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 Auteur Message
Icer MessagePosté le: Ven 06 Jan 2017 20:20   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


Inscrit le: 17 Sep 2012
Messages: 2127
Localisation: Territoire banquise
Heyyyyyy,

Effectivement quand on revient ici au bout de presque trois mois, cette liste de personnages est une excellente idée, d'autant plus que les brèves descriptions de ta main sont suffisamment précises pour bien resituer le bordel ambiant correctement. Voilà qui m'a permis de lire ta suite avec une énergie nouvelle.

En passant, le lien de mon précédent commentaire que tu n'avais pas pu voir a normalement été corrigé.

Citation:
-Le maître m’a ordonné de t’abattre, et quand le mettre ordonne…


J'ai pas compris, il ordonne de mettre quoi, le maître ? Mr. Green
Au-delà de ça, un truc qui se remarque même quand on te lit dans le bus ou le métro, c'est l'absence ou le rajout de e sur un adjectif alors que cela ne devrait pas être le cas. N'oublie pas que confondre le masculin et le féminin dans la plupart des pays du Moyen-Orient ou d'Afrique peut conduire à la prison (Essaye de coucher avec un homme par erreur au lieu d'une femme au Zimbabwe pour voir ? Razz).


Citation:
la « Banshee » -comme Tanner l’avait nommée- poussa un nouveau hurlement strident



Je ne peux que valider le principe Cool
En revanche, la fin du chapitre, qui la concerne, est plus surprenant, puisque X.A.N.A est décrit comme se trouvant dans Seth. Mais j'imagine qu'il s'est simplement divisé pour maximiser ses chances de survie - comme c'est là aussi très bien indiqué dans la liste des personnages.

Une bonne séquence virtuelle sinon. J'ai cru un moment au troll ultime quand, après l'annonce paniquée de Franz, l'attaque des Salamandres a eu l'air repoussée en deux deux. Le combat entre Heath et l'Augure était haletant, avec un véritable suspense sur l'issue. Toutefois, on voit qu'il est difficile de trouver un véritable enjeu dans un combat entre deux organisations sur le monde virtuel, le perdant ne mourant en général pas. J'ai crû comprendre que c'était juste un test, un procédé qu'on a déjà vu un peu partout, même chez moi, il faut bien l'avouer.

En tout cas cette fic poursuit lentement et sûrement son chemin et j'ai toujours grand plaisir à la lire, bon courage pour la suite Smile

_________________
http://i.imgur.com/028X4Mi.pnghttp://i.imgur.com/dwRODrW.pnghttp://i.imgur.com/mrzFMxc.pnghttp://download.codelyoko.fr/forum/avataricer.gifhttp://i.imgur.com/h4vVXZT.pnghttp://i.imgur.com/gDzGjSF.pnghttp://i.imgur.com/x46kNev.png

« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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Silius Italicus MessagePosté le: Lun 06 Mar 2017 18:46   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 03 Fév 2015
Messages: 174
Localisation: à l'Est d'Eden
Bonsoir cher Tyker,
Ainsi, le chaos s’accroît ?

Encore que le parti pris des ellipses temporelles ait permis de passer outre les tièdes réorganisations et errances des personnages et groupes suite aux événements décrit dans du sang sur la neige. Pour autant, le récit met un peu de temps à démarrer. Certes, il n’est pas écrit pour des néophytes n’ayant pas lu votre précédent récit. Mais, le temps que met votre récit à trouver son rythme est d’autant plus étonnant. C’est la rançon de l’emploi de points de vue multiples, l’impression que les intrigues individuelles avancent relativement lentement : même si tous sont intéressants, cela n’est pas suffisant pour éviter une impression de dispersion. Et ce même si une convergence pourrait advenir.

Pour l’instant, et contrairement à l’avis d’Icer, réussir à rendre cohérent votre récit avec le dessin animé est loin d’être impossible. Encore que cela supposerait un dénouement quelque peu particulier. Le fait est que pour le moment, on ne sait quelle option vous allez prendre. Ce qui est dommage sur un point. Votre récit exploite le passé de Lyokô, sachant que les lecteurs savent quel sera son futur. En conséquence votre récit est doté d’un fort potentiel tragique centré sur les personnes de Waldo et d’Aelita. Cependant, cette tonalité ne peut être exploité tant que vous laissez les lecteurs dans l’expectative. Alors certes, on ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens, mais pour une fois l’intérêt serait grand.

Mais foin de ce qui n’est que potentiel. Un autre aspect de votre récit se démarque, que ce soit par rapport à une large partie de ses homologues, et même vis-à-vis de son prédécesseur. Il y a dans vos batailles virtuelles une tension vers l’épopée en effet. Une tension qui est particulièrement intéressante pour deux raisons, l’une externe, l’autre interne. Tout d’abord, l’épopée est un style fort peu employé de nos jours, c’est pourquoi vous voir hésiter au bord de ce gouffre captive. Ensuite, c’est une tonalité opposée à celle qui caractérise les scènes matérielles. Pour schématiser, c’est la fusion du noble et de l’ordurier. Du moins, ce pourrait. En effet, il y a une tension vers l’épique dans les scènes virtuelles, mais cette tension n’est pas résolue, n’est pas assumée. En conséquence, là où l’on pourrait avoir l’expérience d’une fusion à haute intensité entre deux tonalités de votre récit, il y a plutôt une impression — faussée — de corruption de l’un par l’autre.

Un autre aspect de la tension mentionné ci-avant est perceptible dans le choix des symboles. Encore qu’il s’agisse là moins d’une rupture que d’une amplification par rapport à votre précédent récit. La symbolique est en effet forte et affirmée ici : outre le thème du serpent, on pensera au dragon, au feu, à l’ange et à l’Éden… la nouveauté étant de voir tout cela relié à l’Apocalypse selon Saint Jean et à un personnage religieux. C’est un matériau intéressant, quoique pas forcément aisé à manipuler.

Au vu de cet ancrage, il est possible d’hasarder une hypothèse sur le nom « prothéen ». En lui supposant une racine grecque, ce pourrait être un jeu de mot entre « théos », « Dieu », et « prothéos », qui signifie : « être placé devant, en avant, être exposé… ». Étant donné que Franz Hopper est « Le Créateur », les prothéens seraient ceux qui sont exposés, placés devant Dieu, avec Heath en lieu et place de Michel.

À côté de cela, les aventures d’Aelita au lycée sont assez secondaires, en fait, votre plume s’en ressent : ce sont des passages qui vous intéressent peu, des obligations sans guère de plaisir.

Reste l’apparition d’une mystérieuse troisième faction qui pour l’instant semble raisonnablement informé de l’identité de ses ennemis, sans que ceux-ci ne la connaissent. Autant il est concevable que Hopper aient eu des ornières, autant l’Organisation apparaît comme trop puissante et influente pour rester ainsi dans l’ignorance. Enfin, ce n’est pas un point primordial.

Un dernier point de scénario intéressant même s’il ne connaîtra probablement guère plus de développement, c’est l’exploration de la famille Belpois. L’entourage de Jérémie a rarement été ausculté. Ici il en est donné un aperçu qui a le mérite de justifier les connaissances du futur héros.

D’un point de vue plus pragmatique, votre récit est fluide, mais entaché de trois types d’erreurs récurrentes : les erreurs sur le genre des noms, les erreurs de concordance des temps — des verbes au présent dans une narration au passé —et des manques dans l’emploi du subjonctif. Cela étant, au chapitre 5 : « Renarde se pelota contre elle ». Il y a là un léger problème : ou il s’agit de « se peloter avec », ou il s’agit de « se pelotonner contre ». Deux verbes qui n’ont pas le même sens. En contexte, les deux sont possibles, ou que vous vouliez marquer une dimension érotique, ou que vous souligner la fatigue et le besoin de réconfort. Il n’en reste pas moins que la forme est inexacte.

P.S : Icer, le lien que vous donniez dans votre message du 22 octobre n’existe plus.

Au plaisir.
_________________
AMDG

Prophète repenti de Kane, vassal d'Anomander Rake, je m'en viens émigrer et m'installer en Lyoko.
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Tyker MessagePosté le: Ven 14 Juil 2017 17:09   Sujet du message: Répondre en citant  
Tyker Modérateur


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Spoiler


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Chapitre 8: Légion Prothéenne


7 septembre 2001, Usine, 16h 23


Cela ne faisait que quelques minutes que Heath patientait devant l’un des scanners, pourtant il avait du mal à contenir son impatience. Franz Hopper n’avait pas menti, ramener un prothéen sur Terre n’avait rien eu de bien compliqué. À peine deux heures de travail, et le tour était joué. Il ne restait plus qu’à attendre que le scanner ait finit de modéliser son apparence, mais cela prenait un peu plus de temps que prévu.
-Il arrive, prévint Hopper, soit prudent.
Heath failli éclater de rire, mais conserva son sérieux. Le scanner s’ouvrit, et un… être humain (ou tout du moins il en avait l’air) en sortit.
Il était très difficile pour Heath de déterminer s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme, ses vêtements étaient plus que commun: un jean, des baskets et un pull à col roulé. Mais surtout, les traits sur son visage étaient aussi masculin que féminin. Pas de cheveux (ni de sourcils), bref, un être complètement neutre en terme de sexualité. Mais bon, cela n’avait aucune importance.

-Tu me comprends? Demanda Heath en le fixant droit dans ses drôles d’yeux jaunes.
-Oui.
Il (elle?) avait une voix bizarre, presque identique à celles que l’on enregistre pour les annonces dans les gares ou le métro.
-Tu vas m’attaquer?
-Non.
Selon Franz, ses IAs ne peuvent pas mentir. Mais Heath avait quand même un petit doute.
-Et pourquoi?
-Nous ne voyons aucune raison logique de le faire.
L’allemand hocha la tête.
-Tu sais pourquoi tu es ici?
-Nous avons transmis au créateur la requête d’envoyer certains d’entre nous sur son monde, afin de l’observer, et d’être tenu au courant des décisions qui seront prises concernant notre peuple. C’est ce que nous allons faire.

-C’est vrai, mais cela restera ton objectif secondaire, ta priorité sera de m’aider à combattre nos ennemis. Ici c’est moi qui commande. Tu es donc tenu de suivre mes ordres à la lettre, et de venir me voir dès que tu as une question. Compris?
-Oui Général.
-Parfait, alors comment dois-je t’appeler?
-Prothéen.
Heath haussa un sourcil.
-Je ne te demande pas le nom de ton peuple, je le connais, je te demande ton nom à toi.
-Nous sommes tous prothéens
Agacé, l’allemand se planta à quelques centimètres de son interlocuteur, il le dépassait d’une bonne tête.

-Comment s’appelle l’individu en face de moi.
-Il n’y a pas d’individu, nous sommes prothéens.
Heath poussa un profond soupir, et se frotta la tête.
-Il va falloir que tu m’expliques.
-Ce corps n’est qu’un outil dont nous nous servons pour nous fondre dans la masse, en réalité, il y a très exactement 1239 unités prothéennes qui l’habitent, nous nous sommes dis que cela était préférable afin de prendre nos décisions par consensus.
-Mon nom est Légion, car nous sommes nombreux.
La voix de Franz Hopper avait résonné aux oreilles de l’allemand comme un enfant qui lui plaquerait avec fierté son dernier dessin sur le visage. Malgré tout, les prothéens semblaient apprécier l’idée.
-Evangile selon Saint-Marc, chapitre cinq, verset neuf. Nous reconnaissons la pertinence de la métaphore.
Il fixa l’allemand droit dans les yeux, et annonça:
-Notre nom est Légion Lancaster, nous sommes ravi de travailler avec vous Général.
-De même, répondit Heath, mais je t’en pris, prend l’habitude de parler à la première personne du singulier.



7 septembre 2001, Banlieue Parisienne, 17h 13


Étonnamment, Heath appréciait Légion. Il ne parlait que lorsqu’il avait quelque chose d’intéressant à dire ou quand on le lui demandait. Il savait se montrer discret, et se rendre utile quand il le souhaitait. Ce qui tombait plutôt bien, puisque l’allemand commençait à en avoir assez de faire le garçon de courses.

Le prothéen et son général effectuaient une simple balade dans les environs de l’usine, jusqu’à la maisons des Lancaster. Histoire que Légion ait une assez bonne connaissance de ce coin de la ville, et qu’il évite de se perdre stupidement. Heath avait royalement ignoré les regards et les remarques à voix basses qui supposaient que le prothéen était atteint de cancer. Et qu’il n’avait plus beaucoup de temps à vivre. Ils ignoraient qu’à ses côtés se trouvait un homme qui rendrait la leur encore plus courte.

-Bon, tu as bien tous retenu?
-Oui général, les informations que vous nous avez transmises ont été enregistrées.
-Je t’ai déjà dis d’arrêter de parler à la première personne.
-Nous sommes 1239 unités à l’intérieur de cet enveloppe, nous juger comme une seule personne est incorrect.
-Et tu dis toujours ce qui est exact?
-Bien évidement.
L’allemand soupira.
-Bon… et bien essaye au moins de ne pas m’appeler « général » quand nous sommes à l’extérieur. Heath ça ira très bien.

-D’accord Heath.
-Une dernière chose, tu as l’interdiction formel de révéler à qui que ce soit la moindre information sur nous. Et cela comprend Lyoko, le Créateur, Aelita, Seth et moi. Si on te pose une question sur un seul de ses sujets, tu répondras: « Je préfères ne pas vous répondre ».
-Compris Heath.
-Bien. Il leva la tête et pointa du doigt l’une des maisons qui s’élevaient devant eux. C’est ici que l’on habite. Je vais rentrer, toi tu peux retourner à l’Usine.
Sur ses mots, l’allemand abandonna le prothéen sur le trottoir et se dirigea vers la porte.
-Heath?
-Oui?
-Qui est Seth?
Le jeune homme laissa un petit sourire en coin se tracer sur son visage, il se retourna:
-On a qu’à dire que c’est l’ange déchu, celui qui punira ceux qui ont péchés.



9 Septembre 2001, Lieu inconnu, 08h 21


-Qu’est-ce que c’est que ce bordel?!
Peter Warren détestait être interrompu lorsqu’il donnait une conférence dans la salle adéquate, et bien davantage si le trouble-fête s’appelait Alex Tanner et qu’il beuglait comme une vache.
-Qui sont ces personnes?!

Du doigt, le scientifique pointa les dizaines d’individus qui servaient d’auditoire à l’américain. Celui-ci conserva son calme.
-Ce sont nos nouveaux soldats virtuels, annonça-t-il d’un ton détaché, pourriez-vous vous exprimer de façon un peu plus cordiale histoire de ne pas passer pour un bouffon?
L’écossais le fusilla du regard, mais reprit ses bonnes manières.
-Pouvez-vous m’expliquer qui vous a demandé de recruter des hommes supplémentaires?
-C’est moi qui ait prit cette initiative. Nos deux récentes défaites m’ont ouvert les yeux: nous avons cruellement besoin de renfort, ce qui est chose faite.

Tanner manqua de se frapper le front, ses nerfs étaient en ébullition.
-Dois-je vous rappeler que nous ne disposons que d’une dizaine de scanners? Nous n’avons pas les moyens d’envoyer autant d’hommes dans la virtualité.
-Nous n’avions pas, corrigea Peter, d’ici quelques jours nous disposerons de très exactement soixante-dix scanners financés par mes soins.
-Vous… Quoi?! Mais qu’est-ce qui vous ait passé par la…
-Arrêtez de vous donner en spectacle! Cracha le cannibale d’un ton venimeux.
Tanner remarqua alors les dizaines de paires d’yeux moqueuses qui étaient tournées vers lui. Ce qui ne fit qu’accentuer sa colère.

Profitant de ce moment de silence, Peter reprit la parole:
-Il se trouve professeur Tanner, qu’on s’est joué de vous.
Le scientifique fronça les sourcils, mais n’eut pas le temps d’en placer une.
-Nos scanners, avec le bon matériel et les bons ouvriers, peuvent être construit en une semaine montre en main. Si toutefois personne n’a la mauvaise idée de saboter les plans de construction. N’est-ce pas Professeur Belpois?

Le regard de Peter se posa sur l’homme qui reposait en piteux état sur le côté de la pièce. Suivit presque instantanément part ceux des autres personnes présentes.
Norman gisait sur le sol aux pieds de Dragunov, a en juger par le piètre état de son visage, il avait été battu.
Les yeux du professeur Tanner se remplirent de colère et de haine, il se planta devant son ancien employé.
-Vous avez de la chance Belpois, vociféra-t-il, vous m’êtes encore trop précieux pour que je vous laisse mourir. Néanmoins, votre trahison vous coutera bien plus que la vie.
Norman laissa échapper un petit gémissement de douleur, accentué par le mouvement de ses dents cassées.

-Puis-je reprendre? Demanda Peter visiblement à court de patience. Je vous rappelle que nous avons une attaque à préparer.
-Vraiment? Grinça Tanner. Et quel sera le but de cette attaque?
Le cannibale laissa échapper un sourire maléfique, son regard trahissant son envie de meurtre.
-La destruction totale de notre cher Professeur Schaeffer et de sa clique.



