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  Sujet: Code Lyoko Saison 5 (By Me ) nommé Code Lyoko REZET  
Silius Italicus

Réponses: 2
Vus: 584

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Mer 18 Sep 2019 09:54   Sujet: Code Lyoko Saison 5 (By Me ) nommé Code Lyoko REZET
Bonjour très cher Edge_Blade,

Ainsi vous venez dans ce petit coin de campagne ?
Visiblement ce texte fait suite à votre post sur le forum dans lequel vous exposiez votre projet de créer une cinquième saison pour Code Lyokô. Il s’agit donc pour vous ici de présenter le détail ce que vous voulez accomplir.

Pour autant, après lecture de votre texte, il appert que vous n’avez pas, ou pas assez consulter le règlement de la section fanfiction du forum. C’est une chose qu’il vous faudrait régler au plus vite.

Ainsi, le titre de votre texte ne respecte pas les consignes et habitudes de mises en forme. Il devrait plutôt être quelque chose du type : [Fanfic] Rezet. Et rien d’autre. Tout le reste n’est d’aucune importance, est importunant et gêne la lecture : le fait que ce soit une saison 5, le fait que ce soit vous qui l’écriviez (d’ailleurs quel est ce moi qui écrit ? Sommes-nous censés le reconnaître d’instinct ?)

Ce sont des informations que vous auriez éventuellement pu donner dans le paratexte, autrement dit dans un chapô introductif nous exposant vos intentions avec ce texte et résumant très brièvement ce dont il va être question. On ne peut que vous renvoyer aux différents textes du Panthéon pour vous faire une meilleure idée de ce qui est attendu, en particulier Overpowered pour votre cas précis.

Pour le moment nous débarquons dans le vif du sujet sans aucune information, or c’est important pour bien situer votre texte.

Deuxième point de forme important : votre texte est parsemé de fautes d’orthographes, de ruptures syntaxiques… Prenons la deuxième phrase : « Le jour ou il débarque dans le nouveau lycée-collège et d’avoir fait une entrée dans une foulée de rire, celui ci se fait subitement xanatifier dans sa nouvelle chambre qui se trouve être dans la même que celle de Jeremy. »

Il y a dans l’ordre :

— une faute d’orthographe : « ou » quand ce devrait être « où »).

— un faux-pas stylistique : « le nouveau collège-lycée » alors que « un » ou « ce » serait plus adapté, la formulation laisse croire que c’est un nouvel établissement dans l’absolu et non relativement au personnage.

— suivi d’une faute de syntaxe : « d’avoir fait » est incorrect, car il n’y a pas de verbe principal se construisant avec cette préposition, et l’infinitif de narration ne se construit pas ainsi en français.

— une faute d’orthographe : « foulée » devrait sans doute être « foule ».

— une faute d’orthographe et de syntaxe : « celui ci » devrait être « celui-ci ». Le fait de voir cette faute suffit à comprendre que vous avez rédigé votre message directement dans l’interface du forum ou via un éditeur de texte, sans passer par un traitement de texte (Libre Office Writer, Microsoft Word…) qui n’aurait pas manqué de vous corriger cela automatiquement. C’est plutôt une attitude à éviter dès que vous écrivez un peu longuement. En outre « celui-ci » renvoie dans cette phrase à « le nouveau collège-lycée » et non à « il », ce qui rend votre phrase difficile à comprendre.

Le reste de votre texte a les mêmes défauts de forme.

Pour ce qui est du fond, c’est assez classique : nouveau personnage, immédiatement attaque de Xana. Il est vrai que le format de dessin animé oblige à aller un peu vite, mais pareille contrainte devrait pousser à plus d’originalité. Les raisons avancées pour le retour de Xana sont laissées dans un certain flou, mais cela peut se comprendre, même si à terme une explication convaincante serait nécessaire. Après tout d’aucun l’ont fait revenir via une clé USB Dix après … L’idée de faire du nouveau un antagoniste pour les héros est intéressante, mais pas si bien traité, et son évolution semble difficile. Au reste, il n’y a pas vraiment d’éléments nouveaux, mais il faut bien reconnaître qu’en matière d’attaque la série a presque tout fait. Aussi, il s’agit moins de proposer du nouveau que de proposer un nouvel angle, ou de mettre en valeur. De faire du style autrement dit. Le choix de faire des résumés plutôt que d’écrire vient là vous desservir.

Pour résumer, votre texte manque de maturité, que ce soit en tant que fanfiction ou en tant que storyboard, il a des lacunes importantes. Il est difficile à lire, guère palpitant et original, encore incomplet, et pour les parties détaillées ce n’est pas encore ça. Si un bon texte est comme un être humain, alors là vous n’avez que l’ébauche d’une colonne vertébrale. Il faudrait encore quelques efforts pour être la hauteur de vos ambitions.

Au plaisir de vous voir réussir votre ascension.
  Sujet: [One-shot] L'homme des foules  
Silius Italicus

Réponses: 2
Vus: 2809

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Ven 09 Aoû 2019 15:45   Sujet: [One-shot] L'homme des foules
Bonsoir très chère Dakota Browning,

Ainsi vous essayer de nous faire changer de ciel ?

Je ne pensais pas faire jamais pareille comparaison sur ce forum, mais il y a quelque chose d’Houellebecq dans ce récit. En moins puissant et pénétrant, mais aussi en moins pessimiste : au moins, le lecteur n’a pas envie de se tirer une balle dans la tête à la fin. Dans le fond vous décortiquez, au travers d’Odd les mêmes éléments que lui : les hommes et leur sexe, les vacances…
Retrouve-t-on vraiment la personnalité d’Odd ici ? Icer le pense, mais ce n’est pas si sûr. Ce narrateur est un peu trop grave pour Odd. Certes il s’agit d’un Odd qui aurait pris bien des années et qui écrit au moins quelques temps après être sorti du système, mais quand même, les pointes de cynisme ne lui ressemblent guère, du moins pas sans une explication un peu plus élaborée que le seul passage du temps et retour à la vie civile (la comparaison militaire sous-entendue dans l’emploi de cette expression est d’ailleurs très bien trouvée). En fait, c’est là que se trouve le principal défaut de cette nouvelle : il lui manque une phrase ou deux permettant de savoir quel fut l’après Club Med d’Odd. Quelque chose qui permettrait de mettre en contraste ses perspectives sur le Club. C’est un peu dommage. Comment dire : Odd tel que connu dans la série semble en effet parfait dans ce futur de GO ; mais l’Odd GO décrit par son futur lui-même ne semble pas en accord que cela. De même, il affirme qu’il faut guérir de ce mode de vie, mais, d’où lui est venu ce sentiment. Là aussi manque une évolution de son comportement pendant la période GO.
Le titre lui-même peut laisser un peu perplexe, Odd a-t-il été l’homme des foules ? Il n’a pas été adulé par la foule, et même en tant que GO, il n‘a pas été perdu dans la foule : d’abord de par son statut, ensuite de par ses réussites au jeu de la séduction. De fait, on ne peut penser qu’il fut perdu dans la foule alors, mais il n’était pas non plus mis en exergue. Cela laisse à penser qu’il n’est devenu l’homme des foules qu’après : sortant du système, il est rentré dans le rang (a pris la vie rangée à laquelle il s’opposait en début de récit). Mais ce n’est qu’une supposition difficile à justifier. Reste la mention de la crasse. L’homme des foules parce que recouvert de la sueur et des poussières de tant d’autres hommes, femmes et enfants. Seul envers réel montré ici du Club Med.

En somme, c’est une nouvelle plaisante, sympathique à lire, mais qui laisse le lecteur sur sa faim.

Au plaisir de vos vacances !
  Sujet: [Fanfic] Mondes Alternés  
Silius Italicus

Réponses: 98
Vus: 68342

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Ven 09 Aoû 2019 15:07   Sujet: [Fanfic] Mondes Alternés
Bonsoir très chère Violet Bottle,

Ainsi vous avez retrouvé le chemin de ce monde 3 ?

Nous nous étions arrêtés avec la fin du monde deux, dans tout les sens de l’expression avant d’avoir droit à une série d’intermèdes. Ici, pour la première fois depuis longtemps, nous avons le droit à des frémissements de réponses. Bien entendu tout n’est pas dévoilé loin de là, c’en est même frustrant : tant d’indices, tel des appâts dont nous serions les poissons, et puis pas grand-chose au final.
Cela étant, il y a le plaisir de découvrir plus avant un nouveau monde. Jusqu’à présent on pouvait penser au monde d’Ulrich, mais au vu des développements actuels, c’est moins évident ; on tendrait plus à considérer un monde neutre, sans aspectation. Une sorte d’intermède au sein de la succession des mondes. D’autant que même si cela a toujours été supposé, rien ne dit que chacun de héros aura droit à son monde (cela en ferait encore au moins 4 en comptant l’actuel).
Un point paraît étrange cependant. Si nos héros ont vieilli physiquement lors de leur passage dans le vide entre les mondes, alors :
- Comment auraient-ils survécu à un passage long de plusieurs siècles (« Vous auriez pu continuer à errer pour des siècles avant d'être éventuellement interceptés ») ?
- Si le temps a passé sur eux physiquement, comment se fait-il qu’ils ne soient pas bêtement mort de faim et de soif ?

Du reste, ce monde se révèle de plus en plus intéressant, l’hypothèse capitaliste soulevé lors du dernier commentaire semble moins d’actualité au vu communautarisme affecté dans ce monde. Dans le même temps, il y a enfin une explication à la présence des murs de métal (au vu du prix du métal, s’en servir pour les habitations semblait exorbitant), alors que dans le cadre d’une station spatiale, c’est la chose la plus logique.
Le monologue interne de Levawki quoique passionnant est un peu frustrant : la mention de bourreau des cœurs laisse à penser que l’on pourrait deviner son identité, ou le rattacher à quelque chose, mais en vain. Et ce monologue lui-même en suivant assez fidèlement le flux d’une pensée se révèle instructif mais confus.

