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[Fanfic] Bataille pour l'espoir

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 Auteur Message
kender MessagePosté le: Jeu 02 Mai 2013 23:27   Sujet du message: Répondre en citant  
[Magazine]


Inscrit le: 18 Fév 2013
Messages: 710
Localisation: Paris
Bon, j'ai la flemme de faire un long commentaire. C'est te dérange pas trop, si ? Evil or Very Mad


Alors, j'ai bien aimé la partie avec jérémie qui culpabilise. La mort de Jim et des autres ne lui a pas rendus indifférent. Au moins, il n'est pas devenu un monstre sans coeur. Le revoilà de nouveau seul et sans soutien. Vu qu'Aelita se pose aussi des questions sur lui et que Hussinger l'espionne. Bah, il a toujours été plus ou moins solitaire de toute façon. Mais ça serait bien de voir où en est la relation Aelita-Jérémie.

Odd qui s'amuse à fouiller les maisons hantés. Il est vraiment redevenu un vrai gamin. Et Léopold qui a la frousse. Le pauvre...

Sur la scène où Léopold se fait transperser l'oeil. Aïe ! Le pauvre ! Je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que ça te fait plaisir de faire souffrir tes personnages pika, je me trompe ? Espèce de sadique ! Twisted Evil


La surprise, Hussinger qui a participé au projet du Grand Arche. Je me demande dans quel camp il est celui-là...

Et le retour de XANA. J'espère qu'il aura un rôle important dans les chapitres à venir. Une alliance avec les Lyoko-guerriers peut-être ?


Sinon, bien écrit, comme d'habitude. Bah, c'est pas un référent fanfic pour rien.

_________________
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Merci à la talentueuse Lénaelle pour ce pack criminel

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Café Noir MessagePosté le: Ven 03 Mai 2013 18:39   Sujet du message: Répondre en citant  
[Magazine]


Inscrit le: 27 Mar 2012
Messages: 1490
Localisation: Thugland
En forme, Pikamaniaque, hein...?

'Tain, Hussinger non plus, n'est pas digne de confiance ? Merde alors. J'ai hâte d'en savoir plus à ce sujet.
Un chapitre assez flippant, donc, mais là, j'étais prévenu Razz. La partie se déroulant dans le Manoir Moore (Mort ?) est vraiment cool. Ce que tu fais endurer aux deux héros est tout simplement horrible et, en même temps, après tout ce que Odd a vécu durant ta fiction, il aurait du se douter que visiter un truc aussi lugubre était une mauvaise idée. Vilain Odd.

Le projet Grand Arche est un peu gros, quand même. Y sont fous ces Carthaginois. Mais il présage un dénouement épique. J'ai hâte de lire ça Mr. Green

En tous cas, c'est un chapitre très bien écrit où la peur est bel et bien au rendez-vous et c'est super. Les deux fautes que j'ai repéré : "petit-ami" et "petit-copain". Il n'y a pas de tiret entre les deux termes Wink. Tu termines le chapitre sur une note quelque peu inquiétante... qui donne envie de lire la suite au plus vite, comme d'hab.

Voilà, j'avais dit que je tenterais de faire plus long, mais j'ai vraiment du mal avec des fictions d'un aussi haut niveau...

A bientôt !

_________________
Le $ang et la $ueur chapitre 12

« L'avenir, je vois comment qu'y sera... Ça sera comme
une partouze qui n'en finira plus... Et avec du cinéma
entre... Y a qu'à voir comment que c'est déjà... »
Céline, Voyage au bout de la nuitr
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Maeglin MessagePosté le: Sam 04 Mai 2013 12:02   Sujet du message: Répondre en citant  
Maître de la Keyblade


Inscrit le: 05 Juin 2011
Messages: 446
Tu es fou, complètement fou...
Je pourrais jamais avoir une si belle écriture... Ni un esprit aussi sadique !

Tu n'as donc pas peur de nous effrayer ? Imagine qu'un gosse de 10 ans lise ta fic ? Il ne verra plus jamais Code Lyoko de la même façon Smile

Mais vu que tu n'as pas reçu de lettre d'insulte de la part de mères poules hystériques tout va bien Wink

Bref, pour en venir à ta fic, j'aime ton nouveau personnage, Léopold.
Le petit copain de Odd... Héhé, enfin quelqu'un qui ose le faire. Bravo !

Je me demande si tu aime quand même ce pauvre Léopold...
Non seulement il a eu le pire des pères, mais en plus il perd son oeil gauche... Génial la vie à 15 ans Crying or Very sad .

Tu pense que Odd le trouvera sexy avec un bandeau de pirate ? Surprised

Le groupe se disloque... Normal avec les agissements de Jeremy... Que penser ?

Carthage est quand même une organisation très ... extrême quoi... On aurait cru l'Allemagne en 39-45... C'est effrayant.