12 septembre 2001, Lycée Jean-Baptiste Say, 12h 39


Attablée tranquillement à la cafétéria de son école, Aelita poussa un soupir de soulagement qu’elle retenait depuis bien trop longtemps. Et pour cause, la plupart des ennuis dans lesquelles elle s’était fourrée semblaient désormais derrière elle. Heath et son père étant trop occupés par leurs magouilles pour s’occuper d’elle, elle s’était permise de leur cacher ses quelques soucis. Le retour prématuré de Matthieu, et la protection de Sylvie l’avaient bien aidée à les résoudre. Grâce à leurs soutiens, les petits malins qui avaient répandus des rumeurs sur Seth s’étaient calmés, et le calme était revenu dans la classe. Mais contrairement à sa soeur, le mutant n’avait jamais vraiment remarqué l’animosité que lui portait ses camarades. Il faut dire que lorsque l’on est aussi bien entouré que lui, il est difficile de se sentir mal dans sa peau.
Seth avait un nombre incalculable d’admiratrices, il était si populaire que certains garçons envisageaient même de devenir son ami seulement pour pouvoir en profiter.
Heureusement pour lui, sa « soeur » savait le protéger de ce genre de fréquentations. Elle était d’ailleurs tellement habituée à le voir cerné par toute une meute, qu’elle fut assez surprise de le voir arriver vers sa table avec seulement une fille à ses côtés.

-Coucou soeurette, dit-il en faisant la bise à la princesse de Lyoko, tu fais une drôle de tête.
-Je ne m’attendais pas à ce que tu ai si peu de compagnie, répondit-elle sans quitter Valentine du regard.
La jeune fille rougie et salua Aelita en baissant légèrement la tête. Ce qui la fit rire.
-Soit pas si timide, je ne vais pas te manger.
-Pardon. Dit-elle en se redressant.
-Et ne t’excuses pas pour rien.
De plus en plus gênée, elle se tourna vers Seth pour chercher un peu de soutien. Le mutant lui adressa alors un très beau sourire, qui eut vite fait de la remettre en confiance.
Les deux adolescents s’assirent donc à la table d’Aelita, qui examina la jeune fille des pieds à la tête.

Elle avait un look de petite fille modèle, elle portait un chemisier blanc assez élégant, et une jupe bleu marine. Ses cheveux blonds étaient coupés en carré court.
La princesse de Lyoko remarqua alors du coin de l’oeil, les regards jaloux de plusieurs filles de sa classe. Et cela ne présageait rien de bon.
-Qu’est ce que vous faites là tous les deux?
-On sort ensembles, annonça Seth sans s’arrêter de sourire.

Les yeux d’Aelita jaillir de leurs orbites. Rouge comme une tomate, Valentine se concentra sur ses chaussures.
-Depuis quand?
-Depuis trente minutes.
La jeune fille aux cheveux roses manqua de se frapper le front, mais elle parvint à se maitriser histoire d’éviter de se donner en spectacle. Elle soupira, techniquement, elle n’avait rien contre le fait que Seth se trouve une petite amie. Mais de là à ce que ce soit aussi rapide, et avec une personne qu’il connaissait aussi mal. Elle ne savait plus tellement quoi penser.

-Et toi alors?
-Quoi moi?
-Bin… ça a l’air d’aller entre Lucius et toi.
Aelita fronça les sourcils, et leva les yeux au ciel.
-Arrête, je le connais à peine. On est même pas encore réellement amis, on discute, c’est tout.
-Tu devrais faire attention, prévint Valentine de sa petite voix, Lucius n’a pas très bonne réputation dans l’école.
-Qu’est ce que tu veux dire par là?
La blonde prit un air embêté, mais finit par déballer son sac.

-L’année dernière, Lucius était le souffre-douleur préféré des « caïds » de l’école. Il se faisait souvent racketter après les cours, mais ça n’allait généralement pas plus loin que ça. Sauf qu’il y en avait un qui était plus violent que les autres, et qui en avait fait sa victime préférée. Il s’appelait Mohamed Fitoussi, et c’était un gros enfoiré de ce que j’ai entendu. En plus de racketter Lucius, il l’humiliait très souvent. Il le bousculait dans les couloirs, le faisait tomber dans les escaliers, il est même aller jusqu’à lui mettre la tête dans les toilettes.

Aelita frémit de dégoût en écoutant ce récit, elle n’avait jamais imaginé que Lucius aurait pu vivre de tels cauchemars. Valentine continua:

-Un jour, Mohamed est allé trop loin: Il a cassé le bras de Lucius, et l’a envoyé à l’hôpital avec une commotion cérébral. Tout le monde à l’école avait été choqué d’apprendre ça, et certains étaient allés demander l’exclusion de Mohamed auprès de la principale. Ce qu’elle avait refusée, l’incident n’ayant pas eu lieu dans l’enceinte du collège. Certains des garçons avaient cependant décidés qu’il était temps que la tyrannie de Mohamed cesse, et le jour suivant, l’avait patiemment attendu à l’entrée de l’école. Mais il n’est jamais venu. On l’a retrouvé quelques jours plus tard, le corps complètement carbonisé dans un immeuble abandonné.

Aelita n’en croyait pas ses oreilles.
-Et tu crois que c’est Lucius qui…?
-Non. Enfin, personne ne pense dans l’école que c’est lui le responsable. Mais il y a pas mal de rumeurs qui trainent concernant ses frères. Apparement, Lucius leur aurait caché la vérité pour éviter ça, mais quand il a été à l’hôpital…
-Il n’y pouvait plus grand chose. Compléta Aelita.
-Oui voilà.

La princesse de Lyoko avait un peu de mal à croire à cette histoire, mais elle ne put s’empêcher de penser aux mises en garde de Lucius concernant ses frères. Elle se gratta la tête. Pourquoi est ce que le monde dans lequel elle s’était réveillée était aussi dérangé?



12 avril 1999, Belgique, 19h00


-Que tout le monde se lève! Ordonna le Directeur Favard. Et montrez-moi vos assiettes.
L’orphelinat Asher, était réputé pour être plus une maison de correction qu’un véritable foyer pour jeunes orphelins. On y envoyait les délinquants drogués ou SDF qui trainaient dans les rues des métropoles belges. Situés au milieu de la Louvière, à à peine une soixantaine de kilomètres de Valenciennes. Cet établissement représentait ce que Thomas Von Kane haïssait le plus au monde: une prison. Bien avant cela, la vie du jeune homme n’avait été faites que de liberté et d’air pur. Ayant grandi dans une troupe de théâtre ambulante, Thomas avait toujours été un éternel optimiste. Jamais durant cette vie, il n’avait cru pouvoir un jour se sentir malheureux. Chacun de ses jours avaient été emplie de joie et de rire. Il avait eu la naïveté de penser que les multiples rôles qu’il avait joué pour sa troupe, lui avaient donnés une bonne image de ce qu’était la vie sur Terre. Aujourd’hui, il avait tous perdu.

Sa troupe avait été prise par des douaniers Luxembourgeois, plus de la moitié d’entre eux avait été emprisonnée. Par miracle, Thomas avait réussi à s’enfuir vers la Belgique. Où il avait pu commencer une nouvelle vie remplie de chapardages et d’amitiés nouvelles. Le jeune homme avait toujours eu le don pour se faire facilement des amis, et il n’eut aucun mal à devenir le mouton blanc d’une petite bande de voyous liégeoises . Sa nouvelle famille n’avait d’ailleurs pas tardé à l’appeler « grand frère », tant ses conseils avaient toujours été sages et avisés. Thomas s’était juré qu’il n’oublierait jamais les visages de ceux qu’il avait pu appeler ses frères. Et aujourd’hui, après leur avoir permit d’échapper à la police en se sacrifiant. Il savait qu’il ne regretterait jamais son geste. Même si aujourd’hui, il était prisonnier d’un univers qui lui donnait envie de vomir.

Le Directeur traversa le réfectoire, et vérifia assiette par assiette si les portions n’avaient pas été entamés. Histoire que les habitants affamés du foyer connaissaient leurs bonnes manières. Favard ne procédait pas à ce rituel tous les soirs, ainsi, il était persuadé d’attraper quelques imprudents. Thomas ne s’était jamais laissé prendre à son jeu, à ses yeux, cet homme était un idiot. Mais l’orphelinat regorgeait de gamins encore plus idiots. Prit d’un étrange pressentiment, il jeta un coup d’oeil autour de lui. Et vit ce dont il se serait bien passé ce soir. Benoît, un petit garçon de onze ans, avait entamé sa portion de haricot. Il s’y était prit si brutalement qu’il n’avait même pas prit soin d’essuyer sa cuillère. Prit d’une impulsion, il échangea rapidement son couvert avec le sien.

Mais il manqua de discrétion, et l’ustensile heurta son assiette. Rapide comme un serpent, Favard pointa ses yeux luisant sur le jeune homme. Et se dirigea vers lui d’un pas lourd et menaçant, avant de se planter devant lui.

-Votre cuillère est bien sale Monsieur Von Kane.
-Elle l’est Monsieur.
-Il me semble que vous connaissez les règles, la droite ou la gauche?
Favard avait conservé son manteau, impossible donc de savoir sur quelle main il avait mit ses chevalières.
-La droite Monsieur.
Le Directeur étira son sourire, et retira son manteau, avant de le confier à un de ses larbins.
-« Mauvaise pioche », songea Thomas.
La gifle fut beaucoup plus violente qu’il ne l’avait imaginée.


Lorsque le jeune homme reprit conscience, il était là où il savait qu’il atterrirait: au trou.
Cet endroit n’avait rien d’une réelle cellule, il s’agissait seulement de petites caves dégoutantes. Des caves qui étaient remplies d’araignées et généralement de deux ou trois rats. Les portes étaient en bois rongés. Très simples à forcer, mais le garde qui surveillait les cellules l’était beaucoup moins.
Thomas détestait la saleté, il avait toujours prit grand soin de son corps. Mais ce n’était pas obsessionnel au point de piquer une crise d’hystérie. Il se lavera quand il sortira, c’est tout.


Il n’eut d’ailleurs pas à attendre bien longtemps avant que la porte de sa cellule ne s’ouvrit. Mais au lieu du geôlier, ce fut un jeune homme de son âge qui pénétra dans la pièce, une bougie à la main.
-Stéphane?
-Bonsoir mon amour.
Le jeune adolescent se pencha en avant et déposa un baiser sur les lèvres de son petit ami. Avant de lui tendre un snicker, Thomas resta interdit.
-Mange-le s’il te plait. Si tu savais tous le mal que j’ai eu à le faire rentrer dans l’orphelinat.
-Tu n’aurais pas dû.
-Je sais. Allez mange.
-Si jamais Favard t’attrape…
-Mais tu vas manger oui?

Thomas soupira, mais déchira l’emballage. Il sépara la friandise en deux, et glissa l’autre moitié dans la bouche de l’homme qu’il aimait. Ils savourèrent leur plaisir culinaire lentement, avant d’achever la dégustation par un fougueux baiser.
-Avec quoi tu as payé le geôlier?
-Une cartouche de cigarette.
-Évidemment.
Les deux garçons n’échangèrent plus un mot durant quelques minutes, Thomas se contenta seulement de plonger sa tête dans la chemise de son petit ami. Pour y retrouver un peu de réconfort.

-Tu devrais partir, murmura-t-il, je ne veux pas que Favard nous découvre.
-Il semblerait que votre souhait n’est pas été exaucé Monsieur Von Kane.
Thomas releva la tête si brutalement qu’il se cogna contre Stéphane au passage. Le directeur Favard était là, et le geôlier de plus de deux mètres aussi.
-Sam? Aurais-tu l’obligeance d’apprendre à ses garçons comment les hommes sont supposés se comporter?
Ledit Sam hocha la tête, et s’approcha du couple. Stéphane se plaqua devant son petit ami pour le protéger, mais le géant le souleva comme une plume, et lui asséna un violent coup de poing dans l’estomac.
Thomas tenta de se relever, avant d’être renvoyer au sol d’un coup de pied au visage.

-Retire leurs pantalons, ordonna Favard.
Sam obéit, et arracha leurs vêtements comme un emballage plastique.
Le directeur plongea la main dans son manteau, et en sortit la lame la plus terrifiante que Thomas ait jamais vu. Un long coutelas à dents, plus aiguisé qu’un rasoir.
-Monsieur Laurence, cracha-t-il à l’adresse de Stéphane, vous avez été le pire élément que j’ai jamais accueilli dans cet établissement. J’ai cru quelques temps pouvoir vous sauver, mais votre cas me semble irrécupérable.
Sur ses mots, il enfila une paire de gants en plastique jetable, se saisit du sexe du jeune homme, et le trancha net. Testicules compris. Un hurlement atroce, étouffé par la main géante de Sam résonna dans l’intégralité du sous-sol.

Le sang de Thomas se glaça dans ses veines, tandis que l’horreur s’emparait de son visage.
-Vous avez mal? Sachez que je m’en réjouis. Jeta Favard comme s’il lui avait frappé les doigts avec une règle. Mais je veux m’assurer que vous ne posiez plus jamais les yeux sur le moindre garçon innocent que vous croiserez. Et pour cela, je ne connais qu’un seul moyen.
Stéphane n’entendait plus les paroles du directeur, la douleur lui avait fait perdre connaissance. Mais cela n’empêcha pas son tortionnaire d’écarter ses pupilles, et de lui crever les yeux un par un.
Thomas n’en pouvait plus, il se cambra, et vomit un filet de billes. Favard haussa un sourcil méprisant.

-J’avais un peu plus d’espoir pour vous Monsieur Von Kane, dit-il d’un ton mi-triste mi-méprisant. Mais je pense qu’il y a encore une chance pour vous, aussi je me contenterais de vous retirer seulement quelques centimètres. Peut-être cela sera-t-il suffisant pour trouver en vous la force de vous faire pardonner aux yeux de Dieu.

Là-dessus, il hocha la tête en direction de Sam. Le geôlier laissa alors tomber Stéphane, et empoigna Thomas. Le jeune homme se débattit vainement, mais sa force physique était dérisoire en comparaison de celle de son bourreau.
-Prenez votre sexe par le gland, ordonna Favard, et tendez-le.
-Non…

Le directeur brandit son coutelas sous les yeux de l’adolescent, ceux-ci s’écarquillèrent de terreur.
-Vous avez le choix: Ou je ne vous prive que d’une partie de votre membre, ou je vous coupe tout. Que choisissez-vous?
Le coeur au bord des lèvres, Thomas saisit son sexe par le bout, et le tendis. Fayard essuya son arme avec un mouchoir de soie, puis il la rangea, pour sortir une paire de ciseau.
-Rassurez-vous, murmura le directeur avec une voix qui se voulait rassurante, se sera rapide et propre.

Sur ses mots, le directeur fabriqua un petit garrot autour du sexe de Thomas à l’aide d’un autre mouchoir de soie. Puis, il y versa une portion raisonnable d’alcool.
-Ce sera très douloureux. Chuchota-t-il d’un ton désolé.
-J’en doute.

Le Directeur Favard fit volte-face, juste avant que les coups de feu ne retentissent. Les deux bourreaux restèrent figés sur place pendant un moment, avant de s’écrouler sur le sol, avec un trou béant dans le front.
Thomas Von Kane fut emporté par le poids de Sam, et fut écrasé par le géant. Le stress qu’il avait accumulé était si intense, que sa respiration se fit de plus en plus lourde. Il sentit cependant son corps être libéré du poids du geôlier. Puisant dans ses dernières forces, il leva la tête.

-Mon cher Thomas, je suis désolé, tous va bien?

Le jeune homme voulu pleurer, hurler, crier les pires horreurs qui lui venaient à l’esprit. Mais ses forces l’abandonnèrent, et il plongea dans le néant.

_________________

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"Introduce a little anarchy. Upset the established order and everything becomes... CHAOS"

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Chapitre 9: Blackwater




Lieu inconnu, heure inconnue, date inconnue


Au vu de l’état dans lequel il se trouvait, Norman Belpois semblait désormais connaître la définition du mot « souffrance ». Ses membres avaient été brisés, ainsi que ses côtes et son nez. Il avait perdu près de la moitié de ses dents, l’autre moitié était cassée.

Mais il se moquait de sa douleur, car il était en train de vivre son pire cauchemar: se retrouver sur la table d’opération du Professeur Akuma.
Ce japonais de cinquante deux ans, était l’un des plus grand biologiste et chirurgien de la planète. Mais malgré ses talents hors du commun, il fut évincés des plus grands postes qu’il eut jamais occupés suite à ses expériences démentes. Ses diplômes lui furent retirés, et il fut condamné à vivre une vie qui n’avait plus aucun intérêt à ses yeux.
Mais un génie n’est pas toujours incompris, et ce fut le cas pour Akuma. Le Docteur avait eut vent de ses talents, et lorsqu’il apprit sa misère, il lui proposa l’un des postes les plus convoités de Silver Wings: celui de Directeur du département Biologique.

En quinze années de bons et loyaux services au sein de l’Organisation, Akuma avait menés tout un tas d’expériences. Toutes plus contre natures les unes que les autres. Certains croyaient qu’il se prenait pour Dieu, à force de rendre l’impossible possible. En réalité, le japonais agissait plutôt comme un enfant trop curieux. Incapable de contenir sa soif de découvertes, et son incroyable curiosité. C’était d’ailleurs lui qui avait mis au point les bras métalliques de Heath, ceux-là même qui avaient permis à l’allemand de détruire Silver Wings. Sa seule réaction lorsqu’il avait appris la nouvelle, fut un large sourire de satisfaction. Il avait été trop heureux de savoir que sa création avait fonctionnée.
En revanche, la plus grande déception de sa carrière fut la conception de Seth. En effet, Akuma était tombé des nus lorsqu’il avait apprit qu’il n’y participerait pas. Le japonais s’était alors confiné dans son laboratoire pendant des jours. A l’image d’un enfant qui bouderait en apprenant qu’il n’irait pas à Disneyland. Au final, il s’était fait une raison. Seth était la créature du Docteur, sa création, et il ne laisserait personne d’autres que lui-même y toucher. Cela, Akuma pouvait le comprendre.

