CodeLyoko.Fr
 
 Dernières news  
[Site] Les trouvailles du Père Dudu - E...
[Code Lyoko] Interview de Quentin Mera...
[IFSCL] IFSCL, Un air de Saison 5
[Site] Une news de news !
[Créations] JamFiction sur Code Lyoko par St...
[Créations] Le Covid-19 n'a pas tué nos talents
[Site] [Mise à jour] - Cartoon Fair - U...
[Code Lyoko] Interview de Julien Lamas...
[IFSCL] IFSCL - Bande annonce fangame 4.0.X
[Site] Les trouvailles du Père Dudu - E...
 
 Derniers topics  
Les Lyokofans parlent aux Lyokofans
Nouveaux Membres : Présentez-vous !!!
[Fanfic] Ragnarök
LCDS, un discord Code Lyoko
[FanGame(encore un)] Lyoko Conquest
[Jeu Vidéo Lyoko] IFSCL 40X!
[Fanfic] Le plus puissant des liens
Anciens : Réveillez-vous ! La bulle d...
Quel est votre X.A.N.A-guerrier favori ?
[One-shot] Transmission
 
     
 Accueil | Règles du forum News | FAQ | Rechercher | Liste des Membres | Groupes d'utilisateurs | T'chat | Retour au site 
  Bienvenue, Invité ! (Connexion | S'enregistrer)
  Nom d'utilisateur:   Mot de passe:   
 

74 résultats trouvés
Forum Code Lyoko | CodeLyoko.Fr Index du Forum

 Auteur  Message
  Sujet: [Fanfic] Réinitialisation  
PhilippeKadic

Réponses: 201
Vus: 85831

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Dim 09 Jan 2011 15:20   Sujet: [Fanfic] Réinitialisation
Entre en scène, d'un pas hésitant, trois enjambées en avant et deux en arrière, scutant attentivement le public dans la salle qui semble venu avec des paniers bien garnis

Je ne sais pas trop comment introduire mon retour alors j'espère que cette petite note d'humour, sans pardonner mon absence de près de huit mois (peut-être un peu plus), détendra un peu l'atmosphère. Je tiens avant tout vous présenter mes excuses. C'est bien sûr un peu léger, j'en suis conscient et j'espère que vous voudrez bien me pardonner cette interruption brutale de presque un an et qui trouve son explication dans plusieurs faits : le premier étant que j'avais réellement perdu toute inspiration pour rédiger la suite ou plus précisément la mettre sous forme de récit.

Sans me chercher d'excuses, j'ai été victime d'un véritable blocage par crainte de louper une scène que je voulais réussir (et qui arrivera un peu après) et j'en suis venu à douter de mes capacités d'écriture. J'ai un plus reçu une critique un peu négative sur un autre site, rien de bien méchant, mais comme j'avais le moral entamé, eh bien ! cela ne m'a pas beaucoup aidé.

En plus, j'ai entamé d'autres projets par la suite qui ont grandement grignoté mes vacances. La rentrée est alors arrivée, avec quelques bonnes résolutions qui, cependant, ne m'auront pas sauvé du naufrage des exams de décembre, véritable catastrophe qui, une fois de plus, m'a miné alors que j'étais convaincu de vous livrer la suite pendant la troisième semaine de décembre.

Cependant, après toutes ces mésaventures, voici la suite et j'espère sincèrement que vous m'excuserez pour cet énormissime retard. Je n'aurais pas la prétention de dire qu'elle sera à la hauteur de l'attente mais... j'espère qu'elle sera au niveau du reste et ne vous décevra pas.

Mais avant de poster mon texte, je tiens à remercier et votre fidélité de lecteur (en espérant ne pas avoir ruiné la confiance que vous pouviez avoir en moi en tant qu'auteur) et vos critiques qui m'ont toujours permis d'aller de l'avant. Bon, à part peut-être le qualificatif de « sadique » qui me paraît exagéré. Mais bon... Et alors « sado-masochiste » encore moins, n'est-ce pas Kinshii ?

Pour Kinshii :

Spoiler


Bon, sur ce, je vous laisse quand même lire la suite du récit. N'hésitez pas à me donner votre avis.



Chapitre 17-1
... et mourir seul


Quatre silhouettes avalèrent d’un pas rapide les quelques mètres qui séparaient la sortie des égouts dont-elles s’étaient extirpées en silence de l’usine désaffectée qui constituait leur objectif. Une fois passée l’entrée, l’un des individus s’interrompit dans sa marche et sembla marquer un temps de réflexion avant de tourner la tête pour jeter un coup d’œil à l’un de ses camarades resté derrière lui. En voyant les mains tremblantes de celui-ci, Jérémie remonta calmement ses lunettes et décida d’emprunter les escaliers pour atteindre l’accès à l’élévateur. C’était plus sûr que de demander à William de descendre le long d’une corde alors qu’il semblait pouvoir difficilement serrer quoi que ce soit entre ses mains. Tandis qu’il descendait les marches les uns derrière les autres, Jérémie ne put s’empêcher de jeter un nouveau coup d’œil derrière lui, en direction d’Aelita cette fois. Elle le suivait d’assez près et remarqua évidemment le coup d'œil jeté par son ami dans sa direction mais aussi sa tentative de dissimuler ce fait en tournant brusquement la tête pour regarder droit devant lui. Et alors que le jeune homme ne put empêcher le sang de lui monter aux joues, il entendit Aelita rire gentiment de son habituelle maladresse pour établir et maintenir un contact, qu’il soit visuel ou verbal.

En arrivant au bas des escaliers, Jérémie contourna la rampe, suivi de près par ses amis et gagna l’entrée de l’ascenseur dont il ouvrit la porte d’une pression sur le bouton de commande. Le volet métallique, dans le fracas habituel, dévoila l’intérieur aseptisé, froid et métallique de l’ascenseur dont l’aspect contrastait avec le bâtiment en béton qui commençait à souffrir des années qui s’écoulaient. S’engouffrant chacun leur tour dans le monte-charge, ils se regardèrent tous les quatre avant que Belpois, prenant une profonde inspiration, appuyât sur le panneau de contrôle. Alors que la machinerie se mettait en marche, plusieurs pensées traversèrent l’esprit de Jérémie. Il eut d’abord le sentiment étrange de se retrouver propulsé quelques semaines en arrière quand il avait, à l’insu de la bande, réactivé le Supercalculateur. Puis, la nostalgie prit le pas sur le malaise qu’avait généré cette idée et en regardant à tour de rôle ses amis qui l’entouraient, Aelita, Odd et William, un sourire naquit sur son visage. Il avait le sentiment que les choses allaient bientôt s’arranger. Ne lui resterait alors plus qu’à régler un ultime problème : le Supercalculateur. Pour le reste, il ne pourrait que laisser faire la causalité… C’était le meilleur mot qu’il avait trouvé pour éviter de parler de destin, quoiqu’il lui arrivait de se demander si la « causalité » en tant que tel, n’était pas une autre forme de déresponsabilisation autrement plus sournoise puisque se prétendant basée sur l’objectivité scientifique.

L’ascenseur s’arrêta bientôt au niveau du laboratoire, le verrou se descella et la porte blindée s’ouvrit, laissant tout le loisir à l’éclairage froid de la pièce de modifier partiellement l’atmosphère chaleureuse de l’ascenseur. Avançant de quelques pas, Jérémie s’arrêta à l’extrême frontière entre le labo et le monte-charge.

- Odd, tu descends avec William dans la salle des scanners. Aelita, je vais avoir besoin de ton aide ici.

L’adolescente essaya de dissimuler au mieux sa surprise devant William et Odd mais elle se demandait tout de même où Jérémie voulait en venir. Elle le suivit lorsqu’il pénétra dans le laboratoire et attendit que les portes de l’élévateur se referment, que les moteurs se fassent entendre pour interroger Jérémie qui, déjà, s’installer devant son écran.

- Euh… Juste une question comme ça. Pourquoi tu aurais besoin de mon aide ? Le système peut parfaitement être géré par une seule personne, surtout si cette personne c'est toi.

Belpois sourit doucement à cette remarque et rougit même légèrement devant le compliment que venait de lui faire sa princesse :

- Je voulais juste… qu’on soit seul quelques minutes.

Surprise, Aelita haussa un sourcil. Quelques secondes avant que l’écran ne s’allume, Jérémie aperçut l’expression qui se dessinait sur le visage angélique de la jeune fille dans le reflet obscurci du terminal.

- Je voulais que tu saches que tout à l’heure…

Maintenant qu’il ne pouvait plus la voir par réflexion, il jugea plus correct et plus pratique de faire pivoter son fauteuil pour la regarder en face. Aussi pénible que lui était ces excuses, il savait qu’il lui en devait. Pas seulement parce qu’il voulait respecter les conventions sociales, mais avant toute chose parce qu’il la respectait sincèrement et qu’il s’en voulait de l’avoir blessée. Il la regarda dans les yeux un moment, il faillit presque se laisser happer par le vert intense de ces deux iris mais il se reprit à temps :

- Je me suis emporté et j’aurai pas du. C’était idiot de ma part, d’autant plus idiot que… Je veux vraiment que tout redevienne comme avant.
- J’en doute pas, Jérémie. J’en ai jamais douté.
- Mais tout à l’heure, dans la chambre, je… Je sais pas ce qu’il m’est arrivé. L’absence imprévue de Yumi et d’Ulrich m’a contrarié. J’avais pas arrêté de penser à ce soir, à ce qu’on s’apprêtait à faire. J’étais à bout et… J’suis vraiment désolé.

Aelita considéra un moment son petit ami et lui adressa un sourire sincère.

- Et moi, je suis désolée de t’avoir rien dit au sujet d’Ulrich.
Le temps sembla se figer tandis qu’ils se regardaient l’un l’autre en silence. Aelita s’approcha alors et posa sa main droite sur la main gauche de Jérémie qui rougit un peu plus lorsque soudain…

- Eh, mais qu’est-ce que vous faîtes ? On attend nous.

La voix d’Odd venait de rompre la magie de l’instant. Jérémie leva les yeux au ciel d’un air exaspéré, ce qui fit sourire Aelita une énième fois et il se tourna vers les commandes de l’ordinateur. Il se saisit du micro casque et le plaça sur son oreille. Il activa alors le système de communication pour tempérer les ardeurs d’Odd.

- On se calme, Odd. J’initialise le système. En attendant William, essaie de te détendre.
- Facile à dire. C’est… C’est pas très rassurant votre truc. Surtout que vous êtes aussi stressé que moi.

Jérémie s’apprêtait lancer la séquence lorsqu’il eut soudain une hésitation qui le paralysa bientôt, deux doigts collés l’un à l’autre à quelques centimètres de la touche « ENTRÉE » ; il était incapable d’achever ce geste fatidique. Il prenait maintenant pleine conscience des risques que contenait cette expérience, au pied du mur, il était incapable d‘achever le processus d'initialisation. Aelita l’observa un moment sans rien dire, puis vit Jérémie se mettre à nouveau en mouvement. Mais cette fois, le jeune homme désactivait le système de communication. Il retira le micro et le jeta presque sur le clavier comme s’il lui avait brûlé les mains. Il se tourna alors vers Aelita et il secoua la tête :

- Je peux pas faire ça. T’imagine ce qu’on s’apprête à faire ? Et t’imagine les conséquences si, à un seul moment, l’opération échoue ?

L’adolescente s’efforça de ne pas montrer que les questions successives de son ami l’affectaient. Elle posa sa main sur son épaule avec un calme relatif et après avoir cherché un moment son regard qui se faisait fuyant, elle entreprit de le rassurer :

- Je comprends ton hésitation, Jérémie. Mais la situation est trop grave pour qu’on puisse reculer. Tu vois bien l’état de William. Il s’aggrave de jour en jour et qui sait quelle sera la virulence du prochain symptôme. T’es confronté à ce qu’on appelle un cas de conscience. En d’autres circonstances, j’aurai trouvé ça admirable que tu te remettes en cause. Mais pas là, pas quand un de nos amis risque sa vie.
- Sa vie… répéta Jérémie d’un air pensif. C’est justement ça tout le problème. Je m’apprête à effacer deux ans de sa vie.
- William est conscient du sacrifice que ça représente.
- Non, il croit en être conscient, c’est différent. Il n’est pas en état de prendre une décision pareille et même si c'était le cas, il n'a pas la maturité nécessaire pour envisager les conséquences de son choix.
- Il a commis des erreurs par le passé et son immaturité l’a conduit à devenir un combattant au service de X.A.N.A. Mais pour l’avoir vu en compagnie de Yumi à de nombreuses reprises, je sais qu’il a mûri. À cause de l’épreuve physique et psychologique qu’ont constitués ses symptômes d’une part, et d’autre part parce que la maturité de Yumi l’a forcément affecté d’une manière ou d’une autre. Crois-moi, il sait ce qu’il fait.

Jérémie ne répondit rien, baissant les yeux vers le sol, pensif. Aelita le considéra avec attention en se demandant ce à quoi il pouvait penser. Elle-même éprouvait une certaine hésitation à initialiser le processus mais elle préférait taire ses doutes car elle savait que c’était, de toute façon, leur dernière issue pour sauver William. Les miracles n’existaient que dans les contes de fées de son enfance. L’espoir ne peut avoir raison du mal à lui seul. La raison a toujours son rôle à jouer. Jérémie leva les yeux dans sa direction, cherchant son soutien définitif. Elle lui sourit et lui affirma que tout se passerait bien. Il avait, après tout, lancé plus d’une centaine de simulations, toutes positives. Le système était au point, ça ne faisait pas de doute.

Jérémie aurait voulu répliquer qu’il existait toujours une infime variation entre une simulation, c’est-à-dire l’exécution virtuelle d’un processus, et sa réalité empirique… Mais il faudrait bien qu’il lance tôt ou tard ce fichu programme. Ils ne pouvaient plus reculer. S’emparant du casque et rétablissant le contact avec la salle des scanners, il informa Odd et William qu’il allait initialiser le processus d’échange. Il demanda une dernière fois à Dunbar s’il n’y avait aucun nouveau trouble qui lui était apparu. L’adolescent répondit par la négative puis suivit les consignes qui lui furent données. Il entra dans l’un des scanners et commença à respirer profondément. Jérémie lui expliqua comment le processus allait fonctionner tout en entrant les séquences les unes après les autres avec une facilité déconcertante. Les simulations répétées lui avait au moins permis de gagner en rapidité par rapport à ses hésitations lors du développement du système. Tout fut bientôt prêt et tandis que Jérémie lui rappelait qu’il allait devoir retenir son souffle pendant la phase de scanner, Odd leva les pouces et l’encouragea. William sourit, amusé.

- O.K, William. On y va. T’es prêt ?
- Plus que prêt.
- Alors, c’est parti.

Les portes du scanner se refermèrent et il se retrouva comme isoler du reste du monde.

- Maintenant détends-toi et ne bouges plus. Scanner William.

Autour du jeune homme, le long des parois, des capteurs commencèrent à se déplacer, scannant son corps dans sa totalité, de haut en bas et de bas en haut. Dunbar retenait sa respiration et se sentait envahi par des sentiments contradictoires : la peur et le doute bien sûr mais aussi une tristesse irrépressible lorsqu’il songeait au fait que Yumi n’était même pas là aujourd’hui alors qu’elle était à ses côtés depuis le début. D’un côté, il ne pouvait pas lui en vouloir, elle avait déjà fait beaucoup de sacrifices pour lui, plus qu’aucun autre n'en ferait certainement jamais. Pourtant, il se sentait presque trahi de ne pas l’avoir à ses côtés au moment de gravir la dernière marche, au moment de l’ultime sacrifice qu’il s’apprêtait à faire, autant pour lui que pour elle. C’est cette tristesse qui lui avait fait perdre le contrôle plus tôt dans la chambre de Jérémie. Heureusement, il parvint cette fois à se contenir. Après tout, il n’aurait bientôt plus aucun souvenir de tout cela. Il ne savait plus s’il devait s’en réjouir. Il se demandait si sa décision n’avait pas été trop précipitée, trop irréfléchie.
À cet instant, la voix de Jérémie résonna dans le scanner et une lumière intense enveloppa William. Lorsque les portes s’ouvrirent à nouveau, le caisson était vide.

- Euh, au fait Jérémie, demanda Odd en se tournant vers la caméra de la salle des scanners, il se trouve où William pendant ce temps ?

Jérémie sourit malicieusement en entendant la question de son ami bien que celui-ci ne pouvait pas le voir.

- Je l’ai virtualisé sur le Cinquième Territoire. Aelita a mis au point un programme à peu près similaire au Gardien de X.A.N.A. Il se chargera de protéger l’enveloppe virtuelle de William pendant qu’on échange les données corrompues par les données saines de son dernier scanner.
- Bien joué, Princesse, t’es une championne, lança Odd.

Aelita ne put s’empêcher de rire tout en remerciant son ami. Lorsqu’il lui demanda pourquoi elle riait, il comprit que Jérémie devait ne pas avoir apprécié de n’être pas également félicité.

- Ah, Einstein, me dis pas que tu fais la tronche. Tu le sais bien que sans toi, on…

Odd n’eut pas le temps de finir sa phrase que Jérémie laissa échapper un juron. Le Superscan venait de détecter une tour activée sur le Territoire du Désert. Lorsqu’il informa Odd, ce dernier lui demanda s’il ne pouvait pas stopper le processus.

- Malheureusement, non. C’est trop risqué, j’ignore complètement ce qui se passerait. Ce serait comme retirer une clé USB au milieu d’un transfert de données… Il faut que vous désactiviez cette tour. On n’a pas le choix. On ignore ce que ces types veulent.
- Tu oublies qu’une partie de l’énergie du Supercalculateur est déjà utilisée par le système de transfert de données, rétorqua Aelita. Si on se virtualise, on risque de ralentir encore le processus.
- Si on ne fait rien, on ne sait pas ce que l’A.D.A.M fera.
- Jérémie a raison, Aelita, le soutint Odd. Il faut qu’on fonce sur Lyokô.

