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Ikorih MessagePosté le: Mer 20 Fév 2013 20:32   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1498
Localisation: Sûrement quelque part.
Mh je pense que rester ici pour en parler n'est pas un problème, ça concerne la fic.

Oui, c'est Icer qui avait dit ça. Et j'ai jamais manqué de démonter le moindre épisode de CLE Mr. Green
Y a pas de mal, nous les auteurs de fic, on est si nombreux...
Dans les deux cas mon explication est valable. Si c'est la mise à jour, ben voir au dessus, mais si c'est Jérémie qui les a supprimés, ben il peut très bien avoir supprimé un programme qui n'a servi qu'une seule fois dans toute la série, alors que même les flashs, sur une saison, ont fait plus Razz
Si, si, c'est très bien expliqué dans le 47.
"Première étape, je dois activer une tour. Maintenant, je vais générer une impulsion numérique qui va se déplacer à toute vitesse à travers les réseaux, et qui se chargera en chemin d'une énergie colossale! Ensuite je vais la téléguider vers une sortie de mon choix, ce câble par exemple, et là, cette impulsion sortira sous la forme d'un spectre!"
Donc c'est le voyage de Lyoko vers le monde réel qui donne son énergie au spectre.
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Autremonde MessagePosté le: Jeu 21 Fév 2013 08:44   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 23 Avr 2012
Messages: 106
Localisation: Dans un autremonde ^^
Ok pour l'histoire du spectre. Je ne me souvenais pas qu'il avait été si clair dans son explication (même s'il a dû perdre ses deux amis en chemin Mr. Green).

En fait je crois que les flashs ont été retiré (pour le scénario) puisqu'ils donnaient un côté cheater à Odd. Et puis cela signifiait aussi que le supercalculateur pouvais prévoir les actions futur sur Lyokô. Après pour faire oublier le pouvoir à Odd il a fallu dire que Jérémie avait mis à jours certains programme… Enfin bon ça va pas lui prendre beaucoup de temps de refaire ça, non ?

Au fait à force de démonter t'étonnes pas si un jour des hommes en noir viennent te voir… Mr. Green (et peut-être moi aussi ^^')

Edit pour en bas :

Quand je parle de "pouvoir cheater" c'est dans ce sens : pouvoir qui bien utilisé (c'est à dire en utilisant sa tête) peut facilité sans grosse ou aucune contre-partie le résultat d'une mission, une action, etc…

Par exemple dans un jeu vidéo tu actives un truc du genre "invulnérabilité". Si dans une mission tu te retrouves bloqué par le temps ton code ne servira à rien (à part que tu peux foncer dans le tas sans risque). En gros sans jugeote tu peux quand même perdre. Pour plupart des jeux on dit : "skill > stuff" (connaissance > équipement). Si tu es plus malin que ton adversaire même s'il est mieux équipé que toi (faut une différence visible mais pas trop grande non plus ou alors il ne sait vraiment pas jouer) tu peux quand même gagner si tu joues mieux que lui.

Concernant les exemples que tu cites il faudrait que je regarde de nouveau les épisodes…

En fait il y a un autre problème dans l'animé : les héros ne sont pas super super malin. Donc même avec un tel pouvoir (qui arrive parfois un peu tard comme tu le dis) ils n'arrivent pas à empêcher l'événement de se produire. En plus le fonctionnement de ce pouvoir n'est pas clairement défini. Comme tu le notes il s'active un peu quand il veut… C'est peut-être aussi une raison de son retrait plus tard dans la série puisque les autres pouvaient utiliser les leurs quand ils le voulaient. Maintenant imagine si Odd pouvait l'utiliser comme il voudrait : au tout début il l'active (il ne risque pas de se faire toucher après s'être fait virtualisé) et peut connaître par exemple le nombre de monstre présent sur place, etc…

O_O L'edition est plus grande que le message d'origine

_________________
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"Je ne dois pas laisser intervenir mes sentiments. Tous les imbéciles échouent à cause de ça." Light Yagami - Death Note

"Et je veux montrer à ceux qui ici risquent leur vie… qu'à la fin c'est toujours le bien qui l'emporte." L - Death Note


Dernière édition par Autremonde le Jeu 21 Fév 2013 13:34; édité 1 fois
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Jeu 21 Fév 2013 11:34   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 14 Sep 2008
Messages: 1320
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
les flash etaient loin d'etre cheaté, au contraire, elle servaient a rien.
Les événements des flash finissaient toujours par se réaliser sans possibilité de les empêcher
-bien qu'odd l'ait rattrapé au dernier moment, aelita etait bien tombé dans le vide
-Bien que prévénu par odd, yumi est aussi tombé, et pour de bon.
-pour le labyrinthe, la vision n'a montré la sortie seulement au moment ou Odd et aelita étaient a un croisement avant la sortie (bref un peu tard).

Et on ajoute à cela l'imprévisibilité et le fait qu'odd se retrouve paralysé a la merci de l'ennemi à chaque flash, sa montre que le pouvoir etait plus handicapant qu'utile (en fait il n'a jamais été utile, a part pour indiquer a odd que la sortie du labyrinthe etait tout droit 10m devant)

_________________
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Ikorih MessagePosté le: Sam 02 Mar 2013 10:55   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1498
Localisation: Sûrement quelque part.
Autremonde : Non, non, c'est pas un programme long à refaire Wink c'est surtout pour temporiser, mouahaha, sinon c'est trop simple!
Les hommes en noir, ils devaient déjà venir pour toi parce que tu avais deviné à mon sujet...et pourtant, t'es encore parmi nous (a)

Bref, sachez que le chapitre 16 arrive bientôt, je suis en plein travail sur le 23, mais j'ai une excellente nouvelle Razz
Ayant un contact graphiste (à vrai dire, la personne qui a créé le Wolfy original, une simple mascotte de site d'élevage), j'ai pu me débrouiller pour qu'elle apporte deux ou trois modifications à l'un de ses dessins...c'est pourquoi je pourrais enfin vous donner l'illustration de quelque chose dans ma fic, mais je vous préviens, le spoil est pas pour tout de suite et l'arrivée de l'élement du spoil dans l'histoire...Mh, bah il est même pas encore dans le chapitre que j'écris xD Peut-être le 24, à voir.
Toutefois, je peux déjà vous montrer le sigle de Wolfy, tout de même, parce que je suis pas fichue d'en faire une description correcte Mr. Green
http://d14.e-loader.net/P9ZwcQiULf.jpg
Je sais, c'est tout pas droit et c'est laid, mais je dessine mal :s

Voilàà, c'était la page de pub Ikorih, merci de votre attention o/
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Paru - Hélicase, chapitre 22.
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magnifik68 MessagePosté le: Sam 02 Mar 2013 15:51   Sujet du message: Répondre en citant  
[Mégatank]


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Localisation: Dans un lieu magnifik !
Salut Iko., effectivement je m'attendais exactement à un signe comme celui la. Mais ca doit faire bizare sur un pitit kankrelat quand meme lol. Je te souhaite bonne chance pour la suite et je ne peux que t'encourager.A+
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Laura et Odd, des persos magnifiks !

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Ikorih MessagePosté le: Dim 03 Mar 2013 22:24   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1498
Localisation: Sûrement quelque part.
Spoiler


Chapitre 16 : L'as dans la manche


Nous nous faisions face, et la tension montait à vue d’œil, bien qu’elle soit invisible. Drôle de paradoxe que les expressions…
Odd n’avait pas l’air de saisir le problème, il regardait ses amis avec une petite tête perdue, mais eux n’avaient d’yeux que pour moi.
Etait-il possible qu’ils se doutent de quelque chose ?
-XANA, je crois que tu vas avoir quelques explications à fournir…
Aelita venait d’attaquer, comme une espèce de petit roquet rose. Je soutins son regard vert et répliquai
-Ah oui ? Et à quel sujet ?
Ce fut son petit blond de copain qui répondit à sa place. Il manifestait d’ailleurs plus de caractère que sa platitude habituelle…
-Ton combat contre Odd. Comment est-ce que tu as fait pour le vaincre, sachant qu’il était Wolfyfié, et possédait donc les mêmes aptitudes qu’un xanatifié ?
Mince. J’allais donc devoir cracher le morceau, pas d’excuse…et à la limite, ça m’arrangeait de devoir tout dire.
-Très bien. Il ne servirait à rien de vous en cacher l’existence plus longtemps. Je ne suis pas vraiment une simple créature humaine inoffensive, même sous cette forme. Il faut toujours prendre ses précautions. La mienne est un simple spectre. Un peu comme celui que j’ai matérialisé à l’image de Yumi. Celui-là est en moi. Ce n’est toutefois pas un spectre ordinaire : il est presque intelligent, et c’est mon dernier spectre, celui qui s’empara de William le jour où vous avez cru me détruire. Il a compris que Wolfy cherchait à drainer toute l’énergie, sachant qu’il est lui-même une forme d’énergie, il a pris peur et s’est allié à moi dans ma fuite. Nous fonctionnons suivant un principe symbiotique. Je l’héberge, et il me prête main-forte dans les cas de force majeure. Comme il est lié à moi, il n’a plus besoin de tour pour exister.
Je ne mentionnai toutefois pas tout. Ce spectre n’était pas infaillible. Il avait certes une dose d’énergie phénoménale pouvant être déchaînée, et les mêmes propriétés qu’un spectre classique, mais sans tour pour l’alimenter en énergie, il était moins endurant. Il devait se recharger en circulant dans les câbles électriques, et, en cas de gros soucis, c’était chez moi qu’il pompait ses forces. Ce dernier détail présentait donc l’aspect d’un affaiblissement qui pouvait se montrer dangereux…
Ils avaient peur, ça se voyait dans leurs yeux. Ils savaient maintenant que j’étais plus forte qu’eux sur tous les points, et je ne comptais pas leur révéler les petits inconvénients de mon spectre…
Jérémie, lui, commençait à laisser son enthousiasme de scientifique passer outre son masque de froide accusation
-La vache !
Je décidai de le scotcher un peu plus, ça allait être destructeur
-Et attends. Le plus incroyable de tout ça c’est que ce spectre, suite à...à je ne sais pas quoi, en fait, a non seulement développé une forme d’intelligence, mais aussi une semi-personnalité. Ce n’est pas totalement un être conscient, mais il est plus intelligent qu’un spectre de base. D’ailleurs, j’ai décidé de rendre un « hommage » à cette pseudo-intelligence, et je lui ai donné un nom pour le démarquer des autres.
Odd me regarda et posa la première question qui lui passait par la tête, et une des plus stupides, probablement
-Et ce nom, c’est quoi ?
-Xanadu.
Oui, il avait mérité de porter mon nom. Un peu modifié toutefois, que l’on ne nous confonde pas. Ç’aurait été une grave erreur de confondre maître et esclave.
William coupa très court aux discussions sur mon spectre adoré, peut-être parce qu’il ne l’appréciait pas beaucoup (oh, ça alors, pour une petite xanatification ?)…
-Ouais, donc en résumé, on peut complètement pas te faire confiance.
-C’est un raccourci bien bref…
-Mais totalement vrai.
-J’irais pas jusque-là…tu tires des conclusions trop hâtives, mon cher William.
Et avant qu’il puisse répondre, je m’adressai aux autres
-Oui, c’est vrai, je vous avais caché l’existence de Xanadu. C’était plus drôle comme ça, non ? ça ne change rien. Je veux bien continuer à vous aider et vous êtes d’accord pour m’aider aussi. On continue comme ça.
Mon petit discours laissa planer un silence. Je commençais à croire qu’ils allaient encore marcher comme des moutons dans mes machineries, quand leurs sourires perfides me glacèrent le sang.
-Moi, je crois qu’on va changer un peu…
Enonça simplement William.
Merde.

-Einstein veut te voir.
La phrase avait sonné, nette, comme un ordre, me faisant enrager. Pour qui il se prenait, ce roquet de William, hein ?
Je ne bougeai pas d’un pouce. Je n’avais pas l’intention de quitter mon lit et mon PC, étant donné que j’étais plus ou moins « consignée » dans ma chambre. Et oui, ils avaient décidé de resserrer leur fichue surveillance et je n’avais plus le moyen de garder mon indépendance.
On se croirait en prison, si c’était possible d’emprisonner un programme.
Sauf que c’était radicalement impossible. Mais ok, je marchais dans leur jeu et faisait semblant de me plier à leurs restrictions de déplacement. Ceci pour mieux les poignarder dans le dos avec Odd.
Et en attendant, Jérémie cherchait à m’extorquer des infos pour l’antivirus. Et je ne les lui donnais que parce que c’était dans mon intérêt. D’une part parce que je m’appuyais en partie sur ses recherches de minus, et d’autre part parce qu’il me ficherait plus volontiers la paix si je crachais le morceau.
Accessoirement parce que, mauvais plan, il avait reconsidéré l’utilité de la bombe EMP. Et mon malheureux Xanadu n’était pas en super forme suite à son intervention contre Odd…
Donc je n’avais pas trop le choix.
-Bon, alors tu te bouges ?
Il m’énervait décidément beaucoup. L’envie en moi brûla de lui envoyer une décharge électrique, mais on avait deux problèmes : de un, quelqu’un pouvait passer et assister à mon coup d’éclat, à éviter. De deux, Xanadu ne pourrait peut-être pas fournir l’énergie nécessaire, et je me trahirais alors.
Par contre, je pouvais menacer. Il aurait peut-être assez la trouille pour me lâcher.
Peu probable, mais il fallait essayer
-M’énerve pas, Willy, tu oublies que je peux te griller si l’envie m’en prend. T’as jamais pu me battre, et tu le sais.
Je devinais sa figure qui se contractait sous l’effet de la rage haineuse, et son envie de m’en coller une pour lui avoir rappelé ses semaines noires. Pauvre chou…
Non, je plaisante. Je m’en fiche totalement.
-Ah ouais ? Alors va-y.
Eh mince. J’avais pas les moyens de le faire, mais il ne fallait pas qu’il le sache. Surtout, surtout pas, sinon c’était fini le règne de la peur. Car pour la première fois depuis le début de cette aventure, ils avaient peur de moi. Comme au début. Au tout début, quand ils ne pouvaient que ressentir mon influence sur Lyoko et tenter de la contrer.
Avec ma matérialisation, tout avait changé. Ils se permettaient de rire de moi, me tournaient en ridicule (la boum était un exemple des plus concluants) et je ne leur faisais plus peur du tout.
Sauf que depuis qu’ils savaient que Xanadu était là, ils savaient que je pouvais les vaincre sur leur terrain : la force. Pas nécessaire qu’ils sachent que c’était parfois faux.
Alors je voulais garder cette situation.
Lui tournant toujours le dos, je rétorquai vivement
-C’est ça, pour que par hasard quelqu’un passe et voie tout. Ça te ferait trop plaisir.
J’ignorais s’il était convaincu par mon argument, mais il ne répondit rien, et vu que j’étais résolue à ne pas me retourner (ça serait lui accorder de l’intérêt), je n’avais pas de moyen de le vérifier jusqu’à ce qu’il parle ou bouge. Et il restait planté comme un abruti qu’il était.
-Si Einstein veut des infos sur l’antivirus, qu’il se bouge les fesses. De toute façon, tu n’as aucun moyen de me faire venir.
Cette fois, je pouvais percevoir ce que William ressentait, rageur et frustré d’être effectivement impuissant. Et je me replongeai dans mes calculs tandis qu’il sortait, furieux.

