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[One-shot] Xana attaque à fond !

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 Auteur Message
La Cave MessagePosté le: Mar 14 Avr 2015 15:43   Sujet du message: [One-shot] Xana attaque à fond ! Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 14 Avr 2015
Messages: 3
Localisation: Sussex, Belgique

Salutations, chers amis.

Aujourd'hui, nous vous proposons de goûter à un de nos grands crus. Un jus de fruit pressé avec amour, dont vous risquez de vous souvenir. Et nous en sommes par avance désolés !


Spoiler



Note d'Anneauthier : Tu es nouveau sur le forum à ce que je vois et je te souhaite la bienvenue Wink

Tu n'as pas pris le temps de te présenter ce qui est regrettable pour toi ! C'est bien mieux de se présenter par rapport aux autres, tu te feras d'ailleurs sûrement plus d'amis dans la communauté LyokoFan avec une belle présentation de toi Wink
Va sans plus attendre te présenter dans le sujet de présentation des nouveaux membres (clique ici pour y accéder), Merci !

Bonne journée sur le Forum ! Wink

_________________
« Eh, Jérémie, ton plumard et toi, vous faites lit à part ? »
Ulrich, épisode 69.


Dernière édition par La Cave le Mar 14 Avr 2015 16:05; édité 1 fois
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La Cave MessagePosté le: Mar 14 Avr 2015 15:45   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 14 Avr 2015
Messages: 3
Localisation: Sussex, Belgique
Seconde partie.

Spoiler

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Ulrich, épisode 69.
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Pilorde MessagePosté le: Mar 14 Avr 2015 20:05   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 06 Jan 2013
Messages: 80
Localisation: Perdu dans le néant
Je n'ai qu'une chose à dire.

Spoiler

_________________
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Code Alpha : Partie 1 Partie 2 Partie 3 (Un jour, peut-être...)
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Mer 15 Avr 2015 01:06   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 14 Sep 2008
Messages: 1320
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
vraiment hot cette fic.
elle devrait plutot se trouver sur fanfiction.net
Spoiler

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JCVgamer MessagePosté le: Mer 15 Avr 2015 19:18   Sujet du message: Commentaire Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 29 Aoû 2012
Messages: 167
Localisation: Dans le labyrinthe de mon âme
Bon, alors voici un texte plus que difficile a commenter. Notre très cher Silius, ayant du mal à se décider si il honorerait ce texte de sa présence, je vais donc avoir l'honneur (ou le plaisir a vous de voir ^^), de mettre le premier vrai commentaire détaillé (car bon les deux premiers, ben bon vous avez compris).

Bien, entrons donc au plus profond des ténèbres de cet OS (oui il y aura sûrement des sous-entendus dans mes phrases ^^).

Premier point : Longueur du texte.

Alors OS en deux partie, le seul OS que j'avais lu été celui de Draynes et au niveau longueur il m'avait paru suffisant. Donc celui-la étant plus long, il est évident que la longueur est convenable.

Deuxième point : Analyse du texte paragraphe par paragraphe.

Bon, eh bien c'est parti pour la torture de l'esprit (et d'autre chose mais on ne dira pas quoi ^^).

Déjà avant de commencer, je trouve que le titre "XANA attaque à fond" représente bien ce qu'il se passe dans le texte. (Car effectivement ce sera bien à fond ^^).

1ère partie, 1er paragraphe (je considère comme limite les étoiles).

Citation:
Par étonnant


Petite faute de frappe = "Pas étonnant"

Citation:
elle est tellement prude ! sûr, elle et toi,


Une majuscule au "s" de "sûr"

Citation:
Ulrich ne savait jamais trop comment prendre Odd quand il était comme ça.


Ah donc on sait que Odd se fait prendre par Ulrich des fois ^^. Non je sors.

2ème paragraphe :

Citation:
il ne se sentait curieusement pas capable, là tout de suite, d’affronter la vision de la demoiselle avec… Avec trop peu de tissus, et non il ne l’imaginerait pas…


Aie aie, je pensais que j'allais terminer ce paragraphe sans dire quoique ce soit mais il semblerait que non.
En effet, le texte nous place dans un cadre temporelle post-saison 3 et pendant la saison 4 comme en témoigne cette phrase :
Citation:
Il fallait boucler ce sous-marin au plus vite.


Or, Jérémy a déjà vu Aelita en maillot de bain, dans l'épisode 46 de la série (Empreintes), c'est même lui qui la sauve de la noyade.
Donc malheureusement, le fait que Jérémy ne puisse pas affronté la vision d'Aelita en maillot n'est pas vraiment cohérent.

3ème paragraphe :

Citation:
il n'y avait aucune sensation qu'Aelita avait jamais trouvée plus étonnante


La présence de l'auxiliaire avoir me fait douté sur l'accord du verbe "trouver" (=trouvé). Sincèrement je doute car il y a la présence du mot "sensation".
De plus la phrase ne sonnerait-elle pas mieux avec la négation pour l'auxiliaire avoir ? = "qu'Aelita n'avait jamais..."

Citation:
sentir la tiédeur et la pression du fluide sur sa peau


On parle de quel fluide ? ^^

Citation:
- Kyaaaaah !!! s'écria Yumi en se retournant brusquement.

Il y eut une demi-seconde de silence gêné. Le temps que l'image imprimée sur la rétine de Yumi fasse son chemin jusqu'au cortex préfrontal.

.tnemeuqsurb tnanruoter es ne imuY aircé's !!! haaaaayK -


Heu la première et la dernière réplique sont identique (mais écrit à l'envers pour la deuxième), c'est fait exprès ?

Citation:
Avant une heure, les draps du lit de l'infirmerie étaient trempés du sommeil agité d'Aelita…


Vous êtes sûr que c'est a cause du sommeil ? Pardon je ressors.

4ème paragraphe :

Rien de rien sur ce paragraphe, je n'ai rien vu donc félicitations a l'auteur qui l'a rédigé.

5ème paragraphe :

Citation:
appuyant fortement son le poignet.


C'est pas plutôt le "sur la poignée" ? Ou "sur son poignet" ?


Bon, j'en ai fini avec la partie 1. Maintenant que les préliminaires ont été effectué il est en temps de pénétrer plus en profondeur dans le récit ^^(j'avais prévenu pour les sous-entendus).


2ème partie, 1er paragraphe :

Citation:
Ça grossissait. Ça durcissait.


Euh, j'espère qu'on parle pas de ce que j'ai pu pensé x)

Citation:
La masse de ses pensées, oubliées au profit d’un travail plus sérieux, était réprimée mais bien présente.


"La masse de ses pensées" est le sujet donc normalement c'est " étaient réprimées mais bien présentes".

Citation:
En cette matinée de 30 Avril 2015


Incohérence de temps même si je suppose que c'est fait exprès.

Citation:
Tout était bleu, blanc, jaune - l’usine luisante sous ces coulées vives coulées.


Bon le mot "coulées" est répété une fois de trop, je pense qu'il faudrait enlevé le deuxième.

