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 Auteur Message
Floramagic MessagePosté le: Dim 04 Nov 2012 18:52   Sujet du message: Répondre en citant  
[Magazine]


Inscrit le: 31 Oct 2012
Messages: 66
J'adore ! Encore une fois. -Critique affreuse : On !-

Et j'ai envie de dire... Pauvre William. x) Encore. (a)
Et presque pauvre XANA. Presque hein ! Je l'imagine en cours de maths, la blague. x) Hâte de lire tout ça pour voir ce que ça donne !
Et la Boum. Pourquoi je ris d'avance ? XD -Pour rien, si il faut.-

Bref.
Le point de vue de XANA me séduit toujours autant et j'aime beaucoup la tournure que prend l'histoire. Mr. Green


Un petit chapitre 3 peut-être ? **
_________________
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Ikorih MessagePosté le: Dim 04 Nov 2012 18:57   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1501
Localisation: Sûrement quelque part.
T'en fais pas, ça s'arrangera pour lui...peut-être (mouahaha Razz)!
C'est drôle que t'évoques le cours de maths, y en a un dans le chapitre 13 où XANA s'emmerde profondément xD (Breef...Oui ben s'pas un élément important donc je peux en parler!)

Surprised Argh, on me harcèle x) J'y travaille, à ce chapitre trois, il y a des chances pour qu'il sorte ce soir (je vous préviens, si c'est pas ce soir, ce sera pas demain matin : je suis au poney -minute je raconte ma vie-)
Mais j'y travaille, comme je te l'ai dit par Mp, j'en suis à la moitié, et j'aborde bientôt le passage que vous attendez tous Mr. Green ("Quoi, seulement à la moitié?!" Chuut, pas taper Smile )
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/signat10.png
Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Floramagic MessagePosté le: Dim 04 Nov 2012 19:13   Sujet du message: Répondre en citant  
[Magazine]


Inscrit le: 31 Oct 2012
Messages: 66
Surprised J'espère que oui. t_t
Ah oui ? ** Mwhaha. J'ai hâte de le lire alors ! x)

Ce soir ! Pitié ? *Yeux du chat Potté* -Parce qu'on ne peut pas y résister. Twisted Evil-
Bref, bonne chance pour le terminer alors, et on l'attend touuus ! -Te mettre la pression ? Mais pas du tout.-
_________________
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Ikorih MessagePosté le: Dim 04 Nov 2012 19:55   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1501
Localisation: Sûrement quelque part.
(Quand tu dis tous, ça veut dire toi, en fait?Razz Mais pas d'inquiétudes, il me reste deux pages à rallonger et à revoir, pour un résultat final espéré et estimé à 12pages, ma valeur référence Mr. Green)
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
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Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Floramagic MessagePosté le: Dim 04 Nov 2012 20:09   Sujet du message: Répondre en citant  
[Magazine]


Inscrit le: 31 Oct 2012
Messages: 66
Mais pas du tout ! Surprised Il y a moi, mon autre moi, et puis tous les autres ! Mr. Green Bref, j'ai hâte de lire tout ça. **
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Icer MessagePosté le: Dim 04 Nov 2012 20:23   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


Inscrit le: 17 Sep 2012
Messages: 2206
Localisation: Territoire banquise
Floramagic a écrit:

Ce soir ! Pitié ? *Yeux du chat Potté* -Parce qu'on ne peut pas y résister. Twisted Evil-
Bref, bonne chance pour le terminer alors, et on l'attend touuus ! -Te mettre la pression ? Mais pas du tout.-


Plus le chapitre sera posté vite, moins il a de chance d'être abouti. Patience Wink

_________________
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« Les incertitudes, je veux en faire des Icertitudes... »

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Ikorih MessagePosté le: Dim 04 Nov 2012 20:37   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1501
Localisation: Sûrement quelque part.
Pfiouh, merci Icer *sort*
Au pire, il sortira demain après-midi, comme dit...Mais pour ceux qui trépignent, sachez que je me couche assez tard, donc j'ai au moins deux heures devant moi....
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
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Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Autremonde MessagePosté le: Dim 04 Nov 2012 21:01   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 23 Avr 2012
Messages: 106
Localisation: Dans un autremonde ^^
Salut

Ouch ! Deux pavés à manger… Enfin quand c'est bien fait on le digère mieux ce qui est le cas =)

Le point de vue de XANA est tout simplement génial. J'ai adoré lire ses sentiments durant les deux premiers chapitres.

Il voit toujours l'Homme comme quelqu'un de faible. Se rend-t-il compte qu'il a réussi à échouer alors qu'il avait un avantage sur ses ennemis dont il abusait bien ? C'est surtout son sentiment d'impuissance que j'ai apprécié puisque un XANA aussi faible ne s'est pratiquement jamais vu dans la série. La description que tu fais des yeux et des vêtements de XANA m'a fait rire quand j'ai lu qu'il s'était créé son symbole sur ses yeux et son haut. Ca m'a fait pensé au méchant mégalo dans certains films… ^^

Pour les autres personnages du point de vue de XANA ils sont tous minables ! C'est marrant à chacune ou presque des ses remarques sur l'un ou l'autre il est toujours négatif dans propos, surtout lorsque ça ne l'arrange pas.

Maintenant j'ai surtout hâte de voir comment l'alliance entre les lyokô-guerriers et XANA va fonctionner.

Bonne continuation =)

P.S.
Hirohiga Mitsu a écrit:
Pauvre Xana, tu es tout fragile ? Tout vulnérable ? *rire sadique*


J'ai pensé presque la même chose en lisant le récit ^^

_________________
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"Je ne dois pas laisser intervenir mes sentiments. Tous les imbéciles échouent à cause de ça." Light Yagami - Death Note

"Et je veux montrer à ceux qui ici risquent leur vie… qu'à la fin c'est toujours le bien qui l'emporte." L - Death Note
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Floramagic MessagePosté le: Dim 04 Nov 2012 21:12   Sujet du message: Répondre en citant  
[Magazine]


Inscrit le: 31 Oct 2012
Messages: 66
C'est pas vraiment mon fort la patience... Mr. Green
Mais c'est pas ma faute... Je suis poussée à cette réaction ! t__t -Faut que t'arrête d'ailleurs Ikorih, après je passe pour une folle, ici. t_t-
_________________
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Ikorih MessagePosté le: Dim 04 Nov 2012 21:18   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1501
Localisation: Sûrement quelque part.
Spoiler