Einstein était finalement venu, résigné à devoir faire des efforts pour obtenir ce qu’il voulait. Mes bases d’antivirus étaient assez avancées, et ce petit assisté en restait bouche bée. Au moins, il pourrait sécuriser le Réplika quand on l’aurait créé. Car là était la prochaine étape, et pour ça, la première chose à faire était de se rendre au Cinquième Territoire pour récupérer le code source de Lyoko. Ensuite, on allait devoir coder dur…
Enfin moi, quoi, lui ne ferait que pomper sur moi de la même façon qu’Odd à une interro.
D’ailleurs, puisqu’on parlait d’interro et d’Odd…
On frappa à la porte. Ça faisait longtemps qu’on avait plus frappé à ma porte, les Lyokoguerriers se permettaient d’entrer comme dans un moulin dans ma chambre, m’empêchant donc de travailler en paix. Quelle tristesse.
-Entrez !
Oui, pour une fois je ne grognai pas un vague mot, cette politesse rare méritait une distinction. La porte s’ouvrit donc, elle le « Salut » qui sonna dans la pièce avait un genre de voix inimitable…
Odd.
Sans se gêner, il s’assit sur mon lit, à côté de moi, et jeta un œil à l’écran du petit PC ayant appartenu à Einstein
-Alors, tu bidouilles quoi ?
-Je me fais exploiter. Ça te va comme réponse ?
Il rit à mon sarcasme et m’agita un cahier sous le nez, me cachant donc magnifiquement l’écran
-J’aurais b’soin d’un coup de main dans mes révisiooons….
Vu que son infâme cahier violet me cachait mon écran, je n’eus d’autre choix que de le passer en veille (l’ordi, pas son cahier, bande d’imbéciles) et de m’y intéresser (à son cahier, pas à l’ordi, mais vous êtes vraiment des nuls)
-C’est quoi comme révisions ?
-Physique.
Bon. Ça devait aller. Tant que c’était pas cette vacherie de français tout pourri… Rien que repenser aux fonctions me donnait prématurément une grosse migraine. Alors que là…
-on a un groos contrôle sur les ions et j’ai rien pigéé !
Geignit-il.
Je soupirai. Cette après-midi s’annonçait bien longue. Et puis, comment ne pas piger quelque chose aux ions ? C’était tellement simple.
-Bon, alors va-y, tu piges pas quoi ?
Il réfléchit un peu, se gratta la tête puis déclara, un grand sourire aux lèvres
-Tout ?
J’eus une curieuse envie de me frapper la tête contre le mur. Vraiment…
Je m’éclaircis la voix et commençait mon petit exposé
-Alors, tu n’es pas sans savoir que certaines solutions aqueuses…
-Pause ! C’est quoi, une solution aqueuse ?
-De l’eau avec un truc dissout dedans. Ça te va mieux ?
Il sourit, satisfait
-Bah voilà, parle français ! ça sera mieux pour tout le monde ! Donc, elle a quoi, la flotte ?
Quel profane, avec son vocabulaire réduit
-Donc, cette eau avec un truc dedans conduit parfois le courant. Le courant, c’est ?
-Euh…l’électricité ?
Bon, c’était pas gagné. Mais je persévérai
-Oui, à savoir le déplacement de particules…(en voyant sa tête, je traduisis immédiatement) Des petits trucs qui sont dans la matière. Ces petits trucs ont une certaine charge électrique et ils bougent, et c’est eux l’électricité, en fait.
Il se gratta la tête, mais semblait avoir pigé. Oh, tant mieux…merci, éventuel dieu des programmes.
-Dans le métal, ces petits trucs sont des électrons…euh…comprends ça comme des petits vaisseaux qui tournent autour d’une planète plus grosse. La grosse planète c’est le noyau de l’atome. Bref. Et les électrons (les petits vaisseaux) ils se baladent dans le métal, et comme ils sont chargés, ils peuvent créer du courant.
Sauf que l’eau, c’est pas du métal. Dans l’eau, il faut que ça passe d’une autre façon : donc, on a les ions. Alors un ion, euh…. Bon, alors imagine que la grosse planète c’est les gentils et les petits vaisseaux les méchants. Imagine qu’il y ait juste assez de vaisseaux pour combattre la planète. Le tout est un atome. Il est neutre parce que personne ne gagne la guerre.
Alors maintenant, pense que la planète a un bonus de +1, par exemple, parce qu’un vaisseau est parti. Du coup, elle gagne la guerre : donc c’est les gentils qui ont gagné. Donc c’est plus du côté positif. Donc c’est un ion positif. Inversement, si les vaisseaux ont +1 parce qu’ils gagnent un vaisseau, ils gagnent la guerre. Donc c’est négatif, et c’est un ion négatif.
Bon, alors maintenant, dis-toi que le vaisseau, faut qu’il aille quelque part, donc il va dans une autre planète, donc là où il y a une guerre perdue, y en a une de gagnée aussi.
-Je crois que je suis…
Dit Odd en se grattant la tête. Je continuai
-Bon, maintenant, dis-toi que quand on veut faire passer du courant dans l’eau avec des trucs dissouts dedans, et à ce moment là, les ions sont attirés par les endroits où on met des électrodes dans l’eau et…
-QUOI ?!
Bon, j’avais dû utiliser un mot trop compliqué
-Tu mets deux tiges de métal électriques dans l’eau. Et les ions vont aller vers la tige de métal qui est leur inverse. En gros, les ions + ils vont vers la tige moins et les ions moins vers la tige +.
Il se gratta la tête
-Bon, je crois que j’ai pigé.
Miracle. Mes images si nulles que je devais utiliser me rendaient malade. Plus qu’à espérer qu’il ne parle ni de vaisseaux ni de planète ni de trucs dissouts dans l’eau. Il aurait un zéro et allait m’en vouloir
-C’est pas vrai, t’as pigé ça ?! Sans t’y perdre ?
-Ouais ! T’explique vraiment bien c’est tout.
Je restais perplexe devant cette phrase et son sourire innocent. Bon. S’il le disait… Il fallait prier pour qu’il ait réellement compris. Et s’il n’avait pas compris, tant pis, il fallait écouter quand Mme Hertz en parlait.
Il se leva et s’apprêta à quitter la pièce avant de se rappeler d’un truc
-Au fait…j’suis désolé.
Hein ? De quoi il parlait, l’autre ?
-De quoi tu parles ?
Question au premier degré. Il s’expliqua
-C’est de ma faute si les autres te font plus confiance : Si je m’étais pas éloigné du labo, j’aurais pas été Wolfyfié, t’aurais pas dû utiliser Xanadu pour me tirer de là et il n’aurait pas été découvert… C’est parce qu’ils savent que t’es dangereuse qu’il te gardent à l’œil. Indirectement, c’est de ma faute. Donc, je suis désolé.
Et il sortit sans me laisser le temps de lui répondre.
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Dernière édition par Ikorih le Mar 01 Aoû 2017 14:52; édité 1 fois
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Floramagic MessagePosté le: Dim 03 Mar 2013 23:05   Sujet du message: Répondre en citant  
[Magazine]


Inscrit le: 31 Oct 2012
Messages: 66
Héhé, je suis pas morte ! Enfin, si, mais j'ai ressuscité. Il fallait bien, quoi...
Comment dire ? Tes chapitres sont juste... tordants. Oui, voilà. Et géniales, pleins d'action, pleins de suspense, de Xana schizo et tout, mais bon, ça tu le sais déjà, hein. Mr. Green
Gros coup de cœur pour Xanadu. ** Non mais, c'est trop choux quoi. (a) -Oui, je sors.-
Et bien, j'ai hâte de lire la suite. Je sais, je sais, je suis impatiente et tout, et après je prends trois plombes pour venir lire... Mais je viens toujours, c'est le principal non ? Mr. Green

Aller, j'arrête le poste carnage qui sert à rien ! Bonne continuation. **
_________________
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magnifik68 MessagePosté le: Lun 04 Mar 2013 23:26   Sujet du message: Répondre en citant  
[Mégatank]


Inscrit le: 16 Sep 2012
Messages: 819
Localisation: Dans un lieu magnifik !
Coucou ! J'arrive sur scéne !
Pour commencer Beau jeu de mot Iko. avec mon pseudos ^^

Que dire de ce chapitre a part un grand OUAOUH mesurant 4 mètres de long ?

Xana mais jla kiffe comment elle explique tout à Odd en le mettant dans son univers. De belles comparaisons tout ca. Et Odd moi j'ai vraiment l'impression qu'il tombe amoureux de Xana peu à peu depuis cette fameuse boum. Et Xana peut-être aussi vu qu'elle développe des sentiments humains mais pas entierement sûr car elle reste un programme.

Et Odd aussi qui se met la faute sur lui même, comme c'est choux.

Et sinon j'aime bien aussi ta facon de rendre hommage à Xanadu.

Bref une fois encore je suis en mode suspens, tu fais du trés bon boulot et j'ai hate de connaitre la suite. A+ et bon courage.

_________________
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Laura et Odd, des persos magnifiks !

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Ikorih MessagePosté le: Mar 12 Mar 2013 18:21   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


