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 Auteur Message
Evila MessagePosté le: Ven 13 Aoû 2010 18:20   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 29 Sep 2009
Messages: 147
Localisation: Dans les bras de mon Prince (L)
    Coucou à tous ! Je suis de retour avec le quatrième chapitre dans mes bagages !
    D'abord, je tiens à vous remercier pour tous vos commentaires et encouragements, qui ne font qu'accroître mon plaisir d'écrire.
    Sur ce, voici la suite !
****
Chapitre 4

Jérémie revient auprès de ses amis, au foyer.
«Eh Einstein ! Devine qui vient tout juste de nous appeler, s’exclame Odd.
-Ca ne va pas Jérémie ? S’inquiète Aelita en voyant la triste mine de son ami.
-Tout va bien Aelita, répond-il. Odd, j’ai trop mal au crâne pour jouer aux devinettes, sourit-il ensuite.
-C’était Yumi, lui répond Ulrich. Elle nous donne rendez-vous au parc du centre-ville.
-C’est génial ! Allons-y tout de suite ! Ne faisons pas attendre ta copine», dit-il à l'intention du jeune brun en souriant.

Celui-ci sourit aussi et se met à suivre les autres vers la sortie.

Ana rouvre les yeux. Les murs continue de défiler à une vitesse folle. William et elle s’enfonce de plus en plus dans la ville. Depuis le départ, elle n’a jamais lâché le blouson du jeune homme qui ne manquait pas de lui faire quelques frayeurs en accélérant un bon coup. Enfin, il prend un dernier virage, puis s’arrête à l’entrée d’un parc. Ana descend tandis que William coupe le moteur. Ils enlèvent leur casque et l’air frais vient leur caresser le visage.

«Il faisait tout de même chaud là-dessous ! Remarque-t-elle.
-Je ne trouve pas, répond William.
-Ah bon ? C’est peut-être moi qui suis encore en surchauffe», rit-elle.

Le beau brun se met à rire aussi. Il installe l’antivol et plonge les gants dans ses poches. Ana remet son casque dans le mini-coffre situé sous le siège puis rejoint William, qui commence à se diriger vers le grand portail en fer forgé.
Ils franchissent l’entrée ensemble, l’un calant son pas sur celui de l’autre.
Ana entrouvre la bouche, comme si elle voulait dire quelque chose. William tourne la tête vers elle, prêt à l’écouter. Mais elle se ravise et glisse les mains dans ses poches.

«Tu voulais me dire quelque chose ? La questionne William
-Non. Enfin si, mais...
-Mais quoi ? Sourit-il.
-Mais... Rien.
-Alors pourquoi ne le dis-tu pas ?» Demande-t-il en s’asseyant sur un banc. Il lui fait signe de le rejoindre.
«Je ne sais pas, soupire-t-elle en s’asseyant à son tour.
-Si c’est une confidence: ne t’en fais pas, ça restera entre nous.
-Ce n’est pas vraiment une confidence mais, je voulais seulement te dire que... Je suis vraiment contente de t’avoir retrouvé, dit-elle dans un sourire emplie de douceur.
-Et moi donc», lui répond-il en lui rendant son sourire.

Cette fois-ci, elle ne rougit pas, mais plonge son regard dans celui de William.
Ce regard... Elle en a rêvé certaines nuits: il plongeait dans le sien, parcourait son corps, son visage, puis s’attardait sur ses lèvres... Le rêve s’arrête ici, chaque nuit. Bien qu’ils aient été ensemble autrefois, ils ne s’étaient jamais embrassé. Pourquoi ? Ana se pose la même question. Peut-être n’était-elle pas encore prête. Après 1 an ? Elle même n’en revient pas . Les questions continue de fuser dans l’esprit de la jeune fille, quand cette étincelle revient illuminer le regard du beau ténébreux. Cette lueur de plaisir qui l’avait clouée sur place hier, dans la cour.
Elle baisse les yeux, la magie disparaît. Elle se met à fixer sa main et celle de William qui ne se tiennent qu’à quelques centimètres l’une de l’autre. Le jeune homme pose alors, hésitant, sa main sur celle de d’Ana. Celle-ci relève la tête en lui décochant un sourire.

«Et si nous reprenions la route là où nous l’avons laissé ?» Demande-t-il en se levant, un sourire au coin des lèvres.

Ana comprend le sous-entendu (Oui,oui. Cherchez bien Razz.) puis se lève.

«Désormais, où tu iras, j’irai», sourit-elle.

Et c’est main dans la main qu’ils reprennent leur chemin. Pendant plus d’une minute, ils ne se disent rien mais jettent de temps à autre un coup d’oeil sur leurs mains jointes, comme s’ils craignaient que quelqu’un où quelque chose ne les séparent de nouveau. Marchant au même pas, au même rythme, ils se laissent flâner dans le parc. Jusqu’au moment où des rires familiers attirent leur attention: Jérémie et sa bande, accompagnés de Yumi. Ils accélèrent alors le pas, tentant de ne pas se faire remarquer. En vain.

«Eh Ana ! Interpelle Odd. On commençait à se demander où tu étais passé !
-Tu vois bien que je suis là, Odd. Coucou Yumi», salue-t-elle.

Yumi se met à la regarder de manière quelque peu... Surprise. Ana suit le regard de la jeune japonaise et découvre que la main avec laquelle elle vient de la saluer n’est autre que celle qui tient la main de William. Ce dernier, qui a d’abord tenté de se cacher aux yeux de l’asiatique, reprend assurance, s’avance à la même hauteur qu’Ana et affronte le regard des ex-lyokoguerriers.

«Qu’est-ce qui se passe ? Vous avez vu un fantôme ? Demande-t-il sur un ton se rapprochant plus de la provocation que de la question.
-Non, c’est juste que... Commence Odd.
-C’est juste que rien, reprend Aelita, sincèrement agacée. Laissez-les tranquilles.
-Oui, c’est ça. Laissez-nous tranquilles, ordonne sèchement William. Viens Princesse.»

Ana le suit en jetant un regard désolé vers ses amis.

«Heu... Comment il l’a appelée, là ? Demande Ulrich en les regardant s’éloigner.
-Princesse... Sur le coup, j’ai cru qu’il parlait à Aelita, pouffe Odd.
-Dis donc, pour un premier rancard, ça paraît plutôt être du sérieux leur histoire, remarque le grand brun.
-Si vous voulez mon avis, je crois bien qu’ils n’en sont pas à leur première, ces deux-là. Je pourrais même ajouter que ça saute aux yeux, dit Jérémie.
-Tu crois que c’est pour cette raison qu’elle disait l’avoir déjà vu ? Questionne Aelita.
-Sûrement.
-C’est peut-être même à cause d’elle qu’il est ici, glisse Yumi.
-Comment ça ?
-Il a été renvoyé de son ancien collège pour avoir collé des messages d’amour partout dans la cour. C’était sans doutes pour elle.
-Possible, dit Jérémie.
-L’amour, ça rend les gens complètement dingues, s’exclame Odd.
-Espèce de jaloux, plaisante Ulrich en enroulant ses bras autour des épaules de Yumi.
-Eh bien quoi ? C’est vrai ! Regardes-toi. On a presque été obligés d’être dans ton dos pour que tu te déclares, et de plus, c’était la fin de l’année et Yumi allait bientôt partir faire ses études. On pouvait pas te laisser comme ça. Alors ? Merci qui ?
-Merci à vous tous, dit-il avant de déposer un baiser sur les lèvres de sa dulcinée. Et merci à toi aussi. Merci d’avoir réussi à comprendre ce que je bafouillais.
-Mais de rien beau brun.
-Tu ne bafouillais pas. Tu bégayais totalement, rigole son meilleur ami. J’étais à deux doigts d’appeler un interprète !»

Toute la bande se met à rire aux éclats.

