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 Auteur Message
Ikorih MessagePosté le: Jeu 03 Mai 2018 12:17   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1491
Localisation: Sûrement quelque part.
Citation:
Et si à la place on faisait un petit deal? Plus ton com (ou un autre) arrive vite, plus la suite arrivera vite. C'est une promesse. Mr. Green


Voilà ce qui arrive aux auteurs qui carburent aux coms :3

Bon en vrai j'ai pas la masse à dire sur ce chapitre, vu que c'est 75% d'action virtuelle, 15% de "Oh merde!" et 10% de "Aelita on s'en va, mais avant on va te télécharger le scénario de la première fic dans la tête".
Ah d'ailleurs on me signale que quelqu'un a un commentaire à faire au sujet de ce recyclage de l'intrigue du 1 pour meubler :
Spoiler


Le fait que Seth choke en balançant le nom de son bro' était bien pensé, mais du coup si Franz Hopper bouge, ça va potentiellement rendre un peu plus compliqués les rencards entre Agibail et Serpent, sans parler d'un éventuel "oupsie pardon monsieur Hopper je voulais pas foutre la merde" (vu qu'elle a l'air de souhaiter des relations cordiales avec son tonton, elle pourrait être tentée de venir s'expliquer avec lui). Ah on a aussi XANA qui bouffe les Prothéens, reste à voir si Légion reste vivant du coup vu qu'il est sur Terre, a priori y a pas de raison mais du coup il reviendra et constatera le pseudo-génocide de son peuple. C'est peut-être l'occasion d'avoir un développement du personnage!

Edit 20/10/18 (oui c'est longtemps après) : Je viens de trouver le nom d'Agibail Hobbs dans la liste des victimes de chasse aux sorcières de Wikipédia. Coïncidence? M'étonnerait!
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/signat10.png
Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

http://i81.servimg.com/u/f81/17/09/92/95/userba11.png


Dernière édition par Ikorih le Sam 20 Oct 2018 17:12; édité 1 fois
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Fog MessagePosté le: Jeu 09 Aoû 2018 18:05   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 10 Juil 2017
Messages: 28
Localisation: Il est parti trop loin...
Apres du sang sur la neige que j'ai également découvert à l'occasion voici donc une fanfic qui à le mérite de bien porté son nom et tout simplement parce que aucun des personnage inclus ici n'est innocent et à commis au moins l'un des sept Péché capitaux et cela je tenais à le faire remarqué.
Quoi ? Aelita est innocente ? AH AH relis donc le texte !
( Bon pour sont Péché je suis pas sur mais responsable de plusieurs meurtre indirectement quand même )

Bon je vais juste donné un avis sur l'ensemble de la fic hein parce que si je prend tout point par point il faudra deux pages. Allons donc bien fort bien pas mal du tout.

J'ai accroché à ton style et pas uniquement parce que y' a plein de sang.
Les auteur qui parviennent à mettre en forme un récit assez complexe avec un minimum de cohérence je doit donc dire que c'est un bon point. Et comme tout ce qui est cohérent je n'ai pas été surpris une seul fois.

Mais j'ai vraiment bien aimé la lire car elle est, je dois dire, bien écrite et tu es parvenu à garder mon attention sur l'histoire et même si mon personnage préféré de CL ( se cher X.A.N.A. ) n'est pas souvent là. Bien vu d'avoir utilisé les différents orthographe de ce dernier d’ailleurs.

Quoi qu'il en soit j’espère lire la suite bientôt.

A bientôt. Very Happy

_________________
Alors c'est l'histoire d'une blague dans un commissariat :
- Vous avez tuer cinq personne ! Qu'avez vous à dire pour votre défense ?
- Et bien... ils étaient morts de rire.
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Tyker MessagePosté le: Dim 21 Oct 2018 10:18   Sujet du message: Répondre en citant  
Tyker Modérateur


Inscrit le: 02 Nov 2013
Messages: 236
Localisation: Arkham Asylum
Spoiler


Spoiler




Chapitre 15: Une Putain de Mauvaise Journée.



11 octobre 2001, 92 avenue Mozart, 23h 20 


-Donne-moi leur adresse.
-Non.
-Abigail…
-Tu ne m’as jamais prise pour une idiote, gronda la jeune fille, ne commence pas aujourd’hui.
-Ils doivent être en train de faire leurs valises à l’heure qu’il est. Alister faisait partie de l’Organisation. Or ils ignorent qu’on l’a détruite, et qu’il n’est plus avec eux. En révélant leurs noms, Seth les a littéralement vendu. Il faut qu’on les intercepte, maintenant.
Abigail grogna, elle n’avait rien à répondre à cet argument.
-Je vais t’y conduire.
-Ne sois pas ridicule, tu ne tiendrai pas la cadence.
-Là tu me prends vraiment pour une conne! Cracha la hollandaise qui sentait la colère l’envahir. Je vais activer deux tours, une pour toi, et une pour moi. On ira à la même allure. Et tu ne fais rien sans mon accord, pigé?!
L’Augure lâcha à son tour un grognement, mais elle finit par accepter.
-Bien. Reprit Abigail en s’occupant d’activer ses tours. Ne prends pas une apparence trop menaçante, on va seulement leur parler pour clarifier la situation.
-Et s’ils ne sont pas ouvert au dialogue?
-Ta gueule! Ou on procède à ma manière, ou j’y vais toute seule! À toi de voir!
Un nouveau grognement se fit entendre.
-Très bien. Vas-y, active-les tes tours. Mais dépêches-toi.