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Chapitre 17 : Reset total


Comme l’autre soir, nous étions debout sur le pont, sauf que cette fois, il pleuvait. On était censés être au printemps, là, par dans les déluges d’automne ! On avait dû choisir un soir où les parents de Yumi sortaient, pour qu’elle puisse amener son frère. Car là était la raison de notre présence ce soir sous la pluie. On allait procéder au scan d’Hiroki. On saurait enfin ce qu’il avait. Le pourquoi du comment de ses visions.
L’ambiance était actuellement au plus bas. Moi, j’étais sous le « porche » de l’usine, tenant peu à être trempée. Les autres pouvaient se permettre d’être sous la flotte, parce qu’ils portaient leurs vestes à capuche. Sauf Jérémie, lui, il était aussi sous le porche, avec moi.
Aelita avait un ciré rose bonbon des plus discrets. Il y avait même des petites fleurs sur une manche. Je sentais le cadeau de Jérémie à plein nez. Y avait que lui pour choisir aussi mal. Bon, il avait pris rose (une valeur sûre, avec elle), c’était déjà ça. Et elle avait l’air de bien l’aimer quand même.
A côté d’elle, Ulrich. Il avait une veste verte un peu style militaire, un peu grande, qu’il avait tirée par-dessus sa tête, à défaut de capuche. Ça lui donnait une allure très bizarre, mais bon…c’était mieux que d’avoir la crève, non ? Il jeta un œil à l’eau qui gouttait du col et soupira, visiblement déprimé.
En face, Odd et William. Odd avait son blouson violet habituel, et la capuche de ce dernier servait enfin. Resserrée par des cordons, elle laissait juste entrevoir, en plus de son visage, la mèche violette de mon agent secret personnel qui faisait une tête un peu renfrognée. La masse de ses cheveux était sans doute comprimée par le petit volume et faisait une sorte de boule à l’arrière de sa tête.
William, de son côté, avait aussi un genre de blouson, mais du genre léger et sans manches. On sentait qu’il faisait le strict minimum pour ne pas chopper une pneumonie. Bon, comme d’habitude, c’était du noir. Toutefois, pour changer, il avait les mains dans les poches de sa veste et pas dans celles de son jean. Il se résolut un peu tardivement à rabattre sa capuche sur sa tête, au vu du temps que mettait Yumi à arriver, autant dire que ses cheveux étaient déjà trempés.
-Vous savez, on peut pas rester comme ça.
La petite voix d’Aelita vint trouer le silence uniquement entaché par le martèlement de la pluie sur le bitume et le toit en tôle. Odd ronchonna
-Je suis bien d’accord, on peut pas poireauter comme ça sous la pluie pendant une plombe, qu’elle se dépêche un peu, Yumi !
La jeune fille soupira, atterrée par la trivialité de son camarade, et explicita un peu plus ses propos
-Je parle de l’ambiance de groupe. C’est pas en se faisant la tête pendant une plombe que ça va s’arranger, vous savez. On doit mettre un terme à cette brouille.
-Ben va-y, claque des doigts et arrange tout, Aelita, j’attends de voir.
Railla William, visiblement mis de mauvaise humeur par la pluie. Ou par le sujet de la conversation, au choix.
-William, s’il te plaît, j’aimerais que tu fasses un petit effort, parce que là, j’ai besoin de tout le monde pour redresser l’affaire.
Ulrich se racla la gorge, visiblement un peu mal à l’aise
-J’ai…j’ai réfléchi, ces derniers jours, et puis je me suis rendu compte que j’avais été vache avec vous. On a tous une part de responsabilité, mais je me suis brouillé avec pas mal de monde. Même avec toi, Odd, et avec Yumi. J’ai pas été un très bon pote. Personne n’est parfait, mais j’ai pas fait d’efforts. Je le reconnais, et euh…j’suis…j’suis prêt à tout effacer si c’est possible. Voilà.
Croisant les bras, la petite chose rose qui avait décidé de tout remettre en ordre fixa les deux garçons d’en face, attendant visiblement qu’ils se décident à parler. Et idéalement, à parler pour faire définitivement la paix. C’était un bel effort de sa part, mais elle était vraiment naïve. Oui, qui était prêt à pardonner, comme ça, au type qui leur avait pourri la vie ces derniers jours ?
-Tu sais Ulrich, quand j’ai plaisanté sur toi et Yumi, j’pensais que tu le prendrais bien. Je crois que t’as pigé que t’avais réagi excessivement, et on peut pas rester brouillés comme ça pendant une plombe. Ça nuirait à notre mission…après tout, t’es mon meilleur ami, et mon camarade de chambre : on peut pas rester fâchés. Donc je suis d’accord.
Odd. Toujours prompt à pardonner les erreurs des autres, mais il était un peu plus mature que d’habitude. Il avait évolué, durant cette aventure, et cette évolution était profitable. Très profitable, même…
Ulrich eut un pâle sourire, et tous les regards se tournèrent vers William. J’avais le pressentiment qu’il ne se laisserait pas attendrir comme ça, lui. Ulrich avait toujours été son rival, et qui plus est, ils faisaient partie de ceux qui s’étaient le plus durement affrontés (même verbalement) dans la bande. Aucune chance pour qu’il dise « Ok Ulrich, ça me va, on efface tout »
Néanmoins, il n’avait pas la possibilité de rester muet.
-Je ne sais pas si tu t’en doutes, Ulrich, mais ça ne sera pas aussi simple pour moi. Tu n’es sûrement pas mon meilleur pote, bien au contraire, on a mutuellement cherché à s’écraser pour se mettre en valeur aux yeux de Yumi. Ne le nie pas, tu sais très bien que c’est vrai. Alors non, je ne vais pas passer l’éponge comme ça. Surtout pas après ce que t’as dit à mon sujet, le soir où on a tenté de discuter d’Hiroki. Je suis d’accord pour signer l’armistice, mais je ne peux pas oublier. Toutefois, je pense que nos petites rivalités n’ont plus lieu d’être. Je le redis : je n’oublie pas et je ne peux pas te considérer comme mon ami. J’espère que c’est clair pour toi.
Son rival déglutit puis hocha la tête, en silence. Ce silence qui revint assez rapidement, si on arrivait à oublier le martèlement de la pluie. Peut-être qu’Ulrich réfléchissait à la phrase à double sens que William avait dite. « Nos petites rivalités n’ont plus lieu d’être ». Il évoquait certainement leur compétition pour les beaux yeux de la japonaise. En clair, il disait que c’était plus la peine de se disputer pour ça. Il y avait plusieurs significations.
Soit William admettait qu’Ulrich était le favori et lui signifiait qu’il s’écartait afin de lui laisser la place, soit, au contraire, il lui conseillait de lâcher l’affaire parce qu’il était fichu.
Et au vu des conversations qu’il avait eues avec Yumi sur le pont de l’usine, je penchais sérieusement pour la deuxième solution : William s’estimait sûr de gagner.
Puisqu’on parlait de la louve japonaise, elle arrivait, trempée comme une soupe, avec son petit frère turbulent. Visiblement, aucun des deux n’avait vu venir l’averse et regrettaient leur manque de prévoyance. Je m’attendais presque à ce que William file sa veste à Yumi, mais il était visiblement au-dessus de ce style de clichés. Tout le monde s’engouffra avec plaisir au sec, on rabattit des capuches et on cessa d’utiliser les vestes comme parapluies.
Aelita glissa quelque chose à l’oreille de Yumi, peut-être au sujet d’Ulrich et de la paix relative qui régnait dans le groupe, et tout le monde descendit au labo, passant par un monte-charge qui devait être bien trop utilisé, ces temps-ci.

-Bon, Hiroki, ce soir, on te scanne à l’aide d’une tour pour qu’on puisse découvrir ce qui cloche dans ta tête. T’es prêt ?
Le petit garçon hocha la tête et accompagna sa sœur et Aelita au scanner. Une fois la virtualisation sur la Montagne terminée, Jérémie brancha le visuel d’Aelita pour permettre aux autres de voir, et donna les coordonnées de la tour, avant d’envoyer leurs véhicules à ces dames. Un Overwing pour le duo japonais et un Overboard pour la plus grande casse-cou de la bande (catégorie féminine bien sûr). Et puis le trio vola vers la tour choisie par Jérémie, et ce, sans que Wolfy se manifeste outre mesure. Ça, c’était assez rare. Qu’est-ce qu’il pouvait bien faire ? La sieste ?
Ah, si, surprise !
Les veines noires parcoururent le sol gris, comme une onde de choc, et une sorte de détonation se fit entendre. Hiroki, inquiet, tira sa sœur par la manche
-Soeurette ? C’est quoi, ça ?
Aelita se chargea de répondre, inquiète
-C’est un problème…
Elle regarda la japonaise et prit le commandement des opérations
-Accompagne ton frère à la tour, moi je m’occupe de ce spectre !
Son interlocutrice hocha la tête et fila, avec le môme râleur qui se plaignait que d’abord, lui aussi pouvait se battre !
La jeune fille aux cheveux roses ne se laissa pas déconcentrer et observa les alentours sur son Overboard, prête à affronter le monstre qui viendrait à elle.
Il fut discret. Très discret. Une simple petite lueur bleue dans une grotte proche. Ce fut toutefois assez pour qu’Aelita le repère et écarte en urgence son Overboard. Pourquoi ?
Parce qu’une onde bleue fonçait droit vers elle. Un Mégatank. Elle tira un champ de force vers le monstre, mais le rata probablement à cause de l’ombre dans laquelle il se tapissait. Visiblement frustrée d’être découverte, la boule noire sortit de sa caverne et se lança à la poursuite de l’elfe de Lyoko, qui mit les voiles assez rapidement. Ça valait effectivement mieux.
Le Mégatank, tout en roulant sur le petit sentier étroit, continua à tirer ses ondes de choc pour tenter de détruire la jeune fille ou son Overboard. Elle slalomait entre les murs d’énergie avec un mouvement fluide, tout en prenant de l’altitude. Arrivée devant une des titanesques pierres volantes du territoire, elle freina en basculant la planche à la verticale, et décolla droit vers le sommet. On perdit donc de vue la créature.
Au point culminant de la courbe, elle inclina le véhicule virtuel parallèlement à la paroi de la montagne et plongea. Toutefois, à mi-parcours, elle vira à droite pour se dissimuler derrière la pierre géante. Le Mégatank poursuivrait sûrement sa route sur le sentier, la dépasserait, et elle pourrait l’attaquer par surprise.
Accroupie sur sa planche, la main posée sur le mur, elle fixait le chemin rocailleux, espérant voir l’ombre s’y égarer. Les secondes passèrent, mais aucune boule de bowling corrompue ne passa.
Et puis un drôle de bruit se fit entendre. Comme le bruit d’un tir qu’on charge.
Aelita eut juste le temps de crier quand son Overboard fut détruit d’une salve d’énergie bleue par le Mégatank, qui, on ne savait comment, avait réussi à rouler sur la montagne et à s’approcher de la jeune fille quand elle ne regardait pas, ceci afin de la prendre à son propre piège.
Il ne tira pas plus. Wolfy semblait savoir que la mer numérique était diablement fatale à nos petits héros.
Par contre, il ignorait une chose.
Le regard d’Aelita passa sur son bracelet, et sa main ne tarda pas à faire de même : matérialisant ses plumes fluorescentes, elle s’éleva dans les airs, probablement à la grande stupéfaction de notre programme-clébard qui n’avait pas pris en compte ce paramètre. Ces ailes que j’avais tant maudites m’arrangeaient, pour une fois. Aelita était immunisée à la mer numérique, si on pouvait dire.
Un champ de force s’écrasa à deux mètres de la bouboule. Visiblement, elle avait oublié de viser.
-Mais quelle cruche !
Elle alla se percher sur le chemin. Son adversaire, pendant ce temps, roulait sur le caillou géant et regagnait donc le sentier de pierre assez rapidement. Elle se concentra pour faire disparaître une partie du chemin, n’en laissant qu’une moitié trop fine pour que le monstre passe.
Mais Wolfy était doué pour booster mes créatures : loin de s’arrêter, le Mégatank, au moment de passer, se souleva de façon à ne rouler que sur une moitié de lui-même, tout en continuant à tirer des salves sur la jeune fille. Elle dût donc décamper tandis que le monstre gagnait la partie du sentier plus large, qui lui permettait de rouler décemment.
Il se referma quand elle tenta de lui envoyer de nouveaux champs de force, et lorsqu’elle se mit à voler à côté du sentier et non plus au-dessus, il freina brusquement, profitant de la force obtenue pour basculer en équilibre sur l’une de ses demi-sphères latérales, et chargea son tir.
Aelita profita de l’occasion pour viser le centre de la créature et fit mouche, mais un peu tard : le laser bleu était déjà parti et la heurta de plein fouet.
Elle chuta dans ce qui semblait être une vrille : dur à dire quand la caméra tournoie dans tous les sens possibles et imaginables. Jérémie en sauta quasiment de sa chaise, crispé sur son clavier, et il se mit à brailler. C’était sous le coup de la panique, d’accord, mais ça n’excusait absolument pas qu’il était reconnu coupable d’un attentat à la bombe vocale contre mes tympans, classés matériel technologique de pointe, et qu’il encourrait une peine de plusieurs années de réclusion criminelle, même en plaidant les circonstances atténuantes.
-Aelita ! Aelita, redresse !
C’est ça. Plus qu’à se mettre à courir en criant « Bats des ailes ! » comme des poules qui chercheraient à fuguer d’un élevage. Non mais hé…je ne tenais pas vraiment à finir sourde, et pourtant, ils semblaient faire leur possible pour que ça arrive. Bande de sadiques intenables !
Les hurlements de Jérémie servirent tout de même, puisque sa dulcinée parvint à freiner sa chute et à redresser comme il lui hurlait de faire.
-C’est bon, Jérémie, j’ai repris le contrôle !
Répondit-elle, très calme, en comparaison du petit génie qui s’écroula dans son fauteuil, terrassé par le soulagement. Elle reprit le chemin de la tour où Yumi et Hiroki étaient à présent entrés, en sûreté.

Quand la jeune gardienne de Lyoko entra dans l’édifice virtuel, elle constata que tout allait bien pour les deux. Apparemment, on avait tenu à ce qu’elle soit présente pour lancer le scan. Peut-être pour qu’elle puisse surveiller que tout se passait bien…comme pour confirmer ce que je pensais, elle s’éleva vers la plateforme supérieure et activa l’interface avant de dire à Jérémie qu’elle était prête à traiter les données. Logique, ça allait plus vite à deux.
En bas, Hiroki posait diverses questions à sa sœur, qui était la seule à avoir déjà été scannée par tour, telles que « ça fait mal ? », « ça dure combien de temps ? », « il se passe quoi ? », « est-ce que je vais avoir des oreilles de martien ? ». Une fois qu’elle eut répondu à toutes les interrogations curieusement déplacées de son frère, elle demanda à Jérémie de lancer le scanner.
On pouvait supposer qu’Hiroki s’élevait légèrement du sol, comme Yumi à l’époque. En tout cas, je voyais Jérémie et Aelita commencer à traiter les données qu’ils recevaient en continu de la tour, à une vitesse très acceptable pour des humains. Ils étaient bien entraînés, c’était vrai, et je devais le reconnaître. Un peu de respect pour ses adversaires, que diable ! Ils avaient réussi à me mettre des bâtons dans les roues plus d’une fois, alors autant les valoriser un peu, sinon ça voulait dire que je m’étais fait battre par des nuls, et c’était donc assez honteux pour moi.
Et comme j’étais très fière de ma propre intelligence d’ordinateur surpuissant, je ne tenais pas à ce qu’on puisse dire que je m’étais fait démonter par deux geeks un peu bêtes.
Oh, ils n’étaient pas géniaux et avaient eu un coup de pouce d’un type un peu plus sérieux et malin, c’était surtout ça qui les avait sauvés. Le type en question était tout de même mon créateur à qui j’avais fini par faire la peau. Et, s’ils étaient tous moins bons que moi, c’était leur union qui les avait aidés. Rien de plus. L’union fait la force, dit-on, et même en m’alliant avec ses loosers, ça augmentait déjà mes chances de démolir Wolfy. Et elles étaient déjà énormes, alors…
Oui, elles étaient énormes. J’avais plus de connaissance que Wolfy, plus de talent, plus de moyens…
C’était surtout sur la connaissance que ça se jouait. Et Wolfy était un débutant. En en apprenant plus sur lui, on saurait sûrement ce qu’il faisait, mais s’il était bien contrôlé par des humains, il ne serait pas un gros danger. Les humains étaient trop imparfaits.
Et les imperfections étaient parfois fatales.
-Jérémie ! J’ai quelque chose, là…
Il se pencha sur le visuel pour mieux voir ce qu’Aelita avait isolé. C’étaient quelques lignes de code isolées dans le bloc de caractères qui définissaient le cerveau. Plus précisément, dans le bloc concernant le thalamus et le cortex visuel. Je regardai aussi et sentit soudain que ça allait me poser problème.
Tout simplement parce que ces codes-là étaient ceux d’un virus.
Et que ce virus portait ma marque de fabrique.
Merde.

