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 Auteur  Message
  Sujet: Le Point : Quand le dessin animé vire au film d'horreur  
WR104

Réponses: 2
Vus: 4108

MessageForum: Autour de la série   Posté le: Mer 03 Oct 2018 23:20   Sujet: Le Point : Quand le dessin animé vire au film d'horreur
Aujourd’hui je suis tombé sur un article du magazine Le Point titré Quand le dessin animé vire au film d’horreur.

L’article écrit par Marc Leplongeon et Stéphane Sellami et publié le 25 septembre 2018 sur le site du journal : https://www.lepoint.fr/societe/quand-le-dessin-anime-vire-au-film-d-horreur-25-09-2018-2254066_23.php

Cet article revient sur les dessous financiers qui ont conduit à la faillite de Moonscoop. Promis l’article ne mentionne pas CLE. En revanche, il fait porter le coup à un conflit d’actionnaires qui visiblement n’est pas encore fini.

Je vous partage l’article tel que j’ai put le lire (le 3/10) sur le site :

Spoiler
  Sujet: [Fanfic] Oblitération [Terminée]  
WR104

Réponses: 36
Vus: 14684

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Jeu 01 Mar 2018 20:12   Sujet: [Fanfic] Oblitération [Terminée]
Bonsoir,

Tout d'abord j'aimerais dire merci à l'auteur de cette fic pour sa qualité et son originalité.

Au début, j'avais du mal à situer l'œuvre dans l'univers Garage Kids et puis au fils des chapitres tout s'arrangea. Mieux, une meilleure appréciation de l'œuvre se développa. J'en viens presque à regretter sa fin future…

Ce que j'aime beaucoup dans cette fic c'est son style d'écriture et le traitement des personnages. Je trouve de mon point de vue, que l'on se laisse facilement absorber par l'histoire traitant du monde réel. Mais un peu moins en ce qui concerne Xanadu… En même temps, je trouve qu'il est moins présent par rapport aux autres éléments ? Mais c'est peut-être qu'une impression ?

Enfin les pouvoirs d'Odd apparaissent Very Happy . J'espère que tu nous réserve une bonne surprise avec leurs capacités, mais je pense qu'Odd va avoir du mal à les interpréter. En tout cas pour le moment, Jérémie semble enfin remarquer qu'Odd a du potentiel à faire valoir.

Autre chose, on a eu des passages (voire des chapitres) axés sur chaque personnages principaux. Mais j'ai pas le souvenir du passage de Yumi ? Est-ce moi qui l'ai oublié, Sad ou arrivera-t-il dans une future publication ?

Pour revenir sur le dernier chapitre, Yumi était au courant de la visite Odd/Sissi et affirme presque le retour de Clara ? À mon avis Jérémie va apprendre par je ne sais quel moyen qu'Odd est passé à l'usine. J'espère là encore lire une bonne explication du comment du pourquoi la bande à Belpois arrive à espionner tout le monde.

Hâte de lire la suite.
  Sujet: Les Lyokofans parlent aux Lyokofans  
WR104

Réponses: 4232
Vus: 975484

MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Dim 23 Avr 2017 21:25   Sujet: Les Lyokofans parlent aux Lyokofans
En nettoyant mon disque dur, je suis tombé sur un article de 2016 qui parlait de N. Atlan.

Bon ya rien de flagrant. Mais je vous le transmet l'article intégral pour ceux qui seraient intéressés :
Citation:
Nicolas Atlan : départ de Splash Entertainment (ex-Moonscoop LLC)


Nicolas Atlan, codirecteur général de Splash Entertainment et président de la filiale Kabillion, plate- forme de VOD pour enfants, quitte l'entreprise américaine pour « poursuivre de nouvelles opportunités », a annoncé cette dernière ce mercredi. Splash Entertainment est née du rachat de Moonscoop LLC, filiale américaine du groupe français Moonscoop (repris par Dargaud en juin 2013), par Mike et Liz Young, associés à Nicolas Atlan. Celui-ci était un historique de Moonscoop : il a débuté à Antefilms Production en 1999, première société des frères Di Sabatino avant qu'ils ne créent Moonscoop. Le départ de Nicolas Atlan de Splash Entertainment entraîne une réorganisation de la société : le codg Mike Young devient parallèlement président, tandis que Steve Rosen, directeur en charge des finances et des opérations, est promu co-dg, indique le communiqué. La présidence de Kabillion est confiée à David Di Lorenzo, jusque-là directeur des ventes et de la distribution numérique.
Liz Young reste présidente de Splash Entertainment avec Mevelyn Noriega à la présidence de la distribution.

Issu du Satellifax n°4697 - Jeudi 24 Mars 2016
  Sujet: [Fanfic] Les grands retours  
WR104

Réponses: 27
Vus: 18766

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Dim 23 Avr 2017 21:12   Sujet: [Fanfic] Les grands retours
Bonjour,
Je profite de ces vacances scolaires pour répondre aux commentaires.
Sans plus attendre, je remercie *Odd Della Robbia*, Silius Italicus et Icer.

Silius Italicus :


Spoiler

Sans transition,

Icer :


Spoiler
  Sujet: [JEU] Tu es tellement fan de Code Lyoko que...  
WR104

Réponses: 16
Vus: 7384

MessageForum: Jeux et détente   Posté le: Sam 01 Oct 2016 15:55   Sujet: [JEU] Tu es tellement fan de Code Lyoko que...
Je passais dans le coin alors je me suis dit "et pourquoi pas"
Tu es tellement fan de Code Lyoko que j'ai collé le logo de Lyokô sur une poche de ma blouse, histoire de me la jouer grand scientifiques rattaché à un projet secret. Laughing
Tu es tellement fan de Code Lyoko et plus particulièrement d'Odd que mon avatar utilisé pour la Fac est la tête d'Odd (version évolution) ; c'était assez galère à faire ça d'ailleurs, mais bon c'est encore une fois pour me la péter un peu...
Tu es tellement fan de Code Lyoko et plus particulièrement d'Odd que je me coiffe comme lui et que les gens qui me demande de quel personnage je tire cette coupe de cheveux me proposent tout sauf Odd... (j'ai eu Vegeta, Bétamèche, JimmyNeutron, etc.)
Tu es tellement fan de Code Lyoko que j'ai collé une représentation d'Odd (oui encore lui) sur le couvercle de mon PC portable histoire de discuter avec d'autres fans croisés à droite à gauche.
Tu es tellement fan de Code Lyoko que je collectionne plein de goodies de la série, mais en même temps c'est la base Razz
@+
  Sujet: [Fanfic] Les grands retours  
WR104

Réponses: 27
Vus: 18766

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Sam 01 Oct 2016 15:37   Sujet: [Fanfic] Les grands retours
Bonjour à tous,
Je crois que parmi les fic les moins actives, la mienne bat tous les records… Entre mes projets pro/perso/associatifs et j’en passe, mon emploi du temps actuel ne m’accorde que très peu de temps pour écrire quelques lignes. Enfin bon ne dit-on pas : « mieux vaut tard que jamais » ? Au moins ma vie est bien remplie ^^
Pour ceux qui voudrait lire mon nouveau chapitre je vous met un résumé de l’intrigue afin que vous puissiez apprécier (ou non) ce chapitre… Pour les plus intéressés, je vous invite à vous rendre sur le premier message de ce topic pour avoir d’avantage informations sur ma fanfic.
Spoiler

Avant de publier mon chapitre je vais répondre à Silius Italicus qui m’a gentiment laissé un commentaire.
Spoiler

Ceci étant fait, nous pouvons passer à la suite…

Voici donc le quinzième chapitre de ma fanfic. Bonne lecture.

Chapitre 15 : Le proviseur a des doutes


Dans l’usine abandonnée, Jérémie était déterminé à trouver l’objet qui l’avait forcé à se lever aux aurores. Ses mains ce comportaient comme des machines à répéter sans cesse les mêmes mouvements : saisir un câble, le débrancher, l’examiner, et le rebrancher. Il faisait se mouvement depuis maintenant deux heures, par jour de semaine, la motivation le poussait à ne pas broncher mais à continuer sans cesse et à redoubler d’effor les jours où il n’a pas cours. Il était tellement concentré sur ces gestes qu’il ne prit pas garde à la main chaleureuse qui venait de se poser sur son épaule. C’était Aelita, sa tendre petite amie qui se faisait du souci pour lui. Il arrêta ses mouvements répétitifs et se redressa, il était redevenu humain et commença à se plaindre de son dos qui le faisait souffrir. Aelita se contenta d’un sourire en coin, sans doute lassée de la situation. Jérémie lui demanda quel était le motif de sa visite. Elle répondit qu’il était déjà 7 heures passée et que son petit ami n’avait pas pris de petit-déjeuner puisqu’il était parti bien avant l’ouverture du réfectoire. Elle lui dit qu’Odd lui avait donné une petite adresse où elle pourrait y acheter quelques viennoiseries avant de passer à l’usine. Elle lui tendit ensuite un sac en papier où il y avait inscrit tout autour d’un logo : « au croissant chaud ».
« Merci Aelita, t’es vraiment un amour. dit Jérémie en souriant tendrement à Aelita. Je sais pas ce que je ferais sans toi ? » Il chercha un coin où s’asseoir pour savourer le délicieux croissant qui l’attendait.
 
Une fois assis, Aelita le rejoignit :
—      À quoi rime tout ça ? demanda Aelita qui s’assit au sol.
Jérémie la fixa avec une bouche grande ouverte prête à accueillir le délicieux croissant. Il profita du moment où il n’avait rien dans la bouche pour répondre :
—      De quoi ?
—      Du fait que depuis deux semaines tous les matins et si ce n’est les soirs, tu viens ici pour chercher une fibre optique qui permet de relier le supercalculateur au reste du monde. Mais dans quel intérêt ?
—      J’ai bientôt trouvé, encore quelques heures et ce sera bon. Il le faut bien si on veut combattre XANA. répondit Jérémie la bouche pleine.
—      Tu me dis toujours ça et je te réponds que ce n’est pas la bonne façon. Car tu vois si depuis deux semaines t’as toujours rien trouvé c’est que… c’est pas la bonne méthode.
—      Tu préfèrerais que je laisse XANA revenir dans le supercalculateur. Non faut d’abord que je rajoute un nouveau pare-feu à Lyokô. Je suis sûr que je peux même changer ses clefs !
—      Mais tu t’endends parler ! La décision de changer les clefs de Lyokô appartient à moi et à mon père ! Alors arrête de te lancer des défis complètement fous, presque absurdes.
—      C’est pas absurde !
—      Enfin mince Jérémie tu sais très bien que pour changer les clefs de Lyoko, il faut d’abord le détruire pour le reconstruire.
—      Je vois pas où est le problème, on l’a déjà fait non ?
—      Y’avait mon père je te rappelle. Et puis ton pare-feu tu te doutes bien que XANA s’en fout royalement.
—      Ça fait toujours plaisir à attendre. Bon si c’est tout ce que tu avais à me dire, je vais y retourner.
 