Chapitre 3 : ça peut toujours être pire


Et c’était l’heure du repas du soir. Pour la première fois de ma vie, j’avais eu faim, et eu envie de vomir, aussi…la raison ? J’avais pu constater qui du steak ou des frites produisait le résultat le plus immonde une fois broyé par Odd. Cette espèce de goret mangeait la bouche grande ouverte, exposant aux yeux de tous l’espèce de hachis immonde que donnait la nourriture une fois qu’il l’avait enfournée dans sa déchiqueteuse personnelle. Le tout à vitesse grand V sur une portion trois fois supérieure à celle d’un humain normal. Et tout ça sur une si petite créature toute maigre, qui sembler le rester, avec des habitudes pareilles. Surprenant.
Pour reparler d’Odd, j’avais très vite compris comment il obtenait ses portions phénoménales. Il semblait bien s’entendre avec la cuisinière, partageant une sorte de complicité très intéressante, proche d’une certaine façon de celle d’une mère et de son petit : Elle faisait à manger, et Odd se faisait un plaisir de tout dévorer avant d’aller lui en redemander. Ça devait la rendre contente de voir que quelqu’un aimait bien sa cuisine, tandis qu’elle était harcelée par les diététiciens, horrifiés de voir les menus très peu équilibrés qu’elle proposait. Et puis quand le petit maigrelet n’avait pas assez à manger, il se permettait de terminer les assiettes de ses amis… Pas vraiment menacé par la famine, lui !
Alors que nous autres mangions à vitesse normale (et des portions normales), une fille passa à côté de notre table. Cheveux noirs, haut rose avec un cœur et jean moulant… Et l’air bête au possible ! J’avais bien l’impression de me tenir face à Sissi, la fille du proviseur, réputée pour être une espèce de pimbêche stupide. Oh, merveilleux. Superficielle et orgueilleuse, pouvait-on rêver pire ? Elle lisait des magazines en cours, dessinait sur ses interros, se croyait au-dessus de tout le monde. Sale gamine. Et dire qu’elle était sensée montrer l’exemple en tant que fille du proviseur ? Eh bien, quel exemple, oui… Mais une fois xanatifiée, elle pouvait être utile… D’après ce que je savais, aussi, elle pouvait avoir un bon fond, vraiment profond, qui ne se révélait qu’en cas d’urgence. Ainsi, elle avait déjà été protectrice, serviable, gentille, courageuse, débrouillarde… Tout ceci restait très peu visible dans l’état actuel des choses. Elle avait juste l’air d’une imbécile qui allait foirer ses études et sa vie derrière.
Elle ne me remarqua d’abord pas du tout, s’arrêtant pour lancer un « Salut mon Ulrich ! » minaudant à l’intéressé.
Ah, oui, ça. Elle était raide dingue d’Ulrich. Pour dire ça sans animosité…elle n’avait tout simplement aucune chance. Déjà, il y avait Yumi, en face. Et donc, pas photo. Yumi, elle était intelligente, au moins, quelque défaut qu’elle puisse avoir par ailleurs, elle était intelligente, chose que je respectais. C’était très important. Et Yumi était sérieuse, manipulatrice (même inconsciemment) et cachait assez bien ses sentiments. Autres qualités que j’admirais. Et que Sissi….n’avait clairement pas. Vu comme la bande la bâchait régulièrement, sortir avec Ulrich était exclu à un point inimaginable pour elle. Mais elle ne devait pas être capable de comprendre ça.
Alors que je m’employais à cette critique mentale dans le silence le plus complet, elle avait terminé son petit tour de table visuel, et me fixa. Son petit cerveau rouillé dût mouliner quelques secondes avant qu’elle ne trouve quelque chose à dire.
-Ben, ça alors ! Vous avez remplacé Yumi par un autre corbeau ?
Et comme si ça ne suffisait pas, elle pouffa stupidement. Un corbeau ? N’importe quoi. C’était joli, un corbeau, et utile, en grosses bandes… J’en avais bien xanatifié, un jour, façon Alfred Hitchcock. Un film bien sympathique, d’ailleurs, et bien angoissant. Plein de sous-entendus tordus. Et la chanson des enfants, si terrifiante et innocente à la fois, alors que les corbeaux (encore eux) se rassemblaient dehors, prêts à attaquer. Mais Sissi n’avait sûrement pas vu ce film culte, et n’aurait pas pu comprendre une allusion à ça…quelle tristesse. Alors que je pensais à tout ça, Jérémie répliqua
-Non, c’est Xana, une nouvelle. Elle vient juste d’arriver.
-Ah oui, vraiment ?
Non mais elle allait arrêter, avec ses yeux de merlan frit ? Jamais vu une nouvelle ? Elle rirait beaucoup moins si elle savait qui j’étais. Bon, elle ne riait pas, mais elle me regardait comme un animal de foire. Crétine…l’espèce humaine avait du souci à se faire, avec elle.
Odd ajouta, avec un léger sourire, mais sans aucune méchanceté à l’égard de Sissi (surprenant), une phrase qui risquait fort de torpiller le fond de bonne humeur que William aurait pu garder, tel le sous-marin embusqué coulant un innocent cargo…
-Ouais ! Et c’est la cousine de William !
Ce dernier sembla soudain s’intéresser aux quelques frites qui traînaient sur les bords de son assiette et entreprit de les éradiquer soigneusement. Histoire de penser à autre chose et, pour une fois, de se faire oublier. Ça pouvait se comprendre, ça lui évitait de piquer une crise en public…ce qui n’était pas bon pour son image(La crise en public, pas le fait de l’éviter) . Sissi nous observa tous les deux quelques instants, le temps de connecter ses deux neurones atrophiés, avant de dire cette phrase mâchée et remâchée, utilisée des milliards de fois.
-Effectivement, y a un air de famille…
Et puis elle s’éloigna, ce qui valait sûrement mieux, William aurait bien pu lui envoyer une réplique bien sentie. Ou moi. Ou n’importe qui d’autre à cette table, vu sa cote de popularité auprès de la bande, qui frisait les nombres négatifs. Une fois sûr de ne pas être à portée d’oreilles indésirables, Jérémie demanda à voix basse
-Je pense que pour Wolfy, il faudra adopter une autre stratégie que celle qu’on utilisait contre XANA : Wolfy n’activera pas les tours, ou n’en fera pas sa voie d’attaque principale, ne cherchant pas à affecter le monde réel. Il a l’air de pouvoir agir directement sur l’énergie de Lyoko, mais peut-il influer sur cette d’un Lyokoguerrier ?
Bonne analyse, Jérémie. Il promettait d’être un auxiliaire plutôt compétent. Pas autant que moi, bien entendu, mais pour un humain, il ne se débrouillait pas trop mal. Il méritait une réponse bien pensée que je me fis une joie de lui donner, pour une fois. Je mûris donc cette réplique de façon à bien répondre à sa question.
-Je pense que Lyoko est infecté. Je veux dire par là que Wolfy s’y est implanté profondément, il est dans Lyoko, littéralement. Et il vampirise le monde virtuel. Par contre, s’il n’est pas implanté dans un avatar virtuel de Lyokoguerrier, il ne peut pas drainer l’énergie comme ça.
Il a penché la tête sur le côté, l’air d’avoir tout compris. C’était simple, il m’aurait déçu, sinon. Mais ce gentil petit intello en admiration béate (sous l’œil agacé d’Aelita), demanda :
-Je vois…Alors, XANA, une idée pour combattre ce nouveau programme ?
-Bien entendu. C’est simple. Il faut tout d’abord trouver une façon d’empêcher la corruption de Wolfy, ou la désimplanter si elle n’est pas trop profonde (pour Lyoko, il faudra le détruire, on ne peut plus rien faire). Ensuite, il faudra créer un Réplika qui servira de garage à un nouveau vaisseau virtuel, et utiliser la translation pour détruire l’ordinateur qui gère Wolfy. Bien entendu, si Wolfy venait à s’implanter sur le Réplika, il infecterait le vaisseau, voilà pourquoi il ne faut pas le placer sur Lyoko. C’est pour ça qu’il faudra lancer des scans réguliers du Réplika, pour pouvoir le désinfecter à la moindre petite trace de la présence de Wolfy. Concernant les avatars virtuels, je ne sais pas si c’est possible qu’il s’implante simplement lors d’une plongée sur Lyoko…On avisera.
Je n’aimais pas avoir un élément incertain dans mon exposé. Ça nuisait à ma crédibilité et à mon image de programme omniscient, tout-puissant, etc. Et ça m’agaçait de ne pas savoir quelque chose. Quelque chose d’important, surtout, ça c’était vexant. En prime, ça pouvait abîmer les avatars des soi-disant « LG », qui pouvaient être utiles, vu que personne d’autre n’allait sur Lyoko…
Odd se gratta la tête, visiblement très inspiré par notre discussion, comme d’habitude.
-Tout compris, comme d’habitude…Maintenant, ils sont trois !
-C’est pas grave, Odd. Fais ce qu’on te dira de faire et tout ira bien.
Lui sourit Aelita. Ah, Aelita, toujours prête à remonter le moral aux autres, même si elle rageait un peu de me voir discuter comme ça avec Jérémie… J’étais pas du tout intéressée par son binoclard blond complexé. Déjà, aucune chance que je tombe amoureuse, je suis un programme intelligent, moi. Pas une humaine stupide…oups, pardon Sissi. En fait, je m’en fichais totalement d’avoir des pensées méchantes ou pas envers Sissi. C’était une idiote.
Puis la fille de Franz Hopper changea complètement de sujet et regarda Jérémie, avec des yeux digne d’un bébé Bambi battu chibi réclamant un sucre. La métaphore n’était pas exagérée.
-Tu viendras à la boum, demain soir ?
-Aelita, je peux pas, je suis trop occupé avec l’arrivée de Wolfy dans la partie, il faut à tout prix que j’en apprenne plus sur la façon de l’arracher à Lyoko…Je sais que tu veux que je sois là pour t’écouter, mais…Et puis j’aime pas trop les boum…
Avoua Einstein, bien embêté. Aelita se renfrogna. C’était un sujet de disputes permanentes chez eux, entre rester enfermés pour bosser et s’éclater tous les soirs… Jérémie avait bien reçu le prix Nobel de la diplomatie, aucun doute possible là-dessus (Pas un vrai prix Nobel, plutôt du genre que s’attribuent les internautes arriérés, genre « Hé, y a tel personnage sur ta signature et ton avatar, donc t’es fan de lui, aha ! Vazy, passe-moi le prix Nobel, j’suis trop fort »). Il était pas aussi doué que Yumi, le Jérémie, lui, il n’avait pas encore compris que ce qu’Aelita voulait entendre, c’était « oui Aelita, bien sûr, je peux très bien arrêter de bosser un simple soir pour venir t’écouter, tellement tu joues bien… ». Ou il le savait, mais ne voulait pas le lui dire… Parce qu’il trouvait son boulot trop important. Je n’allais pas me plaindre, il avait tout à fait raison. Et Aelita n’aurait pas aimé qu’il aille s’amuser comme ça alors qu’il planchait sur sa matérialisation… Réfléchis à ça, « nunuche à cheveux roses » !
J’avais également l’intention de rester barricadée dans ma chambre. Comme Jérémie. Sérieux, sérieux. Et surtout, pas me mêler aux autres élèves du lycée, non mais, tous des gens bizarres capables de parler de choses inintéressantes et de s’amuser avec un truc stupide comme un baby-foot. Non mais vraiment, faire tourner des manettes pour faire bouger des lignes entières de figurines raides comme des piquets ?! C’était, comme l’indiquait le nom, un jeu pour bébé. Et soudain, ce fut l’Apocalypse : Odd annonça, de façon assez grandiloquente, enjouée, et….sérieuse :
-En tout cas, faut que XANA vienne, ce serait dommage qu’elle profite pas de ce genre de petits plaisirs…
Quoi ? Il délirait, là. Mon hypothèse sur la drogue de tout à l’heure n’était peut-être pas si infondée…Je décidai de lui remettre les idées en place, et ce, fermement.
-Nan mais je viens pas, moi, attends Odd, tu me vois à une boum ?!
J’avais paniqué. Ça allait empirer la situation… Eux aussi étaient comme des requins : Ils sentaient votre peur.
A la façon dont ils me regardaient, je compris que je n’aurais pas le choix. Enfin, je pouvais toujours rester dans un coin sans m’approcher de la piste de danse, même si le son serait sûrement à vous détruire les tympans, qu’il y aurait trop de lumière et que tout le monde allait sauter dans tous les sens. Un pur moment d’agonie. Quel cauchemar, pitié, au secours, plutôt rentrer sur Lyoko et crever à cause de Wolfy ! Appelez la SPPM (Société Protectrice des Programmes Matérialisés) , quelqu’un. Ça pouvait pas être pire.
En fait, celui qui répondit à ma remarque plutôt indignée fut William, qui semblait bien s’amuser de la situation
-Non, justement, mais moi j’aimerais bien voir comment ça finira…
Rien qu’à voir son petit sourire en coin, je devinai aisément ce qu’il pensait. Quel sadique. C’était pas une boum, ça, c’était une séance d’humiliation publique ! Et lui, il n’en raterait pas une miette...Rectification, c’était l’enfer ! Et ça venait de devenir pire. Pourquoi moi ? Pourquoi ? Imaginez-vous plongé dans un bain d’acide, je préférais encore ça que devoir aller à cette boum. Plein d’autres choses atroces avaient l’air innocentes, à côté de cette épouvante tétanisante phobigène purgatorielle…pour continuer dans les mots inventés, c’était diabocalyptique, atrociffreux, calvairigène, suicitroce, et tous les pires mots jamais inventés pour définir l’enfer à l’état pur…
Le nabot blondinet continua ses vérifications, sans tenir compte de mon état de crise de nerf avancée (j’en venais à inventer des mots !)
-Ulrich, toi et Yumi, vous venez, hein ?
-Ouais. Et toi, Odd, t’as déjà une cavalière ?
Lui rétorqua Yumi qui ne souhaitait visiblement pas s’attarder là-dessus, au risque de voir surgir des allusions moqueuses du nabot sur leur fameux « copain et puis c’est tout ». Ils étaient ridicules, avec ça, mais au moins, ils essayaient d’éviter et d’oublier le fait qu’ils étaient amoureux. Odd, grâce à la ruse de la japonaise, suivit gentiment le sujet qu’elle lui indiquait, sans penser à les embêter
-Nan, mais tu me connais, j’en trouverais une. Au pire, je demande à XANA de bien vouloir m’accompagner, j’suis sûr qu’elle acceptera !
Ils ont tous explosé de rire, et je décidai de faire comme William auparavant, à savoir me concentrer sur mes frites. Parfois, ça valait mieux de se faire oublier, surtout quand Odd avait des idées pareilles. Ce garçon était vraiment dérangé. Parce que je sentais que sa blague n’était pas une simple blague…mon inconscient devait être en train de me mettre en garde.


