Forum Code Lyoko | CodeLyoko.Fr http://forum.codelyoko.fr// Le forum officiel de CodeLyoko.Fr ! fr Molly@codelyoko.fr Molly@codelyoko.fr http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss 60 Wed, 02 Dec 2020 07:06:32 GMT Wed, 02 Dec 2020 07:06:32 GMT Forum Code Lyoko | CodeLyoko.Fr http://forum.codelyoko.fr// RE: [One-shots] Calendrier de l'avent 2020 http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300632#300632 <div align="center"> <img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/titles/01.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/titles/01.png"/> </div> <br /> <br /> <br /> Non, sérieusement, Ulrich n’avait pas la moindre idée de ce qui avait provoqué cette Bérézina. Vraiment pas. Et, pour tout vous dire, ça lui passait complètement au-dessus. Quoi, comment ça ce n’est pas surprenant, venant de lui ? Essayez d’avoir l’air un peu surpris, si vous êtes blasés dès le premier paragraphe, on ne va pas s’en sortir. Remarquez, lui aussi accueillait mon ressort scénaristique avec une relative indifférence. Tout ce qui l’éloignait de son lit était, en soi, une absurdité. Et c’est pour ça que je suis là, à faire le boulot à sa place. Un récit à la première personne aurait rendu le tout plus percutant, mais si Aristote était encore en vie, il vous dirait probablement que les grognements d’une force inerte sont la parfaite antithèse d’une rhétorique efficace. Quand la chironomie de votre personnage se limite à croiser les bras, baissez les vôtres et retroussez vos manches. <br /> <br /> Enfin, bref. La Bérézina, nous disions donc. <br /> <br /> Pourtant, j’avais mis les formes pour le préparer dès ses premières lueurs ; être réveillé par une Sissi Delmas, en pleine campagne pour la prochaine élection des délégués n’était pas le réveil le plus agréable qu’il ait jamais subi (en même temps, est-ce que ce garçon avait jamais pris un réveil avec enthousiasme ?). Rien que ça, ça aurait dû lui mettre un coup de fouet, mais non ! Pas même une réplique cinglante. Pire : quand les sbires de la Brunezilla locale, affublés de casquettes roses floquées du portrait de leur championne, lui avait fourré dans les mains une pile de tracts roses, gros titres en paillettes roses et, oh bon sang, <span style="font-style: italic">parfumé à la rose</span>, le peu d’énergie dont disposait Ulrich retourna se coucher. Il leur avait mollement claqué la porte au nez, espérant que cela suffirait à faire comprendre au destin que non, il ne jouerait pas au bellâtre ténébreux, ni hier, ni aujourd’hui, ni demain. Le petit ingrat. Et en même temps, je commençais à voir le problème : certes, il ne comprenait pas d’où sortait cette obsession de Kadic à le voir comme le <span style="font-style: italic">sex-symbol</span> ultime des 8-12 ans, mais s’il devait manger de ce pain-là un jour, ce ne serait pas avec Sissi Delmas. Oui, Ulrich avait le sens de l’ordre ; s’il devait céder aux fléchettes de Cupidon, il s’accorderait avec son pendant féminin. Sauf que… Noir, c’est noir, avec Yumi, pas d’espoir. Bref, Ulrich n’envisageait d’avenir qu’avec sa couette. Bon, soit, monsieur n’est pas d’humeur, on verra plus tard pour les répliques cinglantes taillées derrière sa mèche rebelle. Mais comme vous vous doutez bien que je ne me réveille pas, moi, juste pour une anecdote rapide, il va falloir secouer le scénario. Dring, dring, téléphone ! Jérémie agité, oh la-la, urgence usine, debout mon vieux, on a dégoté un truc. Ça lui apprendra, à ce personnage indigne, tiens. La prochaine fois, il prendra le Scénario-Sissi. <br /> <br /> Article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle : <span style="font-style: italic">« toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »</span>. En clair, la Lyoko-Police allait détruire un Replika. Et on fila vers le Skildbladnir, sans attendre Yumi qui devait s’occuper du clone de William, on prit chacun son siège, on tint bon la vague et on tint bon le vent,<span style="font-style: italic"> hissez-haut Santiano</span>… Ulrich connaissait la chanson, et le simple fait d’y penser lui donnait envie de soupirer pesamment. De toute façon, chanter c’était pas son truc. Heureusement qu’on est dans un récit omniscient et qu’Ulrich n’a pas à le raconter lui-même, sinon on irait pas bien loin. D’autant plus qu’il commençait à glisser loin de la discussion dans le Skid ; il faut dire qu’elle tournait autour de la candidature d’Aelita à l’élection des délégués (conséquence malheureuse d’un cours d’ECJS enflammé, où elle crut voir en la politique une bonne façon d’être utile à ses contemporains ; que voulez-vous, ce ne sont pas mes personnages, moi je ne fais que les emprunter). Non, mais je comprends Ulrich, hein ; il n’est que mon protagoniste, et un détail de ce genre ne sera peut-être important pour <span style="font-style: italic">son</span> histoire que d’ici deux ou trois paragraphes, alors pourquoi s’en soucier tout de suite, hein ? <br /> <br /> Comme les répétitions de discours d’Aelita ne se révélèrent pas particulièrement intéressantes (du moins, pas plus que son flux de paroles habituel), passons à l’élément perturbateur. Une horde de Kongres, toutes dents et toute colère dehors ! C’était pas trop tôt. Ulrich sortit un peu le nez de sa torpeur et rejoignit le mouvement. On s’accrocha à ses leviers et on se cala dans son siège. L’heure de l’action avait sonné ! Et comme vous n’en êtes pas à votre première fanfiction (non, sérieusement : ne commencez pas par celle-ci, lisez les écrits du Pôle ou du Garage, sinon vous allez finir par vous demander ce que les jeunes des années 2000 avaient, comme héros), vous la voyez venir : <span style="font-style: italic">Ulrich Stern, l’histoire d’un héros</span>. <br /> <br /> Le samurai ultime éveilla son instinct du guerrier et fonça, telle une torpille vers sa cible ! Et un, et deux, et trois ennemis ! Ulrich était en forme ! Des assauts à vous mettre des étoiles dans les yeux, alors que le vaisseau d’Ulrich baignait dans une glorieuse lumière ! Il ne lui manquait plus qu’un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-YCN-a0NsNk" class="postlink" target="_blank"> petit jingle de victoire </a>, alors qu’il battait haut la main le record de meurt… De tirs réussis de ses camarades ! Il n’était plus un adolescent ronchon, mais un guerrier surpuissant, au sabre légendaire, défiant la mort et l’imagination ! On applaudit, mesdames et mess… <br /> <br /> Vous la voyez venir, n’est-ce pas ? Je veux dire, c’est moi qui raconte, alors comment Ulrich pourrait échapper à un « Quand soudain ? » <br /> <br /> Nous disions donc : QUAND SOUDAIN. <br /> <br /> Le bang. Le cri. Le choc. L’élément perturbateur. Les étoiles diégétiques autour d’Ulrich s’effondrèrent avec pertes et fracas. L’échec se glissa le long de son échine, dans un froid d’Arctique, digne des <span style="font-style: italic">game over</span> pinguinesques du proviseur Delmas. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=rX7wtNOkuHo" class="postlink" target="_blank">Ha-ha</a>. <br /> <br /> Ah non. Elle n’allait pas encore tomber dans un trou, cette… <br /> <br /> Et si. <span style="font-style: italic">Evidemment que si. </span> <br /> <br /> Ulrich et Odd n’avaient détourné les yeux que deux secondes. Deux de trop quand il s’agissait Aelita. Ne jamais laisser sans surveillance quelqu’un qui, au meilleur de sa forme, a l’instinct de conservation d’un bichon maltais lâché en pleine jungle. Deux secondes, c’était le temps qu’il avait fallu à un con de Kongre pour foncer droit au cœur du Skid. D’un coup de dent, il avait entamé la vitre qui séparait la Princesse de l’étendue virtuelle. Très joli, dit comme ça, mais Ulrich n’était pas très poète ; là, tout de suite, il tendait plus dangereusement vers le Chateaubriand sur sa falaise que vers le Hugo des jours glorieux. Jérémie s’époumonait dramatiquement dans son micro, comme s’il avait des <span style="font-style: italic">flashes-back</span> de la chute de Carthage. La vraie histoire, pas les obscures références fictives. « Mais dépêchez-vous, enfin, on va la perdre, et Aelita tu m’entends, et Odd ne traîne pas, et Ulrich réveille-toi »… Pff. Le samurai ne releva même pas et se dirigea vers le vaisseau. Odd, à sa suite, s’écriait déjà que s’il y arrivait avant, il gagnait le record pour la journée. Que… Certainement pas ! Depuis quand un chat était plus populaire qu’un samurai ? Et puis, Odd n’était que secondaire, pour le moment. Reprenons notre sérieux. Bien entendu que ce fut Ulrich qui y arriva le premier. Profitons de son élan de motivation tant qu’il en reste quelque chose. <br /> <br /> Le reste du retour se fit sur le fil, Jérémie hyperventilant dans son micro tandis que les deux guerriers sauvèrent leur princesse héroïquement. De quoi vous mettre des paillettes dans les yeux, à nouveau. Pourquoi pas des roses, tiens. Pas cohérent, mais ça vous rappellerait cette histoire d’élection des délégués. Quoique… Nous parlons d’Ulrich : quand vous lui tendez un tract électoral plein de paillettes roses, il vous claque la porte au nez, le malotru. Ce qui signifie que tout ce qui touche de près ou de loin au <span style="font-style: italic">happy ending</span> n’est pas ce qu’on veut voir, quand il est protagoniste. Passons donc tout de suite au dramatique, au véritable échec, celui qui le fera profondément s’interroger sur sa personne, ses choix de vie ou ses tourments. Ou ce qui le tuera dans d’atroces souffrances. Ou tout ça à la fois, on verra si je suis toujours de bonne humeur d’ici la fin. <br /> <br /> Voilà donc Ulrich, dans le territoire de la Montagne, quelques instants après avoir extirpé Aelita du Skid. Jérémie pianotait comme un Daft Punk, cherchant la moindre trace d’une anomalie. <span style="font-style: italic">Harder, better, faster, stronger</span>. Et il parvint à quelque chose, en plus. Il espérait au moins un petit indice ; ce qu’il trouva tenait de la patte de Bigfoot. Le sbire de XANA n’en voulait pas au Skid, non, mais à la mémoire d’Aelita ! Surprise ! Tada. Il avait envoyé un Kongre de Troie, en somme. Une pointe de dent avait réussi à glisser quelques lignes de code virusé dans le cockpit du Skid, et avait perverti l’esprit de la princesse. Jérémie se lança dans d’interminables explications sur la structure binaire de l’environnement virtuel et le changement de données qu’implique la matérialisation d’Aelita, mais dans la mesure où je n’ai pas fait d’informatique et où Ulrich s’en fichait totalement, on va l’ignorer et faire comme si tout ceci était parfaitement réaliste. Oui, je sais, on a des standards quand on écrit sur Code Lyoko, et je suppose que je pourrais me renseigner avant d’écrire un truc pareil, mais… Regardez ! Un groupe de monstres ! <br /> <br /> Ah si, si, je suis tout à fait sérieuse. Il y avait bien un groupe, ou plutôt une délégation, constituée d’un monstre par type. Paisiblement, ils avançaient vers les Lyoko-Guerriers, pas agressifs pour deux sous. Comme il fallait s’y attendre, Ulrich et Odd se redressèrent et brandirent leurs armes, quand soudain, Aelita fit quelque chose d’inattendu et, d’<span style="font-style: italic">a priori</span>, complètement stupide. Même pour elle. <br /> <br /> <span style="font-style: italic">Elle s’interposa.</span> <br /> <br /> Odd lui-même n’eut aucune vanne à disposition. Le <span style="font-style: italic">plot-twist</span> les assomma sur place, et ils restèrent figés, les armes pointées vers elle, à demander à un Jérémie au bord de la crise cardiaque s’il avait une solution. Il leur répondit de « se débrouiller, vous voyez bien que je fais ce que je peux ! ». Ce qui, en soi, aurait dû lui valoir une <span style="font-style: italic">mutinerie</span>, une fois la mission terminée. Le peu de motivation qu’Ulrich avait réussi à mobiliser se dégonfla dans un long soupir, alors même que les monstres s’étaient arrêtés, sans attaquer. <br /> <br /> Oui, oui. Sans attaquer. Vous ne rêvez pas : le scénario s’accélère. Et encore, attendez la suite. Parce qu’Aelita n’a pas fini de partir en sucettes, ça non. Et comme à partir de là, elle commence à prendre de l’importance, vous allez peut-être enfin les avoir, vos paillettes roses dans les yeux. <br /> <br /> Donc, visiblement satisfaite du <span style="font-style: italic">statu quo</span> qui régnait entre les monstres pacifiques et les Lyoko-Paumés, Aelita se tourna vers la délégation de monstres et les salua chaleureusement. <br /> <br /> Mais pas comme dans la Genèse, non. Plutôt comme Jim, quand il voit un homme en noir, ou un policier, ou Jérémie, et qu’il sait qu’il pourra « préférer ne pas en parler ». Aelita saluait les monstres comme quelqu’un qui sait qu’elle va avoir quelque chose de surprenant et impressionnant à dire. <br /> <br /> Cette fois, Ulrich en baissa son arme, l’air parfaitement idiot. Euh… Il avait raté un brief, ça faisait partie d’un plan… ? Il se tourna vers Odd, qui haussa les épaules en retour. <br /> <br /> — Mes amis ! Clama soudain Aelita en ouvrant en grand les bras. Je suis heureuse que vous ayez pu venir à notre meeting ! Mais surtout… Je suis honorée que vous ayez placé votre confiance en moi, et vos espoirs en mon programme ! <br /> <br /> … <br /> <br /> … <br /> <br /> — Comme vous le savez, la route sera longue pour faire entendre nos droits. Ils vous ont méprisé, insulté, brutalisés ! Et pourtant vous êtes là, fiers de vous et de ce que vous représentez, prêts à reprendre ce qui vous revient de droit ! Oui, la tâche sera ardue, mais tant que nous gardons en tête qui est l’ennemie, nous resterons unis et forts ! <br /> <br /> … <br /> <br /> Non, Ulrich n’avait toujours rien d’intelligent en tête. Et moi, je suis concentrée sur le discours. Un élément de surprise, ça se soigne, que diable. <br /> <br /> — Oui, mes amis ! Notre devoir, envers ceux qui sont tombés avant nous et continueront de tomber parmi nous, est de faire basculer ce régime inéquitable et assassin que la Princesse de Lyoko a imposé dans nos terres de paix ! Allons lui demander des comptes, allons réclamer justice, allons rétablir la vérité ! <br /> <br /> Ulrich haussa un sourcil. C’est vous dire le niveau de stupéfaction qui s’était abattu chez nos héros. <br /> <br /> — Même si je n’ai pas connu vos souffrances, même si ma vie n’appartient pas totalement à votre monde, j’ai entendu vos appels à l’aide, par-delà les frontières qui séparent le virtuel et le réel… Ils m’ont touché, au plus profond de mon cœur, tant ils se faisaient l’écho des douleurs de l’humanité ! Vous n’êtes pas hors de notre conception, non ; vous êtes comme moi, habités d’une conscience qui fait de vous des hybrides entre l’homme et la créature ! Au fond, je suis comme vous, marchant à la recherche d’un sens, d’une vie que je pourrais considérer mienne ! Voilà notre devoir : retrouver notre dignité, notre droit à prétendre à la vie ! En plaçant votre confiance en moi, vous avez suivi le meilleur chemin ; et ensemble, nous le traverserons ! Ensemble, nous ferons fi de tous les obstacles, et à ceux qui nous oppressent, nous répondons : PLUS JAMAIS ! <br /> <br /> Des cris de joie et d’enthousiasme ponctuèrent ses propos. Ulrich et Odd se retournèrent. Derrière eux, une foule monstrueusement immense était apparue. Frelions, Bloks, Kankrelats, Krabes, Mantas… Tous semblaient venus pour écouter l’allocution de leur championne. Elle se tourna vers eux et les salua d’un geste de la tête, tout sourire. Elle rayonnait littéralement. Ulrich, quant à lui, était totalement paumé. À un point où il ne se sentait pas de rester blasé. <br /> <br /> — Euh… Aelita, on peut savoir ce que tu fiches ? Le devança Odd, qui souffrait cruellement d’un manque d’intérêt dans cette histoire. <br /> <br /> Etait-ce qu’il fallait faire, nul ne le saurait jamais ; en tout cas, Aelita adressa un regard assuré vers le soldat violet et éclata de rire : <br /> <br /> — Ce que je fais, dis-tu ? Mais je travaille à des jours meilleurs ! Dis-moi, n’as-tu jamais souhaité pouvoir t’amuser dans ce monde, sans risquer ta vie ou celle des autres ? N’as-tu jamais rêvé de surfer librement entre les arbres et les montagnes ? <br /> — Je ne dis pas le contraire, mais XANA… <br /> — XANA ? A-t-on jamais essayé de le comprendre ? Il ne fait que ce qu’il doit… Guider les siens vers un monde où rien ne pourra les détruire ! Tout ce qu’il souhaite, c’est la sécurité pour ceux qui ne peuvent qu’être assassinés entre vos mains ! Vous les tuez, mais les avez-vous seulement regardés, au moins une fois, avant de les condamner ? Soit, soit, ils veulent votre mort, mais dans le fond, n’est-ce pas une réponse proportionnée à votre propre volonté de les traîner dans la tombe ? <br /> — Jérémie, t’en es où bon sang ?! Lança Ulrich, qui commençait à en avoir sérieusement assez. <br /> — Bah euh… Attendez, ça se fait pas en deux minutes, de manipuler un esprit ! Je suis pas redevenu Dieu ! <br /> — Sans blague… Marmonna le soldat. <br /> <br /> Soit. De la tolérance à la violence, donc. Mais comment faire, vous vous demandez sans doute. Lui et Odd avaient déjà géré plusieurs monstres en même temps. Sauf qu’il y a beaucoup et beaucoup, et qu’ici on apprend de ses erreurs. Pas question de voir une bataille en un contre le reste du monde, et qu’Ulrich s’en sorte en cinq minutes. Ici, il n’aurait pas le loisir d’en abattre un qu’il se ferait atomiser sur place. <br /> <br /> D’ailleurs, nous revoilà au premier paragraphe de cette histoire. Eh oui, tout était habilement structuré depuis le début. Et maintenant que vous avez le contexte en tête, vous allez pouvoir faire le boulot à la place d’Ulrich ; parce que figurez-vous que, pendant que je vous tenais au parfum, lui n’a toujours pas trouvé le goût de s’intéresser au fond de l’affaire. C’est l’heure des Questions pour les Lecteurs ! <br /> <br /> Question n°102 : Pourquoi est-ce que ça arrivait ? <br /> Question n°99 : Etait-ce là le virus envoyé à Aelita par XANA ? <br /> Question n°94 : Voulait-il en fait sa candidate pour les prochaines élections ? <br /> Question n° ? : Quel est le numéro de cette question ? <br /> Question n°86 : Et quelles élections, d’ailleurs ? <br /> Question n° 83 : Depuis quand y avait-il de la politique sur Lyoko ? <br /> Question n°78 : Non, vraiment, c’est une série pour enfants, l’histoire des lianes et de Yumi c’était déjà franchement limite, alors… <br /> <br /> Contenez votre impatience, nous vous donnerons la réponse après ce message ! <br /> <br /> <br /> <div align="center"> <img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/PubGnosis.GIF" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/PubGnosis.GIF"/> </div> <br /> <br /> <br /> — Bon, ça suffit, marmonna Ulrich vers Odd, avec un certain culot pour quelqu’un qui jusque-là, se fichait bien de ce que je racontais. À mon signal, tu attrapes Aelita, moi je fais diversion. On se retrouve dans la Tour, on y attendra que Jérémie nous débloque. <br /> — Attends, tu veux qu’on kidnappe une candidate pendant un discours ? Répondit Odd, parlant d’ailleurs à la place de la narration. <br /> <br /> Je veux dire, ce n’est clairement par pour ses idées brillantes qu’on choisit ce garçon comme protagoniste, en général. <br /> <br /> — T’as été virusé, toi aussi ? Elle est sous l’emprise de XANA, ça se voit ! Faut qu’on la tire d’ici ! <br /> — Et tu crois que les monstres, là, ils vont bien le prendre ? <br /> — J’en laisserai pas un passer, tu vas v… <br /> <br /> À ma décharge, il était temps d’en finir avec ses inepties. Qu’auriez-vous fait, à ma place, hm ? Même un retournement de situation facile passe mieux qu’un scénario où tout repose sur le génie stratégique d’Ulrich Stern ! <br /> <br /> En tout cas, ce dernier réalisa soudain. Il entendait trop bien Odd, depuis le début. Sentant à nouveau l’échec s’approcher de lui, il leva les yeux. Aelita regardait les garçons, les bras croisés et les sourcils hauts. Autour d’eux, la horde de monstres s’était rapprochée, serrant les rangs à en assombrir le ciel. Le tonnerre de l’affrontement grondait dans les cœurs, le chant de la guerre bourdonnait au-dessus des têtes. Cette fois, même lui le comprit. Affrontement il y aurait, mais pas sans un boss. Rose, de préférence, histoire de garder notre palette de couleur jusqu’au bout. <br /> <br /> Mais alors qu’Ulrich jaugeait la situation, un rire sinistre éclata derrière lui. Les traits d’Aelita s’étaient gorgés d’arrogance et de certitudes. Son visage si pur s’était tordu en une expression de suffisance, qui avait embrasé son regard ; d’un doux vert, il virait au jaune bouillant. Pour un peu, son design semblerait s’être techniquement amélioré, mais vidé de toute substance. Comme si… <br /> <br /> — Vous avez choisi la voie de l’opposition. Ainsi soit-il. J’effacerai toutes traces de la Princesse de Lyoko, je la remplacerai, et sous ma férule, jamais le Supercalculateur ne sera éteint ! <br /> <br /> Sous les acclamations de son public, elle se mit à rayonner d’une aura blanche, l’habillant comme une robe antique. Ses pieds s’élevèrent, emportant le reste du corps loin de la terre, vers le ciel, alors que ses cheveux s’allongèrent, prirent la teinte d’une plaine asséchée. Son visage vieillit, effaçant tout ce qu’ils tenaient de Franz Hopper, pour s’approcher de celle que les Lyoko-Guerriers n’avaient pas encore vue. Ses yeux n’étaient plus que des billes rouges, menaçantes, frappés du sceau maudit, qui apparaissait également sur sa poitrine, à la place du cœur… <br /> <br /> Ulrich soupira. Quoi, il devait vraiment aller combattre Anthéa ? Voilà autre chose, une nouvelle <span style="font-style: italic">évolution</span> ? <br /> <br /> — Je vais plonger la Princesse dans la Mer, et alors que son corps sera emporté par les flots numériques, Aelita renaîtra en XANA, et enfin notre règne viendra ! Par notre sacrifice, la paix reviendra dans le monde ! <br /> <br /> Anthéa/Aelita (Disons, Anthélita, histoire d’avoir notre quota « personnage original ») flotta alors vers le bord de la plateforme, suivie par les monstres en délire. Jérémie fit une syncope. Et Odd fut définitivement dépassé. Ne restait qu’Ulrich, qui ne s’était jamais autant demandé pourquoi ça tombait sur lui. Je vous dirais bien que c’était parce qu’il était le mieux désigné pour une histoire qui parle de conflits sur la justice et la paix, mais la vérité, c’est que… <br /> <br /> Ah. Ulrich renonça à l’idée d’avoir un plan, finalement. Il fonça, tout sabre brandi, vers Anthélita. Dans un grand cri, il lança un Triplicata. Ses doubles tranchèrent chaque ennemi sur leur route. Mais pas le temps d’en parler : l’original, lui, prit appui sur un Blok et se jeta sur Anthélita. Le sabre frappa juste, droit dans le cœur, là où le Kongre avait visé et où le symbole de XANA trônait encore. Bien vu, Ulrich. <br /> <br /> L’aura d’Anthélita se dissipa comme une bougie qu’on soufflait. Peu à peu, elle reprenait la prestance d’Aelita, 100 % bonbon rose. Avec une grâce d’Ange, elle s’affala sur son sauveur, qui la réceptionna avec son dos. Par chance, ils n’étaient pas tout à fait au bord du vide. Par malchance, ils étaient entourés d’une foule de monstres, qui n’eurent besoin que de dix secondes pour comprendre l’entourloupe. Les cris passèrent de la plus franche allégresse à la rage pure. Ulrich laissa claquer son front à terre. Non, vraiment, il ne voyait pas comment s’en sortir… <br /> <br /> C’était oublier Odd, qui fendit la foule en deux dans un « <span style="font-style: italic">Geronimoooo</span> » suraigu. Surfant brutalement tel un bélier à pattounes, il se pencha et embarqua Aelita sur son skate volant… <br /> <br /> Et il repartit. <span style="font-style: italic">Le gougnafier.</span> Et Ulrich alors ? <br /> <br /> — On se retrouve sur Terre, ce sera moi le sauveur cette fois ! <br /> <br /> Odd, espèce de petit… <br /> <br /> — Odd, espèce de petit… <br /> <br /> Afin qu’aucun juron n’apparaisse dans une fanfiction sur une série pour enfants, une salve de tirs exécuta Ulrich sur le champ. Merci XANA de penser au futur de la jeunesse humaine ! <br /> <br /> La porte du scanner s’ouvrit sur un Ulrich complètement barbouillé. Il tâtonna vers l’ascenseur et remonta vers le bureau de Jérémie. Avec un peu de chance, une crise cardiaque ne l’avait pas encore foudroyé… <br /> <br /> Et en effet, Jérémie était installé sur son siège, jambes croisées et mains jointes sous son menton. Ses lunettes avalaient la lumière des écrans et masquaient ses yeux. Il rayonnait d’un air de triomphe naturel, comme si tout ceci ne le surprenait pas le moins du monde. Sans se tourner vers Ulrich, il parla dans son micro avec une assurance insolente : <br /> <br /> — Aelita est dans la Tour, bravo Odd ! Bien joué ! Dans quelques instants, je te ramène, et nous serons à l’heure pour l’élection des délégués ! <br /> <br /> Bravo Odd ? Non mais oh… <br /> <br /> — … Ne t’en fais pas Aelita, c’est oublié. Et bravo à toi aussi ! Et puis, j’étais sûr que nous allions nous en sortir ! <br /> <br /> La petite goutte de sueur qui perlait sur son front approuvait probablement. Mais surtout… Qui est-ce qui était parti chercher Aelita pendant son trip mystique, hein… Et dis-le tout de suite, si tu veux que je corse le scénario la prochaine fois ! Je connais des gens qui seraient ravis d’écrire des fanfictions où tu… <br /> <br /> … Oh et puis zut. N’importe quoi qui puisse rapprocher Ulrich d’une bonne sieste. Et comme j’ai moi-même un plaid et du chocolat vegan qui m’attend (les Rapunzel, une vraie merveille), je me passerai de vous raconter ce que vous voyez venir. Aelita désactive la tour, XANA peut retourner pleurer dans son coin, et Aelita remportera l’élection des délégués grâce à des photos très drôles qu’Odd aura distribuées avant l’élection. <br /> <br /> Enfin, je suppose. Ulrich dormait, et le reste du monde a éclaté de rire devant l’air fâché de Sissi qui, sans doute, avait fait quelque chose pour mériter ça. Humilier Sissi, c’est comme fêter Noël : on préserve les traditions pour des enfants qui trouvent ça rigolo un temps, avant d’hurler au scandale une fois adultes. <br /> <br /> Conclusion de toute cette histoire : rien ne réchauffe plus les cœurs que de se moquer, comme des dindes, des héros de notre propre enfance. Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9560 VioletBottle Tue, 01 Dec 2020 19:33:01 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300632#300632 [One-shots] Calendrier de l'avent 2020 http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300631#300631 <div align="center"> <br /> <span style="font-size: 0px; line-height: normal"> <br /> <br /> <a href="viewtopic.php?p=300632#300632" class="postlink" target="_blank"><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/opened/00.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/opened/00.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/opened/01.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/opened/01.png"/></a><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/02.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/02.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/03.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/03.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/04.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/04.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/05.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/05.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/06.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/06.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/07.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/07.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/08.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/08.png"/> <br /> <a href="viewtopic.php?p=300632#300632" class="postlink" target="_blank"><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/opened/09.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/opened/09.png"/><img 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src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/17.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/17.png"/> <br /> <img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/18.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/18.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/19.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/19.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/20.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/20.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/21.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/21.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/22.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/22.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/23.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/23.png"/><img 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src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/31.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/31.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/32.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/32.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/33.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/33.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/34.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/34.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/35.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/35.png"/> <br /> <img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/36.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/36.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/37.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/37.png"/><img 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src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/45.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/45.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/46.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/46.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/47.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/47.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/48.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/48.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/49.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/49.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/50.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/50.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/51.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/51.png"/><img 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src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/59.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/59.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/60.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/60.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/61.