Jérémie se releva et reprit les mêmes mouvements qu’il avait commencés des semaines au paravent. Soudain, un étrange objet l’interrompit. En examinant un fourreau de câbles, il découvrit qu’un accessoire féminin s’y était inséré. Il reconnut très vite l’objet qu’il s’empressa de montrer à Aelita en l’interpellant :
—      C’est à toi ça ?
—      Oui c’est un de mes chouchou de cheveux.
—      Qu’est-ce qu’il fait dans ce fourreau ?
—      Je l’ai mis là-dedans comme étant une marque de ton premier passage il y a de ça même pas cinq jours.
—      Tu veux me faire croire que je tourne en rond ?
—      Ouais. Tu vois t’as déjà fait le tour de l’usine, t’as retourné tous les objets qui peuvent être retournable, t’as débranché tout ce qui peut être débranché. Pour en arriver où ? Au même point de départ. T’as perdu deux semaines, on a perdu deux semaines à te dire que ce que tu faisais était en vain. Si XANA veut rentrer dans le supercalculateur laisse-le rentrer, reprenons notre combat comme on l’a fait avant. C’était pénible, épuisant ; mais il était gagnant.
—      XANA est quand même revenu !
—      Oui et on ne sait pas comment il est revenu. C’est peut-être dû à une restauration d’un ancien programme du supercalculateur, c’est peut-être un infime fragment perdu dans le réseau qui s’est longtemps multiplié pour n’en former qu’un gros. On n’en sait rien. Et on attend que tu trouves comment ça s’est passé. Laisse tomber tes idées saugrenues. Redeviens comme tu étais avant. Moi je te le dit, maintenant que j’ai vu que tu as fait un tour d’usine, j’arrête de venir et à te supporter dans cette ‘’opération’’ entre guillemets.
Jérémie détourna le regard d’Aelita. Il savait qu’au fond, elle avait raison. Même lui savait que XANA aurait tôt ou tard réussi à détourner son pare-feu. Alors à quoi bon. Il devait maintenant penser à l’avenir, réfléchir à des actions utiles qui aideraient à la lutte contre XANA.
Ça faisait donc plus de deux semaines qu’il agissait en douce, derrière ses amis qui, loin d’être dupe, ont remarqué que Jérémie recommençait à agir derrière leur dos, ce qui lui attirait les reproches de ses amis. Notamment Yumi, qui même si elle avait du mal à concevoir le fait que XANA était de retour, ne doutait absolument pas qu’une nouvelle menace planât autour d’eux. En réalité si Jérémie avait décidé d’agir de son propre chef, c’est qu’aucune décision raisonnable n’avait été prise. Le groupe était partagé en deux camps, enfin trois si on admet que Jérémie en forme un. Il y avait donc le camp de ceux qui voulaient rallumer le supercalculateur et reprendre le combat contre XANA, le temps que Jérémie comprenne comment XANA avait survécu à sa destruction et comment faire pour le détruire une bonne fois pour toutes. Et le second camp constitué par ceux qui jugeaient que XANA ne représentait pas une menace suffisamment dangereuse pour rallumer le supercalculateur, qui en revanche ce-dernier constituait une menace potentielle de par sa puissance technologique.
Il soupira et remis le fourreau de câbles dans son emplacement d’origine. Une fois la plaque de protection des câbles remise à sa place, il se releva et se tourna vers Aelita qui l’attendait adossée contre une poutre. Son doux et tendre sourire contamina celui de Jérémie, qu’est-ce qu’il ferait sans elle ?
 
La scène était digne d’un film romantique, Aelita et Jérémie marchant ensemble l’un contre l’autre sur le vieux pont de l’usine automobile, éclairés par le soleil levant. Cette scène serait restée romantique si nos deux tourtereaux n’étaient pas si aveuglés l’un l’autre. En effet, une voiture venait de s’arrêter quelques secondes devant le pont, laissant ainsi suffisamment de temps à son propriétaire pour identifier avec précision les deux promeneurs matinaux. Ce dernier très satisfait du spectacle prit garde à redémarrer en douceur pour ne pas attirer l’attention. Arrivé au carrefour du pont de Sèvres, ce mystérieux voyeur ou plutôt voyeuse, sortit son téléphone et composa rapidement un numéro avant de dire : « Jean-Pierre, c’est Suzanne. Je pense que tu devrais demander à Mademoiselle Stones et Monsieur Belpois de venir de te parler du lever de soleil de ce matin, je pense que tu vas aimer. » Elle raccrocha et posa son téléphone sur le siège passager qui supportait déjà sa sacoche d’enseignante. Elle regardait son téléphone tout en ayant les mains crispées sur volant. En l’espace d’un instant, elle doutait de son acte. Elle venait de punir indirectement, certes, ses deux meilleurs élèves par un simple coup de fil. Elle fut vite sortie de ses pensées par les klaxons des voitures derrière elle qui lui signalaient que le feu venait de passer au vert, « satané Parisiens ! »
 
 
« Votre conduite est tout bonnement inqualifiable ! » hurla le proviseur Delmas debout derrière son bureau. Face à lui se tenaient assis Aelita et Jérémie. Tous deux avaient la tête baissée. Jim les avait attendus devant le réfectoire pour les conduire directement dans le bureau de la secrétaire du proviseur à attendre que ce dernier finisse son petit-déjeuner.
—      Vous rendez-vous compte de la gravité de vos actes ? Vous retrouvez tous les deux dans cette vieille usine désaffectée à 7h du matin. Que se serait-il passé si par malheur une vieille taule s’étaient détachée du toit pour finir sa course sur vos têtes ? Bon sens Belpois, vous êtes loin d’être idiot. Et vous Stone ? Vous qui d’habitude êtes si raisonnable. Expliquez-moi pourquoi vous avez décidé de vous rendre là-bas ? demanda-t-il en se rasseyant.
—      Hé bien c’est que… bafouilla Jérémie avant de se terrer dans un silence mortuaire.
—      Je vois. Aucune explication claire, un peu comme d’habitude. Que ce soit vous ou vos amis d’ailleurs. L’an dernier j’ai été trop clément avec vous, mais croyez-moi ça va changer dès maintenant ! J’appelle vos parents !
Suite à cette phrase, le visage d’Aelita se blanchit soudainement et ses yeux cherchaient ceux de son ami en espérant qu’il puisse trouver quoi dire ou trouver quoi faire. Mais trop tard, le proviseur venait de demander à Aelita le numéro de ses parents :
—      Hé bien mademoiselle, j’attends. Quel est le numéro de téléphone de vos parents ?
—      Ça va être difficile monsieur… parce que voyez-vous ils sont au Canada et qu’avec le décalage horaire ils sont déjà couchés depuis… plusieurs heures. raconta la jeune fille au bout des larmes.
—      Peu importe, je leur laisserais un message.
Rien à faire. Aucun numéro ne sortira de la bouche de la jeune fille. Seule la cloche annonçant le début des cours brisa le silence, laissant ainsi une dizaine de secondes de répits aux deux complices. Le proviseur fixait toujours la pauvre Aelita. Jérémie avait commencé à réfléchir dans son coin et il ne voyait que deux issues possibles. La première était basée sur la politique de l’autruche, continué à ignorer le proviseur, ne rien dire et voir ce qui se passe. La deuxième était plus risquée, plus dangereuse. Tout révéler. Après tout, ne dit t’on pas que la vérité finie toujours par être dévoilée. Jérémie savait que tout ou tard, il serait amené de grés ou de force à tout révéler. Et si ce jour venait d’arriver et si enfin, il allait pouvoir alléger sa conscience de se lourd secret. C’était peut-être le moment de jouer carte sur table avec le proviseur. Mais allait-il bien tout comprendre ? Et puis, peut-être n’était-il pas obligé de dire que ses amis Yumi, Ulrich, William et Odd était également dans le coup. Épargner un maximum de gens, pour éviter des ennuis plus conséquent. Mais en y repensant, choisir la première ou la deuxième option revenait dans les deux cas à passer par la seconde, c’est-à-dire révéler tous les protagonistes de l’histoire. « Quel merdier » pensa-t-il…
Que faire bon sang, deux minutes venaient de passer et heureusement Jérémie venait d’avoir une troisième idée, une encore plus folle que les précédentes. Oui il son léger sourire aux lèvres nous disaient très clairement qu’il avait trouvé un truc, quel génie !
—      Très bien peu importe, je vais appeler les Della Robbia qui se chargeront de la commission. Finalement le cousin ou la cousine c’est le même numéro.
—      Ce ne sera pas la peine monsieur. dit fièrement Jérémie.
—      Ha oui et pourquoi cela jeune homme ?
—      Parce que je connais le numéro canadien d’Aelita. C’est donc pas la peine de déranger les Della Robbia.
Aelita n’en croyait pas ses oreilles. Dubitative elle regardait et écoutait son ami sans rien comprendre à la magouille qu’il mettait en place.
—      Je vous écoute.
—      Par contre vu que c’est un appel à l’internationale, le numéro comportera plus de dix chiffres. Alors du coup c’est 0033144303927. Par contre comme Aelita vous l’a dit vous tomberez sur une messagerie.
Le proviseur intrigué par cette longue suite de chiffres releva la tête après avoir pris soin de noter ce numéro sur un bout de feuille qui trainait dans son sous-main. Jérémie l’avait-il complètement inventé ou était-il vrai ?
—      Vous avez raison je les appellerais plus tard dans la journée. Il me semble qu’avec le Canada nous avons quatre ou cinq heures de décalage. Par contre, vous Belpois vos parents n’ont pas ce problème-là !
Le proviseur appela les parents du jeune surdoué pour raconter que leur fils unique n’a pas trouvé mieux à faire ce matin que de se promener avec une camarade sur un pont désaffecté. Le proviseur continua en informant que la sanction qui sera prononcée à l’encontre des deux adolescents serait un renvoi de plusieurs jours à compter de ce jour-ci. Cependant, l’interlocuteur du proviseur l’informa qu’il ne lui sera possible de venir récupérer son fils qu’en fin de journée. Ceci mit fin à l’appel.
—      Jeunes gens, vous connaissez maintenant la sanction. Estimez-vous heureux que je n’ai pas choisi de convoquer un conseil de discipline sinon ça aurait été le renvoi définitif. Bien, M. Belpois je vous invite dès à présent à regagner votre cours. Vos parents viennent vous cherchez cette après-midi, tâchez d’avoir fait vos sacs et en espérant que ceci vous serve de leçon. En revanche, pour vous mademoiselle Stones j’aimerais vous dire deux mots supplémentaires. Sans la présence de votre camarade.
Jérémie laissa ainsi sa petite amie en tête à tête avec le proviseur.
—      Mademoiselle Stones, je vais dans la journée contacter vos parents pour savoir s’ils ont la possibilité de venir vous chercher. Dans l’éventualité où ils ne pourraient venir en France, pour vous récupérer, ce qui est fort à parier, j’appellerais alors les Della Robbia qui viendront vous prendre, soit comme votre camarade dans la soirée ou soit dans les 48h. En attendant, vous êtes comme votre très cher ami invité à regagner votre cours le plus vite possible. Maintenant si vous voulez bien partir, j’ai un dossier à mettre à jour.
Aelita sortit du bureau complètement abattue. Son ami lui avait accordé quelques heures de répit tout au plus. Mais à quoi bon, son secret allait tomber et les conséquences allaient être désastreuses.
 
« Alors ? Comment l’as-tu trouvé mon petit tour ? » demanda Jérémie à Aelita qui marchaient tout deux d’un pas très lent pour rejoindre leur salle de classe.
—      T’es complètement cinglé tu veux dire. dit Aelita qui s’arrêta et se retourna pour vérifier que personne ne les surveille.
—      Pardon !? Je t’ai sorti d’une grosse merde et tu me traites de fou !
—      À ton avis combien de temps va mettre Delmas pour s’apercevoir que le numéro que tu lui as donné est faux ? Tu as de la chance que Delmas n’ait pas tilté sur l’indicatif régional. Non mais quoi 0033 c’est celui de la France. Pour ta gouverne, celui du Canada est le 001. D’autant plus que ce numéro me dit quelque chose… tu le sors d’où ?
—      C’est celui de l’Hermitage.
—      T’es donc vraiment fou. D’après toi qu’est-ce qui va se passer maintenant ?
—      Hé bien d’après moi, Delmas va appeler le numéro que je lui ai passé, il va ensuite tomber sur un répondeur classique demandant de laisser un message, il le laisse et puis voilà. Après si tu veux, on peut aller à l’usine pour utiliser mon modulateur de voix pour ensuite rappeler Delmas en lui disant que tes faux parents ne peuvent pas venir te récupérer. Ni vu ni connu j’tembrouille.
—      Et pour les Della Robbia ? songea Aelita
—      Il ne les appellera pas. Sauf si personne ne répond au message qu’il va laisser.
—      J’espère sincèrement que ça va bien se passer. Au moins cet incident nous aura fait comprendre que mon identité secrète possède des failles qu’il faudra résoudre au plus vite.
Tout en parlant, les deux jeunes cachotiers n’ont pas vu le nouveau surveillant de Kadic, Alexeï, se rapprocher d’eux.
« Vous n’avez rien à faire ici ! » lança-t-il d’un ton extrêmement froid. Il se tenant derrière eux les bras croisés faisant ainsi ressortir sa belle musculature. Avec un costume noir et une oreillette discrète, il aurait fait le parfait videur ou, pire, un des terribles hommes en noirs qui a tant fait cauchemarder Aelita. C’est d’ailleurs en pensant à cette dernière comparaison qu’Aelita venait de pousser un discret léger soupir de terreur. L’homme possédait également un regard très perçant qui figeait sur place les deux adolescents. Ne bougeant plus, Alexeï les reconduit (avec une certaine brutalité) dans leur classe respective.
Une fois ceci fait, le terrible surveillant commençait déjà à scruter de nouveau les couloirs à la recherche d’une nouvelle proie.
 
