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  Sujet: [Fanfic] Oblitération [Terminée]  
Zéphyr

Réponses: 36
Vus: 11741

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Mar 16 Oct 2018 21:40   Sujet: [Fanfic] Oblitération [Terminée]
Tant qu’à faire un commentaire global et détaillé, autant s’amuser un peu n’est-ce pas ? Aussi, pour rendre hommage à l’imposture qu’a été le nom de Sorrow, je vais tenter de me prêter à l’exercice le temps de ce commentaire. Zéphyr laisse donc la place, le temps de ce post, à :


Spoiler


Est-ce que ce changement va véritablement influencer le style d’écriture de ce commentaire, si ce n’est parler de moi à la 3ème personne ? Probablement pas. Mais c’est marrant quand même.


Spoiler


Bien, il est temps de laisser de côté l’obsession à trouver les failles de Zéphyr pour essayer de travailler sur des points plus intéressants et constructifs.

Ikorih a écrit:
Tout remonte originellement bien plus loin, à une fiction qui n’est jamais parue : Les Enfants du Garage. Ce n’était pas un projet à moi, c’était une idée de Zéphyr, de laquelle je n’ai entrevue qu’un prologue orageux et le titre qui laissait suggérer d’énormes perspectives. C’est à ce moment là que j’ai vu pour la première fois la piste de Garage Kids, si riche et si inexplorée à la fois. J’avais beaucoup la hype pour ce projet, mais hélas, les délais de Zéphyr étant ce qu’ils sont, il a préféré laisser plus raisonnablement le projet de côté.


Que de souvenirs ! Ravi d’avoir eu une micro-influence sur un tel projet – couronné de succès de surcroît ! Comme j’ai conservé mes travaux préparatoires de cette époque, j’espère que vous ne verrez pas d’inconvénient à ce que j’axe ce commentaire sur une espèce de confrontation des conceptions et visions. Non ? Super j’vous adore.

Je vais évacuer la remarque sur le style en glissant que ce que j’en disais dans mon premier commentaire sur ce topic reste d’actualité. La seule chose à y ajouter est qu’il est très appréciable que beaucoup d’éléments soient simplement suggérés sans que cela ne nuise à la lisibilité et compréhension générale. Mieux encore : ça renforce leur poids sur l’histoire et le lecteur. Par là, je pense notamment à la fameuse première virtualisation d’Odd, toujours sous-entendue comme ayant été terrible pour l’adolescent, mais sans qu’aucun retour en arrière ne vienne jamais donner plus de précisions sur son déroulement. C’est à la fois frustrant (parce que le lecteur que je suis aimerais bien voir quelles conditions et situation virtuelle l’a traumatisé d’emblée !) mais laisse également toute place au lecteur de s’imaginer les pires choses, pour peu qu’il arrive à se mettre dans la peau du blondinet.
Bien joué, vraiment. En dire beaucoup en économisant les mots, c’est quelque chose dont je m’estime incapable stylistiquement.

Sur la forme, toujours, je vais citer un certain Belgarel : vous choisissez « de baser votre texte sur une alternance présent-analepse (ou flash-back) » que, contrairement à l’auteur de la citation, je ne trouve pas dégueulasse (en même temps, ma fanfiction Garage Kids prévoyait d’opérer pareillement...). Et puis, c’est probablement le procédé le plus efficace pour traiter la construction psychologique des personnages, qui est selon moi un des axes majeurs de ce texte.
On en vient à ce qui est certainement un des plus grands avantages du contexte Garage Kids : les personnalités des héros peuvent être remaniées de façon beaucoup plus radicale qu’en restant sur du Code Lyokô (même si on peut toujours faire du out of character, en général les principaux repères sont gardés, ou sont remodelés au cours du récit, mais partent dans tous les cas d’un base établie). Et ce ne sont pas les 5 minutes du pilote qui vont donner des éléments de personnalité solide. À partir de là, l’option séduisante est de prendre le contre-pied des personnages tels qu’on les connaît dans CL, et c’est ce que vous faites, à raison.

Faire d’Ulrich un gars encore plus taciturne et peu bavard allait de soi au vu du court-métrage, mais en faire un type socialement populaire, mais docile avec Jérémie en dépit de toute considération morale, même si ça ne reste globalement pas votre personnage le plus ébouriffant, l’exploitation et l’effet fonctionnent. Par contre, pourquoi ce choix d’en faire l’aîné de la bande, excepté pour que Yumi et Jérémie aient le même âge ? J’avoue ne pas avoir saisi ce point-là, qui n’apporte rien au positionnement de Stern dans la bande, si ce n’est éventuellement sous-entendre que son instinct de dragueur est dû à son âge plus avancé...

La relation amicale créée entre Yumi et Jérémie, tout comme la place de cette première dans le texte, constituent une de mes bonnes surprises de lecture. La rajeunir était bien vu afin de justifier son immaturité et son absence totale d’objectivité vis-à-vis de Xanadu et Jérémie. J’adhère également totalement à la démarche consistant à la rendre plus fougueuse et aventureuse en général, je trouve que ça lui va bien (moi j’avais prévu d’en faire une espèce de droguée du risque et des sensations fortes, qui hésite pas à faire du rentre dedans à Ulrich, tout ça pour écoper d’un « copains et puis c’est tout », hihihi).
J’ai vraiment apprécié le thème filé tout au cours de la fanfiction pour ce personnage : le secret. Yumi est un personnage qui garde les secrets, aussi bien les siens que ceux des autres. J’y vois là un total écho au fait que, dans le pilote, c’est elle qui prononce « Can you keep a secret ? ». Une vraie réussite selon moi, et c’est très agréable de voir ce personnage mis en avant (en valeur, ça se discute par contre).
Seule réserve peut-être la concernant : j’ai du mal à extraire du sens du flash-back entre elle et Ludwig, au-delà de ce qu’il en est dit au chapitre 14. Parce que leur dialogue était construit d’une telle façon que j’avais l’impression qu’il possédait une suite, dans lequel Ludwig répondait de manière moins sibylline, alors qu’il semble que non, c’était bel et bien la fin de la conversation rapportée.

Ensuite, toute mes félicitations d’avoir réussi à créer un personnage aussi détestable que Jérémie. Je n’ai pas souvenir d’avoir été la moindre fois scandalisé ou affecté émotionnellement (dans le sens envie de frapper le concerné) par le comportement d’un personnage de fanfiction dans ce sous-forum (et pourtant, vous avez fait à vous deux des textes aux personnages moralement discutables sans que cela ne m’outre !). Et même si le récit creuse ses raisons et son caractère en général, ce qui pourrait être suffisant pour adoucir son portrait, je n’ai jamais réussi à le considérer autrement que comme une raclure de bidet. Je crois que je préfère le Jérémie qui se laisse déborder et fuit au moindre stress ou oppressante pression que j’avais imaginé. Razz
Je pense que cet aspect détestable de Jérémie contribue fortement au renforcement de l’empathie que l’on peut éprouver pour Odd, dans une grosse partie de l’histoire.

Odd aussi, surprise, est très réussi. Certainement le plus, mais est-ce surprenant si l’on considère le concept qui a porté cette fanfiction ? Le rôle de victime lui sied si bien (mieux que celui de garçon sujet à de violentes colères) ! Pareil pour le rôle de personnage le plus clairvoyant par rapport au danger du supercalculateur. Il n’est ni mature, ni proactif, ni leader, ni rien de qualitatif. C’est juste un enfant effrayé qui vit au jour le jour avec ses démons dans une lutte quotidienne. Tout le travail sur ses tourments et son évolution comportementale m’ont captivé.

Malgré ce casting de personnages principaux séduisant et travaillé, celui des secondaires m’a bien moins convaincu. Même si j’ai conscience que Sissi est le personnage péché-mignon de Minho, je la trouve un cran trop mature par rapport à l’âge qu’elle est censée avoir, surtout dans l’élaboration de sa fugue, trop élaborée à mon goût pour que cela ne me paraisse crédible. Je pense que sur ce coup, elle aurait mérité de conserver son âge de Code Lyokô. Cela étant, son importance dans le développement du personnage de Yumi la rendait assez indispensable, donc ça ira pour cette fois.
L’idée et l’utilisation d’un personnage comme Clara m’a bien plus, mais je ne peux m’empêcher de m’interroger sur l’intérêt de lui consacrer un passage dans l’épilogue, ou plutôt à sa maman, là où Agnès Belpois n’a rien eu, alors qu’un peu plus directement impliquée dans le final (et que, à titre personnel, j’aurais trouvé un tel focus un peu plus intéressant au vu du contexte !). Remarque, je pense qu’il y aurait eu des chances que cela donne un rendu proche de celui de Loess.
Et pour finir, Jeanne. Au secours quoi. Autant Jérémie m’est apparu comme détestable, autant j’ai trouvé Jeanne encore pire. La bien-pensance et l’hypocrisie personnifiée. Elle illustre plutôt bien l’adage comme quoi « Le poison, c’est les autres », dans sa relation avec Odd. Engueuler quelqu’un et lui faire de belles tirades encourageantes et moralisatrices, c’est facile, mais quand il s’agit de véritablement prendre une initiative pour l’aider... Heureusement qu’à l’instar de Sissi, sa présence permet le développement d’un personnage principal. Aucun regret qu’elle soit passée totalement à la trappe sitôt son utilité scénaristique épuisée.

Pour en finir sur les personnages, je note avec amusement que leurs façons d’être, caractères, voire même tourments sont pour presque tous conditionnés par leurs cadre familial/relations avec leurs parents (Odd serait l’exception, d’où sa dissonance avec le groupe des Kids ? Remarque, ses géniteurs s’en fichent de sa descente aux enfers...). Un choix pertinent (que j’avais également inclus dans mes brouillons) en regard du statut d’« enfants » de ces protagonistes, sur lequel vous revenez régulièrement.


Tout aussi bien soit la perspective de remodeler les personnages phares, qu’en est-il ce qui est canon Garage Kids ? Parce que, selon moi, il y a deux intérêts majeurs pour choisir d’écrire dessus : l’ambiance et Xanadu.

Niveau ambiance, vous frôlez le presque parfait. Icer l’avait mentionné, mais je le rejoins assez sur le fait que niveau sensations à la lecture, on est quasiment dans Garage Kids. Ouais, contrairement à Icer, j’utilise « quasiment » et pas « totalement », parce que je pense que vous êtes allés au-delà de cette ambiance de base, pour lui donner un fond un peu plus épais que ce qu’elle était de base. Et je pense que ce « plus loin » est symptomatique du fait que vous ayez rendu l’ensemble moins intimiste que ce que le pilote laissait dégager.
À mes yeux, Garage Kids, ce n’est que le quatuor représenté par Ulrich, Jérémie, Odd et Yumi ; et leur secret. Et cela s’en ressent sur l’ambiance, que je trouve quelque peu chargée de tension, mystérieuse et un chouia oppressante. Évidemment, ce sont des aspects qui ressortent chez vous également (peut-être beaucoup moins le mystère), mais je ne ressens pas ce côté intimiste jusqu’au-boutiste (bien que le thème du secret soit fondateur du début du texte). Après, il y a l’inévitable dilemme sur les possibilités scénaristiques restreintes offertes par un groupe de personnages réduits, là où l’ajout d’un ou deux secondaires et de quelques figurants ouvre en grand les perspectives (chose que vous avez faite avec vos Original Characters, entre autres). Est-ce que finalement, on pourrait dire que mes préférences sur l’ambiance ne regardent que moi ? Probablement, mais la bourrasque égocentrique de Vulturnus ne peut s’en empêcher !

Je serais moins tatillon sur Xanadu, parce que j’admire ce que vous en avez fait. Tant dans ce qui est révélé sur sa vraie nature dans le final (pour l’anecdote, j’avais une idée du genre pour l’Engrenage, que j’ai décidé de ne pas réaliser non plus – pour changer. Les grands esprits ne cessent de se rencontrer, héhéhé), que pour tout ce qui est réalisé dessus le long de la fanfiction. Je me déclare officiellement vaincu dans l’originalité des idées et la réalisation !
Par contre, je pensais que vous auriez également appliqué le principe de « chargement » des armes virtuelles à tous les avatars, pour renforcer la tension et le danger général. Et puis, ce principe montré dans le pilote valorisait vachement le rôle de Jérémie au laboratoire, montrant qu’un support hardware était indispensable et que la réussite des missions reposait dessus. Mais le principe de la capacité passive de l’arme reste efficace dans sa simplicité !
C’est également un choix intéressant de ne pas avoir fait lancer d’attaque terrestre à Xanadu trop souvent, ça aurait certainement été ennuyeux à gérer (et ça aurait encore rallongé le tout). D’autant plus que pour les attaques auxquelles ont a eu droit, bah on a eu pour notre argent, en particulier sur le final ! J’ai adoré le principe de brouillage de frontières entre monde réel et monde virtuel. On aurait dit du Lain, en compréhensible Mr. Green

Quelques remarques en vrac sur Xanadu, que je ne sais comment développer ou placer :
  • Le choix de faire de Xanadu un patchwork de paysages m’a interpellé, vu que les screenshots du pilote, même si peu nombreux, laissaient quand même à voir que le monde n’avait qu’un seul style de décor (l’espèce de forêt aux cours d’eau et reliefs, un peu la japonaise). Enfin, ça reste legit et très cool, bien plus que mon idée d’arbre géant au sommet plat. Mr. Green
  • Il y a une surabondance de tentacules et autres appendices du même acabit dans ce monde virtuel. Et avec la musique d’Assassination Classroom est placée, j’ai fini par croire à une forte influence de la culture hentai pour les ficelles scénaristiques.
  • Willow illustre assez bien ce que je dis précédemment. Pour le coup, je suis content que son apparition soit fugace (le Gardien que j’avais imaginé pour mon Xanadu était, évidemment, mieux).
  • L’exploitation des pouvoirs dans la réalité est égale au niveau de la fanfiction : tout en subtilité, sous-entendu et classe. Pas de surrenchère et de surrabondance, les flashs d’anticipation (il ne pouvait en être autrement !) très sympathiques et pas trop surjoué (les pouvoirs de prescience ont tendance à utiliser toujours les mêmes ficelles sibyllines dans les fictions en général).
  • Je suis un peu déçu de ne pas avoir eu un clin d’œil ou représentation hommage à l’ombre sous l’usine dans le texte, dans sa forme (même si on peut considérer le final comme tel).
  • Les visées de Ludwig vis-à-vis de Xanadu rejoignent tout à fait l’idée que je me faisais de ce monde virtuel dans Garage Kids (quoique je me figurais d’abord une flore, avant de la vie plus animale).

Tout plaisant ait été ce voyage et cette exploitation de Xanadu, je n’ai qu’un seul véritable regret sur votre approche : il n’y a pas vraiment d’exploration pure. Évidemment, avec le contexte et concept que vous avez créés, difficile de faire de véritables séquences où les personnages se baladent et contemplent les merveilles du monde virtuel – encore plus avec la corruption progressive de Xanadu.
Il y a bien les missions qui donnent un peu de matière de ce côté, mais je n’ai jamais eu ces sensations d’enfant découvrant de nouvelles choses à chaque ligne ou image, pas de sentiment exploratoire véritable, du fait du danger présent et pressant (et du fait que les missions suivaient les mêmes schémas).
Cela étant, je pense que le virtuel ne figurait pas forcément au cœur de la démarche de cette fanfiction. Il suffit de voir que les scènes d’action sur Xanadu font le minimum syndical, mais n’ont jamais tendu à s’étirer au maximum (ce qui était un très bon choix pour se concentrer sur les scènes terrestres et l’impact – psychologique – des missions dessus).

Je vais conclure sur une auto-quote :

Vulturnus a écrit:
Je serais moins tatillon sur Xanadu


En espérant que cela s’est ressenti.

Une ultime question avant de conclure : est-ce que dans le IFU (Ikorih Fanfictional Universe), l’épilogue du point de vue d’Odd peut être considérée comme un prélude à Joyeux Noël Odd ? Ce serait foutrement ironique après tout ça.
Épilogue très satisfaisant au demeurant, surtout du côté d’Ulrich, même si le procédé et l’image de l’oiseau en cage (chez une famille aisée en plus) est trèèès convenue et exploitée de nos jours.