Ma première nuit sur Terre. Un regard par la fenêtre me révéla les ombres sur les toits de Paris, les dernières fenêtres allumées des demeures de noctambules, aussi, telles des cases blanches sur le fond noir d’un échiquier. Comme le monde. Le monde est noir, avec quelques touches de blanc pour l’améliorer, mais qui ne peuvent rien contre toute la noirceur. A l’instar de ces malheureuses lumières dans l’ombre, et de ces misérables petites étoiles, là-haut dans le ciel pas plus clair. Elles se battaient pour exister, et pourtant, certaines étaient déjà mortes. Quel cruel paradoxe teinté d’ironie déplaisante. C’était dur à croire que même la nature pouvait générer de telles choses que seul un esprit intelligent pouvait apprécier.
« Le temps est l’image mobile de l’éternité immobile », avait dit un jour Platon. Que cherchait-il à signifier ? Que le temps se passait sur la trame de fond de l’éternité ?
Non. Plutôt… Nos vies étaient courtes, pleines d’agitation, et très actives. Donc, mobiles. Mais elles n’étaient que ce qui se passait pendant l’éternité, l’éternité qui, en elle-même, n’était qu’une durée sans actions. Le temps (notre temps) était en quelque sorte une peinture mouvante mise sur l’éternité afin de l’améliorer. Oui, c’était ça.
Je m’arrachai à la contemplation du dehors, et constatai l’heure tardive.
Avant de me coucher, je commençai à bricoler un peu le vieil ordi refilé par Jérémie, afin de pouvoir l’exploiter correctement. Je comptais bien ne pas être écartée de la partie, j’allais conserver mon indépendance et créer mes programmes de mon côté. Le petit génie n’aurait pas la mainmise sur les actions qui se dérouleraient sur Lyoko ! J’avais mes propres intérêts à servir, et ils n’étaient pas toujours communs à ceux de Jérémie. Donc…. Pour l’instant, il allait me falloir certains codes sources que je ne trouverais que sur le Supercalculateur… Il était dix heures du soir, personne n’irait à l’usine à cette heure-là, sauf en cas d’alerte. Plus qu’à prier pour qu’il ne se passe rien. Jérémie avait eu la bonté de me remettre une pile de CD non gravés, que je comptais bien utiliser plus tard, une fois mes programmes au point et ayant besoin d’aller s’aérer les octets sur le Supercalculateur. Mais là, mon meilleur atout serait une simple clé USB, assez puissante pour contenir les codes sources en question.
Eteignant l’ordinateur , je me levai et sortis discrètement de ma chambre obscure, la lumière diffusée par l’écran me suffisait amplement pour y voir. Le couloir était aussi noir que la suie, mais on s’y repérait. Aux aguets, pour être sûre de ne pas tomber sur un surveillant, je descendis l’escalier à pas de loup et sortis dehors sans encombres pour courir vers le parc. L’air frais de la nuit s’insinuait partout. Il picotait un peu, me fit faire un micromouvement involontaire que j’identifiai comme un frisson. C’était…spécial. On entendait plein de petits bruits, aussi, le bruissement de ce petit vent dans les feuilles, quelques oiseaux de nuit, et ma course, sur l’herbe qui ondoyait un peu. Mes poumons ne tardèrent pas à me brûler, j’avais le souffle rauque et du mal à respirer.
Encore une sensation désagréable, avec un goût un peu étrange sur mon palais. C’était de la fatigue. Une violente douleur me plia en deux, j’avais l’impression qu’elle provenait de mon poumon gauche. Un point de côté ? Mais c’était atroce ! Quelle faiblesse de la part d’un organisme humain… Comment cette race avait-elle réussi à survivre au détriment d’autres, plus robustes ? L’intelligence. Et puis, je ne pouvais pas me plaindre, sans les humains, je ne serais pas là.
Ralentissant un peu, j’arrivai enfin au point de la plaque d’égout, invisible pour tant de personnes. Je la poussai sur le côté, notant au passage l’humidité de l’herbe, et la rabattis une fois sur l’échelle. On ne voyait presque rien, là-dedans. Encore pire que dans le couloir…
Avançant tant bien que mal en me tenant au mur, mon avancée rythmée par le clapotis de l’eau sale sur la pierre, je ne voulais pas imaginer ce qui pouvait traîner là-dedans. C’était immonde, rien que l’odeur n’indiquait rien de bon, aussi ne fus-je pas fâchée de m’extraire de ce purgatoire. Je traversai rapidement le pont, comme pour échapper à l’ignominie du passage secret, et bondis pour attraper une des cordes. A ma grande surprise, la descente fut rapide et s’effectua sans problèmes. Moi qui pensait que le corps humain était faible au point de se faire mal sur tout et n’importe quoi… Sans perdre un instant, je m’engouffrai dans le monte-charge et l’actionnai pour descendre au labo. Tandis que le rideau de fer se baissait, je pris enfin le temps de reprendre mon souffle, malmené par ces courses et par les fois où j’avais dû le retenir à cause de l’odeur des égouts.
La lueur verdâtre diffusée par l’holosphère du labo me changeait agréablement du noir éternel. Ça n’était pas « accueillant », loin de là, mais c’était mieux que rien. Après m’être assise sur la chaise, je tirai le Supercalculateur de son état de semi-veille. Une fois le temps de chargement passé, je ne perdis pas une seconde pour commencer à chercher les codes qui m’étaient nécessaires. Mais je n’avais pas la même façon de ranger mes données que Jérémie, aussi cela me prit-il un peu de temps. D’ailleurs, il ne devait pas laisser traîner des trucs aussi importants que les code sources de ses tenues de combat…car c’étaient bien ces derniers qui m’intéressaient ! Ils m’étaient nécessaires pour l’un de mes programmes… En continuant à naviguer dans cette machine pleine de possibilités et de merveilles, je ne pus m’empêcher de rire intérieurement. J’étais en train de me promener dans la partie protégée du Supercalculateur ! Celle qui m’avait tant frustrée par son inaccessibilité, celle qui contenait toutes les choses importantes que je ne pouvais atteindre, et si j’y arrivais, on m’en expulsait directement ! Alors que là, je pouvais y évoluer en toute liberté, tout casser si je le voulais, même. Mais je n’avais aucun intérêt à tout casser, loin de là, puisque aujourd’hui, nous nous débrouillions pour sauver Lyoko…
Une fois ces maudits codes localisés, j’insérai ma clé USB dans un port qui se présentait et j’y copiai les quelques codes de base qui m’aideraient à travailler, incluant les codes des tenues. Cela prit un peu de temps, mais au final, ce fut fait.
Ensuite, avant de partir, il me fallait encore faire une simple manipulation. Jérémie n’aurait pas apprécié de tomber par hasard sur les bandes vidéo où l’on me voyait pianoter sur le clavier. Surtout en pleine nuit. Moi non plus, je n’aurais pas apprécié de voir mes projets au stade embryonnaire se faire réduire en miettes…les pauvres. Heureusement, le Supercalculateur était plein de ressources et de programmes variés…aussi insérai-je sur les bandes des caméras une boucle d’images du labo vide à la place de celles où l’on me voyait entrer et magouiller. Pour les ignares, cela signifiait qu’une image vide du labo passerait à la place des images où on me voyait dans l’usine sur les écrans des caméras. J’en plaçai également une sur les deux minutes à venir, le temps que je sorte du labo et reparte. Ni vu ni connu, je replaçai la clé USB dans ma poche et m’en allai comme j’étais venue, dans l’ignorance de tous. Et c’était mieux ainsi. Ils n’en sauraient jamais rien, j’aurais la paix, et pourrais travailler sans encombre.

