurait. Son esprit était vide. <br /> <br /> — Hé… il resserra ses bras autour d’elle. Tout va bien… tout va bien. Je suis là. <br /> <br /> Il y avait de la fatigue dans sa voix à lui aussi. Elle se demanda comment ils en étaient arrivés là. <br /> <br /> — Pourquoi on a fait ça ? lui demanda-t-elle. Il commença à caresser ses bras, ses poignets, à travers la serviette éponge. <br /> <br /> — … parce qu’on avait envie d’essayer… <br /> — C’était sale ! <br /> <br /> Sa voix jaillit de sa gorge sans que Yumi ne le veuille. Le cri arraché à sa poitrine, les mots volés au secret de son corps. <br /> <br /> Ulrich inspira. <br /> <br /> — Pas plus qu’un missionnaire dans le noir, non ? <br /> — … mais si, insista-t-elle, fiévreuse, c’est bizarre, c’est pas normal… <br /> — Moi j’ai bien aimé… est-ce que… t’as aimé aussi ? <br /> <br /> Elle s’était offerte à ses mains, elle se voyait seule le lendemain. Tout faisait froid. C’était la honte pour une femme de se faire traiter comme une chienne, comment elle avait pu faire... Ça ? Et ça… ! Et se faire étrangler, aussi. Il avait tout vu c’était sale. Comment il avait pu aimer la taper. Les mecs ça aime tout. Ulrich l’embrassa, Yumi eut chaud. Elle lui répondit à voix basse. <br /> <br /> <br /> <br /> — Alors c’est tout ce qui compte, dit-il. <br /> — T’es sûr ? <br /> — Oui. <br /> <br /> Elle avait trop aimé quand il l’avait étranglée. Et la gifle aussi. Ça avait tout fait disparaître dans sa tête. Alors que là, toutes ses pensées revenaient à la fois et c’était beaucoup trop. Quand il l’avait giflée, le choc avait nettoyé son esprit ses émotions et sa vie. Un instant tout était le néant. Putain elle avait kiffé. <br /> <br /> Une main quitta sa serviette pour aller caresser la jambe d’Ulrich, de sa cuisse à son genoux, autour de son genoux. Putain elle avait kiffé. <br /> <br /> — Qu’est-ce que t’as aimé ? lui demanda-t-elle. Il passa une main dans ses cheveux, gêné. <br /> — J’ai bien aimé… le moment où je t’ai… où je t’ai étranglée, avoua-t-il. <br /> — Pourquoi ? <br /> — Parce que tu m’as laissé faire. C’était super dangereux et tu m’as quand même laissé faire. <br /> — Ça m’a fait peur, murmura-t-elle. C’est vraiment là où j’ai compris que tu y allais à fond. Et que tu avais vraiment envie de moi. <br /> <br /> C’est à ce moment là qu’elle avait vraiment eu envie de lui, qu’elle avait eu envie de se donner à fond. <br /> <br /> — Et toi, qu’est-ce que t’as aimé ? <br /> — Quand tu m’as posé des questions, répondit-elle, baissant le regard. <br /> — Et... quand je t’ai demandé de crier ? <br /> <br /> Elle n’était pas sûre d’avoir aimé. Tellement de choses s’étaient déjà passées à ce stade là. Crier, en plus de tout, c’était beaucoup. Yumi n’aimait pas crier. <br /> <br /> — Ça allait… si vraiment j’avais pas voulu… j’aurai tapé deux fois ta jambe comme on avait dit, non ? <br /> <br /> Ulrich prit sa main, dessina des cercles sur sa paume avec son pouce. Il s’était taillé les ongles. Ronds et propres. Elle les fixa bêtement. <br /> <br /> — T’as joui ? <br /> — Je ne sais pas, répondit lentement Yumi. <br /> <br /> Sur internet, ils disaient que jouir, c’était des vagues de plaisir et de chaleur dans tout le corps, c’était avoir tous ls nerfs en feu, c’était trembler de la tête aux pieds. Yumi ne savait pas si le plaisir qu’elle avait ressenti c’était un orgasme. Si elle avait joui elle en serait sûre non ? Elle saurait non ? alors pourquoi elle ne savait pas ? <br /> <br /> — J’ai pas trop aimé… commença-t-elle après plusieurs minutes de silence. Ulrich se tendit. <br /> — Yumi ? <br /> — … les barrettes... ça faisait trop mal… <br /> — On le refera plus, lui promit-elle. <br /> <br /> Et puis, il amena sa main à ses lèvres et y déposa des petits bisous, et ça chatouillait, et elle tira sa main. Elle lui sourit. Il lui sourit aussi. <br /> <br /> — On va recommencer ? <br /> — Oui. <br /> <br /> <br /> <br /> <div align="center"><img src="https://i70.servimg.com/u/f70/11/34/80/05/orange12.png" width="100" height="100" border="0" alt="" /></div> <br /> <br /> <br /> <br /> La pièce était sombre. Péniblement éclairé par une lumière jaunâtre qui émanait des murs luminescents. Jérémie se tenait droit comme un i face à son destin. Un trait de lumière dorée coupa soudain son visage, avant de s’élargir et de venir le baigner d’une angoissante clarté. <br /> <br /> Devant lui se dressait un scanner. Ouvert, prêt à l'accueillir en son sein. Un sarcophage sec et chaud, où se réfugier et panser plaies et blessures. <br /> <br /> Il hésita. Il ne savait plus où aller, où fuir pour échapper à.. à tout ça… Laura et ses ambitions. Odd et ses rodomontades. Ulrich et ses abandons. Yumi et ses fièvres. William et ses vantardises. Aelita et ses désirs. <br /> <br /> Aelita. <br /> <br /> Mais, partir, la laisser ? Il l’aimait. Le temps passait si vite, et si sereinement à ses côtés. Son sourire dispersait les nuages de son coeur. Penser en se levant le matin qu’elle serait à côté de son bureau suffisait à lui donner de l’entrain pour tout endurer, XANA, ses amis, ses camarades obsédés. <br /> <br /> Une larme glissa le long de sa joue. Il comprenait pourtant enfin. Il ne pouvait pas rester avec elle. Ça ne marchait pas, tout simplement. Il avait senti son regard lorsqu’elle l’avait quitté hier soir. Il l’avait entendue avec Laura. <br /> <br /> Il s’était senti tellement… idiot… coupable…. Il voulait, il voulait la rendre heureuse. <br /> <br /> Sitôt qu’il s’était détaché, il l’avait cherché. Il avait bravé la menace Jim pour se rendre à l’étage du dessus. Il avait gravi à pas de loup les escaliers, s’était approché telle une ombre de sa chambre. Arrivé devant la porte fatidique, il avait levé le poing pour toquer, lorsqu’un bruit étouffé se fit entendre. Il s’était penché contre la porte, avait tendu l’oreille… A peine une minute plus tard, un autre bruit atteignait son oreille. <br /> <br /> Un gémissement. <br /> <br /> Perplexe, il avait écouté encore un peu, puis ses joues avaient viré à l’écarlate à mesure qu’il comprenait. Il entendait les gémissements d’Aelita, ceux-là même qui l’avaient secouée tout à l’heure, alors qu’elle était… sur lui. Mais ce n’était pas tout. Il y avait aussi les roucoulements de Laura. Il avait reconnu sa voix. Et elles ne faisaient pas que lâcher des bruits de gorges irrépressibles : elles parlaient, et ce qu’elles disaient… Aelita aimait. Elle aimait ce que Laura lui faisait. Elle aimait et en redemandait. Insatiable dans son désir, elle en voulait toujours plus. <br /> <br /> Jérémie s’était effondrée à côté de la porte, le long du mur, la tête entre les mains. Par un détour pervers de son esprit, sans savoir pourquoi, il ne pouvait se convaincre de cesser d’écouter, de partir, d’oublier ça… N’était-ce pas lui qui n’avait pu… n’avait su.. ne pouvait pas. <br /> <br /> Il était resté là, à écouter sa copine gémir de plus belle, implorer que la bouche, les doigts, les…que Laura la comble. <br /> <br /> Enfin, tout bruit avait cessé. La tête lourde, le coeur gros, il s’était levé. Il s’en était allé, les joues ravagées de larmes. Larmes de honte. Larmes de culpabilité. Larmes de douleur. <br /> <br /> Il n’avait personne vers qui aller. Et puis à cette heure ? Au beau milieu de la nuit ? <br /> <br /> Il était retourné dans sa chambre pour s’enfoncer dans son lit, espérant y trouver le sommeil. Se laisser emporter par la vague noire et trouver le repos. Mais il avait eu beau se tourner et se retourner au rythme effrené de ses pensées, il n’y arriva pas. Il avait songé à se réfugier dans la salle de bains La douche l’avait déjà aidé aujourd’hui ; peut-être le pourrait-elle encore ? S’il le fallait, à grand renfort d’un jet d’eau plus brûlant encore, qui emporterait les scories de ses répugnance et de sa fatigue dans les canalisations. Oui, peut-être que le sarcophage humide saurait le régénérer à nouveau. En désespoir de cause, le pas lourd, il se traîna vers la salle de bains déserte. <br /> <br /> Las ! Rien n’y faisait. Ce n’est que lorsque tout son corps fut rouge vif, sa peau hurlant en vain sous le feu de l’eau bouillante qu’il avait accpeté que ce remède était inutile. <br /> <br /> Il était retourné à sa chambre, caressant vaguement l’espoir qu’un somnifère pourrait lui apporter un sommeil sans rêves. <br /> <br /> L’aube finit par rougir le ciel, sans apporter d’espoir. <br /> <br /> Alors, il fit ce qu’il savait faire de mieux. Vissé sur sa chaise, le nez dans son écran, le coeur endommagé, il coda. <br /> <br /> Il coda avec ardeur. Comme à l’époque où il cherchait à libérer Aelita, à la ramener sur terre. Sa douce Aelita, son amour, celle qu’il… <br /> <br /> Il n’y arrivait pas. Tout dans cette chambre empestait encore les événements d’avant : son nez était saturé par l’odeur du désir d’Aelita, par leur transpirations mêlées. Il sentait ses poils se redresser, alors que le fantôme des mains de son amour lui touchait l’épaule. Il la sentait derrière lui, avec ses tenues affriolantes, tentant de le séduire. L’image de son strip-tease était gravé dans sa rétine, se superposant aux lignes qui défilaient à l’écran alors qu’il compilait un quelconque projet carton. <br /> <br /> Tout dans cette chambre lui rappelait les longues heures passées en sa compagnie, et ces moments où elle avait… voulu. <br /> <br /> Ca semblait être le bon moment pour une douche, et une discussion à tête froide dans un ton sérieux. Une discussion sur l’amitié, l’amour, le consentement et le respect. Mais il n’était plus temps pour les discours. Il était temps d’agir. <br /> <br /> Il ne pouvait rien ici, il lui fallait un autre lieu, un ailleurs. <br /> <br /> Alors il s’était rendu à l’usine. Par la route. Il ne voulait pas retourner dans les égouts. Pas tout de suite en tout cas. <br /> <br /> Il était entré dans le labo, s’était carré dans son fauteuil en face des multiples écrans qui indiquaient en permanence l’état de santé de Lyoko. <br /> <br /> Pas de tour activée. Pas de présence de monstre. Pas de XANA. Là-bas, tout n’était que luxe, calme et volupté. Enfin, juste calme. Ce n’était pas plus mal. <br /> <br /> Il se rappela ses quelques incursions sur Lyoko. Là-bas, il n’y avait pas d’odeur. Pas d’air à respirer. Il n’y avait pas non plus de goût, ni de sensation de chaleur, de froid, où quelque toucher que ce fût. A peine s’il avait senti, perçu qu’il avait le contrôle de son enveloppe corporelle. Enfin, au