Voilà, je pense que j’ai fait le tour de cette collaboration, du moins dans les grandes lignes. C’est le désavantage d’un commentaire global : je suis sûr d’avoir oublié de me plaindre de choses ou d’en mentionner des géniales. Je réitère mon regret de ne pas avoir suivi assidûment, mais, comme le dit l’adage : « La vie, cette bitch ».
En tout cas, c’est une collaboration fructueuse que vous nous avez proposée. Je pense que vous êtes parvenus à vous compléter assez efficacement. Les idées originales et stylées n’allaient pas trop dans la démesure et la surrenchère, chose que je reproche aux productions de Minho ; et la structure/l’intrigue générale du récit ne s’est pas étiolée en arrivant à sa fin. Il y a eu un véritable final, sans queue de poisson. Ikorih y est enfin arrivée, je suis ému. Crying or Very sad

Vous n’étiez pas là pour enfiler des perles et pourtant vous en avez produit une.

Bravo pour avoir réussi à concrétiser un texte Garage Kids. Cela vaut bien une révérence de ma part.


http://i.giphy.com/fjgqYjVkzfQ9a.gif
  Sujet: [Fanfic] L'Engrenage  
Zéphyr

Réponses: 108
Vus: 71451

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Ven 28 Sep 2018 21:10   Sujet: [Fanfic] L'Engrenage
Spoiler







Chapitre 21 :
Une rose dans la mare






Aelita resta interdite quelques instants face aux mots qui l’avaient violemment prise à la gorge. Puis, elle fit la chose la plus naturelle dans cette situation : tenter de rationaliser et trouver des explications, à son échelle :
- J’ai compris ! Tu as dû perdre la mémoire. C’est ça : Tyron t’a fait un lavage de cerveau ! Il a bien volé les plans du supercalculateur de papa, il a très bien pu être aussi à l’origine de ton kidnapping.
Le regard de Hope se fit suspicieux, s’interrogeant sans ambiguïté sur les simagrées auxquelles il avait affaire.
- Je pense vraiment qu’il y a erreur sur la personne, répéta-t-elle. Je ne comprends rien à ce que tu me dis, si ce n’est la diffamation envers mon mari.
- Tu ne te rappelles même pas de papa et de moi ? Waldo Schaeffer, et moi, Aelita. Tu ne te souviens pas de notre chalet dans les montagnes, de nos jeux dans la neige et de nos soirées autour du feux ? Ce que je te dis ne réveille pas quelque chose en toi ?
La voix d’Aelita avait atteint une frontière située entre le désespoir et l’hystérie. Hope ne resta pas de marbre face à ce spectacle et s’approcha de l’apparition surnaturelle pour lui poser une main compatissante sur l’épaule.
- Je suis vraiment navrée de ne pas être celle que tu recherches.
La logique d’Aelita voulant qu’il soit compliqué pour quelqu’un d’oublier facilement sa fille aux cheveux roses, elle tomba définitivement de haut, et demeura par la présente muette. Son cerveau, qui n’avait pas été court-circuité, entama une démarche rationnelle et lança une analyse visuelle détaillée de la femme qui était à quelques centimètres d’elle. Plus celle-ci avançait, plus les détails soulignant la différence avec les images et souvenirs sûrs de la figure maternelle s’accumulaient : la forme générale du visage, les plis autour de la bouche, la courbe des sourcils, ou encore le ressenti face au sourire d’encouragement. Rien de tout cela ne se recoupait avec les souvenirs de la jeune fille. Sans compter les détails plus flagrants tels que le contact physique, qui ne suscitait aucun début d’émotion et, bien évidemment, la couleur des cheveux.
Les cheveux... Aelita avait réellement cherché à trouver du sens à la teinte blonde. Le simple souci de discrétion lui avait paru le plus logique, qui pouvait de surcroît se combiner avec une anecdote racontée par son père il y a longtemps : dans sa jeunesse, à cause de moqueries, sa mère avait adopté une coloration similaire. Il ne faisait aucun doute que c’était l’accumulation de détails de ce genre qui avait mené à cette méprise autour du professeur Hope.
- Est-ce que je peux te poser une question ? relança par ailleurs cette dernière.
Le regard de l’adolescente se ranima et plongea dans celui interrogateur de la femme. Au passage, elle releva des yeux bleutés. Encore un élément bien loin des dires de son père, qui ne cessait à l’époque de lui répéter qu’elle avait hérité des iris émeraudes de sa maman. Le temps silencieux que demanda cette remarque mentale fut interprété positivement par la poseuse de question, qui enchaîna :
- Est-ce que c’est parce que tu pensais que j’étais ta mère que ton groupe et toi vous introduisez sur notre monde virtuel et nos systèmes ?
Toute désolée et gênée qu’elle était par la tournure de la situation, Hope n’en perdait visiblement pas le nord. Cela étant, Aelita n’en avait cure. Tout ce qui lui importait sur le moment, c’était son énorme méprise, induite par la vidéo qu’elle avait vue par hasard lorsqu’elle avait cherché à détruire définitivement le Cortex. Avec du recul, était-il vraiment possible de reconnaître immédiatement quelqu’un qui n’avait pas été fréquenté depuis plus d’une dizaine d’années sur quelques secondes d’images de définition moyenne ? Mais quid du spectre de Xana dans ce cas-là, copie carbone du professeur Hope ? Son esprit s’insurgea immédiatement : ce n’était ni le moment, ni le lieu pour réfléchir à une telle question. Sans compter qu’au fond d’elle, elle s’en fichait royalement. Elle avait simplement été incroyablement naïve d’avoir cru à la survie et à la proximité de sa mère après tant d’années et d’événements.
Le silence végétatif qui faisait face à l’épouse de Tyron lui inspira un certain malaise. Par réflexe, elle retira sa main et recula légèrement. L’être rose avait cessé de la regarder, sa tête baissée traduisant ses probables abattement et dépit intérieurs.
- Jérémie, ramène-moi s’il-te-plaît.
Un « zap » lumineux fit disparaître Aelita en un instant, ce qui laissa symboliquement l’espoir sur place.


http://i.imgur.com/3aKoVpr.png


Naturellement, Jérémie attendait Aelita à la sortie du scanner. Malgré l’étreinte qu’il lui offrit, elle ne se départit pas de son mutisme, qui l’avait suivie pendant tout le trajet retour jusqu’à Lyokô. Personne n’osait dire un mot ou placer un trait d’esprit sur ce qu’il venait de se passer. Il régnait un climat silencieux et gêné à couper au couteau, chose qui pesa en quelques secondes à celle qui était au centre de l’attention.
- Écoutez, je suis désolée pour tout ça. D’avoir fait perdre du temps à tout le monde. J’avais pourtant l’intuition que c’était elle...
Sa voix se tut un instant. Yumi ou Jérémie manquèrent de prendre le relais à l’oral, certainement pour placer un « C’est pas ta faute » ou assimilé, mais la rose le garda pour elle :
- Je... j’ai besoin de faire un tour. Seule. Pour faire le point.
Pour une fois, Aelita ne chercha même pas à rassurer ses amis derrière un faux sourire ou une excuse rassurante. Ses mots étaient clairs et nets. Elle éprouvait juste le besoin immédiat de se détacher de cette ambiance qui ne convenait pas à son humeur du moment. Même si cela lui faisait un pincement au cœur de voir une expression de désemparement sur les visages amicaux, elle avait besoin de fuir cette bienveillance suintante, qui ne ferait selon elle qu’empirer son mal-être intérieur.
D’une façon qu’un point de vue extérieur aurait qualifié de dramatique, elle s’installa dans le monte-charges et laissa sur place ses cinq amis.


La décision d’Aelita fut ainsi respectée par tous et, estimant que le contexte ne se prêtait pas à un bilan de mission et de situation, tout le monde reprit le chemin de l’école. Tous, sauf d’irréductibles rats de laboratoire, en les personnes de Jérémie et de Laura. Visiblement, le duo avait pris goût au concept d’entrevue en tête-à-tête, mais surtout sans langue de bois. Et l’ordre du jour était plutôt chargé, tant au niveau des derniers événements que des personnes.
- Chris n’a répondu qu’après que je lui aie annoncé la fin de la mission, démarra Jérémie, soit bien après le sms portant sur la désactivation de la tour de Xana. Il prétend qu’il ne s’est rien passé de son côté.
- Ce qui est à peu près aussi crédible que notre excuse de « faire la synthèse des données de mission du jour » afin de rester seuls ici, compléta Laura.
- Tu devrais ralentir niveau vannes, ta moyenne dépasse Odd ces derniers temps.
La remarque fut proprement ignorée.
- Donc, il y a toutes les chances qu’on soit partis pour une rétention d’informations réciproque avec Chris.
Ce sous-entendu constituant un vrai coup bas dans la discussion, Jérémie tenta de rebondir intelligemment :
- Super ! Je n’osais pas te demander d’essayer de le surveiller et d’en apprendre plus sur cette attaque. Après tout, tu es bien mieux placée que moi pour une tâche de ce type.
- Pas de souci, ça me fera une récréation entre deux sessions d’analyse de l’Autre.
En langage Laura, cela signifiait « Touchée ». Le victorieux, au fond de lui, s’autorisa un rire de petit garçon farceur.
- Enfin, il faudra quand même qu’on se décide prochainement à agir pour son cas.
- Oui, concéda Jérémie. Avec ce qu’il s’est passé aujourd’hui, on va pouvoir préparer une ultime mission. Pour détruire Xana. Après ça, on pourra s’occuper de Chris. Si on se débrouille bien, on pourrait même en finir dans la semaine.
- En parlant d’aujourd’hui, je t’avoue que je ne comprends vraiment pas comment Aelita a pu se tromper sur le professeur Hope. Je veux dire-
- Ses souvenirs concernant sa mère remontent à une dizaine d’années. Ça me semble au contraire normal qu’elle se soit emportée rapidement après avoir vu cette séquence sur webcam chez Tyron. Et puis, c’est aussi un peu ma faute. Elle était tellement sûre d’elle que je n’ai jamais pensé à voler des informations précises concernant Hope, pour confirmer tout ça et éclaircir les zones d’ombre.
La blonde afficha une moue songeuse à cette tentative de justification, qu’elle tenta d’entériner avec la suite de son argumentation :
- Que fais-tu du spectre de Xana alors ? Celui qui avait prétendument l’apparence de la mère d’Aelita ? Pour la piéger, il a nécessairement dû prendre une forme qui lui parlerait immédiatement, donc celle d’il y a dix ans. Et après avoir vu cette copie datée mais réaliste peu de temps avant, Aelita n’aurait jamais dû se laisser tromper comme ça par l’image d’une autre femme.
- Tu sais, au moment des faits, Aelita n’était pas dans son état habituel. Son esprit a tout à fait pu lui jouer un tour en tentant de se raccrocher à une image qui...
Jérémie s’était interrompu. Laura avait adopté une expression et un regard perplexes signifiant : « Bon, t’as fini de me prendre pour une conne ? ».
- Évidemment, je suis d’accord avec toi, reprit le binoclard comme s’il poursuivait sa tirade précédente. Il y a clairement des incohérences dans cette intrigue, dont cette attaque de Xana. Comme je suis le seul à avoir assisté à l’attaque et à avoir pu en causer avec Aelita, j’ai de quoi établir une hypothèse, mais sans assurance sur sa validité.
- Je serais la seule à te juger dans le pire des cas.
- Me voilà rassuré. Donc, commençons déjà par poser le cadre : déjà, pourquoi Xana a choisi un spectre qui adopterait l’image de sa mère ?
Un temps mort fut déjà adopté. Laura comprit que Jérémie n’allait pas lui mâcher le boulot et qu’elle allait devoir participer au cheminement intellectuel de l’hypothèse, ce qui ne lui déplut pas :
- Pour pouvoir la piéger facilement, répondit-elle. Aelita a perdu son père et sa mère est disparue depuis des années. Malgré une simultanéité avec son attaque lancée, il savait qu’elle aurait obligatoirement la curiosité d’aller jeter un œil, juste pour le cas où il n’y aurait eu aucun lien entre ladite attaque et « le message de sa mère ».
- C’est l’évidence même. Mais – ça, tu ne peux pas le savoir – Xana a déjà piégé Aelita à l’époque en lui envoyant un message de rendez-vous venant de son père coincé sur Lyokô. Il a même poussé le vice en utilisant une bulle virtuelle dans laquelle il avait recréé un cadre sensiblement identique à ses souvenirs, pour mieux la conforter dans l’idée qu’elle avait bel et bien affaire à son parent. Malgré une forme et une exécution différente avec la mère, on a un mode d’action sensiblement identique.
- J’imagine que la programmation de Xana est telle qu’en théorie, il n’use plus d’un stratagème qui n’a pas fonctionné. Enfin, s’il a bel et bien échoué à l’époque.
- Exact. Il s’est trahi en n’incluant pas la mère d’Aelita dans l’environnement de la bulle virtuelle, parce qu’il ne connaissait ni son existence, ni son importance aux yeux d’Aelita. À partir de là, on peut tout à fait penser qu’il a tout mis en œuvre pour combler cette faille dans sa base de données. Du coup, on pourrait se dire que l’échec précédent a permis de mettre au point le piège du spectre de la mère. Problème : le spectre en question avait bel et bien l’apparence du professeur Hope. J’en ai été assez près pour la reconnaître sur les photos de dossier d’employée trouvées dans les données volées à Tyron. Là, c’est le moment où tu t’interroges sur le sens de tout ça, et surtout la logique de Xana.
Laura acquiesça avec humilité.
- Prenons une autre attaque passée de Xana dont tu n’as pas connaissance, mais qui est beaucoup plus récente : il avait envoyé un spectre voler des codes, un classique. Sauf que le spectre en question avait la faculté de provoquer un état second à quiconque le regardait dans les yeux. Considérons ça comme une forme d’hypnose.
- Tu penses donc que le spectre de la mère d’Aelita était également doté d’une capacité pareille afin que sa proie se jette d’elle-même dans ses bras ? devina Gauthier.
- Je pense que c’était juste plus subtil et élaboré cette fois-là. Après l’attaque des deux tours, Aelita m’a beaucoup parlé de ce qu’elle avait vécu au contact du spectre. Elle était plutôt confuse, ce qui m’avait paru naturel à l’époque vu le contexte, et m’avait expliqué que le spectre ne s’était pas jeté sur elle et avait énormément parlé, notamment de souvenirs qui parlaient à Aelita. Apparemment, plus elle l’écoutait, plus Aelita était convaincue d’avoir affaire à sa mère en chair et os, ce qui l’amenait à se rapprocher toujours plus.
- Une voix de sirène en résumé.
Jérémie valida le parallèle d’un mouvement de tête.
- On peut pousser le raisonnement en se disant que le spectre au regard hypnotisant était un test de Xana sur sa faculté à enjôler l’être humain, afin de voir si ce serait exploitable sur un codé, ou même carrément sur Aelita seule, si j’en crois ton histoire autour de sa mère.
- Probablement. Je t’avoue que c’est un aspect que je n’ai pas cogité. Après tout, mon hypothèse n’a que quelques dizaines de minutes d’existence ! Cela dit, il y a une chose à ne pas oublier : d’ordinaire, en-dehors du vol de codes, les effets de l’attaque d’un spectre ne restent effectifs que tant que la tour est activée. Par conséquent, Aelita aurait dû directement se rendre compte passée la désactivation du duo de tours qu’elle n’avait pas eu en face d’elle l’image de sa mère, mais d’une femme qu’elle ne connaissait pas, tout comme elle l’a rapidement réalisé tout à l’heure en rencontrant Hope. Mais ça n’a pas été le cas.
- Xana aurait prévu les choses aussi loin ?
Laura venait visiblement de comprendre – ou croire comprendre – certaines choses. Sur le moment, sa voix semblait hésiter entre la perplexité ou l’admiration par rapport aux capacités de l’intelligence artificielle.
- N’est-ce pas un trop bienheureux hasard que, pile au moment où Aelita s’apprêtait à virusser le Cortex dans le but de le détruire, la webcam de chez Tyron montrant Hope se soit allumée et ait affiché ses images ? Je ne m’interroge que maintenant sur cet événement, mais je soupçonne Xana de se cacher là-dessous.
Le regard de l’interlocutrice du jeune homme se fit vivace. Son cheminement mental semblait se confirmer, mais pour autant, elle laissa les explications se poursuivre :
- Mon hypothèse serait que l’attaque du spectre de Hope cachait un plan de long terme. Je pense que le but de Xana était, par le biais de cette voix suggestive, d’implanter dans l’esprit d’Aelita l’idée subliminale que Hope était ce à quoi ressemblait sa mère une dizaine d’années plus tard. Peut-être même que le spectre avait carrément la faculté d’influencer les souvenirs de ceux à qui il parlait ou touchait. Aelita y a été exposé suffisamment longtemps pour que ça fonctionne. Bien sûr, l’astuce n’aurait pas fonctionné si Hope n’avait pas eu un minimum de ressemblance physique avec la vraie personne, mais si à l’époque Xana a poussé ses recherches aussi loin que je l’imagine, alors il n’a rien dû laisser au hasard. Tout ça dans le but de retarder le moment où le supercalculateur générant le Cortex serait détruit et lui donner du temps.
Un moment de silence parfaitement calculé s’instaura. Il fallait savourer la gravité de la pseudo-révélation.
- Alors, qu’en penses-tu ? s’enquit d’un seul coup Belpois.