 
« C’est dans ce genre de situation que le retour dans le temps nous serait bien utile » lança Odd entre deux bouchés de son déjeuner qu’il prenait entouré de ses amis au réfectoire.
—      J’y ai aussi pensé, enfin je crois qu’on y a tous pensé. dit Jérémie en balayant du regard ses amis de table.
—      Juste une question comme ça par curiosité, on pourrait remonter jusqu’à quand avec le retour dans le temps ? demanda Yumi.
—      Jusqu’à la date de la première utilisation du procédé c’est-à-dire Juin 1994, date à laquelle Hopper à créer involontairement un trou de verre dans l’espace temps.
—      Alors qu’est-ce qu’on atend. lança Odd. Revenons à hier soir et puis voilà !
—      Mieux vaut attendre et voir ce qui se passe. Si on peut s’en sortir sans problème tant mieux. Faut pas oublier que le retour dans le temps doit être une option qu’en cas de nécessité urgente, c’est-à-dire que si seulement quelqu’un s’aperçoit qu’Aelita Stones est une fausse identité.
—      On tente le modulateur de voix ou pas ? demanda Ulrich.
—      Mieux vaut pas. répondit la Japonaise. Imaginez qu’au lieu d’arranger la situation, on l’empirer à cause de diverses raisons auxquelles nous n’aurions pas songées. D’autant plus que pour l’utiliser il faut rallumer le supercalculateur et se serait mettre en danger l’humanité.
—      Oui mais comme tu viens de le dire juste avant, si c’est pour protéger Aelita on n’a pas le choix. argumenta Jérémie. L’utilisation du modulateur de voix permettrait d’atténuer voir de supprimer les éventuels doutes que se fait le proviseur concernant les soit-disant parents d’Aelita. Si on veut lui créer une fausse identité alors il faut le faire dans les moindres détails et la rendre sans faille. Je propose un vote à mains levées, comme on l’a toujours fait. Qui est pour l’utilisation du modulateur de voix ?
Odd regarda Ulrich avec un regard complice lui demandant son avis. Ne sachant pas quoi dire, Ulrich se contenta de hausser les épaules. Non pas qu’il n’en avait rien à faire mais simplement qu’il ne savait dans quel camp se positionner. Certes jusqu’à présent il suivait sa chère amie Yumi dans son idée de ne plus toucher au supercalculateur mais là c’était différent, c’était pour Aelita. Il leva la main. Odd fit la même chose en envoya « ouais, t’inquiète cousine on te laissera pas tomber » ajouta-t-il d’un clin d’œil. Yumi se mit à dévisager William qui n’avait pas encore levé la main, elle essaya de le rallier à sa cause. En effet, William avait du mal à choisir un camp, tantôt il était partisan de rallumer le supercalculateur pour préparer une nouvelle défense dans l’idée où XANA pourrait réattaquer d’un moment à l’autre. Tantôt, il disait qu’il n’avait pas assez de recul pour se prononcer. Mais pour une fois il se dit qu’Aelita était un bon argument pour dire oui. Il leva timidement la main.
—      J’ai donc trois voix pour et la mienne, ça fait donc quatre. Qui est contre ?
—      Et puis merde. Faites ce que vous voulez, je ne cautionne plus. William, Ulrich ça fait toujours plaisir de savoir que vous ne savez pas tenir vos engagements. Allez moi je me tire d’ici ! lança sèchement Yumi qui prit son plateau et disparue du réfectoire.
Les lyoko-guerriers avaient du mal à comprendre la réaction soudaine de leur amie. De toute façon, il n’avait guère le temps d’en débattre car Alexeï, le surveillant vient à eux pour s’adresser à Aelita, qui en le voyant arriver se tassa sur sa chaise : « Mademoiselle Stones, le proviseur veux vous parler, veuillez me suivre ! » La jeune fille appréhendant se rendez-vous. Elle se leva, prit son plateau pour le débarrasser et suivit le surveillant.
 
 
Tout en déambulant dans Kadic, elle se retourna de temps en temps dans l’espoir d’apercevoir ses amis qui seraient venir la soutenir, mais elle ne les voyait pas. C’est finalement dans le couloir qui menait au bureau du secrétariat du proviseur qu’elle les vit arriver. Elle savait que ses amis ne l’avaient pas laissé tomber et cela lui redonna du courage pour affronter une nouvelle fois Delmas.
 
« Bon mademoiselle Stones, j’ai laissé un message sur le répondeur de vos parents en leur demandant de bien vouloir me rappeler. Ensuite j’ai fait le choix de ne pas appeler les Della Robbia car tout simplement ce ne sont pas vos parents. D’ailleurs à ce propos, Odd est-il votre cousin germain maternel ou paternel ? » demanda le proviseur qui attendait la réponse avec impatience.
Aelita se mit à réfléchir : « Merde je vais dire quoi ? Pourquoi il me pose cette question ? Il a un doute ou… c’est un test. Oui c’est ça, après il va demander à Odd ou Jérémie de lui répondre et si jamais ils disent des choses contradictoires je suis perdue. Jérémie avait raison ce midi, mon identité secrète à des failles majeures à régler. Bon allez je me lance, je n’ai qu’à suivre mon instinct. »
—      Maternel.
—      D’accord merci. Je disais donc que dans l’attente de l’appel de vos parents, vous seriez dès ce soir consignée dans votre chambre sous la surveillance de Jim. Je vous recommande fortement de vous tenir à carreaux jusqu’à ce que j’oublie cette histoire. J’ai été très gentil avec vous deux. Me suis-je bien fait comprendre ?
Aelita acquiesça et quitta la pièce. Elle retrouva ses amis qui n’avaient pas quitté le couloir. Elle ne tarda pas à révéler tout ce qui fut dit pendant ce bref entretien, en insistant davantage sur le fait qu’Odd est son cousin germain maternel.
Jérémie proposa d’utiliser le modulateur de voix avant qu’il ne parte chez son père, c’est-à-dire juste après les cours.
 
 
« Piou hey bah, je pensais qu’il ne raccrocherait jamais. » dit Jérémie tout en posant son micro sur son clavier et en s’enfonçant dans son fauteuil. Juste à côté de lui se tenaient debout Aelita et Odd accroupi au sol. À eux deux, ils venaient d’inventer une histoire familiale bidon qui les unissait. Une histoire inventée par l’imaginaire débordant du garçon et concrétisée par le génie de la fille. Le tout retranscrit pour permettre aux autres de savoir ce qui a été dit afin de pouvoir toujours donner la même version de l’histoire à des personnes voulant en savoir davantage sur la famille Della Robbia. Après avoir effectué des copies de cette histoire, Aelita les distribua en disant :
« Voilà, tenez vos papiers à apprendre par cœur. Ceci étant fait, me voilà soulagée. Ulrich, tu penseras à en donner un double à Yumi. Je sais qu’elle ne veut plus se mêler de tout ça, ou du moins j’espère, prendre du recul sur la situation actuelle.
—      Merci Aelita. J’espère qu’elle ne va trop me crier dessus quand elle apprendra que nous nous sommes servis du supercalculateur.
—      Hé bien ne lui dis pas. proposa Jérémie.
—      Des nouvelles de Xana ? demanda Odd.
—      Rien ! Je pensais qu’il se jetterait dans le supercalculateur tout juste après son allumage, dans le but d’en reprendre le contrôle. Mais visiblement je me suis trompé. Il faut croire que Xana n’est pas aussi puissant que j’imaginais.
Après avoir marqué un temps d’arrêt, Jérémie continua l’air triste :
—      C’est l’heure pour moi de vous laisser. Mon père ne va pas tarder à rappliquer mieux vaut pour moi qu’il me trouve dans ma chambre. »
C’est en silence que les Lyokô-guerriers regagnèrent Kadic.
 
 
Minuit sonna. À Kadic toutes les lumières étaient éteintes. Cela faisait déjà quelques minutes que Jim et son nouveau collègue venaient de terminer leur ronde nocturne. Tout semblait calme jusqu’à ce qu’une lueur apparait à l’une des nombreuses fenêtres du bâtiment. Qui sera le noctambule qui se fera pincer par le service de surveillance de Kadic ? Finalement, ce n’est pas une, mais bien deux lueurs bleutées qui venaient d’apparaître. En y prêtant plus attention, il s’agissait des écrans d’ordinateurs de Jérémie et d’Aelita. En reconnaissant le bruit d’alerte du programme informatique, Aelita se réveilla et se redressa sur son lit. Elle pensait qu’elle n’entendrait plus jamais ce tristement célèbre bruit et pourtant, ses oreilles lui affirmaient le contraire.
Face devant son écran, limite tremblante, elle fixait le programme d’alerte anti-intrusion du cœur de Lyokô. Ce dernier indiquait que trois mantas venaient d’ouvrir le feu virtuel sur les défenses du monde virtuel. Son instinct de gardienne venait de la forcer à téléphoner de toute urgence à Jérémie, seule personne qui pouvait lui apporter les bons conseils ou plutôt la tactique offensive à mettre en œuvre. « Décroche ! Décroche ! » se disait-elle.
Au bout de quelques secondes, elle tomba sur la messagerie de son ami. Poussée par un nouvel espoir, elle le rappela une deuxième et enfin à la troisième une voix à moitié endormie lui répondit :
« Aelita… mais qu’est-ce...
—      XANA attaque le cœur de Lyokô ! coupa la jeune fille
—      C’est ma faute…
—      Hein comment ça ? Tu peux me donner plus d’explications Jérémie.
—      Je n’ai pas été à la hauteur. soupira-t-il. Je n’ai pas réussi à créer un programme suffisamment puissant pour éradiquer cette saloperie. Je me suis pris pour… ton père. Qui d’ailleurs c’est sacrifié pour rien. Je suis sincèrement désolé.
—      Non Jérémie. répondit Aelita d’un ton et d’une voix très calme. Mon père c’est sacrifié car il avait confiance en toi, et qu’il s’avait parfaitement que le programme fonctionnait. Si XANA est de retour c’est que forcément quelqu’un l’a reprogrammé. Il faudra trouver qui sait mais avant il faut sauver Lyokô d’une nouvelle mort. Je vais aller réveiller Odd et Ulrich. Une fois la mission finie je te rappellerais. Je ne veux plus que tu me dises que tu as échoué là où je sais que tu as réussi.
Aelita raccrocha. Elle restait quelques secondes debout au milieu de sa chambre, elle mordillait sa lèvre inférieure. Serait-elle en train de douter des paroles qu’elle venait de dire à son interlocuteur ? Une chose est sûre, c’est que Jérémie n’est plus lui-même. La culpabilité le ronge et l’empêche de se concentrer sur l’essentiel.
Le programme d’alerte se déclencha à nouveau pour signaler que la première barrière de protection venait d’être détruite. Ceci rappela à la gardienne de Lyokô sa mission.
Le plus discrètement possible elle se dirigea vers la chambre de ses amis. Pourvu que personne ne la surprenne. Au bout de quelques instants qui paraissaient interminable à la jeune guerrière, celle-ci parvint à se glisser dans la chambre de ses compagnons d’armes. Ulrich, qui avait le sommeil léger, fut réveillé au bout de quelques légères secousses venant d’Aelita. Mais pour réveiller Odd c’était tout autre chose. En effet, ce dernier ne voulait pas quitter le monde des songes malgré les appels de ses amis. Ulrich dit alors à Aelita qu’ils n’utilisaient pas la bonne méthode. Suite à ça, le garçon commença un décompte et pinça le nez du dormeur tout en lui maintenant la bouche fermée. À la fin du décompte Odd se réveilla en panique. Il ouvrit les yeux et prit une grande inspiration : « hein quoi !? Qu’est-ce qui a ?
—      Désolé pour le réveil brutal. dit Ulrich avec un sourire discret. XANA attaque le cœur de Lyokô, Aelita nous fera un topo là-dessus pendant le trajet.
—      XANA va comprendre pourquoi il ne faut jamais réveiller un chat qui dort ! lança Odd tout en bondissant de son lit.
 
Sur le trajet menant à l’usine, Aelita raconta tout ce qu’elle savait sur l’attaque de XANA. Elle mit même au courant ses deux amis de la courte discussion téléphonique qu’elle a eue avec Jérémie. Les deux garçons avaient un peu de mal à tout comprendre, sans doute dût au fait qu’ils n’étaient pas totalement réveillés…
 
 
Le cinquième territoire est de loin le territoire du monde virtuel le plus difficile. Quoique étrangement, ce soir-là, les Lyoko-guerriers ont dû affronter quelques rampants qui à en croire Odd se serrait égaré… Le résultat de cette première étape était très simple : rampants 0 et Lyokô-guerriers 1 ; Jérémie aurait précisé que hormis Aelita, les garçons avaient perdu 20 points de vie pour Ulrich et 30 pour son camarade de chambre.
La deuxième étape de cette mission nocture était très périlleuse puisqu’elle consistait à la réalisation d’un combat aérien. Mais là encore, très peu de monstres étaient au rendez-vous. Finalement, après un impact de sabre ou de flèche laser, personne ne savait vraiment quelle arme avait touché sa cible, les adolescents arrivèrent au pôle Sud du cinquième territoire.
 
