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 Auteur Message
Kerian MessagePosté le: Mar 05 Jan 2010 21:45   Sujet du message: Répondre en citant  
Déchiqueteur de Fics


Inscrit le: 01 Aoû 2008
Messages: 1713
Bon, je viens de lire tout ça, et c'est assez intéressant.

Je veux dire par là, que tu arrives bien à matérialiser (pas d'autre mot désolé) le remord d'Ulrich. De plus, son caractère est fidèlement repris.

Mais bon, apparemment il va se confier à Odd.

Vivement la suite !
_________________
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"La sévérité prévient plus de fautes qu'elle n'en réprime." - Napoléon Bonaparte

"L’élévation d’un homme au-dessus des autres ne se justifie que s’il apporte à la tâche commune l’impulsion et la garantie du caractère." - Charles de Gaulle
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Abadjin Pieckoyt MessagePosté le: Mar 05 Jan 2010 23:06   Sujet du message: Répondre en citant  
Défenseur Galactique


Inscrit le: 22 Aoû 2008
Messages: 559
Localisation: Aux côtés du Catalyseur pour mettre fin à la menace des Moissonneurs...
Un bon p'tit bail que je n'avais pas posté dans le secteur dites moi... Que d'évolutions depuis mondernier passage ! Les sentiments ont l'air de prendre une forme très intéressante et la bande à l'air finalement de se ressouder très lentement mais très sûrement... La suite de tout ça ? C'est ce que j'attends avec impatience...

A plus !

_________________
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Tel un feu purificateur, nous rétablissons l'équilibre.
Le Catalyseur s'adressant au Commandant Shepard,
quelques secondes avant l'activation du Creuset et la fin des Moissonneurs.

Tiré de Mass Effect 3
Liens de mes Fics et Fans Fics
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Evana MessagePosté le: Mer 06 Jan 2010 18:33   Sujet du message: Répondre en citant  
Spectatrice


Inscrit le: 11 Fév 2009
Messages: 479
C'est bon, Kinshii, tu peux dormir tranquille, je corrige pour cette fois. Mr. Green

Leur relation ne les avaient jusque là mené nulle part =>ne les avait menés

Il ne comprenait pas pourquoi il s’acharner=> s'acharnait

à Jérémie dont il avait refuser l’aide et les conseils sur Lyokô pour laisser libre court à sa colère
=> dont il avait refusé (...) pour laisser libre cours

Salut, Ulrich… Je voulais savoir comment t’aller
=> t'allais

si on ne s’était pas embrassé=> embrassés

J’aimerai bien faire quelque chose pour toi à mon tour=> j'aimerais

je me demandai si ça te dirait que l’on y aille ensemble
=> je me demandais

Et puis si j’acceptai=> j'acceptais

Tu m’as confondu avec Yumi
=> tu m'as confondue

Du bonheur que c’était pour moi de penser qu’enfin j’étais aimé de toi => que j'étais enfin aimée

Stern avait été totalement déconcerté par la réaction d’Élizabeth. D’accord, ces mot avaient été crus => Ses mots avaient été crus;
de plus c'est Elisabeth, elle n'est pas anglaise.

PhilippeKadic a écrit:
Une suite assez féminine ? Parce que je le vaux bien ?

Effectivement, ça m'a fait penser un peu à ma fanfic (t'inquiète pas, je ne suis pas en train de t'accuser de plagiat^^). En tout cas, si Ulrich perd sa mauvaise humeur, ça va peut-être commencer à s'arranger. Franchement, c'était qu'un baiser, pas la peine d'en faire tout un plat... Ah la la, les filles... *T'es mal placée pour parler*

Sinon j'suis d'accord avec *Odd Della Robbia*, ça fait bizarre Smile

PhilippeKadic a écrit:
vous allez probablement me défenestrez

J'adooore cette expression Very Happy - même si t'as fait une faute. Oui oui, j'me ferai un plaisir de le faire dès que tu dépasseras, hum...disons, certaines limites.
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Kinshii MessagePosté le: Sam 09 Jan 2010 14:49   Sujet du message: Répondre en citant  
 


Inscrit le: 20 Juin 2009
Messages: 970
Tu sais l'impression que m'a laissé cette partie ?
L'impression d'être sur une autoroute. Ou plutôt sur une bretelle d'autoroute. Tu sais, ces raccords qui n'en finissent pas de tourner sur eux-même. Eh ben là pareil, même impression d'avoir l'estomac emporté (ce n'était pas par la force centrifuge cette fois). Et après avoir retrouvé quelques instants une trajectoire normale, c'est reparti pour un tour (dans l'autre sens en général)


Citation:
vous allez probablement me défenestrez pour avoir interrompu le rythme de l'intrigue


Une intrigue ? Quelle intrigue ? Il y avait une intrigue ? Ah ! exact, l'Osetarm, Dévoldère, l'Adam, William... Bah laisse tomber, on ne se souvient plus de quoi il retourne depuis trois chapitre Rolling Eyes

ça me fait penser que mon intrigue à moi, elle n'est toujours pas apparue à la surface. Mince alors, ma fic doit sembler bien gratuite.
Pourquoi est-ce que tu dérives toujours sur ta fic ?
Ah, ouais... désolé... ^^


Evana a écrit:
C'est bon, Kinshii, tu peux dormir tranquille, je corrige pour cette fois.

*se réveille en sursaut* Ah non ! Sacrilège, elle a oublié une faute !
"Sûrement l’une des conquêtes d’Odd à la recherche du Dom Juan…." > Quatre points, le suspens est en suspension
Comment ça, je sors ? Mais lâchez-moi enfin, puisque je vous dit que je n'ai pas terminé !



Bien, recentrons un peu le sujet de la conversation.
Citation:
circonstances atténuantes

Qué circonstances atténuantes ? Y'a pas d'excuse qui tienne. Il s'est comporté comme un nul, la balle est dans le camp de Yumi, et si j'étais à la place de cette dernière,je n'hésiterais pas à placer cette balle dans un pistolet, et à jouer à la roulette russe en visant Ulrich.

Spoiler


Une bille de flipper n'aurait rien à envier à Ulrich qui se fait éjecter par tout le monde...
Heureusement, il a réussi à trouver sa voie, et il marche sur les traces de Kiwi.

Plus sérieusement, beaucoup de monde (deux personnes je crois) semble déplorer le fait qu'Ulrich se confie à Odd. Ne les écoute pas Very Happy
Cette initiative d'Ulrich n'est pas étrangère à son caractère, elle est étrangère à ce que l'on perçoit d'Ulrich dans la série. Il faudrait être un idiot pour ne pas réagir après les évènements qui se sont déroulés dans ta fic, et je pense que c'est effectivement un changement dans le comportement d'Ulrich, mais ce n'est pas pour ça que ce changement n'est pas en adéquation avec son caractère.

Vais-je avoir le droit aux réactions impulsives des personnes qui se sentiront visées ? Je ne crois pas... Tant pis, un coup dans l'eau Razz

C'était marrant la façon dont Sissi a réagit. "Une erreur…. Tu m’as confondu avec Yumi, c’est ça ? " J'aime beaucoup.
A la place d'Ulrich, je n'aurais eu aucun remord à la rembarrer. Elle sait que les choses sont plus que jamais brouillées entre Ulrich et Yumi, et elle se ramène avec deux places pour le concert des Sub' et des intentions tout à fait machiavéliques.


Existe-t-il une balise BBCode pour les formules d'encouragements ou de "vivement la suite" ?

Bon courage Wink


edit: Heu, c'était pour rire quand je disais qu'on ne se souvenait plus de l'intrigue.
Traîne pas trop quand même...
psst, tu t'en souviens toi ?
Non, fais comme moi, fais semblant de t'en souvenir.



Razz
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PhilippeKadic MessagePosté le: Ven 22 Jan 2010 18:46   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 22 Juil 2009
Messages: 108
Localisation: Croix, France
Ben dîtes donc... C'est que je suis sacrément en retard, moi. Oui, bon Kinshii, je t'ai entendu, hein ? Inutile de dire que vous avez l'habitude (ça me fait penser que je t'ai toujours pas répondu, par MP j'entends).

Bon alors merci à tous pour vos commentaires et toutes mes excuses AU déchiqueteur de fics, j'ai nommé Kerian. Si j'ai bien compris, j'ai intérêt à filer doux avec l'usage de l'adjectif numéral ou de l'article indéfini, c'est selon. Et avec les relations des personnages aussi à en juger par les menaces à peine voilées d'une certaine Evana (que je remercie pour ses corrections ainsi que Kinshii... 'Me fait penser que j'dois les appliquer ces corrections).

Alors, avant de répondre à vos remarques en vrac - comme d'hab' - je tiens d'avance à m'excuser si je prends du temps pour poster la suite puisqu'après un charmant devoir facultatif sur les Mémoires d'Outre Tombe, j'ai prévu de rendre deux autres commentaires dans les semaines à venir, pour prévenir d'éventuels mouvements étudiants qui paralyseraient le système universitaire comme l'année dernière et me pénaliseraient... Donc, je risque de n'être délesté d'un poids conséquent qu'à l'approche des vacances (si j'omets les partiels à la rentrée de février)... Bref... Il faudra vous armer de patience.

Concernant vos remarques, je suis un peu étonné de Kinshii qui voit les intentions de Sissi comme machiavéliques. Comme quoi pratiquer l'ellipse narrative sur le pourquoi de la détresse de Sissi le soir du baiser a ses avantages et apporte une richesse de lecture. À moins que tous ne l'aient vu sous cet angle auquel cas : Oups !

Et puis d'abord, j'ai une intrigue, nah ! Ça résume mon argumentation pour répondre à ta remarque humoristique. J'ai déjà préciser pourquoi ça traînait en longueur et c'est (presque) pas une excuse, même si inconsciemment, il y a certainement un peu de ça.

