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  Sujet: [Fanfic] Oblitération  
Ikorih

Réponses: 33
Vus: 8406

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Mar 11 Sep 2018 18:48   Sujet: [Fanfic] Oblitération
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Chapitre 14
Lève-toi et meurs


Yumi arrivait enfin en vue de la tour. Son halo bleu marine soutenu n’avait rien de rassurant. D’ordinaire, ils étaient les seuls à pouvoir les activer… Elle pensa à Jérémie, derrière son écran, et se demanda comment il gérait la nouvelle.
Son regard nota une forme sombre, accroupie sur un rocher à flanc de montagne, qui paraissait à deux doigts de lui sauter dessus. L’éventail partit sans qu’elle se pose de question. La créature esquiva d’un bond ample, et alors que Yumi se préparait à exécuter une seconde attaque, elle protesta :
— Eh ! T’as grillé un boulon ou quoi ? C’est moi !
— Clara ? Mais…
La japonaise ne parvenait pas à assimiler que cet aspect monstrueux puisse appartenir à une humaine. Clara aurait beau faire, elle ne la convaincrait pas que cet avatar déformé pouvait être associé à quelque chose de positif.
— Quoi ? T’aimes pas ce que tu vois ? Désolée, j’essaierai d’avoir un air un peu plus joli la prochaine fois, grogna Clara avec hostilité. Ta reconnaissance me va droit au cœur.
— Qui me dit que tu n’es pas venue te venger de nous ? Je ne me rappelle pas t’avoir vue te préoccuper du destin du monde ! Je ne te fais pas confiance, j’espère que c’est clair.
Clara garda le silence, sa tête dodelina. Elle se murmura quelque chose à elle-même, un vague rire lui échappa, puis elle acquiesça :
— C’est vrai. Je ne vois pas pourquoi je me donne du mal pour vous, quand on voit la façon que vous avez de me récompenser. Merci de m’avoir ouvert les yeux, Yumi. En fait, le monde peut crever, et vous aussi.
Yumi raffermit sa prise sur ses éventails, et comprit l’erreur qu’elle venait de commettre. Trop tard pour que ce soit possible de la réparer, évidemment. Il émanait désormais de la rouquine une hostilité qu’elle n’avait pas perçue auparavant. La meilleure amie de Jérémie recula d’un pas, sans même remarquer que la montagne s’était couverte d’arbres et de vert sombre.
— Tu es complètement folle. Regarde-toi. Même Xanadu l’a senti.
Clara, dans sa position quadrupède habituelle, leva les yeux vers Yumi. Quelques rayons de lumière filtrèrent au-delà des ténèbres sous sa capuche, révélant un visage qui tendait dangereusement vers le bestial. Yumi en venait à ressentir de la pitié pour cette pauvre âme corrodée par elle-même. Mais elle avait beau la plaindre, Clara essayait désormais de les empêcher de sauver le monde.

— Allez, dédouanez-vous, gronda Clara. Essayez d’oublier votre part de responsabilité. Vous faites ça si bien, n’est-ce pas ? Quand Xanadu tue des gens, ce n’est pas votre faute, les survivants ont même eu la chance que vous soyez là. Quand je me fais mutiler, ce n’est pas votre faute, j’aurais dû faire attention en allant sur Xanadu. Quand Odd perd les pédales, ce n’est pas votre faute, il n’avait qu’à encaisser mieux que ça. Peut-être qu’il serait temps de vous rendre compte que si le monde va disparaître, c’est de votre faute !
Elle tira son cimeterre du fourreau dorsal, rivant son regard rouge droit dans les yeux de son adversaire. Yumi leva une main, et ôta l’épingle qui retenait son chignon. Ses cheveux noirs vinrent lui voiler la vue, créant une barrière supplémentaire entre elle et Clara. Elle ne se laisserait pas atteindre. Jamais. Elle faisait partie des Kids depuis trop longtemps pour ignorer que la foi est le plus puissant des moteurs. Si elle croyait, si elle se battait pour ce qu’elle défendait depuis le début, alors elle ne pourrait pas être vaincue.
Son éventail fendit l’air, mais Clara n’était pas restée pour l’attendre. Elle avait disparu dans les branches avec un rire mauvais, consciente de l’avantage que lui procurait le terrain. Yumi récupéra son arme et resta aux aguets, attendant le moindre bruit, le moindre bruissement qui pourrait trahir une attaque surprise.

Là, à gauche !
Elle se concentra, et une branche s’effondra. Clara heurta le sol avec un feulement contrarié, et dévia l’éventail qui lui était destiné avec la lame de son cimeterre. Elle effectua une pirouette pour se remettre debout, mais sa silhouette restait voûtée, et la prise sur le manche de son arme avait quelque chose de bizarre. Comme si elle avait oublié comment la tenir.
— Clara, c’est ridicule. Tu ne peux même plus marcher correctement, fit simplement remarquer Yumi.
— Qu’est-ce que ça peut te faire, hypocrite ? rétorqua Clara en bondissant jusqu’à elle.
Yumi ploya pour éviter la lame rouillée, roula vers l’arrière, se jeta sur un côté puis sur l’autre, guettant l’ouverture. Elle n’était pas douée en combat au corps à corps, et Clara le savait parfaitement. Alors qu’elle se relevait et allait lui opposer le tranchant de son éventail, la japonaise fut surprise par un coup de griffe de la main gauche de Clara. Quelques pixels volèrent, et Yumi enchaîna encore les esquives acrobatiques. Les coups de cimeterre fusaient, l’œil visible de Clara semblait rougeoyer davantage à chaque fois qu’elle ratait une attaque. Subitement, la japonaise lui donna un coup de pied dans le poignet, et sa prise fragile laissa échapper le cimeterre. Yumi parvint à le saisir et à s’éloigner de la mêlée, le souffle court.
Elle réalisa enfin que la forêt avait disparu. Elle était debout dans une salle de l’usine, une vieille chaîne de montage à l’abandon. La mousse s’était changée en rouille, les arbres en piliers de métal, les racines en câbles anarchiques. Les machines agglomérées autour du tapis roulant étaient éteintes, leurs bras mécaniques tristement abaissés. Le silence régnait.
L’éventail entre les doigts de Yumi était flou, difficilement tangible, comme vaporeux. Elle baissa les yeux sur sa tenue de geisha, qui laissait apparaître par-dessous sa tenue du jour. Que se passait-il ?

La douleur explosa dans son dos. Par réflexe, elle mit un coup de ce cimeterre intangible qu’elle avait volé, mais la forme noire de Clara était déjà hors de portée. Elle, en revanche, ne paraissait pas avoir changé. Toujours cette posture voûtée, animale, et ces griffes. Toujours ce pull à capuche noir et ce bermuda déchiré. Toujours les ténèbres sous la capuche, et cette marque d’infamie gravée sur sa joue. Depuis qu’elle avait vu son avatar pour la dernière fois, une sorte de fumée noire était apparue autour, lui donnant un aspect fantomatique, comme si c’était un quelconque croque-mitaine.
Au fond, c’était un peu ça. Clara était leur croque-mitaine.
Yumi avait l’impression de perdre le fil. N’étaient-elles pas sur Xanadu ? Si, leurs tenues en témoignaient. Alors pourquoi le cadre de l’usine ? Et pourquoi discernait-elle son propre sang à ses pieds ?
— Intéressant. On dirait que Xanadu peut infliger des blessures réelles. Quelle surprise ! lança Clara avec sarcasme. Vous n’étiez pas au courant de cette mécanique je suppose ?
— C’est…c’est impossible, murmura Yumi, le regard rivé sur ce liquide rouge qui tachait le sol.
Sans réfléchir, elle rangea l’éventail qui occupait sa main gauche et palpa à tâtons son dos. Elle y sentit des sillons humides et en souffrance, et sa main était souillée de sang lorsqu’elle la ramena à elle.
— On dirait que c’est le destin, sourit Clara. Tu penses que tu vas finir comme moi ? Que cette cicatrice va te détruire le dos à jamais ?
Elle marcha jusqu’à sa cible, qui était toujours sous le choc, et lui effleura le visage d’une main griffue. Son contact était froid, mais presque douloureux, comme un spectre de Xanadu.
— Imagine Sissi passer ses doigts sur ta peau, et ne sentir que ces crevasses ignobles…imagine son regard dégoûté et interloqué à la fois…
— Tais-toi ! cria Yumi, qui tenta à nouveau de l’atteindre avec l’arme qu’elle lui avait prise.

Une fois encore, Clara avait sauté en arrière, bien trop loin pour le fil de la lame. Elle avait conservé sa détente exceptionnelle. Yumi avait envie de vomir. L’image que lui avait soufflée Clara se chevillait chaque seconde davantage à son imagination. Comment pouvait-elle être au courant ? Sissi était convaincue qu’elle l’espionnait…était-il possible que la rousse ait assisté à leur baiser ? Se figurer cet instant magique souillé par son ennemie lui était insupportable. Sa télékinésie arracha un des bras mécaniques pour le projeter sur Clara, qui sauta encore pour l’éviter avec une agilité déconcertante.
— Si prévisible, Yumi !
Un bond, un bond, encore un autre, et Yumi ne savait plus où donner de la tête. Elle lança précipitamment son éventail, qui ricocha malencontreusement sur un tuyau qu’elle n’avait pas repéré, et Clara lui tomba dessus. Elle lui saisit le poignet, le tordit pour la déposséder du cimeterre qu’elle remit dans son fourreau, et la plaqua au sol, coinçant l’autre bras avec son genou.
— Allez, du calme, on a tout notre temps après tout, sourit encore la rousse.
— Lâche-moi ! protesta vainement Yumi.
— Vu la position où on est ? Ne fais pas semblant, tu aimes ça. Tu sais, ça m’a étonnée d’apprendre que tu préférais les filles, lança Clara sur le ton de la conversation. J’ai toujours pensé que tu avais le béguin pour Jérémie, que les petits intellos timides avec des lunettes c’était ton truc. Pour que tu te laisses mener à la baguette comme ça, ça devait te plaire de te faire dominer. Mais en fait, tu aurais préféré que ce soit Sissi…