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/61.png"/><img src="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/62.png" border="0" alt="https://cl.delfosia.net/projects/cda2020/tiles/62.png"/> <br /> <br /> </span> <br /> <br /> Good days ! Old days ! Ce mois-ci, nous vous proposons un petit florilège d'attaques sortis d'un chapeau... au hasard ! <br /> <br /> Nous nous sommes en effet lancés le défi d'écrire une série de courts textes, chacun étant régis par un triplet de critères choisis aléatoirement. <br /> <br /> Nous espérons que le résultat vous amusera ! Joyeuses fêtes de fin d'année ! <br /> <br /> </div> Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9560 Dede7 Tue, 01 Dec 2020 19:30:01 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300631#300631 Textes http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300630#300630 <span style="color: violet"></span><span style="font-size: 12px; line-height: normal"></span> <br /> <br /> <span style="color: violet"><span style="font-style: italic">Bonjour à tous ! Je poste aujourd'hui mon premier texte ( réparti en 4 sous forme de drables ), avant de me lancer dans une fanfiction plus conséquente. J'attends vos retours avec impatience et remercie d'avance ceux qui auront pris le temps de me lire. Voilà, voilà...</span></span>[/color] <br /> <br /> <span style="font-size: 12px; line-height: normal"><span style="color: white">[size=12]]u]Texte 1[/u] : &quot; J'écris ces mots car j'ai besoin de me confier. Mais à qui ? À part à mon journal qui ne me juge pas. Je sais que tout ce que je m'apprête à écrire ne changera rien à mon histoire, mais il me faut parler. Dire ce qui me pèse sur le cœur. Parler de ce mal qui me fait souffrir chaque jour. Durant ces dernières années, j'ai tenté de te séduire, de te conquérir. Mais j'ai échoué. À plusieurs reprises, j'ai voulu tenter ma chance, sans succès. C'est vrai que parfois, je me suis montrée blessante, même humiliante. Les coups bas et les pics que j'ai lancés à toi et à ta bande d'inséparables, ont sûrement dû jouer en ma défaveur. Sans m'en rendre vraiment compte, je t'ai éloigné de moi encore un peu plus, à cause de ma stupidité, de ma jalousie, de mon orgueil… de ma peine. <br /> Alors de temps en temps pour oublier, je rêve. Je ferme les yeux et je m'imagine auprès de toi, mon dos reposant sur ton buste fort qui me rassure, et tes bras qui m'enlacent comme s'ils voulaient me protéger. Et je respire… longuement… paisiblement. J'essaye de garder cette image le plus longtemps possible dans ma tête, car elle seule, arrive à panser les blessures de mon âme attristée. Mais je rouvre les yeux et tu n'es plus là. La réalité me bouscule et me donne une claque en plein visage. De nouveau, je me sens seule. Devant moi, je vois le papier blanc de mon cahier noirci par les mots que je viens de noter. Et puis finalement, je décide de le refermer en faisant vaciller les pages, un peu comme si c'était moi qui tombais. <br /> Il est 7h15. Je prends mon manteau posé sur la chaise et je sors de ma chambre. Dehors, le jour n'est pas encore levé tout à fait. La fraîcheur du mois de Novembre me fait frissonner. Je me dirige vers le self et pousse la porte pour y rentrer. La chaleur du lieu me fait du bien. Au fond de la salle, je t'aperçois qui me fait signe. Tu es avec mes nouveaux amis. Je te souris en retour en levant le bras avant de prendre un plateau. Une fois servie par la cantinière, je m'avance en direction de votre table et m'assois. Tu me souris. Je dois bien admettre que je me sens bien, entourée par ta petite bande. Je me dis alors que je n'ai pas tout perdu, puisque nous sommes devenus amis. Néanmoins, quelque part à l'intérieur de moi, un hiver glacial demeure encore. &quot; <br /> <br /> <span style="text-decoration: underline">Texte 2</span> : &quot; Assise sur le banc de la cour, je l'attends. Je regarde les élèves aller ici et là, tantôt entrer, tantôt sortir du réfectoire. Je me sens heureuse. Dans un instant, je pourrais le voir arriver, sortant par la porte qui mène aux dortoirs. <br /> Il est ce que j'ai de plus précieux au monde, celui dont mon cœur à chaviré, depuis la première fois où j'ai ouvert les yeux dans ce monde inconnu. Il n'a rien d'un grand sportif, c'est vrai, mais son courage et sa détermination n'ont d'égale l'amour que je lui porte. <br /> Ce matin, c'est croissant et chocolat chaud pour le petit déjeuner. Songer à cette succulente viennoiserie épousant avec douceur la texture de ce délicieux nectar m'ouvre l'appétit. D'aussi loin que je puisse me souvenir, c'est le petit déjeuner que je préfère le plus. Et puis à nouveau, je pense à lui. À tous les efforts et les risques qu'il a pris pour me sortir d'un tunnel dont je peinais à voir l'issu. Il y a des fois où j'aimerais lui sauter au cou et l'embrasser avec toute la tendresse et l'affection que je lui porte, et lui murmurer à l'oreille combien je l'aime. Mais je suis bien trop timide pour cela. Un peu comme lui. C'est aussi ce qui m'a attirée chez lui. J'aperçois au loin la porte des dortoirs en train de s'ouvrir. C'est lui. Vêtu d'un pull marron et d'un pantalon beige, je le vois refermer la porte. Mon cœur se met à battre un peu plus fort. Il avance vers moi en souriant. Arrivé à ma hauteur, il me demande : <br /> - Coucou ! Tu as bien dormi ? <br /> - Oui, oui ! Parfaitement bien, lui répons-je en lui rendant son sourire. <br /> Je n'ose lui avouer que j'ai rêvé de lui. Nous nous dirigeons vers le réfectoire et y entrons. Les autres ne sont pas encore arrivés. Après avoir posé sur mon plateau le savoureux repas auquel je songeais il y quelques minutes, nous arrivons enfin à la table choisie et nous y installons. Je respire profondément en prenant une grande inspiration, puis je relâche mon souffle en faisant tomber mes épaules. <br /> - Quelque chose ne va pas ? me demande-t-il en réagissant à mon soupire. <br /> - Au contraire, tout ne pourrait pas mieux aller, lui dis-je. <br /> - Ouf ! J'aime mieux ça ! dit-il. <br /> Je le fixe droit dans les yeux et ne bouge plus du tout. Quelques secondes s'écoulent avant qu'il ne se mette à rougir. Un petit rictus vient alors effleurer mes lèvres. <br /> - Allez ! Mangeons ! Ce serait dommage que ça refroidisse, lance-t-il pour essayer de masquer son mal aise, avant de porter sa tasse jusqu'à sa bouche. <br /> Je m'enquis de faire la même chose. À l'intérieur de moi, je souris. Une agréable sensation de chaleur monte dans ma poitrine. Je me sens bien. &quot; <br /> <br /> <span style="text-decoration: underline">Texte 3</span> : &quot; Je n'ai jamais eu beaucoup d'amis. Depuis mes années collège, je me suis habitué à être souvent seul. Je ne dis pas qu'auparavant je ne côtoyais personne, j'avais quand même deux ou trois personnes avec lesquelles je m'entendais bien. Mais il est vrai que depuis cette période de préadolescence, je me retrouve souvent isolé avec moi-même. Des petites amies, je n'en ai pas eu beaucoup. Quelques flirts tout au plus. On m'a souvent affirmé que j'avais un cœur d'artichaut. C'est peut-être possible. Comme je suis quelqu'un qui n'aime pas les mensonges ni les faux semblants, je vais toujours droit au but quand je dois parler à quelqu'un, surtout si ce fameux quelqu'un fait partie de la gente féminine. Avec le recule, je crois que c'est peut-être mon approche trop frontale avec les filles qui ne m'a pas permis, du moins pour l'instant, de trouver le grand amour. Pourtant cette fois, je suis tombé sur une perle rare. Mais j'ai bien peur de me heurter à une forteresse qui me sera bien difficile de franchir. Nul doute que celle-ci soit bien gardée. Mais je ne peux m'empêcher d'essayer. Je joue les baroudeurs, je lui fais la cour… mais rien n'y fait. Les portes de la forteresse restent fermées. Visiblement, mon rival à dû trouver la bonne façon de l'aborder ou les bons mots pour que cette superbe eurasienne parvienne à lui ouvrir son cœur. Je ne vois pas ce qu'elle peut lui trouver d'intéressant. D'abord, je suis plus grand et plus fort que lui, et puis je connais les blagues qui font souvent rigoler les filles. en d'autres termes, je sais rester cool. <br /> Mais en les observants, je commence à comprendre qu'il doit y avoir entre eux quelque chose de spécial. Quelque chose de puissant, de profond. Cependant, malgré ce courant magique qui passe entre ces deux êtres, aucun des deux ne s'est décidé à faire le premier pas vers l'autre. <br /> Assez de cette ronde qui semble ne plus vouloir finir de tourner, je me remets en quête de la personne idéale, tâchant d'oublier. Au fond, je me dis que le temps jouera en ma faveur, qu'il mettra la créature que mon cœur espère tant de trouver sur mon chemin, le moment voulu. Et puis, un jour, je pourrai enfin savourer la joie et le bonheur d'être aimé. &quot; <br /> <br /> <span style="text-decoration: underline">Texte 4</span> : &quot; Il est temps pour moi de faire un bilan complet de ma vie. Qui je suis vraiment ? Est-ce que toutes les décisions, les choix que j'ai fait au cours de celle-ci sont légitimes ? Pour certaines je dirais que oui, pour d'autres, je n'en suis pas si sûr. L'informatique et la science ont toujours fait parti de mon ADN. J'ai toujours aimé programmer, créer, pour construire un monde meilleur, sans danger. Un monde où les êtres humains cesseraient de se faire la guerre, et où ils vivraient dans une parfaite harmonie. C'est ce qui m'a poussé à me surpasser, à faire de nouvelles expériences ; quitte à mettre ma propre famille en péril. <br /> Tant bien que mal, j'ai voulu la protéger, mais j'ai finalement perdu ce qui était cher à mes yeux. Et à présent, que puis-je faire depuis ma prison numérique ? À part me lamenter, espérer et avoir peur ? Les deux femmes de ma vie me manquent terriblement. Pas une minute ne s'écoule sans que je pense à elles. Malgré tout, une lueur d'espoir persiste au fond de mon être pixélisé. <br /> Depuis que ce collégien l'a délivrée de son sommeil virtuel dans lequel je l'avais enfermée pour la protéger, je peux suivre les exploits qu'elle et sa bande d'amis arrivent à accomplir pour terrasser mon pire ennemi. Et d'une certaine façon, je peux la voir grandir, devenir plus résistante. J'aimerais tellement pouvoir la serrer dans mes bras comme je le faisais avec sa mère, il y a bien longtemps. <br /> Si un jour, un miracle se produisait, si j'arrivais à me libérer et revenir de mon voyage qui me semble interminable, je pourrais enfin la retrouver et rattraper tous les moments que nous n'avons pas pu passer ensemble. Je remercierai aussi ces amis, car sans eux le combat aurait été bien plus difficile. Alors, tous ensemble nous pourrions pour l'éternité, éteindre cette machine de malheur, et rebâtir une nouvelle vie. Une vie refaite d'amour, de joie et d'amitié. Une vie, sans danger. &quot;</span></span> Fictions et textes http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9559 Warrior93 Tue, 01 Dec 2020 14:14:33 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300630#300630 RE: [One-Shot] Vomir des larmes http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300629#300629 Coucou ! <br /> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"> <br /> Je suis touchée par ton texte... Et agacée. <br /> Après avoir pris le temps de lire toutes les réponses, j'ai voulu moi aussi apporter ma pierre à l'édifice. Je rejoins énormément Belgarel, pas du tout, mais alors pas du tout Icer. Pour simplifier les choses, je ne vais m'adresser qu'à toi et te dire pourquoi j'ai ressentie des émotions contradictoires suite à ma lecture. <br /> <br /> Déjà, je suis bisexuelle. Et trans. Et neuro-atypique. Pas mal de choses encore difficilement acceptée par la société et je milite aux quotidien pour faire avancer les choses. Je me considère comme alliée d'autres luttes (l'antiracisme, par exemple), et l'une des premières leçons qu'on apprend dans le militantisme, c'est le danger de la métaphore et de la comparaison. J'ignore si tu es homosexuel·le (j'ignore ton genre donc je vais mettre au neutre, désolée d'avance) ou si tu as juste choisi ce sujet car il était le plus simple à aborder. Toujours est-il que si tu ne l'es pas, il me paraît très mal venu de l'utiliser de la sorte. Je ne peux pas utiliser une comparaison sur la couleur de la peau, étant donnée que je suis blanche. Je ne sais pas ce que ça fait de ne pas être considérée comme blanche par la société, de ne pas rentrer dans cette norme. Et les oppressions se manifestent toutes de manière différentes et à des degrés différents. On ne peut pas unir ces oppressions ou effacer les lignes qui les séparent: il suffit de voir combien de militantes féministes se révèlent être transphobes, combien d'homme cis gay deviennent tyrannique dans les associations LGBT en prenant tout l'espace disponible... Ainsi un consensus qui s'est dessiné, c'est que chacune était unique et que les parallèles ne faisaient pas avancer les choses. C'est une personne intersexe qui me l'a expliqué à mes dépends lorsque j'utilisais une comparaison avec les personnes intersexes pour expliquer la non-binarité. <br /> <br /> Il me paraît encore plus bancale d'expliquer que la situation des homosexuels est acceptée aujourd'hui. C'est faux. Oui, ça avance. Mais des gens meurent encore parce qu'ils sont homosexuels. Même dans notre société occidentale si &quot;parfaite&quot;. Même dans des milieux très aisés, l'homophobie est présente. La norme ça reste un papa, une maman et l'homosexualité une anomalie. Ainsi, ton texte ne paraît même pas être un cliché, il est au contraire tristement réaliste. <br /> <br /> Là où ton texte m'a touchée c'est que j'ai aussi été désignée comme fainéante par le passé. Et encore aujourd'hui, si on ne me le dit plus, j'ai l'impression de l'être. Que je suis une imposture à ce sujet, que je joue le rôle de quelqu'un de productive alors que c'est faux. Je pense sincèrement que le mal être est plus profond ; je ne suis capable de travailler que lorsque j'ai l'impression de faire une différence, de faire avancer les choses à mon échelle. Par contre, dès que je perds cette sensation, je deviens incapable de travailler et je vais droit au burn out. Peut-être que ta paraisse est aussi quelque chose d'autre en réalité ? Fainéant·e, c'est l'étiquette que nous donne la société car nous ne rentrons pas dans ses clous. Hors, personnellement, je considère que c'est la société qui va mal, pas moi. Si je suis pour qu'on se réapproprie les termes (je suis la première à dire queer à la place de LGBTIA+), celui-là me paraît trop vaste et trop flou. <br /> <br /> En tout cas, peu importe ton mal-être, j'espère sincèrement que tu trouveras une solution. <br /> Désolée s'il y a de la redite avec les autres ou si c'est incompréhensible par moment, j'ai parfois un peu de mal à organiser mes pensées. Je tenais quand même à participer au débat, car je me suis malgré tout reconnue dans ton texte, que ce soit sur sa première ou deuxième lecture. <br /> <br /> <br /> </div> </div> </div> Fictions et textes http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9551 Pilorde Wed, 25 Nov 2020 16:33:31 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300629#300629 RE: [One-Shot] Vomir des larmes http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300628#300628 Bon, le format de la réponse de Nelbsia a le mérite de faire en sorte que chacun reste dans son couloir, Youka a déjà pris ses responsabilités et je n'ai <span style="text-decoration: underline">aucun doute</span> sur le fait que Belgarel les prendra également. <br /> Il y aura quand même potentiellement quelques incursions par rapport à Youka vu que ça parle aussi du travail. <br /> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"><div align="center"><img src="https://i.imgur.com/GgLDo9e.jpg" border="0" alt="https://i.imgur.com/GgLDo9e.jpg"/></div></div> </div> </div> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Bon, bon, ça c'était mon plaisir perso, restons concentrés. Il y a quelques trucs pertinents dans ta réponse, malheureusement noyés sous un certain nombre de discours prémachés dont j'avais pourtant essayé de me prémunir par ce que j'avais écrit dans mon premier message. On va quand même essayer d'avancer : Ainsi, avant même d'avoir à ajouter de nouveaux éléments, j'aimerais simplement rappeler quelque chose que j'avais déjà souligné, et qui visiblement a été un peu ignoré.