Laura s’aménagea un temps de réflexion pour construire correctement ses remarques à suivre. Après quoi, elle ne fit pas attendre plus longtemps son compagnon de discussion :
- Pour autant que je puisse en juger, ta théorie du complot sonne plutôt bien. Surtout sur la base d’une hypothèse fraîche. Je suis juste gênée par le fait que ton idée signifierait que Xana aurait compté sur un plan très hasardeux reposant en partie sur la chance, sans avoir prévu une solution de secours. Quelle était la probabilité pour qu’une personne dans le cercle proche de Tyron ressemble à la mère d’Aelita ?
- Et en prime porte un nom de famille portant à confusion, compléta Jérémie.
- Tout ça tient de la chance folle ! Qu’aurait fait Xana si Hope n’avait pas existé ? Et si afficher les images de la webcam n’avait pas fait réagir Aelita et qu’elle avait poursuivi l’implantation du virus ? Il aurait disparu sur un ridicule échec.
Jérémie opta pour une approche philosophique de ces remarques :
- En l’occurrence, son plan a parfaitement fonctionné. Ensuite, il ne faut pas oublier que je n’ai fait que formuler une hypothèse sur le procédé utilisé. Si je suis quasiment sûr que Xana a manipulé Aelita pour qu’on ne le détruise pas trop tôt, je pense par contre qu’on est encore loin de vraiment comprendre le « comment » de l’affaire. Et on n’aura certainement pas le temps d’étudier la question, vu à quel point on est proches d’en finir avec tout ça, ce qui, entre nous, n’est pas cher payé, non ?
Laura ne trouva rien à répliquer de plus. Cependant, elle eut sur le coup la vague impression d’être manipulée par une espèce de scénariste de réalité ne faisant rien pour aider sa compréhension globale des choses.


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S’il avait voulu utiliser une figure de style – bien qu’il n’en soit pas très friand – pour qualifier la dernière attaque subie, Tyron aurait parlé de « défaite victorieuse ».
Évidemment, pour tout ce qui touchait au virtuel et à la technique, ça avait été un pur échec. L’ennemi avait une fois de plus prouvé sa supériorité à tous les niveaux. Il acceptait cet état de fait avec plus de recul qu’il ne se le figurait, mais cela le confortait un peu plus sur son objectif de mettre la main sur la technologie de ses opposants, pour le bien de ses propres recherches. Le potentiel des tours des mondes virtuels et des supercalculateurs allait plus loin que ce qu’il était capable d’imaginer. Récupérer le travail d’autrui lui permettrait d’élargir ses perspectives. Jamais il n’aurait été capable de concevoir un programme permettant à un individu d’évoluer dans la réalité physique sous une forme lui conférant les mêmes caractéristiques que celle qu’il adoptait virtuellement.
C’était d’ailleurs ce programme-là qui permettait de considérer qu’il y avait eu victoire dans la défaite. Sa femme lui avait raconté son entrevue avec l’avatar rose infiltré dans le complexe au cours de l’attaque. L’ennemi avait – enfin ! – commis une erreur fatale en laissant filtrer deux informations cruciales, sous forme de noms : Waldo Schaeffer et Aelita. En les entendant, une petite lumière s’était allumée dans l’esprit de Tyron, lui faisant se dire « Euréka ! », tout en lui rappelant certains souvenirs. Sa compréhension des choses lui parut gagner plusieurs niveaux d’acuité. Celui qui se cachait derrière le camp ennemi était son ancien supérieur Schaeffer, qui avait reconstruit un supercalculateur quelque part et usait tout comme lui de jeunes personnes – dont sa fille – pour effectuer ses besognes virtuelles. Cette donnée rendait d’autant plus important aux yeux de Tyron de mettre la main sur ses installations.
Bien sûr, il restait encore pas mal de zones d’ombre, comme cette réapparition subite d’un nom tombé dans l’oubli, les intentions du moment de ce dernier et surtout, sa fille. En effet, sitôt le récit de son épouse achevé, le créateur de Tron n’avait pas traîné à lancer des recherches et il était tombé sur un résultat dérangeant, mais surtout insolite : un billet de presse musicale en ligne datant de plus d’un an.


UNE COLLÉGIENNE EN 1ère

L’équipe de French Musical World vous parlait il y a quelque temps de cela de l’opération promotionnelle chapeautée par le groupe des Subdigitals, visant à dénicher un nouveau et jeune talent musical (lien de l’article). Celle-ci a trouvé sa conclusion récemment et c’est dans un communiqué de presse que le groupe à annoncé l’identité de l’élu.

C’est après des auditions préliminaires au sein de structures scolaires ou musicales ayant réuni près de cent cinquante participants, puis une sélection au sein d’un trio final que la jeune Aelita Stones, âgée de treize ans et scolarisée au collège-lycée Kadic, s’est vue confier la tâche d’assurer la première partie du prochain concert des Subdigitals (lien vers la billetterie en ligne).

« Aelita n’est pas seulement une D.J de talent au niveau technique, elle possède surtout une sorte de don, qui, couplé à sa sensibilité naturelle, transforme sa musique en quelque chose de magique. » a déclaré à ce propos Chris, le leader du groupe. [...]



Le reste de l’article ne consistait qu’en un blabla inintéressant pour Tyron. Une petite photo d’Aelita avait été mise en illustration, qui ne laissait place à aucun doute : c’était bien elle qui s’était matérialisée dans le complexe souterrain plus tôt dans la journée. Malgré la modification de nom de famille, le prénom restait suffisamment rare, et l’attribut physique principal encore plus pour qu’elle soit facilement retrouvable. Sur le coup, Tyron s’était senti stupide de ne pas avoir fait plus tôt le lien entre cet avatar aux cheveux roses et les proches de Waldo Schaeffer, qu’il connaissait de vue. Il avait pour lui l’excuse de la jeunesse conservée d’Aelita – qui constituait pour lui une des zones d’ombre – mais surtout le fait qu’il avait dans l’idée que les jeunes filles aux cheveux teintés pareillement ne devaient plus être si rares à cette époque, surtout dans un monde virtuel où toutes les absurdités pouvaient arriver...
Toujours était-il qu’il avait pu resserrer une zone d’activité d’un membre du groupe ennemi, le collège-lycée Kadic, qui, après un rapide et preste piratage, lui avait confirmé que la principale confirmée y était toujours. Et il y avait une cerise sur le gâteau : par acquis de conscience, il avait inspecté tous les trombinoscopes existants de l’établissement, au cas où il reconnaîtrait d’autres visages. S’il visait principalement celui des autres avatars, retrouver celui de son premier « Léo », qui s’appelait Chris White finalement, lui tira un sourire. D’autres choses s’expliquaient, certes, mais il avait surtout définitivement tapé juste en débusquant l’ennemi. De fait, il y avait là une occasion d’offensive à ne pas manquer.
Tyron jugea qu’il fallait battre le fer tant qu’il était encore chaud et opta pour une frappe rapide et – il l’espérait – décisive. S’il arrivait à coincer le groupe ennemi entier dans les vingt-quatre heures, sa victoire serait fixée. Dans cette optique, il décrocha son téléphone et sélectionna un numéro, le premier d’une longue liste. Il devait faire vite et s’organiser efficacement avant le lendemain.


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Lundi 20 mai 2017

Chris se demanda sérieusement si sa faculté à se mettre dans des situations pas très confortables était chez lui un talent involontaire ou quelque chose qu’il provoquait exprès. Lorsqu’il s’était éclipsé dans le parc afin de rentabiliser la pause-déjeuner en un moment d’isolement calme durant lequel il pourrait se retourner l’esprit à loisir, il n’imaginait pas réussir à se faire embrigader aussi facilement par le premier petit groupe venu. Il ne saurait même plus dire si c’était Odd qui lui avait lourdement forcé la main pour se joindre à lui, Aelita et William pour leur réunion en petit comité ou s’il n’avait même pas cherché à opposer de résistance, de peur de dépenser de l’énergie pour rien.
En tout cas, le jeune homme pouvait deviner la raison d’un tel rassemblement. Il suffisait de regarder la tête de la seule fille présente, qui ne cherchait même pas à dissimuler son abattement. Heureusement, Chris avait été informé de la situation, et n’eut pas à s’interroger plus que ça sur les causes de cette humeur. Néanmoins, tandis que leur groupe s’installait dans un coin de pelouse entouré d’arbres qui leur assurerait une bonne tranquillité, il craignit de s’être fait embarqué par un cercle d’extériorisation des tendances dépressives visant à remonter le moral. Odd le détrompa dans les premiers instants en tirant de son sac deux paquets de chips et quelques canettes de thé glacé.
- Autant se prendre un p’tit apéro avant d’aller déjeuner, justifia-t-il en anticipation des réactions.
- Parce que tu comptes quand même aller au réfectoire ? s’étonna William. Je croyais que le menu de ce midi « te scandalisait au plus haut point ». Tu voulais pas qu’on potine jusqu’à la reprise des cours ?
Le blondinet à la coupe originale tapota son sac avec un petit rire victorieux.
- J’ai de quoi faire là-dedans. Toujours prévoir de la bouffe de secours pour les coups durs ! Par contre celle-là, je la partage pas, donc si vous avez faim plus tard, faudra vous débrouiller. Ou vous contenter des chips.
- On devrait survivre, épilogua Dunbar au nom de tous.
Odd s’empara d’un paquet devant lui et l’ouvrit, tout comme le sujet de conversation principal, avec théâtralité :
- Chers amis, bienvenue dans le cercle de potinage. Ici, les secrets n’existent plus, mais restent tout de même emprisonnés. Nous serons tous égaux dans le partage de potins, d’avis et d’histoires personnelles, en lien avec la thématique du jour. Nous ne livrerons que la vérité, rien que la vérité, afin de sceller définitivement notre cercle de confiance, au moyen de ce ciment qu’est la passion bitching.
Chris avait à la fois envie de se barrer au plus vite de ce traquenard, mais, probablement par curiosité malsaine, il voulait voir jusqu’où cette affaire irait et jusqu’à quel point il tiendrait. Dans le pire des cas, il gagnerait des points sympathie et trouverait peut-être un moyen de se remettre en selle dans sa croisade contre Tyron. C’est ainsi que, dans un geste machinal, il piocha dans le paquet de chips en libre-service reposé par Della Robbia.
- Et c’est quoi le thème du jour justement ? demanda William, qui semblait également commencer à nourrir des appréhensions.
- Les histoires de couple, évidemment !
Aelita, qui s’était apparemment laissée porter jusque-là, se leva d’un coup en déclarant :
- Je vais vous laisser, je n’ai pas envie de vous plomber l’ambiance.
Elle n’eut pas le temps d’amorcer un geste de départ que déjà Odd avait attrapé son poignet, s’étalant largement au sol au cours du processus, mais parvenant à ne pas écraser le moindre paquet de chips.
- Tu es obligée de rester ici Princesse !
- Écoute Odd, c’est gentil d’essayer de me remonter le moral mais...
- Oulà ! Après l’humour, tu essaies aussi de me dépasser dans le domaine de l’égocentrisme ? Je t’ai embarquée parce que ça faisait un bail qu’on voulait s’échanger nos potins et ragots comme ça, tu te souviens pas ? Évidemment, si ça peut aussi t’aider à moins déprimer, c’est un super bonus. En attendant, tant qu’on sera en cercle, je ne veux que t’entendre parler d’histoires de cœur, surtout avec Jérémie !
William et Chris, spectateurs de la scène, craignirent que cela ne dégénère en crise de nerfs, voire en violences verbales. Il n’en fut rien, car Aelita était, semble-t-il, très sensible au parlé d’Odd. Pour la première fois, ses lèvres formèrent une ébauche de sourire, très crispé mais pas forcé. Là-dessus, elle capitula et se repositionna dans le cercle.


