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kender MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:20   Sujet du message: Répondre en citant  
[Magazine]


Inscrit le: 18 Fév 2013
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#118 – Obstination



Cet épisode est connu par les fans pour avoir été écrit par Bruno Regeste, un ancien directeur d’écriture du dessin animé. On trouve ainsi divers rappels à la série originelle. On sait enfin ce qui est arrivé au chien d’Odd, Kiwi, donné à ses sœurs afin qu’elles s’occupent de lui (et si elles sont vraiment aussi terribles qu’Odd le prétend, on souhaite bonne chance au pauvre animal).

L’épisode commence avec un rêve d’Aelita, ce qui nous rend facilement nostalgique des cauchemars de la jeune fille dans le dessin animé. La réalisation néanmoins est assez mauvaise. On ne retrouve pas l’effet inquiétant et de suspense des premières saisons de la série. Le lieu est aussi à blâmer, il ne va pas du tout avec le thème du rêve (probablement à cause d’un problème logistique).

On peut cependant apprécier le moment qui suit, à savoir l’inquiétude d’Aelita et sa tentative d’aller voir Jérémie. Cependant, elle est vite refroidie par la présence de Laura dans la chambre de son amoureux. Ainsi, c’est officiel, la surdouée a remplacé Aelita dans le rôle de Mme Einstein et de celle qui passait des nuits entières avec lui pour travailler. Aelita est vite repartie, triste, sans avoir les consolations qu’elle attendant de son amoureux. Le comportement égoïste et orgueilleux de Laura a énervé plus d’un fan de Code Lyoko.
On sent encore toute la rivalité qui existe entre les deux filles tous le long de l’épisode. Néanmoins, on voit que Laura a également aimé le discours qu’Aelita a eu sur Jérémie. Cela réduit l’hypothèse d’un sentiment amoureux entre les deux blonds.
Parlons justement de ce discours. Aelita et Yumi semblent avoir oublié que leurs amis pouvaient les écouter. C’était plutôt maladroit de leur part. Cependant, on a aimé ce petit moment d’émotion. L’amour entre Jérémie et sa princesse existe toujours et n’a pas faibli malgré la présence de Laura. Les pro JérémiexAelita en sont ravis.
Aelita a écrit:
Euh… Yumi, j’ai perdu mes parents, vous êtes ma seule famille… Mais Jérémie… Jérémie, c’est spécial. C’est lui qui a rallumer le Supercalculateur.. Il m’a rematérialisé et il s’est toujours occupé de moi. Il m’a sauvé la vie. Quoi qu’il arrive, je lui ferais toujours confiance. Toujours.
God, I love this part !


Et la jeune fille n’est pas la seule à savoir émouvoir son public. Joli speech également de Jérémie sur la mère d’Aelita lorsqu’il lui a expliqué pourquoi ils ont annulé la mission. Et encore une fois, la bande est prêt à risquer leurs vies (quoique la version 2.0 CLE de XANA est tout, sauf dangereux) et celles de l’humanité toutes entières pour la princesse de Lyoko. C’est très… chevaleresque de leur part, même si on peut comprendre l’indignation de Laura. Au moins, Jérémie a imposé un plafond en termes de code, ce qui est raisonnable de sa part. Et au pire, si XANA récupère ses codes, on aurait juste droit à une énième saison de Code Lyoko, mais avec des vrais spectres menaçants cette fois.

On comprend dès le départ que cet épisode sera important dans l’intrigue. Bien sûr, étant seulement à l’épisode 18, on avait tous compris que ce n’était pas maintenant que les Lyoko-guerriers détruiraient le Cortex. On s’attendait donc à un échec. Mais finalement, c’est encore mieux. Enfin, nous connaissons (plus ou moins) le sort de la mère d’Aelita, Anthéa Schaeffer (ou Anthéa Hopper, son nom de jeune fille). Tellement de fanfics ont été faites dessus que Code Lyoko Évolution était bien obligé de la mentionner. Maintenant, reste à savoir si Anthéa est retenue contre son gré ou volontairement. Elle semble agir comme une collègue de Tyron, mais on se souvient des circonstances de son enlèvement par les hommes en costume. Le mystère reste entier, même à la fin de la saison de Code Lyoko Évolution. On a cependant hâte de voir la rencontre entre la mère et la fille, ce serait sûrement un bel instant d’émotions.

La partie terrestre reste l’une des meilleurs de la saison, et encore une fois grâce à notre cher Gim. Son discours comique sur le saut en hauteur est amusant et épique. Si Code Lyoko Évolution a beaucoup déçu, "Gros Jim" a toujours été à la hauteur de nos attentes. Petit point noir sur la blessure ridicule d’Ulrich. Déjà, le ralenti et la musique dramatique sont complètement inutiles. Ensuite, Ulrich, celui qui est censé être le meilleur sportif de Kadic, se blesse avec un simple saut. J’aimerais savoir par quel exploit il a réussi à atterrir hors du tapis. Bref, cette scène a été mal amenée. Nous ne sommes pas dupes. Elle servait seulement d’excuse au scénariste pour réduire le nombre de Lyoko-guerriers sur le Cortex. Nous nous demandons pourquoi Jérémie n’a pas attendu la fin des heures de colle d’Odd d’ailleurs avant de commencer la mission. Ils ne sont pas à une heure prêt.

La présence des mantas dans la mer numérique est une assez bonne surprise pour les téléspectateurs. On comprend l'incompréhension de Laura face à la surprise de ses camarades. Une manta est censée nager dans l’eau, pas voler dans les airs. Il est vrai que XANA aurait pu les introduire dans la mer numérique bien avant, ils semblent plus puissants que les kongres ou les rekins. Bonne utilisation du Skid par Aelita pour arrêter l’un des monstres, une première je crois dans la série. Les combats étaient intéressants, rien à dire dessus. Dommage pour William qui a payé son côté trop frimeur sur le Cortex. On se demande depuis quand deux Lyoko-guerriers ont peur de trois malheureux krabes. Ils ont affronté bien pire, même dans Code Lyoko Évolution. Beau strike de Yumi au passage.

Cet épisode reste l’un des meilleurs de Code Lyoko Évolution. Comme encouragement, je lui donne la note de :


16/20

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Dernière édition par kender le Sam 21 Juin 2014 23:58; édité 1 fois
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Dede7 MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:24   Sujet du message: Répondre en citant  
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Messages: 1385
Code Lyoko - Episode 72 (4x07) - Leçon de choses



- Ohé, c'est quoi ce script ? C'est n'importe quoi !

Ce septième épisode de la saison 4 prend place après les épisodes de présentation du Skidbladnir. Contrairement à ce que peut laisser penser son titre anglais, il n'y aura aucune excursion dans la mer numérique dans cet épisode. Cela attendra le suivant, Réplika, celui-ci étant encore un épisode "de préparation" à ce nouveau nouveau voyage.

Réglons tout de suite un détail : Mélanie est laissée en plan, coulée dès le début de l'épisode. Rassurez-vous, je parle pas du vaisseau, mais de l’énième conquête d'Odd ! Déjà remplacée dans son cœur par une certaine Camille, cela permet de placer au passage quelques amusantes blagues, mais aussi une étrange référence à une attaque inconnue. Cette référence en tant que tel est elle-même une référence indirecte à l'épisode Routine de la saison 1, qui révélait explicitement que la liste d'épisodes de la série n'est pas équivalente à une liste exhaustive des attaques de Xana. Gloire à la puissance des ellipses !

Arrive alors l'élément perturbateur de l'épisode. Et c'est... Jérémie ! Oui, pas un Jérémie xanatifié, ni un cloné, mais bien notre Jérémie, qui sous prétexte de limiter les chances de Xana, impose un cours d'informatique hors-programme surprise aux héros. En soi, la raison est légitime : neutraliser les deux "têtes pensantes" de l'équipe simultanément lui offre un immense avantage tactique, et comme la capture de l'une de ces têtes est déjà son objectif principal, la situation d'une bande de héros livrés à eux mêmes, n'ayant d'autre choix que de regarder leur ennemi gagner la partie tout seul sur les écrans du supercalculateur, n'est pas si improbable que ça. Cependant, Jérémie impose ce cours de manière très autoritaire, sans faire cas des emplois du temps de ses amis. Disons que cela aurait pu être fait de manière plus diplomatique ou humaine, mais on mettra ça sur la tension et les responsabilités qui reposent sur ses épaules, dont on verra une nouvelle fois les effets lors d'une scène similaire au début de l'épisode Je préfère ne pas en parler.

Nous voilà donc à cette séance de mise à niveau. Séance qui semble particulièrement horrible du point de vue des élèves, forcés à assister à un cours dont ils ne semblent pas comprendre grand chose. Pourtant, si Ulrich a pu lancer le Retour vers le Passé uniquement grâce aux notes de Jérémie à l'épisode Les jeux sont faits, c'est qu'ils ne doivent pas être si mal rédigées que ça. Ou alors faut-il mettre ça sur le compte de nos amies les incohérences ? Le doute est permis, la réussite d'Ulrich n'était pas un exploit isolé : cela fait déjà deux fois que Yumi réussit une virtualisation...

Mais que vois-je arriver ? Le second élément perturbateur ! Mais second en terme d'importance, parce que bon, comme attaque on a vu mieux. Je m'explique... Oui, un spectre qui neutralise en un unique coup une cible déterminée, protégée par trois personnes, en un temps record de seulement quelques secondes après apparition, c'est un exploit.


Reverse spawnkill !

Bravo Xana, tu as réussi à instantanément mettre à terre le cerveau de ton ennemi. Et si... tu en profitais ? Je trouve que l'attaque terrestre aurait pu être bien meilleure, avec par exemple un spectre qui reste au labo pour neutraliser les autres héros, avant d'aller tranquillement s'occuper d'Aelita. Vu sa puissance, cela n'aurait pas été très compliqué... Mais on comprendra vite que cette attaque n'aura pas d'autre utilité que de permettre une application pratique immédiate des nouveautés de cet épisode.

Revenons à Aelita une seconde : elle passe une audition pour intégrer les Subdigitals, un groupe de musique électro-rock. Enfin plutôt variétés dirais-je, non pas en terme de musique (les mixs des candidats ne sont pas originaux mais tirés d'épisodes de la saison 1 et 2 : ne prenons pas de risque lors d'une audition finale !), mais en terme d'images, de personnages. Dans la rue, on assiste à un défilé de voitures et de personnages tirés du reste de la série (le psychologie, le réalisateur, le photographe, la voiture des Belpois, celle des Ishiyama, et même le photomaton de l'épisode Faux départ. Au labo aussi, les titulaires étant hors-jeu, on fait défiler les remplaçants : c'est leur heure de gloire, leur chance de s'illustrer devant le public que nous sommes ! Cela sera même exagérée avec Aelita, qui après avoir révélé le sens caché derrière la blague relativement étrange qu'était ce "gros caramel mou", ne s'en servira pas pour se virtualiser sur Lyoko, préférant mettre à l'épreuve Yumi, alors que Jérémie est toujours out et le spectre encore en vadrouille. D'accord pour faire jouer les remplaçants, mais faudrait pas non plus que cela nous coûte la vie.


Technique du vol au raz du sol, aussi haut que le niveau du combat qui va suivre

Bref. Après une action réelle assez sympa malgré sa courte durée (une rapide course poursuite avec un spectre qui s'est cru dans GTA à voler les voitures des gens qui l'écrasent...) pendant lequel William, sur Lyoko, semble s'impatienter, l'air de se dire "Mais qu'est-ce qu'ils foutent, les gentils, j'ai faim moi !", on a un combat virtuel totalement ridicule, avec un Krabe qui se fait éliminer d'une simplicité extrême, Yumi qui se jette pratiquement sur l'arme de William, lequel va ensuite patiemment attendre de se faire descendre à son tour. Pas du très grand William, aujourd'hui...


*bâillements*

Et pour finir, une scène finale qui laisse perplexe : Aelita dit avoir gagné sa place malgré avoir fui "comme une tangente à l'anglaise", ce qui implique qu'il n'y a pas eu de Retour vers le Passé (logique, vu que cette attaque aura été quasiment bénéfique pour tout le monde), mais cela signifie qu'Odd a rattrapé son coup avec Camille pour retourner voir un film inutile, avant de rompre... désespéré, ce garçon.

Pour conclure, voilà un épisode assez original, avec une intrigue réelle intéressante (le personnage d'Aelita qui évolue significativement avec son entrée chez les Subdigitals et les autres héros qui reçoivent une formation de base au maniement du supercalculateur, qui après coup sonne un prélude aux capacités que l'on verra apparaître dans Évolution), mais une attaque en bois et une action virtuelle ridicule à base de "marche poursuite" qui ne durera pas plus de trois minutes (en plus du premier combat d'Odd qui n'est pas sans rappeler celui de la genèse. Vous savez, l'époque où on savait pas comme les détruire, ces Bloks...). Quant au spectre, il apparaît comme super balèze et intelligent en plus, mais il se fait démonter pile quand il faut pour permettre aux héros de mettre en pratique ce qu'ils ont appris quelques épisodes plus tôt. Enfin au niveau des personnages, hé bien Jérémie est absent durant pratiquement tout l'épisode, et se montre une nouvelle fois comme le chef d'équipe incontesté le reste du temps. Aelita, de même, est très éloignée de l'action, ce qui nous permet de nous centrer sur Odd, Ulrich et Yumi, dont on ne verra pourtant pas émerger des éléments nouveaux ou intéressants. Finalement, on aura plutôt vu pas mal de personnages secondaires, entre ceux qui étaient là pour figurer et ceux qui raviront enfin les groupies des Subdigitals.


- Du calme ! Aelita a juste intégré le groupe qui rend dingue la moitié des filles du collège... Ah, c'est cette histoire du gymnase qui vous excite tant que ça ? :/


12/20

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kender MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:27   Sujet du message: Répondre en citant  
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#119 – Le piège



Tout d’abord, on souligne que cet épisode se déroule sans Laura et qu’il suit le 18 de Code Lyoko Évolution sur le plan de la recherche de la mère d’Aelita.

Parlons justement de cette recherche qui est l’histoire secondaire de l’épisode. On a droit à un joli monologue sur le Cinquième Territoire de notre ange préférée. On sent que pour elle, Lyoko représente son père et également le lieu où il est mort. Elle lui parle comme si elle était devant sa tombe. C’est une scène assez touchante. L’enthousiasme de la jeune fille contraste avec sa résignation dans l’épisode précédent.

Les souvenirs d’Aelita sont, certes touchants, mais un peu lassants. On attend de l’action. Je reste sceptique sur l’utilisation du noir et blanc, ce n’est pas comme si elle regardait une vieille vidéo du passé. De plus, les cheveux de la petite Aelita sont-elles blondes ou roses ? La blondeur et la roseur de la mère et de la fille feront éternellement débat…
Ce passage nous rend toutefois nostalgique de l’Ermitage, bien que je doute que ce soit la même maison dans la scène.

Sa recherche sur le web me rend sceptique. Ce n’est pas avec une page de réseau social que sa mère pourra la retrouver. De même, il est peu probable qu’une personne lambda sache où elle se trouve étant donné la façon dont elle a disparu. Mais Aelita a néanmoins besoin d’espoirs et de motivations. On peut dire qu’elle a été comblée sur ce coup. Bel esprit de solidarité des internautes.
Par contre, elle utilise son vrai nom, « Aelita Schaeffer », sur sa page. Bien qu’on apprécie le rappel, ceci est complètement irresponsable de sa part. Tout le monde à Kadic croit qu’elle s’appelle « Aelita Stones ». Comment expliquera-t-elle l’utilisation d’un autre nom de famille ? Elle joue avec le feu. Surtout qu'avec Jérémie et les autres en amis virtuels, tout le monde à Kadic pouvait tomber sur cette page. Prudence donc ma chère Aelita. Ne t'emballes pas trop vite !
Point positif que je like : Aelita est fan des Subdigitals. Il faut bien observer la scène pour le remarquer, mais les fans les plus attentifs apprécieront.
Autre anecdote amusant : Aelita sans ou avec Laura, c’est la nuit et le jour. Sans sa rivale, elle est beaucoup plus détendue et sympathique. Ah, la jalousie !

Revenons sur le cœur du sujet, à savoir le piège, comme l’indique le titre. Amené par une petite vanne d’Odd, Jérémie, à la Docteur House, a une illumination pour retourner la situation en leur faveur : pomper des codes au spectre. Cela semble être une bonne idée sur le papier. Mais lorsqu’il expose son plan aux autres, on ne peut être que d’accord avec William : c’est « un grand malade ». Cette mission est remplie de défaut et est trop risquée par rapport au gain attendu. De plus, on ne comprend pas pourquoi Yumi fait un si bon appât que ça. Après tout, elle est souvent seule. XANA n’a donc pas forcément intérêt à privilégier ce moment à un autre pour passer à l’attaque. Surtout à un endroit (la forêt) où il n’y a pas d’électricité. Mais bizarrement, les spectres de Code Lyoko Évolution préfèrent apparaître dans la flore, allez savoir pourquoi.
Et pendant qu’ils surveillent la Japonaise, Aelita est seule dans sa chambre, vulnérable. Elle est une proie plus facile pour l’entité virtuelle.
Bref, ce plan a toutes les raisons d’échouer.

Mais c’est sans compter sur le spectre le plus idiot de l’histoire de la série. Tout d’abord, on a eu droit à une course-poursuite entre Yumi et le spectre à la marche. Aucun des deux n’a pris la peine de courir. Puissant le suspense ! Ensuite, le spectre se fait bêtement avoir par l’hologramme de Jérémie. Comment a-t-il fait pour en faire un d’ailleurs ? La technologie actuelle nous le permet pas, et encore moins avec les équipements qu’on trouve dans un monte-charge. Et je ne pense pas qu’il ait eu le temps de créer un spectre entre temps.
La plus grosse incohérence suit juste après. Pourquoi le spectre est-il monté dans le scanner ? Cela n’a aucun sens. XANA sait tout de même que Yumi a été virtualisée sur Lyoko. Il n’avait aucune raison d’y entrer.

Sur la partie virtuelle, on est comme Odd. On attend, on attend et on s’endort presque. A cela dit que le félin n’est pas censé pouvoir s’endormir sur Lyoko. Mais ce n’est qu’une incohérence parmi tant d’autres : le transfert du cinquième territoire vers celui du désert, l’absence de l’utilisation du supersprint d’Ulrich pour fuir, les tours ordinaires fermées aux sans-codes, la caméra présente à l’intérieur des scanners, le fait que le spectre ne repère pas les sans-codes sur Lyoko alors qu’ils le font parfaitement sur Terre, etc. Inutile de perdre du temps à détailler davantage.

Les résidus du spectre sur Lyoko donnent en revanche un vrai sentiment de danger qu’on retrouve trop peu dans Code Lyoko Évolution. Invulnérable et puissant, ce drôle de monstre est probablement le plus menaçant jamais vu de la série. Dommage que XANA ne l’utilise pas davantage. Au simple contact, il met un Lyoko-guerrier dans un état comateux digne d’un film d’horreur. On était de tout cœur avec Odd dans sa fuite.

http://image.noelshack.com/fichiers/2014/24/1402270234-yumi-dans-le-coma.png
Gosh ! It looks like she will wake up and act like a zombie. That’s really scary!


A part ça, des combats classiques avec des Krabes et la bonne blague classiques d’Odd les concernant et une belle course-poursuite entre le spectre et le félin qui a dû slalomer sur son fidèle overboard et courir à quatre pattes pour lui échapper.

Si la partie sur Terre était décevante, on a eu droit à une beau suspense sur Lyoko. Malgré les nombreuses incohérences, l’épisode est original et capte l’attention du téléspectateur, du moins dans les dix dernières minutes.