Mais quelle ne fut pas sa joie lorsque le Docteur, trop malade pour s’en occuper lui-même, lui avait confié les rênes de la création de Thanos et Crystal. Il y avait consacré toute son âme, tout son talent, à tel point que les deux mutants surpassaient désormais Seth au niveau de leur conception génétique. Mais ils étaient toujours dépourvu de conscience.
Cependant cela n’avait aucune importance, son travail s’était arrêté là. Désormais, le projet était entre les mains de Tanner.

Au fil des années, Norman avait vu les pires horreurs passer par la salle d’opération d’Akuma. Tout d’abord, il y avait eu des animaux, des cobayes communs comme des chimpanzés. Puis les cobayes furent de plus en plus gros. Jusqu’à ce qu’il décide de passer aux êtres humains, et c’est à ce moment là que Belpois avait manqué de cracher son coeur. En effet, les sujets d’expérimentation d’Akuma étaient de jeunes enfants palestinien, vendu par leurs parents pour la plupart. Ou tout simplement kidnappés.

Norman Belpois avait vu bien des horreurs dans sa vie, mais les pires d’entres elles avaient eu lieu ici. Jusqu’à présent, il n’avait assisté qu’à deux opérations du Professeur Akuma. Qui plus est, deux « légères » selon Tanner. Il lui était impossible d’imaginer ce que pouvait donner une opération sérieuse, alors en vivre une. Il doutait fortement de la capacité de son coeur à supporter une telle expérience, il priait pour qu’il ne la supporte pas.

Le Professeur Akuma se pencha au-dessus de son cobaye, un air sincèrement désolé sur le visage.

-J’aurais bien aimé passer tout de suite à l’opération vous savez, soupira-t-il, mais Monsieur Tanner m’a demandé de commencer par vous faire souffrir. C’est assez grotesque quand j’y pense. Je suis un scientifique, pas un bourreau.
Belpois était tétanisé par la peur, il n’osa pas émettre le moindre son. De toute façon, la douleur dans sa bouche l’en empêchait.
Akuma attira vers lui un chariot de taille moyenne, et retira le drap blanc qui le recouvrait. Des centaines de lames différentes étaient parfaitement alignées sur chaque étage du chariot. Le regard du Professeur Belpois se rempli d’effroi. Akuma ne le remarqua pas, il était trop occupé à choisir son ustensile de travail. Il passa la main au-dessus de ses lames, en choisit une, et l’approcha de la chair de son cobaye.
Un hurlement de souffrance transperça la nuit.



16 septembre 2001, Usine, 04h 14

Dire que Franz Hopper était fatigué aurait été une bien sinistre moquerie. Le scientifique était possédé par la fatigue. Ses yeux étaient rouge sang, les poches sous ses paupières étaient plus épaisses que jamais. Et pourtant, il devait être présent. Il devait se tenir devant ce satané pupitre de commande. L’alarme de Légion l’avait tiré de son sommeil supposé être réparateur. Ce qui l’avait forcé à réveiller Heath, et à se présenter ici pour défendre son territoire.
Comme prévu, le verrou sur la porte de Lyoko donnait bien plus de fil à retordre à l’Organisation que la dernière fois. Ce qui leur avait laissé le temps de se rendre à l’usine pour préparer leurs défenses. Et ils avaient justement une petite surprise pour leurs invités.

-Nos soldats sont en place, informa son second, c’est quand vous voulez.
Hopper pianota sur son clavier, et appuya un première fois sur la touche « entrée ».
-D’abord on met la table, murmura-t-il dans sa barbe, et ensuite…
Il plongea la main dans sa serviette en cuir, et en sortit une boite de CD. Il en prit un, et l’inséra dans la machine.
-… On accueille les invités.



Même Moment


-La porte est ouverte. Annonça Dragonne en poussant un soupir de soulagement.
-C’est pas trop tôt. Grogna Renarde. Ça a prit une éternité.
Alors qu’elle finissait de se plaindre, le Noirsoeur fut entouré par un espèce de champ électromagnétique rouge. Cette force inconnu paralysa les commandes du vaisseau, et l’entraina de force à l’intérieur de Lyoko.

-Qu’est-ce qui se passe?! Hurla Peter tandis que son moyen de transport était en train de valdinguer.
-Au secours!
Le vaisseau s’arrêta brutalement, ce qui causa aux passagers un jolie choc contre leur tableau de bord respectif.
En rage, Peter releva la tête.

Le Noirsoeur avait émergé sur la banquise, et pas vraiment au meilleur endroit qui soit. Il se trouvait à l’extrémité du territoire, soit, au bout d’un cul de sac. Il n’avait qu’un seul chemin où débarquer, chemin qui était bloqué par un gigantesque mur de glace. Sur lequel était perchée une ribambelle de Krabes et de Kankrelats, ainsi qu’une vieille connaissance.
-C’est gentil de passer. Ricana Heath assis sur sa muraille. Vous voulez jouer un peu?
Peter grinça des dents, mais il s’autorisa un sourire.
-Il veut jouer, il va être servit. Tanner? Envoyez les renforts.
Une vague d’électricité se mit à parcourir le Noirsoeur. Le vaisseau vibra un petit moment, avant de recracher son énergie. Permettant à une soixantaine de soldats de se virtualiser devant lui.
-Oh merde, lâcha Heath sans s’arrêter de sourire. Ils ont des munitions cette fois.

Dragonne se matérialisa à son tour, et se plaça devant sa petite armée.
-Sortez vos armes! Ordonna-t-elle d’un ton ferme. A l’attaque!
Les mercenaires dégainèrent leurs pistolets et boucliers, et foncèrent sur leur objectif.
Exciter comme jamais, Heath leva son bras droit, et l’abaissa. Laissant ainsi une pluie de laser s’abattre sur ses ennemis.
-La Mer numérique est noire, murmura-t-il en la contemplant. Ça va être un spectacle magnifique.



Même Moment


Peter sourit de satisfaction, son plan avait fonctionné.
Tandis que Noirsoeur avait dû débarqué en plein dans le traquenard de Heath, lui et Dragunov avait su profiter du chaos pour s’éjecter du vaisseau. Puis, à l’aide de leurs petits modules de navigations, s’étaient débarqués à environ un kilomètre du champ de bataille. Grâce au camouflage que Tanner avait rajouté à leurs combinaisons, ils étaient invisibles aux yeux de Hopper.
-Bien, commença Peter, notre objectif se trouve à deux cent mètres de notre position. Nous savons quoi faire.
Dragunov acquiesça, et, marteau au poing emboita le pas de son capitaine. La tour au halo bleu qui se dressait devant eux était bien évidement leur objectif. Le but de cette mission était de localiser le super calculateur qui générait Lyoko. Et dans la foulé, de le paralyser à l’aide du virus que Tanner avait implanté dans le cimeterre de Peter.

Le plan avait tout de suite plut à Peter, retrouver son pire ennemi dans le monde réel avait bien plus d’intérêt que ces combats sans enjeux. Des combats où le seul moyen de mourir était de faire un plongeon dans l’eau. Cela n’avait aucun intérêt, et surtout pas pour Peter.
Le cannibale s’était en effet juré de déguster la chair de Heath, chair qu’il rationnerait pendant des mois pour faire durer son plaisir. Il rêvait chaque nuit de sa tête, empaillé au dessus de son lit.
Il atteindrait son objectif, comme il l’avait toujours fait.

-Allons-y.
Ce n’est qu’au moment où ses paroles franchirent ses lèvres, qu’une flèche électrique transperça le crâne de son subordonné. Dragunov en fut si surpris qu’il n’esquissa pas le moindre geste, même après que le projectile l’ait touché.
Peter fit volte-face, un être à la forme humanoïde se tenait face à lui. Il n’était pas composé de chair, seulement d’un genre d’énergie bleu électrique. L’arbalète qui s’était formée sur son poing se dissipa, pour reprendre la forme d’une main.

-Alerte! Intrus détecté, mise en place du protocole de défense.
L’avant bras droit de la créature se changea en une longue lame. Le gauche doubla de volume, et forma une main avec de tranchantes serres à la place des doigts.
Peter était très loin d’être impressionné par son adversaire, il dégaina son cimeterre, et se mit en garde.

-Il va falloir bien plus que ça pour réussir à m’avoir. Prévint le cannibale. Un avertissement qu’il regretta presque aussitôt.
Lentement, une minuscule particule se détacha du corps de la créature. Et après un flash aveuglant, prit la même forme que lui.
Une autre particule se détacha également, puis une autre, et encore une autre.
Peter se retrouvait à présent face à cinq adversaires, disposant chacun d’armes différentes.
-Mon nom est Légion, car nous sommes nombreux.
Le cannibale pesta.



Même Moment


La bataille faisait rage, sans qu’aucun des deux camps ne prennent l’ascendant sur l’autre.
Les mercenaires, bien que désavantagés face à des adversaires en hauteur, bénéficiaient d’une douzaine de glaçons en forme de rochers derrière lesquelles s’abriter.
-Couvrez-moi, hurla l’un d’entre eux en dégainant son bouclier.
Il sortit de sa cachette, et malgré le feu ennemi, se plaça au milieu du chemin pour bénéficier d’un meilleur angle de tir et d’une meilleure vue. Considérant qu’il s’agissait d’une idée intéressante, quatre autres mercenaires l’imitèrent. Et vinrent se placer à ses côtés pour constater… Leur erreur.

Heath avait préparé quelques morceaux de glace qu’il avait posé sur sa muraille. Il en saisit un, et l’envoya de toutes ses forces contre le petit groupe d’imprudent. Les mercenaires ne purent que hurler en voyant le projectile leur foncer dessus et les happer dans sa course. L’un d’entre eux se jeta sur le côté, et esquiva miraculeusement le bloc de glace. Mais cela ne lui fit gagner qu’un bref répit, car il reçut une douzaine de tirs dans la seconde qui suivit et disparut.

-Idiots, pesta Dragonne avant de tirer une flèche explosive.
Son arme se planta dans la glace, et sauta. La déflagration fit son effet, un petit trou s’était formé dans la muraille.
Malheureusement pour elle, la brèche se remplit de glace et disparut. Une rangée de cinq blocks avaient été postée derrière le mur, et réparait le moindre impact qui avait réussi à le transpercer.
La coréenne poussa un juron, avant de recevoir un tir à l’épaule. Ce qui la força à s’abriter de nouveau.
Du haut de sa muraille Heath riait de l’incompétence de ses adversaires, jusqu’à ce qu’un coup de feu plus puissant que les autres ne retentisse. Le psychopathe eut à peine le temps de relever la tête, pour voir le tir lui entailler la tempe. Il pressa sa main contre son visage, qui se crispa de rage.

-Qui a fait ça? Rugit-il.
Allongée juste devant le Noirsoeur, hors de porté des tirs de monstre, Corbeau leva sa main gauche pour dire bonjour. Et la replaça sur la détente de son fusil de sniper.
-Attends un peu, gronda-t-il en levant son bras pour protéger son visage, ton petit manège ne fonctionnera pas deux fois.

Voyant que la posture défensive de Heath le privait d’un champs de vision respectable, Dragonne décida d’agir. Elle se tourna vers Corbeau, et l’interrogea du regard. La jeune fille leva son pouce.
La coréenne se dressa hors de sa cachette, et tira une flèche grappin en plein dans la patte avant du Krabe situé juste à la gauche de son général. Elle se mit à nouveau à couvert pour échapper à d’éventuelles représailles, et tendit le cable aux trois mercenaires qui étaient cachés avec elle.

-Tirez!
La force combiné des quatre soldats fit déraper la patte du Krabe, celui-ci perdit l’équilibre, bouscula Heath, et alla s’écraser en bas de la muraille. L’allemand fit de grands moulinets avec les bras pour éviter de subir le même sort, ce qui laissait sa tête sans défense.

-Vas-y Corbeau! Cria Dragonne pleine d’espoir.
-Au secours!
La coréenne tourna la tête. Sa collègue avait été saisie au mollet par un Kongre qui se tortillait en tentant de l’entrainer dans la Mer Numérique. Corbeau essayait désespérément de rester sur la banquise en s’accrochant au couteau qu’elle avait plantée dans le sol. Mais le monstre était trop fort, et elle finit par lâcher prise.

-Mange donc, lança Heath à l’adresse du prothéen, ceci est le corps d’une sombre conne.
Le Kongre envoya sa victime dans les airs, et attendit qu’elle retombe pour mordre son tronc à pleine dents. Le corps de Corbeau ne tint pas une seule seconde, et fut broyé par les mâchoires du monstre.
Prit d’une impulsion, Dragonne tenta d’abattre la créature d’une flèche. Mais elle fut stoppée dans son élan par un cri et un « plouf » retentissant, elle tourna la tête. Il n’y avait plus que deux soldats cachés derrière elle, ceux-ci canardaient l’eau sans réfléchir comme s’ils avaient vu un fantôme.

Un nouveau cri se fit retentir, et un autre. Au final ce fut une dizaine de cris qui retentirent.
Malgré leurs protections de glaces, les mercenaires étaient impuissants face aux Kongres. Les monstres surgissaient de l’eau, attrapaient une victime, et replongeaient trop vite pour subir des dégâts. Les soldats de l’organisation furent entrainés les uns après les autres dans les profondeurs numérique. Du haut de son mur, Heath leva les yeux au ciel devant tant de facilité.

Avant qu’un tentacule de métal ne lui saisisse la main, et l’entraina en avant. Le psychopathe, surpris par la manoeuvre, n’eut pas le temps de s’alourdir. Et alla s’écraser au pied de sa muraille. Aussitôt, une cinquantaine d’armes se pointèrent dans sa direction. Par réflexe, il joignit ses bras rocheux en garde de boxeur pour protéger sa tête.
-Je tuerais celui qui tire! Rugit une voix haineuse. Il est à moi!
Intrigué, Heath écarta ses bras de son champs de vision, avant d’écarquiller les yeux à s’en faire exploser la rétine.

Ce n’était pas n’importe quel sbire de Peter qui se trouvait face à lui; c’était lui-même.
Enfin, il s’agissait plutôt de l’ancien lui, celui à qui il ressemblait lorsqu’il faisait encore parti de l’organisation.
Du côté de celle-ci, la troupe de mercenaire s’était divisés en deux, de sorte à former une haie d’honneur pour son membre le plus puissant. Serpent avançait vers sa proie d’un pas lourd, en trainant ses lames derrière lui. Il s’arrêta à quelques mètres de Heath, et le fixa d’un regard qui trahissait son envie de meurtre.

L’allemand, à défaut d’être impressionné par la puissance imposante de son adversaire, ne parvenait toujours pas à comprendre ce qu’il avait en face de lui. Peter l’aurait-il cloné? Cela aurait été un véritable gaspillage de temps et d’argent, en plus de n’avoir aucune utilité réelle face à lui.
-Qui es-tu? Gronda-t-il en se redressant sur ses deux jambes.
-Je suis Serpent.
Heath fit rouler ses yeux.
-Non, Serpent c’est moi.
-Je le sais.
Cette fois, il fronça les sourcils.
-Pourquoi est-ce que tu as mon nom?
-C’est le nom que le maitre m’a donné. Le nom que je porterais jusqu’à ta destruction.
-Autant dire que tu portera ce nom jusqu’à la fin de tes jours. Railla le psychopathe.
-Jamais!

Serpent fit tournoyer ses lames au-dessus de son crâne et les abattit tels des fouets sur son adversaire. Heath para l’attaque sans difficulté en plaçant ses bras en opposition, mais le cyborg ne s’arrêta pas là, et il redoubla de violence. Une avalanches de coups tranchants vinrent fouetter les solides bras rocheux du psychopathe, qui sembla ployer sous les attaques. En transe face à ce combat peu commun, les mercenaires encouragèrent leur poulain.
-Je dois gagner mon nom! Rugit Serpent. Je veux servir mon maitre jusqu’à la fin des temps! Je dois te détruire! Si je parviens à obtenir mon nom, je serais son bras pour l’éternité!

Le vacarme assourdissant provoqué par ses assauts s’arrêta brusquement, et Heath sortit la tête de sa défense.
Serpent ne put que constater le traquenard dans lequel il s’était fourré. En se servant des lames de ses adversaires enroulées autour de ses bras, L’allemand tira pour entrainer son ennemi à porté de ses coups. Une fois ceci fait, il planta un pied rocheux dans la face de Serpent, et l’écrasa sur le sol. Encastrant au passage la tête de son ennemi dans la glace de la banquise.