-C’est quoi cette histoire ?!
Glapit Yumi, une fois mise au courant. On avait laissé Hiroki dans la tour pour pouvoir parler avec Jérémie à l’extérieur, et visiblement, la grande sœur n’appréciait pas.
-Les codes sont formels : c’est un virus de XANA.
Je sentis immédiatement le regard bleu foncé et rageur de William se braquer dans mon dos. Je ne me souvenais même pas de ce virus ! Qu’est-ce qu’il venait faire là ?
-Bon, écoutez, je ne me souviens absolument pas de ce virus, mais si c’est le mien, je peux le désactiver sans problèmes…
-Pas d’accord, je veux d’abord une explication qui tienne la route, XANA ! T’as implanté un virus à mon petit frère !
Yumi n’avait pas l’air si décidée à parlementer…zut alors. Je devais me souvenir vite fait d’où pouvait bien venir cette vacherie. Ah, si seulement je n’avais pas perdu ma mémoire de programme, je l’aurais retrouvé en un rien de temps !
Et je sentais que William risquait d’être ravi de m’aider à retrouver la mémoire. Espèce de sadique.
L’oubli. Quelle plaie. Quand il n’existe plus de preuves matérielles de ton existence et qu’on t’a oublié, il n’y a plus rien. Rester dans les mémoires est une forme d’immortalité. C’est le seul moyen pour ne pas disparaître pour de bon en mourant. Si ce virus ne s’était pas manifesté sur Hiroki, personne n’aurait jamais su qu’il était là.
Il fallait à tout prix que je remonte dans ma mémoire pour que je sache comment le désactiver.
Pour commencer, je l’avais oublié. Je ne pouvais commencer que par ça. S’il était oublié, c’était que ça faisait partie des choses que ma mémoire humaine n’avait pas enregistrées. Et tout ce qui avait été viré faisait partie du superficiel, de ce qui n’était pas important.
Ce virus était donc inutile. Et pourtant, il existait. Je ne faisais jamais les choses inutilement. Donc il avait dû avoir une utilité, ou alors, il aurait dû en avoir une. Peut-être un projet. Oui, un projet !
Sans doute abandonné : je n’oubliais pas mes projets en cours. Trop importants.
Abandonné et ancien, d’ailleurs. Sinon il n’aurait pas été oublié.
S’il était ancien, pourquoi est-ce qu’il ne se manifestait que maintenant ? Car Hiroki n’avait eu ses premières visions que trois ou quatre jours auparavant…
Pour résumer, ce programme tant recherché était un vieux virus abandonné qui ne se manifestait que maintenant…s’il ne s’était pas manifesté avant, c’était peut-être la raison de son abandon…un virus qui aurait raté.
Restait à savoir pourquoi et comment Hiroki l’avait eu.
Les visions…les visions…Yumi ! Oui, Yumi s’était directement inquiétée dès qu’elle l’avait su ! Pourquoi ? Parce qu’elle était très proche des gens qui comptaient pour elle et était bien affectée par leur état d’esprit. Et comme elle tenait à son petit frère, elle s’inquiétait pour lui. Elle s’inquiétait, donc elle avait l’esprit occupé donc elle était moins efficace !
La guerre psychologique.
Je commençais à retracer l’histoire de ce virus. Créé pour atteindre Yumi à travers Hiroki, qui avait échoué et avait été oublié. Probablement implanté par spectre.
Maintenant, j’avais toutes les clés en main pour le désactiver.
J’émergeai de mes réflexions profondes et ordonnai à Jérémie
-Laisse-moi la main. Je peux le désactiver.
Ulrich objecta
-Y a deux minutes, tu l’avais oublié !
Je m’apprêtais à répondre quand Odd posa la main sur le bras de son ami et déclara, sûr de lui
-Fais-lui confiance. De toute façon, c’est la meilleure solution, et XANA est de notre côté, maintenant.
Je le trouvais un peu naïf, mais sa naïveté jouait ici en ma faveur, alors je n’avais pas le droit de m’en plaindre.
Jérémie s’écarta donc, un peu méfiant aussi. Je me concentrai. Pour accéder à mes données, il fallait que je déverrouille certaines choses et je voulais éviter que Jérémie sache comment fouiner dans mes dossiers. Je décidai donc d’envoyer Xanadu l’ouvrir lui-même de l’intérieur de l’ordinateur.
La fumée noire s’extirpa paresseusement de moi et plongea dans la machine. Je lui avais communiqué ses ordres et il allait les exécuter. William marmonna quelque chose, probablement pas en ma faveur. La voix d’Odd me fit me retourner
-Moi, je lui fais confiance ! De toute façon, c’est pas dans son intérêt de nous trahir, pour l’instant, c’est Wolfy, l’ennemi.
Il s’était posté face aux autres, les bras croisés, avec l’intention manifeste de s’interposer si jamais l’un d’entre eux tentait quelque chose. C’était courageux de sa part, mais face à William et Ulrich, il ne pesait pas très lourd. C’était plus un rempart psychologique qu’autre chose.
Un petit message apparut sur l’écran pour m’informer que mes données étaient disponibles.
Avec chaque virus, j’ai, stocké, la manière de le détruire. Comme dans la recherche sur les armes biologiques.
Je retrouve rapidement le virus d’Hiroki dans le tas. C’était bien ce que je pensais, toute l’histoire du programme que j’avais remontée lentement au fil des pensées s’avérait parfaitement exacte.
Je n’avais qu’à lancer l’antivirus pour décoincer ça. Ou plus précisément, l’implanter dans Hiroki. C’était simple à faire. Les filles, informées par Jérémie de la situation, rentrèrent dans la tour en attendant que je termine les manipulations à faire.
Une fois l’antivirus implanté (il fonctionnerait à coup sûr, je l’avais conçu du temps où j’étais un programme parfait), je laissai Jérémie reprendre les commandes, après avoir verrouillé l’accès à mes données et récupéré Xanadu. Je m’écartai de l’ordinateur et je laissai Jérémie mettre en œuvre le plan prévu.
Le plan dont nous avions convenu entre nous.
Il effectua les deux dernières manips à faire et entra les coordonnées
-Retour vers le passé.

Le Retour dans le passé nous avait projetés plusieurs jours avant. C’était un retour dans le temps plus puissant que la normale. Mais ça en valait la peine.
On était donc tous le jour où Hiroki était venu parler de ses visions à sa sœur, au même endroit. William pesta en réalisant qu’il devait refaire dans l’urgence son exercice de maths et s’y attela donc rapidement, peu désireux d’être collé une fois de plus.
Ulrich, lui, se réintégrait lentement, il discutait avec Odd et Aelita comme avait fait Yumi.
D’ailleurs, cette dernière regardait son petit frère discuter avec Jonnhy avec un petit sourire apaisé aux lèvres. Elle semblait avoir l’esprit plus tranquille. La réconciliation de la bande amorcée, son petit frère définitivement exclu des affaires dangereuses…
Tout allait bien pour elle.
On allait pouvoir reprendre un nouveau départ.
Un rapide tour d’horizon de la cour me fit revoir un peu la même chose que plusieurs jours avant, quand Hiroki avait bel et bien eu ses visions et tout ce qui s’ensuivait.
Bon, je pouvais m’arrêter sur d’autres personnes que je n’avais pas regardées avant. Il y avait cette fille qui lisait une BD de Nelson le diablotin, et qui avait un T-shirt des plus douteux…on aurait dit un genre de loup bleu, avec des antennes sur la tête et une queue de poisson. Qu’est-ce que c’était encore que cette bestiole, et qui pouvait être assez malade pour l’inventer ? Elle finit par refermer sa BD et aller rejoindre deux autres ados, les deux qui critiquaient à souhait leur film douteux.
Dans notre petite bande, William rangea son cahier sans grand soin et jeta un regard à Yumi. Il eut l’air d’hésiter deux secondes avant d’aller la voir. Waouh, William qui hésite, c’était inhabituel…
-Alors ? Il te paraît normal ?
Elle hocha la tête, sans détacher les yeux du gamin. Si son prétendant était vexé de se voir préférer un môme, il n’en laissa rien paraître et observa un instant Hiroki.
-Bon…j’imagine que ça veut dire que maintenant, on peut se reconcentrer sur Wolfy.
-Oui. Et on aura plus peur de le mettre en danger…ça me va, comme situation.
Elle avait enfin daigné lui répondre. Il eut un léger sourire et commenta
-A moi aussi.
J’ignorai si Yumi était sensée saisir le sous-entendu de William ou si c’était un commentaire pour lui-même. En tout cas, c’était sur cette scène que finissait l’affaire « Hiroki ».
_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/signat10.png
Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

http://i81.servimg.com/u/f81/17/09/92/95/userba11.png


Dernière édition par Ikorih le Mar 01 Aoû 2017 14:55; édité 1 fois
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Lyokone MessagePosté le: Dim 17 Mar 2013 11:50   Sujet du message: Répondre en citant  
[Rampant]


Inscrit le: 27 Oct 2007
Messages: 335
Localisation: A trois mètres de la tour activée en train de tuer la méduse
J'ai adoré ce chapitre Wink
J'avoue que je n'étais super fan de voir Hiroki dans le groupe de Lyokoguerrier alors ça me plait bien ^^
Puis Xana commence à devenir de plus en plus humaine, à avoir du mal à se souvenir de certaines choses ... Ca pourrait devenir intéressant ...

En tous cas bon courage pour la suite Wink

_________________

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Zéphyr MessagePosté le: Lun 18 Mar 2013 18:51   Sujet du message: Répondre en citant  
Z'Administrateur


Inscrit le: 16 Mar 2013
Messages: 1052
Localisation: Au beau milieu d'une tempête.
Je viens de lire tes 17 chapitres et je ne le regrette pas. Je trouve ton style tout simplement génial.

J'apprécie le point de vue de XANA qui offre un regard neuf sur les autres personnages (et aussi d'autres critiques bien fournies). Son alliance avec les héros contre Wolfy est très intéressante bien qu'il n'y ait eu pour le moment que quelques escarmouches avec le toutou (mis à part le combat contre Odd wolfyfié, mais c'est XANA qui a tout fait).

L'association entre Odd et l'IA maintenant humaine me plaît beaucoup. L'homme chat à l'air de s'être attaché à elle mais j'ai bien peur que le pauvre ne se fasse de faux espoirs. Il risque bien plus qu'un vent de plus dans cette affaire...

La seule critique que j'aurais à émettre serait sur Ulrich, qui s'en est vraiment pris plein la tête dans ta fic, un peu trop à mon goût (mais bon, tu nous avais prévenus). Malgré tout, ce comportement du samouraï colle très bien avec ton scénario donc au final ça ne me dérange pas autant que ça (remarquez comment je viens à l'instant de me contredire...).
A contrario, le regard porté (par XANA bien sûr) sur Yumi par rapport à sa vie amoureuse ne me déplaît pas. Il se rapproche beaucoup du regard que j'ai moi-même sur la ninja.

Voilà, tout ça pour dire que ta fic est géniale et que j'attends la suite avec impatience. Continue comme ça !
_________________
http://i.imgur.com/Z94MNN5.png

« Jérémie avait fait un superbe travail. Ce dernier voyage sur Lyokô promettait d'être inoubliable. »
Un jour, peut-être.


Dernière édition par Zéphyr le Mar 25 Fév 2014 16:50; édité 1 fois
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Ikorih MessagePosté le: Mer 20 Mar 2013 19:08   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


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Chapitre 18 : Opération gros budget


-Bon, écoutez, c’est très simple.
Jérémie avait décidé de nous réunir après avoir exploité mon boulot sur l’antivirus, il était sur le point de le mettre au point (si je pouvais dire). Et il tenait donc à récupérer une simple chose indispensable pour démarrer la création du garage hors-Lyoko : Le code source de Lyoko.
-Nous sommes ici pour une mission très importante. J’ai besoin de créer un autre monde virtuel connecté à nos scanners, et pour ça, je n’ai pas le choix : il faut que j’utilise le code source de Lyoko.
Je l’avais déjà dit, imbécile. Perroquet. Ignare. Geek. Et autres injures. Vraiment, il n’avait aucune imagination ? Et puis comment avait-il fait pour développer le vol de pensées, hein ? Y avait plus rien de privé. Ce délire paranoïaque ne l’était pas non plus, certains seraient sûrement au courant, un jour.
Yumi objecta, se servant un peu de son cerveau
-Ce ne serait pas plus simple de créer un monde virtuel de toutes pièces ? Plus long, mais moins risqué ?
-Je pourrais, mais dans le code source de Lyoko, on a le « lien » avec les scanners… Alors je n’ai pas vraiment le choix, je suis pas assez doué pour le reproduire. Bon, alors pour avoir ce code source, ça va être compliqué, il ne suffit pas simplement de l’extraire de la base de données… Franz Hopper l’a bien protégé, il y a des codes à craquer dans chaque territoire avant. Ça va être un vrai périple. Alors, vous êtes prêts ?
Comme à chaque fois, ils l’étaient. Jérémie décida de les répartir chacun sur un territoire, pour que ça aille plus vite. Un peu imprudent, surtout de sa part, mais vu l’ambiance sympathique du moment, ça valait peut-être mieux.
Il envoyait Yumi dans la Forêt, elle serait sûrement avantagée par sa télékinésie, à son sens. Les éléments de décor pouvaient également lui servir de cachettes, et la faible surface ne la handicapait pas.
Odd serait assigné à la Montagne. Des surfaces multiples où grimper pour avoir un bon point de vue, un très bon avantage aux aériens (donc avec son Overboard, tout irait bien) pour des attaques rapides et furtives, tout ça justifiait fort bien le choix du petit génie.
Pour William, on avait estimé que le Désert lui offrait assez d’espace pour se battre correctement et avoir le temps de réagir aux attaques qu’il verrait arriver de loin. Il n’était pas connu pour sa rapidité, compte tenu de son arme pesante.
Aelita irait sur le Cinquième Territoire, car la manipulation finale serait à faire dans l’interface : autant que la personne qui la fasse s’y connaisse correctement. Et le territoire le plus important correspondrait bien à la personne la plus importante du groupe.
Par défaut, Ulrich serait donc expédié sur la Banquise.
-Alors, je vous explique le procédé. D’après ce que je sais, il faut se rendre dans la Tour du Passage de chaque Territoire, et taper un code que je vous indiquerai. Ensuite, une clé apparaîtra quelque part dans le Territoire et vous devrez l’activer. Pour le reste, je ne sais pas trop ce qui va se passer, mais il faudra qu’Aelita récupère le code source sur l’Interface. Allez, au boulot.