Note : 11,5/20

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Belgarel MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:27   Sujet du message: Répondre en citant  
[Manta]


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Messages: 527
#28 Terre Inconnue


Mais regardez-moi ce titre ! C'est magnifique !
L'ouverture de la deuxième saison, #27 Nouvelle Donne, se terminait par l'annonce du gros bouleversement de la saison : Aelita devient une terrienne à part entière. On a déjà eu #25 pour nous montrer les plaisirs et les joies de sa nouvelle vie, mais pas encore les malheurs d'un monde étranger, ou même…le mal du pays.
Et bien entendu, il y a une deuxième Terre Inconnue, à savoir le Cinquième Territoire, Carthage. Le « Territoire qui n'existe pas »…difficile de se rappeler qu'il nous a été présenté ainsi, alors que dans les saisons suivantes, il est une base de l'univers de Lyoko. Tout comme Aelita, les Lyoko-guerriers devront se montrer prudents dans un monde dont ils ne maîtrisent pas encore les codes et les règles. En attendant, sa découverte inscrit l'épisode dans la liste des épisodes importants, exposant l'intrigue principale de la série.
Troisième « Terre Inconnue », l'Ermitage, qu'on explore un peu plus en détail. La backstory est évoquée, le nom de Franz Hopper apparaît, il est relié au Supercalculateur…

Ce titre est donc le liant entre l'intrigue virtuelle et l'intrigue terrestre. C'est plus qu'un bon titre, c'est une performance !

I. Code Terre, partie 2

Après une petite minute de cauchemars qui n'ont rien à voir avec l'intrigue de l'épisode, mais permettent déjà de faire comprendre que la vie quotidienne d'Aelita sur Terre a son lot d'inconvénients (bravo à la mise en scène hachée du réveil), la jeune fille part prendre sa douche. Et là, on se retrouve face à une file absolument démesurée, dont la responsabilité est toute entière attribuée à une antagoniste de base, Sissi.
Bon, qu'elle ait un rôle faible dans cet épisode, passe encore : après tout, comme elle dit, « il faut bien qu'[Aelita] apprenne les règles du jeu »…mais pas au prix de la vraisemblance. Enfin, quoi, réfléchissez un peu : dans des douches communes d'un dortoir hébergeant une quarantaine de gamines (dont une partie prend sans doute sa douche le soir), une seule cabine bloquée peut-elle générer une file de dix-sept élèves de long ?

Quoi qu'il en soit, c'est à ce moment que Sissi se lance dans l'idée de faire un mauvais tour à Aelita, en lui donnant un « tuyau » empoisonné. La légendaire naïveté de la jeune fille peut paraître surréaliste, mais il ne faut pas oublier qu'elle ne connaît de l'humanité que nos quatre héros, et que jamais aucun d'eux n'a voulu lui faire de mal : comment pourrait-elle concevoir que Sissi ne vaut pas mieux que XANA ?
Donc, Sissi envoie Aelita à la douche des garçons, où elle se ridiculise, non sans se faire pincer par hasard et par Jim, qui la menace de représailles en cas de récidive (sans sanctionner, comme tout prof compréhensible). Le seul fail de cette scène, c'est que Sissi en rajoute une couche en concluant : « Je te l'avais dit, on ne voit jamais une fille à cet étage ! »…alors qu'elle-même s'y trouve ! Légère erreur de formulation.

Quoi qu'il en soit, Aelita apprend qu'en société, la femme est une louve pour la femme. Et inversement, puisqu'elle envoie paître Sissi à la fin de l'épisode, montrant qu'elle a appris à se défendre bec et ongles quand on se prend une pique. L'arc narratif de Sissi est bien mené, avec un héros qui apprend à lutter une fois mis à genoux, et un antagoniste qui reçoit en peine poire la répartie qu'il mérite. Enfin, pas tout à fait : Sissi a bel et bien un cerveau (c'est plutôt de cœur qu'elle manque dans cet épisode), mais les blagues sur le système nerveux d'un adversaire sont un grand classique indémodable de cours de récré. Il faudra attendre le #95 pour changer cet état d'esprit.
Cependant, autant la détresse d'Aelita dans cette société impitoyable est bien dépeinte, autant son apprentissage de l'art de la guerre des mots est trop rapide – pour ne pas dire immédiat – pour avoir l'air réaliste.

À propos de la détresse d'Aelita et de cette société impitoyable…Comme il était nécessaire d'en faire trois tonnes pour lui faire faire quelque chose d'aussi insensé qu'une auto-virtualisation sur Lyoko, on a montré que non seulement les cauchemars étaient désagréables, Sissi méchante, et la cafétéria…ben, une cafétéria, avec des gens qui râlent parce qu'ils ont faim et un système désorientant – mais en plus, que les amis d'Aelita la laissaient tomber !
En effet, après que Jérémie l'a exclue de l'activité consistant à fouiner dans les archives des professeurs, il lui promet qu'ils se retrouveront à la cantine. Et une fois là-bas, elle est abandonnée par Yumi, qui va retrouver William ; mais aussi par les garçons, qui vont fouiner à l'Ermitage, sûrs qu'« elle comprendra » !
À l'intrigue sur les difficultés matérielles de la vie sur Terre et les difficultés sociales liées à l'existence d'ennemis, s'ajoute à présent les difficultés causées par le fait que les amis ne sont pas toujours là quand tu as besoin d'eux, parce qu'ils se permettent d'avoir eux aussi une vie ! C'est cela qui fait vraiment déborder la goutte d'eau du vase et fait qu'Aelita s'enfuit en pleurant.
En parlant de vase, justement l'intrigue ne s'en extrait que de manière vaseuse, car la conclusion est que Jérémie promet de passer plus de temps avec elle. Typique de Jerlita, au fond : Jérémie est un bûcheur qui ne prend pas assez soin de sa petite Princesse :
est-ce trop demander, que de vouloir un mec beau, riche, intelligent, gentil, prévenant, sensible et attentionné ? Mais ce qui m'ennuie, c'est que cette conclusion n'affecte ni Yumi, ni Ulrich (vous savez, l'enfoiré qui avait suggéré de visiter l'ermitage au lieu de retrouver Aelita à la cafétéria ?)

En fin de compte, cette première intrigue terrestre est soignée, variée, menée sur plusieurs plans (amour, amitié et inimité), creuse le passé d'Aelita autant que son caractère, lance les bases de son évolution (qui est double : Aelita commence à s'affirmer, et Aelita commence à faire des trucs stupides en cas de crise émotionnelle)…le tout de manière cohérente, et sans grand manquement au réalisme.
Le traitement de Sissi est basique, mais en même temps, nos personnages sont encore jeunes, et si tous les épisodes avaient vocation à creuser le double visage de la fille du principal, elle ne serait pas un antagoniste correct non plus !

II. Un contrat d'hypothèque au nom de Franz Hopper

La deuxième intrigue terrestre, qui occupe les autres Lyokoguerriers (sauf Yumi, car tout le monde sait bien qu'il faut avoir un gros pistolet pour jouer les détectives-espions), tourne autour de l'Ermitage et de son propriétaire, Franz Hopper.

Jérémie lâche son nom au terme d'une séance de recherche sur Internet où, comme chacun sait, on trouve tout. Enfin, tout…Pour avoir déjà travaillé dans les services secrets vietnamiens, je peux vous garantir que vous ne trouverez pas la moindre information sur Michaël Garnikov, et pourtant il existe !
À noter qu'il exhibe un contrat d'hypothèque, gracieusement numérisé par une banque probablement soucieuse de conserver ses archives poussiéreuses dans le cloud. Cette information peut paraître anecdotique, mais elle sous-entend qu'il suffit de quelques dizaines de milliers d'euros pour créer un ordinateur quantique. Intéressant.

Nos héros décident donc de confirmer que le proprio de l'Ermitage enseignait les sciences à Kadic dix ans plus tôt. Ils le font, la scène a quelques éléments comiques, et en fait, ça ne sert à rien car ils n'en sont pas plus avancés.
Après, ils décident d'aller à l'Ermitage chercher on ne sait quoi. En fait, ils ne savent pas eux-mêmes ce qu'ils cherchent : certainement, Aelita comprendra quand ils lui expliqueront ! On pourrait trouver suspect qu'en fin de compte, Jérémie emporte le seul et unique bouquin qui lui sera utile dans l'heure suivante, mais c'est en réalité assez bien justifié : le bouquin est placé étrangement, et rempli de notes qui, étant donnée la biographie du professeur Hopper, doivent avoir une signification particulière.

Cependant, l'existence de ce livre soulève une question sur la stratégie de XANA. Pourquoi amener Aelita à l'Ermitage dans l'épisode #27 s'il s'y trouve un livre contient des informations permettant d'envoyer des Lyoko-guerriers sur le Cinquième Territoire ? N'est-ce pas prendre un risque inutile ?
Pire : l'Ermitage contient la clé du journal de Franz Hopper (#31, #36 et #38 en découlent) et des indices de la vraie nature d'Aelita (coucou #46) !
Tant qu'on joue au petit jeu de « pourquoi XANA est un programme débile », on peut aussi souligner qu'il aurait été intelligent d'emmener Aelita sur Carthage un peu plus tôt – avant de faire découvrir l'Ermitage à nos héros, en tous cas, et de leur donner l'occasion de ramasser des antisèches sur Carthage. Ou mieux : de ne pas l'y emmener du tout ! Après tout, Carthage est le point faible de XANA. Encore, si XANA n'avait pas pu envoyer la Méduse en-dehors du Cinquième Territoire, on aurait pu comprendre ; mais de toute évidence, il était à quelques RVLP de pouvoir le faire : il aurait tout de même pu patienter un petit peu…
Hopper aussi en prend pour son grade. Les « défenses » de Carthage disent « Bienvenue » au potentiel Hacker, lui proposant une énigme. Parlez, ami, et entrez, en somme. Non mais vous imaginez si le mot de passe de Carthage avait ressemblé à ça ?
Spoiler
Je ferai aussi remarquer que la fenêtre demandant le mot de passe est des plus étranges. C'est un pendu ou quoi ?

Bref, que dire de cette partie du scénario ? C'est simple : que nos héros n'apprennent pas grand-chose, que c'est bien mystérieux tout ça, que ça progresse lentement, que ça crée autant d'incohérences que ça supprime de questions, mais que somme toute, c'est classe et appréciable. Donc on va pas trop râler.

III. Le territoire qui n'existe pas

En arrivant sur Lyoko, nos trois guerriers foncent au secours d'Aelita, prise en chasse par des Bloks, dans une espèce de cauchemar fluorescent digne des derniers niveaux de Tomb Raider 2. Je crois qu'il s'agit du Territoire de la Forêt. En attendant, ils tombent rapidement sur deux Krabes et engagent le combat.

Le passage est nerveux, l'attaque coordonnée Ulrich-Yumi rend bien (même si on peut se demander en quoi couper les pattes du Krabe est nécessaire, osef, c'est cool), et Odd fait une bonne utilisation du terrain lorsqu'il grimpe aux arbres pour mieux attaquer les Krabes. C'est juste dommage que sa trajectoire lors de sa chute soit linéaire et non parabolique, ou et que ses tirs parallèles atteignent tous le même point alors que son vecteur de déplacement n'est pas aligné avec le Krabe.

En attendant, Aelita est emmenée sur Carthage. Entre les reflets, les décors qui tournent dans tous les sens, les lignes blanches de l'Arena et le transporteur WTF, l'aspect psychédélique est des plus inquiétants, bravo !

Pendant qu'Einstein cherche à envoyer ses troupes à Carthage, celles-ci doivent se défendre contre des essaims de guêpes. Quelques tirs reçus, quelques mouvements classes (on pense notamment à Ulrich qui se la joue Sonic the Hedgehog), que demande le peuple !

La découverte de la nouvelle faune se poursuit : après les Tarentules, nous avons naturellement droit aux Rampants, et à la Princesse Méduse (unrelated piece of advertizing). Comme pour les scènes précédentes, le combat est très très bref et intense. Des rampants, on ignore encore la puissance de feu : on se contente d'apprendre que Jérôme aime faire des zooms sur leur gueule ouverte, et que leur destruction compte parmi les des explosions de monstres les plus jouissives de Code Lyoko. Pour la Méduse, on va à l'essentiel : on ne sait pas encore qu'elle est (plus ou moins) indestructible, mais on apprend sa capacité à voler la mémoire d'Aelita.

En bref : beaucoup d'action très active, pas le temps de souffler, un nouveau territoire anxiogène et mystérieux. En fait, il n'y a qu'un défaut : le volet vertical entre monde réel et Carthage (à l'instant où le chrono apparaît sur Lyoko) rend vraiment très mal. Sans ça, je dirais que Lyoko se rapproche ici de la perfection.

Ne reste que le débriefing à l'internat, qui articule parfaitement le résumé de la mission du jour, et la conclusion des mésaventures d'Aelita. À savoir :
Spoiler


Conclusion

À l'instar de son prédécesseur, #27 est un peu frappé par le syndrôme du
comme par hasard. C'est en tous cas l'impression qu'on ne peut s'empêcher d'avoir quand Jérémie retire le livre sur la Deuxième Guerre Punique de son sac.
La scène où Jérémie fouille les dossiers de Kadic pour trouver le dossier sur le professeur Hopper (prouvant une fois de plus que Kadic n'est pas un établissement scolaire comme les autres) n'a pas de réelle utilité, non plus que la visite à l'Ermitage : le but était avant tout de renforcer le sentiment d'abandon d'Aelita et de renforcer un arc narratif qui sans cela aurait paru trop faible. Dans ce contexte, je ferais preuve de mauvaise foi en protestant contre le traitement basique de Sissi.
Le grand point négatif demeure le fait que XANA ait révélé à Aelita l'existence de Carthage. C'est un gros point faible ; mais bien sûr, X.A.N.A. commet des erreurs.

À part ça, donc, que du bon. Surtout pour les fans d'action active, de 007 et d'Aelita. Ça fait pas mal de gens.


15,5/20

_________________
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Premier commandement : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Troisième commandement : Tout individu a droit à la vie
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kender MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:30   Sujet du message: Répondre en citant  
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#119 – Hécatombe


Jérémie a écrit:
Qu’est-ce que vous avez tous aujourd’hui ?


Cette phrase de Jérémie résume parfaitement l’épisode, à savoir une accumulation de décisions et d’actions plus que douteuses. Pourtant, avec un titre comme « Hécatombe », après la suite d’un épisode assez original et sachant que c’est l’avant-dernier avant la fin de la saison, on pouvait légitimement porter des espoirs sur cet épisode. Hélas, il nous aura plutôt déçu… Encore une fois vous allez me dire.
En soi, il n’était pas mauvais non plus. On a vu pire. Mais il n’a tout simplement pas été à la hauteur de nos attentes.

Allez, c’est parti pour une petite liste des actions douteuses qu’on a vues dans cet épisode :
• Yumi qui fulmine lorsque Jérémie les appelle « les filles ». Certes, je ne suis pas du sexe féminin, mais je ne comprends pas en quoi ça la dérange. Jérémie ne va tout de même pas répéter « Aelita et Yumi » à chaque fois qu’il les interpelle. Par contre, bel réplique bon enfant d’Einstein.
• William qui ne sort pas plus d’un mot alors qu’il y a une attaque de XANA. Où est donc passé sa curiosité ?
• Ulrich qui fait son yoga sur :

Spoiler

Sérieux ? Qu’est-ce qu’il fout là-dessus ? Il ne peut pas en faire normalement comme tout le monde au lieu de se poster à des endroits douteux ?
• Odd qui n’a rien de mieux à faire que d’écouter de la musique seul dans un coin de la forêt (et avec une musique de merde en plus -_-)
• Jérémie qui ne souhaite pas qu’Aelita et Yumi reviennent désactiver la tour. Heureusement, sa princesse est plus raisonnable que ses deux amis.
• Le spectre qui s’en va tranquillement après ses petits « câlins » avec Odd et Ulrich. A une époque où il existait vraiment un suspense et un danger, le spectre les aurait assommés avec sa brouette pour s’assurer qu’ils ne les dérangeront pas ensuite. Mais ça, c'était avant !
• Yumi qui veut rejoindre Ulrich pour le protéger du « dangereux » spectre au détriment de la tour et de sa propre sécurité. Et elle le fait vraiment en plus lorsqu’elle est retournée sur Terre, entraînant ainsi une perte de ses codes à la fin de l’épisode.
• Idem pour William qui veut être dévirtualisé pour aider les autres garçons, puis qui met réellement sa menace à exécution lorsqu’il a su que Yumi est partie chercher Ulrich, laissant Odd et Aelita livrés à eux même. Franchement, son immaturité ne s'est pas amélioré...
• Yumi dévirtualisée alors que c’est son véhicule qui est touché.
• Yumi encore qui lâche son téléphone n’importe où.
• Le spectre qui n’aspire pas les codes à la même vitesse suivant la personne devant lui.
• Il ne voit également pas Yumi se cacher alors qu’elle était juste devant ses yeux.

La liste pourrait être allongée ou raccourcie suivant les points de vus, mais on a déjà une idée globale de la mentalité des Lyoko-guerriers et de XANA qui semblent davantage agir pour le scénario que pour la véritable lutte.

Retournons à cette fameuse hécatombe. Là où on attendait de l’action, on a juste eu droit à la perte de tous les codes d’Ulrich et d’Odd, certes pas un spectre qui aspire beaucoup plus rapidement que d’habitude. Mais l’attaque n’était pas du tout originale, voire banale. XANA doit surtout sa réussite à la communication catastrophique entre les membres de la bande. Heureusement que les spectres ont perdu l’habitude de vouloir éliminer nos héros. Sinon, personne n’aurait été là pour sauver les deux garçons. L’hécatombe est donc plus du fait de la maladresse des Lyoko-guerriers que d’une attaque pensée. Pour un avant-dernier épisode, cela reste une déception.

C’est sous un Jérémie énervé que les Lyoko-guerriers tentent de s’en sortir dans le monde virtuel. Yumi et William, emportés par leurs sentiments, ont déçu. Si la Japonaise a tout de même été dévirtualisée au combat, le garçon a montré toute son immaturité en se laissant emporter par ses sentiments au détriment du danger. Il aurait pu au moins tenter d’éliminer le plus de Blocks possibles au lieu de se suicider virtuellement. La mort au combat reste plus prestigieuse et surtout plus utile. Odd arrive à bien se défendre sur le territoire des montagnes. Mais ses adversaires, trop nombreux, ont l’avantage. C’est là qu’il aurait eu besoin d’un allié comme William…

Heureusement, il y a une Lyoko-guerrière qui tient son rang : Aelita. Grâce à son talent et à son sang froid, elle a réussi à quitter le Cortex après avoir fait face à des Mégatanks et des Krabes. On voit que la fuite et l’instinct de survie sont tout de même restés ancrés en elle malgré sa baisse de régime au début de la saison.
Elle continue à montrer son talent de conductrice du Skid dans la mer numérique avec une aisance certaine et élégante au volant du sous-marin virtuel. Bien que personne ait compris l’idée de Jérémie (NDA : booster le sonar du Skid pour brouiller le système de détection des Kongres), le résultat est efficace et intelligent.
Mais l’un des moments les plus beaux de toute la saison est l’arrivée du Skid sur le territoire des montagnes. Avec une superbe musique épique, l’impressionnant appareil apparaît derrière un Odd désespéré et sauve la situation. Ce passage me rappelle une scène de film, pas vous ?
Spoiler

Avec la puissance de feu du Skid, c’est dommage que les Lyoko-guerriers ne l’utilisent pas plus souvent contre les monstres de XANA. Mais c’est ce qui rend cette scène unique et originale.

En conclusion, on a donc : un Odd (encore) et un Ulrich sans code, un XANA à 95% et l’abandon des recherches sur la mère d’Aelita. Si sur le papier, le résultat est plus qu’alléchant, l’épisode ne l’était pas. On espère mieux pour le dernier de la saison. La partie virtuelle rattrape un peu le coup.