Maintenant que tous les participants étaient en place, la discussion sérieuse put démarrer.
- William, on s’est toujours demandé un truc avec Aelita : comment t’as réussi à arranger les choses avec Yumi ? Vous avez fini votre seconde en ne traînant plus ensemble et à la rentrée suivante, vous vous fréquentez à nouveau. T’as dû lui sortir le grand jeu pour réussir ce tour de force !
Pshiiit !
Calmement et avec précaution, l’interrogé ouvrit une des canettes fournies par Odd, probablement pour se ménager un micro-temps de formulation mentale de réponse. Sans prendre la peine de boire, il répondit :
- Je n’ai absolument rien fait. Comme tu dis, on ne se parlait presque plus le reste de la dernière année scolaire. Le truc c‘est qu’on s’est retrouvés à nouveau dans la même classe et Yumi est venue me reparler d’elle-même : je ne me souviens plus trop de ses paroles mais en gros elle m’a proposé de profiter de la rentrée pour repartir à zéro. Elle a été plutôt convaincante, vu que j’ai accepté. Je pense surtout qu’elle a dû se rendre compte qu’en-dehors de moi, elle n’avait pas tellement de potes et de contacts dans la classe.
- Du coup t’as retenté de la draguer dans la foulée, coquin ! taquina Odd.
- C’est vrai, admit William. Lorsqu’on a retrouvé des rapports assez proches d’avant, il y a quelques mois, j’ai retenté ma chance, plus subtilement. Mais depuis la dernière embrouille de Yumi avec Ulrich, puis celle qui a suivi avec moi, j’ai vraiment lâché l’affaire pour de bon. Je crois que j’étais plus aussi motivé qu’à l’époque et que je me raccrochais juste à ce qu’éprouvais avant.
- C’est bien si tu as réussi à tourner la page, commenta Aelita dans un élan de bonne volonté, malgré une voix un peu lointaine.
- Totalement ! renchérit Odd afin de soutenir la participation de la jeune fille.
Soucieux de ne pas faire mourir le débat, l’original avisa celui qui, jusque-là, suivait ce qui se disait avec un intérêt limité, et l’alpagua dans une approche teintée d’innocence :
- Allez Chris. La dernière fois, t’étais pas encore assez remis pour me répondre pour de vrai, mais là tu peux bien nous faire un topo sur ta vie amoureuse, non ?
Le britannique eut une forte envie de fuir loin, très loin, puis se rappela que c’était dans ses intérêts de ne pas faire le mec trop fermé et bougon.
- T’étais pas sorti avec Anaïs en début d’année d’ailleurs ? ajouta William.
- Sérieux ?! Même moi j’y suis jamais arrivé. Champion !
Encouragé par la perche tendue, Chris se lança dans une réponse construite :
- Ouais, on a vaguement été ensemble il y a quelques mois, mais elle me voulait juste pour sa collec’ de conquêtes, donc j’ai préféré m’arrêter là. Mis à part cette histoire, je n’ai rien eu d’autre.
Satisfait de son explication et certain que le tour du sujet avait été fait le concernant, il reprit quelques chips pour fêter ça.
- Et Christophe alors ?
White manqua de s’étouffer avec sa nourriture.
- C’est quoi c’t’histoire ? demanda Odd avec empressement. Je suis pas au courant moi, alors que je discute souvent avec les commères de Kadic !
Même l’attention d’Aelita semblait avoir été piquée par ce qui, pour le principal concerné, semblait être la dernière rumeur en date. Il décida d’écouter attentivement ce qui allait suivre avant de réagir.
- Normal que tu ne sois pas au courant, exposa William. La nouvelle est fraîche. Hier après-midi, Christophe a donné rendez-vous à Chris dans la cour et après ça, les deux se sont éclipsés dans le parc pendant un petit moment, à l’abri des regards. Apparemment, quand on a vu ressortir notre ami ici présent, il avait l’air assez troublé et secoué.
- Oooooooooh ! commenta Della Robbia.
Chris se crispa d’un seul coup. Non pas à cause de la rumeur en elle-même, mais de ce qu’elle cachait, à savoir son entrevue avec Xana. Si jamais cette affaire était creusée d’un peu trop près, il risquait de perdre définitivement sa porte d’accès à Tyron.
- Cette histoire, elle s’est beaucoup répandue dans l’école ? demanda-t-il subitement et avec inquiétude.
- Je pense pas, répondit William. J’ai seulement eu la chance ce matin d’entendre par hasard Amanda en parler à une de ses amies fan de yaoi. Et elle a lourdement insisté pour qu’elle ne répande pas le bruit, par considération pour vous deux.
À une échelle de propagation aussi réduite, les dégâts pouvaient encore être limités, estima Chris. Il ne restait qu’à développer une justification suffisamment crédible et satisfaisante pour qu’aucun de ses trois interlocuteurs ne cherche à creuser plus loin – et surtout pas en direction du véritable Christophe ! Décidant de ne pas trop paraître hésitant suite à sa réaction première, il improvisa :
- Malheureusement pour les rumeurs et les fantasmes, il ne s’est rien passé d’amoureux entre Christophe et moi. Sincèrement, je préférerais ne pas raconter ce qu’il s’est vraiment passé, même si ça va à l’encontre du cercle des potins...
Il ménagea une pause d‘incertitude volontairement, au cas où le choix du silence soit respecté. Sans surprise, les trois paires d’yeux qui le scrutèrent l’encouragèrent à poursuivre :
- Ok, mais ça ne sort pas d’ici ! Je ne tiens pas à avoir Christophe sur le dos après. En fait, il a rencontré une nana il y a pas longtemps, une lycéenne anglophone qui est ici pour un voyage d’échange. Le courant passe bien entre eux, même aucun ne maîtrise très bien la langue de l’autre. Bref, je vous épargne les détails mais Christophe est un peu dans un délire romantique en ce moment et il voulait faire une surprise à cette fille en lui faisant un poème en anglais. Il m’a simplement demandé de l’aide pour écrire tout ça, vu que je suis bilingue.
Un peu de frime pour parachever le tout, ça ne mangeait pas de pain.
- Il a tenu à faire ça en secret parce qu’apparemment, ses potes se foutraient bien de sa gueule s’ils l’apprenaient. Voilà, c’est tout.
Le grand gaillard se força à respirer doucement. Il espérait que cette rumeur anti-rumeur allait être efficace.
- Oh, d’accord, lâcha simplement William.
Odd ne masqua pas sa déception, et Aelita parut se ramollir à nouveau. À la grande surprise du menteur, c’était passé plus simplement qu’il ne l’avait prévu. Soit il s’était trop avancé en s’imaginant qu’ils seraient aussi compliqués qu’une Laura à mener en bateau, soit la confiance mentionnée au sujet du cercle était réellement prise au sérieux. Galvanisé par la tournure de la situation, White décida de profiter de son élan de parole pour faire définitivement oublier ce qui le concernait :
- Bon, Odd. Et toi alors ? Vu ta réputation, tu dois avoir une tonne de dossiers à partager avec nous, non ?
- Ouais à ton tour d’y passer, compléta Dunbar. Y’a pas de raison. Comment ça se passe avec Samantha ? Toujours en train d’y travailler ?
Le sourire permanent du garçon à la mèche violette subit des remous, pour donner un résultat très particulier, à mi-chemin entre la tentative de garder la face et la perte de l’envie de rire.
- Qu’est-ce qu’il est arrivé ? s’inquiéta subitement Aelita, qui n’était pas si déconnectée que présumé.
L’ambiance s’était faite plus grave d’un seul coup.
- Sam a quitté Kadic pendant les dernières vacances.
Silence abasourdi dans l’assemblée. Apparemment, personne n’avait relevé cet événement.
- Et elle m’a fait le coup exactement comme la dernière fois : m’annoncer son départ au dernier moment, par sms.
Sur cette explication, il sortit son portable et, passées quelques manipulations du clavier, montra à ses trois camarades un message :

 Je part.

Ma conscience me dicte d’être franche avec toi, alors je préfère te l’annoncer maintenant. Je viens juste de l’apprendre. Pas besoin que je te fasse un dessin sur ma situation familiale, mais ça a encore foiré. C’était vraiment sympa de te revoir ces derniers mois.

- C’est tout ? La sa...
William retint ses cordes vocales au dernier moment. Parfois, mieux valait ne pas exprimer pleinement sa pensée pour ne créer inutilement de débat supplémentaire. Aelita, elle, avait adopté une expression compatissante et désolée pour son ami.
- Oh, Odd, je suis vraiment désolée. Je ne savais pas... Pourquoi est-ce que tu ne nous l’as pas dit plus tôt ?
- Bah, ce n’est que la troisième fois, je commence à être habitué !
L’exclamation comme la tentative d’humour étaient un peu forcés, mais suffisantes pour dédramatiser la situation et faire comprendre que ça irait pour lui, ce pourquoi il avait gardé le silence sur l’événement.
- Ce qui est bien par contre, c’est que t’as déjà l’air un peu plus en forme Aelita. Et si tu nous parlais un peu de toi et Jérémie, qu’on parle au moins d’un couple qui fonctionne ?
La concernée eut un petit sourire spontané. Décidément, l’humour d’Odd était efficace sur elle. De manière simultanée, une voix non-identifiée se fit entendre :
- Oui, Aelita. Parle-nous de Jérémie. Et de tous tes secrets aussi tant que tu y es.


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Ayant réussi à s’emparer d’un banc dans la cour animée, Jérémie, Ulrich et Yumi avaient fini de déjeuner depuis bien longtemps. Loin de s’inquiéter pour leurs amis manquant à l’appel, ils discutaient avec animation. La fin de Xana comme de l’année scolaire se faisant sentir, ils pouvaient enfin commencer à établir des projets, surtout communs, pour les grandes vacances à venir. Cela étant, le sujet n’était pas assez captivant pour qu’ils ignorent l’approche d’un garçon de leur âge, avec une bouteille en verre de limonade à la main. Naturellement, ils se turent dès que celui-ci fut à leur hauteur, dans l’attente de voir ce qu’un parfait inconnu leur voulait.
- Salut les gars, annonça-t-il, moi c’est Sébastien. Je bosse pour Tyron.
Tel un nom magique, la prononciation de celui de l’ennemi braqua immédiatement le trio. Ulrich et Yumi semblèrent prêts à bondir à tout moment.
- Relax, on est entre personnes du même âge, non ? T’façon, je vous déconseille des gestes trop brusques ou même une tentative de fuite. À l’heure où je parle, j’ai une dizaine de potes infiltrés dans la cour, et l’un d’eux a été pixellisé. D’ailleurs, merci de nous avoir montré une nouvelle possibilité d’exploitation des tours.
Il fit une pause pour boire une gorgée de sa boisson. Les trois Lyokô-guerriers se regardèrent avec une perplexité grave. Ils n’étaient pas très certains de la marche qu’il fallait suivre dans cette situation. S’il était évident qu’un retour vers le passé s’imposait, il était plus qu’incertain qu’ils parviennent à atteindre l’usine sans être suivis. Peut-être qu’en se séparant...
- Vous torturez pas les méninges les gars. Suivez-nous juste sans faire de vagues. On a déjà récupéré Aelita, Odd, William et Chris, et je ne peux pas vous assurer leur sécurité si vous vous rebiffez, tout comme celle des personnes présentes à Kadic.
En temps ordinaire, ils n’auraient eu que faire de telles menaces, au vu de la possibilité de remonter le temps, mais le fait qu’ils ne connaissaient de Tyron que ses antécédents ne tendait pas à leur donner l’assurance qu’aucun accident regrettable n’arriverait s’ils tentaient effectivement de s’éclipser. Seul Ulrich semblait encore prêt à prendre le pari, à voir son expression de défi, mais Jérémie préféra agiter le drapeau blanc oral :
- D’accord, on te suit.
- À la bonne heure ! s’exclama Sébastien. Cul-sec pour fêter ça !


Menés par leur guide soiffard vers l’extérieur de l’enceinte de Kadic, les adolescents gardaient le silence. Ulrich, qui avançait derrière Jérémie et Yumi, remarqua rapidement que d’autres inconnus suivaient leur itinéraire, chacun gardant une certaine distance afin de ne pas paraître suspect en se déplaçant en gros groupe. Sébastien n’avait donc pas menti quant à la présence d’alliés. Yumi sentait très mal cette situation, et ne put s’empêcher de se demander si Jérémie avait un plan pour les tirer de ce bourbier, lui qui avait cédé si facilement. Au moment où elle se demandait ça, ce dernier s’adressa à Sébastien :
- Juste par curiosité, comment vous avez fait pour débusquer l’intégralité de notre groupe ? Je veux dire, autant pour Aelita, j’ai une idée de ce qui vous a mis sur la piste, autant vous n’aviez que peu d’indices sur les autres. Surtout moi en fait.
- C’est vraiment tout ce qui t’intéresse dans cette situation ? s’étonna le séide de Tyron. Y’a pas à dire, les p’tits génies vivent dans un autre monde. C’était pas si compliqué que ça. On s’est fondus dans la masse de votre l’école depuis son ouverture, avant huit heures. On a largement eu le temps d’interroger les élèves sur les gens proches d’Aelita Stones, ceux de sa classe notamment. Et comme on avait déjà un pied dans la base de données de Kadic, on a pu rapidement identifier, puis épingler tout votre groupe.
- Je vois. C’est très bien joué. Mais du coup, comment-
- Bon écoute, tu es bien gentil, mais j’ai pas envie de jouer la scène où le héros – ou l’ennemi si tu changes le point de vue – explique tout le déroulement de son plan pour meubler la séquence. Et puisque t’es une tête, bah utilise-la tiens !
Jérémie fronça les sourcils, dans une moue visiblement vexée. Ce point interloqua Yumi, puisqu’elle savait pertinemment que son ami n’aurait jamais une telle réaction en temps ordinaire. Était-ce afin de tromper les surveillants alentour ? Elle n’aurait su le dire. Cela dit, l’idée que le cerveau du groupe ait potentiellement mis sur les rails un plan d’action la rassura un peu. Tant pis si ce n’était qu’une impression, ça lui permettait de rester un minimum calme.
Le groupe de prisonniers et son escorte franchirent les grilles de Kadic, fréquentées à cette heure-là par la population fumeuse, sans être le moins du monde inquiétés. Puis, après avoir traversé plusieurs rues à la suite, durant plusieurs minutes, ils arrivèrent sur une avenue constituée de bâtiments faisant en moyenne trois étages. Ils entrèrent dans l’un d’eux, et après quelques couloirs, on les invita à pénétrer dans une large pièce, où un canapé, des sièges, et, plus surprenant, des micros et du matériel audio étaient dispersés. La présence d’une large vitrine au fond, laissant voir une autre pièce plus petite et remplie d’un barda électronique ne laissait pas de place au doute : ils avaient atterri dans un studio d’enregistrement.
- Voilà donc le reste de la bande. Bienvenue.
Jérémie, Ulrich et Yumi reconnurent immédiatement l’homme qui les accueillit, bien qu’il ait troqué sa blouse et ses lunettes sur la tête pour un costume plus sobre : Tyron. Il se tenait au centre de la salle, les mains dans le dos et un sourire éminemment satisfait plaqué sur le visage.
- Installez-vous je vous en prie, continua-t-il.
Toujours aussi silencieux, les trois nouveaux arrivants s’exécutèrent. Jérémie se précipita à côté d’Aelita, installée sur le canapé en compagnie d’Odd tandis que les deux autres prirent un siège à côté d’un William présentant un début d’œil au beurre noir. Quant à Chris, il était aussi placé sur un siège, mais à l’opposé des autres et visiblement sous la garde de deux personnes : un qui arborait un cache-œil – Anthony – et un autre dont l’envergure physique dépassait celle de White – Puck bien entendu.
- Vous m’excuserez ce lieu un peu étriqué pour vous accueillir, déclara avec politesse Tyron, mais il est très difficile de trouver des locaux discrets disponibles moins de vingt-quatre heures à l’avance. Et puis, dans un studio d’enregistrement, on est certains que les murs n’auront pas d’oreilles, quoi qu’il se passe.
Il se tourna vers Sébastien, qui était entré avec deux autres de ses camarades :
- Vous leur avez bien pris leurs portables et autres gadgets électroniques ?
Le blanc qui suivit tint lieu d’aveu pur et simple. Tyron poussa un soupir fatigué et le trio se dépêcha de récupérer le tout auprès de ceux qu’ils avaient capturé, qui coopérèrent sans discuter.
- On les a pas lâchés des yeux pendant le trajet, donc ils n’ont pas pu s’en servir, lâcha un des compagnons du Gardien à la bouteille de limonade, comme pour essayer d’excuser leur bourde.
Il fut ignoré par son supérieur, qui concentra son attention vers le groupe des Lyokô-guerriers spécialement réuni.
- Inutile de perdre plus de temps, n’est-ce pas ? Pour rappel, un de mes protégés a fusionné avec une entité sorti d’une prise électrique matérialisée grâce à une tour. Même si ma petite reconstitution ne doit pas encore égaler la vôtre, je pense qu’elle confère des facultés suffisantes pour que nous restions tous tranquilles et nous comportions de façon civilisée.
Le concerné, Clément, était entré dans la pièce sans se faire remarquer et produisit quelques étincelles dans sa main pour confirmer les dires de son employeur. Ce dernier, une fois cet avant-propos posé, reprit :
- Maintenant que vous êtes tous là, je ne vous poserais qu’une seule question : où se cache ce bon vieux Waldo ?


http://i.imgur.com/7tNqoHf.png


Un événement rare se produisit chez Laura : elle stressait. Sans les quelques années d’expérience en matière de maîtrise émotionnelle qu’elle possédait, elle aurait certainement paniqué. Il fallait dire que le dernier appel de Jérémie, si on pouvait appeler ça un appel, avait de quoi provoquer une telle réaction. Lorsqu’elle avait décroché et prononcé le bien-connu « Allô », le seul retour qu’elle avait obtenu était une conversation étouffée paraissant lointaine, entre Belpois et un inconnu.
Heureusement, elle n’avait pas eu le réflexe de raccrocher en se disant qu’il s’agissait d’une fausse manipulation de son camarade – chose inconcevable de son point de vue – et écouta attentivement. Elle put ainsi capter des bruits de pas, mais surtout une bonne partie de la conversation, ce qui lui permit de comprendre partiellement la situation : la bande s’était faite pincer dans sa totalité, excepté elle évidemment. Inutile de se demander par qui, il n’y avait pas trente-six solutions.
Sitôt qu’elle avait saisi cela et la tâche qui, de fait, lui incombait, elle ne tarda pas à se mettre en mouvement. Elle quitta dans un premier temps sa chambre, qui avait été son refuge de travail sur l’Autre pour la pause-déjeuner. Avançant précautionneusement dans les couloirs de l’internat, elle parvint à le quitter sans croiser âme qui vive. Dans un second temps vint le plus dur : traverser les arcades jusqu’à la chaufferie, discrètement et sans paraître suspecte. Après tout, sa liberté du moment ne pouvait résulter que de trois possibilités :

1. L’ennemi n’était pas au courant qu’elle faisait partie du groupe des Lyokô-guerriers, ce qui lui rendait la tâche facile.
2. Ils étaient au courant pour elle mais n’avaient pas réussi à la trouver, ce qui signifiait qu’elle devait se dépêcher tout en faisant profil bas.
3. Ils étaient au courant pour elle et l’avaient déjà localisée, mais ne faisaient rien car attendant qu’elle les mène à l’usine.