Chacun partit de son côté, comme convenu. On eut ainsi droit au record de visuels branchés en même temps : 5. Tout était tristement gris, sauf chez Aelita, et les quatre zéros se dirigèrent vers les tours du Passage. Bien entendu, Jérémie les avait virtualisés juste à côté.
Pour éviter cinquante changements de point de vue différents, je traiterais toute la mission vue par untel, puis toute la mission vue par un autre, etc.
J’ose espérer que c’est assez clair.

-Ulrich-
Sur la Banquise, grise et sinistre comme toutes les zones de Lyoko, Ulrich s’approcha de l’interface de la tour du Passage.
-Jérémie ? Je fais quoi, maintenant ?
Le petit génie se racla la gorge et répondit
-Alors, tu dois taper le code sur le clavier. Tu vois le clavier ?
A en juger par le mouvement de l’angle de vue, Ulrich hochait la tête. Il entra avec application les chiffres énoncés par Einstein, et sur l’écran s’affichèrent deux mots en lettres capitales
CODE GENESIS
-C’est normal, ça ?
-Genèse signifie début, Ulrich. Le début, c’est le code source ! Ressors, maintenant, faut que tu trouves la clé.
Et il allait s’exécuter quand la tour se mit à trembler, à cause de quoi, mystère. Il se passait quelque chose dehors. En bon imbécile fonceur qu’il était, Ulrich se précipita avant qu’on puisse le stopper.
Ce qu’on vit par ses yeux nous stupéfia.
La plaine de glace du dehors avait laissé place à une grotte où un petit fleuve coulait. Par réflexe, le Lyokoguerrier tira ses sabres
-Qu’est-ce que c’est que ça ? Le décor a changé, ou quoi ?
Il était un peu débile pour ne pas l’avoir réalisé tout de suite…mais on comprenait facilement le choc. Bon. Il fallait maintenant l’expliquer.
-Je dirais que Franz Hopper a prévu un système compliqué pour protéger le Code Source…bonne chance, Ulrich.
-Pf, merci, tu sais très bien que les énigmes c’est pas mon fort !
Râla le concerné. Je ne pouvais que l’approuver, méchamment. La méchanceté, j’étais douée pour ça, alors bon…
Il s’avança dans le couloir, son regard coulant sur les murs lisses qui lui renvoyaient son image déformée. Cette image se retrouvait dans les flots gris, et seul l’écho des pas du jeune homme rythmait son avancée. Pour une fois, il était prudent, observant chaque détail pour éviter un éventuel piège. Bon réflexe, Ulrich, bon réflexe.
Oui, mieux valait pour nous qu’il ne fasse pas le crétin.
Le chemin s’arrêta brusquement, à côté du fleuve, et sans suite. Un autre bras d’eau virtuelle arrivait perpendiculairement, avec des bouts de glace qui traînaient, épars, dessus.
-Oh, youpi, Jérémie, j’fais quoi, moi ?!
-J’en sais rien Ulrich.
Jérémie, en ces moments, avait bien raison de faire un complexe d’infériorité. Parce qu’il ne servait tout bonnement à rien. Il était censé être le conseiller technique ! Et qui était-il, là ? Ben personne, vu qu’il n’était pas conseiller.
Le samouraï virtuel grogna un juron puis décida de prendre une initiative, ne pouvant pas compter sur son guide habituel. C’était dur, pour cette bande d’assistés ! Ahaha, et c’était drôle pour moi.
Toujours était-il qu’Ulrich sauta sur un pauvre glaçon qui passait par là et qui n’avait rien demandé à personne. Le mini-iceberg s’enfonça un peu dans l’eau sous le poids du garçon, qui eut l’air de craindre tomber, mais la situation se stabilisa bien vite, et le courant entraîna le radeau de fortune vers une destination incertaine.
-J’me demande si j’ai pas fait une ânerie, là…
Pensa-t-il tout haut. L’écho de ses paroles se perdit quelques secondes après et cessa de masquer le bourdonnement, amplifié par les parois. Ses sabres luisant dans la semi-obscurité, il balaya la grotte du regard, cherchant à apercevoir la source sonore.
Bien entendu, c’était trop simple, sinon. Franz Hopper ne se serait pas assez amusé s’il n’y avait pas eu quelques monstres ou autres bestioles…l’accès à la zone leur était donc permis.
Et après, on se demandait pourquoi j’avais viré psychopathe. Tel père tel fils : si on considérait Franz Hopper comme mon père, il était normal que je sois comme lui. Et vu qu’il était d’un sadisme incroyable…
Oui, honnêtement, un mec capable de virtualiser sa propre gamine, de me créer et de créer cette saloperie d’ascenseur tournant, il ne pouvait pas être autre chose qu’un dangereux malade.
La raison du vrombissement arriva, pleine de sympathie également : trois Frelions.
Si ce n’était que ça, on aurait pu rire du manque d’effectifs. Sauf que c’étaient des Frelions d’ombre…avec le triangle bleu de Wolfy sur le front.
Merveilleux.
Bon, on était toujours sur Lyoko, donc leur apparition était justifiée, mais même.
Les premiers tirs allèrent frapper les murs, vu que les ombres oubliaient de prendre en compte le fait qu’Ulrich se déplaçait, sur son bloc de glace. Wolfy était vraiment débile. Mais bien vite, il corrigea son erreur et Ulrich se retrouva forcé de parer les tirs. Il n’avait pas beaucoup de place pour esquiver, et mine de rien, il perdait parfois un peu pied. Dans son champ de vision, on voyait juste deux ondes bleues qui semblaient aimantées par les lasers pour les détruire.
En fait, tout s’est aggravé quand les Frelions ont décidé de cracher leur venin, au sens propre du terme.
La première tâche de liquide verdâtre s’est écrasée entre les pieds d’Ulrich, qui a baissé les yeux pour la regarder. Jérémie pensa utile de lui rappeler que les vapeurs lui faisaient perdre des points de vie ; mais où pouvait-il aller ?
L’eau courante eut l’air de lui adresser un clin d’œil. N’ayant pas le choix, Ulrich bondit dans le liquide virtuel pour se soustraire aux tirs. C’était d’ailleurs mieux comme ça, il pouvait rester en apnée indéfiniment, n’ayant pas besoin de respirer sur Lyoko.
L’onde était plus violente qu’il n’y paraissait, et elle culbuta Ulrich vers les profondeurs. Il eut l’air de vouloir dire quelque chose, mais sous l’eau, on ne parlait pas. Ça, ça ne changeait pas.
Quelques stalagmites, au fond, semblaient un peu trop pointues pour ne pas enlever de points de vie. Ulrich en perdit cinq en s’égratignant le poignet dessus, poignet qui fut parcouru de quelques arcs électriques, comme à chaque fois.
Il s’efforça donc de remonter un peu, de façon à rester entre les stalagmites et les Frelions, car c’était assez risqué pour lui. Il fallait se tenir entre les deux extrêmes.
Dans les profondeurs, une tâche obscure attira mon attention.
-Eh, là, Ulrich ! On dirait un tunnel…
Oui, il fallait bien que je l’informe, sinon il n’allait pas être fichu de voir ça tout seul. Voilà à quoi servait le visuel…
Il eut l’air de prendre en compte ce que je lui disais et plongea vers le fond de la rivière virtuelle, dont, heureusement, on ne sentait pas la chaleur.
Arrivé devant l’entrée du tunnel sous-marin, il constata qu’il avait tout juste la taille de passer dedans. Coup de chance ? Pas forcément. Franz Hopper était bien capable d’avoir calculé la taille du passage.
N’ayant pas d’autre option, Ulrich se tortilla pour se faufiler dedans. L’endroit était exigu, et aucune chance pour que, sur Terre, un humain ait pu survivre assez longtemps pour le franchir. Mais sur Lyoko, on ne respirait pas.
Il faisait noir, et parfois, il se cognait la tête dans un mur parce que le conduit tournait et qu’il se repérait à tâtons. Il se déplaçait un peu bizarrement, c’était entre la reptation et la natation, mais le milieu n’était pas des plus pratiques.
Une lumière blanche, tant attendue et bien cliché, fit enfin son apparition. Ulrich se dépêcha comme il put pour l’atteindre, le tunnel commençait à vibrer d’une façon inquiétante.
En fait, il s’écroulait. On le comprit quand Ulrich se retourna, bloqué par quelque chose, à savoir un bloc qui avait eu la bonne idée de tomber sur sa cheville. Le fait d’être un bourrin proposait quelques avantages, comme des réflexes primaires mais efficaces, à savoir tirer son sabre pour découper l’objet de sa gêne.
Et comme il risquait d’être coincé, il se pressa pour rejoindre la sortie, peut-être plus qu’avant.

Il émergea enfin du tunnel oppressant et remonta à la surface du petit bassin qui suivait. Une île au centre attira son attention, il la rejoignit à la nage, pas fâcher de quitter l’élément liquide.
-Et maintenant, Einstein ? J’fais quoi ?
-Aucune idée, Ulrich.
Avec un grognement, Ulrich balaya la pièce du regard, à la recherche de quelque chose qui puisse l’aider. C’est alors qu’il vit une sorte de morceau de glace bizarre, sur le mur. Il s’en approcha, et constata une marque en forme d’œil de XANA. Heey ! Mon symbole !
Franz Hopper, t’es une ordure. Même ça, ça a pas vécu en paix.
Point positif : ça aidait Ulrich à trouver la nature de ce truc. Il posa sa main dessus, et la marque s’enfonça en brillant.
-Hey, mais c’est ça, la clé !
Il lui en avait fallu, du temps, pour le découvrir…
« Clé GENESIS 4 enclenchée »
Annonça une voix féminine (je soupçonnais Franz d’avoir utilisé sa femme pour faire les enregistrements).

-Odd-
Sur les montagnes brumeuses de Lyoko, le garçon-chat entra dans la tour du Passage. Il avait un peu pris l’habitude d’utiliser l’interface, sous ma direction, et la dictée de chiffres de Jérémie ne lui posa pas de problèmes. Même avec ses grosses pattes, il n’appuya pas de travers, ce qui était un exploit.
CODE GENESIS
-Wooh, c’est quoi encore ce code ? ça en fait beaucoup, là…
-C’est un code spécial, je pense.
La tour se mit à trembler et Odd râla
-Héé ! Mes gargouillements d’estomac sont pas aussi violents, d’habitude !
Il préféra attendre que tout se calme avant de ressortir. Il était visiblement plus prudent que d’habitude, c’était pas mal, ça. Ça augmentait les chances de réussite de la mission, puisque Odd avait moins de chance de se faire dévirtualiser.
Une fois dehors, il constata que le décor avait changé. Les grands plateaux étaient séparés en îlots qui bougeaient dans tous les sens, et certains, plus hauts, beaucoup plus hauts, devaient servir d’observatoire…leurs pointes disparaissaient dans la brume. Cette brume, d’ailleurs, elle noyait tout, et on distinguait à peine les îles grises.
-Einstein, j’veux mon Overboard !
Exigea-t-il. Jérémie s’attela à la virtualisation de l’engin, mais au moment où il s’apprêtait à l’envoyer, un message d’alerte clignota sur l’écran
« Erreur système »
-Euh…je crois que ça va pas être possible de t’envoyer ta bécane, Odd. Tu vas devoir trouver la clé tout seul.
-Merveilleux…
Odd vérifia ses gants pour être certain de l’efficacité de ses fléchettes et s’élança vers les petites îles mouvantes. Un saut, deux sauts, un triple saut…
Il était doué, il fallait l’admettre. Chaque fois qu’il touchait terre, il se propulsait à nouveau et retombait toujours sur ses pattes. Ses mouvements étaient fluides, puissants, ses sauts dignes de personnages de jeux vidéo. On aurait pu croire que Franz Hopper avait neutralisé la gravité.
Un des gros rochers se profila devant Odd, comme une invitation à grimper pour voir ce qui se passait. La tentation fut trop forte, et le dernier saut d’Odd le propulsa contre la paroi qu’il agrippa avec ses griffes. A partir de là, il commença à courir à quatre pattes contre la pierre grise et virtuelle. Sur le visuel, on ne voyait que ses grosses mains de chat qui lui servaient de crampons, mais le radar indiquait qu’il montait assez vite.
Si vite qu’il se retrouva dans la couche de brume. Là, il ralentit sa progression et regarda autour de lui tout en grimpant. Une sorte de branche attira son attention et il bondit pour agripper la végétation grisée. Suspendu des deux mains, les pieds dans le vide, il eut l’air de décider d’imiter Yumi avec ses poutres, car ce n’était pas la seule visible.
C’était vrai, Odd était doué aux poutres, on avait pu le constater dans la première attaque que j’avais lancée contre le Skid, alors en construction.
Contractant ses muscles virtuels, il commença à se balancer.
Il n’aurait pas pu continuer à grimper à pied ? Parce que je sentais venir les figures vomitives…au vu des mouvements de la caméra.
Odd se balança donc, et décida de faire pour la frime un tour complet de la branche, avant de bondir pour saisir la suivante. Bien entendu, il a fait un salto arrière en sautant avant de se rattraper par les pieds, en position du cochon pendu.
Pourquoi moi ?
Franz Hopper n’avait-il pas créé Odd, par hasard ?...une IA au look improbable inventée lors d’une soirée un peu trop arrosée ? L’idée me semblait plausible.
D’un coup d’abdominaux, il se percha sur la branche, jeta un œil au sommet pour voir ce qui lui restait à monter, et reprit son balancement dans le sens inverse, pour atteindre une barre plus haute, et encore une, et ainsi de suite.
Moi, je regardais ailleurs, tenant peu à rendre les raviolis de ce midi. C’était un simple cauchemar, qui s’arrêterait dès qu’Odd aurait atteint le sommet…

Enfin, il y parvint. Perché sur la montagne, il se permit de crier « Je suis le roi du moooonde ! ». Pour un peu, j’aurais voulu que le pic se mette à couler dans la Mer Numérique.
Mais non.
En tout cas, curieusement, on ne voyait pas trace de brume depuis le roc, et par conséquent, on pouvait voir tout ce qui se passait sur le Territoire. On constatait ainsi que les îlots remuaient toujours autant, mais d’inquiétantes tâches noires passaient de l’un à l’autre avec une envie assez vive de venir le saluer…
De plus près, on reconnaissait des Krabes corrompus qui venaient serrer la pince à notre chaton, puisqu’ils commençaient à escalader témérairement le pic où il était perché. Bon, ça puait le combat. Les premiers lasers frôlèrent la queue d’Odd qui glapit, mais par chance, aucun n’était violet. Il riposta avec ses fléchettes, apréciant peu qu’on vienne le déranger pendant son observation.
Jérémie rappela
-Odd, si tu es touché par un laser violet, c’est même pas l’inconscience que tu risques, c’est la chute dans la Mer Numérique !
Ah, oui…ben oui, logique, s’il tombait, il n’y avait probablement rien en dessous, et Jérémie n’aurait pas le temps de le dévirtualiser. Totalement logique.
Là, la Montagne semblait bien moins sympathique comme endroit.

