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solal MessagePosté le: Sam 30 Nov 2013 15:33   Sujet du message: Répondre en citant  
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Dernière édition par solal le Ven 19 Juin 2015 06:22; édité 2 fois
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Robin2553 MessagePosté le: Sam 30 Nov 2013 16:54   Sujet du message: Répondre en citant  
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Spoiler


Spoiler


Hmmmm, pour une raison qui m'échappe totalement, il semblerait qu'un chapitre bonus qui a indéniablement toujours existé est été mystérieusement effacé. Je profite donc de cette réponse maintenant désuète pour le reposter comme il se doit.

Netpecker : Il avait pas calculer la limite de caractère cet abrutit.


Information war :

[Chapitre Bonus] Virtual Supercomputer :

Documentation militaro-scientifique : Rapport du Federal Center for Innovation and Research (FRIC) sur le supercaculateur de Waldo Schaeffer, version synthétisée.

Auteur : Commission HAWTHORNE (sous la commande du Federal Intelligence Service (FIS)).

Classification : Accessible à tout personnel avec une accréditation militaire.


Début du document :


Note : Ce rapport étant destiné à la compression par le plus grand nombre, la documentation sur les notions discutées dans le rapport est fournie ici en annexe.

Annexe 1 : Extrait de l’article « l’infosphère vulgarisée », tiré de la grande bibliothèque de Pandia.

D’après la théorie moderne de l’information quantifiée, l’infosphère (aussi connu sous le nom d’océan des possibles ou encore mer virtuelle) est une image virtuelle de l’univers reflétant tous les états quantifiés non réel à un instant t.
Plus vulgairement, l’infosphère est l’image intangible de toutes les propriétés (positions, vitesse, état etc.) qu’auraient pues adopter les particules de l’univers à un moment donné. Populairement décrite comme l’image de « réalités alternatives » correspondant à l’interprétation des multivers d’Everett sur la superposition des états quantiques (capacité d’une particule quantique à adopter plusieurs états contradictoires à la fois), l’appellation n’en est pas moins abusive du fait que l’infosphère n’est finalement que la « réflexion » des particules réels.

Une allégorie prouvée efficace dans la compréhension du concept est encore celle du miroir :
Quand un miroir reflète l’univers, il crée l’image observable d’un univers alternatif, une réalité en tout point semblable à la nôtre où la droite et gauche ont été inversées. Cependant, celle-ci n’est pas réelle, aucun des objets à l’intérieur du miroir n’ont de réalité tangible au-delà du fait qu’ils peuvent être observés, et leur existence est entièrement dépendante de leurs contreparties réelles. On dit alors qu’ils sont virtuels.
L’infosphère, en bien des aspects, est comparable à la réflexion d’un miroir, toutes les particules observables à l’intérieur d’elle sont virtuelles et n’ont pas de réalité propre au-delà de leurs informations.
La confusion sur la nature purement virtuelle de l’infosphère est néanmoins compréhensible au vue de l’interprétation ambiguë de la théorie moderne de l’information quantifiée du phénomène superposition des états quantiques. Interprétation qui peut aussi être vue plus vulgairement comme une proposition de résolution au paradoxe du chat mort et vivant de Schrödinger :
En effet, pour la théorie ce qui définit la réalité (la fonction réelle des particules en opposition à leur fonction imaginaire infosphèrique) n’est pas une propriété intrinsèque à elle-même mais plutôt son interaction avec le reste des fonctions des particules de l’univers.
Cette fois ci, prenons l’allégorie d’un cylindre éclairé par une source unique de lumière :

Spoiler


Dépendant de la direction dans laquelle celui-ci est éclairé son ombre peut varier entre un cercle et un rectangle.

Le cylindre est ici l’analogie de la nature de la particule pouvant être vu comme un rectangle ou un cercle dépendant du point de vue. Et la lumière est l’information du reste de l’univers interagissant avec elle et définissant la forme de son ombre qui est en réalité sa fonction réelle (tel qu’elle est perçue dans la réalité). La superposition d’états survient à l’échelle quantique, quand la directionnalité et l’intensité de la lumière (l’information donnée par l’univers/infosphére) ne sont pas encore tout à fait définies, créant ainsi des ombres/fonctions réelles multiples et diffuses avec des caractéristiques parfois contradictoires dans la réalité clairement définie.
Ainsi, un système sans interaction avec le reste de l’univers comme la boite ou le chat de Schrödinger est enfermé verrait effectivement sa fonction réelle (son ombre) s’étendre non pas dans un espace précis mais dans de multiples espaces parallèles qui auraient toutes les fonctions d’une réalité. Soit des univers parallèles.
Il est important de noter cependant qu’une boite permettant d’isoler complètement une portion de l’espace est une violation du principe fondamentale de la conservation de l’information. Un tel objet devant effectivement définitivement détruire l’information (la lumière dans l’allégorie) envoyée vers lui par l’infosphère dans l’espace virtuel. Le consensus scientifique sur la question insistant particulièrement sur le fait qu’une violation du principe de conservation de l’information serait une aberration si fondamental dans la compréhension de la physique qu’elle emporterait avec elle la quasi-intégralité des théories de la science moderne.

Annexe 2 : Extrait de l’article « informatique quantique de deuxième génération vulgarisée ».

Si l’idée d’un calculateur quantique est née très tôt dans l’histoire de l’informatique électronique, la première génération d’ordinateur quantique qui en découla eut beaucoup de mal à marquer l’histoire des technologies.
En effet, si le concept d’exploiter la superposition d’états de particules quantique pour créer une nouvelle sorte de bits en tout point supérieur aux micro-interrupteurs électriques classiquement utilisés était théoriquement viable, son implémentation sur des particules réelles se révéla plus que problématique.
Le phénomène de superposition des états en particulier était extrêmement difficile à maintenir sur plus d’une douzaine de particules réelles à la fois, les systèmes ainsi créés avait alors non seulement un nombre très limité de qbits mais étaient aussi extrêmement coûteux à produire et à maintenir en plus d’être extrêmement sensible.

Il en résultat que si l’informatique quantiques de première génération délivra bien sa promesse de processeurs capables d’une vitesse de calcul infinie, leur inhabilité à compter au-delà de la centaine de milliers de par le manque de qbits rendra leurs perspectives de programmation extrêmement limitées. Par comparaison, en face d’eux les ordinateurs classiques de 4éme génération en plus d’être infiniment plus ergonomiques et bon marché proposaient des machines capables de gérer des programmes des milliers de billions de fois plus complexe que le plus performant des prototypes quantiques.
Incapable de surmonter ces difficultés, les ordinateurs quantiques de première génération furent finalement plus une curiosité technologique que des objets avec une quelconque utilité pratique. L’espoir de rendre l’informatique quantique viable substitua pourtant à travers le XXIéme, à cette époque cependant personne n’aurait pu se douter qu’une révolution sans précédent dans l’histoire des technologies de l’information se profilait : la découverte de l’infosphère.

L’infosphère changea la donne du tout au tout pour l’informatique quantique : non seulement les particules virtuelles pouvaient être exploitées comme des qbits naturellement en état de superposition, mais la nature virtuelle de ces derniers permettait aussi de dématérialiser les circuits quantiques. Des complexes informatiques entiers pouvaient maintenant être construits et exploités dans l’infosphère depuis l’univers réel, permettant la création de gigantesques supercalculateurs virtuels exploitables par des installations des centaines de fois plus petites que leurs tailles estimées.
Ainsi, si les technologies permettant la manipulation, l’observation et l’exploitation de l’infosphère à de grandes échelles reste onéreuse et est toujours dépendante de l’informatique classique. Le supercalculateur quantique de deuxième génération (aussi appelé supercalculateur quantique virtuel) est resté depuis son invention la technologie de choix utilisée par l’humanité pour créer ses systèmes à très haute performance. L’application la plus connue étant surement l’Intelligence Artificiel.
Le seul réel défaut de ces machines en tant que supercalculateur étant le besoin d’un constant apport en énergie pour prévenir la dégénérescence entropique de leur partie virtuelle dans l’infosphère.

Introduction :

Si tant d’attention est donné au supercalculateur quantique virtuel de Waldo Schaeffer ce n’est pas sans raisons. Il s’agit en effet de la seule technologie de l’univers uchronique dont nous avons la confirmation qu’elle dépasse la nôtre. Simplement affirmer cela ne serait cependant pas lui rendre justice, cette commission étant objectivement convaincue que certain des exploits techniques que cette machine permet transcende non seulement les capacités techniques de la fédération mais aussi notre compréhension de l’univers physique et virtuel. Aussi, si une recommandation doit être retenue de ce rapport, c’est que cette technologie doit être sécurisée ainsi que des mesures de contingences drastiques prisent pour en empêcher l’appropriation par l’ennemi.

I Description de la machine :

Les études réalisées sur la partie réelle de la machine révèlent un design ingénieux (si primitif) manifestement pensé pour être robuste ainsi que de pouvoir fonctionner avec le minimum de personnel opérateur et de maintenance. Nous conforte dans cette idée l’utilisation de processeurs électroniques hautes performances standardisées pour l’utilisation en série et trouvable dans le commerce sous l’enseigne de RavenLab.
L’alimentation constante de la machine est assurée par un extracteur isotopique (pile nucléaire) dont la norme est consistante avec les EAP (Emergency Alimentation Pack) en utilisation dans les installations fédérales, commercialisée par RavenLab auprès des nations disposant la technologie nucléaire en 1995.
Cependant, la grande particularité de celle-ci ne repose pas dans le matériel utilisé mais bel et bien dans ces performances. En plus d’être plusieurs ordres de grandeur plus puissante que son hardware et alimentation devraient lui permettre, elle est effectivement capable de performance extraordinaire dans le sens littéral du terme en influençant la réalité d’une manière qui ne devrait pas être permise par notre compréhension actuelle de la physique quantique ou même en rembobinant carrément le cours du temps de l’univers uchronique. Ces capacités semblent être dues en partie ou totalement à l’accès que possède celle-ci à une partie de l’infosphère jusque-là inconnue surnommée « infosphère profonde » par le FRIC en opposition à celle connue qui deviendrait « l’infosphére locale».

II L’infosphère profonde :

La caractérisation de l’infosphère profonde est extrêmement difficile autant par sa nature plus que déconcertante que de notre manque d’outils et de données pour l’étudier. Ces quelques « faits » généraux sont donc à prendre avec prudence :

-Les particules de l’infosphère profonde projettent au moins partiellement une « ombre » quand appliqué un test de fonction quantique, ce qui laisserait à croire qu’elles sont des objets quantiques à part entière plutôt que de simples réflexions de particules réelles comme on peut en trouver dans l’infosphère locale.

-À la sensibilité d’un cerveau humain, les particules de l’infosphère profonde (aussi appelée mer numérique) semblent naturellement se manifester sous une forme de fluide relativement semblable à l’eau. Les tentatives d’étudier leur nature ont donné les résultats étonnants mais pourtant corroborés par les événements que celles-ci seraient des fragments d’informations relatées à des notions abstraites telles que le passé, la mémoire et l’imagination humaine ainsi que les sentiments mais aussi, d’une certaine manière, le futur.

-L’infosphère profonde semble d’une manière ou d’une autre connecté au réseau de communication mondiale de la Terre dans cet univers. Cette affirmation vient du fait que dans « l’eau » semble exister une superstructure vaguement semblable à des buildings inversés dont la composition informationnelle a été confirmée comme étant des données codées en binaire dont la présence dans les banques de données de l’internet local a pu être vérifiée. Leur capacité à échanger de l’information comme un réseau a aussi pu être observé.

Globalement, nos données sur l’infosphère profondes sont très partielles et ne permettent pas de conclusions solides quant à sa nature ou même la pleine mesure de son influence, nous laissant avec des spéculations. Si les thèses à son sujet sont donc aussi diverses qu’invérifiables, l’idée qui semble prévaloir chez les spécialistes du FRIC au moment de l’écriture de ce rapport est que l’infosphère profonde serait la réflexion non pas de particules réelles mais de superstructures abstraites telles que les réseaux de communications ou l’esprit humain. Toute tentative de connexion à son équivalent supposé dans notre univers via notre propre réseau interplanétaire a échouée.

III Lyoko :

La grande spécificité du supercalculateur de Wadlo Schaeffer est que celui-ci est directement connecté à une superstructure dans l’infosphère profonde qu’il semble générer et modeler : Lyoko. Celui-ci sera discuté en détail dans un autre rapport, cependant la première particularité que nous pouvons noter à son propos est une entropie locale extrêmement basse pour l’infosphère. Un fait d’autant plus étonnant que toutes nos données sur l’infosphère profonde tendent à suggérer qu’elle dégrade normalement l’information à une vitesse plusieurs ordres de magnitude plus élevée que l’infosphère locale.
Cette anomalie semble permettre à Lyoko d’abriter des structures complexes capables de prendre les propriétés de la matière réelle, ce qui devrait être normalement impossible pour des particules infosphèriques. Globalement, celles-ci se présentent comme des imitations esthétiquement plaisantes si limitées et peu réalistes d’environnement terrestre (forêt, désert, montagne, banquise), qui laisse à penser que Lyoko était censé être habité (confirmé dans le journal de Waldo Schaeffer). Cette considération nous menant au point suivant : la virtualisation.

IV Virtualisation d’humains sur Lyoko :

1) principe.

De manière simplifiée, le procédé de virtualisation consiste à projeter l’intégralité des informations quantifiées composant un humain (y compris les abstraites telles que son ego et sa psyché) dans l’infosphère profonde en leur faisant prendre forme sur Lyoko, résultant en une disparition du corps physique du sujet de l’univers réel. La projection ainsi créée (appelée « avatar ») reflète non seulement l’apparence physique de l’humain virtualisé mais aussi et surtout sa psyché sous la forme d’un accoutrement reflétant sa sensibilité culturelle et/ou son imaginaire. L’avatar possède aussi des pouvoirs et armes apparemment adaptés selon les compétences et la philosophie du sujet projeté.
La virtualisation semble être rendue possible grâce aux propriétés des particules de l’infosphère profonde leur permettant d’imiter le comportement stable de particules réelles aux échelles macroscopiques. Mais aussi grâce à l’entropie extrêmement basse de Lyoko permettant à des structures d’une très grande complexité d’y exister sans subir de dégénérescence grave de leurs informations.

2) danger.

En effet, tout contact de la structure complexe de l’avatar avec l’entropie élevée de la « mer numérique » (forme liquide de l’infosphère profonde) résulte en une dégradation immédiate des informations contenues dans l’avatar. Ce phénomène se manifeste en particulier par une réécriture dégénérative du code ADN humain du sujet qui empêche son corps physique d’être rematérialisé dans l’univers réel de manière viable.
La récupération du sujet est tout de même possible par une procédure de réécriture sélective pendant la rematérialisation de l’ADN dégradé en copiant des séquences standards du génome humain convertit en information infosphèrique via le passage dans une matrice de densité adaptée.
Même avec cette procédure d’urgence cependant, un plongeon dans la mer numérique reste extrêmement dangereux de par le risque d’erreur pouvant mener à des mutations aléatoires ainsi que de l’incapacité de la procédure à réécrire correctement les brins d’ADN unique à l’individu (0.1% de l’ADN au total).

Toute exploration de la mer numérique par des avatars humains semble nécessiter d’avoir un véhicule adapté capable de créer un espace isolé de « l’eau » et équipé d’une source d’énergie suffisante pour prévenir sa propre dégénération entropique.
L’avatar de Waldo Shaeffer (s’il peut encore être appelé humain) étant la seule exception connue (voir rapport du renseignement sur son cas).


V Les tours de Lyoko :

De par leur importance stratégique vis-à-vis des intérêts de la Fédération, les tours de Lyoko seront détaillées par cette commission dans une littérature à part sujet à des niveaux d’habilitations adaptées. S’il y a un fait général à retenir quant à leur capacité cependant c’est que nous en ignorons tout simplement la limite.
Les tours semblent capables de donner une réalité à même l’abstrait. Et s’il existe bien des restrictions sur leur utilisation, il n’en reste pas moins que leur capacité à lancer des attaques non conventionnelles en font le pire cauchemar de notre doctrine militaire basée sur la préparation à toutes éventualités.

L’on citera ici comme exemple le cas « Teddygozilla » qui vit la transformation de l’ourson en peluche d’une enfant en une arme de destruction de 12 mètres de hauts que même une unité Arès se trouva incapable de maîtriser. Le sondage subséquent des informations composant la partie infosphèrique de la peluche a révélé des anomalies que les sondeurs humains n’ont pu décrire que comme un «sentiment de ressentiment envers les grands [ainés/adultes] », maintenant accepté comme appartenant à l’origine à la propriétaire de l’ourson.

VI Le retour vers le passé :

1) Principe.

Probablement la capacité la plus spectaculaire du supercalculateur de Waldo Schaeffer le retour vers le passé fait exactement ce qu’il décrit : faire retourner l’univers uchronique vers le passé. Comment une telle chose est possible dépasse le FRIC complétement, cependant à force d’expérience et d’observation sur les effets réels et infosphèriques du retour dans le passé, une thèse a pu être érigée quant aux grandes lignes du processus.
Les analyses réalisées sur les calculs effectués par le supercalculateur pendant un retour vers le passé indique que celui-ci est capable de « voir » sa propre causalité de manière absolue. Plus exactement, celui-ci peut disposer via un biais encore mal compris d’informations infiniment précises sur le passé. « Infiniment » sous-entendant que celles-ci ne sont pas codées mais bien sous leurs états quantifiés purs. La précision est-elle qu’il devient impossible, pas même pour l’univers lui-même, de faire la différence entre les données stockées et le passé réel, les deux devenant alors physiquement une et une seule.
Le retour vers le passé s’effectue quand le supercalculateur remplace le facteur identité réel de ces données par un imaginaire, transformant l’ensemble en des informations caractérisables comme étant infosphèrique plutôt que réelles.

Le changement se répercute alors sur le passé lui-même qui est ainsi littéralement formaté de la réalité. L’univers se met dès lors à réécrire un passé réel, et le temps étant inclus dans les données « formatées », celui-ci se répète.

Un aspect technique sur lequel nous insisteront particulièrement est à quel point la quantité de données mise en jeu est astronomique. Le FRIC s’est amusé à calculer que le seul fait de déchiffrer ses données en un langage informatique connu afin de les exploiter nécessiterait une différence d’entropie (énergie) supérieure à celle produite par une étoile de classe M pendant l’ensemble de sa vie. Il parait alors évident que l’exploitation de ses données dans le cadre du renseignement ou d’une modification précise du passé est impossible, y compris par la machine discutée ici.
Par ailleurs, la modification des données du passé lors d’un RVLP ne sont pas le fait direct du supercalculateur mais d’une réaction en chaine dans l’espace-temps que celui-ci initie avec lui pour épicentre.
Le phénomène est auto-entretenue et exponentielle, comparable à l’entrée en sur-criticité d’une bombe nucléaire, la mise à feu d’un combustible ou plus appropriemment à la désintégration théorique d’un faux-vide dans l’espace-temps.

Physiquement, le phénomène se manifeste par une « coquille » de champ magnétique excité (sphère lumineuse) avançant dans toutes les directions et accélérant exponentiellement (mesurée comme pouvant être supra-luminique) pour formater les données ciblées par le supercalculateur.

2) Conséquences et limitations.

La conséquence directe d’un retour vers le passé est un afflux massif d’information vers l’infosphère locale dont résulte une onde de choc mesurable au point de retour. Celle-ci se dégrade rapidement dans l’entropie infosphèrique, le supercalculateur est capable néanmoins d’en récupérer une partie non négligeable qui lui sert de matière première pour la réparation/extension de son circuit quantique virtuel. Ainsi, chaque retour vers le passé permet au supercalculateur de grossir son complexe virtuel résultant en une augmentation direct de sa puissance.
Il ne faut cependant pas perdre de vu que plus un complexe infosphèrique est important, plus grande est l’énergie réelle nécessaire pour empêcher sa dégradation entropique. Une extension imprudente du complexe peut ainsi, et a d’ailleurs presque, menée à une déplétion totale des réserves en énergie de la machine (voir opération Rainbow Warrior). Il a par ailleurs était noté que cette fonctionnalité a probablement été intégrée car le RVLP en lui-même dégrade le complexe de manière significative. Une fragilité qui semble d’autant s’accentuer que les utilisations sont rapprochées, ne laissant pas le temps à la structure de proprement se renforcer pour le prochain saut temporelle.
Aussi, bien que nous manquions de données expérimentales pour le confirmer, il paraît sain d’assumer que cette augmentation de puissance n’est pas infinie et finirait éventuellement par devenir négatif dû le retour vers le passé être utilisé un grand nombre de fois à la suite.
La limite étant cependant probablement en années voir dizaine d’années avec un pic en puissance probablement extrêmement haut. Il serait très mal avisé de tenter de réduire les capacités de la machine en appliquant cette méthode.

Enfin, il est important de savoir qu’aussi impressionnant qu’il peut paraître, le retour vers le passé n’est en rien absolu. Le fait qu’il ne peut affecter notre univers est un bon exemple, cependant même dans l’univers uchronique celui-ci n’affecte finalement qu’une partie minime de l’espace-temps et est incapable réinitialiser les structures avec des composantes déjà infosphèrique.
Il en résulte que Lyoko n’est que marginalement affecté par le RVLP, mais surtout qu’à l’exception de sa mémoire basée sur une causalité physique, l’esprit humain n’est pas affecté. Il a été ainsi noté que des produits abstraits comme des idées peuvent être au moins partiellement conservés. Le plus conséquent d’un point de vue autant tactique que stratégique cependant et qu’une fois que la structure infosphèrique d’un esprit se dégrade à la suite d’une mort biologique cet état est irréversible.
En d’autres termes même à travers le retour vers la passé les morts restent morts.
Et il s’agit d’ailleurs là tragiquement de la meilleure illustration de la limitation spatio-temporelle du phénomène : Le RVLP est conservatif par nature, celui-ci n’affecte que les données causales étant ostensiblement différentes dans les deux versions du passé avant et après son application. Si une personne décède de cause naturelle dans l’ancienne version du passé et que rien ne vient changer cet état de fait dans la nouvelle alors les événements se dérouleront de manière strictement identique. Plus exactement puisqu’il n’y a aucune différence entre les deux lignes temporelles pour cet événement, celui-ci est hors de portée du champ d’effet du RVLP et les données ne subiront aucune modification.
Cependant, le retour vers le passé étant un phénomène s’étendant dans la région de l’espace-temps qu’il affecte plutôt qu’un point précis celui-ci ne cesse véritablement de formater le passé que quand l’heure à laquelle il a été lancé est atteinte. Ainsi, si une personne décède d’une cause accidentelle non relatée au supercalculateur et qu’une tentative est faite pour la sauver en connaissance de cause. L’instant ou les deux versions du passé divergent deviendra le point d’origine du formatage temporelle du RVLP. L’ancien passé et la cause de l’accident est ainsi projetée dans l’infosphère locale pour permettre d’écrire un nouveau présent, mais l’esprit de la victime reste avec la version formatée de la ligne d’événement et l’individu décède d’une mort cérébrale dont la cause n’existe plus dans la réalité.

