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 Auteur Message
PhilippeKadic MessagePosté le: Sam 20 Fév 2010 11:43   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 22 Juil 2009
Messages: 108
Localisation: Croix, France
Waouh ! Bon bah, par où commencer ? C'est qu'il est costaud ce deuxième bout de chapitre et j'ai pas mal de choses à dire. D'abord que je suis tout à fait navré de le commenter près d'un mois après sa sortie... J'ai même pas d'excuses valables, donc je vais embrayer sur les corrections... Euh, repose tout de suite ce pistolet, Kinshii. Je te promets qu'il n'y a pas 18 fautes cette fois. Voilà, doucement, baisse cette arme... Voilà. Hin, hin, en fait, il y en a plus. Nan, j'déconne.

Alors, corrections et après les points positifs :

" Odd avait émit cette idée" => le participe passé d'émettre est "émis". Tu dirais : 'il l'avait émite", toi ? ^^ C'est une faute assez récurrente chez toi la confusion participe passé/passé simple comme ma confusion infinitif/particpe passé Wink
" pour aller s'assoir " => s'asseoir, faute d'attention je suppose.
" le frisson qui parcouru Aelita " => méthode simple pour s'apercevoir qu'il y a un problème : toute proposition, subordonnée ou principale, doit avoir un verbe conjugué en son sein (sauf si elle est infinitive) donc c'est "parcourut" (dont le sujet est le pronom relatif "qui" renvoyant au frisson de la principale).
" Jérémie cru devoir s'expliquer => encore une confusion ou une faute d'attention : "crut"
" de son libre-arbitre " => mouais, avec une préposition devant, ça sonne pas très bien à l'oreille je trouve. J'aurais plutôt écrit "de son propre chef", mais là, c'est une question d'appréciation personnelle.
" de taules de métal " => toujours personnellement, je ne connais pas de taule qui ne soit pas de métal.
" Le génie du groupe soupir " => soupire
"sans avoir subit le moindre dommage " => subi
" Xana a réussit l'impossible poursuit Jérémie " => il manque la virgule entre impossible et poursuit pour délimiter le Discours Direct de l'incise. Quant à "réussit", c'est un participe passé donc "réussi".

Concernant à présent ta fic, je dois avouer que je n'ai parfois pas tout à fait tout compris mais dans l'ensemble, j'ai capté l'essentiel (ton petit résumé dans les hypothèses sur le cerveau de Sibérie m'ayant au passage aidé ^^). Jérémie est toujours assez abstrait dans ses explications et le fait que l'on suive la progression des hypothèses et de leur rejet ne facilite pas forcément la compréhension. Toutefois, ce n'est pas un reproche et j'avais vraiment l'impression de voir un épisode inédit avec enfin de nouvelles hypothèses de notre génie préféré. J'étais, je crois, aussi largué que les autres personnages pendant les 4 saisons, mais c'est pas vraiment frustrant, au contraire.

J'aime beaucoup la subtilité de certaines de tes interventions qui font ressortir en quelques mots certaines facettes des personnages, c'est vraiment intéressant comme procédé et ça prouve que tu maîtrises ce que tu sais d'eux à la perfection. En tout cas, l'humour d'Odd et son caractère têtu ne s'améliore pas. ^^

Concernant ton "analepse", je suis un peu partagé. Très honnêtement, elle est vraiment touchante, très bien écrite, respecte parfaitement les caractères des deux personnages et fait preuve, une fois de plus d'une très grande finesse dans le choix des mots et même dans l'emploi du discours direct. Peut-être que ce sont mes yeux qui me jouent des tours, cependant, j'ai personnellement beaucoup de mal à distinguer le changement de couleur et l'arrivée abrupte de l'analepse me déstabilise. Son introduction reste très cinématographique et c'est dommage car le contenu est vraiment plus littéraire que jamais.

Concernant tes idées, il vaut mieux trop les développer que pas assez. On te dira stop quand on aura marre des hypothèses de Jérémie mais là, pour l'instant, je trouve ce sentiment d'avancer avec les héros très intéressant.

Un très bon bout de chapitre. J'attends la suite avec impatience et j'essaierai, promis, de commenter plus vite . Encore toutes mes excuses Kinshii.
Et bon courage pour la suite ! Wink
_________________
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« Le mal triomphe par l'inaction des gens de bien » Edmund Burke
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Kinshii MessagePosté le: Lun 26 Avr 2010 18:24   Sujet du message: 8-2 Révélation Répondre en citant  
 


Inscrit le: 20 Juin 2009
Messages: 970
Je pense que vous l’avez tous compris maintenant, je suis en compétition très serrée avec PhilippeKadic pour la place du plus mauvais posteur. Ce sera à qui publie sa fic dans le plus long délai.


Bon, j'ai déjà répondu en privé à PhilippeKadic... alors je vais simplement le remercier une fois de plus, et enchaîner.


Il y aura encore des analepses, soyez attentifs au changement de couleur Wink


__________


La tension commençait à s’élever entre Ulrich et Jérémie, et Aelita ne savait plus quoi faire pour les raisonner, quand Odd leur fit remarquer avec un détachement parfaitement calculé que si Jérémie ne lançait pas de retour vers le passé, ils allaient être en retard en cours.

Après une course effrénée, Odd, Ulrich et Aelita – Jérémie sur leurs talons – arrivèrent en cours en même temps que leur professeur d’histoire monsieur Perrault qui fit entrer les élèves en s’excusant de son léger retard.

« C’est bien la première fois que je suis en retard en cours et que c’est le prof qui s’excuse, glissa Odd à Ulrich. »

La salle de classe de Yumi était plus éloignée, et tous les élèves étaient déjà installés quand elle entra dans la pièce. Le professeur, qui était en train de faire l’appel, prit le rouge qui teintait les joues de la jeune fille pour de la gêne et décida de ne pas relever. Etre une élève sérieuse pouvait parfois rendre service. Le cours d’italien s’écoula sans plus d’incidents.

Ils se retrouvèrent tous les quatre au réfectoire pour le déjeuner – Yumi était rentrée chez elle en ce samedi midi – et l’ambiance était plutôt tendue. Ulrich s’était enfermé dans le mutisme, Jérémie n’était pas plus bavard, sans doute ressassait-il la discussion de ce matin et Aelita ne savait pas quoi faire pour relancer la discussion. Odd fit une tentative pour détendre l’atmosphère, mais pas avec le résultat escompté. Il huma l’air ostensiblement et demanda à la ronde :

« Vous ne trouvez pas que ça sent le gaz ? »

Jérémie leva les yeux vers son ami avant de secouer la tête d’un air navré et Ulrich ne broncha même pas.

« Odd, c’est ce qui s’appelle faire une blague de très mauvais goût. » le rabroua Aelita.

Ces deux derniers mots prononcés par Aelita firent jaillir une étincelle dans l’esprit de Jérémie, rallumant le brasier d’une idée fixe qui était passée au second plan avec les évènements de la journée. Et sans plus de préambule, le garçon demanda :

« Aelita, comment se fait-il que tu n’aies pas été emprisonnée avec nous dans les égouts la nuit passée ? »

Comme par magie, tous étaient devenus attentifs, attendant sa réponse, et la jeune fille se dit qu’elle n’avait pas de raison de taire ce qui s’était passé ce soir-là. Elle devrait de toute façon leur faire part de ces événements et le plus tôt serait le mieux.

« Quand tu m’as appelée, commença-t-elle, j’étais sur les quais. »

Jérémie ne cacha pas sa surprise.

« Qu’est-ce que tu faisais au bord du fleuve en pleine nuit ?
- Eh bien, je revenais de l’Ermitage, répondit la jeune fille, mais ce sera plus simple si je vous raconte tout depuis le début. C’est quand j’ai entendu monsieur Delmas parler… »

Elle est interrompue par Odd qui s’exclame :

« Attends, qu’est-ce que le proviseur vient faire là ?
- Odd ! Le rabrouèrent ses amis en chœur.
- Je disais donc, reprit Aelita, qu’en allant au secrétariat – porter une photo d’identité qui manquait à mon dossier, si tu veux tout savoir Odd – j’ai entendu à travers la porte du bureau de monsieur Delmas le nom de Franz Hopper.
- Franz Hopper ? Tu es sûre ? demanda Jérémie étonné par cette révélation.
- Certaine, ils ne parlaient pas très fort mais d’après le ton surpris de monsieur Delmas, je pense que cela lui a échappé.
- Qu’est-ce que tu as fait alors ?
- J’ai demandé à Nicole si je pouvais voir Mr Delmas.
- C’est idiot, commenta Odd, comme si elle allait te laisser entrer dans son bureau alors que le proviseur était…
- Et qu’est-ce qu’elle t’a répondu, interrogea Jérémie, coupant son camarade.
- Ce que je voulais savoir, poursuivit Aelita en souriant. Que monsieur Delmas s’entretenait avec deux messieurs et qu’il ne pouvait donc pas me recevoir.
- Et ensuite ?
- Ensuite j’ai couru jusqu’au portail et j’ai trouvé ce que je cherchais. Une berline noire garée devant l’entrée du lycée.
- Bien joué, s’exclama Jérémie, avec leur numéro de plaque, je devrais pouvoir trouver
- Tu ne m’as pas laissé terminer. J’avais mieux à faire que de noter le numéro de leur plaque minéralogique, que j’ai d’ailleurs mémorisé. J’ai détaché les pompons d’une de mes chaussure, je les ais noués sous la voiture et j’y ai attaché mon portable en les pinçant dans la batterie. »

Personne ne répondit, même Jérémie en eu le souffle coupé et Aelita sourit devant leur ébahissement.

Odd se tourna vers Jérémie et lui dit d’un ton sérieux :

« Pourtant, lorsque tu lui avais offert son portable, le mode d’emploi était bien fourni avec, non ?
- Aelita, fit Ulrich qui avait renoncé à sa mauvaise humeur, les histoires de Jim quand il raconte son passé dans le contre-espionnage te sont montées à la tête. »

La jeune fille ne tint pas compte de la remarque et continua son récit.

« Donc je suis retournée en courant à l’usine où j’ai piraté l’opérateur de mon portable que j’ai repéré par triangulation.
- A l’Ermitage ? demanda Jérémie.
- Exactement. Je me suis dis qu’il fallait en savoir plus, et accessoirement, récupérer mon portable et éviter ainsi de leur permettre de remonter jusqu’à moi.
- Et tu as couru jusqu'à l’Ermitage en pleine nuit ? fit Jérémie impressionné.
- De toute façon la différence n’était pas grande, puisque je suis passée par les égouts.
- La bouche d'accès n’était pas encore soudée ? s’étonna Ulrich.
- Non, à mon avis, Xana a commencé…
- Pas Xana, Zena, la reprit Odd.
- Oui, Zena a probablement commencé par boucher l’issue du pont, puisque c’est par là que nous passerions logiquement. Donc il a dû la bloquer quand Jérémie m’a appelé, et j’étais déjà sur les quais à ce moment.
- Continue, qu’est-ce que tu as fait une fois arrivée à l’Ermitage ?

*

La porte encastrée dans la hauteur de l’escalier s’ouvrit lentement et un rayon de lune vint caresser la chevelure rose qui apparut dans l’entrebâillement. La jeune fille se glissa furtivement par l’ouverture et aperçut de la lumière filtrer entre les volets métalliques disjoints d‘une pièce qu‘elle identifia comme étant le salon. Elle marcha avec précaution jusqu’au pied du mur et s’y adossa sous la première fenêtre, sa frêle silhouette se fondant dans la masse sombre de la demeure. Elle écouta la rumeur de la ville qui montait dans la nuit quand tout à coup, elle se figea instinctivement en entendant des voix au-dessus d’elle. Les hommes qui se trouvaient dans la maison ne se gênaient pas pour parler à voix haute, et par les vitres brisées, Aelita ne perdit rien de leur échange.

« Quatre pièces à l’étage, cinq ici, plus la cave, le deuxième étage, les combles et l’atelier… On n’a pas fini. »

Visiblement, ils cherchaient quelque chose de précis, et la taille de la villa n’allait pas leur faciliter les choses, songea Aelita en s’interrogeant sur ce que ces hommes pouvaient bien espérer découvrir dans son ancienne maison.

« C’est pour ça qu’on devrait s’y mettre maintenant Hans, fit remarquer le deuxième agent.
- C’est n’importe quoi, maugréa son collègue, on ne sait même pas ce qu’on cherche. Tout ça à cause d’une stupide photo. »

« Une photo ? De quelle photo pouvaient-ils bien parler ? »

« C’est normal que les huiles s’inquiètent. Cette photo n’est pas sortie toute seule de l’oubli. Quelqu’un l’y a aidé, et ce quelqu’un ne doit rien trouver qui puisse mettre en cause le Cercle. »

« Le Cercle, c’est donc à cette organisation que son rattachés les hommes en noir ? Quel rôle joue-t-il dans les évènements actuels ? »

« Ouais, je connais les ordres : effacer toute trace des activités de Schaeffer, et tout ce qui pourrait permettre de remonter jusqu’au Cercle. »

Aelita réprima un gémissement. Ils connaissaient la double identité de son père, et donc ils connaissaient son existence à elle. Même s’ils ne pouvaient pas s’attendre à ce qu’elle soit encore au lycée, ils ne devaient surtout pas la voir. La moindre enquête mettrait immédiatement en lumière le mensonge fabriqué par Jérémie. Ce serait donc le Cercle qui aurait envoyé des agents chez eux, forçant son père à fuir avec elle pour aller se réfugier sur Lyokô ?

« Ça n’empêche qu’ils auraient pu régler le problème à sa source, reprit l’agent nommé Hans, et passer une petite visite au plaisantin qui a balancé cette photo sur le réseau. »

Aelita fit tout de suite le rapprochement. La photo, le réseau, la visite. Tout à l’heure, les hommes en noir rendaient « visite » au proviseur, et sa fille, Sissi possédait une photo d’elle et de son père qu’Odd lui avait envoyé par erreur. Se pourrait-il que… Non, le retour vers le passé avait effacé cet épisode, Sissi ne possédait plus la photo. Jérémie non plus d’ailleurs, il l’avait supprimé de son ordinateur après avoir achevé le programme de réinitialisation. Aelita réalisa soudain, et eut l’impression que le mur se dérobait derrière elle.

Son vertige ne dura pas et il laissa la place à l’évidence qui s’imposait à elle maintenant. Le programme de réinitialisation du supercalculateur. Il avait été effacé. Comme tous les programmes placés dans la partie sécurisée du supercalculateur, le programme de réinitialisation avait été détruit par Zena en début de semaine. Si Jérémie l’avait reprogrammé, il avait forcément eu besoin de la photo. Ils avaient décidés tous les deux avant les vacances qu’il valait mieux que cette photo ne puisse pas être trouvée dans les affaires personnelles d’Aelita et ils l’avaient cachée à l’usine, dans la salle des scanners. Jérémie était la seule personne qui, avec Aelita, connaissait l’emplacement de cette photo. Mais si cela expliquait que Jérémie ait enregistré cette photo sur son ordinateur, ça n’expliquait pas comment elle avait pu se retrouver entre les mains du Cercle.

« Marc m’a raconté que ce type n’est pas n’importe qui, expliqua l’homme qui se trouvait dans le salon. Il est passé par tellement d’intermédiaires et sous tellement d’identités différentes que ses gars de la sécurité du réseau n’ont pas réussis à le tracer.
- Tu parles ! Dis plutôt qu’ils avaient mieux à faire que de rechercher l’expéditeur d’une photo.
- C’était vrai au début, mais quand ils se sont aperçu que le pirate était d’une autre trempe, ils s’y sont mis sérieusement, et ils en font maintenant une question d’honneur.
- Dans ce cas, ils trouveront, conclut le dénommé Hans. Ces types sont des allumés, mais ils connaissent leur boulot.
- Il y a une autre raison pour laquelle nous avons été envoyés ici, ajouta l’autre qui ne semblait pas être son supérieur hiérarchique, mais qui exerçait un ascendant sur son collègue que même Aelita pouvait deviner à leur dialogue.
- Laquelle ?
- Tu n’as pas lu le dossier, n’est-ce pas ?
- Disons… en diagonale.
- Si tu l’avais lu, tu saurais que d’après Marc, le pirate avait la même patte que la personne qui a envoyé le message dénonçant Waldo Shaeffer en 94. C’était le même style de programmation.
- Eh bien, ce scientifique a décidément un ange gardien qui a un sacré goût de l’humour. Il se serait fait trahir deux fois par la même personne ?
- Ça y ressemble. »

Aelita retint ses sanglots, mais elle ne put empêcher les larmes de couler sur ses joues. Elle se laissa tomber sur les talons. C’était Xana qui avait dénoncé son père à cette maudite organisation. Il s’était servit des hommes en noir pour les rabattre tous deux dans son piège. Son père pensant l’emmener dans un monde sans danger, l’avait conduite dans la gueule du loup par la faute de Xana.

« C’est vraiment surprenant que le Cercle n’ait pas réussi à le retrouver.
- Ce n’est pourtant pas faute d’avoir cherché, mais ce type semble s’être littéralement volatilisé.

« Papa… »

« Et toi, tu penses que la même personne qui l’avait balancé en 94 veut nous faire croire qu’il est toujours en vie ? s’enquit l’agent Hans.
- Je suis sûr qu’il est vivant. Quelques jours après sa disparition, une carcasse de voiture est retrouvée au fond d’un ravin dans les Alpes. A l’époque, j’assistais Gabriel Leclerc qui était chargé de cette enquête. La plaque nous a appris que la voiture était louée au nom de Franz Hopper. Ce crétin de Leclerc a conclu dans son rapport que Franz Hopper était mort avec sa fille dans l’accident et que le torrent avait emporté les corps.
- C’est possible, en juin, les torrents sont gonflés par la fonte des neiges, et… »
Son camarade ne le laissa pas terminer.

« Ce qui est improbable, c’est qu’un type en cavale utilise une identité que nous connaissons pour louer une voiture. Ça frise la stupidité. Mon rapport allait dans ce sens, et c’est pour ça qu’au cas où j’aurais raison, l’organisation préfère couvrir ses fesses, par précaution. Elle nous a donc envoyé ici faire un trait sur le passé.
- Ça ne règle pas le problème de Schaeffer, nota l’agent Hans.
- C’est vrai, mais ça le limite, et si j’étais lui, j’éviterais de me montrer. Cette photo les a remués là-haut. D’ailleurs, ils ont réactivé la surveillance de la villa. »

Aelita se figea. Des hommes en faction ? Des caméras ? Infrarouge ou pas ? Se pouvait-il qu’elle ait été filmée à son insu ? A quel point l’Ermitage était-il surveillé ? Il faudrait qu’elle vérifie plus tard si des caméras avaient pu la repérer. Heureusement, elle s’était très peu déplacée et elle serait facilement fixée, pour peu qu’elle localise les différentes caméras.

Après un silence de quelques minutes durant lequel Aelita les entendit s’affairer à l’intérieur, celui qui exerçait le plus d’autorité reprit la parole.

« D’après le dossier, notre homme était plutôt prévoyant. Les agents qui l’avaient interpellé chez lui en 94 avait précisé dans leur rapport pour expliquer leur échec que Schaeffer avait tout prévu pour sa fuite.
- Je peux savoir ce que tu fais dans ce fauteuil ? interrogea Hans tout à coup.
- On sera encore là demain si on continue à chercher comme ça, répondit l’autre, donc je réfléchis.
- …
- Un type comme lui devait avoir à portée de main des documents suffisamment compromettants pour lui servir de dernier atout au cas où le Cercle voudrait lui faire des ennuis. L’intervention « brusque » de 94 n’a pas dû lui laisser l’opportunité de les utiliser, donc ils doivent être là.
- Oui, mais où ?
- Probablement dans une mallette, de manière à pouvoir les transporter facilement. Déjà ça élimine toute la tuyauterie de notre champ de recherche, conclut l’homme.
- Mouais… ça laisse quand même une sacrée marge, fit son camarade peu convaincu.
- Le dernier étage n’était pas utilisé, il ne contient que des cartons, et de toute façon, je le vois mal dissimuler cette mallette dans les étages.
- Et à la cave ? suggéra Hans.
- Possible, puisque c’était son itinéraire de fuite, mais à mon avis, il les conservait à portée de main. Un homme rassemble ce genre de preuves principalement pour se rassurer, donc elles sont sûrement dans une pièce courante, à un endroit où il pouvait constater tous les jours leur présence. De plus… »

Il s’interrompit et Aelita tendit l’oreille pour deviner ce qu’il se passait à l’intérieur, mais l’agent reprit aussitôt :

« Montre-moi voir la feuille sur laquelle tu es en train de marcher, réclama l’agent dont Aelita ignorait toujours le nom… C’est bien ce qu’il me semblait, c’est une partition. Schaeffer ou bien sa fille jouait du piano.
- Et alors ?
- Ç’aurait été une cachette idéale pour ces fameux documents… j’espère qu’ils n’ont pas étés retrouvés par les personnes qui ont récupéré ce piano.
- Comment va-t-on s’en assurer ?
- Le plus simple est de trouver ces documents ici même, ça règlera la question. Voyons… Le piano était placé à cet endroit où la peinture a conservée sa couleur d’origine… Cette salle devait être la principale pièce de vie, et il y a de forte chance pour que la mallette soit ici… Hans ! Cette cheminée est parfaitement honnête, tu lis trop Maurice Leblanc, ça te monte à la tête.
- Qui est Maurice Leblanc ? interrogea l'interpelé.
- Peu importe, jette plutôt un œil à cette étagère.
- Pourquoi celle-ci en particulier ?
- Parce que c’est le seul meuble qui a conservé sa place d’origine, rétorqua son collègue.
- … Normal, elle est scellée au mur par des vis, releva l’autre.
- Parfait, regarde si…
- T’es obligé de me donner des ordres ? objecta Hans qui en avait visiblement assez de jouer le rôle d’auxiliaire. Tu ne peux pas te lever au lieu de rester planté dans ton fauteuil ?
- Je réfléchis mieux quand je suis assis, répliqua l’autre. Et plus vite je réfléchis, plus vite on trouve ces documents, plus vite on part d’ici.
- Ok, je ne tiens pas à y passer la nuit.
- Très bien, ouvre la porte du casier du haut.
- Il n’y a que des vieux bouquins, et le fond n’est pas percé.
- Prends l’oreillette de ton portable et compare la profondeur de ce casier avec celui d’à côté. Logiquement, il doit être plus profond. »

Aelita attendit ce qui lui paru être une éternité. Tant de choses remontaient du passé. Et cet homme, il n’était pas dans l’Ermitage depuis une heure qu’il en avait déjà fait le tour, et si ces documents existaient bien, il allait les trouver sans bouger de son fauteuil.
Le dénommé Hans interrompit bientôt ses pensées.