Au niveau du style, il n’y a pas grand-chose à dire. C’es un peu moins flamboyant que par le passé. Mais il est impossible de dire si c’est une tendance de fond, ou si c’est propre ou à ce monde ou à d’autres éléments externes. Il faut quand même noter la présence de traits frappant (« lui roulait dessus », expression assez typique de votre part) (moins typique mais aussi efficace : « rien de bien compliqué ni d'agréable ») et de quelques expressions surprenantes. Il en va ainsi de : « flamboyants comme de la terre désertiques ». Cette image est particulièrement marquante. Elle est aussi ambigüe. En effet ; le flamboyant des cheveux est généralement associé aux roux. Tandis que le désert est plutôt marquée par le jaune et l’ocre, ce qui laisse donc à penser à des cheveux d’un blond éblouissant. Même si, l’idée de terre désertique peut ramener à des poussières ocres tendant sur le rouge, au grès et au fer.

Dans tout cela, vous ne serez pas sans noter que la mort de Yumi n’a pas été évoqué. C’est que cette mort (ou cette disparition pour les optimistes). C’est qu’en fait, cette mort est un peu un non-événement. Ni vraiment attendue, ni vraiment surprenant, mais somme toute, logique. Elle a déclenché l’apocalypse et s’est tenue au cœur de ce cyclone né de ses mains. Aussi semble-t-il assez logique qu’elle en ait périt. D’autant qu’elle n’était pas vraiment armée pour lui survivre. Enfin, elle savait fort bien qu’elle risquait lourdement sa vie et que ses chances de retour étaient minces. Aussi, pour fausses que sonnent les explications de Jérémie, elles sont loin de ne pas être pertinentes.

Au plaisir de vous retrouver entre les astres.
  Sujet: [Fanfic] Replika on the Web  
Silius Italicus

Réponses: 201
Vus: 112843

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Jeu 08 Aoû 2019 16:00   Sujet: [Fanfic] Replika on the Web
Bonsoir très cher Sirix,

Ainsi, Replika approche de la quarantaine ? C’est l’âge mûr dit-on.

C’est un chapitre d’intermède, qui permet de se recentrer un peu sur la vie lycéenne. De ce point de vue, il est dans la lignée des chapitres précédents avec les correspondants. Pourtant, il se démarque beaucoup d’eux.
Il se démarque de deux manières Tout d’abord par ce passage où le quatrième mur est brisé, où il y a une adresse directe au lecteur. Ce passage vient rompre le ronronnement du récit et rebattre les cartes des histoires d’amours en train de se développer. C’est extrêmement surprenant, mais laisse présager des choses intéressantes. D’autre part le ton dans ce chapitre a changé. Plus noir, plus pessimiste, moins léger que dans tout les chapitres qui précédaient. Même les chapitre d’attaques nocturne n’était pas aussi pessimistes.

Cela se manifeste de deux manières. D’une part par l’accent mit sur l’exclusion sociale de Fred : insulté, mais aussi hors des cercles festifs. D’autre part par l’auto-dépréciation du narrateur qui lui-même ne peut et ne veut croire à ses sentiments, et déprécie sa capacité à les analyser correctement.

Étrangement pourtant, on peut voir comme une note d’optimisme sur la fin. Entre le sourire maternel, et finalement cette hésitation si commune, si normale à l’adolescence lors de l’arrivée au seuil de la fête.

En somme c’est un chapitre un peu court, et qui quoique puissant en termes d’émotions nous laisse sur notre faim : on ne peut que se demander s’il y aura une attaque, et comment vont se développer les relations entre Céleste et Fred.

Au plaisir de le voir trouver amour et joie !
  Sujet: [Fanfic] Code Alpha 2.0 - Rainy Days [Chapitre 6]  
Silius Italicus

Réponses: 8
Vus: 8512

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Jeu 08 Aoû 2019 15:29   Sujet: [Fanfic] Code Alpha 2.0 - Rainy Days [Chapitre 6]
Bonsoir très cher Pilorde,

Ainsi, vous nous faite danser sous la pluie ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut faire remarquer que le sommaire de ce récit n’est plus à jour dans la mesure où il ‘indique que 3 chapitres publiés outre les prologues, alors qu’il y en a, à l’heure où s’écrivent ces lignes, cinq.

De même que pour la première partie, retrouver cette réécriture du Projet Violette est une expérience assez particulière. Icer vous en déjà fait quelque peu part, de même que Minho (et Dieu sait qu’il est difficile de passer après Minho lorsque celui-ci est en forme, c’est-à-dire tout le temps). Même si les premiers chapitre du Projet Violette on maintenant 4 ans, certaines scènes et impressions restaient dans la mémoire du lecteur, en sorte que l’on aurait pu croire que la lecture de cette version-ci s’en trouverait amoindri, parce que déjà vue.

Et pourtant, ce n’est pas le cas. L’écriture s’est affinée, et cela joue sans doute à donner l’impression d’un récit toujours neuf. Finalement, le titre nouveau est bien adapté : « Rainy days », jours de pluie, pour un récit qui glisse si bien à la lecture et vous emporte dans son souffle.
Car, comme Minho l’a si bien développé, c’est un récit assez bigarré : tantôt drôle, tantôt triste, toujours sinueux et plaisant. Il est rare de passer au travers de palettes d’émotions aussi large à la lecture. C’est, si c’était un but visé, une réussite. Le style est simple, sans affectation, et reflète assez bien la personnalité des personnages

Puisque nous en sommes rendus au point où vous allez dévier par rapport à votre premier jet, autant en profiter pour faire un peu le point.

Jean est finalement celui dont il a été le moins question. Son influence sur l’histoire semble s’estomper. De manière intéressante, on peut lire une partie de Rainy Days comme une sorte de vaudeville. Jean s’installait dans la vie d’homme marié : une femme, un boulot, un enfant (sa sœur en fait, mais elle est à charge), et des projets (euphémisme pour désigner les achats immobiliers). Son point de vue est assez parlant en ce qu’il reflète le passage de l’état de célibataire, d’adolescent, à celui de conjoint, c’est-à-dire d’homme. Ce changement de statut se reflète aussi dans son rapport à la gent féminine : il est tout de suite plus intéressant et suscite une tentative d’approche de la part d’une collègue. Hélas pour lui, tout à son bonheur conjugal, il ne voit pas que son couple s’effondre : Ombre veut se séparer de lui et se rapproche physiquement d’un autre. S’ils n’étaient des adolescents dans un récit de science-fiction, on pourrait s’attendre incessamment sous peu à ce qu’Ombre demande le divorce. A la place, nous nous dirigeons sans doute vers un dénouement plus tragique. La potentielle visite à Antoine à l’usine justement parce qu’Ombre en serait le sujet pourrait bien précipiter ces évolutions.

Ombre nous joue un remake de Mc Beth, la scène de lavement des mains est particulièrement parlante. Il est intéressant de remarquer qu’elle se suppose né du néant, apparu sui generi dans la tête d’Ambre, mais que malgré cela, elle ne pense pas que ses hallucinations actuelles puissent relever d’un mécanisme similaire : de même qu’Ambre à accouché d’Ombre, Ombre pourrait être en train de créer une variante d’Ambre. Ironiquement, dans la mesure où Antoine a pu créer Violette, on pourrait imaginer qu’il aurait pu donner un corps à Ombre… si elle avait attendu un peu plus.

Antoine n’a pas beaucoup changé. Enfin si : maintenant il est drôle. A ses dépends et pour le lecteur il faut le dire. Le premier paragraphe du chapitre 5 est d’un tel niveau d’infatuation adolescente que c’en est burlesque. Notez, il n’a pas tout à fait tort : avoir créé Violette est effectivement une prouesse. Pour le reste, son obsession avec le fait de trouver Hannibal semble mal à propos. Antoine n’a pas les moyens de l’atteindre dans le monde réel, alors qu’Hannibal montre qu’il en a largement les moyens. Et encore, nous n’en sommes sans doute qu’à sa main d’ouverture. Il doit rester quelques cartes intéressantes dans son deck. Reste que l’attachement familial d’Antoine à Ambre est très étonnant.

Reste Melvin, celui à qui finalement le récit semble faire le plus de place. Il donne l’impression d’une certaine évolution par rapport à la première partie. Comment dire ? Il semble plus brillant intellectuellement, et de fait on tendrait à être d’accord avec Augustin sur le fait qu’il ne devrait pas se sous-estimer. Il est un eu l’incarnation de ce qui est duit plus haut sur le style : il fait montre en effet d’une large palette d’émotions et de réflexion, à un rythme assez rapide. C’est intéressant dans la mesure où cela permet au lecteur de se loger dans les méandres de sa pensée, de s’y accrocher et de la suivre tel qu’elle se formule et au rythme où elle apparait et disparaît. Et puis, il y a ce mélange si réel de réalisme et de naïveté dans son personnage…

Du point de vue de l’intrigue général, il reste quand même quelques questions intéressantes. Tout d’abord on peut se demander à quoi rime le petit jeu d’Hannibal. La seule option qui vienne actuellement, c’est de penser qu’il a besoin des capacités d’Antoine pour faire quelque chose : il veut qu’Antoine tire les marrons (mais lesquels ?) du feu à sa place. Et il est certain que son jeu va mener Antoine dans la direction voulu.

Dans le même ordre d’idée, les membres de la famille Guillot sont supposément des pions d’Hannibal. On peut dès lors se demander pourquoi il y a des dissonances entre eux. Dissonances qui ne sont pas juste de personnalités, mais bel et bien de méthode : ils ne sont pas tous d’accord sur ce qu’il convient de faire. D’ailleurs à ce jour Zoé occupe la meilleure place pour le poste de personnage focus du second prologue. Ce qui est intéressant, c’est que l’apparition de M. Guidon laissait à croire que c’était lui l’agent d’Hannibal et que les enfants représentaient un troisième parti. Il semblerait que ce ne soit le cas. Reste une question : M. Guidon sera-t-il un fusil de Tchekhov ?

En somme, votre récit est toujours aussi plaisant à lie, et bien que votre serviteur ait tardé à en faire état, il ne peut qu’espérer que vous continuerez à publier, et peut-être plus souvent encore.