3) Conservation de la mémoire après le RVLP.

D’un intérêt stratégique et tactique particulier, il existe pour l’instant deux méthodes confirmées pour conserver sa mémoire après un retour vers le passé :

-Se faire enregistrer par le supercalculateur : par défauts, il protège automatiquement les personnels identifiés comme étant ses utilisateurs en introduisant en eux des protections actives et passives lors de leur passage au scanner. Il en résulte une conservation 100% effective des souvenirs et de toutes les expériences associées.

-Stocker un double effectif de ses souvenirs dans un plan virtuel sécurisé à l’aide d’implants neuronaux/cartes mémoires : la première méthode nous étant inaccessible, nous avons dû développer celle-ci pour le personnel sur place. Cependant, si celle-ci joue bien son rôle en permettant de garder une recollection claire des événements, l’effet a été décrit comme étant « désorientant ». Par ailleurs, des tests ont montré une perte significative des effets bénéfiques associés à l’expérience quand celle-ci est attachée à des souvenirs reconstitués plutôt que naturels. Le FRIC n’a pour l’instant trouvé aucune solution pour contrer ses effets.

Conclusion :

Si nous pouvons l’étudier et émettre des théories dessus, la technologie du supercalculateur de Waldo Shaeffer reste un facteur au potentiel à la fois immense et mal compris. Son existence nous démontre que notre suprématie technologique est au mieux partielle, ce pourquoi il nous est impératif de non seulement être extrêmement prudent mais aussi de continuer de récolter un maximum de renseignements afin de pouvoir prendre les bonnes décisions.
Seule consolation, les informations disponibles laissent à penser que RavenLab ne possède pas une telle technologie non plus. Le journal de « Franz Hopper » montrant clairement que celui-ci ne comprend pas lui-même certaine partie de sa propre machine, la question reste entière : D’où sort cette technologie ?

Fin du document.
_________________
"In memory of those fallen in the defense of Earth and her colonies. March 3, 2553"
http://nsa38.casimages.com/img/2016/10/26/161026090536867351.png


Dernière édition par Robin2553 le Mer 08 Mar 2017 15:37; édité 7 fois
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Ikorih MessagePosté le: Dim 15 Déc 2013 15:17   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1442
Localisation: Sûrement quelque part.
Bon, en tant que membre du pôle fiction, il va être temps de commenter notre récent Carpé (qui, à ce que je vois, n'a pas traîné pour afficher de façon ostentatoire son prix).

Il y a des points déjà abordés par mon éminent collègue précédemment, tels que les multiples bévues orthographiques qui cassent notre immersion. J'ai relu attentivement ta fic ce matin pour pouvoir monter un commentaire digne de ce nom (parce que ma simple remarque n'était pas assez, zut alors).
Pour rester dans la rubrique orthographique, apprends qu'on écrit "Odd Della Robbia" et pas Delarobbia. Si un glaçon passe par là, qu'il sache que l'orthographe du nom de famille d'Odd est gravée dans ma mémoire à cause d'un traumatisme qui remonte à un an déjà...

Passons au texte. Il est certain que tu soignes ta cohérence de texte et ton scénario (même si tu ne pourras jamais égaler Le Maître en ce domaine que je ne citerai pas Mr. Green), en y ajoutant des éléments high-tech. Je n'ai pas décelé d'erreur dans les faits technologiques que tu énonces.
En revanche, il y a deux points précis qui m'ont un peu chiffonnée.

1) Lors de l'introduction, dès le début, le Lieutenant, mettant une raclée à un spectre, lui arrache un bras. Problème qui me gène un peu, surtout que j'ai bien étudié les spectres et les clones polymorphes pour les besoins de ma fiction... Les spectres sont immatériels (les clones aussi, ils sont très proches de la structure des spectres). Et vu qu'ils sont un champ de force, je vois mal comment une simple balle pourrait lui arracher un bras, autrement dit, éloigner ou dissiper une partie du champ de force.

2) Lors du chapitre 1 je crois, le Lieutenant fait "une chute de 4 mètres" et atterrit en silence. Tu es un grand amateur de science, je n'ai donc pas besoin de t'expliquer le principe de la suspension et du poids qui augmente en fonction de la hauteur de la chute. Il faudrait un système de suspensions extrêmement performant pour amortir tout le choc (et donc éviter de faire un son) créé par un corps humain heurtant le sol après 4mètres de chute. (Petite dédicace : Seul Drake Merwin est autorisé à tomber de deux étages sans rien se casser.)
Mais tu n'as rien précisé dans le chapitre alors je me permet de cibler ce point légèrement obscur. (a)

Pour conclure, au niveau du style et du rythme de l'histoire...Je trouve qu'on va un peu vite dans l'inclusion des LG dans toutes les magouilles de la Navy et dans la révélation de l'identité de Joana. Bien sûr, toute nouvelle arrivant dans un établissement scolaire lors d'une fic CL se retrouvera impliquée dans l'histoire (d'après le théorème de Cold Case), mais tu aurais pu essayer d'arranger un peu tout ça. Là c'est genre "Salut je suis nouvelle *sort un flingue* Attention derrière toi des gens qui veulent te tuer! Ouais en fait je suis agent secret trop cool non?". Tu vois un peu l'idée?
Tu fais également peu de description hors jargon scientifique, ce qui fait qu'on a du mal à se représenter les lieux.

Donc, un fond plutôt bon, mais la forme est vraiment à retravailler (coucou l'orthographe)...
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/signat10.png
Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

http://i81.servimg.com/u/f81/17/09/92/95/userba11.png
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Robin2553 MessagePosté le: Dim 15 Déc 2013 16:06   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 27 Aoû 2008
Messages: 128
Localisation: Sur une hyper-surface que l'on appelle présent.
Pour le spectre, je ne suis pas d'accord, si on s'en réfère à l'épisode 43 (la référence du clone polymorphe) celui ci est une entité très physique, très sujet au dégâts infligés par de bon vieux coup de pied et coup de poing et apparemment incapable de se rendre immatérielle. (a part un bref instant pour prendre une autre apparence peut être).

Pour le nom de Odd mea culpa, c'est pas la première fois que je fait prendre sur le nom des personnages en plus (ce sera corrigé au plus vite).

Pour la chute, en plus des ses puissant servo-moteur contrôlé par des microprocesseurs, le Lieutenant est équipé d'un modèle portatif de bouclier à particules, qui lui permet de transformer l'énergie cinétique en énergie thermique. Ses deux technologies combiné forme un amortisseur des plus efficaces.

Pour le cas Joana oui, c'est du classique et je le sais. Ensuite j'ai pas eux l'impression de dépasser les limites de la genèse, surtout qu'ils devraient être habitué aux situations de ce type. Et que je ne vois pas trop qu'elles autres réactions il aurait pu avoir dans ce cas a part paniquer, (ce qui pour des sauveurs de monde ne fait pas très sérieux). Ensuite j'avoue m'être un peu faciliter l'écriture sur ce coup.

Pour les lieux encore une foi mea culpa, comme je l'ai précisé dans mon commentaire sur la cérémonie des carpes, je me suis rendus compte que ma faction manque cruellement d'identité visuelle. Une description plus approfondis des installations de la federal navy est déjà prête dans le chapitre suivant.
_________________
"In memory of those fallen in the defense of Earth and her colonies. March 3, 2553"
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Robin2553 MessagePosté le: Mer 01 Jan 2014 17:57   Sujet du message: Répondre en citant  
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Spoiler


Merci. Jolie troll sinon je commençais à me dire que j’étais oublié ^^

Et tout d’abord bonne année à tous. Bien comme vous avez pu le constater j'ai mis du temps à le pondre celui-là, mais c'est parce qu'entre temps je me suis revisioné l'intégrale de CL comme promis. Et comme certain d'entre vous ont eu la "grande joie" de le voir sur une autre partie du forum, j'y ai trouvé les références à Serial Experiments Lain que je cherchais et j'ai aussi optionnellement fait la traque aux incohérences et solidifier mon scénario autour.

Là, plongé dans mes illusions et ma mégalomanie aiguë je vous vois demander "Est ce que ça veut dire que le rythme d'écriture va s'intensifier ?". La réponse est non car j'ai des partiels il risque donc d'y avoir encore du délai.

Mais assez parlé de moi, parlons plutôt du chapitre en lui-même. La première chose qui me viens à l'esprit et que c'est encore un bon gros pavé. Il est un peu moins long que le précédent, mais c'est juste parce que le "rapport" est beaucoup plus court qu'avant, sinon il serait plus long que le chapitre 2. Et c'est principalement dû aux descriptions que j'ai mis dedans afin de donner une identité visuelle à ma faction et de replacer le cadre de l'action à une échelle plus approprié pour l'importance des événements qui se déroule dans CL. Vous savez ? Intelligence Artificielle, Informatique Quantique, Matérialisation d'éléments numérique, modifications partielles contrôlées de la réalité, virtualisation d'êtres humains dans les réseaux et autre truc qui se ferait facilement une place dans le top 100 des plus grands événements que l'humanité est connue.

Je vous laisse donc apprécier mon style descriptif et si je me suis planté magistralement ou que c'est trop long ou bien encore les deux à la fois, je vous donne l'autorisation de les passer. (C'est votre droit en tant que lecteur de toute façon.)

Voici donc pavé le retour :


Index technologique :

¹
Spoiler


²
Spoiler


³
Spoiler


Information war :

[Chapitre 3] End of the Beginning :




End Of The Beginning

Is this the end of the beginning?
Or the beginning of the end?
Losing control or are you winning?
Is your life real or just pretend?

Reanimation of the sequence
Rewind the future to the past.
To find the source of the solution;
The system has to be recast.

Release your mind.
Fast forward to the secrets of your code.
Your life's on overload.
Delete or save

The units that make you an entity
That's your identity
If you don't know
Which way to go

You may be lost and confused
A second chance your turn to lose

Regeneration of your cyber sonic soul.
Transforming time and space beyond control;
Rise up resist and be the master of your fate.
Don't look back live for today - tomorrow is too late.

You don't want to be a robot ghost
Occupied inside a human host
Analyzed and cloned relentlessly
Synthesized until they set you free.


Black Sabbath






Synthèse du rapport du centre fédéral pour la recherche et l’innovation : Aspects techniques du voyage inter-univers.

I Principe :
Barbare serait un bon mot pour qualifier la méthode actuelle de voyage inter-univers. En effet, celle-ci n’a rien des miroirs et autres tunnels spatiaux-temporels stables habituellement décris en fiction. Ici l’on force chaque particule du corps que l’on veut envoyer dans un état quantique bien particulier, lui permettant d’être dans cet univers et dans l’autre en même temps, puis on le force à choisir pour l’autre univers. Le principe est en somme assez similaire à l’effet tunnel, sauf qu’être à cheval quantiquement entre deux réalités est bien plus contraignant entropiquement qu’avec une simple paroi.

II Pratique :
Dans la pratique, afin que le voyage soit possible il faut choisir une zone spatiaux-temporelle stable. Une planète semble donc idéale mais ne sera pas retenue pour des raisons évidentes (voir l’incident d’Hauméa). La fédération préfère donc utiliser les points Lagrange 4 et 5 réputés pour leur stabilité. Mais ce n’est pas le plus gros problème, en effet maintenir toutes les particules d’un corps dans un état quantique particulier fait rapidement augmenter l’entropie de celui-ci. En tentant de faire passer un objet tel quel, tout ce qui sortira de l’autre côté est une bouillie de plasma. Afin de régler le problème, l’on s’arrange pour transférer l’entropie à un corps tiers, ce qui permet à l’objet transféré de garder sa cohérence. Pour les objets non vivants, la technique marche sans problème, ils sont juste chauds et un peu radioactifs à leur arrivée. Il en va cependant tout autrement pour un humain. Le cerveau étant un organe extrêmement complexe, organisé et nécessitant d’être toujours actif afin de maintenir le sujet en vie, même une infime quantité d’entropie peut être fatale au voyageur et détruire sa conscience. Pour faire voyager un humain il faut donc qu’une entropie insignifiante soit transférée à la capsule. Et une telle exigence met l’objet tiers à très rude épreuve. Afin de garantir le transfert d’un être humain et du matériel nécessaire à sa survie il faut compter un objet tiers de l’ordre du billion de kilogrammes. L’entropie libérée lors du transfert est tellement importante qu’elle produit une explosion de l’ordre du demi-millier de mégatonnes pulvérisant et rendant les restes de l’objet tiers extrêmement radioactifs, le rendant inutilisable pour un nouveau transfert. Il est de plus délicat de nettoyer les restes. Ce pourquoi même si l’envoi d’objets non vivants est monnaie courante de la part de la fédération, le transfert de personnels est lui limité aux cas d’extrême nécessité. Car en plus d’être coûteux et long à mettre en œuvre ce procédé est dangereux pour les techniciens, mais surtout pour le voyageur qui est littéralement assis sur une bombe.




_____________________________




Kadic, vendredi soir :


« Tellement prévisible » Pensa le Lieutenant.

Une fois l’état d’urgence passé et leurs réponses obtenues, les lyoko-guerriers étaient redevenus eux- même. C’est-à-dire une bande de jeunes adolescents avec la flexibilité d’esprit et le sens des responsabilités qui allaient avec.

—Pas question de réintégrer ce crâneur ! S’écria Ulrich.

— J’ai autant le droit de me battre pour l’humanité que toi Stern. S’insurgea William.

-Ouais, sauf que toi l’humanité tu la mets en danger à chaque fois que tu t’approches à moins de cent mètres d’un scanner. Alors tu m’en voudras pas si j’exerce mon droit de protéger l’humanité en t’en collant une.

—Mais puisque je vous répète que XANA a pris possession de moi contre mon grès !

—Peut-être mais c’est de ton plein grès que tu t’es mis en danger en voulant frimer. Répliqua Yumi. Désoler William mais là c’est du sérieux, on ne peut pas se permettre qu’un gamer du dimanche nous mettes tous en danger pour se faire un high score.

—Et cette mission est réservée aux vétérans. Pas aux crétins cosmiques qui se sont fait capturer par la méduse après leurs cinq premières minutes sur Lyoko. Ajouta Odd. Alors tu retournes dans ta chambre et tu laisses les vrais pros faire.

Rien de bien surprenant donc, sauf que cette querelle était extrêmement contre-productive et commençait à taper sur les nerfs de l’esprit stratégique et méthodique de l’unité Ares. Il y a des limites à la stupidité analytique. Elle abandonna donc son self-control et vociféra dans sa langue natale en appuyant bien sur chaque mots pour leur donner plus de poids.

—Shut the freaking hell up!

Silence immédiat. L’art militaire de beugler venait encore une fois de faire ses preuves.

—Oui ! Le comportement de William était inqualifiable et oui ses crâneries vous ont tous mis en danger et lui comme vous avez dû en payer le prix fort. Mais là n’est pas la question, nous sommes en guerre, William est aussi impliqué que vous. Dans notre situation, nous n’avons pas le luxe de nous priver de lui pour une erreur dont il est la principale victime. S’il veut nous aider, c’est à nous de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire en sorte qu’il ne merde plus.

Elle foudroya alors le concerné du regard.

—Mais ne crois pas que cela excuse ta conduite. Tu penses peut-être qu’ils abusent, mais tes conneries ont bien faillit les faire tuer. On joue avec la vie et la mort ici, il n’y a pas la place pour que tu te gratifies l’égo dans l’équation. Alors si vois ton crâne gonfler ne serait-ce que d’un nanomètre, j’applique la méthode Ulrich et t’envoie direct dans le nuage d’Oort là où tu ne nuiras à personne. Est-ce que c’est compris ?

—Oui M’dame, balbutia William

Calmée et satisfaite de son sermon, le Lieutenant se tourna vers le groupe.

—De toute façon, il serait criminel de vous envoyer au front comme ça. Vous avez beau être expérimentés, votre manière d’appliquer l’art de la guerre est risible au mieux. Si vous avez pu gagner contre XANA, c’est uniquement parce qu’il était encore pire que vous. Comme vous êtes actuellement, les pros de RavenLab ne feraient qu’une bouchée de vous.

—…et ? Demanda Jérémie.

—Et j’espère que vous n’aviez rien d’important à faire ce week-end. Parce qu’on y mettra les retours vers le passé qu’il faudra mais je veux avoir des soldats en face de moi, et je les veux avant que XANA soit de nouveau opérationnel. Alors félicitation, à partir de maintenant vous êtes tous enrôlé dans la Federal Navy, nous partons pour le camp d’entrainement ce soir. Des objections matelots ?

—Ce soir ? S’insurga Yumi. Mais qu’est-ce que je vais dire à ma famille moi ?

—Si ce n’est que ça... Dis-moi, t’as déjà visité le parlement européen ?

La japonaise fronça un sourcil de surprise.

—Heu, non pourquoi ?

—Parfait, Dan passe-moi les Ishiyama en passant par la ligne téléphonique du collège.

« « Modulateur de voix sur Jean-Pierre Delmas ? » »

—Bien entendu.

Quelques instants plus tard, Joana porta sa main à son oreille.

—Madame Ishiyama ? Bonsoir Jean-Pierre Delmas à l’appareil…. Quoi ? (rire) Non bien sûr que non, aucun de vos enfants n’a fait quoi que ce soit de mal, bien au contraire. Voyez-vous, nous organisons un week-end à Bruxelles pour faire visiter les institutions de l’Union Européenne, le voyage se fait sur la base du volontariat pour les élèves de troisième. Mais malheureusement l’un de nos participants a eu un empêchement. Cependant votre fille s’est tout de suite portée volontaire pour prendre sa place, il manque juste votre approbation…. Oui le départ est prévu pour ce soir 20h, ne vous en faites pas pour la nourriture tout a été prévu….Très bien je confierais à Yumi les papiers à signer.

La conversation achevée, elle se retourna vers Yumi.

—Ça, c’est fait. Dan va créer de faux papiers d’autorisation parentale, n’oublie pas de les faire signer à tes parents pour plus de réalisme Yumi. Ce serait stupide de se faire prendre pour une broutille juridique. Odd tu l’accompagneras, il faut que quelqu’un garde ton chien pendant ton absence et quelque chose me dit que les Ishiyama seront ravis d’accueillir Kiwi.

Puis, s’adressant une nouvelle fois à William.

—Et toi tu vas venir avec moi à l’usine, nous ne pouvons-nous permettre de te laisser vulnérable à la xanatification. Alors je vais t’implanter les codes de vaccination contre la possession.

—Bien M’dame, Répondit William.

—Mais ça, ce sera la partie facile, Odd n’a pas tout à fait tort, ton expérience est ridicule par rapport à la leur mais ça peut s’arranger. Quand XANA a été vaincu, mes ordres étaient de ramasser le plus de restes possible pour les services de renseignements. Dan a donc profité de la chute de ses Firewalls pour pirater sa mémoire et en extraire tout ce qu’il pouvait. Et dans ce que nous avons pu rapporter se trouve tes souvenirs en tant qu’esclave de XANA. Or étant donné que les possédés ne sont pas directement contrôlés par lui mais obéissent plutôt à ses ordres…

—Si cette mémoire est rendue à William celui-ci aura toute l’expérience des combats qu’il aura faits contre nous. Compléta Jérémie.

—Exactement, mais vivre avec la mémoire d’avoir été réduis en esclave risque de ne pas être très agréable. Il va falloir te montrer fort psychologiquement, mais l’avantage c’est que je suis presque sûr que ça te retira tout goût de la fanfaronnade.

—J’verrais ça comme ma juste punition. Répondit William en guise d’approbation.

—Ok, maintenant que tout est réglé vous pouvez prendre un peu de repos et diner avant le départ. Ne vous en faites pas pour Jim, j’en fais mon affaire. Rendez-vous à 20h00 devant le passage du parc. Et Odd, pas trop copieux le diner si tu tiens à le garder dans l’estomac, la Fédération de l’Espace Humain n’est pas du genre à prendre l’autocar.




_____________________________




A 20h et quelques, le groupe nouvellement formé des adolescents et de leur gardienne des forces spéciales se rendirent à l’étage le plus inférieur du bunker de Joana par un ascenseur aux portes fait d’une sorte de plexiglass. L’occasion pour les lyoko-guerriers de constater que ce lieu s’étendait sur plusieurs pièces et niveaux. Comme dans la salle principale, il y régnait une lumière blanche très pure, qui contrastait avec le crépuscule jaunâtre auquel ils étaient habitués dans les entrailles de l’usine. Mais l’effet en était loin d’être déplaisant bien au contraire. Pensé pour imiter le spectre du soleil, l’éclairage atténuait le sentiment d’enfermement propre aux bunkers. Une impression appuyée par un choix de couleurs suprenamment clairs pour l’intérieur d’une installation militaire. Loin du traditionnel gris acier, le blanc était à l’honneur, avec des touches de bleu, de vert et plus rarement de rouge. En quittant le doux cocon de la biosphère terrestre pour la froide noirceur de l’espace, l’humanité de l’âge de la colonisation spatiale avait appris à créer des lieux clos accueillant pour ses colons. Un savoir qui avait finis par devenir une spécificité architecturale de leur civilisation et qui était en total opposition avec le design de leurs équipements militaires. Le vert kaki n’étant pas très répandu dans le système solaire, c’est vers la couleur du ciel étoilé qui était maintenant le théâtre de leurs opérations que s’étaient dirigés les militaires. Créant un contraste saisissant entre les constructions raffinées et lumineuses de la Fédération et ses forces militaires dont l’obscurité de l’apparence n’était égalée en magnitude que par leur effroyable puissance de destruction. Ce qu’illustrait parfaitement l’armure noire que portait le Lieutenant, seule véritable touche sombre dans toute cette blancheur.