Mis à part quelques lasers bleus encaissés, Odd parvint à se débarrasser des deux Krabes. Il pensait être tranquille, quand une Manta intégralement noire avec le triangle bleu brillant sur le dos descendit vers lui. Mais pas avec des intentions très pacifiques.
-Bouclier !
Il fit bien. Le sigle vira au violet et le laser en fit de même. Il s’écrasa contre le bouclier, mais la violence du choc projeta Odd dans le vide.
-Odd !
Sur le moment, je n’ai pas su si c’était moi ou Jérémie qui avait crié. J’espérais que c’était Jérémie. Parce que c’était la honte si j’avais crié.
La brume défila devant lui, la vision de la Manta s’y perdit.
La chute, trop longue, trop angoissante, chaque seconde qui le rapprochait de la Mer Numérique…
Le choc secoua Odd, mais il était encore là. Par un gigantesque coup de pot, il s’était écrasé sur une plateforme.
-Wouh, ça c’était de la chute ! Bon, Einstein, il me reste combien de PV ?
-Mh…seulement 20.
-Génial.
Soupira Odd.
La Manta surgit à nouveau des brumes, décidée à prendre sa revanche. Mais le garçon-chat décida de ne pas se laisser avoir. Il tira quelques fléchettes en plein vers la cible de la créature, mais en vain : toutes passèrent à travers quand elle se « brouilla ». Odd prit alors son élan et se jeta sur le dos de la créature, toutes griffes dehors. Elle rua et glapit, mais les impitoyables armes des mains d’Odd ne laissèrent que des traces lumineuses, sans s’arracher. Elle n’eut plus le choix et dût se soumettre à l’autorité supérieure qu’il représentait.
Les quelques saccades passées, le félin se réhabitua vite à la douce ondulation de sa nouvelle monture qui s’élança.
Rapidement, quelques Krabes se manifestèrent sur les îlots, cherchant à descendre le duo aérien. En vain : décrochant une main, Odd les mitrailla avant d’exiger une recharge. Jérémie s’employa à la lui fournir tandis qu’il se permettait quelques figures enfantines et atroces pour mon estomac.
Il s’éleva à nouveau pour avoir une vue d’ensemble, pour percer la couche de nuages.
Trouvant que la Manta traînait trop, il lui administra une petite griffure pour qu’elle accélère. Ce qu’elle fit, après une légère ruade.
Le sommet d’un autre roc se profila bientôt. On notait quelques brins d’herbe, chose surprenante dans la Montagne, et un arbre un peu japonais au bord. Odd orienta sa Manta vers l’endroit et la détruisit une fois arrivé et descendu à bon port.
Une sorte de courant d’air virtuel passa. La brume devint plus opaque en dessous, mais le ciel était dégagé, et bleu. On aurait pu se croire au-dessus des nuages.
-C’est magique…
Souffla-t-il, bluffé par le panorama. Il s’approcha de l’arbre, qui était le seul élément de décor intéressant.
Sur l’écorce se dessinait une marque reconnaissable entre toutes.
-Je l’ai trouvée…
Annonça Odd en posant sa main dessus. Un rayon de lumière s’en dégagea et la voix féminine retentit
« Clé GENESIS 3 enclenchée »

-William-
Debout sur la plateforme supérieure de la tour, il s’appliquait à reproduire les lignes de codes dictées par Jérémie. Ça me faisait bien sourire de voir qu’il n’avait pas totalement perdu la main en termes d’entrées de code…on savait tous (sauf peut-être lui) que je lui avais déjà fait taper le code XANA. Lorsque le petit génie se tut, la main de William resta un peu en suspens au-dessus de l’écran numérique, puis retomba le long de sa cuisse en constatant qu’il n’y avait plus rien à taper.
Les seuls caractères qui apparurent, après un bref temps d’attente, furent les suivants
Code GENESIS
On ne pouvait pas voir quelle tête faisait William. Peut-être était-il un peu dubitatif. Le tremblement vint secouer à son tour le territoire Désert.
-Alors Einstein, est-ce que tu vas me dire que c’est normal ou je dois m’inquiéter ?
Jérémie se gratta la tête puis répondit
-Euhm…en théorie, c’est normal.
-J’aime pas beaucoup quand tu dis « en théorie ».
Répliqua simplement William, croisant les bras en attendant que ça se calme.

Une fois dehors, il eut des raisons d’être surpris. Et pour cause : une tempête de sable masquait toute la vue. Pas moyen de s’y retrouver. Ni de voir les menaces arriver. Rien.
-Merveilleux…mais quelle plaie !
Forcément, il fallait qu’il se plaigne. Quel emmerdeur, tout de même…il aurait pu être de meilleure humeur : c’était encore assez sympa, la tempête de sable. Il y avait pire.
William commença à avancer comme il pouvait, plissant les yeux pour tenter d’y voir quelque chose. Pas simple. C’était pire que la brume dans les Montagnes. Enfin, il n’avait pas le droit de se plaindre quand même : dans la réalité, le sable lui aurait salement agressé la peau, alors que là, il ne sentait rien et ne subissait aucun dommage. Donc les plaintes n’étaient pas tolérées. C’était pas si dur à comprendre, non ?
Même si William avait la tête dure…
La caméra eut soudain un mouvement bizarre. Il avait manqué se casser la figure dans une crevasse. Après une autre plainte, il fit prudemment le tour de la fissure, pas pressé de tomber. Ça pouvait se comprendre, vu comme la Mer Numérique était accueillante…
Combien de temps il erra, ça, mystère, mais il finit par arriver à une vrille, un câble d’alimentation d’une tour. Plus précisément, il se cogna dedans car on y voyait rien.
Et puis la tempête se dissipa. Comme ça.
Pourquoi ? Je n’en savais pas grand-chose. Peut-être qu’il fallait y voir quelque chose pour la suite des épreuves, la vrille représentait une sorte d’achèvement d’une première partie.
Visiblement satisfait d’avoir retrouvé l’intégralité de son champ de vision, William regarda autour de lui. Il eut le temps de voir une sorte de passerelle de roche, qui reliait le plateau de la tour à celui sur lequel il était, s’effacer. Il soupira, ça signifiait qu’on ne pouvait pas revenir en arrière.
Puis il suivit du regard la vrille qui se dirigeait vers le haut.
-Bon sang…
Franz Hopper, espèce de malade mental. Je me répète, mais là, franchement, il avait fumé une bouteille de vodka en lisant Jacques et le Haricot Magique, c’était pas possible autrement ! Ce qui s’offrait à notre vue dépassait les limites du rationnel et du raisonnable. Non, mais sérieusement. Je savais que ce type était un fou. Il fallait l’être pour me créer.
Mais vraiment. Là, c’était vraiment trop.
Je me demandais ce qui avait bien pu lui arriver pour qu’il devienne dérangé comme ça. Un truc qui justifie sa haine de l’humanité virtuelle…mh…probablement un traumatisme lié aux jeux…un boss ! Bien sûr ! Un boss de jeu vidéo, un boss humain qu’il n’avait jamais réussi à finir, lui pourrissant un jeu qu’il adorait ! A partir de là, il avait attrapé une haine des humains virtuels et cherché à se venger dans son propre « jeu vidéo » à lui.
Donc, si Franz Hopper avait vu un psy, il aurait soigné cette haine et n’aurait pas eu besoin de créer toutes ces horreurs…un bon psy, c’est un humain intelligent que je respecte, parce qu’il arrive à décrypter toute la personnalité de l’humain en face, ses peurs, ses rêves, ses sentiments et tout le reste, rien qu’en discutant de banalités.
Ah, mais j’y repense, autant pousser le raisonnement plus loin.
Franz Hopper avait été traumatisé par un jeu vidéo, avait-on conclu.
Donc, si Franz Hopper n’avait jamais joué aux jeux vidéo, il n’aurait jamais été traumatisé et n’aurais jamais eu besoin de se venger. Pas besoin de se venger signifiait pas besoin de créer un programme psychopathe instable.
Pourquoi avait-il joué aux jeux vidéo ? Parce que quelqu’un avait vendu à ses parents une console de jeu. Ou qu’il se l’était acheté lui-même, vu qu’il devait avoir une vingtaine d’année dans les premières sorties de consoles. Bon, pourquoi pas, jouer pendant des années aux jeux vidéo en parallèle avec son travail….possible. Un vieux geek.
Prenons une vieille console utilisable par notre vieux fou…l’Odyssey. Elle date de 1972. Il avait une vingtaine d’année, si je considère qu’il a aujourd’hui 50ans, le temps passé dans le Supercalculateur éteint n’étant pas compté.
En d’autres termes : 2004-(50+10) = 1946
Il avait donc environ 26ans. Les vieux geeks avaient toujours existé, c’était un fait.
Ensuite, il était resté accro jusqu’à l’arrivée des jeux vidéo avec des humains et le tour était joué.
Bien reprenons à l’Odyssey, responsable de sa haine de l’humanité et donc de la création des horreurs de Lyoko (et de moi). Elle avait été conçue par Ralph Baer, travaillant pour Sanders Associates. Mais ce n’était pas pour autant à Baer que l’on devait la folie de Franz Hopper. Tout ça n’aurait pas été possible sans l’accord d’Herbert Campman, le PDG de Sanders Associates en ce temps-là. Il s’est montré très enthousiaste à l’essai du pistolet laser développé par son employé et lui a accordé un bon budget. Et petit à petit, l’Odyssey est née.
Donc, pour résumer les choses, Herbert Campman avait lâché un programme muni d’un instinct destructeur sur le monde, ainsi qu’un malade sur le monde virtuel.
Et c’était donc de sa faute si, maintenant, les plateaux du territoire Désert étaient à la verticale.
Je ne plaisante pas.
Ils étaient réellement à la verticale, la vrille grimpait jusqu’au premier d’entre eux. Ils n’étaient pas si éloignés les uns des autres et probablement avaient-ils été découpés pour être plus petits, mais ça restait des plateaux à la verticale. Quelques cailloux étaient restés accrochés sur les bords, on notait par exemple les grandes plaques de pierre qui formaient un petit labyrinthe à côté d’une tour. La tour avait disparu et les plaques de pierre étaient dispersées sur plusieurs plateaux, mais elles étaient là.
-J’sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que je vais devoir monter…génial.
Se plaignit William (il savait décidément rien faire d’autre). Puis il agrippa un des gros câbles qui constituaient la vrille et commença à grimper avec prudence. Oui, la prudence s’imposait, car une chute du mauvais côté l’expédierait dans la mer numérique, et il y tenait assez peu. Heureusement pour lui, il se débrouillait bien en escalade, et les câbles plus petits, qui servaient de prises, ne manquaient pas trop, ainsi que les croisements entre les gros, qui avaient la même utilité.
Et puis il se retrouva coincé. Oh, certes, il y avait un petit câble un peu plus haut, mais hors de portée, même en prenant le risque de sauter pour l’atteindre.
-Ah non, ça c’est trop bête !
Ragea-t-il. Et bien entendu, comme il était assez suicidaire pour oser le faire, il fléchit les genoux et se prépara à sauter. Concentré au maximum, il semblait attendre un truc. Peut-être qu’il était en train de se dire « Non, fais pas ça, tu vas tomber dans la Mer Numérique ! ». Quelques petites étincelles passèrent dans le champ de vision de William (et donc dans le visuel) avant qu’il ne saute. Et il attrapa le câble d’une main. Bon, il devait avoir l’air un peu crétin, suspendu dans le vide par une main, mais il n’aurait jamais dû saisir le fil. Comment il avait fait pour sauter aussi haut ?
La vision de l’étincelle me revint. Ah…peut-être que c’était un autre emploi de ses flammes qu’il produisait en courant ? Logique ! Quand il courait, il se propulsait vers l’avant, et son pouvoir l’aidait à le faire plus loin. Pas de raison que ça ne marche pas aussi pour faire des bonds plus longs que la moyenne.
D’accord, mais là, ça devenait problématique, la prochaine prise était assez lointaine aussi, et il ne pouvait pas sauter, pendu par une main à ce pauvre câble d’alimentation.
Mais William n’avait pas l’air de manquer de ressources. Il matérialisa son épée et la planta dans le câble, tandis que Jérémie faisait une tête du style « Mais qu’est-ce qu’il fiche encore, ce malade ?! ». Prudemment, il posa un pied sur son arme pour tester si elle supportait son poids. Ça avait l’air d’être le cas. Il transféra petit à petit son poids sur le zanbatô fiché dans la vrille, s’arrêtant au moindre signe pouvant indiquer qu’il allait tomber. Il garda une main sur le câble pour pouvoir se rattraper en cas de problème, et se servit de son arme comme une sorte de marche d’escalier, afin de s’accrocher à un croisement des gros fils d’alimentation, sa prochaine prise. Puis, une fois son ascension un peu plus poursuivie, il dématérialisa son épée et continua. Il n’y avait pas loin à continuer, certes, le bord des plaques rocheuses était à portée de main. Il quitta donc la vrille dangereuse et emprunta plutôt les pierres, plus larges et moins traîtresses.
Il y avait des limites au suicide. Et même si William flirtait autant avec ces limites qu’avec Yumi, il savait parfaitement où elles se situaient et faisait toujours attention à ne pas dépasser les bornes…
Il faisait ça avec Yumi aussi, maintenant, d’éviter de dépasser les bornes. Ce qui expliquait qu’il ait plus de chances qu’avant.
Ça me faisait bizarre de comparer Yumi avec les pulsions suicidaires de William, vu qu’elle y était assez opposée, de manière générale. Elle, elle était calme et mesurée. Alors que lui, ben…il était capable de tenter des sauts improbables au-dessus de la mer numérique.
D’ailleurs, en parlant de ça, il arrivait au plus haut que ce plateau-là lui permettait. Alors il jeta un œil au plateau d’en face, qui n’était finalement pas si loin, et qui avait le même type de roches pour grimper sans se prendre la tête.
Comme pour appuyer ma réflexion sur ses envies suicidaires, William jeta un regard à ce qui faisait office de mur, mais qui était le sol du plateau quand ce dernier était normal. Je n’imaginais que trop bien le sourire qui devait s’afficher sur ses lèvres. Et je ne compris que trop tard ce qu’il avait dans le crâne.
Il bondit sur le mur dans une impulsion enflammée, et de là, se propulsa vers le plateau vertical d’en face de la même façon. Crâneur. Et crâmeur, aussi. Se rattrapant au bord d’une des dalles de pierre, il se hissa dessus et s’autorisa une pause de quelques secondes.
Ce faisant, il tourna la tête vers le « mur » (toujours le plateau à la verticale) et remarqua un genre de tâche bizarre. Comme ça coûtait rien, il s’approcha et on put tous voir que c’était plutôt un genre de caillou avec mon signe dessus. Bon ben…c’était la clé.
-ça doit être la clé !
Jérémie, tu sais faire autre chose que répéter mes pensées ? Parce que sinon ça va être lourd…
William appuya donc dessus, comme toute personne logique aurait fait. Oui, heureusement, il avait quand même un semblant de logique, même en étant un imbécile casse-cou et paranoïaque.
« Clé GENESIS 2 enclenchée »