2ème, 3ème, et 4ème paragraphe :

Au vue de la longueur de ceux-ci, soit c'est parce que je fatigue soit je sais pas mais je n'ai absolument rien repéré.
Donc félicitations.

Dernier point : Avis général et personnel sur le texte.

Alors tout ceci va être compliqué. Qu'en ai-je pensé ? Il va falloir modérer mes propos car sinon je vais me faire insulter d'obsédé ^^.

Non plus sérieusement, le texte a été très bien écrit, on a un lemon qui sur une échelle de 1 a 10 au niveau du hard peut monter facilement a 9.
L'attaque de X.A.N.A. est cohérente, et au final se retrouve fatale pour nos héros.

Euh sur la précision de la description ben difficile de faire mieux.
La qualité est présente (normal quand on sait qui a écrit ^^)

Et vraiment que dire de plus a part que j'ai bien aimé.

Bon voilà pour ce commentaire qui m'aura épuiser mentalement et physiquement (pas dans le sens que vous pourriez pensé hein ^^ ).

Mais je peux maintenant dire : Je suis venu, J'ai lu, J'ai vaincu.

En plus Silius je vous ai réduit le travail donc plus d'excuse Wink

Bien sur ce je vous souhaite une bonne soirée....

*Le jeune homme s'effondra sur son ordinateur, se demandant si ce texte n'a pas été créer par XANA afin de le rendre vulnérable. Oui mais...wait, vulnérable a quoi ? *
_________________
S'il existe différents maîtres contrôlant chacun un élément, je m'exerce à devenir le maître de la lumière.

Une nouvelle attaque lancée contre ces enquiquineurs, enfin une parodie d’attaque, car après celle-ci je lance l’attaque fantôme, un projet que prépare déjà depuis quelques temps et qui les mèneras tout droit à leur perte. One-Shot à paraître

https://lh3.googleusercontent.com/-07EHZzPU0Ko/Vgzy9hJt4qI/AAAAAAAAH10/3EekCXHPMjg/s600-Ic42/moviewatchSeptember2015.png

http://imageshack.us/a/img163/1125/ksmc.pnghttp://imageshack.us/a/img9/7127/sd8u.png
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a8s MessagePosté le: Jeu 16 Avr 2015 16:15   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 02 Jan 2013
Messages: 84
Il est rare que je laisse un commentaire, mais pour une fois je le fais.
Pas de méprise, ce n'est parce que j'aime ce genre de texte, c'est même plutôt le contraire en général. Mais, comme je n'aime pas juger un livre à sa couverture, j'ai quand même lu ce texte.
Si vous trouvez que mon commentaire a une quelconque structure logique, c'est que vous êtes bizarre.
EDIT : Bah en fait si, je crois qu'il y a une certaine progression linaire. Je me surprends moi-même.

Mon premier avis après lecture fut "Original. Mais particulier.". Je vais essayer de développer un peu plus ma réaction, avec peut-être quelques changements par rapport à ce premier sentiment. Ce que j'agrémenterai également de commentaires envers le commentaire précédent.

Déjà, j'ai trouvé le début très cohérent avec la série, à tel point que j'en ai oublié l'avertissement signalé au début du texte.
Enfin ça c'est plutôt parce que j'aime bien faire plusieurs choses en même temps, d'où le fait que j'ai eu le temps d'oublier l'avant-propos.
Du coup j'ai été surprise quand cet avertissement a pris tout son sens. xD

Par contre, je dirais juste à mon VDD que je ne suis pas du même avis que lui sur le fait que Jérémie ait déjà vu Aelita en maillot de bain. Certes, ce n'est pas faux, seulement ici, selon moi, on ne parle pas du fait qu'il l'ait déjà vu mais plutôt du fait, dans l'état psychologique dans lequel Jérémie se trouve (cf. Premier post, première partie*, dernier paragraphe), qu'il ne peut décemment pas voir Aelita dans une tenue si peu couverte. Je ne pense pas qu'expliciter ce qu'est sous-entendu ici soit une idée judicieuse par rapport à la progression crescendo dans laquelle ce texte a été écrit.
[* Je considère une partie comme étant délimitée par les séparations étoilées.]

J'ai trouvé la scène de la piscine (enfin des vestiaires) assez marrante et en même temps possiblement cohérente. Après tout on ne peut pas vraiment savoir si la matérialisation a été un succès total ou non. Ce n'est pas une série jeunesse pour rien. Ce genre de détail n'y serait jamais révélé.
En revanche, tout comme le commentateur précédent, j'avoue ne pas saisir la raison pour laquelle on trouve une réplique de Yumi écrite deux fois, et encore moins pourquoi la deuxième se trouve écrite à l'envers. J'imagine que c'est volontaire, sinon je n'y vois ni d'intérêt ni de sens à sa présence.
D'autre part, il n'y a pas réellement de séparation entre le moment où les filles quittent la piscine (ce qui n'est pas non plus précisé) et le moment où elles se retrouvent à l'infirmerie. Je ne dis pas que c'est nécessaire, mais une petite transition serait peut-être la bienvenue. Je suis peut-être un cas à part, mais ayant pour habitude de lire tout en faisant d'autres trucs, j'avoue que ce manque de précision m'a légèrement déconcerté sur le coup.
[Ignorez donc ce petit paragraphe dénué de sens. Cf. plus bas.]

JCVgamer a écrit:
Vous êtes sûrs que c'est à cause du sommeil ?

Selon moi, oui c'est à cause du sommeil puisque c'est dit dans le texte. *Fuis*
Non plus sérieusement, je pense que oui puisqu'on ne sait pas à quoi elle rêve (ou cauchemarde), ça colle d'ailleurs plutôt bien avec ton sous-entendu. (a)


Avec la partie suivante du texte, on entre dans le vif du texte. Le côté lémon quoi.
Même si j'avoue ne pas réellement saisir ce qu'est cette partie du texte. [Bah en fait si]
Je veux dire, d'un côté on dirait que c'est dans la continuité des événements, donc la "réalité", et de l'autre on dirait un rêve ou un fantasme. J'ai dû mal à le déterminer dans le cas présent.
À moins que Yumi se soit endormie après s'être couchée. Au quel cas il est possible que ce soit un rêve.
Mais en même temps, au vu des dernières phrases on pourrait croire que c'est d'Ulrich qui parle, au quel cas ce serait en réalité son fantasme.
Et du coup, je ne saisis pas si c'est effectivement un fantasme d'Ulrich, comment ce fait-il que le début de cette partie soit si réaliste du point de vue de Yumi.
Ou alors, à l'instar du passage de la piscine à l'infirmerie, il y a un changement d'endroit de point de vue et de personnage. Ce qui sous-entend que ce manque de précision est volontaire. Ce qui permet du coup des ellipses répétées qui permettent peut-être de ne pas avoir à développer la manière dont l'attaque de XANA est réalisée.
Donc en fait, c'est fait exprès et je dis nawak depuis le début. o/
[Juste, 'sauriez pas une dent contre Yumi ? Comme bon nombre de personnes sur ce forum, remarquez. Non parce qu'avec cette pluie de noms d'oiseaux, hein. xD]

La 5ème partie est assez particulière, je trouve. Bien que ça ne soit pas ce qui s'y passe qui me fait cet effet là. C'est plutôt le fait que William est traité différemment des autres Lyoko-Guerriers selon moi. Je m'explique, l'action des autres personnages se déroule à la même époque [J'ai bien conscience que ce n'est pas possible pour William, vu qu'il est sous le contrôle de XANA à ce moment là] et surtout qu'ils sont ensembles. Je veux dire, on les voit au moins par paire dans toute les parties du texte, avec éventuellement la présence d'un ou plusieurs personnages secondaires de la série, à l'inverse de l'oncle de William. Je ne sais pas si c'est fait exprès ou non, mais je trouve ça particulier.
Remarquez, je dis ça, mais ça parait logique puisqu'il est compliqué de traiter ce personnage autrement au vu de l'époque de l'action. Saison 4, en théorie. [Quoique la date indiquée dans la partie suivante ne vient pas vraiment appuyée ce fait.]
Je tairai tous commentaires sur le comportement pour le moins original de cet oncle.