Aelita hésita un instant puis hocha la tête et appela l’élévateur. Elle se dirigea alors vers la salle des scanners pour rejoindre Odd. Jérémie n'était guère rassuré par la tournure que prenait les événements. La tension était déjà palpable et il fallait que cette obscure agence rapplique sur Lyokô avec sa petite armée pour en remettre une couche. En jetant un œil à la carte du territoire, l'adolescent remarqua que le nombre d'adversaires était étonnamment élevé et qu'ils avaient pris position dans des endroits stratégiques, en hauteur, qui leur assurait une couverture mais aussi une vue dégagée sur la plaine en contre-bas où se trouvait la tour activée. Quel était donc leur plan à la fin ? Que cherchaient-ils sur Lyokô ? Pendant qu'ils réfléchissaient à la meilleure stratégie à adopter, Odd et Aelita lui firent savoir qu'ils étaient prêts pour le scanner. Le jeune génie démarra le programme de virtualisation tout en s'efforçant de les briefer le plus précisément sur la menace qu'ils devraient affronter. La précision du déploiement des créatures de l'A.D.A.M était presque militaire. Non, il s'agissait d'une tactique militaire. Il n'y avait pas de doute. Si ses amis tentaient d'accéder directement à la plaine pour désactiver la tour, il subirait le feu nourri de leur ennemis de tous côtés. Le seul moyen était de contourner leurs ennemis, de les éliminer jusqu'au dernier... Mais aurait-il le temps de désactiver la tour avant que leurs opposants n'eussent récupéré ce qu'il cherchaient depuis des semaines ?

- Ne prenez pas de risques inconsidérés, leur demanda Jérémie alors qu'il les virtualisait à quelques centaine de mètres au sud de la position des forces ennemies.
- Enfin, tu me connais. Moi, prendre des risques ? badina Odd alors que les arêtes de son overboard se dessinaient devant lui.
- Je ne plaisante pas, Odd. Ces types ont mis le paquet et ils savent ce qu'ils font. J'ignore si vous ferez le poids tous les deux.
- Ne t'en fais pas, le rassura Aelita. Je garderai un œil sur Odd si ça peut te rassurer.
- J'aurai autant préféré qu'on attende l'arrivée de Yumi et d'Ulrich.
- Ils ont assez de problèmes pour l'instant et on est même pas sûr qu'on pourrait les virtualiser. Et puis, c'est pas la première qu'on opère en duo, pas vrai, Odd ?
- Bien dit, princesse. Allez, on fonce.

Odd monta sur la planche, Aelita à sa suite. Elle se tint fermement à lui tandis qu'il mettait les gaz.
Jérémie se recula dans son fauteuil et considéra à nouveau les points de couleurs grises sur son écran, leur position, la manière dont il quadrillait le secteur.

- J'ai un très mauvais pressentiment, lâcha-t-il, avant de poursuivre dans sa tête : je vous en prie, les amis, soyez prudents.




Alors, votre avis ? Et baissez ces tomates, s'il-vous-plaît. Je sais que je suis en retard... Non plus, sérieusement, encore toutes mes excuses. J'espère que cela vous aura plu.
  Sujet: [Fanfic] Un Nouvel Ennemi  
PhilippeKadic

Réponses: 68
Vus: 54924

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Mer 05 Jan 2011 20:00   Sujet: [Fanfic] Un Nouvel Ennemi
Alors, alors... Par où commencer ? J'avais dans l'idée de bouleverser l'ordre établi du doublet corrections/compliments mais je ne me sens pas de bouleverser les traditions aujourd'hui.

Côté erreurs, mon relevé est plutôt succinct et si tu continues je vais me retrouver au chômage technique.

"qui en place de sol" => j'aime découvrir de nouvelles expressions... quand elles existent. Mais là j'ai un gros doute. Et puis, même si elle existe, je trouve que le rythme de l'incise est trop irrégulier par rapport au reste mais c'est vraiment pour chipouter. Mon p'tit conseil : tenait lieu

"bleu-acier" => si mes souvenirs de morpholgie constructionnelle sont bons (et ils doivent l'être même si j'ai foiré mon examen), les adjectifs associés à une couleur ne sont pas liés par un quelconque signe de ponctuation. Après tout, n'écrit-on pas "bleu ciel" ? Donc, bleu acier

"fusionnées ensemble" => là, j'ai un doute. Mais si je ne m'abuse, c'est un pléonasme. En effet, fusionner deux objets implique qu'ils sont combinés pour ne former plus qu'un. À quoi bon préciser "ensemble" ?

"points de vues" => petite faute d'attention, "vue" est toujours au singulier dans l'expression "point de vue"

"une pluie de laser" => une petite désinence du pluriel sur laser et je serai le plus heureux de tes lecteurs.

"codes sources" => je ne suis pas tout à fait certain que "source" s'accorde en nombre avec "code" mais tu t'y connais mieux que moi en langage informatique je pense. Donc, je ne suis plus très sûr de moi sur le coup.

"erreur d'inattention" => là, en revanche, si tu me permets la remarque, je suis certain que c'est très moche et que ce n'est pas très français. Mon conseil : défaut d'attention

"mais en ce moment précis" => une simple affaire de préposition qui, cependant, nuit à la continuité chronologique de ta phrase : à ce moment précis ou à cet instant précis

"bien qu'elle ne comprenne pas" => le conseil de la maison : n'utilise le subjonctif que lorsqu'il est indispensable ; ici un imparfait de l'indicatif fera parfaitement l'affaire pour assurer la concordance des temps sans passer par le redouté subjonctif imparfait : comprenait

Bon, ça c'était pour les petites fautes. J'ai aussi vu plusieurs verbes qui ne respectaient pas la concordance des temps "traditionnelle" et usaient du subjonctif présent plutôt que du subjonctif imparfait mais j'imagine que c'est un choix délibéré.

Côté fiction, ça assure même si, je te le concède c'est bien "un joyeux bordel", mais je suppose que ce n'est pas au gars qui s'est mis à rédiger sur un coup de tête une partie d'un chapitre à la première personne du singulier alors que le reste de son récit est à la troisème de te faire ce genre de remarques. Et puis, faute avouée est à moitié pardonnée. En plus, quand on a en parallèle un récit aussi intéressant que celui-ci avec du rythme et de très bonnes trouvailles (que ce soit en terme de second degré ou de scènes de bataille), il serait un peu malvenu de faire la fine bouche. Ce qui m'ennuie toujours un peu, c'est que j'ai à chaque fois l'impression de me répéter. Je veux dire, les combats sont toujours aussi excellents (mention spéciale à la tactique d'Aelita et à la séquence "de la clé" qui est vraiment intense), tu respectes bien le caractère des personnages, surtout Odd qui est vraiment drôle et digne... de lui.

Je t'avouerai quand même que, même si on sent que tu sais où tu vas à peu près, j'ai un peu peur que tu sois obligé de bâcler la fin ou de nous faire un chapitre 10 de la taille d'un roman de Zola (un petit 450 pages du genre Au Bonheur des Dames). Je plaisante, je plaisante, mais ce serait vraiment dommage. Enfin, j'imagine qu'on peut te faire confiance mais je suis un grand sceptique.

Et désolé si mes explications sont parfois un peu tordues à propos de tes fautes, j'essaie juste d'être le plus complet possible histoire de ne pas bêtement te dire "là c'est faux, voilà la correction mais débrouille-toi pour comprendre ton erreur". Cela dit, c'est vrai que je vais parfois loin dans l'explication mais bon... C'est l'enthousiasme.

Bon, ben, voilà, je n'ai pas grand chose à ajouter, si ce n'est, bien sûr, que j'attends la suite (hum, hum, pas de remarques vexantes au, sujet de tu sais quoi, hein ?).
Bon courage à toi et bonne chance dans ton grand défi de "densification" !
  Sujet: [Fanfic] Un Nouvel Ennemi  
PhilippeKadic

Réponses: 68
Vus: 54924

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Lun 08 Nov 2010 13:03   Sujet: [Fanfic] Un Nouvel Ennemi
Hum, hum, hum... Euh... Bonjour ? Y'a quelqu'un ? Ah Kinshii ! Ça fait un bail, hein ? (petit rire nerveux de circonstance)
Oui, je sais, je sais, je suis en retard... Comment ça très en retard ? Mais non ! Faut toujours que tu exagères, toi ! Ça fait juste... Euh... Attends que je regarde la date de ton dernier post et tu vas voir que j'ai pas mis tant de temps que... Ah oui ! D'accord.... Bon, c'est vrai, j'avoue que j'ai mis un sacré bout de temps à le poster ce commentaire. Donc je vais essayer de faire en sorte qu'il soit assez conséquent, histoire de me faire pardonner.

On commence par les petites corrections de circonstance :
- Une chance que, d'après son gourou, ils commenceraient « doucement pour le premier entraînement. » => personnellement, je trouve que l'incise est un peu lourde à cet endroit, de même que l'utilisation des guillemets. Et le conditionnel me semble étrange ici. Je verrais donc plutôt : Une chance qu'ils devaient commencer doucement pour le premier entrainement, selon son gourou.

- histoire « de pimenter les choses » d'après le félin virtuel. => au vu du contexte, je ne crois pas qu'il soit nécessaire de préciser qu'il s'agit d'un pensée d'Odd, ni même qu'il faille mettre des guillemets. Les lecteurs établiront le lien qui s'impose instinctivement.

- « s'amusait » d'après le samouraï => même motif, même punition.

- attendait que ses amis se soient débarrassés => le subjonctif pose toujours de grands problèmes à notre époque. En effet, si l'on veut respecter la concordance des temps, ta principale étant à un temps du passé (ici, l'imparfait), ta subordonnée devrait suivre son modèle et donc voir son verbe se conjuguer non au subjonctif passé mais au subjonctif plus-que parfait. Là où ça coince, c'est que l'on peut objecter que cela n'a rien de naturel (et nous l'observons souvent dans les exercices de version anglaise d'ailleurs). Cependant, le passé simple, temps par excellence du récit, étant lui-même aujourd'hui réduit à l'état d'artifice linguistique, on pourrait l'abolir aussi en suivant ce raisonnement, idée que poursuivent d'ailleurs les chefs de file du Nouveau Roman. Bref, si tu veux respecter la stricte loi de concordance, il faudrait écrire se fussent débarrassés. Une fois de plus, tu es seul juge.

- il aurait néanmoins pouvoir demeurer actif => je vais supputer qu'il manque un auxiliaire comme aimé ou préféré

- bondit une jambe en avant, l'autre replié sous lui => si la première jambe est au féminin dans la première proposition, il y a peu de chance qu'elle passe au masculin dans la seconde, même par anaphore : repliée

- « out » => l'éternel problème des emprunts à la langue anglaise... Sachant qu'il existe dans notre magnifique langue française l'expression de hors-jeu qui colle tout à fait à l'idée que tu veux ici retranscrire, introduire un mot anglais tient du zèle. En même temps, le mot out commence (malheureusement) à s'installer et à supplanter notre propre expression dans le domaine sportif, donc c'est à toi de voir. Je voulais simplement éclairer cette alternative.

- Par contre => Aaah !! Mes yeux !!! Pitié, plus jamais cela. « Par contre » est une locution adverbiale qui n'existe pas en français, quoiqu'en dise le traducteur Google Translate et autres joyeusetés du net. La locution correcte est en revanche, et tu l'as d'ailleurs utilisée plus loin dans ton récit.

- Jérémie cru d'abord => je l'aurais préféré saignant ou à point... Bref, il manque un -t pour en faire un verbe au passé simple comme... je sais pas... crut peut-être.

- avait fallut => Alors ici, c'est strictement l'inverse de la remarque du haut, la blague sur la cuisson en moins : fallu

- pourquoi cela c'était terminé => mouais... Confusion entre le pronom réfléchi et le démonstratif... Je propose : s'était

- En toute logique pensa-t-elle, non sans frissonner => une incise se trouve nécessairement entre virgules, il manque donc une virgule : En toute logique, pensa-t-elle, non sans frissonner

- évènements => c'est une tolérance orthographique, c'est vrai. Beaucoup de gens l'écrivent ainsi, je l'admets. Mais la vox populi n'est pas nécessairement la vox dei... C'est de la démagogie tout ça... Donc voici la véritable orthographe du mot selon l'Académie : événements. Ça ne change pas grand chose mais, au moins, on respecte ainsi les règles orthographiques.

- Et maintenant Yumi qui était la combattante la plus constante, et qui attachait le plus de valeurs aux notions d'honneur, les abandonnait en pleine mission => pour l'essentiel, un problème de virgule qui fragment les propositions de manière tout à fait étrange et un pluriel qui n'a pas lieu d'être : Et maintenant Yumi, qui était la combattante la plus constante et qui attachait le plus de valeur à la notion d'honneur, les abandonnait en pleine mission

- Non, je ne leur serais d'aucune aide => j'ai l'impression que la phrase de Yumi est quand même très péremptoire, par conséquent, j'imagine qu'elle emploie plutôt le futur qui souligne sa conviction plutôt que le conditionnel qui traduirait une incertitude dans son énoncé : serai

- c'est à peine s'il lui rendait ses coups => la concordance des temps fait à nouveau défaut ; les deux propositions doivent être au même temps : c'était

- compliquait la tâche à la jeune japonaise => et « c'est la voiture à mon père » tant que l'on y est. Wink Le complément du nom s'introduit par la préposition de

- autant pratiquement que moralement => d'un point de vue strictement grammatical, cette phrase se tient. Le problème, c'est qu'elle est affreuse au niveau stylistique et qu'en plus on a vu plus clair en matière d'énonciation dans tes récits. Un adverbe en -ment, c'est déjà moche mais alors deux d'entre eux qui se suivent et sont coordonnés par un simple « et », c'est vraiment déprimant. Plus sérieusement, c'est vraiment dissonant. On voit très bien ce que tu veux dire par là mais c'est tout sauf esthétique. Mais j'avoue ne pas avoir présentement d'idée susceptible de remplacer au pied levé cette phrase, peut-être vaudrait-il mieux passer les locutions à base de substantifs du genre de manière pratique même si ça reste lourd.

- la manipulait avec maîtrise => tournure là aussi peu légère, je te suggérerai plutôt la maîtrisait (parfaitement ?)

- Faire durer le plaisir n'est pas dans ton style => jamais entendu cette expression avant... J'aurai plutôt fait dire à Seven : ce n'est pas ton genre de faire durer le plaisir. Après, chacun ses expressions ^^

- avait éclaircit la situation => « tu veux une baffe ? » comme te le demanderait aimablement l'un de mes profs avec pareille faute. Attention à ne pas confondre (comme souvent, par faute d'attention j'imagine) participe passé et passé simple : éclairci

- Si elle avait envisagé comme possible que Seven ne soit pas leur ennemi => même problème de concordance des temps que plus haut et mêmes remarques sur l'utilisation délicate des formes passées du subjonctif : fût

Voilà donc pour les fautes... Ouf ! Pour ce qui est des corrections, je crois que c'est déjà assez conséquent et que l'attente était à la hauteur, non ? Bon d'accord, j'admets que tu n'as pas volé un commentaire sur la suite de ton récit.
Alors... Par où commencer ? Il y a tellement à dire que je pourrais presque rédiger un commentaire composé sur ce passage, à la fois bien écrit (en dépit des fautes qui sont souvent de bêtes preuves d'inattention) et très malin. Presque parce que j'ai malheureusement de vrais commentaires qui ne peuvent pas attendre.

J'aime beaucoup tous les petits indices que tu laisses pour laisser transparaître les sentiments des personnages, de même que leurs réactions qui concordent vraiment avec leur profil dans la série et qui les rend on ne peut plus humain. Je pense notamment à Yumi qui, troublée, jette son éventail par terre. On ressentait vraiment sa frustration. Quant à toute la séquence qui l'opposait à Seven, elle était vraiment troublante ; d'ailleurs, je m'attendais à quelques révélations mais il n'en fut rien, ce qui fait que j'ai vraiment éprouvé de l'empathie pour Yumi. En tout cas, j'ai trouvé étonnant que tu compares Seven à William et que notre japonaise préférée se retrouve ainsi à cheval sur lui pour l'immobiliser. L'espace d'un instant, je me suis demandé si Yumi ne confondait pas Seven avec William.... Faut avouer que ce n'est pas forcément de cette manière que j'immobiliserai mon adversaire si jétais à sa place et son trouble vis-à-vis de l'avatar contrôlé par Zena, son impression qu'il est plus qu'un simple programme me rappelle le trouble qu'elle éprouvait lorsqu'elle se confrontait à William au service de X.A.N.A. Après, peut-être que j'extrapole simplement... Toi seul peux me le dire.

Pour ce qui est du combat, une fois de plus, tu maîtrises parfaitement la chose. Descriptions entraînantes, action mouvementée et au plus près des héros... Le fait que tu nous livres jusqu'à certaines pensées des héros en plein combat est plutôt bien vu, je trouve. Cela aide à l'identification. Ceci dit, ne te sens pas obligé de systématiquement mettre ces pensées entre guillemets avec une incise... Le lecteur n'est pas idiot, inutile de lui mâcher le travail. En plus, la persistance d'un certain flou sur le discours indirect libre à la première lecture n'est pas forcément un défaut. Pour en revenir au combat, il était intéressant et bien évidemment il m'a plu, tu l'auras compris, mais l'essentiel de cette suite ne résidait pas dans ce passage mais bien dans ce qui suit et qui te fait espérer que « l'angoisse [nous] saisit à la gorge » pour ne pas te citer.

Ce qui est justement intéressant, c'est que par tes descriptions, les détails que tu nous révèles, se dévoilent tout un pan de la situation psychologique de Yumi et ça, c'était finement joué. Vraiment.

Pour le reste, c'est-à-dire ton style, le respect du caractère des personnages... je ne ferais que me paraphraser. Bien sûr, c'est toujours aussi excellent et même si je mets souvent des plombes avant de poster mon commentaire, je te prie de croire que ta fic est un véritable bonheur à lire. Ne dit-on pas : « plus c'est long, plus c'est bon » ?

