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[Fiction] : Les Larmes de l'Ange

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 Auteur Message
alex MessagePosté le: Dim 24 Mai 2009 01:05   Sujet du message: [Fiction] : Les Larmes de l'Ange Répondre en citant  
[Rampant]


Inscrit le: 17 Mai 2008
Messages: 333
Localisation: Cestas proche de Bordeaux
Bon après un long moment d'absence d'écriture , une décision dure a dû être prise , l'arrêt quasi définitif de ma fan fic . Ne la trouvant plus à mon goût , je ne pouvais pas m'engager dans un travail bâclé .

Mais une autre idée d'histoire m'est soudainement venu à l'esprit il y a quelques jours . Après une brêve mise en place dans ma tête et sur papier . Des petites recherches complémentaires , je pouvais me relancer dans l'écriture .

C'est une histoire d'action , de mystères , de trahisons , tout sur un fond politique ... une histoire comme je les aime . Mais fini l'attente . Bonne lecture !!





Les Larmes De L’Ange




Prologue



28 Avril 1992 , Kaboul , Afghanistan




Le ciel était magnifique , cette fin d’après midi offrait une couleur chaleureuse . Le paysage était somptueux , on aurait dit l’œuvre d’un grand peintre . Cependant la réalité était tout autre . Depuis le départ des soviétiques il y a trois ans , une véritable guerre civile faisait rage dans tous le pays . Les moudjahiddins faisaient régner la terreur dans le pays entier , attentats , massacres , viols . La police secrète du Khad ne pouvait rien faire , la puissance de leur adversaire était immense . A la porte de la capitale , les moudjahiddins écrasaient les forces du Khad avec une grande facilité . Le chef du gouvernement savait très bien que la défaite était proche , il ne savait plus quoi faire , abandonner ou continuer à combattre . Mais comment avaient ils pu entrer si facilement dans la cité afghane ? Le premier ministre avait sa petite idée sur la question , Farid Sabur avait des soupçons sur une petite tribu locale qui avait été connu pour ses attentats dans la capitale contre le gouvernement . Mais il était trop tard maintenant , il fallait agir avant .

Alors que la ville était à feu et à sang , à une dizaines de kilomètres des combats , dans une vieille forteresse qui servait de prison pour les soviétiques , des dizaines et des dizaines de personnes étaient attachées aux chevilles . Des visages meurtris , des corps torturés , des prières prononcées en espérant un quelconque sauvetage divin mais c’était sans espoirs . Il y avait des hommes , des femmes mais aussi des enfants allant des l’adolescence jusqu’au plus jeune âge . Parmi eux , le jeune Shir et son ami Rafik , deux gamins de quinze ans tentaient de se délivrer de leurs chaînes . Ils ne savaient pas qui les avait amené ici mais ils savaient que se serait leur tombeau .

Un bruit se fit entendre au loin , le bourreau allait faire son entrée . Il n’était pas très heureux de ce qu’il allait faire mais il n’avait pas le choix . Il devait le faire pour sa patrie . Le jeune Shir réussit à sortir sa cheville , il était enfin libre . Il se précipita vers son ami Rafik mais les bruits pas s’approchaient . Va t’en !! lui ordonnait il . Ne risque pas ta vie pour moi . La porte en fer rouillé s’ouvrit lentement dans un vacarme qui annonçait la venue de la mort . Shir se blottit dans un trou qu’une explosion avait causé dans le mur . Il ne voulait pas voir ce qui allait se produire , ni l’entendre .