Une fois dans la salle dite du cœur, trois mantas s’efforçaient de tirer le plus de salves possible dans un temps très court. Elles étaient tellement « concentrées » sur leur mission qu’aucune d’elles ne se décidait d’aller accueillir les combattants. Tant mieux pour eux. Aussi vite qu’ils pouvaient, les Lyokô-guerriers fonçaient droit au combat.
Le premier qui engagea le combat fut Ulrich et lança : « chacun son monstre, je prends celui qui est le plus loin ! ». Par une succession de sauts acrobatiques, le samouraï prenait de la hauteur. Arrivé à hauteur du monstre volant, Ulrich lança un de ses sabres à la manière d’un boomerang (sans nul doute pour imiter l’arme de sa préférée…), ce dernier fendit l’air numérique sans bruit. Au moment où le projectile allait atteindre le rond central du sigle de XANA, la manta réalisa une parfaite ondulation évitant ainsi la dévirtualisation. Dans son élan, elle effectua une culbute inversée qui la positionna face à son adversaire. C’est alors qu’elle passa à l’action, le duel pouvait débuter. Elle envoya un tir laser direct et en concentra un deuxième. Le premier facile à esquiver, le fut par Ulrich en un saut. En revanche pour le deuxième, le samouraï expérimenté par les nombreux combats décida de renvoyer l’attaque en s’aidant de son sabre comme d’une batte de baseball. Le tir fut renvoyé sur la partie ventrale du monstre. Malheureusement, la mentas ne se dévirtualisa pas. Afin d’en terminer avec elle, le samouraï décida d’envoyer son sabre à la manière d’une lance. Il se planta, et le monstre explosa.
Le combat d’Aelita était moins captivant que celui d’Ulrich, mais plus expéditif. La jeune gardienne généra deux champs de forces dans ses mains. La manta adverse ne se fit pas attendre pour attaquer. Elle tira un laser qui fonçait droit sur la gardienne. Heureusement, celle-ci eut le temps de bloquer l’attaque par un de ses deux champs de forces. Dans la foulée, elle lança le deuxième qui toucha et fit dévirtualiser le monstre. Fière d’elle-même, elle esquissa un sourire et un soupir de soulagement. N’ayant plus de combat à réaliser elle tourna la tête en direction du dernier combat encore en jeu.
Il ne restait plus que lui, Odd et sa manta. On ne sait pas trop comment le combat a débuté, était-ce la manta qui a attaqué la première ou si c’était l’inverse. Il n’empêche que le félin était suspendu fermement tenu par ses griffes insérées à une poutre qui ressortait du mur. Il s’entait le regard de ses amis qui lui faisait comprendre de se dépêcher un peu. C’est vrai que d’habitude, Odd est très souvent le premier à expédier les combats faciles, mais là ce soir-là était différent. La manta profita de la position de faiblesse de sa proie pour lui tirer dessus. Le félin avait deux choix. Soit il se laisse tomber et continu le combat, soit c’est game-over pour lui et son amour propre. Cependant, il choisit une troisième option, celle de se balancer pour se donner suffisamment d’élan pour atterrir sur une plate-forme inférieure. La manta est loin d’être idiote, sentant le coup arriver, elle dirigea ses tirs en direction de la zone de réception de son adversaire. Odd mit à peine une première patte sur la plate-forme qu’un tir le toucha au flan et le projeta contre le mur. Plus qu’agacé, le garçon prit son courage à deux mains et s’élança face au monstre, face au cœur et au vide. Arrivé au bord de la poutre il sauta avec une grâce dont il est le seul à en connaitre le secret. Sa trajectoire dessina une courbe dont le sommet était pile au-dessus de la tête du monstre. Cependant, aucune fenêtre de tir n’était encore parfaitement disponible pour attendre le centre de la cible. Il dut tirer au moment où il entamait sa chute, tête la première. Au moment où enfin il put tirer, le temps s’arrêta pour lui laisser le temps d’apercevoir l’impact de sa flèche-laser. Le monstre était touché, la chute reprit. Trop concentré et surtout trop borné à en finir avec ce monstre, Odd n’avait pas pensé au lieu où il pourrait se rattraper. Les seuls mots qu’il prononça étaient : « Yeess ! », suivit d’un : « hé merde… ». Ses amis regardaient le pauvre garçon chuter dans le vide sans pouvoir faire quoi que ce soit. La chute fut, ‘’dévirtualisant’’, - si vous me permettez l’emploi de ce mot qui est le seul pour décrire une pareille situation -.
Il est vrai qu’en temps normal la mauvaise réception d’une chute sur Lyokô retire beaucoup de points de vie à son propriétaire. Mais pour le cas d’Odd, la chute était si conséquente que son avatar virtuel éclata dès qu’il toucha le sol métalique.
—      Il est complètement cinglé, ce gars-là. dit Ulrich qui venait de rejoindre Aelita.
—      C’est sûr, il préfère se jeter dans le vide que de se faire dévirtualiser. lui répondit-elle. Enfin bon tant qu’il fait ça sur Lyokô tout va bien.
—      Ouais enfin c’est guère mieux à Kadic. Bon sinon à trois on se dé virtualise, prête ? 1 !
—      Pressé de retourner dormir ? 2.
—      Je te le fais pas dire. 3 ! termina-t-il avant de sabrer la gardienne qui n’oublia pas de lui envoya un champ énergétique.
 
De retour à l’usine, les deux combattants trouvèrent Odd assi par terre en train de faire une salle grimace.
—      Un problème ? demanda Aelita.
—      Je comprend pas, j’ai mal de partout. gémit-il. Je crois même que j’ai du sang dans la gorge.
—      Impossible ! lança Ulrich qui s’approcha de son ami pour l’aider à se relever.
Pourtant, Odd mit son doigt au fond de sa bouche et le ressortit maculé de sang.
—      La rematérialisation n’est pas censée faire ça ! affirma la jeune fille. J’en toucherais deux mots à Jérémie. Demain ça ira mieux.
Une fois sa phrase terminée, elle appela le monte-charge pour rejoindre le labo.
Arrivée à l’étage supérieur, elle redemanda à Odd si son état s’arrangeait. Celui-ci lui répondit qu’il commençait à récupérer suffisamment de force pour ne plus avoir besoin du soutien d’Ulrich. Rassurée, elle se dirigea vers le clavier du supercalculateur. Tout en composant le numéro de Jérémie, elle recommanda aux deux garçons de retourner se coucher.
 
Aelita, désormais seule dans cette immense salle, prit place dans le fauteuil aux tentes jaunâtres, elle composa le numéro de Jérémie qui répondit, visiblement il attendait avec impatience le rapport de mission :
—      Alors cette mission ?
—      Totalement n’importe quoi. XANA nous a envoyé très peu de monstres, facile à battre au passage. Ce qui est étrange dans cette première attaque c’est son objectif : détruire le cœur, au lieu de nous envoyer un spectre ou un autre cadeau de sa conception.
—      Je ne pense pas que ce soit ça. Si tu veux mon avis, XANA n’a pas encore retrouvé toute sa puissance. Mon hypothèse va bien avec ce que tu me rapportes, le fait qu’il y avait peu de monstres. Si ça se trouve, il n’est pas encore capable d’activer une tour.
—      Tu te trompes, XANA même à son stade peu évolué il était tout à fait capable d’activer une tour pour nous envoyer un ours en peluche. Pour moi c’est simple, XANA veut détruire Lyokô pour pouvoir ensuite avoir la main libre sur ses projets de conquête mondiale.
—      Alors pourquoi n’a-t-il pas attaqué le supercalculateur ? Non seulement il détruirait Lyokô, mais en plus, il nous empêcherait de le reconstruire.
—      Le cœur le dérange. Mais pourquoi ? Ça n’a pas de sens…
—      Je regarderais ce détail quand je rentrerai la semaine prochaine. Sinon bonne nouvelle, je suis en train de reprogrammer le skid de mon côté, je n’aurais plus qu’à tout réinstaller lors de mon retour. Tu peux déjà prévenir les autres que dans trois semaines on retourne dans le réseau. À part ça rien de plus ?
—      Odd n’avait pas la pêche sur Lyokô, il a failli perdre face à une manta. Je te passe les détails mais pour la terrasser il a eu la bonne idée de se jeter du haut de la salle du cœur. Autant te dire que le retour sur Terre il l’a bien sentit passer, tellement qu’il en crachait du sang.
—      Faut croire que Lyokô n’est pas si virtuel qu’on le pense. Des recherches plus approfondies sur le sujet s’imposent. Maintenant Aelita retourne à Kadic, je t’entends bailler, ne va pas t’endormir sur ce vieux fauteuil. Même si son dossier peut s’incliner, il reste toujours inconfortable.
Aelita salua son ami et ensemble ils se souhaitèrent mutuellement de passer une bonne nuit. Pourtant, Aelita restait assise, elle regardait le regard vide l’holomap qui représentait Lyokô, son monde. Créé par son père, ici dans ce fauteuil il y a maintenant une décennie. Elle ne put s’empêcher de repenser à lui. Très vite les souvenirs de sa mort revinrent en mémoire ; « et si tout ceci n’avait servi à rien ? » se dit-elle. Elle ne pouvait pas y croire, elle s’accrochait un mince espoir : « si XANA a réussi à revenir alors mon père en est capable ». Oui, mais comment ? Faut-il déjà savoir comment XANA a procédé. Toutes ces pensées la fatiguaient davantage. Elle résista une dernière fois, ce qu’elle voulait c’était une famille comme tous ses camarades… Tout en se disant ceci, elle s’endormie dans ce fauteuil, seul lieu où elle se sentait proche de son père disparu.

À suivre…
Chapitre 16


Je vous laisse la parole
Portez vous bien et à bientôt Mr. Green
  Sujet: Les Lyokofans parlent aux Lyokofans  
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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Dim 14 Aoû 2016 13:15   Sujet: Les Lyokofans parlent aux Lyokofans
Ratchet310 a écrit:
Salut à tous.

Je suis à la recherche d'un dessin animé qui passait sur M6Kids. Ce n'est pas un manga. Le personnage principal est une souris inspecteur marron qui porte un costard cravate vert et qui à un fils. Pouvez-vous m'aider s'ils vous plait ?

Je vous remercie.


Coucou,
Si mes souvenirs sont bons il s'agit "Des Enquêtes de Geleuil et Lebon". Je te passe un lien url si ça peut t'aider : http://www.gulli.fr/Chaine-TV/Dessins-animes/Les-enquetes-de-Geleuil-et-Lebon/Videos

@+
  Sujet: Nouveaux Membres : Présentez-vous !!!  
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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Jeu 26 Mai 2016 22:14   Sujet: Nouveaux Membres : Présentez-vous !!!
Salut au nouveau gone Wink

Theoph69 a écrit:
Bonne question...
Je sais pas comment mettre de photo. [...]
Il est possible que seul les hauts placés puissent le faire...

"Pas du tout"

C'est à la porté de tout le monde en fait. Déjà commence par faire héberger ton image sur un site dédié, facilement trouvable sur le net.
Ensuite récupère le lien url de ton image qui est, en principe, donné par le site d'hébergement d'image. Souvent même, ce genre de site te propose des lien directement "balisé" ; c'est-à-dire qu'au lieu de te donner http://siteheberge.web/tonimage.jpg il te propose <img http://siteheberge.web/tonimage.jpg /img>.

(Sur ce forum le bon usage de la balise image est
Code:
[img]http://image_url/[/img]
.)

Une fois que tu as ton lien, tu rédiges ton message à poster et juste en haut de ton rectangle d'édition du message, tu as plusieurs boutons te permettant de réaliser différentes actions. Notamment le bouton " Img " qui te permet si tu cliques dessus d'insérer directement les balises
Code:
[img] et [/img]
.
Ensuite, il te reste juste à coller ton lien url entre les deux blocs de balises. D'ailleurs en cliquant sur ces boutons, un exemple de rédaction s'affiche juste au dessus du cadre de rédaction :
Code:
(Insérer une image : [img]http://image_url/[/img])
pour le cas du bouton Img

NB : souvent les images à insérer ont une taille trop grande et une fois insérée, elles ont tendance à déformer le forum... Pour pallier à ce petit soucis, tu peux insérer ton image dans une balise spoil en cliquant d'abord sur le bouton spoil et d'insérer ensuite le lien de l'image. Et n'oublies pas de penser à toujours refermer tes balises avec le slash (/). De toute façon avant d'envoyer ton message tu peux toujours faire une prévisualisation de ton message en cliquant sur le bouton qui se trouve à gauche du bouton envoyer.

