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[Fanfic] Réinitialisation

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PhilippeKadic MessagePosté le: Lun 27 Juil 2009 09:31   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 22 Juil 2009
Messages: 108
Localisation: Croix, France
Je vous remercie pour vos encouragements et vos suggestions de corrections qui me sont très utiles. En effet, quand on se relit, on a le texte en tête et donc on effectue parfois les corrections inconsciemment et on zappe la faute.

Alors pour répondre à chacun d'entre vous :

Pieckoyt Si tu attends la suite, alors c'est juste en dessous que ça se passe Wink

MissClanne Je ne suis pas contre l'idée de me faire remarquer où se situe les fautes comme l'ont fait Aquatikelfik et Men_Chiu, ça m'aide toujours beaucoup. Après tout, les erreurs servent à apprendre.
Alors concernant la fic en elle-même, non, le prof n'est pas un cauchemar au sens propre mais plutôt au figuré. D'où le pluriel... ^^"
Sinon, Odd a bien redoublé mais il y a un an et demi qui s'est écoulé entre la fin de la saison 4 et la fiction. Je l'ai précisé dans le tout dernier paragraphe du chapitre 1. J'avais même écrit deux ans mais après réflexion, ça ne colle pas tout à fait temporellement si mes souvenirs sont bons ^^"
Pour Ulrich, je ne retrouve pas le passage du chapitre 1 où tu dis que j'ai écrit qu'il parvenait pas à définir sa relation avec Yumi. Je me suis peut-être trompé mais impossible de le retrouver. Désolé.

Men_Chiu Un truc pas cool avec le nouveau professeur ? Mais non ! Qu'est-ce qui te fait croire une telle chose ^^ ?
Je suis ravi en tout cas que le style te plaise même si je trouve par endroits mon vocabulaire assez faible et répétitif mais bon ^^"
Pour la première faute tu as tout à fait raison et j'irais de ce pas la corriger une fois ce post... publié. Pour la troisième en revanche, c'est davantage une qustion de point de vue. En effet, le susaut peut-aussi être rattaché à l'effroi si je ne m'abuse.
Sinon, c'est très bien de chipoter. Ce sont parfois les détails qui font tout. Smile

Voici maintenant le nouveau chapitre de Réinitialisation


Chapitre Trois
Intermédiaires


Ulrich, Jérémie, Yumi, Aelita et William venaient d’entrer dans le réfectoire. Prenant au passage un plateau chacun ainsi que des couverts, ils cherchaient Odd du regard dans toute la cantine. L’agitation des élèves n’aidait vraiment pas à localiser leur ami. D’ailleurs, ils n’étaient même pas certains que celui-ci était déjà installé à une table. Il pouvait tout aussi bien ne pas être encore sorti de cours. Quoique cela serait plutôt étrange. A midi dix, Odd qui n’est toujours pas attablé, cela présageait d’un sacré malheur. Après avoir été servi en choux de Bruxelles et purée - génial comme repas, Odd avait dû apprécier songeait Ulrich - Yumi aperçut Odd au fond du réfectoire, penché sur son plateau, le menton appuyé sur son poing droit et occupé à tracer des sillons dans la purée. Il ne semblait vraiment pas avoir faim. Et cela ne semblait guère avoir de rapport avec le menu. Le petit groupe s’installa à la même table que le jeune homme et le salua en lui demandant de la manière la plus diplomate possible ce qui n’allait pas. Odd marmonna quelque chose d’incompréhensible, les yeux toujours rivés sur sa purée.

Qu’avait-il fait de si mal pour mériter cela ? Non seulement, il s’était retrouvé séparé de ses amis mais en plus, il avait fallu qu’il tombe sur une espèce de dingue qui ne pouvait pas le supporter. Bon, c’est vrai qu’il avait raté son année de seconde parce qu’il avait préféré s’amuser que travailler, qu’il était arrivé en retard et en fanfare en plein milieu de la présentation de l’enseignant par M. Le Proviseur, qu’il avait fait de l’humour à un moment qui n’était pas forcément opportun mais… Tout cela faisait partie de sa personnalité et de sa façon d’être. Si ce type l’avait collé simplement pour ça… Alors que ferait-il lorsqu’il connaîtrait mieux encore le caractère impétueux du jeune homme ? Celui-ci déglutit péniblement en fixant son repas. Son estomac était noué, il n’avait vraiment pas faim, le menu n’était guère appétissant mais au-delà de ce simple fait, il se sentait angoissé, un sentiment qu’il n’avait que rarement éprouvé au sujet de sa scolarité et de l’autorité de ses professeurs. L’homme qui s’occupait de sa classe lui inspirait la crainte pour une raison qu’il ne parvenait que trop bien à expliquer : il craignait de se l’être mis à dos et d’être devenu son exutoire.

Il sentit soudain quelqu’un le secouait en lui tenant l’épaule, ce qui le tira de ses pensées obscures, ou presque :

- Odd, tu m’écoutes ? lui demanda Ulrich qui tenait toujours l’épaule de son ami. 

Le jeune homme sursauta et manqua de tomber de sa chaise, rattrapé de justesse par la poigne du jeune expert en Pencak-Silat.

- Eh mais qu’est-ce qui t’arrives, vieux ? poursuivit l’élève de Première, vraiment inquiet. 

Odd balaya du regard l’ensemble des personnes présentes à la table, de droite à gauche, scrutant en dernier le visage d’Ulrich, qui se tenait à ses côtés avant de pousser un long soupir.

- La prochaine fois que tu me réveilles, fais en sorte que je me rendorme pas ! lança-t-il à son ami sur un ton voisin du reproche. 

Ulrich eut un sursaut de surprise :

- J’te demande pardon ?
- J’suis arrivé en retard à ma présentation d’année et le nouveau prof m’a dans le collimateur. J’suis collé toute la semaine, expliqua Odd.
- Tu plaisantes, là ? lui demanda Aelita.
- J’ai l’air de plaisanter. Et ça c’est de ta faute, Ulrich, t’aurais dû t’assurer que j’étais bien réveillé avant de partir. 

Le jeune homme était bouche bée. C’était du Odd tout craché ça. Rejeter la faute sur les autres et faire passer son intérêt personnel avant celui des autres. Si Ulrich devait changer quelque chose chez son meilleur ami, ce serait sans aucun doute possible cette tendance à la déresponsabilisation. Le jeune athlète ne parvint même pas à se défendre tant il était sous le choc. Question hypocrisie et mauvaise foi, Odd avait franchi un nouveau palier.

- Eh oh, Odd, t’as pas l’impression que tu pousses le bouchon un peu loin, intervint Yumi, c’est déjà pas mal qu’Ulrich t’ait réveillé.
- Et puis j’ai un peu de mal à croire qu’un prof t’ait collé juste parce que t’es arrivé à la bourre à son cours… ajouta Jérémie.
- Ok j’ai compris, vous êtes tous contre moi, c’est ça ? Merci, sympa les potes… marmonna Odd en continuant de labourer le champ de purée étalé dans son assiette. 

Les autres commencèrent à manger après avoir conseillé au jeune skateur de faire de même. Ulrich ne mangeait pas avec beaucoup d’appétit, il se forçait plus qu’autre chose. Il se sentait vraiment mal à l’aise. Les reproches de son ami ne l’affectaient pas directement. Il savait qu’il n’était pas responsable du retard de Odd ni même de ses heures de colle. Mais il songeait à l’étrange satisfaction qu’il avait éprouvé la veille, cette petite voix qui lui avait dit qu’il y avait une certaine justice à ce que lui soit passé en 1ère et pas son ami qui n’avait pas pris au sérieux ses études. En voyant Odd avec cet air maussade sur le visage, il ne pouvait s’empêcher de culpabiliser. Soudain, le jeune homme assis à sa droite poussa un énorme soupir avant de se tourner vers lui.

- Bon ok, c’est vous qui avez raison, j’suis désolé, Ulrich… lança-t-il timidement avant de se retourner vers son plateau. 
- Alors, racontes ? Pourquoi il t’a collé ? demanda Jérémie.
- Parce que ma tête ne lui revient pas… répondit amèrement Odd.
- Mais encore ? insista le jeune génie qui savait que cette excuse de façade cachait trop souvent les vraies raisons qui ont motivé la sanction.
- Tu me crois pas ?
- J’te connais Odd, ton comportement peut parfois déplaire aux profs… continua Einstein.
- Eh bien là, c’est pas le cas. Ce prof ne supporte pas ma tronche, c’est tout ! Mais peut-être que toi, il t’écouterait… 

Jérémie eut l’air surpris par la fin de la réponse de son ami. Sa voix s’était abaissée comme s’il s’agissait d’une réflexion qu’il s’était faite pour lui-même. Un sourire apparu soudain sur le visage du jeune rebelle qui porta une fourchette de purée à sa bouche.