-Yumi-
Elle aussi, au même moment que ses quatre partenaires, avait fini d’entrer les lignes de codes dictés par Jérémie. Elle attendit donc patiemment que l’interface veuille réagir. Pour l’instant, tout était calme dans la tour du Passage du territoire forêt. Il fallait juste espérer que ça dure, mais bien entendu, c’était impossible. La clé ne pousserait pas comme une fleur sur le sol, ce serait beaucoup trop beau.
A quoi pensait-elle, en fixant cet écran numérique ? Son frère, mis hors course et en sûreté par la même occasion ? Son cher Ulrich, venu implorer le pardon de tous précédemment ? Ou peut-être même à William, qui, je le devinais fort bien, ne la laissait plus si indifférente qu’auparavant. Ulrich le savait-il ? Et s’il ne le savait pas, comment réagirait-il en apprenant que son rival était plus proche du but que jamais ? Toujours des questions. On pouvait faire un calcul de probabilité pour avoir les meilleures chances de deviner ce qu’il y avait dans la tête de Yumi, mais ç’aurait été gaspiller de la ressource pour un truc peu intéressant. Donc de l’inutilité. Et je déteste ça.
Le tremblement similaire aux autres secoua la tour. Yumi, sur ses gardes, regardait autour d’elle au cas où quelque chose entre dans la tour. Mais rien ne se produisit. Comme elle faisait partie des personnes les plus responsables de l’équipe, elle attendit que les choses se calment pour sortir.
Une fois le séisme virtuel passé, elle s’extirpa de l’édifice pour découvrir à son tour les modifications apportées au territoire.
La Forêt était une sorte de labyrinthe, en temps normal, avec plein de sentiers qui partaient un peu dans tous les sens. Et pourtant, là, il ne restait qu’un seul chemin qui serpentait à travers les arbres vers un plateau plus large, circulaire. La jeune fille prit le temps de vérifier que rien ne la guettait sur sa plateforme, puis s’élança sur la seule voie possible.
La traversée ne prit que quelques instants et se déroula sans encombre. C’était trop simple, mais les choses allaient à coup presque sûr se gâter. Yumi s’avança encore vers le bout du plateau rond qui semblait être un cul de sac, et une interface comme dans les tours apparut devant elle. Interloquée, la japonaise regarda l’écran bleu sur lequel s’afficha un message
« Bienvenue, qui que vous soyez, dans l’épreuve de la clé GENESIS 1. Vous êtes ici pour trouver l’accès au code source de ce monde, mais il vous faudra affronter un certain nombre d’adversaires pour l’obtenir. Vous pourrez choisir entre plusieurs chemins à chaque fois. A la fin de chaque affrontement, il y aura une nouvelle fourchette de choix, et vous pourrez avancer. La clé se trouve tout au bout.
Bonne chance »
-Génial, j’ai carrément droit au message d’accueil !
Soupira Yumi, qui commençait visiblement à râler autant que William. Si elle pouvait se la fermer, je serais bien contente. Mais c’était toujours dur, des trucs comme ça. Au moins, Franz Hopper avait eu un peu d’imagination : il avait inventé une sorte d’arène. Ça changeait des parcours d’aventure des autres. Quoique c’était aussi assez malsain, on se croirait dans des arènes de gladiateurs façon Rome antique.
Franz Hopper avait dû être traumatisé par un jeu là-dessus.
Trois chemins se dessinèrent alors là où il n’y avait que le bord. Visiblement, Yumi devait en choisir un. Elle s’arrêta et réfléchit un peu, avant de prendre le sentier à gauche. Aussitôt que son pied fut posé dessus, les autres se volatilisèrent.
Elle avança donc sur l’étroite piste forestière et parvint au premier plateau. Aussitôt qu’elle y posa le pied, le chemin derrière elle s’effaça, la laissant bloquée dans la zone.
Cette zone, ou plutôt cette première arène, était constituée en majeure partie de troncs d’arbres creux qui formaient un réseau de galeries dans le sol. Des trous permettaient à une petite créature de s’en extirper pour pouvoir lancer une attaque éclair. Ou plutôt à quatre petites créatures. Voire même, à quatre Kankrelats des ombres…
Car c’étaient bien eux qu’elle allait devoir affronter.
Le premier bondit d’un trou comme un éclair, décochant un laser qui manqua Yumi de peu. Elle sursauta et riposta immédiatement avec un de ses éventails, en vain : la créature s’était déjà éclipsée, et une autre prenait la relève depuis un autre trou.
Récupérant ses armes, la japonaise commença à parer les diverses attaques perfides et traîtresses des Kankrelats avec. C’était dur de surveiller chaque trou, mais un laser violet aurait signifié game over, et une sorte d’adrénaline virtuelle permettait à Yumi de tenir le coup contre les créatures. Après une esquive façon roue qui fit tournoyer la caméra à en rendre ses boyaux, elle surprit un des monstres en lui expédiant un éventail par derrière. Malheureusement, il se brouilla, l’arme lui passa à travers, et il repartit dans son trou.
Après quelques jurons en japonais, la situation revint à son point de départ. L’esquive spéciale des ombres de Wolfy leur donnait un joker à sortir en cas de dévirtualisation probable, mais ce n’était pas illimité. Il était plus que probable que chaque monstre n’en ai qu’une à sortir.
Yumi, en tout cas, peinait un peu. Elle ne pouvait pas user de télékinésie sur ses éventails, faute d’abri. Et oui, ces épreuves auraient au moins l’avantage de l’empêcher de devenir une assistée. Elle devait se rappeler qu’il y avait eu un temps avant où personne n’allait se dresser héroïquement entre les monstres et elle ! Cette fois, William et son épée n’étaient pas là pour la tirer d’affaire au péril de leur enveloppe virtuelle. Ça valait mieux pour son autonomie qu’elle batte ces Kankrelats sans bouclier humain.
La jeune fille se positionna derrière un tronc et ne laissa pas le temps au Kankrelat qui surgit d’une des fentes de réagir : elle le détruisit instantanément avec ses éventails.
A partir de là, elle eut l’air de reprendre de l’assurance et redoubla les assauts. Les bestioles virtuelles esquivaient, s’abritaient ou étaient traversées par les coups, mais Yumi finissait toujours par en détruire une.
Et puis Yumi eut l’idée de détruire les troncs. Tels deux rasoirs, les armes tranchèrent dans le bois, bien qu’il eut fallu plusieurs essais pour chaque structure. Une fois les monstres à découvert, ils n’eurent pas d’autres solutions que de mourir, privés de leurs cachettes.
Alors que la jeune fille récupérait un éventail fiché dans le sol, les sentiers réaparurent. Le premier pointait tout droit, le second y était perpendiculaire, pleinement orienté vers la droite, et le troisième était un peu entre les deux. Après quelques secondes de réflexion, Yumi s’engagea sur la voie qui partait droit devant.

Le plateau suivant ressemblait plus à un pipe de snowboard, mais à l’horizontale, entièrement en pierre. Et semblait indiquer que le prochain monstre aurait de quoi rouler efficacement.
Comme pour confirmer ce pressentiment général (ou que je soupçonnais général, ils étaient peut-être trop cons pour imaginer ça), un Mégatank bondit d’on ne savait trop où et s’engagea dans les interminables roulis de l’arène en forme de moitié de tube. Et Yumi savait sans doute que se prendre la boule noire dans la figure équivalait à un game over bien mérité. Et si elle ne le savait pas, elle n’était clairement pas très maligne.
En tout cas, Wolfy le savait, et entreprit de l’écraser avec la boule géante. Elle se jeta en avant pour éviter l’assaut et commença à esquiver toutes les charges du Mégatank qui tentait en vain de lui rouler dessus. Il finit par en avoir assez et continua son mouvement en accentuant les « ollies » qui exécutait. Je n’aurais jamais pensé voir un jour une de mes créations se livrer à une activité sportive.
J’avais le sport en horreur. J’étais pourtant certaine de les avoir mieux éduqués que ça, mes Mégatanks ! Enfin, qu’ils puissent pratiquer un sport, même contrôlés par une entité maléfique…euh…une autre entité que moi, disons. C’était une aberration. J’aurais dû être plus vigilante et placer en eux un programme interdisant tout ce qui pourrait se rapporter à du sport. Enfin, le programme ne couvrirait pas les poursuites d’un Lyokoguerrier ou d’un gêneur, donc on pourrait tout de même les faire courir…raaah, problème insoluble !
Une fois ses bonds de pétanque ailée assez conséquents, le Mégatank commença à tirer en plein saut. Il visait mal, vu toutes les rotations qu’il faisait, mais les ondes bleues restaient meurtrières. Et encore. Il ne tirait qu’après avoir exécuté son demi-tour aérien, on avait le temps de le voir venir, se refermait pour rouler jusqu’au saut suivant, et ainsi de suite.
Toutefois, il aurait mieux fait de conserver la technique de l’écrasement qui ne présentait aucun risque. Yumi finit par en avoir assez d’être prise pour un pigeon (alors qu’elle était censée être un corbeau) sur lequel on pouvait tirer, et commença à riposter avec ses éventails. L’esquive fantomatique du Mégatank et ses roulis perpétuels le sauvèrent un temps, mais ce temps ne fut pas long.
Un dernier sentier apparut, avec comme une promesse de fin du calvaire. Yumi s’y engagea à toute allure, pressée d’en terminer avec ces arènes.