Le bourreau s’approcha un long sabre à la main . Le sabre des sultans . Il regarda les yeux de ses futures victimes , il ne dit rien . Que suis-je en train de faire ? Il enleva tous les remords de son esprit et leva le sabre avant de le rabattre sur sa première victime . Les cris , les pleurs , les prières se mélangeaient , un supplice pour Shir qui ne pouvait rien faire . Après de longues minutes de souffrance , les plaintes s’arrêtèrent enfin . Un silence si paisible en ce lieu , on ne peut imaginer l’horreur qui s’y est produit . Shir hésita à sortir , il aurait voulu rester ici jusqu’à sa mort . Il se leva difficilement , le sang coulait jusqu’à ses pieds . La vision atroce qui s’offrait à lui , il ne pourra jamais l’oublier . Mais le pire , c’était le symbole peint sur le mur . L’ange aux larmes de sang . Le symbole de leur tribu retourné contre eux .



28 Avril 2009 , Kaboul , 16h45




- Monsieur Karzai , arrêtons nos querelles incessantes entre nos deux pays , déclara John Bolton , ambassadeur des États-Unis .
- Je ne parle pas de nos querelles passées … mais admettez , votre proposition est difficile à accepter .
- Essayons de trouver un accord … mon gouvernement ne lâchera pas le morceau .
- Dans ce cas vous vous heurtez à un mur … sachez que vous n’êtes pas les seuls à vivre une crise économique .
- On ne cherche pas à vous voler … nous demandons seulement d’avoir un accord privilégié avec votre pays . En contre partie vous avez un accord privilégié sur nos produits .
- Je l’avais bien compris la première fois … mais répondez à ma question , quel produit serait sensé nous intéresser ?
- Des médicaments , des vêtements , de la nourriture … vous allez faire des économies énormes .
- Notre pays est en crise , des attentats , des meurtres , des enlèvements de journalistes … ce n’est pas de la nourriture qui nous faut , c’est de l’aide . Pensez vous vraiment que notre pétrole équivaut votre aide ? Je ne pense pas . Dans ce cas gardez vos vêtements et votre nourriture .

John Bolton ne rajouta rien , il devait admettre que l’offre n’était pas équitable . Mais il ne pouvait pas partir sans une signature du présidant accordant une offre avantageuse sur le pétrole pour les États-Unis . A ce moment là , le premier ministre entra dans la pièce , il s’agissait encore de Farid Sabur , il n’avait jamais quitté le gouvernement et il n’était pas près de s’en aller . Il venait avertir le président Karzai qu’un nouvel attentat à la bombe avait eu lieu aux abords de la cité . Un gros incendie avait débuté , il a envoyé des renforts pour secourir les gens habitant dans cette zone . Le président serra la main de l’ambassadeur et l’accompagna vers la sortie . Mais Bolton lui assura qu’ils allaient se revoir assez vite pour finaliser cet accord .

Après un petit quart d’heure de détente avec sa femme Kinda et son fils Abu , le président était appelé par son premier ministre dans la salle de réunion en compagnie des autres ministres et conseillers . La réunion avait été retardée par l’entretien surprise de l’ambassadeur américain . Ceci avait causé la rage de plusieurs ministres qui trouvait l’attitude des américains non respectueuse . Ils se prennent pour les rois du monde et pensent qu’on va céder à leurs avances , s’exclamait un des ministres . Mais on s’éloignait du sujet de la réunion , la vague d’attentats devait stopper au plus vite , la stratégie était claire , céder un bout de terrain pour mieux engloutir l’adversaire , voilà le message du président . Les avis divergeaient , à force de donner du pouvoir aux opposants , la riposte risquait d’être impossible . Le premier ministre ne voyait qu’une seule solution , faire régner la terreur pour forcer les gens à parler . C’est à ce moment là que la conversation dégénéra . C’est scandaleux , c’est la seule solution , tout le monde avait une opinion différente .