Au plaisir.
  Sujet: [One-shot] Love Interruption  
Silius Italicus

Réponses: 2
Vus: 1936

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Mer 07 Aoû 2019 14:13   Sujet: [One-shot] Love Interruption
Bonjour très chère Dakota Browning,

Ainsi, vous nous emmenez vers d’autres Cieux ?

C’est un récit assez étrange que vous nous proposez de lire. Assez court en fait, peut-être même un peu trop. C’est aussi un texte qui de votre propre aveu gagnera en compréhension une fois joint à son alter ego qui n’est pas encore disponible au moment où s’écrivent ces lignes. Il s’ensuit qu’une partie de ce qui va suivre pourrait se trouver infirmer par cette potentielle publication (encore que fermement attendue).

Il n’empêche, c’est un texte agréablement surprenant. Imaginer Hervé en fabricant de drogue et horticulteur, c’est assez surprenant eût égard au portrait initial du personnage dans la série. Surprenant surtout du fait de ses prétentions intellectuelles d’alors. Mais dans le fond rien n’empêche d’imaginer que cela faisait partie de ses passe-temps.

Un point intéressant, c’est de voir à quel point on peut tracer un parallèle entre Hervé et Hopper dans ce récit, au moins au niveau physique (la barbe et la tignasse), et peut-être même de manière un peu plus profonde, alors même que Hervé s’éloigne de Jérémie. Jérémie comme Hopper apparaît dans la série plutôt comme un physicien. Hervé est ici un chimiste et pourtant, au travers de la solitude dans laquelle son boulot l’a enfermé, de sa manière de travailler tard dans la nuit jusqu’à l’épuisement et peut-être la folie (après tout des années d’ingestion de fumées chimiques cela peut laisser des traces).

Décidément, cet Hervé ressemble beaucoup à Hopper. Il lui ressemble sur un autre point : le fait de créer un arrière-monde. Hopper à travers Lyokô voulait se donner la possibilité de rejoindre son Idéal, et probablement d’empêcher que sa fille ne subisse le même sort que sa femme. C’est donc l’amour en un sens qui l’aiguillait vers un Ciel. Il en va de même pour Hervé : c’est le chagrin d’amour, puis le manque, que l’on peut postuler sans guère de crainte être un manque d’amour, qui le pousse à créer son Ciel, enfin, des Ciel. Des arrières-mondes que tout ceci : l’un s’est fait tuer par sa tâche, l’autre a fini par se refuser à s’y consumer. Dans les deux cas, leur Grand Œuvre s’est révélé illusoire : Lyokô est inachevé est n’est pas un refuge sûr (il y a des dangers internes et externes), la drogue et l’argent n’ont pas comblé Hervé. Il est intéressant de noter que Jérémie au contraire à viser à matérialiser Aelita : il n’a pas projeté dans le Ciel, mais ramener sur Terre un morceau de Ciel, il n’a pas cherché la désincarnation – au travers du trip mystique de la drogue ou de la virtualisation – mais l’incarnation. Cela ouvre quelques perspectives intéressantes.

D’ailleurs, que fait Hervé une fois revenu de son voyage dans et par la drogue ? Il devient horticulteur. Il revient à la terre.

Ce texte est marqué par cette opposition entre la terre et le ciel (« Mais le Ciel de l'Idéal est inaccessible »). Les majuscules ici sont révélatrice d’un relent de platonisme qui est mis en opposition avec : « la pénétration de l’aimée ». Cette dernière formulation est d’ailleurs assez étrange. Hervé décrit son expérience avec la drogue à la manière d’un voyage mystique. Néanmoins, si ce qui été recherché était vraiment une pénétration, pourquoi se tourner vers la drogue ? Cela conduit à interpréter le passage cité ci-dessus comme une assertion du narrateur lui-même et en son nom plus que comme une pensée attribuable à Hervé.

Il faut cependant noter que c’est dans la fabrication, et non dans la consommation que Hervé s’est épanoui. On peut dés lors tracer la comparaison suivante : la consommation de drogue est à sa fabrication ce que l’amour (tel que posé dans le conseil de la mère d’Hervé) est à la pénétration. La fabrication apparaît comme un succédané de pénétration (« La chimie devenait pornographie »), tout aussi incapable finalement de combler l’écart entre l’idéel et le réel, entre le céleste et le terrestre.
A quoi s’ajoute, in fine, un dilemme fondamental : comment articuler deux désirs contradictoires à la fois : pénétrer d’une part, et combler le vide d’autre part ? Hervé ici, fait le choix de renoncer au céleste, donc à combler le vide, puisque c’est l’association sous-entendue dans le texte, au profit de l’horticulture, le terrestre donc. En même temps, il ne cesse de poursuivre une chimère, une idée, puisqu’il espère toujours trouver Elisabeth et se venger.

Au niveau de la forme, le choix du monologue mêlé de narration est particulier, mais donne un récit assez vivant. Somme toute, c’est similaire aux techniques d’écriture à l’honneur dans le journalisme. Il y a des efforts de style et d’emploi de figure qui sont assez notables, ils sont assez rares et servent visiblement à scander les moments jalons majeurs de la narration.
Deux figures cependant posent un peu plus de soucis. D’une part « choucroute obscure qui lui servait de chevelure » qui détonne peut-être un peu trop, tout en marquant l’écart avec l’apparence passée d’Hervé. D’autre part, « Doigts remplis de cloches immondes. » laisse à se demander si cette image est involontaire. S’agit-il vraiment de comparer les cloques issues de brûlures à des cloches ? Certes au niveau de la forme et de la sonorité l’image se comprend, mais d’un autre côté la fonction première d’une cloche, c’est de tinter, de faire du bruit, ce qui n’as pas vraiment de rapport ici.

Le plus gros défaut de l’ensemble, c’est sans doute la chute qui ne peut a priori se comprendre qu’en rapport avec l’autre nouvelle que vous avez annoncée dans le paratexte. Il s’ensuit qu’en l’état, la dernière phrase semble de trop par rapport au reste du texte. D’autant que ce thème de la vengeance n’est pas vraiment amené dans le reste du texte. Or le principal ressort de la chute, et ce qui fait par ailleurs son extrême difficulté, c’est de créer un effet de surprise ou de décalage par rapport au reste du texte. Or, le thème du texte, c’est la drogue et cette chute n’est pas en rapport avec la drogue. Elle le pourrait si était opéré un rapprochement entre la vengeance et la drogue. Il y a une amorce de rapprochement de ce genre par le biais du thème amoureux, mais c’est sans doute trop peu marqué dans le texte.

En guise de note finale, quelques questions et remarques qui n’avaient pas leur place ailleurs :

Pourquoi un titre en anglais plutôt qu’en français ? Quelle est la valeur ajoutée réelle de ce choix de langue ?

L’illustration, qui fait un peu plus penser à Harry Potter qu’à Hervé Pichon, est-elle de votre main ?

« Peu de temps après, il a fermé son laboratoire pour la nuit et s'est couché. » Il y a sans doute une erreur de conjugaison sur cette phrase. Au vu de ce qui la précède elle devrait logiquement être au plus-que-parfait.

Dans la même veine les alternances de passé et de présent dans le premier paragraphe sont assez surprenantes : il est difficile de voir s’il s’agit de passé de narration, ou s’il s’agit d’un passé de remémoration dans le cadre d’un récit au présent. Cette difficulté s’estompe par la suite du fait de la forme de monologue narré, même si l’alternance persiste.

Au plaisir de vous savoir de retour parmi nous.
  Sujet: Fanfiction Code Lyoko. Épisode 1 : Regrets  
Silius Italicus

Réponses: 3
Vus: 1965

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Ven 28 Juin 2019 16:21   Sujet: Fanfiction Code Lyoko. Épisode 1 : Regrets
Bonjour cher NobodyHereT,

Ainsi, vous tentez l’aventure parmi nous ?

Avant que de commencer à commenter votre texte, quelques remarques préliminaires s’imposent.
Tout d’abord, vous n’avez pas été vous présenter, ainsi que vous pouvez le faire ici.
Ensuite, il y a certains points de votre présentation qui sont en violation du règlement propre au fanfiction, que vous trouverez ici, et dont la lecture est conseillée. En effet, le titre de votre récit devrait être précédé de la balise [Fanfic] ; de même, il est inutile de préciser dans l’intitulé de votre fil le numéro de chapitre et le titre de chapitre. En revanche, donner un titre autre que « Fanfiction Code Lyokô » serait préférable. Car tous les autres écrits ici sont des fanfictions Code Lyokô, aussi votre titre ne permet pas d’identifier votre récit. Plus encore il n’attire pas le lecteur, ne suscite aucune étincelle d’intérêt ou envie de lire. La Bataille pour l’espoir, Replika on the Web… là, vous avez des titres de récit qui donnent envie d’aller voir de quoi il retourne, ce qui n’est malheureusement pas le cas de votre récit actuellement.

Ces remarques étant faite, il est possible de commenter le texte proprement dit. Tout d’abord, ce qui saute aux yeux, c’est le manque de présentation. Il n’y a rien qui sépare votre paratexte – où vous donnez un court résumé de ce que va être votre récit – du texte proprement dit. De même vous ne donnez pas le titre de votre chapitre. Comment fera le lecteur à l’avenir, lorsque vous posterez sur ce fil les chapitres suivants pour identifier où il en est dans votre récit ?
Dans la même veine, la présentation des dialogues est incohérente. La première réplique est donnée en dialogue classique, mais les suivantes sont en scripts. De même la ponctuation est aléatoire : il y a parfois des guillemets anglais ouvrants (en lieu et place des guillemets français « « » et « » ») sans guillemets fermant, et réciproquement !
L’orthographe est incertaine, la syntaxe souvent maladroite.