Et pour Ulrich qui rougit, je comprends que cela puisse être ambigu de nos jours et pourtant... Pourtant, rougir n'est qu'un signe de gêne. Quand vous faîtes un exposé oral, c'est pas ambigu, bah là, entre deux potes non plus. Mais comme la formulation était équivoque, pouf ! à la trappe... Merci pour le conseil Wink

Bon, sur ce, dernière partie du chapitre 15. C'est parti !
Bonne lecture !





Chapitre 15-3
L'effet papillon


Aelita leva les yeux vers le ciel obscurci par le voile de la nuit dont l’ampleur était vaguement dissipée par la lumière de l’astre lunaire. En regardant le ciel presque dégagé de tout nuage malgré l’orage de ce midi, elle songea que toute chose en ce monde était versatile. Les amitiés les plus solides pouvaient être ébranlées par une simple erreur de jugement ou une simple histoire de cœur. Mais elles pouvaient aussi être sauvées par le plus imprévisible des hasards. La vérité aussi est une chose complexe et instable : à la fois vertu et vice de l’humanité, à la fois responsable de la mise en danger de leur amitié et de sa probable restauration. Elle s’avança sur le pont qui menait à l’usine, le regard toujours plongé dans l’immensité céleste. Elle réfléchissait à la manière dont elle pourrait convaincre Jérémie de la validité de son hypothèse mais aussi à la manière dont elle pourrait amener le sujet. Elle avait réfuté si longtemps l’idée que le Supercalculateur puisse détenir la clé du problème qu’elle craignait que son ami ne soit offensé de ce revirement, particulièrement si son hypothèse se confirmait. Après tout, Jérémie avait travaillé avec acharnement, subi les foudres du groupe et surmonté chaque échec avec une détermination redoublée. Et elle l’admirait pour cet acharnement autant qu’elle le redoutait. À part peut-être son propre père, jamais personne n’avait été aussi acharné et persuadé de pouvoir, seul, trouver la solution à un problème insoluble.

Elle s’engouffra dans l’édifice abandonné et emprunta les escaliers afin de gagner l’élévateur. Elle sourit en voyant que l’ascenseur était déjà là. Elle jeta un œil à sa montre : vingt-deux heures. Depuis leur discussion il y a plus d‘une semaine, elle avait pris l’habitude de le rejoindre le soir au labo. Mais c’était la première fois que le garçon pensait à faire remonter l’ascenseur. Les choses ne se présentait peut-être pas trop mal. Elle se remémora ce qui s’était passé à midi, la manière dont elle avait quitté la table et laissé seul Jérémie. Elle secoua la tête et appuya sur le panneau de commande. La machinerie se mit en marche après la fermeture du volet métallique et l’élévateur commença à descendre. Une trentaine de secondes plus tard, après l’ouverture des portes blindées, elle pénétrait dans le laboratoire. Jérémie était aux commandes de l’ordinateur. Enfin, cela était un peu présomptueux. En fait, il était avachi dans son fauteuil, la tête penchée sur son épaule. Visiblement, la fatigue avait eu raison de lui. Et si le cas de William n’était pas aussi urgent par la dimension imprévisible de son mal, elle aurait volontiers remis cela au lendemain. Il avait besoin de repos, elle le savait. D’ailleurs, elle lui avait proposé à plusieurs reprises de prendre le relais pour traquer les éventuels systèmes espions que l’A.D.A.M aurait pu introduire au cœur du Supercalculateur par le biais des interfaces que représentent les tours de Lyokô. Mais Jérémie avait décliné son offre. Et son argument n’était pas idiot : il connaissait mieux que personne le Supercalculateur, particulièrement depuis qu’il avait ouvert quasiment chacun des dossiers pour vérifier manuellement tout élément suspect.

Aelita s’approcha du poste de commande et s’amusa du léger ronflement de son petit ami. Il avait l’air paisible. Mais elle ne pouvait pas lancer le scan des données relatives à l’influx nerveux de William sans d’abord en avoir parlé avec Jérémie. Elle posa sa main sur son épaule et le secoua doucement. Le garçon ouvrit les paupières en marmonnant les questions existentielles d’un adolescent que l’on réveille par surprise :

- Hein ? Qu-Quoi ? 

En émergeant davantage, il eût un air benêt devant la silhouette rose dont les traits se précisait millisecondes après millisecondes. Il se redressa, cherchant à se donner une contenance. Mais Aelita n’en fut que plus amusée. Après quelques secondes, les deux adolescents finirent par se regarder dans les yeux, gênés. Pas un mot, pas un bruit venant de ces deux jeunes gens, juste le ronronnement silencieux et monotone de l’ordinateur quantique qui remplissait la salle. Au bout d’un moment, Jérémie rompit ce silence, non sans baisser les yeux :

- Salut…
- Salut…
- Aelita.. J’suis désolé pour ce midi.
- C’est moi qui suis désolée… C’était idiot de ma part de m’emporter comme ça. On a déjà bien assez de problèmes. Te planter là-bas, c’était vraiment naze. 

Jérémie lui sourit en secouant lentement la tête de gauche à droite et de droite à gauche :

- Tu avais en partie raison, tu sais. Je suis tellement obsédé par mes démons que… J’en viens à oublier qu’il existe un ange qui éclaircit mes jours. 

Tous deux rougirent à cette métaphore, pour des raisons bien différentes. Aelita était touchée par cette phrase. Elle savait que ce genre de phrases, si Jérémie les pensait sûrement souvent, il ne les formulait quasiment jamais. Elle lui sourit et déposa un baiser sur ses lèvres ce qui ne fit que colorer encore davantage les joues du garçon. Lorsqu’elle se recula, elle ne put s’empêcher de rire devant l’air ahuri du génie.

- Ben quoi ? On est quitte comme ça… plaisanta-t-elle.
- Euh… Je… Ben, si tu le dis… 

Aelita rit de plus belle et cette fois, Jérémie en fit autant. Finalement, après avoir évacué le stress de la journée, ils reprirent leur sérieux et la gardienne de Lyokô l’interrogea sur ses progrès dans la traque des systèmes espions de l’A.D.A.M. Jérémie fit une moue significative et lui répondit :

- Pour l’instant, je n’ai pas vu un micro-octet qui ne soit pas à sa place dans cet ordinateur. Soit Devoldère s’est complètement planté sur les méthodes de cette agence, soit ils n’ont pas du tout les projets qu’il s’imagine. D’ailleurs, en parlant de ce type, j’aimerai bien savoir où il est passé. Ça fait des jours que je ne l’ai pas vu.
- Il est même inscrit sur le tableau des absences… ajouta Aelita.
- Plutôt bizarre… commenta Jérémie. Je me demande ce qu’il fabrique ?
- Je pense qu’il vaut mieux qu’on en sache le moins possible sur ses activités parallèles….
- Ce type m’oblige à bosser pour lui, à traquer l’A.D.A.M pour lui. Et le plus drôle, c’est que je ne sais pas après quoi je cours.
- Je comprends ta frustration, Jérémie. Mais cette affaire nous dépasse de loin. Il vaut mieux éviter d’en apprendre trop. C’est ce qui a détruit mon père et je ne veux pas revivre ça.
- Excuse moi, je voulais pas ramener ça sur le tapis. C’est juste… que j’en ai marre de courir après des fantômes.
- En parlant de fantômes, il y a peut-être une lumière au milieu des ténèbres pour William. J’ai discuté avec Yumi et… Tout ce qu’elle m’a dit me laisse à penser que tu avais en partie raison sur l’origine de son mal.
- J’ai vérifié encore et encore les comptes rendus de sa matérialisation, je les ai comparé aux relevés de son premier scanner et rien, absolument rien n’était anormal. J’avais tort, Aelita…
- En partie tort… Lorsque tu as fait tout ces relevés, tu t’es attaché à trouver des anomalies dans la matérialisation corporelle de William, non ? Une irrégularité dans le codage binaire qui aurait entrainé un dérèglement de certaines fonctions cérébrales, c’est ça que tu cherchais ?
- Oui, plus ou moins…
- Eh bien, imagine que les symptômes dont souffre William ne soient pas liés à une anomalie physique mais plutôt à un phénomène psychique. Suppose une seconde que l’anomalie se trouve dans les codages de son influx nerveux, que notre programme pour le libérer de l’emprise de X.A.N.A n’ait fait qu’une partie du travail et ait laissé des résidus, des fragments du programme de contrôle d’esprit utilisé par notre ennemi parmi les lignes de code qui retranscrivent la psyché de William.
- C’est complètement dingue comme idée.
- Plus que l’idée qu’un programme multi-agents enfermé dans un ordinateur quantique utilisant l’énergie nucléaire fut capable de prendre le contrôle de l’esprit d’innocents pour essayer de rayer l’espèce humaine de la surface du globe ?
- C’est sûr que dit comme ça… Mais qu’est-ce que tu veux faire ? Lancer un comparatif pour mettre face à face les données de son influx nerveux lors de son premier scan et celles enregistrées lors de sa rematérialisation ?
- Pourquoi pas ? s’étonna Aelita.
- Écoute même si ton hypothèse est valide, comment veux-tu sauver William ? Manipuler le transfert des données physiques est une chose, modifier l’agencement des données psychiques en est une autre. C’est de la folie pure. En plus, le programme était parfaitement au point. On l’avait finalisé dans les moindres détails, il était totalement libéré du joug de X.A.N.A.
- Tu parierais la vie de William là-dessus ? Je pensais que tu voulais le sauver. Qu’est-ce qu’il t’arrive tout d’un coup ? Pourquoi tu réagis comme ça ? Yumi a donné son accord pour qu’on tente ce scan. Tu devrais être content que l’on ait une nouvelle piste.
- Je devrais. Sûrement…Mais depuis que j’ai rallumé cet ordinateur, tout part en vrille. Et aujourd’hui, tout va s’arranger grâce à lui ? Excuse moi d’être sceptique, ironisa-t-il.
- Alors lance un scan et ton scepticisme disparaîtra avec les résultats. Moi aussi, j’étais sceptique mais… Yumi et moi, on a compris que ce qui te motivait, c’était notre amitié. Que tu savais que tu pouvais trouver la solution parce que tu le faisais pour nous. Et nous aussi, on veut y croire. Tu n’es plus seul maintenant. 