Mais quand l’alarme retentit , ce fut la surprise , pendant plusieurs secondes , personne n’osait bouger . Mais il ne s’agissait pas d’une blague . Les gardes du corps arrivèrent pour escorter les ministres et le président mais une explosion de fumée aveugla tout le monde . Des coups de feu se firent entendre . Le garde du président l’emmena dans le couloir d’à côté vers la sortie arrière . Mais celui-ci voulait retrouver sa femme et son fils . Les balles fusaient , le bruit était affreusement stressant et paralysant . Alors qu’ils parlaient de terreur politique , la véritable terreur les avait frappé en plein cœur . Après plusieurs minutes infernales , le silence prit place . Les agresseurs étaient partis . Le président accourut dans la chambre où se situait sa femme et son fils … ils avaient disparu . La chambre était dévastée , il y avait eu lutte . La boucle d’oreille sur le sol eut l’effet d’une crise cardiaque , sa femme et son fils venaient de se faire enlever . Un cri retentit dans le hall du Palais Royal , un gardien était pendu en haut de l’escalier de marbre . Mais le plus terrifiant était le symbole sur son torse mis à nu . L’ange aux larmes de sang .




Voilà ceci clôture le prologue , merci de votre lecture .
Alex

_________________
Fiction terminée :
[Fan Fic] Quand le passé vous rattrape

Fiction annulé (pour l'instant) :
[Fan Fic] Quand le piège se referme

Fiction en cours :
[Fiction] Les Larmes de l'Ange
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Aquatikelfik MessagePosté le: Dim 24 Mai 2009 06:31   Sujet du message: Répondre en citant  
[Gardien ancien]


Inscrit le: 13 Juil 2007
Messages: 1715
Localisation: Orléans
Grrrmmmbbllllll.... Ca commance mal, y'a un sondage. C'est fou comme j'ai envie de répondre "c'est pourri" à chaque fois rien que pour faire chier.

Mais bon, passons, j'ai lu quand même cette nouvelle fiction (à noter que je n'ai pas lu et ne connait pas le thème de la précédente sur Code Lyoko).
Le style est indéniable, même si je n'aime vraiment pas le thème. Les mots sont bien réfléchis, les phrases bien pensés. Mais je ne m'étendrai pas plus dessus car un point m'a beaucoup plus déranger.

La ponctuation. J'ai été jeter un œil sur ton autre fiction, personne ne semble t'avoir corrigé, ou alors, tu ne t'es pas corrigé. Ta ponctuation est très désagréable à lire et ne correspond en rien aux critères de la langue française.
Je te conseille d'aller lire cette page en détail (1ère tombée sous la main avec une recherche Google). Pas d'espace avant un point, ni avant une virgule (ni avant les points de suspension)

Je ne pense pas devenir un lecteur récurent de ta fiction car comme déjà dit je n'aime pas le thème, mais comme le style est là, j'espère que tu va continuer.
Bonne suite ! Wink
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Tab MessagePosté le: Dim 24 Mai 2009 10:38   Sujet du message: Répondre en citant  
[Manta]


Inscrit le: 04 Mai 2009
Messages: 542
Localisation: Cambrai
Alors, maintenant, concernant ta fiction. J'aime bien, tant que l'histoire tiens debout.

Maintenant je fait appelle a mon "tableau" que j'utilise pour les créations et les Fictions. (Et les fans-Fictions Mr. Green)

Points positifs :

-Bonne intrigue.
-Une dose de mystère qui m'a l'air parfait.

Point négatif :

- C'est trop... trop... Politique ! xD


Dernière édition par Tab le Dim 24 Mai 2009 13:06; édité 1 fois
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Kerian MessagePosté le: Dim 24 Mai 2009 11:35   Sujet du message: Répondre en citant  
Déchiqueteur de Fics


Inscrit le: 01 Aoû 2008
Messages: 1713
Je suis d'accord sur de nombreux points avec Aqua...

De plus, comme Finish, je trouve que c'est trop politique... on voit de suite quel dans quel camp tu es...et malheureusement, cela risque de ne pas plaire à tout le monde...