De leur côté, William et Ana rejoignent la sortie.

«Tu comprends ce que je veux dire, William ? Bien que je ne sache pas ce qui s’est passé entre vous, je ne veux pas que cela arrive une deuxième fois.
-Une deuxième fois ? De quoi tu parles ? Demande-t-il.
-Tu te souviens de la bande de potes que tu avais là-bas ?
-Malheureusement, oui, soupire-t-il en enlevant l’antivol de sa moto.
-Il ne supportaient pas le fait que tu t’intéresses à quelqu’un d’autre qu’eux. Ils faisaient tout pour nous séparer ou nous embrouiller. Et ils y sont parvenus, d’ailleurs, murmure Ana.
-C’était donc pour ça que tu étais partie ?
-Je n’en pouvais plus ! Jusque là, j’avais tenu, mais ils m’ont infligée le coup de grâce en faisant circuler une rumeur, comme quoi tu aurais d’autres aventures dans mon dos. Je ne leur ai jamais fais confiance, mais ils mentaient si bien. L’histoire tenait trop la route. Ne sachant plus qui croire, j’avais décidé de couper les ponts. Ce que je regrette profondément aujourd’hui. Je peux le jurer ! S’exclame-t-elle, la voix tremblante d’émotion.
-Si cette rumeur était fondée, crois-tu vraiment que j’aurais fais tout ça pour tenter de te ramener ?» Sourit-il en posant une main sur l’épaule de la jeune fille.

Elle lui sourit aussi.

«Tu sais très bien que je ne suis pas du genre à plaisanter avec ce sentiment.
-Oui. Et je sais aussi qu’il peut te rendre complètement fou, rit-elle.
-Mais eux, ils ne sont pas de ce genre. Je ne pense pas qu’ils feraient tout pour nous séparer.
-Ce que je voulais dire, c’est que j’ai peur que l’amitié et l’am... Les affinités ne fassent pas bon ménage à cause de quelques tensions. Tu comprends ?
-Bien sûr que je comprend. Mais je crois que ces «affinités» sont bien trop solides pour se laisser de nouveau embarquer dans des histoires de malentendus, affirme William en souriant.

Puis il lui tend un casque.

«Je te ramène au collège ? Je dois aller faire une petite course pour mes parents, ensuite.
-Ok, allons-y», acquiesce-t-elle en enfilant le casque.

Puis elle grimpe derrière William, qui démarre un peu en trombe, comme à son habitude. Cette fois, Ana est plus décontractée. Cette agréable balade lui a rafraîchi les idées et aéré la tête. Elle enlace de nouveau la taille du beau ténébreux et pose la tête contre son dos.
Durant le trajet, William n’accélère pas aussi brusquement qu’à l’aller. Cette promenade l’a également apaisé et le souvenir de la petite altercation avec ses anciens compagnons est déjà lointain. Le fait de sentir Ana presser son corps contre le sien ne fait que le calmer davantage, presque jusqu’à oublier leur destination.

Une fois arrivé au portail du collège, il stoppe le moteur et enlève son casque. Ana fait de même, puis descend du siège.

«Bon, je pense que nous n’avons plus qu’à nous dire «à demain», dit-elle.
-Avant que j’oublie, j’ai quelque chose à te donner», déclare William en fouillant dans la poche intérieur de son blouson.

Il en sort une chaîne d’argent ornée d’un pendentif en forme de signe japonais.

«J’aurais voulu te le donner avant d’être renvoyé. Mais on ne m’en a pas laissé le temps, avoue-t-il en lui tendant le collier.
-Merci, William. Ca me fait vraiment plaisir, sourit-elle en examinant le pendentif. Que signifie ce signe ?
-Ah ça ! Je te laisse le découvrir, répond le beau brun, un sourire en coin.
-Compte sur moi, déclare Ana en attachant ledit pendentif autour de son cou. A demain alors.
-A demain, Ana.»

Ils se font la bise, légèrement hésitant, puis se saluent une dernière fois d’un signe de la main avant que William ne redémarre sa bécane et reparte vers le centre-ville. En le regardant s’éloigner, Ana serre dans sa paume le pendentif puis dépose ses lèvres dessus. Il est empreint du parfum de William. Elle hume le parfum à pleins poumons puis ferme les yeux en se remémorant la journée.

«William... Tu m’as tellement manqué. Je suis rassurée de voir que, toi non plus, tu n’as pas oublié tout ce que nous avons vécu ensemble. Que tu as réussi à me pardonner malgré cette blessure que je t’ai infligé. Que tu n’as pas changé. Que tu es resté ce garçon que j’ai aimé et qu’aujourd’hui j’aime encore...»
****

    Voili, voilou !

_________________

Merci à Sido !
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Elwing MessagePosté le: Ven 13 Aoû 2010 18:47   Sujet du message: Répondre en citant  
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Messages: 1393
Localisation: Dans ses bras <3
Quel beau chapitre tout mignon, j'ai adoré les moments entre Ana et Will'.^^ Tu décris toujours aussi bien les évènements.
Vivement la suite ! Wink

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Evila MessagePosté le: Sam 14 Aoû 2010 18:32   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 29 Sep 2009
Messages: 147
Localisation: Dans les bras de mon Prince (L)
    Hello ! Voici le cinquième chapitre qui commencera à nous faire rentrer dans le vif du sujet.
    Désolé si il semble un peu court, mais c'est pour des raisons de suspens... ^^. Le sixième sera plus long et ne tardera pas à suivre, je vous rassure.
    D'ailleurs, je commencerai à l'écrire en début de soirée.
****
Chapitre 5

Le soir, au dîner:
Ana arrive à la table de ses compagnons, qui sont déjà tous au complet.
«Salut, lance-t-elle, enthousiaste.
-Salut», lui répondent-ils tous en choeur, sur le même ton.

Mais lorsqu’Ana s’assoie, un silence gêné s’installe. Bien que mal-à-l’aise, elle décide de relancer la discussion.

«Je suis désolée de ne pas avoir pu rester plus longtemps avec vous, hier.
-Ce n’est pas grave, la rassure Aelita. On comprend. Tu as le droit de passer du temps avec William aussi.»

Le nom de William semble mettre tout le monde dans l’embarras.

«Au fait, je peux savoir quel est le problème avec lui ? Commence-t-elle à s’énerver. Des tensions règnent entre vous, ça je l’ai bien compris. Ce que je veux savoir, c’est pourquoi !
-Ca fait partie du passé maintenant, déclare Jérémie. Nous ne souhaitons pas revenir dessus.
-Alors pourquoi lui en vouloir, si c’est du passé ? Il a commis une erreur, d’accord. Mais il serait peut-être temps de lui pardonner, maintenant ?
-C’est plus compliqué que ça, Ana... C’est dur à expliquer, soupire-t-il.
-Essayez toujours, s’exclame Ana.
-Même si on te le disait, tu ne nous croirais pas, réplique Ulrich.
-J’ai l’esprit très ouvert, ne vous inquiétez pas.
-Bon, tu ne nous laisses pas vraiment le choix, commence Jérémie. Il y a quelques années, nous avons découvert un monde virtuel renfermé dans un supercalculateur. Mais cet ordinateur abritait également un virus nommé XANA. Il a eu accès à la conscience et a tenté plusieurs fois de prendre le contrôle du monde. Il avait aussi emprisonné Aelita dans le supercalculateur. On a réussi à la libérer et, via ce monde virtuel, Lyokô, nous avons combattu XANA pendant environ deux ans. Pour ce qui est de William, XANA avait réussi à le placer sous son contrôle et l’a utilisé pour arriver à ses fins. Au départ, on lui en voulait pour avoir joué les crâneurs et s’être fait bêtement piégé. Nous l’avons ramené, puis vaincu XANA. Aujourd’hui, le supercalculateur est éteint mais... En étant sous le contrôle de ce virus, William a... Détruit le créateur de Lyokô, le père d’Aelita... Voilà pourquoi nous avons du mal à retrouver une bonne entente avec lui. Oui, il était sous le contrôle de XANA, dit-il à l’intention d’Aelita. Oui, c’était contre son gré. Mais... Enfin, tu comprends ?
-Tout ce que je comprend, c’est que vous vous fichez carrément de moi, oui ! Je n’ai pas l’esprit ouvert au point de croire à des idioties pareilles ! William, serviteur d’un virus informatique ! Vous n’avez pas trouvé plus bidon comme excuse ?! S’indigne-t-elle en se levant brusquement. Je ne vois même pas pourquoi je parle encore à une bande de cinglés comme vous !»

