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[One-Shot] La Tribu de Dana

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 Auteur Message
la reine du rire MessagePosté le: Lun 08 Aoû 2011 17:17   Sujet du message: [One-Shot] La Tribu de Dana Répondre en citant  
[Rampant]


Inscrit le: 09 Aoû 2010
Messages: 319
Localisation: 404 Not Found
Hello !


Je vous présente un nouvel OS de ma composition - écrit il y a déjà quelques mois.
D'ailleurs, je pense "stopper" ma fic durant une période indeterminée, le temps d'améliorer mon style d'écriture et d'être approuvé par vous, chers lecteurs Smile [/HS]

Ce one-shot est basé sur une idée plutôt originale : transcrire en récit une chanson. Laquelle? (évidemment, ceux qui ont lu le titre ont deviné é_è)
Tri Martolod La Tribu de Dana, de Manau. J'ai toujours bien aimé cette chanson Smile



La tribu de Dana



Je jetai un dernier regard en direction de ma femme et mon fils. Le souffle du vent me rafraîchissait agréablement. Mais je savais que je partais pour peut-être ne jamais revenir. J’admirais mon domaine, les terres auxquelles j’appartenais. Puis mon esprit dériva et se concentra sur le but de mon départ. La guerre. Une bataille contre des envahisseurs qui voulaient nous conquérir nos terres.

Je revins à l’instant présent en remarquant Hakim, le fils du forgeron de la tribu, arriver en courant. Il me fit de grands signes destinés à m’encourager à le suivre. Je lançais encore un regard à ma famille, puis emboitais le pas à mon compagnon d’arme. Il m’accompagna jusqu’à la place de la tribu, où tous les druides s’étaient rassemblés pour parlementer. Je m’assis autour d’eux, aux côtés du reste de la tribu.
Le patriarche se leva, en s’aidant de sa longue canne pour ne pas tomber. Il était le doyen de la tribu et commençait à avoir du mal à se déplacer seul.

- Membres de la tribu de Dana, j’ai une annonce à vous faire. Nous, druides, sommes tombés d’accord pour éradiquer la menace Simérienne. Ces guerriers voudraient conquérir ces terres que nos ancêtres ont obtenues par le combat ! Nous allons leur montrer que la tribu ne laissera pas son domaine à l’abandon, pillé et volé par des guerriers cupides !

Essoufflé par son monologue engagé, il reprit bruyamment sa respiration. Puis il brandit son poing au dessus de sa tête et hurla :

- C’est l’heure maintenant de défendre notre terre ! Frères, nous allons protéger les terres où nos ancêtres les géants celtes se sont jadis imposés !

Un hourra général suivi ces paroles et, suivant les autres, j’enfilai rapidement une cotte de maille, un casque et je me saisis prestement d’un glaive que je glissai à ma ceinture.

Les druides s’étaient à nouveau réuni, et proféraient des prières aux Dieux. Ils imploraient une bénédiction, ils demandaient notre victoire. Les menhirs qui les encerclaient semblaient faire office d’intermédiaire entre druides et Dieux, tellement leur taille était impressionnante.

Lentement, méthodiquement, nous répétions d’une même voix leurs suppliques, adressant aux Dieux nos vœux et nos souhaits. Espérant qu’ils nous entendent, mes lèvres bougeaient précautionneusement pour répéter ce que j’entendais. J’étais profondément croyant, et je m’en remettais aux Dieux pour la guerre à venir. Ils étaient ceux qui régissaient notre avenir et gouvernaient notre présent. Notre passé restait dans leur mémoire, et ils nous faisaient évoluer selon notre croyance en eux.


Parménion, mon chef de guerre, s’approcha de chacun de nous avec une bouteille d’hydromel à la main. Il nous versa une gorgée chacun, et nous burent goulument, sachant que peut-être cette boisson serait la dernière à laquelle nous aurions droit.

Je sentis une chaleur revigorante s’infiltrer dans mes muscles, dans mon corps et je voulais me montrer fier, me montrer digne de la tribu de Dana ! Nous ne perdrons pas, j’en avais la conviction !
L’hydromel m’avait rassuré, avait fait disparaître les doutes et les inquiétudes que j’aurais pu avoir durant le combat. Je sentais que je ne défaillirais pas pendant la bataille, même si cette guerre s’annonçait comme la première à laquelle je participais. Nous gagnerons !

La troupe se mit en marche et notre armée déferla dans la vallée de Dana, notre vallée ! Toute la tribu, le glaive en main, se dirigeait sur l’ennemi, qui attendait au fond de la vallée.