Jérémie ne répondit rien, perdu dans ses pensées. Il ne savait plus vraiment où il en était. Ses amis qui lui avaient reproché la réactivation du Supercalculateur et son acharnement à chercher un miracle au cœur des programmes de cet ordinateur le suppliait, maintenant qu’il s’était résigné, de croire en un possible miracle. Il ne savait pas s’il devait en être heureux ou vexé, s’il devait se sentir lésé ou réconforté. Au fond, cela était le présage d’une réunification de la bande. Cela allait dans le sens de ses attentes, de son souhait le plus cher. Mais une partie de lui, malgré cela, en voulait à Aelita pour ne pas avoir cru en lui dès le début. Et cela le rendait amer dans ses réponses. Il regarda sa petite amie dans les yeux, repensa à ce qui s’était passé quelques minutes plus tôt, ce moment de complicité. Et il céda.

- Bon, entendu, je lance le scan. Mais même si on trouve quelque chose, ça ne voudra pas pour autant dire que l’on pourra faire quoi que ce soit, expliqua-t-il en initialisant le processus de comparaison. 

Le système commença à effectuer les analyses demandées. Jérémie observait l’écran avec attention, Aelita debout à ses côtés. Belpois était plutôt fier de l’idée qu’il avait eu, à l’époque où ses amis et lui combattaient encore régulièrement X.A.N.A, d’avoir mis au point un système de sauvegarde longue durée des données relatives aux plus récentes virtualisations et matérialisations. Sans cela, aucune de ses hypothèses n’aurait pu être vérifiée. Mais sans cela également, il ne se serait peut-être pas mis en tête de rallumer le Supercalculateur et rien ne serait arrivé.

Plusieurs minutes s’écoulèrent. Le système n’avait toujours rien trouvé. Jérémie était toujours terré dans son silence, le regard fixé sur les lignes de codages qui défilaient dans deux fenêtres séparées. L’analyse et la comparaison des influx nerveux étaient un processus autrement plus complexe que tout ce qu’il avait tenté jusque là. Au fond de lui, il espérait que jamais il n’aurait à envisager cette hypothèse, c’est pourquoi il l’avait réfuté jusqu’au bout. Le processus pouvait prendre des heures voire des jours en raison de la complexité à comparer des éléments aussi versatiles. L’influx nerveux d’une personne à deux instants différents se modifiait partiellement en raison de l’intégration de nouvelles données en provenance de l’environnement du sujet. Il s’agissait ici de traquer des signes de réminiscence de X.A.N.A et non de s’arrêter à chaque nouvelle information intégrée par le mental de William entre son tout premier scan lorsqu’il avait intégré la bande et sa capture par leur pire ennemi. Aelita posa sa main sur celle de Jérémie qui resta un moment immobile puis fit en sorte de pouvoir retourner sa main pour se retrouver paume contre paume avec Aelita. Il referma ses doigts sur la peau douce de la main de son amie qui en fit tout autant avec la sienne. Il tourna son visage vers elle et lui sourit paisiblement. Soudain, le système détecta une anomalie dans le compte rendu de la matérialisation de William. Plusieurs séries de données corrompues par des codes de X.A.N.A.

- C’est pas vrai, maugréa Jérémie en se tournant vers l’écran. On n’est pas plus avancé… Si ce n’est qu’on sait que tu avais raison.
- On avait raison, le corrigea promptement Aelita. 

Le garçon la regarda, interloqué.

- Ben, quoi ? s’étonna la fille aux cheveux roses. C’était ton intime conviction qui t’a poussé à rallumer le Supercalculateur. Sans ça, jamais je n’aurais pu émettre cette hypothèse.
- C’est gentil de vouloir me réconforter mais… On sait tous les deux que mon idée n’a été que source de problèmes. Et on en a un de plus maintenant : comment sauver William ?
- Ce qu’il y a d’incroyable chez toi, ce que j’admire le plus quand je te regarde travailler, c’est cette détermination, cette confiance qui est la tienne et qui fait que tu vas toujours au bout de tes idées, quoi qu’il arrive. Ce que j’apprécie moins en revanche, c’est les films que tu te fais : ton idée n’est pas la cause de tous les maux du monde, Jérémie. Et ce que tu as voulu faire était honorable. Et maintenant qu’on a une piste sérieuse et le soutien de Yumi, j’ai une petite idée sur la solution à notre problème. 

Aelita sourit intérieurement en voyant qu’elle avait su attiser la curiosité de son petit ami. Même s’il ne disait rien pour l’instant, la lueur dans son regard trahissait son désir de savoir, de connaitre cette petite idée.

- Alors ? Toi aussi tu veux y croire ?
- Je ne sais pas… 

Il considéra un long moment le vert intense des yeux de sa princesse, silencieux. Voyant l’hésitation au fond de son regard, Aelita glissa son autre main sous la sienne comme si elle voulait lui monter qu’elle serait toujours avec lui, comme pour lui dire : Allez, courage !

- Si tu me parlais de cette idée, finit-il par murmurer avec un sourire confiant. 

Elle lui rendit son sourire, posément, avant de commencer ses explications. Jérémie l’écouta avec une grande attention. L’idée était simple et ingénieuse : remplacer les données corrompues issues de la matérialisation défectueuse par les données scannées lors de la sauvegarde des données de William en tant que Lyokô-guerrier. Le seul obstacle de taille était d’ordre éthique : pouvait-on sacrifier deux ans de la mémoire de quelqu’un sous prétexte de le sauver ? Et cette question, une seule personne pouvait y répondre, donner son accord ou à défaut, son assentiment. Et cette personne n’était autre que William lui-même.





Voilà ! N'héistez pas à laisser ressentis, corrections, critiques... Merci d'avance !

P.S : Pour Kinshii :

Spoiler

_________________
« L'homme est le plus cruel de tous les animaux : il est le seul capable d'infliger une douleur à ses congénères sans autre motif que le plaisir. » Mark Twain
« Le mal triomphe par l'inaction des gens de bien » Edmund Burke


Dernière édition par PhilippeKadic le Dim 31 Jan 2010 16:31; édité 1 fois
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Kerian MessagePosté le: Ven 22 Jan 2010 19:23   Sujet du message: Répondre en citant  
Déchiqueteur de Fics


Inscrit le: 01 Aoû 2008
Messages: 1713
oO Très bon tout ça, j'aime ! J'adore même !

Un moment très fort en émotions entre notre génie et sa princesse !

Sentiments très bien transcrits, structure de texte excellente et orthographe plus que satisfaisante... que demander de plus ?!


Bon courage pour la suite !


PS : Ah si ! Un truc qui pourrait être encore modifié... bah faire en sorte d'en avoir plus souvent et plus long... Wink
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Shipping MessagePosté le: Mar 26 Jan 2010 17:58   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


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Messages: 26
/!\Premier post sur cette fic. Bon alors 15 chapitres à commenter d'un coup.

Pour commencer dans l'enssemble c'est ma deuxième (première?) fic préféré avec "Notre destin est entre nos main". Je sais c'est HS.

Donc je disais, super fic, moi contrairement au autres ce que j'aime le plus c'est généralement dans la vrais vie. Surtout les partie romantique entre Ulrich et Yumi, chose qui ne ma pas l'aire d'être au rendez-vous.
Je ne suis pas pour la lapidation. Non. Mais pour l'écartelage oui, c'est plus sadique. Si tu pouvais faire en sorte que leur relation donne un "petit Ulrich junior" comme dirait une autre fickeuse (sa se dit comment?)

Sinon l'intrigue en elle même est super et comme dit précédament, vu que c'est pas trop mon truc c'est rare que je dise sa (oui tu est un privilégié). Préssé de savoir le fin mot de l'histoire.

A oui j'oubliais. Chose que je déteste le plus c'est quand les personnage de livre,série ou autre perde la mémoire. M'enfin on vera bien. (Je prie pour toi mon chèr William si Ulrich n'existait pas je te choisirais de suite).

Je rajouterais qu'une chose.

Vivement la suite.
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Kinshii MessagePosté le: Dim 31 Jan 2010 12:37   Sujet du message: Répondre en citant  
 


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Citation:
je suis un peu étonné de Kinshii qui voit les intentions de Sissi comme machiavéliques.


Bon, alors il est possible que je me fourvois sur les intentions de Sissi, mais personnellement, quand je "renvois l'ascenseur", je ne place pas à l'intérieur une charge de C4.

Loin de moi l'idée de prétendre pouvoir prévoir (c'est lourd, hein ?) la réaction de Yumi quand elle saura Ulrich à un concert avec Sissi, mais je doute fort que cela améliore leur relations...

Mais je ne renie pas ma première appréciation, le machiavélisme de Sissi n'atteindra jamais ton sadisme qui relègue le Marquis au rang de bisounours.


Citation:
Et puis d'abord, j'ai une intrigue, nah !

Je ne relèverais pas...
C'est exactement ce que tu viens de faire, non ?


"Hein ? Qu-Quoi ?" > On met deux majuscules dans ce cas ?

Jérémie est délivré de ses engagements puisque Dévoldère est mort, non ?

J'ai bien aimé cette dernière partie, à l'instar de Kerian. Les sentiments passent bien, très bien même et on avance un peu (enfin ^^)


Citation:
Et cette question, une seule personne pouvait y répondre.