J’espère qu'Hussinger est digne de confiance, qu'il a commit une erreur de jeunesse dirons-nous. Mais alors il connait Hopper personnellement ?

Vivement la suite, j'ai vraiment hâte. Very Happy
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Sam 04 Mai 2013 16:58   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 14 Sep 2008
Messages: 1320
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
Bah vu que Carthage s'inspire fortement de l'allemagne nazi dans sa façon de diriger, c'est normal que sa nous fasse penser au monde de 39-45.
Lol, leopold avec un bandeau de pirate Mr. Green, si sa arrive j'aurai bien voulu voir une petite illustration

_________________
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lecrivaindujour MessagePosté le: Mar 07 Mai 2013 14:38   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


Inscrit le: 01 Jan 2013
Messages: 231
Localisation: Quelque part dans une crevette géante
Enfin fini ma lecture. J'ai qu'une chose à dire: Chapeau bas. C'est bien écrit, tu recrée me DA dans une ambiance très sombre, vraiment très. L'évolution des caractères des héros est géniale, j'ai rien à redire concernant Odd bisexuel, parce que comme tu dis, ça colle avec le personnage.
J'ai juste quelques petits trucs à "reprocher":
-Pas mal de fautes de français [Note de Pikamaniaque : T'as fumé du canabis pour le beaucoup ? XD] et aussi un peu d'anglais (Mr Spencer: one hour of glue, une heure de tube de colle, c'est un peu bizarre Razz), comme par exemple une utilisation quelque peu erronée -et un peu abusive- du mot "feu", une confusion entre le futur dans le passé et le futur simple, et quelques autres trucs. mais comme il n'y en a pas beaucoup, ça ne gêne absolument pas pour la lecture, et j'ai dévoré ton oeuvre avec énormément de plaisir.
-Jérémie. J'ai adoré son basculement façon Star wars, et j'aurais adoré le voir , soit mourir en revenant du bon côté, soit revenir du bon côté après s'être raisonné. Le fait que Jérémie n'aie été qu'un espion depuis le début, je trouve ça peut-être un peu fade =/

A part ces deux petits détails, c'est vraiment génial, la meilleure fan-fiction que j'ai jamais vu sur Code Lyoko, qui sort du schéma SOC "XANA est de retour pour X raison et on va devoir tout recommencer comme avant". Bref, une énormissime fic' que je suivrai jusqu'à son achèvement!


EDIT: Ben en fait comme il y a beaucoup de chapitres avec un peu de fautes, à terme ça fait beaucoup de fautes :3
...
Quoi? Very Happy
_________________
Lecrivaindujour, geek dans l'âme, vidéaste sur Youtube, TFOL, LyokoFan depuis 2004
http://i37.servimg.com/u/f37/17/37/92/75/lecriu10.jpg
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Elia41 MessagePosté le: Dim 09 Juin 2013 20:33   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 31 Mai 2013
Messages: 19
Localisation: Quelque part entre les ombres ...
Eh bien, pour une fanfic, c'est du raide ! Et je sais de quoi je parle ...

J'ai rarement vu une fanfic aussi violente auparavant, meme sur Fanfiction. Cependant, autant celà pourrait rebuter les lecteurs les moins habitués par ce genre de brutalité, autant cet aspect donne un coté plus sombre et réaliste au monde de Code Lyoko. Grosso modo, ta fic est ce qui se passerait si des adultes venaient à tomber sur le Supercalculateur.

Trame de l'histoire à part, tu as un bon style d'écriture avec quasiment pas de fautes d'orthographe et l'histoire reste fluide et facile à lire malgré la difficulté que ce genre de thème pourrait entrainer chez certains lecteurs. Tu dois etre un écrivain chevronné. Et point bonus pour l'originalité.

Bonne continuation pour le reste !
_________________
Honneur ou raison,
Vengeance ou pardon,
Dites-moi que choisir !

Mon profil sur Fanfiction : http://www.fanfiction.net/u/2059155/Elia41
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Zaki Lloyd MessagePosté le: Dim 09 Juin 2013 20:47   Sujet du message: Répondre en citant  
[Tarentule]


Inscrit le: 18 Jan 2013
Messages: 446
Localisation: Cortex
Ta FanFic est incroyable et avec beaucoup de plaisir à lire ! Smile Sérieusement
...Continue comme sa !... Wink !

_________________
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Mercii à Mel-san pour ce Sublime Pack !

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Pigeonleon60 MessagePosté le: Dim 09 Juin 2013 22:54   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 25 Aoû 2012
Messages: 187
Localisation: Antarctique
J'aurais pas du lire ce chapitre à cette heure-ci, sous ma couette et dans le noir xD. Panic mode currently enabled.

Sinon, encore un chapitre qui prend aux tripes. Merci.