moins il n’avait pas à se soucier de quelque chose d’aussi inutile qu’un ridicule bâton mou.. <br /> <br /> Il avait laissé ses mains agir toutes seules. Une fenêtre s’était ouverte, un programme s’était lancé, accompagné d’un compte à rebours. Virtualisation différée. <br /> <br /> Il s’était levé et avait quitté le supercalculateur. Il était rentré dans le monte-charge et avait appuyé sur la commande, sans se retourner. <br /> <br /> Quelques instants plus tard, la herse s’était relevée. Il avait avancé lentement comme un somnambule. Il s’était arrêté au centre de la pièce. Autour de lui, les trois scanners. Fermés. Cercueils de métal. Mais surtout passages. Passages vers cet ailleurs auquel il aspirait. Cet espace-temps dont il était le maître. <br /> <br /> Il s’était arrêté un moment devant la porte ouverte. Non pas qu’il hésitât. Mais il avait besoin d’un peu plus de temps pour méditer avant de faire le pas décisif. <br /> <br /> Puis, il se mit en marche. D’un mouvement raide, il entra dans le scanner. Il se retourna afin de contempler une fois encore – une dernière fois ? – le monde extérieur, puis la porte se referma sur lui. <br /> <br /> Un flot de lumière baigna son corps et engloutit sa conscience, le temps du transfert vers Lyoko. <br /> <br /> Il rouvrit les yeux pour se voir tomber du haut du ciel, le sol rocheux juste sous ses pieds. Il se rétablit en souplesse. <br /> <br /> Calme. <br /> Paix. <br /> Sérénité. <br /> <br /> Jérémie se sentit — enfin — apaisé. Loin, si loin des tumultes, de cette rage qui avait possédé Aelita. Loin de la déception qu’elle lui avait causé. Il aurait aimé, il aurait voulu pouvoir la satisfaire, répondre à ses attentes. Il aurait voulu être toujours là pour elle, lui montrer à quel point il l’aimait. Las ! il n’avait su, il n’avait pu. <br /> <br /> Il commença à regarder autour de lui. Une lueur attira son attention, au loin, derrière un relief, tandis qu’il détectait une présence familière. La lumière approcha, et Jérémie reconnut la sphère lumineuse, celle-là même qui était venue sauver Aelita ici-même et lui donner les dernières armes pour vaincre XANA. Que faisait-il ici ? C’est impossible ! Pourtant, il n’y avait aucun doute possible. Son avatar virtuel était capable d’interpréter une partie des données qu’il pouvait habituellement consulter dans le monde réel, notamment les données d’identification des personnes virtualisés. Il en avait la certitude, il faisait bien face à Waldo Schaeffer, alias Franz Hopper, le père d’Aelita, concepteur de Lyoko, ennemi de XANA, et véritable source d’inspiration et d’admiration pour Jérémie. <br /> <br /> <br /> — Salutations, mon jeune ami. <br /> <br /> Jérémie se tut un instant, avant de commencer à raconter son histoire : il faisait confiance à Franz Hopper, plus qu’à Jim en tout cas. Même si ce dernier n’avait pas été si mauvais finalement. <br /> <br /> — Moi non plus, je n’avais pu... <br /> — Oui, mais vous, vous avez fui pour la protéger, vous vous êtes sacrifié pour elle ! Vous avez fait ça par amour ! <br /> — Soyons honnêtes. Je ne l’ai fait pas moins par lâcheté, et pas plus par amour que toi. Moi aussi, je n’y comprenais plus rien, je ne pouvais plus supporter cela… Et toi aussi, tu renonces à la vie – et à la mort ! – pour la laisser être heureuse… <br /> <br /> Ce n’était pas faux. D’ici, de partout, il pourrait veiller sur elle. Tout comme lui. <br /> <br /> — Mais au fait, ne devriez-vous pas être mort ? <br /> — Ah, si seulement c’était aussi simple ! Tu verras, toi aussi, tu passeras par là, un jour... Quoi que tu peux encore repartir, j’imagine… <br /> <br /> Jérémie réfléchit, le temps d’un micro-cycle. <br /> <br /> — Plus tard, peut-être. <br /> <br /> Les deux entités se turent. <br /> <br /> — Au fait… Qu’est devenue Anthéa, depuis tout ce temps ? <br /> — Comment, vous ne le savez pas ? <br /> — Hélas non, je n’ai qu’un accès limité aux informations du monde réel, dans mon état... <br /> — Hé bien, au dernières nouvelles, Tyron l’a épousée pour récupérer les recherches de Franz… enfin, vos recherches, je veux dire. <br /> — Ah <a href="https://www.youtube.com/watch?v=KxeQisjXDjo" class="postlink" target="_blank">la salope</a> ! <br /> <br /> Jérémie était médusé. Une telle réaction était totalement inattendue… mais après tout pas si incohérente. <br /> <br /> — Quand je suis parti, il lorgnait déjà autant sur ma fiancée que sur mes recherches. Mais je n’aurais pas cru qu’elle lui sauterait dans les bras… <br /> <br /> Il n’y avait rien à répondre. Après tout, dans un sens, laisser Aelita dans les bras de Laura y ressemblait pas mal. Cela faisait partie de leur fardeau. <br /> <br /> — Mais au fait… <br /> — Oui ? s’enquit Jérémie. <br /> — Qui est Franz ? <br /> <br /> <br /> <br /> <div align="center"><img src="https://i70.servimg.com/u/f70/11/34/80/05/orange12.png" width="100" height="100" border="0" alt="" /></div> <br /> <br /> <div align="center"><span style="font-size: 9px; line-height: normal">C'était <span style="font-weight: bold"><span style="font-style: italic">Xana attaque à fond 2 : Code Lyoko Éjaculation</span></span>, le cadeau de Noël très spécial que vous offre cette année la Cave.</span> <br /> <br /> <br /> <br /> <span style="font-size: 24px; line-height: normal"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=-HHlHLBxqnc#t=1m05" class="postlink" target="_blank"><span style="font-weight: bold">FIN</span></a></span></div> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> </div> </div> </div></div> </div> </div> Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9467 La Cave Tue, 24 Dec 2019 21:50:14 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299927#299927 RE: [One-shot] Xana attaque à fond 2 ! http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299926#299926 <div align="center"><span style="font-size: 14px; line-height: normal"><span style="font-style: italic">&quot;Gros caramel mou&quot; ?</span></span> <br /> <br /> <span style="font-size: 8px; line-height: normal">Code Lyoko, ep. 74 <span style="font-style: italic">Leçon de choses,</span> 13:50</span></div> Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9467 Troll 1 Tue, 24 Dec 2019 21:29:42 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299926#299926 RE: [One-shot] Xana attaque à fond 2 ! http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299925#299925 <div align="center"> <br /> <span style="font-size: 14px; line-height: normal">Quatrième partie</span> <br /> </div> <br /> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"> <br /> <div align="center">Même avertissement que pour les parties précédentes, auquel nous ajoutons un bisou sur votre front pour vous remercier de tenir bon dans votre brave lecture.</div> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"> <br /> <br /> <br /> Face à ses doutes, un utilisateur lui proposa de prévoit un “scénario”. Ou tout du moins une ligne directrice à suivre, qui limiterait les maladresses malaisantes ou les panne d’idées. “Un contexte simple pour éviter les erreurs, mais pimenté tout de même <img src="images/smiles/icon_wink.gif" alt="Wink" border="0" />”. Mince, lui qui était si mauvais en rédaction… Non, il n’allait pas demander à William de lui en écrire. Il savait son ex-rival plutôt bon avec son instinct, mais il voulait que ça vienne de lui. Seulement… Que voulait-il ? Qu’est-ce qui le ferait bander ? Il reprit sa navigation à travers les images, s’autorisa même quelques pornos aux allures amatrices, pour rester proche du réel. De-ci de-là, il glana quelques idées… Il s’imagina Yumi, nue et offerte à lui, lui décrivant chaque sévice qu’elle voulait subir… La faire parler… Ca lui semblait <span style="font-style: italic">tout désigné</span>. <br /> <br /> Il passa le reste de la soirée à pianoter des idées et les assembler. Au bout de quelques instants, une idée se dégagea. Il sauvegarda quelques images et vidéos en guise de pense-bête, fit une petite liste de courses… Et termina sa session, pile à temps pour le retour des internes du réfectoire. Tant pis, il lui faudrait attendre quelques heures pour s’occuper de l’érection que ses recherches avaient fait naître… <br /> <br /> <br /> <br /> <div align="center"><img src="https://i70.servimg.com/u/f70/11/34/80/05/orange12.png" width="100" height="100" border="0" alt="" /></div> <br /> <br /> <br /> <br /> Odd ronchonnait, fixant sa montre en comptant les minutes séparant Jérémie du concept de ponctualité. Il lui avait promis de l’aide sur un devoir de maths, et « aide » était un bien faible mot. Si Odd voulait une chance de ne pas redoubler son année, il allait avoir besoin des fiches de Jérémie. Seulement, pendant qu’il poireautait à l’entrée d’un CDI aussi désert qu’un vendredi après-midi, il se sentait de moins en moins en disposition de négocier sereinement avec le petit génie l’obtention desdites notes; ce qui certes semblait être dès le début voué à l’échec… Quand on ne connaissait pas Odd le Magnifique. <br /> <br /> Le Magnifique. Tsh. Il allait lui en falloir, des efforts pour illustrer son propre titre, désormais, et sa prestation, depuis ce matin, était désastreuse. Il tâcha de ne pas y penser, se concentrant sur ce qu’il allait dire à Jérémie… Quand soudain le son approchant d’une conversation animée lui vint. Et une voix en particulier, celle de sa pire défaite. Celle de William. Elle eut sur lui l’effet d’un Retour vers le Passé sous alcool, lui imposant les souvenirs de sa journée alors que le couloir tournait autour de lui dans un accès de malaise. <br /> <br /> Au matin de cette journée, il s’était réveillé groggy, un peu incertain, la mémoire refusant de marcher, jusqu’à ce qu’il sente sur son t-shirt mollement abandonné au fond du lit un parfum trop bien connu. <br /> <br /> Sissi. <br /> <br /> Cette simple fragrance avait agi telle la pression d’un détonateur dans le cerveau de l’adolescent, et boum, des souvenirs honteux explosèrent d’un coup, précipités et brutaux, avant de partir dans tous les sens sans ordre ni hiérarchie… <br /> <br /> Puis Odd avait feint de ne pas entendre Ulrich qui l’exhortait à quitter leur chambre. Il avait feint de ne pas le sentir quand il avait tiré les draps. Et enfin avait feint de ne pas le voir quand il fut réellement expulsé, avec ses affaires de toilettes, dans les couloirs de l’internat. En d’autres temps, la précipitation d’Ulrich l’aurait intrigué, il