11 octobre 2001, Banlieue Parisienne, 23h 35


Franz Hopper n’avait rangé que le stricte nécessaire dans sa valise, Aelita avait fait de même. La jeune fille avait cependant prit la peine d’emporter quelques vêtements pour Seth et Heath. Ces derniers étant toujours inconscients.
La décision avait été prise, ils iraient se cacher à l’usine le temps de trouver un nouveau toit, ainsi que de nouvelles identités. Aelita n’avait émit aucune réticence, elle était bien trop préoccupée par la situation et ce qu’elle avait vue pour se soucier de son confort. Comme Intelligence le lui avait réclamé, elle avait fait en sorte que l’IA retourne dans le corps de Heath. La dernière parole qu’elle entendit d’elle fut un commentaire assez décourageant:
-« Hé bien, il y a du travail ».
Franz s’était déjà maudit plusieurs fois de ne pas avoir laissé les garçons à l’usine tant ils étaient encombrant. Mais si jamais Seth s’était réveillé durant son absence, il ne pouvait anticiper ce qu’il ferait. Ni lui, ni Xana.
Une fois que toutes leurs affaires furent réunis dans le salon, Franz attrapa ses clés de voitures, et se s’apprêtait à ouvrir la porte de la maison.
La sonnette résonna.
Le scientifique et sa fille se paralysèrent de terreur. Était-ce déjà trop tard?
Franz se maudit à nouveau de ne pas avoir appelé Aelita pour lui dire de le rejoindre immédiatement à l’usine au lieu de passer la chercher, elle et ses affaires. Mais à quoi avait-il pensé?
-Il y a quelqu’un? Appela une voix qui arracha un soupir de soulagement à Aelita.
-C’est la petite amie de Heath. Précisa-t-elle à son père qui eut la même réaction que sa fille.
Celui-ci cacha ses valises dans le placard, et ordonna à Légion de reposer les garçons dans leurs lits. Puis, il alla ouvrir la porte.
-Bonsoir. Salua chaleureusement Abigail. Je suis navrée de vous déranger à une heure aussi tardive, mais mon… ami et moi aurions besoin de vous parlez quelques instants. Pouvons-nous entrer?
L’esprit encore embrumé par l’alcool, Franz répondit en balbutiant:
-Hé bien… Heu… C’est à dire… Que toute la famille est assez fatiguée ce soir. Cela ne peut pas attendre demain?
-Non, répondit le jeune homme derrière Abigail d’un ton cassant, ça ne peut pas.
Il avait des cheveux blonds, et des yeux verts sombres aussi sinistres que son regard. Mais Hopper n’avait pas de temps à perdre avec de stupides querelles de jeunes adultes.
-Écoutez, lâcha-t-il d’une voix ferme, je ne sais pas pourquoi vous êtes là. Mais vous êtes ici chez moi, aussi vous aurez l’obligeance de patienter jusqu’à demain matin. Bonne soirée.
Mais alors qu’il était en train de leur claquer la porte au nez, le garçon la poussa avec une telle force que le scientifique fut projeté au sol. Abigail fusilla son compère du regard.
-On avait dit qu’on ferait ça à ma manière.
-Ça n’a pas marché, maintenant on passe à la mienne.
Sur ses mots, il saisit Hopper par le col de son pull, et le plaqua contre le mur. Abigail s’empressa d’entrer, et de fermer la porte.
-Où est Seth? Cracha l’Augure. Dites le moi si vous ne voulez pas que je vous brise les côtes!
Le visage du scientifique devint livide.
-Vous faites partie de l’Organisation?
-L’Organisation est morte, répondit calmement Abigail, la branche qui vous en voulait tout du moins.
L’Augure ne laissa pas à Hopper le temps de digérer sa surprise, il le secoua comme un vieux pruneau.
-Où est Seth?! Aboya-t-il.
C’est alors qu’une main puissante se posa sur son avant-bras, le spectre tourna la tête, et se retordva nez-à-nez avec Légion.
Ce-dernier le fit passer par-dessus son épaule, et l’envoya s’étaler contre le sol du salon.
-Personne ne fera de mal au Créateur. Prévint le prothéen en se plaçant devant celui-ci afin de le protéger.
En rage, l’Augure effectua un saut carpé. Il semblait décidé à en découdre avec le trouble-fête malgré les supplications d’Abigail de se calmer.
C’est alors qu’il aperçut une jeune fille aux cheveux roses qui était paralysée de terreur.
Franz lu aussitôt son intention dans son regard.
-Non!
Mais trop tard, Aelita était déjà prisonnière des bras puissants de l’Augure. Elle était si terrorisée qu’elle ne tenta même pas de se débattre.
-Je ne le répèterai plus, prévint le spectre de sa voix la plus menaçante. Où est Seth?!
-Je vous en prie, supplia Franz, lâchez ma fille.
-Vous n’avez toujours pas répondu à ma question!
-Mathilda! Rugit Abigail. Arrête ça tout de suite!
Aelita écarquilla les yeux, avait-elle bien entendu? Son imagination n’était-elle pas en train de lui jouer un mauvais tour?
De son côté, l’Augure relâcha partiellement sa prisonnière, mais maintint une bonne prise sur son bras de sa main gauche. L’autre était posé sur sa hanche.
Alors, sous les yeux éberlués de la jeune fille, le spectre morpha, prenant l’apparence d’une adolescente de son âge. Ayant des traits similaires aux siens, mais des cheveux châtains relativement courts.
-C’est franchement pas très sympa de révéler une identité secrète, grande soeur. Dit-elle en la narguant.
Puis elle se remit à morpher.
-Mais bon, ça n’est pas si grave…Dit-elle avec le visage d’Abigail.
-… Puisque je peux être n’importe qui… Continua Franz Hopper.
-… Et que je ne sais plus du tout qui je suis… soupira Thomas.
-…À part un monstre! Ricana Drake, et c’est avec ce nouveau visage qu’elle continua de parler.
-Savez-vous ce qui différencie un homme d'un monstre? Une putain de mauvaise journée!
Elle posa ses yeux sur le figure estomaquée du scientifique.
-Dis-moi tonton, est ce que tu as déjà eu une putain de mauvaise journée?
Mais face au manque de réaction de son interlocuteur, elle roula des yeux.
-J’aurais cru pourtant…
-Mathilda! L’interrompit Abigail. Arrête! Arrête ça, tu te fais du mal pour rien!
-Je suis un programme, répliqua cette dernière, je ne ressens plus la douleur.
-Mathilda…
C’était Aelita qui l’avait appelée, ce qui eut pour effet de diriger toutes les paires d’yeux vers sa personne. Mais la jeune fille aux cheveux roses ne croisait que le regard de l’intéressée.
-…Ma soeur.
-Nous sommes cousines, lui beugla-t-elle en pleine figure.
-Nous sommes soeurs, répondit Aelita d’une voix calme. Nous avions la même mère. Je t’ai vu, je t’ai vu dans les souvenirs d’Intelligence. Je l’ai vu te révéler qui tu étais.
À cela, le spectre ne sut que répondre. Il se contenta d’observer l’elfe virtuelle de la tête aux pieds, avant de finalement la lâcher, et de reprendre son apparence de jeune fille.
Les deux soeurs s’observèrent quelques secondes, avant qu’Aelita ne vienne l’enlacer avec force. De chaudes larmes coulaient le long de ses joues.
-Je suis tellement heureuse, souffla-t-elle entre deux sanglots, j’ai toujours voulu avoir une soeur.
Mathilda ne répondit pas, mais Abigail devina que si elle disposait elle aussi d’un corps de chaire et d’os, elle aurait les yeux aussi mouillés que ceux de l’elfe virtuelle. Elle se contenta de lui rendre son étreinte, devant le regard confus et éberlué de Franz Hopper.
-Seth est à l’étage, dit Aelita à sa soeur, je vais t’y conduire.
Le scientifique voulu protester, mais Abigail le retint.
-Vous n’avez rien à craindre, lui souffla-t-elle, nous ne vous voulons aucun mal.
Ses paroles auraient sonnés bien faux il y a encore quelques secondes, mais la vue d’Aelita qui entrainait sa soeur par la main vers l’étage avait fait fondre en lui toute méfiance à l’égard de ses invitées forcées.
En revanche, il avait des milliers de questions. Cela se voyait comme le nez au milieu de sa figure. Abigail l’invita à s’asseoir, puis dit de sa voix la plus douce:
-Je vais tout vous raconter.