C’était le soir fatidique de la boum. J’avais passé une partie de la journée enfermée dans ma chambre à travailler avec mes codes sources tout neufs, mais je manquais de données. Et accessoirement, de puissance machine, vu que je travaillais avec une daube cosmique. J’avais néanmoins réussi à créer une certaine base acceptable pour ce que je projetais. Ce n’était pas encore terminé, non, mais un bon début s’amorçait. Je pouvais déjà tester le programme, mais sans cobaye…ça risquait d’être compliqué.
Mais pour l’heure, je ne pouvais pas pousser plus avant mes expérimentations informatiques, les Lyokoguerriers s’étant visiblement ligués pour me traîner à la fête.
En effet, Odd, de qui émanait l’idée, m’avait traînée hors de ma chambre à l’heure H, malgré toutes les protestations que j’avais pu émettre. Non, je ne m’étais pas mise à piétiner comme une gamine, j’avais ma dignité, tout de même…mais Odd l’avait bien entachée.
D’après ce que je voyais, Aelita s’était installée à ses platines de DJ et commençait ses premiers mix pour chauffer l’ambiance. Jérémie n’était pas visible, sans doute que lui, il avait eu le droit de rester programmer dans son coin… Espèce de petit veinard à lunettes ! Lui non plus il ne profitait pas de « ce genre de petits plaisirs », à ce que je savais, pourquoi Odd n’était pas venu l’arracher de la même manière à son clavier ? Ou Aelita, ou n’importe qui…
Du côté des autres, Yumi devait bientôt arriver si elle était à l’heure, Odd tentait de négocier une danse avec une fille parmi d’autres, qui ne semblait pas d’accord du tout. Sa soi-disant réputation de tombeur devait être usurpée…comme par hasard. J’eus d’ailleurs la chance de le voir prendre une belle gifle, ce qui me fit pouffer. Cette action incontrôlée m’effraya. Un programme ne pouffait pas comme une collégienne stupide ! Pouah, voilà que je prenais des traits de caractère humains… Un sourire resta tout de même, le genre bien sadique et satisfait. C’était bien fait pour lui, cet empêcheur de programmer tranquille qui s’était senti obligé de me kidnapper pour que je sois à ce calvaire qu’était la boum.
Je me repris et continuai mon inspection du regard. William, qui, comme à son habitude lors de ce genre de manifestations, restait appuyé contre un mur, dans un coin, et se faisait oublier. J’imaginais sans mal que sa pire peur serait qu’une fille l’invite à danser, là maintenant. Vu qu’il ne savait pas…ça promettait d’être un fameux moment de drôlerie. Encore plus si elle le traînait de force sur la piste, mais bon, il ne fallait pas rêver.
J’étais d’ailleurs dans le même cas que lui, où j’aurais appris à danser, moi ?! Par conséquent j’avais à peu près la même attitude, le mur dans le coin, et me faire oublier. Tout comptes faits, que l’on reste tous les deux dans notre coin m’arrangerait grandement. Si on devait être oubliés à deux, d’accord, ça valait mieux que se faire remarquer.
Et là, l’élément déclencheur de pas mal d’embrouilles à venir se montra à mon regard. Brun, habillé en kaki, il était reconnaissable même de dos. Ulrich Stern…et en face de lui, cette petite idiote d’Elisabeth Delmas. Il n’avait pas l’air très à l’aise, jeta un regard vers la porte du gymnase et sembla esquisser un mouvement pour s’esquiver, mais un peu tard. Sissi sautilla de joie et le traîna bien malgré lui vers la piste de danse (ce qui ne manqua pas de me rappeler une scène récente, surtout en voyant l’air peu convaincu du jeune homme). Toutefois, ça m’interloqua. N’avait-il pas rendez-vous avec Yumi ?
Il y avait de fortes chances qu’elle le prenne très mal. Soit il l’avait oubliée, ce qui serait surprenant vu le point auquel il tenait à elle. Soit il voulait lui poser un lapin pour tester si ça l’affectait, pour voir si elle l’aimait vraiment. C’était les seules explications rationnelles qui me venaient à l’esprit. Mais c’était idiot, même pour moi qui n’y connaissait pas grand-chose en histoires de cœur (chose ennuyeuse au possible) c’était évident. Alors, j’étais un peu déboussolée, comme à chaque fois que je ne saisissais pas le pourquoi d’une action. Et là, je ne le saisissais pas du tout… A moins qu’il ne veuille faire comprendre à Yumi qu’il ne voulait plus d’elle ?
Et c’est alors que l’intéressée entra.
Je n’étais pas si loin que ça, et je la voyais très bien. Je vis donc parfaitement l’éclair de rage qui traversa son regard quand elle vit Ulrich qui avait presque l’air de s’amuser, maintenant. Si on avait été dans un film avec des effets spéciaux à gros budget, tout serait devenu noir ou en niveau de gris autour, on aurait eu un coup de gong avec une musique apocalyptique et des éclairs tout autour d’elle, des fissures dans les murs, etc. On aurait eu aussi un zoom dans son visage où une flamme aurait crépité…
Sauf que là, on était pas dans un film. Et c’était à la limite encore plus terrifiant. Son immobilité rigide, là, juste devant la porte, les poings et les mâchoires serrés, et ce regard… Il n’y avait pas de feu, non, mais c’était bien inutile. C’était le genre de regard noir qui te donnait envie de courir dans un trou de souris situé six pieds sous terre. Il était lourd de conséquences, ce regard, qui donnait un petit aperçu de la rage qui bouillait au fond de Yumi.
C’était vrai qu’il arrivait à Ulrich de bien s’entendre avec Sissi, mais à ce point ? Elle sembla hésiter, entre partir en courant ou foncer sur Ulrich pour le gifler une bonne fois pour toutes. Deux solutions très contradictoires, mais ça valait mieux que rester plantée là. A la limite, mettre une gifle à Ulrich en partant… Observant un peu la salle avant de se décider, la japonaise sembla opter pour une solution intermédiaire, incarnée par la personne de William qui était toujours planqué dans son coin. C’était perfide, de combattre le feu par le feu…ou bien cherchait-elle juste quelqu’un avec qui parler pour pas finir la soirée toute seule chez elle. Il leva la tête avec un air curieux en la voyant arriver, toute jurante et bougonnante. Elle s’adossa aussi au mur, tout en râlant.
Malgré la musique destructrice de tympans, qui dépassait très certainement le seuil recommandé de décibels, je réussis à saisir leurs propos. Je ne cherchais pas spécialement à écouter, mais il n’y avait rien d’autre à faire..
-J’arrive pas à croire qu’il me fasse un coup pareil !
Yumi venait de commencer la discussion, toute en rogne qu’elle était, et ça se sentait dans sa voix. Ses sourcils froncés témoignaient, s’il était besoin, de sa mauvaise humeur.
-ça t’embête de reprendre tout du début ? J’ai pas suivi.
Bien entendu, c’était William qui posait la question. Il était visiblement intéressé par l’histoire, mais perdu, ce qui était logique vu qu’elle ne lui avait encore rien expliqué. Ce qu’elle ne tarda pas à faire, dans un résumé plus que bref (pléonasme ?) de la situation
-C’est juste Ulrich qui me pose un lapin, t’inquiètes, rien de compliqué.
J’entendais parfaitement que Yumi était toujours furieuse, mais se contenait. Ça retomberait peut-être dans la soirée ? William jeta un œil à la piste où Sissi hurlait presque de joie, et sembla saisir la source du problème. D’ailleurs, pourquoi un lapin ? ça n’avait pas de sens.
-C’est pas malin de sa part, ça. Si je résume bien, Ulrich a fait une belle bourde et tu te rabats sur moi, c’est ça ?
Le ton de William avait viré à l’ironique, montrant qu’il était un peu vexé de servir de solution de repli, aspirant visiblement à un peu plus de considération. Yumi sembla un peu décontenancée par la remarque, avant de clore rapidement le sujet pour passer à un autre moins gênant…pour elle.
-Tu peux choisir de le voir comme ça. Tiens, au fait, tu danses pas toi ?
-Ehm…Disons que c’est pas trop mon truc.
Il avait détourné le regard, mal à l’aise. Ce qu’il redoutait depuis le début, bien entendu, se faire inviter par une fille. Surtout si c’était cette fille-là…il refusait de se ridiculiser devant elle. Son attitude ne manqua pas de faire rire l’asiatique, qui lui répliqua, avec un petit sourire en coin un peu complice.
-Ouais ,dis plutôt que tu sais pas ! Enfin, c’est pas grave, j’ai pas envie de danser non plus, là.
Elle reprit une mine maussade après avoir évoqué implicitement l’accident. Il le remarqua, et décida à son tour de changer de sujet après une conclusion brève et une transition ratée.
-Effectivement, dans ces conditions, ça se comprend. Ce qui est dommage, c’est que t’as raté la magnifique gifle qu’Odd a prise dans la figure. Y a bien la trace, mais bon, c’était mieux de voir ça en direct. Ça valait vraiment le coup d’œil.
-Zut alors, ça devait être génial !
Yumi avait eu l’air de se satisfaire de cette tentative pour détourner la conversation. Peut-être le geste qui la touchait…toujours était-il qu’elle avait choisi de jouer le jeu et d’essayer d’oublier sa déconvenue survenue à son arrivée…
Je commençais à décrocher de la discussion qui se faisait ennuyeuse, écoutant la techno façon Aelita qui allait quasiment faire exploser les vitres tellement elle était forte. C’était une sorte d’obligation, à ce volume-là, de faire exploser quelque chose. Mais peut-être que mes oreilles cèderaient avant les vitres. Je ne serais pas surprise d’avoir perdu quelques cils. Quelle tristesse, une ouïe aussi fine qui me permettait de saisir les discussions les plus captivantes ! Je devinais que William, fidèle à lui-même, ne tarderait pas à draguer sa belle plus ou moins discrètement, le connaissant, ce serait plutôt orienté « moins discrètement ». N’ayant rien d’autre à faire, je me rebranchai sur la fréquence de leur conversation, et ne le regrettai pas, m’apercevant qu’elle était bien plus intéressante que ce que j’avais supposé, étant donné le sujet sur lequel elle avait dérivé.
-Tu crois que c’est vrai, cette histoire de programme qui irait pomper l’énergie de Lyoko ?
Cette question de Yumi me prouvait que le sujet de départ (le râteau qu’Ulrich lui avait collé, involontairement ou pas, pour ceux qui auraient la mémoire courte) était déjà loin. William me démontra encore une fois à quel point il m’adorait.
-Je sais pas vraiment. Je ne fais pas confiance à XANA, c’est surtout ça, ça ne m’étonnerait pas que ce soit lui...(ou elle, on ne sait plus quoi employer)
Cette dernière constatation m’arracha un sourire. Oui, prendre une forme féminine m’avait permis de bien m’amuser en voyant les légères confusions de ce style chez les Lyokoguerriers, toujours habitués à me désigner par le sexe masculin.
Yumi reprit, sérieusement.
-Oui, les écrans d’Einstein étaient formels…Quelque chose s’en prend à Lyoko.
-Moi, j’suis toujours partant pour aller nettoyer tout ça manuellement…
Une autre raison qui m’avait poussée à prendre le statut d’une fille était…la déplorable tendance de tous les garçons (ou presque) du groupe à foncer comme la bande de gros bourrins qu’ils étaient. Odd le casse-cou, Ulrich qui, d’après ses propres mots, ne connaissait pas la ruse (tout ceci me faisait penser au Donjon de Naheulbeuk, avec le Barbare qui était réfractaire à toute forme de tromperie….) et William qui avait bien entendu démontré sa tendance à sauter dans la mêlée lors de sa première virtualisation. Yumi lança ce qui se voulait être une taquinerie, mais qui passa un peu mal en face.
-ça s’était pas si bien fini que ça, la dernière fois, hein ? Espèce de grand casse-cou.
William garda le silence. Il n’aimait pas repenser à tout ça, et elle venait de lui rappeler avec une certaine désinvolture son attitude, et par réaction, tout ce qu’elle avait entraîné. Malheureusement pour la japonaise, elle s’était rendue compte de sa gaffe trop tard, jetant un froid.
-T’aurais pu être à ma place. Toi aussi tu t’es fait attaquer par la Méduse.
Il avait répondu d’un ton un peu froid, distant, et qui signifiait qu’il n’aimait pas qu’on vienne fouiner dans des blessures à peine refermées. Elle détourna à son tour le regard
-Excuse-moi…j’ai été bête de dire ça. J’voulais pas te blesser.
Il sembla considérer ces excuses sérieusement. De son côté, elle espérait ne pas avoir dynamité la discussion, après qu’Ulrich l’ait laissée tomber, elle se voyait mal se fâcher avec William maintenant…
-T’es excusée…c’est un sujet sensible, surtout en ce moment. Mais c’est pas une raison pour que ça nous gâche la soirée. On peut parler d’autre chose ?
Un pâle sourire acheva de convaincre la jeune fille qu’il ne lui en voulait pas…ou du moins, pas trop. Elle se détendit un peu, visiblement soulagée. Mais ce moment de malaise avait sa petite importance. Elle aurait pu être plus grande, mais ce n’était pas le cas. William n’avait pas non plus voulu prendre le risque de gâcher cette discussion, qui avait l’air de lui plaire. En général, il était content quand il parlait avec Yumi, et ce moment ne faisait visiblement pas exception à la règle.
Tout le monde savait qu’il espérait plus de sa relation avec la jeune fille, mais cela ne signifiait pas qu’il ne savait pas être un bon ami prêt à l’écouter, comme en témoignait cette scène. La conversation dériva à nouveau, ils en revinrent à parler des banalités du lycée. Mais au moins, ils avaient l’air contents, et le petit accrochage ne fut plus qu’un lointain souvenir, chacun faisant attention à ne pas aborder les sujets sensibles, d’un côté comme de l’autre.