Yumi rua pour essayer de se dégager, mais ne parvint à rien. Elle tenta de mobiliser son pouvoir de télékinésie, mais ce furent ses pensées qui volèrent dans tous les sens, et non des objets. Sissi s’imposait à son esprit, et le malaise de voir Clara creuser dans ses pensées les plus secrètes la rongeait.
— Ne fais pas cette tête, tu n’es pas à blâmer. Sissi a de quoi déchaîner les fantasmes, et pas que les tiens. Essaie d’imaginer le nombre de garçons de Kadic qui ont eu les mêmes idées que toi, fit Clara avec l’ombre d’un sourire démoniaque. Connaissant Ulrich, il aurait bien eu envie de se la faire aussi…
— Tu es un monstre, cracha la japonaise.
— T’es qui pour dire ça ? répliqua Clara d’un ton froid. Qui t’a donné le droit de me juger, pauvre déchet ? Tu protèges Jérémie Belpois, un gosse qui en a torturé un autre de sang-froid. Tu craques sur Sissi, qui n’hésiterait pas à détruire la vie de quiconque ne lui revient pas. Est-ce que tu sais vraiment ce qu’est un monstre, ou est-ce que tu te laisses leurrer par mon avatar ?
Clara se pencha un peu plus vers elle, ses mèches rousses touchant presque la peau de Yumi.
— Je vais te faire une confidence : j’étais prête à vous aider à sauver le monde. Puis tu as eu la bonté de me rappeler ce que vous valiez, ce que le monde allait valoir. Vous avez été les premiers à me regarder avec dégoût, mais vous n’avez pas été les seuls. Et ce n’est pas vous que la société traitera de monstres, c’est moi. Tu ne crois pas qu’il y a une erreur quelque part ?
— Oh ça y est, la société maintenant ? Tu fais ta crise d’ado, c’est ça ? rétorqua Yumi.
Le ton se voulait tranchant, la voix sortit hachée. Elle ne pouvait s’empêcher d’avoir peur de la créature qui la maintenait au sol, et dont les mots semaient tant de trouble. Clara ne se mit pas en colère, sans doute tranquillisée par la sensation de supériorité qu’elle éprouvait. Dans l’état actuel des choses, Yumi ne pouvait rien lui faire. Elle ne parvenait pas à se concentrer assez sur sa télékinésie, et n’avait pas la force pour se dépêtrer d’elle.
— Bien sûr, tu ne comprends pas. Tu n’as pas vécu ce que j’ai vécu, après tout. Ressortir du scanner le visage en sang, défigurée, voir ton petit ami reculer avec un air dégoûté, comprendre que l’on inspirera plus que la répugnance. Devoir cacher la vérité à ses parents, parce que le Secret prime. Tu as idée du fossé que ça a créé entre eux et moi ? Non, bien sûr, tout va si bien dans ta famille que vous pouvez vous permettre d’héberger les épaves comme Jérémie. Et finalement, devoir se faire à l’idée que les responsables de tout ça ne seront pas punis ?


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Il était tard. Assez pour qu’il soit l’heure d’envoyer les enfants au lit. La lumière du salon filtrait doucement sous la porte de la cage d’escalier. Une petite silhouette rousse en pyjama était assise contre le mur, parfaitement silencieuse. Des pansements recouvraient la moitié de son visage, lui donnant l’air d’une momie échappée d’un film d’horreur. Ses longs cheveux roux l’enveloppaient comme le manteau du petit chaperon rouge.
— Qu’est-ce qu’on doit faire à ton avis ? Elle n’a pas dit un mot sur ce qui s’est passé…on devrait appeler l’école, fit une voix féminine.
— Je l’ai déjà fait, ils ne savent rien. Elle n’avait pas l’air d’avoir d’ennemis…
— Notre fille s’est fait agresser, Charles, comment est-ce qu’ils peuvent ne rien savoir ? Où veux-tu que ça lui soit arrivé ?!

Bien sûr. Une mère avocat et un père auto-entrepreneur, rentrant tous deux à huit heures du soir, ne pouvaient pas soupçonner que leur fille faisait des heures supplémentaires après les cours. Ils n’avaient aucune idée des noms ou des visages de ses amis. Ils étaient si loin du secret, et pourtant, ils venaient de découvrir l’existence de ce kyste mystérieux.
— Le psychologue de l’hôpital a suggéré que peut-être…peut-être qu’elle s’était fait ça toute seule. On l’a retrouvée à la maison, le…le sang avait déjà eu le temps de sécher sur son visage, souviens toi, répondit son père d’une voix tremblante.
— Elle était en état de choc ! s’indigna son épouse. C’est évident qu’elle n’a pas pu se faire ça toute seule, il faut qu’on aille trouver la police, qu’on porte plainte, qu’on…
Un silence. Peut-être qu’ils étaient en train de s’enlacer à l’heure actuelle, incapables d’en dire plus sous l’effet du chagrin.
— On trouvera ce qui lui est arrivé, je te le promets, reprit Charles d’une voix plus douce. Mais dans l’immédiat, le plus important, c’est de s’assurer qu’elle aille bien. Je pense que Clara a besoin de voir un psychologue.
Derrière le mur, la fillette en avait assez entendu. Elle se leva sans un bruit, retourna dans sa chambre. Alors elle était folle ? Elle avait besoin d’aller chez un psychologue ? Elle se mutilait ? Comment ses propres parents pouvaient-ils ne rien voir à ce point ? Ce n’était pas elle qui allait mal !
Elle referma la porte, marcha jusqu’au lit qu’elle était supposée occuper. Elle chercha à tâtons jusqu’à trouver Capitaine Carotte. Le lapin en peluche, malgré sa couleur orangée très criarde, avait toujours été un compagnon très doux, et très efficace pour aider à s’endormir. Mais au travers des bandages de sa joue, elle ne le sentait plus.

Quelques minutes plus tard, elle entendit sa mère monter. Avait-elle fait un bruit suspect en décampant ? La lumière dans le couloir, le bruit de pas qui s’arrête devant le battant. Le silence de nouveau. A moitié enfouie sous ses couvertures, Clara retenait son souffle. Nouveau bruit de pas.
— Qu’est-ce qu’il y a ? murmura la voix de son père.
— Je…je n’y arrive pas. Je sais que je devrais aller lui dire bonne nuit, mais je ne peux pas ouvrir cette porte et la voir dans cet état.
— Ce n’est pas grave Cécile, je vais le faire.
Alors que sa mère fuyait vers sa chambre, un mince rai de lumière signala l’ouverture de la porte du couloir. Clara fit mine d’avoir été réveillée à l’instant, la tête pleine de toutes les phrases des adultes qu’elle avait épiés.
— Bonne nuit Clara, sourit la silhouette de son père. Fais de beaux rêves.
— C’est maman qui dit bonne nuit, d’habitude, fit remarquer Clara.
— Elle est fatiguée aujourd’hui, elle a eu une grosse journée, mentit Charles avec aplomb.
Clara serra Capitaine Carotte dans ses bras. Juste avant qu’il ne referme la porte, elle demanda :
— C’est parce que je lui fais peur, c’est ça ? Je suis un monstre ?
Charles s’interrompit, puis marcha jusqu’au lit de sa fille pour lui caresser les cheveux.
— Mais non. Tu n’es pas un monstre, tu es notre petite fille, on t’aime. Maman n’a pas peur de toi, elle se fait juste du souci. Mais tout s’arrangera, je te le promets.
Charles l’ignorait encore, mais il avait menti.



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Clara posa sa main sur la joue de Yumi avec douceur, considérant ce visage si parfait, si pâle, avec des traits si fins et des yeux si noirs.
— Dis-moi Yumi, est-ce que tu peux imaginer ?
Yumi allait ouvrir la bouche pour répondre, mais Clara secoua la tête.
— Non, tu ne peux pas. Ce n’est pas grave, je vais t’y aider.
Le hurlement de la japonaise déchira la salle froide de l’usine, sans tomber dans l’oreille de personne susceptible de l’aider. Concentrée, Clara lui laboura lentement la joue, laissant perler le sang dans son sillage. Ses griffes descendirent jusqu’à son cou, qu’elles fendirent de la même façon jusqu’à la clavicule. C’était froid. C’était brûlant. C’était comme de l’acide venant lui ouvrir la chair. Elle hurla jusqu’à ce que ses poumons soient vides, et sentit les larmes de souffrance monter. Clara les essuya délicatement, et reprit d’un ton compatissant :
— Je sais. Mais on se comprend maintenant. Tu verras ce que c’est, d’être moi. C’était sans doute le dernier contact que subira ta joue, si ça peut te consoler. Même Sissi n’y posera plus les doigts.
Clara fut subitement projetée en arrière, alors que les divers machines présentes étaient broyées par une poigne invisible. Yumi se releva, dégoulinante de sang, et le regard haineux. Un rire satisfait sortit de sous la capuche de Clara.
— Oui ! Enfin tu me comprends ! Enfin tu sais ce que ça fait ! Si seulement j’avais su…j’aurais fait ça tellement plus tôt…
A quatre pattes, sa tête retomba brusquement sur sa poitrine, le regard fixé vers le sol. Sa respiration était hasardeuse, entrecoupée de tremblements nerveux.
— Enfin vous allez me comprendre…
L’éventail de Yumi lui ouvrit l’épaule. La giclée de sang et la douleur semblèrent lui faire reprendre conscience, et elle dégaina son cimeterre une fois de plus. La lumière semblait se tarir dans l’usine, magnifiant l’éclat rouge de ses cicatrices et de son seul œil visible.

— Oh. Je vois, tu veux me tuer. Tu es sûre de vouloir faire ça ? Je sais ce que ça fait de traverser une épreuve que personne ne peut comprendre. Tu veux affronter le monde toute seule ? Alors viens ! Essaie de me tuer, pour voir ! Comme ça tu saisiras pleinement tout ce que j’ai enduré ! La solitude, les pulsions meurtrières envers la personne responsable ! J’espère que tu es prête à assumer les conséquences, parce que tu sortiras changée à jamais de tout ça, Yumi. Devenir une tueuse, c’est lourd à porter.
Yumi la foudroya du regard. Elle serra le poing, et Clara se sentit soulevée du sol, sans plus pouvoir bouger. Elle fut forcée d’ouvrir les doigts, et son cimeterre tomba au sol. La japonaise marcha jusqu’à l’arme, la ramassa, et fixa son adversaire réduite à l’impuissance.
— J’ai déjà porté le poids du secret. Je pourrai porter celui-là en plus, déclara-t-elle froidement.
Et alors que sa joue pleurait du sang, elle passa le cimeterre en travers du corps de Clara. Cette dernière toussa une unique fois, crachant une giclée d’hémoglobine. Yumi relâcha son pouvoir, et elle s’écroula au sol. Son avatar commençait doucement à s’effacer, laissant place à son corps agonisant. Sous la capuche, Yumi vit un sourire, et une larme.
— Merci.
Ce fut le dernier mot de Clara Loess. Son cimeterre s’évapora. L’éventail de Yumi s’évapora. L’avatar de Yumi s’évapora. Il n’y avait plus que deux adolescentes, une flaque de sang, et l’usine. Yumi venait de tuer quelqu’un pour de bon. Peut-être était-ce cela qui l’avait déconnectée de Xanadu.
Le meurtre n’existait pas dans un monde d’enfant, n’est-ce pas ?