12 octobre 2001, Banlieue Parisienne, 01h 10

Franz Hopper avait un mal de chien à maitriser la tempête d’émotions qui le traversait. Ce qu’il avait entendu paraissait si… irréel. Et pourtant, il y croyait. Ce récit qui venait de lui être conté, cette histoire invraisemblable concordait parfaitement.
À un détail prêt. Il doutait fortement qu’Herman son frère, ait pu souhaiter abandonner son travail pour se concentrer sur sa famille. Ça ne lui correspondait pas. C’était même la seule chose qu’il ne parvenait pas à croire dans le récit d’Abigail. Mais il ne lui fit pas part de ce doute, cela n’en valait pas la peine. Et puis cette jeune fille vivrait surement mieux en pensant cela.
Il y avait cependant un point qu’elle n’avait pas soulevé, un point qui le tracassait.
-Qui est Mathilda? Comment peut-elle être la soeur d’Aelita?
Abigail soupira.
-Mon père souhaitait se venger de vous, il a donc conçut Mathilda de force en injectant un échantillon de son propre sperme dans votre femme. Il lui a fait croire qu’elle était de vous. C’est comme ça qu’Aelita et elle sont soeurs. De même qu’elle et moi le sommes.
Hopper serra les poings de rage. Cela en revanche, ressemblait bien à quelque chose que son frère ferait. Cependant, il s’efforça de se calmer. Herman était mort, et haïr un mort ne le mènerai nulle part. Et puis, il était bien trop fatigué pour se mettre en colère sur un élément passé. Seul le présent et l’avenir comptait, et c’est en bon scientifique qu’il s’en tint à ce raisonnement. Pour le moment.
-Mathilda… Commença-t-il d’une voix un peu étranglée, comme si ce nom à lui seule le faisait souffrir. Pourquoi est-elle… un spectre? Que lui ait-il arrivé?
-C’est… un peu compliqué… Vous permettez que je fumes?
Franz avait l’odeur du tabac en horreur, mais il ferait une exception aujourd’hui. Pour sa nièce. Il alla chercher un verre vide qu’il tendit à Abigail en guise de cendrier. Cette dernière le remercia, et alluma une cigarette. Elle tira quelques bouffées avant de reprendre la parole:
-Mon père savait qu’on allait tenter de le renverser tôt ou tard, et il voulait s’assurer de plusieurs choses: d’abord, que l’on récupère toutes ses données. Ensuite, qu’on le venge s’il ne parvenait pas à mettre son plan a exécution. Et surtout, de protéger Mathilda. C’est pour cela que Drake, mon frère cadet, était présent lors de la destruction du complexe.
-Tu veux dire: le jour où Heath et Seth se sont échappé?
-Exactement, Drake était infiltré à « Silver Wings » dans le seul but de mettre Mathilda en sûreté quand la rébellion contre lui se déclencherai. Mais on a eu quelques soucis.
Elle tira une nouvelle bouffée avant de reprendre:
-Mathilda n’était pas là où elle était supposée être lorsque Drake est venu la chercher. Elle était en train de libérer Seth, et elle a reçu une grave blessure en faisant cela. Résultat, on a été un peu aveugle pendant quelques minutes. J’étais en train de télécharger les données que nous avait laissé notre père sur son terminal personnel situé dans sa chambre. Et lorsqu’enfin, Drake est parvenu à lui mettre la main dessus, elle n’en avait plus pour très longtemps. Il l’a donc amené dans la chambre de notre père sous ma directive, et l’a virtualisée sur Olympia -le monde virtuel de « Silver Wings »- à partir du scanner personnel qu’il possédait. Malheureusement, le corps de Mathilda à lâché juste après la procédure. Mais son esprit est resté intact sous la forme de son avatar virtuel, je l’ai donc « téléchargée » comme le reste des données. Et nous l’avons gardée dans notre super calculateur durant tous ces mois. Au cas où vous vous demanderiez comment nous avons réussi à en créer un: on ne l’a pas fait, notre père l’a voler aux services secrets russes -ne me demandez pas comment, je n’en ai aucune idée-. Quand à nos scanners, notre père nous en a fait livrer depuis « Silver Wings ». Mais je m’égare. Pour en revenir à Mathilda, notre but était de réussir à mettre la main sur les deux derniers mutants que votre frère a créé: Crystal et Thanos. Nous voulions que notre soeur ait à nouveau un corps, et c’est la raison majeure pour laquelle nous avons continué le combat contre l’Organisation après la mort de notre père. Mais nous avons commis une petite erreur, voyez vous. Afin de vérifier si notre entreprise était possible, nous avons dû faire un test avec Thanos. Et avons utilisé l’esprit d’Alister Blake, un esprit qui correspondait parfaitement comme sujet d’expérimentation. Puisqu’il avait été lui aussi réduit à l’état de programme informatique, et inséré dans un corps de cyborg. Notre expérience fut un succès, et Alister obtint le corps de Thanos. Cependant, j’étais loin de me douter que Serpent et Heath ne faisait qu’un. Ainsi, lorsqu’il m’a demandé s’il pouvait aller « tuer Serpent ». J’ai accepté pensant qu’il ne comprenait pas la différence entre dévirtualisation et mort. Je l’ai grandement sous-estimé, et cela vous a causé beaucoup de tort. Aussi, je suis vraiment désolée.
-Pourquoi ne l’avez-vous pas rematérialisé lorsque vous avez comprit son plan?
-Parce que je ne le pouvais pas. Un autre problème avec les mutants de mon père, visiblement, il faut qu’il donne leur accord pour être rematérialisé, sinon ça ne marche pas.
-Et où est-il maintenant?
-En stase.
Elle écrasa sa cigarette, et en ralluma aussitôt une autre avant d’étayer son propos devant les sourcils froncés de son oncle.