Je sentais qu’ils auraient pu continuer longtemps comme ça. Je sursautai en sentant un contact sur mon poignet, la main de quelqu’un, bien refermée dessus. Je tournai la tête vers le quelqu’un en question, avec un très mauvais pressentiment, pour découvrir…Odd ! Il affichait un grand sourire, en dépit de la trace de gifle qui marquait sa joue. Que me voulait-il ? Son regard ne signalait rien de bon, rien de bon du tout… Il avait cette tête de…comment qualifier ça ? Un mot qui traduirait une sorte de folie décalée (nouveau pléonasme ?) avec en même temps une malice perceptible et une grosse joie exubérante ? Allumé aurait pu convenir. Mais il avait l’air plutôt…fiévreux. Voilà, fiévreux, c’était mon mot tant recherché !
Et cet état de fièvre, provenant de toute l’agitation et de l’esprit prétendument festif du moment, était ce qui m’alarmait. Moi, je ne voyais pas ce que ça pouvait avoir de joyeux, hurler à s’en déchirer les cordes vocales pour contribuer au boucan de la musique afin de se détruire les oreilles, tout en sautant dans tous les sens afin de…marquer son excitation ? et le tout collés les uns aux autres, dans une atmosphère épileptique. Horreur.
Et la voix joyeuse de prépubère qu’Odd avait conservée m’interpela
-Bah alors, tu peux pas rester là sans rien faire pendant toute la soirée, faut s’amuser nom de nom ! Allez, amène toi, l’est temps de profiter un peu de la vie humaine !
Et sans me demander mon avis ni me laisser le temps de réagir, il galopa vers la piste, et vu qu’il ne m’avait pas lâché le poignet, m’entraîna avec lui, et ce, malgré mes protestations plus que maladroites…
-Euh Odd, je suis pas sûre que….
Ça m’énervait de n’avoir rien d’autre à lui répondre ! J’allais avoir la plus grosse humiliation de ma vie et je ne pouvais même pas me défendre ! Maudit monde humain…Du coin de l’œil, j’entrevis William qui avait l’air de bien rire en nous regardant. Je le soupçonnais pas sadique comme ça…et c’était moi le sujet des moqueries, moi qui me ridiculisais, moi qui étais impuissante ! Penser ça me redonna comme un coup de fouet, et je parvins à aligner une phrase plus complète, sur un ton plus autoritaire.
-Odd, arrête je te dis !
-Ouais, ouais, tu sais pas danser, tout ça…Pas grave, t’apprendras sur le tas !
Je devais avoir l’air tellement grotesque que j’en aurais presque eu pitié de moi-même. Il n’avait pas changé d’avis, pas fait mine de me lâcher les baskets et le poignet… On avait été deux à se tapir dans un coin en espérant que personne ne nous invite à danser, et bien j’avais eu l’insigne privilège d’être celle qui se faisait brinquebaler aux yeux de tous vers la honte et le ridicule, tandis que William restait bien tranquille, parlait avec la fille qu’il aimait et s’octroyait le plaisir de se payer ma tête. C’était pas juste…

Odd s’était efforcé d’amortir la catastrophe, il avait plus ou moins réussi. C’était gentil de sa part, je devais le reconnaître… Personne n’avait été vraiment gentil avec moi, depuis ma création, et c’était assez spécial de s’y faire… Mais j’avais tout de même été ridicule, et je sentais que, avec William pour me le rappeler régulièrement, je ne risquerai pas de l’oublier. Non, il ne me laisserait pas ce plaisir… Il m’en voulait profondément et même si cette vengeance était petite, mesquine et pas à la hauteur de celle qu’il espérait, elle devait lui faire plaisir tout de même. En plus, ça devait forcément avoir lancé les rumeurs, c’était une vraie plaie de l’existence humaine, ça. Tout le monde allait croire à un truc entre Odd et moi, moi qui avait toujours eu les relations amoureuses en horreur. Et maintenant, dans cette liste de choses que j’avais en horreur, déjà bien longue, j’ajoutais la danse, pour laquelle je n’étais en plus pas douée (j’avais même failli tomber, une fois)…Je pensais avoir réussi l’exploit de faire pire que William, et ça c’était dur. Horreur…
La fête (ou séance de torture, tout dépendait du point de vue) s’était terminée un peu après l’invitation cauchemardesque d’Odd. Je m’étais retirée dans ma chambre et j’avais réussi à finaliser mon début de programme. Maintenant, il me fallait juste trouver un volontaire (mon fameux cobaye) pour…Une série d’opérations secrètes.
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Dernière édition par Ikorih le Mar 01 Aoû 2017 14:08; édité 1 fois
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Floramagic MessagePosté le: Dim 04 Nov 2012 23:25   Sujet du message: Répondre en citant  
[Magazine]


Inscrit le: 31 Oct 2012
Messages: 66
Je l'ai eu mon chapitre 3 ! ** Mercii ! Mr. Green

Alors.