Est-ce que ça veut dire qu'ils vont le faire à l'encontre de sa volonté ? Ce serait marrant Razz


Je ne suis pas certain d'avoir bien saisi. Si les Lyokô-guerriers effacent réellement la mémoire de William (ce dont je ne doute pas une seconde) ça supprimera tous ses souvenirs postérieurs à sa première virtualisation ?
Ça veut dire que William connaît l'existence du supercalculateur et de Lyokô, mais qu'il n'a jamais été virtualisé (pas d'exactions sous l'emprise de X.A.N.A)...
C'est bizarre comme idée. Tu avances ta fic, mais William # Tchak ! retour à la case départ, début de la saison 4.

Very Happy J'ai hâte de voir ce que cela va donner.


Bonne continuité Wink
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PhilippeKadic MessagePosté le: Mer 03 Fév 2010 16:45   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


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Me voilà de retour (déjà ?) avec la suite du texte. Oui bon, d'accord, c'était pas forcément du rapide mais vu que je vous avais prévenu d'un fort risque de retard (du genre : plus de miettes avant fin févrirer, hein Kinshii ?), je m'estime en avance. Ben oui, on s'arrange comme on peut avec la réalité. ^^

Au fait, ça n'a rien à voir mais c'est chouette et donc j'écris "au fait" pour faire comme s'il y avait une continuité dans mon propos, bref... J'ai un nouveau lecteur. \o/ Merci pour ton commentaire Shipping. Et bien sûr merci à mes habituels commentateurs Wink

Alors pour répondre à quelques remarques : LE déchiqueteur de fics (c'est bon là, l'article défini, il est bien visible, non ? À moins de la mettre en rouge caractère gras doublement souligné, comme dirait l'un de mes profs de lycée, difficile de faire mieux) qui adore ce passage. Bon, t'as certainement usé de l'hyperbole, Kerian mais tu m'en vois ravi. Malheureusement, pour ce qui est du rythme de publication, je préfère (sans prétentions aucune) privilégier la qualité au détriment de la quantité, temporellement parlant.

Ensuite, pour mon nouveau lecteur, un grand merci : deuxième fic préférée, c'est pas rien surtout si ce que tu aimes le plus dans une fic n'est pas au rendez-vous. Mais quand même, certes les "parties romantiques entre Ulrich et Yumi" ne sont peut-être pas présentes telles que le lecteur peut les concevoir de prime abord mais je trouve que la relation y est suffisament développé (même si c'est à contre-courant de ce à quoi tu t'attendais). Donc, pas d'écartèlement, en plus ce serait idiot, vous ne connaîtriez pas le fin mot de l'histoire (et je me sens pas l'âme d'une Shâhrâzâd). Et puis, il n'y a rien de plus lassant que de lire une histoire dont on sait déjà comment elle va finir, à part peut-être Le Petit Chaperon Rouge, ça me fait toujours rire de savoir qu'elle va se faire manger.

Sans transition, non, Kinshii, j'suis pas sadique (très convaincant vu ce que j'ai écrit juste au-dessus, mais faut me comprendre, vous n'avez pas eu mes cours de Terminale Littéraire sur les Contes de Perrault, bref...) ! J'aime juste contrebalancer les bons sentiments mielleux de ma fic (j'avoue volontiers que ça en dégouline parfois mais je ne fais pas de la vraie littérature donc no problemo) avec des éléments un peu plus durs pour les personnages.Et si tout se passait bien, il n'y aurait pas d'intrigue. En plus, le plus sadique de nous deux, c'est pas moi j'te ferai dire. C'est toi qui a blessé à l'épaule Ulrich (il avait même un tympan percé je crois dans une certaine fic Razz). Et rappelle-moi ton attaque de la piscine ? Razz
Je préfère nettement le TNT au C4, c'est beaucoup plus instable soit dit en passant. Le plastic est beaucoup trop stable par rapport à l'invention de Nobel (edit : mea culpa, j'ai confondu, Nobel est l'inventeur de la dynamite... D'ailleurs, je crois que c'est la dynamite qui est instable sous la chaleur... Bah z'avez compris l'idée de toute façon.) qui, si elle est exposée à une trop grande chaleur, suinte de la nitroglycérine et BOUM....
Mais pourquoi je parle de ça moi ?! Ah, oui pour prouver que je suis pas sadique (mouais, pas sûr que je vous ai convaincu...).
Bah tant pis, si vous ne me croyez.

Et pour ce qui est de William, eh bien, faudra lire la suite. Si je commente, je vais épiloguer et vous gâcher le plaisir.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.





Chapitre 16-1
Vivre ensemble...


Jérémie faisait les cents pas, traversant la salle de sport de Kadic de long en large. De temps à autre, il passait brièvement sa main sur la partie basse de son visage, mâchoire et menton, geste compulsif qu’il ne parvenait pas à réfréner et qui trahissait son anxiété. Aelita était assise sur un banc et observait du coin de l’œil son ami qui effectuait un énième retour sur ses propres pas. Elle aussi était inquiète mais elle essayait de le dissimuler autant que faire se peut. Jérémie montrait assez de signes extérieurs d’angoisse pour deux. Yumi était juste à côté d’elle ; debout et adossée au mur, elle ne laissait rien transparaître de ses émotions. Aelita se doutait qu’elle était également dévorée par l’angoisse mais plus que n’importe quel autre membre du groupe, Yumi n’extériorisait que rarement ses sentiments, à tort ou à raison, là n’était pas la question. Deux yeux d’un vert émeraude se levèrent en direction de la japonaise dont le visage restait paisible et ne trahissait aucune émotion. Ne jamais embarrasser autrui avec ses propres problèmes, tel était le principe essentiel de la philosophie de Yumi Ishiyama.

Cette dernière finit par sentir le regard qui se portait sur elle et détourna bientôt le sien de l’horizon mural fait de bois. C’était désormais un visage candide, adouci encore davantage par les mèches roses qui l’encadraient, qui occupait le centre de son champ de vision. Yumi pouvait lire dans les yeux de son amie, de sa meilleure amie, toute l’inquiétude qu’elle-même se forçait à refouler derrière un masque d’impassibilité. Elle lui sourit doucement. Aelita lui rendit son sourire, moins assurée que d’habitude.

Quelques minutes s’écoulèrent. Jérémie n’avait de cesse d’user le parquet. Yumi finit ainsi par lui demander sur un ton tout à la fois agacé et soucieux de se détendre. Le jeune homme interrompit sa marche et maugréa qu’il ne comprenait pas comment elle pouvait rester comme ça alors que tout allait se jouer maintenant. Yumi haussa les épaules. Elle avait accepté de croire en leur amitié et ça avait fonctionné. Il le tenait enfin, le programme qui permettrait à William de reprendre le cours normal de sa vie. Mais le sacrifice nécessaire, seul William pouvait ou non y consentir. Au point où ils en étaient de toute manière. Cela ne dépendait plus d’eux. Et Yumi savait que, quoi qu’ils puissent dire ou faire, William agirait comme il l’avait toujours fait jusque là, à l’instinct. Peu importe les mises en garde, s’il y avait une solution qui lui permettrait de retrouver toute son autonomie, il la saisirait, et ce n’était pas elle, certainement pas elle qui pourrait l’en empêcher. Et puis le voulait-elle au fond ? Voulait-elle se priver d’une telle occasion de se libérer, elle et lui, de contraintes si pesantes ? C’était égoïste d’une certaine façon mais elle avait donné plus que tous les autres ces dernières semaines pour William et lui-même, à de nombreuses reprises, l’avaient exhorté à faire passer son bonheur en priorité. Elle savait que William accepterait.
Ce qui la tiraillait vraiment, c’était ce qui tiraillerait bientôt les esprits de ses deux amis : le sacrifice que demandait cette entreprise. Depuis quelques jours, au gré de la concrétisation de leur protocole de transfert des données, Aelita et Jérémie s’étaient mis à envisager ce fichu jour où il faudrait exposer clairement leur projet à William. Ce n’était que la première étape mais il ne parvenait guère à se projeter plus loin. Ce qui n’était pas le cas de Yumi.

Elle jeta un œil à sa montre lorsque la voix de William, qui sortait des vestiaires, résonna dans la salle :

- Alors quoi ? Un nouveau spectateur ! J’dois faire de sacrés progrès pour que t’arrives à vendre autant de places, plaisanta le garçon, tout sourire. 

Il s’avança dans la salle et se rendit compte que les regards venaient de se braquer sur lui. Les visages graves de Jérémie et d’Aelita le mirent mal à l’aise et il chercha du secours dans celui de Yumi. Il remarqua que la lueur au fond de ses yeux n’étaient pas la même que d’habitude. Quand leur regards se croisèrent, elle se pinça les lèvres furtivement mais cela n’échappa pas à l’adolescent. Il avait appris mieux que personne, peut-être mieux qu’Ulrich encore, la signification de la moindre manifestation extérieure pouvant trahir l’apparente tranquillité de son amie. Et là, précisément, il savait que quelque chose n’allait pas.

- Il est arrivé quelque chose de grave ? s’enquit-il l’air soudainement très inquiet. 

Les trois amis restèrent quelques secondes interdits, comme surpris par la réactivité de William.

- William, il faut… On a besoin de te parler… commença Jérémie. 

L’adolescent fronça les sourcils et dévisagea son interlocuteur. Que signifiait donc ce ton hésitant ? Et pourquoi Jérémie cherchait-il du regard Yumi et Aelita comme pour s’assurer leur soutien ? Jérémie replaça ces lunettes et poursuivit :

- On… C’est à propos de… ce qui t’es arrivé ces dernières semaines. Aelita et moi, nous avons beaucoup réfléchi et… 

Il s’arrêta et chercha de nouveau l’appui de ses amis. Un long et pesant silence s’installa. William essayait de comprendre ce qu’il pouvait bien vouloir lui dire, sans succès. Il se tourna vers Yumi et lui demanda ce qui se passait. Yumi se pinça de nouveau les lèvres et avala subrepticement sa salive avant d’avouer à son ami d’un ton convaincu :

- Aelita et Jérémie ont trouvé une solution… Un procédé pour éliminer les… 

Elle hésita un moment sur le mot puis poursuivit :

- …les résidus de X.A.N.A qui interfèrent dans la transmission des informations dans ton système nerveux. 