_________________
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Je suis plus un pingouin. Je suis un pigeon.
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Pikamaniaque MessagePosté le: Sam 13 Juil 2013 00:12   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


Inscrit le: 30 Jan 2011
Messages: 491
Localisation: Norende.
Mes chers amis. Il est venu le temps. Je vais répondre à chacun de vos commentaires, mais je vous présente ici le vingtième chapitre des aventures de Code Lyokô. Je l'ai écrit avec beaucoup de difficultés, j'ai eu de grands moments de blancs, notamment à des instants où il était impossible pour moi de continuer. Je faisais des choses trop longues, j'écrivais trop longtemps, j'étais incohérent... Tous ces problèmes ont fini par me conduire à poster un chapitre, qui, à défaut d'être bien, se veut correct et passable. J'avais prévu de vous faire languir en vous mettant la fin au début, mais par manque de place, j'ai opté pour mettre la fin de la fin à la fin de la première partie du chapitre (qui portera toutefois un autre nom au prochain). Je fais référence à Buffy Contre Les Vampires mais également à un autre manga que j'ai lu récemment, et je voulais y glisser une petite scène. Ce sont deux univers qui m'ont beaucoup apportés et beaucoup inspirés.

Sans plus attendre, voici le vingtième chapitre : Rouge Passion. Le prochain s'appellera Entropie.

Je réponds à vos commentaires du précédent chapitre.

Mejiro-kun : Bon, eh bien, nous avons déjà eu l'occasion de discuter tous les deux. Je te remercie pour ton commentaire. En revanche, le Réseau Informatique Mondial, ce n'est pas tout à fait ça, vous comprendrez dans Entropie, je n'ai pas pu le caser sans trop alourdir la lecture. Beaucoup d'actions à prévoir dans le chapitre 21.

*Odd Della Robbia* : Oui, j'ai vraiment voulu retranscrire une ambiance angoissante dans ce chapitre, a contrario de tout ce que j'avais fait à présent. On revient ici dans quelque chose d'un peu plus classique, mais qui a su bien marcher. Merci pour ton commentaire.

kender : C'est ien, tu fais de la lèche à tes supérieurs, j'aime. Oui, je suis sadique, je suis plus sadique qu'Ikorih et encore plus qu'Oddye. Mais ça, vous le verrez bientôt.

Café Noir : Ouiii ! Je me suis trop gavé quand je l'ai écrit, vraiment.
Comment ça "trop gros" ? Pff, aucune imagination ce Café pourri. Mr. Green

Merci pour ton commentaire.

Maeglin : Je te remercie pour ton commentaire. J'ai vraiment voulu faire une ambiance totalement différente de la série originelle, et j'espère que cela vous plaît.

*Odd Della Robbia (encore)* : Boh, pas vraiment. Mais oui, -> Mejiro-kun, je vais le fouetter et il s'en chargera.

lecrivaindujour : Bon. Merci malgré tes remarques négatives injustifiées, sale enfant.

Elia41 : Je te remercie pour ton commentaire, il me fait chaud au cœur. Encore une fois, c'était vraiment le but. Faire quelque chose d'unique. Je suis content si j'y suis arrivé, mais je reprendrai les chapitres 1, 2, 3 et 15 et 16 quand j'aurai fini.

Zaki Llyod : Merci. Smile

pingoleon60 : De rien !


ATTENTION : Contenu passible de choquer les plus jeunes. Déconseillé aux moins de douze ans.

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    Chapitre 20 : Rouge Passion.




    Going through the Motions. 27 mars 2006.

    Margery E. Hensley, Premier Ministre du Royaume-Uni depuis quelques jours, après la démission de Tony Blair, s’avançait à la tribune de l’O.N.U, l’air grave, les traits hirsutes par des soirées entières de travail depuis son arrivée au 10 Downing Street. C’était une femme haute de taille, blonde bouclée, au style vestimentaire aussi majestueux que la reine. Âgée d’une cinquantaine d’année, elle n’était pas issue directement du Parti Tory, ni même du Parti Labour, mais d’une coalition entre les deux principaux partis de Grande-Bretagne pour l’Union Sacrée dans ces temps difficiles. Aujourd’hui, à New-York, elle devait prononcer un discours sous haute surveillance à l’Assemblée Générale de la plus grande O.N.G internationale. Son auditoire, composé des représentants de toutes les nations souveraines du monde, attendait avec impatience le début d’une des instigatrices de cette “Troisième Guerre Mondiale“. Depuis une petite semaine, les armées franco-britanniques livraient une guerre acharnée dans le Pacifique pour préserver la souveraineté de l’île de Clipperton, ou encore des îles Malouines, en première ligne des pilonnages argentins. Cette bataille ne tardait pas à dégénérer en de multiples ultimatums de la part des grandes puissances nucléaires, auxquels les européens opposaient constamment une fin de non-recevoir. Un enlisement mondial du conflit devenait plus que probable, à mesure que les États-Unis se laissaient corrompre par les puissances Carthaginoises, fermement implantées dans le territoire.