- Euh, et j’peux savoir pourquoi il m’écouterait Odd ? D’ailleurs je vois pas ce que j’aurais à lui dire, constata le jeune homme à lunettes.
- Écoute, Einstein, tous les profs de ce bahut t’adore et t’étais le délégué de ma classe l’année dernière. Les élections n’ayant pas encore eu lieu, tu es toujours mon représentant auprès du personnel éducatif, non ?
- Attends, il est pas question que j’aille voir ton prof. Je sais même pas ce que t’as fait, l’interrompit Jérémie, sur la défensive.
- Mais j’ai rien fait, j’te jure… Enfin rien qui justifie d’être collé dès le premier jour pendant une semaine. S’te plaît, accepte de prendre ma défense, le supplia Odd avec un air de chien battu que Jérémie détestait.
- Allez quoi, tu peux faire ça pour lui, renchérit Aelita. 

Génial, celle qu’il aimait s’était rangée du côté d’Odd. Il n’avait guère le choix et accepta donc. Le cri de joie de son ami résonna dans le réfectoire, attirant l’attention de Jim Moralès qui vint à la table du groupe pour sermonner le jeune homme :

- Dis donc Della Robia, ça va pas la tête ? Je serais à ta place, je m’ferais tout p’tit mon gars. Parce que M. Le Proviseur est sacrément remonté contre toi depuis ta petite démonstration de ce matin. Alors, je laisse passer pour cette fois mais à la prochaine remarque… C’est chez M’sieur Delmas illico. 

M. Moralès s’éloigna dans l’allée centrale et Jérémie dévisagea Odd :

- Comment ça Delmas est remonté contre toi ? C’est quoi cette histoire ?
- T’inquiètes pas, ça n’a rien à voir, mentit Odd. 

Le jeune surdoué n’était guère convaincu par l’affirmation gênée de son ami mais décida qu’il ne pouvait décemment pas le laisser dans le besoin.

Poursuivant son repas, le groupe partagea ses premières impressions sur cette journée. Bien sûr Odd était on ne peut plus réservé sur le sujet mais il avait repris confiance. Auprès des profs, Jérémie avait toujours été un ambassadeur de choix en raison de ses résultats et de sa réputation d’élève sérieux au sein du Collège-Lycée Kadic. Ulrich se sentait également mieux. Il savait que son ami était « entre de bonnes mains », sauf si Odd avait caché un élément essentiel à Jérémie… Mais il n’était pas assez bête pour avoir fait ça songeait le jeune athlète. Même William participait à la conversation et se sentait plutôt à l’aise au sein du groupe, en venant même à oublier ce stupide cauchemar et cette fixation sur la prétendue froideur de ses amis à son égard pendant la durée du repas. Il compatissait en outre avec Odd car lui aussi avait été dans le collimateur d’un prof, « sans raisons ». Lorsqu’il eurent fini de manger, Jérémie jeta un œil à sa montre. Il était treize heures. L’enseignant semblait ne pas manger à la cantine puisqu’il ne l’avait pas vu une seule fois depuis qu’ils étaient dans le réfectoire. Il fallait maintenant qu’Odd et Jérémie trouvent la chambre du professeur et prient pour qu’il s’y trouve. Jim leur indiqua l’emplacement de la chambre, elle était en face de celle du prof de sport. Les deux adolescents s’y rendirent donc.

---

Les deux amis avaient parcouru le deuxième étage d’un pas rapide quoique mal assuré. Ils arrivèrent devant la porte du professeur qui avait collé Odd « injustement ». Jérémie avança une main tremblante vers la porte puis frappa trois coups timides. Les deux adolescents ignoraient si l’enseignant était dans sa chambre et l’idée qu’il puisse tout aussi bien surgir dans leur dos ne les rassuraient guère. En l’espace d’une demi-journée, par la description qu’en avait fait le jeune Della Robia, M. Devoldère était devenu une sorte de légende au sein du groupe. Le type de légendes issu des fantasmes occasionnés par une histoire biaisée. Car Jérémie s’en doutait bien : Odd n’était certainement pas une victime innocente. Il devait avoir fait quelque chose d’assez grave pour attirer sur lui l’attention du Proviseur et les foudres de son enseignant.

Aucune réponse. La porte grise commune à toute les chambres resta immobile, tout comme sa clinche. Le silence régnait dans le bâtiment. Un silence qui avait quelque chose d’oppressant. C’était comme si le temps s’était suspendu, comme dans ces films d’horreurs dont le jeune accusé raffolait, où le vent cesse de souffler comme pour prévenir du calme avant la tempête, de l’apaisement avant que le Docteur Shrenk ne se jette sur sa victime. Cette considération n’était pas tellement éloignée de la situation dans laquelle le garçon se trouvait. Sauf qu’il valait mieux selon Odd être attaqué par le médecin psychopathe d’Horreurs aux urgences plutôt que par son professeur de français. Jérémie s’apprêtait à frapper une nouvelle fois à la porte mais celle-ci s’ouvrit soudainement. Derrière elle se tenait l’enseignant, toujours vêtu de son costume deux-pièces noir qui faisait ressortir sa chemise blanche. Odd porta son regard sur le visage de l’homme qui lui faisait face. Ses traits n’étaient pas spécialement durs, notamment si on les comparait à ceux du père d’Ulrich mais ses yeux bleu avaient quelque chose de glacial. Peut-être était-ce dû au contraste induit par ses cheveux bruns encadrant avec une rigueur militaire son front et ses tempes.

- Monsieur Della Robia, je vous manquais déjà ? ironisa Eric Devoldère masquant à peine le sourire en coin qui naissait sur son visage. 

Jérémie n’en croyait ni ses yeux ni ses oreilles : cet homme semblait vraiment être en train de se moquer de son ami.

- Je peux vous aider peut-être ? continua l’enseignant.
- Eh bien, en fait, intervint timidement Jérémie, je souhaiterai m’entretenir avec vous au sujet des heures de retenue que vous avez donné à mon camarade…
- Si M. Della Robia a quelque chose à dire au sujet de ses heures de retenue, il est assez grand pour me le dire, vous ne croyez pas ? demanda l’homme sèchement.
- Si je veux vous voir, c’est en ma qualité de délégué de classe, pas en tant qu’ami d’Odd. Les élections n’ayant pas encore eu lieu, il n’a personne d’autre pour le représenter.
- Si ce n’est lui-même… Mais je comprends que dans sa position, il soit difficile d’assumer sa propre défense… D’ailleurs vous avez du courage, M. … ?
- Belpois, je m’appelle Jérémie Belpois. Mais pourquoi ça du courage ? 

L’homme sourit en jetant un œil en direction de son élève, visiblement amusé par l’audace de ce dernier.

- Demandez donc à M. Delmas, il se fera un plaisir de vous expliquer. 

En disant cela, le professeur avait fait volte-face et s’était avancé de quelque pas à l’intérieur de sa chambre. Jérémie et Odd ne savait pas s’il s’agissait d’une invitation à rentrer, d’une manière pour l’enseignant de mettre un terme à la conversation ou encore si celui-ci n’allait pas se retourner et leur claquer tout simplement la porte au nez. Einstein se risqua à tenter de convaincre son interlocuteur que quoiqu’ait fait Odd, cela ne pouvait pas justifier 4 heures de colle dès le premier jour.

- Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous ne manquez pas de culot dans cet établissement, répliqua implacablement l’entêté de service, cet élève est collé et j’ai déjà transmis l’information à l’administration. Maintenant, si vous voulez de plus amples informations, demandez donc à votre ami de vous dire ce qu’il a fait. Et si vous trouvez toujours cela injuste, je pourrais vous proposer de lui tenir compagnie… 

Jérémie se tourna vers le jeune rebelle et lui lança un regard noir. Visiblement Odd lui avait caché quelque chose, quelque chose qui faisait pencher la balance en faveur de la sanction adoptée par Devoldère et lui assurait le soutien du Proviseur.

L’homme se retourna à nouveau pour faire face aux deux élèves :

- Notre entretien est terminé ?
- Euh… Je… Euh… balbutia le jeune génie avant d’articuler un timide « oui » en opinant du chef. 