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Jérémie me paraît être de ces sortes d’esprits supérieurs qui trouvent dans l’opposition leur assurance. Il ne supporte pas que quiconque puisse prendre l’ascendant sur lui et, plutôt que de céder devant l’influence extérieure, il regimbe. Mais aujourd’hui, c’est sans doute à moi de mettre fin à tout ça. Si je ne me jette pas à l’eau, qui le fera ? C’est ce que je me suis répété au moment d’approcher le Supercalculateur, j’ai dû me fermer à la réalité pour parvenir au plus près de cette machine de malheur. Cet état de semi-transe est de plus en plus facile à acquérir pour moi, entraînement oblige. J’accepte tous les matins de demeurer, une heure durant, dans cet état de demi-sommeil où les images qui se proposent à nous échappent au contrôle de notre raison. Elles se groupent et s’associent, non plus selon la logique ordinaire, mais selon des infinités imprévues ; surtout, elles répondent à une mystérieuse exigence intérieure, celle même qu’il m’importe de découvrir ; et ces divagations d’un enfant m’instruisent bien plus que ne saurait le faire la plus intelligente analyse du plus conscient des sujets. Bien des choses échappent à la raison, et celui qui, pour comprendre la vie, y applique seulement la raison, est semblable à quelqu’un qui prétendrait saisir une flamme avec des pincettes. Il n’a plus devant lui qu’un morceau de bois charbonneux, qui cesse aussitôt de flamber. Cette sensibilité, doublée de cet inconscient, ils sont là pour nous servir, à condition de s'autoriser à les écouter, quoi qu'ils aient à nous dire.
Et maintenant, que j’ai suivi mon instinct, qui me hurlait de détruire l’origine du mal plutôt que de le fuir, je me suis laissé prendre au piège. De cette usine. De ces ombres. De cette empreinte Belpois qui souille inévitablement les lieux. J’ai approché la bête, commencé à chipoter au hasard aux (trop) nombreux boutons et c’est là que le pilier s’est effondré. Comme si c’était calculé. J’ai plongé pour l’éviter, mais il était trop tard… Au moins avais-je pu sauver ma vie mais pour combien de temps ? La masse de béton venait de s’écraser sur ma jambe gauche et j’étais condamné à rester ainsi, immobile, à un mètre de la source de tous nos ennuis. Et c’est là que les émotions déferlent. La douleur d’abord, cette putain de drogue qui te chope à nouveau, car on s’y habitue, pas encore au point d’y prendre du plaisir mais pas loin. Car si ça arrivait, c’était pour une bonne raison non ? Peut-être que notre monde était condamné à mourir pour que Xanadu puisse vivre.
Viennent ensuite, respectivement, la consternation, le doute le plus total et le désespoir. Mais après, une étincelle. Celle de mes visions. Flammèche bien mince mais qui me laisse espérer que tout n’est pas encore fini. Si Odd n’y croit plus, qui y croira ? Je me suis mis alors à penser aux paysages à venir… aux nombreux paysages qu’il me reste encore à découvrir. Réels. Pas virtuels.
Il nous arrive à certains moments de notre vie de rencontrer des épreuves. De traverser des zones de turbulences. D’être paralysé par nos émotions, nos peurs, nos doutes.
De se sentir impuissant. De perdre l’espoir des meilleurs jours.
On a le sentiment que ça ne passera pas. Qu’on ne va pas pouvoir la passer, cette vague-là. Mais si on s’accroche, si on y croit très fort, tout ce qui se trouve autour de nous se déforme… jusqu’au moment où on y voit plus clair.
Et c’est là, paralysé sur place, dans le sous-sol d’une usine abandonnée, croulant sous la douleur, que j’ai fini par comprendre. Comprendre quoi ? Tout d’abord que l’individu est fondamentalement un être désirant mais la difficulté, c’est qu’il ne sait pas nécessairement quoi désirer et au fond, l’individu est trop faible pour pouvoir déterminer ses propres désirs. La plupart du temps, il s’enferme dans le désir d’autrui. Concrètement, l’individu se réfère à un tiers, qui lui désigne l’objet de son désir, le sens de sa vie, comme Jérémie qui a toujours vécu à travers les grands projets de son père.
Et maintenant que je vois tout ce qui bruisse autour de moi, je comprends. Enfin. Je comprends pourquoi Ludwig a dédié son existence à créer un autre monde, une alternative à cette atmosphère humide et morne qui caractérise les lieux.
Mais maintenant, c’est différent. L’endroit n’est plus mort désormais. Il grouille de vie. D’Ombres. Plus noires et sinueuses les unes que les autres. Mais c’est impossible de communiquer efficacement sur ce sujet. Il faut le voir pour y croire, c’est tout.

— Même Ulrich est meilleur acteur quand on lui demande le nom de sa copine actuelle et qu'il te sort l'excuse du célibataire à vie alors qu'il passe son temps à chasser de la femelle... Tes cauchemars n'appartiennent pas vraiment au passé, c'est ça ?
— J'en fais encore de temps en temps.
— Toujours avec ces foutues ombres ?
— Je t'ai parlé de ça ?


On voudrait reproduire au premier mot tout ce que ces apparitions offrent de merveilles, de magnificences, de sombres horreurs, de gaietés inouïes, afin de frapper ses auditeurs comme par un coup électrique ; mais chaque lettre vous semble glaciale, décolorée, sans vie. J’ai essayé avec Jeanne, j’avais voulu à un moment donné lui partager ce fardeau qui devenait bien trop lourd pour mes épaules maigrichonnes. Mais la réponse était toujours la même.

— Ça passera, affirma la jolie brune avec vigueur, ton moral ira mieux, les cauchemars cesseront et tes notes vont remonter c'est une certitude ! Je t'aiderai, on se fera des séances bibli tous les deux et tu constateras bien vite que ce n'est pas si compliqué les maths !
— Désolé de vous déranger les tourtereaux, mais on va avoir besoin de toi Odd.


Avoir besoin de moi, oui, ça on peut dire que c’était récurrent. Odd Della Robbia, parfait petit soldat, toujours au front pour se faire dégommer la gueule. A servir ces bâtards comme s’ils le méritaient. A donner sans compter, à combattre sans souci des blessures, à travailler sans chercher le repos, à me dépenser, sans attendre d'autre récompense que le sourire satisfait de Jérémie à la fin d’une bonne exploration virtuelle. Mais ce sourire n’arrivait pas. Rien à faire. Ça ne convenait jamais. Principale raison évoquée ?
« Odd est trop... Odd, on n’en tirera jamais rien de bon. Mais maintenant qu’il est embarqué là-dedans, il est trop tard pour reculer. » Quitte à être toujours le dernier, je me suis alors concentré sur mon poids d'existence, que ma prétendue nullité n'ébranla pas d'un iota. On ne fait pas toujours ce que l’on veut, mais du moment qu’on fait tout ce qu’on peut… il devient dès lors possible de se regarder dans le miroir à la fin de la journée.

— Odd, tu ne peux pas rester silencieux. Tu dois en parler, sinon ça ne s’arrêtera pas. Même s’ils t’ont forcé à ne rien dire ! Les adultes peuvent te protéger, et moi aussi…

Est-il possible d’arrêter le temps, juste un instant ?... N’est-il pas possible de faire le tour de tout cela ?
Un ensemble d’émotions que tu ne peux contrôler, qui n’a pas laissé une trace, mais rien qu’une caresse...
Elle tourne autour de toi, dans une charmante robe blanche, elle court dans ton esprit, elle est vive et proche, elle s’arrête un instant, tu captures une image, et elle finit par disparaître en tournoyant, elle danse pour oublier et sourit pour le cacher, n’est-ce pas dans ce que nous faisons le mieux que nous sommes les plus beaux ? La voilà sur le sol encore et encore regardant au fond des étoiles, un regard rempli de lumière, mais elle est filante, comme la joie qui se noie bien vite dans l'amertume du regard translucide. Elle dessine, les croquis défilent et tu restes là, à regarder les illustrations s’accumuler à tes pieds sans jamais rien tenter. Pourtant, dès les premières lueurs de l'aube, tombant tel la rosée sur les douces pensées du parterre, son poing rencontrera ta porte à trois reprises, signifiant avec fracas, l'arrivée de cette muse que tu n'as eu de cesse de rechercher. Quand elle aura pénétré à l'intérieur de ton domicile, ce petit "chez toi" qui t'est si précieux, un sulfureux et enivrant venin parcourra tes veines des pieds à la tête. Elle est là, juste devant toi. Prends les devants gros bêta. Ne te dispute pas avec cette fois, contiens ta rage car elle ne la contiendra pas.

Concentre-toi sur cette image, si désirée et repoussée à la fois, rappelle-toi qu’elle a tourné autour de toi et a laissé une empreinte indélébile... Elle court dans tes songes, elle court dans ton cœur, elle file au-delà de ton cœur, elle fait face à ce combat qui te ronge, elle prend peur aussitôt et pourtant elle ne fuit pas, cette fois-ci, la lumière remplace l’obscurité... Tourne et tourne encore.
Tu es paralysé et elle continue de tourner, tu fermes les yeux et tu sens sa main sur ton visage, tu aimerais faire pareil mais tu ne peux pas, tu fonds dans ses yeux, tu t’enfonces et tu vois l’éternité si profilée, elle est là tout au fond… Mais elle se met à fréquenter un autre garçon, et la sourde fureur en toi ne fait que grandir, cancer de tes nuits et de tes jours.
Tu finis par tenter de l’oublier mais tu la vois tout de même encore tournoyer, bien vite au travers de cette vitre, il n’y a plus qu’une lueur au loin, cette étoile est devenu ton empreinte.
La caresse d’une étoile, marquant la fin d’un doux rêve, dont tu as tout oublié dès le réveil. Mais au-dessus de toi, cette lumière brille et sans que tu le saches, chaque soir, elle viendra caresser ton cœur, pour l’apaiser. Ou pour te rappeler, avec une cruelle malice dans les pupilles, que tu l'as perdue. À tout jamais. Car c’est à Ulrich qu’elle appartient désormais.
La pièce est froide, humide et sent le moisi. Des gouttes d’eau tombent du plafond et forment des flaques, faut que je me concentre sur ça, la peinture est écaillée et le so... mais non, Jeanne Crohin finit toujours par revenir me hanter bordel !
La douleur fait réfléchir, même si il est difficile de déterminer avec précision si le mal rend l’être humain lucide ou complètement fou. Et si je dois mourir dans les prochaines minutes, autant être clair avec moi-même. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je sors mon portable. Pas de réseau, habituel dans cette partie de l’usine. Tant pis, j’écris mon texto. S’il ne s’envoie pas… peut-être que quelqu’un tombera quand même dessus. Un jour ou l’autre, dans un futur plus ou moins proche...