    « Mister President, ladies and gentlemen. » Commença le chef du gouvernement britannique au micro de la tribune principale. À quelques rangées derrière, Arnold Heath, le Premier Ministre pour encore quelques jours, écoutait grâce à une oreillette le discours de son homologue.
    « Avec la France, nous nous sommes jurés de détruire nos ennemis. En tous temps, et en tous lieux, le mal a été présent à nos côtés, mais jamais il n’avait été si féroce, si violent. Nous ne devons pas céder face aux terroristes, nous ne devons pas céder face aux dictatures. Nous ne répondons qu’à cette tragique question de principes, qui répète, encore et encore, cette même ritournelle : nous ne transigeons pas sur nos valeurs. Tout aurait été plus simple à résoudre, derrière une tasse de thé, des documents éparpillés sur la table, pour trouver une solution diplomatique à l’amiable. Mais avec le mal, aucune solution n’est possible. Avec le mal, aucune alternative ne peut être envisagée que la guerre. Nous ne sacrifions pas des vies dans la seule volonté d’empêcher nos compatriotes de vivre leur vie, mais bien pour défendre l’intérêt de notre nation et promouvoir nos idéaux démocratiques à travers le monde. Il s’agissait là de répondre à la menace croissante, qui ne cesse de s’exporter à travers toute l’humanité, pour corrompre les gouvernements si bien formés par le passé. Ce n’était que par la force que nous pouvions assurer notre souveraineté, notre indépendance, avec le serment que nos soldats ne seraient pas morts en vain. À nos détracteurs, je demande, qu’auriez-vous fait à notre place ? S’il le faut, nous emploierons tous les moyens nécessaires pour nous défendre, mais nous ne laisserons jamais nos agresseurs prendre le dessus, sur ces femmes, sur ces hommes, qui ne veulent que vivre dans le berceau de la démocratie ! »

    Un torrent d’applaudissement s’abattit dans la salle. Le Président français, Jacques Chirac, qui assistait pour la dernière fois à ce genre de conférence, tapa également des mains après s’être levé, une forte image qui fit le tour de l’actualité internationale. Le réseau mondial inopérant, les moyens de communication des alliés devenaient laborieux, mais cette panne faisait le plaisir des buralistes et de la presse papier, qui semblaient retrouver un fort oxygène après des années de déclin.

    I’ll Never Tell . 28 mars 2006.

    Yumi marchait dans les rues parisiennes. Le monde changeait si vite, la vie était tellement éphémère. Ces derniers mois lui parurent comme les plus longues années de sa vie, ils n’avaient été que larmes, sang et labeur, sans parler du souvenir de William, qui revenait parfois la hanter au coin du lit. Entre deux rêves, la jeune femme ne savait plus qui elle était, son identité s’effaçait, si bien que même la rupture des liens avec son ancien groupe ne satisfaisait pas sa conscience tourmentée. Seul un garçon parvenait pourtant à lui redonner le sourire. Ce garçon, Ulrich Stern, elle ne voulait pas lui avouer son amour, ce garçon, elle pouvait l’exécrer autant qu’en ressentir un profond désir. C’était à présent sa seule relation stable, la seule personne à qui elle acceptait encore de parler, parce qu’il la comprenait. Oui, au fond, ils se comprenaient, et ils ne devaient plus se leurrer. Alors la geisha marchait dans les rues parisiennes. Un beau soleil de printemps défrayait la chronique dans ce monde coupé de tout contact. Le réseau mondial était totalement paralysé, ce qui provoqua la chute vertigineuse des grandes bourses mondiales. Malgré ce climat de terreur, on ne pouvait pas dire que l’adolescente se souciait réellement des problèmes de la nation. Au contraire, elle s’était coupée de tout lien possible avec le gouvernement. Désormais, elle voulait seulement vivre sa vie. Aux abords de la rue Soufflot, coiffée d’un chignon, d’une tunique grise à fleur bleu, la lycéenne aperçut leur point de rendez-vous. La mythique place du Trocadéro, celle qui offrait une vue imprenable sur la tour Eiffel. Vide de tout touriste par la saison, elle le remarqua, au loin. Lui aussi semblait s’être préparé à la rencontre. Il était radieux, comme jamais le samouraï ne put l’être aux yeux de la japonaise.