Les 3 dernières parties sont très proches dans le temps, du moins là on en est plutôt sûr, à l'inverse des autres parties. Je ne ferais donc pas de remarques sur chacune d'elle mais une remarque générale, pour le peu que j'ai à en dire. [Tellement rien que je ne sais même pas quoi dire en fait. xD]
Comme je le disais plus haut, on a une progression crescendo. Et cette dernière partie en est le point culminant, le paroxysme.
Par curiosité, la date a-t-elle était choisi au hasard ? Dans le cas contraire je ne comprendrai pas pourquoi celle-ci en particulier. [Mais bizarrement, elle me plaît bien cette date.]
Tient, ça faisait longtemps que j'avais pas vu kiwi en méchant. [Oui je ne sais pas quoi dire, ça ce voit non !]
Bon pour les scènes qui suivent, je n'ai rien à dire, si ce n'est que l'avertissement avant le texte est justifié.
On a un chute assez particulière, avec un Jérémie qui aime XANA. C'est pour le moins original.
Voilà voilà, sur cette partie j'ai plus rien à dire. o/

Pour l'aspect général du texte, j'ajouterai que cette attaque de XANA est originale. Encore qu'on n'a pas beaucoup de détails théoriques sur celle-ci.
D'ailleurs, je trouve que cette attaque est plutôt dans la continuité de l'attaque de l'épisode 43 - Mon meilleur ennemi. En version un peu plus trash évidemment.

En somme, un bon pe... long texte, avec un scénario original et quelques coquilles par endroit. ^^
Bon, je m'arrête là, sinon je vais finir par tourner en rond.

Bonne continuation aux auteurs.

_________________

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Silius Italicus MessagePosté le: Mar 28 Avr 2015 10:33   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


Inscrit le: 03 Fév 2015
Messages: 203
Localisation: à l'Est d'Eden
Bonsoir chère Cave,
Voir de nouveaux récits en ce royaume est toujours un plaisir. Surtout lorsqu’il s’agit de textes aussi particuliers que celui-ci.

Non que l’érotisme soit inconnu en ces lieux, mais il semble que ce soit la première fois qu’il y ait un texte entièrement construit autour de ce thème. De manière plus intéressante, l’érotisme n’est pas ici une arme. Contrairement à ce que d’aucun font, par exemple avec les dessins animés de Walt Disney, il ne s' agit pas ici de désacraliser une œuvre pour enfant en y réintroduisant une certaine corporéité, ni une conception comprise comme plus adulte du corps. Le but n’est visiblement pas de profaner Code Lyokô. Non plus que le but soit d’explorer, de mettre au grand jour un aspect mésestimé ou peu exploité de l’œuvre originelle. En fait ce texte, s’il n y avait le rappel omniprésent du corps et de ses pesanteurs serait aisément qualifié d’onirique.

Étant adepte de la thèse gracquinienne selon laquelle tout élément est significatif, ce texte s’avère délicat à commenter. En effet il fait courir le risque de la surinterprétation. Comme trop souvent, dès qu’il est question de sexe les sous-entendu affluent et tout devient matière à commentaire sexuel. Tant au vu de ce risque que de la richesse de ce texte il faut se limiter. C’est pourquoi nombre de signifiant, de ces éclats qui parent le récit ne seront pas aborder ici. L’exhaustivité est une tâche trop délicate et vaste pour s’y atteler ici et maintenant. Il reste à espérer que d’autres en ce royaume sauront faire face à leur désir de compléter et corriger la maigre analyse qui va suivre.

Ce qui apparaît de suite à la lecture, c’est l’absence de structure logique d’ensemble rigide. La colonne vertébrale de ce texte en effet est assez lâche. Il est bien un fil conducteur, mais que vous considérez avec un certain dédain. Pour autant les différentes sections de ce texte ne sont pas, dans l’ensemble indépendante. Il n’en reste pas moins qu’il n’est pas possible de parler d’un bourgeonnement d’histoires ou d’idées autour d’un thème central.

C’est ce qui fait la singularité de ce texte. Un assemblage si divers de style et récit qu’il en semble improbable et illogique, mais sans être bariolé.

La diversité du texte trouve son origine dans la variation des voix et des styles, et dans la variation des thèmes et de leur interprétation. À quoi s’ajoute l’absence globale de connexion logique entre les différentes parties. En effet, ce texte est intemporel. Au vu de l’usage du personnage de William, il se déroulerait durant la quatrième saison. Mais c’est en réalité une question secondaire au vu du caractère fortement décousu du récit.

D’autre part, ce texte possède une certaine unité du fait de la continuité dans l’évolution des personnages et des résurgences stylistiques.

De fait cette structure reste un mystère sans qu’aucune clé d’interprétation ne semble se présenter qui pourrait permettre de retracer la logique sous-jacente.

Cependant, il est quelques pistes pour analyser cette œuvre.

Tout d’abord, il faut noter que ce texte peut se comprendre comme une montée en puissance, une gradation. Ainsi l’acte sexuel n’est que suggéré, évoqué dans la première section du texte. Puis il se fait de plus en plus prononcé : montée du désir, mise à nu, fantasme, pratique solitaire, orgie, fellation, et sodomie. Bien entendu l’interlude ouvrant la seconde partie, et l’accroissement progressif du chaos interdisent de voir dans cette structure un tout bien réglé.

Cet ordonnancement des valeurs liés aux différents actes sexuels est typique de la pornographie, en particulier de la bande dessinée pornographique japonaise connue sous le nom de hentaï. Or il se trouve que ce récit reprend un grand nombre de codes et de concepts à ce genre. À commencer par l’usage du mot « futanari » qui est caractéristique. L’évolution d’Aelita, enfin de son rapport à son corps, l’est aussi. Dans le même ordre d’idée, la quatrième section de la première partie, sur laquelle il faudra revenir, est porteuse de toute l’idéologie de ce genre. En effet ce passage, malgré ses ambiguïtés—sur lesquels il y aura à revenir—, pose la femme comme un être incapable de s’avouer ses pulsions et de les contenir. D’où l’échappatoire fantasmatique. L’aboutissement de cette idéologie, c’est l’idée qu’il n’y a pas viol dans la mesure où même forcée Yumi en fait est emplie de désir et éprouve du plaisir. Qui plus est poussé à son paroxysme cette idée pose le plaisir sexuel comme la fin ultime de l’existence humaine. Une fin qui justifie et rachète tout acte commis en son nom. C’est ce qui est à l’œuvre derrière la capitulation finale de Jérémie.