Et je crains que cela ne dégénère... à toi de nous prouver le contraire.
_________________
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"La sévérité prévient plus de fautes qu'elle n'en réprime." - Napoléon Bonaparte

"L’élévation d’un homme au-dessus des autres ne se justifie que s’il apporte à la tâche commune l’impulsion et la garantie du caractère." - Charles de Gaulle
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alex MessagePosté le: Lun 01 Juin 2009 01:43   Sujet du message: Répondre en citant  
[Rampant]


Inscrit le: 17 Mai 2008
Messages: 333
Localisation: Cestas proche de Bordeaux
Bon voici le premier chapitre qui est un peu court je vous l'accorde mais normalement ils ne devraient pas être très nombreux .




Chapitre 1



Un lieu bien étrange qui donnait des frissons dans le dos. Quelle idée d’avoir installé une ambassade dans un endroit pareil ? Cette question, beaucoup de soldats américains se la posait. Une zone reculée du centre de la cité mais relativement proche du Palais Royal. Proche des anciens remparts de la ville donnant une impression de champ de bataille. Mais le plus terrifiant était la luminosité très sombre de l’endroit même en plein jour. Et enfin l’architecture intérieure du bâtiment, les mosaïques décoratives montrant des animaux mythiques, des statuettes d’hommes un peu difformes dont la principale symbolisait un homme mort avec une flèche en pleine poitrine. Il y avait une inscription juste en dessous « Iɛasasen » . Personne n’avait cherché à savoir ce que ça voulait dire, de toute façon les soldats n’étaient pas là pour faire du tourisme .

Le chef de la sécurité de l’ambassade, Matthew Foster, se trouvait dans une grave situation. Il venait d’apprendre l’attaque du Palais Royal et de l’enlèvement de la famille présidentielle. Il fallait mettre tout en œuvre pour aider la police afghane à trouver les auteurs de ce crime. Il avait fait un briefing avec plusieurs soldats mais à la fin de la réunion, il en invita un à venir avec lui pour un topo plus détaillé .
Alex Carson était un soldat qui avait été envoyé en Afghanistan pour assurer la sécurité de l’ambassade. Cela faisait vingt ans qu’il côtoyait les malheurs de cette ville, le début avait été très difficile mais maintenant il connaissait tous les plus petit recoins, tous les secrets. Mais il était loin de se douter de l’aventure qu’il allait vivre .

- Sergent Carson si j’ai demandé à vous parler c’est pour une raison bien précise, déclara Foster. Vous n’êtes pas sans savoir que le Palais Royal a été attaqué il y a une heure. Nous avons aussi subi une attaque plusieurs minutes avant celle du Palais. Deux de nos soldats ont été enlevés.
- Ce sont bien les mêmes personnes ?
- Nous en avons la certitude. On suppose qu’ils sont les auteurs du dernier attentat à la bombe qui a causé une coupure momentanée du courrant. Ils ont pu ainsi passer les sécurités du Palais.
- Il n’y a pas un système de secours ?
- Si mais il faut croire que ça n'a pas suffit.
- Mais je ne comprends toujours pas ma présence ici.
- Nous avons reçu une photo … elle vous rappellera sûrement quelque chose.

A cet instant, Foster sortit une photographie du dossier qu’il avait en main. Alex eut la chair de poule en revoyant ce signe de terreur. L’ange pleurant des larmes de sang. Il s’en rappellerait toute sa vie, ses premiers jours en Afghanistan. Une vague de meurtres horribles déchirait le pays, tortures, décapitations, immolations, chaque meurtre était suivi d’une menace et de ce symbole. Ils n’ont jamais réussi à arrêter les coupables, Alex s’était juré de résoudre cette affaire et puis après le 28 avril 1992, ce symbole n’avait plus jamais fait son apparition.

- La femme et le fils du président Karzai ont été enlevés par ces personnes, reprit Foster. J’ai dis au président que vous aviez eu à faire à eux … il veut vous voir maintenant.
- Je les trouverai ! annonça Alex avec une pointe de colère dans sa voix.