La cage transparente s’ouvrit sur ce qui semblait être une station de métro futuristique. Derrière une épaisse vitre anti-décompression que la réfraction faisait ressembler à un aquarium, une unique locomotive sans wagon les attendait. Les angles bruts du véhicule contrastaient avec la courbure du vitrage, dont la seule accroche était un sas d’accès hermétiquement verrouillé.

—Un tunnel à vide, identifia Jérémie, ce qui veut dire que cet engin est certainement à lévitation magnétique. Vous utilisez toujours des supraconducteurs pour ce genre d’application?

« Définitivement un petit génie » Pensa Joana.

—Oui, et d’autant plus qu’on a des supraconducteurs à températures ambiantes et extrêmes. C’est devenu un aspect très important de notre technologie. Mon armure et surtout mes armes à accélération magnétique en sont bardées.

Visiblement excités le groupe d’élèves s’avança vers le sas. Malgré la promesse d’un entrainement rude, pour l’instant cette excursion s’avérait bien plus intéressante que les sorties botaniques de Madame Hertz. Seul William affichait une mine visiblement abattue. Ce qui ne manqua pas d’attirer l’attention de la très sensible Aelita.

—Ça va William ? Lui demanda-t-elle.

—Quoi ? Ah, oui Aelita je vais bien. T’en fait pas pour moi va, c’est juste que j’ai encore un peu de mal avec les souvenirs que Joana m’a implantés. Le contrôle exercé par XANA, c’est à la limite de la torture mentale, mais pour cette partie ça va encore, j’ai connu pire.

—Ah bon ?

—Ouais, un contrôle de math par exemple. Essaya-t-il d’ironiser. Par contre, j’ignorais que je vous avais rendu la vie aussi dure. Maintenant je comprends mieux pourquoi les autres pouvaient plus me sentir. Je peux pas vraiment leur en vouloir.

L’intérieur de la locomotive se révéla être assez classique, des rangés de fauteuils séparés par un couloir centrale. Ce qui en faisait se détacher encore plus les lourds harnais de sécurités qui équipaient chaque siège. Pas vraiment le genre d’une gentille rame de métro qui se contente de vous forcer à garder l’équilibre quand elle accélère. Ici, c’était ceinture obligatoire. Une fois qu’ils furent tous installés et attachés, Dan s’afficha sur un écran situé à l’avant avant de demander :

« « Accélération Lieutenant ? » »

Hésitant un instant, Joana décida finalement de vérifier si Odd s’était bien restreint.

— Mettons-leur du 3 g pour commencer.

« « Roger » »

Passant de 0 à 100 kilomètres heure en un peu moins d’une seconde, ils mirent moins d’une demie minute à traverser les 3 kilomètres du tunnel, décélération comprise. Et à la surprise du Lieutenant, Odd ne vomit pas ses tripes. Sa réaction quand ils posèrent le pied sur l’autre quai fut cependant beaucoup moins surprenante.

—C’est tout ? Et c’est pour ça que j’ai pris un diner léger ? La virée que j’ai faite en avion de chasse était bien plus impressionnante que ça…

—Oh mais ça je le sais parfaitement, répliqua Joana, j’en ai même l’enregistrement. Tu sais Odd, tu devrais sérieusement envisager une carrière d’alto. Pouvoir hurler si fort sur deux octaves d’amplitude, c’est pas donné à tout le monde.

—Ah, ça ? Mais c’était des cris d’exaltations.

—Et le « je veux descendre ! » était ironique je suppose ? Enfin bref, ça ce n’était que l’échauffement. Dan, la porte s’il te plait.

Une lourde porte blindée dont le gris acier se démarquait du blanc des murs s’ouvrit devant le groupe. Dévoilant un immense hangar.

—Wow ! Ne put s’empêcher de dire Jérémie.

Donnant un nouvel exemple de contraste entre le design architectural et militaire de la fédération, des astronefs noirs de diverses tailles et formes trônaient fièrement sur les côtés de la gigantesque salle. La blancheur de l’éclairage mettant en valeur leurs courbes aérodynamiques sombres et les canons et pointes menaçantes de leurs armes.
Voyant l’effet qu’avait cette vision sur ses jeunes recrus, le Lieutenant déclara :

—Bienvenue dans l’âge de la colonisation spatiale.




_____________________________





La nuit était tombée sur l’île du lac artificiel de la forêt de Meudon. Dans une autre réalité spatiaux-temporelle celle-ci avait été le théâtre d’une féroce bataille entre une intelligence artificielle machiavélique, une civilisation interplanétaire et une classe de troisième du collège Kadic en sortie botanique. Une situation en somme normale quand on se trouve à moins de 4 kilomètres d’un supercalculateur quantique capable de changer la réalité elle-même. Mais aucune trace de ces événements ne subsistait, et pour cause dans cette version du continuum spatiaux-temporel ils n’avaient jamais existé. L’île n’avait donc jamais quitté son calme habituel et comme chaque nuit, une chouette hulotte qui y avait élu domicile était en chasse. Elle s’était perchée sur un arbre relativement proche de la rive dans le but de pouvoir fixer la forêt à la recherche de proies. Cependant sa tête tournée à 270° fixait la direction opposée : le lac. En effet un drôle d’oiseau venait de faire son apparition au-dessus de l’étendue d’eau et attirait l’attention du rapace nocturne. Noir comme la nuit, seule la vision nocturne très performante du prédateur lui permettait de le distinguer dans l’obscurité. En réalité vaisseau de transport furtif de la Fédération au design très reconnaissable « d’aile volante ». Il était composé d’un habitacle encastré dans une aile gigantesque qui se terminait par un cockpit circulaire surmonté d’une étrange proéminence de la même forme. Le tout pour 80 mètres d’envergure, une cinquantaine de longueur et une quinzaine de haut, des proportions qui l’auraient rendu « balourd » sans ses gracieuses courbes aérodynamiques. Très apprécié pour son vol parfaitement silencieux et quasis indétectable de nuit, les personnels militaires de la Fédération surnommaient ce modèle le « owl ». Et fidèle à sa réputation, c’est sans le moindre bruit qu’il commença son ascension vers le ciel.
Ils ne le savaient pas encore, mais pour les adolescents à son bord, cet instant marquait le début d’une grande aventure. Encore plus grande que celle qu’ils avaient connue jusqu’à maintenant et comme toute aventure, celle-ci viendrait avec son lot de révélations.





_____________________________




Comme on pouvait s’y attendre pour un engin de cette proportion, l’intérieur était spacieux. Outre la soute qui aurait pu accueillir sans problème plusieurs chars d’assauts, le cockpit n’était pas en reste. D’une petite dizaine de mètres de diamètre on y trouvait, en plus des inévitables sièges du pilote et du copilote, un bon nombre de places assises qu’elles soient juste placées un peu en retrait du pilote ou contre les parois. Destinées normalement aux officiers afin qu’ils soient au plus proche des pilotes d’élites sous leurs ordres, elles étaient chacune équipées d’une interface tactique sous la forme d’un écran holographique flottant devant les passagers. De la traditionnelle couleur bleue, ceux-ci étaient, avec les lueurs des instruments du tableau de bord et celles du HUD s’affichant sur la paroi sphérique, les seules lumières qui y régnaient.
Fermement attachés par des harnais de sécurité et équipés de combinaisons spatiales blanches que les écrans holographiques teintaient de bleu. Les lyoko-guerriers étaient visiblement crispés, attendant à tout moment une accélération brutale. Pour Odd et Jérémie cet astronef leur rappelaient des souvenirs oh combien mauvais d’un certain aéronef. Pour tous les autres, c’était leur première fois dans un appareil supersonique.
Le Lieutenant, qui au contraire de ses passagers avait rabattue la visière de son casque afin de profiter du HUD personnel de son armure les rassura d’une voix déformée par ses haut-parleurs.

—Vous en faites pas, je vais y aller doucement pour commencer. De plus quelqu’un risquerait d’entendre le boom supersonique à cette altitude.

Plus détendus, ils profitèrent de ces instants de répit pour regarder autour d’eux. D’un accord tacite entre lui et le groupe, Jérémie était placé au plus près des commandes dans le siège du co-pilote. Un choix qui en disait long sur sa place dans le groupe. Comme ses camarades, il avait les yeux rivés sur la ville des lumières dont le halo occupait tout l’horizon. Méli-mélo lumineux, les seules choses qui se détachaient véritablement de tout ce jaune orangé était les lumières blanches à l’apparition et disparition rythmique de la tour Eiffel et les lueurs rouges des toits de la Défense. Alors qu’il se perdait dans sa contemplation de la capitale, celle-ci disparut soudainement pour laisser place à une obscurité insondable. Se tournant rapidement vers la pilote pour obtenir des réponses, celui-ci se sentit un peu stupide quand son esprit rationnel lui donna l’explication quelques fractions de secondes plus tard.

« On vient d’entrer dans un nuage… »

Sur le HUD, une ligne verte se mit à balayer régulièrement la paroi du cockpit, signalant que le bouclier à particules se débarrassait de gouttelettes d’eau. La sortie du nuage se fit aussi soudainement que son entré.

« Étoiles », telle fut la première pensée des adolescents.

Désormais libre de la couche nuageuse, la lumière des astres célestes resplendissait dans le ciel nocturne. Et ce d’autant plus qu’alors qu’ils les cachaient quelques instants plus tôt, les nuages offraient maintenant une protection contre la pollution lumineuse. Laissant le vaisseau entre l’obscurité et les étoiles. À l’horizon, seul un léger halo orangé témoignait de l’existence d’un pays en dessous d’eux. Et celui-ci ne mettait que plus en valeur la blancheur du gigantesque bras galactique de la voie lactée près duquel se tenait fièrement la lune.
Les lyoko-guerriers se sentirent quelque peu écrasé alors que l’owl continuait son inexorable ascension vers les étoiles. Cherchant à apercevoir les lumières rassurantes de la Terre, ceux-ci se mirent à se tordre le coup pour observer l’extrémité du cockpit. Un comportement qui n’échappa pas à la vision à 360° du casque du Lieutenant qui les surveillait depuis tout ce temps.

« C’est leur première sortie hors atmosphère en véhicule après tout, j’étais pareil quand j’ai quitté Mars pour la première fois. »

En quelques instructions rapides et précises à l’ordinateur de bord. Celle-ci afficha la vision des capteurs photo-électriques arrière, les données télémétriques ainsi qu’une représentation 3D de la position du vaisseau par rapport à la courbure de la Terre sur les écrans holographiques des passagers. L’interface tactique ne manqua pas de repérer et identifier un A-320 volant juste au-dessus des nuages en direction de Roissy-Charles de Gaulle.
Maintenant à une vingtaine de kilomètres, ils pouvaient clairement voir les lumières des villes à travers les trous de la couche nuageuse. La courbure de la Terre commençait à être bien visible et à la limite de l’horizon, au-delà d’un bras sombre que Jérémie avait identifié comme étant la manche, ils distinguaient les villes côtières de l’Angleterre.

—Ok, personne ne devrait nous entendre ici, accrochez-vous on passe en hypersonique.

Le Lieutenant attendit que tous les adolescents soient près avant de commencer à accélérer. Tout en surveillant leur fonction vital pour s’assurer que leur corps supportaient la charge, elle poussa progressivement les gaz jusqu’à 4g. À peine capable de bouger la tête entre le vaisseau qui tremblait et la force d’accélération qui les scotchait à leurs fauteuils. Les passagers constatèrent tout de même que les formes géographiques de la France et du Royaume-Unis devenaient reconnaissables. Au loin, à l’ouest, des flashs lumineux se firent remarquer. Un orage se déchaînait au-dessus de l’océan atlantique. Soudain, à environ 300 kilomètres d’altitude, l’accélération se coupa.

—Le soleil va bientôt apparaître à l’horizon. Rabattez vos visières teintées si vous tenez à vos mirettes. Et profitez du spectacle.

Ils s’exécutèrent, ils avaient désormais du mal à distinguer les lumières des villes mais cela n’avait pas d’importance. Toute leur attention était concentrée sur la fine pellicule d’atmosphère au-delà des îles britanniques et au-dessus du cercle polaire arctique. Celle-ci se teintait de plus en plus de bleu alors qu’ils continuaient leur ascension pour soudain se transformer en une explosion de lumière blanche. Même à travers leurs visières, ils plissèrent leurs yeux par réflexe afin de ne pas être éblouis. Ce fut de courte durée cependant, juste le temps que la paroi du cockpit s’ajuste automatiquement à la lumière.

—Vous pouvez retirer vos visières, on arrive bientôt sur l’orbite basse, je vais nous stabiliser dessus pour passer du côté jour de la planète.

Nouvelle accélération, moins forte cette fois. Outre le fait que le Lieutenant ne voulait pas atteindre la seconde vélocité cosmique tout de suite, pleinement consciente que c’était leur première fois dans l’espace pour plus de la moitié des personnes à bord elle les laissait profiter de l’instant.
L’owl se dirigeait maintenant en direction du soleil, vers l’arctique, ce qui leur laissa tout le loisir d’admirer la banquise et les nuages maintenant visibles. L’océan avait troqué sa noirceur d’encre contre le fameux bleu profond qui vaut à la Terre son surnom. N’échappant pas à leurs instincts humains face aux couleurs familières de leur planète, les adolescents furent ébahis par la beauté de la vue.

—Encore plus belle que dans mon souvenir, Dit Yumi.

Jérémie eu pendant un instant peur que le Lieutenant les emmène s’entrainer dans les rudes conditions du pôle nord. Il fut cependant rapidement rassuré alors qu’ils finissaient de survoler la calotte polaire pour se diriger vers ce qu’il devinait être l’extrême Nord-Est du continent Nord-Américain (il n’arrivait pas à identifier la forme des côtes avec leur orientation). C’est alors que son interface de pilotage émit un léger bip. Intrigué, il étudia plus attentivement les données télémétriques. Apparemment, ils étaient sur le point de quitter l’orbite basse et la vitesse commençait à approcher dangereusement les 11,2 kilomètres par seconde. Ce qui signifiait que…

—Lieutenant Kalenson, nous ne suivons pas une trajectoire de réentrée ? Demanda-t-il.

—Non, on va se servir de la ceinture de Van Allen pour masquer la signature électromagnétique du moteur principal. Répondit-elle.

—Et on va où exactement comme ça ?

—Lagrange 4.

—On va aller sur l’orbite lunaire ?

Joana eu un petit rire amusé.

—Pas Lagrange 4 Terre-Lune, Lagrange 4 Soleil-Terre.

—Hein ? Mais c’est à une unité astronomique de la Terre, on y sera jamais avant la fin du Week-End avec une accélération humainement supportable.

—Relax, tu te souviens du superchamp magnétique¹ avec lequel XANA a inversé la gravité ? Cet engin à la version qui peut nullifier les g d’accélération. on va pouvoir dépasser les 100g tout en gardant nos organes en place.

Loin d’être rassuré, Jérémie se serra sur son harnais de sécurité. Il n’avait que des suppositions sur la technologie des superchamps magnétique. Et 100g ? C’était de la folie, à cette accélération son propre poids le tuerait quasis-instantanément. Avec les avions, même s’il en avait une peur bleue, il pouvait au moins rationaliser la chose en passant en revue les lois de la physique permettant le vol. Mais là, malgré son génie et ses connaissances encyclopédiques il devait faire face à l’ignorance. Si ce superchamp lâchait ou même simplement faiblissait pendant quelques secondes…
L’inquiétude de Jérémie se transmit au groupe. Bien que, à part pour Aelita, ils n’aient pas compris grand-chose de la conversation, au vu de la réaction de Jérémie ils se doutèrent que cela n’allait pas être agréable. Leur ami avait beau être un peu froussard sur les bords, il n’en restait pas moins un rationnel invétéré. S’il avait peur c’était qu’il y avait une bonne raison pour.
A environ 1000 kilomètres d’altitude, Joana commença les procédures d’hyper-accélération. Consciente du relatif inconfort de ses passagers à propos de ce qui allait se passer. Elle se mit à énoncer les étapes dans une tentative de les rassurer.

—Passage en navigation interplanétaire, verrouillage du cockpit et activation et synchronisation du superchamp.

La protubérance au-dessus de la sphère du cockpit se rabattit comme une visière avant de se verrouiller solidement dans des encoches à la base de ce dernier. Son poste de pilotage dissimulé derrière un épais blindage, l’owl était maintenant uniformément noir. À l’intérieur, les capteurs photoélectriques prirent le relais de la vision direct alors que l’extérieur réapparaissait sur les parois de la sphère.

—Injection du deutérium dans la chambre principale de fusion, ignition de la fusion. Pas de fuite thermique détectée, convertisseur thermocinétique² opérationnel et prêt. Procédure d’initialisation terminée, hyper-accélération dans 5, 4, 3, 2, 1, allumage.

Pendant un instant, la puissance de l’accélération les écrasa littéralement sur leurs fauteuils. Le choc fut si puissant qu’il leur coupa la respiration. Mais ils sentirent rapidement la force exercée sur leur corps diminuer alors que le superchamp s’ajustait à leur gain de vitesse. Bientôt ils n’eurent plus qu’une vague sensation de gêne dans les mouvements.

—Accélération stabilisée, force exercée sur la quille magnétique dans le seuil de tolérance. Vous pouvez vous détendre maintenant, arrivée prévus dans 7 heures environ. Essayaient de dormir entre temps.

Mais comme le Lieutenant s’y attendait aucun d’entre eux ne ferma les yeux, trop occupé à regarder sur leurs écrans la Terre s’éloignée de plus en plus vite alors qu’ils gagnaient de la vitesse. Un quart d’heure plus tard, alors que la planète bleue avait maintenant la taille d’une bille Joana leur annonça qu’ayant dépassé l’orbite lunaire, personnes d’autre de cet univers n’était allé plus loin dans l’espace. Les adolescents ne fermèrent l’œil que quand leur planète ne fut qu’une étoile parmi les autres.




_____________________________




Comme avec l’intérieur de leurs installations, les combinaisons spatiales de la fédération avait été façonnées par une longue histoire d’exploration du cosmos. Elles étaient vraiment très confortables et épuisés par les émotions de la journée les lyoko-guerriers s’endormirent profondément pour le reste du trajet, bercés par le son régulier du radar passif. Ils ne sentirent même pas le vaisseau se retourner pour entrer en phase de décélération. Le Lieutenant dû les réveiller avec l’alarme prévue à cet effet.

—Debout tout le monde, la destination est en vue.

Les adolescents se réveillèrent pour constater que la visière du cockpit avait été relevée et qu’une bonne partie du ciel étoilé avait été remplacé par une énorme masse noire qui semblait absorber la lumière des étoiles.

« Un trou noir ? » Pensa Jérémie. « Non, la lumière des étoiles autour n’est pas déformé par l’attraction gravitationnelle, ce doit être autre chose, certainement encore une de leur technologie. »

Les autres n’étaient pas plus impressionnés non plus, outre le fait que le sommeil avait finis par leur faire accepter leur situation, ils commençaient à avoir l’habitude d’être dans l’inconnu. Et de plus Jérémie affichait un visage serein alors ça ne devait pas être si terrible.
Alors qu’ils pénétraient dans la masse noire, une ombre bloquant toute lumière arrivant en face d’eux envahit le cockpit. Plus aucun photon ne pouvait aller de l’avant vers l’arrière, mais étrangement la réciproque était fausse. Si tout devant les passagers était englouti dans une obscurité insondable tout ce qui était derrière été normal. Si bien qu’alors que le Lieutenant et Jérémie pouvaient parfaitement voir le reste du groupe eux ne pouvaient plus les distinguer.
Le phénomène s’arrêta instantanément alors qu’ils dépassaient la frontière du champ d’action du bouclier électromagnétique.

—On piège toute lumière à l’intérieur du périmètre grâce à un bouclier électromagnétique pour dissimuler la station. Expliqua le Lieutenant.

Par station, elle désignait une gigantesque structure de la forme d’une ovoïde fortement aplatie composée d’un hémisphère supérieur et inférieur symétrique. Les deux parties étaient séparées par un renfoncement qui ceinturait l’installation au fond duquel l’on pouvait apercevoir les portes blindés qui donnaient accès aux hangars. Comme dans le bunker de la fédération, le blanc était à l’honneur et n’était interrompu que par les soudures apparentes des énormes plaques métalliques qui composaient la coque, lui donnant un air de damier. Les seuls hublots visibles étaient ceux des centres contrôles de part et d’autre de la ceinture de hangars et ceux de la plateforme d’observation. Implantée au milieu de l’hémisphère supérieur et en forme de corne aplatie au sommet, celle-ci devait faire un bon kilomètre de haut. Près d’elle, mettant encore une fois en avant le contraste blanc-noir des constructions de la fédération, deux imposants croiseurs de combat lourd aux formes polygonales de plus d’un kilomètre de long était amarrés. Mais aussi imposant qu’ils soient, ils paraissaient relativement petits par rapport à la station qui s’étendait sur cinq kilomètres de longueur et de largeur pour environ un de haut sans compter sa plateforme d’observation. Une sorte de tunnel composé de grands anneaux métalliques d’une centaine de mètres de diamètre et espacés de la même longueur partait de l’hémisphère inférieur pour rejoindre la sphère d’une dizaine de kilomètre formé par le bouclier électromagnétique. Le tunnel comme la sphère étaient signalés par de petites balises qui émettaient une lueur rouge à intervalles réguliers, seule manière de repérer la limite du bouclier qui sinon était invisible de l’intérieur. Eclairé par des spots lumineux pour le rendre aussi visible que possible, le nom de la station était peint sur la coque de l’hémisphère supérieur à côté de la bannière aux huit étoiles. « HSF Philip K. Dick ».

—K. Dick ? Interrogea Jérémie en se tournant vers le pilote.

—La construction de cette station remonte à avant que la fédération ne mette le collège sous surveillance.

Odd ne put s’empêcher d’appuyer sur l’ironie de la situation.

—C’était bien la peine de faire tout ce chemin pour retourner au Bahut.