C’était la première fois depuis qu’il défendait la cause de l’un de ses pairs, et plus particulièrement de l’un de ses amis, qu’il se retrouvait dans une situation aussi inconfortable, dans laquelle il se sentait incapable de faire quoique ce soit.

- Très bien, alors à tout à l’heure M. Della Robia. 

Il referma la porte et les deux adolescents restèrent figés un moment devant la porte grise. Finalement, le jeune homme à lunettes prit la direction des escaliers les plus proches. Surpris, Odd lui demanda ce qu’il fabriquait. À cette question, Belpois se retourna et le dévisagea d’un air mauvais. Il fulminait : comment son pote avait-il pu l’envoyer le défendre devant un professeur aussi lunatique en lui cachant des informations essentielles ?

- Ce que je fais ? Je retourne voir les autres…
- Eh ! Tu peux pas me lâcher comme ça, Einstein ! J’ai besoin de ton aide !
- Pour ça, il aurait peut-être fallu que tu me dises tout… Et de toute façon, c’est plus possible de rattraper le coup là, déplora Jérémie en s’apercevant que son ami était sur le point de tout lui dire. 

Les deux adolescents étaient arrêtés au beau milieu du couloir, se fixant du regard. Celui du jeune génie était sombre, pleins de reproches ; celui d’Odd était désemparé.

- Bon écoute, ce matin, j’suis arrivé à la bourre et j’ai pas fait une entrée dans le genre discret… Delmas était en train de présenter l’autre cinglé et je crois que c’est là qu’il m’a pris en grippe. Après pendant l’appel, j’ai pas entendu quand il m’a appelé… trois fois, précisa le jeune homme d‘une petite voix. Et… Et c’est là qu’il m’a collé parce que j’ai fait un peu d’humour pour essayer de détendre l’atmosphère… C’est tout… 

Jérémie était bouche bée, incapable de dire ou faire quoique ce soit. Il aurait voulu sermonner son ami, lui hurler dessus mais il ne parvint qu’à s’adosser au mur du couloir, la bouche grande ouverte. Il retira ensuite ses lunettes de sa main gauche et passa lentement sa main droite sur les traits fins de son visage comme si cela allait lui permettre de mieux analyser la situation. Il replaça la monture sur son nez avant de commencer à parler d’une voix qui se voulait sereine :

-  « C’est tout ? » C’est tout ce que tu trouves pour conclure… « C’est tout ? » Mais… Mais t’es dingue mon pauvre Odd ! Pourquoi tu m’as pas dit plus tôt tout ce que tu avais fait ?
- Si je l’avais fait, t’aurais refusé de prendre ma défense…
- Parce que là, tu crois que c’est mieux ? Il nous a tous les deux dans le collimateur au cas où t’aurais pas remarqué ! lui reprocha le plus jeune des deux adolescents.
- Détends toi, tu l’as pas en cours toi ! rétorqua le skateur.
- Oh merci ! Ça me rassure grandement ! lança Jérémie sur un ton ironique. 

Il ne laissa pas le temps à son ami de lui répondre et passa la porte qui menait aux escaliers, les descendant d’un pas rapide. Odd lui demandait de l’attendre mais le jeune génie n’en faisait rien. Il s’arrêta alors soudainement sur le palier du premier étage. Il venait de croiser Aelita. Celle-ci s’enquit de l’entreprise diplomatique de ses amis. Avec une moue significative, Jérémie lui répondit d‘un ton maussade :

- Odd a encore fait très fort…
- Quoi Odd ? C’est toi qui… se défendit brusquement le jeune homme.
- … Du calme les garçons, ça sert à rien de vous disputer, intervint la jeune fille aux cheveux roses en coupant la parole à l’adolescent rebelle. 

La Princesse comme ils aimaient à la surnommer avait vraiment l’art et la manière de convaincre ses amis d’arrêter de se chamailler. Aelita était une fille très sensible, toujours attentive à ceux qui l’entouraient et les voir se disputer, particulièrement pour des broutilles, avait tendance à lui faire de la peine. C’était un côté de sa personnalité qui plaisait vraiment à Jérémie. Cette philanthropie et cette compassion naturelle l’avait séduit dès les premiers jours, lorsqu’il avait fait sa connaissance en réactivant le Supercalculateur. Pourtant, c’était un des côtés de sa personnalité qu’elle appréciait le moins voire qu‘elle détestait le plus. Cette sensibilité, parfois excessive, la poussait à se torturer l’esprit au sujet de conflits sans intérêts. Une sensibilité qui s’était développée en raison de la solitude qu’elle avait éprouvée sur Lyokô avant de devenir l’amie de Jérémie et des autres. Elle avait peur de les perdre même si elle refusait de l’avouer explicitement. Elle tenait beaucoup à sa nouvelle famille. Il lui était déjà difficile de faire face à la disparition de son père, événement tragique qu’elle n’avait pas encore totalement assimilé en dépit des deux années qui venaient presque de s’écouler comme en témoignait la conversation qu‘elle avait eu avec Jérémie à ce sujet, elle refusait de perdre une nouvelle fois ceux à qui elle tenait, de voir encore une fois sa famille éclater.

Aelita proposa aux adolescents de descendre rejoindre Ulrich, William et Yumi au foyer. Les deux garçons acceptèrent et commencèrent à descendre les escaliers pour gagner le rez-de-chaussée. Des bruits de pas provenant de l’escalier supérieur leur firent lever la tête. M. Devoldère dévalait quatre à quatre les escaliers. Il s’arrêta devant la porte du premier étage et jeta un œil par-dessus son épaule :

- Vous ne pouvez décidément plus vous passer de moi… A moins que ce ne soit l’inverse, lança l’enseignant sur un ton sardonique. 

Odd réprima son envie de répondre. Aelita posa une main sur son épaule pour lui manifester son soutien. L’homme passa la porte à battants et disparut.

- Allez, Odd. Viens et laisse tomber… lui dit Jérémie sur un ton amical. 

Le jeune artiste incompris poussa un long soupir. Qu’avez donc ce type ? Pourquoi le détestait-il à ce point ? Odd voulait les réponses à ces questions… tout en désirant continuer à rester dans l’ignorance. Il ne souhaitait pas faire davantage connaissance avec ce professeur. Et pourtant, ce soir, il n’allait pas y échapper.

---

Un léger courant d’air balayait le stade désert éclairé par les projecteurs, s’engouffrant dans les cheveux de l’homme qui avalait inlassablement les kilomètres au fil des tours de piste. Jetant un rapide coup d’œil à sa montre à chaque tour pour évaluer sa régularité, il entama son vingtième tour de piste. Le souffle commençait à lui manquer, la sueur perlait à grosses gouttes sur son front, le col de son T-shirt et ses aisselles étaient trempés. Pourtant, Eric Devoldère était décidé d’aller au bout de son objectif : il bouclerait les vingt-cinq tours comme prévu. Poursuivant sa course, il chercha à reprendre le cours normal de sa respiration et dans le but d’atténuer la douleur naissante entre ses côtes. Afin de se faciliter la tâche, il décida de focaliser son esprit sur quelque chose de totalement différent, extérieur à l’exercice physique qu’il s’imposait. La première chose qui lui vint à l’esprit, à sa plus grande surprise, fut l’heure qu’il avait passé en compagnie d’Odd Della Robia quelques heures plus tôt. L’adolescent semblait ne pas avoir apprécié son côté vindicatif, la guerre, même tacitement, était déclarée pour le reste de l’année entre le professeur et l’élève. Cela avait été un sacrifice nécessaire quoique pénible : Eric ignorait les raisons de son affectation dans cet établissement ni même la durée de celle-ci. Aussi se mettre à dos un élève de cette manière, quoique la sanction n’ait pas été totalement injustifiée mais au moins disproportionnée, lui déplaisait.

Contrairement aux apparences, Eric n’était pas une personne particulièrement vindicative, du moins dans le domaine disciplinaire. Mais les circonstances avaient exigé qu’il recourt à cet artifice. Les dommages collatéraux relatifs à la situation du jeune homme n’avaient été qu’une conséquence indispensable au bon déroulement de son entreprise. A l’issue de son vingt-troisième tour, Eric aperçut un homme qui attendait à moitié caché derrière un arbre. Il ne cherchait pas spécialement à échapper au regard de l’enseignant ; il se contentait de l’observer, d’attendre. Le coureur commença à ralentir son allure qui décrut progressivement. Il s’approcha de l’arbre en marchant. Il connaissait l’homme qui patientait là. Il s’arrêta à quelques mètre de l’individu qui l’observait. Celui-ci avait dans la soixantaine : sa calvitie très avancée n’ayant épargné que de rares cheveux poivre-sel coupés très courts, elle laissait son crâne exposé à la vue de tous, une fine moustache de la même couleur que sa chevelure meublait le milieu de son visage qui n’avait rien de particulièrement remarquable en dehors de son regard profond et sombre.