Repaire , Kaboul , 17h50




Les prisonniers étaient attachés, suspendus par les poignets comme de vulgaires morceaux de viandes dans une boucherie. A quelques mètres de là, trois hommes au regard noir jouaient aux cartes en attendant que le spectacle commence. Ils parlaient en dari, une variante du persan, c’était une des deux langues officielles du pays. Ils étaient donc afghans, comment avaient ils osé s’en prendre à leur propre nation se demandait un des deux ministres. Leurs visages ne laissait paraître aucun remord, aucune culpabilité. Ces gens là n’étaient que des monstres et ils seront punis pour leur faute.

Le téléphone portable de celui qui semblait être le chef de la bande se mit à sonner. Il se leva et s’éloigna de ses associés, il s’agissait sûrement du fau vert.

- Je vous écoute Sayyid.
- Tout se passe comme prévu, le premier supplice aura lieu à 19h00, ne soyez pas en retard.
- Je ferais de mon mieux Sayyid. Par qui dois je commencer ?
- Les deux ministres.
- Y aura-t-il la police sur les lieux ?
- Ils ne déchiffreront pas l’énigme assez vite. Vous avez le champ libre.

Il raccrocha, il revint sur ses pas, s’approcha des deux ministres pour les délivrer. Ils n’avaient plus de force pour se débattre, ni l’âge. Le tueur n’eut aucune difficulté à les déplacer. Avec l’aide d’un de ses collègues, il plaça les deux ministres sur une chaise avant de les rattacher. Le troisième tueur préparait ce qui allait être l’arme du crime. Deux fioles contenant un liquide jaunâtre, scotchées solidement à une ceinture assez sophistiquée. On voyait des fils collés sur la paroi des fioles et disparaissants au niveau de la ceinture.

- Pourquoi vous faites ça ? s’interrogea un des ministres.
- Votre pays doit payer pour ses actes !
- Mais cela remonte à dix-sept ans !
- Cela ne vous rend pas innocent !
- Mais on y est pour rien … vous pensez que nous tuer arrangera les choses ?! Cela ne fera pas revenir votre famille ou vos amis massacrés il y a dix-sept années !!
- Sachez une chose monsieur le ministre … nous n’avons aucun lien avec ce massacre, Sayyid était présent, il avait quinze ans. On a massacré sa famille, ses amis … sous ses yeux. Il a attendu, encore et encore pour enfin avoir sa vengeance !!
- Pourquoi nous ?!! Vous nous accusez d’un crime que nous n’avons pas commis !!
- Vous voulez me faire avaler ça !! Tout le monde sait que le premier ministre Sabur avait engagé une chasse aux sorcières contre cette tribu !! Tout le monde le sait y compris votre cher président … mais cette histoire a été vite jeté aux oubliettes, ça vous arrangeaient bien !
- Quelles sont vos preuves ?!
- Des documents signés de la main de Sabur lui-même … bien cachés dans les coffres du Palais Royal.
- Comment pouvez vous le savoir ?
- Nous avons de très bonnes sources.
- Admettons que se soit vrai, pourquoi garder ce genre de document ?
- Ce n’est pas à moi qu’il faut poser cette question … de toute façon dans une heure, toutes vos inquiétudes seront réduites en cendres.

Les ministres regardaient la ceinture avec les fioles, ils venaient de comprendre ce qui allait leur attendre. La purification par les flammes.



Alex





Bon voici le chapitre 2, un peu plus long que le précédent. Peu d'action mais ça va venir. Bonne lecture !!





Chapitre 2



Palais Royal, 18h10




Même si cela faisait vingt ans qu’il côtoyait la ville, Alex était toujours impressionné face à l’imposante masse architecturale du Palais Royal. Une géométrie parfaite et originale. Alex entra dans le hall d’un pas hésitant comme si il pénétrait dans un lieu interdit, il observa immédiatement l’escalier où avait été retrouvé le gardien pendu. Il s’arrêta longuement sur les lieux, ses yeux commencèrent à observer tous ce qu’il avait autour de lui, cherchant des informations sur ce qui avait pu se passer. Ils ont été extrêmement rapide, pensa Alex, ce ne sont pas des amateurs. Il reprit sa marche dans les interminables couloirs pour rejoindre le bureau du président, mais soudain une main lui agrippa le bras et le plaqua violemment contre le mur. Alex se débattit en donnant un coup de coude pour que son agresseur le libère un peu. Ni une ni deux, Alex recula brusquement et bloqua son adversaire contre le mur opposé. La main du mystérieux inconnu se posa sur l’arme d’Alex, celui ci s’écarta donnant ainsi une seconde chance à son ennemi. Alex se retourna et vit le canon d’une arme pointée sur lui.