    « Tu es venue, finalement. Constata Ulrich, adressant un net sourire à son interlocutrice.
    — Ulrich… Je. » Yumi ne trouvait pas les mots pour exprimer son ressenti. Elle s’approcha de lui pour l’étreindre longuement dans ses bras. Le reste de l’après-midi, les deux restèrent sans s’adresser un mot, seul le regard parlait, et il parlait avec une passion dévorante de l’intérieur, une flamme qui ne cessait de grandir jusqu’à ce que le premier brise la glace. Tout ne comptait plus qu’eux en cet instant, tant bien qu’ils auraient voulu stopper le temps maintenant. À présent, la voûte céleste s’obscurcissait, un voile recouvrit la rosée du crépuscule pour ne laisser place qu’aux étoiles.
    « Ulrich… Je, je voulais te dire. Reprit-elle dans un élan de courage, alors qu’elle se tenait face à lui, celui-là la même qui la déshabillait de bas en haut, de haut en bas, pour chercher à s’accrocher à ses sentiments.
    — Ne dis rien, je sais déjà.
    — Non, Ulrich, je veux que tu saches. » Un autre garçon s’approcha d’eux, les Fred Perry rouge, mais l’habillage triste, sordide, pratiquement macabre. Ses cheveux se dressaient en cône au-dessus de son visage, une tâche violette venait éclaircir ce blond saillant. Sur le moment, les deux amis ne le remarquèrent pas.
    « Yumi, Ulrich ? Demanda la voix d’Odd Della Robbia.
    — Odd, mais tu fais quoi ici ? Demanda son meilleur ami, comme si l’interrompre dans ce moment lui parut sacrilège. La nippone resta de marbre.
    — Je venais vous prévenir que… Sa voix s’enrailla. Il est arrivé malheur à Léopold. Alors. Si. Si vous voulez lui rendre visite… vous. Vous pouvez. Il est au CHU de Necker. » L’excentrique claquait pratiquement des dents à ses propres paroles. Depuis quatre jours, il restait auprès de lui chaque jour tant qu’il le pouvait, bien conscient de sa responsabilité dans ce qui lui était arrivé. Une culpabilité venait le démanger, le plonger dans une solitude véhémente, qui lui hurlait les pires invectives à la figure : inconscient, stupide, lâche… Si son pronostic vital ne demeurait pas engagé, il avait perdu un œil, et ce, définitivement. Pour le coup, même le samouraï, qui ne tenait pas spécialement Léopold dans son cœur, ne put que serrer les poings à cette nouvelle, là où Yumi n’y resta pas insensible non plus. Un air affligé s’afficha sur son regard. Un jour, pourrait-il pardonner à son petit-ami ? Même s’il se voulait rassurant, Odd doutait de plus en plus de lui, a fortiori, de son couple. Il n’avait jamais su tenir une fille. Pourquoi cela différerait des garçons ?

    « Que s’est-il passé ? Demanda dans un soupir, celle qui jugeait toujours très sévèrement.
    — C’est… Tout est de ma faute. Quelques sanglots s’échappèrent de ses yeux, qu’il tenta vainement de ravaler. On est… on est allés dans un manoir dit hanté… lui, ne voulait pas. Et. J’ai insisté… » Ses difficultés d’élocution le poussèrent à abandonner. Pendant de longues minutes, il resta là à s’effondrer face à ses amis, consécutivement à son manque de soutien. D’une certaine manière, il venait pour retrouver des gens plutôt que pour vraiment proposer une simple visite dans un hôpital. Lui-même avait besoin d’aide, cela le tuait à petits feux.
    La lycéenne s’approcha petit à petit de lui, comme poussé par une empathie méconnaissable. Elle enroula ses bras autour de lui pour le serrer.

    Dans la chambre numéro cent une, le groupe jugeait unanimement qu’ils se retrouvèrent trop de fois ici pour toute leur vie. Cela ne leur inspirait à présent que du dégoût. Couché sur le lit, Le Couls dormait sans que rien ne puisse altérer son sommeil. Sur son œil gauche, un pansement rectangulaire couvrait toute la surface du creux. Personne ne semblait intéressé par ce qui se cachait derrière. Cette question restait un interdit que personne ne voulait dépasser. La nuit spoliait vraiment le plaisir.
    « Désolé, nous avons fait aussi vite que possible ! » S’exclama une voix qui parut au derrière. Il s’agissait d’Aelita Stones, accompagnée par Jérémie, qui se figèrent à la vue de la blessure de leur ami. Un frisson d’horreur parcourut le corps de la jeune femme qui s’avança près de lui, tenant les barreaux du lit.
    « Vous l’avez retrouvé, Jérémie ? Vous avez retrouvé ce salopard ? Interrogea l’italien, dépité tandis que ni Yumi, ni Ulrich ne lui adressaient un regard.
    — Non. Désolé. Il a disparu. Mais nous avons analysé les plans de ce que Léopold a eu le temps de nous envoyer… Tout ceci n’augure rien de bon. À présent, tout est différent. Nous savons où frapper mais pas encore quand. » Le blond se tut quelques minutes, par respect pour le patient. L’ambiance passait de mélancolique à morne, pour ne pas dire amorphe. À la télévision, un reportage sur les récents événements montrait le tandem franco-britannique au sommet. Margery E. Hensley, de son plus beau tailleur mauve, discourait au côté d’Arnold A. Heath, proclamé vainqueur de la présidentielle, et en attente d’investiture.
    Yumi tourna les talons, suivie par Ulrich. Elle ne supportait plus la présence du scientifique à ses côtés.