Cette capitulation est par ailleurs révélatrice d’une autre interprétation possible. En effet, nos héros abandonnent ici toute volonté et liberté en échange d’une distraction. L’adage « Panem et circensem » révèle alors sa force de vérité. L’esprit a cédé face au corps, le partisan face au maître. Une analyse de la domination s’impose donc. Xana est le dominant, le dominateur, comme le montre le rôle de maître d’œuvre de William. Par un développement somme toute classique — et dévoilé par Marx $1 les dominés, à travers les mots de Jérémie, en viennent à accepter comme naturelle et bénéfique leur oppression. En effet Xana n’est qu’en vertu de l’action humaine. Son existence et sa continuité ne sont possibles que si des hommes s’assurent d’un certain nombre de tâches. Alors que les hommes n’ont pas besoin de lui. Il est donc un parasite qui se sert des moyens de dominations pour perdurer. La conversion des masses humaines et donc une nécessaire élégance. Il se rend indispensable pour ses victimes, leur ôte leur croc et l’idée même de s’en servir.

Pour ce qui est de l’analyse psychologique, la théorie freudienne prédomine assez largement. En particulier dans la première section de la deuxième partie. En effet ce texte est aussi une exposition du combat entre pulsions et désirs, et l’obligation. La première partie expose ainsi le cadre social dans lequel se déroule ce combat. Cadre plus ou moins fort face au bouillonnement des hormones adolescentes. Tandis que la deuxième partie fait voler en éclat ce cadre. C’est pour le lecteur une leçon et un aperçu de ce qui l’attend hors de la société. Cette dernière n’existant pas tant par la présence de structures ou d’être extérieurs, mais bien plutôt par les règles que les hommes s’imposent à eux-mêmes. Les personnages incarnant le mieux cette contrainte sont Yumi et Ulrich, dont l’histoire trouve là une explication des plus intéressante, et Jérémie. Pour tous le récit suit une montée en puissance du relâchement. À ce titre l’usine, en tant que giron maternel est le lieu où les contraintes du réel et de la société ne sont plus. Le retour aux origines et donc paradoxalement, au vu du lieu — une usine, un laboratoire et un superordinateur $1 une sortie de la civilisation. L’esprit n’est plus qu’une annexe, de peu d’importance, du corps. Xana, le maître esprit, devient l’unique penseur et donc la seule limite morale ou sociale. À l’exception notable d’Odd, c’est pour tous les autres une libération vis-à-vis de contraintes qu’ils s’étaient imposées. Et Xana l’asservisseur et acclamé comme le libérateur. La boucle est bouclée.

Ayant traité de l’analyse structurale de l’ensemble du texte, il faut en venir à un commentaire plus précis sur les personnages impliqués. Suite à quoi se tiendra une glose sur chacun des paragraphes indépendamment afin de faire voix aux différents style qui s’y sont exprimés.

En effet, la continuité dans le traitement et l’évolution des personnages et l’un des points qui combattent l’aspect disparate de ce récit.

Sur Kiwi et William il est peu à dire, leur rôle en effet ne sont guère développés.

En revanche Aelita présente plus d’intérêt, au-delà de son traitement de personnage de hentaï. La thématique de l’intersexualité est en effet rarement abordée dans la fiction. Pour ceux qui voudraient approfondir, la lecture du Chœur des femmes de Martin Winckler est particulièrement intéressante. En l’occurrence le récit vient nous rappeler que dans le fond Jérémie a créé Aelita. En effet il ne disposait que de peu d’information d’ordre biologique. En somme, il a synthétisé un contenant adapté à l’Aelita virtuel qu’il a rencontré. Or celle-ci, étant donné sa perte de mémoire, n’est pas la même que celle qu’Hopper avait virtualisée. Le dessin animé donne cependant peu d’information sur le processus et le concept de virtualisation, aussi est-il difficile de savoir ce qu’il en est réellement. Pour ce qui est en jeu ici, deux hypothèses se déploient. Ou Aelita était de naissance intersexuée, opérée ou non peu après sa naissance, et Jérémie a retranscrit son code génétique originel et donc son corps hors-norme. Ou il a fabriqué un code correspondant à ce qu’était Aelita lors de leur rencontre. En ce cas étant donné la candeur de celle-ci, elle ne comprenait pas nettement les enjeux physiques de la sexuation et de là découle un code génétique particulier. Quoiqu’il en soit la révélation est un traumatisme cauchemardesque, associé à une perte d’identité actuelle et futur. En effet les médecins n’écoutent guère les patients dans ces situations. À la vue de ses éléments il est aisément compréhensible qu’Aelita cède facilement au mirage de Xana. Il est plus attrayant que les blouses blanches. Il lui permet de se sentir accepter pas ses ami en dépit de sa différence. Plus encore, par l’exercice du plaisir, en particulier sa scène avec Yumi, elle apprend à s’accepter elle-même. Encore que cela ne soit que faux-semblants. Une fois l’ivresse passée, elle n’aura pas progressé.

Pour ce qui est de Yumi et Ulrich, la lecture de ce texte amène à les voir comme incapable de reconnaître leurs désirs et prisonnier en plus de conventions sociales. Ainsi Yumi adopte une attitude qui pourrait être dite « conservatrice ». Elle attend que l’aimé vienne déclarer sa flamme. Et pendant ce temps, en elle grandit le désir la menant aux excès exposés dans la quatrième section de la première partie. À l’opposé Ulrich, en homme de son temps, attend qu’elle lui fasse signe, lui montre qu’il y a réciprocité des sentiments. Il ne veut pas la brusquer. Les conséquences en terme de refoulement sont exactement les même que chez mademoiselle Ishiyama.

Odd bénéficie d’un traitement particulier ici. En effet le dessin animé le présente comme ayant une vie sentimentale accomplie et satisfaisante. Ce texte prend le contre-pied de cette assertion, et ce en deux temps. Tout d’abord en le décrivant comme frigide, ce qui explique élégamment la frénésie de sa vie sentimentale. Ensuite, en dépit de son expérience supérieure aux autres en matière de sexe, il est le seul à ne pas prendre part aux scènes de la deuxième partie. Son comportement laisse à penser que le liquide noir lui a tourné la tête. Là aussi cela peut s’interpréter comme une libération que Xana offre à un de nos héros. Il lui permet d’accepter et de concilier son incapacité à éprouver du plaisir physique et sa libido. De là le secours au film, à la caméra. C’est une manière de s’impliquer sans avoir à se mêler. Cela illustre le voyeurisme latent dont il avait fait preuve avec ses films dans le dessin animé.