Cela étant, vous évitez un des écueils récurant dans l’usage du script, dans la mesure où vous utilisez quand même la narration pour faire des descriptions physiques et psychologiques, ainsi que pour décrire l’action. Cependant, votre choix de varier les points de vue interne, compréhensible dans une narration à la première personne, est mal employé. Pour être précis, la taille des scènes rend difficile le fait de situer de quel point de vue vous racontez l’histoire. En fait, à peine a-t-on percé ce mystère que la scène est finie et que l’on change de point de vue.

Pour autant, votre texte reste court : 9600 caractères, quand les chapitres sur ce forum font plutôt 40 000. Non que la quantité soit toujours nécessaire ou bénéfique, mais il est apparent ici que ce n’est pas assez. Vous nous fournissez plus une ossature qu’un texte complet. Ainsi, pourquoi passer autant de temps à nous réexpliquer ce qui s’est passé dans la série plutôt qu’à nous éclairer sur les changements que ces trois années ont infligés aux héros ? Ils étaient collégiens, ils sont maintenant en terminal. On change beaucoup à ces âges, mais là, il n’y a pas moyen de le savoir à la lecture de votre texte. Prenons par exemple la relation entre Yumi et Ulrich. Vous nous dites qu’ils sont ensembles, très bien, mais malgré une évidente attirance ils n’avaient pas réussi durant la série. Qu’est-ce qui a pu changer entre eux deux depuis ?
Notez, vous pourriez avoir des explications, vouloir exposer tout cela ultérieurement… Mais on ne prête qu’aux riches, et votre récit n’est pas suffisamment riche pour que tant de crédit vous soit donné.

C’est pourquoi, au vu de tout ces éléments, il serait bon que vous retravailliez grandement votre chapitre à plusieurs égards, afin que les lecteurs puissent apprécier son histoire et votre vision de l’univers de Code Lyokô. Outre la partie technique de correction grammaticale et orthographique, la lecture d’autres récits sur ce forum, tels que ceux donnés dans l’index des meilleurs récits, vous donnera des pistes pour améliorer vos textes.

Au plaisir de vous voir progresser.
  Sujet: Lyoko S 5 ( Ma FanFic )  
Silius Italicus

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Mar 25 Juin 2019 13:21   Sujet: Lyoko S 5 ( Ma FanFic )
Bonjour Très cher Jojomil,

Ainsi vous vous aventurez en ce Royaume ?
Il est toujours plaisant d’accueillir de nouveaux auteurs. Pour autant, avant même que de commencer à commenter votre texte, quelques remarques s’imposent.

Tout d’abord, vous n’êtes pas passer vous présentez sur ce forum, ainsi que le veut la coutume. Vous pourrez le faire ici : ici
Ensuite, le titre de votre récit ne respecte pas les règles de présentations requises pour les fanfictions, ainsi qu’indiqué dans le règlement interne au forum fanfiction, règlement que vous pourrez lire ici.

Le titre de votre récit est d’ailleurs un souci à un autre égard. Certes il est fort probable que le « S » signifie « Saison » et donc que votre récit doive se lire « Lyokô saison 5 (Ma fanfic) », mais cela n’est pas évident pour tous. D’autre part, « Ma fanfic » est loin d’être un titre : la fanfic de qui ? De quoi ? Pourquoi mettre cette indication alors que le nom de l’auteur figure sur la page du forum fanfiction ? Enfin, il y a eu beaucoup de saisons 5 de Code Lyokô sur ce forum. Aussi appeler votre récit « saison « ne donne aucune indication et à dire vrai guère d’envie de lire ce récit. Un titre sert à interpeller, à faire venir le lecteur en l’intriguant ou en l’attirant. Dans la mesure où nombreuses furent et sont les saisons 5, votre titre ne répond pas à ses critères. C’est pourquoi, afin d’avoir plus de lecteur, il serait bon de trouver un autre titre, plus parlant, plus expressif. « l’Échiquier « ou « Dix ans après » sont des titres expressifs par exemple, qui font venir le lecteur.

Avant que d’attaquer votre texte proprement dit, une dernière étape s’impose pour parler de votre paratexte. Il est en effet de tradition dans ce forum de mettre le texte introductif à votre récit avant l’en-tête de chapitre, et non après comme vous l’avez fait avec votre synopsis. Cela permet de bien distinguer le récit proprement dit du reste de votre post. Cela vous aurait évité ici d’avoir écrit deux fois « Épisode 1 » sans raison, et de mettre votre synopsis entre votre titre de chapitre et votre récit, emplacement où il n’a rien à faire.

Il est temps maintenant de commenter lui-même. Tout d’abord, pour ce qui est de la forme, il y a quelques lacunes. Un effort accru de présentation eût été apprécié, afin que le titre du récit et celui du chapitre soient centrés, avec une taille de police plus grande, et éventuellement une couleur différente du reste du texte. De même des sauts de lignes supplémentaires pour aérer le texte tant entre le titre et l reste qu’au sein du texte même auraient été grandement appréciés.

Afin de faciliter la compréhension et le plaisir du lecteur, il est impératif de séparer les paragraphes et les scènes avec des sauts de ligne.

Ainsi :
« Aelita : Bah oui…

<< Passage où ils vont à L’usine >>

Yumi : Jeremy, tu te souviens du Code ? »

Est préférable à :
« Aelita : Bah oui…
<< Passage où ils vont à L’usine >>
Yumi : Jeremy, tu te souviens du Code ? ».

Du reste l’suage de guillemets français « « » est préférable à l’usage de chevrons « < ».

Vous avez fait le choix du script, autrement dit d’une présentation comme dans les retranscriptions de pièces de théâtre, avec le nom des interlocuteurs au début de chaque ligne pour indiquer qui parle. C’est un choix très ardu, mais qui se défend. Mais ce faisant, vous avez oublié des points essentiels : les descriptions. Mis à part de très courtes lignes tels que « << Passage où ils vont à L’usine >> », il n’y a aucune indication d’espace et de temps, et très peu d’indications d’actions ou de pensées. Autrement dit nous ne savons qu’à peine où sont les personnages, quand, ce qu’ils y font, ce qu’ils font, et ce qu’ils pensent.
Ainsi, votre paratexte précise que 18 mois se sont écoulés depuis la fin de la série. Mais rien dans votre texte ne nous le dit. Aucune mention de changements de classe, d’évolutions des relations. Pour ce que nous en savons, nous pourrions encore être dans la saison 4. De même nous ne savons pas ce que pensent les personnages. William aime encore Yumi ? Visiblement, mais pourquoi a-t-il du mal à le dire, pourquoi son hésitation, pourquoi avoir attendu 18 mois pour le dire ? S’il l’a dit avant, pourquoi le répéter, sinon, pourquoi le dire maintenant ? Ce sont autant de questions que votre texte soulève chez le lecteur mais sans donner de réponses.
De même, il n’y a pas de descriptions des personnages : 18 mois, Odd a pu prendre 20 cm, Jérémie peut avoir de la barbe… C’est long 18 mois à cet âge. Les lieux ne sont pas à meilleures enseigne.
Une différence majeure entre la télévision et la lecture, c’est l’absence d’écran : de fait nous ne pouvons voir dans la tête de l’auteur et ressentir avec lui ce qu’il voit et ressent en imaginant ses scènes. Pourtant, c’est ce que veut le lecteur : ressentir. Ressentir l’ambiance studieuse d’une salle de classe, le tourbillonnement d’une cour de récréation, l’étrangeté de Lyokô. Et même sans aller aussi loin, le terrain a un rôle très important sur Lyokô. La présence de rocher, ou de trou, d’obstacles, limites beaucoup les mouvements des héros. Lyokô n’est pas une morne plaine. Mais c’est ce que l’on imagine à partir de votre texte.

Ces éléments rendent la lecture de votre texte très difficile et en fait peu plaisante, ce qui est grandement dommage. Car si vous publiez, c’est que vous avez envie de nous faire partager quelque chose : des scènes, des idées, des ambiances.

Comment dire ? Votre texte est pour l’instant plus un squelette de récit qu’un corps complet. Il lui manque de la chair, du muscle et des articulations. Le fait que vous ayez pu publier trois chapitres sur un seul poste le montre bien. Un chapitre de fanfiction fait 30 000 à 40 000 caractères en général sur ce forum. Vos trois chapitres en font 17 700. Pour paraphraser Cyrano de Bergerac : « C’est un peu court jeune homme ! On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme... ».

Un bon exercice pour améliorer cela pourrait être de reprendre votre texte ainsi : chaque épisode doit faite 25 000 caractères, mais vous ne devez pas rajouter une seule ligne de dialogue en plus. De la sorte vous vous forceriez à nourrir votre récit.

Reste l’intrigue. Sa principale caractéristique, c’est d’aller vite : il faut un épisode pour que Sissi intègre le groupe et sache se débrouiller. Il n’a fallu qu’un épisode avant que Xana ne réactive une tour. Et certaines questions comme le retour de William dans la bande ne sont même pas posés. Quant à l’explosion de William sous la torture, elle vient comme un cheveu sur la soupe. Vous allez trop vite. Prenez votre temps. Et plusieurs chapitres pour aller jusque-là. Ce que vous avez fait en trois chapitres aurait sans doute été mieux fait en 5, à condition de rajouter des intrigues secondaires, des évolutions dans les couples et les relations… Des explications sur William…

En somme c’est encore un peu trop creux comme texte et mériterait d’être un peu repris. Les idées ne sont pas mauvaises, mais elles sont mal amenées, voire pas du tout, et amenées dans un emballage qui ne vous fait pas honneur.

Enfin, l’orthographe n’est pas trop mauvaise, mais il y a beaucoup de tournures maladroites qui gagneraient à être retravaillées.

Au plaisir de vous voir progresser.
  Sujet: [One-shot] Artifices  
Silius Italicus

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Dim 24 Mar 2019 17:43   Sujet: [One-shot] Artifices
Bonjour très chère Léana,

Heureuse surprise :Il y avait bien longtemps que l’on ne vous avait vu en ce royaume !

C’est un texte assez étrange que celui-ci au premier abord. Que ce soit le rapport entre le texte et son titre, les thèmes abordés, l’ambiance général… Il est vrai que la chanson indiquée en lien dans le final éclaire un peu les choses, encore que pas tant que cela.