« Exact, je crois bien que le casier avec la porte fait un demi-centimètre de plus.
- Bien, le fond doit coulisser à gauche ou a droite, derrière l’un des compartiments adjacents.
- Hé ! Tu as raison, s’exclama-t-il, il bouge. Et voici la mallette, déclara-t-il d’un ton triomphant.
- Parfait. »


Aelita était largement dépassée par les évènements, mais elle n’avait pas le temps de réfléchir à tout ce qu’elle venait d’entendre, pour l’instant, elle n’avait qu’une chose à faire, et elle devait la faire vite.

Elle se glissa par la porte qu’elle avait laissée entrouverte, et la referma le plus rapidement qu’il lui était possible sans faire de bruit, avant de dévaler l’escalier qui conduisait aux égouts. A gauche, encore à gauche, l’échelle était là. En gravissant les degrés, Aelita se demanda combien de temps il pouvait bien lui rester avant que les agents ne retournent à leur voiture. Cela faisait neuf secondes, dix peut-être qu’ils avaient trouvé la mallette. Il lui fallait espérer qu’ils en vérifieraient le contenu sur place, sinon jamais elle n’atteindrait la voiture avant eux.

La jeune fille souleva prudemment la plaque de fonte et vit la voiture garée juste devant le portail de l’Ermitage, en même temps qu’elle constatait avec soulagement que les environs étaient déserts. Elle courut vers la berline et s’accroupit derrière elle quand soudain, elle entendit des bruits de pas remontant le chemin de la villa. Elle ne pouvait pas fuir sans être aperçue, mais elle serait fatalement découverte si elle restait là. N’ayant pas d’autre solution, Aelita s’allongea sur le dos à même le bitume, et rampa avec difficulté sous le véhicule. Elle entendit avec effarement le portail se refermer, et sentit l’angoisse s’emparer d’elle à mesure que les agents se rapprochaient de la voiture.

« Cinq secondes » estima-t-elle dans sa tête, décomptant le temps qu'il lui restait avant qu'ils ne démarrent.

Les portières s’ouvrirent. Aelita tendit le bras derrière pour attraper son portable qui pendait à l’extrémité de son champ de vision. Elle allait le saisir quand les suspensions s’abaissèrent sous le poids des hommes qui venaient de monter à l’intérieur, et ses doigts ne firent qu’effleurer le téléphone qui se mit à tourner sur lui-même pour la narguer.

En se tordant le cou en arrière, elle parvenait à voir son téléphone mobile suspendu au châssis par ses pompons, mais elle avait l’impression qu’elle ne pourrait jamais l’attraper sans se démettre le bras. Aelita prit appui sur un pneu avant pour se pousser un peu plus vers l’arrière de la voiture, et elle sentit avec soulagement son portable toucher ses doigts. Elle l’empoigna vivement, et réussit à détacher la batterie, libérant le téléphone qui tomba au sol avec son accumulateur. Le moteur démarra soudain et Aelita s’empressa de défaire le nœud qui retenait ses pompons en tentant de contrôler tant bien que mal les tremblements convulsif des ses doigts. Il était heureusement facile à enlever, et quand la voiture se mit à rouler, elle laissa Aelita étendue sur le dos, face à la voûte céleste.

La jeune fille resta un moment perdu la voie lactée, et quand elle se releva enfin, elle décida de faire un détour par l’usine pour vérifier si la photo avait bien été utilisée par Jérémie. Si elle la trouvait à sa place initiale dans le boitier électronique où ils l’avaient dissimulée, le problème deviendrait infiniment plus complexe.

La jeune fille sortit son portable et y connecta la batterie avant de l’allumer. Déjà onze heures passées… la lumière de la lune l’avait induite en erreur, et il était plus tard qu’elle ne l’imaginait. Elle leva les yeux vers les étoiles. Décidément, il était trop rare que le vent lui offre ce spectacle pour qu’elle passe par les égouts. Elle marcherait le long du fleuve jusqu’à l’usine, et en profiterait pour réfléchir à la situation, même si elle s’endormirait debout avant de l’avoir démêlée.

Aelita n’avait pas fait trois pas quand son téléphone portable vibra.

*

« La suite, vous la connaissez, conclut la jeune fille. Pour ce qui est de cette mallette, on ne saura jamais ce qu’elle contenait.
- C’est déjà formidable que tu ais pu découvrir ce qui se tramait, Aelita, assura Jérémie.
- Oui, on sait à quoi s’attendre, admit-elle, mais ça ne nous donne pas plus de chance d’y échapper. Sans ces documents, on ne peut rien faire contre le Cercle. »

N’ayant rien de mieux à faire, Odd décida de relativiser.

« Au moins, ils ne connaissent pas l’existence du supercalculateur.
- Ce n’est pas ce que Zena voulait, fit remarquer Jérémie, ce n’était pas dans son intérêt. Et il sait que nous ne pouvons pas non plus révéler son existence, car cela ne ferait qu’empirer les choses. Non, Zena s’est contenté de faire en sorte de nous éloigner, moi et Aelita.
- Qu’est-ce que tu vas faire ? questionna Ulrich.
- Commencer par achever le programme de réinitialisation dès ce soir, déclara le génie, comme ça je pourrais effacer cette photo. Ensuite, je vais essayer de gagner du temps.
- Comment tu vas t’y prendre ? voulut savoir le garçon.
- Je vais essayer de brouiller les pistes, en envoyant la photo sur mon PC depuis un ordinateur public, par exemple. Peut-être que les agents du Cercle penseront que je n’ai été qu’un intermédiaire de plus.
- Tu crois que ça va marcher ? demanda Aelita, inquiète. »

Jérémie haussa les épaules.

« Avec un peu de chance, ils ne soupçonneront pas un gamin comme moi. Mais s’ils fouillent méthodiquement ma machine, ils découvriront forcément la supercherie.
- Et comment on va faire pour qu’ils ne découvrent pas Aelita ? interrogea Yumi. S’ils la voient ici, ils feront forcément le lien avec la photo.
- Elle pourrait rester quelque temps sur Lyokô, suggéra Odd. On trouvera bien une excuse pour les profs, comme avec William. Et tu disais que Zena avait fait ça pour éloigner Aelita. Si elle reste sur Lyokô, on contrarie ses plans.
- Zena a fait ça dans le but de m’éloigner moi et Aelita, car il sait que nous ne sommes pas stupides au point de lui livrer Aelita sur un plateau. » répliqua sèchement Jérémie.

Odd se renfrogna. C’était une habitude qu’avait pris Jérémie de toujours le contredire ?
Aelita, qui jouait le rôle tacite d’interprète du génie auprès de la bande – peut-être parce qu’elle était celle qui le comprenait le mieux – ajouta d’un ton léger.

« Ne te vexe pas Odd, Jérémie voulait dire par là qu’il ne voyait pas de solution à la situation actuelle. »

Son intervention arracha aux deux garçons un rire qui se propagea au reste du groupe. Cela faisait bien longtemps qu’ils n’avaient pas ri ensemble. Ce qui était tout à fait compréhensible après tout, car la situation ne prêtait absolument pas à rire, et le silence fini d’ailleurs par avoir raison de leur bonne humeur.

Jérémie, à qui Odd avait pardonné d’un sourire, reprit la parole :

« Et dire que si Zena n’avait pas supprimé tous mes programmes, je n’aurais jamais eu besoin d’enregistrer cette photo sur mon ordinateur, ni de l’examiner pour recréer le programme de réinitialisation du supercalculateur, et rien de tout ça ne serait arrivé.
- Oui, maintenant on ne peut qu’attendre la suite des évènements, déplora Aelita.
- Ça, c’est hors de question, la contredit Jérémie. On a enfin une chance de découvrir la nature du projet Carthage, on ne va pas la laisser tomber. Je vais faire des recherches sur cette organisation, et je vais bien trouver quelque chose.
- Jérémie, c’est pour ça que j’hésitais à vous en parler. Le Cercle est certainement une organisation gouvernementale. Tu ne peux pas te permettre de devenir hors-la-loi en t’opposant à eux.
- Cela ne dépend pas de moi. Ce sont eux qui s’opposent à nous, Aelita. On ne peut pas rester sans rien faire.
- Mon père a essayé de leur résister… »

Jérémie regarda son amie dans les yeux d’un air désolé.

« Aelita, crois-moi je suis conscient de la situation, et c’est pour ça que nous devons agir. Le retour vers le passé ne peut pas nous aider. Les dés ont déjà été jetés, et si cela fait parti du plan de Zena, le Cercle remontera jusqu’à mon ordinateur. Et de moi, jusqu’à toi. »

Il n’avait pas besoin de continuer la suite logique. La ressemblance entre la lycéenne et la fille de Hopper ne pourrait pas échapper aux agents du Cercle, qui enquêteraient minutieusement au lycée et découvriraient fatalement les passages souterrains qui menaient à l’usine. Mais avant que le supercalculateur ne soit découvert, Zena aurait les mains libres durant plusieurs jours. Les Lyokô-guerriers ne songeaient pas sans frissons aux différentes manières dont Zena pourrait tirer profit de ces quelques jours.

Les conséquences n’étaient tout simplement pas admissible, il ne pouvait pas en être ainsi. Personne ne devait découvrir leur secret, et pour cela, il fallait à tout prix que la véritable identité d’Aelita demeure secrète.


__________

Fin de l’épisode 8, même si cela évoquerait plutôt un début qu’une fin, bref disons que c’est la fin du début.

« Je pense que vous prenez la mesure des ennuis qui attendent nos héros...
- Tu ne crois pas qu'ils en avaient suffisamment comme ça ?
- Attends, on n'est pas encore passé aux choses sérieuses.
- Ouais ben, il serait peut-être temps de passer au plat de résistance.
- Quoi !? Pas d'entrée après les amuses-gueules ? »

J’attends vos commentaires avec un intérêt sincère Razz

Je ne vous ferais pas attendre aussi longtemps pour la suite, qui est d’ailleurs déjà rédigée.

A bientôt donc Wink


« … On ne fait pas de deuxième prise ?
Ah, c’était en direct !?
On ne me dit jamais rien à moi… »
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Dernière édition par Kinshii le Mer 06 Juil 2011 16:50; édité 3 fois
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PhilippeKadic MessagePosté le: Mer 23 Juin 2010 14:10   Sujet du message: Répondre en citant  
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Déjà mercredi ! C'est que le temps file vite quand on a rien d'autre à faire que de dormir, de s'occuper de projets qui ne verront peut-être jamais le jour... Oui, je fais pas grand chose de mes vacances ^^ Bref, passons à ce nouveau chapitre et là, je dois dire "Waouh !"... Comment ça c'est pas vraiment un mot ? Et comment ça, c'est encore moins un commentaire argumenté ? Bon, d'accord.

Alors, pour commencer, les hommes en noir ont enfin un nom, enfin, leur organisation du moins : "Le Cercle". Cela sonne plutôt bien, il faut l'avouer. Mieux que les acronymes d'un certain auteur. Razz Ce chapitre nous dévoile quelques zones d'ombre en choisissant cependant la formule classique (et sadique) qui consiste à donner 1 réponse et à poser 10 nouvelles questions.

Dans l'ensemble, tout le chapitre tient vraiment la route et le style est, comme d'habitude, très accrocheur. Humour et suspense sont plutôt bien dosés avec un je-ne-sais-quoi qui rend la narration de la deuxième partie (le flashback en fait) vraiment saisissante. En revanche, l'introduction ou plutôt l'absence d'introduction pour ton flashback crée une rupture très cinématographique mais pas du tout littéraire. L'effet est là, le récit reste saisissant mais d'un point de vue purement formel, l'idée me décontenance toujours un peu.

Concernant les fautes, on en retrouve plusieurs qui sont similaires et ce sont souvent des fautes d'inattention :
"Aelita ne savais pas quoi faire" => savait
"que tu n'ais pas été emprisonnée dans les égouts la nuit passé ?" => le verbe avoir au subjonctif présent 2° PS s'écrit toujours "aies" (je fais aussi la faute) et "passée" étant un particpe passé utilisé comme adjectif, il s'accorde en genre et en nombre avec le nom qu'il qualifie.
"ce qui c'était passé ce soir là" => attention à ne pas employer le démonstratif "c(e)" à la place du pronom réfléchi "s(e)". Wink De plus, "ce soir-là" nécessite un tiret si je ne m'abuse.
"évènements" => événements : l'orthographe avec les deux types d'accents n'est qu'une tolérance orthographique.
"Quand tu m'a appelé" => M'enfin, Kinshii ! Avoir à la 2° PS sans "s" ? Ah, et il manque un "-e" à appelé qui s'accorde avec "m'", qui est un COD féminin placé devant l'auxiliaire "avoir".
"Pourtant lorsque tu lui avait offert" => Même motif, même punition.
"t'ont montées à la tête" => "te sont" me semble plus approprié puisque "monter" est un verbe de mouvement.
"les hommes en noir rendait" => rendaient
"Aelita réalisa soudain et eu l'impression" => eut Wink Et il faudrait choisir, soit elle réalise (réalité), soit elle a l'impression (illusion).
"que le Cercle n'ai pas réussit" => "ait" et "réussi"
porté de main" => portée
" faire des ennuis" => causer du tort, non ? Razz
"Parce que c'est le seul meuble qui ait" => je me demande si l'indicatif ne serait pas plus approprié. Après tout, on décrit ici une réalité pas une hypothèse ou quelque chose d'irréel.
"La solution ne prêtait absolument pas à rire" => situation me semblerait plus indiqué mais je le laisse à ton appréciation.

Enfin, ce ne sont pas des fautes qui gênent la lecture rassure toi, j'ai fait tout ce que j'ai pu, calepin en main pour les dénicher ^^ Histoire que ton récit soit parfait Wink

Je voulais quand même souligner le fait que tu réussis un tour de force que je ne maitrise pas réellement et qui nécessite un vrai talent, je pense : associer la maturité de la backstory de la série avec l'humour et la fraîcheur qui ont fait le succès de Code Lyokô. J'ignore si le fait que le narrateur poursuit la blague de Odd sur le gaz était volontaire mais ça m'a bien fait rire (l'étincelle dans l'esprit de Jérémie). Et puis, tu as un humour certain qui permet d'apporter une légèreté bienvenue à un récit qui n'est pas forcément plus tendre avec les personnages que le mien.

Ben oui,ils sont quand même dans un sale pétrin là. En tout cas, j'ai hâte de connaitre la suite (oui, je sais, c'est paradoxal vu que j'ai pris deux mois à venir te commenter mais j'te jure que c'est la vérité, j'suis un type très compliqué ^^). Surtout si ce ne sont que les amuse-gueules Very Happy

En attendant, bonne chance pour la suite et bon courage. Wink
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Kinshii MessagePosté le: Sam 26 Juin 2010 10:58   Sujet du message: 9-1 Ouverture Répondre en citant  
 


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Après la maintenance du forum, je suis de revoilà.
Ca ne se dit pas…
Trop tard, je l’ai dit.

Et nous commencerons par une joyeuse mise en abîme, car je vais allégrement faire le commentaire du message précédent. (mise en abîme trop vertigineuse que je cacherais pour les personnes qui craignent d’user leur molette de souris.)


Spoiler



Mais je me tais, et vous laisse lire.


__________

Ouverture



Yumi se réveilla en sursaut, ruisselante de sueur et le cœur battant la chamade. Elle regarda autour d’elle pour s’assurer qu’elle était bien dans sa chambre et non dans la mer numérique. Ce n’était qu’un mauvais rêve, cette fois-ci encore elle s’en tirait bien. Ce n’était pas la première nuit qu’elle faisait ce cauchemar et la jeune fille se doutait qu’il continuerait de la hanter tant qu’elle n’aura pas éclairci la conduite de Seven. Elle se leva, et alla pieds nus jusqu’à la salle de bain pour noyer ces sombres pensées idées sous l’eau chaude d’une bonne douche.

*


En ce lundi matin, la cour de Kadic s’emplissait peu à peu d’élèves qui se racontaient leur weekend, commentaient les derniers potins en date ou discutaient de leurs exploits sur divers jeux vidéo au nom barbare.

Assis sur un banc, Odd terminait les extras de son petit déjeuner – une banane et un croissant – tandis qu’Ulrich lui tournait le dos, appuyé au dossier, et observait les élèves entrant dans la cour. C’est donc la bouche pleine que le jeune homme dit à son ami :

« Ulrich, je voulais te demander un truc. »

Mais apercevant Yumi qui venait d’arriver et se dirigeait vers eux, Ulrich l’interpella sans prêter attention à Odd.

« Salut Yumi, bien dormi ?
- Comme une pierre, répondit la jeune japonaise d’un ton dégagé. Jérémie n’est pas là ?
- On dit dormir comme une souche, fit remarquer Odd, ou alors couler comme une pierre. Et non, Jérémie a passé la nuit avec son ordinateur, il doit encore être en train de dormir le veinard.
- Faudrait peut-être aller le réveiller, non ? suggéra-t-elle. Il s’en voudrait de manquer un cours de maths.
- T’inquiète, fit Odd avec nonchalance tout en terminant son croissant, Aelita est partie le chercher.
- Qu’est-ce que tu voulais me dire Odd, avant que Yumi n’arrive ?
- Oh, c’était pas important, je voulais juste te demander si tu connaissais l’histoire du serpent venimeux qui se mord la langue. »

La candeur de son ami fit du bien à la jeune fille qui esquissa un sourire, plus à cause du ton que de la blague elle-même.

« Voilà Aelita, annonça-t-elle.
- Alors, interrogea Odd, il arrive ? »

La jeune fille aux cheveux roses secoua la tête négativement.

« Il ne se sent pas bien, il va rester dans sa chambre aujourd’hui. Il m’a demandé de l’excuser auprès des profs. »

Le visage de Yumi s’assombrit à cette nouvelle.

« Justement, intervint Odd, c’est aux profs que tu dois servir ce discours, nous, tu peux nous dire que Jérémie n’avance pas dans ses recherches. »

La sonnerie annonçant le début des cours retentit à cet instant, mettant un terme à leur discussion, et Yumi prit le chemin du bâtiment des sciences tandis qu’Aelita, Odd et Ulrich se dirigeaient vers la salle de mathématiques.

Ulrich, assis à côté d’Odd, profita du fait que le professeur faisait l’appel pour interroger son ami à voix basse.

« Odd…
- Oulàh, je n’aime pas quand tu prends ce ton.
- Qu’est-ce que tu voulais me dire tout à l’heure ?
- Tout à l’heure ?
- Oui, tu t’es arrêté de parler quand Yumi est arrivée, et ensuite tu t’es esquivé avec une blague. Ça avait un rapport avec elle ?
- Plus ou moins, répondit Odd d’un air mystérieux, qu’est-ce que tu comptes faire avec elle ?
- Hein ? répondit Ulrich interloqué.
- Ben ouais, on dirait que t’es retourné à la case départ. Depuis que William n’est plus là, tu te comportes comme avant son arrivée.
- C'est-à-dire ? fit Ulrich avec une légère appréhension.
- Tu fuis.
- Quoi ?
- Et tu te caches aussi. »

Mais l’enseignant qui avait finit de pointer les absents – Jérémie – entendait maintenant commencer son cours, et il interrompit les deux élèves.

« Monsieur Della Robbia, je vous dérange ?
- Pas du tout m’sieur, nous envisagions justement de cesser nos bavardages. »

Ulrich se cacha la tête dans les mains, consterné par l’audace de son ami. Mais le professeur sembla prendre l’impertinent au mot, et entama son cours sur les ensembles de nombres.

Le garçon songea aux paroles de son ami, mais il refusa de reconnaître le doute qu’elles avaient fait naître quand l’accusation de son ami retentit de nouveau dans son esprit.