- Ahmir … qu’est ce que vous faites ?!! s’écria le premier ministre Sabur qui avait été interpellé par les bruits de la lutte entre les deux hommes.
- J’arrête un intrus, ça ne se voit pas !!
- Mais c’est l’agent américain que l’ambassade nous envoi !
- J’ai cru que c’était un des ravisseurs.
- Alors comme ça on accuse l’américain, l’étranger à toujours tort, déclara sèchement Alex.
- Si j’ai bonne mémoire … c’est la même chose dans votre pays, répondit Ahmir avec une froideur assassine.
Alex le regarda avec intensité puis le laissa partir, il vit sur le sol une photo déchirée, sûrement tombée pendant la bagarre.
- Attendez, je crois que vous avez fait tombé ceci.
Ahmir prit la photo avec rage et la rangea immédiatement dans sa poche.
- On dit merci quand on est bien élevé, rajouta Alex dans cette ambiance électrique.
- Hagoun !!
- J’ai appris à faire la différence entre un remerciement et une insulte.
- C’est bon messieurs, le président nous attend, annonça Sabur pour calmer l’atmosphère.

Alex et le premier ministre marchèrent vers le bureau du président, Sabur n’arrêtait pas de s’excuser des évènements qui venaient d’arriver.
- Sachez monsieur Carson qu’Ahmir tient son travail avec beaucoup de sérieux.
- Je n’en doute pas mais je crois qu’il devrait être mis aux verts pendant quelques jours, histoire de réfléchir.
- Ahmir Irsh est l’un des gardes principaux du président. Il est encore jeune mais jusqu’à aujourd’hui, il n’avait jamais connu l’échec. Ce qui s’est passé il y a moins de deux heures l’a profondément détruit.
- Je peux comprendre, il se sent responsable de l’enlèvement de la famille du président.
- C’est exactement ça … je pense que peu importe la personne qui entrait dans le bâtiment, il se serait jeté dessus … Voilà nous y sommes, veuillez entrer.

On entendait déjà les discussions assez tendues qu’on pouvait comprendre dans de telles circonstances. Sabur frappa à la porte et entra dans le bureau avec Alex. Le président discutait avec le capitaine de la police afghane, Nadir Mougrab. Il avait la cinquantaine, une allure athlétique et réfléchie, un homme d’expérience ayant connu toutes sortes de péripéties pendant sa carrière. Il connaissait cette ville et son histoire à la perfection. A côté du capitaine se trouvait un jeune officier, début de trentaine, Ahmed Charr avait fait des études longues à l’étranger, il voyagait beaucoup et il était très intéressé par l’histoire de cette tribu massacrée il y a dix-sept ans. Le capitaine Mougrab avait jugeait bon de l’emmener.