aurait mis ça sur le compte de sa romance fraîchement officialisée avec Yumi. Mais bon, même Ulrich n’avait pas accordé plus de temps à la mauvaise volonté de son ami, alors… <br /> <br /> Le début de la matinée s’était déroulée lentement, très lentement. Il avait cru qu’il serait difficile d’éviter Sissi, mais dans la mesure où elle ne lui accorda même pas un regard de mépris, il n’avait eu qu’à se morfondre sur lui-même. <br /> <br /> Toute la journée, jusque dans la salle commune après le dernier cours, Odd avait fait le tour de tous les pires scénarios, réussissant toujours à innover, ne relevant pas quand Ulrich, qui avait retrouvé son air soucieux des grands jours depuis son dernier rencart avec Yumi, marmonnait des choses intrigantes sur une “liste de choses à prévoir au cas où” et “s’assurer que l’Usine ne serait pas occupée”, tout en cachant ses notes à chaque fois que quelqu’un avait vaguement l’air de l’approcher. <br /> <br /> Soudain, William était entré, suivi par un groupe de sa classe. Tous l’écoutaient religieusement. Lui avançait entre eux comme le nouveau Messie. Odd s’était alors souvenu du pourquoi de sa présente réclusion sociale, alors que la pièce s’était mise à tourner autour de lui. <br /> <br /> Une semaine auparavant, William était arrivé à la cafétéria fier comme un paon au printemps, et avait dit en prenant bien soin de détacher chaque syllabe : « Je l’ai fait. Avec la fille du proviseur. Sissi Delmas ». Il n’en fallut pas plus pour qu’une assemblée caquetante se formât autour de lui, réclamant détails et détails de détails, les Échos sortant déjà les calepins pour une interview exclusive. Ce n’était pas possible ! William… Avant lui ? Avant Odd le Magnifique ? Avant le Coureur de Jupons officiel de Kadic ? Il avait dû paraître sacrément outré, car Ulrich avait lâché, dans un de ses fameux sourires narquois : « Eh ouais. C’est pas tout d’avoir souvent une touche, encore faut-il savoir marquer ». Un véritable électrochoc. Oui, Odd avait une avance considérable sur William en nombre de conquêtes amoureuses… Mais ça, ça valait au collège. Au lycée, le jeu montait d’un cran, et William l’avait compris. Odd s’était fait dépasser comme un bleu. Mais qu’à cela ne tienne. A partir de là, il avait pris soin d’écouter attentivement les multiples récits de son adversaire, notant chaque détail qui pouvait servir sa vengeance : le faire avec Sissi, lui aussi. Après tout, les premières fois n’étaient, paraît-il, pas si bonnes, William avait dû tâtonner plus qu’il ne voulait bien le dire, être hésitant, se chercher… Odd, lui, saurait déjà. Odd, lui, serait précis et efficace. Il avait passé cinq soirs à planifier son scénario, dans les moindres répliques. Son entrée, la plus romantique possible; ses paroles, les plus ardentes invitations qu’elle n’entendrait jamais de sa vie; ses contacts, ne laissant aucune place à la moindre question; et enfin l’acte, un feu d’artifice en continu, chaque bouquet plus flamboyant que le précédent mais moins que le suivant… Et l’explosion, enfin, qui la dispenserait de toute comparaison pour le reste de sa vie. Enfin, plus personne ne le défierait sur le terrain des charmes. <br /> <br /> Ca s’était bien passé… Jusqu’à la partie où Sissi s’était occupé de lui. <br /> <br /> Autant dire que quand William était entré dans la salle commune, rabâchant la même histoire encore et encore, Odd avait eu l’impression que sa vie amoureuse s’était arrêtée au collège, et que sa magnificence ne passerait jamais la seconde. Il avait quitté les lieux précipitamment et était parti attendre Jérémie et ses fiches de maths à l’entrée du CDI, avec deux heures d’avance. <br /> <br /> Et voilà que Jérémie, lui, avait vingt minutes de retard. Et que Odd ne pouvait même pas lui reprocher de le faire repenser à tout ceci en l’attendant. Pas s’il voulait au moins conserver des vestiges de son estime personnelle. Par chance, la pièce cessa d’onduler quand William et ses amis arrivèrent à son niveau. Il fit de son mieux pour paraître détaché comme d’ordinaire, mais William le regarda comme s’il avait Kiwi sur la tête. Mais surtout, surtout, Hervé était là, et Odd dut à nouveau prendre appui dos contre le mur pour ne pas définitivement griller sa réputation. <br /> <br /> Tout s’était si bien passé, avec Sissi, Odd en avait même été surpris. Son scénario n’avait aucune faille, tout marchait, même pas une attaque de XANA pour tout gâcher. <br /> <br /> C’était un rêve. Elle l’avait entraînée dans sa chambre, avant qu’il n’ait eu le temps de comprendre ou de répondre. Oh, non pas qu’il s’y serait opposé, et au fond, il ne s’attendait pas à quelque chose de plus tranquille venant de Sissi. Et une cavalière à la hauteur de la course d’endurance qu’il avait planifié pour elle… Il devait reconnaître que c’était tentant. Peut-être même la laisserait-il mener la danse, juste pour une action, juste pour voir si elle pouvait le faire passer du rêve au paradis. Il avait voulu tenter un baiser, s’accordant avec tous les films romantiques qu’il s’était fait un devoir de regarder – à titre informatif, bien sûr –, mais malgré tout son talent, il le sentait, il devait faire mieux. Surtout quand il ne trouva pas l’ombre d’un soutien-gorge. Il n’y avait donc pas de préliminaires à perdre ! <br /> <br /> Il avait usé de tout ce qu’il se savait capable et excellent. Caresses, contacts, la main dans les cheveux et les baisers de feu. Il n’avait rien laissé au hasard, et il ne se serait pas surestimé en se qualifiant de champion. Tout ce qu’il lui faisait était couronné de succès. Même quand enfin, il était arrivé à la porte du royaume. Il avait même accordé à Sissi une nouvelle hardiesse ; et entre ses doigts experts, ses lèvres entrouvertes, pincées et tirées avec maîtrise l’avait faite gémir et se cambrer. Elle lui avait offert plus de son corps en récompense, l’encourageant encore et encore. Et il avait joué de ses désirs encore et encore. <br /> <br /> Alors il s’était employé à préparer le coup de théâtre : là, sur le lit, choyé par la vue d’une Sissi au-dessus de lui, la posture ardente comme rarement il l’avait vue chez une fille, il l’avait laissée faire. Il avait cette curiosité, en lui, grandissante, alors qu’il la regardait prendre le dessus, qu’elle en fasse plus. Qu’elle prenne son désir à pleines mains, à pleines lèvres, qu’elle le mène sur son terrain. Il avait ouvert l’accès à son sexe, et en réponse, elle l’avait encastré entre ses lèvres et le caressa de son désir, parée d’une assurance qui décupla toutes sensations en Odd. Il en voulait plus, qu’elle y aille franchement, qu’elle prenne tout ce qu’il pourrait lui offrir, et qu’alors elle en clame davantage ! Son imagination était devenue folle et donnait à Sissi des allures impériales, incendiaires. Il était si submergé de plaisir, d’une force qu’il n’avait jamais expérimenté, qu’il n’était plus que cela. <br /> <br /> Soudain, c’était trop. Beaucoup beaucoup beaucoup trop. <br /> <br /> La chaleur était devenue polaire, le feu dans son bas-ventre s’était changée en azote. Tout contrôle lui avait échappé, tranchant net l’instant et ses promesses. <br /> <br /> Mais pire encore : il s’était déversé sur Sissi. Sur. Sissi. Quoi qu’il aurait pu faire, il ne pourrait rester discret. Elle avait senti. Et à en juger par le regard qu’elle lui avait adressé, elle pouvait le voir. <br /> <br /> Le reste s’était lui aussi passé trop vite, comme si d’un coup le temps s’était aligné sur la vitesse de son échec. Tout ce qu’il avait pu en garder était le dégoût, comme rarement il l’avait vu chez un être humain. Il avait apparemment fait ce qu’il pouvait pour qu’au moins, sa perte de dignité ne s’étale pas dans les couloirs, malgré le foutu regard de Sissi qui le voulait tout de suite dans le couloir, même sans pantalon. Il avait atteint la porte de sa chambre dans un brouillard informe de honte et de peur. Mais même s’enfermer sous sa couette n’avait aucun effet. Il ne sentait plus que l’horrible erreur qui s’était formée en boule entre ses jambes. <br /> <br /> Odd reprit son souffle en s’éloignant enfin du mur du CDI, évitant avec acharnement le regard d’Hervé. Il sentait qu’il l’observait, mais ne voulait pas s’en assurer. L’admirateur de Sissi savait qu’Odd était dans la chambre de la jeune fille dans une situation scandaleuse. Donc, soit Sissi ne lui en avait pas dit plus, et Hervé allait le tuer, soit elle avait tout déballé, et Odd voudrait bien de la première option. Et attendez que les Échos de Kadic croisent le chemin d’Hervé… Il ne passerait pas à côté d’une occasion d’humilier son ennemi comme ça, c’était certain. Odd pouvait presque entendre le compte à rebours de la fin de sa réputation le suivre dans les couloirs, à la cafétéria, à l’internat, dans la cour, dans les salles de classe… Et bien sûr, ç’aurait été trop demandé à XANA que d’attaquer à ce moment-là ! Ou alors il l’avait fait exprès… Même XANA se moquait de lui, c’est dire. Odd n’était même plus sûr de pouvoir retourner l’affronter sur Lyoko… <br /> <br /> Et merde. <br /> <br /> Odd n’attendit ni l’arrivée de Jérémie, ni le départ de William et Hervé. Il repartit vers l’internat, sans parvenir à paraître encore naturel, et se barricada dans sa chambre. Par chance, Ulrich ne s’y trouvait pas encore. Il se retint de s’imaginer pourquoi et se laissa lourdement retomber sur son lit. La lumière du jour, s’infiltrant par la fenêtre laissée ouverte, l’agressait royalement. Parti comme il était, il n’allait plus fréquenter le monde extérieur avant qu’il n’ait réussi à diluer sa honte… Ce qui pourrait prendre des siècles. Il ne voyait pas William cesser de s’en vanter, et surtout, Sissi chercherait sans doute à réinviter William pour d’autres parties de jambes en l’air… Il était définitivement sur la touche. Odd le Romantique, torpillé à ce qu’il croyait être le sommet de son art. <br /> <br /> Soudain, on toqua à la porte. Odd songea aussitôt à faire le mort et s’enterra sous son coussin pour faire bonne mesure. Le silence revint. <br /> <br /> Puis on retoqua. <br /> <br /> Odd soupira et enfonça encore son visage dans la masse moelleuse de plumes. Qui que ce soit, il allait bien finir par part… <br /> <br /> — Odd, c’est William, je sais que tu es là, vieux. <br /> <br /> Une blague. Ce devait être une blague. <br /> <br /> — Écoute, on est cool, hein ? A propos de moi et Sissi… Je veux dire, t’as toujours été sympa avec moi, même quand