[FONT=Book Antiqua]La thématique de développement de Jérémie est assez simple. Il est le plus spirituel du groupe, en ce sens qu’il est celui qui se soucie le moins de son corps et de ce qui s’y rapporte. De là sa difficulté à comprendre ses désirs et sa répugnance à y céder. À quoi s’ajoute le poids des responsabilités. Le chef ne peut se permettre de se laisser aller, égarer. Aussi ce texte est-il un exemple de déchéance de Jérémie, plus que de victoire de ses désirs. Il a failli pendant la première partie réussir à accepter son amour, et vivre à l’unisson de son corps. Las, le devoir social l’en empêcha. Par suite ce qui arrive dans les scènes finales n’est pas un accomplissement de son amour pour Aelita. En effet, qu’advient-il ? Jérémie se fait violer par la bouche, puis procède à une sodomie. Les deux actes le font symboliquement déchoir de sa place de chef, au profit de Xana et William. En effet fellation et sodomie sont des actes, certes non réductibles, mais souvent attribué à l’homosexualité. Celle-ci est liée dans la représentation traditionnelle à l’absence de virilité, qualité jugée nécessaire pour être chef. Dans ce texte Jérémie est donc enserré dans un réseau de symboles traditionnels. Si ces symboles ne sont plus guère d’actualité aujourd’hui, ils n’en continuent pas moins d’irriguer l’inconscient collectif et sont pleinement en action dans la pornographie.



Il faut donc en venir à la troisième partie de ce commentaire. Certaines réflexions ne rentraient pas dans les analyses globale détaillées ci-dessus. C’est pourquoi elles vont faire l’objet d’un traitement section par section.


La première section est construite autour de la confrontation et de la comparaison entre Odd et Ulrich. Les parties dialoguées sont rythmées et traduisent assez bien le flot d’une conversation sur des sujets délicats. Mais cela fait un fort contraste avec les passages de narration. Ces derniers en effet font montre d’un niveau de langue élevé et exigeant, tant dans le vocabulaire employé que dans les tournures. Au point qu’il est loisible de se demander si un unique auteur présida à l’écriture de ce passage. L’autre point marquant ici est dans l’approche donnée aux histoires sentimentales. Le dessin animé ne pouvait développer ou exprimer certaines choses du fait de son public cible. Ce changement de ton et l’abord frontal de la sexualité est donc un déplacement par rapport aux origines. Ce déplacement est tout à fait logique dans une optique supposément réaliste, il permet en plus de poser comme horizon d’attente un Odd en doute sur sa virilité. Hélas c’est bien au niveau de cet horizon d’attente que le bât blesse. Les premiers paragraphes d’un récit donnent le la de celui-ci, or dans ce récit cet a priori va être de manière presque systématique battu en brèche avec les conséquences détaillées plutôt. En fait cet effet est sans doute volontaire. Il viserait à déboussoler le lecteur dans une mesure semblable à la perte de repère des Lyokôguerriers.

La deuxième section se concentre sur Jérémie et expose ces difficultés avec l’amour et le désir. Ici règne une plus nette unité de style. Celle-ci est notamment perceptible dans le meilleur équilibre d’ensemble entre les dialogues et la narration. Ces dernières ne sont pas d’ailleurs du même style que la narration de la première section. Au-delà du vocabulaire imposé par la concentration de l’attention sur Jérémie—vocabulaire fort bon et de bon usage pour la démonstration—, le souffle des phrases n’est pas le même, portée par une plus grande amplitude, semblable à une mer houleuse et non à un fil aérien. Nous serions donc en présence d’une troisième voix. Ce passage est extrêmement touchant dans le déploiement d’une passion qui n’est ni feu ni tempête mais quitte à son rythme et sans précipitation les rives de l’innocence.

La troisième section reprend avec l’atmosphère de la première en terme de révélation et de bouleversement des données. Le choix du lieu est évidemment extrêmement évocateur pour un amateur de Code Lyokô. Ce passage s’ouvre sur Aelita qui va en être le cœur, avec un retour sur la nouveauté que sont pour elle les sensations physiques. De fait ce passage se concentre sur la corporéité, id est, sur le ressenti premier et la manière dont il participe à la construction de l’identité. À notre époque marquée par les débats sur les études de genre, c’est une question importante et centrale. Il y a une certaine virtuosité dans l’écriture d’Aelita ici. En effet elle nous est présentée dans cette entre-deux délicat ou elle a acquis une conscience aiguë de la différence entre homme et femme et a développé un certain désir de connaissance du corps d’autrui. Et dans le même temps elle est encore dans une approche que l’on ne peut que qualifier d’enfantine, au vu du vocabulaire usité. Les réactions de chocs et de déni sont bien rendues : Yumi serait différente… Cela dit, l’infirmière de Kadic sait diagnostiquer ce genre de rarissimes malformations ? Voici qui est étonnant. Au niveau du style, ce passage est assez semblable au précédent. Si ce n’est qu’il est plus statique que dynamique, avec une moins grande amplitude interne des phrases. L’accent est mis sur les descriptions, mais l’on retrouve la même utilisation du vocabulaire technique. Néanmoins la différence est loin d’être suffisante pour conclure à une autre plume. Cela dit mon cœur penche effectivement pour un autre auteur, quoique la brièveté des différents passage empêche de se prononcer de manière définitive. Une incohérence est néanmoins à noter. Lorsque Aelita s’imagine avec Jérémie, elle fait mention de « la fente de Yumi », en fait tout ce paragraphe sonne comme une incohérence. Ou il s’agit d’un aléa de l’écriture à corriger ou il s’agit de mettre en place la thématique de la perte des repères, dans le cadre d’un rêve. Après tout les rêves ni sont pas tenus par la logique. Est également admirable le placement d’amorces dans ce passage, qui contribuent à paver la route pour l’érotisme à venir ; ces petits éléments de texte qui créent une anticipation sous-jacente chez le lecteur.

La quatrième section est de loin la plus étrange. En effet elle commence sur le point de vue de Yumi et se termine avec celui d’Ulrich. La continuité avec la section précédente ne se fait qu, a posteriori, et encore à supposer que l’on retienne l’hypothèse qu’il ne s’agit que d’un rêve, comme Aelita en fit à l’infirmerie. En effet la scène est décrite de manière réaliste et le seul élément qui laisse accroire à un rêve est ambigu. Il s’agit d’une pensée d’Ulrich : « C’était… un viol ? Il avait f-fantasmé sur… sur Yumi mais ». Le plus-que-parfait est ici ambivalent. Se réfère-t-il à la scène qui vient de se dérouler, auquel cas tout ici n’est que rêve, ou fait-il référence à des rêveries antérieures qu’il aurait tout juste mise en œuvre ? Le « mais » est ici l’élément central de ce doute. Les événements ne sont pas plus clairs pour ce qui est de Yumi étant donné que ce passage part du contexte hélas trop plausible de la jeune femme suivie jusque chez elle. La présence de toute la rhétorique pornographique (violence, langage ordurier, plaisir éprouvé dans la domination brute et sauvage…) amène à considérer que ce n’est qu’un fantasme développé par une jeune fille qui a accumulé trop de pression. Cependant ce passage tout entier est un témoignage de premier ordre en faveur de l’existence d’une culture du viol qui serait un courant sous-jacent de nos sociétés. Au niveau du style, une nouvelle voix domine nettement ce passage. Les phrases sont courtes et nerveuse, la description faible—encore que cela pût être attribué au fait que les événements sont rêvés. Le rapport au sexe de Yumi est plutôt étrange dans la mesure où les japonais ne sont pas particulièrement prude sur le sujet. En fait pour diverses raisons d’ordre culturel ils semblent relativement ouverts, du point de vue occidental, quand il s’agit de parler de cela.