Furieuse, Ana sort du réfectoire, laissant ses amis totalement dévastés.

«J’étais sûr qu’elle ne nous croirait pas, soupire Odd.
-Sa réaction était à prévoir, dit Jérémie. Maintenant, elle est furieuse.
-Je vais essayer d’aller lui parler, déclare Aelita.
-Non, Aelita. Il est encore trop tôt. Laisses-lui le temps de digérer», répond son petit ami.

Aelita se rassoie en baissant la tête. Elle ne veut pas que sa meilleure amie soit dégoûtée d’eux. Elle veut à tout prix lui parler, tenter de lui expliquer. Lui faire entendre la vérité.
Dans le parc du collège, Ana est assise dos à un arbre et pleure à chaudes larmes.

«Comment ont-ils pu me mentir ? Pourquoi l’ont-ils fait ? Pourquoi ne me font-ils pas confiance ? Mettre un crime sur le dos de William pour expliquer leur défiance. C’est complètement ridicule !»

Mais alors, qu’elle continue de sangloter, une silhouette apparaît. La jeune fille relève la tête puis, à la vue de la personne qui se tient devant elle, s’apaise.

«William, c’est bien toi ? Demande-t-elle en essuyant ses larmes.
-Oui, c’est moi, lui répond le jeune homme. Qu’est-ce qui t’arrives ? Pourquoi pleures-tu ?
-C’est les autres. Ils ne cessent de me mentir.
-A propos de quoi ?
-A propos du fait qu’ils aient du mal à bien s’entendre avec toi. Ils t’accusent d’affreux actes. Je n’ai pas pu laisser passer ça.»

Il soupire, puis s’assoie à côté d’elle.

«Et tu refuses de les croire ? Demande William.
-Pourquoi ? Je devrais ? William, ils se sont complètement moqué de moi ! Ils ne veulent pas me faire confiance et me racontent des histoires ! Et je devrais croire ces balivernes !
-De quoi ont-ils parlé, au juste ?
-D’un monde virtuel, d’un virus et du fait que tu aurais soit-disant tuer quelqu’un ! Non mais tu te rends compte ?! Ils osent te faire passer pour un assassin ! Crie-t-elle.
-Ils t’ont vraiment parlé de ça ? S’étonne William.
-Oui. Oh ! Et puis, après tout, on s’en fiche ! C’est un mensonge !»

Le beau brun se lève et tend la main à Ana.

«Viens avec moi. J’aimerais te montrer quelque chose.
-Où ? Demande-t-elle en attrapant la main de William.
-Tu verras. Mais promet-moi juste que tu ne le diras pas aux autres.
-Mais enfin ! C’est pas bientôt fini toutes ces cachotteries ! Où allons-nous ?
-Je vais te dire la vérité. Mieux, je vais te la démontrer.
-Tu ne vas pas me mentir toi aussi ?
-Réfléchis Ana ! Pourquoi te mentirais-je ?» S’exclame -t-il en la regardant dans les yeux.

Ne sachant quoi répondre, elle suit William qui l’entraîne vers la sortie du collège. Arrivé sur le trottoir longeant Kadic, il enfourche sa moto et est aussitôt imité par Ana. William fait rugir son moteur, ce qui attire l’attention d’Aelita et des autres qui, justement, sont à la recherche de leur amie et sortent du parc.

«Tiens ! Pourquoi je ne suis pas étonné ? Se demande Odd.
-Tout simplement parce que ce n’est pas étonnant qu’elle aille se réfugier dans les bras de celui-ci en qui elle a confiance, répond logiquement Jérémie.
-Non sans blagues ! S’exclame le blond à la mèche violette.
-J’espère qu’ils ne leur arrivera rien de grave, murmure Aelita.
-T’inquiète Aelita, dit Ulrich. Ils vont juste faire un tour. Rien de bien méchant.»

Aelita hoche la tête. Elle regarde s’éloigner la lumière des phares. Un mauvais pressentiment la ronge.

«Je vous en prie, ne faîtes pas de bêtises», pense-t-elle.

William continue d’accélérer. Quelque peu effrayer par la vitesse, Ana s’accroche à sa veste. Ils n’avaient même pris la peine de mettre leur casque. Mais cela n’est pas vraiment nécessaire, car les voilà déjà arrivé à leur destination: un immense pont reliant la ville à une usine complètement désaffectée...
****
    Encore désolé si je vous laisse sur votre faim, mais ne vous inquiétez pas, la suite arrive au grand galop !

_________________

Merci à Sido !
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Elwing MessagePosté le: Dim 15 Aoû 2010 15:42   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Dans ses bras <3
Histoire toujours autant captivante avec un style toujours aussi fluide. =D
O_o...Ana va découvrir l'usine....J'ai hâte de voir sa réaction...Beau suspense à la fin de ton chapitre qui fait que ton prochain chapitre parait interessant. ^^
Vivement la chouite ! Wink

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Evila MessagePosté le: Lun 16 Aoû 2010 20:33   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 29 Sep 2009
Messages: 147
Localisation: Dans les bras de mon Prince (L)
    Et comme promis, voici la suite.
****
Chapitre 6

William arrête le moteur et descend de sa monture. Ana fait de même, puis le regarde, sans comprendre.

«Où est-ce que tu m’emmènes ? Demande-t-elle.
-Les questions, c’est pour après.
-Après quoi ?
-Suis-moi.»

A peine a-t-elle le temps de répliquer que William la saisit par le bras et l’entraîne avec lui jusqu’à l’intérieur de l’usine. Ils débouchent au-dessus d’une salle cathédrale. William attrape une corde accrochée au plafond, puis se laisse descendre le long de celle-ci. Ana, bien que prise de vertige, agrippe à son tour une autre corde, puis descend en fermant les yeux.
William actionne un grand monte charge.

«Ca te dérangerais de m’attendre ?» Râle la jeune fille en soufflant sur ses mains irritées par le frottement de la corde.

Son ami ne répond pas. Il entre dans le monte-charge et Ana s’empresse de le rejoindre avant que l’immense rideau de métal ne se referme. Ils descendent jusqu’au premier sous-sol. Un grand sas s’ouvre puis les laissent entrer dans une immense salle. Là, se trouve un grand écran d’ordinateur. La jeune brune s’avance vers l’écran avec William. Ce dernier appuie sur une touche, puis une sorte de grand carte en hologramme surgit du centre de la pièce. Ana sursaute en la voyant apparaître.

«Mais qu’est-ce que c’est que tout ce bazar ? Quel est cet endroit ?William, réponds-moi ! Le supplie-t-elle.
-Je te présente le supercalculateur, annonce-t-il en pianotant sur le clavier.
-Quoi ? C’est une blague ? Ne me dis pas que tu crois en ces sottises !
-C’est vrai que ça à l’air complètement dingue comme ça, dit le beau brun en posant ses mains sur les épaules d’Ana. Mais je peux te jurer que c’est la vérité.
-Prouves le ! Le défie-t-elle.
-C’est ce que j’ai l’intention de faire, crois-moi.»