On voit que XANA, a un certain respect envers Jérémie pour ses capacités. J'aime assez l'espèce de "relation" qui se tisse entre XANA et Jérémie, par rapport à Lyoko et leurs connaissances.
Ensuite. Il y a le suspense de ce que XANA veut faire... Qu'on verra bien assez tôt je pense. En tout cas, j'ai hâte de savoir le pourquoi du comment de tout ça. **
XANA à la Boum... Mwhaha la blague ! Et Odd qui la trimballe sur la piste de danse... Bwaaa, que du bonheur ! **
Pour le reste, un passage que j'ai adoré, c'est évidement le Yumi/William ! *o* Ulrich... Bwah, le méchaant ! Et Sissi. Mwhaha, XANA n'y est pas allée molo' avec ses pensées envers elle. x')

Et enfin, mon passage préféré *o*

Citation:
(Pas un vrai prix Nobel, plutôt du genre que s’attribuent les internautes arriérés, genre « Hé, y a tel personnage sur ta signature et ton avatar, donc t’es fan de lui, aha ! Vazy, passe-moi le prix Nobel, j’suis trop fort »)


:'D Juste excellent. **
_________________
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Ikorih MessagePosté le: Lun 05 Nov 2012 08:17   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


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Messages: 1501
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Spoiler


Chapitre 4 : Votre mission, si vous l'acceptez...


Il était encore assez tôt à Kadic. Peu de gens déambulaient dans les couloirs, et pourtant, j’étais là. Le silence profond qui pesait sur l’établissement endormi me contentait grandement. Le silence, ça aide à réfléchir, pas de parasites, on peut tout entendre. On se sentait un peu seul au monde, coupé des autres, et ce n’était pas pour me déplaire. J’avais bien besoin de me couper des autres, après l’overdose d’hier soir.
Rien que le fait d’y repenser me rendait malade, presque littéralement. J’avais ressenti le besoin, en me levant, de tester un peu mon ouïe, pour m’assurer qu’elle était toujours aussi bonne. J’en avais trop besoin pour mes espionnages de conversation, qui pouvaient m’apprendre plein de choses.
Mon espace vital avait également beaucoup souffert lors de ce calvaire. Se retrouver collée aux gens n’était pas spécialement ce que j’appréciais, en fait, j’avais horreur de la promiscuité.
Je marchais dans un corridor, passant devant quelques chambres, toujours dans ce silence qui me tenait à cœur. C’est alors qu’un autre bruit de pas se fit entendre. Pas les miens, non, d’autres. Je ralentis progressivement pour finalement m’arrêter, avec une seule question en tête
« Qui traînait là à une heure pareille et avait-il décidé de me démolir mon beau silence ? »
Bien décidée à tirer ça au clair, je me dirigeai vers les bruits de pas. Ils provenaient d’un escalier. Avant que je ne puisse descendre, le responsable de ce raffut se montra en bas : Miss Monde, ou comme Odd aimait à la surnommer : Miss Immonde. Sissi Delmas.
Elle leva le nez, m’apercevant également, et prit le temps de monter les marches jusqu’à moi, avec une démarche qui s’efforçait d’imiter un top model. C’était juste pitoyable, mais bon, la nature humaine, j’en avais eu ma dose rien que pendant la journée que j’avais passée hier…alors j’étais presque habituée à leur comportements ridicules !
-ça alors, un corbeau lève-tôt…
Je plissais les yeux, bien tentée de lui montrer à qui elle avait affaire. Si elle croyait pouvoir me prendre de haut, elle se trompait lourdement. Personne n’était au-dessus de moi. Personne ne pouvait me prendre de haut, donc. Et surtout, surtout pas cette espèce de petite crétine qui n’arrivait pas à la cheville d’Odd en termes d’intelligence. Et Odd n’était pas une lumière, loin de là. Peut-être était-il doué pour se faire des amis ou dessiner, qualités assez secondaires, mais en termes d’intelligence brute, il était pas futé.
-Ouais, et justement, c’était assez bien, jusqu’à ce que tu arrives et me saccage ce superbe moment de calme en courant dans les couloirs.
Mon regard était calme, froid, et exprimait un profond mépris que je ne cherchais pas à dissimuler. Pour lui montrer qu’elle ne m’impressionnait pas et ne pourrait pas me prendre de haut comme elle essayait de le faire. Personne ne me marchait sur les pieds. Ceux qui s’y étaient essayés avaient pris cher. Mon créateur pouvait témoigner. Enfin, il aurait pu s'il était toujours là.
-Y a rien de superbe dans le silence, hein, faut arrêter de chercher la beauté alors qu’elle est juste devant toi…
Elle accompagna sa remarque d’une main passée dans ses cheveux noirs et d’une tête prétentieuse. Encore une fois, elle me rabaissait par rapport à elle. Je n’eus pas à chercher beaucoup la réplique que je lui renvoyai, chargée de méchanceté
-Je pense que le silence a plus de beauté que ce qu’on pourrait concentrer dans…disons…ton pisiforme.
L’expression qui se peignit sur les traits de la jeune fille était délicieuse. Je l’avais bien coincée, sur ce coup-là. Peu de gens savaient ce qu’était le pisiforme, et Sissi n’avait aucune chance de faire partie de ce lot. Par contre, moi, oui. Ce petit os du carpe de la main m’était bien utile, pour cette fois. D’ailleurs, il y avait de quoi applaudir une aussi belle répartie scientifique. Mais elle ne semblait pas en état de le faire, la bouche un peu entrouverte, les yeux tout ronds, les sourcils en plein milieu du front, son maigre cerveau devait être en train de surchauffer à la simple évocation de ce thème. Ses neurones devaient avoir des problèmes de connexion. Je me rendis compte que j’avais affiché un sourire suffisant, mais ne l’effaçai pas. Tout en commençant à descendre les marches, je lui tapotai l’épaule en passant
-Oh, ne t’en fais pas Sissi, la bêtise ne tue pas…si un jour tu apprends à te servir du dictionnaire, tu sauras ce qu’est un pisiforme…
Et sans m’attarder davantage, je la plantai là, satisfaite d’avoir vengé mon silence.