Note : 10/20

_________________
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Merci à la talentueuse Lénaelle pour ce pack criminel



Dernière édition par kender le Dim 22 Juin 2014 00:34; édité 3 fois
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Belgarel MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:33   Sujet du message: Répondre en citant  
[Manta]


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Merci patron Smile
On continue donc notre partie de carte, avec une main un peu moins bonne pour moi…

#57 Aelita


Dans cet épisode, Aelita cherche une preuve que son père est en vie, et Odd pue des pieds.
Faut-il vraiment que je commente cette phrase ?

I. Sudation des plantes

Bon, à la limite, qu'Odd se découvre un problème médical mineur, pourquoi pas ? Et puis, à l'adolescence, y'a pas mal de gens à qui ça peut arriver, ces histoires d'odeurs. Du coup, c'est un sujet sensible à traiter avec tact et délicaHUMOUUUUR !

Bon, on va dire pourquoi cet arc narratif terrestre est un des pires de la série.

Déjà, il est insuffisamment préparé. À part une allusion dans l'épisode #42, y'a pas grand-chose. Autant dire que ça revient à prendre un trait de caractère secondaire et improvisé, pour lui donner une dimension épique. Maintenant, on peut le tracer à l'odeur, c'est dire !
Franchement, si on y va par là, Jérémie est un type super-intelligent qui perd son cerveau et se met à baver dès qu'il pense à Aelita (#43), Yumi est une petite rapporteuse qui veut toujours raconter le Secret du Supercalculateur aux adultes (#2), Ulrich est un moralisateur qui ne pense pas que la fin justifie les moyens (#53, pas #62) et William un idiot fini (#57, justement, où il révise la mauvaise matière).

Ensuite, on peut admettre que personne n'ait osé l'expliquer à Odd pour ne pas le blesser. Dans ce cas, pourquoi le chambrer de la plus lourde des façons après ça ?
Citation:
Ulrich : Comment dire ça avec tact ? Ben, quand tu enlèves tes chaussures, c'est un peu comme…
Jérémie : Passer à côté d'un camion de boules puantes renversées sur la chaussée.
Citation:
Odd : Aucune fille n'acceptera de sortir avec un…
Jérémie : Avec une décharge de produits toxiques ?
Ulrich fait un bon gros rire de salaud, qui se retrouve au générique.
Citation:
Yumi : T'inquiète pas, Odd, avec les progrès de la science, y'a sûrement un remède.
Jérémie : Maaais oui. T'as l'amputation, par exemple !
Tout le monde se marre.
Si vous saviez le nombre d'unijambistes qui approuvent cette blague Rolling Eyes
Citation:
Odd : Elles [les mantas] sont vraiment coriaces !
Aelita : Tu devrais leur balancer une de tes chaussures pour voir !
Mais nos quatre Lyokoguerriers ne sont pas les seuls à jouer les têtes de cons. Ce qui ferait presque croire que personne n'avait parlé de ses pieds à Odd non pas par gêne ou compassion, mais simplement pour le regarder tourner en rond en se foutant de sa poire, le jour où il découvrirait le pot aux choux…
Citation:
Aelita : Jérémie, on vient de repérer des mantas au Pôle Sud de la voûte !
Jérémie : Là, ça sent pas bon du tout…
Odd : Hé, c'est pas moi !
Citation:
Odd : Quand on sortait ensemble, est-ce que t'avais remarqué…
Émilie : Que tu puais des pieds ? Sans blague, pourquoi tu crois de je m'aspergeais de parfum toute la journée ?
Belgarel : Heu…parce que tu es…une fille ?
Non, sans blague, ça n'a aucun sens. Si quelqu'un pue des pieds, on ne s'asperge pas de parfum soi-même : on vise les pieds incriminés.

On n'avait presque jamais entendu parler des orteils d'Odd, et voilà qu'on nous casse les pieds avec cette blague !

La chute, c'est que Yolande lui donne une crème-miracle qui empeste encore plus que les pieds à la base.
Alors, pour info, les problèmes d'odeurs plantaires, ça se traite avec des semelles. Par exemple, éviter les semelles en cuir : même traitées ça reste de la peau morte, donc mettre des bactéries dedans, c'est pas une bonne idée.
La chute aurait pu être comique si on en avait pas autant bouffé, ceci dit. Dommage.

II. Politique du résultat

L'expression « politique du résultat » vient d'une de mes amies IRL. C'est une critique sévère et acerbe du procédé qui constitue à évaluer la justesse d'une décision non pas d'après les paramètres dont disposait celui qui l'a prise, mais d'après le résultat qui en a découlé.
Par exemple, si quelqu'un gagne au loto, on ne dira pas : « Bravo, tu as bien fait de jouer hier ! », mais plutôt : « Ce jeu a une espérance strictement négative. Tu as pris la mauvaise décision, mais tu as eu de la chance. Alors ne te félicite pas de tes accomplissements, car y'a pas de quoi. » (Ce qui n'empêche pas d'être heureux pour lui ^^)
Inversement, il n'est pas grave de perdre à un jeu, tant qu'on a pris des décisions logiques, dans un contexte où l'information est limitée.
Dit comme ça, ça n'a pas l'air sympathique, mais c'est une manière saine l'envisager et d'éduquer le processus de décision.

Dans cet épisode, Jérémie évalue les actions d'Aelita à l'aune de la « politique du résultat » Mais commençons par le commencement.


Aelita a encore des visions. Le spectateur a droit à quelques répliques de plus autour de la backstory, l'histoire des premiers instants sur Lyoko, et c'est toujours intéressant. On ne peut s'empêcher de se demander pourquoi, si Franz Hopper souhaitait tant qu'Aelita ne l'oublie pas, elle avait perdu toute mémoire au redémarrage du Supercalculateur. D'ailleurs, avait-il prévu ce redémarrage ? Si c'était le cas, qu'est-ce que cela changeait d'éteindre le Supercalculateur ?
Bref, backstory quoi. Des miettes qui tiennent pas debout.
En attendant, la fonction de ces flash-backs au sein de l'épisode est d'appuyer le lien émotionnel entre Aelita et son père. Ça marche bien.

Quasiment sans lien avec cela, Aelita revient sur la certitude de la fin de la saison 2 : Franz Hopper est mort et s'est sacrifié pour sauver Aelita. Et là, je le dis tout de suite : je ne vois pas l'utilité d'annuler le sacrifice de Hopper dans l'épisode #52, si c'est pour le refaire dans l'épisode #94. Ça donne au personnage un côté « cartoon » et increvable
Enfin, Jérémie en était certain au départ, non ? Donc soit il s'est planté parce qu'il est nul, soit, euh…ben voilà en fait. Ça ne tient pas debout. Jérémie aurait dû penser à une telle éventualité, et vu l'intérêt stratégique qu'elle présente, l'envisager sérieusement. Au moins, il devrait revoir sa position quand Aelita évoque cette possibilité. Au lieu de ça, il résiste. Jusqu'à dire :
Citation:
Jérémie : Impossible. Il n'y a plus la moindre trace de lui sur Lyoko. Et crois-moi, j'ai vérifié.
Sachant qu'ils retrouvent un fragment d'ADN de Hopper à la fin de l'épisode, et justement sur Lyoko, cette affirmation est très très douteuse. Apparemment, d'ailleurs, ça signifie que Hopper est en vie ; c'est marrant, moi, si des fragments de mon code vital étaient éparpillées aux quatre vents, j'aurais tendance à croire que je suis morte. Mais on n'en saura pas plus.

Face aux demandes apparemment infondées d'Aelita, Jérémie a une réaction très raisonnable.
Citation:
Jérémie : (…) voyager dans le Réseau pour combattre XANA. Il faut que tu sois , avec moi. Il faut regarder vers le futur !
Aelita : Et faire une croix sur mon passé ? Facile à dire ! T'as pas vécu dix ans sous forme de programme informatique, toi !
Techniquement, toi non plus, ma vieille. Tu étais dans un PC éteint la majeure partie du temps.
Mais enfin, voilà : fais ton deuil et tourne la page ! Est-ce vraiment un tel manque de diplomatie que de dire ça, quand on parle à une personne qui s'invente que son père est encore en vie ? Espère contre tout sens de la réalité ? Lui dire de rester avec les gens qui sont encore autour d'elle, plutôt que de pleurer sur des fantômes ?

As it turns out, Jérémie a tort. Pour une raison inconnue, Hopper est toujours vivant ; pour une raison inconnue, personne ne le savait. Politique du résultat + lois de la causalité inversée, tout le monde est du côté d'Aelita et trouve que Jérémie a manqué de tact et s'est montré dur.
Montré dur, je veux bien. Ulrich a raison : son nouveau statut d'humaine a chamboulé Aelita. Enfin, sauf dans les épisodes 53, 54, 55 et 56. Manqué de diplomatie, possible. Mais de là à être qualifié de « gros naze » par un type comme Odd, c'est l'hôpital qui se fout de la charité ! Jérémie n'est peut-être pas très compréhensif, mais il est réconfortant ; en somme, sa maladresse ne découle pas de difficultés particulières dans le domaine des sentiments.

Ainsi, Odd et Aelita forment une alliance basée uniquement sur l'intérêt (autrement dit, sans intérêt) pour aller chasser des données dans le Cinquième Territoire. Pendant ce temps, XANA lance une diversion dans le Territoire de la Montagne pour attaquer la Salle du Cœur en toute tranquillité. Sauf qu'Aelita et Odd découvrent l'attaque, parce que XANA a la courtoisie de laisser traîner ses mantas à l'extérieur de la pièce où elles seraient utiles.
Donc Jérémie ne leur en veut pas d'avoir fait quelque chose de dangereux et potentiellement stupide, et veut leur faire des bisous. Politique du résultat N°2.
C'est gavant. Pitié, scénario, fais quelque chose de logique !

III. Sans titre

Ouais, la troisième partie, c'est souvent une poubelle Mr. Green

Quand Jérémie découvre que XANA est en train d'attaquer, il est à la bibliothèque et une alarme le prévient soudain. Question : entre laisser les enfants s'occuper de leurs problèmes relationnels, et les attirer sur Lyoko pendant qu'on tente une attaque ninja, quelle est la tactique la plus efficace ?
Deuxième question : pourquoi Jérémie et Ulrich ont-ils mis au point un plan pour s'échapper de la bibliothèque, alors que visiblement, ils ne sont pas en cours et peuvent donc s'en aller quand ils le veulent ?

Sinon, volet action. Sur Lyoko, y'a masse mobs. Frôlions, Tarentules, Blocks, Mantas et Rampants, c'est une belle partie du bestiaire qui passe à la vinaigrette ! Actions classes, lancers de sabres, numéros de télékinésie et réflexions de lasers ou de champs de force, attaques à longue distance réussies…Pour les monstres de XANA, c'est pas un beau jour !
L'action est donc dynamique, mais je lui reprocherais peut-être d'être un poil trop facile et expéditive.

Conclusion

En dépit de passages importants pour la mythologie de la série (backstory notamment), cet épisode est boiteux. Comme s'il avait une grosse verrue plantaire qui le forçait à sautiller à cloche-pieds. Heureusement, on ne se moque plus des unijambistes de nos jours, n'est-ce pas ?

La partie sur Aelita est une bonne chose. Enfin, je veux dire : c'est une bonne chose qu'elle réagisse enfin au fait qu'elle est humaine, et à la mort de son père. C'est juste son traitement qui craint.
L'attaque de XANA n'est pas logique. Hurle et transforme-toi en zombie, petit programme. Comme dirait Laura, t'as franchement rien d'effrayant.


7,5/20

_________________
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kender MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:36   Sujet du message: Répondre en citant  
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#52 – Réminiscence



Pour ceux qui ne le savent pas, « réminiscence » désigne des souvenirs confus.

Cet épisode est le dernier de la saison 2. On peut donc s’attendre à de grandes avancées dans l’intrigue et on n’a pas été déçu. Mais avant de parler du scénario en lui-même, j’aimerai tout d’abord faire une ronde des personnages, car cet épisode nous montre bien les différentes aspects de leurs caractères.

Tout d’abord, Franz Hopper, que je désignerai comme un génial abruti.
Oui, vous m’avez bien entendu (ou lu plutôt), cet homme est un génie, mais il est également incroyablement naïf (on sait de qui tient sa fille). Il ne se rend pas compte de l’importance de ses découvertes. Voilà ce que dit Franz dans son journal :
« J’ai compris que le projet Carthage est un projet militaire destiné à bloquer les communications ennemies.... Alors j’ai construit ce Supercalculateur puis, j’ai créé Lyoko et enfin, j’ai programmé XANA pour qu’il détruise Carthage.... J’ai tenté de détruire le Supercalculateur et de supprimer toutes traces de mes activités. C’est alors que j’ai découvert une de ses propriétés les plus fascinantes. Le Retour Vers le Passé. Cela m’a donné tout le temps dont j’avais besoin pour mettre au point mon grand projet. Mon unique solution pour réussir à échapper à mes ennemis... Les scanners et les programmes de virtualisations sont prêts. D’ici quelques heures, je m’en irais sur Lyoko avec Aelita. Tout comme moi, Aelita
détiendra les Clefs de Lyoko. Et ensemble, nous en serons les maîtres absolus et nous pourrons y vivre elle et moi à tout jamais... »


On remarque juste que Jérémie a tout de même réussi à se tromper plusieurs fois avant d’avoir le passage qu’il voulait montrer à ses amis. Grâce à ses « erreurs », on a eu un brève aperçu des moments les plus importants de l’histoire du supercalculateur. Je reste dubitatif sur ces coïncidences, mais passons.
Selon Franz, Carthage est un projet militaire destiné à bloquer les communications ennemies. Or, ce n’est pas une aussi grande catastrophe. L’armée, surtout à l’époque de la guerre froide, cherche toujours à se prémunir des attaques de ses ennemis. Carthage est donc un projet militaire comme un autre. Il n’y a pas de raison d’en faire tout un scandale et de créer Lyoko pour le combattre, à moins que Carthage aimerait aussi avoir un supercalculateur pour infiltrer et contrôler le réseau. Mais dans ce cas, bloquer les renseignements ennemis semble presque dérisoire face à toutes les possibilités qu’offre un véritable supercalculateur. Je rappelle qu’un ordinateur quantique est théoriquement plus puissant que tous les ordinateurs du monde rassemblés et permettrait de résoudre des équations mathématiques d’une très grande complexité. La puissance d’un supercalculateur est immense. Pourquoi se contenter de bloquer les informations militaires ennemies quand on peut changer le monde ?
Aussi, si Franz manquait autant de temps, pourquoi a-t-il créé Lyoko ? Avait-il réellement besoin de tout ces détails dans le monde virtuel (arbre, tempête de sable, labyrinthe, etc.) ?
Mais le plus gros WTF est ce retour dans le passé trouvé par hasard. Ne se rend-il pas compte de sa découverte ? Il a trouvé le moyen de changer le passé à sa sauce sans grandes conséquences sur l’harmonie de notre univers, et tout ce qu’il trouve d’utile, c’est de bosser ? Franz me déçoit énormément. Il a réussi à provoquer une faille spatio-temporelle sur une période d’intervalle assez courte. Il a fait le plus difficile. Remonter le temps beaucoup plus loin ne serait qu’une simple formalité pour un génie comme lui. Mais non, il préfère stupidement se focaliser sur Carthage, alors qu’il possède entre ses mains la plus grande arme qui ait jamais existé. Pas Lyoko, non, mais une sorte de machine à remonter le temps.
Enfin, je pourrais vous parler longtemps de sciences et de la bêtise de Franz, mais on a d’autres choses à analyser. Remarquons juste qu’il semble un peu dingue en parlant de « maîtres absolus », mais on sait au moins maintenant qu’Aelita possède les clés de Lyoko. C’est ce que convoite XANA afin de s’échapper du supercalculateur. On comprend enfin ce que veut la Méduse à la gardienne de Lyoko.

En parlant d’Aelita justement, on retrouve la fille sensible et boulet qu’on connait. Même si on comprend que les révélations du journal l’ont profondément bouleversé, sa décision d’éteindre le supercalculateur au moment même où Jérémie dit avoir trouvé le moyen d’en terminer avec Lyoko est complètement irréfléchie. Elle devait se douter que ses amis n’allaient pas la laisser mourir comme ça. Surtout que cela voudrait dire qu’ils se sont battus pendant toutes ces années pour rien. On remarque qu’Aelita a retrouvé ses esprits dès l’allumage du supercalculateur alors qu’elle s’était évanouie longtemps dans le dernier épisode de la saison 1. Peut-être qu’elle commence à s’y habituer…

Sur Jérémie, il n’y a pas grand-chose à dire. Dans cet épisode, il comprend un peu mieux Aelita que d’habitude et il semble plus social. On voit bien qu’il est incontestablement le leader du groupe. C’est lui à la fin qui rassure les troupes et qui sait trouver les bons mots pour les encourager dans leur lutte contre XANA.

On voit aussi la bêtise d’Ulrich et à quel point sa jalousie le pousse à agir de manière insensée avec Yumi. Il ne comprend vraiment rien aux femmes. Enfin, il ne comprend pas grand-chose déjà donc…

Yumi reste aussi froide que d’habitude. Elle agit plus raisonnablement que son amoureux, mais son petit regard vers Ulrich lorsque William lui demande si elle est avec quelqu’un d’autre en dit long sur ses sentiments. Elle aurait presque pu passer la prochaine étape avec Ulrich si William ne l’avait pas interrompu et si le samouraï avait utilisé un peu son cerveau. Au lieu de ça, on sait comment cela va finir. Cette dispute fut probablement celle de trop et qui a conduit au célèbre « Copain et c’est tout » de Yumi dans le prochaine épisode.

Odd reste le Dom Juan de Kadic. Sa réputation commence à lui jouer des tours. Lui qui est toujours en compagnie d’une jolie fille, il se retrouve sans cavalière durant cette fête. En même temps, avec ses mouvements stupides, comment voulait-il attirer une fille ? Petit clin d’œil à l’épisode « Désordre » lorsqu’il a fait sa proposition à Magalie.

Revenons maintenant au scénario. Pour sauver Aelita et en finir avec XANA, les Lyoko-guerriers doivent retrouver une partie d’elle sur Lyoko. Elle n’a donc pas de virus. Mais dans ce cas, pourquoi la Marabounta l’a-t-elle attaquée quelques épisodes plus tôt ?

Sur Lyoko, on a un petit rappel dans les combats des forces de chacun. On peut voir :
- L’efficacité d’Ulrich (trois rampants détruits en un seul coup, c’est un bel exploit)
- L’agilité d’Odd
- La souplesse de Yumi avec ses acrobaties
- Et la capacité d’Aelita de passer les différents obstacles pour survivre.

Quoique cette dernière capacité lui ait finalement fait défaut, vu qu’elle s’est faite capturée par la Méduse. Mais on ne peut pas lui en vouloir pour ça. XANA a été très malin et il a réussi à tromper les Lyoko-guerriers et Franz Hopper (même si, certes, ils sont faciles à berner. J’ai déjà démontré leurs naïvetés).

On aura ensuite droit à une jolie séquence d’émotion avec la « mort » d’Aelita. Scène qui, incompréhensiblement, a fait verser des larmes à quelques fans. Mais j’avoue que sa mort et l’extinction de Lyoko ont été très bien mis en scène. Il y a juste la fumée noire au dessus de l’usine qui est un peu WTF.

Cependant, on est dans un dessin animé. L’héroïne ne peut pas mourir. Par un miracle digne d’un dieu, Franz Hopper a fait revivre sa fille. Comment ? L’histoire ne nous le dit pas. Ou plutôt les scénaristes n’ont pas trouvé d’explications rationnelles à ce brusque retournement de situation. Mais le scientifique pousse le miracle encore plus loin. Il a redonné la mémoire à sa fille, son fragment manquant. Où l’a-t-il trouvé ? Franz Hopper ne l’avait pas quelques instants plus tôt et le fragment de la salle s’est révélé être un leurre. Alors comment Aelita a retrouvé sa mémoire ? Enfin, ce n’est pas le premier fail de la série.