La première hypothèse étant celle qui avait le plus de chances d’être vraie, elle tâcha d’avoir l’air le plus naturel possible durant sa traversée des arcades. C’était la première fois qu’elle sentait le poids de la pression aussi fort sur elle. Il fallait dire que jusqu’à présent, elle n’avait jamais été la dernière personne du groupe à pouvoir agir face à une situation grave. Si elle se faisait repérer et capturer, plus personne ne pourrait lancer de retour vers le passé et la partie se finirait sur une victoire complète de Tyron.
Alors qu’elle faisait en sorte de chasser ces pensées, elle se rendit compte qu’elle était déjà arrivée à la porte conduisant au corridor de la chaufferie. Elle ne repéra personne aux alentours lorsqu’elle l’ouvrit et entra. Par précaution, elle se mit à courir dès le moment où la porte claqua. Pure mesure supplémentaire au cas où elle serait poursuivie, qui lui permettrait de gagner de précieuses secondes. Ainsi, sa traversée des égouts, puis du chemin jusqu’au monte-charges se fit de la plus sportive des manières, lui apportant un désagréable point de côté, avec supplément sueur et essoufflement. Néanmoins, l’avantage de la vitesse était présent.
Lorsqu’elle arriva enfin au laboratoire, elle chercha naturellement à s’écrouler le plus vite possible sur le fauteuil de l’opérateur. Le souci, c’était qu’il y avait déjà quelqu’un d’installé. Ce quelqu’un n’était qu’une copie d’elle-même, pas assez pâle à son goût, qui l’accueillit avec la formule suivante :
- Salut. L’heure est aux négociations.


http://i.imgur.com/7tNqoHf.png


Jérémie se demandait pourquoi le retour vers le passé traînait autant. Laura ne pouvait pas être passée à côté de l’appel qu’il avait réussi à émettre subtilement. Même en prenant en compte une prudence extrême pour atteindre l’usine, elle devait en théorie déjà y être. Alors pourquoi aucune lumière salvatrice n’apparaissait ? Il était resté calme dans cette situation car il savait qu’elle serait réglée rapidement, puisque l’un d’eux n’avait pas été attrapé, mais face à ce retour vers le passé qui se faisait désirer, il sentit sa température corporelle augmenter.
- Ce n’est pas très agréable de se faire ignorer alors qu’une question simple a été posée, fit remarquer Tyron. J’aurais pu élever la voix et en venir aux menaces immédiatement mais je suis resté courtois. À moins que vous n’ayez aucune idée de la localisation actuelle de Waldo bien sûr, mais dans ce cas-là, il faut le dire.
Face au mutisme de ses camarades, et aussi à l’expression désemparée d’Aelita, pour qui la prononciation du nom de son père faisait toujours vibrer la corde sensible, Jérémie décida de faire la conversation. Au moins, ça lui ferait passer le temps en attendant le retour de celui-ci :
- On ne connaît pas de Waldo, seulement Franz Hopper. Et il nous a malheureusement quittés l’année dernière.
Tyron éclata de rire.
- Oh, je ne pensais pas que j’aurais droit à un mensonge pareil d’emblée ! Mais je suis curieux de savoir comment est mort un homme qui a littéralement réussi à effacer toute trace de son existence ces dernières années.
- C’est l’œuvre de Xana, sa création. On vous en a déjà parlé et essayé de vous prévenir.
- Troufion, lâcha gratuitement et hargneusement William entre ses dents.
- Dites, il est irrespectueux là. Je peux lui faire le deuxième œil ?
La proposition innocente provenait de Puck. Visiblement, faire le piquet à côté de Chris ne l’intéressait guère et il cherchait de quoi s’occuper.
- On n’est pas là pour ça, lança Clément au concerné de sa voix déformée par la pixellisation, laquelle trahissait l’irritation qu’il tentait de masquer derrière une attitude de bon petit soldat.
Tyron, lui, se contenta de soupirer – encore – de déception. Son ton monta en dureté :
- Il va falloir trouver une autre excuse que votre Xana. Mon équipe et moi avons inspecté notre supercalculateur de fond en comble à plusieurs reprises et nous ne l’avons jamais trouvé.
- Pourtant, on vous dit la vérité, déclara sur le vif Aelita. Si vous n’êtes pas assez compétent pour le trouver sous votre nez, ce n’est pas notre faute.
Face à l’insulte, le seul adulte présent resta stoïque.
- J’imagine qu’il est inutile de feindre la courtoisie plus longtemps.
Il désigna une sacoche posée à ses pieds.
- J’ai pris avec moi des seringues et des doses d’un produit que personne n’aurait envie de se voir injecter dans les veines. Du genre létal. Je ne suis pas du genre à apprécier la torture et autres effusions de douleur et de sang. Je préfère quand c’est fait avec douceur, propreté et efficacité. Alors nous allons faire simple. Je veux que vous me donniez deux renseignements précis : la localisation de mon ancien collègue, le père de votre amie aux cheveux roses ici présente, ainsi que l’endroit où se trouvent ses installations technologiques. Si vous ne répondez pas, ou que vous me mentez, je prendrais l’un d’entre vous pour une petite piqûre. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne à vacciner.
Les Lyokô-guerriers se regardèrent avec des expressions beaucoup moins assurées qu’à leur arrivée. Jérémie commençait à sentir la sueur perler sur son front. Qu’était-il arrivé à Laura ? Elle n’avait pas pu se faire capturer, puisque l’ennemi ne l’avait, semble-t-il, pas reliée à leur groupe, et même si c’était le cas, elle aurait simplement été emmenée au studio d’enregistrement aussi. Par conséquent, il n’y avait aucune raison logique qu’elle n’ait pas déjà accompli sa tâche.
- J’ai apparemment piqué votre attention, s’amusa le scientifique. Je vous laisse cogiter ça encore quelques instants, le temps de tester une dernière option de négociation pacifique.
Il se tourna puis s’approcha de Chris, lequel était resté assis droit comme un i depuis le début, les paumes à plat sur les genoux.
- Léo. Non, Chris. Il s’est passé beaucoup de choses entre nous, et je suis sûr que tu saisis à quel point la situation actuelle est critique pour vous. Tu es parfaitement placé pour savoir que je n’hésiterais pas à mettre mes menaces à exécution. Que je vous garde en vie ou non, je suis gagnant dans tous les cas. C’est pourquoi je te propose de mettre fin à tout ça dès maintenant. Reviens de mon côté, et dis-moi tout ce que tu sais sur tes camarades. En échange, je te laisserais partir et vivre définitivement en paix. Bien sûr, je ne ferais également de mal à personne dans cette pièce. Accumuler les cadavres n’est pas mon but, je ne cherche que Schaeffer et sa technologie.
La proposition ne sembla pas affecter le grand garçon, dont l’expression garda un admirable stoïcisme. Puis, d’un seul coup, sans que personne ne comprenne rien à l’action, il se fit tirer par le col et étaler dos au sol. Le geste avait été effectué d’une main experte par Puck.
- Il allait vous bouffer un œil, se justifia-t-il auprès d’un Tyron interrogateur. Je l’ai vu à son expression.
À cette remarque, le Gardien au cache-œil, juste à côté, ne put s’empêcher de porter la main à son globe oculaire valide. Clément, lui, se contenta d’un bruit de gorge exaspéré qui ressemblait au grésillement d’une radio.
- J’apprécie l’esprit d’initiative Patrick, mais je ne suis pas certain de ce que tu avances...
- Nan il a raison, lâcha le principal intéressé par pure provocation.
Sa façon de s’exprimer avait beau tenter de singer un parfait self-control, elle ne parvenait pas à masquer ses vraies pensées.
- Très bien, déclara simplement Tyron. Clément, j’ai réservé l’autre studio de cet étage au cas où on manquerait de place. Peux-tu y conduire notre ancien testeur afin qu’il ne perturbe pas la suite de l’interrogatoire ? Patrick t’accompagnera et se chargera de le surveiller là-bas, afin que tu puisses revenir ici.


L’évacuation de Chris se fit le plus efficacement du monde, déchargeant quelque peu l’atmosphère ambiante de sa testostérone. Les lycéens eurent à nouveau droit à l’attention de l’homme qui les avait kidnappés.
- Alors ? Que fait-on ? La vérité ou un rappel ?
Les six amis se regardèrent à nouveau, ne sachant trop quoi faire et préférant se jauger entre eux avant de prononcer toute parole inconsidérée. Ce fut Yumi, finalement, qui se lança, la voix légèrement tremblante :
- Les gars, désolée, mais si personne ne se lance, c’est moi qui le ferait.
- Attends, la coupa précipitamment Aelita. Il s’agit de mon père, je crois que c’est à moi de le faire.
- T’es sûre Aelita ? s’enquit Jérémie. Sinon je peux m’en occuper.
- Non, c’est de ma faute si on en est là actuellement, je dois prendre mes responsabilités.
- Parfait ! s’exclama Tyron. Je t’écoute dans ce cas. Pour la vérité j’espère.
La jeune fille prit une grande inspiration.
- On ne sait pas vraiment où se cache mon père. Avec les années, il est devenu extrêmement paranoïaque et voit des ennemis partout. Il m’a placée à l’internat sous un faux nom spécialement pour réduire le risque de se faire repérer. Ce n’est que plus tard qu’il m’a demandé de recruter mes amis pour les missions virtuelles. Évidemment, je n’ai aucun moyen de le contacter, c’est toujours lui qui nous appelle pour programmer les voyages, ou pour former Jérémie à l’utilisation et l’entretien du supercalculateur.
Les explications apportées étaient écoutées attentivement par celui qui les avait réclamées. Apparemment, le discours et la voix d’Aelita étaient convaincants.
- Ça ne m’étonne pas vraiment de sa part, commenta Tyron. Au vu de sa situation, j’aurais sûrement procédé de la sorte. En revanche, tu te trompes lorsque tu prétends ne pas avoir moyen de prendre contact avec lui. Lorsque vous le rejoignez pour les missions virtuelles, vous devez forcément le voir. Il suffit donc de l’attendre là où il vous donne rendez-vous, vers son supercalculateur. Il finira bien par s’y montrer. Même s’il flaire le coup et fuit, il n’aura plus accès à ses installations et ne sera donc plus gênant, ce qui me va très bien.
Silence. Aelita, qui avait parfaitement compris quelle devait être la suite des révélations, sembla nourrir des hésitations. Elle n’avait visiblement pas préparé de mensonge jusqu’à ce niveau. Et il fallait dire que révéler l’emplacement de l’usine et du laboratoire était l’ultime tabou au sein du groupe – même en boniment – et plus particulièrement pour elle, qui l’associait à une trahison de feu son père.
- Alors ? s’impatienta le scientifique affilié à la Deckard Inc.
Jérémie, devinant le conflit intérieur de sa belle, prit le relais, bien que les paroles qu’il lâcha lui nouèrent instantanément la gorge et la bouche :
- Il y a une usine abandonnée aux alentours de Kadic. Le laboratoire et le supercalculateur se trouvent dans son espace souterrain aménagé.
Le blond avait décidé de jouer carte sur table. Laura traînait beaucoup trop pour que cela paraisse naturel. Soit elle avait eu des ennuis en cours de route, soit elle n’avait jamais reçu son appel initial, soit elle avait abandonné le navire. Dans tous les cas, il ne fallait plus compter sur elle pour lancer un retour vers le passé. Il ne servait donc plus à rien de gagner du temps selon Jérémie, sinon provoquer l’irréversible chez un ou plusieurs de ses amis. Ces derniers arborèrent une expression de franche surprise lorsque Jérémie prononça l’exacte localisation de leur repaire, chose que le regard de Tyron ne rata pas, et qui lui confirma qu’il avait affaire à la vérité.
- Merci pour ces renseignements. Parler était le choix le plus sensé.
Sur ces félicitations, il sortit son téléphone portable et appela un de ses hommes postés dans le quartier. Il lui communiqua ce que Jérémie venait tout juste de lui révéler et raccrocha.
- Il va falloir attendre quelques minutes, le temps de vérifier que vous ne m’avez pas menti, mais j’en doute fortement.
Démarra alors un long étirement des minutes, qui pesèrent toujours sur les lycéens retenus contre leur gré. Le sentiment que tout était fini, que ce soit leur secret, leur aventure et leur combat se fit pressant. Cela instaura un climat de résignation lourd et amorphe autour des adolescents, qui eut un effet notable sur Jérémie, dont le visage avait pris une teinte fiévreuse. Constatant cela, Tyron lui dit :
- Il ne faut pas se mettre dans un état pareil mon garçon. Je t’assure personnellement qu’aucun mal ne vous sera fait. Une fois les installations de Schaeffer – voire lui aussi – saisies, nous vous laisserons même le choix : reprendre le cours de vos vies, ou investir votre expérience pour m’aider dans mes recherches. Te concernant, Jérémie, je suis certain que j’ai au moins autant à t’apporter que Schaeffer du point de vue intellectuel. Tu verras, tout se passera b-

Le reste des paroles fut étouffé par l’émergence de l’inespérée expansion lumineuse caractéristique.


À suivre : Mutinerie
  Sujet: [Fanfic] L'Engrenage  
Zéphyr

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Ven 28 Sep 2018 21:09   Sujet: [Fanfic] L'Engrenage
Spoiler
  Sujet: [One-Shot] INFANiTy world  
Zéphyr

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Jeu 23 Aoû 2018 10:28   Sujet: [One-Shot] INFANiTy world
Le crossover, c’est sûrement l’exercice le plus propice à la gamelle en fanfiction. Cela dit, les risques ont été limités ici, avec un combo Lyokô/Lain, qui se prête plus naturellement au mariage que d’autres duos (de mémoire de référent, on avait un jour eu le droit à une tentative d’Animal Crossing X Code Lyokô, c’est dire !).

Tu t’en doutes certainement, mais si le Pôle n’a pas locké ce texte, c’est que le mélange d’univers a été réussi. D’ailleurs, je ne m’attendais pas à ce que tu procèdes de manière aussi douce (et « classique » aussi avec le biais du rêve, fonctionnant toujours avec Aelita) pour cette rencontre arrangée entre Lain et Code Lyokô.

En fait, je trouve ce texte très sage, en comparaison de ce que tu fais sur Information War (où, pour utiliser une expression bien connue, non de façon négative, tu vas « au bout du délire »). Pour le coup, je regrette que les interactions inter-univers soient si subtiles (j’utilise ce terme parce que, comme toujours, mon avis est limité par ma compréhension générale), compte-tenu du potentiel général d’un tel assemblage (la parenté aidant, n’est-ce pas ?).

Ajouté à cela que l’histoire générale déployée par l’OS n’est pas excessivement fournie (rapport au fait que je ne suis pas ressorti transcendé de ma lecture) et on ressort un peu perplexe de l’ensemble. Qu’y a-t-il à retirer de ce crossover finalement ? En fait, je crois que tu as été trop subtil dans ta combinaison d’univers, parce que je n’ai pas eu cette impression que seul un crossover peut procurer, à savoir partir d’un univers de base et voir s’y épanouir des éléments immédiatement identifiés comme étrangers ou n’en étant pas issus. Pour le coup, j’ai pu identifier une bonne partie des choses se rattachant à Lain parce que j’ai eu le bon... l’expérience de le voir, mais si on prend un peu de distance, on se rend compte que l’ambiance du texte et la construction du rêve d’Aelita restent très ancrés dans ce que l’on connaît de Code Lyokô.
Petite anecdote pour illustrer mon propos : Ikorih, qui n’a pas vu Lain, a été incapable de discerner où se trouvait l’aspect crossover de ton texte. Je pense que ça illustre plutôt bien le côté « sage » de ton texte que je pointe du doigt plus haut.

Et n’hésite pas à te relire (en partant de la fin, un bon vieux conseil qui a fait ses preuves) ou à faire relire ton texte, c’est pas encore ça au niveau de la syntaxe (mea culpa pour l’absence de relevé pour illustrer, flemme assumée) !

Pour terminer sur une note positive, je dirais que l’aspect expérimental de ton texte constitue un bel hommage au matériau d’origine Mr. Green
  Sujet: [One-Shot] Protège-moi  
Zéphyr

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Dim 06 Mai 2018 16:31   Sujet: [One-Shot] Protège-moi
Je crois que, de façon générale, je ne suis pas fan de tes One-Shots et de leur style. Cela étant, les productions antérieures du genre n’avaient à mes yeux pas le défaut que je reproche principalement à ce texte-ci.

Avant ça, deux petites remarques :

- Le synopsis de mise en bouche proposé en balise Spoil est une initiative louable, mais rien qu’en le lisant, on devine sans mal que l’histoire va nous proposer un Odd homosexuel (même si l’histoire prend plutôt bien à contre-pied la vision de Della Robbia de ce côté) et qu’au vu du passif de l’auteur, ça ne va pas être joyeux. Je n’écarte pas la piste que tu ais rédigé ce résumé à dessein, mais je dois personnellement avouer que ce n’est pas ces lignes de présentation qui m’ont poussé à lire le One-Shot.