-« Intelligence? »
-« Oui? »
-« Analyse ce truc, je veux savoir comment Peter s’y est prit pour me cloner. »
Heath ignora copieusement sa victime couinante qui tentait vainement de se dégager. Mais il n’avait aucune chance, l’allemand avait neutralisé ses armes. Et il n’était pas assez puissant pour se libérer.
-« Alors? » S’impatienta Heath
-« Ce n’est pas un clone. Votre code A.D.N. est similaire, mais pas identique. »
Serpent avait réussi à dégager son visage, mais le pied du psychopathe était à présent pressé contre sa gorge.
-Je vais t’exterminer!
-Ta gueule! Cracha Heath en lui barrant à nouveau la figure.
-« Peter m’aurait cloné à 80%? Ou quelque chose du genre? »
-« Impossible. »
L’allemand commençait sérieusement à s’impatienter, les mercenaires hésitaient encore à prendre part au combat suite à l’ordre de Serpent. Mais nul doute qu’eux aussi allaient finir par manquer de patience.
-« Compare le avec les membres de ta base de données, il s’agit peut être d’un agent modifié. »
-« C’est possible, vérification en cours. »
Heath dirigea son regard vers les mercenaires, deux d’entre eux avaient dégainés leurs armes.
-N’y pensez même pas! Gronda l’allemand. Ce qui les fit à nouveau hésiter.
-« J’ai trouvé. »
-C’est pas trop tôt.
Intelligence lui transmis les informations qu’elle avait obtenues, Heath les examina, et tomba des nu.

Il fut si choqué qu’il relâcha son emprise, permettant à Serpent de se dégager. De craintes d’être à nouveau capturés, le cyborg s’éloigna d’une dizaine de mètres. Et fixa son adversaire de son regard haineux.
Heath n’avait toujours pas esquissé le moindre geste. Il semblait un peu perdu, décontenancé, comme si cette simple information avait chamboulé son esprit.

Serpent ne se fit pas prier, il dressa ses lames au-dessus de sa tête, et les envoya s’abattre sur l’allemand. Une stratégie de piètre qualité, qui permit à Heath de happer à nouveau sa proie.
Un sourire se dessina sur le visage, du psychopathe, sourire qui se transforma en fou rire incontrôlable. Le Général de l’armée prothéenne était incapable de se contenir, il riait à gorge déployée sans se préoccuper de ses adversaires. Serpent ignorait quoi faire, son rival se tordait dans ses propres éclats de rire. S’il ne se trouvait pas sur un monde virtuel, il se serait probablement déjà cassé plusieurs côtes.

Heath releva la tête, un rictus abominable déformait son visage. Il tira Serpent vers lui, le saisit pas la gorge, et le souleva de terre.
-Mon très cher petit frère. Lâcha-t-il entre deux éclats de rire. Tu m’as un peu manqué Boulard.
Serpent écarquilla les yeux, le psychopathe relâcha son étreinte, et le frappa dans le plexus. Le cyborg fut projeter dans les airs, avant que son adversaire ne saisisse ses tentacules.
Heath prit alors un malin plaisir à faire valdinguer son adversaire dans tous les sens, l’envoyant s’écraser tantôt contre le sol, tantôt contre le mur. Serpent n’avait aucun contrôle sur ce qui lui arrivait, il n’était plus qu’une poupée désarticulée entre les mains d’un enfant dément. Impossible pour lui d’agir ou de réfléchir, il ne pouvait que subir.

-Tous ça pour ça?! Hurla Heath entre deux éclats de rire. Tous ce cinéma pour ÇA?! Mais c’est la meilleure farce de l’année!
Heath tira de toutes ses forces, faisant passé Serpent par dessus son épaule, et l’envoyant s’écraser contre la muraille de glace. Les prothéens se mirent à mirent à rugir la victoire de leur général, avant que celui-ci n’attrape sa victime par les cheveux.
-C’est ça l’arme suprême de Peter? Ricana-t-il en contemplant le regard de chien battu de Serpent.
Il secoua la tête.

-Ça aura eu au moins le mérite de me faire mourir de rire.
Le cyborg ne parlait plus, il n’accordait plus la moindre attention à l’allemand. Son regard était vitreux, il semblait si vulnérable.
-Ah non!
Heath le saisit par le col, et se mit à le secouer de toutes ses forces.
-Je t’interdis de redevenir faible. Gronda-t-il. Pour une fois que je te trouve digne de moi, tu n’as pas intérêt à redevenir la larve que tu étais.

Serpent releva la tête.
-Je ne peux pas t’abattre, souffla-t-il. C’est terminé, le maitre ne me laissera jamais obtenir mon propre nom.
Heath colla son front contre celui de son ancien frère, et plongea son regard emplie de folie dans le sien.
-Tu veux un nom petit frère? Prend celui que notre mère t’as donné. Tu n’es pas Serpent, et tu ne sera jamais Serpent.
-Notre mère?
Le psychopathe laissa échappé un sourire en coin, et approcha ses lèvres de l’oreille du cyborg. Là, il lui murmura quelque chose. Quelque chose qui sembla le transporter de joie, avant que Heath ne lui transperce le crâne d’un coup de faux.
-A plus petit frère.

Aussitôt, les mercenaires pointèrent à nouveau leurs armes vers Heath et tirèrent. Le psychopathe protégea sa tête, et se précipita hors de la plateforme. Pour se réquisitionner sur une manta.

-Ouvrez le feu. Ordonna-t-il à l’adresse de ses troupes. Permettant à la bataille de reprendre là où elle avait été laissée.
-Voyons ce que vous allez faire maintenant, ricana Heath en contemplant les assauts vains des mercenaires.



Même Moment


Peter n’en menait pas large, à chaque adversaire qu’il détruisait, un autre apparaissait. Sans parler des nombreux coups qu’il avait subit. En effet, il ne disposait plus que de vingt points de vies, et il avait toujours cinq ennemis en face de lui.
Le cannibale poussa un juron, et se remit en garde alors que la Légion s’approchait de lui.
-Rendez-vous, vos chances de réussites sont nulles.
-C’est ça. Grogna-t-il avant d’appuyer sur le bouton situé sur son poignet.
Il fut alors surélevé de quelques centimètres, ce qui eut le mérite de surprendre Légion pendant une demi-seconde. Jusqu’à ce que celui-ci ne remarque les roues sous les botes de l’américain.

-Et c’est partie, ricana Peter avant d’enclencher les boosters situés derrière ses talons. Le cannibale fit un départ canon, se déplaçant à une telle vitesse que Légion n’eut pas le temps de calculer sa trajectoire. Son adversaire slaloma entre les différents « lui », et les détruisit un à un. Puis il s’arrêta brusquement devant l’original, qui eut un mouvement de surprise.
-Va dire à ton patron que je le dégusterai avec un plaisir infini.
Il lui trancha la gorge avant même que la dernière syllabe ne fut prononcée, ce qui le fit disparaitre dans un nouveau flash de lumière. Peter secoua la tête.
-Bruyant.

Il se concentra à nouveau vers la tour, la voie étant libre, il n’avait plus qu’à remplir sa mission.
Cimeterre à la main, il fila à toute allure vers sa destination. Persuadé qu’il ne pouvait plus être détourné de son objectif. Il était enivré par la vitesse impressionnante qu’il avait acquis. Élancé comme il était, il avait le sentiment que plus rien ne pouvait l’arrêter. Mais le projectile noir et or qui le percuta de plein fouet était là pour le sortir de son rêve. Emporté par sa vitesse, Peter fut projeté sur une centaine de mètres. Il rebondit quatre fois sur le sol avant de totalement disparaitre. L’Augure ramassa son cimeterre.
-Merci pour le cadeau.



Même Moment


Renarde en avait plus qu’assez.
La troupe de mercenaire engagée par Peter était incapable de causer le moindre dégât à la muraille de Heath. A chaque coups qu’ils portaient, un block colmatait la brèche. Et à chaque fois qu’un monstre était détruit, deux autres le remplaçaient. La situation était devenu intenable, une escadrille de frelons s’était même joint à la fête pour arroser les invités d’acide.

Ils avaient déjà perdu les deux tiers de leurs hommes ainsi que Corbeau. Dragonne était bloquée derrière son bouclier, à encaisser sans pouvoir riposter. Il fallait trouver une solution, et elle en avait justement une sous la main.

Elle s’installa dans le poste de commande du Noirsoeur, et s’empara du volant.
Le vrombissement soudain du moteur fit tourner la tête à toute l’escouade. Même les monstres avaient arrêtés de tirer.
-Garez-vous, cria Renarde à travers les haut-parleurs du vaisseau. Avant de projeter celui-ci contre la muraille, la pointe la première.

La secousse causée par le choc fit perdre l’équilibre à plusieurs monstres, qui vinrent chuter contre le véhicule. Mais à cause des boucliers de l’engin, ils ricochèrent, et atterrirent dans la Mer numérique.
Noirsoeur reprit un peu d’élan, et frappa une seconde fois.
C’est avec une plaisir non-dissimulé, que l’indienne vit un pan entier du mur s’effondrer, et les prothéens qui se trouvaient au sommet s’écroulèrent avec lui.

Les monstres, complètement paniqués, tiraient à l’aveugle. Motivés par un regain de confiance, les mercenaires se mirent à les descendre comme des mouches.
Triomphante, Renarde leva un poing vers le ciel. Avant d’apercevoir ce qui ressemblait à une météorite tomber à pleine vitesse sur son vaisseau.
-Coucou c’est moi! Ricana un Heath roulé en boule, avant de percuter de plein fouet le Noirsoeur.

Une gigantesque déflagration vint happer la totalité des mercenaires présent du mauvais côté du mur. Déchirés en deux, les débris du vaisseau restèrent un moment sur le terrain. Avant d’exploser purement et simplement. Les derniers monstres restant crièrent leur victoire, tandis qu’un Heath pleinement satisfait sortait de son scanner.
-Voilà qui devraient nous en débarrasser quelques temps. Sourit-il.
Il était loin de se douter qu’à quelques centaines de mètres du champs de bataille, l’Augure observait le spectacle en affichant un sourire identique.
-Quels êtres pitoyables.
Sur ses mots, il plongea dans la mer Numérique. Et disparu de la surface de Lyoko, le cimeterre de Peter était toujours en sa possession.



Même Moment


Serpent était dans un autre monde, un monde où il n’entendait pas la violente dispute entre son maitre et Tanner. Assis sur le bord de son sarcophage, la peau toujours mouillé, il se remémorait le nom que le véritable Serpent lui avait glissé à l’oreille. Pour une raison qui lui échappait, il aimait ce nom. C’était comme si un ange descendu du ciel était venu le lui offrir en récompense, un ange qui avait le visage de sa mère. Même si cela, il l’ignorait.
Immergé dans son univers, il pensa à l’aquarelle qu’il avait vue dans la chambre de Tanner. Le Grand Dragon Rouge l’inspirait, l’auteur lui aussi l’inspirait.

-William Blake. Murmura-t-il si bas que personne n’aurait été capable de l’entendre.
Le nom que Heath lui avait donné résonna à nouveau dans son esprit, et forma une mélodie d’une harmonie fantastique avec le nom du créateur du Dragon.
-Je m’appelle…Je m’appelle…
Le nom refusa de franchir ses lèvres, comme si la joie qu’il contenait était trop lourd à cracher.
-Je m’appelle… Alister Blake.
Serpent sourit paisiblement, et ferma les yeux. Une voix familière résonna alors dans sa tête.
-Tu t’appelles Alister Blake, un nom magnifique pour le Grand Dragon Rouge.

_________________

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"Introduce a little anarchy. Upset the established order and everything becomes... CHAOS"

-The Joker-
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Icer MessagePosté le: Mar 08 Aoû 2017 18:29   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


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Citation:
Hello j'ai 6 mois de retard blablabla, je m'excuse blablabla, j'ai été occupé blablabla.
Ces explications vous suffisent ?


Non =/
Cela dit tu es de retour en forme. Ces deux chapitres te permettent d'être parfaitement dans ton élément, les scènes de mutilation habituelles ayant le droit à leur quota à la fin du chapitre 8. Quand à la fameuse Eau noire, elle se résumé globalement à une... euh... disons, la version Tyker du gangbang nelbsien, que j'ai trouvé plutôt bien mené, avec tes stars habituelles, couplées aux références classiques de Lyoko, notamment ses monstres. Encore que, le coup de l'identité de Serpent bis, je ne l'avais pas vu venir celui-là.
J'aime toujours autant le soin que tu apportes aux détails (matchs de football non inclus), dont les précisions avec lesquelles tu introduis en général un protagoniste. On ne peut pas dire que cela manque de réalisme, puisque les voyous se nomment Mohamed.
En parallèle, l'idée des prothéens éveille ma curiosité. Ce n'est pas comme si ton récit étant déjà rempli de personnages chelous, rien que chez les humains. Ceux ne pouvant pas se réclamer d'une telle classification atteignaient eux-mêmes un quota honorable, pour une histoire se déroulant à l'aube du troisième millénaire, mais bon, toujours plus hein ?
Cela m'amène à dire que je n'ai toujours aucune idée d'où ce récit va nous emmener justement... C'est plutôt marrant. Continue comme ça !

_________________
http://i.imgur.com/028X4Mi.pnghttp://i.imgur.com/dwRODrW.pnghttp://i.imgur.com/mrzFMxc.pnghttp://download.codelyoko.fr/forum/avataricer.gifhttp://i.imgur.com/h4vVXZT.pnghttp://i.imgur.com/gDzGjSF.pnghttp://i.imgur.com/x46kNev.png

« - J'viens de voir les parents de William se diriger vers le bâtiment administratif.
- Quoi !? Mais comment tu peux savoir que c'est eux ?
- Bah après la disparition du X.A.N.Aguerrier je me suis quand même renseigné un minimum sur sa vie pour programmer sa réplique. Cela étant dit, c'est bien la réplique le problème, elle n'est pas au point et va faire foirer toute notre couverture à mon avis.
- Mais Jérémie, et les données récupérées à X.A.N.A lors de la translation de William ? Elles ne t'ont pas servies à avoir de quoi le libérer ?
- J'ai commencé à y travailler quand tu es partie mais je n'ai pas fini... »


Paru.
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Tyker MessagePosté le: Lun 21 Aoû 2017 15:51   Sujet du message: Répondre en citant  
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Chapitre 10: Le Diable et La Succube


27 septembre 2001, 16ème arrondissement, 20h04

Drake L. O’conner s’adonnait à son activité favorite: la prière.
Certaines personnes qui le connaissaient à peine, croyaient qu’il s’était tourné vers Dieu pour éviter de penser aux cicatrices horribles qui recouvraient son visage. Ces personnes avaient tort. Drake avait accueilli ces marques comme une bénédiction de la part du Seigneur. Elles représentaient le jour de sa résurrection, le jour où il avait été libéré du joug des démons qu’il avait appelé ses parents. Le jour où il avait rencontré sa soeur, Abigail Hobbs, l’ange qu’il appelait sa soeur

Le jour où il avait juré de passer le reste de son existence, à anéantir le moindre parasite à forme humaine qui polluait le monde de Dieu. Et c’était par le feu, l’arme divine du Seigneur, qu’il s’y prenait.
Drake possédait une obsession pour le feu très particulière, sa fascination pour cet élément était sans égale. Pour lui, il représentait le cadeau ultime que Dieu avait fait aux hommes afin qu’il se dresse au sommet de la chaîne alimentaire, ce qu’ils ont fait.

Les règles concernant ses prières étaient simples et strictes: aucune interruption ne sera tolérée. Lucius avait un jour commis l’erreur de l’appeler pour le diner, Drake l’avait alors envoyé balader d’un regard abominable. Il priait tout les jours, à huit heures, quatorze heures, vingt heures, et minuit. Ses prières quotidiennes duraient cinq minutes montre en main, et il avait la réputation fondée d’être réglé comme une horloge. Si l’on respectait cela, la cohabitation avec lui ne posait aucun problème. En dehors de ses moments de foi intense, c’était quelqu’un de très gentil, qui aimait les gens en général.

Thomas Von Kane, attendait avec une assiette de cassoulet à la main que son petit frère rouvre les yeux. Une fois ceci fait, il lui fit signe de le suivre. L’écossais acquiesça, et lui emboita le pas.
Depuis leur rencontre, Drake et Thomas s’entendaient assez bien. Enfin, aussi bien que pouvaient s’entendre deux frères. Ils se respectaient, discutaient régulièrement, et s’appréciaient assez pour leur ouverture d’esprit commune. Ce qui ne les empêchaient pas d’être en désaccord sur de nombreux sujets, notamment celui concernant l’existence même de Dieu.
Ils avaient eu de nombreuses disputes à ce sujet, et à maintes reprises, Abigail avait été forcée d’intervenir pour éviter qu’ils en viennent aux mains. Au final, et après un temps d’adaptation l’un à l’autre. Drake avait réglé ce conflit par cette simple phrase:
-« Dieu préfère de bons athées à de mauvais chrétiens. »
A partir de ce moment, il n’y eut plus jamais de problèmes sérieux entre les deux frères. Seulement des chamailleries qui étaient propres à l’amour fraternelle qu’ils portaient l’un pour l’autre.

Thomas et Drake empruntèrent l’escalier de service de leur immeuble, et descendirent au dernier sous-sol. Une fois arrivés, l’aîné sortit un trousseau de clés et ouvrit la grille de métal qui donnait accès aux caves. Ils s’enfoncèrent dans les galeries grossièrement aménagées pour atteindre la porte la plus éloignées des autres. Une imposante porte d’acier se dressait devant eux à présent, Drake tapa le code à 7 chiffres, fit vérifier son empreinte digitale sur la fausse serrure, et après un déclic, poussa la porte.