« Tu fuis. »

Pour faire taire sa conscience, Ulrich essaya de se focaliser sur le cours de mathématiques, avec un succès relatif. Il était en train de se demander quel était le cerveau malade qui pouvait bien choisir la suite alphabétique N, Z, D, Q, R, C pour désigner des ensembles au lieu de prendre n’importe quelle suite de six lettres, mais dans l’ordre, c’eut été tellement plus simple, quand Odd interrompit ses réflexions.

« Hé, Ulrich… A ton avis, qu’est-ce que Yumi voulait à Jérémie ?
- J’en sais rien moi, chuchota le garçon complètement pris au dépourvu, comment tu sais qu’elle lui voulait quelque chose ? »

Son voisin le considéra avec étonnement.

« Eh ben mon pauvre, t’es vraiment à côté de la plaque le matin toi. Ça ne t’a pas semblé bizarre qu’en arrivant, Yumi demande pourquoi Jérémie n’était pas là, alors qu’Aelita n’était pas avec nous non plus ?
- Heu…
- Et tu n’as pas remarqué la tête qu’elle a faite quand Aelita a annoncé que Jérémie resterait dans sa chambre toute la journée ? poursuivit Odd.
- Maintenant que tu le dis…
- C’était probablement en rapport avec Lyokô ou avec le Cercle…
- Dans ce cas, on saura tôt ou tard de quoi il s’agissait.
- Ouais, sûrement… » fit Odd d’un ton qui voulait dire « ou pas… »

« Monsieur Della Robbia, veuillez attendre la fin du cours dans le couloir. » l’interrompit le professeur d’un ton cordial, mais qui ne souffrait pas de discussion.


« Mince alors. » songea le jeune maigrichon, qui devenait d’ailleurs plus mince que maigre avec le temps, et au fur et à mesure que sa musculature commençait à se dessiner.

Ce n’était pas forcément une bonne chose de se faire repérer dès le début de l’année comme ça, mais ce n’était pas ce qui dérangeait le plus le garçon. Sa manœuvre était un échec critique. Le jeune adolescent aimait se faire une idée sur la personnalité de ses professeurs, et quelques traits de son humour… particulier y suffisaient en règle générale, mais pas cette fois-ci. L’enseignant avait accepté sans broncher sa première remarque, mais il avait été intransigeant lorsqu’Odd avait récidivé, sans pour autant être excessif. Il faudrait au garçon plus de temps qu’à l’ordinaire pour juger ce personnage.

Dans les deux dernières heures de la matinée, Odd se plaça à côté d’Aelita, soit pour mieux résister à la tentation, soit pour laisser Ulrich méditer, ou encore pour changer de victime, toujours est-il que la jeune fille ne sut pas vraiment comment interpréter le sourire radieux qu’Odd lui adressa en même temps qu’il s’installait à côté d’elle.

Mais le jeune rebelle se tint tranquille, n’émettant que de rares commentaires. Ils retrouvèrent Yumi sous les arcades à la fin des cours et se dirigèrent ensemble vers le réfectoire.

La discussion n’était pas très animée, quand soudain, Yumi annonça :

« Je vais apporter ça à Jérémie. »

Sur quoi elle emporta sa canette et un bout de pain. Elle était à peine sortie du réfectoire, qu’Odd apostropha son amie assise en face de lui.

« Tu nous le diras, hein Aelita ?
- Qu’est-ce je vous dirais ? s’étonna la jeune fille
- Ce que Yumi va dire à Jérémie dans quelques instants. »

L’adolescente n’eut pas l’air de comprendre.

« Pourquoi est-ce que je le saurais ?
- Ben, parce qu’il te suffit de le demander à Jérémie pour qu’il te le dise, répondit Odd sur le ton de l’évidence. »

La jeune fille s’empourpra légèrement, et Ulrich ferma les yeux devant les provocations de son meilleur ami qui avait visiblement décidé de briser tous les silences.

« Tu t’inquiètes pour Yumi, Ulrich ? s’enquit Aelita de son ton ingénu.
- C’est ça ! confirma Odd à la place du garçon. »

L’après-midi se déroula sans que les trois amis n’aient de nouvelles de Jérémie ou de Yumi. Aelita voulut profiter de la récréation pour monter voir comment allait Jérémie, mais Odd l’en dissuada.

« Laisse-le dans sa bulle, il doit se concentrer. En plus, il n’est pas marrant quand il travaille.
- Ça, y’a pas de danger que ça t’arrive, railla Ulrich avant de redevenir sérieux. Mais il n’a pas tort, Einstein préférerait qu’on le laisse tranquille. »

Aelita hésita à répliquer, mais elle ne dit rien, et se rangea à l’avis de ses amis.

Quand l’ultime sonnerie de la journée marqua la fin des cours, Odd et Ulrich remontèrent dans leur chambre se débarrasser de leurs affaires de classe. Ils croisèrent Sissi en chemin qui descendait l’escalier précipitamment, se frayant un chemin avec difficulté parmi les élèves qui montaient tous en cette heure de la journée.

« Sissi, tu sais que c’est en automne que les saumons nagent à contre-courant ? l’interpella Odd.
- Toi Simplet, je te ferais signe quand j’aurais besoin d’un nain de jardin. »

« Simplet » se contenta de sourire et de regarder par-dessus son épaule la furie bousculer les collégiens en s’excusant à grands coups de « Poussez-vous ! Place ! » ou encore « Dégagez les mioches. »

« Je peux savoir ce qui te met d’aussi bonne humeur ? demanda Ulrich.
- Je suis toujours de bonne humeur, répondit le garçon qui parut sincèrement étonné par la question.
- Ouais, mais d’habitude, tu ne laisse pas passer une si bonne occasion de remettre Sissi à sa place. » rétorqua Ulrich en poussant la porte de leur chambre.

Le garçon s’affala sur son lit et accueillit son chien sur ses genoux sans relever la remarque de son camarade de chambre.

« T’as l’impression d’être de nouveau au bon vieux temps, c’est ça ? reprit Ulrich. Les hommes en noir, Zena… Tu es redevenu un héros. »

Odd se figea, surpris. Puis, décidant qu’il n’y avait pas d’accusation dissimulée, il répondit avec un large sourire.

« Bingo ! Mais si tu fais cette hypothèse, c’est que toi non plus tu n’es pas déçu que le supercalculateur ai été rallumé.
- C’est plus compliqué que ça, fit Ulrich en fixant ses pieds. C’est vrai que j’ai du mal à imaginer la vie au lycée sans Lyokô, mais je pense aussi aux risques, dit-il en relevant la tête et en regardant son ami dans les yeux. Cette fois, ça dépasse notre combat avec Xana. On a les services secrets sur le dos…
- Tant qu’ils ne nous envoient pas l’armée, plaisanta le garçon en s’allongeant et en soulevant Kiwi à bout de bras au dessus de lui.
- C’est pas drôle, Odd, le réprimanda Ulrich. C’est pas un jeu. »

Soudain sérieux, le garçon s’assit en tailleur et posa son chien sur ses jambes en répondant :

« Tu ne m’apprends rien, je sais ce qu’on risque, mais services secrets ou pas, on est bien obligés de désactiver les tours, et se ronger d’inquiétude comme tu le fais ne change rien au danger. »

Il avait raison, bien sûr. Son ami était parfois insouciant, mais dans le cas présent, ça ne servait à rien d’attendre en tremblant. Après tout, c’était peut-être dans la nature d’Odd d’accepter les aléas avec le sourire. Quoiqu’il en soit, Ulrich lui, ne pouvait pas faire comme si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes possible.

Il ne savait pas pourquoi, mais l’inquiétude d’Aelita l’avait gagné, et il avait un mauvais pressentiment. Toute cette affaire les dépassait de beaucoup.

Mais pas question pour eux de se cacher. Cette pensée se mêla aux paroles d’Odd dans l’esprit d’Ulrich, et la discussion de ce matin lui revint en mémoire.

L’adolescent se voilait parfois la face, mais il n’était pas aveugle. Il savait qu’Odd avait abordé le sujet de Yumi dans la cour de récréation, puis en plein cours de maths, car dans ces situations, il était facile d’échapper à une conversation gênante. Mais Ulrich ne voulait plus ignorer ce que son ami avait à lui dire. Ou peut-être qu’il éprouvait simplement le besoin d’en parler, mais cela, jamais il ne l’aurait admis.

« Odd… Ce matin en maths, pourquoi tu as dis que je fuyais ?
- Ben, parce que c’est ce que tu fais… »

Ulrich réfléchit un instant, et se dit que la discussion ne risquait pas d’avancer beaucoup s’il essayait de réfuter les affirmations de son ami, qui pouvait se montrer extrêmement têtu. De toute façon, ce n’était pas le sujet.

« Admettons, t’as une meilleure idée ?
- Y’a des chances, confirma Odd tout sourire. »

*


Sur le chemin du retour, Yumi ressassait la question qui l’avait préoccupée toute la journée, sans qu’elle puisse se résoudre à la laisser de côté en attendant que le temps n’y réponde ou ne l’efface, et la mine sombre, elle marchait sans avoir conscience de son environnement, laissant ses pas la guider jusque chez elle pendant que ses pensées volaient à des lieux de là.

Leurs conjectures les avaient amenés à penser que Zena avait créé Seven grâce aux expériences que menait Xana en Sibérie, et ils en avaient logiquement déduit que Seven était aux ordres de Zena. Mais s’ils se trompaient ? Si Seven n’était pas soumis au joug du programme multi-agent ? En retenant Seven de force sur Lyokô, ils couraient le risque que Zena l’asservisse totalement, et ils se retrouveraient alors en face d’un ennemi bien plus redoutable que ne l’avait été William. Dans le cinquième territoire, Seven les avaient tout les quatre balayés avec une telle facilité…

Plusieurs points allaient à l’encontre de l’hypothèse selon laquelle Seven obéissait à Zena, mais ils pouvaient s’expliquer – principalement par les agissements machiavéliques de l’intelligence artificielle qui manipulait les ficelles depuis une réalité inaccessible – à l’exception d’un point.

Yumi ferma les yeux un instant et tout à coup, surgit dans les ténèbres de son esprit, la lame d’une lance qui fonçait vers elle, lui faisant rouvrir les yeux en sursaut.

Pourquoi Seven avait-il agit ainsi ? Est-ce qu’il l’avait sauvée intentionnellement ou bien est-ce qu’il avait simplement obéit aux ordres qui étaient de la dévirtualiser ? Retourner encore et encore la question dans son esprit ne lui apporterait pas la réponse, et la jeune japonaise décida qu’à la première occasion, elle interrogerait directement l’intéressé.

*


« Odd… »

L’interpellé délaissa un instant son chien et tourna la tête vers son ami, qui la main sur la clenche, s’apprêtait à sortir.

« Merci. »

Le garçon sourit, caressant Kiwi de plus belle, puis s’informa :

« Tu vas où ?
- Voir mon gourou, répondit le garçon en calant son sac de sport sur son épaule.
- Tu as repris l’entrainement ?

Ce fut au tour d’Ulrich de lui rendre son sourire.

__________


Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais vous venez de lire près de six pages dans lesquelles il n’y a pas d’hypothèses obscures (ou presque), pas de Xana (ou de Zena), et encore moins de Lyokô.

Autant dire une grande première dans l’histoire de cette fic.

J’espère que ça vous a plus, on remet ça au prochain chapitre.
Non, ne partez pas, je plaisantais.


Je voudrais éclaircir les choses au sujet de la publication de ma fic.

Si vous lisez ma fic et que vous l’appréciez, il vous suffit de poster un commentaire (je n’attends pas une exégèse) pour pouvoir lire la suite.

Je sais que j’ai parfois mis beaucoup (trop ?) de temps pour publier mes chapitres, mais je pense que vous comprendrez sans trop de peine que je ne peux pas avoir un rythme d’écriture régulier compte tenu de mes activités extérieures au forum (si, si, j’en ai, je vous assure !).

A l’heure actuelle, j’ai trois *raye* deux, celui-ci ne compte plus, chapitres qui sont rédigés et n’attendent que votre bon vouloir pour être postés. Ce n’est pas franchement motivant d’écrire quand vous n’êtes de toute façon pas en mesure de publier Neutral

Je crois que j’ai fini.
Même si le dernier message remonte à plus d’un mois, vous ne serez pas taxés de remontage de topic, car ce sujet est bel et bien en activité, enfin, il s’efforce de l’être Wink


A bientôt donc pour la suite Smile

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Dernière édition par Kinshii le Jeu 10 Fév 2011 21:28; édité 4 fois
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PhilippeKadic MessagePosté le: Sam 31 Juil 2010 15:40   Sujet du message: Répondre en citant  
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Je crois que je vais finir par embaucher quelqu'un pour rédiger mes critiques. Elles seront postées en temps et en heure comme ça. Alors désolé pour ce mois de retard ,mais comme tu as pu peut-être le remarquer, mon activité sur le forum est au ralenti pour ne pas dire au point mort. Les choses devraient rentrer dans l'ordre d'ici quelques jours puisque je devrais recommencer à publier.

Mais parlons plutôt de toi, enfin de ta fic. Pour commencer les sempiternelles fautes d'attention (toujours les mêmes et peu nombreuses de surcroît) :
"prit au dépourvu" => il s'agit ici d'un participe passé, même si dans ma citation ce n'est pas très évident, donc il faut écrire "pris".
"deux heures dernières heures de la matinée" => Je te renvoie ton sarcasme de la dernière fois sur l'abus du copier/coller Wink
"Einstein préférait qu'on le laisse tranquille" => Si tu parles du grand physicien que nous connaissons tous et qu'admire à n'en pas douter Jérémie, le temps employé convient. Maintenant, si tu parles de Jérémie et que la phrase a bien le sens dissuasif que je lui suppose, je te conseille l'impératif "préférerait". Maintenant j'dis ça...
"Odd se figea, surprit" => T'es rancunnier envers les participes passé.

En dehors de ces quelques fautes qui ne gênent pas la lecture, on découvre avec plaisir que tu creuses un peu plus la personnalité des différents protagonistes. Les inquiétudes d'Ulrich tant au niveau sentimental que sur la question du Cercle et de Lyokô sont parfaitement retranscrites et les personnages, dans leur ensemble, (inter)agissent de manière tout à fait crédible, que ce soit dans leurs répliques ou dans les petits détails "qui tuent" (tu sais, ces petites descriptions qui en disent long, comme les sourires de Odd par exemple, je trouve que tu sais vraiment bien les amener et qu'ils sont souvent très pertinents).

L'idée de la lame qui surgit des ténèbres de l'esprit de Yumi est également une trouvaille à la frontière de la métaphore et de la description visuelle proche de la didascalie, un passage que j'ai trouvé particulièrement percutant, sans mauvais jeu de mots et que je trouve troublant car je n'ai pas d'exemples littéraires en tête de quelque chose qui associe aussi étroitement la figure de style de la métaphore (vision conceptuelle) et la description cinématographique (on dirait encore une fois une scène de film parfaitement imaginable). Bref, c'était assez troublant comme effet.

Bon, on ne peut pas dire que l'intrigue ou les hypothèses aient beaucoup avancées, si ce n'est que l'on sait que Yumi nage elle aussi à contre courant puisqu'elle ne partage pas l'hypothèse de ses amis. Mais ce genre de pause dans le récit fait du bien et tu maîtrises très bien les ficelles des récits plus intimistes. Comme quoi tu es un auteur amateur plutôt polyvalent.

J'attends la suite avec impatience, malgré mon retard ^^'. Je te souhaite en tout cas de ne pas te décourgaer car ton histoire est vraiment bonne et ta manière de narrer vraiment passionante. D'ailleurs, j'ai l'impression que ton vocabulaire se diversifie par rapport au tout début. Ou c'est le relâchement côté action qui te permet de le développer davantage. Bonne chance pour la suite.

Spoiler

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Kinshii MessagePosté le: Lun 09 Aoû 2010 11:48   Sujet du message: 9-2 Ouverture Répondre en citant  
 


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Répondre publiquement à ce message impliquerait un commentaire plus long que mon récit, donc je me contenterais ici de te remercier pour tes encouragement (pour le message en lui-même aussi), et je relèverais simplement un détail :

Citation:
on ne peut pas dire que l'intrigue ou les hypothèses aient beaucoup avancées


C’est marrant quand c’est toi qui dit ça ^^

Bien, place à la suite. Dans ce chapitre, vous découvrirez comment une Japonaise sombre du côté obscur, et aussi ce qu’est un gourou (si vous n’avez pas encore deviné).

Bonne lecture.


___________


Ulrich rejoignit ses amis à la cantine pour le dîner. Il leur avait demandé de commencer sans lui, le temps qu’il prenne sa douche et Odd n’avait pas discuté.

Son premier entraînement s’était bien déroulé, tellement bien qu’Ulrich n’avait pas vu le temps passer, et il avait du courir sur le chemin du retour pour pouvoir prendre une douche – froide, à cette heure – avant d’aller manger. Il n’avait pas eu le loisir de s’étirer, et demain, les courbatures seraient cruelles, mais ces petits désagréments ne pouvaient pas entamer le plaisir qu’il avait à pratiquer le Silat.

Il se demandait maintenant comment il avait pu s’en passer si longtemps. Les entraînements de Jim ne représentaient même pas la moitié de l’échauffement de ce soir. Une chance qu'ils devaient commencer « doucement pour le premier entraînement » selon son gourou.

La lutte des assiettes fut plus serrée que jamais ce soir, mais Odd avait une réputation à défendre, et Ulrich était fatigué. La victoire n’apporta donc aucune surprise.

« Heureusement que le transporteur n’a pas une capacité limitée, fit remarquer Aelita en souriant.
- On retourne dans le cinquième territoire ce soir ? s’étonna Odd plus fort que la prudence ne l’aurait exigé.
- Affirmatif moussaillon, confirma la jeune fille.
- Yumi vient avec nous ? Demanda Ulrich, une pointe d’anxiété dans la voix.
- On la rejoint à l’usine à vingt-deux heures. » répondit Jérémie.

Ulrich fut surpris que tout soit déjà planifié, mais il ne dit rien, pour l’instant il avait surtout besoin de réfléchir. Le repas s’acheva donc sur les préparatifs de l’expédition nocturne.

*

Jérémie choisit de virtualiser ses amis sur le territoire du désert, et une fois les procédures de transfert achevées, il leur dit :

« Rendez-vous à l’extrémité du territoire, je vous enverrai le transporteur une fois que vous y serez.
- Tu n’as pas réussi à retrouver comment nous virtualiser directement dans l’Arena ? s’étonna le félin, le regard levé vers le ciel incandescent du territoire Désert.
- J’ai le bon protocole, répondit le génie, mais depuis que le supercalculateur a été rallumé, Zena a modifié certains paramètres des codes sources, et j’en ai besoin pour les interpoler dans l’espace de Planck si je veux contourner le principe d’incertitude d’Heisen…
- Ok Einstein, l’interrompit Odd, laisse-tomber les détails, on va aller te les chercher tes codes. »

Sans s’attarder davantage, ils se mirent donc en route au pas de course, jusqu’à ce que Jérémie leur annonce :

« Vous allez devoir franchir une ligne de blocks. Essayez de ne pas perdre trop de point de vie, la mission risque d’être longue. »

Il n’avait pas finit sa recommandation que Seven surgit de derrière un rocher sur leur droite, et Odd de lancer joyeusement :

« Tiens, voilà du boudin !
- Je crois que notre temps de réflexion vient d’expirer, fit Ulrich tout en dégainant son sabre.
- J’ai oublié la question, c’était quoi déjà ? demanda le félin en se grattant la tempe de sa griffe.
- C’était : Devons-nous donner les clefs de Lyokô à Zena pour qu’il puisse anéantir l’humanité ? » rappela son ami qui faisait maintenant face à deux blocks.

Odd s’abaissa prestement pour éviter un laser, et répondit le sourire aux lèvres :

« S’il y a besoin d’un temps de réflexion, c’est pour savoir si c’est une blague ou bien si c’est un gag. »

Jérémie observait le déroulement du combat depuis son écran. Aelita était restée en retrait, probablement pour pouvoir lancer des champs de force sans être inquiétée par les blocks qu’Odd harcelait sans cesse, bondissant entres les monstres, voir sur eux, histoire de « pimenter les choses » d’après le félin virtuel. Pendant qu’Odd « s’amusait » d’après le samouraï, ce dernier éclaircissait les rangs ennemis à la vitesse de la lumière. Dans cette situation, Ulrich avait clairement l’avantage, car les blocks sont faciles à atteindre d’un coup de sabre contrairement aux krabes ou aux tarentules, et les quelques tirs ajustés malgré sa célérité étaient parés par la lame du katana.

Et de fait, le nombre de blocks diminua assez rapidement. Sur les six présents au début du combat, il n’en restait plus que deux.

Le menton posé sur ses poings, Jérémie attendait que ses amis se fussent débarrassés des derniers monstres. Il ne pouvait rien faire pour les aider, et il en éprouvait une vive contrariété. Bien sûr, il ne pouvait pas combattre à leurs côtés, mais il aurait néanmoins aimé pouvoir demeurer actif pendant les combats. Avant, c’était sur terre que le danger était le plus grand, et les attaques physiques de Xana ne leur laissait généralement pas le temps de s’ennuyer. Mais la tendance s’était inversée, et c’est le monde virtuel qui était devenu dangereux, en particulier à cause de la mer numérique et de la méduse. Du même coup, Jérémie se trouvait désœuvré... Pourtant, il y avait forcément quelque chose qu’il pouvait faire depuis son clavier.