- Même après double-lecture du texte, j’avoue ne pas avoir trouvé ou saisi le lien de celui-ci avec le titre donné. C’est arrivé à un tel point que j’ai envisagé qu’il y avait peut-être une faute de frappe et qu’un -t aurait dû remplacer une des lettres dudit titre. Razz

Alors, quel problème principal puis-je bien rencontrer avec ce One-Shot ? Pour le coup, c’est en lien avec ma conception personnelle de la pratique de la fanfiction. Faire le choix de sortir de l’ambiance de l’univers de base de Code Lyokô et de prendre ses distances avec lui afin de s’octroyer une plus grande liberté de déploiement de style personnel, ce n’est pas une démarche déplaisante (même si clairement, elle divise dans le milieu) et que j’encourage, en général. Cela dit, à mon sens, lorsque l’on fait ce choix d’orientation vis-à-vis d’un support original en fanfiction, il est plus qu’important de garder des repères solides et pertinents avec l’univers emprunté, encore plus lorsque le texte écrit s’éloigne d’entrée de jeu avec Code Lyokô.

Ici, excepté la référence explicite à Jérémie qui nous rappelle qu’on est bien dans une fanfiction liée à Code Lyokô, je n’ai pas retrouvé de repères, d’indices ou de simples mentions me renvoyant immédiatement à la série et à ce qu’elle montre et développe sur Odd Della Robbia. Par là, j’entends que l’on aurait pu renommer Odd en Léopold (ou juste créer toi-même un personnage principal) et annoncer qu’il s’agissait d’un texte original que ça n’aurait absolument pas impacté le fond et la forme du texte (sauf la mention à Jérémie évidemment – et encore elle reste très anecdotique).
Je pense que si l’on ne m’avait pas annoncé ce texte comme étant une fanfiction, je n’aurais pas eu un avis a posteriori si négatif. À moins que ce ne soit le côté « prétexte » de l’ensemble qui me dérange, à savoir se servir de l’univers de Code Lyokô pour déployer un propos qui n’a pas tellement à voir avec, et/ou en ne faisant pas ou peu de liaison avec. Pour te dire, malgré un dernier paragraphe explicite sur les motivations d’Odd dans sa démarche, je ne le comprends pas en définitive, et je ne me peux m’empêcher de le trouver un peu stupide aussi (bon ça je pense que c’est parce que je ne suis pas d’accord avec certains passages du texte, dans leur philosophie).

Pour conclure sur quelques notes positives. Je ne suis pas spécialement friand de ta façon d’écrire, mais ma lecture s’est déroulée sans accroc. Sans compter que l’on sent que le propos déployé a été réfléchi et qu’il ne s’agit pas d’un simple billet d’humeur suite à X événement (même si à titre personnel, je ne suis pas forcément en osmose avec le côté torturé et tortueux général). Tu es allé au bout de ton idée et tu lui a donné une forme textuelle, c’est tout à fait honorable.

Bien, je te souhaite bon courage pour tes autres productions et potentiellement à bientôt au détour d’une nouvelle !Wink
  Sujet: [Fanfic] Un exil forcé  
Zéphyr

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Sam 10 Mar 2018 21:44   Sujet: [Fanfic] Un exil forcé
Pas de mise à jour de cette fanfiction depuis un an, malgré toute la bonne volonté du Pôle. Une vraie déception quand on voit à quel point ce texte était avancé...

Archivage.
  Sujet: [Fanfic] Human  
Zéphyr

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Sam 03 Fév 2018 21:50   Sujet: [Fanfic] Human
Yo’ ! Manque de conscienciosité oblige, j’ai zappé ton One-Shot précédemment publié pour attaquer directement ce texte-ci et me faire une idée de ton travail. L’avantage, c’est que je pars sans a priori. Le désavantage... bah on verra ça !

Sur le plan stylistique, agréable surprise que cette lecture. Il y a du joli vocabulaire, c’est bien documenté (ou alors, ça donne l’air d’être bien documenté pour un amateur Razz) et ça se lit plutôt bien, même très bien. Peut-être l’enchaînement de phrases dans le petit paratexte précédant le Prologue est-il un peu trop laborieux à mon goût. Par ailleurs, j’ai discuté avec Ikorih de ce qu’elle nomme tes « phrases de trois kilomètres de long », et si personnellement elle ne m’ont pas gêné dans ce qui a été posté ici, il est vrai qu’à la lecture, ça n’est pas nécessairement toujours agréable, au niveau du rythme (si ça se trouve, j’étais juste dans de bonnes dispositions aujourd’hui, héhé). N’hésite pas à laisser respirer un peu ton texte et ton lecteur, il t’en sera reconnaissant !

Tant que je suis sur la forme, je partage avec toi l’unique coquille que mes yeux ont relevée :

Citation:
Ces défauts de caractère lui avait [avaient, donc] valu d'être taxé à plusieurs reprises d'individualiste


Par rapport à la mise en page, je me permets également de t’exposer quelques remarques :

Dans le Prologue → Quand on place une ligne de dialogue, on le fait toujours au début d’une nouvelle. Il y a pas mal de moments où cela ressemble à cela :

Citation:
Elle entendait Odd qui hurlait encore : — Ne tirez pas ! Bon Dieu : il nous la faut vivante !


Faut retourner à la ligne avant l’introduction du dialogue au tiret. On retrouve ce genre de forme dans les paragraphes (dans l’ordre) 3, 5, 6 et 9 de ce prologue.

Dans le chapitre 1 → Quelle est cette infamie que je vois et ne saurais supporter ? Des tirets cadratins avec des guillemets français ? Heureusement qu’on locke pour plus que ça... Bref, pour tous les dialogues présentant cette forme :

Citation:
— « Alors petit, tu veux voir un chef-d'oeuvre ? » demanda monsieur Kroçi à Ulrich qui hochait déjà la tête.


Il faut retirer les guillemets, pour ne laisser que le tiret (vu que ton Prologue introduit ses dialogues uniquement en tirets, autant continuer sur cette lancée-là), et ajouter la ponctuation adéquate pour les annonces de prises de paroles et compagnie (les « dit X » etc). Après, j’imagine que les guillemets sont là pour souligner que les protagonistes ne s’expriment pas en français, mais en terme de présentation, c’est vraiment pas joli à voir. Je pense que le lecteur est suffisamment avisé pour comprendre par lui-même.
Allez, ultime remarque sur le premier chapitre :

Citation:
Tant mieux, j'ai longtemps rêvé de tout ça alors que je n'avais que la liberté de penser, et très bas. Aujourd'hui j'ai gagné toutes les libertés, mais au prix de quelles souffrances...


Ce morceau de texte s’insère entre deux passages narratifs à la troisième personne. Du coup, soit il y a oubli de guillemets ou autre mise en forme pour signifier qu’il s’agit là de pensées d’Ulrich, soit il s’agit d’une étourderie sur la personne. Toujours est-il que sans mise en forme adéquate, voir un passage pareil perturbe.


Allez, le plus important maintenant : l’histoire. Le Prologue est prenant et m’a personnellement donné envie de poursuivre ma lecture. Outre le point de vue original de Samantha (attendu cela dit au vu de ta présentation sur le forum), la présentation qu’elle offre sur le contexte de la fanfiction fonctionne bien – en complément des quelques informations données dans le résumé.

Le chapitre 1 est moins prenant que le prologue, mais permet de se faire une meilleure idée sur ton niveau en écriture et sur la documentation de ton texte (je veux dire par là que les descriptions des lieux et autres informations culturelles ne paraissaient pas sortis des sabots d’une chèvre !). Par ailleurs, sans le résumé que tu as fait de cette fanfiction en préambule, je me serais imaginé avoir affaire à un alternate universe de Code Lyokô, alors que visiblement, une mise en lien avec l’animé a été imaginée (je fonde beaucoup d’espoirs là-dessus d’ailleurs, et te prends sur sa « prise d’amplitude » !). Du coup, l’idée du résumé n’est pas mauvaise dans le cadre de ce texte, sans être à double-tranchant heureusement dans ce cas-ci.

En revanche, si j’ai bien compris qui se disait dans le résumé, on est partis sur une fiction au cours assez long (s’il faut présenter le contexte pour chacun des héros comme pour Ulrich au chapitre 1, on part déjà sur 6 chapitres + 1 prologue juste pour l’introduction de la fanfiction !), à moins que tu ne réalises la mise en lien plus rapidement et habilement que prévu...

Pour le coup, je lierais cette dernière observation à une remarque que tu exposais dans ton paratexte, à savoir que « la première partie de la fanfiction avait été rédigée en 2014 ». Si tu possèdes une avance confortable sur l’écriture de ton récit, je ne peux que t’en féliciter (surtout si elle est d’ampleur !), en particulier dans un contexte où les lecteurs/commentateurs du sous-forum se comptent désormais sur la main, avoir une marge est toujours préférable pour rester motiver. Wink

Bien, comme je suis assez intéressé par ton travail, j’en attend la suite pour confirmer ou infirmer mes premières impressions. Tu as selon moi encore beaucoup à prouver en terme de scénario et de fil rouge, mais le potentiel global est présent. Tu as toutes les cartes en main, bon courage à toi pour cette longue aventure et à la prochaine !
  Sujet: Projet de fanfiction  
Zéphyr

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Vus: 1305

MessageForum: Créations Code Lyoko   Posté le: Sam 03 Fév 2018 18:58   Sujet: Projet de fanfiction
Yo' ! Bienvenue sur le forum.

Autant que je sache, ne reprendre que le nom ne constitue pas vraiment un plagiat (surtout si tu ne reprends qu'une partie du nom). Au pire du pire, si tu le sens vraiment pas, tu peux mentionner en préambule de ton texte d'où proviennent les inspirations desdits noms. Après, pour ce que j'en sais, si le site devait risquer quelque chose, ce n'est pas là-dessus que des détracteurs s'attaqueraient Razz

Pour le reste et plus de détails, je te renvoie là-bas.

Je verrouille le topic au passage et t'invite à ne pas zapper le Règlement des Fanfictions tant qu'on y est !

Bon séjour à toi sur le forum.
  Sujet: Les OST de code lyoko  
Zéphyr

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Vus: 1689

MessageForum: Autour de la série   Posté le: Sam 23 Déc 2017 18:31   Sujet: Les OST de code lyoko
Quand on poste, on veille à la faire dans la bonne section du forum. Ici c'est le sous-forum Fanfictions.

De plus, faire quelques recherches sur le site avant de poser une question sur le forum pourrait s'avérer louable. A tout hasard, ça permettrait de tomber sur une page recensant les OST disponibles de la série (toutes ne l'étant malheureusement pas). A toi de voir si tu y trouves ce que tu cherches.

Je déplace le topic et le ferme, au passage.
  Sujet: [One-Shot] Aiguille grise et perle fine  
Zéphyr

Réponses: 4
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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Ven 22 Déc 2017 07:02   Sujet: [One-Shot] Aiguille grise et perle fine
J'ai un peu l'impression que ce One-Shot passe à côté de ce qu'il aurait pu raconter. C'est typiquement le genre de texte duquel je ressors avec une impression de « Oui, et ? », à savoir que je n'ai pas du tout saisi où le texte à voulu m'emmener dans son histoire et par rapport aux éléments qu'il a déroulés.
De ce côté, je pense que l'absence d'introduction de l'auteur, comme il est de coutume et de politesse de le faire sur ce sous-forum, a pu jouer, même s'il n'était pas dit que tu exposes tes raisons sur ce texte.

Cela dit, je me méfie toujours lorsque je réagis à chaud à une lecture. L'expérience m'a montré que j'avais parfois (pas toujours, heureusement) tendance à passer à côté de certaines choses.
Toujours est-il que je me suis posé la question suivante : qu'a-t-on à tirer de ce texte, en terme d'intérêt ? Que William est un vilain garnement, très particulier comme on dit dans le jargon ? Que sa mère est débordée et survit au quotidien ? Au moment où j'écris ces lignes, je n'ai aucune certitude par rapport à la conclusion à laquelle tu as voulu amener.

Ce ressenti-là, je l'impute principalement au fait que, de mon point de vue, ce genre de texte, antérieur au dessin animé, a pour devoir de proposer un contenu qui s'y raccorde parfaitement (sauf s'il est assumé par l'auteur que l'on est dans un alternate universe, mais comme tu balances le texte de but en blanc...).
En l’occurrence, on ignore comment la situation des parents Dunbar s'est arrangée, finalement. Logiquement, le père a dû finir par revenir, mais est-ce que ça a pour autant apaisé les problèmes de nerfs de la mère ?
De même, on ne voit pas vraiment comment, de ce point de départ proposé, William a fini par évoluer vers le personnage qu'il est dans la série, en particulier par rapport au contexte de ton texte, où il est qualifié à de nombreuses reprises comme étant naturellement inférieur à la moyenne intellectuellement. Si l'on excepte cette situation de la saison 3 où William se trompe de matière à réviser pour un contrôle, les seules situations de pure stupidité intellectuelle liées à lui qui me viennent sont liées à sa réplique physique de la saison 4. Est-ce là le parallèle à comprendre dans ce texte ? Est-ce une forme de justification au fait que la réplique a réussi à rester crédible aussi longtemps auprès des adultes ? J'ai un peu du mal à y croire, personnellement, tant par rapport à cette interprétation que sur le fait que ce soit l'objectif caché ou d'écriture du texte.

Finalement, je pense que ce texte n'a pas d'ambitions narratives folles et vise plutôt à raconter un morceau de quotidien d'une mère seule avec son enfant (ou du moins, si je me base sur le titre du texte, le trip vécu par une mère débordée). Je sens un écho avec ton précédent One-Shot sur le propos général, notamment sur la première dizaine de lignes, où toute l'ironie de l'extrait radio se fait sentir par les paragraphes qui l'enrobent (par rapport à la condition féminine).

Je ne m'étends pas plus, ce texte ne m'a pas emballé, pas même stylistiquement. Cela étant, tes tentatives d'explorations de pistes de la série et d'expérimentations en fanfiction sont louables et appréciables. Continue comme ça, c'est une bonne dynamique de travail ! Wink

À bientôt sur un autre texte, j'imagine !
  Sujet: [Fanfic] Le plus puissant des liens  
Zéphyr

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Ven 08 Déc 2017 16:54   Sujet: [Fanfic] Le plus puissant des liens
Coucou ! J’ignore si la jour de publication de ton chapitre est voulu, mais je vais quand même le prendre pour moi, merci ! ♥

Avec le temps, je me suis habitué à toujours relire totalement ta fiction lorsque ça fait longtemps que je ne l’ai pas lue. Cette fois-ci, je m’en suis dispensé, j’ai confiance en ma mémoire. Bon, il s’est avéré que j’ai oublié pas mal de choses, mais disons que ça ne m’a pas empêché de bien kiffer ce chapitre.
Bon, cela dit, vu à quel point j’ai reconnu ma perception des choses dans celui-ci, mon objectivité n’est pas garantie par la commission.

D’ailleurs, c’est paradoxal : autant j’ai réellement adoré le chapitre et les situations plus personnages évoqués, autant je suis déçu que les Lyokô-guerriers soient absents (en regard de la fin du chapitre 13 bien sûr !). Je pense que c’est signe que je me suis attaché à ta tournure des choses.
En fait, sur ce seul chapitre, je crois que, plus que la mise en scène générale, c’est le fourmillement de détails soignés qui en fait sa valeur (la chronologie est par ailleurs dans cette lignée de travail fait avec sérieux, bravo pour ça d’ailleurs Smile).