Mais, ce n’est pas plus mal.

Cela appelle à lire, relire le texte une deuxième fois à la recherche de, pour plagier un peu, sa substantifique moelle. Non que le présent commentaire y prétende. Il cherchera juste à exposer quelques pistes possibles de réflexion. De même que les disputes entre les héros restent ici mystérieuse, il ne s’agit pas pour nous de déconstruire le texte.

Nous avons donc six groupes de héros, neuf sections et un final. Le texte s’articule autour du passage au Nouvel An, et du lien moderne entre celui-ci et la communication. Ce lien s’incarne dans l’usage du téléphone : objet d’espoir (on attend les messages de certains), de joies soudaines (Yumi découvrant les messages de gens perdus de vue qui ont pensé à elle), ou de désillusions (ces messages qui ne viennent pas) et de désespoirs (Sissi voyant le bonheur de ses connaissances sur les réseaux). De manière intéressante, le moins connecté ici, c’est Jérémie, et c’est sans doute précisément parce qu’il est celui qui d’une part a trouvé son bonheur familial, et d’autre part et celui qui est avec qui il veut être, à savoir Aelita. Tous les autres consultent leurs téléphones, se laissent troubler par de petites diodes bleues, ou au contraire par leur absence.

Au premier abord, il y a là un ensemble de trajectoires typiques de Nouvel An : seul ou à plusieurs, en traditions familiales ou en rupture avec elles, tourné vers le passé ou créant un nouveau futur. Vu ainsi, le texte paraîtrait bien léger, de circonstances même. Éventuellement une belle histoire sur l’amitié, dont on ne voit guère la raison, l’aboutissement, ou les pourquoi. Le tout en flouant le plus possible les arrières-fonds des héros, leurs âges, leurs parcours, afin de ne plus avoir que des situations quasi-archétypales. Pourtant, il y a peut-être un peu plus que cela.

« Artifices », le lien se fait évidemment avec le feu d’artifice d’Ulrich, qui le convainc de laisser tomber ses prétextes : un spectacle artificiel, d’illusions le convainc de cesser de fuir la réalité au profit de l’illusion. Par ricochet, c’est toute sa famille qui abandonne l’apparat au profit d’une simplicité dénuée d’artifices. Ils font partir les amis, les amis importants que l’on se fait pour maintenir un réseau, une carrière, une posture sociale…
Odd abandonne lui aussi la fierté qu’il avait érigé en armure afin de ne pas avoir à faire le premier pas vers ses anciens amis.
Willam honore la tradition du bain de minuit, se met à nu. À nu aussi devant ses amies, celle qu’il continue à chérir, celle qu’il aime, dans le calme et l’euphorie sur le retour de l’alcool, il oublie de prendre des gants et des précautions.

L’artifice semble donc être toutes ses prétentions que nous laissons se mettre entre nous et les autres, entre nous et nous-même en fait. Abandonner la patine des ans pour revenir à l’émotion brut, première qui nous forgeât.

Alors, pourquoi le Nouvel An ? Au premier abord, cela peut sembler être un prétexte facile pour écrire sur un récit qui fait la part belle aux téléphones et à la communication. Quel meilleur moyen d’expliquer que les gens se recontactent, même après s’être quittés, que le Nouvel An, ce moment où tout le monde appelle tout le monde ?
Mais au-delà de cela, c’est le moment où se clôt un temps : et pour ouvrir le suivant, il faut en finir avec le précédent. Le passage est ici un thème. Passage vers le bonheur, abandon à ce qui advient en renonçant au malheur. Sissi pourrait bien être la preuve par le négatif ici : son père se refuse à clore son passé, à le laisser aller afin d’ouvrir l’avenir. Alors il reste bloqué dans sa chambre, tout comme sa fille qui regarde le futur qui vient et le bonheur dans ce que ses amis publient sur les réseaux sociaux.

In fine, ce récit est profondément optimiste. Un appel à la réconciliation et surtout aux retrouvailles : qu’importent nos différences grandissantes et surtout grandie, qu’importent nos trajectoires, nos prétentions… Retrouvons-nous, nous nous sommes fait ensemble, cueillons à nouveau ces jours. C’est un appel fort que celui d’Ulrich, une pierre jeté dans un lac.

C’est pourquoi, vu ce que le texte recèle, il n’est pas nécessaire de s’interroger sur ses raisons. Pas plus qu’il n’y a particulièrement à le faire pour n’importe quel autre texte. Ce qu’un auteur veut et met dans un texte, lui seul le sait, et le lecteur n’a pas à l’accepter, le connaître, le reprendre ou le comprendre : lui, lecteur est seul maître et responsable de sa lecture. On écrit parce qu’on le veut. C’est à nous lecteur de savoir si vous vouliez nous distraire quelques minutes ou nous faire passer un message ou quoi que ce soit d’autre. Vous nous avez fait un cadeau de goût et de choix avec ce récit ; il n’y a rien de plus à demander.

Au plaisir de vous lire à nouveau tant et plus,
Votre dévoué Silius.
  Sujet: [Fanfic] L'Engrenage  
Silius Italicus

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Dim 25 Nov 2018 20:34   Sujet: [Fanfic] L'Engrenage
Bonsoir très cher Zéphyr,

Ainsi la fin se rapprocherait ?

C’est sans doute le point principal de ce chapitre, en tout cas le plus souligné, à la fois par les personnages et par les commentaires. Pourtant, il y a de quoi être sceptique. Ce scepticisme était de mise avant même le début du chapitre sur une base très simple : Xana a-t-il intérêt à ce que la fin arrive, à ce que l’un des deux autres camps l’emporte ? La réponse ne peut être que non. Si les héros l’emportent, il disparaît. Si Tyron l’emporte, il voit s’accroître le risque de se faire repérer et perd l’opportunité et d’exploiter le chaos et de manipuler Chris. Le trio est une structure politique plus stable que le duo. Il s’ensuit que l’intervention de Xana était nécessaire. Le corollaire de ces remarques, c’est aussi que Xana a intérêt à ce que la victoire paraisse toujours plus à portée de main pour chacun des deux camps : un camp acculé, c’est une possibilité de négociation, de gages.

À l’encontre de cette impression que la fin est proche, il y a un autre élément : le retour vers le passé. Il s’agit d’un élément qui permet de rejouer les événements, et donc de rebattre considérablement les cartes. En sorte qu’un usage efficace du retour vers le passé permet de repousser plus ou moins éternellement une échéance.

L’autre élément d’importance de ce chapitre est malheureusement un peu plus anecdotique. Il s’agit de Code Lyokô Évolution. En effet, plus que dans la plupart, si ce n’est que dans tout vos autres chapitres, la relation à la série se sent, du point de vue métatextuel. Reproche, écart et insinuation vis-à-vis du scénario de la série, caractère d’Aelita, relation de Laura et Jérémie… Ainsi, ce chapitre commence sur une réécriture du scénario de la série qui donne un bon exemple de la manière de combler les incohérences autour de la mère d’Aelita, enfin de la supposée mère. De fait il est assez habile et en même temps audacieux de prendre à contre-pied la série. Celle-ci insistait lourdement sur ce lien de parenté, le rendant plus que probable. Votre chapitre se permet alors à la fois d’apparaître comme plus cohérent, mais en plus d’être surprenant, en jouant sur les présupposés des lecteurs. Le plus difficile ensuite était de rationaliser l’attaque de Xana. L’idée d’une sorte de conditionnement hypnotique est intéressante. De fait, par la force des choses, votre Xana est plutôt fin psychologue — ce qu’il n’avait pas à être auparavant du fait de sa puissance — et l’on peut se demander si le conditionnement d’Aelita est le seul ? Certain point laisse à penser qu’il aurait pu essayer de procéder de même avec Chris. Ce qui ferait plus sens que de compter sur un plan basé sur Aelita. Sur cette question de justification scénaristique, l’écart entre votre œuvre et la série est palpable, alors même que les prémisses sont les mêmes.
Un point similaire peut être fait sur la relation entre Jérémie et Laura. Dans l’Engrenage, Laura est caractérisée par son franc-parler. Un point de caractère qui avait été plus ou moins posé au début de la série, mais n’avait pas été exploité, du moins pas comme un élément important. Ici, il devient une marque de fabrique. Il vient aussi donner un nouveau tour à la relation entre Jérémie et Laura. La série avait tenté la construction d’un triangle amoureux à partir de Jérémie, Laura et Aelita. Ou pour être plus exacte s’était attelée à poser Aelita comme croyant à l’existence de ce triangle — encore qu’il y ait eu quelques ouvertures de Laura. L’Engrenage peut prendre une autre direction du fait du caractère plus trempé et franc de Laura. Concrètement, Aelita remplissait deux rôles en même temps. L’amante et la conseillère (plus ou moins techniques) du chef de guerre. Le cœur et la raison. Ici, les deux rôles sont séparés, et cela ne tient pas seulement au fiasco d’Aelita dans la recherche de sa mère. Pendant que Jérémie discute de la conduite à tenir avec Laura, Aelita parle de son amour… Il est à noter que cela diminue l’importance relative d’Aelita au sein du groupe et dans la narration. Cela étant, cette situation est reconnue et assumée de part et d’autre suite à la discussion entre Aelita et Laura quelques chapitres auparavant. Il n’y a pas de triangle amoureux ici, juste une division du travail. Laura devient le bras droit et le factotum de Jérémie. Sa troupe de choc dans le monde réel en somme.

Cela étant, une des déceptions au sein de ce chapitre réside justement dans la discussion entre Jérémie et Laura, enfin surtout dans le début de celle-ci. Il y a comme un problème de rythme. Un problème qui a deux faces et que l’on pourrait résumer à l’aide des concepts anglais de showing et de telling, montrer et dire. Le texte ici prend le parti de dire : le rôle et l’impact de chaque réplique est explicité par les personnages. Alors même qu’ils commencent par s’engager dans une joute verbale, c’est-à-dire dans une confrontation demandant de la vivacité. Ce type de dialogue demande de montrer plus que de dire. Le choix fait dans l’écriture ici ralentit le texte, et en même temps souligne que les vannes échangées ne sont pas très piquantes. Le texte aurait peut-être gagné à n’expliquer le compte des points dans la conversation qu’a posteriori. Ici, le dialogue a semblé manqué de verve.