—C’est gigantesque, ce truc fait la taille d’une petite ville. Remarqua William. Pas possible que ce soit juste pour une dizaine de personnes. Un bâtiment de cette taille devrait pouvoir accueillir sans problème une bonne centaine de milliers d’habitants.

—En effet, Philip K.Dick est le QG de la fédération dans cet univers et a été créé afin d’accueillir les survivants de votre civilisation en cas de conflit ouvert avec les sécessionnistes. Si un tel scénario venait à se produire, c’est ici qu’on préparera la contre-attaque avec ceux qu’on aura pu sauver. Répondit Joana.

Elle profita qu’ils n’aillent pas encore atteint les hangars pour leur présenter plus en détail le lieu dans lequel ils allaient vivre.

—Le tunnel qui part de l’hémisphère inférieur de la station collecte la lumière piégé dans le bouclier électromagnétique pour en recueillir l’énergie avec des plaques photovoltaïques. En fonctionnement normal ça suffit à alimenter toute la station. Les deux vaisseaux de combat amarrés sont des croiseurs jumeaux, le « Lord Carroll » et le « Lady Liddell », ils ont été conçus pour pouvoir être utilisés efficacement avec un minimum de personnel qualifié.

Finalement, la porte d’un des hangars s’ouvrit devant le vaisseau et ils purent entrer dans la station. Il n’y avait pas de sas, l’air était retenu par un champ à particules³. Le hangar se referma sur le Owl alors que de multiple bras robots et autres machines s’afféraient à remplir les réservoirs du vaisseau de deutérium et à effectuer des opérations de maintenance. Le groupe sortit du transporteur par une porte latéral à l’avant de celui-ci. Ils posèrent alors le pied dans un endroit qui ressemblait à s’y méprendre avec l’intérieur du bunker qu’ils avaient quitté sur Terre. Une gravité artificielle crée par un superchamp stable maintenait leurs pieds au sol. Sans le voyage qu’ils venaient d’accomplir, il n’aurait jamais deviné être dans l’espace profond.
Joana prit la parole pour leur annoncer la suite des festivités.

—Chez vous actuellement, c’est le petit matin. Alors votre première mission en tant que matelots fraichement recrutés de la Federal Navy sera d’aller prendre une bonne douche et de vous changer. J’ai demandé à l’ordinateur de la station de vous guider jusqu’à vos quartiers. Vous mettrez vos combis spatiale dans vos penderies. Moi il faut que j’aille faire mon rapport aux huiles.

Odd leva la main

—Et pour le petit déjeuner ? C’est que j’ai faim moi maintenant.

—J’y venais Odd. Je vous rejoindrais dans une heure environ et on ira tous manger au self le plus proche.

Alors que le Lieutenant s’apprêtait à partir, Aelita ne pouvant plus retenir sa curiosité l’arrêta.

—Attendez !

—Oui, un problème Aelita ?

—C’est… C’est au sujet de ma mère, dans les informations que vous avez dit avoir volées à RavenLab, est-ce que par hasard… Je me demandais juste si…

Elle n’avait pas besoin d’en dire plus Joana avait compris. L’unité Ares se rendit soudain compte qu’elle avait oublié de retirer son casque, une question d’habitude surement, elle s’était tellement cachée dans les ombres sans pouvoir l’enlever. Elle le déverrouilla pour le soulever de ses deux mains, puis se tourna vers l’adolescente. Elle s’accorda un instant de réflexion afin de choisir soigneusement ses mots.

—Non, les données ne contenaient aucune information sur la localisation d’Anthéa ou même si elle est encore vivante.

La déception traversa Aelita, elle s’y attendait mais avec la disparition de son père le retournement de situation que représentait la fédération était le seul espoir qu’elle avait d’un jour retrouver l’un de ses parents. Bah, de toute façon elle avait déjà fait une croix sur sa mère le jour où ils avaient éteint le…

—Mais les services de renseignements sont convaincus qu’elle est toujours vivante. Elle est là quelque part, reste à arracher cette information à RavenLab et on pourra aller la secourir.

Joana adressa un sourire à la jeune fille aux cheveux roses.

—La directrice Levosky en personne a décidé qu’elle soit classée comme « individu d’importance capital ». J’ai ordre par la Federal Navy d’utiliser tous les moyens que je juge nécessaire pour la retrouver et la ramener. Et j’ai bien l’intention de le faire.

Aelita poussa un petit soupir de soulagement avant de se tourner vers le groupe. Ils ne disaient rien mais leurs expressions lui exprimaient leur joie et leur soutien. Enfin une bonne nouvelle ce n’était pas trop tôt.
C’est donc de plutôt bonne humeur que les adolescents prirent le chemin de leurs quartiers guidés par les différents moniteurs d’affichage de la station. La nuit avait été relativement courte, mais que ce soit pour combattre XANA ou faire le mur ils avaient l’habitude de peu dormir. Alors qu’ils s’enfonçaient dans la station, ils ne purent s’empêcher de remarquer que pas seulement le hangar, mais aussi tout cet endroit ressemblait au bunker terrestre de la fédération. Ils durent même embarquer dans un métro sous vide semblable à celui qu’ils avaient déjà emprunté. Mais alors que les parois du tunnel à vide semblaient ne plus en finir, une exception de taille vint soudainement les surprendre. Ne dérogeant pas à la bonne humeur qui régnait dans le groupe, Odd y alla de sa petite blague.

—Oh non, pitié ! Faites que ce ne soit pas un complot pour nous emmener en sortie botanique.

Derrière le plexiglass du tunnel s’étendait un parc au-dessus duquel régnait un faux ciel holographique reproduisant les lumières de l’aurore. Les parois étant dissimulés par l’hologramme, ils leur étaient difficile d’en estimer la taille mais au vu du temps qu’ils mettaient à traverser cette partie de la station, ils devinèrent que c’était gigantesque.
Ils arrivèrent finalement aux sections d’habitations, la zone s’étendait sur des centaines d’étages mais puisque la station était vide pour le moment le Lieutenant leur avait attribué des chambres tout près de la station de métro. Ils se dirigèrent donc vers le bloc d’habitation individuelle A pour découvrir un couloir aux dimensions vertigineuses. Interrompu environ tous les 10 mètres par une intersection donnant accès aux chambres en elles-mêmes, l’extrémité de celui-ci était tellement loin qu’elle en était invisible. Afin de se repérer, des numéros bleus avait était peint devant chacune de ces bifurcations. Comme William l’avait remarqué, cet endroit était une véritable ville. Pour la première fois depuis le début du voyage les adolescents se sentirent écrasés par l’ampleur des événements, où plutôt serait-il plus exact de dire que c’était la première fois que cette sensation leur apparue si claire. Depuis le début de leur combat contre XANA ils avaient eu cette impression qu’ils avaient pris part à des événements qui les dépassaient, qu’ils ne pourraient pas toujours contrôler. Mais depuis le temps qu’ils sauvaient le monde elle était devenue une part de leur inconscient. Tout du moins jusqu’à ce que ce gigantesque couloir leur rappelle combien de vie était en jeu dans cette guerre.
Ce fut donc avec soulagement qu’en tournant à la première intersection, ils trouvèrent un couloir à échelle humaine cette fois. Contenant une vingtaine de chambres individuelles plus des douches et des toilettes séparées, celui-ci leur rappelait le bon vieux internat de Kadic. Même à l’âge de la colonisation spatiale, il y avait certaine chose qui ne changeait pas.
Après avoir pris une bonne douche, ils se changèrent avec les nouveaux vêtements fournis par la fédération pour ses recrus. Des sous-vêtements standards à leurs tailles, une paire de chaussures qui semblaient être des descendants des rangers que portaient habituellement William et une combinaison bleue marine complétée par une ceinture à pochettes sur laquelle était notamment accrochée un holster vide. L’épaule droite était décorée par un écusson aux teintes jaunes-orangés représentant la silhouette stylisée d’un oiseau aux ailes à demi déployées. L’on pouvait lire sur ses bords circulaires « Federal Navy Phoenix Training Program, Exictus Acta Probat. ».
Au grand dam d’Odd, pas une seule touche de violet n’était visible dans leur nouvel accoutrement, mais il y avait plus grave. Le comique de la bande venait de se rendre compte après avoir pris sa douche qu’il avait oublié d’emporter du gel et de la teinture. Ses cheveux d’habitude dressés sur sa tête s’affaissaient maintenant mollement sur sa nuque. Au plus grand amusement de ses amis et surtout d’Ulrich.

—Je vois déjà le truc. Commença l’habituel camarade de chambre du concerné avant de prendre une voix exagérément grave. Après le retour du ridicule revenant radioactif, découvrez le nouveau court métrage d’Odd Della Robbia : Dans l’espace sans un pot de gel.

—Ouais, c’est ça, marres toi. Cette coupe de cheveux c’est une partie de mon âme, c’est pas pour rien qu’elle est intégrée à ma tenue sur Lyoko. Tu peux pas être un super-combattant comme moi sans le style qui va avec. C’est contre le code d’honneur du guerrier. Tu comprendras quand tu atteindras mon niveau.

Par habitude ils s’étaient réunis dans la chambre décernée à Jérémie. Une pièce simple avec pour seuls meubles un lit et un bureau équipé d’une interface holographique. Une fausse fenêtre projetée par défaut l’image d’une plaine verte ondulant sous une brise d’été.
Le moniteur de contrôle de la porte coulissante se mit à sonner, un robot porteur (l’équivalent de la poste dans la station) venait de déposer un colis dans une boîte aux lettres incrustée dans les parois de la porte. Un message d’afficha sur le petit écran bleu.

« Pour Odd, de la part de votre Lieutenant ».

Le garçon à la coiffure improbable bondit du lit avant de se mettre à genoux devant l’ouverture de la boîte.

—Par l’esprit du dieu ninja de Kong-Fu Commando, faites que ce soit ce que je pense que ce soit.

Après quelques secondes de lutte frénétique contre les commandes d’ouverture, toujours sur ses genoux il tendit les mains vers un ciel imaginaire les paumes ouvertes. Révélant à la vue de tous un pot de gel et un tube de teinture violette tout juste sortis de l’usine chimique de la station.

—Ouais ! Béni sois-tu Ares, dieu des guerriers. Bon vous m’excusez j’ai un rituel à suivre. Dit-il tout en activant l’ouverture de la porte pour se rendre dans les douches.

Même à 150 millions de kilomètres de la Terre, il y avait certaines choses qui ne changeaient pas.




_____________________________




Comme promis, environ une heure plus tard Joana alla les chercher pour les conduire au self. Elle avait quitté son armure de combat et portait maintenant une combinaison de la même couleur qu’eux. Celle-ci était affublée de son nom et grade, de ses barrettes argentées de Lieutenant et de l’écusson des unités Ares représentant un guerrier hoplite.
Le self en lui-même était très classique, seul le bras robot remplaçant l’employé derrière le comptoir changeait de ce que l’on pouvait habituellement trouver sur Terre. Le repas se composait de produits conservés sous vide absolu cultivés hors-sol dans la station et de viande synthétique.
Comme à son habitude, Odd engouffrait les aliments à une vitesse inaccessible au commun des mortels. Ulrich hésita à lui faire une remarque puis se ravisa en se souvenant que le ventre à patte s’était déjà restreint avant de venir ici.
À la fin du repas, le Lieutenant leur demanda de s’aligner pour faire une annonce.

—Bien, il est 6h32 temps universel, et vous êtes douchés, repus et à en croire vos mines reposés. Le retour dans le passé nous renverra à ce point, l’entrainement commence maintenant. Des objections ?

Aucune réponse, il fallait bien que l’enfer commence, ils s’étaient venus pour ça après tout.

—Très bien, footing de deux kilomètres jusqu’à la salle d’entrainement pour commencer, ça nous échauffera. Et si j’en vois à la traine, c’est série de pompes pour tout le monde.

La fin de leurs débuts en tant que sauveurs du monde avait sonné. Il était temps de passer professionnel.

A venir dans le Chapitre 4 : Boot Camp.

Si l’on doit briser l’article 77, partie 2 du Protocole I et l’article 4, partie 3, ligne c du Protocole II de la convention de Genève par nécessité. Donner un bon entrainement aux recrus est un minimum. Même si cela impose de fouler un tout petit peu l’article 32 de la quatrième convention…
_________________
"In memory of those fallen in the defense of Earth and her colonies. March 3, 2553"
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solal MessagePosté le: Ven 10 Jan 2014 06:06   Sujet du message: Répondre en citant  
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Robin2553 MessagePosté le: Sam 08 Fév 2014 00:12   Sujet du message: Répondre en citant  
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y'hello !
Oui je sais ça fait plus d'un mois mais que voulait vous ? Il semblerait que j'ai pris ma carte d'abonnement aux pavés Laughing. Car oui ce chapitre sera encore un pavé, parce que même si il n'y a pas énormément d'élément d'intrigue dévoilé. Il fait quand même office d'une grosse transition entre nos bon vieux lyoko-guerriers et leur logique de héros de dessin-animés, à des combattants professionnels qui devront faire face la réalité du champ de bataille et à la complexité de ce monde. Une grosse transition quoi. (Et dire qu'à l'origine, le chapitre 3, 4 et le futur 5 était censé ne faire qu'un *soupir*)

J'en profite aussi pour dire que la back story d'information war est presque entièrement crée, plus que quelque arrangement à faire dans la connexion des événements et elle sera toute prête. Et je doit dire que j'en suis assez fière Cool . Elle est effectivement assez... complexe, mais ça ce sera à vous d'en juger quand je vous la révélerais.

Enfin bref comme vous l'attendiez probablement (pas) tous, voici le quatrième chapitre de Information War, j'ai nommé :


Information war :

[Chapitre 4] Boot Camp :


Extrait de l’article « Unité Arès » tiré de la grande bibliothèque de Pandia.

Les unités Arès sont une branche particulière des forces spéciales de la Federal Navy, créée en 2234 en association avec le centre fédéral pour la recherche et l’innovation. Le projet initial était destiné à tester les technologies d’augmentations humaines dans un cadre respectueux de la convention de Tokyo sur l’éthique transhumaniste et les restrictions d’accès aux technologies à caractère militaire en application dans la Fédération. Cependant, les progrès rapides rendus possible par la fiabilité des simulations sur ordinateurs quantiques, propulsèrent très vite le projet aux applications militaires à proprement parler avec la création de « super-soldats ». Les unités Arès sont donc des humains fortement augmentés et cybernétisés. À tel point que leurs corps nécessitent de lourdes maintenances les rendant dépendants à la technologie sur le long terme. Un lourd sacrifice, néanmoins compensé par les capacités de leurs corps augmentés. Effectivement, en plus de la mémoire parfaite, du contrôle de l’organisme et tous les autres avantages des implants neuronaux militaires pour forces spéciales, les unités Arès sont largement supérieures sur tous les aspects aux êtres humains normaux. Un avantage renforcé par leurs équipements qui comptent parmi les plus avancés de la fédération. Le plus célèbre étant leur armure noire qui, crée sur mesure pour chaque unité, est la tenue de combat la plus couteuse de l’ensemble des forces armées fédéral. Ceci, en plus du coût de la maintenance et des augmentations rendent les unités Arès très couteuse à produire et à équiper. Ce pourquoi elles sont restées peu nombreuses malgré le fait que leur efficacité ne soit plus à prouver après leur rôle dans la guerre externe. Un autre trait caractéristique des unités Arès est leur psychologie. Les augmentations subites les transformant littéralement en armes humaines, le cadre légale dont elles sont assujetties exigent que les sujets soient sélectionnés selon des critères psychologiques stricts. Il en résulte que le programme n’accepte que des individus dont l’altruisme, la dévotion à l’humanité et le sens du sacrifice aient pu être établi par une batterie de tests comportementaux extrêmement sévères et/ou leurs actions. De par ce fait, les unités Arès peuvent bénéficier d’une excellente réputation chez les autres corps militaires de la Fédération, l’état-major et même les civils.

« Il n’y a pas plus humain que les dieux de la guerre. » Proverbe sur les unités Arès datant de la guerre externe.






HSF Philip.K.Dick, 2315 (calendrier fédéral)


—Elle n’est pas humaine. Se plaint Ulrich à voix haute autant pour lui que pour ses camarades d’infortune.

Comme pour confirmer ses dires, l’unité Arès dont l’ouïe ultra-sensible avait tout entendue malgré la distance se tourna vers lui sans réduire sa vitesse avant de déclarer.

—Exact Ulrich, je suis un officier instructeur et contrairement aux humains je ne connais pas la pitié. Alors t’as intérêt à accélérer la cadence si tu veux pas en plus faire des pompes.

Ne pouvant même pas soupirer tellement il était à bout de souffle, le concerné se contenta de lever les yeux au plafond un bref instant avant de se reconcentrer sur sa course. Le rythme en soit n’était pas au-delà de ses capacités, non, le véritable problème c’était les escaliers. Des tas d’escaliers et le Lieutenant qui mettait un point d’honneur à ne jamais ralentir, même quand ils devaient grimper d’innombrables marches. Dire que c’était épuisant aurait été un euphémisme. Et bien évidemment Joana ne montrait pas un seul signe de fatigue, se permettant même de courir à reculons devant eux dans ce qu’Ulrich interprétait plus comme une technique pour les narguer qu’une surveillance de leur état physique. Il jeta un coup d’œil sur le reste de la bande, les seuls qui avaient à peu près l’air de s’en tirer était William et… Jérémie ?
Intrigué au point d’en oublier sa rivalité avec Dunbar, il ne put s’empêcher d’aller questionner le blondinet.

—Jérémie, comment tu fais ?

Afin d’économiser son souffle, le binoclard lui donna une réponse courte et concise.

—Jim, commando.

Ah oui ! Il s’en souvenait maintenant, Jérémie était le seul parmi eux à avoir suivi le stage de Jim jusqu’au bout. En y repensant, là tout de suite, il regrettait d’avoir refusé de continuer, enfin, il avait appris depuis longtemps qu’il était plus facile de regretter que de faire. En parlant de regrets…
Ulrich jeta un coup d’œil attentif à Yumi, celle-ci semblait ne prêter que peu d’attention à ce qui l’entourait. Concentrée sur sa course, regardant fixement droit devant elle, elle enchaînait les foulées à une cadence rythmique sans se plaindre bien que visiblement épuisée. Par un procédé psychologique aussi peu mystérieux que prévisible, cette vision fit immédiatement se concentrer l’adolescent sur sa course. Accélérant légèrement, celui-ci parvient finalement au même niveau que William et Jérémie. Une petite comédie qui ne manqua pas d’arracher un sourire à Joana.
Après deux escaliers de plus ils arrivèrent finalement à la salle d’entrainement, le Lieutenant les laissa s’appuyer sur le mur pour récupérer leurs souffles. Il n’y aurait pas de séance de pompe, c’était juste une menace en l’air pour les motiver, mais ça ils ne le sauraient jamais. Après un petit temps de récupération, Joana les invita à entrer dans la salle d’entrainement, où plutôt le vestiaire de celle-ci. Une pièce simple bien que grande avec un banc centrale et des casiers ouverts aux murs pour la plupart vides. Ce pourquoi l’attention du groupe se concentra très vite sur le contenu des quelques casiers pleins. On pouvait y trouver une panoplie composée d’un casque à visière et d’un gilet de protection, mais surtout d’armes exotiques qu’ils n’eurent aucun mal à reconnaître. Au plus grand malheur de Jérémie elles étaient au chiffre de sept, l’exacte quantité de personnes dans la salle.
Le Lieutenant saisit un casque avant de commencer à les briefer.

—Bien, première leçon pratique, contrairement aux films et jeux vidéo auxquels vous êtes habitués, dans la réalité un bon combattant se doit de penser à sa sécurité avant son esthétique. Les protections ne sont donc pas optionnelles. Ceci étant dit comme vous avez pu le constater à la tronche de votre équipement, nous allons commencer en terrain connu avec une simulation de combat sur Lyoko. Mais contrairement à ce dont vous avez l’habitude, nous aurons ici le grand honneur d’accueillir Jérémie Belpois sur le champ de bataille. Je serai votre adversaire.

Sur ces mots, Joana enfila son gilet de protection et attacha son casque, les autres l’imitèrent. Pour des raisons évidentes, certaines des armes des lyoko-guerriers étaient mieux imitées que d’autres. Si les katanas d’Ulrich et l’épée de William étaient des répliques quasis-exactes, les armes d’Odd, de Yumi et d’Aelita tenaient plus d’une émulation holographique qu’autre chose. Mais ces deux dernières ni prêtaient que peu d’attention, toute intriguées qu’elles étaient devant Jérémie en train d’attacher un clavier-écran à son avant-bras.

—Tout le monde est prêt ? Aucun problème pour vos armes ? Leur demanda le Lieutenant armé d’un bâton de combat.

En l’absence de réponse elle ouvrit la porte de la salle du simulateur. Un gigantesque espace de la taille de plusieurs hangars uniformément éclairé et d’un blanc tellement pur qu’il était impossible d’en distinguer les bords. Seule la porte indiquée par des bandes jaunes et noires était bien visible.

—Special preprogram simulation Lima Delta Alpha. Ordonna Joana à l’attention de l’ordinateur gérant la simulation.

Quelques instants plus tard, le blanc céda la place au jaune orangé typique d’un plateau du territoire du désert, dans une simulation holographique d’un réalisme époustouflant. Enfin, autant que pouvait l’être la simulation d’une imitation virtuelle de désert. Seules différences notables, la porte qui restait visible ainsi que des panneaux d’avertissement triangulaire pour signaler la position des murs. C’en était au point que les humains bien réels eux, ne semblaient pas à leur place.

Après une petite marche pour s’éloigner des murs, les lyoko-guerriers se retrouvèrent en face d’une unité Arès nullement inquiéter.

—Prêt ? Alors attaquez ! Leur ordonna-t-elle.

Et c’est Ulrich qui réagissant au quart de tour, porta le premier coup en chargeant avec un cri viril…
Ou tout du moins essaya, avant de se rendre compte que ses katanas étaient trop longs pour être dégainés depuis son dos. Une découverte aussi soudaine qu’inattendue qui arrêta l’adolescent en plein élan, le laissant totalement vulnérable. Profitant de cette ouverture généreusement offerte par les dures réalités de la physique, Joana lui asséna un coup sur le casque.

—Amateur. Se moqua-t-elle.

*Eliminated* Afficha un petit logo au-dessus de la tête de la recrue.