La pièce dans laquelle ils pénétrèrent était affreusement mal rangée. Des centaines de câbles et de fils électriques jonchaient le sol, ce qui obligeaient les deux frères à faire de grandes enjambées pour les éviter. Un immense supercalculateur en forme d’obélisque occupait un tiers de la pièce, les trois scanners étaient alignés les uns contre les autres. Abigail Hobbs et son pupitre de commande, étaient quand à eux situés dans un coin.
Elle salua ses frères d’un sourire, mais prit un air embêté aussitôt qu’elle vit ce que Thomas tenait dans les mains.

-Je suis vraiment désolé les garçons, mais je ne manges pas ici ce soir.
-Ah bon? Qu’est ce que tu as prévu de faire?
La jeune fille laissa échapper un sourire malicieux, et tapota son écran du doigt.
-Ce que j’avais prévu de faire depuis bien longtemps. Mais que j’ai été forcée de reporter à cause du virus.
Drake se tourna vers le pupitre.
-Le virus est déjà prêt?
-Évidement qu’il est prêt, répondit la voix de l’Augure. Nous pensons d’ailleurs l’utiliser très prochainement, une fois que le reste de l’attaque sera définitivement planifié.
-À ce propos, commença Thomas. Vous ne pensez pas qu’il est encore un peu tôt? On vient à peine de commencer quelque chose qui devait durer des mois, vous êtes sûr que ce virus nous garantirait la victoire?
Abigail leva les yeux au ciel.
-Tu crois que je n’ai pas préparé mon coup? Nous avons un avantage énorme sur l’Organisation. Un avantage dont ils n’ont pas conscience. Une fois l’attaque lancée, il faudra compter sur le chaos ambiant pour la réussite de notre opération.
-Je ne comprends toujours pourquoi il faut que tu sois présente grande soeur. Remarqua Drake. Si jamais il t’arrivait malheur…
-Il ne lui arrivera rien, coupa l’Augure. Je serais là pour m’en assurer.
Les deux frères ne semblaient pas convaincu, mais se laissèrent fléchir. Satisfaite, Abigail se frotta les yeux, puis se leva.
-Où est ce que tu vas? Demanda Drake alors que sa soeur avait déjà ouvert la porte.
-Je vais me faire belle pour mon rencard, répondit la jolie hollandaise.
Elle sortit de la salle, laissant Thomas rouler des yeux, Drake froncer les sourcils, et l’Augure soupirer d’exaspération.


27 septembre 2001, Banlieue parisienne, 20h 36



Heath Lancaster était en train de crever d’ennui. Allongé sur son lit, un livre sur la dynastie Tudor à la main, le psychopathe était envahi par un profond sentiment de lassitude.
Il était lassé d’attendre.
Sa dernière confrontation avec l’Organisation avait déchaîné sa passion, à tel point qu’il s’était excité comme un enfant en attendant la prochaine attaque. Mais les jours passèrent, puis les semaines, et au final, il n’avait plus rien eu à se mettre sous la dent depuis plus de vingt jours. Vingt jours, 480 heures passées à broyer du noir. Son impatience était telle, qu’il avait suggérer au professeur Schaeffer d’attaquer eux-mêmes l’Organisation. Ce à quoi le scientifique avait répondu:
-« C’est exactement ce qu’ils attendent de nous. Grâce à la destruction de leur vaisseau, nous sommes tranquilles pour un bon mois. Mais ils reviendront, et à ce moment là nous les détruirons. Pas avant. »

Franz lui avait alors expliqué son plan: Il allait envoyer un virus de sa conception à travers leur vaisseau pour griller leur supercalculateur. Heath s’était alors emporté. Il reprocha à Franz son manque de pragmatisme et pointa du doigt le fait que rien ne les empêcherai d’en construire un nouveau. Mais le scientifique n’était pas dupe, et il avait compris ce que l’allemand avait réellement en tête.
-« Tu veux tous les tuer, c’est ça »?
La discussion n’était pas allé plus loin, Heath ayant parfaitement compris que Franz ne changerait pas d’avis.
Aujourd’hui, il regrettait de ne pas être allé plus loin. L’Organisation n’était pas constituée d’enfants de choeurs, ils n’abandonneraient pas aussi facilement. Mais la destruction de leur supercalculateur permettrait à Franz de disparaitre définitivement, lui et sa fille. Et c’était tout ce qui intéressait le scientifique.


Heath soupira, il n’avait toujours rien à faire. Il caressa l’idée de sortir se trouver une victime à torturer, mais il se ravisa. Il devait cesser de penser comme un enfant de quatorze ans, maintenant qu’il en paraissait dix-huit. C’était finit les caprices de jeunes psychopathes, il se devait de murir. Résigné, il décida de descendre prendre quelque chose à grignoter dans la cuisine. Mais à sa grande surprise, son téléphone sonna. Et plus surprenant encore, le numéro affiché lui était inconnu. Méfiant, il décrocha, et porta le portable à son oreille.
-Allo?
-Coucou!

La voix d’Abigail Hobbs lui fit l’effet d’une gifle en plein visage, lui qui avait espéré ne plus jamais entendre parler d’elle.
-Qu’est-ce que tu veux? Vociféra-t-il.
-Hé bien quelle forme. Gloussa la jeune fille. Je me demandais simplement si tu étais libre ce soir?
-Comment est ce que tu as eu mon numéro?
-Tu n’as pas l’air très emballé.
-Comment tu l’as eu?
-À ton avis?
Heath prit un moment pour réfléchir, avant de grogner:
-Aelita…
-Ne lui en veut pas, je lui ai un peu mis la pression. Et puis, je lui ai promis que je te sortirais un peu .

-Je ne suis pas ton chien.
-Bien sûr, bien sûr. Alors? Tenté?
Le psychopathe éclata de rire.
-Je n’ai aucune envie de revoir ta tête de poufiasse.
Abigail était vexée, mais elle ne se laissa pas abattre.
-Même contre ta fausse carte d’identité?
-Ma…
Par réflexe, le psychopathe se mit à fouiller ses poches; Rien. Abigail gloussa de nouveau.
-Heath Lancaster, lut-elle à haute voix, né le 15 mai 1983 à Manchester. 1m 82 pour 75 kilos. Cheveux bruns, yeux bleus, habite au…

-C’est bon, grogna l’allemand, j’ai saisi.
-Je dois dire que c’est une très belle imitation, commenta la jeune fille d’une voix studieuse. Malheureusement pour toi, j’en connais un rayon sur les faux papiers. Et si ta carte est fausse, j’imagine que tu caches quelque petits trucs qui feraient plaisir à la police. Je me trompes?
Heath avait l’impression de se faire manipuler comme un banal mouton, en rage, il se retint de ne pas briser son téléphone.
-Qu’est ce que tu veux?
-J’ai envie de sortir ce soir. Elle avait prit une voix mielleuse, ce qui donnait de furieuses envies de meurtres à l’allemand. On se retrouve au Boulevard Barbes dans une heure.
-Attend une minute, je…
Trop tard, Abigail avait raccrochée. Heath resta un moment sans bouger, avant de se jurer de lui faire payer son insolence de la meilleure des manières.
En rage, il attrapa son manteau, enfila ses chaussures, et sortit en trombe de sa chambre.
-Et où est ce que tu vas comme ça? L’interpella Franz Hopper au moment où il passait devant le salon.
-T’occupes! Répondit-il avant de claquer la porte d’entrée.

Assis dans son fauteuil, le scientifique réajusta ses lunettes.
-On ne l’a vraiment pas assez corrigé quand il était môme celui-là.
Il s’apprêtait à reprendre sa lecture, lorsqu’une Aelita tout ensommeillée fit son apparition en baillant.
-C’est quoi tout ce raffut?
-Ce n’est rien ma chérie. Heath était en colère après je ne sais pas trop quoi. Ça devrait lui passer.
Aelita se remémora alors la demande qu’Abigail Hobbs lui avait faites plus tôt dans la journée, et elle ne put s’empêcher de pouffer. Elle ignorait complètement la raison pour laquelle la jeune hollandaise avait souhaiter s’approprier le numéro de l’allemand. Mais une chose était sûre, Heath n’avait pas apprécié.
Elle s’apprêtait à retourner se coucher, lorsque son père la rappela:
-Aelita?
La jeune fille se figea sur place. Il s’écoula une dizaine de secondes pesantes, avant que Franz ne se décide à reprendre la parole:
-Parle moi ma puce, tu ne peux pas rester en colère contre moi indéfiniment. Je sais que tu m’en veux beaucoup, et je serais prêt à tout pour que tu me pardonnes. Mais on n’arrivera jamais à rien si jamais on ne se parle pas. Je t’en pris…
La princesse de Lyoko se sentait trop fatiguée pour se battre avec son père. De plus, elle devait admettre que ne plus rien partager avec lui la faisait aussi un peu souffrir. Alors elle se laissa fléchir, et hocha la tête.
Le visage réjouit, le scientifique chercha rapidement un sujet de conversation.
-Seth rentre de plus en plus tard ces temps, remarqua-t-il, qu’est ce qui le retient occupé comme ça?

-Il a une copine.
Le regard interloqué de Franz Hopper fit pouffer sa fille.
-Je suis sérieuse. C’est une fille de notre classe qui s’appelle Valentine, elle est gentille, tellement gentille que ça en devient presque dérangeant.
-Comment ça se passe avec Seth?
-Je l’aime bien, je crois que je commences vraiment à le considérer comme mon petit frère tellement j’ai de choses à lui expliquer. Il est tellement naïf, c’est très mignon.
Franz sourit à cette nouvelle, le fait de savoir que sa fille appréciait sa nouvelle vie lui fournissait une source de motivation supplémentaire pour réussir sa quête.
-Les relations fraternelles sont très importantes, commenta-t-il, je suis content de savoir que vous vous entendiez si bien.
-Mouais, si Heath pouvait rentrer dans son personnage ce serait plus simple. Mais bon, je n’aimerais pas avoir cet excité comme grand frère de toute façon.
-Je te comprends, j’en ai eu un comme ça moi.

À peine eut il finit de prononcer ses paroles, qu’il se rendit bien vite compte de son erreur. Aelita écarquilla les yeux.

-J’ai un oncle?
Le scientifique hésita, avant de se résigner. Elle en avait de toute façon trop entendue pour essayer de nier.
-Oui, soupira le scientifique. Enfin plus maintenant… Mais oui, j’ai eu un frère.
Fascinée par les paroles de son père, la jeune fille s’assit dans le canapé en face de lui.
-Raconte-moi.
-Aelita…
-Papa, s’il te plait.
-Je ne sais pas si c’est vraiment nécessaire.
-Tu as vendu la mèche, remarqua la jeune fille. C’est un peu tard pour se demander ça maintenant.
Franz soupira d’exaspération, avant de se redresser dans son fauteuil, et de poser son livre.
-Très bien, marmonna-t-il. Mais je te préviens: ce n’est pas une belle histoire.
Aelita acquiesça, se mit à trembler d’excitation. Hopper, de son côté, réfléchissait au moment où il devrait commencer son récit.
Une fois le point de départ trouvé, il invita sa fille à s’installer sur le canapé. Puis, il prit une longue gorgé de la tasse de thé qui était posée sur la table basse.
-Mon frère s’appelait Herman, et il était mon aîné de vingt ans. Il est né un peu avant la seconde guerre mondiale, de l’union de ma mère et d’un allemand naturalisé français qui s’appelait Franz Schaeffer. Dans sa jeunesse, c’était quelqu’un d’extrêmement sérieux, qui travaillait dur pour gagner la fierté de ses parents. De ce que je sais, cette petite famille était tout ce qu’il y avait de plus heureuse. Le père avait un bon emploi, et la mère offrait volontiers tout l’amour qu’elle possédait à son fils et son mari. Malheureusement, Franz Schaeffer était juif, et la seconde guerre mondiale eut raison de lui juste avant la libération. Je ne sais pas exactement comment il est mort. Je crois qu’il s’est battu avec un soldat nazi pour protéger sa famille, et que le combat a eu raison des deux combattants. Toujours est il que ce jour aura marqué un tournant dans la vie de Herman, il n’avait que huit ans lorsqu’il a vu son père mourir. Cela lui a donné la rage suffisante pour réussir tout ce qu’il entreprenait.
Un genre d’obsession était né chez lui, celui de devenir l’un des hommes les plus puissants du monde. J’ignore encore la raison qui motivait son ambition… Peut-être cherchait-il toujours la fierté de son père? Impossible à savoir.

-Peut-être qu’il cherchait à prendre soin de sa mère? Proposa Aelita qui était sincèrement plongée dans le récit.
Franz secoua tristement la tête.
-Il a délaissé notre mère, le jour de ses seize ans. Il a obtenu son Bac, et est parti étudier à l’étranger pendant plusieurs années. Mais même avant cela, il ne lui accordait plus beaucoup d’attention. Seul son travail l’intéressait.
Aelita acquiesça, elle ressentait un peu de tristesse pour cette grand-mère qu’elle n’avait pas connue. Elle aurait sans doute méritée beaucoup plus d’amour après tout ces sacrifices.

Hopper prit une nouvelle gorgée de thé, et continua son histoire:
-Quatre ans ont passés, et après avoir obtenu son diplôme, Herman est rentré chez sa mère. Où une bien mauvaise surprise l’attendait…
Franz marqua une courte pause pour déglutir, avant de reprendre:
-Notre mère était décédée, elle était morte en me donnant la vie.
Aelita resta interdite.
-Herman n’avait jamais répondu à la moindre lettre de sa mère, celle-ci s’était sentie abandonnée de tous. Elle avait tentée de trouver du réconfort après d’autres hommes, mais la seule chose qu’elle réussit à en tirer, ce fut moi. Un enfant qu’elle avait mit au monde au prix de sa propre vie.
Je dois dire que j’ai été extrêmement chanceux: il n’y avait personne à la maison lorsque Mère m’a mis au monde. La femme de ménage nous a découvert le lendemain, ma mère morte dans son lit, et moi qui hurlait de faim entre ses jambes. Herman est rentré en France une semaine plus tard, et m’a emmené avec lui. Mais je peux d’ores et déjà te dire qu’il ne l’a pas fait par amour pour moi ou notre mère.

Pour la première fois depuis bien longtemps, la princesse de Lyoko adressa à son père un regard compatissant. Celui-ci lui répondit par un sourire qui se voulait rassurant.
-Herman ne m’a jamais maltraité, il était même très investi dans mon éducation. Il m’a enseigné tout ce qu’il connaissait, faisant de moi le gamin le plus savant du monde. Quelque part, je crois qu’il cherchait en moi ce qu’il voulait donner à son père: de la fierté.
Mon enfance et mon adolescence se sont plutôt bien déroulés, ce n’est qu’après mon entrée dans la vie professionnelle que les choses ont changées. Herman venait de mettre sur pied ce qu’il avait appelé une « entreprise », et naturellement, il m’avait demandé de travailler pour lui une fois mon diplôme en poche. Mais à ce moment là, j’ai choisi de refuser. J’en avais assez de faire tous ce qu’il demandait. J’étais un jeune homme de 21 ans, et j’avais envie de croquer la vie à pleine dents. Nous avons eu une violente dispute le soir de mon refus, mais je ne pourrais pas te la décrire, car j’ai préféré oublier ce fichu moment. Le lendemain, j’ai utilisé un peu d’argent durement gagné pour m’offrir un voyage à Las Vegas. C’est à ce moment là que j’ai lancé ma carrière de compteur de cartes.

Aelita fronça les sourcils, ce qui amusa son père.
-Je n’ai pas toujours été ce vieux scientifique rabougri. Et ces années furent parmi les plus belles de ma vie: avec mon niveau en calcul mental, je gagnais des milliers de dollars sans jamais me faire prendre. Je vivais confortablement, j’avais des amis riches, et un certains nombres de conquêtes. Mais tout à voler en éclats. Et je pense aujourd’hui que Herman n’était pas étranger à ce malheur.
Je me suis fais prendre, j’ignore encore comment c’était arrivé, mais j’ai passé un sale quart d’heure. Les gorilles du casino que je fréquentais le plus souvent m’ont mis en pièces. Et je suis rentré chez moi en boitant avec une gueule démolie, pour découvrir que j’avais été cambriolé. Tou mon argent avait disparu, et mon compte en banque avait été vidé je ne sais comment. Je me suis retrouvé à la rue sans un sou pendant deux mois. Tout mes « amis » m’avaient abandonnés, et je ne parles même pas de mes conquêtes qui ont oubliées mon existence. Vivre dans la rue a été une expérience plus que déplaisante. Heureusement pour moi -enfin, si on peut dire ça-, Herman m’a retrouvé. Et il m’a à nouveau proposé de rentrer en France pour travailler pour lui. Et j’ai été forcé d’accepter. Cela a duré trois longues années, et j’ai vite compris que Herman me considérait comme étant indispensable. J’avais bien plus d’imagination que lui -à ce moment là en tout cas-, et mes inventions faisaient la fortune de son « entreprise ». Jusqu’au jour où j’ai rencontré ta mère.

