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[One-Shot] INFANiTy world

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 Auteur Message
Robin2553 MessagePosté le: Ven 10 Aoû 2018 15:28   Sujet du message: [One-Shot] INFANiTy world Répondre en citant  
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Inscrit le: 27 Aoû 2008
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Localisation: Sur une hyper-surface que l'on appelle présent.
"KIDS, Layer : 06"
Serial Experiments Lain, le 10 Août 1998


Spoiler


https://fauux.neocities.org/wiredLogInNew_512px_06.gif


<INFANiTy world>


>>Play : Track 11

...

>Where am I vanishing into?

Cela commença par une simple sensation.

« Froid »

Puis sa conscience reprit les commandes et se fût une question.

« Où suis-je ? » Se demanda Aelita complétement désorientée.

>Into a ground quietly sleeping deep in the sea?

Elle tenta d’ouvrir les yeux, en vain. Son corps ne répondait pas, à vrais dire elle ne le sentait même plus, les seules informations qui parvenaient à son cerveau était qu’elle avait froid et qu’elle coulait, inexorablement, dans des abysses qui semblaient l’oppresser de toute part.

>Last night’s dream, I dreamt…

« Un cauchemar, ce doit être un cauchemar » Pensa-t-elle, constatant par la même occasion qu’elle était lucide.

>…an unbelievably real one.

Une peur panique l’envahit quand elle réalisa qu’elle ne se sentait pas respirer. Mué par ses instincts primitifs, son cerveau tenta tout ce qui était en son pouvoir pour obtenir une bouffée d’air salvatrice, mais rien ne changea. Malgré l’effroi qui occupait désormais chacune de ses pensées, le réveil lui était refusé.

>I’m just sleeping…


https://lmdldb.files.wordpress.com/2009/06/copland_os_enterprise_icon_by_psybear.png


Present day... Heh! Present time! Ahahahahaha!


Réveillée en terreur, son buste dressé dans un élan de panique, Aelita inspira à plein poumons. Incapable de résister au raz-de-marée de ses émotions après ce qu’elle avait vécu, l’enfant effrayé et confus qu’elle était en cet instant ramena ses genoux sur sa poitrine et commença à sangloter doucement.
Elle avait eu si peur…

Le souvenir des abysses gelés qu’elle venait de quitter s’imposa à son esprit, la faisant frissonner de part en part. Retrouvant quand même lentement sa contenance, elle réalisa progressivement que quelque chose n’allait pas. Sa couette manquait à l’appelle, mais surtout, la surface sur laquelle elle était assise était dur, rugueuse, tout sauf confortable. Elle n’était pas dans son lit.
Ses paupières encore humides, elle se risqua finalement à ouvrir les yeux. Le choc initial passé, elle dût s’accorder de longues secondes pour se convaincre qu’elle n’était pas encore en train de rêver.

>Town beyond the boundless horizon…

Incrédule, Aelita se releva doucement, peinant à croire ce qu’elle voyait.
Sa chambre avait disparu, son pyjama avait été remplacé par ses vêtements et contre toute logique, ce qui aurait dû être l’internat s’était transformé pendant qu’elle dormait en une large avenue bordée de part et d’autre d’immeubles de béton et d’acier. Elle était dans une ville, une ville inconnue couverte de brume éclairée uniquement par une lumière blafarde qui ne laissait ressortir que du gris à perte de vue. Plus inquiétant encore, il y régnait un silence de plomb, aucun chant, aucune voix, aucun pas, pas même le bruit de la circulation, juste le son de sa propre respiration dans un air stagnant, sans vent.
Elle frissonna de nouveau, il se dégageait de ce calme surréel une froideur qui lui donnait la chair de poule.

—Il y a quelqu’un ?

Ses paroles résonnèrent entre les bâtiments en échos avant de se perdre et laisser le silence reprendre ses droits. Personne ne répondit.

>Nobody seems to be there.

En désespoir de cause, la jeune fille se tourna vers les cieux.

—Jérémie tu es là ? Je t’en prie répond !

Là non plus, aucune réponse. Le firmament resta silencieux, sa monochromie grise brisée seulement par les silhouettes nébuleuses de gratte-ciels au loin et le disque argenté d’un astre solitaire derrière le voile de la brume.