- Toujours en train de vous entraîner, même en mission ? demanda l’homme apparemment amusé.
- Disons que j’ai eu un très bon instructeur qui m’a appris quelles étaient les priorités pour un agent, répondit Eric avec un sourire complice. 

Les deux hommes se connaissaient visiblement très bien. L’inconnu reprit rapidement son sérieux :

- Vous avez ce qu’on vous a demandé ?
- Oui, répondit Eric en tendant à l’homme une clé USB, leur réseau n’a vraiment opposé aucune résistance. Vous êtes sûr que c’est ici qu’on trouvera des informations viables sur ce qu’on recherche.
- Vous doutez de mes compétences de coordinateur ? s’étonna l’homme à la moustache.
- Non. C’est juste que je vois mal ce que le CV d’un ancien professeur de Kadic va nous apprendre sur le sabotage d’une station spatiale internationale…
- Ne vous inquiétez pas pour ça. Vous vous occupez de rassembler les preuves, nous nous occupons de leur traitement. Pour le moment, j’aurais une autre mission à vous confier. J’aimerais que vous alliez fouiller l’ancienne résidence dudit enseignant. Il résidait dans une bâtisse appelé l’Ermitage… Cherchez tout ce qui pourrait nous être utile et ramenez-le nous. 

Eric hocha la tête en signe d’approbation.

- Sachez que vous faîtes de l’excellent travail, Agent Devoldère. Le Conseil vous en est très reconnaissant.
- Je ne fais que mon travail. Rien de plus. Maintenant, excusez-moi mais je n’aimerai pas avoir à expliquer à un membre du personnel comment vous êtes entré. Je vais donc vous laisser.
- Contactez-moi dès que vous avez du nouveau. 

Eric Devoldère regagna sa chambre rapidement, quelque peu dépité de n’avoir pu achever ses vingt-cinq tours. Il ouvrit sa porte et récupéra dans son armoire quelques vêtements légers qu’il porterait pour dormir, son peignoir ainsi qu’une serviette. Il jeta un œil à l’ordinateur portable qui lui avait servi à pirater le réseau local du lycée quelques heures plus tôt. Il n’y avait pas de doute, le matériel fourni par l’Organisation était vraiment performant. Le logiciel de pistage de données avait fait un travail exceptionnel en traquant automatiquement au sein du réseau les informations désirées et en les copiant sur la clé USB qu‘il avait remise. Un procédé d’une incroyable précision et d’une fiabilité extrême qui assurait en plus la sécurité de l’identité du pirate par un système de cryptage complexe. L’homme repensa aux paroles de son supérieur sur son « excellent travail » et sourit en se disant qu’il aurait mieux fait de féliciter l’inventeur de ce logiciel espion. Après tout, Eric n’avait fait qu’initialiser le système en s’assurant d’avoir un alibi en cas de faille du cryptage identitaire. C’était la raison pour laquelle il lui avait fallu coller Odd. Aucun système de piratage civil n’avait la capacité d’extraire seul des données. Ainsi, même si le système avait souffert de dysfonctionnements et trahi son identité, son absence sur les lieux l’aurait innocenté, dans l’éventualité où une enquête aurait été ouverte ce qui était loin d’être certain de toutes façons.

Sous la douche, tandis que l’eau chaude ruisselait sur son corps, Eric essayait de rassembler tout ce qu’il savait et se rendit qu’il ne voyait vraiment où l’Organisation voulait en venir en le mutant ici. Qu’est-ce que cet incident répertorié en 2006 dans une station spatiale avait de commun avec cet homme qui enseignait dans ce collège en 1994 ? D’ailleurs, qu’avait de si important ce type pour que le groupe s’intéresse de si près à son cas ? Pour qu’on lui demande de fouiller dans sa résidence, inhabitée depuis quatorze ans ? Plus il cherchait des réponses, plus il avait le sentiment qu’on lui cachait des choses. Mais cela faisait partie des règles du jeu lorsque l’on travaille dans le domaine du secret-défense. Les agents de terrain doivent en savoir le minimum pour limiter tout risque de fuite. L’Organisation était pointilleuse et Eric respectait ce professionnalisme mais sa nature curieuse le poussait souvent, même dans les affaires les plus simples, à tenter de rassembler les pièces du puzzle que constituait chaque dossier sur lequel on le faisait plancher. A force de travailler dans l’ombre, il avait fini par être gagner par une certaine forme de paranoïa. Le problème pour lui était de discerner celle qui se justifiait de celle qui tenait du fantasme. Et en l’occurrence, il n’avait pas ici suffisamment de cartes en main pour y voir plus clair. L’Ermitage lui apporterait peut-être quelques pièces supplémentaires pour comprendre l’affaire, en supposant qu’il restait autre chose que des ruines et de la poussière là-bas.
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« L'homme est le plus cruel de tous les animaux : il est le seul capable d'infliger une douleur à ses congénères sans autre motif que le plaisir. » Mark Twain
« Le mal triomphe par l'inaction des gens de bien » Edmund Burke


Dernière édition par PhilippeKadic le Ven 31 Juil 2009 13:14; édité 2 fois
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8florian8 MessagePosté le: Lun 27 Juil 2009 11:28   Sujet du message: Répondre en citant  
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Ton style est vraiment très appréciable tes chapitres sont un peu long mais la qualité de ton travail éfface ce petit défaut.

Je pense que le rêve de William peut, peut être, être un sorte de prédiction ou quelle que chose dans le genre.

Je suppose que ce Eric Devoldère n'est pas un saint pour nos lyokoguérrier mais plutôt un monstre et qu'il vas leurs apporter des problèmes du genre réactivation du supercalculateur ou nouveaux XANA.

Lorsque tu parle de la station spatial tu ne ferais pas alusion a un épisode ou il ont été translater et ou il ont détruit un supercalculateur.

Je trouve que ton intrigue sur ce Eric et cet autre homme est bien placer avec une bonne description sans trop en dire c'est parfait (amon avis personnel)

C'est tellement passionnent que je me suis lut t'est trois épisodes d'une traite ce matin avec une suite que j'attend avec impatience et bonne continuation.

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Abadjin Pieckoyt MessagePosté le: Lun 27 Juil 2009 13:54   Sujet du message: Répondre en citant  
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Mwahahahahah !!! Ca y est le masque est percé !!! Ce prof est donc un agent qui est chargé d'enquêter sur Franz Hopper à partir de l'incident de l'ISS dans l'épisode 87 !!! Mais ça devient intéressant tout ça dites moi, toujours un sans faute pour le style et la forme... Wink Vivement la suite !!!
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Lun 27 Juil 2009 15:13   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


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Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
C'est vraiment interessant.

Mais j'attend de voir avec impatience la tete qu'il va faire quand il découvrira que c'est son cher Odd qui a saboté la station Mr. Green

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Men_Chiu MessagePosté le: Mer 29 Juil 2009 09:41   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Par là ? Ou par là ? Je sais plus...
Très bien, très bien ! Je vois que ce Monsieur Devoldère cache bien son jeu ! Un moment, j'ai eu l'impression que tu nous préparais une sorte de duel informatique entre Jérémy et Eric Devoldère, ça m'a plu ^^

Suite toujours excellente, toujours le même langage, avec deux petites fautes que tu n'aurais pas dû faire aux vues de ton orientation scolaire :

- "évènement" : c'est comme ça qu'on le prononce, mais malheureusement, de moins en moins de gens savent que ce mot s'écrit "événement" à la base. Mais si il est écrit ainsi dans le dictionnaire, alors je retire ce que j'ai dit =)
- à deux reprises, dont l'une se trouve dans le deuxième paragraphe de la deuxième partie, tu mets deux verbes conjugués dans la même phrase. Ex : "elle laissait son crâne exposait à la vue du tous." Sauf si c'est du langage hyper soutenu dont les subtilités me manque encore, ça n'a aucun sens ^^


Voilà voilà ! Encore une dernière chose, personnellement, je trouve tes chapitres beaucoup trop long. Je pense que tu devrais les couper à l'endroit où tu mets les petits tirets. La deuxième partie pourrait être postée en tant que "Chapitre X-2" ou encore "Chapitre X, partie 2". En tout cas, tu devrais réfléchir à ce point plutôt qu'à corriger les rares fautes de français ou d'orthographe que je repère Wink

Bonne continuation ! Vivement la suite !
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L'art et la manière, ça s'apprend avec le temps...
Tout le monde le peut, il suffit de le vouloir...