Toujours en la tenant par les épaules, il la dirige de nouveau vers l’ascenseur. Cette fois, ils descendent vers le second sous-sol et arrivent dans une autre salle, où trône trois grands caissons de forme cylindrique.
Avant qu’elle ne puisse poser la moindre question, William la plante devant l’un des caisson.

«Voici un scanner. Tu vas entrer dedans et te laisser faire. Tu n’as absolument rien à craindre, je te le promet.
-Pourquoi rentrerai-je là-dedans ? Qu’est-ce qui vas m’arriver ? Panique-t-elle soudainement.
-Rien de méchant. L’ordinateur va simplement te scanner et rentrer ton image dans sa mémoire. Après, je te demande juste de me faire confiance.
-Mais...»

Pas le temps de protester. William la bouscule et les portes du scanner se referment derrière elle. Un laser parcoure le corps de la jeune fille puis une lumière aveuglante l’oblige à fermer les yeux.
Quelques secondes plus tard, qui lui paraissent durer une éternité, Ana se sent tomber de haut et heurte durement le sol.

«Aïe ! Gémit-elle.
-Tout va bien ? Demande une voix synthétique grave et vibrante.
-Je ne savais pas qu’un «simple scanner» pouvait faire aussi mal», dit-elle en se relevant. Je suis sûr que je vais avoir...

C’est à ce moment qu’elle ouvre vraiment les yeux. Elle s'aperçoit qu’elle porte des bottes de cuir noir. Puis, en s’examinant davantage, elle découvre avec étonnement sa tenue: une longue tunique noire moulante en Lycra s’arrêtant en haut des cuisses, ornée d’une ceinture en cuir noire qui lui tombe sur les hanches. Trois bretelles de couleurs rouge lui enserrent les épaules et un bracelet de force couvert de piquants surmonte son bras gauche. Et en baissant les yeux, elle remarque que deux petites sangles, de cuir noir également, font le tour de sa cuisse droite.

«Heu... Me serais-je changée, inconsciemment ? Demande-t-elle à tout hasard, complètement déboussolée.
-Et si tu te relevais, afin que je puisse t’expliquer ?» Répond la voix.

Ana relève la tête et ses yeux s’écarquillent lorsqu’elle aperçoit William debout devant elle. Il porte une combinaison faîte de la même matière que la sienne, grise en général mais noire sur les épaules. Des bottes montantes et une large ceinture lui enserrant la taille, le tout en cuir, en noir et rouge. Puis, un bracelet de force identique au sien, au bras gauche et deux sangles autour de sa cuisse du même côté. Elle tente de se lever... Puis titube légèrement en découvrant que ses bottes sont à talons.

«Tu sais que tu n’es pas mal du tout, comme ça ? Fait William de sa voix grave.
-Heu... William ? C’est quoi cette voix ?
-Oh !» Il se met à tousser, après quoi il retrouve sa voix originale. «Ce n’est rien. Je suis juste un peu enroué.
-Très enroué, en effet», remarque-t-elle.

Mais son attention est rapidement attirée par le paysage qui les entoure. Des montagnes et des falaises à perte de vue, un ciel brumeux, un sol rocailleux et quelques arbres solitaires parvenus à s’enraciner dans la roche par Dieu sait quel phénomène. Ana secoue la tête, incrédule.

«Bon, avant de te demander ce que je fais dans une pareille tenue, tu vas me dire où nous sommes, et vite !
-Ok. Voici le monde virtuel qu’est Lyokô.
-Hein ?! J’y crois pas ! C’est ici que les autres prétendent avoir combattu un virus informatique complètement dérangé et total’ diabolique qui avait pour but de zigouiller la race humaine ?
-Exactement», répond-il de manière sérieuse et calme.

La jeune fille éclate d’un rire particulièrement nerveux, presque hystérique. Elle s’arrête soudainement de rire.

«Non, sérieusement. Où sommes-nous ?
-Sur Lyokô.
-Attends deux secondes. Si, je sais. Je me suis sûrement endormie dans ce fichu caisson, et là, je suis en train de rêver. Oui, c’est ça, tente-t-elle de se rassurer, avec une voix trahissant sa panique la plus totale. Tout ça n’est que le pur fruit de mon imagination.»

William, à bout de nerfs, la saisit par le poignet et la plaque contre l’arbre se trouvant derrière elle.

«Ana, ça suffit ! Tu as toutes les preuves sous les yeux, et tu refuses de me faire confiance ! Pour quelles raison te mentirais-je ? Répond !»

La jeune fille manque de crier, surprise par la réaction de son ami. Mais le signe figurant sur son torse retient toute son attention. Il émet une lueur orangée, et ce, de plus en plus fortement à mesure des sourdes expirations de William.

«D’accord William. Je te crois maintenant. Je te fais confiance, dit-elle, toute tremblante. Maintenant lâche-moi, je t’en prie.»

William reprend ses esprits et détend son emprise.

«Je suis désolé. Mais tu comprends, ça me sidère que tu ne me fasses pas confiance. Depuis le temps que l’on se connaît...
-Non, c’est moi qui suis désolée. J’aurais dû t’écouter. Mais au fait... C’est quoi ce symbole ? Demande-t-elle en pointant ledit signe sur le torse du jeune homme.
-Je n’en sais trop rien, répond William. C’est... l’emblème de ce monde.
-Ah oui ?» Dit-elle en observant que sa ceinture et sa tunique arborent le même logo.

Puis elle tourne son regard vers la tenue du beau brun. La combinaison laisse paraître la musculature de son torse, de ses bras, ainsi que de ses jambes. Les manches finissent en mitaines et ses bottes lui montent jusqu’au genoux.
Ils restent ainsi face-à-face quelques instants. Les doigts de William s'entremêlent alors avec ceux d’Ana. Puis il plonge son regard dans le sien. Ana sent alors une douce chaleur lui monter aux joues.

«Cet uniforme te va à merveille, fait-elle remarquer.
-Vraiment ? Sourit-il en continuant de la regarder dans les yeux.
-Le noir te va si bien, dit Ana en posant une main sur le torse du beau brun.
-Oh, Ana», soupire-t-il.

William se rapproche d’elle puis lui caresse la joue.

«William... Commence la jeune fille.
-Ana, murmure-t-il. Si tu savais... Je...
-William, retourne-toi», le coupe-t-elle, en essayant de calmer sa respiration.

Le jeune homme se retourne alors et aperçoit d’étranges petites créatures se diriger vers eux. On pourrait croire à d’affreux poux, mais de la taille d’un chien.

«Des kankrelats, murmure-t-il.
-Des quoi ?
-Reste ici, ordonne William en se dirigeant vers les créatures.
-William, qu’est-ce que tu fais ?» Crie Ana.

William fait apparaître une énorme épée dans un nuage de fumée noire.

«Laissez-la tranquille, hurle-t-il. Allez-vous en !»

Les kankrelats se prépare alors à faire feu. William pivote en tenant son épée à deux mains. Une grande bande d’énergie jaillit de celle-ci et détruit tous les monstres en un seul coup. Puis Ana pousse un cri. William se retourne et voit la jeune fille se dévirtualiser puis le kankrelat qui lui avait tiré dessus. Il se dirige vers lui et s’apprête à lui flanquer un coup d’épée, mais un autre monstre surgit et lui tire un laser dessus. William est dévirtualisé sur le coup. Quelques secondes plus tard, il se retrouve dans un scanner. Ana sort tout juste, elle aussi d’un des caissons. William se précipite vers elle.

«Tout va bien, Ana ? La questionne-t-il.
-Ca pourrait aller mieux. Que s’est-il passé ?
-Une de ces bestioles t’a tirée dessus.
-Ah ! Les saletés !
-Tu l’as dis. Bon, maintenant, il faut rentrer au collège. On a cours demain», annonce-t-il en aidant Ana à se relever.