-Je me suis bien vite rendu compte qu’il était incontrôlable. Aussi, lorsqu’il a été dévirtualisé, je l’ai empêché de se réveiller. Et l’ai laissé en sommeil. Il devrait se tenir tranquille jusqu’à ce que Mathilda prenne le corps de Crystal.
-Et ensuite?
-Ensuite? Dites plutôt tout de suite. J’irai droit au but, je veux que vous éteignez et détruisez votre super calculateur.
-Pas question!
Il avait répondu au quart de tour. Son ton était intransigeant.
-Pourquoi tenez-vous tant à le garder? S’enquit Abigail.
-J’en ai besoin, se défendit Hopper, j’en ai besoin pour combattre l’Organisation.
La jeune fille leva les yeux au plafond.
-L’Organisation est détruite.
-Rien ne les empêche de construire un nouveau super calculateur.
Abigail éclata de rire, de la fumée jailli de ses narines.
-Si justement, tous les en empêche. Nous avons tué tous leurs scientifiques, et détruit toutes leurs données. Ils ne parviendront pas avant TRÈS longtemps à reconstruire un super calculateur. Le Projet Carthage n’existe plus, vous n’avez plus de raison de vous battre.
-Et vous alors? Demanda le scientifique. Qu’allez vous faire du vôtre?
-L’éteindre, et le laisser à la cave.
-Pourquoi ne pas le détruire?
-Au cas où.
-Et bien je ferais de même, au cas où.
Abigail lâcha un soupir exaspéré, mais elle dû reconnaître que ce marché était honnête. Si tout du moins, son oncle tiendrait parole, et elle ne le connaissait pas assez pour en être bien sûr.
-Très bien, finit-elle par concéder.
Un silence pesant s’installa dans la pièce pendant quelques secondes, Abigail termina sa deuxième cigarette.
-Et ma femme?
La jeune fille fronça les sourcils.
-Anthéa, la mère de Mathil… D’Aelita. Que lui ait-il arrivé?
Abigail afficha une mine désolée.
-Hé bien… Nous l’ignorons.
-Je vois.
La discussion était close, il n’y avait rien d’autre à ajouter. Aussi la hollandaise se leva, et son regard se posa sur l’escalier.
-Puis-je aller voir Heath?
-Oui, répondit le scientifique d’une voix monocorde. La troisième porte à gauche.
Abigail lui adressa un hochement de tête reconnaissant, mais elle se rendit compte que son oncle ne faisait plus du tout attention à elle. Pendant un instant, elle se permit de le fixer. Il y avait tant de tristesse dans cet homme, un chagrin d’une telle intensité, que la jeune fille ne s’attarda pas plus longtemps. Elle monta l’escalier, et se dirigea vers la chambre indiquée par son oncle. Elle s’aperçut cependant, que l’une des portes était entrouverte. Piquée par la curiosité, elle glissa son regard dans la pièce, et vit Mathilda et Aelita assises sur les bords du lit de Seth. Le spectre caressait doucement les cheveux du mutant qui dormait avec le visage d’un vrai petit ange, elle souriait, tout comme la jeune fille aux cheveux roses.
Abigail tendit alors l’oreille, curieuse de connaître la conversation que pouvait avoir deux soeurs qui se rencontraient pour la première fois.
La hollandaise pensait au départ qu’elles parleraient de leur mère, mais non, c’était bien Seth qui était le sujet de leur discussion. Et Abigail comprit alors pourquoi.
Anthéa Schaeffer était morte, cette pensée devait être trop douloureuse pour les deux jeunes filles. Et la seule autre chose qu’elles avaient en commun, c’était Seth. Il était donc logique qu’elles parlent de lui.
-Il t’appelait « Mère »? Murmura Aelita en pouffant.
-Il faut dire que parmi tous les idiots qui vivaient dans ce complexe, j’étais la seule à lui avoir apprit des choses. Je pense avoir mérité ce titre.
-Je ferais une bien mauvaise mère pour Seth, mais j’essaie malgré tout d’être une bonne soeur.
-Tu t’entendrais bien avec Drake si t’es aussi proche de Dieu. Se moqua Mathilda.
Elles pouffèrent ensembles, Abigail était un peu jalouse. Jamais elle n’avait été aussi proche du spectre que n’était en train de l’être Aelita. Mais avec tout le travail qu’elles avaient eu, aucune d’elle n’avait pensé à tisser des liens fraternels avant que Mathilda n’obtienne un corps. C’était la seule chose qui avait compté à ses yeux jusqu’ici.
-Vu le sourire qu’il affiche, chuchota Mathilda en regardant Seth, il doit quand même être heureux de t’avoir comme soeur.
Malgré la pénombre, Abigail devina qu’Aelita était en train de rougir face à ce compliment. Cela lui faisait penser qu’elle aussi faisait parti de sa famille maintenant, elles étaient cousines après tout.
-Peut-être qu’il est heureux parce qu’il sent la présence de sa mère. Répondit-elle en adressant un bien beau sourire à Mathilda.
Cette dernière fut désarmée par cette théorie, et affichait désormais une mine aussi heureuse que triste. Elle aurait sans doute pleuré si elle le pouvait.
-En tout cas, c’est pas à un frère comme Heath qu’il doit sa joie de vivre. Ou alors j’ai beaucoup de souci à me faire.
Les deux soeurs pouffèrent de nouveau, et Abigail eut bien du mal à ne pas glousser elle aussi. Mais elle ne voulait pas briser ce moment, il n’appartenait qu’à elles.
Cette dernière plaisanterie d’Aelita lui rappela la raison de sa présence à cet étage. Elle s’éclipsa discrètement, et alla jusqu’à la porte que lui avait indiquée Franz Hopper.
Elle tourna doucement la poignée, et entra dans la chambre.
Allongé sur son lit, Heath était aussi immobile qu’un cadavre dans un cercueil. Mais cette comparaison ne fit pas rire Abigail qui s’empressa de vérifier si son petit ami respirait toujours. Elle poussa un soupir de soulagement lorsqu’elle sentit son souffle sur son visage, et s’agenouilla pour l’observer.