Bon, sur ce, je crois que vient le temps de dire vivement la suite et de m'excuser humblement une nouvelle fois pour mon retard ainsi que mon retard dans le retard (je devais poster samedi dernier). J'espère que tu jugeras que mon commentaire et mes corrections valaient la peine d'attendre. Sinon, je t'autorise à me réserver le châtiment réservé aux traîtres en Angleterre pendant le Moyen-Âge.

À très bientôt j'espère et surtout, bon courage pour continuer à nous épater. Wink
  Sujet: Les Lyokofans parlent aux Lyokofans  
PhilippeKadic

Réponses: 4230
Vus: 1132949

MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Ven 01 Oct 2010 09:14   Sujet: Les Lyokofans parlent aux Lyokofans
DimIIy a écrit:

Voilà comme vous le savait la Seconde est une classe determinante pour l'avenir ! Et on nous demande de choisir une filière pour l'année prochaine (1ere L,S,ES ect...) Moi je souhaite choisir la filière L car j'aime bien la litterature l'écriture et tout le Tralala ! Mais j'ai entendu beaucoup de choses négatives sur cette filière ( qu'on avait du mal à trouver du boulot qu'il ny'avait pas beaucoup de débouchés ...)
Je n'ai aucune envie de passer un Bac S (je suis tellement nul en math en physique ect...)
J'aimerais que quelqun m'en dise plus j'apprehende vraiment ...
Merci =)


La Seconde, une classe déterminante pour l'avenir ? Oui et non en fait (réponse de normand comme dirait ma prof de latin). C'est vrai que les enseignants reçoivent des consignes pour mettre la pression aux élèves et que d'autre part, il est important de leur faire prendre conscience que le choix de leur filière aura des répercussions importantes. Ceci dit, sache que les répercussions sont sur le moyen voire sur le court terme.

C'est surtout ta Première et ta Terminale, et in extenso tes résultats au bac qui en seront affectés, et le baccaluréat est une formalité avec un minimum de travail, c'est important de le dire. En fait, c'est surtout à toi de voir les domaines qui sont tes points forts et ce qui t'intéresse, ce que t'aimes étudier.

Pour ce qui est de l'avenir, soyons honnête, la filière L n'est pas pire que les autres. Certes, la filière S est peut-être un meilleur tremplin a priori car la formation est un peu plus large, un peu plus variée mais à l'université on voit des gens de toutes filières débarquer à droite, à gauche. Au pire, si tu ne trouves pas à l'université ou en prépa de filières conseillées au L qui t'intéressent, tu pourras toujours trouver une filière qui t'intéressera ailleurs, dans un autre domaine. Tout n'est pas aussi cloisonné qu'on te le fait croire au lycée et de plus en plus de passerelles entre les formations professionnelles et universitaires sont mises en place.

Après, si tu aimes vraiment la littérature, les Lettres Modernes offrent pas mal de débouchés contrairement à ce qu'on croit et en plus, on te dispense une formation variée (linguistique, histoire de la langue, Langue vivante). Depuis ce genre de formations, tu peux obtenir des débouchés sur le journalisme, la documentation, l'enseignement... Et si ces métiers ne t'intéressent pas, encore une fois, pas de panique, tu trouveras toujours une filière qui répondra à tes besoins. Elles sont suffisament nombreuses pour y parvenir, je crois. ^^

Même si c'est bien de se projeter vers l'avenir, il faut pas non plus que ça devienne une hantise. Dis-toi bien que les profs mettent la pression à ce sujet pour remuer ceux qui s'en moquent un peu. Toi, ça a l'air au contraire de t'intéresser, de t'inquiéter même, donc pas de problème. Concentre-toi avant tout sur ton bac. Si les matières littéraires sont ton point fort, ben, en effet tu sais ce qu'il te reste à faire. En plus, les effectifs sont quand même généralement moindres qu'en Scientifique, ce qui rend les cours plus agrébales. J'espère tévoir aider.



Sinon, mon pavé écrit, oui, comme vous pouvez le constater, je suis VIVANT. Bon, légèrement dépassé par mes projets personnels et la reprise des cours (18 heures 30 compactées sur 3 jours presque, c'est pas chouette pour le moral), mais je n'ai pas disparu dans une faille spatio-temporel, ni n'ai été enlevé par le gouvernement. Bref, tout ça pour dire, que j'espère pouvoir être un peu plus présent sur le forum d'ici peu. En tout cas, il est vivant et ça fait plaisir à voir. Dommage que pour une fois que ça parle jeu vidéo, ce soit sur un jeu que je connais de nom et de très bonne réputation mais que je n'ai pas. Monde cruel !
  Sujet: [Fanfic] Un Nouvel Ennemi  
PhilippeKadic

Réponses: 68
Vus: 54924

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Sam 31 Juil 2010 15:40   Sujet: [Fanfic] Un Nouvel Ennemi
Je crois que je vais finir par embaucher quelqu'un pour rédiger mes critiques. Elles seront postées en temps et en heure comme ça. Alors désolé pour ce mois de retard ,mais comme tu as pu peut-être le remarquer, mon activité sur le forum est au ralenti pour ne pas dire au point mort. Les choses devraient rentrer dans l'ordre d'ici quelques jours puisque je devrais recommencer à publier.

Mais parlons plutôt de toi, enfin de ta fic. Pour commencer les sempiternelles fautes d'attention (toujours les mêmes et peu nombreuses de surcroît) :
"prit au dépourvu" => il s'agit ici d'un participe passé, même si dans ma citation ce n'est pas très évident, donc il faut écrire "pris".
"deux heures dernières heures de la matinée" => Je te renvoie ton sarcasme de la dernière fois sur l'abus du copier/coller Wink
"Einstein préférait qu'on le laisse tranquille" => Si tu parles du grand physicien que nous connaissons tous et qu'admire à n'en pas douter Jérémie, le temps employé convient. Maintenant, si tu parles de Jérémie et que la phrase a bien le sens dissuasif que je lui suppose, je te conseille l'impératif "préférerait". Maintenant j'dis ça...
"Odd se figea, surprit" => T'es rancunnier envers les participes passé.

En dehors de ces quelques fautes qui ne gênent pas la lecture, on découvre avec plaisir que tu creuses un peu plus la personnalité des différents protagonistes. Les inquiétudes d'Ulrich tant au niveau sentimental que sur la question du Cercle et de Lyokô sont parfaitement retranscrites et les personnages, dans leur ensemble, (inter)agissent de manière tout à fait crédible, que ce soit dans leurs répliques ou dans les petits détails "qui tuent" (tu sais, ces petites descriptions qui en disent long, comme les sourires de Odd par exemple, je trouve que tu sais vraiment bien les amener et qu'ils sont souvent très pertinents).

L'idée de la lame qui surgit des ténèbres de l'esprit de Yumi est également une trouvaille à la frontière de la métaphore et de la description visuelle proche de la didascalie, un passage que j'ai trouvé particulièrement percutant, sans mauvais jeu de mots et que je trouve troublant car je n'ai pas d'exemples littéraires en tête de quelque chose qui associe aussi étroitement la figure de style de la métaphore (vision conceptuelle) et la description cinématographique (on dirait encore une fois une scène de film parfaitement imaginable). Bref, c'était assez troublant comme effet.

Bon, on ne peut pas dire que l'intrigue ou les hypothèses aient beaucoup avancées, si ce n'est que l'on sait que Yumi nage elle aussi à contre courant puisqu'elle ne partage pas l'hypothèse de ses amis. Mais ce genre de pause dans le récit fait du bien et tu maîtrises très bien les ficelles des récits plus intimistes. Comme quoi tu es un auteur amateur plutôt polyvalent.

J'attends la suite avec impatience, malgré mon retard ^^'. Je te souhaite en tout cas de ne pas te décourgaer car ton histoire est vraiment bonne et ta manière de narrer vraiment passionante. D'ailleurs, j'ai l'impression que ton vocabulaire se diversifie par rapport au tout début. Ou c'est le relâchement côté action qui te permet de le développer davantage. Bonne chance pour la suite.

Spoiler
  Sujet: [Fanfic] Un Nouvel Ennemi  
PhilippeKadic

Réponses: 68
Vus: 54924

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Mer 23 Juin 2010 14:10   Sujet: [Fanfic] Un Nouvel Ennemi
Déjà mercredi ! C'est que le temps file vite quand on a rien d'autre à faire que de dormir, de s'occuper de projets qui ne verront peut-être jamais le jour... Oui, je fais pas grand chose de mes vacances ^^ Bref, passons à ce nouveau chapitre et là, je dois dire "Waouh !"... Comment ça c'est pas vraiment un mot ? Et comment ça, c'est encore moins un commentaire argumenté ? Bon, d'accord.

Alors, pour commencer, les hommes en noir ont enfin un nom, enfin, leur organisation du moins : "Le Cercle". Cela sonne plutôt bien, il faut l'avouer. Mieux que les acronymes d'un certain auteur. Razz Ce chapitre nous dévoile quelques zones d'ombre en choisissant cependant la formule classique (et sadique) qui consiste à donner 1 réponse et à poser 10 nouvelles questions.

Dans l'ensemble, tout le chapitre tient vraiment la route et le style est, comme d'habitude, très accrocheur. Humour et suspense sont plutôt bien dosés avec un je-ne-sais-quoi qui rend la narration de la deuxième partie (le flashback en fait) vraiment saisissante. En revanche, l'introduction ou plutôt l'absence d'introduction pour ton flashback crée une rupture très cinématographique mais pas du tout littéraire. L'effet est là, le récit reste saisissant mais d'un point de vue purement formel, l'idée me décontenance toujours un peu.

Concernant les fautes, on en retrouve plusieurs qui sont similaires et ce sont souvent des fautes d'inattention :
"Aelita ne savais pas quoi faire" => savait
"que tu n'ais pas été emprisonnée dans les égouts la nuit passé ?" => le verbe avoir au subjonctif présent 2° PS s'écrit toujours "aies" (je fais aussi la faute) et "passée" étant un particpe passé utilisé comme adjectif, il s'accorde en genre et en nombre avec le nom qu'il qualifie.
"ce qui c'était passé ce soir là" => attention à ne pas employer le démonstratif "c(e)" à la place du pronom réfléchi "s(e)". Wink De plus, "ce soir-là" nécessite un tiret si je ne m'abuse.
"évènements" => événements : l'orthographe avec les deux types d'accents n'est qu'une tolérance orthographique.
"Quand tu m'a appelé" => M'enfin, Kinshii ! Avoir à la 2° PS sans "s" ? Ah, et il manque un "-e" à appelé qui s'accorde avec "m'", qui est un COD féminin placé devant l'auxiliaire "avoir".
"Pourtant lorsque tu lui avait offert" => Même motif, même punition.
"t'ont montées à la tête" => "te sont" me semble plus approprié puisque "monter" est un verbe de mouvement.
"les hommes en noir rendait" => rendaient
"Aelita réalisa soudain et eu l'impression" => eut Wink Et il faudrait choisir, soit elle réalise (réalité), soit elle a l'impression (illusion).
"que le Cercle n'ai pas réussit" => "ait" et "réussi"
porté de main" => portée
" faire des ennuis" => causer du tort, non ? Razz
"Parce que c'est le seul meuble qui ait" => je me demande si l'indicatif ne serait pas plus approprié. Après tout, on décrit ici une réalité pas une hypothèse ou quelque chose d'irréel.
"La solution ne prêtait absolument pas à rire" => situation me semblerait plus indiqué mais je le laisse à ton appréciation.

Enfin, ce ne sont pas des fautes qui gênent la lecture rassure toi, j'ai fait tout ce que j'ai pu, calepin en main pour les dénicher ^^ Histoire que ton récit soit parfait Wink

Je voulais quand même souligner le fait que tu réussis un tour de force que je ne maitrise pas réellement et qui nécessite un vrai talent, je pense : associer la maturité de la backstory de la série avec l'humour et la fraîcheur qui ont fait le succès de Code Lyokô. J'ignore si le fait que le narrateur poursuit la blague de Odd sur le gaz était volontaire mais ça m'a bien fait rire (l'étincelle dans l'esprit de Jérémie). Et puis, tu as un humour certain qui permet d'apporter une légèreté bienvenue à un récit qui n'est pas forcément plus tendre avec les personnages que le mien.

Ben oui,ils sont quand même dans un sale pétrin là. En tout cas, j'ai hâte de connaitre la suite (oui, je sais, c'est paradoxal vu que j'ai pris deux mois à venir te commenter mais j'te jure que c'est la vérité, j'suis un type très compliqué ^^). Surtout si ce ne sont que les amuse-gueules Very Happy

En attendant, bonne chance pour la suite et bon courage. Wink
  Sujet: Le Coin des Vidéos et Images Délirantes  
PhilippeKadic

Réponses: 480
Vus: 204651

MessageForum: Jeux et détente   Posté le: Sam 17 Avr 2010 16:39   Sujet: Le Coin des Vidéos et Images Délirantes
Elerina, cette scène est absolument culte, en tout cas pour ceux qui, comme moi, apprécient le second degré. Mais pour faire un petit cours d'histoire, il ne s'agit pas à proprement parler d'un cas de censure de la part du CSA. En fait, à l'époque où Ken Le Survivant a été acheté par TF1, les mangas ne représentaient qu'un coût minime et étaient quasiment achetés au kilo, sans que l'on prête attention au contenu.

Lorsque l'équipe de doublage a pu poser les yeux sur un épisode (après en avoir déjà doublé environ 25), ils ont été choqué par la violence du dessin animé et ont jugé qu'il était inadapté à la diffusion au cours du Club Dorothée (point sur lequel je ne leur donnerai pas tort). Ils voyaient même des allusions au nazisme dans la série (ce qui est très, très discutable). Quoi qu'il en soit, l'équipe s'est mise en grève et Philippe Ogouz, le directeur artistique de l'époque et doubleur français de Ken, a refusé de reprendre le travail à moins qu'on ne leur donne carte blanche sur le doublage.

Chose incroyable, à l'époque, l'argumentation a convaincu et TF1 a cédé. Les comédiens (professionnels pourtant et au demeurant talentueux malgré ce que pourrait laisser penser ce "délire") se sont donc lancés dans des concours idiots du genre "réussir à caser le mot tasse de thé dans un dialogue". Ainsi naquirent des répliques cultes telles que "L'école du Nantô de Vison", "Les temps, comme les oeufs, sont durs", "Par le hokûto de cuisine, je trancherai vos gigots"... Et j'en passe mais vous en trouverai beaucoup sur You Tube.

Ici, par exemple ou bien

Pour plus d'informations, tapez aussi sur Google "Philippe Ogouz Interview", si ça vous intéresse de comprendre le pourquoi du comment.

Pour ma part, j'aime bien ce doublage qui est une alternative intéressante à la tension permanente et oppressante de la série originale même si j'ai conscience que les fans prennent ça, à juste titre, pour une insulte à la série originale. Mais ça reste un cas de censure intéressante puisque non-exigée par le CSA mais par les doubleurs.

De nos jours, un comédien qui ferait grève pour ces motifs serait renvoyé et remplacé sur le champ.

Mais quand on voit les doublages déplorables des animes tels Naruto, Death Note, Bleach, One Piece... Je me demande si je ne préfèrerai pas retrouver la folie de ces doublages d'antan, certes complètement décalé, mais autrement plus amusant qu'un Naruto qui n'arrête pas de geindre (Caroline Baillien pour un Naruto de seize ans, c'est pas ça...).

Enfin, en tout cas, merci à Philippe Ogouz de nous avoir autant fait rire. Et un grand hommage aussi à Maurice Sarfati, la voix de presque tous les méchants de Nicky Larson ("Nicky Larssonne, Nicky Larsson, peu importe, tu es fait mon garçon"). Ah, j'vous le dis, c'était mieux avant Razz

Bon, là je dois y aller, je vois les fans d'animés arriver pour me lyncher. Il y a même le Comité de Défense pour Caroline Baillien. ^^
  Sujet: [Fanfic] Réinitialisation  
PhilippeKadic

Réponses: 201
Vus: 85831

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Ven 09 Avr 2010 18:34   Sujet: [Fanfic] Réinitialisation
Bonjour à tous ! Ça fait un bail, pas vrai ? Je suis absolument désolé de vous avoir laisser sans nouvelles pendant presque deux mois, ça a un côté ignoble, je l'avoue, mais connaissant ma propension au sadisme psychologique, vous ne devriez pas être étonné.

De brèves explications tout de même à cette absence. Les cours, essentiellement. Les révisions et les contrôles continus à la chaine ne sont pas étrangers à cela, associés à une (très) mauvaise note qui avait porté un grand coup à mon moral. De plus, je me pense atteint du syndrôme Aquatikelfik, c'est-à-dire que j'entame plein de projets en même temps et qui n'étaient absolument pas à l'ordre du jour. Bref, c'est le souk.

En tout cas, un grand merci à Kerian, Kinshii, Abadjin Pieckoyt, GIJim et tous les autres (ce n'est pas parce que je ne cite pas tous les noms que vos commentaires ne m'ont pas fait plaisir). Ça fait vraiment chaud au coeur ce soutien.

Pour le coup, je ne ferai pas de tour d'horizon des remarques puisque c'est surtout Kinshii qui joue les pointilleux Razz. Ça me fait penser, je m'excuse de pas t'avoir répondu par MP, je vais me mettre à jour au niveau des réponses ce week-end (et je te rassure, t'es pas le seul à qui j'ai pas encore répondu après une telle période, je suis vraiment désorganisé comme gars).

Voilà, sur ce, voici la dernière partie du chapitre.





Chapitre 16-3
Vivre ensemble...