La cinquième section est aussi la première ou est mentionné le personnage de William. Il s’agit à proprement parler d’un passage d’initiation. Il est d’ailleurs possible de se demander s, il ne frôle pas la pédophilie. Mais il n’est point de censure en ce royaume. La pertinence des actions de l’oncle est sujette à question. Il voulait se débarrasser du garçon, donc il prend le temps de lui enseigner à se masturber. Sans aucune garantie, du fait du jeune âge de son neveu que celui-ci y soit physiquement apte. À moyen et long terme il n’est pas dit que l’oncle y gagne. Et à court terme il a quand même pris du temps pour son neveu alors que c’est là ce qu’il voulait éviter. Dans l’économie générale du récit, si l’on admet que le passage précédent était un rêve, ou des rêves, nous sommes en présence du premier acte sexuel conscient de ce récit. C’est donc un passage décisif dans la gradation. En fait il en devient même doublement initiatique. Au niveau du style, ce passage est court et aucun effet ne semble se démarquer. Cependant Cela semble se rapprocher de l’une des deux premières voix du texte.

La deuxième moitié de ce texte, si l’on exclut sa première section assez particulière, représente une nette bascule. Ici il n’y a plus de faux-semblant, de création d’ambiance et de masque. D’une certaine manière la première partie était caractérisée par un érotisme cru, alors qu’ici le texte se rapproche nettement de la pornographie. L’action s’y enchaîne aussi de manière beaucoup plus fluide, tout les épisodes se reliant entre eux de manière évidente.

Mais il faut partir à point et ménager ces effets. C’est pourquoi un interlude a été ménagé par le biais de cette sixième section. Tout d’abord il s’agit de présenter le contexte de ce qui va suivre. À savoir le fait que les héros sont victimes d’une attaque de Xana. À première vue il semble que ce soit à nouveau une attaque à base animale. Il appert par la suite que ce n’est pas le cas. La présence de Kiwi, pris dans l’attaque de Xana devient alors source d’horreur. Le liquide noir étant aphrodisiaque, le fait que Kiwi, qui en est recouvert, poursuive Jérémie revient à dire que le chien manifeste des envies envers Jérémie. L’autre point majeur de cette section, c’est de créer chez le lecteur une certaine anxiété, de l’angoisse même. Un sentiment qui réfléchit évidemment celui de Jérémie. Cette angoisse servira de contre point aux événements à venir en atténuant la détresse qu’ils devraient normalement susciter. En effet après cette course-poursuite dans l’usine, une orgie paraît bien inoffensive. Il faut d’ailleurs remarquer que c’est la deuxième occurrence de ce motif du poursuivant. Ce motif apparaît donc dans la quatrième section comme une anticipation et uni compression de ce qui allait advenir. C’est là un des plus subtils éléments militant en faveur de l’unité du texte. Le dernier point d’analyse de ce passage, c’est la prégnance du freudisme. Jérémie est sans doute le personnage le plus indiqué pour illustrer cela. En effet il est le génie toujours en contrôle de son corps et de son esprit. À l’aune de l’analyse freudienne cela revient à dire qu’il réprime ces pulsions et envie. Il est probable qu’il les sublime dans ses travaux informatiques et scolaires, ce qui explique son génie précoce. Mais il y a un revers à cette médaille. Sublimer n’est pas évacuer. Aussi la pression monte en lui. Et le texte pose l’usine comme le lieu où il vient la relâcher. Au vu de l’ensemble du texte, ce n’est sans doute pas surinterpréter que de penser qu’il vient à l’usine pour se livrer à l’onanisme. L’usine apparaît ici comme une figure éminemment maternelle (Aelita y est né d’une certaine manière et toute la bande y a effectué de multiples renaissances). Et Jérémie veut se réfugier au cœur de l’usine, dans le ventre maternel, qui est symboliquement le lieux où la pression sociale, où les chaînes dans lesquelles tout un chacun s’enferme, ne sont plus. Un lieu donc où il est possible de tout relâcher. Ce que va proposer et imposer Xana. Au niveau du style, ce qui domine ici c’est une voix déjà conne puisque c’est elle qui donna le la à la quatrième section.

L’action des trois dernières sections représente un plateau, un acmé sans réelle redescente. Les septième et huitième sections sont aussi les plus longues et les plus embrouillées au niveau du style. Dans l’ensemble il s’agit d’une orgie dont chaque phase vise à régler une tension existante chez un ou plusieurs Lyokôguerriers.

L’antépénultième section s’ouvre sur la caméra d’Odd, dont il a déjà été question. Il faut néanmoins remarquer que la description pousse à voir cette caméra comme la maîtresse d’Odd. Il est engagé dans une relation quasi-charnelle avec elle. À quoi s’ajoute que la caméra par sa forme et ce qui en est dit ici est indéniablement un symbole pénien. Elle filme le trio formé par Aelita, Ulrich et Yumi. Il s’agit donc ici d’une résolution partielle des tensions entre Ulrich et Yumi, par le rapprochement des corps, qui n’ira pas jusqu’à la consommation de l’acte. Aelita est ici présenté sous son dehors féminin. Or elle était angoissée à l’idée qu’elle put le perdre suite à un réassignement, alors même qu’elle s’identifie comme étant une fille. S’ensuit une apparition proprement épique de William en lieutenant de Xana. Il s’en va violer Jérémie sous l’œil complice d’Odd. La rhétorique de la pornographie est ici pleinement en action, in particulier avec la présence du deuxième organe de William. Ce passage se conclut sur la tentation de de Jérémie par Xana. Au niveau du style, la tâche est bien complexe, puisque d’un paragraphe à un autre, voir même au sein même d’un paragraphe il y a des changements de voix. Cependant l’arrivée de William semble ressortir du style de la première voix, à qui l’on devait les descriptions de la première section. Sont aussi présentes à divers endroit la voix numéro quatre, celle du passage de la piscine, et la numéro cinq, celle de la quatrième section.