Durant le trajet qui les ramène jusqu’à la moto, William ré-explique à Ana toute l‘histoire, et plus particulièrement celle de XANA et du fait qu’il ait été son esclave. Mais il prend soin de ne pas parler du symbole qui figurait sur son torse tout-à-l’heure et la raison pour laquelle les créatures les avaient attaqués.

«Donc, si je comprend bien, tu les as combattu dans ce monde virtuel durant plusieurs mois, et tu ne te souviens de rien.
-Pas vraiment, non. Mais, apparemment, j’ai dû leur donner du fil à retordre.
-Tu m’étonnes ! Avec cet énorme épée...
-L’épée ne fait pas tout, mais oui, j’étais un bon combattant d’après eux.
-Mais tu étais coincé dans ce monde ? Tu ne pouvais plus en sortir ?
-Sauf si ma mission était d’aller sur Terre, oui, je restais bloqué là-bas.
-Mon pauvre, s’exclame Ana en s’agrippant au bras de William.
-Eh bien, à vrai dire...» Commence-t-il avant que le portable de la jeune fille ne sonne.

Ana décroche.

«Allô, Aelita..? Oui, nous sommes sur le chemin du retour... Ne t‘inquiètes pas... C’est ça, à tout de suite, conclue-t-elle avant de raccrocher. Aelita commence à s’inquiéter, dépêchons-nous.»

William et Ana enfourchent ensemble la moto et le jeune homme démarre en trombe, laissant dans son sillage un nuage de gaz d’échappement.
De retour au collège, William gare sa bécane puis en descend.

«Au fait, Ana. Surtout, n’en parles à personne. Pas même à Jérémie et sa bande.
-Promis», dit-elle en descendant à son tour de son siège.

Puis, tendrement, elle passe ses bras autour du cou du beau brun et dépose un baiser sur sa joue. William rougit et lui rend son bisou.

«Est-ce que on pourra y retourner prochainement ? Demande-t-elle.
-Bien sûr que nous y retournerons, lui répond-il.
-Ca marche. Bonne nuit et à demain, beau gosse, fait-elle en effleurant son visage.
-Dors bien, Princesse.»

Tandis qu’Ana se dirige vers le bâtiment des pensionnaires, William finit de ranger ses affaires.

«Nous y retournerons, ma belle. Tu peux compter sur moi...» Murmure-t-il tout en effleurant la joue où Ana l’avait embrassé.

Lorsqu’Ana pénètre dans la chambre, Aelita manque de lui sauter au cou.

«Je me suis inquiétée en ne vous voyant pas revenir.
-Tout va bien. Nous étions juste partis faire un tour.
-Mais il est huit heures et demie ! Jim commençait à se poser des questions.
-Mais maintenant, je suis là. Bon, c’est pas tout, mais demain, on a cours et je suis épuisée. Bonne nuit, ajoute-t-elle en baillant.
-Bonne nuit, Ana», dit son amie en éteignant sa lampe.

Une fois prête, Ana s’allonge sous sa couette. Elle s’endort rapidement. Toute la nuit, les images de William dans sa combinaison moulante défilent dans sa tête. Laissant, par moment, naître quelques fantasmes amoureux...
****

    Et voilà un pas de plus dans l'histoire !
    A vos comm's !

_________________

Merci à Sido !
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Elwing MessagePosté le: Mar 17 Aoû 2010 11:11   Sujet du message: Répondre en citant  
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J'adore ce chapitre. *___* Ton histoire devient de plus en plus intéressante. Apparemment, William est de retour chez les méchants /O/ (ou alors il l'a toujours été mais ça se voyait pas...O_o) (ou alors je fais fausse route, mais je ne peux m'empêcher d'avoir cette impression...).
Bref, j'ai hâte de voir ce qu'il va se passer par la suite. Si les lyoko guerriers seront au courant pour la virtualisation d'Ana et William (mais pour ça j'en suis quasiment sur) et dans quel camp va être Ana. ^^"
Vivement la suite ! Wink

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Evila MessagePosté le: Jeu 19 Aoû 2010 14:35   Sujet du message: Répondre en citant  
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    Chaud devant ! Me voici avec le nouveau chapitre !
    Vous remarquerez que dans celui-ci, je cite des chansons ou encore des films tout récents, existant réellement Mr. Green.
    Bonne lecture !

****
Chapitre 7

Deux jours plus tard, à midi:
Ana arrive au réfectoire en même temps que les cinq compères. William n’est pas encore arrivé. Une fois la bande installée à une table, Ana engage la conversation.

«Je suis sincèrement désolée pour ma réaction, l’autre jour. Pour mon attitude bornée. C’est vrai, vous avez le droit d’avoir vos petits secrets. Après tout, vous vous fréquentez depuis longtemps et c’est normal de ne pas vouloir faire part de choses «privées» à des gens que vous connaissez moins. Je ne crois en rien à votre histoire, ment-elle. Mais sachez que, désormais, je ne chercherais plus à vous embêter avec mes questions.
-C’est ça, passons l’éponge et oublions tout, lui sourit Odd. On va pas se fâcher pour si peu.»

Ana lui renvoie son sourire... qui s’agrandit encore plus lorsqu’elle voit William se diriger vers eux. En voyant la mine embarrassée de certains, la jeune fille se lève.

«Au fait, ça tient toujours pour cet après-midi ? Lui demande Ulrich.
-Quoi donc ? Répond Ana.
-Le cinéma à quatorze heures trente. Pour aller voir «Night and Day».
-Mince ! Ca m’était complètement sorti de la tête ! S’exclame-t-elle alors que William les avait rejoint. Excusez-moi, mais, du coup, avec William, on s’est donné rendez-vous pour la séance de «Inception», à quinze heures. Je suis navrée, vraiment.
-Oh ! C’est pas grave, tu sais. On pourra toujours aller le voir une autre fois, fait Jérémie, l’air un peu déçu.
-Bon... A plus ! Et encore pardon», dit la jeune brune en se dirigeant sur une autre table avec William. Avant de s’installer à leur tour, les deux amoureux de font la bise en rougissant.
«C’est dingue ! En ce moment, tout ce qu’on avait prévu ensemble lui sort de l’esprit ! S’étonne Odd. Bientôt, elle va carrément oublier qu’on existe.
-N'exagère pas Odd, réplique Jérémie. Ca peut arriver à tout le monde d’oublier quelque chose.
-Par contre, bizarrement, tout ce qu’elle prévoit avec lui, elle n’oublie jamais, remarque Ulrich, sur un ton ironique.
-Laissez-les tranquilles, fait Aelita. Elle est amoureuse, c’est pour ça.
-Ca, on n’avait pas remarqué, dis donc», sourit le garçon à la mèche mauve.

Ils se mettent tous à rire de bon coeur, tandis que, de leur côté, Ana et William se racontent leurs rêves.

«Moi, j’ai rêvé que nous étions sur Lyokô et que l’on dansait sur une chanson de «Muse».
-Muse ?! J’adore ce groupe ! C’était quelle chanson ?
-«Exogenesis Symphony part 1, Overture».
-Je l’aime bien. On dirait un slow. Mais aux notes sombres.
-C’est ce que je voulais dire, rit-elle. Le solo de guitare est génial !
-A couper le souffle, tu veux dire !»

Ils éclatent de rire.
Une fois le petit déjeuner fini, la petite bande ainsi que le couple, sortent de la cantine pour aller vaquer à leurs occupations. Mais en sortant du bâtiment, les sept adolescents tombent sur Yumi adossée au mur de la cafétéria.

«Salut Yumi, s’exclame Aelita. Qu’est-ce que tu fais ici ?
-Tous les professeurs que j’aurais dû avoir cet après-midi sont malades mais le pire, c’est le serveur de la fac qui a lâché. C’est bizarre parce qu’il datait seulement de l’année dernière.
-Ah oui ? Ca doit pas être de la tarte ! Et toutes les données, alors ? demande Jérémie.
-Ils ne peuvent plus rien récupérer. On ne sait pas quoi faire, soupire la japonaise.
-Ils savent comment s’est arrivé ?
-C’est comme si il n’avait plus eu assez d’énergie pour fonctionner. Complètement vidé.
-J’avoue que c’est vraiment pas-de-bol, glisse Ana.
-Tiens salut toi», lui lance Yumi en s’avançant vers elle.