Exemple :

Mon image est dispo via : http://img15.hostingpics.net/pics/152918oddfan.png
Si je veux l'intégrer à mon message, je tape dans mon message :
Code:
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/152918oddfan.png[/img]

et cela donnera :
http://img15.hostingpics.net/pics/152918oddfan.png

Tu vois c'est simple Wink

Et même mieux, tu peux combiner les balises pour créer des messages originaux :
Avec
Code:
[url=http://www.codelyoko.fr/ifscl/][img]http://i844.photobucket.com/albums/ab2/MYdelki/userbarfan.png[/img][/url]

Tu obtiens une image (l'userbar des fans de l'IFSCL) qui, s'i elle est cliquée t'envoies vers le lien du projet de l'IFSCL (http://www.codelyoko.fr/ifscl) => http://i844.photobucket.com/albums/ab2/MYdelki/userbarfan.png

Et voilà Smile
Si t'as des questions n'hésites pas Wink
Encore une fois bienvenue parmi nous

@+
  Sujet: [Jeu] Le compte est bon est de retour  
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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Lun 18 Jan 2016 23:56   Sujet: [Jeu] Le compte est bon est de retour
B'soir,
J'ai :
50 + 5 = 55
7 * 2 = 14
9 - 5 = 4
55 + 14 = 69
69 + 4 = 73
  Sujet: [Jeu] Le compte est bon est de retour  
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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Jeu 14 Jan 2016 23:23   Sujet: [Jeu] Le compte est bon est de retour
Hé bah je m'en suis vu... surtout avec le 8 :
Du coup j'ai ça :
8 + 7 = 15
100 / 50 = 2
3 + 2 = 5
5 * 15 = 75
et 100 - 75 nous donne bien 25
  Sujet: [Jeu] Le compte est bon est de retour  
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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Mer 13 Jan 2016 20:28   Sujet: [Jeu] Le compte est bon est de retour
J'ai :
8 - 8 = 0
4 / 4 = 1
2 + 1 = 3
100 - 0 = 100
100 - 3 = 97
CGFD Wink

PS : bien joué Invité A pour la précédente !
  Sujet: [Jeu] Le compte est bon est de retour  
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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Jeu 07 Jan 2016 22:28   Sujet: [Jeu] Le compte est bon est de retour
Bonsoir,
Cette énigme m'a donnée du fi à retordre mais j'ai fini par trouver :

4 * 25 = 100
100 + 10 = 110
110 + 6 = 116
4 - 2 = 2
116 - 2 = 114

Voilà Wink
  Sujet: [One-Shot] Je suis allé sur Lyoko  
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MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Mer 06 Jan 2016 21:36   Sujet: [One-Shot] Je suis allé sur Lyoko
Bonsoir Roiyann,
Merci pour ton commentaire Smile

Je vais éclaircir certains points que tu trouves incohérents, en espérant qu’après les explications que je donnerais ces mêmes points seront plus clairs pour toi et les futurs lecteurs.
Spoiler

@+


EDIT DU 20/4/2017 :

J'édite mon message pour répondre à Pikamanique. Je sais si après plus d'an sans réponse, "réuper" mon sujet serait bien vu... enfin bref, mieux vaut tard que jamais.
Spoiler

Encore désolé pour ce si long retard. Crying or Very sad
  Sujet: [One-Shot] Je suis allé sur Lyoko  
WR104

Réponses: 3
Vus: 3420

MessageForum: Fanfictions Code Lyoko   Posté le: Lun 04 Jan 2016 23:55   Sujet: [One-Shot] Je suis allé sur Lyoko
Bonne année à tous, Wink
Je sais pas si je peux être fier d'être le premier One-Shot de l'année 2016, je sens que je vais prendre cher x) ...
Pour commencer, je tiens à dire que mes notes d'intentions seront placées juste après mon récit (en spoiler).

Bonne lecture

Je suis allé sur Lyokô


Mon activité favorite après avoir pris un bon repas est la sieste. Je ne connais rien de mieux que de digérer couché sur un bon lit, en rêvant à un monde meilleur. J’avais une vie parfaite et bien remplie, que demander de plus. Je pouvais, aller courir dans un parc, jouer avec mes amis, manger à ma faim, dormir toute la journée sans que quiconque ne vienne me déranger, la belle vie quoi.
En cette fin d’après-midi, j’étais tranquillement en train de me reposer sur un lit comme à mes habitudes, lorsque quelqu’un que je connais très bien a débarqué de nulle part avec ses amis. Bon alors en temps normal ça ne me dérange guère qu’ils viennent tous me voir, puisque généralement c’est qu’ils veulent jouer avec moi. Mais cette fois-ci, c’était différent. Pas de sourires aux lèvres, pas de regard attachant ; juste des visages agacés. Je sentais dans ces regards qu’ils allaient me blâmer. Pourtant, j’ai pas fait de bêtise ces derniers temps. Je n’ai pas fait de blagues idiotes. Bon d’accord, si, j’ai peut-être bousillé un ou deux CD d’un ami, mais que voulez-vous, s’il ne range pas ses affaires c’est son problème. Moi j’aime bien les CD, surtout leurs faces brillantes. Je considère que tout ce qui traîne appartient au domaine public. De ce fait, un CD qui traîne, je le prends, c’est pourtant simple à comprendre. D’ailleurs parmi ce groupe d’amis se tenait, le propriétaire des CD qui n’a pas l’air content, de toute façon il fait toujours la tronche. Du coup, c’est pas un type cool. Il est très sévère avec moi, je dirais même plus que je suis un peu son souffre douleur. D’ailleurs en parlant de ça, quand cette personne veut me punir, il le fait toujours par l’intermédiaire de la personne que je connais le plus ici, qui visiblement est son meilleur ami. Pourquoi utiliser un tel procéder ? Remarquez cela m’arrange. En effet, cette personne trouve toujours une bonne excuse pour ne pas me faire souffrir comme le ferait son ami. Lui au moins il me comprend, il m’aime bien, je le sais parce qu’il me l’a dit.
Reprenons, ils étaient tous les cinq à m’encercler. Généralement, quand ils me regardent comme ça, c’est que j’ai fait une grosse connerie. Dommage, cette journée se passait bien jusqu’à maintenant… Ils allaient sans doute me condamner à aller séjourner quelque temps dans leur vieux local tout sombre et froid. Pour anticiper le coup, je me mis à regarder mon ami avec mon air de chien battu que je sais particulièrement bien faire, en espérant qu’il compatisse sur mon triste sort. Sauf qu’ils étaient tous en train de parler sur un sujet que je ne comprenais pas, donc sans vraiment se soucier de moi. Me voilà rassuré, je pouvais tranquillement me rendormir. Soudain, la jeune fille du groupe prononça mon nom, ce qui me força à ouvrir un œil et à écouter leur conversation puisque j’en faisais partie.
– Oh allez s’il vous plaît. supplia la première personne que je considère comme bon bienfaiteur. Vous verrez tout ira bien.
– Odd on a dit non. répliqua Jérémie d’un ton sec en ayant les bras croisés contre son torse.
Ha, ce Jérémie, petit génie comme j’en ai jamais vu, voulant à tout pris tout commander. C’est un peu sa manière de montrer qu’il est supérieur aux autres. Mais là, j’ai comme l’impression que la personne qui lui fait face ne va pas lâcher le morceau si facilement.
– Mais pourquoi ?
– Parce que c’est comme ça ! Rhô tu vas pas nous faire un caprice tout de même.
– Hé bah si ! Et puis d’abord pourquoi tu ne veux pas ! Hein ! je pourrais avoir ne serait-ce qu’une seule bonne raison de ta part. Même si elle est formulée dans un charabia informatico-francophone, je prends… Ah moins, bien sûr…, que tu n’aies aucune bonne raison, dans tel cas, tu me dis non uniquement pour me faire chier, ce qui est plus que probable !
– Et c’est partit, bébé fait son caprice… Tu veux une réponse. Très bien je vais te la donner ; de façon à ce que ta petite tête de cochon puisse bien la piger. T’es prêt ou faut aussi que j'te la marque ? Au cas ou…
– Non ça ira. Cherche pas à faire le rigolo, ça marche pas avec toi.
– Très bien, alors premièrement on ne sait pas comment il réagira une fois qu’il sera là-bas. Ça te va ? Et puis si t’es toujours pas convaincu, personnellement je ne sais pas comment le supercalculateur va interpréter sa séquence moléculaire, ni même s’il va réussir à la virtualiser. Pour finir, je ne sais même pas si le processus de virtualisation a été adapté pour… ton idée…
– Ouais donc en gros t’as pas envie d’essayer. Pourtant c’est bizarre de ta part, puisque si je ne m’abuse, tu demandais toujours un volontaire pour tes expériences informatiques. Ah mais oui c’est vrai, c’était TES expériences et pas celle des autres ! Mais quoi t’es jaloux du génie que peuvent avoir tes potes ? Hein allez dis le ?!
– Moi, j’ai fait des expériences ?! Ah ouais, lesquels ?
– Parfaitement ! Laisse-moi réfléchir, y'en a tellement ! Alors, il te fallait un cobaye pour la première virtualisation sur Lyokô, et le cobaye c’était bibi. Ya aussi pour la première virtualisation sur le cinquième territoire, là c'était Ulrich ; et puis ta translation, là c'était Aelita et encore moi, quoi d’autres ? Ah j’allais oublier, ta Jérémification qui a bien failli me tuer, et aussi le jour où tu m’as gentiment reprogrammé mon avatar virtuel…
– Là Odd tu exagères. coupa Aelita. Jérémie demandait à chaque fois s’il y avait un volontaire pour expérimenter son programme. Certes Jérémie à expérimenter des programmes, mais il l’a fait uniquement dans le but d’améliorer notre lutte contre XANA. Ce que tu nous demandes là, c’est uniquement pour assoiffer ton propre désir personnel. Si tu ne changes pas de ton rapidement on va tous te laisser ici, à attendre que ton petit caprice ne cesse. Je te rappellerais aussi que si Jérémie a modifié ton avatar virtuel c’est uniquement parce que tu voulais un pouvoir supplémentaire dont tu l’as qualifié, plus tard, d’inutile !
– Hé bah justement, parlons-en de notre lutte contre XANA. Et pour vous montrer que mon idée n’est pas juste que du désir personnel. Laissez-moi vous dire que ce que je vous propose, c’est la possibilité d’avoir une arme supplémentaire avec nous. Imaginez ce qu’elle pourrait nous apporter ? Un avantage tactique, une puissance supplémentaire et un gain de temps par conséquent.
– Une arme ! Parce que tu appelles ça une arme, laisse-moi rire… sourit Jérémie.
– Absolument, il peut devenir une arme sur Lyokô. Sans doute plus puissant que nous tous réunit !
– Haha… disait Ulrich tout en se moquant. Et comment en lui passant quelques-unes de tes flèches lasers.
– Pourquoi pas. On ne sait pas ce qu’il va développer comme super pouvoir une fois qu’il sera sur Lyokô.
– Et s’il n’en développe pas ? demanda Yumi.
– Hé bah au moins on sera fixé, et vous serrez content.
– Une perte de temps inutile quoi. conclut Jérémie. Si vous avez plus besoin de moi je retourne dans ma chambre, il faut que trouve un moyen pour ramener William, sauf si ton ’’arme’’ est capable de le faire.
– Perte de temps ou pas, faisons l’expérience. Allez Jérémie t’a pas envie de savoir comment va réagir ton supercalculateur ? Je t’offre une occasion unique de pousser un peu plus tes recherches sur la virtualisation. Ha je sais, j’ai trouvé l’argument choc ; dois-je vous rappelez que Kiwi a déjà été pris pour cible plusieurs fois par XANA ? Lui au moins il a compris que mon chien pouvait être une arme puissante. Je suis sûr que s’il allait ne serait-ce qu’une fois sur Lyokô, il serait, tout comme nous, immunisé contre les spectres de XANA.
– Alors déjà primo, ce n’est pas mon supercalculateur, et secundo, il faut plusieurs passages sur Lyokô pour être totalement immunisé contre XANA. Donc non, un point c’est tout. Être KiwOdd ne t’as pas suffit ? Si j’avais su, j’aurais laissé vos ADN se mélanger et là, ouais, j’aurais pu faire une expérience scientifique ! D’ailleurs Odd, tu sais que ton chien ne verra rien sur Lyokô ?
– Comment ça ?
– Les chiens, si tu savais, ne perçoivent ni le vert, ni l’orange. En clair, sur Lyokô il ne verra ni le territoire du désert ni celui de la forêt. En fait, la palette de couleurs des chiens est le vert-jaune et le bleu-violet. Ton chien perçoit ces couleurs grâce à deux types de cônes que contient sa rétine, dite dichromatique. L’homme et certains primates ont trois types de cônes donc une vision dite trichromatique…
– Ouais ça je m’en fous, mais mon chien, y voit comment ?
– Bah je viens de te le dire ! La vision du chien est équivalente à celle d’un daltonien. Sauf qu’ils voient les couleurs de façon plus claire et moins détaillée que les êtres humains.
– Bon bah alors s’il y voit c’est bon, y peut y aller ! T’as encore parlé pour ramener ta science…
– Tu sais Jérémie ce que dit Odd n’est pas totalement idiot… Hum, enfin… Après tout qu’est-ce que l’on risque à virtualiser Kiwi sur Lyokô. Techniquement rien. D’ailleurs je suis sûr que mon père a expérimenté les scanners sur des animaux.
– Oh non ! Pas toi Aelita, tu vas pas commencer à te soumettre aux demandes de monsieur Odd.
– Oh mais ne t’en fait pas ! J’ai bien réfléchi. D’ailleurs, si tu veux pas le faire moi je le ferais.
– Merci Aelita, toi au moins t’es cool. remercia mon maître. Contrairement à Jérémie, qui est trop coincé.
– Moi ! Coincé ! Là franchement Odd tu vas trop loin ! Tu te prends pour qui ? À la personne qui n’a jamais réussi à sortir avec une fille plus de 24h ?
– Temps mort les garçons, trouver donc une arène pour vous battre. Et si ça plante ? qu’est-ce qui se passe ? Demanda Yumi.
– Facile, sois Kiwi restera virtuel à jamais, sois il ne sera ni réel ni virtuel… Au moins on sera débarrassé de ce sac à puce.
– Hé mon chien n’est… Mais attends t’es pas sérieux là ?
– Tiens tu changes d’avis finalement ? Remarque ça expliquerait pourquoi tu n’as toujours pas mué.
À ces mots, mon maître, se redressa, une colère noire commença à se lire sur son visage. Son adversaire, venait de lancer une terrible attaque. Son poing droit se ferma violemment. Heureusement Aelita s’interposa de justesse sinon du sang aurait coulé. Je n’ai jamais vu ces deux amis en arrivé là. Mais en même temps cet idiot de Jérémie avait bien cherché. Aelita engueula sévèrement Jérémie et le menaça de ne plus faire quelque chose, que je ne comprenais pas. Enfin grâce à cette intervention la tension qui régnait dans cette pièce descendue doucement. Mon maître me regarda avec un visage très plissé, et poing fermé. Il ferma les yeux et répondit d’un ton sec avant de les rouvrir :
– Non et je suis prêt à courir le risque ! Je pense surtout à mon chien. Maintenant si ça te plaît pas t’es pas obligé de le faire, Aelita est aussi bien capable de le faire. Et laisse ma voix tranquille.
À courir le risque ? Quel risque ? Je veux pas mourir moi. Ils sont totalement fous, ces bipèdes. Je ferais mieux de m’éclipser tant qu’il est encore temps…
– Tu ne viendras pas nous dire que l’on ne t’a pas prévenu. lança Ulrich. Bon alors on y va quand ? Ce soir après le dîner ou maintenant ?
– Hé bah allons-y maintenant vu que tout le monde est partant. dit Aelita.
Une fois que Jérémie termina de parler, mon maître sauta de joie en prononçant un grand « Yes ». Il me prit dans ses bras (alors que j’avais presque quitté la pièce), comme à ses habitudes lorsqu’il est content. En principe j’aime assez le fait d’être dorloté comme son doudou, mais ce que j’aimais le moins c’était qu’il me lance en l’air. Quelques fois j’ai l’impression qu’il me confond avec un oreiller. Il n’arrêtait pas de dire que j’allais partir sur Lyokô. C’est intéressant, mais je ne sais pas ce que c’est Lyokô. Les amis de mon maître en parlent beaucoup et je n’ai jamais réussi à comprendre ce que pouvait bien signifier ce terme. Pas le temps de lui demander des précisions sur quoi que soit, en même temps, il ne comprend rien à ce que je dit. Pourtant c’est pas du ’’chatois’’ que je dis mais bien du ’’chiennois’’…