L’allemand avait toujours cette maudite expression sérieuse, même le sommeil ne semblait pas affecter son comportement.
-Il n’y a qu’en faisant l’amour que je peux voir le vrai toi, murmura Abigail, celui qui se cache derrière cette sombre mine.
Elle lui caressa doucement la joue, espérant peut-être obtenir une réaction. Mais Heath resta parfaitement immobile, et sa respiration conserva son rythme. Abigail s’assit sur le bord du lit, et continua de lui caresser le visage. Cependant, elle sentit des larmes chaudes couler le long de ses joues.
-Heath, murmura-t-elle dans un sanglot, qu’est-ce que je t’ai fais? Je te demandes pardon, je ne voulais pas te faire ça.
Elle pencha la tête, et colla ses belles lèvres rouges contre celles de son amant. C’est alors qu’elle sentit la bouche de celui-ci remuer, comme s’il ressentait sa présence. Son baiser fut le plus doux et le plus tendre possible, même s’il ne pouvait lui répondre, elle espérait de tout son coeur qu’il lui pardonnerai son erreur. Ce baiser, c’était son repentir.
Enivrée par son odeur, elle se retint toutefois de ne pas céder à ses hormones. Mais c’était difficile pour la jolie hollandaise, il avait si bon goût.
Elle décolla doucement ses lèvres, et après avoir observé son beau visage une dernière fois, finit par se lever. Mais alors qu’elle s’apprêtait à sortir de la chambre, elle se retourna vers son propriétaire une dernière fois.
-Je t’aime Heath Lancaster. Dit-elle. Je ne sais pas si c’est réciproque, mais je ferais tout, absolument tout pour que ce soit le cas.
Sur ses mots, elle referma la porte, et se dirigea vers la chambre de Seth.
Aelita et Mathilda avaient cessées de discuter, elles se contentaient à présent de savourer ce moment de compagnie qu’elles partageaient en regardant le mutant dormir. Abigail toqua doucement à la porte pour signaler sa présence.
-Mathilda? Il est temps de rentrer à la maison.
La jeune fille acquiesça, et se leva pour rejoindre sa soeur. Aelita les raccompagna jusqu’à l’entrée, mais ne pouvait masquer la tristesse qu’elle ressentait en les voyant partir.
-Alors, lâcha-t-elle timidement à l’adresse d’Abigail, nous sommes cousines.
-Hé oui, répondit-elle en lui ouvrant ses bras, viens là que je t’embrasses.
Aelita ne se fit pas prier, et lui tomba dans les bras. De grosses larmes se mirent couler le long de ses joues.
-Je suis si heureuse, dit-elle, si heureuse.
-Viens déjeuner chez nous, lui proposa la hollandaise. Dès que Mathilda aura un corps et que Seth et Heath seront réveillés, nous pourrons organiser un beau repas de famille. Ça te tente?
-Oui, répondit Aelita presque trop vite, ça me plairait beaucoup.
-Parfait, on se reverra bientôt cousine, ne t’en fais pas.
L’elfe virtuelle relâcha son étreinte pour enlacer sa soeur. Celle-ci aussi semblait aussi heureuse que triste. Abigail était contente de voir que les choses s’étaient aussi bien déroulées.
-Au revoir Oncle Waldo, lança-t-elle au scientifique.
Celui-ci ne répondit pas avant une bonne douzaine de secondes, créant un blanc des plus gênants.
-Au revoir, finit-il par lâcher.
Sentant son malaise, les deux soeurs comprirent qu’il était temps pour elles de disparaître. Elles saluèrent Aelita -qui ne pouvait décidément plus s’arrêter de pleurer-, et s’en allèrent.
Une fois la porte refermée, l’elfe virtuelle était aux anges. Elle s’apprêtait à regagner sa chambre, lorsque son père l’interpella:
-Aelita?
-Oui?
-Comment te sens-tu?
-Je… Commença-t-elle en ravalant ses larmes et avant de sourire de toutes ses dents. Je n’ai jamais été aussi heureuse.
Le scientifique acquiesça doucement.
-Il vaudrait mieux que tu ailles dormir, la soirée a été épuisante.
Aelita ne pouvait qu’être d’accord, elle n’avait jamais été aussi fatiguée.
-Où est Légion?
-Il défait nos bagages.
-Ah.
Elle avait envie d’éclater de rire à présent. Oh qu’ils avaient l’air bêtes d’avoir voulu fuir leur propre famille.
-Bonne nuit Papa.
-Bonne nuit mon trésor.
Franz Hopper attendit d’entendre la porte de la chambre de sa fille se refermer, avant d’aller à nouveau chercher la bouteille de bourbon, et de s’enfiler deux bonnes rasades. Puis il se mit à grogner entre ses dents et ses sanglots:
-Herman… Espèce d’enfoiré. Espèce de monstre. Espèce de connard.
Sa femme… L’amour de sa vie… Son ordure de frère avait oser concevoir un enfant avec elle. Il était impossible pour Franz Hopper de ressentir pire répulsion que celle qui le possédait en cet instant.
Cette Mathilda, celle qui se dit être la soeur de sa fille. Celle-là même qui est sortie des entrailles de celle qu’elle aimait, la vengeance personnifiée d’Herman à son encontre. Et la nouvelle source de haine qui dévorait à présent son esprit.
Il n’y avait pas qu’elle, il y avait aussi Abigail. Une grossière copie féminine de son frère: de belles paroles et des actes barbares. Elles et leurs frères n’étaient que le poison qu’Herman avait eu le temps de lui cracher à la figure avant de succomber. Même enfermée dans sa tombe à jamais, il continuait de le torturer.
Il passa le reste de la soirée ainsi: à se saouler comme un polonais, et à trouver après chaque gorgé d’eau de vie, un nouvel adjectif pour qualifier son frère. Jusqu’à ce que l’alcool ait eu raison de lui, et qu’il ne s’endorme sur le canapé.