Elles se font la bise, puis Yumi remarque le pendentif qui pend au cou de la jeune fille. Elle l’examine en souriant.

«Je suppose que c’est William qui te l’a offert.
-Comment le sais-tu ?
-Ce symbole signifie «Amour» en japonais, répond-elle en souriant encore plus.
-Ah oui ? Fait Ana en regardant William.
-Tu vois que tu as fini par le découvrir, dit-il en lui caressant la joue.
-Merci mon grand, s’exclame Ana en l’embrassant sur la joue.
-Dis Yumi, nous allons au cinéma à quatorze heures trente. Ca te dirais de venir ?
-Bien sûr ! On va au café en attendant ?
-Oh oui ! Bonne idée, s’exclame Odd. Et vous deux, vous venez ? Demande-t-il à l’intention de William et Ana.
-Pourquoi pas ? Répond la jeune fille. Ca te dis, Willi ?
-Où tu iras, j’irai.
-Alors, allons-y», dit Ulrich en passant un bras dans le dos de Yumi.

Au cyber-café, l’ambiance est à la joie. Jérémie parle d’un logiciel de révision pour le baccalauréat qu’il a créé lui-même mais Aelita tente de le rassurer en lui affirmant que cette initiative est un peu exagérée. Sa moyenne générale de 18,50/20, si ce n’est plus, est la preuve même que sa réussite est quasi certaine.
Yumi fait part de ses projets et de la vie d’étudiante qu’elle mène. Ce n’est pas tous les jours facile, mais le fait de voir ses amis régulièrement la motive encore plus qu’elle ne l’est déjà.
Ulrich parle de ses prouesses sportives, de sa moyenne, qui malgré tout, est à la hausse et de son envie d’acquérir une moto.
Odd discute de sa prochaine participation à un concours de skate, où il espère de tout coeur retrouver Sam. Car notre Don Juan, aussi «séducteur» soit-il, s’est calmé avec les filles parce que, comme on s’en doute maintenant, celles de Kadic, il les connaît toutes. Il avait craqué sur Ana à son arrivée, mais la jeune fille lui a clairement fait savoir qu’il n’était pas du tout son genre, comme le sont beaucoup de garçons du lycée, d’ailleurs.
Quand à William, il ne trouve pas grand chose à faire, si ce n’est un peu frimer avec son nouveau portable et enseigner quelques mots d’italien à Ana en demandant de temps à autres quelques rappels de la part de Yumi. Car oui, à l’époque, il passait plus de temps à la draguer qu’à écouter le professeur.
Ana éprouve alors le regret d’avoir choisi l’allemand en deuxième langue. Elle écoute son ami parler italien avec un accent impeccable.
«Je trouve que c’est une langue magnifique, dit-elle avec des étoiles dans les yeux.
-Je trouve aussi, répond-il. Ca donne envie de parler d’amour.
-Oui, bah, vous parlerez en tête-à-tête. Notre séance va bientôt commencer, déclare Yumi.
-Ok, à plus», lance Ana.

La bande des cinq s’éloigne en direction du cinéma, qui est à quelques pas.

«Tu ne voudrais pas faire professeur d’italien ? Reprend la jeune brune.
-J’y ai déjà réfléchi... Pourquoi pas ?» Sourit William.

Ana avale la dernière gorgée de son café et avale le petit carré de chocolat noir. Puis elle tourne son regard vers William en train de faire un canard avec son sucre.

«Heu...
-Quoi ?
-Non rien», pouffe-t-elle.

William croque le petit sucre puis avale son reste de café d’une traite.

«Bon, j’ai entendu qu’il risquait d’y avoir de l’attente, alors, si on y allait ?
-Je te suis», répond-elle en se levant.

Lorsqu’ils arrivent, en effet, il y a de l’attente: ils font la queue pendant vingt bonnes minutes. William insiste pour payer les deux places, ce qui n’est pas trop au goût d’Ana. Mais, elle finit par céder.
Durant toute la séance, les deux amoureux ne cesse de se tenir la main et tente même de s’embrasser à la fin, mais la salle se rallume déjà.
Puis ils sortent de la salle en se remémorant les scènes qui les avaient marqués et en riant de bon coeur.

«Tu as aimé ? Demande William.
-Oh oui ! Vraiment ! Au départ, j’étais réticente, mais maintenant, j’aurais presque envie d’y retourner.
-Et maintenant ? Où veux-tu aller ?»

Un simple sourire en coin suffit à lui faire comprendre et c’est main dans la main qu’ils se dirigent vers l’usine. Cette fois, Ana est confiante lorsqu’elle entre dans le scanner. William la rejoint un instant plus tard.

«Qu’est-ce que tu faisais ?
-Je vérifias juste quelques trucs», répond-il.

La chute est moins douloureuse que la dernière fois pour Ana. Elle atterrit avec agilité et un genou à terre sur le sol du territoire montagne. Puis, elle examine encore une fois sa tenue. Ses talons ne la surprennent plus et trouve sa tunique confortable.

«Mais dis-moi, la dernière fois, je t’ai vu faire apparaître une arme. Est-ce que je peux le faire moi aussi, demande-t-elle à William.
-Bien sûr. Tu as juste à visualiser une épée dans ta main et de l’énergie qui parcoure ton bras jusqu’à ta main. Essaies et concentres-toi.»

Ana s’exécute et une épée tout à fait semblable à celle de William apparaît dans un nuage de fumée rougeâtre. Elle est cependant plus longue est moins large, avec des sortes de racines rouges recouvrant la garde. Elle s’y met à deux mains pour la tenir, car, il faut l’admettre, cette épée n’est pas des plus légères.

«Je sais, le poids peut surprendre au départ, mais on s’y fait vite, la rassure-t-il en observant l’épée.
-En effet, dit-elle. Mais avec ça, au moins, on est à peu près sûr d’être bien protégé.»

William fait à son tour apparaître son arme. Puis en se plaçant à côté de la jeune fille, il la compare à la sienne.

«Moins large mais plus longue, remarque-t-il. Il faudra apprendre à la manier, par contre.
-Je n’en doute pas, William. Tu crois que tu pourrais m’apprendre ? Demande-t-elle.
-Avec plaisir, ma belle. Mets-toi en position, tu me préviens lorsque tu es prête et je t’attaque.
-Quoi ?!
-Autant te mettre en situation, dit-il avec un petit rictus diabolique.
-Mais je vais y rester avec ton hachoir !
-C’est sûr que si tu pars comme ça... Allez ! En garde !» Rugit-il.

William lui fonce dessus sans ménagement et tente de lui assener un coup d’épée. Par pur réflexe, Ana se protège avec la sienne, ce qui a pour effet de parer le coup. Tenant son arme au-dessus de sa tête, elle tente de repousser William qui lui aussi la pousse avec son zanbatô. Les épées s’illuminent et lancent quelques décharges d’énergie. Etant sur le point de lâcher, Ana se dégage, tourne sur elle-même, puis donne un coup de pied dans le dos de son adversaire, entraîné par le poids de son arme. En tombant, il lâche cette dernière, puis il se retourne sur le dos et se rend compte que le bout du zanbatô d’Ana et pointé sur sa gorge.

«Pas mal, dit-il. Bien même.
-Tu trouves ?
-Oui. Mais ça fait un moment que je n’ai pas combattu, affirme-t-il en se relevant. J’ai peut-être un peu perdu la main.
-Et est-ce que je peux envoyer de l’énergie aussi, comme toi ?
-Evidemment. Ton épée a les mêmes propriétés que la mienne. Tu pivotes en envoyant l’épée derrière toi pour charger puis tu n’as plus qu’à pivoter dans le sens inverse pour envoyer.»