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PhilippeKadic MessagePosté le: Mer 29 Juil 2009 10:59   Sujet du message: Répondre en citant  
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Je prends note des différentes remarques récurrentes concernant la longueur des chapitres. Je vais tâcher de les présenter en trois parties (puisqu'ils sont de toutes façons initialement découper comme le fait remarquer Men-Chiu à juste titre). Et puis cela me laissera un peu de marge pour bien avancer dans ma fiction ^^

Pour en venir aux choses sérieuses, un grand merci à ceux qui relèvent les erreurs et donnent leur avis, c'est toujours utile et ça fait plaisir. Merci également à ceux qui lisent en anonyme ^^

8florian8 Les trois chapitres d'un coup ? o_O T'as du courage, dis moi ! Concernant la station spatiale, ta supposition s'avère exacte et j'y reviendrais plus loin dans le récit.
Pour Devoldère, un monstre me semble un peu excessif. Pour le moment, c'est juste un agent qui fait son job. Il n'est pas pire que X.A.N.A en son temps qui avait carrément pété les plombs Very Happy
En tout cas, merci pour ton soutien.

Men_Chiu Que l'opprobre du peuple s'abatte sur moi immédiatement. Je viens de vérifier à l'instant dans le TLF et "événement" s'écrit effectivement avec un accent aigü sur son deuxième -e... Ce que j'ignorais. Visiblement, le même dictionnaire ne stipule pas de tolérance orthographique tandis que celui de l'Académie accepte l'orthographe théoriquement erronée que tu m'as fait remarqué à juste titre. Bref, écrire en français est une nouvelle fois un vrai plaisir avec toutes ces petites guerres de tolérance. Il ne pourrait fixer les règles définitivement ^^"
Sinon, pour les deux verbes conjugués à la suite, c'est ma fâcheuse tendance à écrire viote pour ne pas perdre mes idées et à repérer les erreurs phonétiquement ce qui me fait passer à côté des fautes de conjugaison. Mea culpa mais merci de l'avoir signaler.

Merci également à *Odd Della Robbia* et à Pieckoyt pour leurs encouragements.

La suite... Dans un instant... (j'm'améliore pour les intros moi)




Chapitre 4-1
Jardins secrets


La cloche venait de sonner pour la deuxième fois lorsque M. Herbert, le professeur d’histoire de Yumi et William entra dans la salle en saluant ses élèves. Les deux amis s’étaient assis à une table au deuxième rang, face au tableau et au bureau, au grand dam du jeune Dunbar qui aimait discuter pendant les cours. C’était d’ailleurs la raison principale qui avait motivé Yumi à se placer ainsi dans le champ de vision de l’enseignant. Il n’était pas question pour elle de rater des éléments du cours parce que William tentait un nouveau numéro de charme ou plus actuel, parce qu’il s’enquérait de l’opinion du groupe sur lui. La jeune japonaise appréciait beaucoup son voisin de table, elle lui reconnaissait volontiers beaucoup de qualités en dépit de défauts flagrants et sûrement rédhibitoires dans d’autres circonstances.

Mais le fait est que William avait montré ce qu’il avait dans le ventre à de nombreuses reprises, par le passé, lorsque X.A.N.A les avait attaqués et malgré son immaturité patente qui avait failli causer sa perte, Yumi connaissait sa vraie valeur. Après tout, elle avait appris à lire au-delà des apparences, à ne pas s’arrêter aux a priori, à dépasser ses préjugés. Cela avait sûrement un rapport avec le modèle culturel qui l’avait bercé depuis sa plus tendre enfance. Elle était l’héritière du modèle de pensée traditionnel japonais, non pas celui des vingt dernières années, occidentalisé, qui tendait à la libération de l’esprit et à l’expression des sentiments mais au contraire celui qui préconisait l’introversion, la réserve. Pourtant, sous des dehors froids qui lui donnaient de faux airs de gothique, Yumi était une personne particulièrement chaleureuse qui étouffait délibérément son côté extravagant pour s’inscrire en société selon les codes culturels qu’on lui avait transmis.

Pour cette raison, elle savait qu’elle ne pouvait pas juger William comme un simple séducteur irresponsable car il avait fait la preuve de son courage exceptionnel en plusieurs occasions, il en était de même pour Jérémie et Aelita qui n’étaient pas simplement de « grosses têtes », ils étaient aussi profondément altruistes. Pareil pour Odd qui en dépit de ses vannes foireuses et de sa tendance maladive à la mauvaise foi était toujours là quand on avait besoin de lui, pour remonter le moral ou rendre service. Même Ulrich cachait bien son jeu et Yumi savait que sous ses airs froids, le jeune homme était quelqu’un de très sensible et fidèle ; des qualités qui pouvaient d’ailleurs devenir ses pires défauts mais la jeune femme s’en accommodait.

Après l’appel, M. Herbert décida de présenter le programme de l’année à ses élèves. L’homme, debout sur l’estrade, commença à diviser le tableau en deux parties, l’une destinée à la géographie, l’autre à l’histoire. Il fit ensuite face à sa classe et commença à résumer les différentes séquences de l’année dans chacune des deux matières. Cet enseignant était quelqu’un de très dynamique, un peu trop même. Souvent emporté par son enthousiasme, il lui arrivait de partir dans des digressions interminables comme ce fut le cas à plusieurs reprises durant son exposé. A l’issue de ces circonvolutions qui confinaient à la logorrhée, il devait rechercher dans sa mémoire surchargée ce dont il était en train de parler. C’était d’ailleurs souvent les élèves qui devaient le lui rappeler pour éviter que le professeur ne s’arrache le cuir chevelu à force de se gratter la tête, comme si cela pouvait l’aider à se souvenir.

Quoiqu’il en soit, l’enseignant parvint tout de même à achever sa présentation. Le programme s’annonçait intéressant songea Yumi tout en émettant une réserve du fait de la tendance aigüe de l’homme à la digression. Celui-ci replaça une mèche blonde qui lui tombait sur le front. William, quant à lui, écoutait le cours d’une oreille distraite, le menton appuyé sur ses deux mains. Il n’avait pratiquement pas ouvert la bouche depuis le début du cours. Sa voisine en était quelque peu étonnée mais elle ne demandait pas mieux, elle n’aurait guère apprécié devoir remettre le jeune homme à sa place.

Pourtant si le jeune Dunbar ne s’était pas adressé à elle, c’était parce qu’il n’avait vraiment pas la tête à ça. Pour être tout à fait précis, il se sentait vraiment bizarre. Il avait le sentiment d’être vide : vidé de toute énergie, de toute motivation. Il se sentait comme une espèce de coquille vide incapable de faire le moindre mouvement ; il lui était impossible de se concentrer pleinement ou même de s’exprimer. Il ne disposait ni de l’envie ni de la force suffisante pour accomplir une action quelconque. Il restait donc là, le menton posément installé sur ses deux mains, immobile.

Il se produisit soudain quelque chose d’étrange : les battements de cœur de William commencèrent à s’accélérer et celui-ci sentit son estomac se nouer. Toujours incapable de formuler la moindre parole ou de faire le moindre geste, il parcourut d’un regard affolé l’assistance. Son ouïe commença à se déformer, il lui était de plus en plus difficile de discerner les paroles de l’enseignant, une sorte de brouhaha, de bruit de fond strident - qui n’avait rien à voir avec d’éventuels bavardages - perturbait son écoute. Sa vue se trouva à son tour affectée. Les contours des objets et personnes qu’il voyait devenaient de plus en plus flous. Les battements de son cœur augmentèrent encore en intensité, son estomac semblait à présent pris dans un étau sans parler de cette sensation oppressante au niveau des intestins…

William ne comprenait pas ce qui se passait mais cette sensation de vide et d’impuissance ne faisait qu’accroître cette peur viscérale qu‘il ressentait. En jetant un coup d’œil sur le pupitre de la première rangée à gauche, il distingua péniblement une forme familière qui semblait émerger du flou qui embrumait sa vision. Le sentiment d’oppression s’accrut dans sa poitrine. Le garçon au premier rang… c’était lui. Il était donc encore en train de rêver. Son alter-ego se tourna vers lui et lui sourit. Son précédent rêve lui revint alors en mémoire, le discours qu’on lui avait tenu, ce qu’on lui avait fait faire, ce qu’on lui avait fait.