Intrigué, il reporta son attention au combat. Il pensa tout d’abord que Yumi avait été touchée par un laser gelant, mais elle n’avait perdu aucun point de vie. Dans ce cas, pourquoi n’avait-elle pas pris part au combat ? Elle était restée à l’écart depuis le début, et n’avait pas bougé depuis. Jérémie repensa à la discussion qu’il avait eue avec elle ce midi et fronça les sourcils. Tout cela n’annonçait rien de bon pour son amie.

Ulrich stoppa sa course quelques instant pour regarder autour de lui. Deux blocks. Personne n’avait encore été touché de leur côté. La mission démarrait mieux qu’ils n’auraient pu l’espérer.

« Supersprint ! »

Ulrich fonça sur le block, laissant un sillon lumineux derrière lui, et bondit une jambe en avant, l’autre repliée sous lui. Mais au moment où le guerrier allait toucher le monstre, celui-ci se mit brusquement à tourner sur lui-même et Ulrich fut envoyé au sol sans avoir pu le toucher de son sabre. Notre héros allait se relever, quand un laser le frappa à l’épaule droite, et dans la même seconde, un deuxième tir l’atteignit à la tempe. Sa tête fut déportée en arrière sous l’impact, et Ulrich se dévirtualisa avant même de prendre conscience qu’il était « out ».

En se réveillant dans le scanner, Ulrich repensa aux paroles de son gourou.

« Ne te précipites pas, tu dois percevoir le rythme. Si tu es en dehors du rythme, ton attaque sera inefficace. »

Au moins, il savait pourquoi il s’était vautré cette fois. Il avait voulu en finir avec ces blocks, et il s’était stupidement jeté dessus. En revanche, il y avait plus inquiétant. Jamais les blocks n’avaient tirés si vite. Il avait fallu qu’ils l’ajustent et déclenchent leur tir en une fraction de seconde. Pourtant, ces idiots de monstres avaient un temps de réaction bien supérieur d’habitude. Il n’y avait qu’une seule explication. Ils avaient anticipé.

En voyant le profil d’Ulrich indiquer que l’avatar avait été dévirtualisé et était maintenant en cours de rematérialisation, Jérémie crut d’abord à un bug du système. Il vérifia rapidement, mais les données lui parurent cohérentes. Tapant avec frénésie sur son clavier, il élargit le champ de la carte, pour voir s’il n’y avait de mégatank d’embusqué dans les environs, mais il n’y avait rien. Il repensa soudain à Seven. Le lieutenant de Zena était invisible sur ses écrans, peut-être était-ce lui qui venait de dévirtualiser le samouraï. Hormis contacter les autres sur Lyokô, ce qui n’était pas forcément judicieux en plein combat, le génie ne pouvait qu’attendre qu’Ulrich ne remonte, ce qui acheva de lui faire maudire son impuissance.

*

A plusieurs reprises, la jeune fille du levant avait faillit ne pas revenir en ce monde, même si à chaque fois, cela s’était « bien terminé ». Mais cette fois-ci, c’était différent. Yumi ne comprenait pas pourquoi cela c’était terminé ainsi. En toute logique, pensa-t-elle, non sans frissonner, elle aurait dû y rester cette fois.

Yumi fut aussi surprise que les autres en assistant à la dévirtualisation d’Ulrich, mais elle ne bougea pas davantage. Un champ de force et une fléchette venait de mettre un terme à l’échange, et la jeune fille regarda ses amis qui couraient devant elle, pour atteindre l’extrémité du plateau. Elle ne les suivrait pas. Elle devait comprendre.

La jeune geisha reporta son attention sur Seven, qui était lui aussi resté immobile durant le combat.

Odd, qui était presque arrivé à l’emplacement d’où les emporterait le transporteur, se retourna, et constata que Yumi n’était pas derrière eux. Qu’est-ce qu’elle avait aujourd’hui ? Il l’appela.

« Yumi, dépêche-toi, le transporteur arrive ! »

Pas de réponse de la part de la japonaise.

« Yumi, qu’est-ce que tu fais ? » intervint Jérémie, la voix troublée.

La jeune fille finit par répondre.

« Ne vous occupez pas de moi, je vous rejoindrais plus tard. »

Jérémie était complètement dépassé par la tournure des événements. D’abord, Ulrich se faisait sortir alors qu’ils avaient l’avantage, et maintenant, Yumi qui était la combattante la plus constante et qui attachait le plus de valeur à la notion d’honneur, les abandonnait en pleine mission.
« Yumi, dis-moi ce qui ne va pas.
- Jérémie, tu as une mission à superviser. Odd et Aelita vont avoir besoin de toute ton attention.
- Ils auraient aussi besoin de toi, rétorqua le garçon.
- Non… je ne leur serai d’aucune aide. »

Jérémie sentait qu’elle était navrée mais elle semblait déterminée. Il n’insista donc pas.

La jeune guerrière ouvrit son éventail dans sa main droite et marcha vers Seven. Arrivée à une dizaine de mètres, elle envoya son éventail avec force en direction de son adversaire. L’arme décrivit une large courbe dans les airs, et Seven prévint facilement le coup en déviant le projectile de sa lance. En revanche, il ne put éviter le deuxième éventail, lancé à la suite du premier, mais suivant une trajectoire presque directe, et il ne s’effaça pas suffisamment vite pour éviter d’être touché au bras.

« Merci Jérémie. » Pensa la jeune fille en rattrapant ses éventails.

Mais elle venait de dévoiler son seul élément de surprise, et bien qu’elle ait lancé son éventail pour dévirtualiser Seven, elle n’avait réussi qu’à lui enlever quelques points de vie. Tant mieux d’ailleurs, car le dévirtualiser maintenant ne figurait pas dans ses plans.

*

Yumi ne s’attendait pas à ce que ce fût facile, mais là… cela faisait plusieurs minutes que le combat n’évoluait pas, ni dans un sens ni dans l’autre. Malgré les nombreux échanges de coups et les risques que prenait par fois la jeune fille, les points de vie en étaient toujours au même niveau.

En face d’elle, Seven venait de se remettre lentement en garde, la lance dans la main droite, pointe vers le sol et la hampe derrière son épaule. Il n’avait pas l’air de vouloir attaquer le premier. D’ailleurs, il n’avait pas l’air de vouloir combattre, et Yumi était forcée de constater que depuis le début du combat, c’était à peine s’il lui rendait ses coups. Il se contentait d’interrompre l’échange quand il était sur le point d’être débordé, mais ne poussait jamais son avantage, reculant chaque fois qu’il le pouvait.

Cette attitude compliquait la tâche de la jeune japonaise, aussi bien sur le strict plan du combat que sur le plan moral, car elle non plus ne recherchait pas l'affrontement, mais elle avait décidé d’un plan d’action et elle s’y tiendrait. Elle refusait de se plier au bon sens qui lui commandait d’interroger Seven maintenant, elle avait besoin de voir ses yeux quand elle lui parlerait.

De toute manière, ces hésitations ne la mèneraient nulle part. Elle avait déjà tracé sa ligne de conduite, alors…

La jeune fille se concentra sur le combat. Elle qui s’était habituée à lutter contre William devait s’adapter face à ce nouvel adversaire. La lance était bien plus rapide que la lourde épée de William, et Seven la manipulait avec dextérité. L’arme était toujours en mouvement si bien qu’il pouvait la rediriger avec un minimum d’effort, n’ayant pas à vaincre l’inertie et profitant de son énergie cinétique. Comme quoi les cours de mécanique des corps de madame Hertz confirmait ses intuitions de combattante... Jamais son professeur n'aurait imaginé application plus concrète à ses cours.

Avec un adversaire comme William, dévier la pointe suffisait pour prévenir le coup. Pas ici. Tant que la lance était en mouvement, Yumi était en danger.

…Finalement, il lui restait encore un atout en main. L’absence d’agressivité de Seven et l’effet de surprise devrait lui laisser le temps d'agir.

Seven se trouvait à une douzaine de mètres d’elle, à gauche, un roc imposant, à droite, le vide. La jeune guerrière rangea ses éventail dans son dos, ferma les yeux et apposa ses doigts sur ses tempes.

Avant de comprendre ce qu'il se passait, Seven fut soudainement projeté sur sa droite, et heurta violemment le rocher. Sous le choc, il lâcha sa lance et avant qu’il ne puisse se relever, celle-ci fila vers l’extrémité du plateau, comme animé d’une vie propre et disparut bientôt dans le vide.

Yumi ne réussit pas à s’expliquer pourquoi lorsqu’elle croisa de nouveau son regard, elle éprouva de la gêne. C’était ridicule, mais elle avait presque honte de ce qu’elle venait de faire. Elle se força malgré tout à se remettre en garde, un éventail dans chaque main. La seule bonne nouvelle était que Seven paraissait plus enclin à se battre. Peut-être que lui aussi avait fait taire les doutes qui le taraudaient. Toujours est-il qu’il s’avança pour s’arrêter à quelques mètres de Yumi en position de combat.

La jeune fille l’avait laissé s’approcher, préférant combattre au corps à corps avec ses éventails. Si elle les lançait et que Seven réussissait à les éviter, il ne lui laisserait pas l’occasion de les rattraper.

Yumi passa brusquement à l’attaque. Elle fit un pas, faisant remonter son éventail droit en diagonale pour tenter de l’atteindre au cou, mais son adversaire recula, évitant de justesse l’arme qui fendit l’air devant son visage. Yumi poursuivit en faisant un deuxième pas, tout en exécutant un demi-tour durant lequel elle balaya l’air horizontalement de son second éventail. Une fois encore, Seven esquiva le coup en reculant, mais pas assez, puisque l’arme laissa une éraflure crépitante sur sa poitrine. Yumi avança encore d’un pas, et abattit le premier éventail qui était resté au dessus de sa tête lors de son demi-tour.

Seven ne pouvait se permettre de rester sans réagir, car il avait entrevu la suite de l’enchainement. Après un coup de pied circulaire lancé en arrière, elle se retrouverait dans sa position de départ, sauf qu’elle aurait de l’élan, et sa vitesse augmenterait de plus en plus.

Il s’avança donc et plaçant ses bras en croix au dessus de sa tête, il bloqua le bras de la jeune fille et profita de l’ouverture dans la garde de la jeune guerrière pour lui décocher un violent coup de genou dans le ventre.

Yumi recula sous la force de l’impact et chancelât, mais parvint à se maintenir sur ses jambes. Une chance pour elle que ce soit un combat virtuel, car un coup comme celui-ci l’aurait pliée en deux et lui aurait coupé les jambes pour plusieurs minutes.

Voyant que son adversaire restait immobile, Seven reprit l’initiative, il avança sur la jeune geisha et envoya un puissant direct du droit. Yumi chassa le bras de Seven vers l’extérieur avec son avant-bras gauche, et dans le même mouvement passa ses deux mains derrière la tête de son adversaire. Ayant replié sa jambe droite entre eux, elle se laissa tomber en arrière, entraînant Seven dans sa chute. Au moment où elle touchait le sol, la jeune fille déplia violement sa jambe droite, envoyant Seven voler par-dessus elle, et profitant de sa vitesse, elle roula en arrière sur les épaules, se retrouvant à genoux au dessus de lui, le tibia gauche sur son poignet, et le genou droit sur sa poitrine. Vivement, la jeune japonaise ouvrit ses éventails, et croisant ses bras, elle les appliqua de chaque côté de la gorge de son adversaire.

Elle plongea son regard dans celui de Seven, mais n’y décela aucune émotion. Ou plutôt, rien qu’elle parvienne à identifier. Ce n’était pas la joie née de l’ivresse du combat comme elle avait pu le déceler auparavant dans ses yeux, mais il n’y avait pas plus de haine ou de peur.

Elle prit soudain conscience qu’il l’observait, simplement, et sans savoir pourquoi, la jeune fille perdit pied, submergée par la profondeur de son regard.

Il finit par prendre la parole d’une voix calme et posée.

« Ce n'est pas ton genre de faire durer le plaisir… j’imagine que tu voulais me parler ? »

La jeune japonaise se ressaisit aussitôt.

« Je veux savoir pourquoi tu m’as sauvée du vide numérique la dernière fois. »

Un sourire narquois s’étira sur les lèvres de Seven.

« Je voulais terminer mon enchaînement. Mais si j’avais su que ce simple coup suffirait à te dévirtualiser, je me serais abstenu pour contempler ta chute. »

Yumi ferma les yeux et décroisa ses bras d’un geste vif, entaillant la gorge de Seven. Elle sentit l’avatar disparaître sous elle, et tout à coup, elle jeta rageusement un de ses éventails qui glissa sur le sol, soulevant un petit nuage de poussière derrière lui.

La jeune geisha resta longtemps agenouillée sur le sable du territoire Désert, la tête penchée en avant et le regard fixé sur l’éventail resté dans sa main.

Pourquoi était-elle déçue ? Elle avait éclairci la situation, et il était désormais avéré que Seven était un ennemi. Pourquoi avait-elle attendu autre chose de la part de cet être artificiel ? Ce n’était pourtant pas dans ses habitudes de se faire des idées. Si elle avait envisagé comme possible le fait que Seven ne fût pas leur ennemi, c’est que quelque chose dans sa conduite le lui avait suggéré.

Elle secoua la tête, comme pour se débarrasser d’une mauvaise pensée. Non ! Voilà qu’elle recommençait à espérer. Elle devait pourtant admettre qu’il était leur ennemi, et ce sans recours.

Elle se releva enfin, regarda autour d’elle, et avisa l’extrémité du plateau à quelques mètres de là. Elle s’approcha lentement du bord d’un pas mal assuré, et se pencha au dessus du vide. Prise de vertige, elle eut l'impression que son sens de l’équilibre s’altérait, et sentit qu’elle était en train de plonger. Son éventail s’échappa soudain de sa main tremblante, mais au lieu de tomber comme la jeune fille s’y attendait, il s’ouvrit et se mit à planer à la façon d’une feuille morte.

« Que cette chute ait la grâce d’un vol. »

Yumi ne savait pas trop pourquoi elle repensait maintenant à ces paroles de Cyrano. Ils avaient joué ensemble cette pièce de théâtre l’année dernière, non sans péripéties, puisqu’Odd et Ulrich avaient complètement déraillés durant la répétition mais ils avaient malgré tout passé de bons moments.

Quand elle sortit de sa rêverie, le territoire lui parut brusquement froid et hostile.

« Jérémie... ramène-moi.
- Yumi ? Ça ne va pas ?
- Ramène-moi sur terre s’il te plait. »

__________


J’espère que l’angoisse vous saisit la gorge, et si ce n’est pas encore le cas, la suite achèvera de mener le malaise à son paroxysme.


… Il y avait longtemps que je n’avais pas écris de combat. J’espère que celui-ci vous aura plu, et comme d’hab, j’attends votre avis sur ce chapitre.

_________________
 
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Dernière édition par Kinshii le Jeu 30 Déc 2010 20:46; édité 2 fois
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Belgarel MessagePosté le: Sam 28 Aoû 2010 21:31   Sujet du message: Répondre en citant  
[Manta]


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PhilippeKadic a écrit:
Quelqu'un connaît-il un remède contre la procrastination ? Non parce que là, j'ai pas vraiment d'excuses et je ne peux que te demander de me pardonner mon retard. Ça fait quand même une semaine que je t'ai promis un commentaire(...) et je ne m'y mets que maintenant. Bref, encore désolé, on mettra ça sur le compte de (...) ma tendance pathologique à remettre tout au lendemain, même ce qui m'intéresse comme cette fic'... Oui, à ce point là, c'est grave Razz


Eh oui, je t'écris pour te dire que je suis dans la même situation que cet autre-là. La première lecture de ta fic a avancé à petits pas, tandis que ralentissait d'autant la rédaction de la mienne...(j'ai donc, pour la tienne, seulement commencé la page 4)

Le souci, avec PhilippeKadic, c'est qu'il a le même bon sens que moi, et une expérience de lecteur similaire ^^
Et bien sûr, des vues plus affutées, puisqu'il suit ton boulot depuis le tout début !
En effet, dans l'ensemble, les lecteurs t'ont fait les critiques les plus importantes. N'empêche, si tu veux un jour remanier ton début, quelques petites choses peuvent être utiles à prendre en considération.


Comme tu ne voyais pas trop où tu allais, du point de vue du scénario, le début pataugeait un peu. Bon, on ne peut pas vraiment te le reprocher, le D.A. fait la même chose dans pas mal d'épisodes, et tout ça Mr. Green Mais bon, quand même, une fanfic sans fil directeur, ça le faisait mal : on était certes contents d'avoir des épisodes bonus, mais les explications arrivaient trop lentement, de façon trop fragmentairs, pour bien nous satisfaire (je ne parle pas du suspense, qui est positif : c'est simplement qu'il y avait trop peu d'éléments pour expliquer la mise en route de ta fic au début). Heureusement, ça s'est arrangé quand tu as commencé à savoir ce que tu écrivais (épisode Révélations). Faut dire que les explications et théories sont un peu hasardeuses sans bases techniques sérieuses, mais hé ! nous sommes tous dans ce cas, mais c'est pas pour une fanfic qu'on va apprendre toutes les connaissances d'un geek ! Du moment que ça tient debout (sans trop creuses Mr. Green), ça me va.
Et Franz...euh, PhillipeKadic a raison : on a enfin le sentiment d'avancer, quand Jérémie parle. Tu sens peut-être le paradoxe ? Non ? alors écoute ta deuxième personnalité, elle est plus subtile, elle Razz
Je mens. Je la flatte parce que je la préfère à l'autre. Elle tient moins longtemps le crachoir.

En parlant de crachoir, c'est parti. Donc...
Une autre chose, c'est que les points forts de ta fanfic sont tous les points que tu traites : l'action et les dialogues (notamment les explications de Jérémie, les différents tics, la parlure même dans certains cas – pas toujours parfaitement adaptée mais du moins cohérente avec les personnages du D.A.) Justement, la force de ces points vient de ce que ta fic est très proche du dessin animé (c'est en cela que, comme disait P.K., ton travail est « cinématographique ») : ça nous rappelle si bien nos bons vieux souvenirs que nous nous retrouvons plongés dans la série...
Mais ces points forts ne sont pas tout dans la vie, dans Code Lyoko, et, à plus forte raison, dans le récit.
Tout d'abord (et on te l'a beaucoup fait remarquer) : pas assez de place accordée aux personnages, à leurs pensées, préoccupations. Si tu regardes un épisode, tu verras toujours leurs caractères ressortir et même évoluer. Jérémie peut avoir tendance à faire le chef, Odd est un idiot plein d'humour et de légèreté, Ulrich assez renfermé et obscur, doucement jaloux à l'égard de Yumi, etc. C'est plus que de les faire parler (ce que tu fais très bien) : c'est les faire penser. On t'a déjà fait remarquer que tu étais pas fin psychologue (tu l'as dit toi-même) : en effet, on voit Aelita sur-réagir à ceci (p.1), Ulrich faire un étonnant retour sur lui-même et une analyse à la fois lucide (dans le sens où il semble comprendre beaucoup de choses d'un coup) et relativement fausse (dans le sens où les fans d'Ulrich diront que tu ne cernes pas très bien son défaut)...si, si, pour Ulrich, ce que je raconte, c'est logique Mr. Green Ton manque de finesse par rapport à la perception et (plus dur) la reproduction des caractères n'est pas une excuse. Faut bien y bosser, et comme l'appétit vient en mangeant...je te laisse finir cette comparaison à la noix Laughing
En gros, tu perçois ce qui est attachant dans les personnages, mais tu n'arrives pas à intégrer leurs histoires dans ton intrigue. C'est dommage, d'autant que la forme de la fanfiction et du récit s'y prête à merveille !
Ensuite, surtout au début, mais même, encore par la suite, tu manques des dimensions fondamentales de la série. Code Lyôko, c'est l'histoire de super-héros dans un collège, pas l'histoire de super-héros. Alors, en tant que collégiens, ils ont des petits camarades (notamment Sissi, qu'on aime tant, surtout moi...cf. le topic sur « vos personnages secondaires préférés »), des profs, des surveillants (notamment Jim...qu'on aime tellement, mais pas tellement moi...tu sais où aller voir), ils mangent à la cantine (et pas seulement pour se faire attaquer par XANA), ils vont au foyer (et pas seulement pour regarder des nouvelles concernant un barrage sur la Seine), etc...Pense donc à sortir de Lyôko de temps en temps, ça fait pas de mal Smile .
Tiens, en commençant la page 4, je vois que ça commence en classe, je m'apprête à rayer mon commentaire. Mais non, heureusement, tu ne fais que placer un décor pour lancer une discussion et un flash-back d'action ^^ Hourra, tu as fait un effort, et tu es toujours aussi nul sur ce point ^^
Oui, toujours aussi nul. Car ta fanfic en page 1, pour parodier, comme ça : « Jérémie était quelque part dans le monde réel, il s'apperçut que XANA a lancé une attaque. Allons voir ce qui se passe sur Lyôko ! (s'en suit le véritable cœur du récit) »
Je rajouterai même que tu es lâche, pour parfaire le compliment. Oui, le compliment ! car lâche=intelligent Mr. Green

Sur le fond, j'ai encore une ou deux petites remarques sur le côté « cinématographique », qui décrit vraiment le cœur de l'ambiance de ton récit. Prenons cet exemple de la page 4 : « un rayon de lune vint caresser la chevelure rose qui apparut dans l’entrebâillement » Et voilà, tu racontes les pensées d'Aelita (rien d'autre ne pourrait expliquer cette brutale interruption du discours direct), et c'est comme si tu filmais la scène, avec un narrateur extérieur à notre héroïne ! Car seul un narrateur externe irait parler de ses cheveux éclaboussés par la lune !
Le côté cinéma se voit aussi dans tes scènes de combat. 5 lignes sur 4 mouvements super-rapides, c'est soit un défaut de rythme, soit la description d'un ralenti que tu te fais pour ta scène.
Parfois, j'en viens à me demander si tu ne préfèrerais pas fabriquer direct un épisode en D.A. Ton français est bon et ton écriture plaisante et prenante, mais faut admettre que ta narration n'exploite pas pleinement le style récit, tant en négligeant les points faibles qu'en décrivant les points forts.