>Only the moon shines…

Pas de Jérémie pour l’aider cette fois, elle était donc seule, vraiment seule.
Un profond sentiment de solitude l’envahit, mais la gardienne de Lyoko tint bon. La première vague de ses émotions passée, elle commençait enfin à retrouver sa résolution. Elle se devait de rester forte dans l’adversité, elle l’avait jurée, pour ses amis et leur Terre, elle s’était résolue à affronter jusqu’à la mort s’il le fallait. Réalisant alors que sa vision était légèrement trouble, elle passa la manche de son sweat-shirt rose sur ses yeux pour les sécher et prit une décision dans la foulée. Elle ne savait pas où elle était ni ce qu’elle faisait là, mais une chose était sûre, s’enraciner ici et admirer le paysage ne l’avancerait à rien. Si les réponses ne venaient pas à elle, c’était à elle de les trouver. Après une dernière inspiration pour se donner du courage, elle s’enfonça d’un pas décidé dans la brume en quête d'indice ou d'un quelconque repère. Plus elle avança cependant, plus ce lieu lui parut irréel, comme s’il n’était pas terrestre. Elle sentait pourtant aussi au plus profond d’elle qu’elle n’était pas sur Lyoko non plus.
Où alors ? Comment ? Et surtout, pourquoi ? XANA ? Non, peu probable, il n’y avait qu’un seul endroit où son ennemi la voulait et c’était dans les tentacules de la méduse, pas une ville fantôme…
Aelita avait beau se torturer les méninges et tourner le problème dans tous les sens elle n’arrivait qu’à des impasses logiques. Aucune de ses hypothèses ne tenaient la route, rien n’avait de sens et tout paraissait dingue. « Du délire puissance X » comme l’aurait dit Jérémie. Ne lui resta ainsi rapidement plus que l’exploration pour lui apporter les réponses dont elle avait si désespérément besoin. Et justement, elle venait de tomber sur quelque chose d’intéressant : une petite boutique à la porte ouverte. Elle n’y avait pas pensé sur le coup, mais sa meilleure chance pour obtenir des informations mais aussi des objets qui pourraient lui être utile était indéniablement l’intérieur des bâtiments. Son élan fût toutefois bien vite coupé quand elle réalisa que le magasin était plongé dans le noir.

>…and her light create shadows.

Elle n’aurait su dire pourquoi, mais cette obscurité en particulier lui donnait des sueurs froides. Quelque chose en elle insistait lourdement qu’elle ne devait quitter la lumière sous aucun prétexte. Ses espoirs douchés, et honteuse de ce qu’elle percevait comme une couardise de sa part, elle s’en détourna à contrecœur et continua son chemin sur l'avenue.

>Imagination like illusion starts overwhelming the town.

Elle ne l’avait pas remarqué, mais doucement, presque imperceptiblement, les ombres à l’intérieur se rapprochaient peu à peu de l’entrée.

/!\Holding inconsistence : wasted sense of value/!\

>Penetrate into the ground surface, so so deeply.
>Where am I vanishing into?
>Truly, into a calm dark layer…


Après un bon quart d’heure de marche, elle avait quitté ce qui semblait être le centre de ville pour arriver dans un quartier résidentiel. L’exploration de quelques jardins ne lui apporta cependant peu de plus que plus de questions et l’adolescente commençait à douter d’elle même quand, au détour d’un croisement, son regard fût captivé par quelque chose au bout de la rue.

But, the wind don’t stop blowing yet…

Comme un phare dans la brume, les lumières d’une des maisons perçaient la grisaille de leur couleur jaunâtre. Contenant difficilement sa joie de voir, enfin, un signe de vie humaine, Aelita laissa son nouvel espoir porter ses jambes et se mit à courir.

Yeah, the wind don’t stop blowing yet.