Néanmoins, les souvenirs d’Aelita sont intéressants. On comprend mieux comment Franz Hopper s’est retrouvé sur Lyoko avec sa fille. Son père l’a sauvé la vie à deux reprises au moins. Voilà qui devrait la réconcilier avec lui. Par contre, on se demande pourquoi les hommes en noir n’ont pas trouvé le laboratoire. S’ils sont aussi puissants que Franz le prétend, ils auraient dû trouver le chemin secret de l’Ermitage menant au laboratoire, surtout qu’il est seulement caché par une porte. Bref, un nouveau fail de la série.

Bon, l’épisode se termine plus ou moins bien. XANA a gagné une manche, mais Aelita est libre et complètement humaine. S’ils sont un peu dans la merde IVL, la bande est plus soudée que jamais IRL. Et cela aussi grâce à un joli coaching du leader du groupe, Jérémie.


Note : 15/20

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Dernière édition par kender le Dim 22 Juin 2014 00:46; édité 1 fois
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Belgarel MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:38   Sujet du message: Répondre en citant  
[Manta]


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Aujourd'hui, du pur Bruno Regeste sans défaut.

#46 Empreintes


Comme souvent quand il fait avancer l'intrigue, Bruno Regeste nous livre ici un épisode d'excellente facture. Deux intrigues sont développées :
– la première est une petite comédie cyber-romance autour du couple Odd-Sissi. Mine de rien, le sujet est si finement traité qu'aujourd'hui encore, je suis fan de ce couple. Bien plus que d'un hypothétique retour de Samantha, qui serait déjà assez tiré par les cheveux si certains créateurs de fanfictions ne s'amusaient pas en plus à changer sa couleur de peau.
– la deuxième intrigue tourne autour des « hallucinations » d'Aelita – ou, comme on le sait maintenant, de ses souvenirs. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le développement du caractère d'Aelita apparaît ici dans toute son ambiguïté.

I. Une petite intrigue sur Terre : Odd-Sissi ♥

Huit fois sur dix, quand les vieux voulaient parler aux enfants de « l'Internet », ils nous pondaient des s****eries insipides que même les mômes de cinq ans trouvaient dépassées. Au pire, c'est plat et sans intérêt.
Mais dans cet épisode, il n'en est rien.
Tiens, je nous ai refait le coup de l'introduction foireuse Rolling Eyes

En effet, dans cet épisode, Odd commence par poser une énième fois le décor en rappelant la définition de Sissi au sein du réseau des personnages, et le stéréotype de peste dont elle est affublée :
Odd a écrit:
À propos [de cauchemars] : l'autre jour j'ai rêvé que je sortais avec Sissi ! Bonjour l'angoisse !
Réplique suivante : on apprend que notre Dom Juan s'essaye aux sites de rencontre.
Un indice ? Bien sûr que non ! Ce serait comme d'imaginer que le fait, souligné dès le début de l'épisode par une question de Jim, que Sissi ne dormait pas pendant qu'Odd chattait avec sa mystérieuse kadicienne était censé faire comprendre au spectateur attentif le fin mot de l'énigme. C'est bien trop intelligent pour être vrai. Razz
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Si j'en avais encore une, ça m'aurait mis la puce à l'oreille !
Et oui, pardon pour la qualité de l'image…

Bien sûr, on pourrait dire que c'est une bonne exploitation du trait de caractère dragueur de notre éternel semi-célibataire. Mais c'est oublier que les séries (semi-)feuilletonesque de ce type pouvaient parfois faire des catastrophes en forçant une problématique de ce genre de manière artificielle dans la vie de leurs protagonistes. Parce que oui, cette intrigue est forcée :
⋅ un site de rencontre ? Pour un gamin de quatrième ? Pourquoi pas du poker en ligne et des sites porno, tant qu'on y est !
⋅ et comme par hasard, derrière le pseudo de son âme sœur, se cache une fille qui vit dans la même ville que lui, dans le même collège, la même classe…What are the Odds ?!

Sauf qu'ici, on est dans Code Lyoko. La série où l'amour peut naître sur Internet. Et pour une fois, Bruno nous a offert un de ces épisodes où Sissi est autre chose qu'une garce. Une vraie fille bien, avec une vie complexe et intéressante.
Tout comme Odd malheureuse en amour – pour ne pas dire désespérée –, notre pauvre Sissi tente de se reconstruire en s'essayant, elle aussi, aux sites de rencontre. Si ça ne colle pas trop avec sa séance minable de drague de l'épisode #42 ou le baiser renversant de l'épisode #43, c'est pas la faute de l'épisode 46, car il est meilleur. C'est la faute des mauvais épisodes.

Et ce qui est intéressant, c'est qu'Odd découvre une autre facette de Sissi.
Citation:
Sissi : Quoi, qu'est-ce qu'y a, vous voulez ma photo, vous ne m'avez jamais vue ?
Odd (pour lui-même) : Non, jamais sous cet angle…
Le spectateur aussi, au passage. Citer Saint-Exupéry pour draguer, on a beau dire, c'est plutôt cultivé pour une gamine, même si ça fait très fleur bleue.
Voilà qui est Sissi : touchante, secrète, douce, et pourtant capable de cacher ses blessures sous un voile de mystère (sa réponse à la question insidieuse de Hervé à la fin de l'épisode étant juste parfaite). Merci, Bruno, cet épisode en rattrape tellement d'autres !

Le discours sur Internet dans tout ça ? Hé bien : quand on est sur le Net, on est dans un autre espace social. Un autre monde, où on a l'occasion de se redéfinir, et d'interagir avec les autres selon des modalités différentes. Le regard des autres ne fonctionne pas de la même manière non plus : là où l'influence d'Ulrich et des Lyoko-guerriers avait, dans le Réveil de XANA, avorté tout développement romantique entre Sissi et Odd, la soudaine disparition des masques opérée par Internet remet les compteurs à zéro – un peu à la manière d'une fanfiction Alternate Universe.
Autrement dit : le cyberespace est utilisé brillamment comme media de réflexion sur la définition de la personne sociale. Génial.

Sur le plan politique, Odd décide toutefois de ne pas importer l'aventure dans le monde réel. Peut-être parce que la magie d'Internet ne résiste pas toujours aux IRL (Belgarel a peur et ne sait toujours pas si elle ira à la Japan Expo alors qu'elle n'a pas encore entamé sa transition). Ou peut-être, tout simplement, parce qu'on ne peut pas redéfinir l'antagoniste des scènes de vie quotidienne en un épisode dans une série comme Code Lyoko Mr. Green

II. Mémoire morte

Chanson de circonstance (vous avez le droit de vous moquer).

Dans cet épisode, Aelita a le disque dur qui déraille. Et c'est ça, l'attaque de XANA. Lui mettre des choses bizarres dans la tête pour qu'elle fasse n'importe quoi et se mette en danger.
Sur le plan stratégique, il s'agit d'une des meilleures attaques du programme multi-agent que nous ayons pu voir. Parce que bon, c'est bien gentil de vouloir tuer les héros, mais le jour où l'un d'eux sera effectivement mort, il faudra envisager la possibilité qu'ils renvoient Aelita où ils l'ont trouvée et éteignent cette saloperie de Supercalculateur ! On a vu mieux, comme plan parfait.
Ici, c'est plus hasardeux que de chercher à provoquer des Retours Vers le Passé, mais ça réussit mieux : manipuler la Gardienne de Lyoko. C'est un peu comme prendre la reine aux échecs – ou pire, la retourner contre son camp.

C'est aussi un indice, savamment distillé, de la nature humaine d'Aelita. De manière d'autant plus solide que le moyen par lequel, d'après Jérémie, XANA peut intervenir directement dans l'esprit de la jeune fille, est le fameux « virus » au cœur de la Saison 2…« virus » qui est également la clé de l'énigme, puisqu'il s'agit en réalité de l'absence de sa mémoire terrestre, détenue par XANA. En plus, à la fin, Aelita continue de soutenir que les hallucinations qu'elle a eues tout au long de l'épisode avaient l'air très réelles…Si ça c'est pas un indice sur la vraie nature du virus !
À se demander comment même enfants, nous n'avions pas vu venir le coup de l'humanité d'Aelita…il me semble, pour ma part, que j'avais vaguement commencé à pressentir quelque chose…mais que j'avais invalidé l'hypothèse parce que je ne voulais pas qu'Aelita soit humaine : si Aelita s'avérait être une intelligence artificielle, l'histoire était beaucoup plus belle, plus riche, plus fascinante. Mr. Green

À noter que ces indices sur la nature d'Aelita sont placés dans un scénario qui, justement, met supposément l'accent sur sa découverte de la vie terrestre et de ses spécificités, toujours sujets d'émerveillement et de curiosité chez notre ancienne intelligence artificielle. Ici, les cauchemars.
(Wait, elle avait pas déjà dit à Yumi qu'elle faisait des cauchemars dans l'épisode 28 ? Pourquoi celle-ci réagit-elle comme si Aelita découvrait la chose ? Erreur de continuité, check.)

Enfin, ce qui est intéressant, c'est de voir sur quoi repose l'attaque de XANA : le fait que les souvenirs (ou hallucinations) d'Aelita entraînent chez elle un comportement dangereux, obstiné et têtu jusqu'au mépris le plus élémentaire de la confiance que lui vouent ses amis.
Jérémie me demande gentiment de me reposer ? Bah, faut que j'aille jeter un œil à l'Ermitage…On est sur le point de désactiver une Tour située – comme par hasard – près de l'extrémité du territoire, et qui altère possiblement mon esprit ? F*** you, moi je vais faire un tour sur Carthage ! Vous venez de me libérer de la Méduse ? Rien à foutre, je bidouille l'interface ! Ainsi, pendant tout l'épisode, Aelita fait des conneries, ses amis la poursuivent et la couvrent, Jérémie – faute de la couvrir – essaye de la raisonner…et il faut que la Méduse l'attrape deux fois pour qu'elle comprenne enfin !
Laura a écrit:
Pense un peu aux autres, Aelita !

Prélude des comportements stupides qu'elle adopte systématiquement quand il est question de sa famille, comme on en revoit dans le #82 ? Possible. En tout cas, on est bien loin de la petite fille altruiste, qui ne veut surtout pas que quiconque soit en danger à cause d'elle.
(Et si – je dis bien et si l'attaque de XANA n'avait eu aucun rapport avec les visions d'Aelita ? Que se serait-il passé ? Une Aelita coincée dans le Cinquième Territoire, sans véhicules, sans tunnels, et possiblement sans Lyokoguerriers selon le timing. C'était Game Over pour Jérémie comme pour le bonbon. Brillant, Aelita, vraiment brillant. -_-')
En fait, j'irais presque jusqu'à dire qu'on a affaire à une proto-xanatification d'Aelita. Bien entendu, l'attaque de XANA porte exclusivement sur la mémoire de la jeune fille : si le programme manipulait (on ne sait comment) sa volonté, Aelita ne finirait pas par renoncer sans avoir atteint son but. Elle est donc pleinement responsable de ses actes. Mais cet épisode est le deuxième où l'antagoniste est…Aelita, manipulée par XANA.
Après, Madame, hors de question d'instrumentaliser ça de manière éhontée dans la Guerre des Fans ! Jérémie a eu #38 pour tenir ce rôle, et le reste du groupe a le #49. Quant à William, il serait hypocrite de rejeter l'épisode qui est consacré à dépeindre ses défauts sous prétexte qu'on ne veut pas de cette facette-là pour le personnage – même si on peut, bien sûr, soutenir que la manière peu cohérente dont ledit défaut est présenté relève d'un formidable vice d'écriture.
Je ferai d'ailleurs remarquer que si au lieu de l'envoyer désactiver la Tour, Jérémie avait laissé sa princesse fouiner un peu plus longtemps sur ses sentiments de déjà-vu, on aurait peut-être pu économiser les cinq épisodes suivants.

III. Un petit mot sur la mise en scène

Comme de coutume, je consacre une petite partie de cette critique à juger les scènes d'action sur Lyoko. Mais avant ça, j'aimerais faire un retour sur la partie terrestre.

Les deux intrigues sans rapport présentes dans cet épisode (Odd-Sissi et XANA-Aelita) sont subtilement entremêlées dans chaque scène de la vie terrestre. De sorte qu'aucune n'est délaissée ni oubliée, et ce jusqu'à l'arrivée sur Lyoko.

Par exemple, j'avais rappelé que pendant la première scène, où Aelita réveille tout l'internat en hurlant dans la nuit, on soulignait que Sissi ne dormait pas. Pareil, dans la scène suivante, la discussion entre amis glisse de l'intrigue des cauchemars d'Aelita à l'exposition de l'histoire de cyberamour d'Odd – le facteur commun étant le manque de sommeil et les cauchemars. Etc.
Troisième scène à la piscine, sur fond de Jimeries (du grand cru au passage : on nous enseigne que l'eau flotte…un de ces jours, j'extrais la piste audio pour en faire mon réveil-matin !) : Odd et Ulrich continuent de parler de la fille mystérieuse qu'a rencontrée Odd, tandis qu'Aelita continue de subir ses séances d'hallucinations.

La fin de ladite scène est toutefois un peu problématique…terrifiée par ses visions, Aelita s'évanouit. Et comme toute personne qui s'évanouit, elle se dresse subitement sur ses pieds, avant de tomber dans la piscine. Mais oui, bien sûr.
Et comme de juste, qui est-ce qui vient la sauver ? Jim, comme dans #36 ? Halte là, pauvre malheureux ! celui qui plonge doit être Jérémie ! Ainsi, hormis le plus malingre de tous les élèves de la classe, personne ne bouge le petit doigt quand un bonbon rose se met à couler à pic au fond de la piscine – alors que son corps est pourtant fait d'eau, et qu'il devrait par conséquent flotter un minimum (sans parler de l'air que contiennent ses poumons) !
Le sauvetage d'Aelita par Jérémie n'est pas crédible une seule seconde, et il est trop rapide.
Par contre, j'aime bien le fait que les conséquences de cet incident – à savoir : Jérémie a la preuve que les visions d'Aelita ne sont pas des cauchemars normaux – mettent du temps à faire leur chemin dans les ramifications du cerveau de notre Einstein (ça, ou alors il a eu le tact incroyable de ne pas faire part de ses doutes devant sa bien-aimée). J'aime bien, aussi, le fait que la musique de XANA fasse comprendre au spectateur l'origine des malaises d'Aelita avant même que Jérémie n'explique ce qu'il en est.

En ce qui concerne les souvenirs d'Aelita, ils sont filmés dans une ambiance musicale qui alterne entre « maison hantée » et « terreur panique » Le type de plan le plus fréquent pour montrer la façon dont les ruines de l'Ermitage évoquent le passé imite un regard qui balaye lentement la pièce délabrée, laquelle se mue parfois en une hallucination lumineuse suite à un changement de l'angle de la caméra accompagné d'un « woosh » Ça fait beaucoup de woosh en quelques secondes. En attendant, une caméra en vue subjective, ça renforce efficacement le sentiment d'immersion du spectateur, d'autant que le cadrage de travers véhicule un sentiment de mal-être. On notera aussi le zoom sec qui accompagne les plans sur les hommes en noir, tranchant avec le rythme plus contemplatif des plans précédents.
Bref, on a une cinématographie travaillée sur ce passage. Je tiens à le souligner, car je veux bien qu'on comprenne que je ne l'accuse pas de faire des erreurs.

On pourrait jouer au jeu des 7 différences entre cette scène et la réminiscence de l'épisode #52, si seulement on pouvait se limiter à 7 différences. Mais le fait est que ça fourmille : nombre d'agents, leurs positions, leurs visages et coiffures, la manière dont Franz Hopper guide sa fille jusqu'à l'usine, ses répliques…
Tous les détails sont différents – et globalement, ils sont moins nombreux dans l'épisode #46. En fait, il est évident qu'Aelita n'a accès qu'à des bribes de ses souvenirs : son lien avec Franz Hopper doit demeurer inconnu à cause de XANA, même si son rôle de guide et d'adjuvant ne peut être effacé dans la scène de la fuite.
Ces différences tiennent en partie à l'intervention de XANA, en partie à la nature même de la mémoire humaine : chaque réminiscence est aussi une réécriture. Notons aussi que dans l'épisode #46, l'aspect onirique, presque irréel, des souvenirs et hallucinations est évidemment plus marqué que dans l'épisode #52 (exemple : absence d'yeux des hommes en noir, inconsistance des réactions d'Aelita d'un plan à l'autre)…

Par contre, j'aimerais profiter de cette scène pour pousser un coup de gueule contre le Cinéma tout entier : quand un personnage joue du piano, c'est si compliqué que ça de le faire jouer le bon morceau ?! Parce que là, y'a beaucoup de touches noires pour un « À vous dirai-je maman » en do majeur !
Avec le violon, à la rigueur, je veux bien que ça soit plus compliqué, moins visible…mais avec le piano, n'importe qui ayant bénéficié d'une instruction musicale minimale verra le problème !
Avec un acteur, s'il n'a jamais joué, je veux bien que ça soit difficile à mettre en place, un peu douteux…mais dans un Dessin Animé !
Je ne devrais pas m'avoir à m'extasier quand ce que j'entends correspond à ce que je vois.
Voilà, beuglante poussée.

Sur Lyoko, donc, trois scènes. 1° Territoire du Désert, 2° Cinquième Territoire, 3° Voûte Céleste.
1° Pour les deux Blocs et la Tarentule qui gardent la Tour, on a droit à un beau combat. Certes, Aelita disparaît fugagement de l'Overwing pendant un plan où elle devait y être (mais bon, ça va tellement vite qu'on le voit pas). Certes, les mouvements d'Odd sur son Overboard ne sont pas toujours très clairs d'un plan à l'autre. Mais Yumi et Ulrich terrassent leur Tarentule avec une attaque coordonnée qui envoie du pâté.
2° Pour l'épreuve du Compte à Rebours, salle avec plate-formes et contrainte de temps accrue par la Méduse. La progression est difficile, mais la tension ne s'amollit pas trop. L'épisode joue les ascenseurs émotifs avec la course vers Aelita, la flèche-laser d'Odd qui abîme la Méduse, la dévirtualisation de notre félin, le sauvetage en règle d'Aelita et l'activation in extremis de la clé.
La seule chose invraisemblable est qu'il n'y ait ni explications ni engueulades lorsque le groupe retrouve Aelita. Pourtant, il y en aurait bien eu besoin, comme le montrera la suite.
3° Pas grand-chose à dire de ce dernier combat. Il me semble un peu mou, mais c'est peut-être l'effet déroutant de la coûte céleste.

Conclusion

Deux intrigues sans failles, menées de main de maître par une écriture astucieuse qui nous ferait presque oublier l'absence de liant dans cet épisode. En effet, si thématique unique il y a pour unifier ces différents fils narratifs, elle est bien cachée, et je ne peux la déterrer qu'au prix de démarches intellectuelles d'une solidité et d'une pertinence douteuses. On en oublierait presque, également, que pour nuancer le caractère tout rose d'Aelita, on l'a rendue plus stupide que nature. En mode : « Tiens, si je prenais un transporteur qui n'a pas été invoqué par Jérémie, et qui a donc été envoyé par XANA ? »
Le niveau scénaristique de cet épisode est excellent, et encore renforcé par une bonne mise en scène. Le point faible de l'épisode, c'est son action sur Lyoko, et en particulier la scène finale dans l'Arena. Pas beaucoup de tension non plus, étant donné que l'attaque de XANA est l'une des plus bisounours qu'il nous ait offertes (à part #01 Teddygozilla bien sûr).