Jérémie regarda la jeune japonaise d’un air stupéfait. Elle avait parfaitement exposé la situation, de manière claire, limpide et correcte. Un nouveau silence s’était installé. Plus oppressant encore. La nature de l’expression qui s’était peinte sur le visage de William était difficile à définir. Il baissa bientôt la tête et poussa un long soupir, excédé ou soulagé ? Tous les regards se portaient sur lui, inquiets lorsqu’il éclata de rire à la stupéfaction générale.

- Tout va bien ? demanda Aelita qui souriait en voyant pour la première fois depuis longtemps William rire quoiqu’elle ne cernait pas bien le comique de la situation, pas plus que les deux autres d’ailleurs. 

Le jeune Dunbar parvint à reprendre son sérieux et expliqua qu’il s’attendait à une mauvaise nouvelle, une de plus, une énième. Un sourire triste éclairait sobrement son visage.

- Une solution, hein ? Et vous êtes sérieux en disant ça ou bien vous voulez juste me remonter le moral ? Sans vouloir vous vexer, les médecins eux-mêmes n’ont pas trouvé ce dont je souffrais alors je ne vois pas comment vous pourriez y parvenir et en plus me soigner…
- Le supercalculateur, le coupa Jérémie sobrement. La réponse était sous nos yeux depuis le début, sous mes yeux mais j’ai été assez stupide pour ne pas la voir… 

Aelita posa sa main sur l’épaule de son ami et poursuivit l’explication :

- Écoute. Nous avons mis au point un procédé qui permet de remplacer des données corrompues par des données saines. Pour faire simple, notre programme pour te libérer de l’emprise de X.A.N.A n’a pas totalement réussi, pour une raison qui nous échappe, à éliminer toutes les traces du programme de notre ennemi. Au milieu des données codant ton influx nerveux, il reste des débris, des résidus d’un système de X.A.N.A…
- Et c’est ça qui provoque ces… trucs ? 

Aelita hocha doucement la tête.

William demanda alors quelle était cette fameuse solution, ce procédé qu’ils avaient trouvé. Son regard se porta à ce moment sur Yumi. Cette dernière sentit un malaise profond l’envahir. Elle avait l’impression d’avoir trahi William doublement : en révélant des informations qu’il avait confié à elle seule d’abord, en souhaitant reprendre le cours normal de sa vie ensuite.

- Le processus est sans danger pour toi, commença Jérémie d’un air rassurant. Le Supercalculateur conserve en mémoire les données relatives à l’influx nerveux de chaque sujet avant chaque virtualisation et lors du tout premier scanner. Ce sont des mesures de sécurité qu’Aelita et moi avions mises en place à l’époque où X.A.N.A avait gagné en puissance et où ses attaques étaient de plus en plus violentes. Le système que nous avons mis au point nous permettra de remplacer les données de ton influx nerveux actuel par celui qui était le tien lors de ton premier scanner.
- Et si vous faites ça, si ça fonctionne, alors… Je n’aurai plus ces visions ni ces tremblements ? 

Jérémie hocha la tête avant d’ajouter :

- Mais il faut que tu saches que si le procédé est sans danger pour ton organisme… 

Il fit une pause puis reprit :

- Ce que je veux dire c’est que ta mémoire, tes souvenirs concernant tout ce qui a pu se passer entre le jour de ton entrée dans la bande et aujourd’hui, tout ça va disparaître en même temps que tes symptômes. Lorsque tu rouvriras les yeux, tu te croiras en 2006.
- L’idée me plaît bien. Qu’est-ce que t’en dis, Yumi ? demanda William qui voulait visiblement détendre l’atmosphère tendue avec un peu d’humour. 

Yumi resta un moment silencieuse, les yeux baissés. Puis elle regarda son ami droit dans les yeux. Il pouvait deviner ses craintes, il savait à l’avance, en substance, ce qu’elle allait lui dire. Elle s’avança de quelque pas dans sa direction et lui demanda de ne pas plaisanter, de ne pas prendre ça à la légère. Elle ne voulait pas, surtout pas, qu’il fasse un choix qu’il serait amener à regretter. Elle culpabilisait suffisamment de vouloir traiter son mal par un autre. Il lui sourit puis étendit ses bras devant lui. Ses mains tremblaient légèrement.

- Yumi. Tu crois vraiment que ça pourrait être pire que ça ? lui demanda-t-il posément. 

Le calme de sa voix la déroutait profondément. Il ne semblait pas plus ébranler que ça par le risque de perdre ces souvenirs, c’est-à-dire une partie de lui-même. Il affichait une forme de renoncement, de résignation qui l’inquiétait vraiment. Pas de questions, juste une blague et une question rhétorique. Pas même une hésitation. Elle s’avança encore dans sa direction tout en essayant de le raisonner. Ça ne pouvait pas lui passer par-dessus la jambe !

- Écoute, William ! Je sais que tu veux retrouver une vie normale mais… Tu ne peux pas prendre une telle décision comme ça, sans réfléchir.
- C’est déjà tout réfléchi. Et tu le sais, sinon tu ne serais pas là. 

Yumi baissa les yeux. Ainsi donc, il avait compris. William s’adressa à Aelita et Jérémie qui les observaient, en retrait. Il leur demanda s’il pouvait s’entretenir quelques minutes avec Yumi, seul à seul. L’adolescente releva les yeux, surprise tandis que ses deux amis acceptaient naturellement et quittaient le gymnase. Lorsque la porte fut refermée, Yumi prit la parole, mal assurée :

- Tu… m’en veux ? 

William lui sourit, un sourire sincère qui la rassura avant même qu’il ne lui ait donné sa réponse. Puis il secoua doucement la tête et s’avança à son tour dans sa direction. Ils étaient maintenant face à face, peu de distance les séparait.

- Je te suis reconnaissant au contraire. J’en ai plus qu’assez de n’être pas celui que je suis.
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Je veux pouvoir vivre. Je veux être utile, vous aider, t’aider comme tu l’as fait pour moi.
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
- Bonne ou pas, vous aurez besoin d’un allié. Un type que votre agent « secret » ne connait pas.
- Ça n’a rien d’un jeu, William. Et on ne te mettra plus en danger cette fois.
- Yumi, je veux redevenir quelqu’un, celui que je suis vraiment. Celui qui est prêt à tout pour toi…
- Tu as suffisamment trinqué en voulant m’aider et…
- De toutes façons, que tu le veuilles ou non, vous aurez besoin de moi dans votre équipe. Tôt ou tard.
- Le plus tard sera le mieux alors, répondit Yumi sur un ton cinglant sans même se rendre compte de la virulence de son propos. 

William poussa un soupir et se tourna, s’apprêtant à gagner les vestiaires. Yumi lui demanda alors :

- Et le processus d’échange de données ?
 
William ne put s’empêcher de sourire en coin et toujours le dos tourné, il répondit :

- Laisse tomber cette idée.
- Quoi ?
- Je veux redevenir celui que j’étais, un membre de votre bande, un Lyokô-guerrier.
- Tu n’as combattu qu’une fois sur Lyokô. Et puis, même si tu ne te bats pas avec nous, nous ne t’en considérerons pas moins comme notre ami.
- Désolé Yumi. Mais le banc de touche, ça ne me dit rien si je suis en pleine forme. Autant rester dans cet état, au moins, j’ai une raison viable de ne pas vous aider.
- Et tu crois que c’est avec ce genre de chantage que tu vas me faire céder ? Tu vas juste te causer du tort, une fois de plus.
- Alors, c’est comme ça que tu me vois vraiment au fond. Malgré tous ces mois passés ensemble à se confier l’un à l’autre, tu me vois toujours comme le dernier des idiots ?
- Ton comportement n’aide pas à prouver le contraire… soupira Yumi, inflexible. 

William se retourna à nouveau et la regarda dans les yeux.

- Tout ce que je veux, Yumi, c’est t’aider. Si je redeviens celui que je suis, si je retrouve toute mon autonomie, je ne pourrais pas m’en empêcher. Et tu ne pourras pas m’en empêcher. Alors autant que rien ne change. Comme ça, tu pourras continuer à culpabiliser. Tu crois vraiment que c’est ce que je veux pour toi ? 

Il posa sa main sur sa joue et la caressa avec toute la douceur dont il était capable.

- Je ne veux pas que tu te mettes en danger à cause de moi… expliqua Yumi.
- J’suis assez grand pour savoir ce que je fais, non ? 

Elle lui lança un regard qui signifiait certainement : Oh oui ! J’en doute pas, d’ailleurs, regarde où ça nous a mené ! qu’il comprit parfaitement.

- Bon, d’accord, j’ai merdé face à X.A.N.A mais… Je n’avais aucune expérience. Je vous demande pas de m’envoyer sur le terrain en première ligne cette fois. Vous m’entrainerez et puis, j’aurais la meilleure formatrice en combat rapproché qu’on puisse imaginer, ajouta-t-il en avec un clin d’œil. Et quand vous me jugerez prêt, je combattrai à vos côtés sur Lyokô.
- C’est bien beau, mais ces promesses, tu ne t’en souviendras pas…
- Il te suffira de me les rappeler. Je te croirai sur parole.
- Jusqu’à ce que tu n’en fasses qu’à ta tête.
- Fais-moi confiance… Ok ?
- Bon, entendu. Mais… 

Elle hésita.

- Mais ?
- Tu es certain de ton choix ? Tu es conscient que cette version de toi est condamnée à disparaître.
- Rien ne me ferait plus plaisir, Yumi.
- Alors, dans ce cas, ce soir, on va à l’usine. Tu pourras encore changer d’avis d’ici là.
- D’accord. Alors, à ce soir, j’imagine. 