Me voilà de nouveau dans ce vieux sac tout dégueulasse ! Entre les feuilles de papiers à moitié froissées et les restes de goûter de mon maître, j’ai plus de place pour mettre mon museau. Mais bon sens, il ne le lave jamais son sac ? « Kiwi ! Arrête de bouger comme ça. Je sais que t’es tout excité à l’idée d’aller sur Lyokô mais c’est pas une raison. » Il ne comprend donc rien. Premièrement, si je bouge tant c’est que les chiens ne sont pas conçus pour voyager dans un sac. Contrairement à vous, on a quatre pattes, et deuxièmement, je ne suis pas excité par l’idée d’aller dans un lieu que je ne connais pas. Tu ne te souviens donc pas ce qui met arrivé chez tante Germaine ?

La vieille usine. Voilà où ils m’ont emmené, j’aurais dû m’en douter. Bon sang qu’ont-ils à tant aimer ce lieu sinistre, sombre et froid ? Même moi je ne viendrais pas y mettre les pattes. Mon maître me fit signe de le suivre, lui et ses amis, dans une grande boite métallique. J’étais à peine rentré à l’intérieur qu’un grand rideau se fermait derrière moi. Je sentis que l’on descendait dans les bas fond de ce lieu. À l’ouverture de cette grande boite, je vis trois grands tubes métalliques ouverts et vide de l’intérieur. Les humains se dirigeaient vers le centre de cette pièce. Moi, je ne bougeais pas, je me contentais de les regarder. Mon maître avait beau de me dire de venir, je restais assis. J’avais vraiment pas envie de me rapprocher de ces gros tubes inquiétant, j’avais un mauvais souvenir. Pourtant, mon instinct animal ne me dit pas de fuir, en même temps je ne pouvais pas fuir cette pièce. Visiblement, mon maître voulait absolument que je vienne les rejoindre. Il se décida de venir me chercher. Pour cela, rien de plus simple, il lui suffisait de se baisser et de prendre dans ses bras, c’est dans ce genre de situation que j’aimerais être comme Barry, le Saint Bernard de l’oncle de mon maître. En une fraction de seconde je venais de gagner plus d’un mètre de haut. S’il y a bien une chose que je vous envie à vous les humains, c’est bien votre taille. De là-haut, vous voyez, d’abord mieux que moi, mais aussi et surtout plus loin. Ça c’est un bon avantage quand il faut marcher dans de l’herbe haute. Le voyage fut court. Ho, mais qu’est-ce que je raconte, je me rapprochais dangereusement d’un de ces tubes. Trop tard, Je fus déposé au centre d’un de ces gros cylindres, celui du milieu si je me souviens bien. C’était la deuxième fois que je me retrouvais là-dedans. En fait la troisième fois, si je compte le jour où j’y étais sous la veste de mon maître. Mais bon sang, que veulent-ils que je fasse dans cet espace minuscule. Pendant que je me posais toutes ces questions, je n’avais pas remarqué que les humains parlaient entre eux :
– C’est bon Jérémie. disait mon maître. Kiwi est dans le scanner. T’inquiète pas Kiwi, c’est sans danger, incolore, indolore et inodore…
J’étais tétanisé, je tremblais et commençais à couiner.
– Odd, t’es bien sûr de vouloir faire ça ? demanda une voix qui sortait de nulle part. Je te rappelle qu’une fois la procédure enclenchée je ne peux pas l’arrêter. Odd, tu nous confirmes que s’il arrive le moindre problème tu seras le seul responsable.
– T’inquiètes Einstein. Pourquoi veux-tu qu’il y ait une merde. Tu connais par cœur les commandes que tu tapes.
– Aelita me demande de te dire qu’en aucun cas nous te forçons à le virtualiser.
– Ouais ouais, je sais. Bon moi je me mets dans celui de droite. Jérémie essaye de nous envoyer en même temps. Ah si possible sur le territoire de la banquise. Kiwi n’aime pas le sable, il préfère la neige.
Moi, aimer la neige, ce truc blanc et froid ? Non, moi je préfère les espaces naturels, là où il y a plein d’arbre pour lever la patte et là où on peut courir sans avoir mal aux coussinets. La neige, le froid, non mais j’suis pas un humain… vous, vous pouvez protéger vos pattes arrières avec des chaussures et des pantoufles mais pas moi. Des fois je me demande si cette personne est bien mon maître…
– Aelita, je pense que je ne vais pas demander au supercalculateur d’enregistrer la structure moléculaire de Kiwi. Je n’ai pas envie de voir des effets secondaires dû au retour dans le temps chez ce chien. Qu’en dis-tu ? … Ouais tu penses comme moi. Bon qui veut accompagner ce cher Odd sur Lyokô ? Minium, ou, Ulrich peut-être ?
– C’est bon Jérémie, j’y vais. répondit la personne qui partage la niche de mon maître. De toute façon j’avais rien à faire.
– Comme tous les autres ! envoya mon maître en souriant.
Zut, j’étais tellement absorbé par leur conversation que j’avais complètement oublié que j’étais dans ce grand tube. Il semblerait ce tube est un scanner. Trop tard pour le quitter, les deux portes du scanner venaient de se fermer. J’étais prisonnier, pris comme un rongeur. « Laisser moi sortir ! » jappais-je. Mais les portes ne s’ouvraient pas. « Maître ! Au secours ! » aboyais-je. Mais il ne venait pas. Une vive lumière commençait à remplir ce scanner. Jamais je n’ai vu pareil lumière. Coucher, j’essayais de me protéger les yeux avec mes pattes, comme le font ces fous d’humains. J’allais me mettre à couiner quand je sentis que je tombais dans le vide.
La chute fut assez brève.

« Où suis-je ? »

Autour de moi s’étendait une vaste étendue de neige ; bien insolite. Elle en avait juste la forme et la texture. Je ne ressentais pas le froid habituel de la neige. Effectivement, si la neige est de cette façon, alors oui j’aime la neige. Le ciel, aussi était étrange. Il avait une texture bleue foncée, semblable à une sorte de nuit plus claire que la normale. Le plus impressionnant de ce lieu est qu’il n’y a pas un humain. Personne, aucun autre animal, à part moi… me voilà seul, dans ce monde étrange. Pourquoi n’y avait-il personne ? Je ne comprends pas, il y avait à peine quelques instants j’étais entouré de mon maître et de ses amis. Oh maître, où es-tu ? Comment veux-tu que je joue avec toi, si tu n’y es pas ? Comment veux-tu que je te protège, si tu n’y es pas ? Maître où es-tu ? Ce lieu a l’air hostile, j’ai l’impression d’être sur un autre territoire que le mien. Oui, mais faut-il encore savoir chez qui je suis… J’essayais de sentir le lieu, mais je n’y arrivais pas. Pourquoi je ne sentais rien ? Je ne comprends pas, en temps normal j’arrive à suivre l’odeur de mon maître pendant plusieurs jours. Mais là dans ce lieu, je sentais rien. Avais-je perdu mon sens de l’odorat ? Pourvu que non… Mon odorat, n’était pas le seul sens qui avait subit une modification. Ma vue, avait changée. Elle s’était améliorée. Jamais je ne voyais aussi bien et loin. J’arrivais à percevoir des détails lointains. Les objets inertes je les percevais nettement. En principe, je ne vois pas si loin, je ne perçois pas les détails des objets lointains, en temps normal, seuls les objets en mouvements me paraissent nettes. Ici, là où il n’y a personne, pas une odeur, pas un bruit ; j’étais là, moi Kiwi, mini Bull-Terrier.
En ce lieu tout semblait différent. Mon odorat, ma vue, avaient changée, qu’en étaient-ils pour mes autres sens ? Pour l’ouïe, je n’entendais rien ; en même temps s’il n’y a rien à entendre, c’est normal. Il me reste le toucher. Je baissais le museau, pour regarder mes petites pattes, et la, surprise, en les voyant, je poussais un couinement… et je l’entendis, miracle je n’étais pas sourd. Mes pattes s’étaient transformées. Tous les côtés de mes deux avants-bras étaient recouverts d’une protection. Une sorte d’armure bleue qui brillait comme certains CD d’Ulrich. Mes orteils étaient également protégés par cette armure. Ils étaient prolongés par des longues griffes, jamais je n’ai vu d’aussi longues griffes grises. À propos de ça, je remarquai que mon ergot était lui aussi doté d’une petite griffe semblable aux premières. Je tournais le museau pour voir si mon corps était lui aussi protégé par une armure ; et ce fut le cas. L’armure corporelle était de la même couleur que celle de mes pattes antérieures, à la différence qu’elle possédait quelques rayures grises. Mes jambes et mes jarrets étaient équipés de la même manière que décrite précédemment. Seul ma queue était restée telle qu’elle.
Pour résumer, je suis tombé dans un lieu totalement inconnu, sans doute hostile, je voyais certes mieux qu’avant, mais je ne sentais rien, je n’étais même pas sûr si je pouvais percevoir les éventuels bruits, et pour couronner le tout, j’étais équipé d’une armure bleue brillante munie de longues griffes.