Bon, le pire moment est passé ^^
Et puis, deux petites choses, encore (ou plus, c'est à voir...) Le coup des points de vie contre la création (Aelita), c'est technique et un peu lourdaud, mais surtout, c'est unjustifié. Trouver une limite aux pouvoirs des persos n'est pas nécessaire : dans la série, ce n'est qu'une question de temps et de stratégie qui conditionne l'usage des pouvoirs. En outre, pourquoi, si Yumi, William, Ulrich et Odd peuvent utiliser leur pouvoir sans perdre de points de vie (pour Odd, disons, les fois où il en a), Aelita serait-elle dans un cas différent ?
T'en as bouffé pour le barrage, j'en rajoute une couche Laughing Un barrage sur la Seine, et pourquoi pas dans la vallée du Tennessee, tant qu'on y est ?
Ah ? XD Vraiment lol !


Bon, je m'arrête là. Je ne saurai pas avant longtemps ce qu'a fait Aelita à l'ermitage. Et malheureusement pour tes derniers extraits, je ne les commente pas encore.
Ceci dit, j'ai vu que pourquoi disait que tu t'améliorais du point de vue des personnages et de leur intimité. Bonne chose ! l'appétit vient en mangeant, comme je disais - si tu incorpores encore une ou deux dimensions dans ton récit, ta fanfic sera une réussite complexe, et complète ("Dieu que c'est mauvais" - Zehirman)
En tout cas, tu m'avais pas menti. Ta narration s'améliore. Et du reste, pour un gars de 14 ans, c'est très prometteur. A ton age, je pense que j'aurais pas écrit comme ça (ou je dirai "peu s'en faut", pour que ça ne te monte pas à la tête Wink ). Bonne continuation !
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Premier commandement : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Troisième commandement : Tout individu a droit à la vie
Quatrième commandement : Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
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Kinshii MessagePosté le: Mer 01 Sep 2010 06:30   Sujet du message: Répondre en citant  
 


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Bon, je commence par te remercier pour ce commentaire « de luxe » et j’y réponds de suite. Smile


Je sais que le début mériterait d’être remanié. Mais je ne suis pas certain de vouloir le désavouer. De plus, ça détruirait complètement la progression, car si je devais le réécrire, où est-ce que je m’arrêterais ? Au chapitre 6 ? Mais dans ce cas, le chapitre 7 semblera vraiment piètre.

Je crois que je préfère donc faire avec ce « défaut » qui entre en résonnance avec les épisodes « gratuits » de la première saison.

D’autant que je suis persuadé qu’un défaut peut être mué en qualité avec un peu de bon sens. C’est un récit, mais je suis fermement décidé à le mener dans l’esprit de Code Lyokô. Donc on ne voit que ce que voient les personnages, à de rares exceptions près, mais jamais l’intrigue n’avance sans les Lyokô-guerrier. Et là, nos héros sont dans le flou total. Pourquoi vous aurais-je décrit ce qui se passait dans les bureaux du Cercle à ce moment là ? Vous auriez deviné une partie de l’intrigue, mais ce n’est pas dans la logique du D.A. et il est normal à mon sens que le retour de X.A.N.A provoque un moment de flottement parmi nos héros.
Donc oui, on patauge et on tourne en rond c’est dans l’ordre des choses. C’est la suite et comment j’exploiterais ce « défaut » qui sera déterminante.


Citation:
Heureusement, ça s'est arrangé quand tu as commencé à savoir ce que tu écrivais (épisode Révélations). »


Ce n’est pas aussi simple que ça. Et tu verras plus tard que je savais déjà ce que je faisais dès le premier épisode (en partie du moins).


Citation:
Faut dire que les explications et théories sont un peu hasardeuses sans bases techniques sérieuses


Sans bases technique sérieuses ?
Là ça fait mal. Ça fait mal parce que c’est pour éviter ce genre de reproche (pas le reproche en lui-même, mais plutôt l’impression qui en est la cause.) que je me suis documenté.

Je peux t’exposer le phénomène d’intrication. Je peux te donner la constante de Planck, je peux t’énoncer le principe d’incertitude d’Heisenberg, je peux justifier l’architecture du supercalculateur, je peux te dire quel est l’enjeu des supraconducteurs, de la spintronique et de l’effet de Spin Seebeck… et il y a encore beaucoup de choses que je ne peux pas encore dévoiler.

Ce que j’avance tient la route, et je peux défendre chaque point de ma fic, sans avoir besoin de faire preuve de mauvaise foi ^^

Visiblement, j’ai mal tiré parti de mes recherches, mais sois certain que si j’avais voulu prouver que mes « bases techniques » étaient sérieuses, le récit en aurait profondément souffert, et la très grande majorité des lecteurs n’auraient pas davantage compris.



Les personnages… au début, je suis passé complètement à côté.

(même si je maintient la réaction d’Aelita comme cohérente. Elle est brutale, et au vue de la situation, elle peut sembler disproportionnée, mais elle est justifiée. )
Je suis néanmoins bien obligé de reconnaître que je l’ai mal amenée.

Par la suite, je me suis davantage intéressé à eux, mais sans forcément les faire penser. Je me disais que leurs paroles suffiraient à deviner ce qu’ils pensaient. J’avais tort visiblement. (J’étais toujours dans la démarche de m’en tenir au D.A, dans lequel on n’a pas accès à la pensé des personnages, mais pour le coup, c’est franchement insuffisant.)

Mais les derniers chapitres sont mieux écrits de ce côté-là ; je continue donc dans la même voie.


Je sais que les personnages secondaires sont (presque) absents de ma fic. Mais dis-toi une chose ; vous n’avez suivit les héros que huit jours seulement, et ils ont étés pas mal sollicités les héros ces derniers temps…

Mais je sais que vous réclamez d’avancer dans l’intrigue, et de vivre la vie des héros au lycée en même temps ^^ et je vais essayer de rendre compatibles ces deux contraires.


Citation:
Ton manque de finesse par rapport à la perception et (plus dur) la reproduction des caractères n'est pas une excuse.


Et j’espère ne jamais avoir avancé une telle excuse, si je l’ai fait, j’en suis honteux. Je vais essayer de


Citation:
Prenons cet exemple de la page 4 : « un rayon de lune vint caresser la chevelure rose qui apparut dans l’entrebâillement » Et voilà, tu racontes les pensées d'Aelita (rien d'autre ne pourrait expliquer cette brutale interruption du discours direct).


C’est juste, il y a un changement de point de vue, mais si j’aurais effectivement put l’introduire avec davantage de fioritures (j’adore ce mot), je n’en suis pas choqué pour ma part. Il s’agit quand même d’un nouveau paragraphe, ce n’est pas comme si le changement s’était opéré au milieu d’une phrase.


Citation:
Le côté cinéma se voit aussi dans tes scènes de combat. 5 lignes sur 4 mouvements super-rapides, c'est soit un défaut de rythme, soit la description d'un ralenti que tu te fais pour ta scène.


Je ne suis pas d’accord ^^ Mes connaissances littéraires en termes de combat sont plutôt limitées (pourquoi Balzac n’écrivait-il pas des romans de fantasy ?) mais elle me donne raisons. De toute façon, même si je ne voulais pas décrire la technique en elle-même, rien que pour en retranscrire l’effet visuel il me faudrait des lignes. J’ai choisit de décrire les combats, comme j’aurais pu choisir de décrire le ciel chaque matin. Et si tel avait été le cas, dix lignes sur la forme d’un nuage et la lumière n’auraient pas voulu dire que l’observateur était en train de prendre racine.


Citation:
Le coup des points de vie contre la création (Aelita), c'est technique et un peu lourdaud, mais surtout, c'est injustifié.


Après avoir lu ton commentaire, je suis allé regarder la saison 1, pensant que j’avais halluciné, mais finalement, c’est plutôt toi qui devrait regarder les épisodes en français ^^
Au début de la série, employer son don entame les points de vie d’Aelita, mais cette contrepartie disparaît par la suite sans la moindre explication.

Je cite le site (moui, je sais, ce n’est pas drôle) « Initialement, Jérémie affirmait que l'emploi de ce pouvoir lui retirait des points de vie. Par la suite, cela semble ne plus être vrai ! »

Explication que je vous fournis, moi, dans ma grande mansuétude, et que vous me jetez à la figure, ingrats que vous êtes !



Citation:
T'en as bouffé pour le barrage, j'en rajoute une couche Un barrage sur la Seine, et pourquoi pas dans la vallée du Tennessee, tant qu'on y est ?
Ah ? XD Vraiment lol !


J’en ai bouffé, c’est vrai, et ils sont tous repartis en pleurant (je plaisante).

Mais c’est ton tour, tu vas payer pour tout ce que j’ai enduré Evil or Very Mad


J’avais classé cette affaire, et j’ai perdu toute mes références… Mais je ne t’en ferais pas moins ravaler tes sarcasmes.


Primo, il y a des ouvrages sur la seine comme sur chaque fleuve qui se respecte. Et si ce ne sont pas des barrages hydro-électriques dignes de celui de Serre-Ponçon, ils n’en existent pas moins, et ils sont pour la plupart automatisés.

Secoundo, vous l’ignorez car en règle générale, je préfère ne pas en parler, mais j’ai fait partie de la BDA (soit Brigade de Détournement d’Attention). Notre chère Sissi a interrompue la journaliste, donc on ne sait pas combien de barrages sont concernés.

Tertio, depuis la fin de l’après-midi de Samedi, (fin du chapitre 2) les pluies sont diluviennes. Or nous sommes lundi matin quand les héros apprennent l’attaque de Z.E.N.A. ça en fait un paquet de flotte, non ?


Je n’ai pas dit que Z.E.N.A allait faire un tsunami (même si c’est ce que dit Jérémie). Mais en considérant les points énoncés plus tôt, je suis convaincu que Z.E.N.A peut créer un vague qui au niveau de l’usine atteindra au moins un mètre.
La belle affaire, me direz-vous.
Mais un mètre, c’est plus que suffisant pour noyer le labo et la salle des scanners.


« Imaginez… Des nuages s'amoncellent au-dessus du Morvan, de la Champagne, du plateau de Langres. Des pluies diluviennes s'abattent pendant une semaine. Rivières et fleuves grossissent. "Et d'ici cinq à huit jours, Paris sera inondé" prédit Pascal Popelin, président du Conseil d'administration des grands lacs, et auteur d'un livre d'anticipation, Le jour où l'eau reviendra. »
Le Jdd

« Suite aux grandes crues de 1910 et 1924 et à la sécheresse de 1921, les collectivités territoriales du bassin de la seine ont construit 4 lacs-réservoirs :
• Pannecière en 1949
• Seine en 1966
• Marne en 1974
• Aube en 1990
Ce sont ainsi plus de 800 millions de m3 d'eau qui sont gérés chaque année. »
Site de Paris
Et ça fait quoi quand les vannes de ces lacs lâchent ?
Si quelqu’un souhaite remettre en question la faisabilité de l’attaque de Z.E.N.A, je serais ravi de croiser la plume avec lui et faire couler l’encre, mais qu’il le fasse maintenant, ou se taise à jamais.
Laisse tomber tes grandes phrases vides, fallait être plus précis, tu n’aurais pas eu à ouvrir trois fois le dossier.



Citation:
pour un gars de 14 ans, c'est très prometteur »


Ou, quand une chose a été répétée un certain nombre de fois, elle devient une vérité Razz



Merci beaucoup pour ton commentaire, ça m’a fait plaisir, même si certaines de tes accusations ne sont pas fondées ^^ En tous cas, il va grandement m’aider pour la suite.



A bientôt donc Wink
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PhilippeKadic MessagePosté le: Lun 08 Nov 2010 13:03   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 22 Juil 2009
Messages: 108
Localisation: Croix, France
Hum, hum, hum... Euh... Bonjour ? Y'a quelqu'un ? Ah Kinshii ! Ça fait un bail, hein ? (petit rire nerveux de circonstance)
Oui, je sais, je sais, je suis en retard... Comment ça très en retard ? Mais non ! Faut toujours que tu exagères, toi ! Ça fait juste... Euh... Attends que je regarde la date de ton dernier post et tu vas voir que j'ai pas mis tant de temps que... Ah oui ! D'accord.... Bon, c'est vrai, j'avoue que j'ai mis un sacré bout de temps à le poster ce commentaire. Donc je vais essayer de faire en sorte qu'il soit assez conséquent, histoire de me faire pardonner.

On commence par les petites corrections de circonstance :
- Une chance que, d'après son gourou, ils commenceraient « doucement pour le premier entraînement. » => personnellement, je trouve que l'incise est un peu lourde à cet endroit, de même que l'utilisation des guillemets. Et le conditionnel me semble étrange ici. Je verrais donc plutôt : Une chance qu'ils devaient commencer doucement pour le premier entrainement, selon son gourou.

- histoire « de pimenter les choses » d'après le félin virtuel. => au vu du contexte, je ne crois pas qu'il soit nécessaire de préciser qu'il s'agit d'un pensée d'Odd, ni même qu'il faille mettre des guillemets. Les lecteurs établiront le lien qui s'impose instinctivement.

- « s'amusait » d'après le samouraï => même motif, même punition.

- attendait que ses amis se soient débarrassés => le subjonctif pose toujours de grands problèmes à notre époque. En effet, si l'on veut respecter la concordance des temps, ta principale étant à un temps du passé (ici, l'imparfait), ta subordonnée devrait suivre son modèle et donc voir son verbe se conjuguer non au subjonctif passé mais au subjonctif plus-que parfait. Là où ça coince, c'est que l'on peut objecter que cela n'a rien de naturel (et nous l'observons souvent dans les exercices de version anglaise d'ailleurs). Cependant, le passé simple, temps par excellence du récit, étant lui-même aujourd'hui réduit à l'état d'artifice linguistique, on pourrait l'abolir aussi en suivant ce raisonnement, idée que poursuivent d'ailleurs les chefs de file du Nouveau Roman. Bref, si tu veux respecter la stricte loi de concordance, il faudrait écrire se fussent débarrassés. Une fois de plus, tu es seul juge.

- il aurait néanmoins pouvoir demeurer actif => je vais supputer qu'il manque un auxiliaire comme aimé ou préféré

- bondit une jambe en avant, l'autre replié sous lui => si la première jambe est au féminin dans la première proposition, il y a peu de chance qu'elle passe au masculin dans la seconde, même par anaphore : repliée

- « out » => l'éternel problème des emprunts à la langue anglaise... Sachant qu'il existe dans notre magnifique langue française l'expression de hors-jeu qui colle tout à fait à l'idée que tu veux ici retranscrire, introduire un mot anglais tient du zèle. En même temps, le mot out commence (malheureusement) à s'installer et à supplanter notre propre expression dans le domaine sportif, donc c'est à toi de voir. Je voulais simplement éclairer cette alternative.

- Par contre => Aaah !! Mes yeux !!! Pitié, plus jamais cela. « Par contre » est une locution adverbiale qui n'existe pas en français, quoiqu'en dise le traducteur Google Translate et autres joyeusetés du net. La locution correcte est en revanche, et tu l'as d'ailleurs utilisée plus loin dans ton récit.

- Jérémie cru d'abord => je l'aurais préféré saignant ou à point... Bref, il manque un -t pour en faire un verbe au passé simple comme... je sais pas... crut peut-être.

- avait fallut => Alors ici, c'est strictement l'inverse de la remarque du haut, la blague sur la cuisson en moins : fallu

- pourquoi cela c'était terminé => mouais... Confusion entre le pronom réfléchi et le démonstratif... Je propose : s'était

- En toute logique pensa-t-elle, non sans frissonner => une incise se trouve nécessairement entre virgules, il manque donc une virgule : En toute logique, pensa-t-elle, non sans frissonner

- évènements => c'est une tolérance orthographique, c'est vrai. Beaucoup de gens l'écrivent ainsi, je l'admets. Mais la vox populi n'est pas nécessairement la vox dei... C'est de la démagogie tout ça... Donc voici la véritable orthographe du mot selon l'Académie : événements. Ça ne change pas grand chose mais, au moins, on respecte ainsi les règles orthographiques.

- Et maintenant Yumi qui était la combattante la plus constante, et qui attachait le plus de valeurs aux notions d'honneur, les abandonnait en pleine mission => pour l'essentiel, un problème de virgule qui fragment les propositions de manière tout à fait étrange et un pluriel qui n'a pas lieu d'être : Et maintenant Yumi, qui était la combattante la plus constante et qui attachait le plus de valeur à la notion d'honneur, les abandonnait en pleine mission

- Non, je ne leur serais d'aucune aide => j'ai l'impression que la phrase de Yumi est quand même très péremptoire, par conséquent, j'imagine qu'elle emploie plutôt le futur qui souligne sa conviction plutôt que le conditionnel qui traduirait une incertitude dans son énoncé : serai

- c'est à peine s'il lui rendait ses coups => la concordance des temps fait à nouveau défaut ; les deux propositions doivent être au même temps : c'était

- compliquait la tâche à la jeune japonaise => et « c'est la voiture à mon père » tant que l'on y est. Wink Le complément du nom s'introduit par la préposition de

- autant pratiquement que moralement => d'un point de vue strictement grammatical, cette phrase se tient. Le problème, c'est qu'elle est affreuse au niveau stylistique et qu'en plus on a vu plus clair en matière d'énonciation dans tes récits. Un adverbe en -ment, c'est déjà moche mais alors deux d'entre eux qui se suivent et sont coordonnés par un simple « et », c'est vraiment déprimant. Plus sérieusement, c'est vraiment dissonant. On voit très bien ce que tu veux dire par là mais c'est tout sauf esthétique. Mais j'avoue ne pas avoir présentement d'idée susceptible de remplacer au pied levé cette phrase, peut-être vaudrait-il mieux passer les locutions à base de substantifs du genre de manière pratique même si ça reste lourd.

- la manipulait avec maîtrise => tournure là aussi peu légère, je te suggérerai plutôt la maîtrisait (parfaitement ?)

- Faire durer le plaisir n'est pas dans ton style => jamais entendu cette expression avant... J'aurai plutôt fait dire à Seven : ce n'est pas ton genre de faire durer le plaisir. Après, chacun ses expressions ^^

- avait éclaircit la situation => « tu veux une baffe ? » comme te le demanderait aimablement l'un de mes profs avec pareille faute. Attention à ne pas confondre (comme souvent, par faute d'attention j'imagine) participe passé et passé simple : éclairci

- Si elle avait envisagé comme possible que Seven ne soit pas leur ennemi => même problème de concordance des temps que plus haut et mêmes remarques sur l'utilisation délicate des formes passées du subjonctif : fût

Voilà donc pour les fautes... Ouf ! Pour ce qui est des corrections, je crois que c'est déjà assez conséquent et que l'attente était à la hauteur, non ? Bon d'accord, j'admets que tu n'as pas volé un commentaire sur la suite de ton récit.
Alors... Par où commencer ? Il y a tellement à dire que je pourrais presque rédiger un commentaire composé sur ce passage, à la fois bien écrit (en dépit des fautes qui sont souvent de bêtes preuves d'inattention) et très malin. Presque parce que j'ai malheureusement de vrais commentaires qui ne peuvent pas attendre.

J'aime beaucoup tous les petits indices que tu laisses pour laisser transparaître les sentiments des personnages, de même que leurs réactions qui concordent vraiment avec leur profil dans la série et qui les rend on ne peut plus humain. Je pense notamment à Yumi qui, troublée, jette son éventail par terre. On ressentait vraiment sa frustration. Quant à toute la séquence qui l'opposait à Seven, elle était vraiment troublante ; d'ailleurs, je m'attendais à quelques révélations mais il n'en fut rien, ce qui fait que j'ai vraiment éprouvé de l'empathie pour Yumi. En tout cas, j'ai trouvé étonnant que tu compares Seven à William et que notre japonaise préférée se retrouve ainsi à cheval sur lui pour l'immobiliser. L'espace d'un instant, je me suis demandé si Yumi ne confondait pas Seven avec William.... Faut avouer que ce n'est pas forcément de cette manière que j'immobiliserai mon adversaire si jétais à sa place et son trouble vis-à-vis de l'avatar contrôlé par Zena, son impression qu'il est plus qu'un simple programme me rappelle le trouble qu'elle éprouvait lorsqu'elle se confrontait à William au service de X.A.N.A. Après, peut-être que j'extrapole simplement... Toi seul peux me le dire.