À ces réussites et ces défauts, je donne la note de
17/20

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Premier commandement : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Troisième commandement : Tout individu a droit à la vie
Quatrième commandement : Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
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kender MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:41   Sujet du message: Répondre en citant  
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#69 – Double foyer



Double foyer est probablement l’un des épisodes les plus amusants de la série grâce à la mise en valeur de la réplique de William qui est passée par toutes les humeurs. Ses airs naïfs et sa tendance à prendre chaque expression au premier degré permettent de donner un souffle nouveau sur la partie comique de la série qui commence à devenir répétitive avec toujours les mêmes clashs entre la bande de Sissi et de Jérémie. Pas étonnant que les élèves de Kadic trouvent les supposées vannes de la réplique amusantes. C’est dommage qu’on ne le voit pas plus souvent dans la saison 4. En général, son rôle reste mineur. Pourtant, par sa force surhumaine et son obéissance complète, il aurait pu faire un bon guerrier sur la Terre. Au lieu de laisser un Lyoko-guerrier derrière pour ralentir les spectres, la réplique pourrait les remplacer. D’un, il serait beaucoup plus efficace contre la puissance des spectres. De deux, cela permettrait d’avoir une équipe complète sur Lyoko au lieu d’être constamment divisée.

Mais comme nous le voyons dans cet épisode, l’utiliser comme arme pourrait être dangereux car il peut se retourner contre eux. C’est la deuxième et dernière fois que XANA tente de prendre le contrôle de la réplique de William. La première fois, il a eu beaucoup de difficulté à cause de Jérémie qui détournait l’énergie du cinquième territoire pour défendre la tour. L’entité virtuelle a compris la leçon et a donc abandonnée ce genre d’attaques. Mais le bogue provoqué par le programme de Jérémie est une trop belle occasion pour la laisser échapper. Non seulement Jérémie ne pouvait pas défendre la tour, mais en plus Aelita ne pouvait pas y entrer pour la désactiver. XANA ne s’y trompe pas, c’était le moment parfait pour attaquer.

Et pourquoi ne pas faire une pierre deux coups ? XANA a été rusé sur le coup en faisant croire à Aelita, toujours aussi naïve et confiante, que le programme a marché et que William est revenu lui-même. Certes, il a dû sacrifier trois Krabes, mais il a réussi à piéger la gardienne de Lyoko. Néanmoins, son manque de vigilance lors du transport d’Aelita vers la mer numérique est la cause de l’échec du William xanatifié. On souligne juste que c’est la première et seule fois qu’on voit William sur un moyen de transport autre que sa manta (en dehors de Code Lyoko Évolution dans lequel il a emprunté l’overbike d’Ulrich).

Les combats virtuels sont assez intéressants. Outre les trois Krabes qui ont été sacrifiés pour le fonctionnement du piège de XANA, le combat entre William et Yumi était de toute beauté, comme c’est souvent le cas lors de combat entre deux avatars. Leurs styles de combat s’opposent complètement. L’un utilise sa force, son supersmoke et le corps-à-corps, l’autre sa souplesse, sa télékinésie et les attaques à distance. Si la technique de cette dernière a été la plus efficace pour détourner l’attention de William et le forcer à se battre contre elle afin de laisser le champ libre à Aelita et Odd, elle est moins adaptée au combat direct. Ses maigres éventails sont peu pratiques contre la grosse épée du garçon. Malgré sa défaite, elle s’est plus que bien défendue dans un combat où le rapport de force est clairement à l’avantage de l’esclave de XANA. Odd a également pris de bonnes décisions en se sacrifiant pour aider Aelita.

Revenons sur terre. Outre la peur superstitieuse d’Odd que son rêve se réalise (scène qui n’est pas spécialement utile et amusante), le principal élément comique est la désignation du spectre de William en tant que responsable du foyer. Un foyer bien garni d’ailleurs avec une table de tennis de table, une télé, un frigo, des canapés et un baby-foot. Kadic a de quoi faire plaisir à ses élèves, au détriment peut-être des études. En effet, en général, le foyer reste un endroit où les élèves peuvent travailler avec ses camarades dans une bonne ambiance. Mais avec toutes ces distractions à côté, difficile d’étudier…
La décision de laisser les clefs aux élèves et la désignation du responsable du foyer nous permettent également de douter du sérieux de l’établissement. Quoique on a vu pire avec les Lyoko-guerriers qui arrivent à quitter les cours avec une facilité déconcertante.
Le spectre de William nous disions. Cet épisode regroupe plusieurs citations cultes du personnage :
Citation:
J’ai gagné ! Ouais ! Euh… j’ai gagné quoi au juste ?

Citation:
Euh… la démocratie ? C’est qui celle-là encore ? Je croyais que c’était moi le vainqueur.

Citation:
Euh… du recul ? Mais je peux pas. Il y a le mur.

Citation:
Ben heureusement que vous me voyez. Je suis devant vous


Mais mon préféré vient de l’autre face du spectre de Williams. Son inverse créé à cause du bug de Jérémie. On ne l’aura même pas vu une minute. On sait juste de lui qu’il est doué en sport et qu’il est aussi arrogant et irrespectueux que son caractère non bogué est idiot et obéissant. Mais cela a suffit pour marquer nos esprits. Je vous le mets pour le plaisir :
Citation:
« La raquette tueuse », hein ? Dîtes voir, c’était pas plutôt « La raquette foireuse » qu’on vous appelait, monsieur ?


Et pour une fois, on a des preuves que les histoires de notre vieux Jim peuvent s’avérer vraies.

A part ça, joli scène d’émotion entre Ulrich et Sissi. Notre peste préférée semble vraiment amoureuse du garçon si elle est prête à tomber dans le vide pour ne pas qu’il meurt aussi. Elle a du courage. Mais elle aurait pu éviter ce danger si Ulrich avait l’intelligence de refuser qu’elle le suive. Il ne fait pas mieux par la suite en allant à l’endroit le plus dangereux pour lui à Kadic : le toit. Non seulement XANA peut le tuer facilement mais en plus on sait qu’il a le vertige. Pas très bien pensé de sa part…

En conclusion, on se retrouve avec un bon épisode amusant et bon enfant.



Note : 18/20

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Belgarel MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:43   Sujet du message: Répondre en citant  
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#60 Tarentule au Plafond

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Quand on pense à Code Lyoko, on ne pense pas à l'épisode #60. À bien des égards, il est atypique et passe un peu inaperçu. Loin des tours activées, des attaques de grande envergure ou des revirements épiques du scénario, il se la joue pépère, ne fait pas avancer l'intrigue de la série d'un iota, et on se passerait facilement de lui.
Pourtant, il touche à un des aspects-clé du scénario : la dualité réel/virtuel, et la frontière entre les deux. L'univers aussi est excellemment exploité, puisqu'il est question de la virtualisation. Malheureusement, le sujet est délicat et son traitement demeure plus humoristique que creusé.
Pour rappel, donc, c'est « l'épisode où Ulrich et Odd croient qu'ils sont sur Lyoko alors qu'ils sont dans le monde réel. » Et inversement, mais c'est bien moins mémorable.

Tout commence sur les chapeaux de roue avec une scène d'action in medias res, comme dans les épisodes 22, 24, 30, 38…Bref, c'est un signe que l'attaque du jour ne sera pas vraiment typique ! Vu la nature de celle-ci, qui consiste à invalider deux guerriers pour affaiblir le groupe et sa capacité à défendre le Cœur (ce qui marche remarquablement bien, ce dernier n'étant sauvé que d'un cheveu), la grosse scène d'action se situe au début, quand Jérémie et Aelita tentent de récupérer des données pour ramener Franz Hopper pendant que les trois autres tentent de gagner du temps.
La scène contient de beaux mouvements, de belles idées, et comme il s'agit d'une mission de routine sur fond de scène d'exposition les interventions comiques d'Odd, qui donne des petits noms aux bestioles de XANA (les personnalise presque, n'est-ce pas une annonce de ce qui va se passer ?) sont bienvenues. Mais elle échoue à susciter l'intérêt, et surtout, elle pâtit de l'énorme quantité de blabla creux qui s'échange par-dessus des combats sans réelle tension. Le rendu fait que la scène d'action est bien réalisée mais peu prenante, l'exposition lourde et, en majeure partie, sans intérêt au sein de l'épisode (même si la notion de recherche de Franz Hopper resurgira pendant l'épisode #65), et en particulier, que le spectateur a l'impression qu'on le prend pour un débile.

Sérieusement, deux « mantas volantes » (comme s'il y en avait d'autres Rolling Eyes ) qui font une attaque coordonnée sortie de nulle part et jamais réutilisée, pour lancer un drôle de rayon rouge qui englobe Ulrich, Odd, et l'Overboard ? Sérieusement, Ulrich qui nous explique qu'ils « devrai[en]t déjà être dévirtualisés » alors qu'on nous l'a déjà dit il y a dix secondes ? Sérieusement, il faut « avoir accès aux sous-systèmes » (de quoi ?) pour localiser Franz Hopper ?
Mais qui est censé avaler ça ?

Je n'aurai qu'une chose à dire sur l'interprétation qu'Odd fait de Cyrano en déclarant sa flamme à Roxanne-Yumi de derrière le corps d'Ulrich : c'est plat et mauvais. Si mauvais que je crois que ce n'est pas la beauté du texte qui fait que Jim a la larme à l'œil, mais le jeu d'acteur d'Odd Della Robbia. En outre, il aurait été plus adapté que ce soit Ulrich qui déclare son amour à mots couverts ; mais bon, il aurait difficilement pu dire : « il leur faut plus de flèches-laser ! »
Quoi qu'il en soit, à partir du moment où ça part en live, ça devient mémorable. Jim en Block et Jean-Pierre le Krabe, les bruitages de lame pour un bâton ou de flèches-laser quand Odd me sa main sur son bras…Le gag pourrait, comme dit Yumi, devenir lourd, mais est à chaque fois renouvelé, que ce soit par une prise d'Aïkido surprenante ou par une voiture de police en forme de Mégatank.

À noter que la perception d'Ulrich et Odd est plus que complètement distordue : leurs facultés de raisonnement semblent aussi atteintes*. Déjà, des monstres qui parlent (avec des voix connues), ça ne leur met pas la puce à l'oreille.
Ensuite, la perception déformée qu'ils ont de la réalité ne semble pas constante : quand Yumi tente de continuer la pièce, Odd joue son jeu (ou tente de le faire) pour une raison difficile à cerner. Pense-t-il berner l'ennemi avec une ruse ? Ou bien se trouve-t-il encore dans un entre-deux ?
De plus, on observe à plusieurs reprises que ce qu'ils voient dépend de ce qu'on leur dit : si Aelita fait mine qu'elle a détruit deux Krabes avec un champ de force et vient les délivrer manuellement, ils l'acceptent ; si elle leur parle d'une Tour à désactiver dont ils n'ont jamais entendu parler, ils ne posent pas non plus de questions. Pareillement, Jérémie peut leur sortir que les scanners sont des Tours de Passage, ils les intègrent dans leurs hallucinations sans savoir pourquoi ils devraient aller dedans, et ne sont pas étonnés de se trouver dans ce qu'ils croient être les couloirs de Kadic la seconde d'après. Ils acceptent même que « Sissi » (en réalité une charmante Tarentule) ne soit pas accessible après qu'Aelita a utilisé son don de création pour protéger ses amis des tirs de lasers, en trouvant une explication pour le moins bancale.
Dernier indice que leur perception de la réalité est non seulement changeante et influençable, mais aussi complètement incohérente : à un moment, quand Aelita tente de les faire aller vers la Tour, Odd se plaint que le réfectoire se trouve dans le sens opposé (ce qui est juste, par rapport à ce qu'on a pu voir). Pourtant, quand ils arrivent au pied de la Tour, Odd pense entrer dans la cantine.
* Ulrich étant concerné, je sais déjà ce qu'Ikorih dirait, et c'est stupide.

Le traitement qui en est fait ? Des adultes inquiets de la santé mentale des enfants (Chantal Pham commence par une approche de pédopsychologue classique, mais elle se montre remarquablement brillante en remarquant qu'il est étrange que deux gamins perdent une case en même temps, ce qui suppose une cause extérieure commune), et d'autres qui se couvrent de ridicule.
Quels adultes se couvrent de ridicule ? L'éphémère Professeur Frelion, et, bien sûr, Jean-Pierre Delmas. En effet, si le premier attribue les délires lunatiques de nos héros à un effet de génération (et, à mots couverts, à la culture récente), le proviseur est lui plus explicite.
Jean-Pierre Delmas a écrit:
Voilà où ça mène de passer son temps devant pléthore de jeux vidéos, et les séries de dessins animés !
Ce commentaire des adultes qui s'inquiètent de voir les enfants « confondre le virtuel et la réalité » est évidemment inadapté. D'abord, parce que le problème d'Ulrich et Odd est en réalité différent : comme on a pu le voir, leurs mécanismes de perception sont brouillés au niveau des méta-données quantiques, ce qui est très sérieux. Ensuite, les causes sont bien évidemment différentes de celles qu'avance Delmas.
En effet, ces « explications » toutes faites relèvent du fantasme. Delmas parle sans preuves, et son discours idiot n'est que l'écho des médias bien-pensants. Mais ce qui indique la distance sceptique des scénaristes envers cette thèse pourtant mainstream à l'époque, c'est qu'ils mettent les Dessins Animés aux côtés des jeux vidéos dans cette histoire ! Non seulement ce n'est pas courant, mais en plus, c'est solidaire.
Cependant, on pourrait arguer que quelque part, l'épisode donne raison à Demas. Après tout, Lyoko a beaucoup été comparé à un jeu vidéo : et si Ulrich et Odd ressentaient symboliquement les effets de l'addiction aux jeux vidéos, ou du fanatisme prolongé envers des œuvres de fiction ? Difficile de trancher, mais moi, je ne saurais prendre cette possibilité au sérieux dans un épisode au ton aussi léger, voire légèrement satyrique.

En fait, il y a un dernier type d'adulte, à part, qui domine l'épisode. Que dis-je, il le contamine, avec son esprit empreint de chaos, d'anarchie et de cré-a-ti-vi-té. Ce type d'adulte, c'est Chardin, bien sûr, pas sérieux pour deux clous. On y reviendra.


De manière plus anecdotique, cet épisode se révèle être un petit bijou pour les fans hardcore, puisqu'il travaille beaucoup en mode « recyclage » Caméos de personnages secondaires à usage unique (listés dans le guide des épisodes) qui obtiennent même quelques répliques (ma préférée, c'est JT qui se venge des policiers qui l'ont forcé à piler en allant les « interviewer » pour le 20 heures. Mas j'aime bien le Professeur Frelion aussi…), apparitions d'éléments récurrents suspects (ambulances, magazines sumo), et surtout décors ! La fameuse scène de théâtre avec le balcon : l'épisode ne s'en cache pas, bien au contraire, il en fait des blagues !
François-Merle a écrit:
M. Delmas : Qu’est-ce qui vous a poussé a mettre en scène Cyrano de Bergerac cette année ? L’élégance du texte ? Sa modernité ? L’envie de nous faire entendre le cri d’amour d’un personnage écorché vif ou celle de vous frotter au romantisme ?
M. Chardin : (un temps) Le manque de moyens…Comme il fallait réutiliser le décor de Roméo et Juliette de l’année dernière, j’ai du me rabattre sur une autre pièce avec un balcon…Donc, Cyrano.
Bien entendu, quiconque a fait du spectacle sait que les moyens matériels déterminent beaucoup les choix artistiques…mais là, ça ne prend pas. L'excuse de Chardin (réutilisation du blacon) marcherait peut-être s'il n'était pas le genre de prof à aimer que ses élèves fassent preuve d'un « grain de folie » sur scène ! En réalité, ce mec est typiquement le genre de gars qui, avec sa conception de la scénographie et de la créativité, voudrait vous faire passer une caisse en carton pour un trône d'Ubu Roi ou un bâton-mousse piqué à la piscine municipale pour l'épée de Rodrigue…et y parviendrait !
Pareillement, si vous voulez y voir une critique à mots couverts de la production, soyez assurés que les scénaristes étaient aussi sérieux que Chardin en l'écrivant. Le recyclage des personnages secondaires et décors est purement gratuit, et bien qu'ils soient inégalement soignés, les personnages d'arrière-plan de Code Lyoko sont assez nombreux pour ne pas accuser le « manque de moyens »
D'ailleurs, cet épisode se paye le luxe de faire apparaître des personnages à usage unique : par exemple, la vieille folle qui veut jouer au Jokari (Joker ? Joke ?)…et le vainqueur mange les médicaments du vaincu ! WTF, si je peux me permettre. Et ce n'est pas tout : quand elle s'aperçoit que Yumi n'est pas une folle venue jouer au Jokari, elle interprète lucidement la situation, mais menace d'appeler une fantasque « administration » ! C'est totalement décalé ! Very Happy
Non, cet échange entre Delmas et Chardin fait un clin d'œil évident à ce qui se passe dans l'épisode, mais la question des moyens est plutôt un vaste troll à ne pas prendre plus au sérieux que les cris « Remboursez ! Remboursez ! » scandés sur l'air des lampions par Nicolas (qui assiste gratuitement à une répétition, et proteste par pur réflexe). La blague s'incruste bien dans l'ambiance de l'épisode (cf. la remarque de Delmas sur les jeux vidéos et la perte du sentiment de réalité), et amène très bien son dénouement (qui est, en fin de compte, une apologie du manque de sérieux…en art, s'entend).

Avec ces petits œufs de Pâques, en tous cas, on sent les créateurs qui ont voulu se faire plaisir. Le résultat est un petit univers riche, léger, divertissant et absolument surréaliste. Un régal, quoi. Surtout que plus on prête attention à ces détails, moins on les prend au sérieux, plus on se rend compte qu'ils sont à la fois débiles et cohérents !
Mais tout ça ne répond pas à la question de Delmas. Pourquoi Cyrano de Bergerac ?
Hum, sans doute une histoire de choux-fleurs de Bretagne trop cuits.


Ne reste plus que l'attaque de XANA dans la salle du cœur. Du côté d'Aelita (qui devait protéger les deux boulets), le combat était pas très menaçant, et d'autant plus ennuyeux que cette cruche n'est pas fichue d'éliminer d'abord la tarentule dangereuse, ensuite les Kankrelats inutiles…Et que la Tarentule, de son côté, ne fait pas mieux, en s'arrêtant de marcher précisément sur la parcelle de banquise qu'Aelita est en train de dévirtualiser…

Sur Carthage…oh, y'a tellement d'images réutilisées qu'il reste pas grand-chose. Le compte à rebours est sans intérêt et sert tout juste à faire une sorte de pause où il se passe rien. Le combat dans la salle du cœur est lent. Yumi se bat très mal (enfin, plus mal que d'habitude) mais ne perd vraiment pied qu'au moment où la cavalerie arrive. Odd explose une des deux mantas restantes avant qu'on ait le temps de comprendre ce qui se passe. Ulrich regarde. Aelita fait une action badass pour protéger le Cœur tout en détruisant la dernière manta. Girl Power, mais dans vu le contexte, ça tombe un peu à plat comme un cheveu dans l'eau.


CONCLUSION

Si j'étais du genre à faire un barème « Action, Personnages, Cohérence » pour chaque épisode, on serait pas dans la mouise. Dans cet épisode, malgré un bon début, l'action est plate et pas géniale, les personnages ne sont pas développés (en fait, Yumi est nulle au combat, Jérémie est plutôt antipathique, et Odd et Ulrich ont été affectés par effet loterie), et la cohérence…se tient, mais le facteur liant le tout reste l'atmosphère de chaos, de désordre et de whaaaat inspirée par Chardin.
Pourtant, cet épisode est bien fait. Il n'a pas de prétentions particulières, mais il se donne les moyens d'accomplir ce qu'il a décidé de faire. L'ensemble est divertissant sans être amusant, ne sonne jamais faux mais jamais intelligent non plus, ne prend pas de risques mais flatte bien le fan, sent la passion tout en manquant de conviction. Il se démarque du reste de la série sans oser être mémorable, fait plaisir mais ennuie un petit peu…
Ni dramatique (alors que Lyoko est à un tir de la destruction !), ni vraiment tordant (alors qu'il est rempli de gags et de blagues), il manque complètement de caractère et se laisse oublier ; pourtant, il semble avoir été fait avec plaisir et amusement, et flotte dans une atmosphère caractéristique de légèreté, d'autant plus troublante que l'humour flirte avec le lourdaud. Il aborde des thèmes sérieux, mais évite soigneusement d'imposer un message ou de prendre le risque de se tromper, ce qui fait qu'il semble sonner à la fois juste et creux.