Je fis abstraction de tous ce qui m’entourait pour me concentrer uniquement sur l’ennemi qui me faisait face. Nous nous rapprochions rapidement de l’armée ennemie. Ma peur grandissait à chaque pas, mais je croyais en la victoire.
Je levais mon glaive devant moi lorsque nous arrivions sur l’armée ennemie.



Je sentais la magie crépiter autour de moi, œuvre bénéfique de nos druides.
Une épée percuta ma cotte de maille. Sous l’effet de la douleur, je me pliais en deux. Par réflexe, je brandis mon glaive au-dessus de ma tête, arrêtant un coup qui aurait pu m’être fatal si je ne l’avais pas bloqué. Je me relevais, puis, d’un coup bien réfléchi porté au niveau du poignet, je fis lâcher son arme à mon adversaire. Rapidement, je lui tranchai la jugulaire et le laissa, mort à mes pieds.

Lorsque je me retournai, je vis un guerrier de ma tribu tomber, mortellement blessé. J’étouffais un juron et bloquais in extremis une lame qui m’aurait perforé l’épaule. Au lieu de ça, elle dérapa sur la cotte de maille et m’érafla mon bras droit dénudé. Je plaquai vivement la main sur la blessure, pour calmer superficiellement la brûlure. L’homme qui me faisait face se baissa pour éviter un éventuel coup de ma part qui ne vint pas, et se précipita dans l’ouverture que j’avais laissée au niveau du ventre. J’hurlai quand son épée me transperça le ventre.

Soudain, il s’écroula, la tête tranchée par Hakim, le fils du forgeron. Il avait eu le réflexe de tirer violemment son épée de mon ventre, me faisant dangereusement cracher du sang. Je me tenais le ventre, étourdi par la douleur. Le bruit de la bataille résonnait à mes oreilles comme une promesse de mort. Je me sentais défaillir…

Levant la tête sur le champ de bataille, je vis du sang et des corps tâcher le sol anciennement pur de ce jardin d’éden. J’aperçu mes frères combattre ces ennemis toujours plus nombreux, toujours plus redoutables…Mettant ma souffrance de côté, je me lançai à nouveau dans la bataille, prêtant ma force à mes compagnons d’arme.

De loin, j’entendais Parménion nous lancer des ordres qui se perdaient dans la cohue et dans le vacarme du combat. Lorsque je jetais un coup d’œil dans sa direction, je vis une épée buter contre son plastron, et lui répliquer d’un puissant coup dans l’articulation du coude. L’homme se tint son membre mutilé, dans un cri que je n’entendis pas. Parménion le tua d’un habile coup qui le décapita. Je fermais les yeux, soudain horrifié par l’abondance de sang qui gicla de la blessure mortelle. Quand je rouvris les yeux, mon chef tombait, l’épée d’un ennemi planté dans le dos, entre deux morceaux d’armure.

A côté de moi, Hakim échappa un râle d’agonie lorsqu’un glaive se ficha dans son cou, lancé par un Simérien.
Pour la première fois, l’idée de perdre le combat s’infiltra dans mon esprit. Je redoublais d’ardeur au combat pour que les vestiges de cette pensée s’éloignent définitivement. Les ennemis tombaient sous mes coups dévastateurs, mais je voyais mes frères mourir à mes côtés.
Mais après tout, pourquoi continuer ? Fallait-il continuer ce combat déjà perdu ? Je ne me faisais plus d’illusions. J’avais compris que nous perdrions. Que nos terres appartiendraient bientôt à d’autres. Que nous n’arriverions pas à garder les terres que nos ancêtres avaient si vaillamment acquises.

La victoire nous échappait…
Mais nous continuerons, jusqu’à la fin. Telle était la fierté de la tribu de Dana !

Lentement le soleil se couchait à l’horizon, mais nous persévérions. Les Simériens ne gagneraient pas si facilement !

Mon courage commença à me quitter, mais mes mains tranchaient, coupaient et tuaient inlassablement. La peur grandissait mais je continuais à détruire autour de moi. Mon ventre me faisais souffrir, je retenais à chaque respiration un cri, mais je persistais. Mes vêtements se tâchaient de sang, le mien mêlé à ceux de mes victimes. Les corps sans vie tombaient autour de moi, mes ennemis en moins grands nombres que les dépouilles de mes frères.

En voyant le carnage qui s’étalait sous mes yeux, j’hurlai ma rage.