Yumi hocha la tête avant de gagner la sortie. Alors qu’elle s’apprêtait à pousser la porte, William l’apostropha. Elle se tourna et il lui dit ce simple mot qui la fit se sentir mal :

- Merci. 

Elle s’éclipsa en vitesse. Devant le gymnase, Jérémie et Aelita attendaient, assis dans l’herbe.

- Alors, verdict ? demanda Jérémie.
- Il accepte bel et bien de venir ce soir au labo…
- Alors tout et bien qui finit bien finalement, soupira Belpois, soulagé d’un lourd fardeau en levant la tête vers le ciel bleu totalement dégagé de tout nuage.
- Ben, pas tout à fait.
- Comment ça ? s’enquit Aelita.
- Il insiste pour rester un Lyokô-guerrier…
- C’est pas vrai ! marmonna Jérémie. T’as refusé, j’espère.
- Ben, c’est-à-dire que…
- C’est pas vrai ! C’est pas vrai ! C’est pas vrai ! répéta-t-il.
- Je ne vois pas où est le problème, intervint Aelita. Il ferait un excellent Lyokô-guerrier. Il manquait d’expérience contre X.A.N.A mais si…
- Pas la peine. On ne prendra pas ce risque et Yumi sera d’accord avec moi pour dire qu‘il faut qu‘on trouve une solution pour l’en dissua…
- Non. Je pense moi aussi qu’on devrait lui donner une deuxième chance. 

Aelita et Jérémie restèrent interdits.

- William a l’âme d’un Lyokô-guerrier et il fait partie de la bande que tu le veuilles ou non.
- Il se mettra en danger et nous mettra tous en danger par la même occasion. C’est une tête brûlée. C’était ton avis à l’époque où l’on combattait X.A.N.A et…
- Jérémie. Je sais que toi aussi tu t’en veux pour ce qui est arrivé à William mais ce qu’il m’a dit m’a ouvert les yeux. Il est des nôtres. On lui apprendra à contenir son énergie. Ce ne sera pas facile, ce sera long mais… Ça en vaut la peine, crois moi. Je sais qu’il fera tout pour nous aider.
- J’espère que tu as raison, murmura Jérémie. Je l’espère vraiment.
- Alors, ça veut dire que ce soir, nous serons enfin de nouveau cinq Lyokô-guerriers, constata Aelita en souriant.
- Ouais… Ce soir… 

Jérémie se laissa tomber dans l’herbe en contemplant le ciel azur au-dessus de lui. Ce soir, un problème serait définitivement réglé. Mais la principale menace n’était toujours pas écartée. L’A.D.A.M, ce groupe dont il ne savait que peu de choses, travaillait certainement dans l’ombre à sa prochaine attaque qui mettrait à nouveau ses amis, y compris William peut-être, en grand danger. Et Devoldère qui était toujours injoignable.

Il jeta un œil en direction de Yumi qui venait de s’asseoir à côté de lui puis il tourna la tête vers Aelita. Heureusement qu’ils étaient là. Même si c’était parfois une torture de savoir qu’ils les avaient mis en danger, ils savaient au moins qu’il pouvait compter sur eux, sur ses amis. Et qui sait, peut-être que la bande redeviendrait bientôt ce qu’elle était avant ? Il l’espérait en tout cas. Car il leur faudrait tôt ou tard faire front face à cette menace insensée, sur laquelle il ne pouvait mettre de mots. Il leur faudrait être prêt, ensemble. Ensemble.





Voilà, c'est tout pour le moment. C'est déjà pas mal, non ? 3063 mots selon mon traitement de texte. T'auras qu'à compter si tu veux, Kerian Razz.
Bon en attendant la suite (et accessoirement pour que je puisse la poster), n'oubliez pas et n'hésitez pas à laisser commentaires, critiques et corrections, elles sont les bienvenues. Merci d'avance ! Wink
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« L'homme est le plus cruel de tous les animaux : il est le seul capable d'infliger une douleur à ses congénères sans autre motif que le plaisir. » Mark Twain
« Le mal triomphe par l'inaction des gens de bien » Edmund Burke


Dernière édition par PhilippeKadic le Mer 03 Fév 2010 19:36; édité 1 fois
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Shipping MessagePosté le: Mer 03 Fév 2010 17:40   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 01 Jan 2010
Messages: 26
Première.

Merci de me remercier.

Alors bon, il a prit la décision que j'aime pas mais en même temps la meilleur. J'aurais aimé qu'il y ai une solution altèrnative mais sa ma pas l'aire d'être le cas et d'un coter heuresement car sa aurais fait rapide. Solution de dernière minute, le monde est sauver ou fait pété le champagne (non jlai pas déjà fait péter et bu la bouteille. ^^).

Bref sinon super histoire. Vivement la suite.

ps: Je suis daccord pour le romantsime mais j'en veut quand même.^^


Edit: Evana. J'ai crus m'étrangler quand j'ai lu ton ton com. Qu'il y est des émotion dans sont texte OK, sa je le concois. Que j'aime Willima OK. Mais en tant que Présidante du fan club Ulrich/Yumi (que je me suis auto-proclamer) jamais plus, toi qui te dit fan de se couple, dit que Ymi et William doivent être enssemble.

Sinon: Bonne journée.

Edit Aquatikelfik : Quand on édite son message soit même, on ne le met SURTOUT PAS en couleur cyan ou rouge.


Dernière édition par Shipping le Lun 08 Fév 2010 11:21; édité 1 fois
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Abadjin Pieckoyt MessagePosté le: Mer 03 Fév 2010 18:20   Sujet du message: Répondre en citant  
Défenseur Galactique


Inscrit le: 22 Aoû 2008
Messages: 559
Localisation: Aux côtés du Catalyseur pour mettre fin à la menace des Moissonneurs...
Aaaaaaaaaaaaaaaah ! Enfin la réintégration de William qui pointe le bout de son nez... Je sens l'embrouille sentimentale avec Yumi et Ulrich si jamais il redevient ce qu'il était Mr. Green Sinon super chapitre j'aime vraiment ! J'apprécie aussi le fait que Aelita et Jérémie semblent enfin se réoncillier... Ca nous promet des chapitres riches en tout cas, j'ai hâte de voir cette suite !

A plus !

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Tel un feu purificateur, nous rétablissons l'équilibre.
Le Catalyseur s'adressant au Commandant Shepard,
quelques secondes avant l'activation du Creuset et la fin des Moissonneurs.

Tiré de Mass Effect 3
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aurel2108 MessagePosté le: Ven 05 Fév 2010 21:20   Sujet du message: Répondre en citant  
[Rampant]


Inscrit le: 20 Fév 2009
Messages: 330
Localisation: The Internet
Bon bon bon, ça fait un peu de temps que je lis ta fan-fic (une semaine ou deux) et J'A-DO-RE.
Tu y met tout ce que j'aime : l'action, l'aventure, le suspens, les sentiments, etc...
Sinon pour William moi j'aurais pris la même décision mais j'aurais enregistré dans un fichier vidéo de mon ordi tout les trucs que j'oublierais.
Sinon, bah, bonne continuation !
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Evana MessagePosté le: Sam 06 Fév 2010 12:39   Sujet du message: Répondre en citant  
Spectatrice


Inscrit le: 11 Fév 2009
Messages: 479
Hello, me revoilà.^^
Oui, je sais, j'ai manqué deux suites (mais depuis le temps que je suis cette fic, c'est pas comme si tu pouvais me découper en petits morceaux).
En fait, c'est parce que m'éloigne pas mal de CL ces derniers temps (plus du tout de suite à ma fic, mais elle n'est pas abandonnée pour autant^^). Ca explique sûrement pourquoi moi, qui suis une fan incontestée du couple Yumi-Ulrich, ai pourtant pensé qu'un couple Yumi-William serait une très bonne idée... et aussi parce que cette dernière partie était bien sentimentale *.*
D'ailleurs, je suis ravie que Willy reprenne sa place dans l'équipe!
Sinon pour Jérémie-Aelita, tu les fais ENFIN profiter de leur relation, perfect!
Bref, j'attends la suite (sans corriger, trop la flemme et de toute façon tu ne fais pas de fautes ultra flagrantes.) Smile
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GIJim MessagePosté le: Dim 07 Fév 2010 16:40   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 07 Fév 2010
Messages: 4
Bonjour, et tout d'abord bravo pour ton travail !

J'ai découvert ta fanfic récemment et j'ai tout de suite accroché. Et je pense que les facteurs qui l'expliquent sont nombreux:
- un style fluide.
- une très bonne analyse, selon moi, des caractères des personnages de la série TV. Je pense que ce point constitue l'un des plus importants dans une suite. Si le lecteur n'a pas l'impression de retrouver les personnages tels qu'il les a connus, c'est perdu d'avance.
- une intrigue très bien conduite, on sent qu'il y a tout un projet derrière et que tu sais où tu vas.

J'espère simplement que tu arriveras au bout de ta création. J'attends la suite avec impatience.

@+.

P.S: Je sais que c'est complètement HS mais pourrais-tu, une fois ton intrigue achevée (je sais c'est pas pour tout de suite), créer un fichier PDF propre avec tous les chapitres bien agencés ?
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PhilippeKadic MessagePosté le: Lun 15 Fév 2010 16:43   Sujet du message: Répondre en citant  
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Deux nouveaux lecteurs qui se manifestent ! Chouette ! On sera bientôt suffisamment nombreux pour constituer une équipe de foot... même si je déteste ce sport. Bref, tout ça pour vous dire merci pour votre soutien et vos encouragements (bon dans certains cas, des auteurs malintentionnés appelleraient ça des menaces mais vous me connaissez, j'suis pas comme ça !).