Au final, Jeanne, j’espérais que cette amitié un peu spéciale finirait par aboutir à quelque chose d’autre. Si je l’écris ici, en sécurité au sein de mon propre téléphone et non pas à voix haute comme j’en ai pourtant eu l’occasion, c’est parce que, sincèrement, je ne sais pas si je veux que tu saches tout ceci. Mais d’un côté, j’ai besoin de te le dire, au moins par écrit, il paraît que les âmes les plus complices sont connectées et, au point où j’en suis, autant tout essayer. J’espère que, d’une manière ou d’une autre, tu sauras ce que je ressens et je sais que tu te reconnaîtras à travers ces mots. Voilà quelques saisons que nous nous rapprochons... Et je ne te comprends pas. Je ne te comprends pas, car tu ne nies pas notre attirance mutuelle ni cette alchimie entre nous, et pourtant, tu refuses de l’accepter. Parfois, je me demande si c’est un jeu pour toi, ou bien si tu as simplement peur de te mettre avec quelqu’un de moins beau qu’Ulrich Stern...
Je risque d’en passer énormément, mais quand je repense à tous ces moments où tu poses ta tête sur mon épaule, ces moments où tu te colles contre moi, je pense à ce soir où nous nous sommes tenus la main et tu as refusé que je lâche la tienne, ce soir où tu as posé ta tête sur mes genoux alors que tu t’endormais et c’est aussi ce soir-là que mes lèvres ont pu toucher les tiennes... J’ai supposé que tu avais besoin de temps, j’ai compris que te presser ne servirait à rien... Mais je ne comprends pas comme tu as fait pour nier tout ce qu’il se passait entre nous, comment tu as pu jeter ton dévolu sur mon bourreau, parce que, quand je repense à tout ça, je n’arrive pas à m’imaginer qu’il pourrait y avoir une part de « faux » dans tout ce qu’on a vécu. Je voudrais juste terminer en te disant que si c’était juste un baiser « fun » entre potes pour toi, sache que ça signifiait bien plus pour moi.


— Odd ?

Un prénom. Qui résonna dans la salle quelques brefs instants. Et puis, la source du son apparut. Et là, peut-être pour la première fois de sa vie, Della Robbia ne sut plus quoi dire. Il avait cru, un bref instant, qu’on lui accordait une seconde chance. Mais il n’en était rien. Devant lui se trouvait la japonaise, le costume traditionnel en lambeaux, la face en sang… il ne mit pas longtemps à discerner le sillon qui lui traversait le visage de part en part.

— Qu’est-ce qui s’est passé ici ?! Ne me dis pas que tu as essayé de…
Et là le blondinet craqua. Toutes les émotions qu’il essayait de contenir au mieux volèrent en éclats et il se mit à sangloter, comme le gosse qu’il n’avait jamais cessé d’être au fond de lui.
— Libère-moi Yumi, je t’en supplie… ce pilier me broie la cuisse, s’il te plait fais quelque chose.
La jeune fille se concentra – ou fit semblant de se concentrer – mais le pilier ne bougea pas d’un pouce. Elle eut beau plisser les yeux, rien n’y fit, Odd restait prisonnier de la masse de béton.
— Qu’est-ce que tu branles ? s’énerva le blond. Je crève de mal, ne commence pas à me torturer à nouveau avec tes manipulations !
— Je te jure que je fais de mon mieux Odd, mais… c’est comme si j’étais privée de ma source d’énergie. Zéro signal, plus rien ne fonctionne !
— Pourtant le Supercalculateur est toujours en activité.
— Tout se détraque, j’en ai vraiment marre de…
Un deuxième pilier s’effondra, manquant de peu de l’écraser. Cette fois, la situation devenait véritablement critique. Le plafond n’étant soutenu que par cinq piliers, il était bien clair que les trois restants ne feraient pas long feu. Les parois se fissuraient à vitesse grand V et un éclair bleu marine fit tressaillir le moteur de vie de Xanadu. Les ombres se multipliaient, elles aussi, la noirceur dégoulinait des murs et ne tarderait pas à parvenir aux pieds d’Odd.

— Eteins-le Yumi. Mets fin à tout ça… c’est ce que Jérémie voulait.

En quelques mots, Odd Della Robbia venait de s’engager dans le plus grand mensonge de son existence. L’enfer est pavé de bonnes intentions, au fond de lui, il se persuadait qu’il agissait pour le bien de tous. Que vaut une poignée de vies si on les met en balance avec la survie de l’humanité ?

— Où est-il ? s’agaça Yumi. Où est-il, monsieur Jérémie Belpois, lui qui nous envoie toujours au front mais qui n’est pas là pour nous soutenir quand on revient mutilé du combat ?!
— Il a dû partir… il est rentré, il fallait bien raccompagner sa mère, la rassurer, la convaincre de ne pas appeler les flics. Il m’a chargé de prendre les commandes, de communiquer avec toi sur Xanadu, de te guider… mais j’ai échoué. Lamentablement. Je ne suis pas un héros Yumi, je ne comprends toujours pas pourquoi il m’a confié toutes ces responsabilités. Mais maintenant… il faut couper tout ça… c’est la seule chose qui reste à faire. Le seul bon moyen d’en finir avec ces atrocités. Si on ne le fait pas, tout va s’effondrer sur nos têtes.
— Et Ulrich ? Il est sorti de la tour ?
— Il a été dévirtualisé, et il nous a lâchement abandonnés. Il s’est barré avec Jeanne, il n’en a rien à battre de nous.
— Je ne peux pas croire qu’il ait fait ça, il n’y a pas plus loyal que lui !
— N’oublie pas que Jérémie l’a viré du groupe… C’est dans l’adversité qu’on voit les vrais visages, on est seuls là-dedans Yumi. Soit on agit, soit on crève.
— Je ne peux pas me résoudre à… tu imagines la masse de travail que cet ensemble de câbles représente ? On ne peut pas tout réduire à néant, pas comme ça.
Un grondement sinistre retentit. Une partie du plafond s’effondra, pile entre les deux guerriers. Un amas de poussière obscurcit la vue de Yumi, mais elle sut ce qu’il lui restait à faire. Elle ne pouvait pas crever aussi bêtement.
— Toujours décidée à mourir écrabouillée ?
— Ta gueule Odd, je vais le faire c’est bon ! T’avais qu’à pas louper ton coup aussi, c’était tout con, suffit de taper un code et là… la manette apparaît, et est susceptible d’être abaissée.

Effectivement, tout se passa comme la japonaise venait de le décrire. Il ne restait plus qu’à presser vers le bas une manette, et elle romprait avec l’abominable noirceur virtuelle à tout jamais. Peut-être qu’Odd lui mentait, peut-être qu’il n’était qu’une ombre de plus dans cet échiquier infernal. Elle y pensa une fraction de seconde. Cette simple idée lui tordait le ventre, intestin perforé des aiguilles tranchantes de la culpabilité. Elle voulut craquer, elle y était bien tentée… Mais elle ne pleurait jamais. Elle renfermait toutes ses émotions en elle-même et laissait le chagrin l’empoisonner. Elle ne pouvait pas faire autrement. Elle n’avait pas le choix, tout comme aujourd’hui, la mort n’étant pas une option dans une telle situation. Que dirait Hiroki si elle flanchait au moment de buter le boss final ? Il la traiterait de grosse craignos… à ce moment précis, elle se rendit compte que rien ne lui ferait plus plaisir que d’entendre à nouveau cette insulte sortir de la bouche de son petit frère.
Au moment de tendre la main vers ce détonateur, celui qui ferait exploser un monde entier, Yumi ne put s’empêcher de penser à Ludwig Belpois, la voix résonnant dans sa tête sur un ton de lyrisme propre à la désillusion la plus totale.

— Autant être honnête, je vais avoir besoin de toi dans les mois qui viennent Yumi. Il est bon que tu le saches, dès à présent. Car une abomination est si vite arrivée. Une urgence aussi.
— Je ne comprends pas de quoi vous voulez parler... Pourquoi avez-vous besoin de moi ?
— Pour quelque chose de très important. Tu sais, un secret au fond a plus d’importance dans ce qu’il cache que dans ce qu’il révèle. Et je pense que tu comprendras très vite tout ce qui se dissimule derrière cette phrase bien énigmatique.


Est-ce pour détruire l’œuvre de sa vie, la finalité de sa carrière de chercheur, qu’il avait tant besoin d’elle ? Yumi Ishiyama ne le saurait jamais avec certitude. Mais ces paroles avaient au moins le mérite de la conforter dans son action, si peu honorable soit-elle quand on savait que Jérémie Belpois et Ulrich Stern étaient toujours sur le monde virtuel.
Sans ciller, la japonaise abaissa le levier.


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Jérémie eut le réflexe de chercher à respirer, pendant plusieurs secondes. Puis il oublia, et regarda Xanadu tout autour de lui. Il y mettait les pieds, enfin, lui qui avait toujours eu peur de s’y aventurer depuis la disparition de son père. Il ne savait pas où il était arrivé, mais la tour était en vue, pas trop loin, alors il supposa qu’il était là où il fallait.
C’était l’hiver.
Il ne l’avait pas vu sur ses écrans, mais c’était l’hiver. La noirceur apocalyptique avait cédé le pas au blanc du givre, comme par la magie d’un conte de fée. Pourquoi ? Il y avait encore tant de choses qu’il ignorait au sujet de ce monde vivant. Peut-être que c’était sa façon de l’accueillir ?
Par curiosité, il baissa les yeux sur sa propre personne. Il se trouva vêtu dans des tons bleus et gris, un costume simpliste et très dénué d’imagination. Le seul point distinctif se trouvait au niveau de son cœur, où une sorte de gerbe de métal jaillissait. Jérémie eut un rictus ironique. Le message de Xanadu était plutôt clair.

Enfin, Jérémie s’aperçut qu’il était seul. Il avait beau être en vue de la tour, ni Clara ni Yumi n’étaient visibles. Il n’avait pas de nouvelles d’Ulrich, mais ce dernier devait avoir échoué à établir le lien avec la tour. Il allait devoir tout faire lui-même… Le jeune génie était bien conscient qu’il ne pourrait pas désactiver cette tour, pas quand il s’opposait peut-être à la volonté même de son père tout puissant. Mais il y avait encore une chose qu’il pouvait essayer, parce que personne ne l’avait réussie avant lui.
L’objectif de Belpois junior, c’était le Noyau.
Ses pas crissèrent dans la neige d’une façon tellement réaliste. Ça lui rappela ce fameux voyage en Norvège. Par nostalgie peut-être, il leva les yeux, et crut apercevoir un ruban multicolore aux confins du ciel. Bien sûr. Bien sûr que Ludwig avait prévu les aurores boréales. Comment aurait-il pu ne pas y penser ? Chaque mètre le ramenait des années en arrière.
Entrer dans la tour lui sembla parfaitement intuitif. Là où Ulrich avait eu l’obscurité et les cauchemars, Jérémie trouva les doux tons bleus habituels, et l’interface bien à sa place, là au bout de la plateforme. Assuré, convaincu d’être chez lui, il alla y poser sa main.
« Initialisation de la connexion au Noyau. »
Jérémie vit les câbles s’élever un peu partout autour de lui. Il inspira profondément, et sentit la douleur irradier un peu partout quand ils le transpercèrent. Il perdit connaissance.