    « Mademoiselle, attendez. » Le général Hussinger, d’une soixante d’années, s’approcha des deux amants qui cherchaient à fuir cet endroit le plus vite possible. Habillé de son habituel costume militaire, il fit quelques pas vers eux. La geisha feint de ne pas l’entendre. Elle ne voulait plus rien avoir à faire avec le gouvernement. « Attendez ! » Insista le vieil homme. Le samouraï s’arrêta. La japonaise abdiqua.
    « Qu’est-ce que vous voulez ?! Harangua-t-elle.
    — Vous ne le sauverez pas.
    — Pardon ? » Le chef des armées françaises disparut sans un mot supplémentaire. La nippone resta pantoise.

    Le lendemain matin, Belpois finissait un long travail de décodage sur les disquettes volées à Carthage. Les fameuses disquettes présentant un algorithme quasiment impossible à résoudre. C’était avec une certaine excitation qu’il venait de trouver la solution, ou plutôt, une certaine frustration puisqu’elles se décodèrent toutes seules au moment où les premières lignes du code furent tapées à l’ordinateur. C’était comme lâcher la solution d’une charade alors que l’on venait de trouver la méthode pour arriver au dénouement.. Quelque chose laissait penser que son contenu voulait être découvert, ce qui restait bizarre, et quelque chose de bizarre dans cette histoire ne pouvait demeurer autrement que dangereux. Poussé par l’adrénaline, la curiosité dévorante, il déplaça la souris de son ordinateur pour cliquer sur le premier dossier du fichier. Un immense plan apparut avec les coordonnées exactes du territoire de Carthage, ainsi que les codes de virtualisation directes. Plus impressionnant encore, sa structuration totale, avec la situation du cœur du territoire, des tours, et des moyens de défense apparaissait au scientifique comme une mine d’or à exploiter. Avec ça, il pourrait trouver une astuce pour frapper Carthage et détruire son seul lien avec le monde virtuel. Dans les autres textes de la disquette, on pouvait trouver des plans d’attaque, des méthodes d’extermination massives, ainsi qu’un étrange journal dans lequel se voulait consigner la photographie de son ancienne bande. Ulrich, Odd, Jérémie, Yumi, Aelita, William, dont le dernier possédait une croix noir sous son prénom. Inquiété par sa découverte, il explora plus en détail les nombreuses pages du rapport, ce qu’il apprit fit l’effet d’un fracas. Il ne voyait plus que par ce que ce fichier disait. Il le prenait pour parole d’évangile, mais tout ceci avant tant de logique, tant de cohérence, que cela ne pouvait être faux. Entre autre, le document indiquait que les Lyokoguerriers à l’exception de Jérémie incubaient une maladie très grave, qui pouvait les tuer à tout instant si l’antidote présent dans la base la Grand Arche ne leur était pas administré très vite. Il restait un peu moins d’une semaine avant l’apparition des premiers symptômes dévastateurs, ce qui rappela au lycéen les nombreux problèmes que subissaient ses amis. Saute d’humeur, agacement perpétuel, ou hypersensibilité notoire. Tout ceci était décrit comme le prélude phare de ce virus si contagieux.

    Il arriva au bout de sa lecture. Les yeux exorbités, affolés, il ferma les pages. Sans prévenir le général Hussinger de ses découvertes, le garçon partit de sa chambre immédiatement pour se rendre à l’hôpital Necker. Il devait impérativement prévenir ses anciens amis du danger qui les guettait, également de la nécessité qu’il y avait à livrer une nouvelle bataille contre l’organisation terroriste pour les soigner. Il ne se pardonnerait jamais que l’un d’eux meurt à nouveau. Ce serait trop intense pour lui, après tout le mal qu’il avait réussi à faire. Non, il aurait aimé que tout s’arrête, mais pas au prix des morts, Jérémie voulait à présent réparer.

    I’m under your Spell. 29 mars 2006.