Waldo Schaeffer avait six ans, et il était sur le point de faire une énorme bêtise: désobéir à l’ordre suprême que son frère aîné lui avait donné.
Ce jour-là, le jeune garçon n’avait pas su trouvé le sommeil. C’était son anniversaire, et Herman lui avait offert de bien beaux livres qu’ils s’empresseraient de dévorer. Mais Waldo n’avait su se satisfaire de ses cadeaux, il voulait quelque chose d’autre. Quelque chose que son frère refusait pertinemment de lui offrir, et ce, malgré le peu de valeur et la possibilité du présent en question.
Herman n’avait jamais montré le visage de leur mère à son petit frère, et cela plongeait celui-ci dans une profonde tristesse.
Au beau milieu de la nuit, Waldo était sortit de son lit. Puis, sur la pointe des pieds, avait atteint le bureau de son frère. La pièce dont l’accès lui avait toujours été interdit. Il tenta alors d’y pénétrer, mais le verrou l’empêcha d’atteindre son but. Il entreprit donc de prendre un risque encore plus grand: celui de voler la clef. Et il n’y avait qu’une seule façon de s’y prendre.
Aussi silencieux qu’il lui était possible de l’être, il pénétra dans la chambre d’Herman et aperçu immédiatement l’objet qu’il convoitait. Lentement, il s’approcha de la table de lit tout en observant le visage endormi et ferme de son frère, et tendit la main pour s’emparer du trousseau de celui-ci.
C’est alors que les paupières d’Herman se séparèrent, et que son regard perçant se posa sur l’intrus qui avait perturbé son sommeil.
Terrorisé par les yeux luisants de son frère, Waldo s’était paralysé sur place.
-Qu’est-ce que tu fais là? Gronda l’aîné.
S’il était fatigué, il ne laissa aucun signe transparaitre. Son ton était aussi sévère que la force de sa voix.
Waldo n’était pas un menteur, il baissa les yeux sur ses pieds nus, et confessa son crime à son frère.
-Je… Je voulais voir Maman.
À la grande surprise du petit garçon, Herman se contenta de soupirer, avant de s’emparer de ses clefs et de se lever. Il prit la direction de son bureau, son petit frère sur les talons.
-Alors tu veux voir Maman? Grinça-t-il en ouvrant la porte de son bureau. Entre.
C’était un ordre, et Waldo ne savait qu’obéir. La tête toujours baissée, mais l’esprit en ébullition, il se faufila dans la pièce, et attendit que son frère agisse.
Celui-ci actionna l’interrupteur, et Waldo prit un temps pour observer le petit espace uniquement dédié aux travaux d’Herman. Il y découvrit des dizaines de classeurs impeccablement ranger sur de hautes étagères, ainsi qu’un bureau bien entretenu et une armoire avec des portes miroirs. Et c’est justement vers cette dernière qu’Herman se dirigea.
Il l’ouvrit, s’accroupit, et se saisit d’une boite de chaussure qu’il sortit du meuble.
Bouillant de curiosité, Waldo s’approcha et découvrit trois larges rangés de photos prises par l’appareil polaroid 900 qui était rangé dans l’armoire. Herman les trifouilla un moment, avant d’en sortir une et de la tendre à Waldo.
-Voilà Maman. Lâcha-t-il.
Le petit garçon fut si excité qu’il ne remarqua pas le ton énervé de son frère. Il se contenta de le remercier, et d’observer la jolie femme souriante qu’il appelait « Maman ». C’était la première fois qu’il pouvait mettre un visage sur ce nom.
-Elle est belle. Lâcha le petit garçon d’une voix admirative. Elle est si belle.
Il était tellement accaparé par la photo qu’il ne remarqua pas les mains tremblantes d’Herman. Celui-ci, n’y tenant plus, la lui arracha violemment et la rangea avec soin. Il respirait comme un boeuf lorsqu’il referma la porte de l’armoire.
De son côté, Waldo avait les larmes aux yeux. Lui qui avait toujours rêvé de voir sa mère, il n’avait même pas pu bénéficier du temps nécessaire pour lui dire au revoir. Son frère n’avait exaucé son souhait que pour mieux détruire rêve.
-P-pourquoi? Demanda-t-il en sanglotant.
À ces mots, une véritable tempête de haine traversa les yeux d’Herman.
-Pourquoi? Répéta-t-il enragé. POURQUOI?!
Sans crier gare, il se saisit de la nuque de l’enfant, et serra de toutes ses forces. Waldo cria de douleur.
-VOILÀ POURQUOI! Rugit-il en lui cognant le visage contre le miroir.
-VOILÀ POURQUOI!
Il frappa à nouveau.
-VOILÀ POURQUOI!