Un bruit attira mon attention sur mon côté droit… au moins, maintenant je suis sûr que j’entends. C’était un drôle d’animal violet qui venait lui aussi de tomber. Fait notoire, il était debout sur ses deux pattes arrière. Contrairement à tous les animaux que je connaissais seul l’humain était capable de tenir sur ses pattes arrières. D’accord mais pourquoi celui-ci avait-il une longue queue, violette ? Instinctivement, j’essayai de le renifler, mais en vain. Par réflexe, je me suis mis à grogner et à montrer mes crocs. Le but du jeu était de faire voir que je pouvais devenir féroce, alors étranger sois prudent. Ce dernier ne bougeait plus, il se contenta même de mettre ses deux pattes devant lui pour se protéger. En faisant ceci, je pus compter le nombre d’orteils qu’il avait : huit en tout donc quatre pour chaque patte. Uniquement quatre orteils, pas d’ergot. Ce n’est pas un canidé. Serait-ce alors un félidé ? Je devais rester à l’affût et guetter ses faits et gestes, ne sachant pas de quel type d’espèce ce guignolo provenait. De toute façon, j’allais être fixé puisqu’il prit la parole :
– J’y crois pas, hé Kiwi… c’est moi Odd… Ho allez… Kiwi, tu vas arrêter de grogner et rentrer tes dents… Jérémie y’a un problème.
Comment connaît-il mon nom et celui de mon maître ? Serait-ce possible qu’il soit en réalité….
– Odd c’était ton idée d’amener Kiwi sur Lyokô, alors maintenant tu assumes. Au pire il te dévirtualise et on n’en parle plus.
– Ulrich tu veux pas m’aider ?
Tiens cette fois il venait de prononcer le nom de l’ami de niche de mon maître.
– Pour dresser ton clébard ? Non merci. Je ne suis pas César Millan !
Hé, mais je l’avais pas vu tomber celui-là. Encore un guignolo. Oui, mais cette fois pas de doute, c’est un humain. Qui en revanche ? Ne sentant rien je ne pouvais pas savoir.
– Ha bah c’est toujours sympa d’avoir des amis. Enfin Kiwi, c’est moi, Odd. Tu me reconnais pas ? Et puis lui là-bas c’est Ulrich… Pourquoi tu grognes sur moi ?
– À mon avis, il te prend pour un gros chat violet, met toi à quatre pattes pour voir. rit le guignolo qui ressemblait à Ulrich.
Réfléchissons cinq minutes, devant moi se tenait deux guignolos. L’un se prétend être mon maître et l’autre est prétendu être l’ami de mon maître. Bon admettons. De toute façon ils n’ont pas l’air méchant. Je vais m’approcher doucement du premier qui se prétend être mon maître et on verra bien.
Méfiant, j’avançais pas à pas. Plus j’avançais et plus le premier guignolo violet, souriait. Une fois que j’étais à sa hauteur, il a dit « Voilà c’est bien mon toutou à moi ! » ; puis il a tendu sa grosse patte vers moi. Visiblement, c’était pour me caresser, voilà donc un guignolo qui ne me veut pas de mal. Je me prêtai à son jeu et c’était uniquement à ce moment-là, que je reconnus mon maître. Bah oui y en a pas deux à me caresser le poil de la sorte. Mais alors pourquoi était-il vêtu de la sorte ?
– C’est bon Jérémie, mon Kiwi m’a reconnu. Hein Ulrich ça t’embouche un coin !
– Super… Bon va falloir songer à rentrer. T’es content Odd ? Oh et par curiosité Kiwi ressemble à quoi sur Lyokô ? demanda une voix semblable à celle de Jérémie qui provenait du ciel.
– Tout bêtement à Kiwi, protégé par une magnifique armure de métal bleu avec des rayures oranges. Et le kif dans tout ça, c’est qu’il est muni de grosses dents et de super griffes ; sans oublier l’espèce de griffe ou de corne bien pointu sur son museau, j’dirais cinq centimètres. J’vous l’avez dit Kiwi sur Lyokô, c’est une bête de guerre… Qui ya-t’il mon chien t’as sentit quelque chose ?
Mais non maître, ici je ne sens rien, mais j’entends un bruit qui se rapproche. Je dirais trois bêtes à quatre pattes et d’une personne assis sur la bête du milieu… Incroyable, mon ouïe est devenue extrêmement développée… « Hein maître t’as vu, j’ai une excellente ouïe. »
– C’est bon arrête d’aboyer comme ça, j’ai compris. Jérémie, Kiwi a sentit William et ses trois chiens de gardes.
– En effet, ils viennent juste d’apparaître sur mes écrans, vous devriez les voir d’ailleurs. Bref, pas le temps de traîner je vous ramène.
– Non Jérémie attend, je veux voir Kiwi en action.
– Odd, c’est non, Kiwi rentre et vous vous occupez de William et des deux tarentules.
– C’est trop tard Jérémie, ils sont déjà sur nous.
– Hein, c’est quoi ça… Aelita vient voir. Y'a comme un bug…
– Alors Einstein t’as changé d’avis ? Tant mieux ! Bon écoute Kiwi, tu vois ces trois affreux monstres… et bah attaque les ! Fait comme moi.
Que j’attaque, non mais il est pas bien ou quoi. Il me dit ça et il part vers ces monstres en criant, non pas sur ses deux pattes comme l’aurait fait un humain mais sur ses quatre pattes, j’aurais jamais pensé qu’il en était capable. Est-ce vraiment mon maître ? Et puis, il veut et que j’attaque qui ? La bête qui est en train de l’attaquer ou celle qui me fixe du regard ?
J’allais rapidement être fixé puisque cette bête venait de me faire mal. La douleur qui en suivie était assez particulière, plus qu’étrange, elle semblait irréelle…
– Kiwi… évite les lasers de la tarentule… et attaque-la ! Mais reste pas immobile ou tu seras dévirtualisé !
Les lasers ? De la tarentule ? Dévirtualisé ? Voici un exemple qui illustre parfaitement le fait que je ne comprends pas les conversations des humains. Bon et puis de toute façon cette bête ne me regarde plus.
– Ulrich tu veux pas m’aider, j’ai deux tarentules aux bask.
– Désolé Odd, mais j’ai William au bout de mes lames !
Je comprenais plus rien. Qu’est-ce qui se passe ici, dans ce drôle de monde qui était pourtant vide et calme ? Pourquoi mon maître saute dans tous les sens en criant : « flèche-laser » et aussi pourquoi Ulrich se battait avec un autre humain. Qu’est-ce que je fais ici ?
Tiens revoilà le monstre, il me faisait face. Tout en prenant appuie sur ses deux espèces de pattes arrières, il me pointait avec deux tubes rouges qui lui servait également de pattes avant. Finalement, dans ce monde, je suis bizarre, les humains sont plus que bizarres et les animaux j’en parle même pas. Très rapidement, je vis que ces deux tubes se mirent à expulser plusieurs traits grisâtres qui se dirigeaient vers moi à vive allure. J’en reçus plusieurs. La douleur ressentie fut la même, foudroyante sur le choc et qui laissait place à des étincelles indolores, c’était irréel. Visiblement cette chose arrivait à me faire mal sans me toucher directement… là c’en était trop.
Je grogne, je prends appuie sur mes deux pattes arrières et je fonce au galop vers cette chose que mon maître appelle tarentule. La distance était courte, mais elle paraissait terriblement longue du fait qu’il fallait que j’évite les nombreux traits qui font mal. Pour cela je faisais tantôt des sauts à droites, tantôt des sauts à gauches. Encore quelques pas, un trait, une esquive sur la droite, un autre pas, ça y est je suis juste sous son cou. J’ai décidé en une fraction de seconde de la zone où j’allais mordre cette chose. Je bondis, j’ouvris ma gueule et je la refermai avec force dès que je sentis que je venais de la toucher. Suite à la violence de la morsure, la tarentule poussa un cri de douleur. Ses deux tubes avant lui servait maintenant d’appuis. Elle remuait son museau dans toutes les directions pour tenter de se délivrer. Je dis bien, tentait de se délivrer, car j’étais fermement accroché à son cou. Par réflexe, je contractais d’avantage ma gueule, pour serrer encore et encore. Je dus arrêter lorsque je pris conscience que ma gueule était complètement fermée et que je n’avais plus rien à mordre. Je tombais au sol en même temps que le museau de la tarentule. Là où il y avait un museau, il y a maintenant un trou béant laissant apparaître une vive lumière blanche, qui disparut avec l’ensemble du corps de la tarentule dans une explosion qui projeta plusieurs carrés du corps de cette tarentule sur plusieurs pas à la ronde.
Je venais de réaliser un acte qui m’était totalement inconnu, jamais j’aurais réussi un tel coup. C’était sans doute ce monde étrange qui faisait ça. Suite à ce duel, mon maître me félicita et m’encouragea à continuer. C’est tout de même étrange, d’habitude mon maître m’interdit d’attaquer qui que se soit, pire, si je commence à devenir violent, mon maître me punit sévèrement. Mais là c’était différent, il est différent, cet endroit est différent et moi aussi. Si je me souviens bien, plus tôt dans la journée, mon maître et ses amis ont dit qu’ils m’emmèneraient sur Lyokô. Serais-je donc sur Lyokô ? Après tout pourquoi pas…
De toute façon, je n’ai plus le temps de réfléchir, un nouveau monstre grisâtre se dirigeait vers moi. Ce n’était pas une tarentule. Il avait quatre longues pattes articulées à une sorte de gros plateau cylindrique munie de trois yeux. Le problème était qu’il était beaucoup plus grand que la tarentule. De ce fait, il m’était difficile de trouver une surface à mordre. Il s’arrêta, me fixa et ses trois yeux créaient chacun une ligne qui se rejoignait en un point. La réunion de ces lignes provoqua la création d’un symbole, qui ressemblait à celui qui s’affichait parfois sur l’ordinateur de Jérémie. Ce symbole mystérieux disparu pour laisser un seul trait qui se dirigea vers moi. Vu qu’il n’y avait qu’un trait l’esquive de celui-ci fut très simple. Une fois que mon saut fut terminé et rattrapé, je me précipitai sur lui en bondissant une nouvelle fois. Je mordis la seule chose qui était à ma portée, c’est-à-dire une de ses pattes. Le coup fut bref et violent. Je venais de lui couper la patte en un seul coup de gueule et en étant dans l’élan procuré par mon saut. Je me réceptionnai et je me tournai vers ce monstre tout en grognant. Il était déséquilibré, mais il restait agile. Il venait de rééquilibrer son poids sur l’ensemble de ses trois pattes restantes. Il ne tarda pas à réessayer de me toucher avec un trait qui fait mal. Comme pour le premier, je l’esquivai aisément. Toujours dans la même action, je bondis pour tenter de mordre à nouveau une patte. J’allais refermer ma gueule quand je sentis sur mon flanc la douleur provoquée par de ces nombreux traits qui font mal. Par la force de l’impact, je venais d’être d’évier de ma cible, projeté loin en face de lui. J’étais de nouveau au sol, glissant sur cette neige étrange mais très rapidement je pus me remettre sur mes pattes. Mes nouvelles griffes et plus particulièrement mon ergot me donnaient une meilleure stabilité. Il s’en est fallu de peu, car le monstre à trois pattes venait d’enfoncer une de ses pattes acérées là où j’avais chu. Il voulait me tuer en me transperçant. Pendant qu’il essayait de retirer sa patte du sol glacer de Lyokô, je bondis de nouveau et cette fois je lui coupai la deuxième patte. Il essaya de retrouver l’équilibre mais en vain. Il ne pouvait rester en équilibre sur deux pattes, c’est pas un humain mais un monstre. Il tomba, et ses yeux furent face à la glace, il ne pouvait plus tirer. Ceci révéla le haut de sa carapace. J’y découvris toujours ce même symbole étrange. Quelques secondes plus tard, quelque chose vint percuter le centre de ce symbole qui fit exploser ce monstre. Je me tournai pour savoir d’où provenait ce mystérieux objet pointu. Je n’en croyais pas mes yeux, c’était mon maître qui venait de tirer debout dans les airs sur un de ses skates :
– Yahoo ! s’exclama-t-il. Hey Jérémie !? Qui avait dit que mon Kiwi serait inutile sur Lyokô ? Il vient de dézinguer une tarentule et un Krabe à lui tout seul !
Oh alors, ce monstre à quatre pattes était un crabe. Bon pourquoi pas et celui-là c’est qui ? Ce nouveau monstre qui se rapproche de moi ? Cette fois si, aucune patte, pas de pied, pas de tête, pas de bras, juste un corps avec plein de tentacules qui bougeaient dans tous les sens, sans oublier le même symbole qui était présent sur la partie supérieure du corps de ce nouveau monstre. Certains tentacules se rapprochaient de moi pour m’encercler. Je tentais tant bien que mal à mordre ces horribles choses, mais cette bête était plus rapide que moi, elle esquivait mes coups de gueule. Finalement, elle m’attrapa m’empêchant de bouger, elle m’avait complètement paralysé. Incapable de me défendre, je la regardais en grognant. Trois tentacules s’approchaient de ma tête.