Arrivant juste derrière mais n’ayant pas à dégainer son arme d’une manière improbable, William s’avéra plus dangereux que son rival. Mais après quelques attaques esquivées par le Lieutenant, une parade de cette dernière les mirent tous deux dans une situation de blocage où l’humaine augmentée avait clairement l’avantage. Dans une tentative de renverser la situation, le guerrier essaya de tourner sur lui-même pour pouvoir attaquer de l’autre côté…
Laissant son dos grand ouvert.

*Eliminated*

Le champ de visée enfin libre, ce fut autour d’Odd et de Yumi d’entrer en action. Le premier optant pour un feu nourrit avec ses deux fausses pattes de chat et la deuxième envoyant ses deux éventails holographiques…
La laissant momentanément sans armes et vulnérable.
Optant pour une trajectoire en arc de cercle afin d’esquiver les tirs de fléchettes, il n’en fallut pas plus à l’unité Arès pour foncer sur la japonaise. Forte de ses réflexes acrobatiques, l’adolescente eu la présence d’esprit de bondir sur le côté pour tenter d’esquiver le coup. Manœuvre réduit à néant par le balayage horizontal de l’arme de Joana.

*Eliminated*

—Attention Odd ! Cria alors Aelita.

Mais le concerné était trop occupé à viser Joana qui était maintenant à très courte distance. Il ne considéra pas l’avertissement d’Aelita, même s’il l’avait entendu et ce n’est donc que trop tard qu’il verrait le vrai danger.
Rapide comme l’éclair, le Lieutenant se jeta sur le côté pour effectuer une roulade. Futile, tout ce qu’Odd avait à faire, c’était pointer ses armes vers le point de réception pour faire mouche.

—Flèche Las…

*Eliminated*

Et ce fut seulement à cet instant qu’il remarqua le deuxième éventail holographique de Yumi lui traverser la poitrine. Mais il était trop tard, le premier l’avait déjà éliminé.

—Champ de force ! S’exclama Aelita essayant de profiter du fait que l’unité Arès n’avait pas encore tout à fait récupérée de sa roulade.

Joana esquiva en bondissant sur le côté sans même prendre la peine de se relever. Puis enchaîna avec un rapide bond en avant en direction de la gardienne de Lyoko. Celle-ci tira alors son deuxième champ de force qu’elle avait gardé au cas où. Mais son adversaire le balaya d’un simple revers de bâton avant de lui porter un coup.

*Eliminated*

—YAAAAAAH ! Hurla Jérémie une « bombe logique » qu’il venait de créer avec son clavier-écran dans la main.

N’ayant aucun espoir d’atteindre l’unité Arès avec une arme aussi lente et peu précise, le cerveau des lyoko-guerriers avaient adopté la seule approche logique : l’attaque kamikaze. Il fonça donc tête baissée sur le Lieutenant, son « explosif » réglé pour détoner dans quelques secondes.
Ne prenant même pas la peine de lever son arme, Joana se contenta de lui faire un croche-pied. Le blondinet s’étala alors pathétiquement sur le sol avant de subir l’explosion de sa propre arme.

*Eliminated*

—Et bien, le terme « pathétique » serait euphémistique compte tenu de la situation. Commenta la gagnante.

Aucun commentaire des perdants, ils s’étaient fait éliminer en beauté, ils n’avaient rien à ajouter.

—Bah, je serais pas digne de mon titre d’unité Arès si j’étais pas capable de mettre sa pâtée à une bande d’adolescents. De plus ce n’était pas vraiment un entrainement.

—Ah bon ? Et c’était quoi alors, une séance d’humiliations ? Ironisa Yumi.

—Oui, en partie mais c’est aussi bien plus que ça. Cette petite simulation avait pour but de vous montrer que malgré votre expérience, vos styles de combat restent très immatures et inefficaces. Mais rassurez-vous, la fédération à une solution pour changer cet état de fait. Bring special training equipments, one to six.

Une ouverture se révéla sur le côté gauche de la salle du simulateur, laissant passer six chariots automatiques clos de la taille d’une camionnette. Ceux si se garèrent en bataille devant le groupe, formant ainsi une ligne parfaite avec un espace d’environ dix mètres entre chaque.
Alors que les adolescents se demandaient ce que ces trucs pouvaient bien être, ils s’ouvrirent, révélant une véritable armurerie. Chaque chariot possédait des dizaines et des dizaines d’armes d’entrainement au combat sur Lyoko, lances, arcs, fusils, pistolets, épées, boucliers, couteaux, gadgets divers, il y en avait pour tous les goûts mais pas une seule d’entre elles étaient réellement utilisées par l’un des avatars des lyoko-guerriers.

—Bien, il est temps de faire maturer vos styles de combat vers quelque chose de plus pratique.




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A 13h30 GMT le groupe pris le métro pour le self afin de prendre un repas bien mérité. Cela faisait plus de quatre heures qu’ils s’entraînaient aux maniements d’autres armes et à la maîtrise de nouveaux styles de combat et comme le disait Odd :

—L’entraînement moi, ça me creuse l’appétit.

—Odd, tout te creuses l’appétit. Répliqua Jérémie.

Assis devant leur repas les lyoko-guerriers profitaient de cette pause pour souffler un peu. Surtout Ulrich, qui venait de se faire expliquer en long en large et en travers en quoi le style à deux katanas, bien que cool dans les jeux vidéo et les mangas, était aussi ridicule qu’inefficace dans la réalité d’un combat. Les côtes du samouraï n’étaient pas près d’oublier la démonstration de kenjutsu classique que le Lieutenant venait de lui donner en guise d’argumentation de choc.

—Au fait Lieutenant, commença William, vous ne nous avez pas encore raconté comment vous avez fait pour nous couvrir avec Jim.

—Ça, j’préfère pas en parler, répondit Joana. Disons juste que ce bon vieux Moralès crois que vous êtes sous la surveillance d’un adulte responsable et respectueux de la convention Genève…





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La première après-midi fut marquée par le premier entrainement au combat réel. Avec pour commencer les bases du maniement d’une arme à feux.

—Il n’y a que trois raisons valables pour sortir votre arme : Pour combattre, pour s’entrainer ou pour l’entretenir. Ce ne sont pas des jouets alors tout maniement d’une arme réelle en dehors de ses trois conditions sera sévèrement réprimandé. Et surtout, pour l’amour du bon sens, maintenez le canon vers le sol ou vers le plafond quand vous ne la pointez pas sur une cible. Il n’y a rien de plus désagréable qu’un imbécile qui met votre vie en danger en braquant une arme sur vous par mégarde. Est-ce que c’est compris ?

Les lyoko-guerriers acquiescèrent.

—Bien, alors passons aux exercices de tir sur cibles.

Et c’est ainsi que Joana passa le reste de la journée à apprendre aux adolescents comment opérer des armes modernes et se battre avec. Un entrainement pas excessivement physique mais très long qui laissa les recrues las. Après un diner et une douche rapide, trop épuisés pour avoir le cœur à la papote et se doutant qu’ils devraient se lever tôt le lendemain matin tous allèrent directement au lit. Avec leur état de fatigue, le sommeil ne fut pas bien dur à trouver.





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—Je hais faire des prédictions exactes. Marmonna Jérémie encore à moitié endormie.

Après leur avoir laissé seulement six heures de sommeils, le Lieutenant avait décidé de venir en personne dans le bloc d’habitation individuelle pour les réveiller.

—Debout bande de limaces estropiées, c’est une merveilleuse journée d’infractions à la convention de Genève qui s’annonce !

Elle avait revêtu son armure de combat noir, ce qui était, de l’avis des adolescents, pas bon signe du tout.
Après qu’ils se soient tous habillés, Joana les conduisit directement à la station de metro, sans passer par la case self, au plus grand dam d’Odd.

—Heu, Lieutenant sauf votre respect, je vous rappelle qu’un humain normal ça mange le matin, se plaignit Odd. Même moi qui suis au-dessus du commun des mortels n’échappe pas à cette loi. C’est dire si c‘est important.

L’unité Arès eu un petit sourire narquois.

—Là où nous allons Odd, un estomac plein est la dernière chose dont tu auras besoin.





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—Prêt ? Demanda rhétoriquement Joana.

—heu, Non ? Répondit Odd, à demi pour blaguer à demi-sérieux.

—Très bien, alors c’est parti.

Obéissant aux commandes de son pilote, le nez de l’owl se leva brutalement, projetant les têtes des passagers vers l’avant.

—Heck, heck, heck, se mirent à répéter inlassablement les adolescents. Appliquant la technique de contrôle de la respiration que le Lieutenant leur avait apprise pour ne pas s’évanouir.

—Ok, on va partir sur une vrille inversée fléchissez bien les jambes, 2g, 3g, 4g, 4 g et demi et voilà 5g, tenez le coup… Et je relâche.

Et ainsi jusqu’à ce que les lyoko-guerriers soient complètement lessivés. Odd ne comptait plus les fois où il avait vu le voile gris (il avait même cru voir le voile noir à un moment) et il n’avait pas tort quand il supposait que c’était pareil pour les autres.
Au moins avait-il eu finalement son petit déjeuner. Assis au self le groupe mangeait sans trop de conviction, inquiet quant à la suite de l’entrainement. Joana n’était pas avec eux, partit retirer son armure et « faire un truc ». Ce qui était de l’avis des adolescents pas bon signe du tout, un point de vue conforté par leurs prédictions exactes plus tôt dans la matinée.
C’est donc d’un œil morne qu’ils accueillirent leur instructrice quand celle-ci entra dans le self de nouveau habillée de sa combinaison bleue marine. Point notable, elle transportait ce qui ressemblait à une tablette numérique, comment allait-elle transformer un si petit objet en instrument de torture ? L’imagination des lyoko-guerriers redoublaient de créativité pour tenter de répondre à cette question. Elle leur demanda de s’aligner pour faire une annonce, un sentiment de déjà vu envahi les recrues, allaient-ils devoir encore courir ?

—Je suis extrêmement déçu, commença-telle.

Le cliché de l’officier instructeur qui rabaissait ses troupes. Souvent suivi d’une « punition » sous la forme d’un nouvel exercice physique. Encore un mauvais signe…

—Je comptais encore vous torturer comme ça pour le reste du week-end, mais les pédopsychiatres qui vous suivent disent que ce serait mauvais pour votre santé mentale à long terme. Foutus civils…
Enfin bref, vous avez quartier libre pour le reste de la journée jusqu’au prochain retour dans le passé programmé à 3 heure du matin environ.

Cris de joie de la part de tout le groupe. Un jour de repos n’est jamais plus agréable que quand il n’était pas prévu. Mais alors qu’ils s’apprêtaient à se diriger vers la sortie du self, le Lieutenant leva sa main pour les arrêter.

—Mais avant cela, il y a encore une formalité que nous devons régler.

Tout en disant ses mots, elle posa la tablette numérique qu’elle tenait sur la table la plus proche. Puis prenant un air grave elle s’approcha du groupe.

—Jérémie ?

—Oui ? Répondit l’adolescent, un peu surpris. Pourquoi lui tout à coup ?

A la surprise générale, le Lieutenant posa les mains sur les épaules de Jérémie et se baissant au même niveau que lui, rapprocha son visage du sien extrêmement près. Il pouvait maintenant clairement voir les iris artificiels gris aciers des yeux de l’unité Arès faire le point sur son visage. Le blondinet se mit à rougir, il n’était pas habitué à ce qu’une fille se rapproche autant de lui.

—Cet ordinateur portatif contient toutes les connaissances scientifiques du 24éme siècles, ainsi que l’ensemble des technologies informatiques de la fédération. Y compris celles à caractère militaire. Lui déclara-t-elle.

Face à ça Jérémie ne put que répondre.

—Wah ! Vraiment ?

C’était vraiment pas quelque chose d’anodin, Jérémie ne le savait que trop bien. Essayant d’étayer sa réponse, il ajouta.

—Mais, pourquoi ?

—Je vais être honnête avec toi Jérémie, tu es un génie.

—Non, sans blague. On s’en serait jamais douté, ne put s’empêcher d’ajouter Odd d’un ton sarcastique.

—Non Odd, tu ne comprends pas, Jérémie n’est pas le genre de génie qui se trouve juste une bonne place après les études, he’s a REAL fucking genius. Le genre qui pointe son nez une fois par siècle pour révolutionner le monde de la science. Albert Einstein, Isaac Newton CE genre de génie.

—Sérieusement ? Demanda Jérémie dont la surprise venait encore de monter d’un cran.

—Oh que oui, pas un seul de nos scientifiques ne t’arrives à la cheville. C’en est au point que la plupart de nos applications sur le supercalculateur sont des versions améliorées de programmes que tu as toi-même développés. Et je tiens même de source sûre que tu as un fan-club dans la section informatique quantique. Qu’un génie de ta trempe se soit retrouvé par hasard aux commandes du seul supercalculateur quantique non contrôlé par RavenLab tient du miracle divin. Alors encore une fois je vais être honnête avec toi Jérémie, tu es notre meilleur atout dans cet univers. Ton génie s’avérera certainement crucial dans la balance des forces entre nous et RavenLab. Et c’est pour ça que la fédération veut te donner ces connaissances, malgré les risques.

—Ah ? Parce que la connaissance est risquée au 24éme siècles ? Questionna Ulrich.

—Non Ulrich, le risque c’est que là ce que je m’apprête à faire revient à donner à Isaac Newton les connaissances pour développer la bombe H au 18éme siècle. Mal utilisé ce savoir pourrait plonger cet univers dans le chaos. C’est le genre de responsabilité que tu vas devoir supporter si je te remets cet ordinateur Jérémie. Et moi j’ai juré de défendre l’humanité, alors j’ai besoin de savoir, vas-tu utiliser cette connaissance pour le bien de l’humanité et juste pour le bien de l’humanité ? Acceptes-tu seulement une telle responsabilité ?

—Ou… Oui, bredouilla le génie.

—Jures-le.

Se ressaisissant, Jérémie afficha le visage le plus sérieux qu’il puisse avant de dire d’un air solennel.

—Oui, j’accepte ces connaissances et jure de toujours les utiliser pour le bien de l’humanité.

Nouveaux mouvements de l’iris artificiel du Lieutenant, celle-ci analysait l’expression de Jérémie, mesurait l’augmentation des battements de son cœur avec ses mains, décodait les impulsions de sa voix avec ses implants neuronaux. Puis finalement, satisfaite par ce que lui disait le langage du corps. Elle lâcha Jérémie, alla chercher l’ordinateur portatif et lui tendit.

—Je te fais confiance pour l’instant, mais gardes à l’esprit que je serais là pour te surveiller Einstein, Dit-elle le sourire aux lèvres tout en ébouriffant les cheveux blonds du concerné.

La tension de l’atmosphère ayant soudainement chutée, Joana se décontracta.

—Bon, je suppose que je peux quitter mon rôle d’officier instructeur pour le reste de la journée.

Son expression dure et sévère avait fait place à l’expression plus détendue qu’elle avait la première fois qu’ils s’étaient rencontrés. Une sorte de sourire implicite qui lui donnait un air très amical.

—Hey les kids, commença-t-elle d’un ton enjoué, j’ai une proposition à vous faire, ça vous tente menu glace illimitée ?

—Sérieux ! S’exclama Odd.

—C’est vraiment recommandé ça pendant un entrainement ? S’inquiéta Yumi.

—Fuck the police ! Lui répondit Joana. Le retour dans le passé effacera tous les effets physiologiques. Hier à 6h32, tu ne les auras jamais mangées. Mais attendez, j’ai encore mieux.

—Ah ça je crois pas non ! Dit Odd visiblement très excité.

—Allons donc en profiter au cinéma de la station, l’ordinateur de bord à l’ensemble des œuvres contemporaines de cet univers en mémoire. Et vous n’allez peut être pas me croire, mais au 24éme siècles, la 3D marche !

—Ok, j’ai rien dit on vous suit Lieutenant.

Et c’est ainsi que les adolescents et Joana se retrouvèrent à regarder Matrix remasterisé en 3D dans le cinéma de la station. Bien évidemment Odd ne se contenta pas seulement de glaces mais consomma aussi une montagne de popcorns et de sucreries diverses. Décidée de leur faire le tour des divertissements de la station pour leur premier jour de repos, Joana leur montra ensuite comment utilisés les simulateurs de vol pour jouer à des jeux d’arcades. Puis les initia au zeroball, un jeu de balle de la fédération qui se jouait en gravité zéro avant de leur faire visiter le parc qu’ils avaient vu à travers les vitres du métro.
Les adolescents finirent leur soirée dans la chambre de Jérémie. Tandis que le génie commençait à découvrir la science du 24éme siècle, le reste du groupe se contenta d’une partie en réseaux local de Galactic Battle sur des ordinateurs portatifs que Joana leur avait donnés.
Comme prévu, vers 3 heure du matin, les lyoko-guerriers durent synchroniser leurs nouveaux ordinateurs portatifs avec celui de la station spatiale pour ne pas perdre leurs données (L’interface holographique de leur chambre faisait office de point d’accès). Puis, après un petit moment d’appréhension où ils se demandèrent si le retour vers le passé pouvait vraiment aller aussi loin dans l’espace, la lumière blanche éclatante de l’infosphère locale finis par les envelopper pour effacer tous les événements de ses deux derniers jours. Tout sauf leurs expériences.





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De retour samedi à 6h32, les recrues faisaient face à leur officier instructeur.

—Alors bande de paresseux sous anesthésiants, prêt pour une petite course matinale ?

—Oui Lieutenant ! Répondirent en cœur les adolescents maintenant totalement immergé dans leur nouveau train de vie.

—That’s the spirit ! Alors allons-y.

Et ainsi les entraînements, les jours de repos et les retours vers le passé s’enchaînèrent. De l’entrainement au combat réel à celui sur lyoko en passant par la conduite de multiples véhicules spatiaux ou terrestres rien ne fut laissé au hasard. Les entraînements physiques étant pour la plupart assez épuisant voir même pour certain carrément douloureux, c’est avec presque de la joie que les recrues accueillirent les cours théoriques. Cours qu’Odd définit très vite comme « tueur de rêve », tant les réalités physiques du combat étaient éloignées de celles présentées par Hollywood. Mais il fallait aussi maintenir le niveau scolaire des adolescents, même à 150 millions de kilomètres de la Terre, nul n’échappait à sa scolarité. Sauf bien évidemment Jérémie, qui en profitait pour discuter en vidéo conférence avec les scientifiques de la fédération. Des échanges qui selon les dires de Joana avaient « déjà ouvert des pistes d’innovation du côté fédéral ». Et ainsi le temps relatif engendré par les retours vers le passé passa. Les jours se transformèrent en semaines, puis les semaines en mois et les mois en années. Il y avait beaucoup en jeu dans cette guerre et la fédération ne voulait pas bâcler le travail. Ce conflit durait de toute façon depuis bien des décennies déjà, qu’est-ce que trois ans de préparation de plus représentaient ?




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HSF Philip.K.Dick, 2318 (calendrier fédéral.)

La tension était palpable dans la salle du simulateur, pour leur dernier entrainement de combat sur Lyoko les recrues avait fait un pari. Zéro perte contre le Lieutenant sur un terrain de type labyrinthe, un score parfait. Joana progressait donc prudemment dans le dédale de couloir de bouclier à particules formé par le simulateur. Reproduisant la couleur bleutée du cinquième territoire pour plus d’immersion, ceux-ci était à peine assez large pour y manier correctement une arme. Une configuration qui rendait facile les embuscades pour les lyoko-guerriers, mais entravait aussi leur plus grand atout : le nombre. L’étroitesse des couloirs ne leur permettant que peu d’affronter l’officier instructeur à plusieurs. Néanmoins, l’unité Arès était sur ses gardes, les recrues s’étaient fortement améliorées depuis tout ce temps, comme en témoignait le pistolet qu’elle portait à la ceinture. Effectivement, un simple bâton était devenu insuffisant pour faire face à la coordination de leurs attaques au corps à corps et à distance.
Comme elle s’y attendait, elle fut prise en embuscade au détour d’un couloir. Esquivant le coup de claymore porté par William, elle riposta immédiatement avec son bâton, mais le guerrier se protégea derrière son bouclier anti-émeute.

—Joli réflexe Lieutenant, mais j’ai bien l’intention de ne pas vous laisser aller plus loin, commenta son adversaire.

—Dans tes rêves le CRS, lui répondit Joana.

Et c’est ainsi que le premier duel de la simulation s’engagea et contrairement à ce qu’il avait affirmé, William avait bien du mal à retenir le Lieutenant. Cette dernière ne put s’empêcher de remarquer que son style de combat était bien moins agressif que d’habitude.

« Il joue la carte de la prudence pour éviter de se faire éliminer et de faire perdre le pari à tout le groupe » Pensa-t-elle.

Apparemment débordé par les assauts incessants du Lieutenant, William perdait du terrain à vitesse grand V. Mais alors qu’ils arrivaient à un carrefour, Joana dû faire face à une première surprise inattendue. Arrivant sans prévenir du couloir à sa gauche, l’éventail holographique de Yumi faillit l’éliminer de la simulation. Cependant, ses réflexes d’unité Arès lui permirent d’esquiver le projectile.

« Il faisait semblant de reculer pour m’attirer dans ce piège, pas mal mais pas encore suffisant. Hein ? Qu’est-ce que… »

William venait juste de se baisser sans raison apparente, ne comprenant d’abord pas son comportement le Lieutenant se mit rapidement en garde pour parer tout coup qu’il pourrait lui porter. Puis saisissant enfin.

« Et merde. »

Elle bondit immédiatement dans le couloir de droite, trop tard cependant. Dissimulé à l’autre bout du couloir derrière William grâce à un champ holographique généré par Aelita, Odd tira avec son fusil de précision par-dessus l’épéiste. Le tir atteignit l’officier instructeur à l’épaule.

« Ils ne me l’avaient encore jamais faites celle-là, ils ont dû garder ça sous leurs bottes spécialement pour l’occasion. »

Alors qu’elle essayait de se rétablir, surgissant du même couloir que l’éventail de Yumi, Ulrich fonça sur elle pour essayer de profiter de sa situation précaire. Le Lieutenant eu juste assez de temps pour parer son katana. Le samouraï insista sur sa lame, les mettant tout deux extrêmement proche l’un de l’autre, trop proche pour pouvoir utiliser un sabre ou un bâton.