D'habitude, pour noter un épisode, je me fie au pifomètre. Un critère de choix, c'est de voir si j'ai aimé rédiger ma critique, si j'ai trouvé les axes sous-jacents bien foutus ou maladroits. Mais là, tout est totalement embrouillé dans une espèce de flou impressionniste ! :\ Selon votre caractère, votre humeur ou vos envies, l'épisode pourra être l'un des pires de la série ; ou bien traîner dans la moyenne des bons épisodes, qui cachent leur petit lot de trésors. Rien n'est vraiment raté, mais rien n'est réussi. Enfin, c'est un insaisissable.

Ça ne me laisse pas le choix. Pour donner la note, je n'ai plus qu'à me faire confiance à Nicolas Poliakoff :

« Remboursez ! Remboursez ! »/20

_________________
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Premier commandement : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
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kender MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:45   Sujet du message: Répondre en citant  
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#76 – Le lac



L’épisode « Le lac » peut être qualifié d’ordinaire. On a droit à une attaque et des combats assez classiques de XANA. Les événements qui ont lieu auront peu d’impact sur la suite de la série. Seul fait marquant : William semble un moment lutter contre XANA. Ce sera la première et la dernière fois que le vrai William domine un maigre instant le contrôle qu’exerce l’entité virtuelle sur lui.
Il y a peu de choses à dire sur cet épisode. Il est sympathique, mais sans plus.

La classe de Jérémie qui s’éloigne deux jours de Kadic a bien entendu de quoi inquiéter le jeune génie, surtout s’il n’y a pas de réseau. Le camping sur une île déserte et éloignée de tout est une sortie scolaire assez rare, mais sympathique. L’île est superbe. C’est un bel exploit de trouver un endroit si paradisiaque dans la couronne parisienne. Supervisé par le professeur le plus sévère (Suzanne Hertz) et le professeur le plus maladroit (Jim Moralès) de l’école, on s’attend bien sûr à des débordements et à des situations comiques. Avec Odd qui fait l’immense erreur d’amener Kiwi avec lui en pensant qu’un chien puisse passer inaperçu, et Sissi qui confond camping et hôtel service tout compris, Jim et Suzanne ont de quoi s’inquiéter sur la bonne tenue de leur classe. Et si en plus on rajoute un gros monstre électrique qui attaque tous ce qui approche de lui, ça risque de faire plus que des étincelles…

… Et c’est ce qui se passa. Après l’électrocution du Nicolas, ce sont au tour de Mme Hertz et quelques autres élèves d’être victimes du monstre électrique. Ils ont eu de la chance d’avoir juste perdu connaissance face à un choc pareil. A part la traditionnelle désactivation de la tour sur Lyoko, Jérémie et ses amis n’ont aucun moyen pour se défendre contre un tel adversaire. Ce monstre électrique qui ressemble étrangement à une marée noire (message caché pour la cause écologique ?) et qui circule uniquement dans l’eau est le plan parfait pour XANA pour se débarrasser des Lyoko-guerriers… Sauf que Yumi est restée à Kadic et surtout… Aelita était sur l’île. En effet, dans l’épisode précédent « #75 Corps Céleste», on apprend que l’entité virtuelle souhaite à tout prix garder Aelita en vie pour faire sortir Franz Hopper de son abri, qui est, selon XANA, son pire ennemi et le plus apte à le détruire. Or, selon Jérémie, la puissance des éclairs du monstre aurait pu tuer toutes les personnes sur l’île. XANA aurait-il finalement décidé que les Lyoko-guerriers représentaient une menace assez sérieuse pour abandonner la meilleure chance pour lui de sortir son créateur de sa cachette ? Les épisodes suivants ne nous permettent pas d’y répondre. Mais c’est une question intéressante qu’on peut débattre.

Heureusement, les Lyoko-guerriers sont assez rusés et intelligents pour gagner du temps contre le monstre. Le plan d’Ulrich et Odd a parfaitement marché. En utilisant trois appâts et diversions : Kiwi, Jim et Ulrich, Aelita a réussi à rejoindre la terre sans que ses professeurs ou le monstre ne la remarque. On salue le courage d’Ulrich qui s’est noblement sacrifié pour que la gardienne de Lyoko puisse passer. Pour résister le plus longtemps possible aux attaques de plus en plus impressionnantes du monstre, Jérémie a invité ses camarades à se réfugier sous son antenne qui fait d’office de paratonnerre. On souligne tout de même la belle performance du génie d’avoir réussi en si peu de temps à construire une antenne rien qu’avec le matériel de l’assemblage des tentes.

Du côté de Kadic, on souhaite bonne chance à la pauvre Yumi qui se retrouve avec deux contrôles un samedi. Finalement, ils sont peut-être assez stricts dans cet établissement, ou alors ils sont simplement, à l’image du directeur, un peu désordonnés et dépassés par le moindre imprévu. On ne voit qu’une seule fois le spectre de William dans cet épisode. C’est dommage, avec seulement Yumi et lui à Kadic, on pouvait espérer le voir un peu plus. Mais l’épisode était plutôt centré sur l’attaque et l’autre William, le vrai, celui qui est devenu malgré lui l’esclave de XANA. Pour la première fois, on a cru voir le véritable William Dumbar. Si quelqu’un pouvait faire sortir le garçon du contrôle de l’entité virtuelle, c’est bien Yumi. On sait qu’elle ne le laisse pas indifférent. Avant d’être capturé par XANA, William a aidé à de nombreuses reprises les Lyoko-guerriers par amour pour Yumi. Bien sûr, il ne s’en souvient pas, ses aventures ont toujours été effacées par le retour dans le passé. Finalement, sa seule mission officielle en tant que Lyoko-guerrier a été un véritable fiasco, et le voilà ici, en train d’affronter la fille qu’il aime. Mais derrière sa servitude, l’homme est encore là, quelque part. Des souvenirs de son officialisation en tant que Lyoko-guerrier sont ressortis lorsque Yumi lui a supplié de se rappeler qui il est. Cela remet en question la xanatification de XANA. Il n’est donc pas infaillible. On peut le combattre. Finalement, l’amour et la volonté de William n’a pas suffit contre l’emprise du programme informatique, mais cela reste un exploit. Aucune personne jusqu’à présent n’a réussi à combattre la xanatification. William a, certes, perdu le combat mental, mais cela a suffit pour faire gagner du temps à Aelita et sauver Yumi alors qu’elle était à la merci complète du guerrier ténébreux. La scène a cependant été très bien réalisée. Beaucoup ont réellement cru au retour de vrai William Dumbar lorsque l’affrontement intérieur semblait avoir cessé. Mais au grand dam des pro-Williams, XANA a renforcé son emprise sur lui et a joué sur les émotions pour avoir de nouveau Yumi sous sa coupe. Il a réussi à tromper la Japonaise, mais aussi les spectateurs. Bien joué !

C’était la seule scène qu’on retiendra de l’épisode, pauvre en combats. En dehors de William, seuls deux Krabes défendaient la tour. Ils ont été assez facilement éliminés par Yumi. Quant au combat contre le guerrier ténébreux, il ressemblait à une piètre imitation du combat avec les mêmes adversaires de l’épisode « #69 Double foyer ». Cette fois-ci, le garçon dominait complètement la Japonaise. Si Aelita n’était pas arrivée au bon moment, elle aurait été dévirtualisée. A l’image des combats, la fin a été décevante. Une attaque en traître d’Aelita pour conclure la partie virtuelle. Pas très épique tout ça…

Au final, l’épisode n’est pas mauvais du tout, mais pas passionnant non plus.


Note : 13/20

_________________
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Merci à la talentueuse Lénaelle pour ce pack criminel



Dernière édition par kender le Dim 22 Juin 2014 00:55; édité 1 fois
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Belgarel MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:47   Sujet du message: Répondre en citant  
[Manta]


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#87 Planète Bleue


Pour mémo, il s'agit de l'épisode où nos héros découvrent un Réplika du Cinquième Territoire, détruisent le Supercalculateur d'une station spatiale, et où Odd confie son chien Kiwi à la famille Ishiyama.
Vous voyez le rapport ? Moi non plus. En attendant, cette sous-intrigue terrestre est bigrement amusante.

Un mot sur le titre. « Planète bleue », c'est un peu faible. Un bref plan où Odd et Yumi contemplent la Terre ; peut-être aussi une allusion à la forme et à la couleur du Territoire généré par le Réplika…Ça pourrait tenir si le titre avait quelque chose d'un peu drôle, d'accrocheur – mais non, il est on ne peut plus plat.
Au contraire, le titre anglais, sans être parfait, est bien meilleur. « A Space Oddity [Bizarrerie] », déformation de « A Space Odyssey », rappelle évidemment l'intrigue de ce célèbre film de Stanley Kurick – où une intelligence artificielle hautement complexe, HAL9000, déraille et assassine un cosmonaute en l'envoyant dans le vide spatial, puis [spoilers] –mais en y ajoutant tout le côté comique d'Odd, qui ne pense qu'à son chien, ce qui désamorce l'aspect épique de l'aventure.

I. Lichi Ishiyama

Tout commence par une inspection-surprise des chambres menée par le duo Delmas-Jim. Enfin, plutôt par Jim, car le proviseur fait ici office de potiche muette bonne à porter des cafetières.
Attendez, des cafetières ? Ils confisquent des cafetières, et Jérémie, avec son attirail informatique, ne voit pas où est le danger ?
Toujours est-il que Delmas est tellement passif qu'il ne lui vient pas à l'idée de demander à Jim de respecter la vie privée de sa fille (et au passage, la sienne) en le laissant procéder lui-même à l'inspection de la chambre de sa fille. Ça aurait pourtant été une bonne occasion de lui refourguer le fatras dont il est encombré.
Notre vieux papy grincheux ne sera pas moins passif lorsqu'une lycéenne externe s'extirpera d'une chambre d'internat, à une heure où la zone est interdite même aux internes, en lui lançant un grand sourire. Mais quel genre d'établissement est le collège Kadic ?

Ladite lycéenne, notre Yumi, emporte dans son sac à dos Kiwi, afin de le planquer, de façon à ce que la petite Gestapo improvisée ne le pince pas dans la chambre d'Odd. Même de la part d'un chien de tiroir bipolaire, le calme de Kiwi est surprenant, mais ça passe.

En fin de compte, celui qui s'occupera de Kiwi, c'est évidemment Hiroki. Yumi ne pouvait pas le faire, puisqu'elle avait cours. À se demander pourquoi Odd lui a donné des précisions sur son régime alimentaire, alors qu'elle n'est pas censée lui donner un repas ! Ah oui, pour le gag.
En effet, la majorité de l'épisode est construite sur la blague : vrai ou faux ?
    ⋅ Delmas n'est pas du genre plaisantin – F
    ⋅ Kiwi déteste les aliments à la moutarde – F
    ⋅ Kiwi digère mal les chips – F…ou V…enfin, c'est pas clair. Hiroki dit que « ça lui réussit pas », mais c'est seulement parce que le paquet de chips l'a aveuglé.
    ⋅ Kiwi ne mange que des légumes bio vapeur, des fibres et des croquettes au tofu (drôle de régime pour un chien, soit dit en passant) – F
    ⋅ Kiwi « est un animal hyper-délicat au niveau de la nouriture » – F
    ⋅ Kiwi déteste les bruits d'aspirateurs – V
    ⋅ Le père de Yumi déteste les animaux de compagnie, surtout quand ils font du bazar – F
À noter qu'Hikori est très mauvais, lorsqu'il s'agit de négocier. Il voulait que Yumi fasse ses devoirs pendant un an, il obtient trois jours et elle le traite d'escroc ?!

Les gags marchent très bien, mais cette récurrence d'erreurs de la part de nos personnages nous pousse quand même à nous demander s'il n'y a pas anguille sous roche, quelque chose de plus profond sur la condition humaine dans cette convergence extraordinaire de qui pro quos…
En effet, que savons-nous vraiment de notre planète ? Nos certitudes ne sont-elles pas, à tout instant, risibles ? Vu de loin comme de près, l'univers n'est-il pas un confus désordre, un amas de croyances et d'erreurs, d'agitation sans objet ?
Babylon 5 a écrit:
Delenn: We do not have cats on Minbar. We have Gokks. I think such creatures are an attempt by the universe to make sure that we never take ourselves too seriously.
Delenn : Nous n'avons pas de chats sur Minbar. Nous avons des Gokks. Je crois que de telles créatures doivent être une tentative de l'Univers de s'assurer que nous ne prenions jamais trop au sérieux.
Si c'est ça, la lien entre l'intrigue terrestre et l'intrigue virtuelle, il est bien ténu, un peu artificiel, et pas vraiment profond. En même temps, les clichés existentiels sur « notre drôle de petite fourmilière », « depuis plus de sept mille ans qu'il y a des hommes qui pensent » on les a déjà tous entendus…

Après, il se peut (mais ce n'est qu'une possibilité) que je surinterprète totalement, et que le scénario soit tout simplement guidé par le célèbre principe : « Faisons un cadre à gags pour faire rigoler les enfants. » Dans tous les cas, après cuisson au four, c'est comme un gâteau sans graines de lin : ça manque de liant.


Pour un chien qui vit dans un tiroir et ne doit pas faire de bruit au risque de finir à la fourrière, Kiwi semble surexcité. C'est peut-être les chips ; en tous cas, il court partout, il joue il aboie : habituel mélange de comique et de légère tension dramatique (on a toujours un peu peur qu'il se fasse attraper par Jim ou que les parents de Yumi s'aperçoivent de sa présence), Kiwi n'est pas plus approfondi qu'auparavant, mais ça fait plaisir de le retrouver dans un nouveau cadre.
Hiroki est, lui aussi, fidèle à lui-même. Mi-fiable, mi-magouilleur, il a de bonnes intentions et des faiblesses. Il multiplie donc les bêtises, pour notre plus grand amusement. Bon point pour le personnage : on ne regrette pas de passer du temps avec lui.
Takeo et Akiko ? Plaisants. Et pleinement réconciliés, apparemment : on voit ici un couple qui fonctionne bien (il n'y a qu'à voir l'humeur amusée d'Akiko quand son mari, visiblement tête en l'air, cherche où il a mis les clés), maîtrise l'autorité parentale sans abus…

Et puis arrive la fin. Après quelques minutes où l'intrigue secondaire est mise de côté au profit de l'intrigue principale, on découvre la chute de l'histoire : Takeo est en train de jouer à donner des coups de pied dans le chien.
En vrai, ils ont l'air de bien s'amuser tous les deux, mais graphiquement, avec ce numéro de cirque, on a quelque chose de clairement démesuré par rapport à ce qu'un spectateur rationnel pourrait attendre. Loin de moi l'idée de casser du sucre sur ce manque de réalisme : la galipette est un puissant ressort comique bien compris des teen movies américains, et savamment dosée, elle ravit petits et grands
Comme dans toute bonne blague reposant sur l'inattendu, le mieux est encore de ne pas expliquer lourdement pourquoi les choses ne se sont pas passées comme prévu. Aussi ne voit-on pas comment Takeo s'est pris d'affection pour Kiwi : on en voit juste le résultat, on dit WTF, et on rigole un coup. C'est pas pire.

Sauf qu'ils ont voulu ajouter une petite couche. Et c'est la touche de trop. À l'instant où Odd allait emporter son Kiwi, Maman-bobonne Ishiyama surgit de derrière les fourneaux en offrant un plateau de sushis à la…moutarde. OK, je suppose que c'est moins dégueulasse que le wasabi, c'est déjà ça…
Et là, elle explique que les sushis sont pour Kiwi ! Des sushis pour un chien ! Et des sushis faits maison, avec ça (car je doute que ce genre de curiosité se trouve en grande surface en-dehors du Chinatown de Dijon)…Est-ce que les scénaristes ont la moindre idée du temps qu'il faut pour préparer des sushis ?!
Ah oui, j'oubliais. Les enfants non plus.


Sur cette sous-intrigue terrestre, il y a une dernière chose à signaler : c'est la réaction d'Odd, qui passe tout l'épisode à s'inquiéter pour son chien.
C'est lourd et ça ne colle pas. Dire que les dialoguistes en font trois tonnes serait insuffisant : ils en font trois tonnes de plomb !

Ulrich et Yumi ouvrent les paris pour connaître l'aspect du nouveau Réplika ? Odd répond croquettes. Yumi nous balance à morts couverts le cliché selon lequel la Terre est LA RESPONSABILITÉ DES ADULTES DE DEMAIN ? Il nous parle santé canine…
De manière d'autant plus maladroite que Kiwi a l'air d'aller très bien pendant tout l'épisode ! On a bien essayé de caser un petit « En ce moment j'le trouve pas dans son assiette » en début d'épisode, c'est tellement vite oublié, écrasé sous une blague, que ça n'a juste rien à faire là. C'est comme si la sous-intrigue avait été massacrée pour caler une blague au dernier moment.

Contre ceux qui souligneront que ça ne colle pas tout à fait à Odd, de se faire un sang d'encre pour son chien, et qui le voient comme un mec plutôt relax et insouciant, l'épisode a préparé une défense en mentionnant Jean-Pierre, le tamagochi de l'épisode #56. Même si c'est l'épisode où nos héros se comportent le plus comme des connards, il montre à quel point Odd peut vraiment se transformer en une vieille à chats, qui accorde plus d'importance à son chien qu'à tout autre être humain, ami ou non (n'est-ce pas, Sueurs Froides ?)

Pour aller plus loin, je suppose qu'on tentait vaguement de bricoler une intrigue selon laquelle Kiwi prenant l'air chez les Ishiyama et quittant l'atmosphère névrosée de son maître, se mettait à retrouver la santé ? Odd aurait alors appris que le meilleur moyen de prendre soin d'un animal, c'est tout simplement de ne pas se prendre la tête, car de toute façon on passe son temps à se baser sur des idées erronées – d'où des retrouvailles sur le thème de « il me manque » après environ cinq heures de séparation…
J'ai peut-être l'air de me hasarder dans une hypothèse étrange, mais je crois sincèrement que c'est ce que l'épisode essayait de réaliser – sinon, je ne m'explique pas cette histoire de maladie fictive ni son traitement. Honnêtement, derrière toute cette histoire, il y a un fail abominable, et c'est vraiment dommage qu'on n'ait pas le script pour pouvoir déterminer comment un tel échec a pu voir le jour.

II. Le Réplika-Éclair

Hé oui, ni Banquise glaciale, ni Désert torride et boutonneux, aujourd'hui, on rafle un Réplika en coup de vent, et il se trouve qu'il est généré dans la haute atmosphère Mr. Green
*S'enfuit.*

Normalement, les Réplikas ont droit à deux épisodes pièce : un d'exploration, et un autre où on va faire la faire la faite au Supercalculateur qui les génère.
Mais comme les bases spatiales, c'est plutôt petit et pas très intéressant, on nous condense ça en un épisode. Pouf, le portable de Jérémie sonne, Tour acti…heu, Réplika découvert, tout le monde file sur Lyoko, clic, clac, badaboum, champagne.
Ici une image de Jérémie juste après la victoire. On se fout de notre gueule.