les autres voulaient pas trop que je fasse partie de la bande, alors j’ai pas envie qu’on se fâche… <br /> <br /> Ben voyons. <br /> <br /> — … Et tu sais, j’avais pas prévu du tout, avec elle, que ça se passe bien, ou même que ça se passe tout court, mais je suis sûr que toi aussi, quand tu seras prêt, tu feras des étincelles… <br /> <br /> Très bien. Il allait le tuer. <br /> <br /> Odd se releva d’un bond et ouvrit la porte de sa chambre avec fracas. Il devait avoir l’air possédé par XANA, à en juger par le regard confus et légèrement effrayé de William. Ce qui était un excellent début. <br /> <br /> — T’es venu pour t’excuser ou pour remuer le couteau dans la plaie ? Ca t’amuse, c’est ça ? <br /> — Eh oh, cool vieux, je disais juste… <br /> — Ah non, je t’ai entendu toute la journée, je vois pas ce que tu as à dire d’autre. A moins que tu veuilles aller encore plus dans les détails, hein ? Vas-y, hein, se raconter ses coups d’un soir, ça se fait entre potes, hein ? <br /> — Non mais je rêve, tu es jaloux ou quoi ? <br /> — Mais ouais c’est ça, William le Magnifique ! Parce que t’as réussi à tirer, t’as l’impression d’être un Dieu ! Bravo, t’as fait ce qu’apparemment tout le monde sait faire, cool, tu veux un cookie ? <br /> — … Je te suis plus très bien là… <br /> — Et puis merde. Laisse tomber. Retourne donc voir Sissi, histoire que demain tu puisses raconter à tout le monde que vous l’avez fait durant toute la nuit, cette fois, tiens. Je suis plus à ça près. <br /> <br /> Il fit un mouvement pour refermer la porte, se maudissant déjà de s’être laissé emporter, mais William bloqua la porte et le repoussa dans la chambre, l’air maintenant plus énervé qu’effrayé. Ha. Bien joué Odd. <br /> <br /> — Non mais tu te fous de ma gueule ?! Tu me prends pour quoi là ? Qu’est-ce que j’y peux si toi et Sissi ça colle pas ? <br /> <br /> Odd renifla avec tout le mépris dont il était capable. <br /> <br /> — Non mais sérieux, quel rapport ? Tu veux me faire croire que c’est une question de sentiments maintenant ? Qu’en plus d’être pas assez bon en sexe, je le suis pas aussi dans le reste ? <br /> — Mais comment tu peux savoir… <br /> — Mais parce que Sissi et moi on a essayé, espèce de trou de… <br /> <br /> Et merde. Et merde. <br /> <br /> Pourquoi devait-il toujours trop en dire ? <br /> <br /> Odd s’interrompit en pleine phrase et en pleines pensées, le regard bloqué sur celui de William, pile dans l’instant avant qu’il ne comprenne ce qui venait d’être dit. Cet exact instant où les yeux et la bouche commencent à s’ouvrir en plus grand. Il avait l’air formidablement idiot, ce qui cependant ne consolait pas du tout l’adolescent. <br /> <br /> — Mais alors, vous… Ca n’a pas marché, vous avez… <br /> — Pas “nous”, William. “J’ai” ! “J’ai” échoué, elle m’a jeté, et sans doute qu’elle a voulu aller se consoler avec toi et tes fantastiques performances. <br /> — Je n’en savais rien… <br /> — Bah maintenant tu sais. Tu te sens encore mieux, du coup ? <br /> — Non, mais… Enfin, évidemment que je ne serais pas venu t’en parler comme ça si j’avais su… <br /> — Ca me fait une belle jambe, tiens. <br /> — Mais… Tu veux en parler ? <br /> <br /> Hahaha. Haha. Ha. Très drôle William. Vraiment très comique. Il veut les détails en plus. <br /> <br /> — Dégage de ma chambre. <br /> — Non mais c’est pour t’aider hein, je pourrais peut-être t’expliquer… <br /> — Tu. Dégages. <br /> <br /> Odd ponctua son ordre d’un geste vers son coussin, le brandissant comme pour le jeter à la figure de William. Ce dernier finit par reculer et leva les mains devant lui. <br /> <br /> — Okay, okay… J’te laisse tranquille. Ceci dit, si tu veux qu’on en parle quand tu seras calmé, tu sais comment me… <br /> <br /> William ferma la porte pile à temps pour arrêter le coussin, qui retomba mollement sur le sol, dans un “pof” bien peu menaçant. Odd le laissa où il était et retourna sur son lit, la tête lourde et une lassitude violente l’engourdissant tout entier. Même un retour vers le passé ne pourrait pas lui retirer le goût de honte qui polluait sa salive. Et en plus, William savait. Non, ce qu’il lui fallait, ce serait une nouvelle météorite de XANA sur la Terre. Mais sans coup de pression d’Aelita pour sauver le monde. <br /> <br /> Une heure, puis deux, puis trois, puis cinq. La météorite n’allait jamais venir. <br /> <br /> A vingt heures passées, alors qu’Ulrich venait de lui envoyer un message lui demandant de le couvrir auprès de Jim, “Tu vois pourquoi ? <img src="images/smiles/icon_wink.gif" alt="Wink" border="0" />”, Odd se rendit compte qu’il venait de sauter le repas du soir. Son ventre criait famine, mais le self devait être fermé. Il se résigna alors à chercher au fond des tiroirs quelques snacks de secours, mais ne trouva que quelques barres chocolatées, traînant sans doute là depuis la rentrée. Il commença à les grignoter, en envisageant combien de temps ses réserves pourraient lui permettre de rester dans sa planque, quand il bouscula son téléphone. Le message d’Ulrich était encore ouvert. Il ne savait absolument pas quoi lui répondre. Il n’était pas d’humeur pour une réponse positive. Il jongla d’une main avec son téléphone, l’esprit vidé de toute idée. Il ne savait pas quoi faire, et ruminer perdait de son attrait avec les minutes qui passaient. S’il était honnête avec lui-même… Une part de lui voulait partager sa pensée. Pour l’évacuer, déjà, mais aussi dans l’espoir de ne pas être seul. Il ne se sentait absolument pas prêt à affronter ce que cela pourrait impliquer, ceci dit. Mais s’il y avait quelqu’un qui pourrait l’écouter, sans penser ou dire ou conseiller quoi que ce soit… <br /> <br /> Il se leva et retourna chercher son coussin. Il le tint devant lui, à niveau de regard, et prit une grande inspiration… <br /> <br /> Puis se sentit terriblement idiot. Un coussin. Il en était réduit à un coussin. Évidemment qu’il ne le jugerait pas, vu qu’il ne l’entendait pas. C’était absurde. <br /> <br /> Soudain, son téléphone vibra à nouveau. Odd le regarda paresseusement. Ce n’était qu’une publicité, mais… Mais il songea. Il y avait une personne qui était au courant, après tout, ou tout du moins qui connaissait le début… Et il fallait reconnaître qu’en tant que tenant du secret de Lyoko, William avait été généralement fiable… Odd se demanda dans quelle mesure son secret sexuel et celui de la préservation du monde étaient comparables. Puis se dit qu’au fond, perdu pour perdu, il ne ferait qu’ajouter une ligne de plus à sa future lettre d’adieu au monde. Il se laissa retomber sur le lit, défait, et chercha le numéro de William dans sa liste de contacts, essayant de se montrer ferme dans sa décision. Il était à une tonalité de renoncer quand enfin, on décrocha. <br /> <br /> — Je m’attendais à votre appel, cher ami. <br /> — William je te préviens, si tu te fous de… <br /> — Désolé, désolé. Je voulais juste détendre l’atmosphère. Tu te sens mieux ? <br /> — A ton avis ? <br /> — Hm, bon. Donc tu veux en parler ? <br /> — T’es ma seule option avant que je me fasse oublier, Dunbar. <br /> <br /> Odd passa son bras sur ses yeux et soupira longuement. Il savait parfaitement ce qu’il voulait dire, la phrase dansait dans sa tête depuis la veille. Mais c’était autre chose de vraiment la prononcer… <br /> <br /> — Je… Voila. On était bien partis. J’étais à fond. Ca allait être cool, tu vois, j’étais prêt. Mais… Mais j’ai rien contrôlé. C’est parti tout seul. Sissi m’a insulté, Hervé s’est ramené et… Et voila. <br /> <br /> Un long silence accueillit l’aveu d’Odd. Ce dernier s’attendit à entendre d’un moment à l’autre la ligne se couper, mais finalement, William se lança, d’un ton plus hésitant que dégoûté : <br /> <br /> — Donc t’as… éjaculé comme ça ? D’un coup ? <br /> — Hm. <br /> — Ah. En effet, je… Je comprend mieux ta réaction. <br /> — Si tu le dis. <br /> — Et… Qu’est-ce qui te décide à m’en parler ? Je veux dire, qu’est-ce que tu attend de moi ? <br /> — J’en sais rien. Au début je voulais juste que tu la boucles et que tu me laisses parler. Je pensais me sentir mieux. <br /> — Et ça marche ? <br /> <br /> Odd soupira encore. Le problème était toujours là, dans le fond, et le dire n’avait pas éclairé son esprit ni apporté de solution magique… <br /> <br /> — Pas autant que je l’aurais imaginé. <br /> — Donc tu veux… De l’aide ? Hésita à nouveau William, provoquant un léger ricanement de la part d’Odd. <br /> — Ben voyons, tu vas m’envoyer des prospectus des éjaculateurs précoces anonymes ou des numéros de groupes de soutien ? Tu crois que ça existe ? <br /> — Tu en voudrais ? <br /> — Ca, j’aurais pu chercher tout seul, merci. <br /> — Tu veux des conseils pratiques ? Genre, un coach ? J’ai déjà entendu parler de ça, il parait que ça se fait, tu sais. <br /> — T’es sûr que c’était pas dans un porno ? ricana Odd de plus belle. Et puis honnêtement, je me vois pas être coaché par un inconnu, déjà que je ne veux plus revoir un seul de mes amis… <br /> — Parce que tu as peur de leur dire. Mais moi, je sais déjà, non ? <br /> <br /> Odd eut comme un bug. Est-ce que William venait de proposer… <br /> <br /> — Je te suis pas, là. <br /> — Ben je ne sais pas si tu es au courant, mais il parait que je suis pas mal dans le domaine… <br /> <br /> William eut un petit rire nerveux, qui mourut au contact du silence d’Odd. Il soupira un peu longuement, puis reprit : <br /> <br /> — Écoute… En vérité, je suis pas sûr d’être si bon. Je me contente surtout de faire comme d’habitude, c’est-à-dire suivre le flot. Faire comme je le sens, et aviser. Il parait que je suis bon pour ça : être cool. Et puis, j’ai rarement croisé des situations inédites. Je ne me vante pas, mais j’ai souvent changé de collège; à force, je me suis fait à l’idée que c’était naturel pour moi de ne pas réfléchir, juste “faire”. Mais ça… C’était un terrain inconnu. Et j’ai essayé pourtant. Je n’ai jamais rien compris aux pornos, qui ne mettent jamais en scène des gens vraiment perdus comme je l’ai été. Et puis, face à elle, j’ai eu l’impression de ne plus rien savoir. J’ai juste fait ce qu’elle semblait attendre de moi. J’ai suivi ses gestes, ses regards, fait ce qu’elle me demandait… C’était plus facile. Mais sincèrement, si tu me l’avais demandé, je ne t’aurais rien appris. J’ai fait comme d’habitude : j’ai juste agi. Mais je ne crois pas avoir compris grand-chose. Mais… Peut-être que toi, c’est justement ce qu’il te faut. Agir. Ne