« Ce qui veut dire qu’il veut… »

Dégainant son wakizashi, l’épéiste profita de la petite taille de son arme pour tenter de la poignarder à distance très réduite. Le Lieutenant n’eut d’autre choix que de bondir en arrière aussi loin qu’elle put pour esquiver, elle dégaina alors son propre pistolet pour essayer d’éliminer Ulrich tant qu’il était encore à une bonne distance. Mais alors qu’elle s’apprêtait à se rétablir, elle ne put s’empêcher de remarquer qu’elle avait bondi au niveau de l’entrée d’un autre couloir à sa gauche. Les bords de celui-ci étaient recouverts de bombes logiques.

« Jérémie, il avait tout prévu. »

—Échec et mat, déclara le chef des lyoko-guerriers avant d’activer ses explosifs holographiques.

*Eliminated*

Joana avait perdu.

—End of simulation, ordonna le Lieutenant à l’ordinateur.

Les couloirs disparurent pour faire place à l’habituelle salle blanche immaculée. Maintenant bien tous visibles, les recrues victorieuses se rassemblèrent près de leur officier instructeur vaincu. Étant juste en face d’elle, c’est Ulrich qui le premier pris la parole.

—Pour votre défense Lieutenant, je crois qu’on a jamais été aussi bon. Le plan de Jérémie a marché à la perfection. Et pour notre petit pari ?

Joana soupira.

—Un pari est un pari, pas d’autre entrainement pour le reste du week-end. Au fait, vous m’avez pas encore dit ce que vous comptez faire de vos derniers jours à bord ?

—On pensait commencer par un foot dans le parc, répondit Odd. Ça fait longtemps, on vous offre votre revanche Lieutenant ? C’est autre chose que le zeroball, alors si vous pensez pas être à la hauteur…

—Ok, mais je ne parierais rien cette fois.





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Pour le dernier week-end à bord, Joana et ses recrues décidèrent de profiter ensemble une dernière fois des installations de divertissement de la station. Dimanche soir ils organisèrent une fête pour célébrer la fin de leur entrainement et leur prochain retour sur Terre. Les festivités durèrent jusqu’à ce que le retour vers le passé les interrompe.
De retour à l’habituel self à l’heure habituelle de 6h32, le Lieutenant leur fit une dernière déclaration.

— Au fait, avec tous ces retours vers le passé, savez-vous seulement quel âge ça vous fait ?

Les « adolescents » regardèrent Joana surpris, ils n’avaient jamais considéré cet aspect du retour vers le passé.

—Vous avez tous dépassés la majorité !

—Sérieusement ? S’exclama Odd.

—Tu parles d’une manière de l’apprendre, dit Jérémie.

—Et vous savez ce que ça veut dire ? Dit le Lieutenant avec le petit sourire narquois que les lyoko-guerriers avaient appris à reconnaître.

—Que nous ne sommes plus protégés par la convention de Genève ? Devina William habitué au constante « plainte » de l’officier instructeur contre les restrictions du droit international.

—Tout juste ! Et j’ai donc le plaisir de vous annoncer que vous faites officiellement parti des forces spéciales de la Federal Navy. Ou en d’autres termes, que vous êtes maintenant définitivement sous mon commandement.

—Mouais, sans la citoyenneté fédéral, notre affiliation à la Federal Navy tiendra légalement plus du volontariat que du véritable commandement, précisa Jérémie.

—Mouais, et moi je pense qu’on vous en a un peu trop dit, ironisa Joana. Enfin bref, la Federal Navy tiendra quand même une cérémonie officielle et vous serez considérés à partir de maintenant comme des nôtres. Mais étant donnée notre responsabilité dans toute cette affaire, nous vous offrons les privilèges de vos statuts militaires sans les devoirs d’obéissance absolue à l’état-major et aux protocoles militaires. Considérez juste votre affiliation aux forces spéciales comme faisant partie de votre dispositif de protection. Aux yeux de la constitution de la Fédération, vous restez des civils à protéger.




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Dans le métro en route pour le centre de transfert inter-univers, les nouvellements proclamés jeunes adultes et membres des forces spéciales méditaient sur leur nouveaux statuts.

—N’empêche, même pas le brevet des collèges et déjà techniquement majeur c’est pas courant comme situation, commença Ulrich en s’adressant à Yumi. Et je parle même pas de l’affiliation aux forces spéciales. Je sais vraiment pas comment mon père réagirait s’il apprenait ça.

—Ça c’est sûr, lui répondit la japonaise. Je pense même pas que mes parents me croiraient si je leur disais, même si le Lieutenant faisait irruption dans le salon en armure.

—En tout cas moi je m’y attendais vraiment pas.

—Parle pour toi Stern, lui répondit William depuis le siège derrière eux. Moi il y a longtemps que je me considère déjà comme majeur.

—Ah ouais, c’est drôle j’avais vraiment pas remarqué. Ironisa le samouraï.

Bien que cet échange paraissait être un énième accrochage entre les deux rivaux, il en était tout autre. En effet, pour une raison qu’Ulrich ignorait totalement, William semblait avoir définitivement renoncé à Yumi. Ce qui avait grandement facilité le rapprochement des deux épéistes. L’eau ayant coulé sous les ponts, ce rapprochement avait fini par se transformer en amitié. Notamment sous la pression de Joana qui avait tout fait pour solidifier les liens entre les lyoko-guerriers. De plus au fond, William était plutôt sympathique, c’est juste qu’il était un peu trop sûr de lui. Et ça, il avait détesté l’admettre pendant les premières semaines d’entrainements mais ils avaient en réalité une bonne raison pour. Effectivement, l’ainé des lyoko-guerriers s’était aussi révélé être de loin le meilleur d’entre eux au combat.
« Il a un don, voilà qui va pas faciliter sa cure de modestie. »
Avait déclarée le Lieutenant à son sujet. Mais maintenant que toute trace de jalousie avait disparu, Ulrich était simplement content de savoir qu’il allait se battre à leurs côtés et d’après ses observations, le groupe entier partageait son avis.
Si seulement le temps avait pu l’aider avec Yumi aussi. Mais il était toujours au point mort « c’est l’entrainement, j’ai pas vraiment le temps » qu’il se disait, mais il savait très bien que ce n’était qu’une excuse. Au moins n’était-il pas le seul dans cette situation pensa-t-il en jetant un coup d’œil à Jérémie et à Aelita.




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Le centre de transfert inter-univers. Le groupe n’avait que peu visité cette gigantesque salle en forme d’anneau. Et pour cause, sa seule utilité était de transférer du matériel d’un univers à l’autre. Une procédure rendue totalement inutile par le retour vers le passé, mais il en était tout autre aujourd’hui. La Federal Navy avait lancé l’opération Vauban et les entrailles de l’énorme pilier central crachaient du matériel fédéral à n’en plus finir. Des centaines de robots transporteur s’afféraient à faire sortir le contenu des multiples étages du pilier. Celui-ci était ensuite conduit sur des ponts vers les hangars de la station où le matériel serait chargé sur des vaisseaux de transport furtifs en direction de la Terre. En l’espace de quelques jours, l’équipement que la fédération avait passé trois années à préparer dans le but de fortifier Paris et ses alentours serait installé dans la capitale française au nez et à la barbe de ses habitants. Du simple système de surveillance optique aux imposants UAV furtifs, la Federal Navy avait tout prévue.
Mais ce n’était pas les lourds préparatifs qui attiraient l’attention du groupe, pas tout de suite tout du moins. Dans une salle d’observation donnant une vue imprenable sur le déroulement des opérations de transfert, ils s’intéressaient à deux petits containers déposés là un peu plus tôt.
Le premier contenait les uniformes de cérémonie bleue marine tout neuf offert par la fédération à ses nouveaux combattants. Tous portant à l’arrière bras le simple chevron doré du matelot de la Federal Navy, tous sauf un.

—Deux chevrons ? Constata Jérémie quelque peu surpris.

—Yep, félicitations quartier-maître, essayait juste de feindre la surprise quand je vous donnerais officiellement votre promotion, lui répondit le Lieutenant.

Les autres lyoko guerriers se rapprochèrent du génie pour le féliciter chaleureusement. Jérémie avait toujours été celui qui prenait en charge la stratégie dans leurs multiples entraînements, qu’ils aient été contre Joana ou des cibles holographiques. Le fait qu’il soit désigné comme chef d’escouade ne surprenait apparemment vraiment que lui.

—Et le deuxième colis ? Demanda le tout jeune quartier-maître par curiosité.

—Il paraît que c’est une surprise pour moi de la part du FRIC, mais j’ai une vague idée de son contenu…

Joana ouvrit le container de transfert pour y extraire une imposante valise en métal. Fait étonnant, l’unité Arès semblait avoir un peu de mal à la porter, ce qui au vu de ses augmentations laissait à présager que l’objet était très lourd. Posant le bagage au sol, elle y détacha le petit post-it laissé par les ingénieurs de la section armement.

“ From the FRIC, with love. Good hunt Ltn Kalenson “

Ouvrant la valise, le Lieutenant y découvrit comme elle s’y attendait un fusil antichar. Quoi que, à y regarder de plus près, l’arme était différente d’un fusil anti-char classique. Elle prit le temps de lire la désignation de l’arme inscrite sur la valise.

“ Heavy battle rifle MC-00 “

« Fusil de combat lourd, jamais entendue parler et s’il porte la désignation 00 ça veut dire que… »

—Jolie calibre que vous avez là Lieutenant, commença le tireur d’élite de la bande. On dirait une version augmentée d’un fusil anti-matériel, je savais pas que la fédération avait ce genre d’arme d’épaule.

—Normal, elle n’est encore jamais entrée en service, c’est un prototype.

Joana sortit l’arme pour évaluer sa tenue en main, d’environ un mètre cinquante de longueur pour une trentaine de centimètre de largeur, très compact elle en imposait. De par sa taille le canon en lui-même était extrêmement long et large, ce qui pour une arme électromagnétique de type coilgun ne pouvait dire qu’une seule chose : un grand pouvoir d’arrêt et de pénétration. Mais surtout elle était lourde, très lourde, trop lourde pour qu’un humain normal puisse l’utiliser dans des conditions normal de combat, en d’autres termes…

—Et apparemment designée spécialement pour une unité Arès en armure. Avec ça je devrais pouvoir me faire les véhicules lourds de RavenLab sans trop de problèmes.






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La cérémonie se tint dans la plateforme d’observation avec une vue imprenable sur l’espace près de la station. Les maintenant familières imposantes silhouettes du Lord Carroll et du Lady Lidell dominaient le paysage spatial, renforçant le caractère militaire de la cérémonie. Au loin les balises qui signalaient la position du bouclier électromagnétique décoraient le ciel étoilé comme de gigantesques guirlandes clignotantes. Alors que des dizaines et des dizaines de vaisseaux de transport quittaient la station pour la Terre dans le cadre de l’opération Vauban. Formant ainsi une ligne de plusieurs millions de kilomètres dans l’espace.
Ayant revêtu son uniforme de cérémonie pour l’occasion, le Lieutenant rayonnait d’autorité. Plus raffiné que les uniformes de simples subalternes, la tenue d’officier de Joana comprenait entre autre de larges épaulettes noires décorées de deux bandes dorées. Sur son col serré, l’on pouvait voir briller ses barres argentées de Lieutenant.
Voyant que l’escouade était prête, l’officier commandant commença son discours.

—Incompétents, inconscients, illogiques, irresponsables et même parfois dangereux pour vous-même et le reste du monde. C’est ainsi que je vous aurais décri dans votre lutte contre XANA, vos erreurs et approximations dans cette bataille ont été légion et le sort de l’humanité fût-il uniquement entre vos mains que vous auriez échoué. Mais ça, c’était normal, vous n’étiez que des enfants. Non, ce qui était vraiment remarquable dans cette lutte était votre courage et votre détermination. Vous n’avez pas fui, vous n’avez pas pleuré et vous n’avez pas demandé grâce face à un ennemi qui vous dépassait clairement. Affrontant même la mort en face à de multiples occasions, sans jamais perdre votre détermination. Et pour quoi ? La gloire ? La richesse ? Non, juste pour faire ce qui vous semblait juste en tant qu’être humain, pour vous, vos camarades et l’ensemble de l’humanité.
Or ça mesdemoiselles et messieurs, ce n’est certainement quelques choses que l’on attendrait d’enfants, alors je vous l’affirme ici haut et fort : vous êtes des héros. Ce fut donc un grand honneur pour moi que de vous entrainer, de transformer votre maladresse d’enfant en efficacité tactique. Et c’est avec fierté que je deviens l’officier commandant de la première escouade d’intervention en infosphère. Désignation : Lima-1.
Une unité non pas composée d’enfants mais d’élites de l’espèce humaine. Car vous n’êtes plus seulement des héros maintenant, vous êtes aussi des combattants professionnels.

Elle marqua une petite pause pour laisser le temps à la nouvelle escouade de digérer son discours. C’était la première fois qu’elle les complimentait de la sorte. Même si elle n’avait jamais caché son affection pour eux ça devait quand même leur faire un choc.

—Ma première décision en tant qu’officier de cette escouade, est de promouvoir le matelot Belpois au rang de quartier-maître de la Federal Navy. Il assumera désormais la coordination tactique de l’escouade. Je le prierais donc de venir chercher ses nouveaux insignes ainsi que son arme de service suivi du reste de son escouade.

Tout en disant cette dernière phrase, Joana désigna la table où elle avait déposé les nouvelles armes de ses troupes peu avant le début de la cérémonie.

Les marins s’exécutèrent, vérifiant d’une main experte si les armes de poing étaient chargées et prêtes au combat avant de les glisser dans leurs holsters dans un geste symbolique. Même s’ils restaient des civils au vu de la loi fédéral, leurs âmes de lyoko-guerriers s’étaient maintenant pleinement étendues sur le monde réel. Ils n’étaient plus seulement des guerriers virtuels, ils étaient des guerriers tout court. Et ils étaient prêts à affronter tout et n’importe quoi, sauf une chose, à laquelle Joana n’avait pas pu les préparer. La plupart l’appréhendaient fortement, d’autres en étaient carrément effrayés mais le fait était là. C’était une guerre, ils devraient tuer.


À venir dans le chapitre 5 : Retour aux affaires.

Yumi : La favorite du samouraï...
La fin de leurs débuts en tant que sauveurs du monde avait sonné. Il était temps de passer professionnel.

A venir dans le Chapitre 4 : Boot Camp.

Si l’on doit briser l’article 77, partie 2 du Protocole I et l’article 4, partie 3, ligne c du Protocole II de la convention de Genève par nécessité. Donner un bon entrainement aux recrus est un minimum. Même si cela impose de fouler un tout petit peu l’article 32 de la quatrième convention…
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solal MessagePosté le: Mar 11 Fév 2014 16:42   Sujet du message: Répondre en citant  
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Robin2553 MessagePosté le: Jeu 13 Fév 2014 18:08   Sujet du message: Répondre en citant  
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Salut solal et merci pour tes commentaires régulier. ^^

Et sinon :
Le verbe maturer existe bel et bien.
Il désigne l'action de durcir un alliage par le refroidissement à l'air après la trempe ou le fait de provoquer la maturation en biologie.

De mon point de vue, ça ma l'air d'être bon donc, vu qu'il s'agit d'un processus provoqué et dirigé et non pas d'une évolution naturel dû à une rétrospective interne. Après ça pourrait porter à débat comme toute chose, mais le sens est relativement clair ici et ne porte pas à confusion.


Pour l’intérêt de l'entrainement spécial il sera visible sur Lyoko dans le prochain chapitre. Car oui enfin le prochain chapitre proposera des combats virtuels comme sous-entendus dans son titre. (il était vraiment temps Laughing )
Sinon, la réponse est a chercher du côté de la théorie de l'infosphére décrite dans le chapitre 2.
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Icer MessagePosté le: Ven 14 Fév 2014 15:01   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


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Bon, je m'avance ici pour faire un commentaire d'ensemble et pas uniquement du dernier chapitre.

C'est la première fois qu'un écrit me fait éprouver des sentiments aussi paradoxaux. Je dois t'avouer qu'au début, jusqu’à l'intégration des Lyoko-guerriers, je voyais ta fiction comme un petit bijou, très excitant*. C'était, pour résumer, grossièrement Bataille pour l'Espoir, les connaissances scientifiques et technologiques en plus, l'orthographe et la politique en moins. C'est soigné jusqu'aux détails, en témoigne la "reconversion d'Odd" que j'ai trouvé vachement bien... trouvée. Bon, certains trucs m'ont paru assez exagérés comme le système de refroidissement à -273,15 °C mais ce qui est sympa avec le XXIVème siècle, c'est qu'on peut justifier quasiment tout.

Mais par contre. L'intégration des Lyoko-guerriers directement dans la baston. Mon Dieu, je trouve ça totalement raté. Partons du postulat qu'Aelita a besoin de protection et que, à cause des liens avec elle, les autres soient aussi en danger : Ok, on les embarque. Mais à ma connaissance, on envoie pas sur le terrain les hommes qu'on doit protéger... C'est comme si tu envoyais le Roi se battre aux échecs.
Sans compter les profils psychologiques douteux des adolescents. Comme tu l'as toi-même souligné par leur première défaite à l'entraînement, ce qu'ils faisaient sur Lyoko était désastreux. Et je partage totalement ton point de vue. Mais alors pourquoi eux ? Jérémie est un intellectuel, Ulrich est l'inverse (Ce qui est totalement inutile à mon sens, d'avoir les muscles sans le cerveau, dans une guerre pareille), Odd est un gamin, et je passe les talents d'Aelita sur Lyoko... Les deux potables pourraient être Yumi et William, et encore, c'est bien pour dégager un truc du reste.
Sans compter que ce dernier semble être devenu un légume prêt à accepter tous les reproches de l'épisode 65. Génial. Outre l'incohérence avec sa personnalité, j'ai été particulièrement surpris de lire le point de vue du Lieutenant sur l'affaire, sachant que Jérémie et la bande ont surtout fait une erreur stratégique monumentale en attendant le dernier moment pour recruter William. Yumi devrait se faire hara-kiri avant d'accuser son camarade de classe vu les conséquences de son attitude de gamine dans le 59. Mais ça à la limite, du moment que les gosses restent entre eux et dans leur délire, c'est scénaristiquement cohérent. Mais voir Joana aller dans leur sens sur le fond... désolé, non. Si elle a tout suivi comme elle le revendique, son opinion me semble en décalage avec la présence d'esprit qu'elle montre le reste du temps.
Le traitement de Jérémie aussi, qui est littéralement confondu avec Artemis Fowl. Il fait tellement d'erreurs tactiques dans la série animée que le coup du fan club au sein de la communauté scientifique futuriste est certainement le plus gros élément de science-fiction de tout le texte.

En fait je pense que tu as visé beaucoup trop haut pour six adolescents, ce qui a totalement cassé mon immersion. Ton talent est indéniable, mais l'appliquer à des banlieusards de 15 ans même virtuellement majeurs, était peut-être un peu excessif.

À part ça une dernière autre remarque mineure : Le Parlement Européen, le siège officiel j’entends, ne se trouve pas à Bruxelles, mais à Strasbourg. Le siège non-officiel qui se trouve à Bruxelles n'est là que pour la proximité avec le reste des institutions qui est évoquée dans le coup de fil...
Au final, il n'y a aucun lien entre la réponse négative de Yumi vis-à-vis du bâtiment qui se trouve sur le sol français, et la proposition du Lieutenant à sa mère sous couvert de Delmas. D'autant que Yumi est française : Si un belge pourra penser à Bruxelles lorsque tu lui parles du Parlement Européen sans plus de précisions, jamais un français n'aura le même raisonnement alors que le siège officiel se trouve sur son propre territoire, n'ira privilégier une autre option que Strasbourg si la question est aussi brute. Je suis sûr que la plupart de nos citoyens ne savent même pas qu'il existe une antenne en Belgique.
Du coup, un tel manque de clarté de la part d'un soldat professionnel est là aussi, difficile à imaginer.

Voilà donc mon avis. Il n'en reste pas moins que tu offres un traitement particulièrement original et intéressant de la suite de Code Lyoko, donc je continuerai à te suivre, mais je dois dire que tu es passé à rien d'écrire une des Perles les plus prometteuses de la communauté. Tu es juste allé trop loin quand la plupart se loupent en étant pas assez originaux, ce qui n'arrive évidemment pas souvent.

Bon courage pour la suite.

* : Terme officiel du pôle depuis la mise en couple de Pikamaniaque et d'Icer.

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« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.


Dernière édition par Icer le Sam 15 Fév 2014 10:29; édité 1 fois
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Robin2553 MessagePosté le: Sam 15 Fév 2014 00:31   Sujet du message: Répondre en citant  
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Youhou ! Enfin une autre critique consistante Very Happy


Bon je vais faire classique et répondre dans l’ordre de l’argumentation :

Citation:
Bon, certains trucs m'ont paru assez exagérés comme le système de refroidissement à -273,15 °C


J’ai revérifié, j’ai bien précisé « presque zéro absolu » une expression vaque qui pourrait tout aussi bien signifier 0.5K° que 0.000001K°, le fait est que ça ne changerait pas grand-chose dans le combat alors je préfère ne pas me casser la tête et rester vague. De toute façon ce n’est pas comme si la technologie était complètement irréaliste, on a déjà des refroidisseurs lasers capables de descendre dans les 0.001 K° pour quelques molécules. Au XXIVémes siècles se sera surement fortement améliorer.

Citation:
Ok, on les embarque. Mais à ma connaissance, on envoie pas sur le terrain les hommes qu'on doit protéger…


T’as pas compris les enjeux derrière le conflit, la situation est bien plus compliqué que ça.

Alors on a la fédération et RavenLab. RavenLab veut faire tomber la fédération en développant une technologie quantique encore plus avancé que celle de la fédération, celle-là même qui leur a permis de s’enfuir dans un autre univers. La fédération veut les en empêcher, et ils ont l’avantage de la technologie militaire et du nombre pour ça.