La matinée était maintenant plus avancée. Toute la bande déambulait dans la cour, sans s’être encore réunie, un peu comme des électrons libres. De mon côté, je commençais à mémoriser le plan du collège et l’emploi du temps. Je n’avais pas l’intention d’avoir l’air bête en me perdant dans l’établissement ou en me trompant de matière, aucune envie de ressembler à Sissi ! Je tenais à mon image. Et ce travail de mémorisation était simple, même si je n’avais pas ma mémoire d’antan, de quand j’étais un programme bien virtuel et insaisissable. D’ailleurs, je m’en sortais assez bien, jusqu’à ce qu’Odd survienne. Il courait droit vers moi, avec un genre de journal dans les mains… Mais qu’est-ce qu’il me voulait ?
Il freina devant moi avec un petit nuage de poussière et un grand sourire. Sourire auquel je lui répondis vertement, les souvenirs de la veille bien vifs dans ma tête.
-Quoi encore ?! T’en as pas eu assez hier soir ?
-Justement ! Regarde ça !
Il ouvrit le magazine (que je venais de reconnaître avec effroi comme les Echos de Kadic) et me pointa une photo du doigt, dans l’article consacré à…La fête d’hier soir. Je sentais venir l’horreur, et je ne fus pas déçue : les deux gamines journalistes avaient décidé d’immortaliser le grotesque couple qu’Odd et moi-même formions. Le sous-titre me consterna tout autant
« Odd De La Robbia semble déjà s’intéresser de près à la nouvelle venue à Kadic : Une jeune fille nommée Xana »
Merveilleux. C’était un cauchemar. Même plus besoin de William pour me rappeler les cuisants évènements de cette boum maudite : Tout le lycée et tout le collège s’en chargeraient très bien ! Je fus tentée de le gifler, mais me retint et me contentai de le fixer froidement, avant de répondre d’un ton glacial en détachant bien les mots.
-Odd, j’ai une question à te poser. T’avais bien réfléchi à ce que tu allais déclencher en me ridiculisant ou c’était simplement de la stupidité de ta part ?
Son enthousiasme fut douché net. Il eut l’air tout penaud, même sa grande coiffure extravagante semblait pencher un peu sur le côté. Commençant à se chercher des excuses, en plein pétrin, il bafouilla une vague tentative de me calmer.
-Bah quoi…on s’est bien amusés hier soir !
Le silence revint, même les bruits des conversations dans la cour se faisaient moins présents. Je croisai les bras, le fixant d’un œil toujours aussi noir, l’air de le défier de redire une telle ignominie. Puis je lâchai, toujours aussi froidement.
-C’est ça.
Il semblait sincèrement désolé. Tant pis pour lui, il fallait réfléchir avant de faire des conneries. Oui, car l’hypothèse où il savait tout ce qui allait arriver et déclenchait ça par pure méchanceté était à écarter : ça se voyait sur son visage qu’il n’avait pas mesuré la portée de ses actes. Et il jouait mal, donc la thèse de la simulation était bonne à jeter.
C’est alors qu’Odd m’offrit une superbe opportunité.
-j’ai moyen de faire un truc pour m’excuser ?
J’allais lui répondre par la négative de façon désagréable quand une idée se glissa dans mon esprit. Après tout, c’était chez lui que j’avais calculé le plus gros pourcentage de chances de réussite de ma demande. Et autant profiter de la possibilité qu’il m’offrait, Odd serait un parfait auxiliaire qui ne chercherait pas à en savoir trop…
-Et bien…Peut-être.
Cette réponse fut faite avec un demi-sourire, d’un ton beaucoup moins froid, pour lui faire entrevoir la chance de réconciliation qu’il espérait. Ses yeux brillèrent d’intérêt et il demanda, curieux de connaître son opportunité.
-Quoi ?
Je lui fis signe de se rapprocher, ce qu’il fit. Nous n’étions plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre, et il était toute ouïe. Je pris une mine pensive et prévint avec sérieux
-ça pourrait être risqué.
-Envoie, je te dis !
Il trépignait presque, son goût du danger visiblement bien réveillé par ce que je venais de dire. Impeccable. ¬¬¬¬Il était à présent beaucoup plus réceptif, mais j’allais devoir être prudente pour ne pas trop en dire sur mes projets, pour le cas où il décide de tout répéter à Jérémie.
-Ok. J’ai moi aussi commencé à travailler pour pouvoir contrer Wolfy, seulement voilà, je vais avoir besoin de données provenant du 5ème Territoire. Problème, je ne me balade plus sur Lyoko donc ça va être embêtant pour les avoir…il me faut donc quelqu’un qui se charge de me télécharger ce qu’il faut.
Mes explications le laissèrent un peu perplexe, surtout sur un point, visiblement. Point qu’il ne tarda pas à me demander d’éclaircir.
-Et donc c’est à moi que tu demandes ? Pourquoi ?
Je dus donc lui apporter quelques précisions sur le pourquoi de l’implication de sa personne. Après tout, ce n’était pas grand-chose, si je voulais qu’il me file ce sacré coup de main dont j’avais besoin.
-Oui. Parce que les autres ne me font pas autant confiance, et réciproquement, je leur fais moins confiance. Ils seraient capables d’aller en parler à Jérémie…et je n’aime pas que Jérémie soit au courant de mes plans, en général. Alors Odd ? Tu serais prêt à travailler avec moi ?
Je laissai cette question en suspens, attendant sa réponse qui déciderait sans doute de la réussite de mes projets. Il avait le droit de vie ou de mort sur mes ambitions…c’était rageant. Un ado immature avait le pouvoir de réduire largement mes chances d’agir de mon côté. Humiliation. Il sembla hésiter un peu avant de répondre.
-Ben…Oh, et puis, zut, je suis d’accord !
Sa réaction me coupa presque le souffle. Il venait d’accepter, comme ça, sans rien dire ?! La nature humaine me stupéfierait toujours, en fait. J’étais sa pire ennemie, pourtant ! Ou alors, il me tendait un piège….Non, pas son style. Donc il acceptait vraiment. Bon sang, il était d’une naïveté incroyable. Savait-il qu’il risquait sa peau dans cette histoire ? Ah, non, je ne lui avais pas dit. Mais j’avais comme dans l’impression que si je lui avais dit, ça n’aurait rien changé. Ce garçon était peut-être plus tête brûlée que William ne pourrait jamais l’être. Les autres avaient étés complètement idiots d’utiliser ce prétexte bancal pour l’exclure : Odd correspondait également à cette description. Quant à sa xanatification, Aelita était dans le même cas que lui. Ils avaient étés bêtes et complètement illogiques en l’excluant sur des raisons qui touchaient aussi leurs autres membres.
Je sentis au regard d’Odd qu’il attendait une réponse. Encore mal remise du choc de son acceptation, je bafouillai.
-Bon…Je te dirais quand se passera notre première plongée. D’ici là, pas un mot aux autres !
J’étais sans doute stupide de lui faire confiance. Il allait dévoiler toutes mes combines à Jérémie et ce dernier s’assurerait que je ne puisse pas les mener à bien. Mais c’était ma seule chance. Pour l’instant, rien n’était abouti et je n’avais pas de trop gros espoirs. Alors je pouvais prendre le risque.
-Justement, en parlant des autres on va les rejoindre ?
Le signe que cette conversation était terminée, et nous savions tous les deux que le groupe ne serait pas mis au courant de sitôt. Il s’éloigna sans attendre ma réponse.
Je le suivis sans grand enthousiasme, les discussions dans la cour n’étaient pas faites pour m’amuser vraiment. Mais je pouvais y apprendre des choses utiles. Et ça, c’était un très bon point, puisque je pouvais juger l’ambiance de groupe, les avancées de Jérémie, et leur ressenti à mon égard.
La clique des Lyokoguerriers avait décidé de s’installer à côté du distributeur automatique pour cette fois. Yumi s’était installée assez loin d’Ulrich, et tout le monde écoutait Jérémie qui était occupé à expliquer quelque chose. Odd et moi prîmes en cours les bavardages, je restai un peu à distance, les bras croisés mais les oreilles grandes ouvertes. Lui, il alla s’asseoir à côté d’Ulrich tandis que le petit génie s’assurait
-Donc on est d’accord, on y va cette aprèm ?
-Moi ça me va, mais attention à la durée, Jérémie, nous on a un contrôle de maths. Un gros, en plus.
J’essayais de deviner le sujet de la discussion. Jérémie semblait proposer d’aller à l’usine et Yumi voulait que ça ne dure pas trop…Donc, elle y allait aussi. Ce qui pouvait signifier une virtualisation, probablement de tout le groupe. Une visite au chevet de Lyoko ? Pour juger des dégâts ? Odd m’aida, volontairement ou pas, en demandant pourquoi Jérémie proposait une plongée, car il avait visiblement saisi de quoi il était question. Le petit génie répondit que la plongée en question ne visait qu’à faire une inspection rapide, rien de grandiloquent, pour voir les dégâts éventuels. J’avais donc raison. Il était plus que temps de se rendre sur le terrain pour voir ce qui était arrivé, concrètement, sur les territoires.
La sonnerie vint rapidement mettre un terme aux délibérations, toutefois, nous rappelant à nos obligations d’élèves.
-Allez, on se revoit à la récré, ce serait bête de rater le cours d’histoire…
Déclara ironiquement la japonaise en prenant le chemin des classes avec William, non sans me dédier un regard qui signifiait « Amène toi ». Les troisièmes, quant à eux, suivirent de mauvaise grâce la route du stade du collège, ayant visiblement rendez-vous avec Mr Moralès.
Le cours d’histoire et celui de français se passèrent sans incidents. Le français me posa toutefois un énorme problème, sous la forme d’une question :
« Pourquoi toutes ces natures et fonctions grammaticales ? »
A quoi cela servait-il de donner ces attributions de noms, adjectifs et autres ? ça n’avançait à rien de savoir que le mot « programme » était un nom commun, et encore moins de savoir que dans telle phrase, « programme » était le sujet et dans telle autre, « programme » devenait COD ? Cela avançait-il à quelque chose du point de vue de la compréhension ? Du point de vue de l’orthographe, peut-être, mais une langue que l’on parle et écrit depuis aussi longtemps n’avait pas besoin d’autant de complications inutiles. Les humains avaient le chic pour inventer des principes idiots qui ne servaient à rien, mis à part peut-être intriguer les extra-terrestres. Après tout, je n’étais peut-être pas la première à avoir eu cette réflexion, si une vie ailleurs dans l’univers avait la faculté de nous voir.
D’ailleurs, j’étais peut-être moi-même une extra-terrestre, en un sens : je ne venais pas de la Terre et je n’étais pas vraiment humaine. En tout cas, j’avais cette impression de regarder un autre monde, ce qui était le cas.
Sur Lyoko, j’avais presque les pleins pouvoirs, tout était plus simple, sous ma forme de programme, je prenais le contrôle des installations des humains pour les retourner contre eux, ils ne comprenaient rien, ne contrôlaient rien. Ils les avaient réalisées et pourtant, elles ne leur témoignaient pas la moindre obéissance. Comme moi. Franz Hopper m’avait créé, m’avait donné les bases de mon être, de ma grandeur. Et je lui avais échappé, je l’avais forcé à se cacher et à éteindre le Supercalculateur, avant de finalement le tuer.