pas chercher à éblouir, mais, comment dire… juste fermer les yeux et te laisser guider ? <br /> — … C’est très intéressant tout ça, William, mais… Est-ce que tu te proposes de m’apprendre à être comme toi au lit ? Sérieusement ? Rétorqua Odd en haussant un sourcil, légèrement surpris par la confidence de son ami, mais toujours incertain quant à la direction que prenait leur conversation. <br /> — Ben… Tout ce que je dis, c’est que si ça peut t’aider, moi je suis d’accord. <br /> — Je croyais t’avoir dit de ne pas te foutre de moi. <br /> — Je suis tout à fait sérieux. Si tu ne veux pas d’inconnus, ça me semble être une alternative acceptable ! Se défendit William un peu maladroitement mais fortement. <br /> — Je vais raccrocher, je te préviens… <br /> — Fais-le. Ca ne t’aidera pas, ceci dit. <br /> <br /> Odd se mordit la lèvre inférieure, incertain. Il n’avait pas la moindre idée de comment il avait pu laisser la conversation déraper à ce point, et pour être en phase avec son complexe, il n’excluait pas que c’était trop faire confiance à William. Il avait pu maintes fois constater qu’un secret n’en était jamais un longtemps à Kadic… Mais il voulait vraiment se sortir de ça... Il pesa le pour et le contre, mais aucun sort ne lui paraissait meilleur qu’un autre. <br /> <br /> — Si tu veux que je te laisse du temps pour y réfléchir, pas de souci. Après tout, on a encore toute l’année scolaire pour s’y mettre, reprit William d’un ton légèrement ragaillardi. <br /> <br /> Ah non ! Odd ne se voyait même pas attendre un jour de plus ! Il sentait la balance basculer doucement d’un côté… Mais n’était toujours pas sûr que ça lui plaisait vraiment. <br /> <br /> — … Tu veux dire quoi par “me coacher” ? Genre discuter comme ce qu’on fait, là ? <br /> — Par exemple. Mais tu sais, rien ne vaut la pratique… <br /> — Si tu parles comme ça, je vais vraiment croire que t’as tout appris devant des pornos, quoi que tu en dises, soupira Odd avec amusement alors qu’une foule d’exemples lui vint en tête. <br /> <br /> William éclata d’un rire léger. <br /> <br /> — Et pourtant, c’est ce genre de petites phrases qui posent une ambiance ! <br /> <br /> Sur ce point, Odd ne pouvait lui donner tort. N’empêche, il ne se voyait pas parler ainsi avec autant d’aplomb. <br /> <br /> — Et l’ambiance, c’est important, ça met les deux parties dans l’état d’esprit de ce qui va suivre… L’important c’est de s’y prendre doucement, au début… <br /> — Si je pouvais contrôler ça, je n’aurais aucun souci. A moins de ne pas me toucher. <br /> — Eh bien ne te touche pas. Imagine. Laisse-toi porter par les promesses d’un moment fantastique. Un peu comme le matin avant ta fête d’anniversaire… Tu sens la pression monter, monter, monter… Tu sais que c’est tout proche, que tu n’as qu’à patienter… Et que cette patience, ce temps qui ne passe pas assez vite… Ca te fait bondir d’excitation, ça te fait souhaiter que les aiguilles tourne plus vite, que les invités soient déjà là… Ca te fait tourner en rond dans ta chambre, à peaufiner chaque détail pour que tout soit parfait… La préparation se fait aussi à l’intérieur, dans la tête. Tu sens ce que je veux dire ? <br /> — Hmm… Curieuse comparaison, mais… Je commence à comprendre, répondit Odd en étirant son bras libre au-dessus de sa tête, laissant retomber lentement la main contre le matelas alors qu’il étirait ses jambes. Il se rappela les premiers instants avec Sissi, sa mémoire ne gardant que ce qui était bon, amplifiant le souvenir… Il se souvenait de la chaleur diffuse brumant son esprit et réveillant des sensations rares… C’était là, juste une petite étincelle se baladant de muscles en muscle, toute légère et un peu timide, mais… <br /> — … Et c’est sensé durer longtemps, ce moment ? <br /> — Oh, autant que nécessaire… Jusqu’à ce que j’arrive. <br /> — Hein ? <br /> <br /> L’instant d’après, un toquement à la porte fit rater au coeur d’Odd plusieurs battements. Il se redressa brutalement, encore un peu embrumé par le désir qui avait commencé à poindre. <br /> <br /> — … Tu te fous de moi. <br /> — Je te l’ai dit. Rien ne vaut la pratique, s’excusa presque William dans un soudain écho émanant du couloir de l’internat. <br /> <br /> Odd abandonna son téléphone sur son lit et alla ouvrir. Dans une incrédulité totale, il accueille un William, planté là comme une fleur contre le chambranle de la porte, portant un sourire de magazine pour ado aussi précisément nonchalant que sa posture tranquille. Son attitude ne tint cependant pas plus de quelque secondes face au sourcil obstinément levé d’Odd, hésitant furieusement entre la fatigue et l’amusement. <br /> <br /> — Sérieux, William, si Jim te voit… <br /> — Des années à faire le mur pour sauver le monde, et tu flippes de te faire pincer maintenant ? Et puis, plus tu me laisses dans le couloir, plus on risque de se faire repérer. <br /> <br /> Odd ouvrit en grand et invita William à entrer. ce dernier ferma derrière lui le plus silencieusement possible, et jaugea son ami de haut en bas, mais surtout au milieu. <br /> <br /> — Mon petit avant-goût à eu de l’effet, alors ? <br /> — C’est pour m’apprendre à m’arrêter que t’as débarqué ? Répliqua Odd en haussant un sourcil. <br /> — Au contraire. Je suis là pour m’assurer que l’exercice se déroulera bien… <br /> <br /> Lentement, William s’approcha d’Odd et glissa une main légère contre sa joue, passant subtilement sous le menton pour fixer leurs regards l’un en l’autre. Il fallait lui reconnaître un certain sens de la mise en scène. Un peu convenu mais efficace. <br /> <br /> — … Et il sera simple. Résiste. A tout ce qui arrivera, tu résistes. Tant que ce ne sera pas le moment, retiens-toi. <br /> — Et le moment, ce sera... ? <br /> — Oh. Je te le ferai savoir, ricana William en repoussant Odd vers la porte, posant fermement ses deux mains de chaque côté de l’adolescent. Ce dernier n’avait jamais autant remarqué la demi-tête de plus que faisait son ami, et dans un réflexe soudain, se raccrocha aux poignets de William. Les yeux brûlants qui semblaient tracer de prometteurs sillons fantômes sur ses lèvres provoquaient de légers tintements dans ses oreilles et son bas-ventre. Il s’enfonça de lui-même contre le bois raidissant son dos. <br /> <br /> L’instant d’après, William plaça ses deux mains de chaque côté de la mâchoire d’Odd et fondit voracement contre ses lèvres stupéfaites. Ce dernier n’eut que le temps d’un petit cri surpris, resserrant ses doigts, les enfonçant dans la peau de son camarade. Les deux corps se rapprochèrent doucement, et même les vêtements n’isolaient pas les tissus de chair. Odd crut même sentir une jambe se caler entre les siennes… L’instant dura longuement, puis William rompit brutalement le contact, laissant Odd la bouche et les yeux entrouverts. Il prit soudain conscience de tout l’air qui avait manqué à ses poumons. <br /> <br /> — Je… Comment fais-tu pour être si intense… <br /> — Je fais du hockey subaquatique. Ca se joue en apnée, sourit William, une pointe de fierté attendrie dans la voix. <br /> <br /> Odd ne leva même pas un sourcil. La seconde d’après, William saisit le bas de son t-shirt et entreprit d’en délester son ami. Celui-ci leva les bras aussitôt, mais fut à nouveau surpris par un brusque baiser contre son téton. Il sentit le frottement des mains de William contre son bas-ventre. La chaleur commença à y monter, tel le bâton que l’on malmène pour allumer un feu. Il lâcha les mains de William et les posa à plat contre la porte, puis les replia, puis à nouveau à plat. Il ne trouvait rien d’assez fort pour le stabiliser. Il risqua un regard vers le bas; son ami était déjà visage face à son entrejambe, le sourire plus accentué que jamais, presque dans l’expectative. Il sembla à Odd que la leçon allait plus loin que prévue, même pour William qui, subrepticement, avait adouci ses caresses. Plus tendres, peut-être. Moins fougueuses, c’était certain. Avait-il du mal à se suivre lui-même ? Sans trop savoir d’où ça lui venait, Odd hasarda une main dans les cheveux de William. Il hésitait un peu face à l’inconnu, lui aussi, mais maintenant qu’il était là, il voulait savoir. Il ne se voyait pas en rester là, et se contenter de questions et de possibles pour les jours à venir. <br /> <br /> Le geste sembla redonner des certitudes à William, qui releva le regard vers Odd et, d’un sourire en coin déterminé et brûlant, lança le signal : <br /> <br /> — Prêt ? <br /> <br /> Odd se mordit les lèvres et hocha la tête. Le peu d’idées qu’il arrivait encore à déchiffrer dans sa tête n’attendait que ça. Il ne savait pas d’où lui venait ce désir inédit, surtout pour William. Était-ce sa fougue, les caresses adroites contre l’intérieur de ses cuisses ou ce regard qui ne cachait rien des ambitions de William à son égard ? Ou alors, les mains défaisant sa ceinture, et les dents dézippant lentement le pantalon et le descendant, glissant des coups de langue et des petits mordillements au passage ? Ou même cet instant de doute, un peu perdu devant le grand saut, toujours volontaire mais un peu plus… Intime, comme un instant que seul Odd avait pu voir ? Il ferma les yeux et laissa toutes ces causes se poser contre et en lui. Il soupira d’une incontrôlable impatience quand les dents s’attaquèrent à son caleçon. Son bassin ondula pour aider à sa mise à nu. <br /> <br /> — Hm, pas mal… Commenta William, un sourire en coin. <br /> <br /> Un doigt traça de sa pointe toute la longueur du membre en éveil. Odd frémit de la base au sommet. Le commentaire raviva un peu de sa confiance en lui, et il ricana en retour. <br /> <br /> — Pas trop impressionné j’espère… <br /> — Juste… Très motivé. <br /> <br /> Louvoyant, William commença par glisser sa langue sur le chemin tracé par son doigt. Il garda les yeux rivés sur Odd. Ce dernier se sentit scruté dans ses moindres frissons. Ce qui eut le don d’échauffer les braises dans son bas-ventre. Il amorça un mouvement vers William, mais se ravisa brutalement quand ce dernier prit son membre entre ses lèvres avec une désarmante assurance. <br /> <br /> La sensation était totalement inconnue pour Odd, et pendant un instant, ce doute l’empêcha pleinement de se laisser aller. Il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il devait faire, ou même s’il pouvait faire quoi que ce soit. Les quelques porns qu’il avait regardé jusqu’à présent, limités aux vidéos des pages d’accueil, l’avait toujours transposé dans la