Trempé de sueur, Franz se réveilla en sursaut, les mains plaquées contre sa nuque dont la douleur avait disparu en même temps que son cauchemar. L’esprit toujours embrumé par l’alcool, il ne put contenir les larmes qui coulèrent le long de ses joues et mouillèrent sa barbe. Il avait tout tenté pour oublié cet abominable moment. Absolument tout. Ce n’était que lors de son sommeil dans le super-calculateur, ou lorsqu’il apprit la mort d’Herman que cet affreux cauchemar l’avait enfin quitté. Mais voilà qu’il refaisait surface, et ce juste après avoir rencontré ses nièces. Y comprit l’abomination que son frère avait engendré avec l’amour de sa vie.
Même mort et enterré, Herman ne cesserait jamais de le hanter. L’araignée avait beau être morte, elle avait eu le temps de pondre ses oeufs. Et ses petits continueraient de lui ravager l’esprit comme leur géniteur avait eux. Il n’y avait pas de paix pour Franz Hopper dans ce monde, seulement de la souffrance et des larmes. Et maintenant, sa fille risquait le même sort que lui. Le fruit des entrailles d’Herman venait de poser ses pattes sur le sien. Il ne le lâcherait jamais, Mathilda videra Aelita de sa vie comme son père l’avait fait avec Franz. Non! Jamais il ne laisserait une chose aussi ignoble se produire! Jamais Herman n’aurait sa fille!