Il se réveilla sur une petite île flottante. De l’herbe lui chatouillait le nez. Il se remit à quatre pattes, regarda le grand vide noir qui s’étendait en bas, et leva les yeux vers la lumière éblouissante du soleil.
Non, ce n’était pas le soleil. C’était une gigantesque boule d’énergie bleu clair, presque blanche, qui rayonnait. Tout paraissait graviter autour. L’île minuscule sur laquelle il se trouvait, mais bien d’autres encore. Il comprit alors qu’il avait atteint le lieu qu’il avait cherché pendant tout ce temps.
Le Noyau de Xanadu.
Jérémie se remit debout, et regarda plus attentivement autour de lui. Chaque île semblait avoir été arrachée à un endroit de Xanadu, comme une collection de petits fragments de la grande œuvre de son père. L’une d’entre elles était en partie occupée par un petit cours d’eau claire, qui allait se jeter dans les ténèbres en contrebas. Une autre était rongée par les profondes racines d’un arbre trop grand pour elle. Là, plus haut, une troisième était recouverte de givre. Il avait l’intuition que c’était elle qu’il devait atteindre, sans que rien de concret ne vienne étayer ce sentiment. Pas de trace de son père. Mais s’il devait le trouver quelque part, ce serait forcément en plein hiver.

Il était en train de réfléchir au meilleur trajet, doutant quelque peu de ses capacités à bondir d’îlot en îlot, quand il remarqua qu’ils semblaient s’aligner pour former un escalier disparate mais praticable. Comme si le Noyau avait répondu directement à ses attentes. Jérémie sauta, se raccrocha au bord d’une île volcanique tapissée de cendres, et se hissa. Il constata avec émerveillement que cela laissait des traces grises sur son avatar. Son père avait donc poussé le réalisme de la programmation jusque-là ?
Les racines de l’arbre lui furent utiles pour escalader la suivante. Il craignit qu’elles ne se rompent sous son poids, mais Jérémie était petit et léger.
« Ne regarde juste pas en bas » songea-t-il avec détermination.
Mangrove, marais, montagne, forêt, plaine, ville en ruine, il traversa les moindres recoins de Xanadu en quelques instants. Alors qu’il jetait un œil derrière lui, il vit un oiseau rouge vif s’envoler de l’arbre de l’île aux racines et aller se perdre dans l’obscurité. Même ici, il y avait de la vie. Pas trace encore de spectres.
Finalement, il parvint à ce petit coin hivernal qu’il avait repéré, et qui gravitait désormais bien plus près de ce grand soleil bleu du centre de la salle. Il ne trouva rien de particulier, et s’apprêtait à soupirer sa déception, quand une seconde île attira son regard. Assez similaire à la sienne, elle était presque à contrejour de l’orbe d’énergie. Et elle était habitée. Une grande ombre humanoïde percée de deux yeux bleu foncé le fixait. Jérémie retint son souffle.

— Ludwig ? osa-t-il demander, complètement paralysé.
L’ombre ne lui répondit rien, et s’effaça lentement. Plus exactement, elle se dissolvait petit à petit en filaments noirs et bleu qui plongeaient droit vers le Noyau. La teinte de l’étoile changea, passant du bleu clair à un indigo profond.
— Ce n’est qu’une projection incomplète que je peux grossièrement piloter sur Xanadu. Ma vraie conscience demeure ici.
Cette voix…il n’y avait aucun doute possible. C’était son père. Après tout ce temps ! Les émotions se bousculaient de partout en Jérémie. L’euphorie prit un coup de coude de l’amertume, l’incompréhension marcha sur le pied de l’admiration, alors que le sentiment d’abandon se roulait en boule dans sa gorge. Pourquoi tout ça ? Ce fut sans doute la question que ses yeux renvoyèrent, puisque la voix de son père reprit :
— Assieds-toi, je vais en avoir pour un moment.
— Qu’est-ce qui s’est passé ? questionna Jérémie. Pourquoi tu as disparu, ce jour-là ?
— Xanadu est un monde intimement connecté à l’inconscient. Je sais que tu n’aimes pas Freud, mais Jung était en partie d’accord avec lui à ce propos.
Jérémie hocha la tête. Il savait ça.
— Ce que j’aimerais en reprendre pour t’expliquer Xanadu, poursuivit Ludwig, c’est cette idée d’une sorte d’abysse insondable au fond de nous, peuplé d’émotions brutes et de choses qui nous dépassent, là derrière le filtre de l’esprit conscient. Une énorme mer noire bouillonnante qui sort, parfois de façon incontrôlée. Ferme les yeux. Est-ce que tu visualises ça ?
L’adolescent hocha la tête, paupières closes comme on lui avait ordonné. Il laissa Ludwig le guider vers le fin mot de l’histoire.
— Tu as déjà eu l’occasion de constater l’impact de l’inconscient. L’avatar de cette Clara s’est dégradé au fil de ses virtualisations, plus elle perdait pied en elle-même. Ce que tu as raté, en revanche, c’est que Xanadu ne se contente pas de transcrire votre inconscient en avatar. Il s’en imprègne également un petit peu à chaque virtualisation. Même chose lorsque vous vous connectez à une tour : il passe en revue votre inconscient, et en fait souvent rejaillir des choses qui vous effraient ou que vous auriez préféré oublier. Mais il garde en mémoire tout ça. Il est conscient, et il est très plastique.
— Donc Xanadu peut se modifier selon les gens qui s’y virtualisent, il se construit en fonction des inconscients qu’il rencontre ? s’enquit Jérémie.
— C’est bien ça. Mais cela pose alors un souci. De nos jours, rares sont les personnes dont l’inconscient est en paix, d’où cette image de mer noire déchaînée. A ton avis, comment peut aller un monde qui se nourrit de cela ? Ma première virtualisation a été un véritable électrochoc pour Xanadu. C’est cet évènement qui a tout déclenché, toute la première modification de Xanadu. A l’époque, je n’en avais encore aucune idée, mais me retrouver assimilé par le Noyau m’a permis de mieux comprendre ma propre création. Xanadu m’a ouvert les yeux, Jérémie.

La vérité frappa subitement Jérémie, comme un pavé jeté dans la mare. La tête lui en tourna. Ce n’était pas possible. Il avait vraiment été stupide.
— Donc…à chaque virtualisation, Xanadu absorbe davantage d’émotions, c’est ça ? souffla Jérémie, n’osant lever les yeux vers le Noyau.
— En effet, confirma Ludwig, sans développer davantage.
— Et plus il en absorbe, plus il perd en stabilité ?
— C’est malheureusement le constat auquel je suis arrivé. Tu as compris ce que cela implique, n’est-ce pas ?
Bien sûr qu’il avait compris. Depuis le début, il avait l’impression que Xanadu se dégradait tout seul, malgré leurs utilisations des tours pour purger les ombres. Mais cela n’avait été que traiter les symptômes du mal. A court terme, cela fonctionnait. A long terme, ils avaient contribué à empoisonner Xanadu encore davantage. Ce paradis numérique aurait dû rester éloigné de toute présence humaine. Une cruelle fable écologiste, sans doute. Egologiste aussi, d’ailleurs.
— C’est ma faute, énonça piteusement Jérémie. C’est moi qui ai mené à cette situation. C’est moi qui ai tout détruit. Je suis désolé, ajouta-t-il d’une toute petite voix. Je voulais tellement te retrouver, je n’ai pas pensé que…
— Et maintenant, qu’est-ce que tu comptes faire ?
Ludwig était aussi tranchant qu’à son accoutumée. Jérémie serra les dents. Il n’en avait aucune idée. Il avait retrouvé son père, mais ne pouvait pas le ramener. Il avait ravagé Xanadu, mais ne pouvait pas le restaurer.
Le restaurer…
— Tu as forcément une sauvegarde originelle de Xanadu, déclara subitement le jeune génie. C’est l’œuvre de ta vie, il doit y avoir une copie quelque part. Tu n’aurais jamais risqué de perdre tout le monde virtuel sur un bête bug. Peut-être qu’il y aurait moyen de se servir de ça pour tout arranger.
— Belle idée, mais tu sacrifierais tout ce qui a évolué chez Xanadu. Tu supprimerais notamment ce Noyau. Dans le cas contraire, la corruption finirait par ressurgir.
— Pas si personne ne remet plus jamais les pieds ici. En conservant le Noyau, tu resterais en vie, et on remplacerait tout le reste qui a dégénéré, pour tenter de le faire évoluer d’une autre manière, à distance ! s’exclama Jérémie en se levant. On conserverait des traces de cette version corrompue, mais on ne mettrait plus l’humanité en danger ! Tu te rends compte ? On pourrait faire des progrès énormes sur les systèmes évolutifs et l’intelligence artificielle, à travers un nouveau Xanadu ! Le système de connexion à l’inconscient est extrêmement puissant, si on parvient à le sécuriser pour que ça ne corrompe pas le système ! Je sais que je peux y arriver ! Peut-être pas maintenant, mais dans quelques années, quand j’aurai grandi…

Ludwig ne répondit rien. Difficile de dire ce qu’il pensait, quand il n’était plus qu’une voix désincarnée. Jérémie croisa les bras, prit un air contrarié.
— Quoi ? Tu penses que je n’y arriverais pas ? Si on travaille à deux ? Toi à l’intérieur, moi à l’extérieur !
— Je ne peux pas conserver un état aussi conscient tout le temps. Parfois, le Noyau m’engloutit dans tout ce qu’il a absorbé de nocif. Tu n’as pas idée de ce à quoi ça ressemble, là-dedans. Nous ne serions pas si souvent deux.
Belpois junior fronça les sourcils, agacé que son père refuse de soutenir son projet. C’était pourtant sa propre création, merde ! Il ne voulait donc pas choisir cette voie qui permettrait de sauver les deux mondes à la fois ? Mais pourtant, il était tellement fier d’avoir trouvé la solution du problème !
— Alors quoi, tu abandonnes ? reprocha-t-il vertement. J’ai tout gâché, j’ai fait tout ce chemin pour rien, et toi tu vas te laisser avaler par Xanadu ? C’est ça que tu veux ?
Ça le dégoûtait de voir Ludwig abandonner, alors qu’il éprouvait un tel respect pour lui. Il continua, résolu à ne pas le laisser faire :
— Et puis, moi aussi j’ai réussi à découvrir des trucs ! Les liens entre Xanadu et le monde réel, la façon dont certaines blessures peuvent subsister…regarde, je suis sûr que la perception que Xanadu a de l’automutilation est intéressante d’un point de vue psychologique ! Le fait que les blessures auto-infligées se répercutent sur le sujet au retour de la virtualisation, ça ne te fascine pas ?! C’est tellement vaste ! Alors je suis convaincu qu’on peut encore faire tellement plus ! Puisque tu as activé cette tour, tu n’as qu’à purger Xanadu pour cette fois, ça me donnera le temps d’aller chercher ta sauvegarde, et…
— C’est trop tard, Jérémie.
— Mais non ! Comment tu peux…
— La procédure d’extinction du Supercalculateur vient d’être enclenchée, annonça Ludwig.