Un soupçon de tristesse s’était glissé dans les dernières paroles de Franz, une tristesse qu’Aelita ne connaissait que trop bien.
-C’était une jeune stagiaire qu’Herman m’avait envoyé. Je dois dire qu’au départ, j’étais assez vexé. J’étais le scientifique le plus brillant de la boite, et c’était à moi qu’on confiait la jeune étudiante. Mais je ne me suis pas plaint très longtemps: Ta mère était d’une intelligence hors du commun. Elle comprenait tout ce que je lui apprenais et buvait mes paroles comme si c’était du vin de messe -oui, ta mère était très croyante-. J’ai finis par adorer passer du temps avec elle, elle était si brillante. Nous avons commencé à nous fréquenter hors du travail, même si au final, nous ne parlions presque que de cela. J’ai rencontré ses amis, et même sa mère -qui ne m’aimait pas beaucoup au passage-. Et puis un soir, je suis tombé amoureux d’elle. Je me souviendrais toute ma vie de cette soirée, nous avions passés une bonne partie de la nuit à nous promener dans les rues de Paris avec une bouteille de whisky à la main. Et nous avons finis chez elle, le lendemain, au-delà de son génie, j’ai vu sa beauté, et je n’ai pas été capable de voir quoique ce soit d’autre après ça.

J’avais peur que notre relation ne dure qu’une soirée, mais je fus vite rassuré lorsque le lendemain, ta mère me confia ses sentiments. Et je fis de même. Notre histoire fut vite connue au sein de l’entreprise, mais Herman n’était pas inquiet car je continuais de fournir du bon travail. Un an plus tard, ta mère et moi nous nous sommes mariés, et là encore mon frère n’a pas fait d’objections. Il a même payé pour le mariage, et a vanté mes qualités auprès de ma belle famille qui s’était toujours montrée méfiante à mon égard. Tout se déroulait pour le mieux, jusqu’à ce que tu viennes au monde huit mois plus tard. Herman et moi avons eu notre première vraie dispute depuis un bout de temps. Je voulais quitter son entreprise pour m’occuper de ma famille, mais lui était intransigeant à ce sujet. Au final, nous sommes parvenu à trouver un compromis: il m’offrait trois mois de congés pour prendre soin de ta mère et toi, et il mettait à notre disposition une baby-sitter dès que nous en avions besoin. Je n’étais pas vraiment satisfait, mais c’était mieux que rien et je m’en suis contenté. Jusqu’à ce que je ne découvre l’horrible vérité.

Franz marqua une pause, raconter cette histoire était éprouvant pour lui, mais il trouva la force nécessaire pour continuer.
-Je travaillais sur un projet qui avait été baptisé le « Projet Carthage ». Je dois avouer que j’ai mis du temps à me poser des questions sur ce projet tant il était passionnant. J’y avais mis toute mon énergie et tout mon talent, et même pendant mes congés, je continuais de travailler là-dessus. Mais un détail avait éveillé ma curiosité: j’ignorais complètement à quoi ce projet allait servir. J’ai donc fais quelque recherches, et j’ai découvert qu’il s’agissait d’un projet militaire commandé par le gouvernement français dans le but de contrôler les réseaux informatiques du monde entier. Pour quelqu’un comme moi qui connaissait de nombreux secrets concernant la guerre froide, je savais ce que cela allait entrainer. Mais pire encore, j’ai découvert que « l’entreprise » de mon frère n’était qu’une couverture pour couvrir une organisation criminelle d’envergure mondiale. J’ai failli m’évanouir en voyant cela. Prit de panique, j’ai confier tout ce que j’avais découvert à ta mère. Et nous avons prit la même décision: celle de nous enfuir.

J’ai acheter un chalet en Suisse, changer nos noms, modifier nos comptes etc… Et nous sommes allés nous installer dans les montagnes. La première année fut l’une des plus stressantes de toute ma vie, j’étais persuadé qu’Herman allait nous retrouver. Mais plus le temps passait, plus nous nous sentions en sécurité. Et plus tu grandissais, et tu nous comblais de bonheur. Mais lorsque tu avais cinq ans, j’ai commis une terrible erreur.
J’ai piraté les serveurs de l’organisation pour savoir comment avançait le projet. Au départ, j’étais satisfait car il était au point mort. Mais Herman m’a retrouvé grâce à cela, et il… Il a enlevé ta mère…
Une larme coula le long de la joue de Franz Hopper, mais il se força à continuer. Il voulait en finir.
Juste avant de nous quitter, ta mère m’a demandé de lui promettre de veiller sur toi quoiqu’il arrive. Et cela m’a encouragé à fuir une deuxième fois, à Paris, où j’ai pris le nom de Franz Hopper, et que j’ai commencé à enseigner au collège Kadic. J’imagines que je n’ai pas vraiment besoin de te raconter cela.

Aelita acquiesça. Franz reprit alors:
-Je n’avais cependant pas l’intention de laisser Herman s’en tirer à si bon compte. Alors j’ai décidé de détruire son projet, et avec un peu de chance, son organisation. Je me suis alors pris pour meilleur que je ne l’étais, et j’ai pirater les fonds de son « entreprise » afin de me construire un supercalculateur dans l’usine renault que tu connais. Ça a plutôt bien fonctionné, en quelque mois à peine, j’avais réussi l’impossible à moi tout seul. Et grâce à la fonction « retour vers le passé » que j’avais découverte, je disposais de tout le temps nécessaire pour préparer ma vengeance, et te mettre à l’abri. Mais j’ai à nouveau pêché par orgueil, je croyais que Herman était mon seul adversaire. Je compris un peu tard que le gouvernement français pour lequel mon frère travaillait, avait également des projets pour moi. Ils ont du percer à jour ma véritable identité, et on envoyé les gros bras chez nous.
-Les hommes en noirs. Se remémora Aelita.
Franz acquiesça.
-Des agents de la DGSE envoyés spécialement pour nous. Je compris que nous étions fait, mais le gouvernement ignorait tout de mon supercalculateur et de Lyoko. J’en ai alors déduis que c’était le seul endroit où nous serions en sécurité. Le reste tu le connais, je nous ai envoyé sur Lyoko, et j’ai demandé à X.A.N.A. d’éteindre le supercalculateur après que nous nous soyons tout les deux réfugiés dans des tours. J’avais programmé ma machine pour qu’elle se rallume d’elle-même après plusieurs années. Mais comme tu le sais, ce ne fut pas le cas. L’organisation avait bien exploitée ta mère, et elle réussi à nous retrouver. J’ai alors tenté de détruire ce tas d’ordure en me servant de X.A.N.A.. Mais j’ai manqué de chance.
-Que s’est-il passé?
Franz sourit de manière ironique.
-Et bien, de ce que j’ai compris, c’est Seth qui est intervenu.
Aelita resta interdite. Elle n’avait aucune idée de ce que racontait son père.

-Seth est une créature mutante créée par Herman. Lorsque j’ai envoyé X.A.N.A., il l’a absorbé. Mais seulement la moitié du programme, ce qui était déjà bien assez. Mon attaque fut un échec, et je n’eu d’autres choix que de te ramener sur Lyoko malgré la présence de ta mère. Je devais honorer ma promesse, et te protéger.
-Et ensuite?

La voix d’Aelita était fébrile, elle bataillait pour retenir les larmes de son corps.
-Ensuite je t’ai mis en sommeil pour éviter que tu ne te débattes. Puis j’ai tenté de m’attaquer à nouveau à l’Organisation, mais c’était un peu tard pour ça.
La princesse de Lyoko haussa un sourcil, et Franz clarifia:
-Heath et Seth avait déjà détruit le complexe dans lequel reposait le supercalculateur. Nous mettant à l’abri pour un certain temps. De plus, et selon les dires de Heath, Seth a tué Herman.
Aelita se paralysa d’horreur en entendant ses paroles, jamais elle n’aurait imaginé le mutant capable d’une telle chose. Franz poursuivit, visiblement pressé d’achever son récit:
-Heath et Seth sont alors venu à notre rencontre grâce à X.A.N.A.. Et aujourd’hui, nous combattons ensembles contre les restes de l’organisation qui continue de nous pourchasser. Sauf que cette fois-ci, j’ai bien l’intention de les anéantir, et de nous permettre de vivre normalement, et en sécurité, pour toujours.
Aelita se leva, incapable de contenir les larmes qui coulaient le long de ses joues. Et se précipita dans les bras de son père afin d’étouffer ses sanglots. Celui-ci imita sa fille, et laissa ses pleurs envahir ses yeux. Il plaça ses bras protecteur autour de son enfant, et la serra aussi fort qu’il put.
-Je t’aime mon ange, murmura-t-il, et je ferais tout pour te protéger. J’ai fais cette promesse à ta mère.

27 septembre 2001, Boulevard Barbes 21h12

Animé par une rage animal, Heath paya son taxi et sortit de la voiture sans attendre sa monnaie. Le quartier de Barbes était l’un des plus malfamés de la capitale française. Les prostitués africaines étaient incroyablement nombreuses, de même que les dealers, les voyous, et les sans-abris. Tous ce que l’allemand voyait autour de lui faisait penser à un bidonville moderne. Il se demandait comment une fille comme Abigail Hobbs pouvait choisir un tel endroit comme lieu de rendez-vous.
Comme pour répondre à sa question, la jeune fille lui fit un petit signe de main. Elle était tranquillement assise sur un banc, une cigarette au bec. Il fallait être aveugle pour manquer la cohorte de noirs qui la fixaient de leurs regards affamés.
Pressé d’en finir, Heath se planta devant la jeune fille, et la toisa du regard.
-Où est ma carte?
-Bonsoir, répondit Abigail en laissa la fumée lécher ses belles lèvres, on ne t’as jamais appris à saluer avant de parler?
Le psychopathe prit une grande inspiration, et se relaxa. Il était évident que la jolie hollandaise tentait de le faire sortir de ses gonds par tout les moyens. Et bien qu’il en ignorait la raison, il était bien décidé à ne pas jouer à son jeu.
-Bonsoir, répondit-il d’une voix bien plus calme, est ce que tu as ma carte?
-J’ai bien peur que non, mais si tu te comportes bien, je te la rendrais.
Sur ses mots, elle invita l’allemand à s’asseoir près d’elle.
Bien que réticent, ce-dernier accepta l’invitation.
-Pourquoi nous donner rendez-vous ici? Demanda-t-il en observant les alentours. Ce quartier est dégueulasse.
-Tu viens de donner la réponse à ta question, dit Abigail en tirant sur sa cigarette. Nous sommes dans le trou du cul de Paris, tout ici est sale, bourrés des pires parasites existants. Le cauchemar pour tout parisien qui se respecte.
Elle tira une nouvelle bouffée, avant d’éclater de rire.
-J’adore cet endroit, commenta-t-elle en pouffant.
Les yeux de Heath roulèrent d’exaspération, cette fille était tellement cinglée à ses yeux.
Il s’apprêtait à lui faire part de sa pensée, lorsqu’un grand homme de couleur noir le poussa sans ménagement pour s’asseoir à côté de la jolie rousse.
-Dégage connard, lâcha ce dernier en posant une main sur le genou de la jeune fille, celle-là est à moi.
Heath le saisit par la nuque, et l’envoya percuter un arbre de plein fouet. L’homme s’écroula au sol, un filet de sang coulant de son front.
-Pas mal, applaudit Abigail, mais je crois que tu t’es foutu dans la merde.
Sur ses mots, la jeune fille désigna la douzaine d’hommes qui les encerclaient. Une lueur furieuse étincelait dans leurs regards.
-Tu t’en prends à l’un d’entre nous, tu t’en prends à nous tous. Cracha l’un d’entre eux.
Heath ricana, se leva, et fit craquer sa nuque.
-Mais c’était bien mon intention.
Sans crier gare, l’allemand bondit sur le plus proche de ses assaillants, et le percuta d’un coup d’épaule. Un craquement hideux se fit entendre, sa victime tomba du trottoir, et hurla en se tenant la clavicule.
Deux autres sortirent des machettes de sous leurs chemises, et se lancèrent à l’assaut. Heath saisit leurs poignets, et les brisa d’une simple pression.
Un homme plus grand que les autres le ceintura, et tenta de l’étrangler. Le psychopathe éclata de rire, avant de lui administrer un coup de coude dévastateur. Et une fois libérer, il lui colla une gifle monumentale. Son agresseur tournoya dans les airs, et s’écrasa sur le sol, la mâchoire disloquée.
-Ça suffit!
Heath se retourna, l’un des africains s’était emparé d’Abigail, et menaçait de lui trancher la gorge avec un cutter.
-La fille est à nous. Gronda-t-il, si tu fais un geste, je la butes.
L’allemand soupira, avant de glousser.
-Si vous voulez vous faire cette pouffe, lâcha-t-il en désignant la belle rousse du doigt, faites vous plaisir.
Les africains furent alors plongés dans un abîme de perplexité, ignorant s’il s’agissait d’un piège ou s’il était sérieux.
Abigail profita de cette occasion pour planter un couteau à cran d’arrêt dans la cuisse de son agresseur. Une fois libérée de son emprise, elle se retourna, et traça une belle estafilade sur son visage. L’homme cria sa douleur en plaquant ses mains sur sa figure, avant de s’écrouler dans les bras de ses comparses. Satisfaite, Abigail se plaça aux côtés de Heath.
-Connard, soupira-t-elle à l’encontre de l’allemand qui répondit par un sourire mauvais.
Terrorisés, les africains ramassèrent leurs blessés, et déguerpirent sans demander leur reste.
Déçu, Heath se tourna vers la jeune fille.
-File moi une clope.
-Demande-moi gentiment, répliqua-t-elle en lui collant son cran d’arrêt sous la gorge.
Vif comme un serpent, Heath se saisit de son poignet, plongea la main dans son sac, et en sortit un étui à cigarette en argent.
Il se vissa l’une d’entre elles au bec, et regarda la jeune fille droit dans les yeux.
-Est-ce que je dois encore demander gentiment pour avoir du feu? Demanda-t-il en la lâchant.
Abigail le foudroya du regard, avant de lui tendre un zippo en or massif.
L’allemand alluma sa clope, et souffla sa fumée au visage de la jolie rousse.
-Ma carte.
-Je ne l’ai pas, si tu veux la récupérer il va falloir faire un jeu.
Confiant comme jamais, le psychopathe ne pu s’empêcher de ricaner.
-Si tu veux, alors de quoi s’agit-il?



27 septembre 2001, Boulevard Barbes, 21h 47




Heath ignorait ce qui lui était passé par la tête pour avoir accepté l’invitation d’Abigail. Toujours était il qu’il se retrouvait à présent dans la chambre d’un hôtel miteux, en compagnie de la belle rousse, et de deux prostituées africaines qui semblaient plus jeunes qu’elles ne le prétendaient. Le psychopathe avait l’impression désagréable de n’être qu’un pantin dans le jeu malsain de la jeune fille. En effet, celle-ci avait poussée la porte de l’hôtel comme une habituée des lieux. Elle avait réglée la somme exacte en liquide au réceptionniste, et avait même indiquée la chambre qu’elle désirait.

Les prostituées avaient suivie sans poser de question, mais Heath n’était pas dupe, et il détestait cette manière qu’elle avait de le prendre pour son jouet.
Le lit ne devait son nom qu’à sa forme, le matelas était dans un triste état, et les draps empestaient la lessive bon marché. L’allemand frémis de dégoût, il se demanda combien de porcs s’étaient amusés à copuler dans ces draps.

-Alors ça t’excite? Ricana Abigail.
Écoeuré, le jeune homme s’apprêtait à rétorquer d’une réplique cinglante. Mais au moment où il tourna la tête, il se retrouva avec les lèvres de la jeune fille collées aux siennes. Paralysé d’horreur, il reprit rapidement ses esprits à l’instant où la jeune fille tentait d’insérer sa langue dans sa bouche. Il rejeta sa tête en arrière pour rompre le baiser, et fixa son bourreau avec un profond sentiment de dégoût.
Cette dernière posa ses poings sur les hanches, et poussa un profond soupir. Puis elle se tourna vers les prostituées:
-Dites, vous croyez que je vous ai payé pour rien foutre? Venez donc m’aider.
Les africaines hochèrent la tête, et se déshabillèrent sous le regard médusé de Heath. Une fois leurs vêtements sur le sol, elles s’approchèrent du psychopathe qui recula de quelques pas. Abigail se plaça discrètement derrière lui, le saisit par les épaules et le força à s’allonger. Glacer d’horreur par ce qui lui arrivait, Heath n’était pas en état d’opposer la moindre résistance.

La belle rousse posa la main sur son torse musclé, et susurra à son oreille:
-Je suis sûr que tu vas aimer ça.
Complètement sous le choc, le psychopathe vit l’une des prostituées défaire sa ceinture et baisser son pantalon. Tandis que l’autre retirait ses chaussures, ses chaussettes, et au comble de son horreur, son caleçon.
Heath écarquilla les yeux à s’en faire exploser la rétine, jamais personne n’avait vu son sexe, jamais personne n’avait osé toucher son corps. Jamais il ne s’était sentit aussi faible.
La fellation que lui pratiquèrent les jeunes femmes lui arracha un gémissement étrange, ce qui amusa Abigail.

-Détends-toi, dit elle en promenant sa langue sur son visage pour son plus grand dégoût, laisse nous s’occuper de toi.
Les africaines suivirent son exemple, et laissèrent leurs mains se promener sous la chemise de l’allemand. L’une d’entres elles se redressa pour l’embrasser, mais Abigail l’envoya paitre d’un regard glacial.
-Ça c’est à moi, occupez-vous de vos affaires.
La prostituée reçu parfaitement le message, et s’abaissa pour aider sa collègue. De son côté, Abigail avait enfin réussit à s’accaparer les lèvres de Heath, et elle ne comptait pas les laisser s’échapper de si tôt.
Du coin de l’oeil, elle remarqua que le sexe de l’allemand était en train de gonfler. Ce qui, de toute évidence, n’était pas pour la déplaire.