- Monsieur le président, voici …
- Je sais Farid, je sais, j’étais au courrant … dépêchons nous, on a plus beaucoup de temps.
- Plus beaucoup de temps ? Pourquoi que se passe t-il ? s’étonna Alex.
- Sur la lettre de menace, il est clairement écrit « Premier supplice à 19h00 » répondit Nadir.
- Ce qui nous laisse un peu moins de trois quarts d’heure pour les retrouver, ajouta Ahmed en observant sa montre.
- Mais nous ne savons pas où chercher, affirma le président avec une pointe d’impatience.
- Sergent Carson, vous avez déjà eu à faire à eux, n’est-ce pas ? Où se trouvait leur planque, leur lieu de rassemblement ? demanda Sabur.
- Ils n’ont jamais eu de lieu de rassemblement précis, c’est une des principales raisons de la difficulté à leur mettre la main dessus.
- De plus, à l’époque nous ne savions pas quel était leur nombre exact, ajouta Ahmed en confirmant les dires d’Alex.
- Pourtant ils ont tous été tués d’après ce que j’avais pu lire à l’époque. Ça a même fait un sacré scandale. Comment avez-vous déterminé que toute la tribu avait été décimée ? demanda Alex.
- Nous n’en savions rien, répondit Sabur, ce n’était que des suppositions. Quand on a retrouvé les victimes, quelqu’un avait mis le feu pour effacer les traces de ce massacre. Il y avait des dizaines et des dizaines de corps sans compter ceux qui avaient déjà brûlé. Et comme ensuite la tribu n’a plus jamais fait son apparition, on a donc conclu à l’éradication totale de cette tribu.
- Où les corps avaient ils été retrouvés ? s’interrogea le président Karzai.
- Je vois où vous voulez en venir mais malheureusement les corps avaient été retrouvés en pleine montagne, dans une fosse préalablement creusée. Il s'agissait d'un lieu très isolé, à plusieurs kilomètres de la ville.
- Si il s'agit bien de cette tribu, intervint Alex. Pourquoi avoir attendu dix-sept ans pour réapparaître ? Pourquoi ont-ils enlevé deux de nos agents ? Et ce qui m'étonne le plus, c'est la facilité d'action qu'ils ont eu. En l'espace de quelques minutes, ils ont réussi à enlever deux personnes dans ce Palais, à pendre un gardien, lui dessiner l'ange sur son torse et s'enfuir aussi facilement.
- Ils ont aussi kidnappé deux ministres … mais où vous voulez en venir ? demanda Nadir avec suspicions.
- Nulle part, je ne fais que constater. Ces types la ne sont pas des enfants de chœur, leur rapidité, leur efficacité montrent un entraînement intensif. Nos ennemis sont des professionnels !!
- Et les hommes de la tribu n'étaient pas des professionnels, annonça Ahmed. Très peu avait reçu un entraînement militaire.
- Exact, affirma Nadir, ce qui voudrait dire que nos hommes sont passés par des camps d'entraînement réputés. Cela pourrait expliquer l'absence de dix-sept ans.
- Sauf qu'en dix-sept ans on a le temps de voyager dans le monde entier et ce n'est pas les camps d'entraînement qui manquent, pesta Karzai. Donc en gros, on n'avance pas !! Si je comprends bien, on ne peut que compter sur l'énigme désormais !!!
- Une énigme ?! Quelle énigme ?! s'énerva Alex qui était indigné d'être avertit au compte goutte des informations de l'enquête.
- La lettre de menace était jointe d'une énigme qui devrait nous permettre d'identifier le lieu du premier meurtre, expliqua Sabur.
- Je peux voir cette lettre ?

Le président sortit un bout de papier du tiroir, il le tenait avec grande précaution comme si il s'agissait d'un document historique. Il n'y avait pas beaucoup de texte, seulement six petites lignes disposées comme un poème.

C'est sur le bazar d'Orthospana
Que les flammes de l'Enfer frapperont,
Suivez les lignes jusqu'à l'exctinction du tigre blanc
Et ouvrez les portes de votre echec.