Jérémie resta paralysé d’horreur face à ce qu’il venait d’entendre. Comment…non, il savait comment. Odd. Par un quelconque miracle, Odd avait réussi à trouver la bonne marche à suivre. A moins qu’il n’ait juste fait semblant de l’ignorer, que Clara lui ait tout dit. Le jeune génie fut saisi aux tripes par ce sentiment d’injustice profonde, de désespoir, d’impuissance. Il avait réussi à trouver comment sauver Xanadu, il n’avait qu’à retrouver cette sauvegarde, son père lui aurait dit où elle était…mais Odd avait tout gâché, une fois de plus. Il serra les poings. Comment avait-il pu se laisser avoir aussi facilement par quelqu’un d’aussi stupide ? Pourquoi les autres n’avaient rien fait pour l’en empêcher ? Ce trop plein de questions ne trouverait
  Sujet: Nouveaux Membres : Présentez-vous !!!  
Ikorih

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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Dim 09 Sep 2018 12:23   Sujet: Nouveaux Membres : Présentez-vous !!!
Carrathor a écrit:
Merci immu (au passage ton jeu est vraiment super, félicitations) !
J'ai bien entamé le premier tome de CLC que je trouve sympathique, mais concernant les fanfictions, que me conseillerais-tu de lire ? Smile
Désolé si mon message est un peu H.S. par rapport au topic !


Poursuivons sans aucune vergogne dans le HS, je vais répondre ici pour que tout le monde puisse en bénéficier Mr. Green
(Déso immu je te grille mais après tout, c'est mon boulot (a))

Le pôle, soucieux que tout le monde s'y repère dans les fanfictions, a dressé l'index des meilleures fictions et le topic des perles du net. Le premier se passe d'explications : il affiche une sélection des meilleures fictions du forum, en cours, finie, et des meilleurs OS, à raison d'un meilleur OS par auteur. Le second, toutefois, affiche l'ensemble des textes qui ont été jugés dignes d'entrer dans les Perles du Net, et les classe par thème : personnages, épisodes, type d'intrigue...on a tout prévu!
Les deux listes ne se recoupent pas complètement, on peut donc jeter un œil aux deux!

Je ne pourrais sans doute pas te conseiller mieux que ça, puisque je ne sais pas exactement quel genre de fiction peut t'intéresser, mais je pense que c'est déjà une bonne piste o/
  Sujet: [Tops 3] Méchants de fiction  
Ikorih

Réponses: 10
Vus: 5116

MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Ven 31 Aoû 2018 20:18   Sujet: [Tops 3] Méchants de fiction
Citation:
Car seconde loi de la thermophysique : rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme.


Non Mr. Green
Seconde loi de la thermodynamique : il existe une grandeur extensive nommée entropie, et l'entropie de l'univers est strictement croissante au cours du temps.
Ce que tu as énoncé est la loi de conservation de la matière, édictée bien avant le début de la thermodynamique o/

....non j'ai pas pu m'en empêcher, déso :c
  Sujet: [Fanfic] Game of Power  
Ikorih

Réponses: 41
Vus: 16346

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Dim 19 Aoû 2018 17:15   Sujet: [Fanfic] Game of Power
Citation:
imaginez une crasse comme celle-là à l'avenir contre moi et je vous égorgerai moi-même...
Suite à cette menace à peine voilée,

J'aurais dit "Pas voilée du tout" moi xD

Bon, il faut bien s'y mettre à un moment. Je me permets de torcher le focus de Jérémie maintenant : comme c'est de l'action et qu'il n'aboutit pas sur grand-chose,je doute de vraiment en parler. Mr. Green
En vrai dans l'organisation du Blond, heureusement qu'il y en a pas deux avec la même couleur de cheveux! Exemple de recrutement en détail :
Spoiler


J'ai peut-être relu un peu vite mais j'ai pas bien saisi quel intérêt le Blond avait à traîner dans ce couloir pour s'assurer qu'ils partent x)
Bon, le focus de Stellan portait également sur le plan de Jérémie alors on va zapper, vu qu'il n'y a pas non plus grand chose à en dire Mr. Green (Découvrez d'autres astuces sur fairedescommentairesenvacances.com)
Du coup le focus de Nikolaj nous apprend que Austin Amelio va se faire remplacer. ça ferait trois Sauveurs, ce qui porte à croire que le nombre de deux n'est pas si emblématique qu'il en a l'air. Reste à voir si ce sera définitif, ou si les deux repartiront une fois Amelio rétabli.
Sympa la mention rapide du fait que Eva et les gamins vont se faire arrêter, après, ça aurait pu mériter un focus aussi o/

Sur le coup quand j'avais lu le passage sur la fille de Nikolaj, j'avais eu l'impression que c'était Xander qui était marié à Lena ("Xander n'a pas à être impliqué dans nos affaires de famille... Il la bat ?" juste ça pris tout seul ça peut y faire penser x)). J'aimais bien l'idée, mais comme c'est pas ça, il va falloir poireauter avant de découvrir de qui il s'agit.

ENFIN on daigne reparler des Corbeaux! ça fait littéralement des années (soit trois chapitres) qu'on nous les tease et qu'il y a toujours rien :c
Citation:
La prochaine fois que tu te fous de moi, espèce de méprisable humain, je te carbonise jusqu'à ce que tu hurles que je te laisse en vie, ou mieux que tu me supplies d'achever ton existence pathétique !

"Dénué d'émotions". Mon cul XANA!

Bon du coup comme j'en arrive au focus de Jérémie, je vais m'arrêter là (a). C'est un com' un peu à l'arrache, j'imagine qu'on sent que j'ai relu en diagonale, mais comme dit, c'était majoritairement l'intrigue de Jérémie, qui ne m'a jamais vraiment captivée. Donc j'ai le droit. Toute réclamation finira à la place habituelle chez le Pôle : dans la corbeille prévue à cet effet Mr. Green
*se barre*
  Sujet: [Fanfic] Le risque d'être soi  
Ikorih

Réponses: 5
Vus: 1251

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Mar 14 Aoû 2018 20:35   Sujet: [Fanfic] Le risque d'être soi
Bon, ça fait un moment que je lambine, mais il faut croire que mon retour de vacances sera l'élément déclencheur de ce commentaire.

Mine de rien, ta liste de personnages, même si elle fait très teasing, soulève effectivement des questions. Ton prologue aussi bien sûr, mais comme c'est moins récent, héhé...
Un mot quand même sur ledit prologue du coup, il a l'air de bien sortir les thèmes directeurs de la fiction, notamment le centrage sur les Schaeffer mais également le contexte historique, qui semble avoir son importance et être assez détaillé (en cela tu me rappelles Kerry). Comme Icer l'a souligné, l'OC principal porte ton pseudo,ce qui me laisse penser que ta fiction risque d'être le coeur de ton activité sur le forum. En tout cas, il y a également une sorte de notion de prédestination que je garderai dans un coin de la tête en lisant, c'est une thématique intéressante.

Dans les personnages, on distingue deux catégories d'intrigue potentielles : celles internes à la clinique psychiatrique, et celles propres à la famille Schaeffer. D'ailleurs le thème des hôpitaux psychiatrique de cette époque est selon moi très riche, au vu des méthodes proches de la torture qui peuvent y être employées, et la description du docteur Cawley laisse penser que tu vas partir dans ce sens.
Détail intéressant, je n'ai pas vu Aelita dans la liste des personnages! Mais vu la dernière phrase du prologue, il est possible que l'histoire se passe justement avant même leur naissance à elle et à Dakota... Et en fait, je dirais même que c'est sûr : le Résumé date l'intrigue en 1971, et Vendredi 13 2, auquel Dakota fait référence, n'est sorti qu'en 81 (j'en profite pour noter que vu le prénom de l'infirmier en chef, tu es fan de films d'horreur...)

Citation:
Pas forcément mauvais, mais sa stupidité et son obéissance aveugle à Bates et à Friedrich le rendent dangereux.

Je n'ai pas vu de Friedrich dans la liste des personnages! Oubli ou arnaque?

La description des personnages, notamment les patients, laisse passer des sarcasmes assez marqués du narrateur ("Pauvre enfant."), qui manifeste de ce fait bien plus de personnalité que n'importe quel personnage, ironiquement. Peut-être que le narrateur est du coup davantage qu'une voix désincarné qui sert d'outil à l'auteur, et pourrait être par exemple Dakota, mais c'est peut-être juste une marque de ton style et je ne m'avancerai pas trop à ce sujet du coup.

Citation:
Elle a accepté que le Dr. Cawley pratique une césarienne, bien plus adaptée à son trouble

Une césarienne à quelqu'un qui a peut qu'un démon lui vole son bébé, vraisemblablement en lui...ouvrant le ventre? Très ironique xD

Ce sera tout pour moi, je lirai le chapitre 1 avec grand intérêt o/
  Sujet: XANA, un bon méchant raté ?  
Ikorih

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MessageForum: L'animé Code Lyoko   Posté le: Ven 10 Aoû 2018 17:15   Sujet: XANA, un bon méchant raté ?
Citer Wikipédia alors que le site officiel du forum sur lequel tu te trouves a la base de données la plus complète sur le sujet....Brillante idée assurément!
  Sujet: [Fanfic] Continent Noir  
Ikorih

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Sam 21 Juil 2018 13:14   Sujet: [Fanfic] Continent Noir
Citation:
le centre véritable est un hexagone quelconque

Je viens de me faire une réflexion : si toute la bibliothèque est si régulière, que chaque fois tous les côtés de toutes les salles portent le même nombre de livres, comment se fait-il que l'hexagone soit quelconque, et non pas régulier? L'hexagone régulier aurait en plus le bon goût d'être inscrit dans un cercle, ce qui fait assez sens vu que la bibliothèque est une sphère. Pourtant la précision est là : l'hexagone EST quelconque.

Bon en vrai j'ai pas la masse à dire sur ce chapitre, mais vu que personne n'a l'air de se décider à venir commenter, faut bien que je fasse une intervention XD Du coup bah Ulrich est, sans surprise, un connard (en même temps c'est Ulrich). En ça, l'ambiance globale du chapitre jure un peu avec le titre qui laisse à penser à une romance idéale. Au moins ça a le mérite de vite régler le souci de la gamine qui voulait pas partir en France.
Evidemment, Ulrich ici soulève une incohérence avec l'environnement de la série, ce qui me conforte dans l'idée que lorsque la connexion à l'univers de CL s'opèrera, ça impliquera plein de trucs chelou et de noeuds d'univers alternatifs. En ça, la bibliothèque peut peut-être servir de point de repère : elle paraît avoir un caractère si absolu qu'elle pourrait être reliée à tout. Le Supercalculateur est également une option : il est mentionné que c'est la rencontre avec les LG qui changera la vie de Talia, alors peut-être que c'est eux qui seront à l'origine d'un basculement vers l'univers que l'on connaît dans la série.

Citation:
je tiens encore à te remercier pour ce relevé (et pour la comparaison avec Minho que j’aime beaucoup en tant qu’auteur!).