Plus tard, à la récréation, Ulrich s’approcha de Yumi, visiblement un peu embarrassé, et la tira par la manche pour attirer son attention.
-Euh…Yumi ? J’peux te parler ?
Elle tourna vivement la tête, le fixa d’un regard mauvais et demanda, agressive.
-Qu’est-ce que tu m’veux ?
Il sembla dérouté par le ton anormalement froid de la japonaise, qui n’avait visiblement pas oublié le lapin qu’il lui avait posé hier, et comptait le lui rappeler à lui aussi. La surprise lui avait fait lâcher le coude de la jeune fille, et le conduisit à bafouiller un début de phrase, début qui fut vite balayé par une Yumi en colère
-Ben j’t’avais pas vue hier soir donc je voulais savoir si…
-C’est normal, ça, tu dansais avec Sissi !
Ulrich sembla foudroyé par cette réplique cinglante et furieuse, lui rappelant douloureusement son erreur d’hier soir. Elle poursuivit, sans décolérer, bien au contraire.
-On avait rendez-vous, j’arrive, et je te vois avec cette nunuche idiote ! Non mais qu’est-ce que t’avais dans la tête, hein ?! J’suis restée, mais j’ai pas cherché à attirer ton attention, j’en voulais plus. Maintenant, lâche-moi, merci.
Et elle le planta là, sans autre forme de procès. Ulrich en resta bouche-bée, figé, statufié, aussi immobile qu’Aelita dans les tentacules de la Méduse, puis sortit de sa léthargie en entendant Odd passer par là. En fait, Odd avait tout regardé depuis le début et s’avançait maintenant vers lui. Ulrich pointa du doigt Yumi qui s’éloignait et demanda, abasourdi
-Tu…Tu savais qu’elle était là ?
L’autre haussa les épaules, pas vraiment contaminé par la surprise de son ami.
-Bah ouais, je l’ai vue. Elle faisait une sale tête quand elle t’as vu, toi, c’était vraiment flippant, on aurait cru qu’elle allait sortir un flingue, comme le type dans l’épisode 60 de « Horreur aux urgences »…mais comme elle te l’a dit, elle est pas partie, par contre, je suis sûr qu’elle a eu envie de le faire.
-Qu’est-ce qu’elle a fait, si elle est pas partie ?!
C’était tout juste si Ulrich ne secouait pas Odd pour trouver une interface afin d’en extraire les données. Tenant à savoir la vérité, sans encore se rendre compte de ce qu’il cherchait réellement à entendre, il avait saisi son condisciple au col. Le blondinet eut un petit sourire moqueur, et un petit peu sadique, il était vrai. Il était vrai aussi qu’il adorait le taquiner sur ses problèmes de couple.
-Bah tu devines pas ? (face à la tête d’Ulrich, qui se décomposait lentement, Odd abrégea ses souffrances, ou les provoqua, au choix) Elle est restée touuute la soirée avec le beau ténébreux !
Et comme pour remuer le couteau dans la plaie, il ajouta, sans faire attention à l’expression d’Ulrich qui ne s’arrangeait pas, passant de l’étonnement à la jalousie furieuse. Le nain aurait peut-être dû y accorder plus d’intérêt, en énonçant sa phrase d’un ton qui se voulait amusant
-Ce qui vérifie une nouvelle fois mon si beau proverbe : Ulrich qui sort avec Sissi risque de ne plus revoir Yumi !
Il avait déjà sorti cette phrase un jour où Ulrich avait décidé d’accompagner Sissi au bal, suite à un malentendu. Ce jour-là, je m’étais échappée de Lyoko et j’avais tué Aelita, du moins jusqu’à ce que son père vienne la ramener parmi les vivants. Ce même jour, Odd avait beaucoup énervé Ulrich avec son proverbe bancal, mais ce n’était rien à côté d’aujourd’hui.
-Oh la ferme ! T’es trop bête !
Le lâchant brusquement, le jeune homme le repoussa, furieux. Effectivement, le petit plaisantin aurait dû tenir sa langue…une fois de plus. Toutefois, l’agression de son camarade ne passa pas impunément puisqu’Odd fronça les sourcils, avança de deux pas jusqu’à être devant Ulrich, et lui enfonça un doigt acéré dans la poitrine, tout en martelant
-Tu t’calmes ! J’y suis pour rien, MOI, si t’as préféré être avec Sissi ! Arrête un peu de me crier dessus comme ça !
J’écoutais le ton monter, sans rien dire, stupéfaite de voir à quel point la nature humaine (toujours elle) pouvait être invivable. La dispute finirait bien par passer, comme toujours, mais les deux garçons, à deux doigts d’en venir aux mains, préférèrent partir chacun de leur côté en maugréant.
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"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Dernière édition par Ikorih le Mar 01 Aoû 2017 14:12; édité 2 fois
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Autremonde MessagePosté le: Jeu 08 Nov 2012 11:22   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 23 Avr 2012
Messages: 106
Localisation: Dans un autremonde ^^
Arg encore deux autres… ^^

Je ne pensais pas que ça irait si vite… Sinon j'aurais pris le temps de poster un peu plus tôt ^^'

Enfin bon, j'adore le titre du chapitre trois. Pour Xana (ou XANA ? ) danser avec Odd pendant une soirée de lycéens/collégiens doit être l'une des pires choses qu'il va vivre. Heureusement ça lui fait une petite expérience du ridicule qui ne tue pas =)

Ah la la. On laisse tranquillement le loup entrer dans la bergerie… J'y crois pas : Xana accède à la partie protégée du super-calculateur. Ca risque de faire assez mal la fin de l'histoire… Toute façon Xana pense déjà à finir en seul vainqueur de l'histoire. Ce serait intéressant d'avoir le point de vue d'au moins Jérémie mais malheureusement impossible. Je vois mal le blondinet dire devant tout le groupe (Xana compris sinon on ne le saurait pas) : "Bon j'ai préparer quelque chose au cas où tu nous trahis…".

Pour finir l'analyse des expressions est toujours très bien faite. J'ai aimé quand Xana décrit le regard que lance Aelita à Jérémie pour le faire craquer. En fait je trouve que Xana est comme nous devant la télévision.

Passons au chapitre 4.

Ikorih a écrit:
Et surtout, surtout pas cette espèce de petite crétine [Sissi (si besoin est de le préciser^^)] qui n’arrivait pas à la cheville d’Odd en termes d’intelligence. Et Odd n’était pas une lumière, loin de là.


xD Je ne sais pas comment l'exprimer autrement ^^

J'ai la petite (vraiment très faible) impression que même Xana n'arrive pas à apprécier Sissi. ^^

De tout les couples de la série, et Dieu sait combien certains sont loufoques, celui de Xana/Odd est extra. Par contre j'ai pas trop compris pourquoi Odd s'excuse juste après. Même s'il est désolé c'est quand même Xana. En tout j'en connais un, Wiliam, qui ne va pas se priver de montrer sa joie (plus tard peut-être).

Quoi ?! Odd accepte d'aider Xana ?? Enfin d'un autre côté il a bien amené Bringa devant le supercalculateur… Mais c'est du passé tout ça. N'a-t-il pas encore compris que ça pouvait être dangereux et encore plus avec Xana aux commandes ? De plus elle lui dit ouvertement qu'elle n'en parle pas publiquement parce que les autres ne lui font pas totalement confiance. Ca me fait penser à la scène de La Revanche des Sith où Papatine dit au pauvre Anakin qu'il est en fait Dark Sidious…

Finissons par la petite histoire entre Yumi et Ulrich. "Et voilà t'es content de toi ?" (à Ulrich) C'est vraiment épatant la façon dont Ulrich se laisse avoir. Il le savait pourtant… Je ne sais pas quoi dire pour le défendre. Coupable avec circonstances aggravantes ? ^^'

Comptes-tu ralentir la vitesse de parution durant la période scolaire ? Et changeras-tu de point de vue de temps en temps ?

Et comme toujours, bonne continuation =)

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Ikorih MessagePosté le: Jeu 08 Nov 2012 12:53   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1501
Localisation: Sûrement quelque part.
ça va vite parce que je me fais harceler ^^"
Mais jte rassure, ça ralentiras en période scolaire, je pense....

En fait, concernant l'écriture du "prénom", c'est un peu compliqué, Xana, surtout employé par les gens extérieurs à la bande, est considéré comme son prénom, mais XANA écrit comme ça c'est plus le programme...
Bref.

Bah pour le Supercalculateur, ils pouvaient pas monter la garde jour et nuit autour, donc XANA a pu aller s'y balader...sans qu'on sache vraiment pourquoi Mr. Green (héhéhé)
Et encore, dans la version précédente, je disais même pas ce qu'elle cherchait x)

Non, tu crois vraiment que Xana a un problème avec Sissi? J'crois pas...
Elles sont trop différentes ^^

Bah Odd s'excuse parce qu'il est un peu trop gentil, il a peut-être tendance à voir la part d'humanité de XANA plus que les autres, donc oui, il oublie peut-être un peu à qui il a affaire...
Awi, effectivement, et quand Palpatine demande à Anakin d'être son espion et tout (je vous rassure tous, Odd n'espionnera personne, de toute façon, il sait pas le faire Mr. Green)...Ptête qu'Odd a un problème au niveau de l'instinct ^^ Ou alors, il considère que Xana est dans leur camp..
(Oui, même moi je comprends pas mes propres persos x) )

Aha, ouais, Ulrich joue les blaireaux de service, j'avoue que je l'ai pas raté sur ce coup-là...(bien fait pour lui è.é..mh non j'ai pas dit ça, tapez pas é.è)

Je pense, comme dit plus haut, que la parution se ralentira d'elle même, étant donné que j'aurais mon boulot de classe (bien chargé, en général :s fichue 3ème). Pour le point de vue, au départ j'avais pas prévu de changer, mais pour la dimension romantique de la fic, ça pourrait être gênant : Xana ne va pas aller fouiner dans les histoires de coeur de nos héros, vu qu'elle s'en fiche, donc il me faut un autre point de vue. C'est pour ça que dans le chapitre 8, je prends le point de vue d'une caméra pendant un temps, mais je ne suis pas sûre de le conserver parce qu'il ne permet que de l'objectivité...Donc, à vérifier.
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Paru - Hélicase, chapitre 22.
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magnifik68 MessagePosté le: Jeu 08 Nov 2012 13:05   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Dans un lieu magnifik !
Une fanfiction trés original comme je les aime , j'ai bien aimé l'humiliation de xana sur la piste de danse , ca devait etre extras par cotre Odd qui s'excuse n'est pas normal venant de lui . Et la mesaventure avec Bringa ne lui a pas servis de leçon , en plus avec xana , il ne sait pas qu'il risque ca vie en allant sur lyoko infecté par Wolfy.
Par ailleur , Ulrich a de nouveau fais l'idiot avec la japonaise , il ne changera jamais lol , et son excuse est minable.
Sissi , meme Xana ne peut pas la blerer lol.
J'aime bien la façon a xana de decrire les gens.

Bref , c pour dire continue ta fanfiction qui est original =) a la revoyure

_________________
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Laura et Odd, des persos magnifiks !

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