La nuit venait de laisser tomber son voile de ténèbres sur la ville lorsque l’on frappa à la porte de Jérémie. Celui-ci, occupé à déclencher une énième simulation du programme de transfert qu’il projetait d’utiliser sur William avec tous les risques que cela comprenait pour une première tentative réelle, se contenta de lancer un laconique « Entrez » sans quitter des yeux l’écran de son ordinateur. La porte s’ouvrit et ses amis pénétrèrent dans la chambre et Odd essaya de refermer discrètement. Mais les gonds de la porte en avaient, semble-t-il, décider autrement et un grincement strident se fit entendre. Jérémie leva les yeux au ciel d’un air exaspéré avant de poursuivre la saisie de la séquence d’initialisation du transfert simulé. Au bout d’un temps, alors que seul se faisait entendre le bruit des touches du clavier que Jérémie malmenait à une vitesse impressionnante, Odd sentit qu’un malaise s’installait. Einstein ne semblait guère décider à décrocher son regard de son écran et ses amis n’osaient pas l’interrompre, sachant qu’une fausse manipulation pouvait faire échouer un long labeur. Mais Della Robbia se moquait bien de ce détail et ne se priva pas pour faire remarquer se présence, comme s’il eût fallu plus que sa discrète fermeture de la porte de la chambre pour que Jérémie en eût conscience. Un raclement de gorge très exagéré obligea donc le génie de Kadic à s’arrêter de taper quelques secondes. Sans cela, il savait que son ami continuerait à le déconcentrer.

« On était pas censé se retrouver à l’usine ? demanda Belpois de manière un peu sèche.
- Ben, c’est ça le problème, répondit Aelita d‘un air gêné. On s’était donné rendez-vous à vingt heure à l’usine et il est déjà vingt-et-une heure. »

Le surdoué sembla stupéfait et jeta un œil à sa montre. Il était effectivement vingt-et-une heure, déjà.

« Et j’ai pas allumé mon portable, pas vrai ? lâcha-t-il en passant ses mains sur son visage dont les traits étaient marqués par la fatigue.
- Non, mais t’es pas le seul en fait… intervint Odd avec un rire nerveux.
- Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda Jérémie en faisant pivoter sa chaise. »

Lorsqu’il se retrouva face à ses amis, il eut, lui semblait-il, une partie de la réponse. Devant lui se trouvaient Aelita, Odd et William. Il y avait à n’en pas douter un problème.

« Où sont Ulrich et Yumi ? demanda-t-il.
- Yumi était censée nous rejoindre à l’usine mais elle nous a appelé pour nous dire qu’elle devait garder Hiroki, répondit Aelita.
- Et Ulrich ? insista-t-il en regardant le roi autoproclamé de la glisse.
- Ben, tu vois, c’est-à-dire que…
- Accouche, Odd, soupira Belpois, exaspéré.
- Il voulait parler à Yumi… avoua Odd. »

Il y eut un silence. William sembla ne pas rester insensible à ce qu’il venait d’entendre même s’il fit tout ce qu’il pût pour ne rien laisser transparaître. Puis Jérémie laissa échapper un nouveau soupir :

« Génial… Je suppose que t’as essayé de le dissuader.
- Ben en fait… C’est moi qui lui ai donné l’idée. »

Jérémie ne remarqua pas le regard étrange que lança Aelita à Odd et lança un acerbe :

« Pas de quoi être fier… Maintenant, on est plus que quatre.
- On peut toujours les attendre, protesta Odd.
- Oui, ça c’est clair, reprit Jérémie sur un ton cinglant en détournant le sens de la phrase de son ami.
- De toutes façons, je vois pas où est le problème, se défendit Odd. On va au labo tous les quatre, t’initialises ton machin, tu soignes William et on rentre au bahut pour le p’tit déjeuner.
- Le problème, c’est que l’on avait dit que l’on ferait ça tous ensemble et…
- Quoi, Einstein ? T’as peur de pas pouvoir décharger tes responsabilités sur Yumi ? »

Aelita regardait son meilleur ami et le garçon avec qui elle sortait se disputer. Plus le ton montait et plus elle se sentait mal à l’aise. Elle commença à serrer les poings puis n’y tint plus lorsque Jérémie se leva de sa chaise.

« Ça suffit ! C’est pas la faute d’Odd. C’est la mienne.
- Quoi ? lâcha Jérémie, abasourdi.
- C’est moi qui ai dit à Ulrich de parler à Yumi… Si tu dois t’en prendre à quelqu’un, alors vas-y, Jérémie, engueule-moi.
- Mais, si c’est toi… Pourquoi il… ? »

Aelita secoua la tête, dépitée :

« Parce qu’il voulait me couvrir, me protéger. Tu te rappelles ? Ce truc que font les amis entre eux. Ce truc qui faisait qu’on formait un bloc uni contre X.A.N.A. »

Jérémie baissa les yeux au sol. Odd le foudroyait encore du regard mais rapidement, en voyant Belpois se laissait tomber sur sa chaise, l’expression de son visage passa de la colère à l’empathie. Il posa une main sur l’épaule de son ami qui leva les yeux dans sa direction. Odd lui sourit légèrement et Jérémie se sentit idiot de s’être emporté comme ça contre lui.

« J’suis désolé, Odd. Et Aelita, j’te présente aussi mes excuses. Je me comporte vraiment comme un crétin parfois.
- Seulement parfois ? le railla Odd. »

Jérémie lui lança un regard mauvais.

« Ah ça va, un partout, la balle au centre. »

Belpois ne put s’empêcher de rire devant le ton employé par Della Robbia pour sa « défense ». Puis il tourna son regard vers Aelita avec un peu d’appréhension. Il accumulait les gaffes ces derniers temps et il avait toujours peur que sa maladresse ne lui coûte un jour cher, très cher, trop cher. Elle s’efforça de lui sourire mais il voyait bien la tristesse qui s’exprimait à travers ses yeux verts. Il lui rendit son sourire tout en sachant que cela ne suffirait pas. Il fallait qu’il lui parle, seul à seul, qu’il lui explique. Mais là, il y avait plus urgent. La vie de William était peut-être en jeu.
Il se tourna vers Dunbar et lui demanda comment il se sentait, question à laquelle le jeune homme répondit en haussant les épaules. Aelita réalisa que, depuis tout à l’heure, ils agissaient presque comme s’il n’était pas là. Elle s’approcha de lui et le regarda dans les yeux :

« Il faut qu’on sache, William. C’est vraiment important.
- Sans blague… La seule personne dans votre groupe que ça inquiète vraiment, c’est Yumi. Vous, vous vous en moquez. Tout ce qui vous importe, c’est de vous donner bonne conscience. Depuis que vous êtes passé me chercher dans ma chambre, vous agissez comme si j’existais pas.

- On voulait pas te blesser. C’est juste que… On traverse des moments difficiles et on te connait pas beaucoup. Mais on a envie que ça change, vraiment. On veut que tu fasses partie de la bande. Mais c’est une opération risquée qu’on s’apprête à faire et on est tous sur les nerfs. Même toi. Alors, on a besoin que tu coopères. Il faut que tu nous dises où en sont les symptômes. »

Lorsque la voix douce et apaisante d’Aelita se tut, un silence s’installa. Elle posa une main sur l’épaule du garçon et lui adressa un sourire pour le mettre en confiance. Jérémie avec un certain étonnement à quel point la « naïve » Aelita pouvait se montrer persuasive ; Odd, lui, s’amusait intérieurement de la stupéfaction de son ami. Finalement, William céda et accepta de décrire l’état dans lequel il se trouvait depuis ce matin. Loin d’avoir connu une rémission, les symptômes semblaient même se montrer plus violent que jamais. Il avait de plus en plus de mal à cacher les tremblements dont il souffrait et les cauchemars qui avaient peuplé sa nuit précédente avaient été encore plus violents. Jérémie hocha la tête de manière presque mécanique à l’énonciation des symptômes mais garda le silence. William avait le sentiment étrange et inconfortable de se trouver face à l’un de ces fichus médecins de l’hôpital. Aelita vit bien la frustration qui l’habitait et sentit même son corps se raidir puisqu’elle avait toujours sa main posée sur son épaule. Elle lui sourit à nouveau et le rassura :

« T’inquiète pas, le système est au point et dès demain, tu seras à nouveau en pleine possession de tes moyens et tu feras partie de la bande. Promis.
- Je te fais confiance, Aelita, annonça-t-il en lui rendant son sourire. Yumi a vraiment de la chance de t’avoir comme amie.
- Mais je suis aussi ton amie, William. Comme Odd, Jérémie et Ulrich. Et on fera tout ce qu’on pourra pour t’aider.
- Je… Merci…
- Très bien, alors on y va, lança Jérémie.
- On attend pas Ulrich ? demanda Odd.
- J’ignore combien de temps va prendre le processus exactement, dit Jérémie avec sérieux. »

Les trois amis hochèrent la tête. Ils se dirigèrent alors vers la porte et Odd se saisit de la poignée, s’apprêtant à entrouvrir la porte, lorsque Jérémie l’interrompit en lui disant qu’il allait le faire lui-même. Einstein parvint à ouvrir silencieusement la porte et jeta un œil dans le couloir. La voie étant dégagée, les adolescents sortirent et entreprirent de gagner le laboratoire.

Cependant, Ulrich était assis sur le trottoir en face de la maison des Ishiyama. Une vingtaine de minutes plus tôt, il avait aperçu, caché derrière un arbre, les parents de Yumi quitter la maison. Yumi leur avait fait signe sur le pas de la porte mais heureusement, elle ne l’avait pas aperçu. Le regard fixé sur son téléphone portable qu’il tenait fébrilement entre ses mains, il se demandait pourquoi elle n’était toujours pas sortie pour rejoindre les autres à l’usine. Il était tout de même vingt-et-une heure vingt. Il faisait coulisser nerveusement l’écran de bas en haut puis de haut en bas en se demandant s’il devait l’appeler. Il avait déjà rejeté de nombreux appels d’Odd et d’Aelita en sachant pertinemment que ces derniers voulaient juste s’enquérir de sa situation et pourtant, il restait là, planté sur ce trottoir à fixer tantôt son portable, tantôt la maison sans oser ni aller sonner ni appeler. Il avait trop peur de se faire rejeter, trop peur de ce que pourrait être la vérité, trop peur que tout soit réellement terminé. Il poussa un long soupir et leva une énième fois les yeux en direction de la maison. Pourquoi cela devait-il lui arriver à lui ? Et maintenant ? Pourquoi avait-il fallu qu’ils se disputassent ? C’était vraiment injuste.

Il attendit là encore un moment avant que son portable ne se mette à sonner. Il eut la présence d’esprit de baisser les yeux avant de refuser l’appel et vit le nom d’Hiroki affiché sur son écran. Surpris, il hésita à décrocher pendant un instant avant de finalement accepter l’appel. À peine eut-il le temps de poser le téléphone contre son oreille que la voix du frère de Yumi se fit entendre, moqueuse.

« J’en connais un qui est amoureux. »

Étonné, Ulrich jeta un regard autour de lui puis en direction de la fenêtre de la chambre d’Hiroki qui était plongée dans l’obscurité. En observant avec une attention redoublée la pénombre, il aperçut une silhouette à la fenêtre. Sans vraiment réfléchir, Stern se leva précipitamment et se cacha derrière un arbre proche, priant pour que cette silhouette ne soit pas celle de Yumi.

« Tu m’observais ? demanda Ulrich, gêné.
- Elle est pas mal celle-là. C’est moi qui devrait être mal à l’aise. T’es devant notre maison depuis plus d’une heure. Je sais pas comment ma sœur a fait pour pas te voir.
- Hiroki, j’compte sur toi pour rien lui dire.
- Hmmm… J’sais pas, faut voir. »

Ulrich n’arrivait pas y croire. Non seulement ce gamin avait le culot de l’espionner depuis sa chambre mais en plus il jouait avec ses nerfs. Il faut dire qu’en deux ans, Hiroki avait gagné en assurance et n’hésitait pas, plus encore que par le passé, à s’amuser aux dépends de sa sœur et d’Ulrich à ses heures perdues.

« Fais pas l’idiot, Hiroki.
- Attends, c’est toi qui me dit ça ? Toi qui te caches derrière un arbre à chaque bruit que tu entends et qui soupires sous la fenêtre de ma sœur sans oser lui dire en face ce que tu ressens.
- J’ai l’impression d’entendre Odd…
- Tu devrais l’écouter, il est de bon conseil parfois. »
Ulrich soupira. Il savait que le petit frère de Yumi ne l’appelait pas par hasard. S’il prenait un air taquin, il avait envie de tout, sauf de se jouer de lui, ce soir. Après tout, Hiroki était sûrement au courant de leur rupture.
« La Terre appelle Ulrich, répondez.
- Ça n’a rien de drôle, Hiroki… C’est pas un jeu.
- Là je suis d’accord. Écoute, je connais pas les détails de ce qui s’est passé entre vous mais Yumi est vraiment… mal.
- Je sais… Et moi aussi.
- Alors, bouge toi. Et fais quelque chose.
- Si je frappe, elle répondra pas… Si je sonne, ce sera pareil.
- Alors, dans ce cas, il ne reste plus qu’une solution, lâcha Hiroki d’un air espiègle.
- Tu me fais peur là. T’as quoi en tête ?
- Si tu ne viens pas jusqu’à ma sœur, alors ma sœur viendra à toi.
- Que… Quoi ? Attends, Hiroki, tu… »

Ulrich n’eut pas le temps d’ajouter quoi que ce soit, le jeune Ishiyama lui raccrocha au nez.

« Et merde, maugréa-t-il en rangeant son portable dans sa poche. »

Il ne savait plus quoi faire. Il était encore temps pour lui de faire marche arrière. C’est ce qu’il aurait du faire à cet instant, en toute logique. Pourtant, il en fut incapable. Il devait parler à Yumi. Il resta donc adossé à cet arbre jusqu’à ce que la porte des Ishiyama s’ouvrît et que Yumi s’avançât dans l’allée. À cet instant, il jeta un coup d’œil furtif dans sa direction, toujours dissimulé derrière le tronc de l’arbre. Yumi refermait le portail puis s’avançait dans la rue. Hiroki l’avait donc convaincu de rejoindre les autres. Il pouvait donc encore s’en tirer en partant de l’autre côté. Mais il ne put s’empêcher d’appeler la jeune femme qui se retourna, surprise de le voir traverser la route à sa rencontre.

« Qu’est-ce que tu fais là ? Tu devrais pas être au labo avec les autres ?
- Il fallait que je te parle et…
- Laisse-moi deviner. Hiroki était dans le coup.
- Hein ? Non, je…
- C’est vraiment naze de te servir de mon frère pour essayer de me parler.
- Mais je t’assure que tu te trompes, se défendit Ulrich.
- Alors, t’es là par hasard ? demanda Yumi avec une moue significative.
- Non… »

Yumi secoua la tête avant de continuer sa route. Ulrich resta un moment immobile avant de la suivre et de la saisir par le bras.

« Yumi, attends. J’ai besoin de te parler.
- Et moi, j’ai pas envie.
- Mais…
- Écoute, Ulrich. Je croyais que c’était clair. C’est fini entre nous. Ça ne te fait pas plaisir, ça ne me fait pas plaisir mais c’est mieux pour tout le monde, pas vrai ? »

Ulrich relâcha la prise qu’il avait sur son bras et elle continua sa route. Mais à peine avait-elle fait une dizaine de pas que la voix de Stern se fit à nouveau entendre :

« Non. La situation n’est meilleure pour personne. Tu souffres, je souffre et la bande en souffre.
- Et tu crois que si on se remettait ensemble, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ? Tu crois que je pourrais oublier que t’as embrassé Sissi ?
- Je t’ai dit que j’étais désolé, que ça représentait rien. Je vois pas ce que je peux faire de plus, se désespéra Ulrich. »

Yumi le considéra pendant quelques secondes avant de serrer les lèvres et de répondre :

« Rien… C’est justement ça le problème. Tu ne peux rien faire. On ne refait pas le passé.
- C’est William, hein ?
- Quoi ?
- T’es amoureuse de lui ?
- T’es hors-sujet là, Ulrich.
- Au contraire, t’es sortie pour aller le rejoindre, pour aller le « soutenir ». Après tout vous êtes les meilleurs potes.
- T’es vraiment minable quand tu veux, Ulrich. Égocentrique et minable.
- Bien sûr…
- T’es le seul garçon que j’ai jamais aimé, pauvre imbécile. Mais ça, t’es trop borné pour le comprendre.
- Le seul ? répéta Ulrich comme s’il voulait se convaincre qu’il avait bien entendu.
- Si on doit combattre l’A.D.A.M, ce sera avec William. Autant t’y faire. Et c’est pour ça qu’on ne se remettra pas ensemble. Parce que sinon notre histoire mettra en péril l’intégrité du groupe… Ou ce qu’il en reste. »

Ulrich resta silencieux. Il avait envie de pleurer mais s’efforçait de ne rien laisser transparaitre. Dans la voix de Yumi aussi on percevait une forte émotion et un très grand trouble. Puis finalement, le garçon laissa sa frustration éclater :

« Alors quoi ? On va se sacrifier pour le bien commun ? »

Yumi ferma les yeux comme pour lui signifier qu’il n’y avait malheureusement pas d’autre solution.

« Et… Et si je fais des efforts. J’te promets que je peux… »

Il posa sa main sur la joue de la Japonaise qui rougit à ce contact doux contre sa peau.

« Je peux changer. »

Yumi leva lentement sa main et la posa sur celle d’Ulrich en lui adressant un regard chargé d’émotion. Le temps sembla se figer. Il entendait les battements de son propre cœur, elle aussi. Au bout d’un temps, elle ferma à nouveau les yeux et retira la main de son ancien petit ami de sa joue.

« C’est ça le problème, Ulrich. Je ne veux pas que tu changes. »

Elle se retourna et prit la route du lycée tandis qu’Ulrich restait là, incapable de dire ou de faire quoi que ce soit. Il leva la tête vers le ciel, le cœur serré. Sa vision commença à se brouiller et il passa son avant-bras sur ses yeux pour ressuyer les larmes qui commençaient à couler. Il ne savait plus quoi penser. Il était maintenant certain qu’elle ne le haïssait pas. Mais il ne comprenait toujours pas ce qu’elle attendait de lui… Si elle attendait quelque chose. Après quelques minutes, il décida de marcher sur ses pas pour gagner à son tour le laboratoire.