Elle arriva finalement essoufflée devant la bâtisse et dû s’accorder quelques secondes pour reprendre son souffle devant le portail. C’était une propriété à l’architecture tout à fait classique très similaire à celle des Ishiyama. De là où elle était, elle pouvait voir des raies lumineuses filtrées depuis les fenêtres dans le jardin et par les interstices de la porte en bois massif sur le perron. Elle constata aussi une fois sa respiration calmée que pour une raison ou une autre, l’air autour d’elle avait perdu sa froide lourdeur et se rapprochait maintenant plus de celui d’une douce nuit de printemps.
Aelita hésita quelques instants devant le portail avant de presser la sonnette. Un carillon mélodieux se fit entendre mais à sa grande déception, personne ne vint ouvrir. Tout de même résignée à aller de l’avant, elle dépassa la grille qui la séparait du jardin et s’avança vers l’entrée. La porte n’était pas fermée et s’ouvrit sans résistance quand elle y imposa sa main, révélant un couloir carrelé sobre mais tout de même invitant. Contrairement à la ville, cet intérieur était bruyant. Pas plus que n’importe quelle maison, certes, mais après le silence de mort qui l’avait accompagné tout au long de son trajet jusqu’ici, la petite invitée parvenait même à distinguer le plus discret des sons.
La première porte à gauche menait sur un salon parqué meublé du traditionnel canapé et poste de télévision accompagnés d’une table basse. Une ouverture au fond de la pièce menait à une petite cuisine dont il s’échappait le ronronnement d’un frigo en marche. Le contraste avec l’extérieur était total et d’autant plus marqué par la présence, sur l’un des murs, d’une fenêtre qui permettait la comparaison. Fascinée par la vue maintenant qu’elle se sentait en sécurité, Aelita se rapprocha de cette dernière.
On ne lui laissa cependant pas le temps de se perdre en contemplation.

DRIIIIIIIIIIIIIING !

Le bruit assourdissant d’une sonnerie toute près d’elle la fit sursauter.

DRIIIIIIIIIIIIIING !

Elle se tourna vers la source du vacarme. Non loin d’elle, posé sur une petite commode en bois, un téléphone filaire d’un vert des plus banales était en train de sonner.

DRIIIIIIIIIIIIIING !

Réalisant d’un coup qu’il s’agissait peut-être là de sa chance de pouvoir enfin contacter quelqu’un, elle se précipita d’aller décrocher.

—Allô ?

Le grésillement d’un puissant bruit blanc lui répondit suivi d’une sensation que la méduse lui avait rendue tristement familière, celle de quelque chose se connectant à son cerveau. Mais contrairement au monstre de XANA, cette entité-ci était douce, protectrice, comme une amie, la persuadant de garder le combiné à l’oreille par la simple chaleur de sa présence.
Tandis qu’on susurrait tendrement à la partie supérieure de son égo de se détendre, Aelita sentit qu’on accédait à des parties de sa mémoire dont elle-même ignorait l’existence.

—Memory check…

Comme transportée par l’ailleurs de ses souvenirs, la tranquille mélodie d’un piano lui parvient claire et distincte, accompagnée par le visage radieux d’un homme souriant derrière sa barbe et ses lunettes opaques.

>Gentleman with a rich chest living in east mountain.

Puis il y eut une étreinte, agrémentée par le parfum et la voix cristalline d’une femme dont la longue chevelure rose lui chatouillait le visage. Un rire s’éleva alors, son rire...

>Crowed ladies wasting time for nothing.

Aelita ne savait plus quoi penser, seulement qu’elle était heureuse. Mais cela changea du tout au tout quand la vision fugace d’un loup la fit grimacer. Ce qu’elle voyait désormais était différent du reste. C’était moins des images et des sensations qu’une série d’informations codées qu’elle pouvait déchiffrer en se concentrant.
Elle se tenait devant un vertigineux amas d’acier et de câbles d’une dizaine de mètres de haut. L’architecture de la machine ne lui était pas familière, mais elle sût immédiatement qu’il s’agissait d’un supercalculateur quand elle reconnut les trois scanners perchés en son sommet. Le poste de contrôle était en face d’elle, abrité dans un renfoncement de béton couvert d’écrans et de consoles. Son esprit se détourna néanmoins bien vite de ces derniers quand elle identifia la silhouette de l’opérateur aux commandes.

—Jérémie…

>Children creating a perfect evil like a genius does.
>River forms as a flows but never needs water.