Dépêchez vous de trouver
Premier supplice à 19h00


Alex observait longuement cette phrase, il s'agissait d'une énigme, il devait donc forcément y avoir un sens caché. Le président s'impatienta, il restait environ trente cinq minutes avant le premier supplice et pour Karzai, tout ceci n'amenait nulle part. Il était désespéré, il était persuadé d'avoir perdu sa femme et son fils pour toujours. Il n'y avait plus rien à faire à part ratisser la ville entière.
- Vous avez essayé de chercher la solution ? demanda soudainement Alex. Ou alors avez-vous mis des personnes sur cette énigme ?
- Euh … non, la plupart de nos unités sont dans les rues en ce moment … et pas question de perdre notre temps avec ça !! répondit froidement Karzai.
- Y a-t-il un ordinateur ici ?
- Bien sûr mais il ne marchera pas, il n'y a plus de courant depuis le dernier attentat à la bombe.
- Ah oui c'est vrai !! … Et un ordinanteur portable ?
- Il y en a un au poste de police, déclara Ahmed qui vit en Alex une intuition positive.
C'était peut être notre dernière chance !




Ambassade américaine, 18h27




Alors que tout le monde semblait être paniqué de la situation, les soldats américains ne se sentaient plus très à l'aise désormais. Deux des leurs avaient été enlevés et la population n'était pas très heureuse de voir des troupes américaines dans les rues de Kaboul. Nos ennemis peuvent se trouver n'importe où, leur avait dit Foster, gardez un œil ouvert. Des paroles qui ne rassuraient pas vraiment, Foster ne se rassurait pas lui-même non plus. La seule personne qui avait l'air d'être détendue dans cette affaire, c'était l'ambassadeur John Bolton. Il souriait car pour lui cette situation offrait la parfaite opportunité de se montrer coopératif. Bolton avait appelé le président américain pour le prévenir que la signature de l'accord sur le pétrole allait être un peu plus long à obtenir mais que c'était quand même en bonne voie maintenant. Rien de mieux qu'un bon vieux scandale refasse surface pour donner un bon moyen de pression. Dans les affaires, tous les coups sont permis du moment qu'ils soient gagnants, se disait-il. Mais cette règle était valable pour tout le monde, et quand les adversaires l'utilisait à merveille, Bolton pouvait très vite se retrouver en difficulté.
Le téléphone de son bureau sonna, l'ambassadeur sentit que les ennuis allaient commencer.

- Allo, qui est à l'appareil ?
Quand l'interlocuteur se présenta, le présentiment de Bolton grandit un peu plus.
- Que voulez vous ? reprit il.
L'inconnu lui expliqua la raison de son appel, ce fut un choc pour Bolton, son plan risquait d'être compromis. Immédiatement, plusieurs idées lui passèrent par la tête pour se sortir de ce guêpier mais elles étaient toutes trop risquées.
- Vous pensez que je vais vous faire confiance ?!!
- Mais monsieur l'ambassadeur, vous n'avez pas le choix.
Bolton le savait, il observait le mur de son bureau avec insistance. C'était la seule solution qui s'offrait à lui.
- Quand je pourrais vous rencontrer ? demanda Bolton qui cachait sa crainte.
- Je vous rappellerai le moment venu.
Bolton raccrocha, ses yeux toujours fixés sur le mur. Il s'en approcha et appuya sur une sorte de bouton caché. Une petite ouverture dans le mur laissa apparaître ce qui était un coffre. De l'argent, des photos, des coupures de journaux, des dossiers, voilà les armes de la politique. Ces armes non mortelles mais qui vous amochent grandement. Pourtant, rien de cela intéressait Bolton, il prit une petite boîte dans le fond du coffre, à l'intérieur se trouvait une toute autre arme. Un revolver qu'il gardait précieusement en cas de force majeure. Tous les coups sont permis se répétait il. Mais ce que Bolton ne savait pas, c'est que quelqu'un l'observait dans la minuscule ouverture de la porte du bureau. Foster se demandait bien quelle conversation avait il eu au téléphone pour être si anxieux.


Voilà, j'espère que ça vous a plu. J'attends vos comentaires ... à la prochaine !!
Alex

_________________
Fiction terminée :
[Fan Fic] Quand le passé vous rattrape

Fiction annulé (pour l'instant) :
[Fan Fic] Quand le piège se referme

Fiction en cours :
[Fiction] Les Larmes de l'Ange
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