Ton Tyron me rappelle beaucoup le mien, donc naturellement je l’aime pas mal. Le simple fait de lui donner une attitude de rigolo auprès d’autrui pour mieux masquer ses intentions et ses plans, c’est totalement en accord avec la vision que j’ai du personnage : quelqu’un de facilement sous-estimable, mais qu’il coûte de sous-estimer. Petit aparté : je pense que c’est le point que je regrette chez le Tyron d’Icer, qui est bon mais qui est sérieux tout du long, il lui manque ce côté « clown » qui fait qu’on ne le prend pas d’emblée pour un antagoniste crédible. Bref, j’aime beaucoup ce côté « sous-estimez moi, je vais vous la mettre à l’envers » de ton Tyron. Un peu dommage que cette couverture soit tombée face aux russes à ce stade de l’histoire, on sent que depuis le début, il est placé en-dessous d’eux, ce malgré la découverte de Caldin/Hoth.
Évidemment, ce dernier point est trop cool (même s’il est étrange pour le coup que Jérémie ne l’ait pas découvert non plus, vu que dans la série, il fait des recherches sur le réseau pour comprendre comment Xana a pu survivre…) et ouvre la perspective d’une lutte virtuelle tripartite, avec alliances modulables selon les besoins et objectifs du moment. J’en suis hypé d’avance, même si, une fois n’est pas coutume, j’anticipe toujours assez mal comment vont évoluer ce genre de situations.

Toujours sur Tyron, c’est également très enthousiasmant qu’il ne soit si désinformé/désarmé face à Lyokô et ses gérants. La reconnaissance d’Aelita et la connaissance des détails de vie de Franz Hopper datant de sa fuite à Paris, ce sont des choses qui coulent de source tels que tu les exposes. Pour le coup, je n’ai personnellement pas poussé le raisonnement aussi loin. Razz

Dernières remarques sur Tyron : c’est assez perturbant de le voir appeler ses hommes de main « ninjas » quand on sait que ce sont les Lyokô-guerriers qui les ont baptisés ainsi, tout comme le fait que son monde virtuel s’appelle Judas (mais tu n’es pas tombé dans le piège Pallium, moins évident qu’il n’y paraît). Pour ce dernier, je pense voir où tu veux en venir : CLE pose que Tyron a « trahi » le père d’Aelita, donc…

Le mystère que l’on sent s’épaissir autour du personnage d’Anthéa, extrêmement discret et passif dans le chapitre, mais source de pas mal de répliques et allusions à demi-mot, ça donne envie d’en savoir plus (et, toujours pour faire le parallèle – navré si je donne l’air de m’auto-promouvoir – tu donnes l’air de t’être largement plus creusé l’esprit que moi la concernant Mr. Green).
Dans la même veine, le personnage de Sandra subit petit à petit le même sort. Depuis le début de la fanfiction, son portrait s’effrite toujours plus : à ses débuts, elle apparaissait comme une personnage stable et posée, mais elle se déséquilibre (voire même se déconstruit, coucou Dyssery) de plus en plus, émotionnellement parlant. C’est une approche que je trouve intéressante, et je me surprends à commencer à l’apprécier toujours plus, par ce traitement qui lui est fait.
Par contre, concernant le rêve de fin de chapitre, même s’il préfigure de manière assez évidente un lien oublié entre Sandra et Anthéa, je prie pour que ce ne soit pas le coup du lien du sang (type sœur), ce serait comme le cas d’école, donc malheureux pour un texte pareil. =/

Je termine sur Laura : elle ne fait que subir depuis un moment, mais j’apprécie toujours autant sa mise en avant et le respect du caractère du personnage (au passage, très bien vu la récupération de la machine arrache-souvenirs pour justifier l’état mémoriel de la blondinette).

C’est vraiment du bon et du beau boulot, j’espère avec ferveur qu’il aboutira sur une balise [Terminée]. Comment ça, je parle pour moi, encore ?

A Noël donc ! Courage pour l’écriture de la suite de ce texte-là ! Razz
  Sujet: Parti Lyokoïque - 2022  
Zéphyr

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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Mar 28 Nov 2017 00:30   Sujet: Parti Lyokoïque - 2022
Dommage, le Parti Lyokoïque n'est pas reconnu officiellement au sein de ce forum.

Le principe moral me force à fermer ce sujet, mais vois le bon côté de la chose Aravim : le fait que tu sois un illuminé t'as nécessairement rendu aveugle. Par conséquent, tu n'as sûrement pas remarqué que tu étais à la tête d'un grand mouvement spirituel ne comptant qu'un seul membre...
  Sujet: [Fanfic] Oblitération [Terminée]  
Zéphyr

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Lun 06 Nov 2017 22:58   Sujet: [Fanfic] Oblitération [Terminée]
Yo' ! Pour faire écho à ton premier post sur ce forum, tu as désormais l'honneur de faire partie de la cuvée 2017 qui a survécu au lock oblitérateur.

D'une certaine façon, on peut considérer le prologue d'un texte, ou d'une fanfiction ici, comme une façon de donner envie au lecteur de découvrir l'univers dépeint, d'en savoir plus sur l'histoire, le tout sans passer par un chapitre complet potentiellement aussi indigeste qu'un pavé du rédacteur de ce message.
Sur la base de cette considération, j'estime le contrat rempli par ce prologue.

Evidemment, ce n'est pas la première partie du texte, très classique dans un contexte littéraire, qui m'a fait penser cela. Cela dit, elle donne un premier aperçu de ta façon d'écriture, c'est déjà ça. On sent un certain travail derrière cette écriture, avec le choix du vocabulaire et des images suggérées. C'est également là qu'on constate que tu aimes faire planer l’ambiguïté sur certains éléments avant de leur rendre leur nom (c'est d'ailleurs ce qui se passe également dans la deuxième partie, avec l'entrée du « garçon » dans le salon de Yumi). Le procédé est, selon moi, amusant à manier et à subir dans une lecture, pour peu qu'il n'y ait pas abus derrière.

Pour en revenir au style d'écriture, en ce qui concerne la première partie du prologue du moins, il fait plutôt mouche en terme d'ambiance et de ressentis. On partage plutôt bien l'immersion onirique d'Odd, et le malaise montant. Cependant, là où ça pêche, à mon sens, c'est que ce style de narration ne sied pas vraiment à Odd. Et pourtant, c'est certainement le personnage qui a le moins de mal à s'adapter aux changements par rapport à ce que la série originelle montrait de lui.
Je pense que cette impression est à mettre sur le compte du vocabulaire varié et précis utilisé durant toute la séquence. Avec un personnage comme Odd, on s'attend à une narration moins... propre et lyrique ? Ce sont les termes qui me viennent sur ce point en tout cas.
Du coup je suis bien embêté, j'ai vraiment apprécié cette première moitié de texte, malgré le rêve qui se voit venir rapidement, mais le fait que le style proposé donne cette impression d'inconvénance par rapport au personnage choisi, ça me laisse sur un sentiment assez indescriptible.

Toujours sur le style - et la première partie -, je note que pour tenter de trancher un peu cette narration et ce vocabulaire élaboré, tu as inclus des tournures plus particulière. Le premier exemple qui me vient est celui de la « buée dégueulasse » (qui fonctionne par ailleurs bien au niveau du procédé de cassage de niveau de langage, mais un peu moins bien au niveau de l'image je trouve, la vapeur d'eau qui crée la buée n'évoque pas forcément une idée de saleté d'entrée de jeu).
En soi, l'usage de ce procédé est une bonne initiative pour ne pas noyer le lecteur sous une narration trop lourde et précieuse. Attention toutefois à ce que ça ne nuise pas à la fluidité et au rythme général, sans quoi on se retrouve avec des tournures aux sonorités un peu étranges. Deux exemples :

Citation:
J'observe donc la pièce exigüe plongée dans une semi-obscurité tout en écoutant d'une oreille attentive les tressaillements de la respiration sifflante de mon colocataire qui subsiste dans la même alcôve que moi malgré les phéromones ambiantes.


Au passage, on écrit « exiguë » et « alcôve » est masculin (choix de mot pas très pertinent pour désigner la chambre d'Ulrich et Odd par ailleurs). L'absence de virgules n'aide pas la phrase non plus.

Citation:
Son museau tout d'abord qui a viré au rose criard des chewing-gums à deux balles.


Le choix de trancher avec « à deux balles » à cet endroit-là ne me paraît pas si approprié que ça (m'enfin, personnellement, je suis le roi de la répétition, alors...), puisque ça fait retomber cette tentative d'instauration de séquence dramatique.

Pour arrêter là mes remarques sur les fluctuations de style, je vais prétexter que c'est un point trop subjectif pour que l'on puisse s'y étendre indéfiniment sans que la question des différences de sensibilité entre auteur et lecteur ne soit soulevée.

Je vais passer à la deuxième partie du prologue, le reste quoi. C'est principalement ça qui éveille l'intérêt sur ce que sera cette fanfiction. Beaucoup d'éléments sont en attente d'éclaircissements, il manque certaines clés de compréhension de la situation. C'est particulièrement appréciable. D'autant plus que, de façon générale, le texte donne l'impression de partir sur une réinterprétation de l'univers de Code Lyokô, sur la plupart de ses aspects en tout cas.
Parmi les éléments qui m'ont fait tiquer, je place en tête les sentiments de Yumi pour... Jérémie (et plus largement, la proximité troublante des deux adolescents). Ce simple élément constitue déjà un changement profond et singulier dans la trame de l'univers du dessin animé, tout en entraînant pas mal d'interrogations, dont la principale sera : quid d'Aelita ? Au vu de la complicité dépeinte entre Jérémie et Yumi, difficile de dire si le jeune homme ne partage pas les sentiments de la fille... Du coup, ça remettrait limite en cause ce pour quoi Belpois se bat depuis le début de l'animé : le bonbon rose. Quelles seraient alors ses motivations ? Je ne vais pas poursuivre l'arborescence de mes questions, je n'en aurais pas fini et je pense que la suite va un peu plus préciser les choses.

Cependant, dans la même lignée, j'ai un peu de mal à situer contextuellement ta fanfiction. A priori, on est encore en plein dans la série animée, je pense notamment à un contexte saison 1, au vu de l'ambiance et de l'absence terrestre d'Aelita, mais la présence d'Hiroki instaure le doute de ce côté-là. Le fait que tu n'ais pas précisé le placement ou non de ton texte par rapport à la série n'aide pas à se repositionner correctement le contexte ambiant. M'enfin, vu que j'exprimais plus haut mon impression de réinterprétation de l'univers de la série, est-ce que cette remarque est vraiment justifiée ?

Derniers éléments qui m'ont fait tiquer :
Pourquoi Yumi a-t-elle 12 ans (soit le même âge que Jérémie à en croire le texte) ? Vu que ce point est écrit deux fois, ce n'est pas une faute de frappe, je crois. Est-ce qu'on a ici affaire à un arrangement scénaristique par rapport aux 14 ans de la série ou ? Parce que j'avoue avoir un peu de mal à me représenter une fille de 12 ans aussi athlétique que ce que la description de Yumi en donne.
Toujours sur Yumi. L'événement qui l'a amenée à avoir une perfusion dans le bras - et de petits soucis avec sa famille apparemment -, pourquoi n'est-il pas réglé d'un coup de retour vers le passé ? Existe-t-il seulement dans ce texte ? Puisqu'il n'est pas mentionné (au même titre qu'Aelita, Xana et Lyokô par ailleurs, le supercalculateur s'en sortant bien), même dans le rêve, et qu'on est sur une base de réappropriation d'univers, je dirais que non. Si c'est bien le cas, le texte va se révéler intéressant par rapport à la gestion des problématiques liées au secret (dommages des attaques, séchages de cours, tensions parentales, etc).

Pfou ! Je vais arrêter de me torturer l'esprit sur ces considérations. Après tout, le premier chapitre arrive dans deux semaines et devrait m'éclairer un peu plus.
Je pense que tu as saisi mon impression globale sur ce prologue : j'ai très envie d'en apprendre plus sur ton histoire et l'univers que tu as visiblement réinterprété. J'ai notamment hâte de voir ce qu'il en est pour les éléments incontournables non-mentionnés en prologue, tels Aelita, Lyokô et Xana. L'ambiance plutôt orientée « saison 1 » de l'ensemble n'est pas pour me déplaire, avec entre autres des caractères de protagonistes moins basiques que dans la série (Odd peu jovial dans le contexte, mais ça reste à prouver, Ulrich encore plus réservé, Jérémie carrément plus imposant et autoritaire dans les échanges).

C'est prometteur, je ne peux qu'espérer que la suite fera écho à mon impression et ne se cassera pas les dents. Le cas échéant, je ne manquerais pas de débarquer pour le souligner et t'oblitérer en conséquence. Razz

Bon courage pour la suite !
  Sujet: Nouveaux Membres : Présentez-vous !!!  
Zéphyr

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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Dim 05 Nov 2017 13:27   Sujet: Nouveaux Membres : Présentez-vous !!!
Yo' ! Bienvenue à toi dans les environs Sorrow.

Sorrow a écrit:
Enfin, si un habitué du coin peut me confirmer que les nouveaux venus sont encore autorisés dans la section ?


Malgré nos tendances au lock des textes qui n'ont pas de niveau (et au vu de ton message de présentation, je ne me fais aucun souci pour toi !), les nouveaux venus dans la section fanfictions sont plutôt bien accueillis. Il faut dire qu'on y est de moins en moins, les derniers restants étant sur la fin de leurs œuvres. Wink

Au plaisir de te revoir dans la section donc !
  Sujet: [Fanfic] Ethereal World [Terminée]  
Zéphyr

Réponses: 16
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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Mer 01 Nov 2017 18:34   Sujet: [Fanfic] Ethereal World [Terminée]
Spoiler


Merci pour ce long commentaire qui fait vraiment plaisir Dyssery. À mon tour de tout reprendre !

Dyssery a écrit:
J'ai envie de dire, je te pardonnerais presque de m'avoir fait attendre aussi longtemps Wink


Vous finissez toujours par me pardonner mes délais d’attente. Razz

Dyssery a écrit:
Le premier post du topic sous les yeux, je réalise que dès le départ tu nous as présenté Eidos et les sabres bleus d'Ulrich. J'ai failli passer à côté, ç'a du bon d'écrire des commentaires o/


Ravi de constater que la présentation graphique n’est pas là que pour le décor. xD

Dyssery a écrit:
J'ai lu Pôle Lyoko il y a un bon moment. Je ne m'en souviens presque plus, mais sans qu'il m'ait déplu je crois bien que ce texte ne m'avait pas enthousiasmé plus que ça. Je serais bien en peine de te dire pourquoi, cela dit je n'en garde pas du tout le même sentiment que des autres textes que j'ai lu de toi par la suite. Les personnages ne m'avaient pas marqués plus que ça, en tout cas. Alors que là…


Ton impression est, je pense, tout à fait naturelle par rapport à Pôle Lyokô, qui était un pur texte d’anniversaire pour le Pôle, là où Ethereal World a plus s’appuie sur le prétexte de l’anniversaire pour m’éclater personnellement.
Cela dit, les personnages du One-Shot étaient des pures intelligences artificielles, sans vrais traits de personnalité autre que la volonté de gagner leur liberté. Le seul qui avait eu droit à un peu de psychologie et de développement, c’est Hopper, mais comme il passait majoritairement son temps calé derrière son écran… difficile de s’étaler plus que je ne l’ai fait ! En bref, le One-Shot ne se concentrait pas du tout sur les ressentis, sensations et autres, son style était plus direct et formel, d’où ta différence de perception selon moi.

Dyssery a écrit:
Bon sang, Phi est tellement cool XD


Tu n’es pas objective. Razz

Plus globalement, très content que la partie I ait fait mouche auprès de toi. Elle reste vachement longue pour une exposition d’histoire et je craignais qu’elle ne tire trop en longueur, d’où un certain développement niveau dialogues et échanges entre Phi et Ulrich, afin de temporiser.
À titre personnel (non-objectif également), j’aime également beaucoup le rendu du personnage de Phi et de l’ambiance de l’Aire de Détente. En parlant de ça :

Dyssery a écrit:
Et puis franchement, les ambiances… Dans l'intégralité de ce texte, elles ont été menées d'une main de maître. Au milieu des cascades, on ressent vraiment l'entre-deux, ce moment où l'on peut prendre son temps pour apprendre les clefs nécessaires à la survie. D'autant que, moi qui aime tellement ces passages où les héros sont en plein apprentissage, avec le DMA je suis servie.