Pour le coup, si on veut du contenu, on pourrait s'attendre à ce que les longues étapes nécessaires pour se rendre à un Réplika soient coupées au maximum. Après tout, on a déjà fait le voyage cinq ou six fois, non ? Mais bon, du « Garage Skid » (oulah, on sentait qu'ils voulaient la placer celle-là !) au Réseau, aucune étape ne nous est épargnée…quitte à avoir un montage parfois bizarre (changement d'ambiance musicale juste dégueulasse à l'embarquement, ouverture soi-disant « immédiate » du tunnel de sortie du Cinquième Territoire avec dix secondes de délai) et des musiques dont on abuserait si elles n'étaient pas aussi jolies.
Tant qu'on y est, le Réseau, c'est censé être quoi, à la base ? Internet, c'est bien ça ? Et Internet est basé sur une infrastructure terrestre, des câbles, des serveurs, des relais et des hubs. Jusque-là, pas vraiment de problème. La grande question qu'on pourrait se poser, après coup, c'est : comment représenterait-on une infrastructure tellement incroyable qu'elle ne reposerait pas sur des câbles électriques, mais sur une communication satellite, pour envoyer en temps réel plusieurs dizaines de Gigabytes d'information à travers l'espace ?
Après coup. Parce que parmi ceux qui ont créé Code Lyoko, personne ne se l'est posée. Les satellites, c'est pareil que le reste du réseau, biatch (pardon Wilson)  !

Le grand problème de l'épisode, c'est que nos deux héros translatés ne peuvent pas directement détruire le Supercalculateur, parce qu'il faut que ça ait l'air d'un accident. Parce que la base a une grande visibilité internationale, et on veut pas se faire remarquer.
Ah bon ? Parce que des complexes scientifiques et des bases militaires équipés d'ordinateurs futuristes situés aux quatre coins du monde (dont un chez les soviets, et un à-Merlock Home, faut pas déconner !), ça, ça passe inaperçu ?
Enfin, quoi qu'il en soit, quand Odd et Yumi quittent la station spatiale, elle est quasiment intacte…sauf que des boules à piquants se sont plantées dans un tuyau, que la porte menant à la salle du Supercalculateur n'est plus qu'un trou béant bordé de métal fondu, et qu'un tuyau contenant de l'eau a été accidentellement défoncé à coups de marteau. Vraiment, avec ça, si j'étais enquêteurs, je conclurais que la destruction du Supercalculateur n'est pas un accident, mais un suicide, manifestement.

Et tout ça sans mentionner le fait que les réserves d'oxygène de la station ont été épuisées et que les vieilles chaussettes des cosmonautes ont disparu quand Odd a ouvert la porte vers le vide spatial (car bien entendu, il n'y a pas de sas sécurisé : ça donne directement sur le couloir). À noter aussi que l'arme du crime a mystérieusement résisté au doux zéphyr qui a emporté sous son aile les joujoux high-tech de XANA. Il devait être aimanté. Ou magique. Ou alors, c'était un tournevis travaillant sous couverture.

Tiens, en parlant des joujoux de XANA…Vous savez, ce mystérieux plan de XANA, je sais vraiment pas en quoi il consiste ! Des robots à gauche, des araignées à droite, des bouboules à piques qui tournent en mode disco…pas très cohérent ni très organisé, tout ça…
Espérons, en tous cas, qu'il n'y a pas d'autres traces des activités du programme maléfique dans cette station. Comme, par exemple, des dizaines d'autres bouboules à piques mortelles, qui n'ont rien à faire sur une station spatiale internationale, sauf, comme dirait Odd, à organiser un tournoi de pétanque…

Après une exploration un peu trop brève et décevante, mais un développement correctement rythmé, la partie « Translation » de l'aventure se conclut naturellement sur la destruction du Supercalculateur. On pourrait trouver un peu minable la façon dont c'est mis en scène : avec trois gouttes d'eau qui vont faire flop-flop de manière pas naturelle sur un laptop servant d'interface au lieu de se concentrer sur le gros bazar au milieu de la pièce. Mais la petite touche absolument géniale de guitare électrique qui accompagne ce grand moment trop bref, la sobre mais spectaculaire explosion de lumière qui conclut le passage dans le monde réel, tout ça contrebalance cette étrange manière de représenter la mort du Supercalculateur.
Ceci dit, faire apparaître le symbole de XANA sur un – et un seul – des écrans de la salle de contrôle n'est pas une mauvaise idée en soi. Enfin, je pense peut-être ça parce que j'ai tendance à voir des clins d'œil à 2001 Oddye c'est de l'Espace un peu partout.


Pendant que ça translate tranquillement mais pas super, avec une quantité innombrable de petits fails, Aelita et Ulrich défendent le Skid.
Et qu'on le dise tout de suite : Réplika ne signifie pas copie conforme. En l'occurrence, XANA a conservé sa mainmise sur l'architecture de Carthage, et même s'il semble contraint de placer des clés un peu partout pour permettre l'annulation de toute action hors du commun, rien n'interdit de supposer qu'il y ait plus d'une Tour pour contrôler les bouboules sur Te…dans l'espace. Pas d'incohérence de ce côté-là.

Par contre, une nouveauté peut attirer notre attention. Il s'agit bien sûr de l'anneau de…euh…feu (?) qui enserre progressivement cette bonne vieille Mélanie et met à mal ses pauvres petits boucliers. Les esprits littéraires auront reconnu la métaphore de la destruction du Cœur par William dans l'épisode #65, en constatant que cette fois-ci, les rôles sont inversés : en effet, XANA, sur la défensive, représente la circularité féminine. #BelgarelRaconteDesConneries
L'attaque est classe, mais on peut se demander d'où sort un pouvoir aussi cheaté. En quoi le fait d'être sur le Cinquième Territoire permet à XANA d'invoquer un programme aussi efficace ; et dans ce cas, pourquoi n'a-t-il pas généralisé l'utilisation de ce Territoire à tous ses Réplikas, profitant ainsi de l'avantage défensif non négligeable qu'il lui conférait ?
De toute façon, la logique s'efface bien rapidement : il n'a jamais été question de prétendre, contrairement à ce que l'expression répandue suggère, que XANA est un programme parfait – car un programme parfait, c'est un programme qui fait précisément ce que son créateur voulait et ne tente pas de le tuer. XANA n'est ni super-intelligent, ni purement rationnel, ni tactiquement génial. XANA est un esthète. Il est moins efficace que créatif dans ses attaques, et se plaît à décorer son royaume virtuel en fonction du monde réel auquel il aspire. Et c'est exactement ce qu'il fait dans cet épisode lorsqu'il crée cet anneau de feu : il nous montre du neuf.

Ce cercle de feu qui se resserre lentement sur le Skidbladnir peut être désactivé par pression sur un bouton. Et comme cette phrase contient beaucoup d'allusions à Ikorih, c'est Ulrich qui s'y colle. Choix logique : il est le plus rapide, et pour XANA, c'était l'assurance de n'avoir face à William qu'un seul Lyokoguerrier – situation avantageuse, évidemment.
Il s'acquitte de sa mission de manière classe, réaliste et dramatique. Le rythme est bon, l'animation parfaite et même le fait qu'il s'arrête pour massacrer un rampant est stratégiquement justifiable.

Pour le combat d'Aelita contre William, on ne peut pas en dire autant. Première action d'Aelita : envoyer un champ de force vers le Skid. Elle analyse magistralement sa décision tactique de sortir dans le prolongement de la droite tracée par le Skid et William, avec tant d'émotion que le doublage en déconne complètement :
Aelita a écrit:
Mais quelle idiote !
Spoiler
Ensuite ? Elle balance William à terre, et met le pied sur sa lame. Position aussi victorieuse qu'inutile, étant donné le célèbre pouvoir du pas-beau ténébreux.
Spoiler
Conséquemment, presque aussitôt, Aelita perd le combat. Comme la désactivation de l'anneau de feu par Ulrich et la destruction du Supercalculateur arrivent simultanément, ce brusque revirement de situation n'a qu'un seul but : permettre à Yumi et Odd de sauver Aelita des griffes de William.
Car oui, ayant assommé Aelita, que fait XANA ? Il essaye d'envoyer Aelita dans la Mer Numérique. Depuis le Cinquième Territoire, où la Mer Numérique n'est pas accessible. Pour comprendre le raisonnement de XANA, il faut construire un Superordinateur très puissant, avec une partie organique de la taille d'une planète bleue, et le laisser tourner pendant environ cinq milliards d'années.

À noter qu'on sent bien la volonté des héros de ramener William parmi eux, en mode #76. Citations à l'appui :
Aelita a écrit:
Encore ce pot de colle ?
Yumi a écrit:
Toi, tu laisses notre copine !
Bon, un antagoniste humain sur Lyoko, c'est une chose. Et il faut admettre, William en jette. Mais faire durer ça toute la saison, ça a une conséquence scénariste inévitable : il y a forcément des épisodes où William n'est plus un personnage, mais un simple monstre de XANA parmi d'autres. Et ceux-là sont trop nombreux, et celui-ci en est.


L'heure est venue de conclure cette analyse en notant l'épisode.
L'épisode manque de cohérence et l'intrigue sur terre manque d'intérêt. Bien qu'elle soit fun et amusante, il n'y a en effet aucune leçon qui y soit subtilement glissée pour faire le lien avec l'intrigue spatiale, même si on peut reconnaître les vestiges d'arcs narratifs grossiers, qui dépassent encore de manière artificielle de ces moments de divertissement. Peut mieux faire.
L'intrigue Translation menace lentement de devenir une Routine (enfin, surtout la partie : voyage jusqu'au Réplika), mais demeure encore très plaisante. Cependant, nos translatés accumulent les fails de manière tout simplement honteuse.
L'action sur le Réplika proprement dit est assez basique. Ulrich s'en tire pas trop mal, mais le combat Aelita-William est nettement en-dessous de la moyenne du lieutenant de XANA.

Mais bon, ça reste un épisode Translation. Avec plein de décors absolument uniques, des idées neuves et des moments classes ; et puis, il ne faut pas oublier la référence à Kubrick, le nec plus ultra en matière de cinoche. Le grand écart entre vie quotidienne des héros et vie héroïque du quotidien n'est pas mis en valeur par le scénario autant qu'il l'est par l'espace, mais reste appréciable.

Je sors mon chapeau de nulle part. Et de mon chapeau, je sors Ikorih, qui n'a rien à faire dans cette critique et devrait en sortir. Ainsi qu'une note.

10/20

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Premier commandement : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Troisième commandement : Tout individu a droit à la vie
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kender MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:49   Sujet du message: Répondre en citant  
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#82 – Mémoire blanche



Mémoire blanche est centrée sur le passé d’Aelita et sur son père. On a droit au retour des cauchemars de la jeune fille, ce qui n’était plus arrivé depuis la fin de la saison 2, lorsqu’elle a récupéré ses souvenirs. Mais les rêves d’Aelita restent l’un des meilleurs moyens pour les scénaristes de nous donner des informations au goutte à goutte sur la back-story, tout en conservant une atmosphère lourde et nostalgique. Contrairement à ses premiers cauchemars où Aelita se met dans la peau de M. Puck (sa peluche) fuyant des loups, cette fois-ci, elle se souvient vraiment de ses années passées avec ses parents dans leur chalet dans les montagnes. C’est une amélioration en soi car nous savons que l’enlèvement de sa mère, Anthéa Hopper Schaeffer, est vraie. L’implication des hommes en noir dans la disparition d’Anthéa semble se confirmer de plus en plus. Par contre, le mystère reste, et restera, total sur la présence des loups qui hantent les nuits d’Aelita. Étaient-ils vraiment là ou sortent-ils de son imagination et de sa peur ? Et s’ils existent, que font des loups ici et quel est le rapport avec les travaux de Franz Hopper ou les hommes en noir ? Étaient-ce des vrais loups ou plutôt des spectres ?
Et d’autres questions peuvent encore être posées. Quel est l’intérêt de kidnapper Anthéa alors que c’est Waldo Schaeffer (vrai nom de Franz Hopper) qui semble avoir autrefois le rôle le plus important dans le projet Carthage ? Comment Aelita a-t-elle fait pour s’échapper, des loups comme des ravisseurs ? Où était son père à ce moment-là ? Sa mère est-elle encore en vie ? Si oui, où ? Et dans quelles conditions ?
Code Lyoko n’aura jamais apporté de réponses à ces questions. La suite officielle, Code Lyoko Évolution, nous permet cependant d'apprendre que sa mère est encore vivante et qu’elle semble travailler pour un certain Tyron (cf la partie Code Lyoko Evolution). Mais à part ça, c’est le flou total. Il faudra se contenter des fanfics et de l’imagination débordante de la communauté du forum pour avoir des réponses non officielles à ces questions (surtout qu’il semble peu probable d’avoir un jour une nouvelle saison de Code Lyoko, Évolution ou non).

Les vacances de Noël se passent en famille et dans la bonne humeur. Les Lyoko-guerriers ne l’ont pas oublié. Pourtant, ils ne semblent pas forcément ravis. Entre Jérémie qui s’inquiète toujours, Ulrich et Odd qui ne supportent pas leur famille et Yumi qui se décourage devant tous le travail ménager que sa mère lui prépare, Aelita est la seule qui essaie d’encourager ses amis à passer de bonnes fêtes familiales. Avec ses parents portés disparus, elle sait l’importance de la la famille dans nos vies et qu’il faut en profiter un maximum. Intéressons-nous un peu à chacune des familles de nos héros. Il est tellement rare qu’ils soient tous présents dans un même épisode (à l’exception des parents d’Odd)…

Prenons les familles par ordre de passage. D’abord Monsieur Belpois donc. On l’a bien vu dans l’épisode « #49 Franz Hopper », il est assez cool comme père. Il sait que son fils est un génie et s’inquiète donc peu pour ses études. Il préfère s’intéresser à sa vie sociale et comprend assez vite que Jérémie a le béguin pour Aelita. Monsieur Belpois prend plutôt cette nouvelle avec philosophie et amusement, cédant donc aux caprices de son fils. Difficile de détester un père comma ça, hein Jérémie ? Surtout s’il invite la petite amie du garçon à fêter Noël avec eux.
On note néanmoins qu’on n’a jamais vu sa mère, mais les cheveux blonds du leader des Lyoko-guerriers viennent probablement d’elle.
A l’inverse, Monsieur Stern est sévère et strict avec son fils. Aucun des deux ne semblent manifester de la joie à l’idée de passer les fêtes de Noël ensemble. Pourtant, nous savons que les Stern aiment leur fils (cf #21 Gravité Zéro). Mais les résultats scolaires assez décevants d’Ulrich ont probablement terni leur relation. Ses parents accordent beaucoup d’importance à la réussite scolaire et professionnelle, au détriment parfois de la vie sociale. Vu les piques qu’ils se lancent, il y a un manque de respect évident entre Ulrich et ses parents. Le contraste entre les Belpois et les Stern est vraiment net, tout comme la personnalité des deux garçons d’ailleurs.
Passons à la famille des Ishiyama, celle qu’on voit le plus dans la série, notamment du fait que Yumi est externe et qu’ils habitent près de Kadic. Ils restent fidèles à eux-même. Le père critiqué par son épouse pour sa paresse et la mère qui est exigeante autant avec elle-même qu’avec ses proches. A une semaine de Noël, elle commence déjà à mettre la pression sur le ménage, une tradition bien asiatique qui consiste à donner le maximum lors de la préparation des fêtes pour que le moindre détail soit parfait. Et on a surtout le plaisir de retrouver Hiroki qui se met à son activité favorite : embêter sa grande sœur avec Ulrich. Mais cette fois-ci, Yumi possède une parade du nom de Milly Solovief, la fille dont est amoureuse le jeune Japonais (cf « #77 Torpilles virtuelles »).
Enfin, on a Odd et ses fameuses sœurs dont il redoute tant. Dommage, on ne les verrait jamais, mais cinq noms sont sortis : Adèle, Pauline, Elisabeth, Marie et Louise. Une famille qui a tendance à se compliquer la vie. On apprend néanmoins que les Della Robbia n’habitent pas à côté, vu qu’Odd est obligé de prendre l’avion pour les rejoindre. Vu leur nom de famille, ils pourraient bien se trouver au Sud de la France, voire en Italie.

Malgré tout, les quatre camarades ont réussi à revenir à Kadic lorsqu’ils ont su qu’Aelita a disparu. Et encore une fois, à l’appel de son passé, elle tombe dans le piège tendu par XANA qui a profité de la période des fêtes pour jouer sur la corde familiale. Encore trop naïve, elle se jette dans la gueule du loup. Elle aurait pu prendre des précautions ou au moins prévenir Yumi. Elle sait que, seule, elle est vulnérable avec XANA qui souhaite l’envoyer dans la mer numérique. Sérieusement, il faudrait vraiment que quelqu’un apprenne la méfiance à cette fille. Qu’elle prenne un peu exemple sur Jérémie et Yumi, pas Odd et Ulrich connus pour leur imprudence. Heureusement que la Japonaise s’est méfiée et a réussi à prévenir les autres.

Le bulle virtuelle rappelle celle de l’épisode « #24 Canal fantôme ». Elle sera d’ailleurs détruite de la même façon : Aelita qui utilise ses pouvoirs pour la briser, à l’intérieur de la bulle cette fois-ci. Dedans, XANA a réussi à reproduire une exacte reproduction du chalet pour rappeler les beaux moments que la jeune fille a vécu avec ses parents. Quoique je ne vois pas l’intérêt de perdre du temps dans la bulle virtuelle dans une longue discussion, à part peut-être pour rassurer Aelita. Mais cela permettait surtout de laisser plus de temps aux Lyoko-guerriers d’arriver. Cependant, le plan était quasiment parfait, mais un programme reste un programme, sans émotion humaine. Comme dans l’épisode « Canal fantôme », c’est la mauvaise compréhension des sentiments humains par XANA qui a permis à Aelita de le démasquer. Ca et l’ignorance de l’histoire du Skidbladnir (cf #70 Skidbladnir). Malgré sa naïveté, la gardienne de Lyoko reste lucide et sait se défendre. Elle a réussi à se défaire de la prise de William avec une facilité déconcertante compte tenu de la puissance des xanatifiés.
Au passage, on apprend que le Franz Hopper/loup était au fait un block. Heureusement que ce n’était pas un krankelat, compte tenu de leur stupidité xD

Avec tout ça, on en a assez pour avoir un épisode palpitant et original. Mais ce n’est pas terminé ! Avec des blocks, des tarentules et une manta, sans oublier le guerrier de XANA, les Lyoko-guerriers sont clairement dépassés et en sous-nombre. Le suspense est intense. Et encore davantage lorsque William a poussé Aelita vers la mer numérique. Pour la première fois, les Lyoko-guerriers n’ont pas pu empêcher XANA à commettre son action. Le cri de victoire de William, après tant d’échecs et de frustration, montre sa détermination et sa joie. Finalement, il a un côté humain notre programme préféré. L’apparition de Franz Hopper est une nouveauté dans la série. C’est la première fois qu’on le voit réellement, même si c’est sous une forme de boule d’énergie (parallèle avec les boules d’énergie d’Aelita ?). Cela sera sa première, mais pas sa dernière apparition. Il aura encore un rôle à jouer dans la lutte. Nous sommes contents de savoir ce qui est arrivé à Franz Hopper après la destruction de Lyoko. La question se posait effectivement.
On voit aussi que XANA redoute bien plus son créateur que les Lyoko-guerriers. Ces derniers ont frôlé la catastrophe. Avec Ulrich largement dépassé par William et Odd qui a du mal avec les autres monstres, Franz Hopper est mitraillé au grand désespoir de Jérémie. Seul un geste de désespoir d’Aelita les a sauvés. Et contre toute logique, William, frustré, la dévirtualise alors qu’elle était immobilisée et seule. Pourquoi ne pas la jeter encore dans la mer numérique ? Personne d’autre ne l’en empêchait. Mais la colère a dominé la raison, montrant que XANA est rempli de défaut bien humain.

Au final, on a un épisode plein de rebondissements, de nostalgies et d’actions. Beaucoup de rappels d’épisodes précédents sont présents. L’intrigue avance et le retour de Franz Hopper nous fait bien plaisir. Cela mérite les félicitations du jury, non ?