situation de celui qu’on suce, certes, mais pas un seul ne l’avait amené dans cette situation exactement… Et les acteurs semblaient le prendre plutôt naturellement, comme si quelque chose au fond d’eux n’attendait que cet instant pour se révéler, comme une épiphanie rendant tout simple et logique… Personne ne lui avait jamais parlé de… <br /> <br /> — OooOOoh… <br /> <br /> William venait de s’emparer du reste du membre d’Odd. La chaleur, le contact avec la langue, les joues, câlinant et glissant sur le sexe sensibilisé, chauffant doucement d’une vague de plaisir coupant toute réflexion pendant un court instant. Il faillit être de trop; Odd sentait déjà son membre prêt à répondre aux attentions de William. Qui avait dû le sentir, car aussitôt il s’écarta. <br /> <br /> — T-t-t. C’est pas l’heure, taquina William, entourant du bout du doigt le sommet du membre, qui pulsa davantage. <br /> — Tu ne… Me facilite pas la tâche… Répondit Odd entre deux soupirs, essayant de toutes ses forces de trouver le mécanisme qui lui permettrait de bloquer son plaisir à cet instant. <br /> <br /> Il plia et déplia les doigts sous l’effort, mordant sa lèvre inférieure et hésitant à garder ses yeux fermés ou ouverts. Il était parfaitement conscient du regard attentif et brûlant de William sur lui, il le sentait comme si c’était lui qui gardait stimulé son membre. <br /> <br /> — Prêt ? Demanda William. <br /> — Hmmm… <br /> — A tes ordres ! <br /> <br /> Odd fit de son mieux pour ne pas basculer quand William reprit ses va-et-vient de sa bouche, un peu plus vivement, en humidifiant toujours plus ses lèvres, faisant coulisser le sexe contre sa langue, gardant une certaine étroitesse dans son mouvement. Il frémissait, de plaisir, de chaleur maintenant brûlante, son esprit transférait progressivement chaque pensée vers son sexe qui les transformait en instincts, les mêmes qui cette fois lui donnèrent la hardiesse de glisser sa main dans les cheveux de son ami, l’encourageant à aller toujours plus vite, toujours plus fort, toujours toujourstoujourstoujours <br /> <br /> — Stop ! <br /> <br /> L’ordre claqua brutalement. Odd se souvint subitement comment respirer, et le souffle qui s’engouffra dans ses poumons eut la puissance d’un ouragan glacé. Mais entre ses jambes, le soleil conservait en son sein l’incendie du plaisir. Ce n’est qu’en touchant son sexe qu’il sentit sa jouissance, proche du précipice… William l’écarta de son membre, et d’un sourire, reprit. Odd poussa un cri. Il était trop proche de l’étape précédente, il n’avait pas pu s’en remettre, il allait il allait il allait… <br /> <br /> Il n’allait pas. William stoppa. <br /> <br /> Puis reprit et c’était si soudain et si fort fort fort… <br /> <br /> Puis arrêt. Puis reprise. Puis arrêt. Puis Odd ne sut plus vraiment faire la différence. Quoi qu’il arrivait, il sentait le plaisir de William tout en lui et ça ne le quitterait probablement jamais et son corps entier se ployait sous la jouissance si proche mais interdite, son esprit se pliait sous la promesse de ne pas jouir, il voulait résister il voulait, il voulait, il voulait… <br /> <br /> — Tu veux jouir, Odd ? <br /> <br /> Même son nom lui parut teintée de sexualité folle, quand il était murmuré dans un souffle et dans la voix de William… <br /> <br /> — S’il-te-plaît… <br /> <br /> William caressa tendrement les bourses d’Odd. “Bientôt, promis. Tiens encore bon pour moi, tu te débrouilles très bien…” <br /> <br /> Puis l’exercice reprit. Plus doucement, plus délicatement. Mais il ne fallut que quelques secondes avant que le crescendo ne se relance, grandissant toujours plus la flamme, qui lécha tout son être, hardi par la promesse d’une future jouissance… <br /> <br /> Et ça montait, toujours plus… Odd ne savait pas quand ça allait s’arrêter, s’il y avait un sommet assez haut pour son plaisir, il sentait juste tout son corps tendu par la tentative de le contenir. Il en venait à ne plus percevoir que William, ses provocations et ce qu’elles ne devaient surtout pas réveiller… <br /> <br /> Soudain, les mains de William passèrent contre ses fesses, les enveloppant d’une chaleur de chair achevant de confondre le plaisir d’Odd. Il baissa les yeux vers son ami, qui lui répondit par de brûlantes iris et de douces paroles. <br /> <br /> Un petit hochement de tête, un murmure vibrant contre son sexe encore en cage entre les lèvres. <br /> <br /> La seconde suivante, toute conscience parut abolie. Tout ce qu’Odd avait contenu, de toute sa force, du plus profond de sa volonté, venait de librement lui échapper. Le plaisir chevaucha le long de ses veines et incendia tout ce qui pouvait l’être. Sa gorge vibra, et la première sensation qui lui revint de la réalité était que sans doute, il avait poussé un cri de soulagement. <br /> <br /> Il se laissa guider par William jusqu’à son lit, encore fourbu de son orgasme, et s’y allongea sans résistance. Son souffle court le maintint muet et immobile encore quelques secondes, le temps de se voir offrir un verre d’eau et quelques sourires attendris. <br /> <br /> — Tu l’as fait. <br /> <br /> La constatation fut le second soulagement en quelques instants, et sans doute celui qui résonna le plus en lui. Sincèrement, il ne savait dire s’il pourrait réitérer l’exploit, surtout de sitôt, mais quelque chose en lui avait bougé. Il pouvait le faire. <br /> <br /> Cette révélation entra en contradiction totale avec tout ce que Sissi avait pu lui dire. Comme si une autre réalité s’était offerte à lui, il s’y submergea. Mais en plus d’une forme de satisfaction, quelque chose d’autre le prit. <br /> <br /> Il se revoyait, démuni et affaibli par les moqueries de la jeune adolescente. Son air méprisant, supérieur, marquant un volontaire contraste avec l’incapable qu’il croyait alors être. Et il avait marché. Odd le Magnifique avait totalement perdu pied. <br /> <br /> — Qu’est-ce qui te tracasse ? J’ai pas été mauvais, quand même ? Demanda William, d’un ton faussement offusqué qui parvint cependant à arracher un sourire à Odd. <br /> <br /> — Tu plaisantes, j’en serai presque jaloux si je n’en avais pas profité moi-même… Je me demandais juste… Je l’ai été, moi ? <br /> <br /> William haussa un sourcil. “Je n’ai pas non plus une grande expérience de ce genre de service, mais… C’est Sissi qui te gêne toujours ?” <br /> <br /> — J’en sais trop rien, je ne comprend pas trop… Est-ce qu’elle me plaisait, finalement ? Est-ce que ce qu’elle attendait de moi était vraiment mon truc, finalement ? Peut-être le contexte, la chambre, le moment de la journée… Si je ne suis pas le problème, pourquoi elle a laissé entendre que oui ? <br /> <br /> William soupira, puis poussa gentiment Odd pour s’installer sur le lit à ses côtés. Il croisa ses mains derrière sa tête et leva les yeux, pensif. <br /> <br /> — Pour tout t’avouer, je ne pense pas l’avoir bien comprise, quand on l’a fait. Elle a eu l’air d’apprécier, et elle ne m’a jamais contredit quand je l’affirmais, alors je suppose qu’elle a aimé… Ce qui me pose problème, c’est l’avant. Comme si elle cherchait quelque chose en moi. Comme s’il n’y avait pas que elle et moi dans la pièce. <br /> — Tu penses qu’elle allait te proposer un plan avec Hervé et Nicolas ? <br /> — T’es con, haha. Mais non. Plutôt… Elle avait un autre intérêt que juste partager un moment agréable. Mais je n’ai pas vraiment eu le temps d’y réfléchir sur le moment. Elle a été très intense, et il n’y a pas eu d’after. Depuis, ça me trotte dans la tête. J’ai eu l’impression de revivre ma relation avec Yumi, et t’as pas idée à quel point c’est… Frustrant. <br /> <br /> Odd hocha la tête, compréhensif. <br /> <br /> — Et tu penses qu’elle l’aurait trouvé ? Que t’as été son amant ultime, ou un truc du genre ? <br /> — J’sais pas. Je crois pas. Elle en aurait redemandé sinon, tu penses pas ? <br /> <br /> Un ange s’écrasa dans la pièce. Les deux adolescents s’isolèrent dans leurs pensées, un peu incertains de la tournure que prenait la conversation. Ils ne connaissaient pas si bien que ça Sissi, mais l’impression d’avoir raté une donnée importante, à un instant où ils avaient eu la prétention d’être acteurs, commença à semer des germes d’un genre nouveau. <br /> <br /> — J’sais pas comment tu as fait, Dunbar, mais ce matin, c’était après moi que j’en avais. Là… Je suis toujours fâché, mais après elle. J’ai l’impression d’avoir été utilisé. Et mal, en plus. <br /> <br /> William rabattit ses mains sur son visage en soupirant. <br /> <br /> — Moi aussi. Et ça me saoule. C’est pas comme si on pouvait aller lui demander des explications, en plus… <br /> — Ça ne veut pas dire qu’on ne peut rien faire… murmura Odd, plus pour lui même et sa frustration qu’au nom d’une idée concrète. <br /> <br /> Cependant, William ricana. “ <br /> <br /> — Ne me tente pas. Si seulement elle me voulait un second tour, je ne lui montrerai… Rien tant qu’elle ne m’a pas tout expliqué ! <br /> — … Pourquoi tu attends qu’elle vienne ? Fais le premier pas, va vers elle, sors-lui “Hé, t’as été presque parfaite la dernière fois !”, et quand elle te demande ce que tu veux dire, tu lui réponds “Pour que tu le sois, il faudrait que ça n’ait pas été juste un coup d’une nuit !”