Deux choses :
Merci pour le compliment sur les ambiances et les décors, c’est le genre de remarque qui me fait vraiment plaisir, puisque portant sur les points que j’ai le plus travaillé et adoré développer. D’autant plus que ton ressenti sur la Plage Cascade rejoint ce que je voulais transcrire : les sensations que me donnaient la Plage Saladier de Super Mario Galaxy, cette envie d’y traîner et de m’y balader sans avancer dans le niveau, d’en profiter en laissant le temps s’écouler, au milieu de la mer, du sable et des pingouins.
Ensuite, je suis totalement d’accord avec toi sur les passages d’apprentissage (et d’exploration si on veut élargir le champ). On est sur la même longueur d’ondes, c’est cool ! Mr. Green

Dyssery a écrit:
En dernier point sur Phi, j'aime tout particulièrement sa façon de déclencher ses capacités. "Burst. Double.", "Speed.Triple." Cette façon laconique, toute en mesure, de montrer sa force lui convient particulièrement. Enchaîner pour le second avec un Ulrich hurlant pris en otage par une lance supersonique, c'était juste magique.


Moi aussi, même si pour le coup, ça rejoint les sources d’inspiration, hihihi. Content que les phases d’humour aient fait mouche également, je pense qu’elles sont plutôt importantes dans ce texte, pour s’aérer l’esprit entre deux quêtes ou moments chargés de lourdes descriptions. Cool

Dyssery a écrit:
Ce passage où il avance dans le noir… Nous aussi on perd tous nos repères ! D'une certaine façon, je le rapproche un peu à ce morceau de L'Engrenage où Chris est prisonnier, immobile, de son avatar.


C’est vrai ! Je pense surtout que j’aime bien rédiger ce genre de passage, et je pense qu’il devrait y en avoir d’autres du genre dans mes autres chapitres ou productions.

Dyssery a écrit:
Par contre, puisqu’Ulrich s’est fait jeter quand il a posé la question, pourquoi Sigma a installé un dispositif d’extinction du volcan, au juste ?


La référence et… secret ! Razz

Au risque de me répéter, ravi que la séquence d’introduction de Psi, des créatures noires et de Thêta t’aie plu ! La difficulté quand on écrit ce genre de textes avec un tas d’informations et de règles à établir ou donner, c’est de ne pas tomber dans la surcharge d’informations. Du coup, je suis assez fier du rendu de cette séquence, qui sert à la fois de pause, de transition et de transmission de données au lecteur.
Et pour être 100% transparent, bien qu’il date d’un an, je me suis bidonné en relisant l’échange entre Psi et Thêta. C’est assez rare que je sois aussi satisfait d’une production.

Dyssery a écrit:
Ce mec [Thêta] essaie de faire croire qu’il est le plus sympa des quatre, mais dans le fond, quel branleur x)


*Pikamaniaque.

Dyssery a écrit:
En tout cas, la chasse aux monstres de XANA est hyper prenante, et comme toute les scènes d’action que tu as écrite dans cette minific (pas si mini, en fait), j’ai adoré l’utilisation que tu as faite du triplicata, ainsi que des nouvelles capacités que le samouraï récupère dans son passage par la matrice.


Je trouve ça marrant que tu trouves la chasse « hyper prenante », sachant que je l’ai violemment tronquée pour ne laisser que la fin (vu que ça n’aurait pas été passionnant de la décrire de bout en bout selon moi). On ne peut plus appeler ça une chasse… Shocked
En fait, toute l’action de l’Aire de Combat constitue un dommage collatéral de ce entre quoi elle s’insère. Comme le Mont Abrupt allait suivre et qu’on sortait de l’Aire de Survie, j’ai souhaité faire quelque chose de plus dynamique et de moins étouffant. Enfin, si tu dis qu’elle est prenante, je vais accepter humblement le compliment !

Évidemment, la Matrice est l’excuse parfaite pour apporter de nouvelles fonctionnalités à mon avatar préféré de la série, tout en l’exploitant à fond la forme !

Dyssery a écrit:
Au final elle a déliré, Sigma, la capture du Kankrelat il en a rien à carrer, si ?
Et ensuite, un problème de rose ? Sérieux ? Et tu nous décris même pas le volcan girly ? XD


Oui, Thêta n’en a rien à carrer du Kankrelat, de toutes façons qu’il finisse asservi ou détruit… C’est simplement le geste qui le dérange, il considère l’action de Sigma comme une rupture de leur pacte de non-invasion. D’où l’envoi d’une vengeance sous forme de « désastre rose », qui ne sera pas décrite parce que c’est bien également de laisser un peu faire l’imagination du lecteur, surtout dans un texte avec autant de descriptions en accompagnement ! Razz

Dyssery a écrit:
Pour le second jeu de Psi, j’ai juste adoré le lire. J’avoue que je n’ai pas réussi à bien visualiser la pluie dans « l’épreuve » précédente, mais la neige… Je sais pas, ça m’a plu o/ De même que la poursuite du Senja, compliqué par tous ses clones. En fait, en commençant ce passage, j’avoue que j’avais un peu peur de le voir trop traîner en longueur. Mais bon sang que j’avais tort ! Au même titre que la marche dans le tunnel sans lumière du volcan, l’espèce de crise de panique que fait Ulrich dans le labyrinthe de glace était un pur délice ! Et encore une fois, l’utilisation du triplicata…


Après relecture, je suis d’accord avec toi en ce qui concerne la pluie de l’Aire de Combat. Je pense que la cause se trouve dans ma volonté de ne pas en faire un passage trop lourd, puisque celui du Mont Abrupt allait suivre. Du coup, l’ambiance en a un peu pâti. Je pense que le sous-développement de l’Aire de Combat par rapport au reste des zones de la Matrice est mon seul regret dans l’écriture de ce texte, mais à un moment, il faut bien avancer dans l’écriture !

Moi aussi j’avais peur que ce soit trop long et qu’il faille une partie V. xD
Encore une fois, heureux que cela t’ai fait une si forte impression, ce n’était pas le passage le plus évident à rédiger et il a quand même demandé un sacré investissement dedans. Pour te dire, l’épreuve, à la base, tout comme le décor, n’était pas prévus pour être ainsi. Initialement, Ulrich devait combattre l’elfe (pour lequel j’avais imaginé un avatar de combat marrant, multipliant les références à Icer, avec un lancer de carapaces bleues par exemple) directement, avec une montée de la montagne (qui était un vrai copié-collé de la montagne de glace du Volcan Glacé de Mario Galaxy) non-développée et résolue en quelques lignes.
Finalement, je me suis ravisé, de peur de faire doublon avec le combat de l’Arène-Sas, d’avoir une fin de texte trop chargée en combats, et surtout de dévier de l’idée joueuse du personnage de Psi.

Je crois qu’il n’est plus nécessaire de préciser que, comme la quasi-totalité des passages de ce texte, celui-ci était également l’éclate à écrire (pour l’anecdote, afin d’en faciliter l’écriture, j’ai tenté de reproduire les conditions de Pulsations Nocturnes, avec plus ou moins de succès…).

Dyssery a écrit:
Et puis vraiment, ce combat en chute libre ! Bon, combat n’est pas vraiment le terme, mais qu’est-ce que c’était cool !


Aux chiottes la physique !!
Enfin, je ne serais pas Zéphyr sans combat ou séquence aérienne Mr. Green

Dyssery a écrit:
Thêta est carrément culotté. Sa demande est presqu’aussi choquante que d’aller sucer le candidat qu’on vient de jeter aux ambassadeurs pour récupérer son collier d’immunité (a)


Avoue quand même qu’il serait excellent en tant que candidat de Koh-Lanta !

Dyssery a écrit:
la deuxième planète est peut-être mon passage préféré de ce texte.


Intéressant à savoir, d’autant plus que ce n’est pas le passage sur lequel j’ai passé le plus temps ou de réflexion.

Dyssery a écrit:
Imaginer les trois M.Puck avait quelque chose d’angoissant, et la réaction de Puck Junior après que Miss Puck ait volé en éclats était étrangement culpabilisante. Enfin, les cartes qui s’envolent en continu de l’entaille sur papa Puck sont joliment picturales, c’est une image que j’ai beaucoup aimé avoir.


Encore un pari réussi du coup, puisque je voulais qu’une espèce de malaise ressorte de ce passage et qu’il se distingue des autres lieux de transition traversés.

Dyssery a écrit:
Tu as posé une explication par rapport à la nature de la famille Puck, au fait ?


La liste de références sus-postée, tout comme Phi dans la partie I, laissent entendre que l’Aire-Mitage est « la zone de Franz Hopper », inaltérée par les autres occupants de la Matrice. Donc pour te répondre, c’est la même chose que le « désastre rose » : je laisse ça à l’interprétation du lecteur (ayant moi-même ma propre vision de cela, si tu tiens quand même à ce que je te l’expose, tu sais où me trouver Wink).

Dyssery a écrit:
Concernant l’arène-sas, déjà, quoi que tu en dises, les chênes centenaires ça roxe du poney Razz Plus sérieusement, les aigrettes de lumières c’était génial (et puis Eidos, quoi <3)


Je n’ai jamais dit que c’était nul les chênes ou autres arbres centenaires, seulement que c’était devenu un décor assez commun dans les fictions en général u.u
Les aigrettes de lumière, j’en suis assez fier, même si j’ai cette impression d’avoir récupéré l’idée ailleurs, sans pour autant réussi à resituer. Toujours est-il que j’aime beaucoup le décor de l’Arène-Sas pour cet aspect-là, qui a un côté très Mario Galaxy (même si pour le coup, il n’y a aucune référence au jeu ici).

Dyssery a écrit:
Suite à ça, j'avoue que le combat final est le passage de l’histoire dans lequel j’ai le moins réussi à m’immerger. Je n’ai rien de spécial à lui reprocher à vrai dire. Ça vient peut-être du fait que je n’avais plus beaucoup de temps avant la fin de ma pause déjeuner, mais je ne sais pas, il m'a paru manquer d’impact, comparé aux combats d’avant, que j’ai trouvés fabuleux.
Et je suis très triste qu’Ulrich n’ait pas pu emporter Eidos :’(


Impression compréhensible et partagée. On est dans un combat pur et dur. Le décor ne joue aucune forme de rôle et il n’y a plus tellement lieu de manipuler la psychologie d’Ulrich je pense. J’avoue également ne pas être pleinement satisfait de ce combat-là pour ça, mais je voulais éviter d’être redondant avec les séquences qui ont précédé. Je tenais à ce qu’elles aient toutes des distinctions et identités différentes.
L’avatar de Hopper n’est que le boss de fin de niveau, celui qu’on affronte pour la récompense suprême. Et je pense que le fait que ce combat t’aie moins marqué que le reste reflète la philosophie de ce texte (qui est la mienne aussi soit dit en passant) : c’est le voyage qui compte, pas la destination. L’Arène-Sas est l’objectif fixé depuis la partie I, la destination finale en quelque sorte. Du coup, j’ai évidemment fait en sorte que le voyage soit captivant, plus que le combat final. Je pense que c’est pour ça qu’il y a moins d’impact dans cette scène.

Dyssery a écrit:
Personnellement, j'avoue que j'aime bien partir d'un épisode pour broder autour, et ça se voit pas mal dans PdS. Ce qui fait que je trouve toujours ça un peu dommage quand les auteurs modifient le canon pour le plier à leurs besoins. Cependant, si ce sentiment était présent quand j'ai commencé à lire, il s'est assez vite estompé. Compte tenu de la réécriture du conseil de classe et de l'épilogue, je me retrouve à approuver ton remaniement =o


Tu touches là un des dilemmes que j’ai eu en commençant à imaginer ce texte. J’ai eu une réelle hésitation sur comment insérer mon texte avec l’épisode. L’idée première était de caler les événements de la Matrice sur la nuit qui suit la disparition d’Ulrich, qu’il puisse réapparaître et suivre le cours du reste de l’épisode ensuite. Cependant, ça m’a semblé moins pertinent car :
- Je ne vois pas de raison logique qui aurait fait réapparaître l’esprit d’Ulrich directement dans le scanner autant de temps après sa virtualisation (un point un chouia douteux de l’épisode original), mais surtout en conséquence d’une sortie de la Matrice.
- Proposer un texte full-Matrice me paraissait vraiment dense et rude pour le lecteur. Les séquences remaniées de l’épisode ont pour principal rôle de temporiser un peu ce qui se passe dans la Matrice et de permettre le ménagement de la plupart des ellipses.
- Je ne pouvais pas finir le texte sur un Ulrich se souvenant de la Matrice, et ça me paraissait téléphoné comme conclusion.

Dyssery a écrit:
Je reste juste sur mon impression première : la confrontation entre Jim et madame Hertz est choquante. Sérieusement, quelle connasse ! D’où elle s’accorde le droit de le gifler juste parce qu’il ne peut pas lui apprendre à danser le tango ou je ne sais quoi ?


La gifle, je ne l’ai pas inventée ! À la fin de l’épisode original, elle le fait quand même voler, ce qui est pire encore ! Puisque ma version de l’épisode s’achève autrement, ça me paraissait astucieux et pertinent de recycler cette violence physique à cet endroit là.
Par ailleurs, je constate que tu as un vrai problème avec les vieilles carnes Razz

Dyssery a écrit:
Le conseil de classe était donc super. Ce prof de français du feu de dieu que tu nous as créé =o On va le revoir ? Dis, dis, on va le revoir ?


Comme le laissent entendre les derniers mots de la partie III : « Jamais plus » Mr. Green
(Enfin, je dis ça, mais si ça se trouve, je vais le réutiliser/en faire un caméo ailleurs…)

Dyssery a écrit:
Enfin, concernant l’épilogue, je te l’ai déjà dit et je le réitère, je n’ai pas trouvé ça trop brutal du tout. Je ne m’attendais pas à une réflexion via le journal intime d’Ulrich, et j’ai apprécié cette façon de remettre en perspective son expérience, aussi désagréable et stressante qu’elle ait pu être. J’attendais un peu de voir la réaction des autres à la découverte de la matrice, mais finalement je me range à ton avis, garder ça secret était la meilleure chose à faire pour clore ce récit.


C'est surtout que le silence permet de garder l'esprit aventure de l'ensemble. Si on fait le parallèle avec Koh-Lanta : Ulrich a vécu son aventure, il n'a pas tellement envie de la partager, même avec ses amis.
Cela dit, c'est une chance qu'Ulrich soit un des personnages tenant un journal, avec Odd, Aelita ou même William, je n'aurais jamais pu faire un tel épilogue.

Dyssery a écrit:
Par rapport à mes propres inclinations, ce texte ne pouvait que me plaire. L’introspection était menée d’une main de maître, tes personnages étaient tous délicieusement plus tordus les uns que les autres, et tes descriptions… Cet enchaînement de paysages pleins de poésie m’a ramenée à mon exploration des jeux de la saga Myst. Et ça, venant de moi c’est un gros compliment.


Merci pour cette ultime flopée de compliments, je ne sens plus du tout mes chevilles ! Plus sérieusement, ça me fait vraiment plaisir que le but du texte ait été atteint, à savoir faire voyager et découvrir un nouveau monde. Que cela t’ait remémoré un de tes jeux vidéos fétiches est pour moi la cerise sur le gâteau.

Merci pour ton commentaire, vraiment.

Dyssery a écrit:
Alors je sais que tu ne l’a pas écrit à cette occasion, mais vu la date de publication presque raccord, merci pour ce cadeau d’anniversaire Wink


Ok, j’ai compris, je te dédierais un texte une prochaine fois Razz


Pour conclure ce commentaire :

Dyssery a écrit:
Cela dit, maintenant que j’en suis là, il y a plus important. EIDOS <3<3<3<3<3
Il est tellement adorable, je veux le même :3
[…] On va le revoir ? =D)


Moi aussi j’l’aime bien ce petit. <3 Je place la réponse à cette remarque-là à part, parce qu’elle est très très incertaine.
Contrairement à Pôle Lyokô, qui était conçu pour être fermé, Ethereal World est un texte assez ouvert (même si en l'état, il se suffit à lui-même), notamment avec l’exposition d’éléments qui n’auront, finalement, pas eu de vraie exploitation (le passé de la Matrice et de la clique de Hopper notamment, mais aussi des éléments plus subtils comme ceux glissés dans l’échange entre Psi et Thêta, etc). La justification à cela est que je me suis laissé de la place pour un troisième et dernier texte, en deux parties, qui compléterait les deux autres.

Pour le moment, il n’est absolument pas question de le faire, je sors tout juste de celui-ci qui fut bien plus long que prévu. Je signale simplement cette possibilité,ça me permet d’insérer à la fois du teasing et du bade. C’est cool le progrès, pas vrai ? Mr. Green
 

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