Progressivement, la rage remplaça la peur. Son incapacité à bouger le faisait bouillir intérieurement, le jeune homme qui lui ressemblait trait pour trait continuait de lui sourire d’un air narquois. Les mains du vrai William commencèrent à trembler et se crispèrent sur son pupitre. Le son nasillard qui l’entourait persistait et sa vision ne lui laissait plus entrevoir qu’une masse informe dans laquelle se dégageait le visage grimaçant de l’autre… Ce dernier se leva soudain et prit la parole d’une voix parfaitement claire, William ne distinguait plus qu’elle :

- Ta place n’est pas ici, William… Notre place n’est pas ici. Ce monde ne veut pas de toi. Il te rejette. Pourquoi tu veux t’accrocher ? Notre place, ta place… Ta place est sur Lyokô. 

William retrouva soudain ses moyens, ses forces, sa volonté. Il se leva d’un bond en renversant la table.

- Ca suffit !! hurla-t-il, assez ! 

Il tomba à genoux en prenant sa tête entre ses mains. Il ne put retenir ses larmes et tout en sanglotant il répétait :

- Ca suffit, ça suffit ! 

Il réalisa soudain qu’il entendait des murmures et regarda autour de lui. Ce n’était donc pas un rêve ! Yumi et le reste de la classe l’observait, choqués. Le professeur s’avança dans l’espoir de comprendre ce qui venait de se passer. La jeune japonaise s’accroupit avec précaution pour se mettre au niveau de son ami et posa une main amicale sur son épaule pour le réconforter :

- Ca va aller, William… Calme toi. 

Le professeur regardait l’élève agenouillé et sa camarade accroupie, il était bouche bée et incapable de prendre une quelconque décision. Les autres élèves n’étaient guère mieux, dévisageant le jeune Dunbar comme un animal de cirque. Aussi Yumi prit-elle l’initiative de faire sortir son ami.

- Je vais l’emmener à l’infirmerie, M’sieur ! lança-t-elle à son professeur tout en passant le bras de William autour de son cou pour l’aider à se relever. 
- Euh… Oui, oui, bien sûr, allez-y, répondit l’enseignant déconcerté après un long silence. 

Toujours en sanglots, William quitta la salle, soutenu par Yumi qui était exaspérée par les divers murmures qui se répandaient dans la pièce. Elle savait que dans de telles circonstances, ces réactions étaient instinctives mais elle savait aussi qu’il n’y avait rien de pire que ces babillages pour accroître le malaise d’une personne souffrante.



Voilà pour la première partie. La suite, demain Wink
En attendant soyez sage et n'hésitez pas à donner votre avis ou à relever des fautes si vous en voyez.
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Abadjin Pieckoyt MessagePosté le: Mer 29 Juil 2009 13:14   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Aux côtés du Catalyseur pour mettre fin à la menace des Moissonneurs...
Au niveau de l'orthographe c'est toujours super... Par contre en ce qui concerne la forme j'ai une petite remarque: fragmente les trois premiers paragraphes qui font un peu trop bloc... Du côté de l'histoire j'ai hâte de voir comment ce genre de délire hallucinatoire va évoluer dans l'avenir... Affaire à suivre...

A plus...

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PhilippeKadic MessagePosté le: Jeu 30 Juil 2009 10:51   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Croix, France
Pieckoyt, j'ai suivi tes conseils et j'ai fragmenté les trois premiers paragraphes. N'hésite pas à me dire ce que tu en penses Wink C'est vrai que ça faisait un peu pavé. Merci du conseil en tout cas.

Voici maintenant la deuxième partie du chapitre, comme promis.



Chapitre4-2
Jardins secrets


A midi, Yumi rejoignit les autres au réfectoire pour déjeuner. William se reposait à l’infirmerie, il s’était endormi quelques heures plus tôt et Yolande avait recommandé de le laisser se reposer. Elle avait émis l’hypothèse que la crise du jeune homme était due au stress ou à la fatigue mais la jeune japonaise ne partageait pas cet avis. Pour avoir pu parlé brièvement avec Dunbar sur le chemin de l‘infirmerie, elle avait acquis la certitude que le problème était plus complexe. Le garçon était persuadé d’avoir vu quelque chose ou plutôt quelqu’un. Son discours n’était pas très cohérent mais de ce que Yumi en avait compris, le jeune homme se croyait poursuivi, traqué par un fantôme ou quelque chose dans le même genre. Bien que très inquiète, elle avait promis à son ami de ne rien dire à l’infirmière.

La position de la jeune femme était très délicate : elle ne comprenait pas ce qui arrivait à son camarade et savait que cacher ce genre d’informations pouvait le mettre en danger mais en même temps, de quel droit serait-elle allée contre sa volonté, surtout après lui avoir promis de garder le silence ? L’adolescente était troublée, son esprit en proie à des questions auxquelles elle ne pouvait pas apporter de réponses. Après tout, il n’y a jamais de meilleurs choix en action. Cette notion n’existe que lorsque l’on porte un regard objectif ou du moins, débarrassé de toute pression temporelle et causale, lorsque le risque d’erreur est neutralisé. Au fond, c’était du Yumi tout craché. Chercher la meilleure issue, la meilleure réponse, en toute occasion, tendre vers l’impossible, se torturer l’esprit alors qu’il aurait été si simple de se laisser porter par son instinct.

Elle secoua la tête pour chasser toutes ces pensées de sa tête puis jeta un œil à la petite bande qui était attablée à ses côtés. Ils avaient tous une mine plutôt soucieuse ; Yumi se doutait du pourquoi de cette attitude mais attendit tout de même que quelqu’un se décide à poser la question :

- Comment va William ? demanda Aelita d’une voix douce après un temps d’hésitation, comme si elle craignait de rompre le silence pesant qui régnait au sein du groupe.
- Il se repose. Yolande affirme que ce n’est pas grave, un simple malaise dû au stress… 

Yumi voulait ajouter sa propre analyse, faire part de son scepticisme quant au diagnostic optimiste de l’infirmière mais elle ne savait pas si sa promesse lui permettait de révéler aux autres ce que William lui avait avoué. Peut-être ne voulait-il pas que ces derniers soient au courant. Finalement elle décida tout de même de faire part de ses inquiétudes aux autres, ne pouvant garder cela pour elle seule.

- … Mais moi, je crois que c’est plus grave que ça.
- Qu’est-ce qui te fait dire ça ? l’interrogea Jérémie.
- Je… Quand j’ai emmené William à l’infirmerie, il m’a dit qu’il avait vu quelqu’un…
- Comment ça ? lança le jeune génie pour encourager son amie à poursuivre.
- J’ai l’impression… qu’il a été pris d’une espèce d’hallucination.
- Et vous en avez parlé à Yolande, j’espère ? s’enquit Ulrich.
- William m’a fait promettre de ne rien dire… 

A la surprise générale, le jeune athlète laissa échapper un petit soupir qui semblait traduire de l’exaspération. C’est tout ce que Dunbar avait trouvé comme technique pour attirer Yumi : jouer les âmes en détresse ? Il fallait vraiment être dingue pour inventer une histoire pareille pour attirer l’attention songea Ulrich, persuadé dans un premier temps que William ne cherchait qu’à se faire remarquer de la jeune japonaise.

- Pourquoi tu soupires ? demanda celle-ci, étonnée.
- Pour rien… Je trouve juste bizarre de garder le silence. Pourquoi il n’en parle pas à Yolande ?
- Je suppose qu’il a ses raisons. Et je n’ai pas à aller contre sa décision.
- Si tu l’dis…
- Bon et sinon, il ne t’a pas donné plus de détails que ça sur ce qu’il voyait ? intervint Einstein, sentant que s’il ne changeait pas de sujet, la situation allait se dégrader.
- Pas vraiment. En tout cas, ça semble l’avoir vraiment perturbé. Je retourne le voir après le déjeuner pour essayer d’en savoir un peu plus et je vous tiendrai au courant. 