Heureusement, Tyron vient vite effacer cette impression. Il n’y a plus en lui grand-chose du personnage de la série, si ce n’est les méthodes quelque peu impitoyables et le mariage. Le point intéressant ici, c’est de mettre en opposition l’assurance de Jérémie face à la percée de Tyron et au nouveau front qu’il a la possibilité d’ouvrir. Front sur lequel il a clairement l’avantage du nombre et des armes. Lui aussi peut alors penser que la victoire est à la portée de sa main. Dans le même temps, il continue d’apprendre de ses ennemis. Il est clair que le temps joue en faveur. Plus le temps passe, plus il gagne sur l’avantage technique de ses adversaires, alors qu’il a largement l’avantage du nombre et des moyens. Cela étant, sa capacité à mobiliser une ou deux douzaines de lycéens pour l’épauler en moins de vingt-quatre heures est assez inattendue.
Pour ce qui est de l’interrogatoire qu’il mène, on ne peut que rejoindre le point de Dyssery. Il est logique qu’il ne croit pas que Franz Hopper soit mort, et ce pour deux raisons. D’abord parce qu’en vieux routiers, Tyron pense que ses interlocuteurs commencent forcément par lui mentir. Ensuite parce qu’il paraît improbable que des adolescents l’aient mis en échec de manière aussi spectaculaire sans le recours à un adulte. En outre, il n’a pas détecté Xana. Or il a cherché. C’est là une énigme qui mériterait réponse. Comment se fait-il que Xana puisse à la fois résider sur Tron et ne pas y être détecté par le propriétaire des lieux ? Alors même que les envahisseurs, eux, le perçoivent ? Il est vrai qu’ils ont l’avantage de connaître l’ennemi.

Aux questions finales de Dyssery, il en est une qui manque cependant, le pendant de la première qu’elle pose : Laura va-t-elle révéler qu’elle a négocié avec Xana ? Si les points soulevés plus haut sur son caractère s’avèrent exact, alors elle le fera, ce qui aurait sans doute pour conséquence de rendre la fin à nouveau proche. Sinon, ce grand jeu pourra repartir pour un long tour, et votre serviteur devra trouver meilleure grille d’analyse.

Au plaisir de vous voir renouer les fils de la crise.
  Sujet: [One-Shot] Soudain, la théière siffla.  
Silius Italicus

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Dim 18 Nov 2018 22:40   Sujet: [One-Shot] Soudain, la théière siffla.
Bonsoir très cher Plan B from outer space,

Ainsi, venant vous poser parmi nous, vous exposez la désunion ?

Avant que d’en venir à ce qui est vraiment important, il faut néanmoins signaler votre manquement aux us et coutumes locaux qui requièrent que vous vous présentiez ici afin de faire plus ample connaissance avec le reste de la communauté. Du reste, même si vous avez sans aucun doute déjà fait cette démarche de lecture, le règlement intérieur du forum est accessible ici, et le règlement propre aux récits, ici.

Ces formalités accomplies, il est possible d’en venir au point vraiment important, à savoir, votre récit.

Tout d’abord, le texte est assez original. Certes, il est possible de trouver, pour chaque élément, des prémisses dans le forum. Pour autant, cet assemblage-là est clairement une première. Si l’on devait comparer, mais comparaison n’est pas raison, l’auteur le plus proche en ce royaume est probablement Icejj.

La structure est assez simple. Ce récit est divisé en autant de sections que de membres de la bande, avec en sus une progression chronologique puisque l’action commence la nuit durant pour se finir le lendemain à l’heure du thé. Presque une journée en somme ; presque tous les héros, William étant absent.

De même, il y a un rythme particulier entre les différentes sections : les sections impaires riment entre elles : elles sont toutes des passages d’échec et de doute. À l’inverse, les sections paires viennent rythmer le récit en ralentissant sa pente. La partie 2 centrée sur Odd sert donc d’intermédiaire saupoudré d’humour. C’est une partie de soulagement, un moment où le récit inspire afin de mieux expirer dans la partie suivante, centrée sur Jérémie. De la même manière, la quatrième partie, centrée sur Yumi, commence par une scène banale, mais plutôt heureuse de vie de famille. Encore que le vers soit déjà dans le fruit ici (« Personne n’aurait pu se douter qu’elle était morte pendant la nuit. »). Toute cette section se pose en miroir positif de ce qui avait précédé et se termine sur la réunion des héros. Tandis que la rencontre entre Jérémie et Aelita n’avait aboutie qu’à une séparation. Cette réunion optimiste permet d’accroître la rétention d’énergie dramatique qui se relâchera dans la partie suivante, faisant de la chute une chute au sens plein. C’est donc un usage habile du nombre de personnage et de points de vue pour servir l’économie du récit.

En sus, cette structure n’est pas monotone : elle ne se voit pas dès les premières lignes. En effet, chaque partie à sa personnalité propre, en sorte qu’il n’y a pas à proprement parler de répétition qui viendrait donner un air trop ordonné à l’ensemble.

Néanmoins, tout cela dessert quelque peu la quatrième partie. En effet, la deuxième partie ne rattrape pour ainsi dire pas complètement la puissance d’impact de la première. Il s’ensuit que la quatrième partie fait face à trop forte partie. Elle vient en somme trop tard pour que la réunion entre Ulrich et Yumi puisse paraître réellement crédible et augurant d’un avenir meilleur, d’une sortie de crise par le haut. En somme les qualités propres et réelles de cette section de texte ne sont pas mises pleinement en valeur par la place dans l’ensemble. C’est comme un bon mouvement tactique, mais mal-à-propos par rapport à la stratégie. Pour autant, l’effet de remontée de moral, de remonte positive est suffisamment là pour que la dernière section du texte donne tout son plein.

Le thème principal de ce récit semble être la désunion. Une désunion qui est exposée à divers niveau dans un ordre précis. Tout d’abord, la désunion physique entre Ulrich et Yumi. L’écriture de cette scène en fait une sorte d’anti-scène de sexe. En effet, le sexe suppose le rapprochement physique, la plus grande proximité des corps. De là découlerait dans l’imaginaire collectif l’union des esprits et des âmes. Communion des corps, communion intime des êtres. Or, c’est la voie négative de cette idée qui s’expose ici.

La première partie est celle de la séparation des amants, de l’éloignement de leur corps. De manière intéressante, elle se finit dans les douches de l’établissement. L’eau et l’hygiène emporteront les derniers restes d’odeur, de sueur et de salive, les dernières marques de rapprochements. Cette eau est d’ailleurs décrite comme un rideau qui isole : la lumière et la brume empêchent de voir et d’être vu, les odeurs sont gommés, les sons sont couverts par les gouttes chutants.

La deuxième partie est celle de l’éloignement. Chacun s’enferme dans sa bulle. Il y a là une cruelle ironie : Odd s’enferme dans une bulle de mots. Son humour, d’habitude sel de la vie, devient ce qui éloigne de lui.

La troisième partie est celle de la solitude. Jérémie a été mis face à ses responsabilités, responsabilités de chef, qui incluent des choix cruels : solitude du pouvoir. Elle se clôt sur le refus d’Aelita d’endosser les responsabilités à sa place à lui. Ainsi, Jérémie se trouve renvoyé à lui-même, à ses doutes. Cette solitude est à la fois physique : nul ne vient l’aider et il apparaît sans bande dans le collège ; et spirituelle : il n’est plus en communion avec Aelita, elle le repousse.

La quatrième partie semble plus optimiste. Après tout, deux membres parviennent à se voir, à parler, trouver un accord et être réunis. Mais en cela même il y a un échec. D’une part, ils ne sont que deux, et non tous les autres. Eux se sont peut-être renforcés, mais ils restent isolés, coupés des autres. D’autre part, ils ont trouvé et conclu un accord de mort. « je veux vivre sans regret », dit-elle, mais ce qu’il faut bien comprendre ici, c’est qu’elle ne veut ni assumer de lui survivre, ni assumer de se sacrifier. Elle n’envisage déjà plus la vie pour eux deux, mais seulement la mort. Leur moment calme et paisible, à deux, en paix, n’est qu’un prélude avant la fin.

La cinquième partie est plus étrange. C’est une partie qui est moins introspective, tout en étant plus solitaire que les autres. Rétrospectivement, on peut y voir un trope, celui des derniers actes du quotidien, accomplis en paix et sans émois extraordinaire, car la mort qui va suivre est prévue et acceptée. l’emploi d’un vocabulaire plutôt scientiste, de manière encore plus marquée que Jérémie, est d’ailleurs une bonne manière de distinguer et caractériser le personnage. Pourtant, une lecture un peu plus attentive ne manque pas de laisser subsister la question : la décision d’Aelita était-elle déjà prise ? Ou bien ce fut une impulsion subite ? Le texte laisse vivante cette alternative, et c’est plutôt heureux. Il reste étrange cependant qu’Aelita ne soit pas allé au bout de la réflexion qu’elle avait commencée sur la possession de sa propre vie. Il n’en reste pas moins que cette partie est celle où il n’y a aucun autre humain présent, à peine un sms. Il n’y a plus ici qu’Aelita, seule.

La séparation des corps devient la séparation sociale de la bande, puis une séparation spirituelle. Au bout de cette route d’anomie, le suicide.

Par cet acte, le récit accomplit un cercle étrange. En effet, la première section s’intitulait « Entre ciel et terre », et le récit se ferme sur les considérations entre ciel et terre d’Aelita. Du corporel au spirituel et le retour dans un cercle. De la même manière, Aelita constate bien que Xana va perdre sa victoire qu’il avait pourtant acquise : la bande, désunie, n’était plus, mais de cette victoire même naît sa défaite ultime.