Pour ce qui est du combat, une fois de plus, tu maîtrises parfaitement la chose. Descriptions entraînantes, action mouvementée et au plus près des héros... Le fait que tu nous livres jusqu'à certaines pensées des héros en plein combat est plutôt bien vu, je trouve. Cela aide à l'identification. Ceci dit, ne te sens pas obligé de systématiquement mettre ces pensées entre guillemets avec une incise... Le lecteur n'est pas idiot, inutile de lui mâcher le travail. En plus, la persistance d'un certain flou sur le discours indirect libre à la première lecture n'est pas forcément un défaut. Pour en revenir au combat, il était intéressant et bien évidemment il m'a plu, tu l'auras compris, mais l'essentiel de cette suite ne résidait pas dans ce passage mais bien dans ce qui suit et qui te fait espérer que « l'angoisse [nous] saisit à la gorge » pour ne pas te citer.

Ce qui est justement intéressant, c'est que par tes descriptions, les détails que tu nous révèles, se dévoilent tout un pan de la situation psychologique de Yumi et ça, c'était finement joué. Vraiment.

Pour le reste, c'est-à-dire ton style, le respect du caractère des personnages... je ne ferais que me paraphraser. Bien sûr, c'est toujours aussi excellent et même si je mets souvent des plombes avant de poster mon commentaire, je te prie de croire que ta fic est un véritable bonheur à lire. Ne dit-on pas : « plus c'est long, plus c'est bon » ?

Bon, sur ce, je crois que vient le temps de dire vivement la suite et de m'excuser humblement une nouvelle fois pour mon retard ainsi que mon retard dans le retard (je devais poster samedi dernier). J'espère que tu jugeras que mon commentaire et mes corrections valaient la peine d'attendre. Sinon, je t'autorise à me réserver le châtiment réservé aux traîtres en Angleterre pendant le Moyen-Âge.

À très bientôt j'espère et surtout, bon courage pour continuer à nous épater. Wink
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Kinshii MessagePosté le: Jeu 30 Déc 2010 16:16   Sujet du message: 9-3 Ouverture Répondre en citant  
 


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Bien, après ce retard de quelques… Aouch, deux mois de retard ! voici la suite du récit, qui ne vous consolera pas à lui seul de votre attente, mais j’ose espérer que son petit-frère répondra à cette ambition.

Mais je remercie tout d’abord Philippekadic pour sa correction ainsi que pour ses encouragements. Je suis ravi que le précédent passage t’ait plu, J’ai moi-même pris grand plaisir à l’écrire Smile
J’étais par contre persuadé d’avoir déjà corrigé mon post, et t’avoir répondu en privé… Il faut que je retrouve ce fichier.

Niah, j’ai retrouvé ce planqué. Voici donc ma réponse au commentaire de PhilippeKadic.


Spoiler


Dans cette suite, on suivra Odd et Aelita sur le cinquième territoire, au moment où Yumi livre son combat (du coup je ne sais même plus si on parle d'analepse... c'est juste un joyeux bordel, puisque j'écris le récit en parallèle.)


____________


Une fois dans l’aréna, Odd et Aelita s’engouffrèrent dans le couloir qui s’ouvrait dans la paroi, pour déboucher quelques secondes plus tard sur un pont, qui en place de sol, enjambait un vide vertigineux. Constitué de ces énormes blocs bleu acier qui composaient le cinquième territoire, il reliait les deux accès à cette salle aux proportions démesurées. Nos deux héros s’engagèrent sur le pont, et parvenus près de la paroi opposée, ils constatèrent sans surprise qu’elle était dépourvue de porte ou d’ouverture quelconque.

« C’aurait été trop facile, commenta Aelita en posant ses mains sur le mur qui leur bloquait le passage.
- Regarde, s’exclama Odd en pointant du doigt la paroi sur leur gauche. La clé est là-bas. Ça va être du gâteau.
- Oui, si on oublie le vide d’une demi-douzaine de mètres à franchir, approuva ironiquement la jeune fille.
- Pas de problème, répliqua le félin avec enthousiasme, je m’accroche au mur jusqu’à la clé, et je reviens. Ça va prendre un peu de temps, mais on n’est pas pressé, non ? »

A ces mots, plusieurs rampants surgirent du couloir qu’ils venaient d’emprunter et s’avancèrent sur le pont en poussant des cris sinistres.

« Ok, on laisse tomber l’escalade. Tu proposes quoi ? »

Aelita réfléchit à peine quelques secondes, et les yeux fermés, elle s’agenouilla dans une douce mélopée. Elle avait hésité à effacer le pont sous les rampants, mais Odd aurait dû traverser la moitié de la paroi en varappe, et revenir ensuite ce qui était bien trop long à son goût. Tout comme combattre les rampants. Le territoire entier était un piège qu’il fallait traverser en limitant les pertes de temps et de point de vie. La jeune fille opta pour le compromis qui lui sembla le meilleur dans la situation actuelle, et bientôt, deux plates-formes carrées de moins d’un mètre de côté apparurent suspendues dans le vide entre le pont et la clé.

« Pigé ! » lança le félin virtuel avant de rebrousser chemin pour se placer en face de la clé, et il sauta d’une plate-forme à l’autre sous les tirs des rampants qui étaient presque arrivés au centre de la pièce maintenant.

Odd appuya sur l’interrupteur et fit demi-tour sans demander son reste. Bien lui en prit, car au moment où la clé s’activa, les blocs qui composaient le plafond de la salle s’abattirent de chaque côté du pont dans un vacarme assourdissant, transformant celui-ci en étroit couloir à l’instant précis où Odd touchait le sol. En jetant un œil du côté des rampants, il avisa avec soulagement Aelita qui tenait tête aux monstres, absorbant les tirs grâce à deux sphères d’énergies fusionnées, et sans s'attarder davantage, ils opérèrent une retraite stratégique – ou une fuite forcée, les points de vue divergent – sous une pluie de lasers.


Alors que les tirs cessaient, le félin poussa un soupir d’aise, avant de déclarer avec une courtoisie exagérée :

« Quelle charmante attention de notre ami que d’avoir envoyé ces quelques rampants agrémenter cette promenade digestive. Vraiment, ce Zena est d’une délicatesse... »

Aelita considéra son ami avec curiosité. Ce qui devait effectivement être une promenade de santé tournait au désastre, mais cela ne semblait pas l’affliger outre mesure.

« Ca ne t’arrives jamais d’être sérieux ? demanda la jeune fille d’un ton faussement réprobateur, car finalement, elle appréciait la jovialité de son ami.
- Nan, désolé, il n’y a que mon humour que je prenne au sérieux. »

Avec les indications de Jérémie, ils atteignirent le terminal du territoire sans trop d’encombres. Odd avait encore tous ses points de vie, seule Aelita avait été affaiblie par l’utilisation de son don qui lui avait coûté vingt points de vie.

Elle repensa à la réponse de Jérémie quand elle était allée le chercher dans sa chambre pour qu’ils dînent tous ensemble :

« Je ne peux pas arrêter maintenant, dans quelques heures j’aurais terminé le programme auxiliaire qui annule les pertes de point de vie lors de l’utilisation de ton don de création.
- Eh bien, je ne me servirai pas de mon don pendant le repas, avait-elle répliqué en souriant. Allez Jérémie, s’il te plaît... De toute façon, tu n’auras pas fini ce soir. »

Il avait fini par céder. Mais durant le repas, son esprit était resté ailleurs, prisonnier de son ordinateur. Ces derniers jours, Aelita avait l’impression de jouer une partie d’échec contre une intelligence artificielle. Chaque coup la contraignait à une attitude défensive. En détruisant les programmes que Jérémie avait sauvegardés dans la partie sécurisée du supercalculateur, Zena avait cloué le garçon dans sa chambre. Et pourquoi est-ce qu’il lui semblait qu’elle était la seule à jouer ? Jérémie donnait l’impression de perdre son temps à chaque fois qu’il était avec eux, Yumi était complètement déboussolée depuis quelques jours, quant à Odd et Ulrich, ils se contentaient de rendre les coups en se voilant la face sur la vanité d’une telle tactique.

Décidément, ces informations étaient leur seule chance d’avancer vers la lumière.

« A toi de jouer, princesse.
- Envoie-moi les codes source, et toutes les données que tu pourras trouver sur Zena ou Seven. »

Aelita laissa de côté ses pensées pour se concentrer sur sa recherche, et elle se mit à compulser les différentes bases de données en quête des informations qui les intéressaient tandis qu’Odd surveillait la voûte céleste. Au bout de quelques minutes, Jérémie les contacta dans le souci de diminuer la pression que subissait Aelita.

« Les mantas seront là dans dix secondes.
- Chouette, de l’action, se réjouit Odd en posant un genou au sol et en visant un point par lequel arriveraient probablement les monstres volants après avoir contourné la sphère.
- Qu’est-ce qui te dit qu’elles arriveront de ce côté ? demanda Aelita mi-intriguée mi-amusée.
- Elles arriveront par les deux côtés en même temps, mais celle qui arrivera par là n’aura pas de chance. » répondit-il allègrement.

Et conformément à ce qu’avait annoncé le garçon, deux mantas apparurent bientôt du côté qu’il guettait, tandis qu’une autre surgissait du côté opposé.

« Flèche laser ! »

Les trois fléchettes lancées par le félin firent mouche, mais l’angle de tir était trop faible pour qu’il puisse toucher la cible située sur le dos du monstre. Visant de nouveau, il décocha deux autres fléchettes qui atteignirent également la manta, la faisant exploser dans un hurlement strident.

« Ouais ! Ça c’est ce que j’appelle un carton plein ! s’exclama le jeune homme en prenant la pose et en soufflant sur le bout de ses doigts comme sur le canon d’un revolver.
- Odd, derrière toi ! » lui cria Aelita.

Le félin n’eut que le temps de sauter pour éviter la manta qui lui fonçait dessus. Mais alors qu’il était en l’air, Odd vit en face de lui un autre monstre voler dans sa direction tout en tirant. Le guerrier parvint à s’abriter derrière son bouclier avant d’être touché par les lasers, mais l’impact le déporta au dessus du vide, et il bascula en arrière, attiré par l’abîme.

« Odd ! »

Quand elle avait vu son ami tomber, Aelita s’était précipitée au bord de la plate-forme, un champ de force déjà formé dans la main. Elle lança la sphère d’énergie qui fusa vers l’avatar de son ami et l’enveloppa d’un halo rose avant de le détruire au grand soulagement de la jeune fille. Mais la gardienne fut vite rappelée à l’urgence de la situation par un laser qui la frappa dans le dos, manquant de peu de la faire tomber à son tour.

« Ça, c’était vraiment une manœuvre de fourbe ! » ragea la jeune guerrière en formant une orbe d’énergie dans chacune de ses mains.

Elle avait récolté les informations dont ils avaient besoin, et il ne lui restait plus qu’à effectuer le transfert ; ce n’était pas ces deux poissons volants qui allaient l’en empêcher. Cela semblait pourtant dans leurs intentions. Les deux monstres plongèrent en piqué sur la jeune fille en tirant des rafales de laser, qu’Aelita absorba en faisant fusionner ses deux sphères. Elle fut malgré tout blessée à la jambe par un tir qui lui ôta dix points de vie.

« Aelita ! Sors de là ! lui cria le garçon depuis le labo. Trois nouvelles mantas arrivent en renfort.
- Je t’envoie les infos Jérémie. »

La jeune fille lança le transfert précipitamment tandis que les tirs pleuvaient autour d’elle, et se réfugia à l’intérieur de la sphère, non sans y avoir laissé quelques points de vie. Mais peu importe, ils avaient ce qu’ils cherchaient. Elle emprunta l’élévateur pour rejoindre l’intérieur du territoire, et se mettre définitivement hors d’atteinte des mantas, mais comme elle était toujours sur Lyokô au bout de quelques instant, elle interpela le garçon.

« Jérémie, qu’est-ce que tu attends pour me rematérialiser ?
- Il y a un problème, Aelita. Le transfert est bloqué, je n’ai pas reçu les données que tu m’as envoyées et je ne peux rien faire de mon côté, c’est toi qui a le contrôle.
- J’ai le contrôle… faut le dire vite, fit la jeune fille avec une moue sceptique. Vu l’état de mes points de vie, je ne vais pas tarder à…
- Aelita ! La Méduse ! » hurla soudain Jérémie.

Concentré sur le bug du transfert, le génie avait omis de surveiller son radar, et n’avait pas vu le monstre envoyé par Zena qui s’était placé entre Aelita et le couloir menant à l’élévateur. Il pria pour qu’elle ne paye pas sa négligence au prix fort.

La gardienne de Lyokô se figea, pétrifiée par l’apparition du monstre. Elle reculait, hypnotisée par le mouvement des tentacules translucides qui, elle le savait, finiraient par s’emparer d’elle. Ça finissait toujours ainsi. Ce monstre n’avait été créé que pour lui voler sa vie.

« Fuis Aelita ! Maintenant ! »

La voix de Jérémie l’arracha de sa fascination, et l’ange du monde virtuel tourna les talons avant de s’enfuir en courant aussi vite que possible. Cependant, un doute lui fit ralentir sa course, et s’arrêtant, elle contacta son ami.

« On ne peut plus fuir Jérémie.
- Qu’est-ce que tu racontes ? demanda Jérémie qui ne comprenait pas.
- On est condamné si on fuit. Il faut que je retourne à la voûte céleste débloquer le transfert.
- T’es folle !? s’exclama le garçon. Je ne sais pas ce que la méduse te veut, mais c’est sûrement rien de bon. Il est encore préférable que tu te fasses dévirtualiser par les rampants
- Et on aurait fait tout ça pour rien ? Si Zena sort le grand jeu, c’est que les infos en valent la peine.
- N’y pense même pas, si tu n’es pas piégée par la méduse, tu te feras dévirtualiser par les mantas dans le meilleur des cas. Nous ne luttons pas à armes égales, Aelita.
- Nos armes, ce sont ces données justement. On en a besoin Jérémie. »

Pendant ce temps, le monstre approchait, lentement, déjà maître de sa proie.

« Ne fais pas ça Aelita, ça revient à se jeter dans ses tentacules ! »

Une étincelle éclaira tout à coup la situation. Bien sûr que la méduse allait s’emparer d’elle. Pourquoi n’y avait-elle pas pensé plus tôt ? Aelita croisa les bras devant elle, les paumes au niveau des hanches, et attendit.

De l’autre côté de l’écran, Jérémie serra les accoudoirs de son fauteuil à s’en faire blanchir les jointures. Est-ce que le rapport entre le risque encouru et l’avantage qu’ils pouvaient espérer tirer de ces informations était acceptable ? Bien sûr que non. Ils ne savaient même pas de quoi traitaient ces données. Mais comme toujours depuis leur bras de fer avec le programme multi-agent, ils étaient contraints de se mettre en danger pour garder une chance de rester en vie. Aelita avait raison, ils ne pouvaient plus se contenter de contrer l’intelligence artificielle en désactivant les tours de Lyokô. A ce jeu, ils étaient perdants. Fatalement.

Peut être que Jérémie aurait accepté plus facilement cet état des choses si ce n’était pas Aelita qui encourait les risques la plupart du temps. Il n’en savait rien. Mais à cet instant précis, la douleur était intolérable.

« L’amour est un ange dont on sent la main sur son cœur, sans pouvoir discerner les traits de son visage. »

Mais à cet instant précis, son cœur était sur le point d’exploser. Et pour arranger la situation, le jeune homme se sentait parfaitement inutile. Il fallait que cela change.

Toujours immobile, la jeune fille observait la méduse qui n’était maintenant plus qu’à quelques mètres.

« Fais-moi confiance Jérémie. Et de toute façon, avec ce bug, tu crois que je pourrais être rematérialisée ? »

L’argument porta, car le génie ne répondit pas. A moins qu’il ne se soit évanouit dans le fauteuil du labo.

La créature lança ses tentacules qui s’enroulèrent autour de la jeune fille, mais elle la libéra immédiatement et recula, agitée de soubresauts. Le monstre était indestructible, mais pas insensible. Les deux champs de force que la gardienne avait formé dans ses mains au moment où les appendices transparent l’emprisonnaient n’avaient visiblement pas plu à l’imitation de méduse, et Aelita profita de ce répit pour la contourner avant d’envoyer de nouvelles sphères d’énergie sans même regarder si elle avait atteint sa cible.

« Qui s’y frotte s’y pique. » lança Aelita en s’enfuyant, soulagée d’être débarrassée de cette saleté en gelée pour un moment.

« Bien joué Aelita, la félicita Jérémie, heureux qu’elle s’en tire si bien. Malheureusement, poursuivit-il, je ne suis pas sûr que cela ait servit à grand-chose. Tu ne pourras jamais affronter toutes les mantas seule.
- Merci pour tes encouragements. Je crois que je n’ai pas vraiment le choix de toute façon. »

Jérémie allait répondre, quand la porte du laboratoire s’ouvrit, dévoilant Odd qui remontait de la salle des scanners.

« Ulrich n’est pas là ? s’étonna le garçon.
- Il est parti prendre l’air sur le pont. Je ne sais pas si c’est le tir à la tête qui l’a secoué, mais il n’avait pas l’air bien.
- Et Yumi ? Comment ça se passe ? s’enquit le jeune homme en jetant un œil aux écrans.
- Pas de nouvelle, et je préfère ne pas la déranger, si elle a besoin de moi, elle me contactera. »

Un groupe de monstre apparut soudain sur le moniteur principal.

« Aelita, les rampants seront bientôt là. Attends… ne bouge pas. Je dois regarder un truc sur le plan…
- Jérémie… le pressa la jeune fille.
- Deux secondes… J’y suis.
- J’entends les rampants Jérémie…
- Voilà, prends à gauche. »

La jeune fille ne se fit pas prier, et s’engagea dans le couloir de gauche. Dans son dos, les monstres se précipitèrent à sa suite, tirant quelques brèves rafales de lasers.

« Jérémie, je vais être dévirtualisée.
- Prends à droite, Aelita, ordonna le génie. Et maintenant, bloque le couloir avec ton don de création.
- Je vais y laisser mes derniers points de vie, s’exclama la jeune fille angoissée.
- Non, il te reste trente points de vie. Fais ce que je te dis, Aelita on doit gagner du temps. »

La gardienne du monde virtuel ne protesta pas. Ça n’était pas dans les habitudes de Jérémie de lui faire prendre des risques inutiles, et bien qu’elle ne comprenne pas, elle lui faisait confiance pour la suite. Elle s’agenouilla donc, et penchant la tête en arrière, elle fit apparaître un mur qui condamna l’accès au couloir. Elle se releva lentement, et reprit sa course avec difficulté.

« Tourne à gauche, Aelita. A dix mètres sur ta gauche, l’entrée de la salle secrète. »

La jeune fille sourit. C’était donc ça le plan de Jérémie. Elle fit glisser sa main gauche sur le mur pendant qu’elle courait, ils sauraient bientôt si Jérémie avait deviné juste. Tout à coup, son avant bras s’enfonça dans la paroi du couloir, et Aelita stoppa sa course. Elle considéra un instant le mur dans lequel ses bras disparaissaient à moitié, puis fit un pas, franchissant l’illusion comme un voile d’eau.

La salle circulaire était toujours aussi impressionnante. Elle ne savait pas trop pourquoi, mais cet endroit lui évoquait une cathédrale. Peut-être à cause du silence absolu qui régnait ici, ou bien à cause de l’obscurité qui lui empêchait d’apercevoir le plafond. Aelita senti avec soulagement que ses points de vie remontaient. Jérémie avait vu juste, cette salle avait la même propriété que les tours d’intercommunication. Concernant ses points de vie du moins, car ils n’avaient pas réussis à déterminer sa fonction précise, et à vrai dire, Jérémie l’avait quelque peu oubliée après d’infructueuses recherches sur le réseau.


« Bon, pendant qu’Aelita regagne ses points de vie, j’aimerais que tu redescendes en salle des scanner, Odd.
- Pour quoi faire ? s’étonna le garçon, tu ne peux pas me renvoyer sur Lyokô.
- Je sais, il est encore trop tôt, ton organisme est encore en état stress cellulaire, mais je voudrais analyser ta structure moléculaire pour avoir une idée plus précise du délai de revirtualisation.
- … Ok, j’ai rien compris, mais je veux bien entrer dans un scanner si ça te fait plaisir, déclara le garçon dans un grand sourire.
- Quand vous êtes rematérialisés, vos cellules sont… « agitées » en quelque sorte, et il est impossible pour les scanners d’analyser leur structure ou de numériser vos séquences ADN.
- Je crois que j’ai pigé, c’est comme quand on veut prendre en photo des oiseaux en plein vol et que l’image n’est jamais nette ?
- Oui, enfin je crois surtout que ce sont tes talents de photographe qui sont en cause, mais dans l’idée, c’est ça. Maintenant, si tu voulais bien descendre dans la salle des scanners…
- Chef, oui, Chef ! » clama le jeune homme en esquissant un salut.