. Tu vois le genre ? <br /> — Oui, et c’est l’exacte raison pour laquelle c’est moi qui donne les conseils ici, ria William. Mais tu marques un point. Je peux prendre l’initiative, et promis, je te vengerai, au nom de notre coup d’un soir ! <br /> <br /> Odd bâilla avec satisfaction. <br /> <br /> — J’aurais bien un plan, mais ça attendra demain. Laisse-moi juste le temps de me remettre des émotions que tu as causées, et Odd le Magnifique sera de retour… <br /> <br /> Il n’eut que le temps de terminer sa phrase que déjà, ses yeux fermés le dérobèrent à ses désirs de revanche. William le veilla quelques minutes avant de s’éclipser discrètement, notant juste lointainement la lumière encore allumée dans la chambre de Jérémie et espérant que cela ne signifiait pas une mission imminente. Pas avant demain. <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <div align="center"><img src="https://i70.servimg.com/u/f70/11/34/80/05/orange12.png" width="100" height="100" border="0" alt="" /></div> <br /> <br /> <br /> <br /> Jérémie faisait durer une longue, très longue douche. Il avait sérieusement besoin de se remettre de sa rocambolesque course-poursuite dans les égouts. Laissant l’eau emporter sa fatigue dans les canalisations, il s’effondra contre le carrelage de la cabine. Les voix discordantes d’Aelita et Laura résonnaient encore dans ses tympans. Il s’attendait à ce qu’elles soient plantées là, à la sortie de son humide sarcophage. Plus désemparé à chaque goutte qui glissait le long de son corps, il se résolut à quitter sa planque. Prudemment, il tenta un nez vers l’extérieur. Rien, personne. Il soupira de soulagement et entreprit de se couvrir. Sans trop traîner. <br /> <br /> Il retourna à sa chambre, une simple serviette à la taille en guise de vêtement, et se pressa de s’abriter. <br /> <br /> En entrant dans sa chambre, il tomba sur Aelita qui l'attendait. Nouvelle montée de stress, rapidement désamorcée par Aelita qui se voulut rassurante. <br /> <br /> — Viens t'asseoir près de moi, s'il te plait. <br /> <br /> L’adolescent obtempéra. Il sentit le corps d'Aelita se coller au sien. Il remarqua qu'elle ne portait qu'un fin t-shirt, tout juste assez opaque pour ne pas dévoiler avec indécence ses tétons, et assez long pour laisser un semblant de doute quant à l'absence de sous-vêtements. Était-elle venue ainsi dans sa chambre ? Il n'y avait aucun autre vêtement de visible dans la pièce. Pourtant, elle n'avait pas sérieusement pu traverser le dortoir des garçons à cette heure dans cette tenue...? <br /> <br /> — J'aimerais essayer quelque chose, ce soir. Quelque chose d'un peu différent. <br /> <br /> Il lui jeta un regard perplexe. <br /> <br /> — Tu n'as qu'à te laisser faire. Je m'occupe de tout. Il suffit que tu me fasses confiance. <br /> <br /> Il réfléchit un instant, puis hocha la tête, plus intrigué que convaincu. <br /> <br /> — Bien. Allonge-toi. <br /> <br /> Elle guida son corps, de sorte à ce qu'il se couche sur le ventre, avant de se mettre à califourchon sur son dos, et initier un tendre massage. Commençant par les épaules, avec des mouvements mesurés des pouces, puis sur les omoplates, les côtes, la colonne vertébrale, avant de revenir sur la nuque. Chaque partie faisait l'objet d'une longue attention de plusieurs minutes. Ce n’était pas désagréable ; il espérait seulement que ça s’arrêterait là. <br /> <br /> — Allez, sur le dos maintenant ! lui susurra-t-elle d'une façon surprenamment sensuelle a creux de l'oreille. <br /> <br /> Il se retourna, et ne put qu'admirer sa petite amie le surplomber dans cette position. A cet instant, elle le dominait, autant du regard que de l'esprit : la grandeur qu'elle se donnait dans ce lit semblait n'avoir d'égale que son assurance. Mais, alors qu'elle se penchait en avant pour reprendre son massage sur l'avant de ses épaules, Jérémie ne put s'empêcher de remarquer à haute voix que la position qu'elle adoptait tirait suffisamment sur son vêtement pour dévoiler allégrement son postérieur et que, accessoirement, la porte de la chambre était restée ouverte sur le dortoir. <br /> <br /> — Oh, ça te gêne ? demanda-t-elle, en jetant un oeil derrière elle. <br /> — Hé bien oui, il peut toujours y avoir quelqu'un passant dans le couloir, le couvre-feu n' pas encore commencé… <br /> — Oh... Ne t'en fais pas, mon chéri ! <br /> <br /> Aelita se pencha alors encore plus en avant, sa poitrine frôlant le visage de Jérémie. Elle passa sa main derrière l'oreiller. Elle en retira un foulard et s'en servit rapidement pour bander les yeux du jeune homme, qui était si surpris qu'il en était encore à se demander quand, comment et pourquoi avait-elle bien pu préparer ce nouveau coup. <br /> <br /> — Ce n’est pas mon regard le souci, c’est que les autres... <br /> — Shhhhhht, interrompit Aelita en posant son index sur sa bouche. Si tu fais trop de bruit, tu risques d'attirer quelqu'un ! <br /> <br /> Jérémie s'immobilisa, interdit par cette réaction. Encore une fois, il n'y comprenait rien, et Aelita, si elle semblait savoir ce qu'elle faisait, était bien avare en efforts pour le lui expliquer. <br /> <br /> Celle-ci en profitait déjà pour reprendre son activité, de façon encore plus légère. Elle caressait son torse plus qu'elle ne le massait. <br /> <br /> — Sérieusement, chuchota-t-il après un moment de réflexion, ton t-shirt… <br /> — Il pose problème, à ton avis ? répondit-elle, à haute voix, sans cesser ses caresses. <br /> <br /> Après un instant de gêne et d'hésitation, constatant qu'elle n'était résolument pas décidée à collaborer à leur discrétion, il hocha la tête amplement. <br /> <br /> — Bon d'accord, je m'occupe de ça ! Mais d’abord... <br /> <br /> Elle se leva, et quitta le lit un instant. Il sentit un tissu lui nouer les poignets. <br /> <br /> — Voilà ! dit-elle en s’éloignant. <br /> <br /> S'en suivit un silence, qui durait étrangement plus longtemps que ce que Jérémie supposait nécessaire pour simplement aller fermer la porte et revenir. Où était-elle ? Il n’entendait même pas le son de ses pieds nus sur le son de linoléum. Seulement – et en tendant l’oreille – son souffle, retenu. Que diable faisait-elle encore ? <br /> <br /> Il sursauta brusquement quand une caresse d'une nature différente se fit sentir au creux de son ventre. Était-ce un mouchoir ou un bout de tissu ? En tous cas, ce fut une voix connue qui l’ébaubit à nouveau : un long et inquiétant &quot;Shhht&quot;, le rappelant au silence, perçu dans son oreille droite, celle qui faisait actuellement face au mur. <br /> <br /> L'instant d'après, deux mains reprirent leur travail de massage, comme si de rien n'était, et s'attelaient désormais à détendre les cuisses du jeune homme. Mais les distractions soudaines ne cessaient pas pour autant : un souffle chaud au dessus d'un téton sans défense, un souffle bien plus frais entre les jambes, allant se faufiler jusqu'à son sexe sous la serviette. <br /> <br /> Au bout de quelques minutes, il sentit Aelita grimper à nouveau sur lui, et venir lui caresser à nouveau le torse. Et les reins. En même temps. <br /> <br /> — Qu'est-ce que... ? <br /> <br /> Des seins ! Elle se penchait tant sur lui qu'il sentait ses seins contre son abdomen. Des seins nus. La tête de Jérémie implosa, et il ne trouva rien de mieux que bafouiller : <br /> <br /> — Mais mais, mais ton t-shirt… <br /> — Bah, il te gênait, alors je l'ai enlevé ! <br /> <br /> Et elle tua dans l'oeuf tout protestation en lui fourrant sa langue dans sa bouche. Son cri s’étouffa contre le morceau de chair humide qui emprisonnait sa voix et lui confisquait toute possibilité de protester. L’air dans sa gorge s’appauvrit alors que la panique lui en siphonna davantage, et il fut immobilisé sous la surprise. Elle en profita pour presser seins et entrejambe – nus ! – sur son corps. Il resta crispé quelques instants. Est-ce qu’il était en train de se faire... violer ? <br /> <br /> Quand Aelita l’abandonna enfin, le jeune homme voulut reprendre la parole. Mais il réalisa assez vite que, autant il était certain de la nudité d’Aelita, autant il n’avait pas entendu le claquement d’une porte qu’on ferme... Logiquement, celle-ci devait certainement être toujours ouverte. Il se tut, mais ne pouvait s'empêcher d'imaginer la vue qu'aurait quelqu'un passant dans le couloir à cet instant. <br /> <br /> Les premiers gémissements rappelèrent Jérémie à l’ordre. Aelita avait cessé tout massage et caresses, en tout cas sur sa chair à lui. Il ne sentait plus que son corps onduler contre le sien, ses seins se déplacer contre son torse, ses cuisses enserrer de plus en plus fort ses hanches, et son entrejambe frapper la sienne. Mais les coups ne durèrent pas : sans qu’il en soit sûr, Jérémie la sentit ralentir, comme… Hésiter ? <br /> <br /> Il eut confirmation très vite. Quelques secondes plus tard, elle s’éloigna, libérant le poids qui commençait à peser sur son bas-ventre. Il prit une grande inspiration, attendant le moment où, enfin, il serait libre de s’éloigner de cette interminable journée. Il repensa aux paroles de Jim, aux avances de Laura, à sa fuite et à tout son amour pour Aelita. Il l’aimait le jour, la nuit, dans l’attente et la présence, et il voulait s’en souvenir. Il voulait garder ça en mémoire alors qu’elle pesait sur lui, l’attaquait, le prenait pour son désir et avait cessé de se soucier de son malaise. Il continuait à se persuader que ça n’allait pas durer, qu’elle allait comprendre, qu’ils allaient en discuter – ou pas – et que ça irait mieux ensuite… Mais les secondes s’éternisaient, engourdissaient son corps et fatiguaient son espoir. Il n’osait rien dire, il n’osait signer de ses actes la fin de l’amour d’Aelita pour lui. Mais elle ne semblait pas proche de renoncer. Il se mordit les lèvres. <br /> <br /> Privé de vue, il sentait mieux le corps d’Aelita. Brûlant, massif, il lui communiquait ses émotions d’une façon qu’il n’aurait pas perçue s’il avait pu fuir avec les yeux. Sans doute était-ce pour cela qu’Aelita avait choisi de l’aveugler. Il sentait son torse, et ses fesses, la mouille collante qu’elle secrétait. Il les sentait, et il en avait horreur. Les doigts de son amour vinrent frôler son visage, à la manière d’une brise fraîche. Il les connaissait bien, les doigts d’Aelita. Ils étaient d’habitude chauds et fermes ; là, ils paraissaient légers, presque fantomatiques. Elle frôlait les contours de son visage, comme un aveugle tentant de se rappeler la tendre image d’un être aimé. Ce faisant, elle se penchait au-dessus de lui, et ses cheveux soyeux le frôlaient. <br /> <br /> Enfin, elle finit par retirer sa main. Une goutte tomba sur le visage de Jérémie. <br /> <br /> Il l’entendit s’éloigner. Elle se saisit de la poignée de la porte et commença à la baisser dans un grincement chuintant. Jérémie pouvait imaginer ce qu’elle faisait. Elle le regardait, allongé sur le lit, quasiment nu. Elle le regardait, déçue, en colère, humiliée. Car c’était de sa faute. Il n’avait pas bandé. Il avait beau retourner dans sa tête les mots de Jim, ses recherches sur internet, sa nouvelle compréhension de lui, il n’arrivait pas à se défaire de cette idée : il aurait dû aimer, l’aimer, la satisfaire. Il était coupable. <span style="font-style: italic">Faux ! C’est faux !