Voilà. Alors ? Qu'en pensez vous ? J'espère que la cohérence n'en aura pas pris un coup après cette pause intempestive de deux mois. Si c'est le cas, faites moi signe. Et n'hésitez pas à critiquer. Wink Merci d'avance.
  Sujet: Code Lyoko Sketchup ( modélisation 3d )  
PhilippeKadic

Réponses: 19
Vus: 15114

MessageForum: Créations Code Lyoko   Posté le: Sam 20 Fév 2010 12:05   Sujet: Code Lyoko Sketchup ( modélisation 3d )
Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa : il semble en effet qu'Overwing, Overbike et Overboard tels que nous les écrivons n'existent pas en anglais. Ces derniers s'écrivent tous avec un "H", du verbe "hover" : planer.

Les créateurs de la série ont visiblement commis la même erreur de raisonnement que moi en pensant que ces mots s'écrivaient avec le morphème "over" qui signifie par-dessus. On pouvait donc légitimement supposer que l'orthographe du mot se faisait par métonymie depuis ce morpohème.

Quoiqu'il en soit, l'orthographe officielle dans Code Lyokô est, semble-t-il, notre version fautive. Et de même pour l'Overwing (normalement Hoverwing) et lOverbike (normalement Hoverbike)... Peut-être par peur de poursuites pouvant être engagées par les producteurs de Retour Vers le Futur (série dans laquelle apparaît le fameux Hoverboard).

Tout ça pour dire que tu as raison dans l'absolu Wotel3d, plus que les créateurs eux-même. C'est dingue, non ? ^^
  Sujet: [Fanfic] Un Nouvel Ennemi  
PhilippeKadic

Réponses: 68
Vus: 54924

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Sam 20 Fév 2010 11:43   Sujet: [Fanfic] Un Nouvel Ennemi
Waouh ! Bon bah, par où commencer ? C'est qu'il est costaud ce deuxième bout de chapitre et j'ai pas mal de choses à dire. D'abord que je suis tout à fait navré de le commenter près d'un mois après sa sortie... J'ai même pas d'excuses valables, donc je vais embrayer sur les corrections... Euh, repose tout de suite ce pistolet, Kinshii. Je te promets qu'il n'y a pas 18 fautes cette fois. Voilà, doucement, baisse cette arme... Voilà. Hin, hin, en fait, il y en a plus. Nan, j'déconne.

Alors, corrections et après les points positifs :

" Odd avait émit cette idée" => le participe passé d'émettre est "émis". Tu dirais : 'il l'avait émite", toi ? ^^ C'est une faute assez récurrente chez toi la confusion participe passé/passé simple comme ma confusion infinitif/particpe passé Wink
" pour aller s'assoir " => s'asseoir, faute d'attention je suppose.
" le frisson qui parcouru Aelita " => méthode simple pour s'apercevoir qu'il y a un problème : toute proposition, subordonnée ou principale, doit avoir un verbe conjugué en son sein (sauf si elle est infinitive) donc c'est "parcourut" (dont le sujet est le pronom relatif "qui" renvoyant au frisson de la principale).
" Jérémie cru devoir s'expliquer => encore une confusion ou une faute d'attention : "crut"
" de son libre-arbitre " => mouais, avec une préposition devant, ça sonne pas très bien à l'oreille je trouve. J'aurais plutôt écrit "de son propre chef", mais là, c'est une question d'appréciation personnelle.
" de taules de métal " => toujours personnellement, je ne connais pas de taule qui ne soit pas de métal.
" Le génie du groupe soupir " => soupire
"sans avoir subit le moindre dommage " => subi
" Xana a réussit l'impossible poursuit Jérémie " => il manque la virgule entre impossible et poursuit pour délimiter le Discours Direct de l'incise. Quant à "réussit", c'est un participe passé donc "réussi".

Concernant à présent ta fic, je dois avouer que je n'ai parfois pas tout à fait tout compris mais dans l'ensemble, j'ai capté l'essentiel (ton petit résumé dans les hypothèses sur le cerveau de Sibérie m'ayant au passage aidé ^^). Jérémie est toujours assez abstrait dans ses explications et le fait que l'on suive la progression des hypothèses et de leur rejet ne facilite pas forcément la compréhension. Toutefois, ce n'est pas un reproche et j'avais vraiment l'impression de voir un épisode inédit avec enfin de nouvelles hypothèses de notre génie préféré. J'étais, je crois, aussi largué que les autres personnages pendant les 4 saisons, mais c'est pas vraiment frustrant, au contraire.

J'aime beaucoup la subtilité de certaines de tes interventions qui font ressortir en quelques mots certaines facettes des personnages, c'est vraiment intéressant comme procédé et ça prouve que tu maîtrises ce que tu sais d'eux à la perfection. En tout cas, l'humour d'Odd et son caractère têtu ne s'améliore pas. ^^

Concernant ton "analepse", je suis un peu partagé. Très honnêtement, elle est vraiment touchante, très bien écrite, respecte parfaitement les caractères des deux personnages et fait preuve, une fois de plus d'une très grande finesse dans le choix des mots et même dans l'emploi du discours direct. Peut-être que ce sont mes yeux qui me jouent des tours, cependant, j'ai personnellement beaucoup de mal à distinguer le changement de couleur et l'arrivée abrupte de l'analepse me déstabilise. Son introduction reste très cinématographique et c'est dommage car le contenu est vraiment plus littéraire que jamais.

Concernant tes idées, il vaut mieux trop les développer que pas assez. On te dira stop quand on aura marre des hypothèses de Jérémie mais là, pour l'instant, je trouve ce sentiment d'avancer avec les héros très intéressant.

Un très bon bout de chapitre. J'attends la suite avec impatience et j'essaierai, promis, de commenter plus vite . Encore toutes mes excuses Kinshii.
Et bon courage pour la suite ! Wink
  Sujet: Code Lyoko Sketchup ( modélisation 3d )  
PhilippeKadic

Réponses: 19
Vus: 15114

MessageForum: Créations Code Lyoko   Posté le: Ven 19 Fév 2010 11:39   Sujet: Code Lyoko Sketchup ( modélisation 3d )
C'est plutôt pas mal... 'Fin, j'suis pas spécialiste en modélisation 3D mais j'aime bien. Bon bien sûr, avec des logiciels plus poussés, tu pourrais sûrement aller plus loin mais c'est un début encourageant.

Juste un détail qui me chiffonne : pourquoi écris-tu Overwing correctement et Overboard avec un "H" ? "Over" est un morphème anglais invariable que nos amis d'Outre-manche colle devant certains noms ou utilise comme préposition dans les verbes. Quoiqu'il en soit, il n'y a pas de "H". C'est dommage, ça gâche un peu ta modélisation, d'autant c'est écrit en gros en dessous.
  Sujet: [Fanfic] Réinitialisation  
PhilippeKadic

Réponses: 201
Vus: 85831

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Lun 15 Fév 2010 16:43   Sujet: [Fanfic] Réinitialisation
Deux nouveaux lecteurs qui se manifestent ! Chouette ! On sera bientôt suffisamment nombreux pour constituer une équipe de foot... même si je déteste ce sport. Bref, tout ça pour vous dire merci pour votre soutien et vos encouragements (bon dans certains cas, des auteurs malintentionnés appelleraient ça des menaces mais vous me connaissez, j'suis pas comme ça !).

Alors pour répondre un peu en vrac : Abadjin Pieckoyt, j'ai eu peur que ton "Ah" prolongé n'indique l'horreur plutôt que le soulagement. Me refais plus jamais une peur pareille. ^^ Juste une question : comment ça "ça nous promet des chapitres riches" ? Comme si je vous baladais au milieu du brouillard depuis le début Razz (moi, taquin ? Mais non...)

Un enregistrement vidéo ? Ouais, pourquoi pas, cela aurait pu être une bonne idée. En même temps, jeremodd, difficile de résumer deux années de sa vie sur une vidéo, d'autant que les événements se précipitent un peu.

GIJim, je suis faltté que tu trouves mon style fluide (moi, à l'inverse, je me trouve un peu pataud dans mes descriptions et considération psychologiques ou "philosophiques") et que tu aies l'impression que je veux vous mener quelque part (car oui, c'est bien le but, je rassure ceux qui en doutent toujours. (Oui toi au fond, là bas ! Je t'ai vu lever les yeux au ciel.) Et j'espère aussi arriver au bout : si tout se passe bien le projet devrait être bouclé avant la fin de l'année, encore désolé pour mon rythme de publication un peu lent. Concernant un fichier PDF, faudra que j'apprenne à faire une conversion mais oui, pourquoi pas ? Je verrai. J'avais dans l'idée de publier aussi plusieurs "bonus" concernant la structure de la fiction (pour que vous puissiez voir l'évolution des idées et ce à quoi vous avez échappé), mais il faut que je me renseigne auprès d'un modérateur pour savoir si c'est envisageable. J'ai pas envie d'être un hors-la-loi.

Evana, c'est dommage que tu t'éloignes de Code Lyokô mais en même temps, ça doit faire plus longtemps que moi que tu suis la série. Concernant les couples, motus et bouche coususse... euh cousue ^^"
C'est juste pas bien de tirer partie du fait que je fais pas beaucoup de fautes pour en profiter et ne pas vérifier ^^ Non je plaisante ! Wink Et encore merci pour toutes les corrections précédentes.

Bon allez, voici la suite, plus sombre qu'à l'accoutumée puisqu'elle se recentre sur Devoldère. Bonne lecture et n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires.



Chapitre 16-2
Vivre ensemble...


Une voiture était arrêtée au bord d’une route, dans la périphérie de la ville ; le conducteur regardait l’horizon lointain à travers le pare-brise, ne sachant que faire. À côté de lui, sur le siège passager, quelques dossiers aux feuilles éparses, parmi lesquelles la photo d’une bande de cinq adolescents, visiblement prise à leur insu, grâce à un appareil professionnel. Il poussa un profond soupir puis ouvrit la portière, sans prêter attention au possible passage d’une voiture à cet instant précis. Il contourna l’auto par l’avant et marcha d’un pas de plus en plus hésitant jusqu’à une croix en bois plantée dans l’étendue d’herbe, sur le bas côté de la route. À mesure qu’il progressait, un malaise de plus en plus profond l’envahissait. Des sentiments qu’il avait cherché à enfouir au plus profond de son être refaisait surface avec violence, déchirant la toile d’indifférence qu’il s’était efforcé de tisser durant toutes ses années. Il vacilla lorsqu’il ne fut plus qu’à un demi-mètre de la croix. Il s’efforça de prendre une profonde inspiration, sans grand succès : cela ne fit que renforcer son vertige. Ses genoux tremblaient, comme s’ils ne pouvaient supporter son poids, et l’un d’eux finit par fléchir sans qu’il soit vraiment possible de déterminer si le mouvement était volontaire ou non. Son genou toucha bientôt le sol, écrasant les brins d’herbe qui se trouvaient là.

Éric regardait la croix devant lui. Son intersection était couverte de la photo d’une femme d’une trentaine d’années et d’une fillette de cinq ans. Sur le sol, quelques fleurs avaient été déposées par des proches - ou des anonymes peut-être. Son estomac sembla se contracter violemment tandis qu’il posait la main sur la photo. C’était la première fois qu’il revenait en ces lieux depuis cette maudite soirée. Jusque là, il n’en avait eu ni la force ni le courage. Et il se trouvait toujours de bonnes excuses, trop occupé par ses devoirs envers l’Organisation. Mais aujourd’hui, les choses étaient différentes. Il avait une fois de plus perdu tous ses repères. Ce passé qu’il avait voulu nier et oublier était désormais la seule chose qui le raccrochait à son identité, à celui qu‘il était réellement. Il ne voulait plus être cette marionnette, ce pantin, ce jouet entre les mains d’un consortium obscur dont il ne connaissait ni les desseins ni le visage. Il voulait mettre un terme à cette vaste comédie. Il était temps de tirer le rideau. Il en savait à présent trop sur Peter Watts, sur l’A.D.A.M pour pouvoir reculer. Il irait jusqu’au bout, quelqu’en soit le prix. Une fois dans sa vie, il ne serait pas le spectateur passif mais l’acteur de sa destinée. Il ne reproduirait plus jamais cette erreur. Plus jamais. Sa main était alors posée sur l’arrête supérieure de la partie horizontale de la croix, ses yeux toujours fixés sur le portrait à jamais figé de ces deux personnes qui avait été sa famille, ce qu’il avait eu de plus cher au monde et qu’il n’avait su protéger. Une douleur foudroyante le paralysa tandis que son estomac semblait se comprimait littéralement sous l’effet d’une force inconnue. Ses doigts se crispèrent un instant sur la croix. Comprenant ce qui menaçait d’arriver, il eut juste le temps de se tourner…

Il se releva péniblement, la gorge en feu, les muscles de l’estomac douloureux. Il s’essuya la bouche avec un mouchoir et n’osa même pas se retourner en direction de la croix. Il regagna sa voiture et ouvrit la boite à gants pour en sortir un flacon orange. Ces psychostimulants, jusque là, l’avaient aidé à garder ses distances avec son drame personnel. Grâce à eux, ses facultés de concentration et de déduction étaient considérablement accrues et c’était après qu’il ait commencé à prendre ce médicament qu’il avait envisagé le monde sous l’angle d’un gigantesque puzzle qu’il s’efforçait de reconstituer pièce après pièce. Malheureusement pour lui, le tableau dépeint sur les pièces qu’il avait jusque là réussi à mettre bout à bout était des plus sinistres, plus encore que sa petite histoire. Considérant le flacon qu’il tenait entre ses doigts, il se trouva soudain pathétique. À qui voudrait-il faire croire qu’il pourrait être maître de quoi que ce soit et à plus forte raison de son devenir alors qu’il était l’esclave de cette drogue, accroc à ce truc que lui avait refilé Watts lorsqu’il l’avait recruté ?

Vous avez raison… C’est pas moi qui vous empêcherai de vous empoisonner.

La phrase du jeune Belpois lui revint en mémoire et il considéra encore plus attentivement le flacon et les pilules qu’il contenait. Il est vrai qu’il ne s’était jamais réellement questionné sur les risques éventuels, les effets secondaires que pouvaient avoir le produit. Seul comptait son effet : chasser la douleur et faire de lui quelqu’un.

- Tu parles ! s’exclama-t-il soudainement d’une voix qui tremblait tout autant de rage que de peine. Va au diable, Watts ! 

En disant cela, il jeta le flacon dans la boite à gant et la referma sans ménagement. Ses yeux s’arrêtèrent sur la photo des adolescents qui dépassait d’un dossier. Il était temps qu’il répare le tort qu’il avait causé à ces jeunes. Il sortit son arme de l’étui sous sa veste. Il vérifia le chargeur et la chambre de combustion d’un coup d’œil rapide avant de la ranger. Prenant une dernière inspiration, il passa ses deux mains sur son visage puis démarra, quittant le bas-côté pour suivre la route. Il regarda alors dans le rétroviseur et vit la croix se confondre avec l’horizon tandis qu’il avançait. S’il voulait pouvoir se regarder en face, il devait le faire. Pour elles et pour eux.

Quelques heures plus tard, à des kilomètres de là, alors que la nuit commençait à tomber, une berline grise s’arrêta devant un plain-pied au cœur d’un quartier résidentiel tout ce qu’il y de plus banal. Au volant, Peter Watts coupa le contact avant de se saisir d’une serviette qu’il avait négligemment déposée sur le siège passager. Il sortit de la voiture et se dirigea vers la porte d’entrée de son domicile, non sans presser la commande de fermeture centralisée sur son trousseau de clés. Il n’était pas tranquille, contrairement à son habitude. Il jetait des coups d’œil à droite et à gauche, s’attendant à tout instant à voir une ombre suspecte au loin, dans la lumière tamisée des lampadaires. Mais bien sûr, il n’y avait rien. Quel idiot ! Il fallait vraiment qu’il retrouve son sang-froid. Il allait finir par faire rater l’opération. Il arriva devant sa porte et chercha péniblement son sésame. Il finit par réussir à ouvrir et entra précipitamment en jetant un coup d’œil par-dessus son épaule, persuadé qu’on l’épiait. Il ferma la porte et alluma la lumière. Il jeta la serviette dans le fauteuil du salon, traversa la salle à manger et atteignit la cuisine. En allumant la lumière de cette pièce, il constata avec stupéfaction que la porte avait été forcée et qu’elle était légèrement entrouverte. Il voulut atteindre l’arme qu’il gardait toujours sur lui, sous sa veste mais un canon se posa contre sa crâne avant qu’il n’en ait eu le temps. Une voix familière s’éleva derrière lui, lui demandant de lever lentement les mains en l’air. Il la reconnut tout de suite et comprit que son pire cauchemar était en train de devenir réalité : Éric Devoldère avait découvert qu’il s’était servi de lui et qui sait ce qu’il projetait maintenant de lui faire pour se venger.

- Tes mains tremblent, remarqua l’homme qui le tenait en joue, une pointe d’ironie dans la voix.
- Pose cette arme, Éric. Je vais tout t’expliquer mais baisse ce flingue.
- Tu vas tout m’expliquer, ça oui ! Mais je préfère rester prudent.
- Alors laisse-moi au moins me retourner. Que l’on puisse se parler face à face.
- Ne jamais faire confiance à l’ennemi. C’est bien ce que tu m’as enseigné, non ? Or aujourd’hui, l’ennemi, c’est toi. Tu travailles pour l’A.D.A.M. Tu t’es servi de moi ! 

Peter déglutit péniblement. Il sentait les mains d’Éric trembler, le canon frotter contre son crâne. Cet idiot risquait de faire partir le coup à s’agiter comme ça.

- Je ne suis pas un ennemi, Éric. Je ne suis pas ton ennemi. 