Il descendit par la trappe grâce aux échelons fixés au mur, et lorsqu’il fut entré dans un des caissons, Jérémie lança l’analyse. Le petit génie attendait que les premiers résultats apparaissent, lorsque Yumi le contacta, lui demandant de la rematérialiser. Elle ne lui répondit pas lorsqu’il voulut savoir ce qui n’allait pas, aussi le garçon s’exécuta-t-il sans discuter davantage, laissant de côté ses interrogations mais ne pouvant se défaire d'un léger malaise.

De retour dans leur monde, la jeune fille lui annonça depuis la salle des scanners qu’elle les attendrait sur le pont. Jérémie allait lui dire qu’elle y trouverait Ulrich, mais un message d’alerte s’afficha, indiquant que l’analyse était terminée, et il se plongea dans l’étude des résultats.

Penché sur son écran, le garçon ne vit pas le spectre qui s’élevait dans son dos. La forme éthérée fondit soudain sur le jeune homme qui tomba brutalement de son fauteuil, suffoqua quelques instants, avant de retrouver une respiration sifflante. Et le signe de Xana dans le regard, Jérémie se hissa sur son fauteuil.

____________


Ce n’est que la première moitié de la troisième partie du chapitre neuf.
Mes recherches ont pris beaucoup plus de temps que prévu, mais la suite sera prête dans la semaine maintenant. La rédaction devient un tantinet plus complexe, puisque le chapitre dix sera le dernier de cette fan-fic. Il me reste donc assez peu de temps pour amener une conclusion… Qui a dit que je n’y arriverais pas ? Je suis un expert quand il s’agit de défaire les nœuds ^^ (à plus forte raison si c’est moi qui les ai faits.)

Edit :

Spoiler

Bon réveillon, et à bientôt pour la suite.


Dernière édition par Kinshii le Jeu 10 Fév 2011 20:02; édité 5 fois
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Jeu 30 Déc 2010 21:21   Sujet du message: Répondre en citant  
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Messages: 1320
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
oula, je sens que Odd va avoir de graves problèmes:
dans un scanner avec une revirtualisation dangereuse, XANA ne va pas se gêner.

J'espère qu'il va pas falloir attendre 6 mois pour la suite

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Guill@um€ MessagePosté le: Ven 31 Déc 2010 10:55   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 13 Juil 2009
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Localisation: Là où finissent les univers et où commence le chaos ...
Tiens, Zena est de retour pour nous jouer un mauvais tour ...

Une suite digne de tes précédents chapitres qui étaient déjà excellents.

Il y a une action constante dans tous tes chapitres, mais là, j'ai bien l'impression que le rythme s'accélère, le dénouement est proche, ça se sent.

Les combats sont magnifiquement décrits, on a vraiment l'impression d'y assister seconde par seconde et de les vivre en même temps que les héros.

Alors, maintenant, concernant ce chapitre en particulier.
J'aime beaucoup le sens, original, il faut bien le dire, que prend ton intrigue. J'ai l'impression que tu nous ballades un peu dans tous les sens en larguant deux / trois indices en route puis que tu gardes la vraie bombe pour la fin, chose que j'apprécie particulièrement car ça montre que tu maîtrises parfaitement le plan de ton récit.

J'ai bien aimé aussi les comportements de tes personnages, comme Odd : "Nan, désolé, il n’y a que mon humour que je prenne au sérieux." ou "Elles arriveront par les deux côtés en même temps, mais celle qui arrivera par là n’aura pas de chance.", ça c'était vraiment génial parce c'est amusant et que du coup ça colle très bien au personnage.

D'autres m'ont plus surpris comme Yumi qui abandonne ses amis pour aller voir Seven en solitaire, ou Jérémie qui parvient à concevoir un plan alors qu'Aelita est en danger (d'habitude il se ronge les ongles devant son pupitre sans savoir quoi faire).
Mais bon, je suppose qu'il faut bien qu'ils grandissent et évoluent pour amener un peu de nouveauté, donc je ne te reprocherai pas ces choix.

Kinshii a écrit:
n’avaient visiblement pas plut à l’ersatz de méduse

Merci pour ce nouveau mot, je me coucherai moins bête ce soir mais en fait ça veut dire quoi ?
Parce que j'ai cherché et j'ai trouvé : Produit de remplacement succédané (ça doit pas être ça ...).
Et juste comme ça, je suppose que tu as voulu dire "de la méduse" ; et plu, le participe passé de plaire ne prend pas de t ...
Il y a certainement d'autres fautes, mais c'est peu par rapport à la longueur et à la qualité du texte.

Continue comme ça, je suis impatient de lire la suite.
_________________
« Jim ! Tu es encore pire que les obscurantistes qui ont brûlé la grande bibliothèque d'Alexandrie !
- Ha ... Euh, merci Suzanne ! »
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PhilippeKadic MessagePosté le: Mer 05 Jan 2011 20:00   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Croix, France
Alors, alors... Par où commencer ? J'avais dans l'idée de bouleverser l'ordre établi du doublet corrections/compliments mais je ne me sens pas de bouleverser les traditions aujourd'hui.

Côté erreurs, mon relevé est plutôt succinct et si tu continues je vais me retrouver au chômage technique.

"qui en place de sol" => j'aime découvrir de nouvelles expressions... quand elles existent. Mais là j'ai un gros doute. Et puis, même si elle existe, je trouve que le rythme de l'incise est trop irrégulier par rapport au reste mais c'est vraiment pour chipouter. Mon p'tit conseil : tenait lieu

"bleu-acier" => si mes souvenirs de morpholgie constructionnelle sont bons (et ils doivent l'être même si j'ai foiré mon examen), les adjectifs associés à une couleur ne sont pas liés par un quelconque signe de ponctuation. Après tout, n'écrit-on pas "bleu ciel" ? Donc, bleu acier

"fusionnées ensemble" => là, j'ai un doute. Mais si je ne m'abuse, c'est un pléonasme. En effet, fusionner deux objets implique qu'ils sont combinés pour ne former plus qu'un. À quoi bon préciser "ensemble" ?

"points de vues" => petite faute d'attention, "vue" est toujours au singulier dans l'expression "point de vue"

"une pluie de laser" => une petite désinence du pluriel sur laser et je serai le plus heureux de tes lecteurs.

"codes sources" => je ne suis pas tout à fait certain que "source" s'accorde en nombre avec "code" mais tu t'y connais mieux que moi en langage informatique je pense. Donc, je ne suis plus très sûr de moi sur le coup.

"erreur d'inattention" => là, en revanche, si tu me permets la remarque, je suis certain que c'est très moche et que ce n'est pas très français. Mon conseil : défaut d'attention

"mais en ce moment précis" => une simple affaire de préposition qui, cependant, nuit à la continuité chronologique de ta phrase : à ce moment précis ou à cet instant précis

"bien qu'elle ne comprenne pas" => le conseil de la maison : n'utilise le subjonctif que lorsqu'il est indispensable ; ici un imparfait de l'indicatif fera parfaitement l'affaire pour assurer la concordance des temps sans passer par le redouté subjonctif imparfait : comprenait

Bon, ça c'était pour les petites fautes. J'ai aussi vu plusieurs verbes qui ne respectaient pas la concordance des temps "traditionnelle" et usaient du subjonctif présent plutôt que du subjonctif imparfait mais j'imagine que c'est un choix délibéré.

Côté fiction, ça assure même si, je te le concède c'est bien "un joyeux bordel", mais je suppose que ce n'est pas au gars qui s'est mis à rédiger sur un coup de tête une partie d'un chapitre à la première personne du singulier alors que le reste de son récit est à la troisème de te faire ce genre de remarques. Et puis, faute avouée est à moitié pardonnée. En plus, quand on a en parallèle un récit aussi intéressant que celui-ci avec du rythme et de très bonnes trouvailles (que ce soit en terme de second degré ou de scènes de bataille), il serait un peu malvenu de faire la fine bouche. Ce qui m'ennuie toujours un peu, c'est que j'ai à chaque fois l'impression de me répéter. Je veux dire, les combats sont toujours aussi excellents (mention spéciale à la tactique d'Aelita et à la séquence "de la clé" qui est vraiment intense), tu respectes bien le caractère des personnages, surtout Odd qui est vraiment drôle et digne... de lui.

Je t'avouerai quand même que, même si on sent que tu sais où tu vas à peu près, j'ai un peu peur que tu sois obligé de bâcler la fin ou de nous faire un chapitre 10 de la taille d'un roman de Zola (un petit 450 pages du genre Au Bonheur des Dames). Je plaisante, je plaisante, mais ce serait vraiment dommage. Enfin, j'imagine qu'on peut te faire confiance mais je suis un grand sceptique.

Et désolé si mes explications sont parfois un peu tordues à propos de tes fautes, j'essaie juste d'être le plus complet possible histoire de ne pas bêtement te dire "là c'est faux, voilà la correction mais débrouille-toi pour comprendre ton erreur". Cela dit, c'est vrai que je vais parfois loin dans l'explication mais bon... C'est l'enthousiasme.

Bon, ben, voilà, je n'ai pas grand chose à ajouter, si ce n'est, bien sûr, que j'attends la suite (hum, hum, pas de remarques vexantes au, sujet de tu sais quoi, hein ?).
Bon courage à toi et bonne chance dans ton grand défi de "densification" !
_________________
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Kinshii MessagePosté le: Jeu 10 Fév 2011 19:42   Sujet du message: 9-3 Ouverture Répondre en citant  
 


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Je sais, je suis en retard, et j’en suis désolé. Mais, je n’avais pas prévu d’être modérateur, et du coup, j’ai dû faire face à de nouvelles priorités. L’écriture du dernier chapitre a donc été retardée, et je ne voulais pas poster la fin du chapitre 9 tout de suite, car l’attente aurait été trop longue ensuite.

Bonne lecture.


__________


La jeune gardienne s’avança sur la plate-forme, et se plaça face à l’interface qui venait juste d’apparaître. Elle activa le programme "Remparts", et sur la dalle de verre noir, le signe de Xana s’illumina, irradiant une douce lumière bleue, sauf le point central qui apparaissait en blanc. Tout de suite un détail frappa Aelita. Le tiret inférieur gauche du symbole était invisible. Elle pianota sur l’interface afin de découvrir pourquoi ce tiret manquait. En sélectionnant l’onglet "Porte de Thévestes" elle constata qu’elle portait la mention " Ouverte", sans qu’il y ait la moindre indication sur le moyen de la refermer.

Au sol, le tiret venait d’apparaître, mais d’une vive couleur rouge, alors que dans les souvenirs de la jeune fille, il était de couleur bleue lors de son précédent passage. Il ne lui fallut pas longtemps pour conclure que la porte avait été ouverte, mais ouverte à quoi ? Comment ? Par qui ? Zena ? Dans quel but ? Elle parcourut le programme plus en profondeur. Au fur et à mesure qu’elle naviguait dans l’interface, les segments s’illuminaient, s’effaçaient, dans les ténèbres qui enveloppaient le sol, lui donnant la vertigineuse impression que défilait en contrebas le monde virtuel tout entier, dans tout son mystère et dans sa fantasmagorie.

Il était question de quatre portes : la porte de Théveste, qui était désormais ouverte, la porte de Thapsus, qui correspondait au tiret droit du signe de Xana, la porte d’Utique, associée au tiret inférieur du centre, et enfin la porte de Mégara pour le tiret supérieur du symbole. Un dernier onglet était intitulé "Gardien". L’ayant sélectionné, elle vit défiler sous ses yeux des tas de données, traitant de « taux d’inhibition », de différentes fonctions de contrôle qu’elle n’était pas sûre de bien comprendre. Cela ressemblait à une sorte de… barrière quantique, mais si elle avait une vague idée de la fonction de ce programme – qui était somme toute assez proche de celle du monstre de Xana du même nom, et dont elle avait été la victime par le passé – elle était à des années lumières d’en saisir les différents processus. Sur la dalle sombre, seul le cercle intermédiaire du symbole ressortait maintenant en luminescence. Elle laissa les onglets de côté, et après quelques manipulations, réussit à accéder à un historique des opérations effectués. Peut-être allait-elle enfin comprendre comment cette porte s’était trouvée ouverte. A sa grande déception, la liste qui apparut sur l’interface ne comportait qu’une opération, et peu d’informations.

Il y était indiqué que la porte de Théveste avait été ouverte vendredi à vingt-trois heure dix-sept. Aelita calcula rapidement que cela devait se situer durant l’attaque de Zena. Elle ne savait trop quoi tirer de cette observation, mais la nota dans son esprit. Malgré ses recherches, elle ne trouva pas comment ouvrir ou refermer les quatre portes. Ce terminal ne semblait être qu’un point de contrôle, les commandes devaient se trouver ailleurs… certainement pas dans l’interface de la voûte céleste en tout cas, elle n’y avait jamais rien vu de semblable. Jérémie devrait être plus efficace en lançant des recherches depuis le pupitre de commande du supercalculateur. Ses points de vie devaient être remontés au maximum maintenant, elle mémorisa le nom des différentes portes avant de sortir de la pièce.

Elle s’attendait à devoir affronter les rampants, mais le couloir était désert. Redoutant un piège elle avança prudemment et joignit Jérémie.

« Je suis sortie, Jérémie. Qu’est-ce que tu vois sur tes écrans ?
- Tout va bien Aelita, la voie est libre. »

Non sans avoir jeté un coup d’œil aux deux côtés du corridor, l’ange de Lyokô se mit en route vers la voûte céleste tout en relatant à Jérémie ce qu’elle avait découvert dans la salle des portes, mais ce dernier semblait quelque peu absent. Il acquiesçait distraitement aux hypothèses qu’émit la jeune fille concernant la fonction de ce programme Remparts, sans s’y intéresser véritablement. Aelita abandonna donc ses conjectures pour se concentrer sur l’objectif de la mission.

« Prends à droite Aelita, l’enjoignit soudain Jérémie alors qu’elle arrivait à une intersection.
- A droite ? s’étonna la jeune fille en levant les yeux par réflexe.
- Ca devrait te permettre d’éviter les rampants en rejoignant l’élévateur un peu plus loin.
- Très bien, dans ce cas, c’est parti. » fit la gardienne du monde virtuelle en s’élançant.

*

Ulrich était venu attendre la fin de la mission sur le pont en espérant que l’air du soir chasserait son mal de tête qui le torturait depuis sa rematérialisation, mais c’était sans succès. Il vit soudain remonter Yumi, mais à son grand étonnement, elle était seule.

« Yumi ? Qu’est-ce que font les autres ? »

La jeune fille sembla surprise de le trouver là.

« Je… j’en sais rien, balbutia-t-elle.
- T’en sais rien ? s’étonna le garçon. T’étais pas avec eux ?
- Si, enfin non. » répondit distraitement la jeune fille pour échapper aux interrogations de son ami.

Ulrich fronça les sourcils, inquiet.

« Yumi… est-ce que ça va ?
- Oui, je vais bien, affirma-t-elle, une pointe d’agacement dans la voix, les yeux toujours baissés vers le sol.
- Tu ne me feras pas croire ça. S’il te plait… dis-moi ce qui ne va pas. »

Mais la jeune fille ne répondit pas. Ne sachant quoi faire, le garçon avança d’un pas vers elle en prononçant :

« Yumi…
- Lâche-moi, Ulrich. Je n’ai rien à te dire. » l’arrêta la jeune japonaise en relevant vers lui son regard noir de jais.

Elle tourna les talons, et Ulrich la regarda disparaître dans la nuit, ses paroles hantant encore l’obscurité. Maintenant qu’elle était partie, les mots osaient enfin apparaître dans l’esprit du garçon.

« Et si moi j’avais quelque chose à te dire ?... »

*

Tandis qu’elle s’éloignait de l’usine pour prendre le chemin du retour, le ciel trahissait son désarroi. Les nuages avaient voilés les lumières céleste, et Yumi avait perdu ses points de repère. Dans cet océan de ténèbres, la jeune fille du levant avait sombré.

Des fragments de souvenirs des derniers événements surgissaient dans son esprit dans le chaos le plus total. Sur le coup, Yumi n’avait pensé à rien d’autre qu’au combat, mais elle se souvenait maintenant que la technique qu’elle avait employé contre Seven, c’était Ulrich qui l’avait exécutée lors de leur tout premier combat, ou plutôt, lors de la revanche.

Ulrich… Il était avec elle, il y a quelques instants… ou plusieurs heures peut-être.
Qu’est-ce qu’il lui avait dit ? Elle ne s’en souvenait plus. Ou peut-être qu’elle ne l’avait jamais su. Ce dont elle se rappelait, c’est qu’elle l’avait planté sans ménagement. Il n’était pourtant pas en cause.

Elle était partie sans même savoir comment s’était déroulé la mission, trop pressée de fuir le plus loin possible de ce monde virtuel qui était devenu pour elle un véritable enfer.

Elle avait désormais la réponse qu’elle cherchait… mais ce que cette réponse impliquait était si terrible qu’elle était prise de tremblements rien que d’y songer. Une petite voix en elle suggéra que la situation n’était pas si noire qu’elle ne le pensait, après tout elle avait bien réussit à vaincre Seven cette fois-ci, mais cet optimisme fût bien vite balayé. Le lieutenant de Zena n’avait même pas jugé nécessaire d’utiliser ses pouvoirs durant le combat, et il en possédait certainement plus que ce qu’il avait déjà déployé. Non, la vérité était là, terrifiante et indéniable. Il y a trois jours, elle aurait dû mourir.

Ses amis ne comprenaient pas… Et elle ne se sentait pas capable de leur expliquer. A Ulrich encore moins qu’aux autres. Il y a un an, elle avait voulu que les choses soient claires entre Ulrich et elle afin d’éviter qu’ils ne s’entre-déchirent inutilement.

« Copains et puis c’est tout. »

Voilà ce qu’elle avait dit. Les choses n’étaient pas devenues plus claires pour autant, simplement elles étaient figées, et cela lui avait apporté une stabilité relative, mais ça n’avait pas dissipé le malaise qu’elle ressentait chaque fois qu’elle se trouvait en présence d’Ulrich. Elle avait l’impression de le voir à travers une vitre qu’elle-même aurait placée là pour s’isoler. Mais elle se savait incapable de la briser.

Si elle n’avait pas eu les yeux embués de larmes, peut-être aurait-elle perçut le changement de luminosité que provoqua le spectre en s’échappant du lampadaire qu’elle venait de dépasser. Mais elle ne se retourna pas. L’ombre se précipita sur elle, et sans un son, la jeune fille du levant s’écroula sur le trottoir. Au bout de quelques instants, elle se releva, le signe de Xana palpitant dans ses yeux, et reprit son chemin sous un ciel sans lune.

*

Jérémie se réveilla en sursaut dans son fauteuil. Il avait réussit à s’endormir en pleine mission. Honteux, il replaçât son oreillette qui pendait le long de son câble.

« Jérémie, tu m’écoutes ?
- Désolé, je réfléchissais, mentit le garçon. Tu disais ? »

Aelita se répéta et Jérémie lui répondit :

« Je suis presque sûr d’avoir déjà rencontré la porte de Thapsus dans le livre sur les guerres Puniques, mais je ne me souviens plus à quel sujet… En tous cas, il y a de grandes chances pour que ce soit lié à Carthage.
- Selon toi, ce sont des portes de la citée antique ? Ça semble logique, mais je ne vois pas à quoi elles peuvent bien servir. »

Le silence engloutit la discussion que Jérémie n’avait pas cœur à poursuivre. Assaillit par un doute, il vérifia qu’aucune tour n’était activée, mais le superscann n’avait rien détecté… Il cherchait une excuse à sa faiblesse, mais il devait bien se rendre à l’évidence ; Zena n’était pas en cause.

Odd remonta à ce moment par la trappe de communication entre le labo et la salle des scanners.

« Alors, qu’est-ce que ça donne ?
- Ben, pas grand-chose d’exploitable, il y a trop de paramètres qui entre en ligne de compte, depuis la façon dont vous avez été dévirtualisé, au menu de vos derniers repas. Enfin, ça me donne toujours une idée plus précise du temps nécessaire à la récupération après avoir été rematérialisé.
- Aelita s’en sort comment ?
- Plutôt bien pour le moment. Elle est presque à l’élévateur, il lui reste à éliminer les mantas et débugger le transfert.
- Les formalités d’usages, quoi. » lâcha nonchalamment le garçon en s’asseyant contre la paroi, les mains croisées derrière la tête.

Aelita risqua un coup d’œil vers la voute céleste, et se plaqua immédiatement contre la paroi en voyant passer une manta. Si Zena n’avait pas sonné le rassemblement, il devait y avoir cinq mantas planant comme des vautours au dessus de l’interface. La jeune gardienne du monde virtuel prit une profonde inspiration, et ayant généré une sphère d’énergie dans chacune de ses mains, elle s’avança résolument hors de la planète. Deux des monstres volants qui l’aperçurent commirent l’erreur de se précipiter vers elle, facilitant la tâche à la jeune fille qui décocha ses deux champs de force puis s’abaissa vivement pour éviter les rafales de lasers que les créatures avaient eu le temps de tirer avant d’être touchées. Aelita posa un genou au sol, et assise sur ses talons, elle ferma les yeux. Deux mantas profitèrent de cette occasion pour fondre sur elle, mais la structure en fil de fer d’un cube apparut autour de l'une d'elles, et un bloc se créa bientôt, emprisonnant la créature jusqu’à la moitié des ailes. Le second monstre tenta d’éviter son semblable en perdition, mais percuta la paroi de la planète dans un choc fatal.