En refocalisant sa concentration, elle parvint à distinguer deux autres personnes à ses côtés. Yumi et Odd, ce dernier en particulier l’intrigua par son expression marquée par la confusion et l’appréhension. Elle qui l’avait toujours connu si sûr de lui…

>Purple time turns everything into the truth.
>Mysterious rumors floating in the skies.

Sans qu’elle sache pourquoi, sa conscience dériva alors vers l’un des scanners et elle se trouva entrainée dans un monde virtuel qui lui était inconnue. Tout y était différent de Lyoko, les textures, les objets, les couleurs…
Tout, sauf les tours dont elle reconnue soudainement la surface d’ivoire et les câbles d’ébènes familiers avant de réaliser leurs démesures. Colossale aurait été un euphémisme, elles étaient en réalité titanesques au point d’écraser le reste du paysage par leurs ombres seules.

>Group of information creeping on the ground filled with noise.

Et pour ne rien arranger, elle pouvait voir des choses difformes et obscures rôder près de leurs sommets nacrés, telle une nuée de vautours. Elle ne connaissait pas ce monde, mais une chose lui parût certaine…

—There’s something wrong with it…

>Memories of a story that was never born…

Aelita fût brutalement ramenée dans le salon par le son d’une voix toute près d’elle. Ayant bien faillit laisser échapper le téléphone de surprise au passage, elle ne sût si elle devait être déçue ou soulagée quand elle réalisa que ce n’était que la télé qui s’était allumée à côté d’elle.

…tôt dans la matinée, Pierre Nanquin a été appréhendé par les agents de la BSI alors qu’il essayait de passer la frontière franco-suisse avec son butin et l’un de ses complices.

Les paroles qui sortaient de l’écran étaient monocordes et illustrées par des images pour la plupart abstraites sans rapport apparent avec ce qui était dit. La spectatrice fronça les sourcils, dubitative, cela ne ressemblait à aucun genre de programme qu’elle connaissait.

…cependant, si nous diffusons ces informations à l’instant présent, nous prions notre audience d’être consciente du fait qu’elles pourraient vous parvenir demain voir même peut-être hier. Et maintenant, un message pour l’un d’entre vous…

Aelita essayait encore de trouver du sens dans ce charabia quand le train de sa pensée fût complétement déraillé par la phrase qui suivi.

Aelita, tu n’es plus en sécurité ici tu dois partir…

—Qu… quoi ?

Subitement, elle prit conscience qu'autour d'elle la maison était devenue quasi-silencieuse. Pire, quand elle se retourna, la cuisine dans son dos était plongée dans le noir.

…court Aelita.

Elle ne se le fit pas dire deux fois. Dérapant sur le parquet et ne se rattrapant que de justesse sur l’un des murs du couloir, elle se précipita à l’extérieur comme si sa vie en dépendait. Quelques secondes plus tard, les derniers sons et lumières se turent et le silence plus lourd que jamais retomba autour d’elle accompagné d’une vision de cauchemar.

/!\Holding inconsistence : wasted sense of value/!\


Des ombres surnaturelles avaient envahies les rues et plongées des pans entiers du quartier dans une noirceur opaque. Terrifiée, elle resta quelques instants tétanisée devant ce spectacle quand un violent frison remonta soudain de sa jambe jusqu’à son échine suivit d’une terrible sensation de froid. Retirant précipitamment son pied glacé de l’obscurité qui dégoulinait maintenant de la porte d'entrée, elle constata, non sans horreur, que celle-ci s’avançait vers elle.

>Penetrate into the ground surface, so so deeply.

C’est là qu’elle réalisa à quoi elle avait affaire. Ces ombres étaient bien plus qu’une absence de lumière, c’était aussi une absence de chaleur. Une manifestation de l’entropie à l’état pur, un calme absolu où aucune nouvelle information ne pouvait naitre et où elle serait gelée pour toujours si elle les laissait la couvrir.