Dans le fond de la vallée, le son d’une corne résonna longuement à mes oreilles. Lentement, les troupes ennemies se replièrent, quittèrent le champ de bataille où leurs hommes avaient péris en masse. L’adversaire avait faibli devant nos assauts répétés, devant notre détermination farouche. Il avait enfin compris que ces terres appartenaient à la tribu de Dana.

Nous nous sommes battus pour les conserver, et les chefs Simériens avaient, par le son de cette corne, signifiés la fin des hostilités en rappelant leurs guerriers.

Protégés par leurs lourdes armures, les Simériens repartaient d’où ils étaient venus. Le long et périlleux chemin qu’ils avaient franchis pour parvenir jusqu’à nous marquera la fin de cette bataille. Notre victoire.
Malgré moi, je sentis un sourire flotter sur mes lèvres. A mes pieds s’étalaient des immensités herbeuses maculées de sang, mais nous avions empochés la victoire. Les troupes ennemies disparaissaient maintenant à l’horizon, et partaient pour ne plus revenir.

Mon sourire s’accentua. Epuisé, la force qui m’avait galvanisé au court de la bataille m’abandonna, mais les dernières forces qui me restaient allaient être sacrifiées pour fêter cette victoire amplement méritée. Ma première bataille.
Je sentis un frisson d’excitation me parcourir le corps.

Pourtant, un silence angoissant régnait sur la vallée. Lentement, pris d’un doute soudain, je pivotais. Je sentis un immense désespoir m’envahir. L’immensité de la plaine s’offrait à mes yeux, les corps de mes camarades reposant sur son sol. Tous morts.
J’étais le dernier survivant de ce combat sanguinaire. J’étais le dernier membre de la tribu de Dana encore en vie.

Je sentis des larmes couler sur mes joues, sans que j’arrive à les retenir. Mes bras, vidés d’un coup des forces qui me restaient, tombèrent le long de mon corps. Mes armes s’écrasèrent par terre dans un vacarme assourdissant.

Seul. J’étais seul. Le désespoir de la solitude me terrassait. Je tombai à genoux, pleurant tout mon saoul. Pourquoi étais-je en vie alors que tous mes camarades, tous mes confrères, tous mes amis avaient succombés aux blessures mortelles des guerriers adverses ? Pourquoi les dieux avaient-ils fait de moi l’unique survivant de ce carnage ?
Je n’aurais jamais la réponse, ne voulait même pas la connaître… Lentement, les visages de tous ceux que je connaissais repassèrent devant mes yeux. Je les voyais défiler, souriant et pleins de vie, puis l’image de leur cadavre souillé par les lames ennemies s’imposaient finalement à mon esprit.

Je retins à grand peine un sanglot déchirant. Qu’avais-je fait aux dieux pour qu’ils me réservent un sort aussi funeste ? Pourquoi avaient-ils décidés que je devrais vivre toute ma vie avec le souvenir fugace de ce jour noir de notre histoire ? Personne ne pourrait jamais m’enlever de l’esprit cet épisode tragique de ma vie, ce moment qui pourrirait à jamais le reste de mes jours. Sauf…
Un visage lumineux m’apparut, avec à ses côtés un enfant joyeux qui rayonnait de bonheur. Ma femme et mon fils. Ils étaient les seuls à pouvoir me sortir de cet enfer. Et je devais survivre et perpétuer la tradition de la tribu à mon fils. Pour que, malgré cette défaite cuisante, la tribu de Dana puisse renaître de ses cendres.
Comme un phénix.


Aujourd’hui, je regarde avec fierté ma femme et mon fils. Ma femme remettait en place ses cheveux qui volaient à cause du vent qui soufflait sur notre Bretagne, tout en montrant à mon fils la beauté du paysage et l’initiant aux pratiques manuelles nécessaires pour me succéder. Car maintenant, je suis devenu le roi de la Tribu de Dana.
A présent, la tribu est reconstruite et plus forte que jamais. Mon fils est désormais un homme, et bientôt il pourra intégrer l’armée de la tribu et réaliser son rêve, devenir un guerrier à part entière.
Rêve qui se brisera pour qu’il devienne chef de notre tribu. Ce qui le comble de joie.

Je souri devant son bonheur communicatif, pourtant l’image de Parménion s’écroulant une épée en travers du dos hantait toujours mes nuits et m’empêchait souvent de dormir.


---------

Bon commentaires, et surtout bonne lecture !

_________________
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Merci à Pyphilia, du site Eronia, pour l'avatar Smile
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