Ana suit les indications, puis une salve d’énergie jaillit de sa lame pour aller ensuite fracasser un rocher.

«Tu vois ! C’est pas si compliqué !
-C’est vrai.
-Après, tu as aussi la supersmoke. C’est le même principe que pour faire apparaître l’épée. Mais cette fois, tu visualises une boule de fumée.»

Elle fait apparaître alors une petite boule de fumée rouge.

«Et à quoi cela sert ?
-A déplacer des objets à ta guise. Regardes.»

Il envoie la supersmoke vers un petit rocher et le soulève avec.

«A moi ! S’exclame Ana.
-Tu n’as qu’à propulser l’énergie vers l’objet, puis à bouger ta main pour le déplacer.

William repose le rocher. La jeune fille envoie à son tour la fumée dessus. Puis elle parvient à le faire bouger comme elle le souhaite. Elle avance, le rocher avance aussi. Pareil lorsqu’elle recule ou change de direction, le rocher la suit. Après, elle le repose et abaisse son bras.

«Sinon, on peut soi-même se changer en supersmoke, pour esquiver ou se déplacer plus vite.
-Ah oui ? Comment ?
-Très simple: tu te mets en position bien droite et tu prononces «Supersmoke !»»

William se change alors en fumée noire et commence à décrire des cercles autour d’Ana.

«Supersmoke !» S’écrie-t-elle.

Elle se transforme en fumée rougeâtre. Et suit William qui dessine désormais un huit au sol. Lorsqu’il reprend son apparence originale, Ana fait de même.

«C’est génial ! Même si ça fait un peu bizarre, c’est super !
-Très pratique surtout, répond William. On peut tout faire avec. Bon, je crois que nous avons fait le tour.
-Et si on se baladait ?
-D’accord. Si on changeait de territoire ?
-A pied ?
-Pourquoi pas ? A moins que tu ne préfères y aller par les airs. Manta !»

Une immense raie manta volante de couleur noire et blanche surgit d’on ne sais où. Ana recule, apeurée.

«Ne t’en fais pas. Elle m’obéit au doigt et à l’oeil. Tu n’as rien à craindre.
-Il faut monter sur son dos ?
-Non, il faut s’agripper à sa queue, sourit William.
-Haha ! Très drôle !
-A question bête, réponse bête. Approche»

Ana s’approche de la manta et tend la main vers elle. L’animal se laisse caresser la tête, puis les ailes. La jeune fille esquisse même un sourire lorsque la créature pousse un petit cri, semblable à celui d’un aigle.

«On dirait qu’elle t’aime bien», remarque William en bondissant sur le dos de sa monture.

Il fait apparaître une paire de rênes, toujours grâce à la supersmoke. Puis il tend la main à Ana. En s’accrochant à son bras, elle saute sur une aile de la manta, puis saute une nouvelle fois pour atterrir derrière William. Sous ordre du jeune homme, la manta avance doucement et commence à prendre un peu d’altitude. Les ondulations du corps de la créature font perdre l’équilibre à Ana, qui enlace alors la taille du beau brun. Elle tente de s’équilibrer en écartant les pieds et en suivant les mouvements de la manta. Elle trouve ses repères et se stabilise, mais reste accrochée à William. Car maintenant, c’est le vertige qui la prend. Alors, elle se concentre sur le paysage qui défile devant eux. Quand bientôt se profile une longue forme cylindrique. Comme une immense tour.

«Ca c’est la tour de passage, explique le jeune homme. Elle permet de voyager entre les différents territoires qui composent ce monde. Par contre, la manta ne peut pas rentrer dedans, il faut descendre.»

En tirant sur les rênes, William stoppe la manta. Il saute sur sol et incite Ana à en faire autant. Peu confiante, elle se laisse glisser sur l’aile de l’animal mais trébuche une fois le pied posé à terre. William la rattrape de justesse et elle se retrouve complètement plaquée contre lui, la tête sur son torse. Elle se dégage doucement en rougissant. William sourit. Ils pénètrent ensuite dans la tour et débouche sur un plateau de la même forme que le symbole figurant sur la ceinture de la jeune fille. William l’entraîne vers le bord du plateau.

«Maintenant, il faut sauter, lui dit-il.
-Pardon ?! Sauter dans le vide ? Panique-t-elle en saisissant la main du jeune homme.
-Ne t’inquiète pas. Nous allons déboucher dans une autre tour. C’est sans risques», assure William en étreignant la main d’Ana.

Finalement, elle finit par fermer les yeux et se laisse tomber avec lui. Une brève chute libre, puis les voilà qui remontent le long d’un tunnel où défilent des milliers de combinaisons de zéros et de uns. Ils atterrissent ensuite en douceur sur un autre plateau, identique au précédant. Ils sortent de la tour et débarquent dans un tout nouveau paysage, totalement désertique.

«Et voici le territoire désert, annonce William.
-Il porte bien son nom, ricane Ana.
-Viens, j’ai une surprise pour toi.
-Ah oui ?» S’exclame-t-elle en le suivant.

Après quelques minutes de marche, Ana et William arrivent au bord d’une oasis.

«Wahou ! Je ne pensais pas qu’il pouvait y avoir des oasis ici !
-Eh bien comme quoi... Mais ce n’est pas tout», ajoute le jeune homme.

Il claque des doigts et une musique commence à se faire entendre.

«Mais c’est...»

Ana reconnaît la musique: «Exogenesis part 1». William se rapproche d’elle et la prend par la taille.

«Veux-tu m’accorder cette danse, Princesse ?Sourit-il en lui lançant un regard de braise.
-Avec plaisir, beau brun», répond la jeune fille en lui rendant son sourire.

William lui enlace plus pleinement la taille et la plaque contre lui. Ana passe les bras autour de son cou.
Se laissant entraîner par lent tempo de la chanson, les deux amoureux danse comme pour un slow. Chacun suivant les balancements de son partenaire, l’un contre l’autre, ils ferment les yeux et laissent leurs coeurs battre à l’unisson. Puis, quand vient le passage du solo de guitare, William redresse la tête d’Ana et plonge son regard dans le sien. La jeune fille remarque de nouveau l’étincelle illuminant les yeux du beau brun, mais au lieu d’être effrayée, elle se sent happée par ce regard. Profond et d’un bleu sombre comme l’océan, elle se laisse envahir par la sensation de s’y noyer. Il lui saisit la main et entremêle ses doigts avec ceux d’Ana, puis il penche la tête vers elle pour enfin déposer tendrement ses lèvres sur les siennes. Un frisson s’empare de la jeune fille qui remonte alors ses mains dans les cheveux de William et l’attire encore plus à elle. Puis elle entrouvre légèrement la bouche et est aussitôt imitée par son partenaire. Il lui caresse le creux du dos en la serrant contre lui; elle lui effleure le torse en s’abandonnant à son baiser.
Quelques instants plus tard, Ana se dégage des lèvres du beau ténébreux.

«Oh, Ana... Murmure William.
-William... Susurre-t-elle en posant la tête contre son épaule.
-Si tu savais comme...
-Je t’aime.»

Ils se mettent à rire, puis s'enlacent.
Lorsqu’ils reviennent sur Terre, ils s’empressent d’aller se perdre dans la forêt, non loin du collège Kadic, en espérant, malgré eux, ne pas croiser la route des ex-lyokoguerriers. Ils ne se quittent qu’à l’heure du couvre-feu.
****
    Edit: Et voici le huitième chapitre !

****
Chapitre 8

Ana entre dans la chambre qu’elle partage avec Aelita.