    « Je sais ce que l’on voit en moi, toi. » Un bandeau de pirate sur son œil gauche, Léopold Le Couls enlaçait amoureusement Odd contre lui. Il se sentait en meilleure forme que la veille, à présent, le garçon parvenait même à se déplacer sans s’aider d’une béquille. Certes, être borgne présentait une quantité innombrable de lacunes, mais cela avait l’avantage d’être plus aguicheur, sans doute plus fantaisiste. En tous cas, l’adolescent devait répondre à l’inquiétude naissante chez son petit-ami, qui ne cessait de se paître en remords, si bien que cela devenait plus lassant que pathétique. Il finissait par penser que leur relation risquait de tourner court s’ils ne surmontaient pas ensemble cette épreuve, mais peut-être qu’elle nécessitait également une séparation physique pour laisser le temps de pardonner. En tous cas, il n’avait pas encore pris de décision. Il permettait au temps de se décider aussi longtemps qu’il le fallait. Un nouveau baiser langoureux s’échangea entre eux, à mesure que l’excentrique voulait aller plus loin. Aucune opposition ne se dégagea de son amant, qu’il émoustillait par sa délicatesse. Sans aller plus loin, sans dire plus un mot, il lui retira son haut. « Est-ce vraiment une bonne idée ? ».

    ***


    Plus loin, dans le métro parisien, la silhouette d’une jeune fille venait de rattraper le jeune Belpois.
    « Jérémie, attends. Tu m’évites depuis quelques temps. Je n’aime pas ça. » Aelita Schaeffer lui saisit le bras alors qu’il allait quitter le wagon.
    « Je suis en droit de savoir ce qui se passe, tu ne crois pas ? ».

    ***


    La banlieue parisienne offrait un panorama de maisons très intéressant. Pour quelques mois encore, la famille Ishiyama y avait loué un bail le temps du déménagement entre la France et le Japon, sérieusement compromis par la géopolitique mondiale. À l’intérieur de sa chambre, la jeune fille échangeait un regard intense avec son officiel petit-ami. Voilà. Vingt-neuf mars, ils venaient de concrétiser deux ans de relation ambiguë, faite de contretemps et de soubresauts. Face à celui pour qui elle venait de s’ouvrir, la geisha se retourna pour fermer la porte. Ulrich la regarda, la déshabilla des yeux, contemplant l’être intérieur qu’elle était. Ce n’était pas juste une fille, c’était Yumi, la seule, la vraie, l’unique.
    « Tu sais… Il faudra du temps pour que l’on noue une relation solide, une relation de confiance où plus rien ne compte plus que notre entente. » Elle se retourna, les yeux pétillants, les lèvres distordues. On aurait juré qu’elle allait pleurer. Le samouraï resta silencieux, de marbre, prêt à écouter son laïus.
    « Mais Ulrich, nous savons tous les deux que ce temps, nous ne l’aurons peut-être jamais. Il y a tant de choses à vivre, tant de choses à faire, mais si peu de temps pour cela. » Elle s’approcha, petit à petit, pour se situer à quelques mètres de son visage.
    « Je t’aime. » Elle s’accroupit à sa hauteur. Sa bouche se rapprocha de la sienne.

    À la radio, une chanson de comédie musicale passait sur NRJ.

    « I lived my life in shadow
    Never the sun on my face
    It didn't seem so sad, though
    I figured that was my place
    Now I'm bathed in light
    Something just isn't right

    I'm under your spell
    Anyone would notice me?
    It's magic, I can tell
    How you've set me free
    Brought me out so easily
    »


    Le son sortit des haut-parleurs du compartiment de métro. Aelita continuait de regarder Jérémie dans l’espoir qu’il adopte la réaction escomptée. Elle ne pouvait plus supporter ce non-dit sur leur relation, ce non-dit sur leur vie. Ce n’était pas ça un couple, elle en était persuadée. Or le garçon restait toujours aussi placide, vide de réaction. Somme toute une coquille vide qui ne comprenait pas pourquoi on l’haranguait sans cesse.
    « Qu’est-ce que tu veux que je te dise Aelita, c’est quoi encore le problème ? De quoi tu parles ?
    — Me parle pas comme ça ! » Dit-elle sur le ton de la supplique.

    « I saw a world enchanted
    Spirits and charms in the air
    I always took for granted
    I was the only one there
    But your power shone
    Brighter than any of I've known
    »


    Plus rien, pour Léopold et Odd, ne comptait que le moment présent. L’un sur l’autre, partageant tout d’eux, n’ayant plus de secret l’un à l’autre se voyait transporté dans l’allégresse d’une nouvelle phase de leur relation. Un stade jamais franchi jusqu’ici où l’on rompait tous les liens de l’innocence pour s’offrir à l’autre. Finalement quelque chose d’assez dur qui nécessitait une grande confiance en chacun des deux. À ce titre, la rationalité ne laissait place qu’à l’inconstance de la jeunesse, fougue jeunesse qui voulait se démarquer des clivages habituels, fougue jeunesse déviante qui bouleversait tous les principes, fougue jeunesse déviante qui ne reculait devant rien pour s’affirmer haut et fort. Dans l’union, il y a la force, ils ne faisaient plus qu’un durant ces secondes où on ne voit plus que l’avenir. Dans le même temps, un autre couple s’affirmait de la même façon, par des gestes, par des mots. Ils troquaient leur personnalité par l’extase commune.