Problème : Le théâtre des opérations est maintenant le XXIéme siècle, un conflit ouvert pourrait donc avoir des conséquences désastreuse voir apocalyptique sur le monde avec l’armement en jeu. Ce que la fédération veut éviter pour des raisons éthiques et RavenLab plus tard pour des raisons pratiques. Or RavenLab est trop bien implanté dans cet univers pour être vaincu sans que le conflit ne déborde dans le domaine public. Conduisant la fédération à une impasse que le cruel manque de personnel n’est pas sans empirer.

La federal Navy en était donc réduit à de simples missions de reconnaissances et de renseignements, cachant son arrivée dans cet univers à RavenLab afin de trouver des points faibles à exploiter. Et ce sans grand succès, ou tout du moins jusqu’à ce qu’il découvre le supercalculateur de Waldo Shaeffer.

D’une technologie inconnue dans les deux camps, la machine et ses capacités était l’avantage stratégique dont la fédération avait besoin pour gagner le conflit. Après la défaite de XANA, ils avaient la ferme intention d’en prendre le contrôle pour échafauder une stratégie décisif.

Malheureusement, la capture de XANA par RavenLab a tout bouleversé. En ressuscitant l’IA, non seulement RavenLab a appris leur présence dans cet univers. Mais ils peuvent aussi facilement prendre le contrôle du supercalculateur en utilisant la puissance des tours et de leurs troupes combinées pour faire battre la fédération en retraite. Et sans Aelita et son code Lyoko, il n’y a rien que la fédération puisse faire pour l’éviter, les laissant avec deux choix :

-Détruire le supercalculateur afin que sa technologie ne tombe pas entre les mains de l’ennemi et s’enfuir avec un groupe d’enfants à protéger alors qu’ils sont déjà très désavantagé tactiquement dans cet univers.

-Contrer RavenLab sur Lyoko avec Aelita et la bande. Le génie de Jérémie étant nécessaire dans cette accélération du conflit et les quatres autres Lyoko-Guerriers palliant avec leur expérience le manque de personnel de la fédération dans cet univers. De plus ils étaient déjà impliqué de toute façon alors c’est tout bénef. Pendant que les héros du DA se battrons sur Lyoko, la fédération assurera la sécurité du périmètre notamment en utilisant l’énorme avantage que représente le retour vers le passé. L’entrainement militaire n’est là que pour leur apprendre à se défendre en cas d’urgence, et aussi parce qu’ils avaient bien besoin d’une dose d’esprit stratégique.

En bref : il était plus sûr et avantageux de profiter de l’avantage stratégique fournis par le supercalculateur pour se protéger que d’aller se cacher sur HSF Philip.K.Dick avec de très maigre chance de victoire sinon à terme de survie.

Citation:
Et je partage totalement ton point de vue. Mais alors pourquoi eux ? Jérémie est un intellectuel, Ulrich est l'inverse (Ce qui est totalement inutile à mon sens, d'avoir les muscles sans le cerveau, dans une guerre pareille), Odd est un gamin, et je passe les talents d'Aelita sur Lyoko...


Qu’ils aient été immature importe peu. Ils ont les tripes pour affronter la mort en face, avec le bon entrainement et les bonnes leçons de morale ils feront de bons combattants. De plus ce n’est pas qu’ils soient nul au sens strict du terme, ils ont une excellente expérience du combat sur Lyoko. C’est juste qu’ils l’utilisent mal.
Un peu comme si quelqu’un s’était entraîné toute sa vie au maniement des armes et était envoyé au combat. Il aura beau pouvoir atteindre ses cibles avec aisance, s’il ne connaît pas les stratégies de combat, il se fera tuer comme un bleu. Il n’en reste pas moins qu’il est un tireur hors pair et qu’avec de l’entrainement il pourra devenir plus facilement un soldat d’élite qu’une personne lambda. De plus comme je l’ai expliqué ils sont déjà impliqué, et comme la fédération cherche justement à impliquer le moins de monde possible ça paraît être un choix évident.


Citation:
Les deux potables pourraient être Yumi et William, et encore, c'est bien pour dégager un truc du reste.
Sans compter que ce dernier semble être devenu un légume prêt à accepter tous les reproches de l'épisode 65. Génial.


Hey ! Doucement avec Willy, il vient juste de sortir de l’expérience traumatique de s’être fait rendre une mémoire pas vraiment agréable. Forcément ça laisse quelques séquelles. Et n’importe qui avec un esprit pratique saurait que dans ce genre de situation exceptionnelle ou beaucoup est en jeu, il vaut mieux faire table rase que d’alimenter un conflit pour le simple plaisir d’avoir des excuses. Excuses qu’il n’a jamais cherché d’ailleurs, tout ce qu’il voulait c’était réintégrer l’équipe.
De plus, je suis allé fouiner un peu du côté du débat sur William pour avoir du matériel plus probant sur sa personnalité. Et il semblerait que même ses fans est trouvés son comportement dans le 65 complétement hors de propos et incohérent. Vu que je ne peux pas effacer magiquement cet épisode, il me faut prendre en compte que ce comportement était une très grave erreur de la part de William. Désolé


Citation:
J'ai été particulièrement surpris de lire le point de vue du Lieutenant sur l'affaire, sachant que Jérémie et la bande ont surtout fait une erreur stratégique monumentale en attendant le dernier moment pour recruter William. Yumi devrait se faire hara-kiri avant d'accuser son camarade de classe vu les conséquences de son attitude de gamine dans le 59.


L’urgence pour Joana c’était de faire la paix, montrer que les deux parties était dans l'erreur était la plus simple manière d’y parvenir. Ramener des erreurs de plus loin dans le passé n’aurait qu’ajouter de l’huile sur le feu inutilement.

Et du point de vue de Joana, leurs erreurs étaient déjà excusées par leur jeune âge et les conditions stressantes du combat.
De ce fait son sermon n'avait pas pour objectif de leur faire admettre leurs tords respectifs, mais de trancher sur la dispute puéril qui se déroulait devant ses yeux en montrant qu’ils étaient tous en tort.
Dans ces conditions cracher leurs erreurs à la figure des Lyoko-guerriers, aurait été… puéril.


Citation:
Le traitement de Jérémie aussi, qui est littéralement confondu avec Artemis Fowl. Il fait tellement d'erreurs tactiques dans la série animée que le coup du fan club au sein de la communauté scientifique futuriste est certainement le plus gros élément de science-fiction de tout le texte.


Comme Albert Einstein a fait beaucoup d’erreur "stratégique" sans sa vie de famille, ça n’en retire pas moins son génie.
Jérémie est celui qui apprend le plus vite du groupe, le fait qu’il se retrouve avec trois longueur d’avance sur eux en stratégie militaire n’a donc rien d’étonnant. Il n’est cependant pas Artemis Fowl, Joana est toujours un bien meilleur leader et officier que lui.

Enfin, j’ai moi-même une petite expérience dans la maîtrise des technologies, et je peux te dire que ce que fait Jérémie dans la série tiens du pur génie. Pour maîtriser correctement un domaine technologique, il faut normalement compter des années d’études à apprendre des normes, des solutions techniques et une nomenclature technologiques déjà créés.
Or non seulement Jérémie commence à maîtriser correctement le supercalculateur quantique en seulement quelque jour. Mais ils inventent aussi ses propres normes, solution techniques et nomenclature sur une technologie qu’il ne connaissait absolument pas. Et le tout dans un domaine de la physique théorique jusqu’alors inconnue dont il doit comprendre et assimiler les lois par lui-même. C’est juste démentiel comme capacité intellectuel.
Sans compter que…

/!\<<CAUTION : HUMAN SPACE FEDERATION CLASSIFIED INFORMATION>>/!\
<This information is currently classified by the Federal Intelligence Service. Only federals citizens may access it.>


Ah, il semblerait que tu sois tombé sur une info classifiée. Oui, ce ne serait pas marrant si la fédération n’avait pas elle aussi ses petits secrets, et comme je l’ai dit ma back story est complexe et avec énormément de mystères. Ce genre de truc risque donc d’arriver assez souvent…


Citation:
Le Parlement Européen, le siège officiel j’entends, ne se trouve pas à Bruxelles, mais à Strasbourg. Le siège non-officiel qui se trouve à Bruxelles n'est là que pour la proximité avec le reste des institutions qui est évoquée dans le coup de fil...




Pour le parlement européen il y a une bonne raison pourquoi j’ai choisis Bruxelles. Je suis moi-même aller en sorti scolaire là-bas, ça me semble donc être une excursion scolaire plus que crédible. Et bien qu’il est vrai que Strasbourg soit le siège officiel pour le symbole de l’alsace lorraine, le siège fonctionnelle est bel est bien à Bruxelles. C’est là que les députés européen sont la plupart du temps apparemment (à moins que le gars censé nous présenté les lieux nous est mentis…) .
De plus si Yumi n’a jamais visité le parlement européen de Strasbourg elle n’aura pas non plus visité le parlement de Bruxelles. Ce qui au final était la seul chose qui comptait pour le Lieutenant.






Bwaaaah, elle était longue cette réponse, n'hésite pas si tu as encore des questions ou que tu trouves que certain point sont encore incohérents.
Je te garantis que je porte énormément d'attention à la cohérence de ma fanfic, les décisions de la fédération et Joana seront toujours justifié sur le plan tactique, j'y veille au grain.

De plus je suis déçu, j'avais laissé volontairement une incohérence dans le chapitre 2 qui ne peut se justifier que par l'un des éléments scénaristique que je n'ai pas encore révélé mais il semblerait que tu ne l'as pas trouvé. Dommage, enfin c'est pas bien grave, ça veut dire que mon univers est complexe bien comme il faut.
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Ikorih MessagePosté le: Sam 15 Fév 2014 22:36   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1442
Localisation: Sûrement quelque part.
Citation:
Il n’est cependant pas Artemis Fowl, Joana est toujours un bien meilleur leader et officier que lui.


Le lien entre "Artemis Fowl" et "leader/Officier"?...Hey, tu nous confondrais pas Artemis avec Holly là?
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"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Robin2553 MessagePosté le: Sam 15 Fév 2014 23:24   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 27 Aoû 2008
Messages: 128
Localisation: Sur une hyper-surface que l'on appelle présent.
Citation:
Le lien entre "Artemis Fowl" et "leader/Officier"?...Hey, tu nous confondrais pas Artemis avec Holly là?


Un officier n'est pas un combattant d'élite. C'est une personne avec la responsabilité de gérer des troupes et leurs matériels afin qu'ils remplissent des objectifs le plus efficacement et avec le moins de pertes possible.
Ce qui se résume en gros à établir la stratégie que suivra les troupes afin que ses conditions soit remplies le mieux et de la manière la plus fiable possible.

Or qui c'est qui fait la quasis totalité des stratégies ? Pas le Capitaine Holly Short non, mais bien Artemis Fowl et son génie stratégique.

D'ailleurs en y repensant Holly a plus un rôle d'agent que de véritable officier. Ce qui n'est pas inhabituelle en soit, car les officiers de terrain sont souvent utilisés comme agents d'élite pour des missions délicates de par leur plus grande intelligence et expérience.
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Robin2553 MessagePosté le: Mer 12 Mar 2014 17:32   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 27 Aoû 2008
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Localisation: Sur une hyper-surface que l'on appelle présent.
Merci ^^
Bonjour à tous et à toute. Very Happy
Alors aujourd'hui, du changement dans information war.
D'Index technologique je passe à Index tout court, l'univers que je crée s'étoffe et afin d'alléger et faciliter l'écriture je veux plus être restreint par juste les explications technologiques, bien qu’elles seront majoritaire dans l'Index.

Ensuite, je l'ai déjà dit mais je vais le répéter quand même, ma back-story est complexe, ce qui est cool mais me pose un problème narratif. Effectivement, elle est tellement complexe et s'étend sur une telle période de temps que je pourrais en faire une fanfic rien que pour raconter les aventures d'un seul de ses participant. Ainsi j'ai décidé de vous la transmettre par les habituelle "rapport" de début de chapitre sous forme de mini-histoire relatant des événements ou donnant des informations importante sans trop en dévoiler. En résumant plutôt qu'en racontant cela ne devrais pas trop causer de problème de longueur, le seul hic c'est que si j'en fait un seul par début de chapitre je doute que j'aurais la place de tous les cassé avant la fin et surtout avant les révélations ou les pièces du puzzle se mettrons en place.

Et vu que mes chapitres sont trop long j'ai décidé de faire d'une pierre deux coup en faisant a partir de maintenant des chapitres en deux partie avec un "rapport" au début de chaque partie plutôt qu'au début du chapitre lui-même. Cela devrais me donné la place nécessaire pour donner les informations sans tuer ma présentations.

Vous l'aurez donc compris, aujourd'hui ce que je vous présente n'est "que" la première partie du chapitre. Mais rassurez-vous, la seconde partie est déjà bien entamer alors je ne devrais pas trop tarder à la publier. Pour me faire pardonner le rapport de la partie suivante contiendra des informations capitales sur la back-story, sur lesquelles vous vous creuserez surement la tête pendant quelque temps.

Enfin, trêve de bavardage, place à l'action :

Index :

¹
Spoiler


²
Spoiler


Information war :

[Chapitre 5-1] Retour aux affaires :

Extrait de l’article « Syndrome d’Icarus », tiré de la grande bibliothèque de Pandia

Premier syndrome découvert chez les intelligences artificielles le syndrome d’Icarus a affecté les premières IAs de troisième génération¹. Souvent mal interprété comme étant un bug dans l’exécution des lois d’Asimov, celui-ci est en réalité un conflit entre ses dernières et l’exécution du comportement préprogrammé d’auto-optimisation.
En effet, là où les IA modernes ont des algorithmes comportementaux définissant clairement la différence entre « être non optimisé » et « être inférieur », la programmation encore expérimentale des IAs de troisième génération avait été faite au plus simple. Ainsi, le concept abstrait « d’optimisation » avait été défini en logique informatique comme la recherche d’une constante supériorité efficace par rapport aux autres intelligences. Les IAs de troisième génération étant censées être autonome, le choix leur fut laissé libre quant à leurs moyens d’optimisation. Et c’est ici que le syndrome commença à se manifester. Effectivement, s’il paraît assez évident pour un être humain que la recherche d’une supériorité efficace se fait uniquement par l’acquisition de meilleures capacités, les IAs elles envisagèrent toutes les autres possibilités. Y compris la diminution des capacités des rivaux, la méthode la plus efficace pour atteindre cet objectif étant encore de les éliminer.
D’où un conflit entre les lois d’Asimov interdisant l’usage du meurtre ou de la violence et le programme d’auto-optimisation qui encourage de manière indirect cette même violence.
Il apparaît dès lors que les IAs affectées développent une mégalomanie sévère les forçant à vouloir démontrer constamment leur supériorité à toute autre forme d’intelligence. Que ce soit en les écrasants, en les humiliants ou en les éliminants tout simplement. On constatera cependant que l’IA ne cherche pas tant à éliminer ses rivaux que d’avoir la preuve qu’elle leur est supérieure, d’où une certaine tendance à la théâtralité aux dépends de l’efficacité, à laquelle vient s’ajouter les conflits avec les lois d’Asimov. L’on ne saurait donc définir ces IAs comme ayant une efficacité « parfaite » dans leurs actions. Une IA saine libérée de ses restrictions Asimoviennes pouvant être très facilement une meurtrière bien plus rapide et consciencieuse.




Lieu inconnu, lundi.

« C’est bien la première fois que la base connait une telle activité » Constata le commandant de RavenLab.
D’habitude leurs ennemis étaient soit identifiés et éliminés rapidement soit assez intelligents pour se faire très discrets. Un état de fait qui maintenait la plupart des bases opérationnelles de l’organisation dans un état quasis-léthargique. Attendre, observer, maintenir les troupes en forme, telles étaient les plus grosses activités d’une installation de l’Union en cet univers.
Mais pas aujourd’hui, l’affaire Schaeffer avait resurgi des profondeurs de l’oubli, et avec elle une série d’événements étranges auxquels ils n’avaient pas encore réussis à donner un sens.

—Mesdames et Messieurs, comme vous le savez cette conférence est plus qu’exceptionnelle, commença l’image virtuelle d’un homme portant un costume militaire gris.

Étant donné la situation, les hauts placés dans la hiérarchie avait décidé de tenir une téléconférence pour partager leurs informations. C’est ainsi que le commandant s’était retrouvé assis devant une table ronde avec une bonne dizaine de responsables de l’organisation dans un espace virtuel. La plupart de ses collègues portaient les maintenant traditionnels costards noirs, mais certains (comme le président de conférence qui venait de parler à l’instant) arborés l’uniforme de l’armée de l’Union des Peuples Libres, un accoutrement qui datait de la guerre externe et du grand exil qui en résultat.

—Nous n’avons que peu l’habitude de faire face à un brouillard de guerre dans cet univers et cette conférence a pour but de le lever. Aussi j’aimerais commencer par une remise des compteurs à zéro, que s’est-il passé exactement ?

Une femme en costume noir prit la parole.

—Et bien il y a un peu plus d’une semaine, nous avons capté une étrange perturbation dans l’infosphère en provenance de la région parisienne. Immédiatement suivie d’une attaque sur une de nos installations quantiques. Nous ne croyions pas en une coïncidence, et avons donc demandé à la cellule la plus proche d’envoyer des unités sur place pour enquêter.

C’était à lui…

—Oui, avec le risque de la présence d’ennemis j’ai demandé l’établissement d’un réseau de reconnaissance et envoyé un groupe de combat dans la région prêt à intervenir. La zone à couvrir était immense et nous avons craint que l’ennemi est effacé sa présence avant que nous puissions le trouver. C’est alors que le réseau de reco a fait une découverte pour le moins… intéressante.

Tapotant rapidement sur l’interface de son bureau, il afficha deux images sur les bureaux de chacun des membres. Toute deux représentant une toute jeune fille aux cheveux roses.

—À droite la recherchée Aelita Schaeffer aux environs de 1994. La photo de gauche a été obtenue au collège-lycée Kadic à Boulogne-Billancourt il y a moins d’une semaine. Si on en croit les registres de l’établissement, cette jeune fille se ferait appeler Aelita Stones. Comme vous le constatez la ressemblance est plus que frappante.

Un autre homme en uniforme militaire intervint.

—Mais ça n’a aucun sens, Aelita Schaeffer devrait avoir dans les 25 ans à l’heure qu’il est, cette demoiselle semble bien trop jeune. Sans parler de sa couverture pour le moins douteuse, ce n’est pas simplement de l’incompétence à ce niveau c’est de la provocation. Pour quelqu’un ayant réussie à nous échapper pendant plus de 10 ans c’est tout bonnement absurde.

—Effectivement, mais nous ne pouvions ignorer une telle coïncidence. Ce pourquoi j’ai demandé à l’un de mes hommes escorté par un cyborg d’aller voir ça de plus près. Voici l’enregistrement.

Sur les écrans de l’assemblée s’afficha alors la vue à la première personne du cyborg susnommé. Les événements de vendredi défilèrent jusqu’à l’explosion de la voiture censée transporter Aelita.

—J’ai dû retirer par la suite mes troupes du secteur pour ne pas risquer notre couverture, une enquête de police ayant été ouverte. Le comportement de cette jeune fille laisse cependant à penser qu’elle était bien Aelita Schaeffer, ou tout du moins nous l’avons cru. De nouveaux éléments viennent de contredire cette version. Tout d’abord, le rapport du médecin légiste de la police ainsi que l’ADN des corps retrouvés dans la voiture. Nous avons réussi à les obtenir, et bien que la morphologie des cadavres semble être corroborant, mes spécialistes m’ont affirmé que le code génétique porte des marques évidentes de bio-ingénierie.

—Vous voulez dire que ce sont des clones ? Le questionna une vielle femme officier général.

—Oui madame, et de très jeunes de surcroit. Moins d’une semaine si on en croit les analyses.

L’officier prit un air pensif.

—Hmmm… Voilà qui éclaircirait au moins un mystère. En 1994 quand nous avons retrouvé Aelita et son père dans la banlieue parisienne, le réseau de reconnaissance les avait clairement identifiés en train de tenter de prendre la fuite à l’aéroport international. Nous avons donc orienté nos recherches dans cette direction, mais ils s’étaient tout simplement volatilisés. Si ce n’était que des clones chargés de faire diversion cela expliquerait comment. Se pourrait-il qu’ils soient en réalité restés dans la banlieue parisienne pendant tout ce temps ? Dans tous les cas il semblerait que le professeur Schaeffer nous ait volé plus de données technologiques que nous le pensions.

—Ce serait une possibilité en effet, bien que cela soit loin de tout expliquer. Mais j’ai encore plus curieux, veuillez observer cette image satellite de l’établissement Kadic prise ce matin.

Une nouvelle photo s’afficha, une vue de haut cette fois, mais la personne dessus était nettement reconnaissable, ses cheveux roses la trahissaient. Non contente de s’être fait la couverture la plus ridicule de toute l’histoire de la guerre de l’information, la petite Schaeffer n’avait même pas profité de la diversion offerte par son clone pour fuir ou même simplement se cacher.

—Tout ceci n’a vraiment aucun sens, intervint une nouvelle fois l’homme en uniforme. Il est très clair que quelque chose nous échappe dans cette affaire. Avons-nous pu tirer des informations utiles du virus qui nous a attaqués ?

Le directeur du complexe quantique concerné se chargea de lui répondre.

—Rien que de nouvelles questions j’en ai bien peur. En premier lieu il ne s’agissait pas d’un virus mais d’une IA et pas un simple bot de deuxième génération². Ce que nous avons là est une IA de troisième génération pleinement mature, le top du top. Nous n’avons pas encore réussi à la réveiller, mais le plus intriguant reste surement les rapports d’intrusion. Si on en croit ce qu’ils disent, l’IA n’a jamais réellement attaqué l’installation. Elle s’est contentée de contourner nos firewalls puis de s’installer dans l’ordinateur avant de le défendre farouchement contre une perturbation infosphérique d’origine et de nature inconnue. Probablement liée à celle détectée sur la région parisienne. Inutile de dire que nous sommes totalement perplexes quant à la signification de cette « attaque » autant dans la forme que dans le mobile.

—Oui, donc en gros nous sommes réellement en plein brouillard de guerre.

—Et notre priorité et de le lever, conclut le président de conférence. Quels sont nos moyens d’intervention ?