Devoldère appuya plus fermement le canon contre la tête de sa cible, grommelant pour signifier son mépris pour ce genre de considération. Ce qu’il voulait maintenant, c’était la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

- D’accord, tu veux la vérité ? Alors, oui ! Je me suis servi de toi pour évincer l’O.S.E.T.A.R.M mais absolument pas pour les raisons que tu peux te figurer.
- Sans blague, alors pourquoi tu trembles ? Si tes explications sont si bonnes, donne-les moi et…
- Tu crois vraiment que c’est aussi simple ? demanda Peter en voulant tourner sa tête pour regarder par-dessus son épaule avant d’être interrompu par une pression plus prononcée du canon contre son crâne.
- La vérité, c’est ce qu’il y a de plus simple, rétorqua avec conviction Devoldère. Le mensonge complique la vie… 

Watts ricana avec mépris. Il n’était vraiment pas fait pour ce boulot s’il croyait ça. Cela agaça profondément Devoldère qui dut se retenir de frapper son ancien supérieur.

- Le mensonge, c’est notre boulot de tous les jours.
- Celui de traître aussi ?
- Tu peux me mépriser si ça te chante mais sache que je n’ai jamais voulu te causer de tort. D’ailleurs, personne n’est au courant que tu as dérobé les dossiers. Je t’ai couvert, au risque de me faire tuer.
- Arrête, tu vas me faire pleurer…
- Tu dois me croire. Tu peux encore faire marche-arrière. Rends-moi les dossiers et je tire un trait sur tout ça. Mais si tu me tues, tu auras l’A.D.A.M aux trousses, peut-être même l’Organisation. Tu n’y gagneras rien.
- Pourquoi ?
- Parce que je ne veux pas que tu aies à vivre ce que j’ai vécu…
- Non ! s’emporta Éric. Pourquoi tu as trahi l’Organisation ? Pourquoi travailler pour l’A.D.A.M ?
- Je ne peux pas te le dire. Tu dois me croire : si je le faisais, je te mettrais en danger.
- J’ai lu les dossiers, tu sais ? Je ne suis pas idiot. J’en sais suffisamment pour que ton Agence veuille m’éliminer. Ils ont plus de trente rapports rédigés de ta main à mon sujet. Ils savent tout de moi. Mais je ne sais rien de toi.
- Même si tu savais, tu n’y comprendrais rien.
- Je connais ce discours par cœur !
- Alors fais comme si c’était vrai… 

Peter avait insisté sur le mot « vrai » comme pour dégager toute l’absurdité de la situation. Devoldère eut un temps d’hésitation et baissa légèrement son arme. Watts saisit l’opportunité et se retourna sans chercher à dégainer. Il se retrouva aussitôt en joue après qu’Éric ait fait un pas en arrière. Les deux hommes se fixaient intensément du regard. Finalement, Peter sourit et dit :

- Si j’avais voulu, j’aurais pu dégainer et te tuer... Alors, tu me crois maintenant ?
- Je crois juste que tu es idiot… Au prochain geste, je t’abats sans hésiter.
- Tu ne comprendras donc jamais qui sont tes alliés et qui sont tes ennemis, hein ? 

Devoldère eut un haussement de sourcil mais ne se laissa pas déstabiliser pour autant cette fois. Le sourire de Watts s’élargit face à cette réaction nerveuse. Il s’expliqua donc :

- Tu ignores pour qui tu travailles. Les dossiers que tu as volé ne concernaient que l’A.D.A.M. Ta vision de l’Organisation est biaisée. Tu vois ce qu’ils veulent te faire voir et ce que tu veux bien voir.
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- A.D.A.M et O.S.E.T.A.R.M, même combat ! Pourquoi crois-tu que les deux factions se livrent une guerre du renseignement si ce n’est parce que leur objectif est plus ou moins le même.
- Alors pourquoi l’un plutôt que l’autre ? Pourquoi as-tu choisi de tourner le dos à l’Organisation pour rejoindre cette Agence ?
- Tu le comprendras bien assez tôt.
- Cesse de jouer avec mes nerfs et réponds ! ordonna Devoldère dont le doigt se crispait sur la détente du pistolet.
- Tu ne tireras pas. 

Les mains crispées sur la crosse son arme, l’hésitation d’Éric était de plus en plus patente. Quelques secondes s’écoulèrent et Watts parvint à s’approcher d’un pas avant de recevoir une nouvelle sommation.

- Si tu avais vraiment l’intention de tirer, tu l’aurais déjà fait. Je te connais mieux que personne, Devoldère. Tu n’es pas un tueur. Tu veux te donner l’apparence d’un homme froid et prêt à tout mais tu n’es qu’un père de famille brisé par sa petite tragédie. Tu n’as rien à faire dans cette histoire. Tu as une dernière chance de te retirer. Ne gâche pas tout !
- Je n’ai rien à perdre.
- Au contraire… Les enjeux en présence dépassent tout ce que tu peux imaginer. Rends-moi les dossiers et ce fichu journal ! 

Peter tendit l’une de ses mains vers Devoldère. Celui-ci hésita un instant. S’il ne tirait pas maintenant, Watts le désarmerait peut-être. Le temps sembla se figer. Finalement, il baissa son arme.

- Ce n’est pas ton combat, Éric.
- Ça l’est désormais. Je n’abandonnerai pas ces gamins au milieu de vos magouilles.
- Je me chargerai de les protéger. Mais je ne pourrais pas le faire si tu ne me rends pas ce que tu m’as volé.
- En quoi ce journal et ces documents sont-ils si importants pour toi, au point de vouloir couvrir tes ennemis pour les récupérer ?
- La notion d’ennemi est toute relative… Ces gamins ne seront bientôt plus en danger.
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Ce soir, l’A.D.A.M aura ce qu’elle veut. Lyokô et l’ordinateur quantique qui génère ce monde virtuel n’auront alors plus aucune utilité pour nous.
- Comment ça, l’A.D.A.M aura ce qu’elle veut ? 

Éric braqua de nouveau son arme sur le superviseur qui ricana, lui demandant s’il se trouvait crédible à le mettre en joue à tout va.

- Réponds, bon sang ! Qu’est-ce qu’ils veulent ? Que cherchent-ils ?
- Tu crois vraiment que je vais te le dire… 

Excédé, Devoldère ne put se retenir et frappa en plein visage l’homme qui lui faisait face. Watts perdit l’équilibre et tomba à la renverse.

- Réponds-moi ! 

Peter, toujours calme, leva les yeux vers Éric dont les traits du visage étaient aussi crispés que les doigts sur son pistolet.

- Ça fait combien de temps que tu n’as pas pris de psychostimulants ? On dirait que le manque commence à se faire sentir, non ?
- Que veut l’A.D.A.M ?
- Si je te le dis, ils te tueront…
- Parle ! 

À tout moment, le coup menaçait de partir. Watts en était bien conscient.

- Ils veulent les programmes de gestion et de stabilisation de l’énergie quantique mis au point par Hopper. Tu ne pourras pas les empêcher de les prendre.
- Je parierai pas là-dessus si j’étais toi. 

En disant cela, il sortit une paire de menottes et s‘abaissa. Il referma l’un des anneaux sur le poignet de Watts et l’autre à un tuyau de radiateur. Puis il se dirigea vers la sortie tandis que Watts tentait de le dissuader d’intervenir. Devoldère sortit de la maison par la porte arrière et traversa le jardin puis enjamba la clôture. Il regagna finalement son véhicule, garé précipitamment dans une allée, et ouvrit la boite à gants pour y chercher son portable. Après avoir jeté la moitié du contenu sur le sol, il se rendit compte qu’il l’avait oublié, probablement à Kadic. Il frappa des deux mains sur le volant en jurant puis mit le contact et démarra en trombe. Il devait prévenir les adolescents. Si l’A.D.A.M parvenait à récupérer ces données, qui sait ce qu’elle en ferait ?

Pendant ce temps, Watts, la tête posée contre le métal froid de son radiateur, se maudissait de n’avoir pas su convaincre Devoldère de rester en dehors de tout ça. Et plus encore de lui avoir révélé une partie du plan de l’A.D.A.M sans avoir pu récupérer les documents ni même le journal. Néanmoins, il allait pouvoir tirer profit de la situation. Plongeant sa main libre dans sa veste, il en sortit un téléphone portable et appela un numéro dans son répertoire. C’était sa dernière carte. Il ne pouvait pas laisser Devoldère interférer dans le bon déroulement des opérations. Quelqu’un décrocha et il eut un instant d’hésitation, une boule dans la gorge. Il prit une profonde inspiration et fit bref :

- Il vient de partir. Il se dirige vers le collège-lycée Kadic. 

Puis il raccrocha. Et ferma longuement les yeux. Il songea alors que tout serait bientôt fini.




Voilà. Alors ? Qu'en pensez-vous ? J'ai vraiment besoin de votre avis car je n'arrive pas du tout à m'en faire un qui soit définitif concernant cette séquence. Merci d'avance à ceux qui liront et à ceux qui commenteront, voire corrigeront. Smile Et à bientôt !
  Sujet: [Fanfic] Réinitialisation  
PhilippeKadic

Réponses: 201
Vus: 85831

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Mer 03 Fév 2010 16:45   Sujet: [Fanfic] Réinitialisation
Me voilà de retour (déjà ?) avec la suite du texte. Oui bon, d'accord, c'était pas forcément du rapide mais vu que je vous avais prévenu d'un fort risque de retard (du genre : plus de miettes avant fin févrirer, hein Kinshii ?), je m'estime en avance. Ben oui, on s'arrange comme on peut avec la réalité. ^^

Au fait, ça n'a rien à voir mais c'est chouette et donc j'écris "au fait" pour faire comme s'il y avait une continuité dans mon propos, bref... J'ai un nouveau lecteur. \o/ Merci pour ton commentaire Shipping. Et bien sûr merci à mes habituels commentateurs Wink

Alors pour répondre à quelques remarques : LE déchiqueteur de fics (c'est bon là, l'article défini, il est bien visible, non ? À moins de la mettre en rouge caractère gras doublement souligné, comme dirait l'un de mes profs de lycée, difficile de faire mieux) qui adore ce passage. Bon, t'as certainement usé de l'hyperbole, Kerian mais tu m'en vois ravi. Malheureusement, pour ce qui est du rythme de publication, je préfère (sans prétentions aucune) privilégier la qualité au détriment de la quantité, temporellement parlant.

Ensuite, pour mon nouveau lecteur, un grand merci : deuxième fic préférée, c'est pas rien surtout si ce que tu aimes le plus dans une fic n'est pas au rendez-vous. Mais quand même, certes les "parties romantiques entre Ulrich et Yumi" ne sont peut-être pas présentes telles que le lecteur peut les concevoir de prime abord mais je trouve que la relation y est suffisament développé (même si c'est à contre-courant de ce à quoi tu t'attendais). Donc, pas d'écartèlement, en plus ce serait idiot, vous ne connaîtriez pas le fin mot de l'histoire (et je me sens pas l'âme d'une Shâhrâzâd). Et puis, il n'y a rien de plus lassant que de lire une histoire dont on sait déjà comment elle va finir, à part peut-être Le Petit Chaperon Rouge, ça me fait toujours rire de savoir qu'elle va se faire manger.

Sans transition, non, Kinshii, j'suis pas sadique (très convaincant vu ce que j'ai écrit juste au-dessus, mais faut me comprendre, vous n'avez pas eu mes cours de Terminale Littéraire sur les Contes de Perrault, bref...) ! J'aime juste contrebalancer les bons sentiments mielleux de ma fic (j'avoue volontiers que ça en dégouline parfois mais je ne fais pas de la vraie littérature donc no problemo) avec des éléments un peu plus durs pour les personnages.Et si tout se passait bien, il n'y aurait pas d'intrigue. En plus, le plus sadique de nous deux, c'est pas moi j'te ferai dire. C'est toi qui a blessé à l'épaule Ulrich (il avait même un tympan percé je crois dans une certaine fic Razz). Et rappelle-moi ton attaque de la piscine ? Razz
Je préfère nettement le TNT au C4, c'est beaucoup plus instable soit dit en passant. Le plastic est beaucoup trop stable par rapport à l'invention de Nobel (edit : mea culpa, j'ai confondu, Nobel est l'inventeur de la dynamite... D'ailleurs, je crois que c'est la dynamite qui est instable sous la chaleur... Bah z'avez compris l'idée de toute façon.) qui, si elle est exposée à une trop grande chaleur, suinte de la nitroglycérine et BOUM....
Mais pourquoi je parle de ça moi ?! Ah, oui pour prouver que je suis pas sadique (mouais, pas sûr que je vous ai convaincu...).
Bah tant pis, si vous ne me croyez.

Et pour ce qui est de William, eh bien, faudra lire la suite. Si je commente, je vais épiloguer et vous gâcher le plaisir.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.





Chapitre 16-1
Vivre ensemble...


Jérémie faisait les cents pas, traversant la salle de sport de Kadic de long en large. De temps à autre, il passait brièvement sa main sur la partie basse de son visage, mâchoire et menton, geste compulsif qu’il ne parvenait pas à réfréner et qui trahissait son anxiété. Aelita était assise sur un banc et observait du coin de l’œil son ami qui effectuait un énième retour sur ses propres pas. Elle aussi était inquiète mais elle essayait de le dissimuler autant que faire se peut. Jérémie montrait assez de signes extérieurs d’angoisse pour deux. Yumi était juste à côté d’elle ; debout et adossée au mur, elle ne laissait rien transparaître de ses émotions. Aelita se doutait qu’elle était également dévorée par l’angoisse mais plus que n’importe quel autre membre du groupe, Yumi n’extériorisait que rarement ses sentiments, à tort ou à raison, là n’était pas la question. Deux yeux d’un vert émeraude se levèrent en direction de la japonaise dont le visage restait paisible et ne trahissait aucune émotion. Ne jamais embarrasser autrui avec ses propres problèmes, tel était le principe essentiel de la philosophie de Yumi Ishiyama.

Cette dernière finit par sentir le regard qui se portait sur elle et détourna bientôt le sien de l’horizon mural fait de bois. C’était désormais un visage candide, adouci encore davantage par les mèches roses qui l’encadraient, qui occupait le centre de son champ de vision. Yumi pouvait lire dans les yeux de son amie, de sa meilleure amie, toute l’inquiétude qu’elle-même se forçait à refouler derrière un masque d’impassibilité. Elle lui sourit doucement. Aelita lui rendit son sourire, moins assurée que d’habitude.

Quelques minutes s’écoulèrent. Jérémie n’avait de cesse d’user le parquet. Yumi finit ainsi par lui demander sur un ton tout à la fois agacé et soucieux de se détendre. Le jeune homme interrompit sa marche et maugréa qu’il ne comprenait pas comment elle pouvait rester comme ça alors que tout allait se jouer maintenant. Yumi haussa les épaules. Elle avait accepté de croire en leur amitié et ça avait fonctionné. Il le tenait enfin, le programme qui permettrait à William de reprendre le cours normal de sa vie. Mais le sacrifice nécessaire, seul William pouvait ou non y consentir. Au point où ils en étaient de toute manière. Cela ne dépendait plus d’eux. Et Yumi savait que, quoi qu’ils puissent dire ou faire, William agirait comme il l’avait toujours fait jusque là, à l’instinct. Peu importe les mises en garde, s’il y avait une solution qui lui permettrait de retrouver toute son autonomie, il la saisirait, et ce n’était pas elle, certainement pas elle qui pourrait l’en empêcher. Et puis le voulait-elle au fond ? Voulait-elle se priver d’une telle occasion de se libérer, elle et lui, de contraintes si pesantes ? C’était égoïste d’une certaine façon mais elle avait donné plus que tous les autres ces dernières semaines pour William et lui-même, à de nombreuses reprises, l’avaient exhorté à faire passer son bonheur en priorité. Elle savait que William accepterait.
Ce qui la tiraillait vraiment, c’était ce qui tiraillerait bientôt les esprits de ses deux amis : le sacrifice que demandait cette entreprise. Depuis quelques jours, au gré de la concrétisation de leur protocole de transfert des données, Aelita et Jérémie s’étaient mis à envisager ce fichu jour où il faudrait exposer clairement leur projet à William. Ce n’était que la première étape mais il ne parvenait guère à se projeter plus loin. Ce qui n’était pas le cas de Yumi.

Elle jeta un œil à sa montre lorsque la voix de William, qui sortait des vestiaires, résonna dans la salle :

- Alors quoi ? Un nouveau spectateur ! J’dois faire de sacrés progrès pour que t’arrives à vendre autant de places, plaisanta le garçon, tout sourire. 

Il s’avança dans la salle et se rendit compte que les regards venaient de se braquer sur lui. Les visages graves de Jérémie et d’Aelita le mirent mal à l’aise et il chercha du secours dans celui de Yumi. Il remarqua que la lueur au fond de ses yeux n’étaient pas la même que d’habitude. Quand leur regards se croisèrent, elle se pinça les lèvres furtivement mais cela n’échappa pas à l’adolescent. Il avait appris mieux que personne, peut-être mieux qu’Ulrich encore, la signification de la moindre manifestation extérieure pouvant trahir l’apparente tranquillité de son amie. Et là, précisément, il savait que quelque chose n’allait pas.

- Il est arrivé quelque chose de grave ? s’enquit-il l’air soudainement très inquiet. 

Les trois amis restèrent quelques secondes interdits, comme surpris par la réactivité de William.

- William, il faut… On a besoin de te parler… commença Jérémie. 

L’adolescent fronça les sourcils et dévisagea son interlocuteur. Que signifiait donc ce ton hésitant ? Et pourquoi Jérémie cherchait-il du regard Yumi et Aelita comme pour s’assurer leur soutien ? Jérémie replaça ces lunettes et poursuivit :

- On… C’est à propos de… ce qui t’es arrivé ces dernières semaines. Aelita et moi, nous avons beaucoup réfléchi et… 

Il s’arrêta et chercha de nouveau l’appui de ses amis. Un long et pesant silence s’installa. William essayait de comprendre ce qu’il pouvait bien vouloir lui dire, sans succès. Il se tourna vers Yumi et lui demanda ce qui se passait. Yumi se pinça de nouveau les lèvres et avala subrepticement sa salive avant d’avouer à son ami d’un ton convaincu :

- Aelita et Jérémie ont trouvé une solution… Un procédé pour éliminer les… 

Elle hésita un moment sur le mot puis poursuivit :

- …les résidus de X.A.N.A qui interfèrent dans la transmission des informations dans ton système nerveux. 