>Where am I vanishing into?
>Truly, into a calm dark layer…

Par chance, ce ne fût pas la panique mais ses instincts de survie qui prirent le dessus et transformèrent l’adrénaline dans ses veines en un nouveau souffle qui donna des ailes à ses jambes. Elle courut, déjouant sa fin pendant de longues minutes en escaladant, sautant et sprintant partout où la pale lueur de la « lune » lui permettait encore. Mais malgré tous ses efforts, l’inévitable fini par rattraper la jeune fille.
Elle était piégée à une intersection sans nulle part où aller. Les ombres l’avaient cerné et le peu d’espace éclairé restant rétrécissait devant elle à vue d’œil. Sentant l’espoir en elle remplacé par un froid de plus en plus oppressant, l’enfant qu’elle était redevenu à l’approche de la mort se laissa tomber en sanglots, l’écho de ses pleurs pour seule compagnie.

But the wind don’t stop blowing yet…

Sa vision se troubla et elle ferma les yeux un instant. Quand elle les rouvrit cependant, quelque chose était apparue devant elle : une ombre, son ombre, projetée par une puissante lumière émanant de derrière elle.

Yeah the wind don’t stop blowing yet.

WOOOOOOV !!!

D’un coup d’un seul, un vent d’une puissance terrible se leva et brisa le silence avec la violence et la rage d’une explosion. La brume fût balayée, emportée en volutes qui se dissipèrent dans le lointain. Puis ce fût au tour des ombres d’être littéralement désagrégées sous les assauts de la tempête. Les fils des lignes électriques prirent vie, secoués tel des serpents par des bourrasques d’une telle puissance qu’on avait l’impression qu’elles voulaient arracher les toitures des maisons. Jamais Aelita n’avait vu l’air se déchainer à ce point. Pourtant, malgré la sévérité de l’ouragan, le tumulte ne l’atteignait pas. Les rafales tourbillonnées docilement autour d’elle sans la bousculée, la laissant juste avec une douce brise qui sécha ses larmes et fit disparaître ses dernières craintes.
En quelques minutes, le paysage gris morne et sa froideur ne furent plus qu’un mauvais souvenir. La ville devant-elle était devenue un endroit serein, bercé par le flot paisible du vent. Un ciel clair aux couleurs de l’aube teintait les habitations et les immeubles au loin d’un orange chaleureux aux reflets tellement chatoyant qu’on en oublierait presque qu’ils étaient dépourvus de toute vie.

Aelita se releva et poussa un soupir entre soulagement et dépit. Les ombres n’étaient plus et elle était sauvée, c’était déjà ça, mais toujours était-il qu’elle était perdue.

« Et maintenant ? » Se demanda-t-elle.

C’est alors que la brise dans son dos lui porta le son rythmique de pas feutrés. Il y avait quelqu’un derrière elle.

Sa curiosité piquée au vif, Aelita se tourna enfin vers le soleil levant.

https://lmdldb.files.wordpress.com/2009/06/copland_os_enterprise_icon_by_psybear.png

Mardi, tôt dans la matinée.


«La fille mystérieuse, pas d’ici mais d’ailleurs.»


Après quelques instants à reprendre conscience, Aelita se décida à ouvrir les yeux. Il était encore tôt, mais le jour avait d’ores et déjà illuminé sa chambre d’une lumière tamisée dont elle n’eut aucun mal à s’habituer. En pleine forme, elle s’assit au bord de son lit et tenta vainement de se souvenir de quoi elle avait rêvé. Son songe s’était déjà presque entièrement effacé de lui-même, ne laissant derrière lui que de vagues éléments dans sa mémoire.
Un orange chatoyant, la joie et le soulagement, une présence amicale qu’elle n’arrivait étrangement pas à identifier et plus curieusement encore, un goût de madeleine.

L’on pouvait donc rêver de saveur ? Voilà qui était intéressant, elle se promit d’interroger Jérémie à ce sujet dès que possible.

—Bien sûr ! Lui répondit ce dernier en s’installant en face d’elle au réfectoire. Quand on rêve, tous les cinq sens son actif. Ça veut dire qu’on peut non seulement voir et entendre mais aussi toucher, goûter et même sentir. Quoi que ces derniers cas soient plus rares…

Aelita considéra cette information en mordant dans son croisant d’un air pensif.

—Du coup, et toi Jérémie, ça t’est déjà arrivé de goûter à quelque chose en rêve ?