– Jérémie la méduse vient de relâcher Kiwi. On fait quoi ?
– Oh démerde-toi Odd, maintenant c’est ton problème. Je ne peux pas ramener Kiwi sous l’emprise de XANA. Alors tu le shot et puis c’est tout.
– Que je shot Kiwi. Hey oh ! Jérémie, on parle de mon chien là.
– Sauf si tu préfères que Kiwi change de maître pour XANA ! Je vous envoie Aelita et Yumi en renfort.

Que venait-il de se passer ? Je me souviens de cette bette qui m’a attaqué, et puis plus rien, le vide le noir. Pourquoi je ne peux plus bouger ? Pourquoi est-ce que je regarde mon maître en grognant ? Je ne peux pas bouger, même en forçant je n’y arrive pas. Si je bouge, enfin, mais ce n’est pas moi qui aie voulu bouger dans cette direction. Encore moins courir en direction de mon maître tout en grognant. Me voilà à présent dans les airs, propulsé par un saut involontaire. Que se passe-t-il ? On dirait que quelque chose me contrôle mais quoi ? Oh non qu’est-ce que je viens de faire ? Je ne voulais pas et pourtant, je viens de percuter mon maître et le fis tomber de sa planche volante. Désolé Maître ! Je ne peux pas japper non plus. Nous tombons tous les deux au sol. Je me rattrape aisément mais maître ne pu faire de même. Alors qu’il n’est pas encore debout, la chose qui me contrôle me pousse à attaquer mon maître. Je le mordis au cou. Je le voyais hurler de douleur, il essaya de me repousser quand il disparut comme ces monstres que j’ai mordus. Je venais de tuer mon maître, pourquoi ?
« Odd ! » Cria Ulrich qui en ayant vu la scène. Il courut vers moi, me menaçant avec ses deux sabres. « Toi le toutou, je vais te renvoyer à la niche ! » Oui, Ulrich fait ça, s’il te plaît, je veux rentrer, je veux quitter Lyokô et ses dangers. Au même moment, deux autres personnes tombèrent du ciel. Elles ressemblaient à Yumi et à Aelita mais dans des tenues différentes.
– Ulrich, on doit dévirtualiser Kiwi, avant que XANA ne le retienne prisonnier comme William. dit Aelita.
– Je sais mais ça va pas être simple. Odd avait raison Kiwi est fort ici. Méfiez-vous de sa gueule, elle est aussi rapide et puissance que celle d’un alligator !
– Et ses griffes ? Demanda Yumi.
–  Il ne s’en est toujours pas servit, alors restez sur vos gardes. Il bondit très vite. Les filles couvrez-moi ! Si j’ai réussi à battre Odd plusieurs fois, je ne devrais pas avoir de peine à en faire de même avec son chien. À nous deux XANA ! cria-t-il avant de se jeter sur moi muni de ses deux sabres.

Un combat venait de s’engager entre moi et Ulrich. Je sentis en moi cette chose me pousser à combattre avec elle contre celui qui me fait souffrir quand mon maître n’est pas là « tu vas payer pour tout ce que tu m’as fait subir… »… Je venais de japper ceci, je… c’était inexplicable cette chose a jappé à ma place. Elle me contrôle et m’incite à me venger. Dois-je la suivre ? Elle me dit que oui. Pourquoi lui obéirais-je ? Elle me dit qu’on est sur Lyokô et qu’ici c’est elle qui y règne. Elle me manipule… et… trop tard Ulrich abattit sa lame sur moi, je me défendis à l’aide de la corne qui était sur mon museau. Son épée fut stoppée, je rassemblais suffisamment de force pour qu’en un coup de museau je puisse renvoyer le sabre d’Ulrich. Le sabre hors de portée, je riposte par une hyper-extension de mon cou ; pour esquiver le coup, Ulrich recule. C’est un terrible corps à corps qui s’annonce. Pour m’intimider, mon adversaire c’est contenté de faire tournoyer ses sabres, quant à moi, je lui ai montré mes crocs. J’ai pas attendu plus longtemps, je me suis jeté sur lui en ouvrant la gueule. Son esquive fut difficile, mais il a put échapper de justesse à ma morsure mortelle. Nous revoilà face à face. Il se précipite sur moi avec ses deux sabres pointés sur moi. Me voilà mal. Soit j’esquive par un côté risquant de me faire trancher par une de ses lames. Soit j’esquive en passant sous ses jambes. La dernière proposition me semble plus adaptée à la situation car cela nous mettra dos à dos et le plus rapide à se retourner sera gagnant. Prise d’élan, corne en position offensive. Il donne un coup de sabre que je bloque une nouvelle fois par ma corne. Il tente de se servir de sa deuxième lame mais trop tard je suis déjà passé. Sans lui laisser la moindre occasion de faire quoi que se soit, je me retourne violemment en lui donnant au passage un terrible coup de griffes dans sa jambe. L’effet fut immédiat, il était contraint à poser ses genoux au sol. Il était désarmé, son cou à ma portée. L’action suivante, était simple à comprendre. J’ouvris ma gueule et la referma. Il ne restait alors plus qu’un avatar dans ma gueule en train d’être dévirtualisé. Une nouvelle fois, la loi de la nature fut appliquée : manger ou être mangé. Fier de moi, je cherchais désormais ma nouvelle proie. J’avais le choix entre Yumi ou Aelita.
Mon nouveau maître me dit que je devais lui laisser Aelita. Qu’il en soit ainsi, j’avançais en grognant face à la japonaise. Elle comprit qu’elle était ma nouvelle proie. Pour se défendre, elle lança deux éventails dans les airs. Je reconnais que leurs esquives étaient beaucoup plus difficiles, mais il suffisait d’en gérer un à la fois pour l'esquive redevienne simple. Le premier fut renvoyé directement sur la nippone suite à une frappe répulsive de ma corne. Le second était pour moi un simple frisbee. Odd m’en lançaient régulièrement, de ce fait, je savais exactement comment les rattraper. Un bon dans les airs, une récupération et une réception. Son éventail était à moi. Une forte pression de ma puissante gueule fit disparaître son jouet, « Jérémie. Kiwi vient de détruire un de mes éventails ». Alors que je continuais d’avancer vers ma proie, je n’ai pas remarqué qu’Odd était de retour.

J’avais laissé le sort de Yumi à mes monstres alliés pour m’occuper personnellement de mon ancien maître. Là encore, un corps à corps était inévitable. Il se tenait devant moi, à quatre pattes, il se prenait pour un félin, il me fixait, il était en réalité en train de me défier, je le défiais. « Je vais te dresser, tu vas voir ! » en guise de réponse je lui envoyais un grognement et je lui montrais mes crocs. « Ha tu grognes, hein moi aussi je sais grogner ! Grrr... », effectivement il grognait, mais comme un vulgaire chaton. Nous nous sommes mis à tourner en rond, toujours en se fixant et à grogner mutuellement. On attendait le premier coup qui allait bientôt commencer. Lui ou moi, qui serait le premier : l’ancien maître ou la nouvelle bête ?
Il s’élança sur moi, je fis de même. Arrivé à moins de deux mètres l’un de l’autre, nous avons bondit chacun sur son adversaire. Lui, avec ces griffes ridicules. Moi, en ouvrant grand la gueule. Nous nous sommes percuté mutuellement, le premier réflexe qu’il a eu, a été de me fermer ma gueule en me la plaquant sur son épaule, solidement maintenue par ses mains. Nous retombions au sol. De nouveau sur mes appuies arrières, je lui envoyai un coup de patte directement dans son flanc. Il l’a pas vu venir, il fut projeté à quelques pas de moi. Sans perde une seconde, je me suis mis à canter vers lui. J’allais en finir avec lui, mais il eu le temps, de réaliser sans grâce un roulé boulé qui lui a permis de se remettre sur ses appuis. Il bondit sur moi, nos griffes étaient chacune dans le corps de l’autre ; enfin, mes griffes en partie dans son corps et les sienne qui essayent de rayer mon armure. Voyant que ça ne me faisait aucun effet, il changea de tactique. Il me frappait à coup de main dans ma tête, j'en faisais de même avec mes pattes. Il finit finalement par frapper au dos avec son point, ceci me replia sur moi même. Il était maintenant sur moi. Je me débattais, mais il me tenait, il avait passé son bras sous mon abdomen qu’il tenait fermement avec son autre bras. Il se servait de son propre poids pour ralentir mes mouvements, en me bloquant au sol notamment. Je ne pouvais plus rien faire. Je donnais des coups de museau à droite à gauche en espérant qu’il s’en prenne un, mais en vain. La dernière solution qui s’offrait à moi était d’essayer de le dégager en me servant de la force procurée par mes pattes arrières. Mais avant je devais me coucher au sol, afin de rendre possible les mouvements de mes pattes. Une fois complètement au sol, il me tenait toujours, mais cette fois, je pouvais me servir de mes pattes arrières. Je les pliai sur mon abdomen et je les dépliais avec violence en espérant que mes griffes saisissent mon agresseur et le fassent valser. Je dus répéter l’opération une bonne dizaine de fois pour le faire lâcher prise. J’y été arrivé et c’était l’essentiel. Aussitôt, je me remis sur mes pattes, et je voyais qu’il en avait fait de même.
Nous étions à nouveau face à face. Mais cette fois j’allais pas attendre qu’il se décide à bouger. Sans crier garde, je me jetai sur lui, toujours avec ma gueule grande ouverte. Il se contenta de braquer son poing fermé sur moi, sans faire le moindre geste. Au moment où j’allais refermer ma gueule et ainsi porter le coup final, je sentis une vive douleur qui me traversais de part en part. Je lui avais arraché le bras, il m’avait transpercé d’une de ses flèches-laser.

Mon maître disparaissait sous mes yeux… Je ne savais pas vraiment ce qu’il venait de se passer. Néanmoins je sentais que je disparaissais. Intrigué par cet étrange phénomène, je regardais mes pattes se transformer en petits carrés colorés qui laissaient place à un maillage tout aussi étrange. Le décor du monde de Lyokô devenait flou puis entièrement blanc ; ce même blanc s’atténuait progressivement ce qui me permettait de distinguer à nouveau l’intérieur du scanner. J’étais rentré. La porte du scanner s’ouvrit et me permit de voir mon maître qui attendait les bras ouverts, souriant. Je ne me fis pas prier pour me jeter dans ses bras. J’étais content de le retrouver et lui aussi était content de me revoir.

J’étais toujours dans les bras de mon maître, entouré de ses amis qui discutaient entre eux :
« Bon Odd, on a tous vu Kiwi à l’œuvre sur Lyokô. Je pense que tout le monde ici présent est d’accord, pour dire que Kiwi peut faire un excellent combattant sur Lyokô. De ce fait, il devient une cible privilégiée de la méduse. C’est pourquoi, je suggère que Kiwi reste sur Terre. Qu’en dis-tu ? » dit Jérémie toujours avec son habituel ton sérieux. Mon maître confirma cette décision. Quant à moi, j’aboyai un coup pour montrer que moi aussi j’étais d’accord avec Jérémie. J’avais un mauvais souvenir supplémentaire de cette usine, je n’en veux pas plus.

Spoiler
  Sujet: [Jeu] Le compte est bon est de retour  
WR104

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MessageForum: Blabla de la communauté   Posté le: Dim 03 Jan 2016 19:46   Sujet: [Jeu] Le compte est bon est de retour
Ça fait une éternité que j'ai pas de compte est bon... allez je me lance :

75 - 5 = 70
70/10 = 7
7 - 7 = 0
25/25 = 1
1 + 0 = 1 CQFD
 

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