La pénultième section est un diptyque entre le trio susmentionné et le couple formé par Yumi et William. DU côté du trio l’accent est mis sur l’acceptation par Aelita de sa part masculine, réalisant ainsi les mots de Jérémie dans la troisième section. En contrepartie, ce sont les velléités d’indépendance, de volonté et d’existence de Yumi qui sont systématiquement bafouées, piétinées et réduites en miettes. Le triangle amoureux entre Yumi, Ulrich et William est résolu au détriment du jeune Stern, pour qui cela n’a plus guère d’importance à ce qu’il semble. Ce qui est en jeu dans cette section, c’est la notion de contrôle. Yumi est en effet montré, ou plutôt dévoilée comme cherchant le contrôle de ses relations. Ce qui expliquerait sa balance perpétuelle entre se deux prétendants. C’est un moyen de garder le contrôle sus elle-même et ses envies, et sur le monde qui l’entoure. Ironiquement, c’est ici celle qui a le moins de pouvoir. Elle apparaît comme toujours dominé en dépit de ses quelques essais de révolte. La tactique de Xana est ici clairement exposé par Odd. Il s’agit de forcer les héros déchus jusqu’à l’épuisement et même au-delà. De les noyer jusqu’ à ce que ce climat d’orgie devienne pour eux la norme et qu’ils ne puissent plus imaginer vivre sans. À moyen terme cela va réellement les tuer, car la débauche effrénée n’est pas sans risques : le désir est infini, mais non le corps. Les cyniques se diront qu’ils mourront heureux. En quoi ils ont torts. Ils mourront frustrés et insatisfait, tiraillés par des envies qu’ils ne seront plus en mesure de satisfaire. Ce plan est éminemment cruel de la part de Xana. Au niveau du style, ce passage semble dominé par le mélange des quatrième et cinquièmes voix. Celle-ci se percevant beaucoup dans la mise en scène de Yumi et William et celle-là dans celle du trio.

Le neuvième et dernier passage quant à lui porte sur le couple composé par Jérémie et Aelita. U niveau du style, la voix n’est pas identifiable avec certitude. Cette section vient évidemment résoudre la tension régnant au sein du couple d’innocents. La symbolique en jeu pour ce qui est de Jérémie a déjà été développée plus haut. Quant à Aelita, elle apparaît dans une scène et un rôle qui sont au final assez classique et signent sa déchéance, ou son acceptation pleine et entière d’une certaine forme de conception de la femme et de la sexualité tels que les mettent en avant la pornographie. Enfin, le texte se termine sur l’abjuration finale après une ode à la gloire de Xana.


Je vous propose maintenant, si cela ne vous blesse pas, une petite revue des fautes d’orthographes, de syntaxes et autres que j’ai pu repérer dans votre texte.

Spoiler



En conclusion de ce commentaire, il paraît bon de revenir sur le caractère éminemment passif des personnages. Tous sont tiraillés de désirs, mais les limites qu’ils s’imposent ainsi que les conventions sociales les empêchent de se prendre en main et d’agir. Par la même ils laissent l’initiative à leur ennemi. Dans le fond, ils ne sont que des consommateur, victimes de la société de consommation. C’est peut-être là la critique la plus subtile et féroce de ce texte. Derrière Odd et sa caméra, c’est la télé-réalité et ses excès, présent et à venir, qui sont mis en cause. Or ces excès ne sont que le résultat et la catalyseur d’un consumérisme effréné qui a fini ici par perdre les Lyokôguerriers. Ces derniers étaient actifs, producteurs, à tout point de vue dans le dessin animé et dans ce texte, sauf en ce qui concerne le corps et ses désirs pour lesquels ils étaient réfugiés dans une attitude passive, attendant que l’autre fît le premier pas. Ils ont donc dans une relation de subordination, où ils sont les dominés. Ils ont reçu dans ce texte le pain et les jeux et abandonné en échange toute action et réflexion politique à Xana, le parasite par excellence, le bourgeois des temps à venir.


Au plaisir de voir votre art à nouveau fleurir dans la lutte contre la domination.

_________________
AMDG

Prophète repenti de Kane, vassal d'Anomander Rake, je m'en viens émigrer et m'installer en Lyoko.
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La Cave MessagePosté le: Lun 20 Juil 2015 20:31   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


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Yosshhh. Nous souhaitons officiellement fournir une réponse au commentaire de Sinus. Egalement dans la liste de nos plus chers souhaits : remercier tous ceux qui ont commenté, même ceux qui n'ont pas su surmonter leur choc.

Nous nous excusons du retard conséquent de cette réponse. D'abord, on a eu la flemme de la rédiger, ensuite, on a eu la flemme de la poster. Heureusement qu'il existe encore des Supernanas pour prendre le destin du monde en main.

Champagne.

-

Bonjour bonsoir, ohio gozaimasu et vous aimez ça Mr. Green.

Nous attendions avec impatience le commentaire de Silius Italicus pour nous lancer dans une réponse, et nous n'avons pas été déçus ; mais la très sympathique intervention d'a8s a été d'autant mieux appréciée qu'elle était imprévue. Nous remercions aussi Jerem pour son relevé (qui, couplé à celui de Silius, nous donne quand même quelques choses à reprendre) et ses remarques de lecteur amusé, ODR pour ses suggestions, Pilorde pour avoir fucking just readé, et Anneauthier pour nous avoir très gentiment invités à faire notre entrée au sein de la communauté. Mais comme le précise plus discrètement notre descritpion (et à l'intention de ceux qui n'en ont pas entendu parler sur Skype), nous sommes déjà parmi vous Wink

En préambule, donc, nous allons quand même vous raconter un peu la génèse chaotique, comme l'autrice de cette phrase se plaît à la qualifier, de ce texte.
Déjà, chose à savoir, il s'agit d'un texte de circonstance, ce qui implique deadlines, contre-temps IRLs et manque de réflexion approfondie. Ensuite, une bonne partie d'entre nous a participé à son élaboration, et en fonçant un peu tête baissée, à l'envi, pour ne pas dire à l'aveugle, voire au dernier moment. Nous avons donc un combo "peu de temps" et "plusieurs personnes", agrémenté d'un manque de coordination, qui aboutit à la conséquence suivante : en-dehors d'une poignée de principes et d'idées, peu de choses étaient convenues d'avance, et une bonne partie de ce que ce texte traite a simplement émergé des consciences de parties travaillant en solitaire. L'absence de coordination est une forme de management qui maximisant les libertés, accroît de pair la créativité.
Une autre chose à savoir est qu'un des desseins initiaux du texte était de figurer les différents membres sous les traits des différents personnages. L'idée a eu quelques conséquences inattendues, mais a fini par ne pas être retenue, en raison de délais trop courts, et d'autres difficultés, évidemment.
À titre personnel, "je" trouve que la deuxième partie a un traitement intellectuel du sujet moins fouillé que ce qu'il devrait être. Heureusement, Silius était là pour aider ce texte à devenir conscient de lui-même, et à accomplir le travail du premier critique et commentateur : le magnifier. Il a su établir des correspondances cohérentes entre passages qu'écrivaient à la dernière minute des auteurs qui n'avaient pas lu le premier (je pense notamment au traitement de Jérémie...à noter que si un membre n'avait pas relayé un autre, ce dernier aurait lui-même été pénétré), à côté d'autres réflexions qui elles étaient parfaitement conscientes et voulues.