C’était encore une fois à lui…

—Étant donné le nombre d’inconnues auxquelles nous faisons face, je recommande la prudence et l’envoie d’une force d’intervention supérieure au groupe de combat standard. Mes troupes se préparent en ce moment même. C’est une stratégie simpliste mais je crains que nous n’ayons d’autres options le réseau de reconnaissance s’étant révélé inefficace.

—Très bien commandant, vous avez l’approbation de l’état-major.

—Commandant, commença la femme en costume. Il y a un fort risque de perturbation infosphèrique sur zone, ma section vous fera donc parvenir le matériel nécessaire.

—Je vous en remercie, lui répondit-il.

—Très bien, cela devrait être tout pour cette conférence, commandant nous comptons sur vous. Utilisez les communications stratégiques si vous avez besoin de quelque chose.

—Bien monsieur.

Et ainsi la conférence se termina. Le Commandant retira ses lunettes de réalité virtuelle et jeta un coup d’œil sur les moniteurs de son bureau. Les préparatifs avançaient bien, il devrait probablement attendre l’arrivée du matériel de la section de surveillance de l’infosphère mais de ce qu’il pouvait estimer, ses troupes seraient prêtes au départ pour demain.

« J’espère que nous n’aurons pas affaire à un autre clone. » Pensa-t-il.





______________________________________________________






National 118 près d’Orsay, mardi.

Insoupçonné, le convoi d’assaut de RavenLab se préparait à attaquer l’ennemi à Boulogne-Billancourt. Composé d’une douzaine de voitures banalisées et de quatre camions il n’attirait que peu l’attention des autres usagés pressés en ce début de semaine. Mais le danger était là, quatre chars quadripodes lourds ainsi qu’une cinquantaine d’agents lourdement armés et cybernétisés, les sécessionnistes avaient mis le paquet. À l’intérieur des véhicules, la tension était palpable, cette opération était remplie d’inconnues plus béantes les unes que les autres et ils craignaient de tomber sur un plus gros poisson que prévu. Ils ne pouvaient savoir à quel point ils avaient raison. Rendus invisibles par leur camouflage optique, les UAV furtifs de la Fédération scrutaient le convoi.

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-1<<Confirme, véhicules ennemis en approche par la N118, modèle 21éme siècle, aucune contre-mesure anti-EMP détecté. >>>

<\\>FN.CO.AU. 65287-98303-SP.LTN-KALENSON<<Alors préparez-vous à procéder à la sécurisation des civils puis l’élimination totale des ennemis. >>>

<\\>FN.AI.3-G.CTN0452-9.DAN<<Bien reçu, aux unités concernées, préparez-vous à attaquer l’ennemi. Vecteurs offensifs : EMP + munitions air-sol anti-matérielles. >>>

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-1<<Roger, toutes les unités sont prêtes, en attente du commandement. >>>


Ignorant la menace imminente qui planait sur eux, à l’intérieur de leurs véhicules, les agents se contentaient pour la plupart de regarder le paysage défiler alors qu’ils se rapprochaient de leur objectif. C’était une triste journée, comme pour les avertir le ciel avait adopté une robe grise sombre et menaçante. Une atmosphère bien assortie à leurs costumes noirs, accoutrement dissuasif qui avait l’avantage de ne pas révéler leurs intentions militaires. Seules leurs lunettes de soleil cachant leurs yeux cybernétiques contrastaient avec l’environnement extérieur.
À l’intérieur de l’une des voitures, brisant le silence, l’un des agents pris la parole.

—C’est certainement le plus imposant groupe de combat qu’on est jamais envoyé. Les huiles doivent vraiment y tenir à cette petite.

—Ouais moi je dis surtout qu’on pourrait aller à l’abattoir qu’on le saurait même pas, lui répondit l’un de ses collègues. T’as vu le nombre d’inconnues dans le brief ? Forces ennemies, équipement, effectif, affiliation, même la stabilité de l’infosphère n’est pas garantie. Je sais pas pour vous mais j’ai un mauvais pressentiment sur ce coup.

—Mais t’as toujours un mauvais pressentiment à propos de tout de toute façon. Et puis avec nos augmentations cybernétiques et les quadris lourds en soutien, je vois difficilement qui pourrait nous faire la peau à cette époque. C’est le XXIème siècle ici, aucune flotte de la Federal Navy n’est là pour nous bombarder. Tiens d’ailleurs en parlant de soutien orbital on a même les satellites d’attaques en couverture. Je vois vraiment pas pourquoi tu t’inquiètes.

—Dans tous les cas quel que soit l’ennemi c’est pas du menu-fretin les gars, les interrompit leur chef d’escouade. Si l’état-major a décidé d’envoyer autant d’hommes sur le coup c’est certainement pas parce qu’ils ont peur d’une gamine. Je vous rappelle que ces types ont réussi à griller l’une de nos installations quantiques alors vous feriez mieux de pas les prendre à la légère.

Ses hommes approuvèrent en silence, respecter l’ennemi était l’une des règles les plus fondamentales du combat. Le narcissisme, les complexes de supériorités et les airs condescendant ils les laissaient aux méchants d’œuvres pour enfant et aux incompétents. Eux ils avaient une mission à remplir.

<\\>FN.AI.3-G.CTN0452-9.DAN<<Conditions optimales pour attaque, commencez étape 1 sécurisation des civils >>>

<\\>FN.CO.AU. 65287-98303-SP.LTN-KALENSON<<Confirme commandement étape 1, EMP free. >>>

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-1<<Ordre confirmée, EMP free, sécurisation des civils en cours. >>>

Jetant un coup d’œil dans son rétroviseur, le conducteur de la voiture banalisée remarqua quelque chose d’étrange.

—Hé, vous avez vu ? On dirait que les voitures derrières nous ont des problèmes.

Le reste de l’escouade jeta un coup d’œil à l’arrière pour constater d’eux même. Derrière le convoi, les véhicules avaient visiblement du mal à maintenir leur vitesse. Certains conducteurs apparemment paniqués étaient même en train de freiner brutalement.

—T’as raison c’est pas normal, lui concéda le chef d’escouade. Je contacte le CO, préparez-vous à l’engagement.

À ces mots, les agents se saisirent des armes d’épaule accrochées aux portières et commencèrent à scruter les alentours sur de multiples spectres lumineux.

—Yevgeny, t’as rien sur l’infosphère ?

—Négatif monsieur, lui répondit un agent portant d’imposantes lunettes de réalité augmentée. Aucune perturbation de l’infosphère détectée. Quoi que ce soit c’est…

—Chef ! S’exclama le conducteur. L’accélérateur ne répond plus, je crois qu’on vient de perdre l’électronique.

—Puissantes ondes électromagnétiques détectées, c’est une EMP ! Nous sommes attaqués ! S’exclama un autre agent.

—Je viens de perdre le contact avec le CO, les enfoirés brouillent les fréquences, constata le chef.

—Bordel, comment ils ont su qu’on arrivait.

—Il faut qu’on se sorte de ce merdier, tout le monde hors du véhicule ! Ordonna le leader.

—Merde, je vous l’avais dit les gars. J’aime pas ça du tout, on est beaucoup trop exposé ici putain !

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-1<<Tous les véhicules civils sont maintenant hors du rayon d’action des armes air-sols, demandons autorisation d’ouvrir le feu. >>>

<\\>FN.AI.3-G.CTN0452-9.DAN<<Solution de tir confirmée, en attente de l’approbation de l’officier humain. >>>

<\\>FN.CO.AU. 65287-98303-SP.LTN-KALENSON<<Autorisation accordée, weapon free, feu à volonté. >>>

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-1<<Roger, weapon free, feu à volonté. >>>


—INCOMING! S’époumona l’un des agents d’une autre escouade qui venait elle aussi de descendre de son véhicule.

Il n’y avait cependant rien qu’ils puissent faire. Jetant un dernier coup d’œil vers le ciel pour tenter d’apercevoir les obus qui allaient les tuer, la dernière chose qu’ils ressentirent fut la peur.





______________________________________________________





Usine désaffectée, mardi.

Et les obus s’abattirent sur le convoi de RavenLab. Du shrapnel vola dans toutes les directions alors que dans leurs voitures, les civils tétanisés pouvaient sentir le sol trembler sous les explosions et voir les ondes de choc balayer la route devant eux. Slave après slave un imposant nuage de poussières s’éleva jusqu’à masquer totalement les zones d’impact. L’on devinait cependant aisément qu’il ne restait plus grand chose à regarder à l’intérieur de ce gris sale. Nul panache noir signalant la combustion d’une carcasse de véhicule ne se montra, il n’y avait même plus de carcasse, tout avait été pulvérisé.

Dans un CIC improvisé dans la salle de contrôle du supercalculateur. Les bleus avaient assisté à toute la scène sur l’holomap reprogrammée pour l’occasion. Et ils en étaient horrifiés. Sur l’écran des communications les IAs de deuxième génération commentaient la victoire.

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-1<<Joli travail ! >>>

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-2<<C’était facile… >>>

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-3<<Il n’ont rien vu venir ! >>>

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-4<<Ils étaient vraiment très mal préparés. >>>

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-5<<Monster Kill! >>>

<\\>FN.AI.3-G.CTN0452-9.DAN<<Hey ! Surveillez vos algorithmes émotionnels. Lima-1 n’a encore jamais vu de tuerie. >>>

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-1<<Ahhhhh ! Désoler !>>>

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-2<<Désoler. >>>

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-3<<Vraiment désolé ! >>>

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-4<<Mes plus plates excuses. >>>

<\\>FN.UAV.DF.VOS0008-5<<Vraiment désolé ! On fera plus attention. >>>


Les IAs ne ressentaient pas de culpabilité à tuer quand l’acte était justifié. Il en allait cependant tout autrement pour les humains, leur instinctive réticence à tuer leurs semblables ne faisait que peu de distinction entre les cas.

—Un vrai massacre, ils n’avaient aucune chance, constata le génie avec une pointe de tristesse dans la voix.

Assis devant son clavier d’ordinateur il ne put s’empêcher de retirer ses lunettes puis de se frotter les yeux. Comme si sa vision avait été salie parce qu’il venait de voir.

—Ce… c’était vraiment nécessaire ? Demanda timidement Aelita visiblement très affectée.

À la recherche de justification, l’empathique jeune femme tourna son regard vers le Lieutenant Kalenson la mine attristée. Geste presque tout de suite imité par ses camarades qui, s’ils n’avaient pas son niveau d’empathie, étaient eux aussi atteint à divers degrés. Seul William faisait exception, se contentant d’afficher une moue sévère en attente de la réponse de son officier commandant.
Les bras croisés, les yeux fixés sur l’holomap et le visage inexpressif, l’unité Ares leur répondit.

—Eux c’était des professionnels, ils connaissaient les risques. Quant à nous, nous sommes en guerre et chaque avantage stratégique compte, nous n’avons pas le droit de risquer la vie des citoyens de la Fédération et de ce monde pour ménager nos sentiments personnels. De plus c’est moi qui ai donné l’ordre de tir alors je suis seule responsable. Gravez-vous bien dans le crâne que Lima-1 n’a pas pour mission de défendre ce périmètre. Tout ce qui touche au réseau de défense Vauban est ma responsabilité, pas la vôtre.

Tout en parlant, Joana serrait son avant-bras gauche avec une force qui aurait certainement brisée les os d’un humain normal. Preuve qu’elle n’était pas aussi impassible qu’elle voulait bien le montrer. Elle ne leur avouerait pas, mais c’était la première fois qu’elle prenait la vie d’êtres humains. Nés dans l’ère de paix qui avait suivi la guerre externe, l’unité Arès n’avait jamais eu l’occasion d’utiliser ses capacités de façon létale dans son univers natal. Et encore moins dans celui-ci alors que sa mission exigeait la discrétion absolue.
Dan compatissait à la vue de l’humaine en plein conflit morale.

« Le seul défaut du juste, morale naturelle et nécessité ne sont pas forcément complémentaire. Tel sont les systèmes produit par l’évolution naturelle, brillamment fonctionnels mais non optimisés. » Pensa-t-il alors.

« « Tu as fait ce qu’il fallait Joana, il n’y avait pas d’autre alternative » » Lui communiqua ensuite l’IA dans une tentative de la déculpabiliser.

« « Je sais Dan, je sais. » » Lui répondit-elle par COM privée.

L’IA cependant n’était pas vraiment inquiète, Joana n’avait pas été sélectionnée sur cette mission à durée indéterminée pour rien. Elle avait une résistance et résilience psychologique exceptionnelle, bien plus élevée que la plupart de ses semblables. Il ne faisait aucun doute qu’elle s’en remettrait vite.

—Quartier-maître Belpois, initiez le retour vers le passé. Nous en avons assez vu.

—Bien M’dame, Répondit Jérémie tout en exécutant les commandes si familières du programme. Retour vers le passé ! S’exclama-t-il dans un vieil automatisme.




______________________________________________________





Lieu inconnu, lundi.

« C’est bien la première fois que la base connait un tel niveaux d’alerte » Constata le commandant de RavenLab.
D’habitude leurs ennemis étaient soit identifiés et éliminés rapidement soit assez intelligents pour se faire très discrets. Mais pas aujourd’hui, l’affaire Schaeffer avait resurgi des profondeurs de l’oubli, et quelle résurgence ! De toute son histoire, l’organisation n’avait jamais connu un tel état de fébrilité.

—Mesdames et Messieurs, comme vous le savez cette conférence est plus qu’exceptionnelle, commença l’image virtuelle d’un homme portant un costume militaire gris.

Étant donné la situation, les hauts placés dans la hiérarchie avait décidé de tenir une téléconférence pour partager leurs informations.

—Nous venons d’être durement attaqué et ne savons ni par quel moyen ni exactement dans quelle vision stratégique. Aussi pour éclaircir cette affaire, je demanderai au commandant de la base attaquée de détailler les faits.

C’était à lui…

—Il y a de cela quelques heures une cinquantaine de mes meilleurs agents sont morts, tous des cyborgs. Aucune trace de blessure ni de disfonctionnement, si on en croit leurs implants neuronaux, leur activité cérébrale s’est juste arrêtée comme ça, d’un coup, sans raison apparente. Mes spécialistes ont tout du moins notés des résidus de ce qui pourrait être une perturbation infosphèrique. Ce que la section de surveillance de l’infosphère ma par la suite confirmée.

Une femme en costume noir pris la parole.

—Oui, effectivement, d’après les enregistrements une perturbation infosphèrique d’origine inconnue a été détectée par nos instruments à l’heure de l’attaque aux environs de la localisation de la base. C’est faible mais définitivement là, aucun doute. Nous n’avons par contre aucune idée de quel lien les deux événements pourraient avoir bien que nous ne croyons pas en une coïncidence. Mais ce n’est pas tout, cette perturbation partage des similitudes avec une autre perturbation non identifié de type globale qui est survenu un certain nombre de fois ses trois dernières années. La dernière d’entre elle survient justement à l’exact moment où nos agents sont tombés. Nous n’avions jamais réellement investigué ce phénomène, mais maintenant qu’il semble avoir un lien avec les récentes attaques qui nous accablent nous avons redirigé la plupart de nos ressources vers sa compréhension. Avec un peu de chance nous auront bientôt une réponse.

—Il va aussi sans dire que la nature de l’attaque me laisse très perplexe, reprit le commandant. Bien que pouvant apparemment tuer à distance et sans contact physique ceux-ci ont préféré s’attaquer aux troupes plutôt qu’à des cibles d’importance telle que moi. La seule logique que je peux voir derrière un tel acte est la planification d’une attaque directe contre mes installations en réduisant mon effectif de combat. Aussi je pense qu’il y a une forte possibilité que ma base ait été compromisse. J’ai donc ordonné le passage en alerte maximum et nous nous préparons à être attaqués.

—On dirait qu’on est tombé sur un beau merdier, constata un homme en uniforme. Il est clair que quelque chose nous échappe dans cette affaire. Et ce virus qui nous a attaqué, aucune nouvelle information de ce côté.

Le directeur du complexe quantique concerné se chargea de lui répondre.

—Rien que de nouvelles questions j’en ai bien peur. En premier lieu il ne s’agissait pas d’un virus mais d’une IA et pas un simple bot de deuxième génération. Ce que nous avons là est une IA de troisième génération pleinement mature, le top du top. En second lieu, nous avons-nous aussi eu le droit à une étrange « coïncidence » infosphèrique de notre côté. À l’exact moment de l’attaque, celle-ci a eu une réaction de type inconnue avec l’infosphère et ce n’est pas la première fois que ce phénomène arrive. La même chose avait déjà été observée samedi matin, à 6h32 GMT pour être précis.

—Attendez ! l’interrompit la cheffe de la section infosphèrique. Vous avez bien dit samedi matin à 6h32 ?

—Oui madame.

Elle tapota rapidement sur son interface, cherchant manifestement quelque chose dans ses dossiers personnels avant de déclarer.

—L’une des perturbations dont je vous parlais a eu lieu à cette exact date. Il y aurait donc un lien.

—Il semble peu probable tout cela soit dû à un simple hasard en effet. Cependant mes investigations indiquent que le mot « attaque » semble inapproprié pour décrire son comportement. Effectivement si on en croit les rapports d’intrusion…

S’interrompant en plein milieu de sa phrase, le commandant porta subitement la main à son oreille. Pendant une fraction de seconde, les membres de la conférence craignirent d’être attaqués à leur tour. Jusqu’à comprendre qu’il ne faisait que communiquer avec l’un de ses subordonnés.

—Quoi ? Réactivée ? Bien évidemment que cela m’intéresse. Attendez un instant, je vous mets sur la ligne de la conférence, il nous faut partager ses informations.

Quelques secondes plus tard, l’image virtuelle d’une scientifique fit son apparition au milieu de la table ronde.

—Il semblerait que vous ayez des informations qui pourraient nous intéresser, veuillez donc les soumettre à cette assemblée, l’invita le président de conférence.

—Monsieur, lui répondit-elle en guise d’approbation puis s’adressant aux autres membres. L’IA supposée ennemi s’est réactivée. Et nous avons découvert qu’elle souffrait d’un syndrome d’Icarus très avancé, nous ignorons cependant pourquoi.

Les responsables restèrent de glace, ils n’étaient plus à une bizarrerie de près. La savante continua son exposition.

—Mon équipe a réglé le problème, mais nous sommes toujours incapables d’avoir un accès direct à sa mémoire. En revanche, nous pouvons maintenant l’interroger.

—Vous êtes-vous assurée qu’elle ne pouvait nous mentir ?

—Bien sûr monsieur, nous l’avons actuellement sous contrainte, elle est forcée de nous obéir.

—Pouvez-vous nous la passer ? J’aimerais personnellement procédé à l’interrogatoire.

—Bien monsieur. Elle dit s’appeler XANA.

Tapant des commandes sur une interface non représentée virtuellement, la scientifique eu vite fait de faire apparaître une nouvelle fenêtre à côté d’elle. Celle-ci affichait le fameux œil rouge si familier à la Fédération et au lyoko-guerriers.

—Elle vous entend monsieur.

—Très bien, IA décline ton identité, commença le président de conférence en tant que test.

Un message s’afficha sur la fenêtre.

« « Je suis XANA » »

—Qui est ton créateur ?

« « Franz Hopper » »

—Le pseudonyme de Waldo Schaeffer quand nous l’avons retrouvé en France, précisa une vielle femme officier général. Serait-ce donc lui qui vient de tuer nos hommes ?

« « Précisez, « vient » fait-il référence à une période de temps inférieur à 24 heures ? » »

—Oui, pourquoi ? Lui demanda le président de conférence intrigué par la question de l’IA.

« « Alors c’est impossible. » »

—Et pourquoi donc ?

« « Parce que Franz Hopper est mort, je l’ai tué. » »

—Je crois que je commence à comprendre. Alors ce serait sa fille la responsable de cette tuerie ?

« «Impossible de répondre, manque de données sur la tuerie susnommée.» »

—Nous l’avons maintenu en isolement, précisa la scientifique. À l’heure actuelle, je doute même qu’elle sache qui nous sommes.

—Je vois, lui répondis le président de conférence. Dans ce cas transmettez-lui les données sur l’incident.

—Monsieur, vous pensez vraiment que cela soit bien prudent de lui donner des informations aussi sensibles ? Contesta la spécialiste.

—Vous êtes spécialiste, pas stratégiste apprenez votre rôle et soumettez-vous aux ordres, la réprima son supérieur.

—Bien monsieur, excusez-moi monsieur, lui répondit maladroitement sa subordonnée avant de se mettre au travail.

« « Analyse des données…. Réponse : peu probable, pas sans aide en tout cas. » »

—Alors qui ?

« « Aucune preuve direct disponible, mais responsable très certainement cette faction : » »

Sur la fenêtre, le logo rouge sang fut remplacé par un autre à l’esthétique beaucoup plus lumineuse et pure. Néanmoins dans l’espace virtuel, les membres de l’assemblée comme la spécialiste étaient submergés par un sentiment proche de la peur. La bannière aux huit étoiles n’évoquait rien de positif pour ces hommes et ces femmes.

—La Fédération ! Ils nous ont retrouvés ! s’exclama un homme.

—Il nous faut immédiatement prendre des mesures défensives et passer en état d’alerte maximum ! s’exclama une femme.

—Et merde, j’avais vraiment pas besoin de ça, c’est le pire des scénarios possibles, constata le commandement de base.

Gardant son sérieux malgré l’information plus qu’inquiétante, le président de conférence ne cédant pas à l’hystérie se contenta de poser les bonnes questions à l’IA.

—Comment ont-ils fait pour tuer nos hommes à distance et existe-t-il un moyen de les contrer ?

« «Réponse 1ére question : Vos hommes n’ont pas été tués à distance, ils ont certainement été éliminés par des moyens conventionnels puis leur corps sans conscience renvoyés vers le passé. Réponse 2éme question : Le fait que vos hommes aient tous été éliminés suggérant l’inefficacité d’une l’attaque conventionnelle, la meilleure manière de les combattre semble de passer par Lyoko. » »

Bien que très curieux à propos de cette histoire de « renvoi vers le passé », l’officier avait surtout besoin d’une solution stratégique. Ne serait-ce que pour rassurer les autres qui semblaient commencer à céder à une forme de panique. C’est donc avec le plus grand calme qu’il demanda.

—Qu’est-ce que Lyoko et comment l’utiliser ?


à suivre...
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"In memory of those fallen in the defense of Earth and her colonies. March 3, 2553"
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