Alors pour répondre un peu en vrac : Abadjin Pieckoyt, j'ai eu peur que ton "Ah" prolongé n'indique l'horreur plutôt que le soulagement. Me refais plus jamais une peur pareille. ^^ Juste une question : comment ça "ça nous promet des chapitres riches" ? Comme si je vous baladais au milieu du brouillard depuis le début Razz (moi, taquin ? Mais non...)

Un enregistrement vidéo ? Ouais, pourquoi pas, cela aurait pu être une bonne idée. En même temps, jeremodd, difficile de résumer deux années de sa vie sur une vidéo, d'autant que les événements se précipitent un peu.

GIJim, je suis faltté que tu trouves mon style fluide (moi, à l'inverse, je me trouve un peu pataud dans mes descriptions et considération psychologiques ou "philosophiques") et que tu aies l'impression que je veux vous mener quelque part (car oui, c'est bien le but, je rassure ceux qui en doutent toujours. (Oui toi au fond, là bas ! Je t'ai vu lever les yeux au ciel.) Et j'espère aussi arriver au bout : si tout se passe bien le projet devrait être bouclé avant la fin de l'année, encore désolé pour mon rythme de publication un peu lent. Concernant un fichier PDF, faudra que j'apprenne à faire une conversion mais oui, pourquoi pas ? Je verrai. J'avais dans l'idée de publier aussi plusieurs "bonus" concernant la structure de la fiction (pour que vous puissiez voir l'évolution des idées et ce à quoi vous avez échappé), mais il faut que je me renseigne auprès d'un modérateur pour savoir si c'est envisageable. J'ai pas envie d'être un hors-la-loi.

Evana, c'est dommage que tu t'éloignes de Code Lyokô mais en même temps, ça doit faire plus longtemps que moi que tu suis la série. Concernant les couples, motus et bouche coususse... euh cousue ^^"
C'est juste pas bien de tirer partie du fait que je fais pas beaucoup de fautes pour en profiter et ne pas vérifier ^^ Non je plaisante ! Wink Et encore merci pour toutes les corrections précédentes.

Bon allez, voici la suite, plus sombre qu'à l'accoutumée puisqu'elle se recentre sur Devoldère. Bonne lecture et n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires.



Chapitre 16-2
Vivre ensemble...


Une voiture était arrêtée au bord d’une route, dans la périphérie de la ville ; le conducteur regardait l’horizon lointain à travers le pare-brise, ne sachant que faire. À côté de lui, sur le siège passager, quelques dossiers aux feuilles éparses, parmi lesquelles la photo d’une bande de cinq adolescents, visiblement prise à leur insu, grâce à un appareil professionnel. Il poussa un profond soupir puis ouvrit la portière, sans prêter attention au possible passage d’une voiture à cet instant précis. Il contourna l’auto par l’avant et marcha d’un pas de plus en plus hésitant jusqu’à une croix en bois plantée dans l’étendue d’herbe, sur le bas côté de la route. À mesure qu’il progressait, un malaise de plus en plus profond l’envahissait. Des sentiments qu’il avait cherché à enfouir au plus profond de son être refaisait surface avec violence, déchirant la toile d’indifférence qu’il s’était efforcé de tisser durant toutes ses années. Il vacilla lorsqu’il ne fut plus qu’à un demi-mètre de la croix. Il s’efforça de prendre une profonde inspiration, sans grand succès : cela ne fit que renforcer son vertige. Ses genoux tremblaient, comme s’ils ne pouvaient supporter son poids, et l’un d’eux finit par fléchir sans qu’il soit vraiment possible de déterminer si le mouvement était volontaire ou non. Son genou toucha bientôt le sol, écrasant les brins d’herbe qui se trouvaient là.

Éric regardait la croix devant lui. Son intersection était couverte de la photo d’une femme d’une trentaine d’années et d’une fillette de cinq ans. Sur le sol, quelques fleurs avaient été déposées par des proches - ou des anonymes peut-être. Son estomac sembla se contracter violemment tandis qu’il posait la main sur la photo. C’était la première fois qu’il revenait en ces lieux depuis cette maudite soirée. Jusque là, il n’en avait eu ni la force ni le courage. Et il se trouvait toujours de bonnes excuses, trop occupé par ses devoirs envers l’Organisation. Mais aujourd’hui, les choses étaient différentes. Il avait une fois de plus perdu tous ses repères. Ce passé qu’il avait voulu nier et oublier était désormais la seule chose qui le raccrochait à son identité, à celui qu‘il était réellement. Il ne voulait plus être cette marionnette, ce pantin, ce jouet entre les mains d’un consortium obscur dont il ne connaissait ni les desseins ni le visage. Il voulait mettre un terme à cette vaste comédie. Il était temps de tirer le rideau. Il en savait à présent trop sur Peter Watts, sur l’A.D.A.M pour pouvoir reculer. Il irait jusqu’au bout, quelqu’en soit le prix. Une fois dans sa vie, il ne serait pas le spectateur passif mais l’acteur de sa destinée. Il ne reproduirait plus jamais cette erreur. Plus jamais. Sa main était alors posée sur l’arrête supérieure de la partie horizontale de la croix, ses yeux toujours fixés sur le portrait à jamais figé de ces deux personnes qui avait été sa famille, ce qu’il avait eu de plus cher au monde et qu’il n’avait su protéger. Une douleur foudroyante le paralysa tandis que son estomac semblait se comprimait littéralement sous l’effet d’une force inconnue. Ses doigts se crispèrent un instant sur la croix. Comprenant ce qui menaçait d’arriver, il eut juste le temps de se tourner…

Il se releva péniblement, la gorge en feu, les muscles de l’estomac douloureux. Il s’essuya la bouche avec un mouchoir et n’osa même pas se retourner en direction de la croix. Il regagna sa voiture et ouvrit la boite à gants pour en sortir un flacon orange. Ces psychostimulants, jusque là, l’avaient aidé à garder ses distances avec son drame personnel. Grâce à eux, ses facultés de concentration et de déduction étaient considérablement accrues et c’était après qu’il ait commencé à prendre ce médicament qu’il avait envisagé le monde sous l’angle d’un gigantesque puzzle qu’il s’efforçait de reconstituer pièce après pièce. Malheureusement pour lui, le tableau dépeint sur les pièces qu’il avait jusque là réussi à mettre bout à bout était des plus sinistres, plus encore que sa petite histoire. Considérant le flacon qu’il tenait entre ses doigts, il se trouva soudain pathétique. À qui voudrait-il faire croire qu’il pourrait être maître de quoi que ce soit et à plus forte raison de son devenir alors qu’il était l’esclave de cette drogue, accroc à ce truc que lui avait refilé Watts lorsqu’il l’avait recruté ?

Vous avez raison… C’est pas moi qui vous empêcherai de vous empoisonner.

La phrase du jeune Belpois lui revint en mémoire et il considéra encore plus attentivement le flacon et les pilules qu’il contenait. Il est vrai qu’il ne s’était jamais réellement questionné sur les risques éventuels, les effets secondaires que pouvaient avoir le produit. Seul comptait son effet : chasser la douleur et faire de lui quelqu’un.

- Tu parles ! s’exclama-t-il soudainement d’une voix qui tremblait tout autant de rage que de peine. Va au diable, Watts ! 

En disant cela, il jeta le flacon dans la boite à gant et la referma sans ménagement. Ses yeux s’arrêtèrent sur la photo des adolescents qui dépassait d’un dossier. Il était temps qu’il répare le tort qu’il avait causé à ces jeunes. Il sortit son arme de l’étui sous sa veste. Il vérifia le chargeur et la chambre de combustion d’un coup d’œil rapide avant de la ranger. Prenant une dernière inspiration, il passa ses deux mains sur son visage puis démarra, quittant le bas-côté pour suivre la route. Il regarda alors dans le rétroviseur et vit la croix se confondre avec l’horizon tandis qu’il avançait. S’il voulait pouvoir se regarder en face, il devait le faire. Pour elles et pour eux.

Quelques heures plus tard, à des kilomètres de là, alors que la nuit commençait à tomber, une berline grise s’arrêta devant un plain-pied au cœur d’un quartier résidentiel tout ce qu’il y de plus banal. Au volant, Peter Watts coupa le contact avant de se saisir d’une serviette qu’il avait négligemment déposée sur le siège passager. Il sortit de la voiture et se dirigea vers la porte d’entrée de son domicile, non sans presser la commande de fermeture centralisée sur son trousseau de clés. Il n’était pas tranquille, contrairement à son habitude. Il jetait des coups d’œil à droite et à gauche, s’attendant à tout instant à voir une ombre suspecte au loin, dans la lumière tamisée des lampadaires. Mais bien sûr, il n’y avait rien. Quel idiot ! Il fallait vraiment qu’il retrouve son sang-froid. Il allait finir par faire rater l’opération. Il arriva devant sa porte et chercha péniblement son sésame. Il finit par réussir à ouvrir et entra précipitamment en jetant un coup d’œil par-dessus son épaule, persuadé qu’on l’épiait. Il ferma la porte et alluma la lumière. Il jeta la serviette dans le fauteuil du salon, traversa la salle à manger et atteignit la cuisine. En allumant la lumière de cette pièce, il constata avec stupéfaction que la porte avait été forcée et qu’elle était légèrement entrouverte. Il voulut atteindre l’arme qu’il gardait toujours sur lui, sous sa veste mais un canon se posa contre sa crâne avant qu’il n’en ait eu le temps. Une voix familière s’éleva derrière lui, lui demandant de lever lentement les mains en l’air. Il la reconnut tout de suite et comprit que son pire cauchemar était en train de devenir réalité : Éric Devoldère avait découvert qu’il s’était servi de lui et qui sait ce qu’il projetait maintenant de lui faire pour se venger.