-Il est prêt, lâcha-t-elle en indiquant du regard le membre de sa victime. Faites votre boulot.
Intrigué par ses paroles, Heath rouvrit les yeux, et découvrit avec effroi qu’on lui avait enfilé un préservatif. L’une des deux jeunes femmes s’était à présent positionnée au-dessus de lui, et descendait doucement tout en écartant ses lèvres vaginales.
Mais au moment où l’irréparable était sur le point de se produire, le psychopathe se sentit envahir par un profond sentiment de rage. D’un geste, il repoussa Abigail. La jeune fille en fut si surprise qu’elle en tomba du lit.
Rapide comme un serpent, Heath plaça sa main en opposition entre son sexe, et celui de la prostituée. Avant de la saisir par le vagin, et de l’envoyer valdinguer. L’africaine fit un salto arrière absolument pas controlé, avant de s’étaler lourdement sur le sol. Sous le choc, sa collègue se mit à ramper en arrière en criant de peur.
-Ta gueule! Cracha le psychopathe visiblement à nouveau maitre de lui-même. Maintenant allez vous faire foutre ailleurs!

Les africaines hochèrent la tête, récupérèrent leurs affaires, et déguerpirent sans demander leurs restes. Satisfait, Heath dirigea son regard furieux contre Abigail. La jeune fille semblait plutôt dégoutée de voir son jolie plan partir en fumée.
-Heureusement que je les ai bien payées, soupira-t-elle. Avant que l’allemand ne la saisisse par le chemisier avant de la plaquer contre le mur.
-J’ai trois mots à te dire, sourit Heath en approchant sa main gantée du visage de la belle rousse.
Un bruit d’éclat métallique vint cependant le couper dans son élan, l’allemand haussa un sourcil, et chercha du regard ce qui avait bien pu le causer.
Il aperçu alors le morceau de lame brisée qui reposait sur la moquette, et le couteau à cran d‘arrêt cassé qu’Abigail fixait avec incompréhension.
Heath aperçu alors le trou dans sa manche, le reste était simple à deviner.
-C’est tout ce que t’as? Soupira-t-il d’une voix pleine de déception.

Tout en pressant son avant-bras contre sa gorge pour l’empêcher de s’enfuir, Heath retira l’un de ses gants. La jeune fille contempla alors avec stupeur la main métallique du jeune homme.
Un sourire dément se dessina sur les lèvres de celui-ci, il la saisit par le menton, et la souleva de terre.
-Maintenant c’est à mon tour de m’amuser.
D’un geste, il arracha le chemisier d’Abigail, dévoilant une poitrine parfaitement dessinée.
-Jolie, commenta-t-il en saisissant celui de droite. Lequel est ce que je devrais arracher en premier d’après toi?

La jeune fille ne répondit pas, elle semblait hypnotisée par les membres métalliques du psychopathe. Vexé de son manque d’attention, Heath colla son front contre celui de sa victime.
-Il me semble t’avoir promis que le médecin légiste qui ouvrirait ta housse mortuaire vomirait en te voyant. Mais je crois qu’au final, il n’y aura pas besoin de housse mortuaire. Je filerais ce qui restera de ton corps pitoyable aux chiens du premier clochard que je croiserais dans ce quartier de merde.
Sans crier gare, Abigail profita de ce rapprochement pour l’embrasser à nouveau. Surpris, Heath relâcha sa victime, recula d’un pas, et cracha sur le sol.

-Sale pute!
Mais alors qu’il était bien décidé à faire payer ce nouvel affront à la belle rousse en lui arrachant les tripes, ce qu’il vit le coupa dans son élan.
Abigail pleurait.
Ce n’était pas des larmes de terreurs, comme Heath avait pu en voir des litres au cours de son existence. Non, c’était de la tristesse et du désespoir qui coulaient le long de ses belles joues.
-Pourquoi? Murmura-t-elle plus pour elle même que pour Heath. Pourquoi?
L’allemand contempla la jeune fille pendant une seconde, avant de lui tourner le dos. Il renfila son pantalon et ses chaussures, puis se dirigea vers la sortie.
-Attends!
Heath commençait à en avoir ras le bol de cette fille, il la considérait comme étant complètement timbrée.
-« Et toi tu te prétends sain d’esprit? »Souffla la voix d’Intelligence.
-« Ta gueule! »
L’allemand se retourna, et son regard croisa les yeux enragés de la jeune fille. Étrangement, savoir qu’il avait réussi à l’énerver lui procura un délicieux sentiment de satisfaction.
-Qu’est ce que tu veux encore? Soupira-t-il.
Il avait prit soin d’employer un ton particulier, un ton qui laissait penser que la belle rousse était devenu une source d’ennui mortel. Et il fut heureux de constater qu’il avait fait mouche.

-J’ai croisé des centaines d’hommes dans ma vie. Des cons, des tarés, des beaux, des arrogants et j’en passe. Chacun d’entre eux m’a trouvé belle. Pourquoi pas toi?
-Tu ES belle espèce de conne, c’est juste que j’en ai rien à foutre. Tu n’as aucun intérêt à mes yeux.
Dire qu’Abigail était choquée aurait été un euphémisme. Satisfait, Heath ouvrit la porte pour sortir. Avant que la jeune fille ne la lui claque au nez.
-Tu me gaves, cracha-t-il, laisse moi passer ou je t’écartes.
-On n’en a pas terminé, tonna Abigail.
Heath leva les yeux au ciel.
-Et qu’est ce que tu vas faire maintenant? Tu vas appeler d’autres putes? Ou alors tu vas encore tenter de m’embrasser pour essayer de te convaincre que tu es irrésistible?

-Non.
-Quoi alors?
-Je veux… Je veux parler.
-Pardon?
-Tu m’as compris, je veux qu’on parle toi et moi.
Si la main de Heath n’avait pas été en métal, il se serait déjà frappé le front.
-Tu m’as fais corriger des blacks, amené dans une chambre d’hôtel pour me faire baiser avec des putes qui étaient probablement bourrées de maladies, et tu m’as embrassé de force. J’ai ruiné tout ton plan, j’ai menacé de te buter, j’ai arraché ton chemisier, je t’ai fais chialer. Et maintenant tu veux qu’on cause? C’est quoi encore ce jeu à la con?
-Ce n’est pas un jeu, lâcha Abigail. Je ne veux plus jouer.

Heath fronça les sourcils, mais resta méfiant. La jeune fille releva la tête, ses yeux semblaient sincères cette fois.
-Je veux seulement qu’on cause, j’ai encore assez de clopes et d’alcool pour un bout de temps. Et je me fiches de l’heure à laquelle je rentrerais chez moi. Ça te va comme plan?
-En quoi est ce que ça m’irait? Soupira l’allemand. Tu ne m’intéresses pas.
-Ça tu n’en sais rien, cracha la jeune fille. Tu ne sais rien de moi, je t’ai entrainé dans mon jeu, et t’en ai sorti. Je veux savoir ce qui te rends différent des autres.
-Je ne vois toujours pas ce que j’y gagne.

-Ça ne t’intéresses pas de savoir pourquoi tu ne m’as toujours pas tuée?
Heath se figea pendant une seule seconde, suffisamment pour qu’Abigail comprenne qu’elle avait vue juste.
-Ne me fais pas croire que c’est simplement parce que je ne t’intéresses pas. Je ne te crois pas, je penses plutôt que c’est le fait de me tuer qui ne t’intéresses pas. Et je suis sûr que même toi tu ne sais pas pourquoi.
Heath pesta, et jeta un regard mauvais à la jeune fille qui lui indiqua la direction du lit.
-On s’assoit?
Blasé, le psychopathe sembla peser le pour et le contre. Avant d’obtempérer un peu à contrecoeur.
-Bien, sourit Abigail en s’asseyant à son tour. Alors je commences.

27 septembre 2001, Boulevard Barbes, 00h 23

Le fait qu’Abigail boive la moindre des paroles de Heath était gratifiant pour ce dernier, mais également assez gênant. Il n’aimait pas cet espèce de regard de biche qu’elle lui lançait chaque fois qu’il commençait à raconter un moment important de sa vie. Enfin, il avait bien entendu réinventer la partie de son passage dans l’organisation et comment il était arrivé dans la famille d’Aelita. Il n’était pas si bête.

-Et ta mère?
Heath s’arrêta brutalement dans son récit, et fronça les sourcils. Il détestait être interrompu, encore plus lorsqu’il racontait la raison pour laquelle il avait tabassé une infirmière.
-Quoi ma mère?
-Tu m’as beaucoup parlé de ton père, mais jamais de ta mère. Enfin, mis à part sa mort.
-Qu’est-ce que tu veux savoir?
-Est ce que tu l’as aimée?
La question le prit par surprise, à tel point qu’il n’était pas sûr de sa réponse.
En temps normal, il lui aurait ri au nez. Mais Abigail avait été d’un sincérité étonnante durant leur petite conversation, sincérité qui avait été confirmée par le détecteur d’Intelligence.
Heath ne s’était encore ouvert à personne, mis à part Seth. Mais là, cela servait un but précis. Alors que dans ces circonstances, il ignorait encore pourquoi il racontait tout ça.

-« Parce que tu en as envie », l’informa Intelligence.
L’allemand soupira, avant de s’adresser à nouveau à la jeune fille:
-Je penses que oui, mais je ne serais pas capable de l’affirmer avec certitude. Ma mère était quelqu’un d’assez simple, et elle aimait trop ses enfants.
Le visage d’Alister émergea dans son esprit. Heath le chassa presque immédiatement.
-À toi de raconter quelque chose.
Abigail soupira.
-Je ne sais plus tellement quoi te dire, avoua-t-elle.
-Alors c’est à ça que se résume ta vie? Se moqua-t-il. Une pute, un vieux, un binoclard, un castré et un brûlé?
La jeune fille lui lança un regard noir auquel il répondit par un sourire maléfique.
-Je ne peux peut être plus vraiment parler de mon passé, mais j’ai un avenir.
-Ah vraiment? Et en quoi est il si important?
Cette fois-ci, ce fut au tour d’Abigail de sourire.

-Mon avenir se résume pour l’instant à un seul mot: « Vengeance ».
Satisfaite de l’intérêt que semblait lui porter l’allemand, elle poursuivi:
-Je comptes détruire un certain nombre d’individu, et par « détruire », je veux dire « anéantir ». Leur travail, leur vie, leur famille. J’ai l’intention de tout prendre. J’anéantirai leur existence de la surface de la Terre une bonne fois pour toute.
-Et tu comptes faire quoi? Dépêcher une armée de putes pour les baiser jusqu’à la mort?
Abigail éclata d’un rire cristallin, réellement sincère aux yeux de l’allemand.
-C’est pas une mauvaise idée. Avoua-t-elle entre deux éclats de rire. Mais non, j’avais en tête quelque chose de moins agréable.
Heath sourit, la jeune fille se révélait être plus amusante qu’il ne l’avait cru.

Abigail nota ce petit changement de comportement, et sourit à son tour.
-Alors? Est ce que tu sais maintenant pourquoi tu ne m’as pas tuée?
Le sourire de l’allemand se décomposa, pour laisser place à une moue de déception. Il n’avait aucune envie de répondre à cette question qu’il jugeait idiote.
-J’ai simplement eu pitié de toi. Lâcha-t-il. Je t’ai trouvé assez pitoyable. Ça ruinait mon plaisir.
La gifle qui suivit la fin de sa phrase ne lui infligea aucune douleur physique. En revanche, ses yeux s’emplirent de colère, la même qui brillait dans le regard de la jeune fille.
-Je t’interdis d’avoir pitié de moi, cracha-t-elle pleine de haine.
Un sourire maléfique se dessina sur le visage de Heath, il colla son nez contre celui de son interlocutrice, et plongea son regard dans le sien.
-Tu es un être… Absolument… Pathétique.
En rage, Abigail leva à nouveau sa main, mais Heath s’en saisie. La jeune fille tenta de se débattre, mais elle ne pouvait rien face à la puissance physique du psychopathe. Il se saisit de son deuxième bras, et la plaqua contre le lit.
Abigail était furieuse, mais elle se figea lorsqu’elle remarqua la proximité du visage de Heath avec le sien. Son regard bleu acier semblait avoir plus d’effet sur elle que ses bras de métal.
-Tu comptes encore m’embrasser? Se moqua le psychopathe. Avant qu’Abigail ne lui morde la joue de toutes ses forces.
Heath n’était pas vraiment gêné par cette drôle de tentative. Néanmoins, lorsque la jeune fille le relâcha, il nota le sang qui coulait le long de ses lèvres. Il sentit alors un liquide chaud dévaler sa joue, pour tomber sur la poitrine nue de la belle rousse. Heath contempla avec fascination l’hémoglobine qui coulait le long de la magnifique peau de la jeune fille. Ce qui n’échappa pas à l’attention de cette dernière.
-Le sang t’excites, pas vrai?
Heath la regarda droit dans les yeux, ce qui permit à un peu plus de son sang de couler sur le visage d’Abigail.
Le sourire aux lèvres, il libéra son bras droit. Et se mit à faire danser la griffe de métal qui lui servait d’index, sous les yeux de la jeune fille. Avant de le placer juste au dessus de son oeil.
-« Il ne doit pas faire ça! » Hurla une voix dans la tête d’Abigail. « Ne le laisse pas faire ça !»
Heath planta le bout de sa griffe dans la peau de la belle rousse, et sourit
-« Tu ne vas pas faire ça!  Tu ne vas pas le laisser mutiler ton visage! Plus jamais ils ne te regarderont de la même manière! »
-« Je m’en fous. »
Lentement, Heath traça une fine ligne ensanglantée qui traversa entièrement son visage. Abigail se crispa de douleur pendant quelques secondes. Jusqu’à ce qu’il finisse le travail.
-Ceux des autres plus que le mien. Dit il en contemplant la figure couverte de sang de la jeune fille.
Cette dernière ne bougea pas, elle resta un moment à contempler le regard nouveau qui venait de naître dans les yeux de Heath. De sa main libre, elle récupéra le sang de sa blessure, avant d’y rajouter celui de l’allemand. Pour finalement l’étaler sur leurs lèvres.
-Et si on goûtait? Murmura-t-elle en rapprochant à nouveau sa bouche de celle du psychopathe.
Cette fois-ci, il n’y eu aucune protestation, aucun rejet, aucun dégout. Heath accueilli ses lèvres avec les siennes, ce qui permit à Abigail d’échanger le plus splendide baiser qu’elle eut jamais goûté. Leurs langues s’entremêlaient de manière sauvage, partageant avec délice le goût de l’autre. Heath avait toujours adoré la saveur unique du sang, et celui d’Abigail était absolument exquis.

Lorsque leurs lèvres finirent par se séparer, la jeune fille récolta à nouveau un peu de sang, et l’étala langoureusement sur sa poitrine. Amusé, Heath ne put s’empêcher de glousser:
-Sérieusement?
La faim qu’il lisait dans le regard de son amante lui servit de réponse. L’allemand était transcendé par ces yeux, fasciné par le désir immense que cette jeune femme avait pour lui.
Il mordit violemment son téton, ce qui fit légèrement crier la belle rousse. Heath se mit à promener sa langue sur la poitrine de la jeune femme, comme un prédateur lècherait un bout de viande fraiche. Il prit soin de ne pas y laisser la moindre goute de sang.

Abigail se redressa, ce qui obligea l’allemand à faire de même. Ils échangèrent un nouveau baiser, tandis qu’elle déboutonnait sa chemise.
Il ne fallut pas longtemps pour que l’intégralité de leurs vêtements déguerpissent du lit.
La jeune fille se sentit tout à coup envahie par une fragilité qu’elle ne se connaissait pas. Aucun homme ne l’avait encore vu nue jusqu’à présent, et cela la rendait un peu nerveuse. Pour ne rien arranger, c’était Heath Lancaster qui avait sa peau collée contre la sienne. Et elle ignorait encore ce que cela impliquait.
Mais elle s’en moquait.

L’allemand avait positionné son sexe à l’entrée de son intimité, ce qui était presque risible étant donné sa réticence d’il y a quelques heures.
-Je ne vais pas y aller doucement. Prévint Heath d’une voix sadique.
Nullement impressionnée, Abigail saisit le visage de son amant à deux mains, et plongea ses yeux bleus dans les siens.
-Déchire-moi.
Elle regretta ses paroles, Heath l’empala. Le cri de douleur qu’elle lâcha fut cette fois tout ce qu’il y avait de plus authentique. Son corps tout entier fut transpercé par la souffrance, au grand amusement du psychopathe, qui laissa échapper un petit rire.
Vexée et furieuse, la jeune femme repoussa son amant, et s’assit à califourchon sur lui.
Elle planta ses ongles dans sa peau, et se mit à remuer ses hanches de manière à faciliter la pénétration et forcer son corps à s’y habituer.

Une stratégie qui fonctionna à la perfection, puisqu’elle se surprit à gémir de plaisir. La douleur disparu rapidement, et une volée de spasmes incontrôlables vint ébranler son corps. Heath se redressa, et plaqua ses lèvres contre les siennes. Abigail était heureuse, c’était le premier baiser qu’il lui offrait.

Les deux amants perdirent rapidement la notion du temps, leurs ébats furent longs. Les positions qu’ils utilisèrent nombreuses, et la sauvagerie et le désir qui les consumaient n’avait cessés d’augmenter. Jusqu’à atteindre le point culminant. L’orgasme commun qui les secoua leur arracha à tout deux un rugissement de plaisir, les murs de l’hôtel miteux tremblèrent, incapables de contenir leur fougue.
Épuisée, Abigail s’écroula sur Heath, et lui arracha un dernier baiser avant de le libérer de son étreinte.