Se relevant, Aelita forma deux nouvelles sphères d’énergie dans ses mains, et après avoir visé calmement, les envoya toutes deux en direction de la dernière manta. Le monstre évita la première orbe scintillante en se cabrant, mais ne put esquiver la seconde, qui la désintégra dans une explosion retentissante.

La jeune gardienne se connecta rapidement à l’interface, et en quelques minutes, parvint à rétablir la connexion et à effectuer le transfert.

« Jérémie ?
- C’est bon, confirma le garçon, j’ai bien les codes sources dont j’avais besoin. Je devrais pouvoir vous envoyer directement sur le cinquième territoire à partir de maintenant. Je te rematérialise Aelita, tu as été géniale. »

Un large sourire s’étira sur le visage de la jeune fille tandis que son enveloppe corporelle se décomposait en pixels.

« Ca y est, c’est fini… »

*

Jérémie suivit d’Aelita et Odd s’avança sur le pont où les attendait Ulrich en faisant les cent pas. Le petit génie du groupe sentit que quelque chose clochait chez Ulrich, impression qui se confirma lorsqu’ils arrivèrent à sa hauteur.

« Tu m’expliques, Jérémie ? l’interpella le jeune homme, agressif.
- Qu’est-ce qu’il y a Ulrich ? fit Jérémie, irrité par le ton acerbe de son camarade.
- Cette excursion dans le cinquième territoire, elle rime à quoi ? lança le jeune homme, haussant encore le ton. Et qu’est-ce qu’il s’est passé avec Yumi ?
- Oh, tu te calme Ulrich. J’y suis pour rien, moi. Et si t’es frustré d’avoir été sorti au premier round, tu n’as qu’à t’en prendre à toi-même.
- Ouais, c’est ça. C’est toi qui nous embarque dans tes plans foireux, et c’est de notre faute quand ça plante.
- C’est Yumi qui voulait aller sur le cinquième territoire le plus tôt possible, pigé ? Alors lâche-moi avec ça… »

La surprise effaça immédiatement la colère de l’adolescent. C’était Yumi qui avait réclamé cette expédition ? C’était sûrement pour ça qu’elle était montée voir Jérémie ce midi.

« Qu’est-ce qu’elle voulait faire sur le cinquième territoire ? interrogea le garçon.
- Je n’en sais rien, mais ça avait l’air important pour elle, répondit Jérémie, soulagé de voir que son ami s’était calmé.
- Pourtant, elle n’y est pas allée. » fit remarquer Odd, qui avait jugé plus prudent d’attendre que le ton ne redescende avant de prendre part à la discussion.

Cette nouvelle ne fit qu’ajouter à l’incompréhension du jeune homme.

« Pourquoi ? Pourquoi elle n’y est pas allée ?
- J’en sais rien, moi. Elle n’a pas pris le transporteur.
- Elle est restée pour combattre Seven, expliqua Jérémie. Ne me demande pas pourquoi. » ajouta-t-il pour répondre au regard interrogateur que lui lança son ami.

Seven… Ulrich avait jusqu’alors considéré le lieutenant de Zena comme un simple obstacle, au même titre que les autres monstres de Lyokô. Voilà qu’il devenait un vrai problème. Mais pour l’instant, le plus important c’était Yumi.

*

A son retour de l’usine, le petit groupe s’était installé dans la chambre des deux garçons pour discuter des derniers évènements, et principalement de la découverte d’Aelita dans la mystérieuse salle du cinquième territoire. Aelita caressait distraitement Kiwi assise sur le lit d’Odd tandis que ce dernier, couché sur le dos et les jambes en tailleur contre la cloison en tête de son lit faisait rebondir la balle de son chien sur le mur. Allongé sur son lit, Ulrich fixait le plafond, mais pour une fois, il semblait davantage préoccupé que contrarié. Jérémie, qui feuilletait sur une chaise le livre qu’ils avaient trouvé à l’Ermitage, brisa soudain le silence fatigué qui régnait dans la pièce, seulement troublé par le bruissement des pages, les rebonds de la balle, et les halètements de Kiwi.

« J’ai retrouvé la référence à la porte de Thapsus.
- Et alors ?
- C’est par cette porte que Hannibal a fuit quand il est tombé en disgrâce, expliqua le garçon le nez dans le livre.
- Bon, donc les portes mentionnées dans la salle du cinquième territoire sont bien celle de la cité antique.
- Et à quoi elles servent ? interrogea Odd entre deux rebonds.
- Pas à nous empêcher d’entrer dans Carthage, fit remarquer Aelita songeuse, c’est Scipion qui nous à conduit jusqu’à la cité…
- Tu crois que ces portes sont là pour empêcher quelque chose de sortir ? » demanda le garçon.

La jeune fille acquiesça d’un signe de tête, puis se tourna vers Jérémie alors qu’Odd suggérait :

« Xana ?
- Et bien oui et non. Répondit énigmatiquement le petit génie. En effet, Xana ne pouvait s’enfuir de Lyokô tant que les portes demeuraient fermées, mais à la base, Xana obéissait à Hopper, et ce dernier n’avait aucun besoin d’emprisonner son programme multi-agent.
- Alors à quoi servent ces fichues portes ? » insista Odd tandis que Jérémie replongeait dans sa lecture. Après quelques instants, ce dernier fit sursauter tout le monde en s’écriant tout à coup :

« J’ai trouvé ! »

Odd, surpris par cette exclamation lança sa balle trop fort et après avoir rebondie, celle-ci atteignit le malheureux Kiwi qui jappa et sauta des genoux d’Aelita pour aller se réfugier sur le ventre d’Ulrich. Le garçon se redressa immédiatement par réflexe, envoyant par la même occasion le chien au sol, qui alla finalement se cacher sous le bureau derrière la corbeille à papier.

« Qu’est-ce qu’il y a ?
- J’ai trouvé ! Dans le livre, la signification de X.A.N.A.
- Tu te rends compte que t’es un vrai danger public avec tes découvertes ?
- Cet acronyme, c’est la clef de voûte du problème, poursuivit Jérémie surexcité. En connaissant tous les éléments, on peut trouver son nom, ou bien en partant de son nom, on peut deviner tout le reste.
- Ouais, ben fait partager quoi.
- J’étais parti dans la bonne direction, mais j’avais fini par m’égarer, car je ne trouvais pas…
- Jérémie…
- Voilà, regardez cette note de Hopper.
- C’est quoi ce charabia ? » fit Odd qui s’était emparé du livre.

En marge du texte sur la carrière politique d’Hannibal Barca, on pouvait voir griffonnés trois mots au feutre rouge. IA, iNhibitrice et MA étaient inscrits les uns en dessous des autres, de façon à ce que les lettres A, N, A soient alignées verticalement et ces trois lettres étaient entourées, formant le radical du nom du programme de Franz Hopper.

Citation:
  IA
   iNhibitrice
 MA


« Voyons Odd, c’est pourtant limpide. »

Le garçon regarda Jérémie pour voir s’il ne se moquait pas de lui, mais il avait l’air sérieux.

« Tu oublis que je n’ai pas de lunettes, moi. Alors si tu pouvais être un peu plus précis…
- Très bien, commençons par le premier caractère de l’acronyme, le…
- Tu nous avais dit que le X indiquait la version du programme, se souvint Odd à haute voix, coupant Jérémie par la même occasion.
- Oui, mais c’est un chiffre romain, pas une lettre. Xana est la dixième version du programme mis au point par Franz Hopper.
- Et moi qui pensait qu’il était la vingt-quatrième génération, mais on combattait en fait une entité préhistorique,
- T’as fais des progrès en calcul mental dis-moi, se moqua Ulrich que la conversation commençait à intéresser.
- Ca t’épate, hein ?
- Heu, si ça vous ennuie pas… intervint Jérémie voyant que ses amis se dispersaient.
- Et la suite de l’acronyme ? demanda Aelita tout en jetant au passage un regard amusé sur les deux garçons.
- Pour la deviner, il suffit de se demander dans quel but Xana a été programmé. Rappelez-vous le journal de Franz Hopper « Et j’ai programmé Xana, pour qu’il détruise Carthage ».
- Sauf que Carthage n’a pas été détruit, objecta Aelita, se demandant où Jérémie voulait en venir.
- C’est exact. Mais pourquoi n’a-t-il pas été détruit ?
- Franz Hopper a peut-être changé d’avis, suggéra Odd en haussant les épaules.
- Parce que Xana a échappé au contrôle de Franz Hopper, proposa Ulrich à son tour.
- Ce sont les questions que je me suis posées avant de les écarter après réflexion. Mais il reste une troisième possibilité, la plus évidente. »

Ses amis s’observèrent, perplexes. Voyant la lumière ne jaillissait pas, Jérémie poursuivit.

« Tout simplement parce que Carthage est indestructible. »

Cette révélation suscita force de haussements de sourcils et de concertations muettes qui furent bientôt interrompues.

« Je ne suis pas certain de te suivre, Einstein.
- Odd, que ferais-tu si tu devais te débarrasser d’un objet que tu ne peux pas détruire ?
- Ben… je le balancerais au fleuve, répondit le garçon après une courte réflexion.
- Exactement ! s’écria Jérémie, enthousiasmé.
- Quoi, tu veux dire que Franz Hopper a jeté le projet Carthage à la flotte ? s’étonna Ulrich perplexe.
- Tu ne crois pas si bien dire, s’exclama le garçon avec un grand sourire. Il a envoyé Carthage dans la mer numérique, dans le réseau mondial.
- Je crois que je commence à comprendre, dit Aelita. C’est pour ça que Lyokô change sans cesse de point d’accès sur le réseau.
- Quoi !? Le projet Carthage est quelque part sur Lyokô ? s’exclama Odd.
- Le cinquième territoire, c’est quoi à ton avis ? » fit remarquer Aelita moqueuse.

Un silence accueillit cette déclaration. Sous le regard amusé de monsieur et madame Einstein, les deux amis entrevoyaient enfin la réalité.

« Je ne comprends pas, objecta Ulrich. Lyokô a pourtant été détruit, et Aelita et toi avez reconstruit le cinquième territoire.
- Oui, d’après les indications de Hopper, précisa Jérémie. Et nous l’avons recréé autour de Carthage sans même le savoir.
- Mais pourquoi Hopper ne vous a rien dit ?
- Je ne sais pas, avoua le génie. Il avait peut-être peur qu’un programme espion intercepte son message et parvienne à le décoder. A mon avis, il ne voulait surtout pas révéler où se trouvait Carthage.
- Ça se tient admit Ulrich après un instant de réflexion. Mais ça ne nous dit pas ce que vient faire Xana dans tout ça.
- Au contraire, rétorqua le garçon. Xana était l’inhibiteur.
- Hein ? Lini-quoi ?
- Un inhibiteur Odd, expliqua le petit génie. C’est pour empêcher quelque chose de fonctionner.
- Tu vois que tu peux parler français quand tu veux Einstein.
- Bref, reprit le jeune homme, Franz Hopper a programmé Xana pour qu’il empêche quiconque d’utiliser le projet Carthage. Il devait veiller sur Carthage qui était enfermé à l’intérieur du cinquième territoire par les fameuses portes.
- Ce n’est pas la même chose ? Carthage et le Cinquième territoire ?
- Presque, Carthage est scellé à l’intérieur du cinquième territoire, et sans le projet, le cinquième territoire s’effondrerait sur lui-même.
- C’est pour ça que les données sur Xana ne sont accessibles que depuis l’interface du cinquième territoire, expliqua Aelita.
- Oui, et les territoires de surfaces ont été rajoutés plus tard, compléta Jérémie. Lyokô peut fonctionner sans les quatre territoires de surface.
- Alors, pourquoi on ne les efface pas ? suggéra Odd. Si on supprime les territoires de surface, il n’y a plus de tours. Donc Zena ne peux plus rien faire.
- Mauvaise idée, rétorqua Jérémie, il resterait toujours la tour du cinquième territoire. De plus, d’après mes recherches, les portes de Carthage dépendent des tours des territoires de surface. Si on les efface, Zena sera libre de fuir dans le réseau, et Carthage ne sera plus protégé.
- Et qu'est-ce qu'on peut faire pour empêcher Zena de libérer le projet Carthage, puisque c’est ce qu’il a l’air de vouloir faire ? interrogea Ulrich.
- Pas grand-chose de plus que d’habitude. Désactiver les tours, en espérant arriver à temps. Je ne sais pas combien de temps nécessite le processus d’ouverture des portes.
- On n’est même pas certains que Zena ait besoin d’activer une tour pour ouvrir la porte qui lui correspond, précisa la jeune fille. Ce n’est qu’une hypothèse basée sur le fait que la porte de Théveste a été ouverte pendant que la tour de la banquise était activée par Zena, vendredi dernier.
- L’os, c’est qu’Aelita ne peut même pas accéder au programme Rempart, annonça Jérémie en faisant la moue. Impossible de refermer les portes derrière Zena.
- Comment ça se fait ? s’étonna Ulrich. C’est pourtant la gardienne de Lyokô.
- Ce programme remet en cause l’essence même de Lyokô, souligna Jérémie. Ce n’est pas comme désactiver les tours. Ce qui est plus inquiétant, c’est que Zena puisse utiliser des fonctionnalités auxquelles même Aelita n’a pas accès. Je ne sais pas comment il s’y prend pour contourner les interdits, mais ça ne présage rien de bon pour la suite. »

Odd, qui depuis un moment avait l’air de courir après une idée, brisa le silence avant de se rendre compte qu’il s’était installé.

« Si je comprends bien, ces portes, qui correspondent aux tirets sur le signe de Xana, empêchent Carthage de sortir de Lyokô, et…
- En fait de portes, il serait plus exact de parler de verrous, indiqua Jérémie. Il y en a quatre, ils sont gérés par une tour quelconque de chaque territoire. De plus, avant de mettre en place ces verrous, Franz Hopper avait scellé le projet Carthage dans une espèce de cocon de stase.
- Donc le cercle autour du point… commença Odd.
- Est un rempart contre Carthage, compléta le garçon. Pour l’assiéger en quelque sorte. Ce sceau est géré par l’unique tour du cinquième territoire.
- Et comme ça ne suffisait pas, Hopper a créé un chien de garde pour que personne ne puisse toucher à Carthage.
- Oui, en gros c’est ça, même si Xana est plus qu’un chien de garde, nuança le petit génie du groupe. Son nom complet est en fait « intelligence artificielle inhibitrice multi-agent ».
- Je comprends que Hopper ait voulu l’abréger, commenta Ulrich.
- Moi ce que je ne comprends pas, c’est la logique de mon père. Pourquoi l’avoir appelé Xana ?
- Moi non plus je ne comprenais pas au début, si c’avait été un acronyme classique, le programme aurait dû s’appeler « I.I.I.M » pour la première version.
- C’est assez moche, même pour un programme, souligna Odd.
- Selon moi, Hopper a décalé l’acronyme au second rang pour qu’il soit prononçable, expliqua Jérémie. Et peut-être aussi pour brouiller les pistes ajouta-t-il pensivement. Je doute que le Cercle n’ait été au courant du développement d’un tel programme. »

Ulrich n’était pas certain de réaliser l’étendue du problème, et la situation lui échappait encore en partie, mais quoi que soit le projet Carthage, le Cercle était résolu à le récupérer, et s’il parvenait jusqu’à l’usine, les vrais ennuis commenceraient. A moins que Zena n'ai mis la main sur le projet d'ici-là... Ca devait être cela, se trouver entre le marteau et l’enclume.

« Et maintenant… lâcha Ulrich dans un soupir, voûtant encore un peu plus ses épaules. On fait quoi ?
- On dort bien sûr. » répondit Odd comme si c’était évident. Et joignant le geste à la parole, il se laissa tomber face contre son oreiller.

« Il est onze heures passées. Si Jim me voit à cet étage, je vais me faire tirer les oreilles. »

Sur quoi la jeune fille s’esquiva, imitée par Jérémie.

« Et maintenant ? »

Ulrich retourna la question encore et encore dans sa tête, le regard fixé sur le plafond de la petite chambre. Puis, lassé, il se tourna sur le côté, et contempla le mur à dix centimètres de ses yeux. Voilà qui illustrait parfaitement leurs perspectives. Une impasse.

__________


Voui, je sais, il est probable que Philippekadic m’accuse de piétiner ses plates-bandes et de tenter de lui ravir le titre de Marquis (de Sade) pour les néophytes mais je m’en sentirais flatté, et lui répliquerais que je sais faire preuve de retenue, moi.
Oui, car dans sa fic, la seule raison pour laquelle Yumi ne s’est pas suicidée après avoir découpé Ulrich en morceaux, c’est que la suite n’a pas été publiée.


Odd Della Robbia a écrit:
Oulah, ça craint pour Odd.

Loupé ^^
Quoique… bien prétentieux celui qui prétend voir clair dans le jeu de l’intelligence artificielle.

Y’a pas mal de choses à digérer, vu que je ne voulais pas alourdir le chapitre suivant, qui sera le dernier. Maintenant que vous y voyez (un peu) plus clair, on va pouvoir commencer les choses sérieuses.

Si je ne me suis pas planté, la fin de ce chapitre doit vous laisser sur votre faim précisément. C'est l'effet que produisent généralement sur moi ces discussions tardives dont on a l'impression qu'elles n'ont qu'à moitié abouties. Je me suis dit que je n'étais peut-être pas aussi exceptionnel que je ne le pensais, et qu'à ce titre, je pouvais raisonnablement extrapoler et partir sur le principe que c'était là un sentiment bien naturel Smile

Je réponds ci-dessous au commentaire de PhilippeKadic.

Spoiler

_________________
 
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Dernière édition par Kinshii le Dim 05 Juin 2011 12:50; édité 8 fois
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Guill@um€ MessagePosté le: Jeu 10 Fév 2011 20:58   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 13 Juil 2009
Messages: 118
Localisation: Là où finissent les univers et où commence le chaos ...
Ah ! L'une des fanfics que j'attendais le plus !
On peut dire que ma patience est récompensée, et même bien au-delà.

Waw ... Le choc ...
Ça y est, tu nous a enfin révélé le pourquoi du comment et encore plus important, le gros du plan de Zena.
Comme tu l'as dit dans ton MP, en effet, c'était insoupçonnable, il n'y aucun doute là-dessus. En revanche, je ne suis pas sûr d'avoir eu tous les éléments en main, ou alors dans une main invisible greffée dans mon dos.
M'enfin bref, en s'en fiche.

Pour ce qui est de la langue, je pense te l'avoir déjà dit, mais tu écris divinement bien ; je n'ai repéré que très peu de fautes de français par rapport à la longueur du texte, et je laisse ce plaisir à PhilippeKadic.

À un tel niveau d'imagination, je ne peux qu'être bluffé. Et je ne te cache pas que je le suis complètement. Comme dirait mon prof d'histoire, heureusement que j'étais assis.
C'est tout bonnement inimaginable mais pourtant d'une cohérence à tout épreuve. La relation entre le nom du cinquième territoire et le projet que voulait anéantir Franz Hopper ... tu es bien le seul à l'avoir faite. Je m'en veux presque de ne pas l'avoir remarqué tant c'est dit dans ton texte avec une logique implacable (en fait je ne m'en veux pas tant que ça, sinon je n'aurais pas été aussi étonné).
L'interprétation du signe de XANA que tu fais est aussi magnifiquement bien imaginée et surtout parfaitement expliquée (même moi j'ai compris, c'est te dire).
Celle du nom est aussi superbe, on voit vraiment que tu t'es creusé la tête et le pire c'est que tout concorde parfaitement bien. Vous êtes très peu à lui avoir trouvé une signification plausible, je t'en félicite.
On apprend quelques détails au passage avec cette histoire de portes, c'est très intéressant.

Sinon, l'attitude de Yumi reste assez étrange, et maintenant qu'elle est possédée par Zena, j'ai peur de ce qu'il va advenir.
Mais en même temps, je suis impatient.

Désolé, mon commentaire n'est peut-être pas aussi pertinent que je l'aurais voulu, mais là honnêtement je suis éberlué.
Je n'ai rarement et même jamais vu une fanfic aussi bien écrite tant dans le forme (tu as une très bonne maîtrise de notre belle langue) qu'au niveau du fond (ton intrigue est tout simplement exceptionnelle, je n'ai pas d'autre mot).

Vraiment, je ne lui trouve aucun défaut, et pourtant j'ai très bien cherché.
Continue sur cette voie, ton récit est largement, de mon point de vue en tout cas, le meilleur du forum.
Ne me remercie pas, c'est à moi de te remercier de nous faire vivre une histoire aussi passionnante.
J'attends la suite avec très grande impatience.
_________________
« Jim ! Tu es encore pire que les obscurantistes qui ont brûlé la grande bibliothèque d'Alexandrie !
- Ha ... Euh, merci Suzanne ! »
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