</span> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Icer a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Tu confonds le fait d’accepter de vivre en société avec les éventuelles dérives du mode d'organisation de cette société à un instant T. Pour donner un exemple plus concret, la dérive du système capitaliste.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">En effet, il est possible de remédier aux maux que tu dénonces par une organisation différente de la société du travail (que j'avais commencé à rapidement développer précédemment aussi d'ailleurs). Peut-être irais-je plus loin sur ce point à la fin du commentaire.</span> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Nelbsia a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">1) Sans même parler des bullshit jobs, je ne suis pas sûr qu'un caissier qui passe 35 heures par semaine à accomplir une tâche répétitive (qu'on sait aujourd'hui déléguer à des machines) pour ensuite regarder la télé et aller se coucher, soit vraiment plus &quot;utile&quot; qu'un chômeur qui profite de son temps libre pour s'adonner à n'importe quel loisir un tant soit peu créatif.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Il faut être cohérent : d'un côté, tu dénonces les élites et la manipulation des masses, et de l'autre, tu nous expliques qu'il vaut mieux être chômeur que caissier (d'ailleurs on dit « hôte de caisse » maintenant, mais là je ne suis pas loin de penser que c'est une méthode pour valoriser un métier de merde, comme <span style="font-style: italic">technicien de surface</span> ou <span style="font-style: italic">assistante de direction</span>). Le caissier a au moins le mérite d'être payé par une élite richissime, donc il lui pompe un peu de son argent, alors qu'un chômeur est payé par la société, c'est à dire proportionnellement davantage par la classe moyenne que par les élites (eu égard à l'évasion fiscale, que tu as d'ailleurs évoqué). Donc c'est mal parti pour rendre la redistribution des richesses plus équitable. <br /> J'ajoute par ailleurs qu'un caissier n'est pas nécessairement que caissier, il peut également être <span style="font-style: italic">chef de rayon</span> (certains des plus glorieux noms de ce forum l'ont été, dommage qu'ils ne soient plus là pour en parler), enfin tout ça pour dire que la polyvalence des tâches, ça existe (et c'est tant mieux d'ailleurs).</span> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Nelbsia a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Si on commence à estimer que les gens qui ne se rendent pas utiles à la société n'y ont pas leur place et ne devraient pas bénéficier du travail des autres, alors il faut commencer par éliminer un bon paquet d'handicapés. Par &quot;éliminer&quot; je veux bien dire &quot;mettre à mort&quot;, puisque toute tentative de prise en charge leur ferait bénéficier d'un travail auquel ils n'ont pas contribué.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">On va se dire les choses : prendre soin des personnes handicapées n'est pas rationnel économiquement, c'est un choix de valeur qui peut se respecter, mais qui n'est pas viable à terme s'il y en a <span style="font-style: italic">trop</span>. D'ailleurs, on remarquera à quel point la société dans sa globalité a du mal à réellement prendre soin d'eux, ce sont les individus (en général, les proches) qui pallient cette carence, et je te renvoie aux débats actuels sur les fameux « aidants » dont on commence à parler/prendre en considération, même si ça reste timide. <br /> En fait, il suffit juste de transposer le débat sur les retraites : s'il y a trop de vieux, et pas assez d'actifs, le système n'est plus financé, donc il s'effondre. Cet état de fait peut être transposable aux personnes handicapées (je parle des mêmes que toi, ceux que l'on va estimer trop lourdement handicapées pour être productifs aux yeux de la société, les handicaps moins lourds ne rentrent évidemment pas dans cette catégorie), c'est juste moins politiquement correct de le dire. <br /> Le jour (si ce jour arrive) où il y a « trop » de personnes handicapées lourdes, il se passera exactement la même chose que s'il y a « trop » de vieux : on ne pourra pas s'en occuper et certains vont, de fait, « disparaître », puisqu'ils vont mourir. La nature n'arriverait pas à être en place depuis si longtemps si elle ne s'auto-régulait pas. Là, je ne mets aucun jugement de valeur, c'est juste un fait. <br /> Toi qui aime les <span style="font-style: italic">métaphores</span>, tu peux aussi remplacer « handicapés » par « branleurs », ça marche aussi du coup, mais je l'avais déjà largement expliqué dans mon commentaire précédent.</span> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Nelbsia a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">&quot;Non mais les handicapés c'est pas de leur faute, ils ont pas choisi d'être comme ça, alors que quelqu'un qui vit sur les allocs c'est juste un branlos&quot; <br /> Ah, donc sous prétexte que des personnes arrivent à endurer le travail, toutes les personnes qui ne sont pas physiquement handicapées devraient être capables de l'endurer aussi ? <br /> Et si, hypothèse très mal accueillie puisqu'elle nécessite d'imaginer chez autrui une souffrance qu'on ne ressent pas soi-même et qu'on dénigre donc par nature, les individus n'étaient pas égaux devant des épreuves égales ?</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Ah, je vois que toi aussi tu aimes mettre les personnes handicapées et les branlos dans la même phrase <img src="images/smiles/icon_razz.gif" alt="Razz" border="0" /> <br /> Ok ok j'arrête. Ici, la nuance est dans ce qu'on pense <span style="font-style: italic">possible</span>. On ne va pas demander à un mec qui a perdu un bras de bosser dans le BTP comme quelqu'un qui a encore ses deux bras (sauf si la société trouve le moyen de lui rendre son bras par le progrès technique). Mais un « branleur » en est virtuellement capable. Et là en fait, il a tellement bien résumé les choses que je ne vois pas quoi faire de mieux que de citer Youka :</span> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Youka a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Chaque personne sur Terre a quelque chose qui le/la motive : un hobby, une personne, un sport, un thème, ... Le but est de trouver cette driving force.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Même si on avait deviné que tu étais forcément très concerné par la chose pour oser un parallèle homo/branlo aussi maladroit, puisque c'est clairement assumé entre temps, on peut prendre ton cas (et même reprendre car mon premier post le soulignait déjà en filigrane) : tu ne vas pas me dire, Nelbsia, après certaines choses que tu as faites, notamment sur internet, que tu es incapable de fournir des efforts. Prenons ton précédent post : tu as du te faire bien chier à répondre à quatre personnes, globalement assez critiques envers ton propos. Ça a dû te demander d'autant plus d'efforts qu'il t'a fallu esquiver certains de leurs propos très pertinents pour réussir à répondre en tenant ta ligne (là, ceux qui me lisent se disent : <span style="font-style: italic">« Mais quel vantard ce fdp d'Icer »</span>. Mais, qui vous dit que je ne parle pas du post de Belgarel ? &lt;3). Pourquoi ? Parce que comme tu es persuadé d'avoir raison, tu as eu... la <span style="font-style: italic">driving force</span> nécessaire pour le faire ! <br /> Eh bien oui. Tu viens juste de prouver les propos de Youka par les faits. Je vais même aller plus loin en m'insérant dans votre débat sur la Matrice et l'illusion du réel : vous croyez que l'important pour l'être humain, c'est d'être en phase avec le réel ? Ce qui existe est sujet à interprétation par <span style="text-decoration: underline">absolument tout le monde</span>, c'est notre nature même, nous serions incapables de vivre sans préjugés car les choses sont beaucoup trop complexes. Donc l'argument qui consiste à dire : « les masses sont manipulées par les gouvernants, vous ne le voyez pas, mais moi si ! », c'est bien joli mais c'est ta perception de la réalité favorisée par le fait que c'est dans ton intérêt de penser ça puisque l'organisation actuelle de la société ne te donne apparemment pas ta place. De la même façon que je ne suis pas d'accord avec toi, ce qui est sans doute favorisé par le fait que je ne me trouve pas dans la même situation. Je suis pleinement conscient de ce biais en ce qui me concerne. Est-ce vraiment ton cas ? <br /> <br /> Une fois que j'ai dit ça, par anticipation, permet-moi de nuancer l'opposition manichéenne que tu pourrais avoir entre nos deux points de vue. Surtout au regard de :</span> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Nelbsia a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote"> Cela ne veut pas dire qu'il faut tout accepter et tout laisser faire, mais il faut comprendre ce que vivent les gens pour mieux interpréter leur comportement qui nous déplaît ou qui nous nuit, et ainsi mieux agir en conséquence</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Parce que :</span> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Nelbsia a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">j'arrive à passer tout l'été enfermé dans ma chambre à faire du PC au lieu de sortir pour profiter du soleil / fréquenter des gens / partir en voyage, et je dois dire que JE TOMBE DES NUES chaque fois qu'une personne affirme qu'elle ne supporterait pas d'endurer un tel &quot;calvaire&quot;, et qu'elle &quot;pèterait un câble au bout d'une semaine&quot;.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Ici, je partage entièrement ton propos. Je l'ai déjà de fait vécu récemment parce que le premier confinement m'a obligé à passer littéralement 10 semaines de suite enfermé dans mon appartement (qui à l'époque avait limite la taille d'une chambre d'ailleurs), je ne suis sorti que pour <span style="font-style: italic">les besoins de première nécessité</span> (les pâtes, le riz et le PQ si on en croit le français moyen) et j'ai globalement un très bon souvenir de cette période. Et j'ai moi aussi eu mes « été PC », qui ont été bien kiffant. Et je trouve les gens qui ne comprennent pas ça étriqués. Donc on est pas forcément opposé. <br /> <br /> Pour en revenir à l'idée importante, tu as donc trouvé la motivation/l'énergie de nous répondre, toi, l'auto-proclamé fainéant incapable de t'insérer dans la société. C'est bien la preuve que tu ne fais pas un blocage psychologique à l'effort en lui-même. Je pense d'ailleurs que c'est impossible : biologiquement, nous sommes, je pense, programmés pour faire des efforts puisque tu ne peux pas survivre en <span style="font-style: italic">ne faisant rien</span> vu que tu dois subvenir à des besoins primaires. Le reste entre dans le champ des pathologies psychiques déjà évoquées par d'autres. <br /> <br /> Cela me semble le bon moment pour me citer (une nouvelle fois) juste pour être sur que ça rentre :</span> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Icer a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Tu confonds le fait d’accepter de vivre en société avec les éventuelles dérives du mode d'organisation de cette société à un instant T. Pour donner un exemple plus concret, la dérive du système capitaliste.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Je pense cette fois avoir été suffisamment clair. On va donc pouvoir avancer sur le vrai sujet que tu évoques et qui <span style="text-decoration: underline">ne doit pas</span> être confondu avec les branlos : les dérives de la société actuelle, et je vais donc pouvoir réagir sur ce que tu as dit de pertinent.</span> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Nelbsia a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Même en considérant qu'un oisif pompe inutilement les richesses de la société sans contribuer à en produire, les oisifs sont toujours moins nuisibles pour les travailleurs que leurs maîtres qui les tiennent en laisse avec une hypocrisie sidérante (un petit exemple : on entend régulièrement des politiques s'élever contre la fraude aux allocations, mais curieusement, l'ensemble de la fraude sociale couterait vingt fois moins d'argent que l'évasion fiscale... Bref, le coup classique du riche qui a neuf cookies et qui conseille au travailleur de la classe moyenne de se méfier du pauvre sans cookie car celui-ci va sûrement essayer de lui piquer son unique cookie).</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Tu ne m'apprends rien. Je n'accepte ni l'un ni l'autre. D'ailleurs à mon sens, l'évasion fiscale est l'un de nos plus gros cancers, et les riches profitent d'une faille béante : les nations s'entendent économiquement, favorisant les échanges, mais pas politiquement, utilisant le levier fiscal dans leur intérêt personnel immédiat au détriment de l'intérêt commun de long terme. J'adore l'Irlande sur le plan culturel mais il faut reconnaître que ce sont de parfait enculés sur le plan fiscal, pour donner un exemple. Mais au-delà du fait de le dénoncer, je m'informe continuellement de ce qui se passe sur ce sujet, j'essaye d'en comprendre toutes les facettes, comme ça, si j'ai l'occasion de pouvoir contribuer à y remédier, j'y serais le mieux préparé possible. Si la majorité des gens faisaient comme moi, à mon avis, on aurait davantage de chance de faire basculer les choses. N'oublions pas que la démocratie, c'est la tyrannie de la majorité. Si la majorité n'agit pas comme il faut, il ne se passe rien. Or je pense que si spontanément, les gens sont contre l'évasion fiscale (forcément, c'est facile, en plus c'est toujours plus confortable d'être contre, la gauche connaît ça par coeur), ce n'est pas l'un des problèmes prioritaires pour la majorité des gens qui pourraient changer les choses. Ici je parle surtout des citoyens dans les démocraties riches, le pauvre africain dans une dictature clanique qui cherche déjà à avoir de quoi manger, déjà je comprends que l'évasion fiscale ne soit pas sa préoccupation première mais en plus, il finirait bien vite en taule s'il devenait un peu trop véhément, dans le meilleur des cas.</span> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Nelbsia a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Quoi qu'il en soit, si la société impose à chaque individu de travailler sous prétexte qu'il le lui doit bien parce qu'il a profité depuis sa naissance de ce qu'a produit la société et qu'il en profite encore, j'aimerais rappeler à la société qu'aucun individu n'a demandé à naître, qu'aucun individu n'a signé un quelconque &quot;contrat social&quot; envers elle à sa naissance, et que si elle tient vraiment à éliminer tous ceux qui n'ont pas le courage de se rendre &quot;utile&quot; pour elle, qu'elle ait au moins la décence de rendre disponible pour tous un moyen de partir sans souffrir.