Un peu pris au dépourvu par la question, le blondinet cogita un moment pour trouver un exemple. Mais alors qu’il semblait enfin avoir trouvé, subitement, son visage prit la même teinte rouge que ses tartines de confiture et il s’obstina à rester silencieux, visiblement gêné.

—Jérémie ? Insista-t-elle, intriguée par sa réaction.

—Heu… Ou…oui évidemment, bégaya-t-il précipitamment. Des…heu… des choses sucrées et… et douce oui ! Très…très douce. Conclut-il en posant son regard sur les lèvres délicates de son amie.

Elle le fixa sans comprendre.

« Qu’est ce qui a bien pu le mettre dans cet état ? »

De cette pensée découla le souvenir d’un rire léger et quelque peu moqueur dont elle chercha vainement la source.

>"What he’s thinking?" "What does she understand?"

Assis juste à côté, Odd et Ulrich s’échangèrent un sourire complice, eux avaient compris...

>"You love me?" "I sure do, honey."
>Satisfaction constantly creates a loose portrait.


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Mardi, fin de matinée.


«Elle voudrait faire le bonheur de ces planètes curieuses.»


Sortant doucement d’un sommeil sans rêve comme à son habitude, Yumi prit le temps de s’étirer avant de battre des paupières pour s’habituer à la lumière du matin déjà bien avancée.

>A lake filled with mystery but not leading to the sea.

Par un coup de chance, elle n’avait cours aujourd’hui que l’après-midi et en avait profité pour faire la grasse mat. De ce fait rapidement sur pied car bien reposée en plus d’être d’excellente humeur, elle chantonna sans raison particulière du folk rock japonais en sélectionnant ses vêtements avant de prendre la direction de la salle de bain.

—aisuru koto no imi sae… mada… shiranu mama.

>Thousands of molecules slash the darkness while giving ultrarapid lights.

Une fois propre et toute de noir vêtue, elle descendit dans la cuisine prendre son petit dej’ accueillit à son entrée par le poste radio en marche.

« Papa a dû encore oublier de l’éteindre avant de partir… » S’amusa-t-elle à penser.

…pprendre à l’instant que Pierre Nanquin, le tristement célèbre ennemi public numéro un, a été arrêté près de la frontière Suisse par la douane volante. Les détails quant aux…

>Who knew it?
>Everyone owns it in common.


Laissant quand même l’appareil allumé pour écouter les infos, l’adolescente ne prêta finalement qu’une oreille distraite aux nouvelles du monde, préférant de loin accaparer son esprit de la perspective proche des retrouvailles avec ses amis en étude.

>Unnatural body and unconsciously developed technologies called indifference.

Son bol vidé et ses tartines avalées, l’automatisme routinier prit le dessus et elle saisit son sac avant de se diriger vers la sortie sans même y penser. C’était à peine si elle était consciente qu’elle fredonnait.

—…atedonai yoru ni kimi wa… okuri-tsudzukeru kodoku no shigunaru.

La porte claqua, signe que Yumi était dehors. Laissée encore une fois seule sur la table à manger, la radio toujours allumée reprit sa diffusion en solitaire.

…Value of enormous intelligence named ignorance is disregarded.


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«Un vrai mystère pour moi…

Spoiler

_________________
"In memory of those fallen in the defense of Earth and her colonies. March 3, 2553"
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Dernière édition par Robin2553 le Mer 05 Sep 2018 14:59; édité 1 fois
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Zéphyr MessagePosté le: Jeu 23 Aoû 2018 10:28   Sujet du message: Répondre en citant  
Z'Administrateur


Inscrit le: 16 Mar 2013
Messages: 1047
Localisation: Au beau milieu d'une tempête.
Le crossover, c’est sûrement l’exercice le plus propice à la gamelle en fanfiction. Cela dit, les risques ont été limités ici, avec un combo Lyokô/Lain, qui se prête plus naturellement au mariage que d’autres duos (de mémoire de référent, on avait un jour eu le droit à une tentative d’Animal Crossing X Code Lyokô, c’est dire !).