Dans l’ensemble cet un excellent texte. Du point de vue du style, les images sont nombreuses, variées, et surtout toujours significatives. Elles viennent toujours faire vivre l’arrière-fond, le monde. Ce récit est profondément imbriqué dans les actes et la vie du quotidien. Il faut bien cela pour équilibrer ce qui n’est sinon qu’une série d’introspection, donc d’abstraction hors des corps.

De même, le style rend bien la puissance émotionnelle de ce qui se passe.

Puissance et quotidien, le tout servi par une plume concise mais pulpeuse. L’ensemble est très équilibré, il s’en dégage une impression de maîtrise et de travail précis et soutenu sur la forme du texte. Il y a là un bel exemple de plume parvenu à un certain plateau de maturité. Ce qui donne d’autant plus envie de lire d’autre textes, pour voir dans quelles directions cela va évoluer.

Au plaisir de vous voir nous régaler de nouveau en ces lieux.
  Sujet: le nom d'aelita  
Silius Italicus

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MessageForum: CL Évolution   Posté le: Mar 28 Aoû 2018 13:15   Sujet: le nom d'aelita
Bonjour Tarkgrod,

De toute façons cette scène pose de nombreux problèmes.

D'abord il faudrait établir la filiation entre Aelita et Anthéa.
Ensuite il faudrait établir qu'Anthéa a bien le droit de garde sur Aelita. Ce qui est douteux. En effet, Anthéa a disparu pendant des années, il y a donc abandon d'enfant. D'autre part il n'est pas impossible qu'Anthéa ait été déclarée morte.

Enfin, il y a la question du lien juridique entre Tyron et Anthéa. Si ce dernier n'est que le compagnon, n'est pas marié à Anthéa, alors le proviseur de Kadic n'a pas le droit de lui laisser Aelita sauf si Anthéa a émis et signé une autorisation. Ce qui nous ramène au problème de la garde.

En plus de cela, il y a bien la question de l'âge d'Aelita (même si la filiation avec Anthéa pouvait être prouvée, cela ne réglerait pas ce problème) et de sa fausse identité.

De fait, les scénaristes sont passés sur tout cela, pour aller au plus simple et faire ce qui les intéressait.

Cela tend à confirmer ce qu'Icer disait déjà des scénaristes de Code Lyokô, à savoir qu'ils ont eu par moment les yeux plus gros que le ventre et n'ont pas les moyens de gérer ce niveau d'intrigue.

Comme le dit Theoph, ce problème n'est que l'un des nombreux qui parsèment cette série, et c'est même l'un des moindres.
  Sujet: [One-shot] Ravages  
Silius Italicus

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Dim 10 Juin 2018 15:21   Sujet: [One-shot] Ravages
Bonjour très chère Kerry,

Ainsi, vous vous penchez sur la décrépitude ?

Cette nouvelle est intéressante et pose beaucoup de pistes, mais la fin semble par trop abrupte pour tout vous dire. Certes, la fin d’une nouvelle, la chute, a souvent pour objectif d’être une ultime pique ou un retournement de situation, mais ici, elle semble venir sans avoir été ancrée dans ce qui précédait.
Comment dire ? Il y a un écart entre ce qui était suggéré comme enjeu du texte, et ce qui est affirmé comme l’enjeu final par la chute. D’où une impression de léger déséquilibre et de manque à la fin : le lecteur tend à rester sur sa faim.

Vous aurez noté, cela me met en décalage avec le commentaire d’Ikorih… à vous de voir comment vous prenez la chose.

Dans l’ensemble la structure, et une partie du thème sont identiques à ce qu’il en était dans votre nouvelle précédente, d’où la possibilité de lire en miroir. Mais il y a quand même des déplacements.
Reprenons. Dans les deux cas, le récit se structure en deux parties. L’une représente le passé, l’autre le présent. Dans les deux cas, c’est l’âge et les souvenirs qui sont le moteur du récit. Cela étant, ici l’âge est l’enjeu même de la chute, tandis qu’il ne l’était qu’indirectement dans l’autre nouvelle.
Un autre déplacement important a eu lieu. La première partie ici, tout en introspection part certes des vacances et de leur bonheur, mais ne fait qu’en partir, quand c’était le tout de la première partie dans l’autre nouvelle. Les variations sont donc assez importantes.

Ce qui est amusant, c’est le retournement de situation par rapport à ce qui avait été posé dans le dessin animé à l’origine. C’était alors Sam qui était insouciante, et Odd qui était responsable. Ce qui ne l’empêchait d’ailleurs pas d’être un Casanova. Ici, c’est elle qui aspire à la maturité et la stabilité de l’âge adulte, et lui qui ne peut s’y résoudre. Sentiment alimenté par l’aristocratie naturelle d’Odd, qui fait de lui un roi et un maître du monde. En fait, le portrait qui est fait de lui ressemble d’assez prêt à la définition du pervers narcissique. Cela étant, même au vu des années, il semble difficile d’imaginer Odd en adepte de la méticulosité et du rangement.

Pour aller plus loin, le rapprochement que fait Sam avec la situation de sa mère est intéressant, et laisse à penser que la différence tient au type d’homme.
En effet, il faut être honnête, Sam en se mettant en couple avec Odd, qu’elle connaît quand même depuis le collège, savait ce qu’elle faisait, à quoi elle s’exposait. Pourtant, elle semble se réveiller à 28 ans et comprendre qu’on ne dompte pas un lion si facilement. Plus encore, les même traits de caractère qui avait rendu Odd intéressant à ses yeux dans le passé sont aussi ceux qui font qu’elle ne peut envisager de se caser – et non de se mettre en couple, ce qui est déjà fait – avec lui.
Autrement dit, Sam a peut-être été naïve, mais surtout, et à tout le moins, elle n’a pas su prendre la mesure de ses propres désirs. Après tout, Odd fut sa fenêtre, son ouverture lorsqu’elle était à l’université, univers qu’elle décrit comme « étriqué ». Maintenant, elle se dit qu’elle a troqué une prison contre une cage… Une cage qui se double du fait qu’il l’empêche de vivre, de briller par elle-même (« elle avait le sentiment que sa nature, plus sauvage, était comme assourdie »). D’où la mort de la spontanéité, de l’authenticité.
Cependant, le rappel de sa mère pose une autre question. Samantha ne serait-elle pas en train d’essayer de se conformer à un script, un scénario déjà éctrit : l’ami d’enfance, puis le copain de toujours, avec qui on forme un couple, on a une folle jeunesse, puis, on se case, parce qu’il le faut, et on a des enfants. Par conséquent, Samantha se trouve prise entre plusieurs injonctions, celle de se caser, celle de continuer à vivre la vie de folie avec Odd, sans arriver à bien trancher entre les deux. Elle a joué le jeu, tel que la société, et donc un peu elle-même, le concevait, mais sans réussir à en prendre correctement la mesure.

En comparaison de ce qui vient d’être dit, la deuxième partie du récit semble un peu moins riche en remarque et réflexions. Surtout, la chute semble moins bien amenée qu’elle n’aurait pu l’être. À moins que votre serviteur n’ait pas su lire les signes, ce qui est loin d’être impossible.

Pour finir quelques remarques.
Au niveau du style, il n’y a rien à redire. C’est très agréable à lire et très expressif.

Cela étant, pourquoi l’emploi de « la jeune black », plutôt que de « la jeune noire » ? Il y a sans aucun doute une raison de préférer l’anglicisme, mais je ne suis pas sûr de bien la saisir… encore que cela peut n’être qu’une expression de mon purisme outrancier.

En outre : « Elle avait confiance en cet homme, bien qu’elle détestait cet endroit. ». Le verbe « détester » est ici mal conjugué. Il devrait être au subjonctif : « bien qu’elle déteste » ou « bien qu’elle détestât », suivant votre volonté ou non d’une concordance des temps stricte.

Au plaisir de vous voir un jour célébrer leur amour.
  Sujet: [Fanfic] Information war  
Silius Italicus

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Dim 10 Juin 2018 14:35   Sujet: [Fanfic] Information war
Bonsoir très cher Robin2553,

Ainsi, vous continuez à nous tenir au courant ?

La première question qui vient à le lecture de vos dernières publications, c’est : pourquoi deux publications, plutôt qu’une ? En effet, sans particulièrement démériter, vos deux publications ne pèsent guère par elle-même et ne sont pas très nourrissante. Disons que de réunir les deux en un seul chapitre rendrait la lecture plus fluide et plus intéressante.

De fait, il s’ensuit que les parties les plus stimulantes sont en fait les notes de début, à l’exemple de celle sur Carthage. Cela étant, on peut se demander aussi pourquoi cela n’a pas été intégré dans le corps du texte.

Pour la petite histoire, sans être très calé en science et en physique, je répondrais juste à votre réponse faite à Ikorih : « ces saroumanes des chercheurs ont réussi à définir leur notion d’un espace sans une seule fois s’en référer à l’espace de notre plan matériel. ». En fait, il s’agit historiquement d’une invention de physicien, de Galilée pour être précis, nécessaire à la conception du principe d’inertie, lui-même à la base d’une large partie de la physique moderne.
Eh oui, l’une des intutions fondamentale de notre physique moderne a été de rejeté toute l’évidence, le bon sens et l’observation et de partir de l’idée d’un monde imaginaire… à l’encontre de la physique aristotélicienne – dont il est vrai qu’elle était alors dans une impasse.
Plus largement, c’est ensuite devenu un attribut des mathématiques : en mathématique vous pouvez partir de n’importe quel ensemble de règle basique – axiome – et ensuite en déduire des propriétés. La question de l’application ou du réalisme de cet ensemble de règles et des propriétés qui s’ensuivent est absolument secondaire, du moins du point de vue de la seule recherche mathématique.

Bon, c’était une parenthèse peu utile par ailleurs, puisqu’elle ne me met en aucun cas en position de contredire vos propositions, dont il est bien probable que je ne les comprenne pas vraiment.