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Bon... il n'est pas utile d'en arriver là, il faut simplement le faire mourir socialement, on en revient à l'image de l'ermite que j'évoquais dans mon post précédent, et qui a l'avantage d'être théoriquement mutuellement bénéfique au vrai paresseux puisque il ne meurt pas, il peut profiter de la vie pour... ne rien faire. Et il n'est plus une charge pour les autres. Cela évite aussi de s'auto-mutiler pour passer pour une personnes handicapée (et qui est, sur le plan moral, l'équivalent de chier une belle bouse sur ceux qui le sont malgré eux), comme tu l'évoquais.</span> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Nelbsia a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">L'ensemble des &quot;braves travailleurs&quot; eux-mêmes seraient sans doute plus &quot;utiles&quot; s'ils n'étaient pas maintenus de force dans des tâches aussi abrutissantes que chronophages par des élites désireuses de garder la foule sous contrôle en canalisant leur énergie et en formatant leurs mentalités. Si les gens sont persuadés que chacun doit travailler au moins 35 heures par semaine pour que la société fonctionne, c'est parce que les élites tiennent à ce qu'on y croie (leurs milliards et leur pouvoir en dépendent).</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Certainement le point que j'ai trouvé le plus intelligent dans ton commentaire, même s'il faut y remettre un peu d'ordre : ton argumentaire sur le complot franc-maçonnique mondial est légèrement vieillot tout de même. Je l'ai malgré tout gardé pour la fin car cela permet de revenir enfin sur la bonne cible :</span> <br /> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"><div align="center"><img src="https://i.imgur.com/hWH3EhT.jpg" border="0" alt="https://i.imgur.com/hWH3EhT.jpg"/></div></div> </div> </div> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Ah non pardon, lui ce n'est qu'une conséquence visible.</span> <br /> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"><div align="center"><img src="https://i.imgur.com/NKsHtfC.jpg" border="0" alt="https://i.imgur.com/NKsHtfC.jpg"/></div></div> </div> </div> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Ah, voilà. À partir de là, j'élargis le sujet... <br /> <br /> ... <br /> ... <br /> ... <br /> <br /> ...du moins était-ce le plan prévu avant de constater après 45 minutes de rédaction à me chauffer que ça commençait à être très très long en terme de pavé et que ça risquait de noyer le reste, or il ne faut pas brûler les étapes, on aura peut-être le moyen d'en parler plus tard. <br /> Peut-être simplement pour rebondir sur cette histoire de redistribution du travail que, si comme je le disais dans mon premier commentaire, un équilibre entre travail et loisir m'apparaît comme étant intéressant, ta réduction drastique n'est pas utopique en théorie, mais elle déséquilibre cette répartition travail-loisir qui me semble indispensable pour conserver un « cadre » commun. Par rapport aux grands méchants patrons, je ne suis pas convaincu qu'ils aient intérêts à nous faire « trop » bosser, certes la théorie de la réserve de chômeurs sert naturellement leur business, par contre, si les travailleurs bossent tellement qu'ils n'ont même plus le temps de consommer, le capitalisme ne risque pas d'apprécier. Mais bon, là je simplifie, c'est vrai. <br /> <br /> Pour le moment, deux phrases de conclusion semblent s'imposer : <span style="font-weight: bold">ne te trompe pas de cible</span> et <span style="font-weight: bold">pas de fausses excuses</span>, sinon, impossible de s'occuper des défaillances du système. Je ne fais ici que reprendre tes propres mots, que je partage :</span> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Nelbsia a écrit:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">il faut trouver comment résoudre tous ces problèmes à la fois de manière optimale</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> <span style="color: #2C75FF">Ça ne veut pas dire qu'un jour, on arrivera à changer les choses mais... on ne vit pas réellement pour réaliser ses rêves mais rêver nous fait vivre, pas vrai ?</span> <br /> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"><div align="center"><img src="https://i.imgur.com/ZWFxmuN.jpg" border="0" alt="https://i.imgur.com/ZWFxmuN.jpg"/></div></div> </div> </div> Fictions et textes http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9551 Icer Sun, 22 Nov 2020 19:30:23 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300628#300628 RE: [Fanfic] Ragnarök [Terminée] http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300627#300627 Deux mois plus tard (déjà !), il est peut-être temps que je pose un fin mot sur ce bazar. La rigueur habituelle quoi, même si je risque de répéter des choses du temps où je commentais chaque partie individuellement. Je regrette de ne pas avoir pu avoir un suivi régulier sur les dernières parties, à l’instar de <span style="font-style: italic">L’Échiquier</span>. <br /> <br /> Pour commencer, j’ai particulièrement apprécié cette lecture, toute objectivité gardée. Je mets cet état d’esprit sur le compte de l’achèvement de l’Un’Icer et le fait que je t’ai déjà adressé toutes les critiques (du moins fondamentales à mes yeux, et qui n’auraient pas eu d’intérêt à se répéter) qu’il y avait à faire ; plus ma compréhension globale de ta démarche et de ton <span style="font-style: italic">projet</span> d’écriture. <br /> Du coup, j’ai pu aborder cette lecture de manière assez décomplexée, sur le mode dit de <span style="font-style: italic">la der des der</span>. C’est sacrément agréable à adopter comme posture de lecture, même lorsque les combats impliquant des Pokémon s’étendent sur des kilomètres (c’est quand même le gars capable de décrire un simple environnement sur une page qui te le dit !). <br /> <br /> C’est assez marrant, parce que ce n’est pas nécessairement ta spécialité selon moi, mais je ne me vois pas aborder ce commentaire autrement que par le prisme des personnages et de leurs développements. Cela dit, c’est plus leur <span style="font-style: italic">continuité</span> par rapport aux textes antérieurs que je trouve intéressante. <br /> <br /> Pour le groupe des Perles, j’ai apprécié le fait que celles qui ont eu un gros temps d’antenne, finalement, sont celles qui n’en ont pas tellement eu sur le <span style="font-style: italic">Neith</span>. Hormis Christophe, qui fait partie du club très select des <span style="font-style: italic">chouchous du prof’</span> (avec Gladys, Senja et William), les <span style="font-style: italic">pop-stars</span> de là-bas se sont éclipsées au second plan (Thomas &amp; Gladys, même si cette dernière a eu son baroud d’honneur). <br /> Petite frustration néanmoins sur la perte du côté relationnel et sociologique, qui faisait la force du concept des Perles, et qui a été ici réduit au strict minimum. La partie 1 de cette fanfiction laissant entendre des évolutions dans les relations et personnalités depuis l’univers annexe 2, j’aurais été curieux de voir à quel point l’évolution s’était opérée. <br /> <br /> Une des démarches les plus réussies de <span style="font-style: italic">Ragnarök</span> pour moi, c’est la conclusion apportée pour 3 personnages en particulier : Senja, Ulrich et Hervé. À cause du nombre élevé de personnages, tu as nécessairement dû créer des personnalités <span style="font-style: italic">immobiles</span> (Odd, Mélody, et même Christophe, qui n’a plus vraiment bougé depuis la Partie I de <span style="font-style: italic">L’Échiquier</span>), ou passer plus synthétiquement sur d’autres (Gladys et Yumi), mais pour les quelques uns sur lesquels tu as pris le temps de t’attarder, c’est réussi je trouve. <br /> Comme je le disais plus haut, le développement des personnages n’est pas forcément la caractéristique de ton écriture. Je devrais plutôt dire le développement <span style="font-style: italic">direct</span>, tu as plutôt tendance à y aller subtilement et avec une certaine économie de mots sur le fond, plus que sur la forme (le Christophe de la Partie I, à nouveau). Dans tous les cas, pour les quelques rares <span style="font-style: italic">privilégiés</span> (pas tous des mâles blancs, merci M’Bala), ça rend bien. <br /> <br /> Senja est le plus simple des 3 cités à traiter. <span style="font-style: italic">L’Échiquier</span> constituant déjà son <span style="font-style: italic">heure de gloire</span>, où il est le personnage le plus travaillé de la partie II, <span style="font-style: italic">Ragnarök</span> conclue simplement sur son cas. Toutes ses séquences sont l’occasion de revenir sur les événements passés, avec le recul nécessaire pour les regarder en face. Finalement, ça ne fait que confirmer qu’il a retrouvé une forme d’équilibre, accentué par son retour à la vie civile. <br /> Ces petits passages rétrospectifs étaient plutôt sympathiques et ont participé à ancrer plus concrètement des points qui, jusque-là, n’avaient pas encore été mis en mots. Simple et efficace ! <br /> <br /> Côté Ulrich, cette fanfiction ne le fait pas spécifiquement évoluer, mais pointe du doigt le chemin qu’il a parcouru depuis le temps. Je ne sais pas si c’est intentionnel, mais il sacrément mis en valeur dans quasiment toutes les scènes où il intervient (performances de combat, leadership, interventions orales, IRL, relations sociales, etc), et par voie de fait, dans le texte tout entier. Même les textes écrits par des <span style="font-style: italic">fans</span> du personnage n’appuient pas autant sur la fibre positive, lui préférant la fibre dramatique (d’autant que ma mémoire de Référent puisse en attester). <br /> Je trouve ça marrant que des six Lyokô-guerriers originels, ce soit finalement Ulrich qui, en terme de développement, évolution et traitement purs, soit celui qui en ait le plus bénéficié. C’est d’autant plus amusant que tu le plaçais sur le deuxième échelon d’importance dans le topic de l’Un’Icer, plaçant Jérémie et William devant. <br /> <br /> Petit aparté sur Jérémie et William, qui va me permettre de m’expliquer ce fameux classement. En fait, leur importance est scénaristique, non pas narrative. Ils sont soit au centre, soient proche du centre des enjeux et intrigues des textes, contrairement aux autres (même si en deuxième moitié de Partie II pour <span style="font-style: italic">L’Échiquier</span>, plus tellement). Narrativement, finalement, leurs cas auront été moins élaborés que pour Ulrich (bien que William ait quand même droit à un peu de détail dans la Partie I, pas forcément aux niveaux attendus, mais l’effort est là), en particulier dans cette fanfiction-là. Ce qui explique, qu’en définitive, Ulrich les surpasse sur ce point. <br /> <br /> Le mot-clé pour qualifier Ulrich : maturité. Sa petite pensée en hommage à William cristallise assez bien à quel point il a changé là-dessus. D’ailleurs, c’est assez ironique selon moi qu’il qualifie William de meilleur Lyokô-guerrier au vu des performances qu’il a effectuées lui-même durant <span style="font-style: italic">Ragnarök</span>, là où Dunbar, privé de l’avatar qui a fait sa légende dans l’Un’Icer, ne m’a pas semblé si redoutable que ça. <br /> En tout cas, pour la dernière fois, j’ai beaucoup aimé ton Ulrich. Il est probablement un de mes personnages préférés de tes textes, tous confondus. <br /> <br /> Reste Hervé. Il est plus simple à traiter, puisque l’essentiel de sa dernière évolution s’effectue lors des parties VIII et IX. Je dirais que c’est à la fois dans la continuité de tout ce qui a été construit autour de lui jusque-ici, avec une seule nuance : pour la première fois, Hervé ne fait pas quelque chose seulement pour les autres, mais aussi en partie pour lui-même (de façon plus « égoïste » j’entends). C’est peut-être ce dont il avait besoin pour avancer : se soucier/faire des choses uniquement dans l’intérêt d’autrui, c’est cool, mais il ne faut non plus complètement se décentrer de soi-même. <br /> À l’instar d’Ulrich, c’est surtout le positif qui aura été pointé autour de lui, faisant de lui un personnage qui m’apparaît aussi sympathique que cool. <br /> <br /> J’ai traité ces 3 personnages parce qu’ils me paraissaient les plus incontournables, mais j’aurais pu y ajouter un 4ème : Jérémie. Seulement, j’ai quand même une dernière frustration avec lui dans <span style="font-style: italic">Ragnarök</span>, ce qui, contrairement aux précédents, laisse encore son cas inachevé. <br /> <br /> Je te rassure, ce n’est pas son plan et ses agissements douteux (surtout le Neith’oyage, mais je présume qu’il voulait réduire la liste de ses poursuivants potentiels une fois démasqué) dans ce texte qui m’ont interpellé. Au contraire, j’adhère à ta démarche visant à ne pas révéler les plans de l’antagoniste, et les quelques pistes de réflexion laissées dans la partie IX sont satisfaisantes. <br /> En revanche je pensais tout de même que tu finirais par revenir sur les raisons du changement de Jérémie. Après tout, Ulrich/Odd/Yumi y réfléchissent dans les premières parties (en faisant la synthèse de tout ce qu’on avait jusque-là), et il y a un ou deux indices supplémentaires par la suite (« Gros caramel mou »). Je me figurais qu’ils tenteraient au moins de formuler une hypothèse conclusive là-dessus (même si avec la mort de William, osef c’est un fdp), parce qu’en l’état, on reste sur « Aelita lui a faite à l’envers, il a vrillé ». D’ailleurs ça reste très suspect parce d’un côté, lorsque c’est évoqué dans l’Un’Icer, Jérémie fait genre que la raison de sa scission idéologique n’est pas Aelita, mais derrière, des éléments tendent tout de même à faire le lien avec cette affaire de fille (la rancœur et les paroles adressées à William surtout, et « Gros caramel mou » encore). Finalement, ça laisse le personnage de Belpois en suspens à la fin, sans vraiment de piste supplémentaire sur son évolution, contrairement à ce que tu exposes sur ses plans et agissements virtuels. C’est un peu décevant, et je serais quand même très curieux d’avoir ton point de vue ou à défaut plus d’éléments de réflexion sur ce point. <br /> <br /> Faisons sortir des parenthèses la mort de William : peut-être un des éléments les plus prévisibles de tout l’Un’Icer, mais que je trouve particulièrement ironique avec le recul. Aelita, de base partie (hypocritiquement bien sûr) pour tenter de libérer William de Xana, n’aura en définitive réussi à accomplir qu’une chose : un début de rancœur chez Jérémie (même si c’est <span style="font-style: italic">l’explication de l’esprit étriqué qui ne veut rien voir</span>), avec les conséquences qu’on connaît. <br /> <br /> Autrement, pour revenir sur des considérations scénaristiques, j’ai trouvé assez marrant le fin mot entre Xana, qui ne s’en sort pas non plus les mains dans les poches et écope d’un <span style="font-style: italic">ennemi héréditaire</span>. Peut-être espérais-je aussi un peu plus d’éclaircissements sur certaines mécaniques des mondes parallèles (notamment le fameux « Univers Central » aperçu dans <span style="font-style: italic">L’Échiquier</span>, que je pensais être une sorte de hub entre les différentes réalités, mais vu que le portail les fait passer directement dans un autre monde...). <br /> L’introduction et le développement de Spi2aetus était plutôt bien dosé je trouve, tout en permettant d’enfin recouper les différentes pièces du puzzle (<span style="font-style: italic">Griphus</span>, tu es décidément un maître des références). Le décalage entre le ressenti vis-à-vis de ce groupuscule invisible (le fait qu’ils sont au courant pour l’usine et les Lyokô-guerriers) et ce qu’il en est vraiment (notamment leur ignorance du retour vers le passé) était habile. D’ailleurs, c’est drôle que ce soit Hervé, un Lyokô-guerrier, qui règle le souci avec eux en définitive alors que c’était originellement à Senja [Blanc] de le faire. On va dire que c’était un échange de bons procédés, vu qu’il est allé au contact de Jérémie <span style="font-style: italic">en personne</span>. <br /> <br /> <br /> Je pense avoir tout dit, du moins tout ce qui me vient à l’esprit deux mois plus tard et sans trop de relecture. J’aurais vraiment préféré avoir l’occasion de commenter chaque partie individuellement (et détruire ta syntaxe), mais les choses ne se déroulent pas forcément comme on l’entend. <span style="font-style: italic">Qu’est-ce que tu en dis toi, Belpois?