De son côté, le psychopathe avait définitivement cessé de penser correctement. Il avait oublié ses meurtres, il avait oublié l’Organisation, il avait oublié Lyoko. Il avait même oublié qui il était réellement, car il n’était plus sûr de le savoir lui-même.
Abigail sentait la semence de son amant couler le long de ses cuisses, ce qui la fit frissonner. Le fait d’avoir perdue sa virginité la laissait perplexe, elle qui avait toujours été fière de l’avoir préservée des instincts animaliers des hommes.

Mais Heath Lancaster n’était pas un homme, c’était un démon, un démon à qui elle avait inconsciemment vendue son âme.
Elle passa la main sur son visage, et contempla le sang qui y coulait toujours. Abigail n’avait jamais vraiment su si elle devait considérer sa beauté comme étant un don, ou une malédiction. Cette marque nouvelle lui permettait d’y trouver un bon compromis, et cela lui laissera un souvenir de la première nuit où elle s’est sentie réellement vivante.

Son vagin la faisait souffrir, ce qui était assez normal quand elle y pensait.
Elle avait ordonné à Heath de la déchirer, et le psychopathe n’y était pas allé de main morte. Mais qu’à cela ne tienne, cela en avait vraiment valu la peine.
Satisfaite, elle se tourna vers lui pour le contempler.
-« Il tire une tête si sérieuse. » songea-t-elle en observant sa moue pensive.
-A quoi est ce que tu songes?
Le psychopathe interrompit ses pensées, et croisa le regard de la jeune fille.
-Je me demandais pourquoi j’avais fais ça, avoua-t-il sans aucune retenu. Jusqu’à présent, je ne voyais les femmes que comme des jouets fragiles. Toi en revanche… Je ne saurais pas te décrire. Tu es assez intéressante, mais ce n’est pas ton seul truc. Et je n’arrives pas à mettre le doigt dessus.
-Tu te poses de ces questions, railla-t-elle en l’embrassant sur les lèvres. Pourquoi est ce que tu veux absolument tout savoir?
-En quoi est ce que c’est dérangeant?

-Tu casses l’ambiance, et tu profites pas du moment. On a couchés ensemble, il y aura beau y avoir un millier de raisons qui expliqueraient notre geste, on a pas à se préoccuper de ça. Qu’est ce qu’on s’en fout de savoir pourquoi on a fait ça. L’important c’est qu’on ait aimé.
-T’as aimé ça? S’étonna Heath.
Abigail passa une main sur son vagin douloureux, avant de lui lancer un regard mauvais.
-T’es beaucoup trop violent, soupira-t-elle. Mais on ne peut pas dire que je ne savais pas à quoi m’attendre. A part ça… J’avoue que c’était pas trop mal comme première fois. Et puis le sang à rajouté un peu de piment. Ça m’a plu.
Heath avait un peu de mal à la croire.
-Ça t’as vraiment plu que je ruines ton jolie minois?
-Est ce que tu me trouves plus à ton goût?
L’allemand prit un temps pour observer le visage de la jeune fille, il devait reconnaitre que cette trace lui donnait un certain charme. À ses yeux tout du moins.
-C’est pas mal, lâcha-t-il.
-Alors ça me convient.

Heath n’en croyait pas ses oreilles.
-T’as vraiment un grain ma pauvre fille.
-Tu peux parler Monsieur le psychopathe. Gloussa-t-elle. Je me fiches de savoir qu’on me trouvera moins belle qu’avant. J’en avais marre qu’on ne cesse de me mater. Alors si ça peut m’aider à m’en débarrasser, c’est pas plus mal. Et puis… On aura qu’à dire que je me suis faites belle pour mon premier petit ami.

L’allemand haussa un sourcil, et croisa le regard de la belle rousse. Cette dernière lui répondit par un simple sourire.
-Depuis quand une nuit passée ensemble fait de nous un couple?
-En quoi sortir avec moi te dérangerait?
Heath poussa un soupir d’exaspération, la tournure que prenait les choses ne lui plaisait pas du tout.
-Écoute-moi, grinça la jeune fille en le voyant s’éloigner d’elle. Je ne te demandes pas de m’emmener au cinéma ou de faire du shopping avec moi. Je te proposes simplement de partager nos différentes expériences, tout en ponctuant le tout par quelques parties de jambes en l’air de temps en temps. Et puis, je penses que tu pourrais être utile pour m’aider dans ma vengeance.

-Je ne suis pas ton jouet.
Abigail se redressa, s’assit à califourchon sur son torse, et plongea son regard dans le sien.
-Si tu n’étais qu’un simple jouet, je ne t’aurais pas offert ma virginité espèce d’idiot. Je n’ai jamais eu de relation intime avec qui que ce soit avant toi. Tu me plais beaucoup, et j’ai envie de partager ma vie avec quelqu’un d’autre que mes frères. Si c’est nul, on arrêtera, et on se contentera d’un peu de sexe. Mais je suis sûr que toi et moi, on pourrait créer un truc unique. Et je suis persuadée que tu pourrais même finir par tomber amoureux de moi, enfin, à ta façon je veux dire.

Heath hésita. D’un côté il n’avait jamais été intéressé par une relation avec une femme, et de l’autre, il avait passé un très bon moment. Abigail Hobbs lui promettait peut être d’autres surprises de ce genre-là. Au fond, il pouvait bien essayer. De toute façon, il ne faisait rien de son temps libre. Mis à part se moquer d’Aelita.

-On peut bien tenter le coup, soupira-t-il.
Rayonnante, Abigail se pencha pour embrasser son nouveau petit ami. Puis elle se blottie contre lui et ferma les yeux.
-Il va peut être falloir que tu me dises d’où tu sors tes bras. Gloussa-t-elle.
-Tu peux toujours rêver, répliqua Heath avant de poser sa tête sur la sienne.
Les deux amants s’endormirent rapidement, la chaude respiration de l’un faisant office de délicieuse berceuse aux oreilles de l’autre.






Prochain Chapitre: Union Virtuelle.

_________________

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Ikorih MessagePosté le: Lun 21 Aoû 2017 20:37   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


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Eh bien je crois que ça faisait un moment que je n'étais pas passée par ici. Du coup c'est cool, j'aurai même pas à me faire chier à tout décortiquer pour faire un com' décent! Et de fait, je ne prétends pas tout brosser dans mon commentaire. Cependant, ça pourra peut-être te permettre de voir quels points frappent le plus le lecteur dilettante...

Bon. Par où commencer ce charnier?
Je vais attaquer par la déception Serpent-bis. Son apparition sur Lyoko a totalement fait plouf alors qu'il était annoncé comme un antagoniste super badass. Et il l'avait été, dans un chapitre précédent, sauf que tout le monde a eu le temps d'oublier ça vu le temps écoulé depuis. Cependant, je ne pense pas que ce flop (souligné au cours du chapitre par Heath d'ailleurs) soit à imputer directement à notre ex-Chaton. En fait, je pointerai du doigt Heath, et son aura de personnage à peine pété. Concrètement, y a jamais trop de suspens sur ses combats virtuels et je ne me souviens même pas l'avoir vu perdre, preuve qu'il n'a jamais encaissé de revers significatif...
Dans la catégorie des personnages qui auraient pu être classes mais qui se chient, on a aussi Peter qui a actuellement le rôle du méchant qui tape du pied en promettant de se venger en arrivant jamais à rien, un peu comme un personnage de dessin animé. Et c'est pas les roulettes à la Inspecteur Gadget qui vont arranger son cas, même si elles lui ont permis de battre Légion (dont on a plus entendu parler depuis d'ailleurs, à voir ce qu'il est devenu)...

Un mot vite fait sur le meilleur orphelinat du monde : déjà, je ne viens de percuter que maintenant que Thomas était le Thomas de chez Abigail and co. Comme quoi il est bien la fantôme-attitude incarnée, là où même Drake qui pourtant n'a quasiment pas de dialogues se permet de laisser une empreinte plus marquante. Vivement qu'ils voient leur soeur rentrer avec une balafre XXL sur la face, ça devrait les faire réagir. Ensuite, donc, l'orphelinat : il est toujours ouvert avec les merdes qui s'y passent?! Certes, dans ta fic les flics servent surtout à être bourrés en service m'enfin...
Sinon on m'a dit que ce passage sentait un peu l'hémoglobine gratuite...les luttes de pouvoir pour le titre de l'auteur le plus sanguinolent du sous-forum sont toujours ouvertes.

Je vais en arriver au gros point du chapitre qui est juste au dessus : la relation Heath/Abigail (dont la conclusion n'est guère surprenante héhé). Je pense que c'était un pari risqué, et possiblement délicat à écrire puisqu'après tout, rien de mieux qu'une romance pour ruiner un personnage sanguinaire. Globalement, ça passe bien quand même, et ça vaut mieux pour le reste de la fic parce que au vu de la part que prend le traitement d'Heath, ç'aurait été la merde autrement. Le plus rigolo sera probablement quand ils découvriront leur implication mutuelle dans les mondes virtuels (Abigail avait bien mentionné qu'il pouvait lui être utile pour sa vengeance...).
Tu t'en étais assez bien sorti pour esquiver les écueils niais mais la fin du chapitre a eu raison de tes efforts : le moment où ils s'endorment l'un contre l'autre est teeeellement mignon (a) Remarque, de la part d'un mec qui a une signature Reine des Neiges...(smirk)

Je me suis honnêtement fait chier en lisant la backstory racontée par Hopper. Autant globalement ta fic en brosse un tableau plutôt original, autant là j'ai eu la vague impression de retomber sur des trucs qui avaient été vus et revus dans d'autres textes. A l'exception notable de la phase "casino" de Franz. Mais sinon, baah...mouaif.

Je conclurai en disant cependant que je continue à suivre, malgré les remarques mitigées que j'ai pu formuler, ça reste une très bonne fic avec de très bons persos. L'un des points que j'aime bien dans l'intrigue est la période à laquelle elle se déroule, qui fait d'ailleurs que l'action a un temps limité pour se faire (à ce propos, quelle chronologie prends-tu pour la série? 2003 ou plus tard?). Bon point pour l'accélération de publication, on a bien assez de feignasses sur ce sous-forum...
PS : Y a pas la liste des persos avant le chapitre 10 :c
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"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Tyker MessagePosté le: Mar 22 Aoû 2017 01:15   Sujet du message: Répondre en citant  
Tyker Modérateur


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Localisation: Arkham Asylum
Bon comme je n'ai rien à faire (et que je suis obligé de rester debout) je vais répondre tout de suite à ce commentaire d'Iko, principalement parce qu'elle a soulevée les bons points à mes yeux. Smile

Citation:
Je vais attaquer par la déception Serpent-bis. Son apparition sur Lyoko a totalement fait plouf alors qu'il était annoncé comme un antagoniste super badass. Et il l'avait été, dans un chapitre précédent, sauf que tout le monde a eu le temps d'oublier ça vu le temps écoulé depuis


Citation:
Dans la catégorie des personnages qui auraient pu être classes mais qui se chient, on a aussi Peter qui a actuellement le rôle du méchant qui tape du pied en promettant de se venger en arrivant jamais à rien, un peu comme un personnage de dessin animé. Et c'est pas les roulettes à la Inspecteur Gadget qui vont arranger son cas


Je vais simplement te dire que ces effets étaient voulus. Je suis donc content d'avoir réussi mon coup. Smile

Avis d'Ikorih:

Citation:
En fait, je pointerai du doigt Heath, et son aura de personnage à peine pété. Concrètement, y a jamais trop de suspens sur ses combats virtuels et je ne me souviens même pas l'avoir vu perdre, preuve qu'il n'a jamais encaissé de revers significatif...


Avis d'Icer:

Citation:
Le combat entre Heath et l'Augure était haletant, avec un véritable suspense sur l'issue.


Spoiler


Je te laisses débattre de ce point avec ton bro'. Qui au passage, a réussi a orthographier le mot "suspense" mieux que toi. Je le laisses fêter son triomphe. Mr. Green
Edikorih : Une remarque à faire sur mon orthographe, Tyker? Surprised

Edityker: C'est déjà fait. Wink

Ceci dit, tu mets aussi le doigt sur le fait que mes délais de publications font oublier certains détails que je croyais assez marquant pourtant... Je vais devoir me montrer davantage régulier pour éviter ce souci.

Heath est pété? Hmm... Tout à fait normal Mr. Green

Citation:
Et c'est pas les roulettes à la Inspecteur Gadget qui vont arranger son cas, même si elles lui ont permis de battre Légion (dont on a plus entendu parler depuis d'ailleurs, à voir ce qu'il est devenu)...


J'ai beaucoup de personnages, je dois parfois faire l'impasse sur les secondaires pour me concentrer sur les principaux. Ça me fait penser que je n'ai pas rajouté Légion à la liste des persos. Je te remercie donc de m'en parler Wink


Citation:
Un mot vite fait sur le meilleur orphelinat du monde : déjà, je ne viens de percuter que maintenant que Thomas était le Thomas de chez Abigail and co. Comme quoi il est bien la fantôme-attitude incarnée, là où même Drake qui pourtant n'a quasiment pas de dialogues se permet de laisser une empreinte plus marquante.


On parie que tu te souviens de Drake mieux que de Thomas simplement parce que celui-ci s'appelle Drake? Rolling Eyes
Je plaisantes. J'avoue, je ne pensais pas que Thomas serait fantomatique à ce point. La grosse différence doit venir du fait que j'ai écris sa scène flashback après l'avoir déjà présenté comme étant le frère d'Abigail à l'inverse de ses frères et soeurs. Ça devrait changer maintenant que sa scène est postée. Mais si jamais ce n'est pas le cas, je changerais quelques petits trucs dans mon scénario.


Citation:
Vivement qu'ils voient leur soeur rentrer avec une balafre XXL sur la face, ça devrait les faire réagir. Ensuite, donc, l'orphelinat : il est toujours ouvert avec les merdes qui s'y passent?! Certes, dans ta fic les flics servent surtout à être bourrés en service m'enfin...


Ce point est intéressant, je n'en dis pas plus. Mr. Green


Citation:
Sinon on m'a dit que ce passage sentait un peu l'hémoglobine gratuite...les luttes de pouvoir pour le titre de l'auteur le plus sanguinolent du sous-forum sont toujours ouvertes.


https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/736x/28/82/c1/2882c1dd39d5793ae2b6eb2ba0757017--le-joker-joker-heath.jpg


Non mais...

Citation:
Je vais en arriver au gros point du chapitre qui est juste au dessus : la relation Heath/Abigail (dont la conclusion n'est guère surprenante héhé). Je pense que c'était un pari risqué, et possiblement délicat à écrire puisqu'après tout, rien de mieux qu'une romance pour ruiner un personnage sanguinaire. Globalement, ça passe bien quand même, et ça vaut mieux pour le reste de la fic parce que au vu de la part que prend le traitement d'Heath, ç'aurait été la merde autrement. Le plus rigolo sera probablement quand ils découvriront leur implication mutuelle dans les mondes virtuels (Abigail avait bien mentionné qu'il pouvait lui être utile pour sa vengeance...).
Tu t'en étais assez bien sorti pour esquiver les écueils niais mais la fin du chapitre a eu raison de tes efforts : le moment où ils s'endorment l'un contre l'autre est teeeellement mignon (a) Remarque, de la part d'un mec qui a une signature Reine des Neiges...(smirk)


J'avoue que ça me rassures, j'ai vraiment essayé de faire en sorte que cette "romance" soit cohérente avec Heath. Pour ce qui ait de la dernière phrase, je me suis un poil adoucie depuis que j'ai adopté un chaton (elles sont démoniaques ces bêtes-là) Mr. Green


Citation:
Je me suis honnêtement fait chier en lisant la backstory racontée par Hopper. Autant globalement ta fic en brosse un tableau plutôt original, autant là j'ai eu la vague impression de retomber sur des trucs qui avaient été vus et revus dans d'autres textes. A l'exception notable de la phase "casino" de Franz. Mais sinon, baah...mouaif.


C'était un peu forcé, j'avais déjà raconté la backstory de Franz dans le premier chapitre. On remarquera (ou pas puisque le chapitre 1 a été posté il y a deux ans (a)) que les deux versions ne sont pas identiques. Car Franz a caché une partie de la vérité à Aelita. En faites, je voulais simplement qu'Aelita soit au courant pour son oncle. Et je n'avais pas envie de sauter d'un bout à l'autre en skippant le récit. Aelita et son père ayant eu trop peu de scènes ensembles.


Citation:
Je conclurai en disant cependant que je continue à suivre, malgré les remarques mitigées que j'ai pu formuler, ça reste une très bonne fic avec de très bons persos. L'un des points que j'aime bien dans l'intrigue est la période à laquelle elle se déroule, qui fait d'ailleurs que l'action a un temps limité pour se faire (à ce propos, quelle chronologie prends-tu pour la série? 2003 ou plus tard?).


Celle de 2003. Et pour ceux qui se demandent, si j'ai bien l'intention de faire en sorte que ma fic soit cohérente avec le dessin animé:

Spoiler


Citation:
PS : Y a pas la liste des persos avant le chapitre 10 :c


Corrigé, Merci beaucoup au passage Smile

_________________

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