Note : 18,5/20

_________________
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Merci à la talentueuse Lénaelle pour ce pack criminel



Dernière édition par kender le Dim 22 Juin 2014 01:03; édité 1 fois
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Belgarel MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:50   Sujet du message: Répondre en citant  
[Manta]


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Patrick : Ça y est, c'est mon tour?

#88 Cousins Ennemis


Aaah, on nous refait le coup du nouveau ! Ça faisait depuis quand, déjà…L'épisode 16, c'est ça, n'est-ce pas ? Et avant ça, l'épisode 10. Bon, d'une certaine manière, on avait bien eu Bringa dans le 85 ou Sam dans le 23 qui se rapprochaient de ce genre d'intrigue. Ça augure mal pour ce nouveau personnage, dont on sait presque d'avance qu'il sera cantonné à cet épisode.
La particularité très nette de Patrick dans cette catégorie, c'est qu'il est de la famille. En cela, il apparaît plutôt comme un satellite d'Hiroki.

La décision de donner à Jérémie un frère (car oui, ne nous cachons pas que si Jérémie est, à priori, fils unique – donnée qu'il aurait été maladroit de modifier à ce point de la série –, cette histoire de « cousin » parle de fraternité) peut paraître troublante. Certes, cette intrigue aurait été lourde et maladroite si on avait dû la coller à Hiroki, qui reste un petit frère avant tout. Mais pourquoi ne pas plutôt aller piocher dans la tribu Della Robbia ?
Je pense que cette intrigue aurait également pu marcher, à peu de différences près, avec Odd. Les enjeux autour de la cool-attitude et des souvenirs d'enfance auraient très bien pu expliquer l'excentricité compensatoire du blondinet. Mais Jérémie s'imposait pour des raisons logistiques.

En effet, il est de tradition, dans Co de Lyoko, de résoudre les intrigues terrestres par l'action. Donc, à moins d'envoyer Patrick sur Lyoko, ou bien de se cantonner à une attaque « classique » de XANA (permettant à un Lyokoguerrier, Odd en l'occurence, de rester sur Terre), il fallait que le cousin/frère/sœur/neveu soit lié à Jérémie.
Ce qui permettait, bien entendu, de complexifier l'intrigue dans des directions plus intéressantes. Faire intervenir le réseau, le Skid, la programmation, et développer les légers problèmes relationnels de M.Einstein.

I.Feed the Patrick

Je me souviens qu'à l'époque, je n'avais absolument pas apprécié de voir surgir ce type en plein milieu de la Guerre des Réplikas, à huit épisodes de la fin. Qu'est-ce qu'il venait faire là ? Qu'est-ce qu'il apportait ? Pourquoi un épisode-feuilleton ?
Si Patrick était resté après cet épisode, mais un peu plus en retrait, ça n'aurait rien changé à l'intrigue, et cela aurait rendu l'épisode bien meilleur. Imaginez donc ce qu'aurait été l'épisode 95 avec un élément comme Patrick à moitié intégré à la bande ! Tout de suite, l'extinction du Supercalculateur était plus logique.
L'épisode est mal placé, certes. Ça ne le rend pas pour autant mauvais.

Patrick est un personnage somme toute sympathique. Il est simple, ouvert et amical, fait confiance à Jérémie et le défend loyalement même quand ce dernier se comporte comme un gland ; il peut se montrer mature quoi qu'un peu naïf, mais aussi courageux et juste. Bien qu'il soit l'élément déclencheur de la catastrophe, il n'a rien à se reprocher.
Sauf peut-être d'être un peu trop rose ! Sérieusement, ce gars pisse du miel et vomit des arcs-en-ciels. Pour rester dans un registre bucolique, voici une vidéo de sa naissance. Bordel, même sa mort (car oui, il y a une scène de mort dans cet épisode, juste avant le RVLP) est basée sur cet ignominieux cliché du blessé qui attend trois plombes, se réveille quand son ami arrive, et lui dit d'une voix claire sa petite phrase émouvante avant de claquer soudainement, sur fond de musique triste ! Ce genre de trucs, ça ne fait plus pleurer personne depuis 2003
Non content d'être un génie du jeu vidéo (pour lier connaissance avec Odd), il pratique un sport de combat qui lui permettra de sympathiser avec Ulrich. Je le soupçonne d'avoir passé sept ans au Japon et d'être un amateur de platines aussi ; malheureusement, l'épisode ne nous a pas laissé le temps de découvrir ces aspects de sa personnalité.

Le conflit entre Patrick et Jérémie, c'est que Jérémie croit que Patrick cherche malignement à lui voler ses amis, comme pendant les traumatisantes, jolies colonies de vacances. À coups de « Tu ne le connais pas », il explique à Aelita que ce mec branché n'est pas ce qu'il semble être.
Et comme ça aurait été plaisant qu'il ait raison ! Que Patrick, tout en étant sympa, ait un côté sombre, ou soit indifférent envers les souffrances de son cousin, ou…bref, qu'il ait quelque chose d'humain. On pouvait même se demander si Jérémie n'avait pas raison, avec son histoire de « piquer mes potes pour me lâcher comme une vieille chaussette » : car c'est précisément ce qu'il semble faire quand il laisse le blondinet bouder en suivant au foyer les potes de Jérémie. Vous me direz que Jérémie agit comme un con et que Patrick le défend…certes, mais il est évident que cette décision met mal à l'aise Jérémie et le fait bouder, l'éloignant de ses amis. Patrick a-t-il réellement réfléchi aux intérêts de son cousin avant de se rapprocher de ses amis ?
Mais au lieu de ça, non : on écope d'un cliché narratif pourri jusqu'à la corde. Mary Sue version mec.

Jérémie agissait comme un gamin asocial, de manière d'autant plus évidente qu'avant même que Patrick débarque, il refusait de sortir de sa grotte et d'aller socialiser normalement (et tant le ton que la musique s'accordent pour montrer que Jérémie n'était pas sympa et que c'était pas bien). Personnellement, je veux bien admettre qu'il soit mal de travailler, mais enfin, quand il s'agit de sauver le monde, même moi je suis prête à faire des concessions !
Au cours de l'épisode, notre petit geek apprend que Patrick éprouve envers lui une affection/admiration/whatever sincère autant qu'inexpliquée, et que visiblement cela signifie qu'il n'avait rien d'un tordu/tro*du/inconscient qui empoisonnerait la vie de celui dont il se rapproche. Et que donc, dans la vie, c'est bien d'être sympa avec son bro. Et de jouer au babyfoot.
C'est à peu près proprement foutu, mais point de vue originalité, on a vu mieux.


Enfin, « proprement foutu », nuançons. Quelques éléments viennent gâcher ce joli scénario : tout d'abord, Patrick laisse entrer Sissi dans la chambre de Jérémie : merci pour le côté « réglo » On pourrait mettre ça sur le compte de sa naïveté, s'il n'avait pas attendu une bonne minute hors-champ que Hervé rapplique du foyer, après que Sissi lui ait expliqué, la bouche en cœur, qu'elle voulait « coincer » notre bande de magouilleurs – vous savez, les nouveaux potes de Patrick ?
Ensuite, quelle raisons Jérémie a-t-il de soudain commencer à faire confiance à son cousin ? Justement, c'est la faute de ce dernier si ses amis sont en danger de mort : en dépit de toute la bonne volonté du type, moi je l'aurais envoyé bouler ! Ah mais oui, j'ai compris !
En fait, le spectateur n'est pas censé se rendre compte que Patrick est entièrement responsable de la situation ! Les ellipses sont soigneusement choisies pour ne montrer que les moments où Patrick tente de chasser Sissi et sa clique de la chambre de son bro ! En plus, Patrick finit par se révéler digne de la confiance que Jérémie lui accorde sans raison, donc, d'après les lois de la causalité inversée, ce scénario est valide !

Pour conclure, après le RVLP, Patrick croise Delmas qui lui chante, la bouche en cœur, qu'il n'était qu'un personnage sans importance, invité pour la durée d'un seul épisode.
Pourquoi ne l'a-t-il pas croisé la première fois ? Pourquoi, à la place, a-t-on droit à Jim qui vient installer un lit de camp dans la chambre de Jérémie ? La pseudo-mort de Patrick aurait-elle changé le continuum espace-temps ?
Ou bien les scénaristes n'en avaient-ils juste rien à faire ?

II. Un crack en informatique

Non mais sérieux ?!
Est-ce que Sissi a vraiment utilisé ce terme pour décrire Hervé ?
« Crack » ?!…Enfin, c'est le genre de mots que mes vieux utilisaient quand ils essayaient de faire jeune -_-' Merde quoi, bande de scénaristes, renseignez-vous sur votre public cible !
http://download.codelyoko.fr/rub/quote/herve.png « Je sais pas ce que j'ai fait, mais je crois que j'ai réussi ! »
Si, si, c'est très le swag. Vive l'informatique ! \o/

Tiens, en parlant d'informatique…Hervé, donc, est un nul. Il fout le bordel par accident d'une façon qui laissera évidemment des traces, et tout ce qu'il parvient à faire c'est déterrer des fichiers scannés dans les dossiers personnels de Jérémie.
On pourrait croire que c'est fantastique parce que Jérémie crypte ses fichiers ? Personnellement, j'en doute.

En effet, il semble que notre génie des ordinateurs quantiques n'ait jamais appris à sécuriser son propre matériel. Bon, ne pas verrouiller sa session en laissant son programme tourner en arrière-plan, ça peut arriver, tout grave que ça soit ; mais être incapable d'accéder à distance à son propre PC, sans contraindre l'utilisateur physique à couper la connexion au net de la machine, ça sent l'échec.
Au fait, savez-vous ce qui se passe quand un programme bugue ? C'est simple : la fenêtre tremblote ! Rolling Eyes Enfin, je suppose qu'avec un scénario qui utilise l'expression « un crack en informatique », on ne peut pas s'attendre à beaucoup plus de sérieux.

Enfin, en dépit de tout ça, le fait que pour une fois, les problèmes de nos héros ne soient pas causés par XANA a quelque chose de sympathique…découverte de l'identité factice d'Aelita, des faux appels téléphoniques (durant lesquels on découvre nos héros sous un jour un encore assez puéril, bien qu'il soit aisé de deviner qu'Odd avait de bonnes raison de distraire Sissi en lui envoyant un amoureux transi sur le dos), bidouillage en direct du Skid…
Pour comprendre à quel point c'est génial, il faut se demander : à quoi aurait ressemblé l'épisode si XANA n'avait pas activé sa tour pour xanatifier Hervé et Sissi ? En somme, Hervé aurait continué à faire la même chose, c'est à dire : mettre le bazar. Quant à Sissi, elle n'aurait peut-être pas été cette espèce de taureau sanguinaire qui manque d'écraser deux Belpois, mais elle était déjà très bien dans son rôle de peste rapporteuse !
Imaginez donc : XANA n'attaque pas, mais la malchance les pousse tout de même à lancer un RVP…Ça serait une première, en fait.
Franchement, c'est à regretter que XANA active une tour ! Mais bon, il fallait créer un danger pour faire de nos deux cousins ennemis d'authentiques frères d'armes…Regrettable.

Sur Terre, l'attaque de XANA revient à du piratage informatique et, en particulier, à une banale xanatification de Sissi. Rien de bien enthousiasmant.

III. Calamar rôti

Bon, une bonne moitié de l'épisode est occupée par un exposé sur le légendaire drakkar Viking, alors autant en parler.
La mission est d'aller bousiller un nouveau Réplika, qui vient d'être découvert. Maintenant, sur-le-champ. C'est quand même marrant, non ? Nos Lyokoguerriers voulaient simplement apprécier une après-midi sympathique et se détendre au foyer, et voilà-t-y pas que dès que ce vilain boudeur de Jérémie en donne l'ordre, tout le monde se lance immédiatement dans une mission sans urgence, abandonnant derrière eux le seul gars qui ne les trouve pas louches.
En effet, cette mission doit être bien urgente ! On s'en chargera donc dès l'épisode suivant, dans le #89…euh, 90. Non, 91. Oh et euh…Et puis zut ! on ne retournera pas à ce fameux Réplika avant le #92. Ouais, le #92, c'est bien, ça…

Le Skidbladnir déraille progressivement à cause des interventions de Hervé. D'abord, el Skid est privé de propulsion et de radio ; puis c'est au tour des Navskid de perdre bouclier et armement. Les Rekins sont toujours là, sans parler du nouveau monstre de XANA : le Kalamar.
Et y'a pas à dire, ce truc est classe. Le design est bon (j'apprécie particulièrement l'aspect métalique), l'animation nerveuse, la destruction spectaculaire. Franchement, dommage que ce soit sa seule apparition, car c'est un monstre bien plus beau que le cheapos Kolosse.

Du reste, les combats dans le Réseau sont toujours aussi dynamiques. Un vrai plaisir à regarder.

À partir du moment où Jérémie parvient à accomplir sa mission (c'est-à-dire empêcher Hervé de nuire depuis l'ordinateur de sa chambre), l'épisode est virtuellement terminé. Les héros à genoux ont le droit de se relever en mode « Maintenant, c'est du gâteau », d'une façon qui ferait passer la résurrection de Néo pour une épreuve. La désactivation de la Tour n'est qu'une formalité.
Pour désamorcer ce moment de grande tension, c'est donc une victoire facile qui attend nos guerriers. Trop facile, si vous voulez mon avis.

Conclusion

Heu…Mouais.
De l'action, on en a. Du suspense aussi. De l'originalité, jusqu'à la xanatification du moins.
Mais Patrick est trop…niais. L'histoire qu'on nous propose, du déjà vu. L'évolution de Jérémie, plate et caricaturale. En soi, y'a rien de mal. Mais il y a une chose que je peux vraiment pas pardonner, c'est sa mort. C'est plat, cliché, de mauvais goût – en un mot, ridicule. Ça l'aurait déjà été s'il n'avait pas attendu inconscient que Jérémie vienne recueillir ses dernières paroles, mielleuses à faire vomir le cul de la fée Clochette, c'est vous dire !

Heureusement qu'y a le poulpe qui s'en prend à Aelita, pour sauver l'épisode de la noyade. L'excellent niveau de l'action sous-marine le repêche des abysses de médiocrité où son intrigue l'avait plongé.


12/20

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Premier commandement : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Troisième commandement : Tout individu a droit à la vie
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kender MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 22:51   Sujet du message: Répondre en citant  
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#79 – Arachnophobie



Anecdote culture G du jour : arachnophobie est le terme utilisé pour définir la peur des araignées, voire des arachnides en général (scorpions, etc.). Un mot plus souvent utilisé pour les femmes donc (selon une étude, la moitié des femmes auraient peur des araignées contre seulement 10% des hommes environ) Mr. Green
Autre anecdote de la série : aucun des Lyoko-guerriers ne souffrent d’arachnophobie, mais William, si. Il aurait été amusant de voir l’esclave de XANA sur terre pour savoir si son côté humain ressortirait face à ses peurs ou pas. Dommage, ce ne fut pas le cas et, à part la présence d’araignées robotiques, le titre ne reflète pas vraiment l’épisode. Une mention sur la vantardise d’Odd aurait mieux convenu.

Cet épisode est donc la suite du « #78 Expériences ». Il est important d’avoir vu l’épisode précédent pour comprendre la mission du jour et les nombreuses allusions au #78. Après le premier échec, on s’attendait au retour des Lyoko-guerriers sur le réplika de la forêt et dans le laboratoire de la forêt amazonienne. On se doutait également que les araignées aperçues dans les vivariums auraient un rôle à jouer. On n’a pas été déçu. Ils ont même été les seuls adversaires de nos héros sur la partie terrestre. Pas de spectres donc.
Ulrich et Yumi ont été les victimes de ces monstrueuses araignées robotiques. Le début de la scène nous a d’ailleurs été spoilé dès le début de l’épisode. Un spoil inutile et mal choisi. Il nous a donné aucun frisson, mais nous a dérangés, autant que les horribles spoils des épisodes de Code Lyoko Évolution. On notera que c’est la première et dernière fois qu’on entendra une voix off dans la série.

La mission, pas si simple que Jérémie le prétendait, consiste à finir le travail de la dernière fois, c’est-à-dire détruire le générateur du laboratoire entraînant ainsi la destruction du réplika. Pour changer, ce sont Ulrich et Yumi (première fois qu’on les voit sous forme de spectres translatés) qui s’en sont chargés. Un choix qui nous rend un peu perplexe contre rendu de l’utilité du pouvoir d’Aelita à ouvrir les portes verrouillées. Finalement, c’est ce choix qui entraînera petit à petit la complication de la mission. Ça et la bêtise d’Ulrich qui pensait que donner un bon coup d’épée dans le système automatique d’ouverture aurait permis l’ouverture des portes. Franchement, si la mission s’est compliquée, il ne peut qu’en prendre à soi-même. Heureusement que sa bêtise est souvent compensée par son efficacité sur Lyoko. Car ce n’est certainement pas avec son intellect que les Lyoko-guerriers pourront battre XANA. Les deux amoureux ont au final échoué devant le nombre d’araignées mécaniques. Et avec Aelita qui s’est fait dévirtualisée sur le réplika, il ne reste plus qu’un espoir : Odd.

Odd, Odd et encore Odd. Présent du début à la fin, omniprésent sur la plupart des scènes, il fera probablement sa meilleure performance de tous les temps en tant que Lyoko-guerriers. Pourtant, il ne peut pas s’en vanter. L’effort apparent qu’il fait pour se retenir de fanfaronner amuse constamment le téléspectateur. C’est bien vu de la part des scénaristes de reprendre l’un des caractères connus d’Odd pour l’interdire. Il y a de quoi frustrer le personnage. Et tout cela commence, comme dans beaucoup d’épisodes, avec un cours de sport avec notre cher Jim. Bien sûr, tout le monde s’attendait aux gamelles comiques de Jim et d’Hervé dignes des meilleurs vidéos gags. Mais la prestation d’Odd Della Robbia était vraiment de haut niveau et il a de quoi en être fier. L’insolence envers son professeur était juste la phrase de trop. Se vanter, c’est quelque chose, ridiculiser le professeur, c’en est un autre. C’est en allant trop loin que le vantard s’est retrouvé avec 4h de colle et un pari qu’il ne tiendra même pas un jour. Comme il le dit si bien :
Odd a écrit:
Je suis un grand vantard et j’adore ça

We know Odd, we know… (soupir)


Ce n’est pas aujourd’hui qu’on verra l’ado parfait, raisonnable et responsable que Jérémie espérait. Il faudra s’y faire. On ne change pas un gagnant !

Car c’est vrai. Sur Lyoko comme sur le réplika, Odd a sorti le grand jeu. Après s’être occupé de quelques frelions comme apéro, il a complètement humilié William. Jouant avec lui tout le long du combat, ce sera finalement avec une ruse qu’il dévirtualisera le guerrier ténébreux. Personne n’aura battu William aussi facilement dans cette saison, belle performance donc. Mais ce n’est pas fini. Après le fiasco d’Ulrich et de Yumi, c’est au tour d’Odd d’être translaté dans le laboratoire de la forêt amazonienne. Après la dévirtualisation d’Aelita par d’autres frelions et l’apparition de tarentules qui mitraillent le Skidbladnir (oui, XANA semble porter une attention particulière aux insectes dans cet épisode), Odd est le dernier espoir de Jérémie. Et comme on peut s’en douter, c’est dans de tels moments que le félin de Lyoko chasse le mieux. Sa performance remarquable sur terre relance le débat sur le meilleur Lyoko-guerrier entre lui et son colocataire de chambre. Et c’est lui qui ramène le sous-marin virtuel à bon port. C’est la première fois qu’une personne autre qu’Aelita conduit le Skidbladnir.

Finalement, Jérémie avait raison. La mission était facile… Tant qu’on s’appelle Odd Della Robbia.


Note : 14/20

_________________
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Merci à la talentueuse Lénaelle pour ce pack criminel



Dernière édition par kender le Sam 21 Juin 2014 22:53; édité 1 fois
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