</span> <br /> <br /> Allez, bravo à toi, t'as fait de l'excellent travail enfoiré. Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9508 Zéphyr Sat, 21 Nov 2020 11:36:45 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300627#300627 RE: [One-Shot] Vomir des larmes http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300626#300626 </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Désolé si j'ai mis du temps à répondre, chaque fois que je finissais un morceau de réponse un nouveau post était apparu. C'est bien la dernière fois que je m'autorise à poster un OS subversif sur un coup de tête.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> Ne te blâme pas lorsque tu déposes un topic intéressant sur la table. Quitte à prendre des baffes, au moins tu auras capté l'intérêt de plusieurs personnes et ils ont écrit quelques pavés pour démontrer leur intérêt pour ton point de vue. <br /> <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"></span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Pas qu'un peu. <br /> <br /> Et étant donné que : <br /> <br /> -1) être victime de ce problème implique de subir un harcèlement (de la part de ses proches et de la société) : lorsqu'on ne supporte pas de travailler, on est automatiquement &quot;mal vu&quot;, stigmatisé, culpabilisé et rabaissé... alors qu'on n'a pas choisi d'être comme ça. <br /> <br /> -2) ce problème est &quot;invisible&quot; : tout le monde déteste plus ou moins le travail mais travaille quand même, donc personne ne conçoit que certaines personnes soient carrément incapables de supporter d'effectuer un travail (au quotidien comme à long terme), d'ailleurs je ne sais même pas s'il existe un terme spécifique pour désigner ce problème et les personnes qui en souffrent (j'emploie &quot;paresse&quot; pour qu'on voie l'idée générale, mais c'est encore trop loin du sujet exact) <br /> <br /> -3) personne d'autre ne semble aborder ce problème (en tout cas pas avec un degré de paresse aussi handicapant), hormis en l'évoquant de loin avec humour ou dérision (la chanson &quot;Assedic&quot; par Les Escrocs en 1994, la chanson &quot;Sois fainéant&quot; par Coluche), jamais sur un ton sérieux.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> Je commence à voir le contexte du problème. <br /> En soit, tu n'as pas tort dans le cas où la personne déteste son travail. Mais tout le monde doit-il haïr son travail ? Certaines personnes sont passionnées par leur travail. Elles ne cherchent pas un meilleur salaire, ni une meilleure location de travail, ni d'autres collègues de travail : elles restent là où elles sont car elles adorent leur travail. <br /> De ce point de départ, la paresse n'est pas envisageable parce que ces personnes ont trouvé leur vocation. C'est un peu le principe même de l'orientation scolaire (avec malheureusement ses nombreux défauts). Si une personne est trop paresseuse pour travailler, de là à la rendre malade, je ne pointerai pas du doigt une paresse maladive, plutôt un choix de travail non adéquat à la personne. <br /> Chaque personne sur Terre a quelque chose qui le/la motive : un hobby, une personne, un sport, un thème, ... Le but est de trouver cette <span style="font-style: italic">driving force</span>. <br /> Si je dois considérer, dans l'hypothèse légèrement improbable, qu'une personne n'est motivé(e) par rien, est apathique à bien des égards, le problème ne relève plus de la paresse selon moi, mais de quelque chose de plus profond. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Je suis pour ma part assez certain que l'orientation sexuelle d'une personne peut changer au cours du temps (de nombreux témoignages vont dans ce sens)</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> Je vais encore citer la science, mais bon, je n'y peux rien, j'étudie là-dedans. <br /> L'orientation sexuelle n'est pas un choix selon les découvertes de la dernière décennie. En effet, l'orientation sexuelle d'un personne est déterminée lors de la grossesse de la mère lors de la formation de la zone cérébrale influencée par quantité d'hormones environnantes. <br /> De là, les scientifiques ont spéculé que le changement de l'orientation sexuelle d'une personne est tout simplement la réalisation de la véritable orientation sexuelle que la personne &quot;devait avoir&quot;. <br /> <br /> <span style="font-style: italic">Donc pour les personnes qui ne supportent pas de travailler, cela revient à : &quot;travaille quand même, ou crève&quot;.</span> <br /> <br /> Non, ce n'est pas mon propos. Je veux dire que les personnes qui ne souhaitent pas travailler n'ont pas réussi à trouver leur voie. Cela revient à mon premier argument de ce message. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">&quot;si tu ne veux ni travailler ni te suicider, tu peux toujours te couper les bras et les jambes pour être pris en charge en tant qu'handicapé&quot;</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> Je n'aurai personnellement pas assez de courage pour faire cela. Je doute qu'il y ait beaucoup de personnes paresseuses capables de le faire également. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Ah oui, les gens qui charbonnent toute leur vie et qui, une fois à la retraite, s'ennuient. <br /> Pourtant ils n'avaient même pas un travail gratifiant ou créatif. <br /> Ils bossaient à l'usine, ou dans un bureau pour les mieux lotis. <br /> <br /> Tu considères que leur existence prouve que l'humain a été &quot;conçu par la nature pour travailler&quot;.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> Pardonnes ma formulation, elle est inadéquate. L'être humain est fait pour être actif, et non inactif. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">hormis à quelques acharnés qui y investissent des efforts colossaux pour pouvoir en vivre <br /> </td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> C'est cela même. Ces personnes ont trouvé leur voie et ne regrettent pas leur décision. Ceux qui aiment peindre ne seront pas paresseux à travailler dans ce domaine, ceux appréciant le football peuvent trouver un travail dans ce sport (et pas forcément en tant que joueur sportif), ... Trouver sa vocation et s'y investir n'est pas toujours facile mais la motivation est toujours là et la paresse est, par conséquent, loin derrière. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Je doute même que le progrès ralentisse en cas de disparition du travail humain : le progrès ne sera plus &quot;poussé au cul&quot; à l'image des chercheurs pressés par ceux qui financent leurs laboratoires, mais bien le résultat des recherches menées par de vrais passionnés de science libérés de toute contrainte liée au travail (horaires, rapports, conférences...).</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> C'est déjà le cas pour les passionnés. J'ai discuté avec des stagiaires et des chercheurs. Passer la journée et une partie de la soirée au labo reste un hobby pour eux. Leur passion leur permet également de convaincre les sources de financement. Le monde de la recherche n'est pourtant pas rose, j'en suis conscient. Mais il y a aussi la place pour les passionnés aujourd'hui. Il n'est pas nécessaire d'attendre demain où le travail &quot;obligatoire&quot; aura disparu. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Quant à la Matrice, je suis persuadé que parmi les nombreux messages (ou interprétations) du film, l'un nous explique justement que notre &quot;belle illusion à laquelle on s'accroche pour ne pas regarder la réalité en face&quot; consiste notamment à s'accrocher à son &quot;petit train de vie moderne&quot; (= à son travail) en se persuadant qu'on dispose là d'une situation confortable (d'ailleurs on nous rappelle régulièrement qu'on a &quot;de la chance de travailler&quot;), mais on reste alors aveugle à la vérité : le travail reste une forme d'esclavage moderne grâce auquel la minorité nous tient en laisse sous prétexte qu'on ne pourrait pas se passer du travail.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> Justement, tu cites la Matrice. Si tu te souviens bien, l'Architecte mentionne également que seule une fraction des humains enfermés dans la Matrice souhaitent réellement sortir. Cela signifie que la majorité d'entre eux préfèreraient y rester. N'est pas là le signe que l'être humain préfèrera l'illusion à la réalité ? Si tu es plus heureux dans une illusion et que tu peux y rester toute ta vie, voudras-tu vraiment ruiner ton bonheur pour obtenir une vérité bien crue ?</div> </div> </div> Fictions et textes http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9551 Youka Wed, 18 Nov 2020 09:05:57 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300626#300626 RE: [One-shot] Transmission http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300625#300625 </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Je ne sais pas si tu laisseras un message pour me répondre, mais je croise les doigts !</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> <br /> Mieux vaut tard que jamais <img src="images/smiles/icon_mrgreen.gif" alt="Mr. Green" border="0" /> Tout d'abord, je tiens à m'excuser pour le délai : si je répondais d'office en fanfic au moment de poster un nouveau chapitre, je n'avais pas encore pris le temps de répondre à chaque OS donc je vais essayer de me rattraper maintenant que j'ai un peu de temps avec ce confinement <img src="images/smiles/icon_wink.gif" alt="Wink" border="0" /> Et puis, j'ai plus de recul sur la réception d'un texte en laissant les mois s'écouler : je trouve cela moins introspectif dans mon cas de réagir à chaud. <br /> <br /> Zéphyr <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Début de transmission_</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> Coucou Zeph, je m'excuse également auprès de toi car tu m'as laissé pas mal de coms et pareil en OS je m'y mets seulement : j'espère t'éclaircir sinon n'hésite pas si un doute subsiste, je checke souvent mes mp. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Qui a dit gauchiste ?</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> Il semblerait que je commence à avoir cette réputation effectivement <img src="images/smiles/icon_razz.gif" alt="Razz" border="0" /> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">C’est là que le bât blesse à mes yeux : ce qui va bien rouler dans un texte au long cours ne fonctionnera pas nécessairement dans un format court comme celui-ci. Dans tes fanfictions longues, les développements thématiques/engagés s’entremêlent à d’autres types de développements – scénario, intrigues, psychologie, personnages, vie quotidienne – ce qui permet de proposer un contenu plus complexe et riche.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> Je suis assez d'accord. En fait, j'ai l'impression que pas mal d'auteurs ici ont commencé par des OS - ou du moins en ont fait à leurs débuts - et moi je fonctionne assez au pageturner, à la mécanique de la fanfic que j'ai pratiqué pas mal avant de me lancer dans les textes courts. Je pense peut-être une fois me lancer dans un OS plus long comme <span style="font-style: italic">Astérisme</span> pour voir ce que ma plume pourrait donner sous ce format. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Plus important, à mes yeux une fois encore, il manque le ou les éléments qui me feraient me dire que ce texte n’aurait pas été tel qu’il est si les personnages n’avaient pas été Odd et Sam. Il y a une certaine interchangeabilité qui se dégage au niveau du choix du casting (peut-être pour souligner que ce type de situation peut arriver à tout le monde, si je voulais extrapoler)</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> Tout d'abord, ta parenthèse n'est pas infondée <img src="images/smiles/icon_wink.gif" alt="Wink" border="0" /> Si je suis assez d'accord sur cette critique pour pas mal de mes OS, ici je trouve que la &quot;situation future&quot; de Odd et Sam (surtout cette dernière) n'est pas si étonnante. On la voit déjà mal embarquée dans CL, si c'est Yumi qui avait fait tout d'un coup toutes les conneries de ce texte c'est vrai qu'il aurait fallu plus le justifier. Pour ce qui est de cette remarque en général, je suppose que cela vient aussi de mon expérience de lecture qui m'a poussé à forcer le trait d'un défaut peu souvent souligné ou subvertir carrément un personnage car on a vu beaucoup de Jérémie en parfait informaticien, Yumi en L, etc. C'est d'ailleurs pour cela aussi que dans <span style="font-style: italic">Oblitération</span> les deux personnages cités ont un caractère différent que celui qu'on peut leur retrouver dans CL. Plutôt que de verser dans certains caractères plus logiques mais éculés en fanfic, il est vrai que j'ai parfois tendance à les reconceptualiser à ma sauce pour faire vivre une expérience de lecture différente. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">En général, j’ai la critique plus facile sur les fanfictions que les OS</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> Eh ben, avec moi c'est l'inverse : tout arrive <img src="images/smiles/icon_mrgreen.gif" alt="Mr. Green" border="0" /> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Fin de transmission_</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> Au plaisir de dialoguer avec toi, tes remarques m'aident à progresser ! Même si j'ai l'air obstiné comme un cube, j'ouvre quand même mes écoutilles et, quitte à essayer de nouvelles choses, autant tendre de temps à autre vers ce qu'on me conseille.</div> </div> </div> <br /> <br /> Youka <br /> <div> <div class="spoiler"> <span style="float:left;">Spoiler</span> <input type="button" value="Voir" style="width:80px;font-size:10px;margin:0px;padding:0px;" onclick="if (this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display != '') { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = '';this.innerText = ''; this.value = 'Cacher'; } else { this.parentNode.parentNode.getElementsByTagName('div')[1].getElementsByTagName('div')[0].style.display = 'none'; this.value = 'Voir';}"> </div> <div> <div class="spoiler_visible" style="display: none;"> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Je crois qu'il s'agit du seul passage qui informe le lecture que ce texte parle d'un LG. En dehors de cela, Sam pourrait être en couple avec n'importe quel autre garcon de Kadic. Était-ce volontaire ?</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> De fait, Sam est plus marquée dans son caractère que son acolyte. Je pense aussi que, sous l'effet de tout ce qu'il consomme (car oui, tous les torts ne sont pas à sa compagne), la personnalité d'Odd telle qu'on l'a connu s'est effacée avec le temps. Quand on l'entend parler et raconter sa - pitoyable - vie, il n'est clairement plus le même... sauf dans ses travers de tout concéder à sa chère et tendre. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Néanmoins, difficile d’être empathique envers le narrateur lorsqu'on peine à l'identifier.</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> Je comprends le sentiment et désolé si ça a endommagé ta lecture. Je dois avouer que le &quot;je&quot; était aussi le reflet du lecteur et je voulais que tout un chacun puisse se mettre un maximum à la place du partenaire de Sam. <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Cela signifie t-il que l’arrêt de la boisson est corrélé à l'abandon de la raison qui nous pousse à boire ? Nous devons changer notre identité lors de cette décision ?</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> C'est effectivement cela que veut faire comprendre le narrateur mais, selon moi et plus que tout, la phrase importante de la fin est celle-ci : &quot;Boire est facile, et je ne suis pas une personne facile à aimer.&quot; On dit toujours que l'alcoolique a tous les torts, parfois on lui trouve des circonstances atténuantes mais quand on dit qu'une situation a poussé quelqu'un dans ce poison, on ne peut s'empêcher de penser qu'il n'avait peut-être pas un mental assez fort. Mais comment faire pour vivre avec quelqu'un qui vous trompe pendant tant d'années alors qu'on est éperdument amoureux de la personne ? Sur cela aussi, il faut méditer : on connaît Odd et ses travers également. Et, parfois, on verse dans des démons encore plus graves en ne buvant pas car l'alcool peut anesthésier aussi d'autres obsessions destructrices <img src="images/smiles/icon_neutral.gif" alt="Neutral" border="0" /> <br /> <br /> </span> <table width="90%" cellspacing="1" cellpadding="3" border="0" align="center"> <tr> <td><span class="genmed"><b>Citation:</b></span></td> </tr> <tr> <td class="quote">Je ne sais pas si tu laisseras un message pour me répondre, mais je croise les doigts !</td> </tr> </table> <span class="postbody"> <br /> Du coup, souhait exaucé ! Merci pour ton commentaire Youka <img src="images/smiles/icon_wink.gif" alt="Wink" border="0" /></div> </div> </div> Fanfictions Code Lyoko http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9503 Minho Mon, 16 Nov 2020 16:58:43 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300625#300625 [One-Shot] Réparer les vivants http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300624#300624 <div align="center"><span style="font-weight: bold">REPARER LES VIVANTS</span></div> <br /> <br /> <div align="center"><img src="https://zupimages.net/up/20/47/j9ub.png" border="0" alt="https://zupimages.net/up/20/47/j9ub.png"/></div> <br /> <br /> Le suspect est entré dans la pièce avec un air blagueur et serein. Il s’est docilement laissé mener par le policier, qui l’a finalement obligé à s’asseoir et qui est sorti en fermant la porte derrière lui sans dire un mot. Une fois seule, notre fripouille a mis les mains sur la table, et avec les doigts tapotant sur sa main gauche, semblant suivre le rythme d’une chanson quelconque. Dans le même temps, il regardait attentivement les murs et les coins de la salle, non sans quelque inquiétude naissante qu’il tentait de dissimuler derrière ses sourires succincts et assurés. La « loge » était moins lugubre qu’il ne l’aurait imaginé : la lumière n’agonisait pas dans une ampoule défectueuse et ne concentrait pas toute sa puissance au-dessus de la table pour laisser l’obscurité danser autour. Au contraire, la clarté était totale, presque chaleureuse et le sol au matériau réfléchissant était d’une propreté suspecte, rien à voir avec la porcherie des rues : même ses semelles ne l’avaient pas gâté. Sur un des murs tapait la trotteuse et notre salaud avait donc l’occasion de s’apercevoir que l’attente était objectivement longue et qu’il serait à peine déplacé de considérer malsain de la part de la police de faire attendre ses invités de la sorte, sans boisson chaude ni quatre-heure. Il prenait le temps de chantonner, de siffler assez justement quelques classiques, et de se contempler dans le miroir sans tain (car la réalité recèle quelques clichés). Il ressemblait à ce qu’on lui reprochait d’être, et n’était pas si moche pour un condamné en devenir (c’est bête du coup, il aurait pu vivre une vie de privilégié), même avec ce bandeau à l’œil gauche, qui ne prêchait pas son innocence. De temps en temps il manifestait son ennui par un soupir franchement exagéré ajouté à un croisement de bras exaspéré. À coup sûr, il faisait défiler dans son imagination les différents moyens qu’il pourrait déployer pour répondre aux questions sans se compromettre, et par là il ne faut pas entendre qu’il essayerait de se sauver, non ! C’était peine perdue ; tout le monde dans les médias était persuadé de son implication, même si lui pensait que l’affaire qui se jouait là n’était qu’une formalité et une excuse pour le faire couler définitivement avec sa petite coalition de hippies modernes. A ce stade, seul un imbécile pouvait encore espérer s’en sortir sans un miracle. Un imbécile heureux. Ce jour-là, son but était plutôt de raconter pépère comment il en était arrivé là, sans mentir, car cela l’aurait desservi ; mais, au fond, peut-être priait-il le ciel que l’inspecteur, qui avait déjà eu l’audace de le faire poiroter ainsi, se sente suffisamment cinglé - voire assez humain - pour assommer ou soudoyer les voyeurs, qui se gausseraient dans l’invisibilité du miroir, et pour le libérer discrètement. Car il était comme ça, notre antihéros : c’était un rêveur - vous le verrez plus loin - qui avait eu la mauvaise idée de fonder un grand espoir en l’Homme. <br /> Dans d’autres circonstances, sans doute aurais-je applaudi ce mental d’acier et cette bêtise, mais compte tenu de sa propension à enquiquiner la société, ça ne se faisait pas (et ne saurait pas plus se faire aujourd’hui puisque j’ai les deux mains sur le clavier). Finalement, il a entendu son sauveur lui venir en aide : la porte s’est ouverte et les bottines claquaient sur le sol impeccable. Cependant, j’avoue déplorer la clarté absolue de la pièce, qui m’empêche de ménager le suspense auprès de mes lecteurs. Imaginez : j’aurais pu faire deviner progressivement la silhouette de l’inspecteur américain, le contour de sa cigarette tout juste entamée pour finalement totalement exposer, à la lumière d’une vieille ampoule, les pigments de son pardessus beige, de ses cernes bleu indigo et de sa chevelure brune ébouriffée. Mais je ne voudrais pas mentir ; l’inspecteur, égyptien, était chauve, non-fumeur, vêtu d’un pull en laine, et, chaque nuit, trouvait sans peine ses huit heures de sommeil. Il est vrai que les stéréotypes de fiction, ce n’était pas ma tasse de thé. En revanche, ce que le jeune inspecteur que j’étais adorait, c’était déstabiliser son interlocuteur. A quoi tu penses, Suzanne ? La question que j’ai posée le plus souvent pendant notre mariage, même si ce n’était pas à haute voix, même si ce n’était pas à la personne qui aurait pu y répondre. Je suppose que ces questions jettent une ombre funeste sur tous les mariages : A quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’un à l’autre ? Qu’allons-nous faire ? Quelle étrange impression que le couple, qui finit immanquablement par nous faire sentir seuls à deux. Mais bon, faut bien une meuf pour se dégorger le poireau. <br /> <br /> <span style="font-style: italic">The feeling that you're giving really drives me crazy <br /> You don't have a player about to choke <br /> I was at a loss of words first time that we spoke <br /> You looking for a girl that'll treat you right <br /> You looking for her in the daytime, with the light <br /> You might be the type if I play my cards right <br /> I'll find out by the end of the night</span> <br /> J’avais fait mariner le saligaud deux bonnes heures dans cette pièce exiguë avec cette musique en boucle, une technique qui avait fait ses preuves avec des cas précédents, mais qui ne semblait pas avoir été probante cette fois-là, du moins pas en apparence : quand il m’a vu, il était tout sourire et ne semblait pas avoir l’envie de m’adresser quelque reproche concernant mon retard, délibéré. Il était même agréable et poli, mais je me dis toujours aujourd’hui que les plus gros tordus le sont. Revenons à la chanson. Moi aussi, je l’avais entendue. Des journées entières. Pour me forcer à arrêter de bouffer, pour être « désirable » selon les canons de la société. Même un cochon ne veut pas de mon gras selon mes petits camarades de primaire. <br /> <br /> <span style="font-style: italic">Roses are red, some diamonds are blue <br /> Chivalry is dead, but you're still kinda cute <br /> Hey! I can't keep my mind off you <br /> Where you at, do you mind if I come through? <br /> I'm out of this world, come with me to my planet <br /> Get you on my level, do you think that you can handle it? </span> <br /> Je suis en thérapie pour mon trouble de l’alimentation depuis environ trois ans maintenant, dont deux en centre fermé. Il m'a fallu beaucoup de temps pour prendre mon trouble de l'alimentation au sérieux. Je me suis toujours dit d'arrêter de me plaindre, que c'était de ma faute si j'étais gros et que j'avais une relation si difficile avec la nourriture. Je suis vraiment content d’être finalement allé en thérapie. <br /> <br /> Mais il y a encore des obstacles. Personnellement, j’aime beaucoup la positivité corporelle : j’essaie d’accepter mon corps tel qu’il est et j’abandonne l’idée que je dois perdre du poids, quoi qu’il arrive. Mais les médecins diront des choses comme: « Dès que vous arrêterez de manger de façon excessive, vous commencerez à perdre du poids. » C’est difficile pour moi d’entendre ces conneries car je ne veux pas me promener avec de faux espoirs et, surtout, je veux arrêter d’être si obsédé par la perte de poids. Tout ce que ces propos font, c'est déclencher des pensées profondément enracinées et malsaines associées à mon trouble de l'alimentation. <br /> <br /> Ils ne réalisent pas que j'ai passé toute ma vie à essayer d'être aussi maigre que possible - comme des gens qui se rétablissent parce qu'ils sont en fait trop maigres. Pendant des années, j'ai limité mon alimentation et je passais par des phases où je mangeais à peine, même si vous ne pouviez pas le dire en me regardant. <br /> <br /> Les gens pensent que seules les personnes maigres ont besoin de soins de qualité. Vous pouvez même dire que les salles de thérapie sont destinées aux personnes maigres: les chaises sont trop étroites pour les personnes grasses et ont des accoudoirs. J'ai même dû remplir un questionnaire qui me demandait si je me sentais gros. J'ai pensé: « Je le suis », être gros n’est pas un sentiment, c’est une bénédiction pour certains, une malédiction pour ceux qui veulent bien le croire. Quand j'étais adolescent, j'ai traversé des cycles d'alimentation restrictive, de frénésie alimentaire et d'exercice excessif de par mon métier. Une fois que j'ai commencé la thérapie dans cette clinique spéciale pour les personnes souffrant de troubles de l'alimentation, ils m'ont diagnostiqué une hyperphagie boulimique. Quand j'ai rompu avec Yolande et perdu soudainement un peu de poids, les médecins ont pensé qu'il se passait peut-être autre chose. One day u’re fat, the other a ‘skeleton’. Cela a conduit au diagnostic d'anorexie atypique, ce qui signifie que vous cochez toutes les cases pour l'anorexie, sauf l'insuffisance pondérale. Mes comportements destructeurs et malsains - comme restreindre la nourriture et faire de l'exercice excessivement - se sont avérés être les choses que nous encourageons les personnes grasses à faire. La thérapie de groupe était difficile. J'étais la seule grosse personne du groupe et j'avais l'impression que ma silhouette était le cauchemar vivant de chaque personne dans la pièce. Aucun de mes thérapeutes ne m'a demandé ce que cela faisait. Des brindilles et une branche, des merguez et une saucisse de campagne. Six mois plus tard, j'ai commencé une thérapie individuelle - heureusement mon thérapeute et moi nous sommes connectés. Mais il y avait encore des défis. Ils m'ont fait monter sur une balance une fois par semaine, par exemple, dans le cadre du programme. L'idée est de développer une attitude plus neutre à l'égard du nombre sur l'échelle, mais cela a simplement déclenché des pensées malsaines sur les régimes. J’ai mentionné à plusieurs reprises que je ne voulais pas monter sur la balance, parce que l’effet que cela avait sur moi était si grave qu’il a empêché mon rétablissement. Ils m'ont dit que les règles sont des règles pour une raison. <br /> Cela m'a finalement amené à arrêter la thérapie plus tôt. Mais j’ai aussi senti que j’avais guéri de mon trouble de l’alimentation. Quand je suis parti, l’équipe de thérapie m'a dit qu’elle s’inquiétait pour ma santé, car j’avais pris du poids. Mais cela me paraissait parfaitement logique: pour la première fois depuis des années, j'avais commencé à manger normalement. <br /> Lors d'une de nos dernières séances, ma thérapeute a soudainement commencé à parler des risques pour la santé associés à l'obésité, même si elle savait à quel point c'était déclencheur pour moi. J'étais tellement bouleversé que le sentiment de sécurité et de bonheur lié à mon rétablissement a été effacé. C'est ce qui arrive lorsque les soignants utilisent un modèle unique conçu pour les personnes minces. <br /> Adolescent, j'utilisais secrètement mon argent de poche pour acheter de la nourriture - principalement des bonbons - pour manger en secret. Quand j'ai atteint la puberté, j'ai parfois traversé des phases où je mangeais à peine, mais je n'ai jamais réussi à maintenir ça. Alors au début de la vingtaine, j'ai commencé à utiliser des drogues et des laxatifs pour supprimer mon appétit. Je n’aimais pas manger devant les autres, donc je n’aurais pas beaucoup mangé quand j’allais dîner avec des amis, puis je me gavais le visage dès que je rentrais à la maison. Mon poids a incroyablement fluctué et j'ai toujours voulu être plus mince. C'était destructeur. Aujourd’hui, je dis juste « Je préfère ne pas en parler ». Et j’essaie tant bien que mal de me concentrer sur ce taf de justicier. <br /> Revenons au dossier en cours. Cette affaire, plus qu’une petite enquête de province qui n’intéressait personne, concernait en réalité le pays tout entier, en raison de sa médiatisation et de la dimension politique qu’elle revêtait. Il fallait donc la classer au plus vite. Je devais le faire avouer coûte que coûte. On m’avait donné carte blanche sur ce coup, en me prévenant que ce serait sans doute l’interrogatoire le plus risqué de ma carrière et le suspect, le plus imprévisible de tous ; je devais me préparer assidûment et sans doute revoir mes techniques d’interrogatoire. Je ne pouvais pas me permettre d’enchaîner les écueils, et il était important que, le cas échéant, la première erreur ne vienne ni entacher mon professionnalisme ni me troubler un tant soit peu. Ainsi, je gardais mon calme sans penser aux deux heures qui venaient de passer, durant lesquels je l’avais observé de derrière le miroir sans pouvoir déceler la moindre information significative sur son comportement. Tout juste appréhendait-il l’entrevue comme tout citoyen lambda le ferait, un peu ennuyé du retard, curieux et indécis sur le fait de devoir ou non faire la réflexion. Nous nous sommes retrouvés tous deux assis l’un en face de l’autre et je lui ai dicté ses droits et autres bagatelles formelles. <br /> J’ai commencé par la question qui me semblait la plus évidente : <br /> — Savez-vous pourquoi vous êtes ici ou dois-je vous le rappeler ? <br /> — Je suis au