Jérémie regarda la jeune japonaise d’un air stupéfait. Elle avait parfaitement exposé la situation, de manière claire, limpide et correcte. Un nouveau silence s’était installé. Plus oppressant encore. La nature de l’expression qui s’était peinte sur le visage de William était difficile à définir. Il baissa bientôt la tête et poussa un long soupir, excédé ou soulagé ? Tous les regards se portaient sur lui, inquiets lorsqu’il éclata de rire à la stupéfaction générale.

- Tout va bien ? demanda Aelita qui souriait en voyant pour la première fois depuis longtemps William rire quoiqu’elle ne cernait pas bien le comique de la situation, pas plus que les deux autres d’ailleurs. 

Le jeune Dunbar parvint à reprendre son sérieux et expliqua qu’il s’attendait à une mauvaise nouvelle, une de plus, une énième. Un sourire triste éclairait sobrement son visage.

- Une solution, hein ? Et vous êtes sérieux en disant ça ou bien vous voulez juste me remonter le moral ? Sans vouloir vous vexer, les médecins eux-mêmes n’ont pas trouvé ce dont je souffrais alors je ne vois pas comment vous pourriez y parvenir et en plus me soigner…
- Le supercalculateur, le coupa Jérémie sobrement. La réponse était sous nos yeux depuis le début, sous mes yeux mais j’ai été assez stupide pour ne pas la voir… 

Aelita posa sa main sur l’épaule de son ami et poursuivit l’explication :

- Écoute. Nous avons mis au point un procédé qui permet de remplacer des données corrompues par des données saines. Pour faire simple, notre programme pour te libérer de l’emprise de X.A.N.A n’a pas totalement réussi, pour une raison qui nous échappe, à éliminer toutes les traces du programme de notre ennemi. Au milieu des données codant ton influx nerveux, il reste des débris, des résidus d’un système de X.A.N.A…
- Et c’est ça qui provoque ces… trucs ? 

Aelita hocha doucement la tête.

William demanda alors quelle était cette fameuse solution, ce procédé qu’ils avaient trouvé. Son regard se porta à ce moment sur Yumi. Cette dernière sentit un malaise profond l’envahir. Elle avait l’impression d’avoir trahi William doublement : en révélant des informations qu’il avait confié à elle seule d’abord, en souhaitant reprendre le cours normal de sa vie ensuite.

- Le processus est sans danger pour toi, commença Jérémie d’un air rassurant. Le Supercalculateur conserve en mémoire les données relatives à l’influx nerveux de chaque sujet avant chaque virtualisation et lors du tout premier scanner. Ce sont des mesures de sécurité qu’Aelita et moi avions mises en place à l’époque où X.A.N.A avait gagné en puissance et où ses attaques étaient de plus en plus violentes. Le système que nous avons mis au point nous permettra de remplacer les données de ton influx nerveux actuel par celui qui était le tien lors de ton premier scanner.
- Et si vous faites ça, si ça fonctionne, alors… Je n’aurai plus ces visions ni ces tremblements ? 

Jérémie hocha la tête avant d’ajouter :

- Mais il faut que tu saches que si le procédé est sans danger pour ton organisme… 

Il fit une pause puis reprit :

- Ce que je veux dire c’est que ta mémoire, tes souvenirs concernant tout ce qui a pu se passer entre le jour de ton entrée dans la bande et aujourd’hui, tout ça va disparaître en même temps que tes symptômes. Lorsque tu rouvriras les yeux, tu te croiras en 2006.
- L’idée me plaît bien. Qu’est-ce que t’en dis, Yumi ? demanda William qui voulait visiblement détendre l’atmosphère tendue avec un peu d’humour. 

Yumi resta un moment silencieuse, les yeux baissés. Puis elle regarda son ami droit dans les yeux. Il pouvait deviner ses craintes, il savait à l’avance, en substance, ce qu’elle allait lui dire. Elle s’avança de quelque pas dans sa direction et lui demanda de ne pas plaisanter, de ne pas prendre ça à la légère. Elle ne voulait pas, surtout pas, qu’il fasse un choix qu’il serait amener à regretter. Elle culpabilisait suffisamment de vouloir traiter son mal par un autre. Il lui sourit puis étendit ses bras devant lui. Ses mains tremblaient légèrement.

- Yumi. Tu crois vraiment que ça pourrait être pire que ça ? lui demanda-t-il posément. 

Le calme de sa voix la déroutait profondément. Il ne semblait pas plus ébranler que ça par le risque de perdre ces souvenirs, c’est-à-dire une partie de lui-même. Il affichait une forme de renoncement, de résignation qui l’inquiétait vraiment. Pas de questions, juste une blague et une question rhétorique. Pas même une hésitation. Elle s’avança encore dans sa direction tout en essayant de le raisonner. Ça ne pouvait pas lui passer par-dessus la jambe !

- Écoute, William ! Je sais que tu veux retrouver une vie normale mais… Tu ne peux pas prendre une telle décision comme ça, sans réfléchir.
- C’est déjà tout réfléchi. Et tu le sais, sinon tu ne serais pas là. 

Yumi baissa les yeux. Ainsi donc, il avait compris. William s’adressa à Aelita et Jérémie qui les observaient, en retrait. Il leur demanda s’il pouvait s’entretenir quelques minutes avec Yumi, seul à seul. L’adolescente releva les yeux, surprise tandis que ses deux amis acceptaient naturellement et quittaient le gymnase. Lorsque la porte fut refermée, Yumi prit la parole, mal assurée :

- Tu… m’en veux ? 

William lui sourit, un sourire sincère qui la rassura avant même qu’il ne lui ait donné sa réponse. Puis il secoua doucement la tête et s’avança à son tour dans sa direction. Ils étaient maintenant face à face, peu de distance les séparait.

- Je te suis reconnaissant au contraire. J’en ai plus qu’assez de n’être pas celui que je suis.
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Je veux pouvoir vivre. Je veux être utile, vous aider, t’aider comme tu l’as fait pour moi.
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
- Bonne ou pas, vous aurez besoin d’un allié. Un type que votre agent « secret » ne connait pas.
- Ça n’a rien d’un jeu, William. Et on ne te mettra plus en danger cette fois.
- Yumi, je veux redevenir quelqu’un, celui que je suis vraiment. Celui qui est prêt à tout pour toi…
- Tu as suffisamment trinqué en voulant m’aider et…
- De toutes façons, que tu le veuilles ou non, vous aurez besoin de moi dans votre équipe. Tôt ou tard.
- Le plus tard sera le mieux alors, répondit Yumi sur un ton cinglant sans même se rendre compte de la virulence de son propos. 

William poussa un soupir et se tourna, s’apprêtant à gagner les vestiaires. Yumi lui demanda alors :

- Et le processus d’échange de données ?
 
William ne put s’empêcher de sourire en coin et toujours le dos tourné, il répondit :

- Laisse tomber cette idée.
- Quoi ?
- Je veux redevenir celui que j’étais, un membre de votre bande, un Lyokô-guerrier.
- Tu n’as combattu qu’une fois sur Lyokô. Et puis, même si tu ne te bats pas avec nous, nous ne t’en considérerons pas moins comme notre ami.
- Désolé Yumi. Mais le banc de touche, ça ne me dit rien si je suis en pleine forme. Autant rester dans cet état, au moins, j’ai une raison viable de ne pas vous aider.
- Et tu crois que c’est avec ce genre de chantage que tu vas me faire céder ? Tu vas juste te causer du tort, une fois de plus.
- Alors, c’est comme ça que tu me vois vraiment au fond. Malgré tous ces mois passés ensemble à se confier l’un à l’autre, tu me vois toujours comme le dernier des idiots ?
- Ton comportement n’aide pas à prouver le contraire… soupira Yumi, inflexible. 

William se retourna à nouveau et la regarda dans les yeux.

- Tout ce que je veux, Yumi, c’est t’aider. Si je redeviens celui que je suis, si je retrouve toute mon autonomie, je ne pourrais pas m’en empêcher. Et tu ne pourras pas m’en empêcher. Alors autant que rien ne change. Comme ça, tu pourras continuer à culpabiliser. Tu crois vraiment que c’est ce que je veux pour toi ? 

Il posa sa main sur sa joue et la caressa avec toute la douceur dont il était capable.

- Je ne veux pas que tu te mettes en danger à cause de moi… expliqua Yumi.
- J’suis assez grand pour savoir ce que je fais, non ? 

Elle lui lança un regard qui signifiait certainement : Oh oui ! J’en doute pas, d’ailleurs, regarde où ça nous a mené ! qu’il comprit parfaitement.

- Bon, d’accord, j’ai merdé face à X.A.N.A mais… Je n’avais aucune expérience. Je vous demande pas de m’envoyer sur le terrain en première ligne cette fois. Vous m’entrainerez et puis, j’aurais la meilleure formatrice en combat rapproché qu’on puisse imaginer, ajouta-t-il en avec un clin d’œil. Et quand vous me jugerez prêt, je combattrai à vos côtés sur Lyokô.
- C’est bien beau, mais ces promesses, tu ne t’en souviendras pas…
- Il te suffira de me les rappeler. Je te croirai sur parole.
- Jusqu’à ce que tu n’en fasses qu’à ta tête.
- Fais-moi confiance… Ok ?
- Bon, entendu. Mais… 

Elle hésita.

- Mais ?
- Tu es certain de ton choix ? Tu es conscient que cette version de toi est condamnée à disparaître.
- Rien ne me ferait plus plaisir, Yumi.
- Alors, dans ce cas, ce soir, on va à l’usine. Tu pourras encore changer d’avis d’ici là.
- D’accord. Alors, à ce soir, j’imagine. 

Yumi hocha la tête avant de gagner la sortie. Alors qu’elle s’apprêtait à pousser la porte, William l’apostropha. Elle se tourna et il lui dit ce simple mot qui la fit se sentir mal :

- Merci. 

Elle s’éclipsa en vitesse. Devant le gymnase, Jérémie et Aelita attendaient, assis dans l’herbe.

- Alors, verdict ? demanda Jérémie.
- Il accepte bel et bien de venir ce soir au labo…
- Alors tout et bien qui finit bien finalement, soupira Belpois, soulagé d’un lourd fardeau en levant la tête vers le ciel bleu totalement dégagé de tout nuage.
- Ben, pas tout à fait.
- Comment ça ? s’enquit Aelita.
- Il insiste pour rester un Lyokô-guerrier…
- C’est pas vrai ! marmonna Jérémie. T’as refusé, j’espère.
- Ben, c’est-à-dire que…
- C’est pas vrai ! C’est pas vrai ! C’est pas vrai ! répéta-t-il.
- Je ne vois pas où est le problème, intervint Aelita. Il ferait un excellent Lyokô-guerrier. Il manquait d’expérience contre X.A.N.A mais si…
- Pas la peine. On ne prendra pas ce risque et Yumi sera d’accord avec moi pour dire qu‘il faut qu‘on trouve une solution pour l’en dissua…
- Non. Je pense moi aussi qu’on devrait lui donner une deuxième chance. 

Aelita et Jérémie restèrent interdits.

- William a l’âme d’un Lyokô-guerrier et il fait partie de la bande que tu le veuilles ou non.
- Il se mettra en danger et nous mettra tous en danger par la même occasion. C’est une tête brûlée. C’était ton avis à l’époque où l’on combattait X.A.N.A et…
- Jérémie. Je sais que toi aussi tu t’en veux pour ce qui est arrivé à William mais ce qu’il m’a dit m’a ouvert les yeux. Il est des nôtres. On lui apprendra à contenir son énergie. Ce ne sera pas facile, ce sera long mais… Ça en vaut la peine, crois moi. Je sais qu’il fera tout pour nous aider.
- J’espère que tu as raison, murmura Jérémie. Je l’espère vraiment.
- Alors, ça veut dire que ce soir, nous serons enfin de nouveau cinq Lyokô-guerriers, constata Aelita en souriant.
- Ouais… Ce soir… 

Jérémie se laissa tomber dans l’herbe en contemplant le ciel azur au-dessus de lui. Ce soir, un problème serait définitivement réglé. Mais la principale menace n’était toujours pas écartée. L’A.D.A.M, ce groupe dont il ne savait que peu de choses, travaillait certainement dans l’ombre à sa prochaine attaque qui mettrait à nouveau ses amis, y compris William peut-être, en grand danger. Et Devoldère qui était toujours injoignable.

Il jeta un œil en direction de Yumi qui venait de s’asseoir à côté de lui puis il tourna la tête vers Aelita. Heureusement qu’ils étaient là. Même si c’était parfois une torture de savoir qu’ils les avaient mis en danger, ils savaient au moins qu’il pouvait compter sur eux, sur ses amis. Et qui sait, peut-être que la bande redeviendrait bientôt ce qu’elle était avant ? Il l’espérait en tout cas. Car il leur faudrait tôt ou tard faire front face à cette menace insensée, sur laquelle il ne pouvait mettre de mots. Il leur faudrait être prêt, ensemble. Ensemble.





Voilà, c'est tout pour le moment. C'est déjà pas mal, non ? 3063 mots selon mon traitement de texte. T'auras qu'à compter si tu veux, Kerian Razz.
Bon en attendant la suite (et accessoirement pour que je puisse la poster), n'oubliez pas et n'hésitez pas à laisser commentaires, critiques et corrections, elles sont les bienvenues. Merci d'avance ! Wink
  Sujet: [Fanfic] Un Nouvel Ennemi  
PhilippeKadic

Réponses: 68
Vus: 54924

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Dim 24 Jan 2010 13:18   Sujet: [Fanfic] Un Nouvel Ennemi
Eh mais c'est que je suis en retard moi ! Quelle surprise, hein ? Rolling Eyes

Bon plus sérieusement, je te confirme que la grammaire, la conjugaison et l'orthographe en ont pris un coup. Mais l'intrigue est très intéressante et les quelques révélations laissent augurer du meilleur. Alors côté corrections, c'est un peu massif... Désolé. Les erreurs sont soulignées et corrigées après la double flèche.

" Nous aimerions savoir ce que Seven t'as raconté => a => pour rappel, Seven est le sujet. Le pronom personnel t' n'occupe que la fonction de complément d'objet indirect et par conséquent n'influence pas la conjugaison du verbe, même si j'avoue que c'est tentant.
" où elle prend pied " => je ne connaissais pas cette expression et il m'a fallu faire des recherches. Apparement, elle s'utilise davantage pour les objets mais vu ta comparaison avec une plume, pourquoi pas ?
" Trop d'indormations contradictoire " => contradictoires
" en même temps qu'il lança " => il manque les deux points d'introduction du discours direct
" croit bon d'expliquer " => idem
"Odd interrompt Aelita " => idem => les fautes d'attention sont fatales ^^
" répond Seven " => d'après le contexte, j'utiliserais davantage le verbe "continuer" parce qu'en l'état, on a l'impression que Seven répond à Odd (à moins que ce ne soit un trait d'humour)
" il s'est servit de toi depuis le début " => servi => ne pas confondre la 3° PS du passé simple et le participe passé (ça m'arrive aussi ^^)
" même si j'oubliais nos différents " => différends => "différent" est un adjectif alors que "différend" est un nom commun.
" le fait est que c'est vous détenez " => c'est vous qui détenez ou vous détenez
" tout a été dit " => il manque le point
" tu as agit comme il fallait tente maladroitement " => agi et une 'tite virgule entre fallait et tente
" C'aurait été prendre " => Il manque la cédille... Mais je trouve que ça fait moche cette ellision... "Cela" sonnerait mieux.
" si cette entité n'est pas venu => venue
" qui a conçut " => conçu
" tu ne croit pas => crois => on en a pendu pour moins que ça Wink
" Jérémie enchaine " => il manque les deux points d'introduction du discours direct.
" pourquoi il l'a conçut " => conçu et il manque les guillemets de fermeture du discours direct
" des ténèbres qui l'enveloppait " => enveloppaient => le pronom relatif "qui", anétcédent de "ténèbres", est le sujet d'envelopper dans cette relative.
" qu'est-ce que ça veux dire " => "veut"
" t'es allé cherché " => chercher
" se soit Zena " => ce
" J'en avait déduit => avais
" pour son profit " => alors là, j'hésite... Je jetterais un oeil au Robert de la Langue Française de ma Fac parce que je ne trouve rien sur Internet mais il me semblait que l'expression exacte était "à son profit"
" monstres de lyokô " => Lyokô

Voilà pour les corrections. Cela m'a permis de réviser un peu ma grammaire et ma conjugaison ^^

Côté histoire, j'aime beaucoup le fond de ton récit : l'explication partielle du sigle de X.A.N.A, la tension dans le groupe (je ne t'accuse pas de plagiat mais la proximité avec certaines phrases de ma fic' m'a fait sourire... On verra si tu mets toi aussi l'intégrité du groupe en péril.), les nombreuses questions bien amenées, le personnage de Seven que je trouve vraiment intéressant (notamment lorsqu'il se laisse tirer dessus avec sang froid...). Bref, tu l'as compris, ta trame et ton style d'écriture sont toujours accrocheurs.

Petit grief tout de même concernant l'analepse (flashback littéraire) que j'aurais bien vu, mais ça n'engage que moi, racontée à la première personne par Aelita (un peu comme dans Gil Blas de Santillane si tu connais).

En tout cas, tu as vraiment des idées intéressantes et j'attends avec impatience de voir ce que donnera le développement de tout ça.

Bon courage pour la suite donc !

Vivement la seconde partie du chapitre ^^ (puisque si j'ai bien compris ce que tu m'as dit par MP, ceci n'est que la moitié du chapitre... Et après, on me dit que mes chapitres sont longs Razz )
  Sujet: [Fanfic] Réinitialisation  
PhilippeKadic

Réponses: 201
Vus: 85831

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Ven 22 Jan 2010 18:46   Sujet: [Fanfic] Réinitialisation
Ben dîtes donc... C'est que je suis sacrément en retard, moi. Oui, bon Kinshii, je t'ai entendu, hein ? Inutile de dire que vous avez l'habitude (ça me fait penser que je t'ai toujours pas répondu, par MP j'entends).