«Alors, comment s’est passé ton après-midi avec William ? Demande sa meilleure amie.
-C’était génial, s’exclame Ana. Après le cinéma, on est allé se balader dans le centre-ville puis dans la forêt. On s’est super bien amusé !
-C’est super ! Je suis heureuse pour toi ! Enfin, pour vous, se réjouit Aelita en étreignant la jeune femme.
-Merci, dit-elle en la prenant aussi dans ses bras.
-Vous vous connaissez depuis combien de temps, au juste ? Demande la fille aux cheveux roses.
-Environ un an, je crois.
-Ca commence à faire, dis donc ! Ca se voit que ce n’est pas juste une passade.
-Il ne plaisante pas avec ce genre de sentiment. Ca le rend même complètement dingue !
-Ca, j’avais cru comprendre», plaisante Aelita.

Elles rient ensemble. Puis Ana demande à Aelita comment ça se passe de son côté. La jeune fille explique que Jérémie ne lui a jamais vraiment déclaré sa flamme, mais qu’elle connaît la nature de ses sentiments. En même temps, elle non-plus ne s’est jamais déclarée, mais leurs baisers échangés ont déjà tout dit. Ils vivent un amour timide, mais certain.
Chacune finit par s’endormir avec pleins de bons moments en tête.

Le lendemain, avant le début des cours, toute la bande, ainsi que William, se retrouve sous les arcades. Aelita et Ana arrivent en dernière, un peu comme d’habitude.

«Salut tout le monde ! lancent-elles en choeur.
-Hello les filles, salue Jérémie.
-Bonjour Princesse, dit William en s’approchant d’elle.
-Salut, beau brun», répond-elle en lui prenant la main.

William dépose un baiser sur les lèvres de la jeune femme. Un léger choc pour nos héros, qui, surpris, pousse un léger «Whow !» collectif.

«Mais dîtes-moi, ça à l’air de se concrétiser cette affaire !» S’exclame Odd.

Les deux amoureux lui répondent par un simple sourire. Puis William prend Ana dans ses bras.

«Ca va toi ? Demande-t-il.
-Très bien et toi ?
-A merveille», sourit-il avant de lui caresser la joue.

La cloche sonne et tous les élèves se dirigent vers leur salle de classe.

«Bon, j’ai cours d’italien, je dois vous laisser, annonce William. A presto, la mia cara.»

Il lui donne un dernier baiser, récupère son sac, puis se dirige vers sa salle de cours.
«Oooh ! Mais c’est pas mignon, ça ? Plaisante Odd.
-Direction cours d’histoire, dit Ana. A tout à l’heure.
-A plus.»

La matinée se passe sans heurt, ni soucis. A l’heure du repas, Ana demande avec insistance à ce que William vienne s’installer avec eux. Devant sa persévérance, nos héros n’ont d’autres choix que d’accepter. Mais pour ne pas rajouter de l’huile sur le feu, le jeune homme s’abstient de leur adresser la parole et n’a d’yeux que pour Ana. Cette dernière en oublie presque la présence des autres, tant elle est absorbée par la discussion avec son nouveau petit ami. Ils finissent de manger avant tout le monde et sortent du réfectoire sans même adresser un signe à la bande. Mais lorsqu’ils franchissent la porte, William entend son portable biper.

«Ah mince, grogne-t-il.
-Qu’est-ce qui se passe ? Demande Ana.
-Heu... J’avais complètement oublié que j’avais un rendez-vous médical, cet après-midi.
-Mais on a cours !
-M.Delmas est déjà au courant. Par contre, je ne sais pas combien de temps ça va durer. Et je dois y aller maintenant si je ne veux pas être en retard. Je suis vraiment désolé.
-Ce n’est pas grave, je comprend, dit-elle, un peu déçue.
-Je ferai le plus vite possible, promis», assure William avant de l’embrasser une nouvelle fois.

Tandis qu’il s’éloigne, Ana est rejointe par Aelita et les autres.

«Eh bien ! Où est parti William ? demande la jeune femme aux cheveux roses.
-Il a un rendez-vous médical, répond Ana.
-Ah, dommage.
-Bon ! C’est pas tout mais moi, j’ai un contrôle de chimie cet aprèm‘. Je vais réviser à la bibliothèque.
-Je viens avec toi», propose Aelita.

Ana lui sourit, puis elles y vont.
De son côté, William enfourche sa moto puis démarre sur les chapeaux de roues. Il va en direction du centre-ville à une vitesse fulgurante. Mais au lieu d’aller vers la grande place où se trouve les cabinets de médecins, il prend un tout autre chemin pour longer la Seine.

Deux heures plus tard, Ana sort de son examen de chimie.

«Alors ? Comment s’est passé le contrôle ? Lui demande Aelita.
-Super bien ! J’ai bien fais de réviser. Si William avait été là, je ne l’aurai sûrement pas fait.
-C’est vrai que en ce moment, impossible de vous séparer, remarque Ulrich.
-Oh ça va. Je pourrais dire la même chose de Yumi et toi.
-A propos de William, il n’est toujours pas revenu ? S’inquiète sa meilleure amie.
-Non. Et je m’inquiète. J’espère qu’il ne lui ait rien arrivé de grave. C’est vrai que pour un examen médical, ça me paraît long.
-Ne t’en fais pas. Ai confiance en lui, sourit Odd.
-J’ai confiance, Odd. N’ai aucun doute là-dessus.»

Pendant ce temps:
Lyokô. Du moins, c’est ce qu’on pense au premier regard. Au coeur d’un paysage volcanique, quasi apocalyptique, une immense tour aux couleurs atypiques se dresse. L’îlot sur lequel elle se trouve est entouré d’un large cerceau de lave, comme des douves et elle arbore une teinte noire sur la totalité de son extérieur. Un halo de fumée rougeâtre flotte autour de son sommet. A l’intérieur, la superficie est deux fois plus grand que ne laisse croire l’extérieur et les murs ne forment en rien un cercle. C’est une immense salle principale qui nous accueille, à laquelle sont visiblement rattachée d’autres pièces qu’ont ne soupçonne pas de dehors. A gauche, une seule porte. A droite un large couloir menant à d’autres appartements. A l’étage supérieur, une autre grande salle, mais vide. Des voix se font entendre depuis le dernier plateau, le plus proche du sommet.
Une voix particulièrement grave et vibrante se distingue des autres. Une voix rugissante laissant transparaître la colère. Une grande silhouette se distingue, debout sur une plate-forme accessible via un escalier. Un homme en noir vêtu d’une longue cape et de larges épaulettes parsemées de piquants. En dessous de lui, quatre hommes à genoux, la tête baissée.

«Bande d’incapables ! Hurle la silhouette. Savez-vous ce que ça me coûte de vous matérialiser sur Terre ? Tout ça pour revenir avec quoi ? Rien !
-Nous sommes désolé, mais quelqu’un nous a surpris, répond un des hommes, la voix tremblante.
-Vos armes ne sont pas là pour faire joli ! Vous n’avez pas besoin de ma permission pour vous en servir !
-Pardonnez-nous ! Ca ne se reproduira plus, on le jure ! Supplie les hommes en choeur.
-J’y veillerai personnellement, soyez tranquilles», dit leur supérieur d’une voix sombre avant de leur envoyer une forte décharge électrique. Les quatre autres hommes pousse un hurlement de douleur.

«Que ceci vous serve de leçon à l’avenir. Retournez maintenant dans vos appartements, le temps que je récupère et que je vous envoie de nouveau en mission. Pour récupérer l’énergie de ce serveur je n’ai d’autre choix que de faire appel à toi, mon fidèle lieutenant.»

Sur ces mots, un symbole se met à luire d’une lumière orangée sur le torse de la silhouette et la cape semble disparaître. L’ombre répond alors d’une voix moins grave, mais toute aussi vibrante et synthétique:

«A vos ordres... Maître.»
****
    A vos avis ! Smile

_________________

Merci à Sido !
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