Comme dit plus haut, l’histoire de Carthage est assez intéressante. Cela étant, on peut se demander dans quelle mesure elle n’est pas issue de notre histoire récente, et de nos soucis politiques actuels. Puisque dans le fond, Carthage n’est jamais qu’une extrême-droite nationaliste et anti-droit de l’homme, face à l’humanisme fédéré, le tout saupoudré d’un peu de complotisme. Bref, l’extrême-droite particulariste face à la gauche universaliste (et donc non-communiste).

Ces chapitres en fait ont pour centre de gravité une séquence d’exploration, d’abord avec le Skid, puis sur un réplika, c’est pour cela qu’il serait logique de regrouper le tout. Du reste, on retrouve, sous le verni procédural, quelque chose des anciens héros de Code Lyokô, ce qui est intéressant au demeurant et donne un peu de vie et de vigueur au récit.

La phase d’exploration était plaisante. Elle montre un ennemi qui n’est tout de même pas à négliger. Cependant, et paradoxalement, on a l’impression de se retrouver dans un jeu vidéo : des hordes d’ennemis, des résistances aux chutes… Alors même que l’on pourrait dire de votre récit qu’il est justement la sortie de cette ambiance de jeux vidéo. Du coup, on est assez curieux de voir comment cela va évoluer, et comment vous allez équilibrer l’ensemble.
Il est aussi amusant de voir que cette exploration fait choux blanc. C’est prendre à contre-pied ce que l’on attendrait. De fait, dans un récit classique, toute action des héros est significative, donc toute exploration débouche sur quelque chose de peu ordinaire, là au contraire, rien.

Pour le reste, vous continuez à mettre en place bon an mal an le reste des fils de votre intrigue. Peut-être de manière un peu trop elliptique eut égard à votre rythme d’écriture et de développement.

Le point positif, c’est que l’on aborde la contre-attaque adverse, ce qui devrait donner l’occasion pour des développements intéressants.

Au plaisir de vous retrouver, dans cette trame temporelle ou une autre.
  Sujet: [Fanfic] Human  
Silius Italicus

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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Dim 10 Juin 2018 12:09   Sujet: [Fanfic] Human
Bonsoir très chère Kerry,

Ainsi vous continuez à explorer les destinées individuelles ?

Ces trois derniers chapitres continuent en effet de tisser votre toile, sans que les points d’aboutissement de celle-ci ne soient encore bien visible. Il faut cependant saluer votre talent dans l’art d’éviter la dispersion par la poursuite de certaines trames narratives déjà actives.

Il en ressort une grande diversité de situation, d’âges et de parcours. De ce point de vue, aucun personnage ne semble ressembler aux autres.

Cela étant, le parcours de William semble s’arrêter de manière assez brutale, ce qui n’est pas sans poser de soucis. Il est peut-être intéressant de noter que William le chasseur, s’il s’agit bien du même William, ce sur quoi un doute existe, meurt à côté d’une forêt. Mais aucun élément ne semble permettre de réellement trancher. Si ce n’est la vague mention d’un chasseur et de ses meurtriers.

Le plus intéressant ici est peut-être la structure du chapitre, en particulier l’inclusion de deux parties versifiées. Deux chansons – à défaut d’un autre mot – donc, qui sont deux regards sur la fête, le regard de celui qui s’en retourne, encore ivre d’ambiance autant que de boisson, et celui qui commence à s’éveiller au lendemain d’un amour.

Autant il est facile de mettre en opposition la première chanson et le corps du texte, à savoir la lettre ouverte des parents de William, sur le thème de la fête et de ses excès. Autant, la deuxième chanson semble être là un corps étranger. Elle vient briser la lecture de la lettre en deux parties, et ne fait guère écho à ce qui venait d’être dit ou à ce qui suit. De la même manière elle n’est liée que par la forme à la chanson d’introduction.
Il s’ensuit un chapitre assez baroque dans sa composition, où les genres se mélangent sans que les tenants et aboutissants ne soient bien clairs, si ce n’est le plaisir de nous faire admirer vos talents de parolières et donner une couleur de plus à votre récit au travers de la notion d’indignation.

Comment dire ? Ce chapitre donne, sous cet abord sans doute partiel et quelque peu fourvoyé, l’impression de vouloir gonfler un peu artificiellement le volume dédié à la nouvelle de la mort de William.

Le chapitre suivant est celui d’un changement complet de ton. De ce point de vue, il contraste nettement avec son prédécesseur. Le chapitre 6 appelait à l’indignation, au refus, à la révolte ; le chapitre 7 est celui de l’acceptation et du destin. Cette seule opposition explique d’ailleurs sans doute la présence de deux chapitres – certes relativement courts – au sein d’un seul message.
En tout cas, c’en est fini ici du style vif et incisif qui caractérisait la lettre ouverte. La narration reprend le premier plan, et surtout fait la part belle à l’introspection. À voir le contenu de ce chapitre, et en le comparant aux autres, la question ne manque pas de se poser : tous ces personnages vivent-ils dans le même monde ?

En tout cas, l’indignation, le volontarisme porté par le chapitre précédent semble bien loin ici.

Qui plus est, le personnage central ici est une nouvelle venue dans la mesure où elle n’était qu’à peine mentionnée dans la série d’origine. Cela étant, il semblerait qu’elle soit condamnée à très court terme. La scène n’est pas sans rappeler et réactiver de vieilles idées ritualistes et religieuses. Il ne s’agit après tout de rien de moins que le sacrifice au dragon tel que l’évoque par exemple le mythe d’Andromède. Il s’entremêle avec le thème de la lèpre et de l’exclusion sociale qu’elle représente, ce qui confère une originalité certaine à l’ensemble.

Il semble d’ailleurs que ce soit la première mention formelle de Xana, dont on peut raisonnablement penser, à la fois pour des raisons externes, et pour son rôle présent, qu’il soit l’antagoniste principal.

Le chapitre 8 nous ramène à ce qui est pour l’instant le seul fil suivi de ce récit, l’histoire d’Ulrich. Pour autant, cette histoire ne semble pas prête de rejoindre l’une des autres. C’est à bien des égards le chapitre le plus classique parmi ceux dont il est question ici.

Ulrich qui n’est visiblement pas sorti d’affaire, ainsi que le titre, élégant au demeurant, du chapitre le laissait à prévoir.

Ce qui était cependant le plus étonnant, c’était de voir Ulrich s’exprimer dans un style assez formel et ampoulé. Cela correspond assez peu à l’image que l’on a du personnage original. Jusqu’ici c’est peut-être le plus grand écart fait, du point de vue des personnages, à dessin animé d’origine. Cela étant, le fait d’associer le caractère d’Ulrich à celui des montagnards est clairement bien trouvé.


Dans le même ordre d’idée, ce chapitre contient le seul écart de style dommageable : la note de l’auteur. Il est assez dommage d’avoir eu recours à ce procédé qui brise l’immersion dans la lecture, et ce alors que vous avez fait plus que montre des moyens dont vous disposiez pour introduire des éléments explicatifs.

Pour le reste, le chapitre est dans l’esprit, ironique, si ce n’est cynique du titre. La tradition, celle des clans et de l’honneur, familial ou viril, qui détruit les vies pour des raisons plus que discutables, mais aussi la tradition telle que transmise par la grand-mère, celle des racines et l’identité, mais même ce discours se termine sur une note sanglante, tout comme le chapitre. Il est à ce titre intéressant de noter qu’Ulrich est déjà un exilé, et que son enfance est déjà marquée, partiellement par le cosmopolitisme, son premier maître ayant lui-même longuement voyagé dans le passé, et le deuxième étant un turc. Ce point est étrange d’ailleurs au regard des traditions d’apprentissage auxquelles Ulrich se plie : ce type de tradition privilégie nettement l’endogamie et le communautarisme. Comme on l’a vu les différentes ethnies ont déjà du mal à se supporter entre elles, mais dans cette région du monde, les Turcs sont encore plus étrangers, envahisseurs qu’ils ont été avec l’empire Ottoman.

Reste le dernier chapitre, et la bizarrerie notée par Ikorih de cet intermède lyrique. De fait, ce passage est splendide, de même que le titre du chapitre, qui fait très Baudelaire.

Le reste du chapitre est assez intéressant, même si à force, au bout de neuf chapitres, on en vient à se demander s’il y a autre chose qu’une grande et belle galerie de personnages et de caractères dans ce récit.

Ce chapitre a donc pour cadre Noël. Le Noël le plus traditionnel, presque rêvé qui soit. Ce côté est bien rendu par la présence de la famille nombreuse, de la messe de minuit, mais aussi par la famille de Sissi. Famille dont le conservatisme rappelle plus les années 1930, éventuellement 1950 que les générations ultérieures. Bref, la France bourgeoise traditionnelle dont on peut se demander si elle a jamais existé. Ce qui contraste nettement avec le début et la fin du chapitre : un bar assez ordinaire, à tendance plutôt populaire. Cet effet d’encadrement renforce nettement le caractère onirique de ce récit de Noël. Il en fait une parenthèse, une bulle pétrifiée et lointaine. Et de fait, on peut se demander si aucun des deux interlocuteurs a jamais pu bouger au-delà de cette bulle.

Le plus flagrant ici, c’est peut-être le fait que toute l’empathie est centrée sur Hervé, et non sur Sissi, sur le vivant, et non sur la morte. Il y a quelque chose dans la beauté et le lyrisme de cette mort qui ôte l’empathie, la tragique que l’on s’attendrait à ressentir. Ce n’est pas là petite prouesse, et de fait, c’est assez surprenant en y réfléchissant. Le fait que cela n’apparaisse pas au premier regard étant d’ailleurs tout aussi intéressant.

Pour l’instant, il faut noter qu’entre le titre de ce récit, Human – pourquoi diable l’anglais d’ailleurs ? – et le contenu, il y a une nette adéquation. Ce sont des moments d’humanité que l’on observe : dans la souffrance ou la vie quotidienne, dans ces petites choses qui sortent de la grisaille. Étrangement, c’est la partie avec Sam qui est le moins en accord avec ce titre, alors que c’est elle qui ouvrait l’ensemble.

Au plaisir de vous retrouver au détour d’un univers.
 

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