C’est alors qu’une volée de puissants coups frappés contre la porte le tira brutalement de ses pensées en le faisant sursauter de terreur.
Encore embrumés par les effets de l’alcool, il eut bien du mal à se relever. Et il faillit se vautrer sur le sol à trois reprises tant la peur lui ravageait le cerveau.
Lorsqu’il arriva devant sa porte, il prit une grande inspiration pour se donner le peu de courage dont il disposait, et l’ouvrit. Mais il n’y avait personne sur le palier. La seule chose qu’il y trouva, ce fut un petit paquet en forme de cube sur le paillasson. Il se pencha maladroitement pour le ramasser, et y découvrit une enveloppe qui y avait été placée dessous afin de ne pas être emportée par le vent.
Une fois son courrier en main, il referma la porte en soupirant de soulagement. Et alla s’installer sur la table de la cuisine.
Il commença par ouvrir l’enveloppe, et en sortit la lettre qu’il déplia. Puis, il déchiffra les pattes de mouches qui y étaient écrites.


12 octobre 2001, Lieu inconnu, 9h 47


Serguei Dragunov était dans une colère noire. Ils avaient échoués, ils avaient TOUS échoués. Le Docteur, Tanner, Serpent, Peter, Dragonne, Corbeau et Renarde. Des bons à riens et des idiots. Voilà ce qu’ils étaient!
Et maintenant, ils étaient pratiquement tous morts. Jetés à la poubelle comme les déchets qu’ils étaient, et le russe avait le désagréable sentiment de n’être plus qu’un vulgaire clochard qui fouillait les ordures pour récupérer de quoi survivre.
Ils n’avaient presque plus rien, le Projet Carthage était mort, le département virtuel détruit et fermé pour de bon. Il ne restait plus que la vengeance, et c’était là son seul et unique objectif désormais. Se venger des auteurs de leur destruction, et ce malgré le peu de moyen qui lui restait. Mais cela ne représentait rien de plus qu’une simple contrainte, il avait déjà fait bien plus avec moins de ressources.
Maintenant il se tenait debout devant la vitre qui le séparait de la salle d’opération du Docteur Akuma. Une personne que le russe avait apprit à respecter et apprécier pour sa vision du Monde similaire à la sienne. Pour le japonais, les êtres humains n’étaient que rats de laboratoire, alors que le Major n’y voyait que chair à canon.
Cependant, c’était bien plus que cela que le scientifique était en train d’offrir au russe. Il ne lui offrait pas de simples munitions, mais deux armes en bonnes et due formes qui obéiraient à chacun de ses ordres. Des armes uniques et dévastatrices, dont il allait faire très bon usage pour prendre sa revanche. Une tâche dont il devait impérativement s’acquitter. Car si jamais il échouait, il rejoindrait les autres détritus dans cette poubelle qu’on appelle une « tombe ». Et disparaitrait pour toujours oublié de tous.
Cependant, Dragunov avait la conviction que là n’était pas son destin. Il avait survécu à toutes les attaques auxquelles ceux qu’il avait appelé autrefois ses supérieurs ou ses compagnons avaient péris. Il était à temps à présent de contre-attaquer, et de forger un nouveau destin sur les cadavres de ses ennemis.


Prochain chapitre: Family, Duty, Love

_________________

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"Introduce a little anarchy. Upset the established order and everything becomes... CHAOS"

-The Joker-


Dernière édition par Tyker le Dim 04 Nov 2018 15:08; édité 5 fois
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Fog MessagePosté le: Mer 24 Oct 2018 16:27   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


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Localisation: Il est parti trop loin...
Fog pianotait rapidement l'adresse du forum sur sont clavier d'ordinateur. Il appuya ensuite sur la touche entrée, comme à chaque fois qu'il lançait un jeu ou exécutait un troll sans pitié. Et son visage s'illumina : " OWI un nouveau chapitre ! "

ENFIN.
Alors qu'avons nous là. L'augure est donc Mathilda... Je pensais que c'était le grand méchant Docteur. Laughing
Sinon chapitre court mais intense d'une certaine manière, et... Oui. Je ne m'y attendais pas mais en fin de compte c'est une sorte de dénouement logique. Bref beau chapitre, même s'il est trop calme à mon goût. J'ai pas grand choses à dire la-dessus honnêtement mais je me devais de commenter.
Et j'ai aussi quelque chose à dire énooorme potentiel spoiler c'est une théorie sur le suite x)
Spoiler

J'ai hâte de voir si j'ai raison ( et de lire la suite aussi bien entendu Smile )
Bonne continuation, et que la santé te garde kamarade.

_________________
Alors c'est l'histoire d'une blague dans un commissariat :
- Vous avez tuer cinq personne ! Qu'avez vous à dire pour votre défense ?
- Et bien... ils étaient morts de rire.
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