La jeune femme se tourna alors vers son voisin de table et petit ami, l’air gêné :

- Pour l’entraînement, cet après-midi, je… enfin, ça va pas être possible, Ulrich. J’suis désolée.
- Pas grave, répondit le jeune homme d’une voix monocorde en piquant plusieurs pâtes avec sa fourchette et en les amenant à sa bouche.
- Tu… Tu m’en veux pas ? s’enquit-elle, l’air inquiet, en posant une main sur l’épaule gauche de son camarade.
- Non… répondit-il sèchement, non… Bien sûr que non ! 

Sa voix s’était progressivement adoucie. Il se maudissait intérieurement d’avoir réagi comme ça. Sa fierté lui interdisait de s’excuser, de reconnaitre publiquement son erreur. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était essayer de rattraper sa maladresse. Il se tourna vers Yumi et d’une voix qui se voulait douce et apaisée, il lui affirma :

- C’est normal. William et toi, vous êtes très proches. Et puis il fait partie de la bande. 

En disant cela, il lui souriait mais intérieurement cela lui avait coûté de reconnaitre la force du lien qui unissait sa petite amie à son rival. Ulrich, au-delà de toute raison, était très jaloux. En témoignaient sa réaction et son scepticisme au sujet de la « crise » de William. Il savait pourtant que jamais Yumi ne le tromperait, d’abord parce qu’elle avait été élevée selon des principes très stricts qui mettaient en avant l’honneur et le respect mais aussi et surtout parce qu’elle tenait plus que tout à lui. Il leur avait fallu deux ans pour s’avouer leur amour mutuel, pour que Yumi s’avoue ce qui la terrifiait le plus au monde, sa « dépendance » totale à ce garçon qu’elle avait essayé de nier pendant si longtemps, peut-être pour se rassurer, pour conserver cette illusion de liberté, d’indépendance qu’elle craignait de perdre au sein du groupe en s’abandonnant à Ulrich. Le jeune expert en Pencak-Silat tenait à entretenir cette relation et la défendrait bec et ongles contre toute menace extérieure, quitte à céder à la paranoïa. L’ego et la fierté d’Ulrich avaient toujours été son point faible. Et en ce moment, ceux-ci lui déchiraient le cœur à la simple idée de savoir que Yumi lui faisait faux bond pour l’entraînement.

Yumi termina rapidement son repas et laissa ses amis entre eux, non sans chuchoter à l’oreille :

- J’te promets que je suis vraiment désolée. J’me rattraperai, juré ! 

Celui-ci déglutit en songeant que Yumi avait très certainement percé à jour sa déception et pire encore, peut-être sa jalousie. Il regarda sa petite amie s’éloigner et, à nouveau, s’insulta intérieurement de tous les noms d’oiseaux. Pourquoi fallait-il toujours qu’il réagisse comme un crétin ? Elle allait juste au chevet de William. Et puis, si celui-ci entreprenait quoique ce soit, la jeune japonaise saurait le remettre à sa place comme elle l’avait toujours fait. Quelques fois, il se disait qu’il ne la méritait pas.

- Hé, Ulrich, t’es toujours avec nous ? demanda Jérémie à son ami qui lui tournait le dos.
- Elle est partie, Ulrich. Tu peux continuer à manger… sinon j’prends ta part, lança Odd, taquin.
- Bof… Vas-y, j’ai pas très faim, rétorqua l’adolescent sur un ton dépité en se retournant pour faire face à ses amis.
- Waouh, merci, trop sympa, Ulrich ! s’enthousiasma le jeune Della Robia en se saisissant du plateau de son ami.
- Allez, fais pas cette tête, intervint Aelita, elle va juste au chevet d’un ami, c’est tout.
- Je sais bien. Mais j’peux pas m’empêcher de… 

Réalisant qu’il était sur le point de s’étaler au grand jour, Ulrich se ravisa :

- Enfin, laisse tomber ! soupira le jeune Stern avant qu’un long silence ne s’installe, entrecoupé par les bruits de mastication d’Odd.
- Bon, écoutez les gars, je voudrai vous parler de quelque chose d’important, déclara le jeune génie en rompant le silence. 

Les deux garçons portèrent un regard curieux sur leur ami, sa voix était ferme et résolue :

- On t’égoute, bafouilla Odd en mâchouillant ses pâtes.
- Ben, voilà : avec Aelita, on a réfléchi à un truc et… On s’est rendu qu’elle n’avait encore honorer la mémoire de son père… J’veux dire, depuis qu’il s’est sacrifié, Aelita n’a toujours pas fait son deuil. Alors, on voudrait aller déposer une gerbe de fleurs à l’usine.
- C’est plutôt une bonne idée, estima Ulrich.
- Il faudrait juste que vous nous couvriez samedi après-midi, au cas où…
- Entendu, répondirent les deux adolescents. Et surtout, pas de folie avec le Supercalculateur ! poursuivit Odd.
- Y’a pas de danger, on a eu assez de problèmes avec cet engin de malheur… répondit Jérémie en souriant.
- Je… Enfin, merci d’avoir accepté, c’est vraiment important pour moi, confia la jeune fille aux cheveux roses.
- De rien, c’est normal. Et puis, en plus c’est pas grand-chose, affirma le jeune Stern.
- Ca me touche quand même, répondit-elle en souriant. 

Les quatre amis attendirent qu’Odd ait terminé ses deux plateaux puis quittèrent le réfectoire.

- J’peux me permettre une question indiscrète ?
- Odd… s’indigna Ulrich.
- Non c’est pas grave, vas-y, l’encouragea Aelita en souriant.
- La veille de la rentrée : vous aviez pas l’air dans votre assiette, c’était à cause de ça ?
- C’est pas vrai… marmonna le jeune athlète.
- Oui, répondit simplement la jeune femme en riant, amusée par la gêne d’Ulrich. 

Le petit groupe se dirigea vers le foyer et Odd proposa à son meilleur ami une partie de baby-foot pour lui changer les idées, ce que ce dernier accepta d’une part car il avait réellement besoin de distraction et d’autre part parce qu’il ne voulait pas vexer le jeune rebelle en lui refusant une raclée mémorable.



Voilà, n'hésitez pas à donner votre avis surtout Smile
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Jeu 30 Juil 2009 17:13   Sujet du message: Répondre en citant  
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Toujours interessant.
Mais l'action ralentit, sa devient trop lent.
Et surtout, c'est trooppppppp courtttttttttttt!!!!

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PhilippeKadic MessagePosté le: Jeu 30 Juil 2009 17:39   Sujet du message: Répondre en citant  
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Je craignais que l'on me reproche désormais la brièveté des chapitres. Enfin, non, les chapitres gardent la même longueur, ils sont juste subdivisés en trois parties.

Je publierais la troisième partie demain comme prévu et j'en reviendrais certainement à la publication des chapitres en entier.

D'ici là, n'hésitez pas à donner votre avis (longueur, critiques stylistique, critiques sur le fond...). Et merci d'avance.

Par contre Odd, ton commentaire m'a un peu étonné. Tu trouves cela "toujours intéressant" mais "trop lent" ^^" C'est pas un peu contradictoire ? En tout cas, merci de m'avoir donné ton ressenti.
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Jeu 30 Juil 2009 18:16   Sujet du message: Répondre en citant  
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l'histoire est interessante, mais le déroulement de l'action est lente.
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Aquatikelfik MessagePosté le: Jeu 30 Juil 2009 19:30   Sujet du message: Répondre en citant  
[Gardien ancien]


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Ah bah zut, j'ai fini ! Plus d'une heure pour rattraper mon retard sur ces 2,66 chapitres !

J'vais commencer par les corrections que j'ai trouvé à faire. J'ai tenté pour une fois que les noter au fur et à mesure de ma lecture. Comme la dernière fois, pas des critiques, juste des erreurs d'inattentions je pense, où des formes de style étranges.
Chapitre 2 :
la jeune femme considérait le travail scolaire avec beaucoup de sérieux et s’appliquer à avoir les meilleurs résultats possibles. <= s'appliquait, conjugué comme "considérait" juste avant.
Odd Della Robia <= Mammamia ! C'est Della Robbia l'orthographe officielle ! Trop souvent écorchée, même par des produits soi-disant officiels.
tenta de plaisanter le jeune home <= homme, en v'là une erreur d'inattention. ^^
La réaction de ce nouvel enseignant paraissait toutefois disproportionner. <= disproportionnée, accordé avec la réaction.