- Tes mains tremblent, remarqua l’homme qui le tenait en joue, une pointe d’ironie dans la voix.
- Pose cette arme, Éric. Je vais tout t’expliquer mais baisse ce flingue.
- Tu vas tout m’expliquer, ça oui ! Mais je préfère rester prudent.
- Alors laisse-moi au moins me retourner. Que l’on puisse se parler face à face.
- Ne jamais faire confiance à l’ennemi. C’est bien ce que tu m’as enseigné, non ? Or aujourd’hui, l’ennemi, c’est toi. Tu travailles pour l’A.D.A.M. Tu t’es servi de moi ! 

Peter déglutit péniblement. Il sentait les mains d’Éric trembler, le canon frotter contre son crâne. Cet idiot risquait de faire partir le coup à s’agiter comme ça.

- Je ne suis pas un ennemi, Éric. Je ne suis pas ton ennemi. 

Devoldère appuya plus fermement le canon contre la tête de sa cible, grommelant pour signifier son mépris pour ce genre de considération. Ce qu’il voulait maintenant, c’était la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

- D’accord, tu veux la vérité ? Alors, oui ! Je me suis servi de toi pour évincer l’O.S.E.T.A.R.M mais absolument pas pour les raisons que tu peux te figurer.
- Sans blague, alors pourquoi tu trembles ? Si tes explications sont si bonnes, donne-les moi et…
- Tu crois vraiment que c’est aussi simple ? demanda Peter en voulant tourner sa tête pour regarder par-dessus son épaule avant d’être interrompu par une pression plus prononcée du canon contre son crâne.
- La vérité, c’est ce qu’il y a de plus simple, rétorqua avec conviction Devoldère. Le mensonge complique la vie… 

Watts ricana avec mépris. Il n’était vraiment pas fait pour ce boulot s’il croyait ça. Cela agaça profondément Devoldère qui dut se retenir de frapper son ancien supérieur.

- Le mensonge, c’est notre boulot de tous les jours.
- Celui de traître aussi ?
- Tu peux me mépriser si ça te chante mais sache que je n’ai jamais voulu te causer de tort. D’ailleurs, personne n’est au courant que tu as dérobé les dossiers. Je t’ai couvert, au risque de me faire tuer.
- Arrête, tu vas me faire pleurer…
- Tu dois me croire. Tu peux encore faire marche-arrière. Rends-moi les dossiers et je tire un trait sur tout ça. Mais si tu me tues, tu auras l’A.D.A.M aux trousses, peut-être même l’Organisation. Tu n’y gagneras rien.
- Pourquoi ?
- Parce que je ne veux pas que tu aies à vivre ce que j’ai vécu…
- Non ! s’emporta Éric. Pourquoi tu as trahi l’Organisation ? Pourquoi travailler pour l’A.D.A.M ?
- Je ne peux pas te le dire. Tu dois me croire : si je le faisais, je te mettrais en danger.
- J’ai lu les dossiers, tu sais ? Je ne suis pas idiot. J’en sais suffisamment pour que ton Agence veuille m’éliminer. Ils ont plus de trente rapports rédigés de ta main à mon sujet. Ils savent tout de moi. Mais je ne sais rien de toi.
- Même si tu savais, tu n’y comprendrais rien.
- Je connais ce discours par cœur !
- Alors fais comme si c’était vrai… 

Peter avait insisté sur le mot « vrai » comme pour dégager toute l’absurdité de la situation. Devoldère eut un temps d’hésitation et baissa légèrement son arme. Watts saisit l’opportunité et se retourna sans chercher à dégainer. Il se retrouva aussitôt en joue après qu’Éric ait fait un pas en arrière. Les deux hommes se fixaient intensément du regard. Finalement, Peter sourit et dit :

- Si j’avais voulu, j’aurais pu dégainer et te tuer... Alors, tu me crois maintenant ?
- Je crois juste que tu es idiot… Au prochain geste, je t’abats sans hésiter.
- Tu ne comprendras donc jamais qui sont tes alliés et qui sont tes ennemis, hein ? 

Devoldère eut un haussement de sourcil mais ne se laissa pas déstabiliser pour autant cette fois. Le sourire de Watts s’élargit face à cette réaction nerveuse. Il s’expliqua donc :

- Tu ignores pour qui tu travailles. Les dossiers que tu as volé ne concernaient que l’A.D.A.M. Ta vision de l’Organisation est biaisée. Tu vois ce qu’ils veulent te faire voir et ce que tu veux bien voir.
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- A.D.A.M et O.S.E.T.A.R.M, même combat ! Pourquoi crois-tu que les deux factions se livrent une guerre du renseignement si ce n’est parce que leur objectif est plus ou moins le même.
- Alors pourquoi l’un plutôt que l’autre ? Pourquoi as-tu choisi de tourner le dos à l’Organisation pour rejoindre cette Agence ?
- Tu le comprendras bien assez tôt.
- Cesse de jouer avec mes nerfs et réponds ! ordonna Devoldère dont le doigt se crispait sur la détente du pistolet.
- Tu ne tireras pas. 

Les mains crispées sur la crosse son arme, l’hésitation d’Éric était de plus en plus patente. Quelques secondes s’écoulèrent et Watts parvint à s’approcher d’un pas avant de recevoir une nouvelle sommation.

- Si tu avais vraiment l’intention de tirer, tu l’aurais déjà fait. Je te connais mieux que personne, Devoldère. Tu n’es pas un tueur. Tu veux te donner l’apparence d’un homme froid et prêt à tout mais tu n’es qu’un père de famille brisé par sa petite tragédie. Tu n’as rien à faire dans cette histoire. Tu as une dernière chance de te retirer. Ne gâche pas tout !
- Je n’ai rien à perdre.
- Au contraire… Les enjeux en présence dépassent tout ce que tu peux imaginer. Rends-moi les dossiers et ce fichu journal ! 

Peter tendit l’une de ses mains vers Devoldère. Celui-ci hésita un instant. S’il ne tirait pas maintenant, Watts le désarmerait peut-être. Le temps sembla se figer. Finalement, il baissa son arme.

- Ce n’est pas ton combat, Éric.
- Ça l’est désormais. Je n’abandonnerai pas ces gamins au milieu de vos magouilles.
- Je me chargerai de les protéger. Mais je ne pourrais pas le faire si tu ne me rends pas ce que tu m’as volé.
- En quoi ce journal et ces documents sont-ils si importants pour toi, au point de vouloir couvrir tes ennemis pour les récupérer ?
- La notion d’ennemi est toute relative… Ces gamins ne seront bientôt plus en danger.
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Ce soir, l’A.D.A.M aura ce qu’elle veut. Lyokô et l’ordinateur quantique qui génère ce monde virtuel n’auront alors plus aucune utilité pour nous.
- Comment ça, l’A.D.A.M aura ce qu’elle veut ? 

Éric braqua de nouveau son arme sur le superviseur qui ricana, lui demandant s’il se trouvait crédible à le mettre en joue à tout va.

- Réponds, bon sang ! Qu’est-ce qu’ils veulent ? Que cherchent-ils ?
- Tu crois vraiment que je vais te le dire… 

Excédé, Devoldère ne put se retenir et frappa en plein visage l’homme qui lui faisait face. Watts perdit l’équilibre et tomba à la renverse.

- Réponds-moi ! 

Peter, toujours calme, leva les yeux vers Éric dont les traits du visage étaient aussi crispés que les doigts sur son pistolet.

- Ça fait combien de temps que tu n’as pas pris de psychostimulants ? On dirait que le manque commence à se faire sentir, non ?
- Que veut l’A.D.A.M ?
- Si je te le dis, ils te tueront…
- Parle ! 

À tout moment, le coup menaçait de partir. Watts en était bien conscient.

- Ils veulent les programmes de gestion et de stabilisation de l’énergie quantique mis au point par Hopper. Tu ne pourras pas les empêcher de les prendre.
- Je parierai pas là-dessus si j’étais toi. 

En disant cela, il sortit une paire de menottes et s‘abaissa. Il referma l’un des anneaux sur le poignet de Watts et l’autre à un tuyau de radiateur. Puis il se dirigea vers la sortie tandis que Watts tentait de le dissuader d’intervenir. Devoldère sortit de la maison par la porte arrière et traversa le jardin puis enjamba la clôture. Il regagna finalement son véhicule, garé précipitamment dans une allée, et ouvrit la boite à gants pour y chercher son portable. Après avoir jeté la moitié du contenu sur le sol, il se rendit compte qu’il l’avait oublié, probablement à Kadic. Il frappa des deux mains sur le volant en jurant puis mit le contact et démarra en trombe. Il devait prévenir les adolescents. Si l’A.D.A.M parvenait à récupérer ces données, qui sait ce qu’elle en ferait ?

Pendant ce temps, Watts, la tête posée contre le métal froid de son radiateur, se maudissait de n’avoir pas su convaincre Devoldère de rester en dehors de tout ça. Et plus encore de lui avoir révélé une partie du plan de l’A.D.A.M sans avoir pu récupérer les documents ni même le journal. Néanmoins, il allait pouvoir tirer profit de la situation. Plongeant sa main libre dans sa veste, il en sortit un téléphone portable et appela un numéro dans son répertoire. C’était sa dernière carte. Il ne pouvait pas laisser Devoldère interférer dans le bon déroulement des opérations. Quelqu’un décrocha et il eut un instant d’hésitation, une boule dans la gorge. Il prit une profonde inspiration et fit bref :

- Il vient de partir. Il se dirige vers le collège-lycée Kadic. 

Puis il raccrocha. Et ferma longuement les yeux. Il songea alors que tout serait bientôt fini.




Voilà. Alors ? Qu'en pensez-vous ? J'ai vraiment besoin de votre avis car je n'arrive pas du tout à m'en faire un qui soit définitif concernant cette séquence. Merci d'avance à ceux qui liront et à ceux qui commenteront, voire corrigeront. Smile Et à bientôt !
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« L'homme est le plus cruel de tous les animaux : il est le seul capable d'infliger une douleur à ses congénères sans autre motif que le plaisir. » Mark Twain
« Le mal triomphe par l'inaction des gens de bien » Edmund Burke
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