Mon dieu, s'il se met à faire des émules on est pas rendus (a)
  Sujet: [Fanfic] Un exil forcé  
Ikorih

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Mer 11 Juil 2018 08:37   Sujet: [Fanfic] Un exil forcé
Citation:
je l'appelle par son prénom. Mais c'est vrai que c'est très rare de l'appeler par son prénom

Petite répétition que j'ai croisée, et qui m'évite de faire une introduction propre.

Bon, ce commentaire va sentir les vacances, mais vu que ça fait un mois qu'on t'a laissé mariner tout seul, j'imagine que c'est mieux que rien. Après, ce chapitre a surtout vocation à expliquer aux héros des trucs, que pour certains on connaissait déjà ; le fait que les méchants en aient après la partie protégée du SC n'est pas non plus une grosse surprise (désolée si ça avait déjà été mentionné avant, je suis plus très dans la fic et j'ai juste relu ce chapitre en vitesse pour commenter).
Les plus grosses attentes résident pour ma part au niveau d'Odd, fraîchement de retour, mais dont tu as pris soin de délayer la réelle confrontation avec les membres du groupe.
Ah sinon, comment les Russes ont su où leur renvoyer Odd? Franz Hopper leur a laissé sa nouvelle adresse? (là encore je suis un peu à la masse, si ça a été précisé avant je m'en excuse)

J'ai trouvé le passage concernant Dido bien mené, notamment l'exposition de "pourquoi elle a parlé cette conne?", et les conséquences que ça aura sur Bush, qui décidément est fidèle à son rôle de pot de fleurs : même son initiative qui doit tout sauver, elle a en fait déjà été prise! Enfin, peut-être que le soutien officiel du gouvernement facilitera la vie aux héros, ça se discute.

Bon, maintenant balance la suite o/
  Sujet: [Fanfic] Continent Noir  
Ikorih

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Mer 27 Juin 2018 21:16   Sujet: [Fanfic] Continent Noir
Est-ce que ça fait cinq jours que je me dis que je dois faire un com' mais que je le fais pas?
Oui.
Autre chose? Mr. Green

Bon, je ne m'attendais pas à te voir écrire une seconde fiction. Forcément, je vais avoir l'autre dans un coin de la tête pour mon analyse, surtout que la démarche reste finalement assez proche : le background historique/culturel est toujours aussi fourni. Je note d'ailleurs que c'est la deuxième fois que tu nous sors l'Albanie, qui était déjà la partie la plus développée dans ta première fiction. Un passif particulier avec la région? Enfin, même si ce n'était pas le cas, je trouve que tu te mets très bien à la place des gens qui sont dans ce modèle culturel : j'en veux pour preuve l'éloge du mariage arrangé qui est fait par la mère de Talia, jamais on ne verrait la chose comme ça avec nos yeux d'occidentaux.
Tant que j'y pense, tu m'as presque fait douter de ma santé mentale avec tes pensées écrites en rose qui se confondent si bien avec le blanc du récit T-T J'ai vraiment dû aller checker le code de la page pour éliminer le doute parce que j'étais pas certaine que le récit changeait de couleur XD (après c'est clair qu'une couleur flashy c'était un coup à finir comme l'Echiquier avec des répliques en couleur partout...).

Après, je m'étonne de la façon dont tu vas connecter ça à l'univers de la série : Talia a déjà dix-huit ans dans le récit, ne semble pas avoir connu l'usine, et il est mentionné qu'elle ne rencontrera les LG que "dans quelques semaines". Mais je pense que tu sais ce que tu fais.
Pour le reste, le début de ton prologue m'a fait penser à Minho (comme je le lui disais justement l'autre jour héhé) : un truc complètement perché qui n'a a priori aucun lien avec CL ni notre monde. Enfin si, le terme de l'Allemagne est mentionné, et le nom du gars qui écrit ce début est celui du père de Talia. Mais à ce stade, c'est petit pour faire des conclusions, et heureusement d'ailleurs, sinon que resterait-il à écrire? XD

Bref du coup comme le début de ton texte me rappelait Minho, j'ai fini par faire un com' comme je lui en fais à lui : pointer toutes les questions que le texte soulève, et ne rien analyser Mr. Green
(Je ne suis pas une feignasse, j'économise de l'énergie, ça n'a rien à voir)
  Sujet: [futur fanfic] La Question à poser à X.a.n.a  
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MessageForum: Fictions et textes   Posté le: Dim 24 Juin 2018 17:24   Sujet: [futur fanfic] La Question à poser à X.a.n.a
Est-il vraiment nécessaire d'écrire tout son texte en gras?

Ton topic me semble aller un petit peu vite en besogne. Premièrement, pourquoi la section "Fictions et textes" alors qu'il existe une section fanfic et que tu veux manifestement écrire une fanfic? Enfin, ça n'a pas beaucoup d'importance, parce que de toute manière, ce genre de topic n'est pas souhaité sur le sous-forum fanfic non plus.

Règlement des fanfics, article 5, paragraphe 3 :
"Il est par ailleurs strictement INTERDIT de lancer une fic demandant aux lecteurs de choisir entre plusieurs options ou même d'attendre d'eux des idées. La fic est votre boulot, pas celui de vos lecteurs."

Concrètement, c'est ce que tu es en train de faire. Si vraiment tu veux te renseigner sur ce que les fans veulent savoir de XANA, eh bien va voir les topics dédiés à XANA et aux théories qui sont élaborées autour. Quelques exemples en vrac : ici, , éventuellement ça, etc.
Ceci mis à part, ce n'est pas la bonne démarche. Comme le dit l'article, la fiction, c'est toi qui doit trouver les idées à développer. Je ne sais pas si par "croustillant" tu entends "populaire" ou "réussi", dans tous les cas, ton texte, c'est ton taf'. Et si c'est juste les questions les plus populaires que tu cherches et pas les plus intéressantes, il y a un problème dans ta démarche : tu veux manifestement le truc qui attirera le plus de lecteurs. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. Les lecteurs, ils viendront si le texte est de qualité. Encore que ta formulation me mets toujours le doute : "un document de type fanfic ou plutôt document fan création "? Tu n'as même pas l'air certain de vouloir écrire une fanfic...

Le fait que tu englobes également "les questions les plus farfelues" m'inquiète tout autant. Si tu avais eu une masse de gens te demandant "Hey lol, si XANA devait choisir un jouet pour sa petite nièce dans un magasin, il prendrait quoi?", tu aurais arrangé ta fic pour répondre à cette question, au mépris de ton scénario?
Bref je clôture ce topic, mais le pôle fanfiction est toujours intéressé par de nouveaux écrits de qualité, et nous sommes tout disposés à examiner ton texte quand tu choisiras de le publier!
  Sujet: [Discord] Role Play Code Lyoko  
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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Jeu 14 Juin 2018 16:09   Sujet: [Discord] Role Play Code Lyoko
Simple curiosité, es-tu certain que le RP soit réellement adapté à Discord et autres formats tchat? J'ai un poil d'expérience dans le milieu du RP forum, et il me semble que le RP devient tout de suite plus intéressant quand on peut décrire un minimum les actions, et prendre le temps de détailler. Or dans un tchat où la discussion se fait en instantané, ça risque de tourner aux actions en monophrase...ce qui perd assurément une grosse partie de son charme.
Après, peut-être que le RP tchat ça se fait, je sais pas, ma vision des choses date d'il y a six ans donc bon, les choses ont pu évoluer entre temps...

Edit 20/06/18 (parce que j'allais pas reposter un message pour ça) : Je me permets de transférer le topic de la section "Projets Partenaires" à celle du blabla de la communauté, où se trouve déjà l'autre topic du Discord justement.
  Sujet: Projet Forum Code Lyoko 2018 : Appel aux bénévoles  
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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Ven 25 Mai 2018 17:16   Sujet: Projet Forum Code Lyoko 2018 : Appel aux bénévoles
Citation:
Après, toujours facile de critiquer, faites aussi bien voir mieux !

Aaah cette grande réplique qui ferme tant de débats. La critique peut parfois simplement se fonder sur le bon sens. Puisque apparemment mon boulot se limite à commenter des fanfics, par exemple, penses-tu que je ne sois pas en droit de donner mon avis sur la fiction de gens qui sont meilleurs que moi? Par exemple, Icer échafaude des scénarios bien plus complexes que les miens, mais du coup, si je vois une incohérence dans une de ses scénarios, je dois me taire parce que je pourrais pas faire aussi bien? Cette logique fonctionne à un niveau médiocre, quand n'importe qui peut faire aussi bien et donc, n'importe qui peut donner son avis. Mais alors, comment permettre aux meilleurs d'avoir des avis sur leur travail, des critiques pointant des aspects négatifs pour leur permettre de s'améliorer, si personne ne peut les dépasser pour avoir le droit de faire lesdites remarques?
Alors soit en validant cette logique tu aspires à la médiocrité, auquel cas on sera beaucoup à pouvoir te faire la remarque, soit tu veux faire un truc bien et cette logique de "critique pas si tu sais pas faire" te dessert, car elle te prive de regards potentiels sur des défauts de ton travail, et impossible alors de faire aussi bien que si tu avais eu ces regards.

Donc malgré le fait que je ne sois pas une référence en graphisme (parce que quelqu'un qui aurait l'oeil verrait peut-être d'autres choses, mais là je n'utilise que mon skill de profane, déso), je signalerai que Pikachu a du blanc près de la joue droite, sous le contour inférieur de l'oreille droite, et surtout dans le pli le plus élevé de sa queue où, pour le coup, c'est vraiment visible et je m'étonne que quelqu'un de perfectionniste ne l'ait pas relevé...
  Sujet: Projet Forum Code Lyoko 2018 : Appel aux bénévoles  
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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Ven 18 Mai 2018 08:33   Sujet: Projet Forum Code Lyoko 2018 : Appel aux bénévoles
Citation:
Je ne pense pas t'avoir manqué de respect dans mon précédent message

Ah bon? C’etait juste entre Icer et toi? Mais dans ce cas, pourquoi ces termes de “têtes à claques de cl.fr”, “équipe actuelle”, “staff qui pète plus haut que son cul”, “sece de staffiens cl.fr”, “tous tes collègues de bras cassés qui n’ont pas bougé d’un millimètre depuis 2012”, qui, spoiler alert, s’appliquent tous à l’équipe entière et donc, à moi aussi? Pourquoi l’emploi du “vous”, qui ne relève sans doute pas du vous de majesté? Revois ta communication, parce que tu m’as manqué de respect dans ton dernier message, en plus d’avoir insulté mon collègue.

Citation:
aucun autre site n'est encore actif, enfin quand je dis actif c'est un bon grand mot car celui là va finir par passer aux oubliettes d'ici quelques temps.

C’est ce qu’on dit depuis des années, mais le site est toujours là. Nous sommes conscients que l’âge de cl.fr finira un jour, mais il reste d’une extraordinaire longévité. A mon avis, il reste plusieurs années à nous supporter.