Une incohérence qui n'a pas été relevée, c'est que le Jerlita a lieu le matin ; vient ensuite la piscine ; enfin, Aelita s'endort le soir à l'infirmerie. Ça donne une journée un peu courte...Par contre, pour la question du maillot, nous avouons avoir triché Razz Quant à la réplique à l'envers, elle simule le "rembobinage" (souvent accéléré), pour souligner l'aspect grotesque, cartoonesque des mouvements dans cette scène.
Nous confirmons d'ailleurs que la conclusion de ce passage relève de la fantasmagorie, où le sexe de Yumi s'invite de façon totalement décousue, en souvenir récent de ce que le cerveau d'Aelita souhaite traiter. Payez votre transition, car...

L'intention, dans l'Ulumi, était de décrire un fantasme. Réaliste, plus que ne l'est vraiment une idée peut-être ; mais il ne faut pas négliger que la présence du violeur dans la chambre de Yumi relève plus de la téléportation miraculeuse que du viol de propriété avec effraction - enfin, dans la mesure où c'est la maison qui est concernée du moins...
Et nous aimons beaucoup Yumi. C'est un personnage merveilleux, sans lequel la dynamique du groupe des Lyokoguerriers serait bien trop simple. Et elle n'a rien d'une s... Sad

a8 a écrit:
Citation:
avec éventuellement la présence d'un ou plusieurs personnages secondaires de la série, à l'inverse de l'oncle de William
L'oncle démineur est bien mentionné dans la série. Mais c'est vrai que le traitement, type S4, de William, est particulier. En fait, nous pourrions dire que...XANA sous-traite William (Badum psssst) ! Very Happy



Sur le traitement des personnages, par Silius :
- Aelita. Bien d'accord avec vous. Mais à noter, nous n'avions pas envisagé la deuxième "explication" de l'hermaphrodisme d'Aelita, qui nous laisse un peu pantois, car elle colle tout à fait au développement que nous en avons fait. Quant à savoir si sa progression relève ou non de l'illusion : hentai logic.
Silius Italicus a écrit:
Citation:
Cela dit, l’infirmière de Kadic sait diagnostiquer ce genre de rarissimes malformations ? Voici qui est étonnant.

Elle a émis des explications possibles, mais n'a pas tranché. Et puis, "rarissime", à peine moins que la célèbre narcolepsie ! Mais nous avouons, petite facilité médicale ici. Ceci dit, après tout, allez savoir : Yolande a peut-être sa propre petite vie secrète ? Mr. Green
- Jérémie : la thèse de l'homosexualité comme dégradation de Jérémie n'avait pas été évoquée entre auteurs ; d'ailleurs, la dégradation nous paraît plus présente dans la violence (physique, puis biologique&mentale) de XANA que dans le fait que ce dernier lui impose son symbole phallique. En effet, la domination phallique ne fonctionnerait pas tellement moins bien si Jérémie était une fille. Enfin, à peine. Pour en finir avec la virilité... heum, nous nous noyons.

Citation:
Citation:
Le rapport au sexe de Yumi est plutôt étrange dans la mesure où les japonais ne sont pas particulièrement prude sur le sujet. En fait pour diverses raisons d’ordre culturel ils semblent relativement ouverts, du point de vue occidental, quand il s’agit de parler de cela.

Nous sommes assez peu d'accord. Regardez certains anime, peut-être arez-vous ce sentiment ; mais dans une société où l'expression de l'excitation sexuelle est, chez les femmes telles qu'elles sont dépeintes dans la pornographique la plus obscène : "C'est embarassant !" et "Ne regarde pas !" il est permis de se poser des questions.
Plus sérieusement, la pudeur est vraiment de mise au Japon. Enfin, ne savez-vous pas qu'ils censurent leurs oeuvres pornographiques ? Nous en sommes encore là, oui.

En revanche, votre découpage des "voix" est chaotique. La réalité l'est plus encore ; mais jamais dans le sens où vous l'imaginiez. Quelque part, cela rassure, sur la capacité d'un style à fonctionner en symbiose, à ne pas se laisser réduire à quelques traits stylistiques éthérés, détachés de tout con-texte, si vous nous pardonnez d'utiliser un mot aussi juste. Aussi le fait que votre rétro-engeneering ne corresponde pas tout à fait à la réalité historique est-il une leçon en soi, qui ne rend pas pour autant vaine votre tentative, basée sur l'analyse.
Le premier passage est une seule voix (à l'exception d'un bidouillage des dernières lignes).
Le deuxième en est deux qui ne font qu'une : il est d'eux. pour lui faire justice, la première voix a bien voulu dépanner pour quelques phrases, puis est allée se coucher.
Le troisième est tout entier à un auteur.
Le quatrième commence avec une voix, un écrivain, et se termine avec une autre voix pour l'autre personnage. Le glissement de points de vue à travers ce qui est envisagé comme un fantasme commun est bien entendu conscient.
Le cinquième passage n'a pas été écrit par un auteur ayant rédigé les textes du début, que vous mentionnez.
Comme vous raisonnez sur des bases aussi différentes de ce qui s'est passé, vous aprendrez peut-être avec surprise qu'étonnamment, vous avez parfaitement repéré des choses intéressantes : l'arrivée de William, écrite par une autre voix ; ou encore, l'auteur de l'avant-dernier passage.

Dans votre effort absolument magnifique, vous avez su repérer la cohérence là où le texte, souvent, en manquait. Oh, oui, l'idée de gradation était présente, et même - en fait, une des rares dont nous eussions convenu, et qui fut respectée, à une entorse près - l'idée de descente à travers les lieux, comme une plongée en enfer.
La grille de lecture marxiste, si nous l'acceptons volontiers, n'avait pas été envisagée au cours de l'écriture. La notion même de domination n'était pas présente dans nos délibérations ! Du coup, c'est tout un pan de l'évolution de Jérémie qui tombe à l'eau. C'est d'autant plus dommage que, n'eût été un remplacement de dernière minute, Jérémie aurait lui-même - degré ultime - subi une sodomie ! À ce titre, l'exploitation des faiblesses des Lyoko-guerriers, 43-like comme relevait a8s, est toute indiquée en effet.
Le schéma conscient se trouvait donc, de manière presque plus optimiste, plus en phase avec les héros et leur dé-Ly-re, dans l'idée d'escalade, et de libération de la libido, d'acceptation de la sexualité. Freud, si vous y tenez. À noter, chose infâme, que nous avons également intériorisé et reproduit le schéma, typique d'un certain nombre de hentais, de l'appréciation finale du viol. Peut-être nous sommes-nous trop identifiés au regard jouissif d'Odd, le réalisateur de ce plateau, lui-même contaminé à sa façon par la tyrannie de XANA ?


Pour finir, nous vous remercions tous de l'attention que vous avez porté à notre bien modeste travail. Entre conflits et coopérations, reprises, suggestions, discussions à même le document, collision des fantasmes et tentatives pour donner à tout ce fatras inspiré et non planifié un semblant de fil rouge, l'écriture de ce texte a été une expérience formidable, qui pourtant n'aurait pas été complète sans, notamment, l'effrayant commentaire de Silius, qui nous montre que l'important, dans un texte, n'est pas tant la main qui le trace que l'oeil qui le lit. Souriez, vous êtes filmés.
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« Eh, Jérémie, ton plumard et toi, vous faites lit à part ? »
Ulrich, épisode 69.
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