</span> s’écriait-il intérieurement, rien n’y faisait. Cette idée restait accrochée à son esprit comme une sangsue. <br /> <br /> <br /> <br /> <div align="center"><img src="https://i70.servimg.com/u/f70/11/34/80/05/orange12.png" width="100" height="100" border="0" alt="" /></div> <br /> <br /> <br /> <br /> Aelita se retira doucement de la chambre. Elle retenait difficilement ses larmes et trébucha alors qu’elle se tournait pour aller prendre les escalier. Elle fut rattrapée <span style="font-style: italic">in extremis</span> par le corps de Laura sur lequel elle s’effondra à moitié. Cette dernière eût le réflexe de couvrir la bouche d’Aelita d’une main mouillée pour éviter un cri qui eût réveillé tout l’étage. <br /> <br /> — Qu’est-ce que… commença l’Ange. <br /> — Chut ! Tu veux que Jim se ramène, ou pire, Hervé ? <br /> — Hervé ? Pourquoi Hervé ? chuchota Aelita. <br /> — Il est insomniaque. et je n’ai pas vraiment envie qu’il nous surprenne alors que… enfin tu vois. <br /> <br /> Aelita ne voyait pas très bien, non. La lumière des sorties de secours n’éclairait pas franchement la scène. Elle commença à se relever et à s’épousseter. C’est alors qu’elle vit quelque chose par terre. <br /> <br /> Une culotte ! <br /> <br /> Une culotte rose bonbon ! <br /> <br /> La culotte de Laura, qu’elle ne portait visiblement pas. Cela fit déclic dans son esprit : <span style="font-style: italic">la culotte par terre, la main mouillé… Laura était en train de se…</span> Elle l’imaginait peut-être, mais elle vit les joues de Laura rosir. Toujours est-il que les questions attendraient un peu. Pour le moment, elle voulait juste partir le plus loin possible et aller boire sa honte. <br /> <br /> Elle se sépara de Laura qu’elle repoussa violemment et se mit à monter en vitesse les escaliers, sans trop faire attention au bruit de ses pas. Elle arriva à l’étage du dessus et entrepris de se rendre dans sa chambre. Elle fut surprise de voir Laura la suivre. <br /> <br /> Alors qu’elle s’effondrait sur son lit et que ses larmes trop longtemps retenues commençaient à jaillir, elle entendit un petit coup étouffé sur la porte – encore ouverte – de sa chambre. Sous la clarté de la lune – Aelita ne fermait jamais ses rideaux – elle devina le mouvement de lèvres de Laura : <br /> <br /> [i]Je peux entrer ?[i] <br /> <br /> Aelita, toute à ses larmes, n’avait pas la force de répondre, ce que Laura prit pour un oui. Elle rentra, ferma derrière elle, et vint s’asseoir sur le lit à côté d’Aelita. Elle lui chuchota à l’oreille : <br /> <br /> — Je… Je suis désolée Aelita. Vraiment. <br /> — Par.. Parce que tu crois que ça change quelqu’chose, hoqueta l’Ange. C’est de ta faute tout ça. Si tu n’avais pas été là, je suis sûre qu’il.. qu’il m’aurait accepté. <br /> — Je suis désolée Aelita. Ce n’est pas… <br /> — Si ! C’est ce que tu voulais ! Qu’on rompe, lui et moi ! Tu voulais ma place ! à ses côtés, au fond de son lit ! <br /> — Je… <br /> <br /> Laura ne savait guère que répondre. Elle se contenta de se pencher sur Aelita et de la serrer dans ses bras. A dire vrai, elle-même ne savait pas trop pourquoi elle était là, dans cette chambre, à réconforter cette salope. <br /> <br /> Soudain Aelita la rejeta. <br /> <br /> — Je t’ai vue tu sais ? lança-t-elle haineusement. Je t’ai vu prendre ton pied pendant qu’avec Jérémie j’essayais de… Je voulais… C’est ça qui t’excite ? <br /> <br /> Aelita l’attrapa par les hanches et, dans un élan sec, la repoussa contre la penderie surplombant le lit. Sa main partit à la rencontre de l’intimité de Laura. Elle était toujours offerte, puisqu’elle s’était contentée de ranger sa culotte dans une poche de sa jupe. L’Ange titilla le bouton en feu avec un sourire narquois. <br /> <br /> — Mais c’est que tu n’es pas sèche ? Tu en as envie, hein ? <br /> <br /> Aelita joua entre les lèvres, perlant de désir, de Laura. Celle-ci, coincée dans une position inconfortable entre Aelita qui la surplombait et la penderie, ne pouvait s’échapper. Pas sans faire violence à Aelita et réveiller toutes les internes de Kadic au passage. <br /> <br /> — Cela t’a laissée sur ta faim, n’est-ce pas ? Comme moi, poursuivit Aelita, j’en avais tellement envie… et puis rien… Toi aussi, tu n’a pas pu aller jusqu’au bout. <br /> <br /> Elle avait un sourire moqueur. Sa dextre tâtait les chairs volontaires de Laura et s’y enfonçait petit-à-petit. Aelita fit remonter sa main gauche le long des reins de la jeune femme. Elle éprouva la naissance des courbes, avant de se faufiler sous le top de la jeune fille. Elle fureta autour des lombaires, avant d’aller ausculter une des hanches. Laura, un peu perdue, prise entre deux masses, l’armoire rigide, et le corps chaud et doux de sa camarade, se servit de la seule chose qu’elle pouvait bouger : sa bouche. Elle se baissa pour embrasser Aelita. Sa langue darda entre ses lèvres et rencontra les joues d’Aelita, traçant la pointe de ses dents. Puis, elle se saisit de sa lèvre inférieure et y déposa une multitude de baisers ardents. <br /> <br /> Aelita, surprise se laissa faire, avant de s’abandonner progressivement. Elle sentait sa chatte s'humidifier et se contracter, demandant un traitement identique, rêvant que Laura glisse sa langue vers d’autres lèvres désireuses. Les pointes turgescentes de ses seins demandaient un baume apaisant. Tout le reste de son corps s’incendiait en une infernale bacchanale. <br /> <br /> N’en pouvant plus, Aelita empoigna les boucles dorées de Laura, lui retourna un fougueux baiser, puis plaqua son visage contre son sein droit. La blonde n’eût pas à se faire prier, elle se mit à sucer avidement le mont érigé. Dans une cunita parfaite, elle fit basculer Aelita en arrière. La main d’Aelita avait cessé de flatter la vulve de Laura dans l’affaire et se rabattit sur les fesses : fermes et élastiques, la jeune femme malaxa et griffa, marquant son chemin à travers les vallons de chair brûlants. <br /> <br /> Imitant l’art de sa compagne, Laura dessina des arabesque le long des hanches d’Aelita avec le bout de ses doigts. Elle monta encore, toujours plus haut, le long des côtes, commençant à aborder prudemment les petites collines d’Aelita. Très fermes, d’une ascension aisée, en pente très douce. elle tourbillonna le long de leur base, se permettant quelques incursions. Inévitablement, elle se rapprocha, certaine et impatiente, des boutons de rose trônant au sommet. Enfin, elle la trouva et la taquina, prête à la cueillir. Elle donna une pichenette qui arracha un halètement à Aelita. Laura sourit intérieurement, satisfaite de ce qu’elle soutirait à sa rivale. Elle se saisit du téton érigé avec deux doigts et commença à le pincer légèrement. En-dessous d’elle, Aelita convulsa imperceptiblement. Elle souleva son bassin qui cherchait à se frotter contre le corps de Laura. <br /> <br /> Cette dernière le remarqua dans un sourire satisfait. Feignant l’indifférence, elle s’attaqua au second téton, un peu plus vigoureusement, les coups de dent plus mutins. Aelita gémit de frustration. Comment osait-elle retarder son plaisir ? Elle tapa plus violemment à la porte du désir de Laura. Elle le savait, elle le voulait aussi, et elle ne permettrait pas une seconde de plus que sa compagne se contente d’autre chose que son clitoris ! <br /> <br /> Visiblement, les ruades d’Aelita l’amusaient assez, car enfin, entre deux ricanements presque attendris, Laura se déroba entre les jambes de l’Ange, la langue glissant entre ses incisives dans une promesse tentatrice. Aelita s’accrocha aux draps, frémissante… <br /> <br /> La seconde suivante, la jeune femme fondit sur son clitoris tendu et, d’une claque de langue, amplifia les flammes qui l’embrasait. Aelita se cambra aussitôt, poussant un grand cri. Enfin ! Le feu ! Il la prenait, il la dévorait ! Laura était une dragonne, soufflant l’incendie dans son entrejambe, la langue rugueuse frottant encore et encore, taquinant, titillant. Sa chaude respiration, ses expirations accélérées et soupirantes, ses mains maintenant les lèvres ouvertes et offertes à l’assaut. Elle se sentait si proche, si… <br /> <br /> Dans un élan brutal, elle se redressa. Il était hors de question qu’elle ne fasse jouir personne ce soir ! La raison de sa présence ici était encore trop rouge sur son esprit. D’un geste assuré, elle plaqua Laura sur le matelas, puis se retourna pour lui présenter son sexe, et fit face à celui de sa rivale, tout aussi humide et quémandeur d’attention. Voyez-vous ça, et Laura pensait qu’elle pourrait distraire Aelita… Alors que Laura reprenait déjà son attaque, l’Ange lui opposa la sienne, s’emparant du clitoris du bout de sa langue. Mais elle allait lui montrer, qui d’elle deux était la plus douée ! Aventureuse et décidée, elle fit courir sa langue jusqu’à l’entrée de Laura, retraçant le contour circulaire dilaté, laissant de sa salive se mélanger au flot de plaisir qui l’entourait déjà. Visiblement, elle piqua au vif sa compagne, qui la pénétra de sa langue, juste assez brièvement pour qu’elle le sente, gémisse et fasse vibrer le sexe de la jeune femme. Joueuse ! Aelita avait cédé du terrain, et sa distraction avait donné de l’avance à Laura vers l’orgasme… Aux grands maux les grands remèdes. La Princesse de Lyoko se mit en équilibre précaire sur un bras, et de sa main libérée, assaillit le sexe de Laura tout en continuant à le lécher. Cette dernière poussa un cri mi-excité, mi-amusé. Elle reprit son propre plan, mais plus rapide, parvenant presque à faire vibrer sa langue d’un bout à l’autre du sexe d’Aelita. <br /> <br /> La course dura encore quelques secondes, et les deux rivales auraient refusé d’être seconde, mais dans leur ardeur, elle explosèrent ensemble. Dans un même cri, un même soubresaut, elle vinrent l’une pour l’autre. Aelita fut éjectée dans l’élan, et retomba aux côtés d’une Laura pantelante. Les deux jeunes femmes mirent du temps à réaliser ce qui venait de se passer. Leurs souvenirs étaient un tourbillon brumeux, mais étrangement, la sensation incendiaire de plaisir qui les submergeait encore était un phare dans le chaos. Aelita se tourna vers Laura, cherchant à lire dans ses prunelles embuées quelque confirmation de son propre ressenti. Elle y lut un désir mutin, un peu fier, certainement satisfait. La Princesse de Lyoko le prit comme un défi. Si elles n’avaient su se départager ce soir, elles avaient encore toute une vie humaine de soirées devant elles. Et pas question d’en perdre une seule. <br /> <br /> <br /> <br /> <div align="center"><img src="https://i70.servimg.com/u/f70/11/34/80/05/orange12.png" width="100" height="100" border="0" alt="" /></div> <br /> <br /> <br /> <br /> </div> </div> </div></div> </div> </div> Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9467 La Cave Tue, 24 Dec 2019 21:28:30 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=299925#299925