La dernière arène était un dôme. Un gigantesque dôme de bois virtuel, avec quelques fentes pour laisser passer la lumière. Un panneau de bois tomba derrière Yumi, une fois entrée dans le lieu de l’affrontement, comme pour lui signifier qu’elle ne repartirait pas en arrière.
La seule chose présente, pourtant, était une petite plante, qui ressemblait à un oignon avec des pattes, qui s’agitait un peu dans le milieu de la pièce. Perplexe, Yumi observa le bulbe qui plongea tout d’un coup dans le sol. Un gigantesque tremblement secoua toute l’installation. Jérémie prévint
-Je détecte une forte croissance !
Et une gueule béante, toute végétale, s’ouvrit dans le milieu de la pièce. Des lianes qui tenaient plus des tentacules poussèrent, sorties d’on ne savait où, et la créature s’extirpa du sol. C’était une sorte de quadrupède avec une tête ronde garnie de dents mais dépourvue d’yeux ou d’oreilles, un dos fait de bois, et des tâches triangulaires colorées rouges et jaune sur son corps vert d’eau. Les lianes s’avérèrent reliées à une sorte de fleur qui poussait sur son dos, avant de brusquement s’en décrocher pour pendre devant le front de la bête, suspendue à une tige longue et solide.
Jérémie regarda la carte de ce boss inhabituel et marmonna
-C’est quoi ce truc…pourquoi il s’appelle Zoé ?! C’est n’importe quoi…il ressemble à un pokémon…en plus moche…bon, il a l’air bien costaud, mais…c’est Franz Hopper qui a inventé ça ? ça craint…
La Lyokoguerrière n’eut pas le temps de réagir, le monstre plongea littéralement dans le dôme de bois, se fondant dans la paroi et devenant totalement invisible grâce à son camouflage. Elle poussa une sorte de glapissement de surprise
-Mais où il est ?!
Yumi fut éjectée sur le côté par un coup violent dans le flanc, donné par ce qui semblait être un poing sur ressort, mais s’avéra être la fleur de Zoé au bout de sa liane.
-Moins vingt points de vie.
Annonça simplement Jérémie, à titre informatif. Visiblement, la plante hargneuse n’aimait pas être dérangée. Peut-être faisait-elle la sieste…peut-être bronzait-elle dans ce dôme obscur…qui pouvait savoir ? Peut-être soignait-elle une dépression, ou un complexe d’infériorité, ou un chagrin d’amour parce que sa copine lui avait piqué son copain…
Bah oui, rien n’empêchait que ce soit une plante adolescente !
Le poing diabolique et végétal revint, mais se vit cette fois évité de peu. Malheureusement pour Yumi, il évita à son tour l’éventail qui avait tenté de le déconnecter de sa liane. Zoé continua donc à se balader dans le dôme, invisible, avant de lancer une attaque fulgurante. La japonaise se démena pour tenter de trancher cette plaie, mais en vain, à nouveau.
Mais elle eut l’air d’avoir une petite idée en voyant un éventail se planter dans le dôme après avoir été dévié.
Elle n’attaqua plus la fleur meurtrière, se contentant d’esquiver ses attaques, attendant visiblement quelque chose. C’est quand elle vit le poing se planter dans le sol qu’elle passa à l’attaque de façon fulgurante, le coupant net d’un tir précis. Un monstrueux geignement se fit entendre et Zoé bondit hors du mur, les crocs découverts, décidée à en finir. Mais elle était lente et massive. La jeune fille ramena donc ses éventails à elle par télékinésie et resta à distance respectable du monstre pour pouvoir trouver comment le battre.
La plante titanesque fit jaillir de nouvelles lianes se ses flancs et se secoua brusquement, comme si elle s’ébrouait. Les armes toutes neuves (recouvertes d’épines d’une couleur violacée inquiétante) fouettèrent toute la pièce, forçant Yumi à se jeter à terre pour ne pas être terrassée par l’une d’elle.
Je réfléchis. Le principe d’un monstre, quel qu’il soit, était qu’il avait toujours un point faible. La marque. Les miens et ceux de Wolfy (dérivés des miens, certes). Il n’y avait pas de raison pour que la création de Franz Hopper se dérobe à cette règle. J’observai donc la créature pour tenter de trouver son point faible.
Il me sembla voir un truc quand le monstre ouvrit la bouche. Plus attentivement, il me semblait que le point à atteindre était bien au fond…super simple, avec des éventails ! Il aurait fallu des flèches laser, pour faire simple.
-Dans sa gueule, Yumi !
Oui, je m’étais permis de lui donner une petite indication, sans ça, elle ne s’en serait pas sortie. Jérémie me regarda bizarrement
-Depuis quand tu parles comme ça, toi ?
Hein ? Oh mais quel…
-Jérémie, ce monstre a la marque dans la gueule ! Dedans !
Il mit deux secondes à comprendre. Mais quel gros nul. Même Yumi fut plus futée que lui et lorsque la créature rouvrit la bouche, deux éventails télécommandés fusèrent et lui réglèrent son compte.
« Clé GENESIS 1 enclenchée »

-Aelita-
Elle sortit de la tour après avoir exécuté d’elle-même les codes, sans se soucier de la dictée de Jérémie. C’était instinctif. Et j’avais vérifié au fur et à mesure, sur le visuel, tous ses codes étaient justes. Bon, un peu logique, c’était son père qui avait créé Lyoko et le système de sécurité dont même moi j’ignorais les détails.
Je ne savais pas si Aelita avait besoin des indications de Jérémie pour savoir où chercher. Probablement pas, et de toute façon, Jérémie n’avait pas les informations pour savoir où était la clé GENESIS. Autant la laisser faire à l’instinct.
Activant ses ailes, elle s’élança donc dans le territoire réaménagé pour l’occasion, regardant chaque mur et chaque plafond tout en traversant les pièces en trombe. A cette vitesse, le tour des plus grosses salles fut vite fait, sans qu’elle ne découvre la moindre trace de clé. Un peu agacée, elle refit un tour, cherchant cette fois les passages vers d’autres salles, qui étaient forcés d’exister.
C’est ainsi qu’elle tomba sur une fente dans le plafond
-Original…il n’y avait qu’en volant qu’on pouvait venir là !
Elle s’élança donc en plein dans le trou…pour se cogner violemment la tête un peu plus haut. Ce n’était visiblement pas un puis vertical. Portant la main à son crâne, elle secoua la tête pour se débarrasser des rares effets secondaires dus au choc, avant de monter beaucoup plus prudemment. Et oui, il ne fallait pas foncer comme un bourrin (ou un Ulrich) sans réfléchir un minimum !
C’est donc ainsi qu’elle se hissa doucement dans les quelques dizaines de centimètres avant le haut du puis. Elle agrippa le bord d’un petit tunnel juste assez haut pour qu’on puisse y ramper ou y aller à quatre pattes, et s’y engagea après avoir fait disparaître ses ailes pour prendre moins de place et pouvoir entrer. Il faisait très noir. On voyait à peine les mains de la jeune fille qui évoluait en position quadrupède ou à plat ventre, suivant la hauteur du plafond. C’était courageux de sa part, elle n’avait pas peur de ce qui pouvait lui arriver.
Une douce lueur rosée se diffusa dans le tunnel. Elle venait de créer un champ de force pour s’éclairer, et continua donc, moins facilement qu’auparavant à cause de la boule encombrante, mais au moins, on voyait où on allait.

Il fallut quelques temps avant d’émerger du conduit. Aelita nota alors la sortie vers l’interface et s’y dirigea, pensant trouver des informations sur l’emplacement de la clé. C’est en avançant un peu à l’extérieur qu’elle se figea. Peut-être était-elle en proie à d’atroces souvenirs insupportables pour sa petite tête rose…des souvenirs liés à Franz Hopper, peut-être ?
La petite fille (car à cet instant précis, elle n’était que la gamine de quatre ou cinq ans, virtualisée par son père dans un monde inconnu) tomba à genoux et sanglota comme une chose informe, par terre.
-Papa…
Je lâchai un énorme soupir. Il allait falloir qu’elle arrête de faire la chochotte. Franz Hopper était mort et ente…ah ben non, pas enterré. Jérémie fit des manœuvres maladroites pour tenter de la secouer en douceur (oxymore qui exprime l’impossibilité de la chose), en vain. Elle restait prostrée. Il allait donc falloir procéder par la manière violente.
-Aelita ? Maintenant, tu vas arrêter de chialer. Tout de suite.
Le choc l’a au moins fait arrêter, même si elle ne se levait pas le moins du monde. Je continuai mon discours destructeur.
-A quoi ça sert de chialer sur ce vieux hibou ? Franchement, j’ai l’impression de te revoir au moment où il a clapoté. T’es une lopette. C’est comme ça que tu prévois de sauver le monde ? Il est mort, on te dit. Ça a mis le temps, mais j’ai réussi à le descendre. De toute façon, il y a pas si longtemps, tu savais même pas qu’il existait. Non mais tu te rends compte ! Tu chiales sur la mort d’un vieux malade qui avait des idées douteuses ?! Un psychopathe capable d’inventer un ascenseur qui fait vomir ! Alors maintenant, stop. Tu veux sauver l’unique création restante de ton cher vieux sénile de paternel ? Bien, tu arrêtes de pleurer comme une madeleine et tu trouves cette putain de clé.
Encore plus choquée qu’avant, Aelita se releva, bon point, mais mauvais point, elle ne partit pas à la recherche de la clé
-De quel droit est-ce que tu l’insultes comme ça ! C’est mon père, et aussi le tien, d’une certaine façon ! Tu ne peux pas critiquer son œuvre ni ce qu’il était ! Il t’a donné le jour, et comment tu le remercie ? En le tuant ! Tu n’as donc pas de cœur ?!
Je fis mine de réfléchir avant de répondre, un grand sourire aux lèvres
-C’est toujours mieux que ne pas avoir de cervelle…bon, et cette clé, alors ? Tu traînes…
J’eu droit à bon nombre de regards noirs de Jérémie, parce que si on avait pu sur Lyoko, Aelita aurait pleuré comme une fontaine de madeleines. Et ses amis n’appréciaient pas trop que je la malmène comme ça, mais après tout, on s’en foutait, non ? L’important, c’était sa mission, fallait pas qu’elle l’oublie.
Pleurer, c’est un signe de faiblesse. La tristesse nous rend vulnérable, et elle peut mener à d’autres émotions assez mauvaises comme la pitié (pouark, quelle horreur !) ou la colère, et la colère est synonyme d’emportement et donc de mauvaises décisions…mh. Sauf sur un programme parfait, hein. Simple précision. Pas d’amalgames.
Et donc, la madeleine rose (j’ose même pas imaginer) décida d’aller explorer le cœur, en espérant y dénicher une quelconque clé ou…
Damned.
Une Manta se dirigeait vers la salle du cœur de Lyoko. Pas une Manta noire, non, non, les créatures de Wolfy n’étaient présentes « de base » que dans les 4 territoires de surface, déjà corrompus. Non, celle-là…avait un halo blanchâtre autour d’elle. Une douce lueur bénéfique.
C’était pas possible ! Je l’avais tué, fusillé, détruit, démoli, atomisé !
Du calme. Rester calme et concentrée. Pas comme Jérémie qui était bouche bée devant son écran, incapable de cogiter deux secondes. Rester pragmatique. Si Franz Hopper était mort, comment une de ses Mantas pouvait-elle se trouver dans le 5ème Territoire ? Il me fallait trouver une justification logique à ce phénomène, et vite.
Comment l’influence de mon cher créateur pouvait-elle s’exercer alors qu’il était mort ? Il aurait fallu un motif spécial pour que les monstres restent sous son contrôle. Par exemple, que les paramètres de la zone soient modifiés, pour que les monstres soient les siens par défaut…oui ! c’était tout à fait ça !
La zone était réorganisée avec la clé GENESIS dedans. J’ignorais l’existence de ce système, je ne pouvais donc pas agir dessus et sur ses paramètres. Ce qui expliquait que mes monstres ne soient pas mis par défaut. A la place, on avait ceux de Franz Hopper. Ça se tenait parfaitement.
Mais tout le monde n’était pas capable de raisonner ainsi…
-Papa !
Aelita avait crié après la Manta, remplie d’un sursaut d’espoir. Il était vivant, il allait venir l’aider à trouver la clé, on pourrait le rematérialiser…
Tant de naïveté me rendait malade. Après ma superbe analyse de la situation, Franz Hopper s’avérait bel et bien mort. Pas la peine de lui donner de faux espoirs. D’ailleurs, la Manta se chargea de rectifier les doutes en tirant sur la gamine. Son père, tout malade mental qu’il soit, n’aurait jamais fait une chose pareille. Ou alors, il virait totalement cinglé. Mais vraiment. Pire que maintenant.
Elle évita le laser, encore sous le choc. Voilà ce qu’on gagnait à trop espérer : des souffrances totalement inutiles. Jérémie eu beau s’égosiller « défends-toi ! » elle en fut incapable et s’enfuit vers la salle du cœur, totalement dévastée (Aelita, pas la salle du cœur)
Elle monta vers le haut pour échapper aux tirs de sa poursuivante, sans pouvoir se résoudre à lui tirer dessus. Comme si les tuer signifiait dire adieu à ce qui pouvait rester de son père. C’était stupide. J’avais déjà dit que Franz n’aurait jamais tiré sur sa fille.
Elle vola jusqu’au plafond, jusqu’à ne plus avoir d’échappatoire. Elle secoua la tête en gémissant des trucs incompréhensibles, comme « je ne veux pas », je crois. Elle tendit la main derrière elle, comme pour chercher un chemin pour s’enfuir, quelque chose. C’est ainsi qu’elle alluma la clé.
« Clé GENESIS 0 enclenchée »
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"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Dernière édition par Ikorih le Mar 01 Aoû 2017 14:58; édité 1 fois
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Mer 20 Mar 2013 20:41   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 14 Sep 2008
Messages: 1320
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
Plutot balèze les épreuves, à croire que les commentaires de XANA sont un peu dans le vrai.

La plante me fait un peu penser a un boss de metroid, même style d'épreuve ou a la fin tu dois activer une sorte de clé.

Sinon Aelita toujours aussi niaise quand on parle de sa famille (un point commun avec toute les fics), Elle devrait apprendre de ses leçons.



Vivement la suite

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Floramagic MessagePosté le: Mer 20 Mar 2013 22:33   Sujet du message: Répondre en citant  
[Magazine]


Inscrit le: 31 Oct 2012
Messages: 66
Bon bon.
Je suis à la bourre, pour changer ! Donc je commenterai juste le chapitre 17, et, demain -Juré.- le 18. -Rappelle le moi, hm.- Rien de très changeant, tu connais la chanson. Donc...
Heum, pour changer, j'ai aimé. Un jour, j'essaierai de détester. Là, j'ai pas le temps ahah.
Le début, pas mal... William qui casse tout côté réconciliations... Trop bien. **
Ensuite... J'ai personnellement adoré voir Xana galérer. Ça fait plaisir un peu, mwhahaha.

Bref, j'ai bien aimé. Et donc, je lierai la suite demain...

Un dernier mot.
Niania.
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Ikorih MessagePosté le: Mer 20 Mar 2013 22:40   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1498
Localisation: Sûrement quelque part.
Tiens, tout de même, il aura fallu te botter ton popotin fantômatique virtuel pour que tu daignes te montrer Surprised Je récidiverai pour le 18 Razz
Si tu veux, je fais un hors série montrant un exploit d'Ulrich et un fail de William, tu détesteras, moi aussi et tout le monde sera (pas) content!

Edit d'Icer : Ouais mais tu vas éviter de faire ça hein ?

Oui, je n'allais pas laisser Ulrich s'en tirer, et oui, Xana et son cerveau ne sont pas les meilleurs, pour une fis Mr. Green

Tu lieras ma suite? oO mais ne l'attache pas, la pauvre! Déjà que tu imites le Nyan Cat pour tenter de me faire faire une crise d'hystérie furieuse devant les lecteurs pour faire baisser mon audimat....

Et un petit mot pour Odd Della Robbia aussi! Oui les épreuves sont balèzes, mais l'enjeu en vaut un peu la peine, non? Quant à Metroid, mh, comment dire...J'y ai jamais joué \o/
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Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
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Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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