Tu t’en doutes certainement, mais si le Pôle n’a pas locké ce texte, c’est que le mélange d’univers a été réussi. D’ailleurs, je ne m’attendais pas à ce que tu procèdes de manière aussi douce (et « classique » aussi avec le biais du rêve, fonctionnant toujours avec Aelita) pour cette rencontre arrangée entre Lain et Code Lyokô.

En fait, je trouve ce texte très sage, en comparaison de ce que tu fais sur Information War (où, pour utiliser une expression bien connue, non de façon négative, tu vas « au bout du délire »). Pour le coup, je regrette que les interactions inter-univers soient si subtiles (j’utilise ce terme parce que, comme toujours, mon avis est limité par ma compréhension générale), compte-tenu du potentiel général d’un tel assemblage (la parenté aidant, n’est-ce pas ?).

Ajouté à cela que l’histoire générale déployée par l’OS n’est pas excessivement fournie (rapport au fait que je ne suis pas ressorti transcendé de ma lecture) et on ressort un peu perplexe de l’ensemble. Qu’y a-t-il à retirer de ce crossover finalement ? En fait, je crois que tu as été trop subtil dans ta combinaison d’univers, parce que je n’ai pas eu cette impression que seul un crossover peut procurer, à savoir partir d’un univers de base et voir s’y épanouir des éléments immédiatement identifiés comme étrangers ou n’en étant pas issus. Pour le coup, j’ai pu identifier une bonne partie des choses se rattachant à Lain parce que j’ai eu le bon... l’expérience de le voir, mais si on prend un peu de distance, on se rend compte que l’ambiance du texte et la construction du rêve d’Aelita restent très ancrés dans ce que l’on connaît de Code Lyokô.
Petite anecdote pour illustrer mon propos : Ikorih, qui n’a pas vu Lain, a été incapable de discerner où se trouvait l’aspect crossover de ton texte. Je pense que ça illustre plutôt bien le côté « sage » de ton texte que je pointe du doigt plus haut.

Et n’hésite pas à te relire (en partant de la fin, un bon vieux conseil qui a fait ses preuves) ou à faire relire ton texte, c’est pas encore ça au niveau de la syntaxe (mea culpa pour l’absence de relevé pour illustrer, flemme assumée) !

Pour terminer sur une note positive, je dirais que l’aspect expérimental de ton texte constitue un bel hommage au matériau d’origine Mr. Green
_________________
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« Jérémie avait fait un superbe travail. Ce dernier voyage sur Lyokô promettait d'être inoubliable. »
Un jour, peut-être.
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Robin2553 MessagePosté le: Ven 24 Aoû 2018 15:44   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Sur une hyper-surface que l'on appelle présent.
Zéphyr a écrit:
Petite anecdote pour illustrer mon propos : Ikorih, qui n’a pas vu Lain, a été incapable de discerner où se trouvait l’aspect crossover de ton texte.


Spoiler


Zéphyr a écrit:
Pour le coup, je regrette que les interactions inter-univers soient si subtiles


Now witness the meta subtext of this fully coherent and multi-layered crossover !

*INFANiTy world utilise référence métatextuelle : c’est super efficace ! Le pôle fiction est bluffé !*



Bon ok j’avoue, troll à part, j’avais absolument pas prévu que le lien dans le titre soit apparemment loupé par tout le monde. ^^’
C’est sûr que sans la voix de Lain en personne qui vient s’intégrer directement dans l’OS depuis son ost de 98, l’aspect crossover est toute de suite un poil moins pêchu…
Rétrospectivement, c’était peut-être aussi pas une si bonne idée que ça de mettre un élément aussi crucial dans une partie aussi redondante. Surtout que la différence de couleur est à peine visible à bien y regarder…
Après, pour ma défense, en gras à taille 29 je pouvais littéralement pas faire plus gros. ^^

Bref, à trop vouloir expérimenter je me suis essentiellement tiré une balle narrative dans le pied : oups.

Cela dit, je suis néanmoins plutôt content que le texte est réussi à garder un certain intérêt même sans la référence autour de laquelle je l’ai spécifiquement construit.

http://i2.kym-cdn.com/photos/images/newsfeed/000/114/139/tumblr_lgedv2Vtt21qf4x93o1_40020110725-22047-38imqt.jpg

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