courant, monsieur. Hany Sleiman a enlevé la petite Shadya, aujourd’hui introuvable. Je suis suspect en raison de mes accointances passées avec le criminel, qui a été abattu lorsqu’il a résisté à l’arrestation en provoquant une fusillade. L’unique semblant de preuve qui existe me reliant à cette affaire serait une lettre, prétendument signée de ma main, dans laquelle je le sommerais de commettre le méfait. Mais avez-vous jamais vu ce document ? Il y a aussi le témoignage d’Haytham Atiyeh, un ami à moi, à qui je pardonne d’avoir menti - il avait sans doute ses raisons - qui certifie m’avoir vu rôder non loin de la demeure de la jeune fille, quelques jours avant l’enlèvement. <br /> — Vous semblez en savoir beaucoup pour une personne qui s’est prétendue étrangère à toute cette affaire pendant son trajet jusqu’ici. <br /> — Je vous l’ai dit : je n’ai rien à cacher et ne veux pas mentir. J’ai eu ces informations de quelques membres de ma communauté, qui en ont eu vent. <br /> — Oui, c’était une remarque déplacée, vous deviez être au courant de toute façon. Dites-moi, quelles étaient vos relations avec monsieur Sleiman ? <br /> — Il faisait partie de notre groupe, a-t-il dit, mais il l’a quitté il y a maintenant deux ans. Monsieur Sleiman - Isaac, comme nous l’appelions à l’époque - a été écarté de la fratrie en raison de ses excès de colère ponctuels. Il lui arrivait de devenir incontrôlable. Cela nous a profondément blessés de le mettre au ban, mais c’était pour un mieux. <br /> Il parlait bien ; dans une prosodie sans coupe grossière, et sans que sa langue fourche. Depuis le début de l’interrogatoire, il avait la main droite posée sur la main gauche, et pour écouter mes questions, il déviait le regard, orientait légèrement la tête vers la gauche et la penchait en avant, tout en portant le haut de son corps vers moi. <br /> <br /> — Quand est-ce que vous avez vu Sleiman pour la dernière fois ? <br /> — Nous n’avons pas repris contact depuis son départ, a-t-il assuré. Croyez-moi, je n’ai aucune raison de mentir. La communauté a été dissoute en raison de cet incident, je n’ai plus rien à sauver sinon la vérité, mais il y a de grandes chances que la justice la torde en trouvant tous les liens, aussi ridicules soient-ils, entre moi et ce kidnapping. <br /> — Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? <br /> — Dieu me l’a dit, inspecteur. Tout cet interrogatoire n’est qu’une mascarade. Vous allez me faire avouer devant la caméra ce que je n’ai pas fait pour accélérer le processus et faire en sorte que le procès ne soit qu’une formalité. C’est chose commune dans ce pays. Vous vous moquez de retrouver la fille, du moins vos supérieurs s’en contrefoutent. L’issue est toute trouvée : on m’emprisonnera afin que la communauté n’ait aucune chance de se reformer. Le véritable problème qui ennuie ceux qui vous emploient et la majorité des gens qui nous combattent, c’est qu’ils voient dans la pratique de notre culte un blasphème dans le leur. S’ils pouvaient torturer chacun des membres, ils le feraient, mais aujourd’hui, il y a une manière moins choquante, plus acceptable, de présenter une injustice au public, et ça passe par la splendeur de cette pièce qui pourrait faire penser que jamais on y a torturé. J’ai tenu à ma liberté, et j’ai perdu. C’est la règle du jeu à laquelle je ne peux rien. Cependant, dites-moi, inspecteur, en quoi est-il pertinent de me faire venir ici, moi qui n’ai plus rien à voir avec Isaac depuis deux ans ? Je ne suis ni témoin, ni plaignant, ni coupable dans cette histoire. <br /> Il était parano. J’étais certes persuadé de sa culpabilité et loin d’être neutre dans l’interrogatoire, mais il n’y avait pas de complot. Je faisais mon boulot, voilà tout. Je l’avais laissé digresser, sans prendre la peine de lui rappeler l’importance de cette lettre et du témoignage qui le liaient indéniablement et gravement à cette affaire, qu’il le veuille ou non. Il semblait ne pas s’en soucier, préférant manifestement les omettre. Je savais que c’était une arme à double tranchant, de le laisser s’exprimer avec autant de liberté : d’un côté, je lui accordais un pouvoir qui le mettait dans une position de supériorité, mais d’un autre côté, il finirait peut-être bien par se trahir. Il fallait retrouver la fillette le plus rapidement possible, et ce serait déjà fait si je ne me refusais pas la torture. Je le regardais attentivement et vins à conclure que de son discours ne s’était dégagée qu’une assurance extraordinaire, celle d’un homme convaincu par ses propos et certain de la bavure dont il clamait avoir été victime, laissant de côté les éléments qui le contredisaient ; autant de caractéristiques propres à ceux que l’on a trop vite tendance à appeler pervers narcissiques. Je savais qu’à ce stade, je n’arriverais à rien en le culpabilisant, même avec ingéniosité, et même si je connaissais l’histoire comme tout le monde, j’ai décidé de le faire parler de sa petite bande pour l’amadouer : <br /> — Voulez-vous bien me parler de vous et de la formation de votre… communauté ? <br /> — Bien sûr, monsieur. Il y a cinq ans, j’étais au marché Khan el Khalili, près de la Mosquée Al-Azhar. Là-bas, une fusillade a éclaté. J’ai reçu une balle à l’œil, ce qui m’a fait tomber sur le dos. Je me suis fracassé l’arrière de la tête sur l’arête d’une marche. J’ai été dans un coma profond, au bord de la mort, et, croyez-le ou non, inspecteur, j’ai connu une expérience formidable. J’étais dans un état de conscience bien différent : mon âme est sortie de mon corps et j’ai pu voyager dans l’hôpital, traverser les murs, écouter les conversations. Je suis passé par un tunnel au bout duquel il y avait une lumière chaleureuse. Une fois arrivé à cette nitescence exceptionnelle, je me suis retrouvé dans un grand jardin à l’herbe d’un vert clair éclatant. Autour, il y avait des champs ; j’étais à Ialou. Là, j’ai rencontré une sorte d’esprit. Son corps n’avait pas de limites bien dessinées ; elles étaient baveuses et filaires, comme si l’entité et l’environnement ne faisaient qu’un. Je savais que je faisais face à quelque chose de plus grand que moi, mais je n’ai pas eu peur ; je me sentais baigné dans un amour absolu et éternel. Cette essence m’a révélé être ce que nous avons la convention d’appeler Dieu. Il m’a dit que l’humanité l’avait déçu, et que si elle persistait, il la frapperait bientôt de trois catastrophes, en allant croissant dans la sévérité, comme un père aimant. Il m’a ensuite montré l’enfer, et j’ai senti toute la douleur du monde me broyer les épaules et les yeux. Finalement, avant de me laisser revenir à moi, il m’a accordé de pouvoir guérir une fois quelqu’un avec un miracle, en signe de bonne volonté. Je suis revenu à moi, je n’ai jamais partagé mon expérience, bien conscient des réactions que cela engendrerait. Quelques jours plus tard, au parc Al-Azhar, il y avait un enfant aveugle qui faisait la manche. Je n’avais pas d’argent à lui donner, mais j’avais l’appui de Dieu. J’ai mis mes mains sur ses yeux, et quand je les ai retirées, l’enfant pleurait. Il voyait la clarté du soleil et apprenait à la supporter. Les gens autour de moi ont reconnu le miracle, et ont choisi de me suivre. D’autres nous ont rejoints et nous avons fini par constituer 124 membres. Nous avions établi domicile dans une ville fantôme et y vivions en autarcie. Chacun avait un nom de membre et un rôle à jouer. Pour ma part, je me faisais appeler Salomon et je m’occupais de l’administration. <br /> — Vous étiez donc ce que l’on appelle un gourou, dans cette communauté, Monsieur Salomon ? <br /> — C’est vous qui dites que je suis gourou, et ce serait à raison si vous ne vous basiez pas sur une définition peu flatteuse. Sachez simplement que je n’ai jamais amassé la moindre pièce pour ma consommation personnelle ou joui de la moindre faveur sexuelle de la part de quiconque. Je n’ai toujours été là que pour partager la parole de Dieu à qui la veut entendre, sans jamais l’imposer à personne. Et c’est d’ailleurs encore en son nom que je suis là. <br /> — Votre Dieu veut donc ce qui se passe aujourd’hui ? Vous ne lui en voulez pas ? <br /> — J’accepte tout ce que souhaite Dieu. Par ailleurs, il vient régulièrement dans mes rêves me faire part de ses projets et de sa déception devant les sévices de l’homme. Savez-vous ce qu’il m’y dit souvent, dernièrement ? « Par trois fois, bientôt, le mois d’avril sera le mois de la faux : d’abord, j’aurai brûlé le champ sacré, ensuite j’aurai pestiféré deux millions de vos bêtes, et finalement j’aurai aspiré le monde ». <br /> — Si vous acceptez tout ce qu’Il veut et qu’Il veut ce qui vous arrive, alors pourquoi continuer de nier la réalité et de mentir ? <br /> — Parce que je ne mens pas, dit-il sans agacement, et qu’il me demande de me défendre en disant la vérité. <br /> Quatre heures étaient passées, et je n’avais rien obtenu. Je commençais à envisager la torture, mais je ne m’en sentais pas capable. Alors j’ai laissé deux-trois autres le tabasser, pendant que je buvais mon café dans le hall. Quand je suis revenu, il avait les deux mains qui saignaient un peu. Mais bizarrement, aucune goutte n’est tombée pour entacher le sol. Je me suis rassis et je lui ai dit : « alors ? » <br /> <br /> — Très bien, a-t-il semblé conclure sans façon, je suis satisfait de la conversation que nous avons eue et suis convaincu qu’on ne saura pas aller plus loin sans tergiverser vainement. Inspecteur, vous êtes quelqu’un de bien, vous faites votre travail comme vous pouvez, mais vous manquez d’indépendance d’esprit. Je ne tenais pas à vous convaincre de mon innocence aujourd’hui, mais j’aime à croire qu’un jour pas très lointain, vous repenserez à mon discours, et comprendrez. Je vais vous épargner un restant de discours sans intérêt. Veillez à ce que la caméra soit bien allumée, je regretterais de devoir répéter mon mensonge. <br /> Il s’est redressé solennellement sur sa chaise, gigotant un peu pour se préparer et il a caché ses mains sous la table pour qu’elles soient hors-champ. Il a fermé les yeux longuement et les a rouverts tout autre. <br /> — J’ai contraint Sleiman à kidnapper la fillette, oui. Je lui ai demandé par lettre. Cependant, je ne dirai jamais où elle se trouve et j’espère qu’elle est déjà morte de faim à l’heure qu’il est. Si elle s’en sort, j’irai la retrouver à ma sortie de prison pour aller la désosser, quand bien même je devrais passer au peigne fin tout le territoire égyptien. <br /> Il avait avoué, mais à quel prix ? Nous n’avions pas obtenu l’information que nous recherchions : l’endroit où se trouvait Shadya. Je savais que je n’obtiendrais plus rien de lui et, parfois, il faut apprendre à se retirer ; j’ai fait montre de tout mon dépit. J’étais avachi sur ma chaise, conscient que j’avais échoué et que je ne pourrais rien y faire. D’un coup, un des deux policiers qui regardaient l’interrogatoire est entré pour se précipiter sur le suspect et le rouer de coups de pieds. Pris d’une hésitation de torpeur pendant une dizaine de secondes, je l’ai repoussé finalement. De toute façon, il avait bien usé du temps que je lui avais accordé ; il l’avait vachement amoché. Je l’ai fait sortir et je suis resté avec Salomon. <br /> — Un jour, dit-il en haletant, la figure ensanglantée, j’espère que vous comprendrez que je n’étais qu’un martyr et que le seul point commun que j’avais avec les véritables criminels, c’est la recherche de mon bonheur. <br /> On est venu le chercher. Une fois la porte passée, il m’a déclaré : « Ce que j’ai dit est la vérité ». <br /> J’ai répondu : « C’est votre vérité. Mais quelle est la Vérité ? ». <br /> Il est parti sans prononcer un mot. <br /> <br /> Cela fait trente-trois ans. Les cloches sèment dans l'air des poussières de son, la cendre morte des années. Et mon corps est toujours là. Production journalière: 1 litre et demi d'urine, 200 grammes d'excréments, un litre de sécrétion nasale, 14 pets, 15 rots et 10 millions de pellicules de peau. C'est étonnant comme on a vite fait le tour d'un corps. J'ai bougé les jambes, les bras, la tête, je me suis assis, couché, j'ai sauté, j'ai dansé... mais le poids n'a pas bougé. <br /> <br /> <span style="font-style: italic">I'm a big boy I can handle myself <br /> But if I get lonely I might need your help <br /> Pay attention to me, I don't talk for my health <br /> I want you on my team <br /> So does everybody else <br /> Baby we can keep it on the low</span> <br /> <br /> Aujourd’hui, trente-trois ans après les faits et l’assassinat d’Issa Al Sadat par le père de Shadya au sortir du tribunal, je mentirais si je disais que la vidéo de l’interrogatoire n’a pas fuité dans les médias, que je n’ai jamais été suspicieux et que je n’ai pas cherché, en vain, à consulter la fameuse lettre. Je mentirais aussi si je disais que jamais je ne repense aux mots vengeurs et marquants de son dieu, qu’il entendait dans ses songes : « Par trois fois, bientôt, le mois d’avril sera le mois de la faux : d’abord, j’aurai brûlé le champ sacré, ensuite j’aurai pestiféré deux millions de vos bêtes, et finalement j’aurai aspiré le monde ». Je mentirais, encore, si je disais que jamais je n’ai mis ce discours en rapport avec deux catastrophes majeures qui ont eu lieu en l’espace d’un an, pendant les mois d’avril : l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame en 2019, et le cap du million de victimes du coronavirus, atteint en 2020. Peut-être suis-je moi-même celui qui nie le réel, ou le lâche qui, dans les dernières minutes de l’interrogatoire, avait fini par connaître intimement la vérité, mais qui savait aussi et surtout qu’il n’aurait de toute façon pas pu défier la toute-puissance des médias bien décidés à punir. Peut-être était-ce l’envie de garder l’espoir de retrouver la fillette qui me dirigeait, mais, finalement, je mentirais si je disais que je ne préfère pas, pour toutes ces raisons, garder d’Issa Al Sadat l’image d’un illuminé, d’un commanditaire, et d’un salaud - mon salaud Salomon parce que cette réalité m’apaise, m’évite de culpabiliser et me permet de revenir sur ces événements avec légèreté. Au fond, s’il y a quelque chose que je veux retenir de l’entrevue, c’est l’air blagueur avec lequel Al Sadat est entré dans la pièce. En y repensant, je comprends que, tout compte fait, le secret pour étouffer les conséquences insupportables d’un drame, c’est de s’en laver les mains dans des sourires résignés qu’on ne comprend pas. Fictions et textes http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9558 Minho Sun, 15 Nov 2020 23:39:14 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300624#300624 RE: [Poème] Un poème de Jérémie - L'Ange de mon cœur http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300623#300623 <span style="color: yellow"><span style="font-size: 12px; line-height: normal">Bonjour Belgarel, <br /> Merci d'avoir laissé un commentaire. Encore une fois, je ne souhaites pas m'aventurer dans la poésie, j'aime simplement écrire des petits textes comme celui-là. Après, peut-être que je devrais les mettre sous une autre forme ? Quoiqu'il en soit, cela fait toujours plaisir d'avoir une critique, positive comme négative. Dans les prochains jours, je vais publier mon premier VRAI texte avant de me lancer dans une fanfiction. Là aussi, toutes les remarques seront bonnes à prendre... ou pas ? <img src="images/smiles/icon_biggrin.gif" alt="Very Happy" border="0" /></span></span> Fictions et textes http://forum.codelyoko.fr//posting.php?mode=reply&t=9557 Warrior93 Sun, 15 Nov 2020 14:41:36 GMT http://forum.codelyoko.fr/viewtopic.php?p=300623#300623