Chapitre 3 :
poursuivit l’élève de 1ère, <= première. Perso, je trouve que faire ce genre d'abréviation au milieu du texte alors que tous les chiffres (heures) sont marqués en lettres, ça fait bizarre, mais après, c'est toi qui vois.
Ecoute, Einstein, <= Écoute. J'avais déjà fait cette correction en parlant de "Ça" la dernière fois. N'oublie pas les diacritiques (ouais, j'ai appris un mot) sur les lettres majuscules. J'ai vu également quelques A qui doivent devenir À. Pour les fautes comme l'exemple, un correcteur orthographique peut te faire ça.
précisa le jeune homme d‘une petite voix. <= d'une. Alors là, je sais pas comment tu te débrouilles, mais certaines de tes apostrophes sont à l'envers ! ^^
La Princesse comme ils aimaient à la surnommer avait vraiment l’art et la manière de convaincre ses amis d’arrêter de se chamailler. <= J'ai pas pris le pire me semble-t-il, mais il y a plusieurs phrase ou parties de phrase où il n'y a pas de ponctuations pendant un long moment. Au final on tombe sur des tournures lourdes, qui ne demandent qu'à être découpées par des virgules. Wink
Cherchez tout ce qui pourrait nous être utile et ramenez le nous. <= ramenez-le. Je saurais pas expliquer la règle orthographique, mais j'ai souvenir qu'il y a un tiret à ces formes-là.

Souvent emporté par son enthousiasme, il lui arrivait de partir dans des digressions interminables <= Là, c'est pas une correction que je viens faire. C'est un prof que tu connait ? Parce que j'en ai connu aussi des comme ça ! ^^
A l’issue de ces circonvolutions qui confinaient à la logorrhée, <= À vouloir un vocabulaire soutenu, je trouve que tu fini parfois par tomber dans des tournures (trop?) complexe. Il ne faux pas oublier que ce sont des "jeunes", va-t-on dire, qui te lisent, et que des mots comme ça peuvent les perdre. D'ailleurs, j'ai tiqué sur cette phrase et l'ai relue 4 ou 5 fois avant de parvenir à poursuivre.


Voilà, s'en est tout pour le style et l'orthographe. Pour le style global, ça change pas, c'est digne d'un vrai roman !

Après pour l'histoire, il est vrai que ça va plutôt doucement, mais c'est le temps de poser les bases (l'agent secret, la folie de William...), donc je pense que ça accélèrera ensuite.
En parlant de la folie de William, il y a un petit truc qui me gène... Il n'a toujours pas clairement réglé sa situation vis-à-vis des autres Lyoko-guerriers pour être encore à en parler à Yumi plus d'un an après l'extinction ?

À qui et à quoi sert ce Conseil et cette Organisation dont fait partie le professeur ? Des révélations intéressantes ! Est-ce pour plonger dans la back-story ? (c'est le type de fanfic que je préfère Razz)

Concernant la longueur des chapitres ou des parties de chapitres, moi, ça me va. Ce n'est pas au lecteur de décider du style de l'auteur. Cependant, si tes chapitres sont "prédécoupés" par trois comme ce chapitre 4, poste les ainsi, c'est agréable à lire. ^^,

Je ne sais pas quoi rajouter d'autre, si ce n'est vivement la suite ! Wink


*Odd Della Robbia* > Je te conseille d'allonger la longueur de tes commentaires rapidement. Ça éviteras les confusions comme celle qui viens de se produire, et ça m'éviteras d'être tenter d'aller éditer ton message pour infraction au règlement des commentaires.

Edit : KYAAAAAA ! O_o" Comment j'ai réussi à pondre un pavé pareil ?!
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Evana MessagePosté le: Jeu 30 Juil 2009 19:41   Sujet du message: Répondre en citant  
Spectatrice


Inscrit le: 11 Fév 2009
Messages: 479
Moi je ne trouve pas ça trop court (pour moi c'est à peu près la longueur normale^^). Mais bon, ça ne me dérange pas non plus que ce soit long.

J'ai manqué trois suites, honte à moi! J'ai adoré le p'tit malaise de William (non, je ne suis pas sadique Mr. Green) parce que ça a pimenté un peu l'histoire. J'imagine que Ulrich et Yumi se sont mis ensemble pendant l'année précédente... Je réaffirme qu'Ulrich disait pourtant qu'il ne savait pas où il en était avec elle (c'était en fait dans une conversation avec Odd sur Aelita et Jérémy) dans le chapitre 1.

Vite fait, une petite correction de l'orthographe (en revanche je suis assez contente parce que ce doit être la seule fic de ce forum où je ne vois presque rien qui me chiffonne au niveau de la tournure des phrases^^)

Citation:

de quel droit irait-elle contre sa volonté


C'est un récit au passé, donc logiquement : "de quel droit serait-elle allée contre sa volonté"

Citation:
Chercher la meilleure issue, la meilleure réponse, en toute occasion, tendre vers l’impossible, se torturer l’esprit alors qu’il serait si simple de se laisser porter par son instinct.


Tu peux laisser au présent mais vu qu'on parle de ce que fait Yumi à ce moment précis, tu aurais pu écrire :" alors qu'il aurait été plus simple".

Citation:

sa petite bande qui était attablée à ses côtés.


Je chipote peut-être mais là j'aurais mieux vu "la" que "sa" parce qu'on a la subordonnée après. *Je sais, c'est pas une explication Mr. Green*

Citation:
Ils avaient tous un mine plutôt soucieuse


"Une mine" - faut se relire Mr. Green *sort*

Citation:

en posant une main sur l’épaule gauche de son camarade


Si je ne me trompe pas, 'camarade' c'est pour quelqu'un que tu connais moins bien qu'un ami. Or, ils sont ensembles... Neutral
Faudrait mettre 'copain' ou chais pas moi^^

Citation:
Tout ce qu’il pouvait faire, c’était essayé

Petit écart de grammaire Mr. Green ~> "essayer"
Ironie du sort, juste en-dessous...

Citation:

cela lui avait coûter

"coûté" MDR Mr. Green

Y a un truc qui me tue depuis que j'ai commencé à lire ta fic... une faute que tu fais tout le temps:
Citation:
Pencak-Silat

...C'est PencHak!! T.T

Citation:
L’égo et la fierté d’Ulrich avait

"ego" avec un e sans accent^^
"avaient" au pluriel
Citation:

s’insulta intérieurement de tous les noms d’oiseaux.


Euh, ça doit faire beaucoup, non? *sort*
Je serais toi, j'aurais rajouté 'qu'il connaisse' après "oiseaux"

Citation:
Quelques fois, il se disait

Argh! "Quelquefois" et "quelques fois" c'ay pas la même chose...

Citation:
un long silence ne s’installe entrecoupé

"un long silence ne s'installe, entrecoupé" --> je sais je suis ch***** Mr. Green

Citation:
je voudrai

"Je voudrais"
Citation:


On t’égoute, bafouilla Odd en mâchouillant ses pâtes.

c'est parce qu'il mâchait ou c'est une faute de frappe? On t'égoutte... Mr. Green

Citation:
qu’elle n’avait encore honorer

"qu'elle n'avait pas encore honoré"

Citation:
La veille de la rentrée : vous aviez pas l’air dans votre assiette

Moi j'aurais mis une virgule au lieu de deux points...


Voilà, c'est tout pour ce chapitre (dans celui d'introduction, y avait plus de fautes Mr. Green)...

J'attends la suite! Vivement demain!

Edit: Je suis d'accord avec Aquatikelfik pour le coup de l'expression "confiner à la logorrhée" parce que la plupart des jeunes ne connaissent pas cette expression =)


Dernière édition par Evana le Jeu 30 Juil 2009 19:53; édité 4 fois
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eriadrim MessagePosté le: Jeu 30 Juil 2009 19:42   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 13 Juil 2009
Messages: 19
Localisation: Pas loin de vous puisque je vous parle
Moi personnellement j'ai directement accroché à ton histoire dès que j'ai commencé à lire. Et ça devient de plus en plus attrayant quand on continu.

Je n'ai pas vu de fautes d'ortographe, bien que moi n'étant pas très bon la dessus je n'ai rien à dire.

Bonne continuation et ne change rien.
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8florian8 MessagePosté le: Jeu 30 Juil 2009 21:33   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 14 Juin 2009
Messages: 14
Localisation: Sur un vaisseau spatial de classe BC-304
Edit Kerian : Message supprimé car bourré de fautes, de plus, tes conseils n'en sont pas et sont une insulte à l'auteur de cette fic de qualité. Ce n'est, en plus, pas la première fois que je te reprends, la prochaine fois, la sanction risque d'être sévère...
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