Bon alors merci à tous pour vos commentaires et toutes mes excuses AU déchiqueteur de fics, j'ai nommé Kerian. Si j'ai bien compris, j'ai intérêt à filer doux avec l'usage de l'adjectif numéral ou de l'article indéfini, c'est selon. Et avec les relations des personnages aussi à en juger par les menaces à peine voilées d'une certaine Evana (que je remercie pour ses corrections ainsi que Kinshii... 'Me fait penser que j'dois les appliquer ces corrections).

Alors, avant de répondre à vos remarques en vrac - comme d'hab' - je tiens d'avance à m'excuser si je prends du temps pour poster la suite puisqu'après un charmant devoir facultatif sur les Mémoires d'Outre Tombe, j'ai prévu de rendre deux autres commentaires dans les semaines à venir, pour prévenir d'éventuels mouvements étudiants qui paralyseraient le système universitaire comme l'année dernière et me pénaliseraient... Donc, je risque de n'être délesté d'un poids conséquent qu'à l'approche des vacances (si j'omets les partiels à la rentrée de février)... Bref... Il faudra vous armer de patience.

Concernant vos remarques, je suis un peu étonné de Kinshii qui voit les intentions de Sissi comme machiavéliques. Comme quoi pratiquer l'ellipse narrative sur le pourquoi de la détresse de Sissi le soir du baiser a ses avantages et apporte une richesse de lecture. À moins que tous ne l'aient vu sous cet angle auquel cas : Oups !

Et puis d'abord, j'ai une intrigue, nah ! Ça résume mon argumentation pour répondre à ta remarque humoristique. J'ai déjà préciser pourquoi ça traînait en longueur et c'est (presque) pas une excuse, même si inconsciemment, il y a certainement un peu de ça.

Et pour Ulrich qui rougit, je comprends que cela puisse être ambigu de nos jours et pourtant... Pourtant, rougir n'est qu'un signe de gêne. Quand vous faîtes un exposé oral, c'est pas ambigu, bah là, entre deux potes non plus. Mais comme la formulation était équivoque, pouf ! à la trappe... Merci pour le conseil Wink

Bon, sur ce, dernière partie du chapitre 15. C'est parti !
Bonne lecture !





Chapitre 15-3
L'effet papillon


Aelita leva les yeux vers le ciel obscurci par le voile de la nuit dont l’ampleur était vaguement dissipée par la lumière de l’astre lunaire. En regardant le ciel presque dégagé de tout nuage malgré l’orage de ce midi, elle songea que toute chose en ce monde était versatile. Les amitiés les plus solides pouvaient être ébranlées par une simple erreur de jugement ou une simple histoire de cœur. Mais elles pouvaient aussi être sauvées par le plus imprévisible des hasards. La vérité aussi est une chose complexe et instable : à la fois vertu et vice de l’humanité, à la fois responsable de la mise en danger de leur amitié et de sa probable restauration. Elle s’avança sur le pont qui menait à l’usine, le regard toujours plongé dans l’immensité céleste. Elle réfléchissait à la manière dont elle pourrait convaincre Jérémie de la validité de son hypothèse mais aussi à la manière dont elle pourrait amener le sujet. Elle avait réfuté si longtemps l’idée que le Supercalculateur puisse détenir la clé du problème qu’elle craignait que son ami ne soit offensé de ce revirement, particulièrement si son hypothèse se confirmait. Après tout, Jérémie avait travaillé avec acharnement, subi les foudres du groupe et surmonté chaque échec avec une détermination redoublée. Et elle l’admirait pour cet acharnement autant qu’elle le redoutait. À part peut-être son propre père, jamais personne n’avait été aussi acharné et persuadé de pouvoir, seul, trouver la solution à un problème insoluble.

Elle s’engouffra dans l’édifice abandonné et emprunta les escaliers afin de gagner l’élévateur. Elle sourit en voyant que l’ascenseur était déjà là. Elle jeta un œil à sa montre : vingt-deux heures. Depuis leur discussion il y a plus d‘une semaine, elle avait pris l’habitude de le rejoindre le soir au labo. Mais c’était la première fois que le garçon pensait à faire remonter l’ascenseur. Les choses ne se présentait peut-être pas trop mal. Elle se remémora ce qui s’était passé à midi, la manière dont elle avait quitté la table et laissé seul Jérémie. Elle secoua la tête et appuya sur le panneau de commande. La machinerie se mit en marche après la fermeture du volet métallique et l’élévateur commença à descendre. Une trentaine de secondes plus tard, après l’ouverture des portes blindées, elle pénétrait dans le laboratoire. Jérémie était aux commandes de l’ordinateur. Enfin, cela était un peu présomptueux. En fait, il était avachi dans son fauteuil, la tête penchée sur son épaule. Visiblement, la fatigue avait eu raison de lui. Et si le cas de William n’était pas aussi urgent par la dimension imprévisible de son mal, elle aurait volontiers remis cela au lendemain. Il avait besoin de repos, elle le savait. D’ailleurs, elle lui avait proposé à plusieurs reprises de prendre le relais pour traquer les éventuels systèmes espions que l’A.D.A.M aurait pu introduire au cœur du Supercalculateur par le biais des interfaces que représentent les tours de Lyokô. Mais Jérémie avait décliné son offre. Et son argument n’était pas idiot : il connaissait mieux que personne le Supercalculateur, particulièrement depuis qu’il avait ouvert quasiment chacun des dossiers pour vérifier manuellement tout élément suspect.

Aelita s’approcha du poste de commande et s’amusa du léger ronflement de son petit ami. Il avait l’air paisible. Mais elle ne pouvait pas lancer le scan des données relatives à l’influx nerveux de William sans d’abord en avoir parlé avec Jérémie. Elle posa sa main sur son épaule et le secoua doucement. Le garçon ouvrit les paupières en marmonnant les questions existentielles d’un adolescent que l’on réveille par surprise :

- Hein ? Qu-Quoi ? 

En émergeant davantage, il eût un air benêt devant la silhouette rose dont les traits se précisait millisecondes après millisecondes. Il se redressa, cherchant à se donner une contenance. Mais Aelita n’en fut que plus amusée. Après quelques secondes, les deux adolescents finirent par se regarder dans les yeux, gênés. Pas un mot, pas un bruit venant de ces deux jeunes gens, juste le ronronnement silencieux et monotone de l’ordinateur quantique qui remplissait la salle. Au bout d’un moment, Jérémie rompit ce silence, non sans baisser les yeux :

- Salut…
- Salut…
- Aelita.. J’suis désolé pour ce midi.
- C’est moi qui suis désolée… C’était idiot de ma part de m’emporter comme ça. On a déjà bien assez de problèmes. Te planter là-bas, c’était vraiment naze. 

Jérémie lui sourit en secouant lentement la tête de gauche à droite et de droite à gauche :

- Tu avais en partie raison, tu sais. Je suis tellement obsédé par mes démons que… J’en viens à oublier qu’il existe un ange qui éclaircit mes jours. 

Tous deux rougirent à cette métaphore, pour des raisons bien différentes. Aelita était touchée par cette phrase. Elle savait que ce genre de phrases, si Jérémie les pensait sûrement souvent, il ne les formulait quasiment jamais. Elle lui sourit et déposa un baiser sur ses lèvres ce qui ne fit que colorer encore davantage les joues du garçon. Lorsqu’elle se recula, elle ne put s’empêcher de rire devant l’air ahuri du génie.

- Ben quoi ? On est quitte comme ça… plaisanta-t-elle.
- Euh… Je… Ben, si tu le dis… 

Aelita rit de plus belle et cette fois, Jérémie en fit autant. Finalement, après avoir évacué le stress de la journée, ils reprirent leur sérieux et la gardienne de Lyokô l’interrogea sur ses progrès dans la traque des systèmes espions de l’A.D.A.M. Jérémie fit une moue significative et lui répondit :

- Pour l’instant, je n’ai pas vu un micro-octet qui ne soit pas à sa place dans cet ordinateur. Soit Devoldère s’est complètement planté sur les méthodes de cette agence, soit ils n’ont pas du tout les projets qu’il s’imagine. D’ailleurs, en parlant de ce type, j’aimerai bien savoir où il est passé. Ça fait des jours que je ne l’ai pas vu.
- Il est même inscrit sur le tableau des absences… ajouta Aelita.
- Plutôt bizarre… commenta Jérémie. Je me demande ce qu’il fabrique ?
- Je pense qu’il vaut mieux qu’on en sache le moins possible sur ses activités parallèles….
- Ce type m’oblige à bosser pour lui, à traquer l’A.D.A.M pour lui. Et le plus drôle, c’est que je ne sais pas après quoi je cours.
- Je comprends ta frustration, Jérémie. Mais cette affaire nous dépasse de loin. Il vaut mieux éviter d’en apprendre trop. C’est ce qui a détruit mon père et je ne veux pas revivre ça.
- Excuse moi, je voulais pas ramener ça sur le tapis. C’est juste… que j’en ai marre de courir après des fantômes.
- En parlant de fantômes, il y a peut-être une lumière au milieu des ténèbres pour William. J’ai discuté avec Yumi et… Tout ce qu’elle m’a dit me laisse à penser que tu avais en partie raison sur l’origine de son mal.
- J’ai vérifié encore et encore les comptes rendus de sa matérialisation, je les ai comparé aux relevés de son premier scanner et rien, absolument rien n’était anormal. J’avais tort, Aelita…
- En partie tort… Lorsque tu as fait tout ces relevés, tu t’es attaché à trouver des anomalies dans la matérialisation corporelle de William, non ? Une irrégularité dans le codage binaire qui aurait entrainé un dérèglement de certaines fonctions cérébrales, c’est ça que tu cherchais ?
- Oui, plus ou moins…
- Eh bien, imagine que les symptômes dont souffre William ne soient pas liés à une anomalie physique mais plutôt à un phénomène psychique. Suppose une seconde que l’anomalie se trouve dans les codages de son influx nerveux, que notre programme pour le libérer de l’emprise de X.A.N.A n’ait fait qu’une partie du travail et ait laissé des résidus, des fragments du programme de contrôle d’esprit utilisé par notre ennemi parmi les lignes de code qui retranscrivent la psyché de William.
- C’est complètement dingue comme idée.
- Plus que l’idée qu’un programme multi-agents enfermé dans un ordinateur quantique utilisant l’énergie nucléaire fut capable de prendre le contrôle de l’esprit d’innocents pour essayer de rayer l’espèce humaine de la surface du globe ?
- C’est sûr que dit comme ça… Mais qu’est-ce que tu veux faire ? Lancer un comparatif pour mettre face à face les données de son influx nerveux lors de son premier scan et celles enregistrées lors de sa rematérialisation ?
- Pourquoi pas ? s’étonna Aelita.
- Écoute même si ton hypothèse est valide, comment veux-tu sauver William ? Manipuler le transfert des données physiques est une chose, modifier l’agencement des données psychiques en est une autre. C’est de la folie pure. En plus, le programme était parfaitement au point. On l’avait finalisé dans les moindres détails, il était totalement libéré du joug de X.A.N.A.
- Tu parierais la vie de William là-dessus ? Je pensais que tu voulais le sauver. Qu’est-ce qu’il t’arrive tout d’un coup ? Pourquoi tu réagis comme ça ? Yumi a donné son accord pour qu’on tente ce scan. Tu devrais être content que l’on ait une nouvelle piste.
- Je devrais. Sûrement…Mais depuis que j’ai rallumé cet ordinateur, tout part en vrille. Et aujourd’hui, tout va s’arranger grâce à lui ? Excuse moi d’être sceptique, ironisa-t-il.
- Alors lance un scan et ton scepticisme disparaîtra avec les résultats. Moi aussi, j’étais sceptique mais… Yumi et moi, on a compris que ce qui te motivait, c’était notre amitié. Que tu savais que tu pouvais trouver la solution parce que tu le faisais pour nous. Et nous aussi, on veut y croire. Tu n’es plus seul maintenant. 

Jérémie ne répondit rien, perdu dans ses pensées. Il ne savait plus vraiment où il en était. Ses amis qui lui avaient reproché la réactivation du Supercalculateur et son acharnement à chercher un miracle au cœur des programmes de cet ordinateur le suppliait, maintenant qu’il s’était résigné, de croire en un possible miracle. Il ne savait pas s’il devait en être heureux ou vexé, s’il devait se sentir lésé ou réconforté. Au fond, cela était le présage d’une réunification de la bande. Cela allait dans le sens de ses attentes, de son souhait le plus cher. Mais une partie de lui, malgré cela, en voulait à Aelita pour ne pas avoir cru en lui dès le début. Et cela le rendait amer dans ses réponses. Il regarda sa petite amie dans les yeux, repensa à ce qui s’était passé quelques minutes plus tôt, ce moment de complicité. Et il céda.

- Bon, entendu, je lance le scan. Mais même si on trouve quelque chose, ça ne voudra pas pour autant dire que l’on pourra faire quoi que ce soit, expliqua-t-il en initialisant le processus de comparaison. 

Le système commença à effectuer les analyses demandées. Jérémie observait l’écran avec attention, Aelita debout à ses côtés. Belpois était plutôt fier de l’idée qu’il avait eu, à l’époque où ses amis et lui combattaient encore régulièrement X.A.N.A, d’avoir mis au point un système de sauvegarde longue durée des données relatives aux plus récentes virtualisations et matérialisations. Sans cela, aucune de ses hypothèses n’aurait pu être vérifiée. Mais sans cela également, il ne se serait peut-être pas mis en tête de rallumer le Supercalculateur et rien ne serait arrivé.

Plusieurs minutes s’écoulèrent. Le système n’avait toujours rien trouvé. Jérémie était toujours terré dans son silence, le regard fixé sur les lignes de codages qui défilaient dans deux fenêtres séparées. L’analyse et la comparaison des influx nerveux étaient un processus autrement plus complexe que tout ce qu’il avait tenté jusque là. Au fond de lui, il espérait que jamais il n’aurait à envisager cette hypothèse, c’est pourquoi il l’avait réfuté jusqu’au bout. Le processus pouvait prendre des heures voire des jours en raison de la complexité à comparer des éléments aussi versatiles. L’influx nerveux d’une personne à deux instants différents se modifiait partiellement en raison de l’intégration de nouvelles données en provenance de l’environnement du sujet. Il s’agissait ici de traquer des signes de réminiscence de X.A.N.A et non de s’arrêter à chaque nouvelle information intégrée par le mental de William entre son tout premier scan lorsqu’il avait intégré la bande et sa capture par leur pire ennemi. Aelita posa sa main sur celle de Jérémie qui resta un moment immobile puis fit en sorte de pouvoir retourner sa main pour se retrouver paume contre paume avec Aelita. Il referma ses doigts sur la peau douce de la main de son amie qui en fit tout autant avec la sienne. Il tourna son visage vers elle et lui sourit paisiblement. Soudain, le système détecta une anomalie dans le compte rendu de la matérialisation de William. Plusieurs séries de données corrompues par des codes de X.A.N.A.

- C’est pas vrai, maugréa Jérémie en se tournant vers l’écran. On n’est pas plus avancé… Si ce n’est qu’on sait que tu avais raison.
- On avait raison, le corrigea promptement Aelita. 

Le garçon la regarda, interloqué.

- Ben, quoi ? s’étonna la fille aux cheveux roses. C’était ton intime conviction qui t’a poussé à rallumer le Supercalculateur. Sans ça, jamais je n’aurais pu émettre cette hypothèse.
- C’est gentil de vouloir me réconforter mais… On sait tous les deux que mon idée n’a été que source de problèmes. Et on en a un de plus maintenant : comment sauver William ?
- Ce qu’il y a d’incroyable chez toi, ce que j’admire le plus quand je te regarde travailler, c’est cette détermination, cette confiance qui est la tienne et qui fait que tu vas toujours au bout de tes idées, quoi qu’il arrive. Ce que j’apprécie moins en revanche, c’est les films que tu te fais : ton idée n’est pas la cause de tous les maux du monde, Jérémie. Et ce que tu as voulu faire était honorable. Et maintenant qu’on a une piste sérieuse et le soutien de Yumi, j’ai une petite idée sur la solution à notre problème. 

Aelita sourit intérieurement en voyant qu’elle avait su attiser la curiosité de son petit ami. Même s’il ne disait rien pour l’instant, la lueur dans son regard trahissait son désir de savoir, de connaitre cette petite idée.

- Alors ? Toi aussi tu veux y croire ?
- Je ne sais pas… 

Il considéra un long moment le vert intense des yeux de sa princesse, silencieux. Voyant l’hésitation au fond de son regard, Aelita glissa son autre main sous la sienne comme si elle voulait lui monter qu’elle serait toujours avec lui, comme pour lui dire : Allez, courage !

- Si tu me parlais de cette idée, finit-il par murmurer avec un sourire confiant. 

Elle lui rendit son sourire, posément, avant de commencer ses explications. Jérémie l’écouta avec une grande attention. L’idée était simple et ingénieuse : remplacer les données corrompues issues de la matérialisation défectueuse par les données scannées lors de la sauvegarde des données de William en tant que Lyokô-guerrier. Le seul obstacle de taille était d’ordre éthique : pouvait-on sacrifier deux ans de la mémoire de quelqu’un sous prétexte de le sauver ? Et cette question, une seule personne pouvait y répondre, donner son accord ou à défaut, son assentiment. Et cette personne n’était autre que William lui-même.





Voilà ! N'héistez pas à laisser ressentis, corrections, critiques... Merci d'avance !

P.S : Pour Kinshii :

Spoiler
 

Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure


Page 1 sur 5
Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5  Suivante


Sauter vers:  


Powered by phpBB Lyoko Edition © 2001, 2007 phpBB Group & CodeLyoko.Fr Coding Dream Team - Traduction par : phpBB-fr.com
 
nauticalArea theme by Arnold & CyberjujuM
 
Page générée en : 0.1209s (PHP: 67% - SQL: 33%) - Requêtes SQL effectuées : 26