Citation:
Il y a le reste du forum à faire tourner

Tu vas rire, mais c’est difficile de faire tourner quelque chose où personne ne vient poster. Les gens viennent faire des fanfics, on est là pour encadrer leurs fanfics. On propose des sondages pour que les gens puissent débattre sur des points variés de la série, mais les gens n’y postent pas. C’est pourtant pas faute d’avoir proposé des trucs. La section fanart du site, paix à son âme, souffrait précisément de ce manque d’affluence et le pôle fanart a eu beau proposer des concours et autres, personne n’y venait. Au bout d’un moment, on ne peut pas faire de miracle.
  Sujet: [Fanfic] Human  
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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Jeu 17 Mai 2018 21:16   Sujet: [Fanfic] Human
Question préliminaire : est-ce une fin coupée du chapitre 8 qui précède ce chapitre 9, ou est-ce volontairement placé ici dans le plan de la fiction? Parce que sinon c'est l'occasion de rappeler que, comme tu l'as constaté, le pôle fiction débloque volontiers les auteurs quand ils ont des chapitres trop longs à poster, ou quand ils n'ont pas eu de commentaire Mr. Green

Citation:
Malgré tout, mention spéciale pour Ikorih qui se réjouit de voir William dans la fiction, mais si, le type qui meurt dans le chapitre suivant Razz

Et merci de me permettre de mettre cette mention spéciale à Icer qui me trolle sur la mort de William alors qu'il revient dans le chapitre d'après Mr. Green

Là où c'est marrant c'est que tout le monde trouve un peu son compte chez toi, pour le moment. Icer, qui est hypé par les recherches historiques, kiffe les parties avec Ulrich, alors que moi c'est pas ce qui me fait le plus accrocher. Et à l'inverse, moi j'ai la hype pour les parties un peu plus lyriques. De fait, j'ai aimeé l'introduction avec William et toute la partie stylistiquement très travaillée du second paragraphe (mention spéciale pour les étudiants qui ennuient les gradins, j'ai la vague impression de voir un hypallage sans parvenir à mettre proprement le doigt dessus), avec l'amphithéâtre où il ferait cours. Cela, effectivement, le sort de son rôle d'adolescent pour le mettre dans une posture d'adulte, comme tu l'as souligné.

En relisant vite fait, je vois que ça fait un moment que je n'ai plus lâché de commentaire. Rapide remise en perspective de l'histoire de Willy pour le moment : son pote bute accidentellement quelqu'un lors d'une partie de chasse, puis William se fait passer pour mort afin de partir rejoindre Yumi au Japon, sans doute sans que cette dernière soit au courant. Donc, on peut raisonnablement conclure que les deux sont au moins dans la même timeline, mais en plus il la connaît (la réciproque semble fausse, mais sait-on jamais). Dans un contexte où ils sont supposés avoir tous été éparpillés dans l'espace-temps, ce n'est pas banal, et c'est un morceau de reconstruction qu'on aborde ici. Reste à voir comment cela se fait-il qu'ils aient eu la chance de se retrouver à la même époque.

Je ne m'attendais pas à retrouver Hervé et Sissi dans le chapitre 9. Au vu des valeurs de Delmas-père, et de l'implantation chrétienne très forte (le "bien sûr nous allions à la messe le 24 au soir", comme si Hervé n'envisageait même pas une autre activité), ils ne sont plus non plus à une époque contemporaine de CL. On peut alors s'interroger : pourquoi eux? Ils n'ont pas de rapports réellement étroits avec le Supercalculateur, et à peine avec les Lyokoguerriers. Pourtant ils partagent leur sort. J'attends de voir comment ce petit morceau va se raccorder avec les autres, et si d'autres personnages feront encore leur apparition dans les chapitres à venir.

Encore une fois, l'histoire d'Hervé est bien racontée, je trouve que tu as du talent pour créer une empathie avec tes personnages. On a une des deux grandes bases du développement de personnage, à savoir des introspections qui racontent des pensées ou un bout de l'histoire personnelle des protagonistes, mais je suis assez curieuse de voir comment tu gèreras la deuxième en temps voulu : les dialogues entre les protagonistes susdits, qui sont souvent des mines d'information non négligeables. Parce que finalement, jusqu'ici, tes personnages ne s'adressent qu'à des figurants un peu fantomatiques, et ne trouvent pas de vis-à-vis au même plan qu'eux dans la narration, ce qui renforce cette impression d'isolement.
Je pensais avoir posé la question mais je ne la vois pas dans mon dernier commentaire, alors dans le doute je me répète peut-être : tu as prévu quelle taille pour la fanfic? J'ai l'impression que ça va être plus conséquent que ce que j'estimais, parce que l'introduction prend bien son temps XD

Edit : Putain mais je suis vraiment à côté de mes pompes (j'vais mettre ça sur le compte de l'heure), j'avais zappé le passage où on voit Sissi dire au revoir à sa mère, et là, le contexte ne colle pas du tout avec ce que dit Hervé, puisqu'elle avait une soeur et pas un frère...l'hypothèse des timelines différentes, ou d'un truc apparenté à une bulle virtuelle, peut se tenir, du coup. Merde, il va falloir que je sois concentrée pour te lire maintenant....T-T
  Sujet: Projet Forum Code Lyoko 2018 : Appel aux bénévoles  
Ikorih

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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Jeu 17 Mai 2018 20:23   Sujet: Projet Forum Code Lyoko 2018 : Appel aux bénévoles
Citation:
Je pense que la communauté de fan doit prendre un nouveau tournant, que les anciens doivent laisser leur place aux nouveaux. Que les jeunes fans sont aussi capables de maintenir un site à flot.

Et quels jeunes fans, dans la communauté d'une série qui est arrêtée depuis des années? Les seuls qui continuent à s'inscrire sont de vieux fans un peu nostalgiques, tout le contraire de la période de boum de CLE où là, oui, nous avions encore de jeunes fans (10-13 ans) qui venaient grossir les rangs du site. Mais le contexte était différent. Une vieille série a des vieux fans, et je ne vois pas cette nouvelle génération dont tu parles...

Citation:
Le but de ce topic n'est pas de faire le procès de CodeLyoko.fr

J'avais envie de rappeler cette phrase à l'heure où la discussion est en train de tourner au pugilat envers le staff. A moins bien sûr que faire un procès au staff soit le but du topic, auquel cas j'avais sans doute raté une étape.
De fait, tu prétends ne pas vouloir faire de procès à notre sites, mais j'ai compté au moins deux remarques sur la section fanfic, sans parler de ta réponse à Icer où on parle des "têtes à claques de CL.fr" dès la première ligne, et où à la quatrième on en est aux charmants qualificatifs de "petits merdeux". Sache que nous insulter ne rendra de loin pas ton projet plus attractif, en dehors du fait que ce n'est pas extrêmement courtois de venir chez les gens pour leur dire que leur site est has been, géré par des connards, et doit être remplacé.

Citation:
Mener un petit paradis au régime dictatorial pour une série que tu as jugé médiocre ? C'est un peu paradoxal tout ça tu ne trouves pas ? Moi personnellement, je trouve ça particulièrement pathétique.

C'est un reproche qu'on nous fait souvent, à Icer et à moi, de trouver que Code Lyoko c'est moyen, et que CLE c'est à chier. En fait, on est davantage là pour l'univers et les concepts lancés que pour ce qui en a été fait, c'est d'ailleurs pour ça que la section fanfic nous tient tellement à coeur : c'est elle qui permet de faire voir ce que CL aurait pu être si le public cible avait été tout autre.
De fait, tu nous reproches de tacler les gens sur les fanfics, de démonter "la plupart" de ceux qui viennent poster. Je t'invite donc à aller regarder les topics récents de la section fanfic, et tu constateras par toi-même que sur la trentaine de texte mis à jour ces six derniers mois, le pôle se montre en fait encourageant. Il y a bien eu deux locks dans cette même période mais là encore, ils n'ont pas été agressifs et se sont faits dans un but pédagogique. Et d'ailleurs, j'ai un commentaire à faire ce soir encore.

Citation:
Il me semble que ton cher collègue à cité un vieux topic qui visait à une modernisation de Cl.fr non ? Vous avez abandonner le projet avant même d'y avoir songé en prétextant que ce n'était pas la peine.

Nous avons pris le temps d'expliquer en détail pourquoi ce projet n'était pas utile. Est-ce bien la peine de remettre le sujet sur le tapis?

Citation:
J'ai fait la même chose que de nombreux fans, aller voir ailleurs pour me rendre compte que LA communauté de fans ne tourne pas autour de CL.fr !

Et pourtant aujourd'hui, alors que tu cherches à réveiller les fans de Code Lyoko, alors que tu as l'espoir de ressusciter un autre forum, alors que tu as besoin de gens pour t'aider dans ton projet, où viens-tu les chercher? Sur cl.net? Non, j'ai vérifié.
Eh oui. Tu viens chez nous, alors que tu prétends que la communauté ne tourne pas autour de nous, et ta simple démarche crée le paradoxe avec ce que tu défends. Tu décries la suprématie de Code Lyoko.fr, mais c'est sur Code Lyoko.fr que tu viens proposer ton projet.

Citation:
Quant à toi et tous tes collègues de bras cassés qui n'ont pas bouger d'un millimètre depuis 2012

Guerre des fans, 2013-2014. IRL de la Japan Expo 2014. News, certes éparses ces temps-ci, mais toujours présentes, notamment au niveau de la rubrique "notre communauté a du talent". Tenue de la section fanfiction, toujours active, qui requiert de consacrer du temps à commenter les auteurs (et pas juste pour les saquer), à discuter des textes en interne, à relancer les auteurs qui ne donnent plus de nouvelles pour savoir où ils en sont. Nous faisons des choses depuis 2012, ne fais pas preuve de mauvaise foi.

Citation:
Sans oublier de décortiquer CLE ce qui n'a pas été fait ici.

Chaque épisode de CLE a son topic dédié sur le forum et sa critique complète sur le topic des critiques d'épisode, CLE a sa rubrique dédiée sur le site...je pense que niveau décorticage, on s'est quand même bien penchés dessus.

Citation:
les fanfictions postés sur Yumi2004 servaient de sources d'inspiration aux scénaristes,n mais ça naturellement on en parle jamais.

C'est facile de balancer ça sans preuve.


Je fais un rapide aparté pour Theoph :
Citation:
Bien que je regrette que personne du staff n'aie pris le temps d'aller y jeter un coup d'oeil.

J'y ai jeté un oeil, et cela ne m'a pas intéressée. Mais j'ai jeté un oeil.


Je n'ai pas répondu à tout, parce que ça me prendrait du temps, et parce que je n'ai pas vécu depuis le staff les histoires de fusion des forums, de partenariat avec Moonscoop, etc. De fait, je ne suis pas la personne la mieux placée pour en débattre. Et puis bien entendu, il y a des chances pour que tu considères mon post comme "un post des connards de staffiens" et que tu te torches avec, maintenant que tu sais que j'appartiens au staff. Mais qui sait.
 

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