    « I'm under your spell
    Nothing I can do
    You just took my soul with you
    You worked your charm so well
    Finally, I knew
    Everything I dreamed was true
    You make me believe...
    »


    « On se perd Jérémie. Nous oublions ce que nous formons vraiment, un couple. » Un froid glacial prit place à l’intérieur du métro parisien. Pourquoi se sentait-il si mal ? Avait-il perdu toute notion de ce que pouvait être l’humanité ? Cette idée le terrifiait, ce pourquoi il se montrait démuni face à sa petite-amie. Il ne savait pas ce qu’elle attendait de lui, elle ne savait pas ce qu’il traversait. Peut-être que finalement, loin d’un l’autre, ils seraient plus heureux, mais cette idée le terrifiait. Il fallait que cela cesse. Il fallait qu’il retrouve la passion qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre avant que cette maudite histoire ne débute. Au fond, tout était lié. Tout avait un rapport avec ce qui se passait depuis six mois. Cela conforta Jérémie dans l’idée de tout arrêter maintenant. Il tenait les informations nécessaires, il ne fallait plus que l’aide de ses anciens amis pour y parvenir. L’union fait la force.
    « Aelita… Il y a un moyen d’arrêter tout ça… De revenir comme avant. » Déclara-t-il solennellement. Elle releva les yeux.

    « The moon to the tide
    I can feel you inside
    I'm under your spell
    Surging like the sea
    Brought to you so helplessly
    I break with every swell
    Lost in ecstasy
    Spread beneath my Willow tree
    You make me complete...
    »


    Dans les bras de son copain, Yumi se sentait libérée du poids qu’avait été son viol par le passé. À présent, il lui semblait au contraire dérisoire. Tout ceci appartenait au passé, elle partageait à présent une véritable relation avec quelqu’un qui venait de lui prouver son amour d’une manière des plus primitives, mais des plus sincères. Plus rien ne pourrait les séparer pour toujours, à l’instar d’Odd et Léopold. Les deux garçons accolés s’échangeaient de légers baisers, épuisés par ce qu’ils venaient de faire. Cette première expérience conjugua des émotions qu’ils ne connurent jamais par le passé, elle ouvrit par ailleurs la boîte de Pandore de tout ce qui constituerait leur futur, tout comme pour la geisha et le samouraï. Cette étincelle brillait à présent dans les étoiles, ce feu d’artifice omniprésent alors que le crépuscule spoliait la lumière chaque instant un peu plus pour les dévoiler.

    Standing. 29 mars 2006.

    Au bout du compte, chacun des deux couples venait de faire une expérience exceptionnelle en dépit de sa propre histoire personnelle. Là où rugissait peut-être le cri de la douleur, se trouvait désormais le cri de l’espoir. Un cri qu’Aelita et Jérémie vinrent briser lorsqu’ils entrèrent dans la chambre d’hôpital. Bien qu’à moitié dénudés, aucun diplôme n’était nécessaire pour comprendre ce qui se passa quelques minutes auparavant, ce à quoi la paire de scientifique resta las, un petit peu dubitative. Ils considérèrent pendant une fraction de seconde la situation, avant de détourner leur regard pour ne rien entrevoir d’obscène. Sardonique, le blond s’apprêtait à lancer une remarque digne de sa répartie habituelle.
    « Sans mauvais jeu de mots, enfilez vite vos vêtements… Lâcha-t-il vraisemblablement exaspéré.
    — Vous êtes en couple ? S’interloqua la gardienne de Lyokô. Elle se mit le doute toute seule, pour considérer avec suffisamment de logique cette question existentielle. Sans doute devait-elle être l’une des seules à ne pas être au courant.
    — Odd et moi… ?
    — Léopold et moi… ? Énoncèrent en même temps les amoureux sous le regard lubrique de leur interlocutrice.
    — Six mois. Balança totalement au hasard le jeune Le Couls. Quand il y réfléchissait, il n’avait jamais compté la durée de sa relation. Il savait juste que cela faisait longtemps, et cela lui suffisait.
    — Un peu de bonheur dans ce monde si triste… » Schaeffer détourna ses yeux pour regarder le paysage. Belpois, juste à côté d’elle, faisait la même chose, à la fois pensif et ennuyé par la conversation. Toutes ces futilités n’étaient rien à côté du problème posé : ils allaient mourir. Son amie s’assombrit.
    « Jérémie, il faudrait leur dire maintenant… ambiance froide s’installa à nouveau dans la pièce. Toute la gaieté du moment sembla s’évaporer d’un coup de balai.
    — Il faut que tu retournes sur Lyokô, Odd. Déclara-t-il gravement, de marbre.
    — Ah ça, il n’en est pas question…
    — Si tu ne le fais pas tu mourras. Carthage vous a incubé une très grave maladie, et elle vous tue de l’intérieur ! Le contrepoison se trouve dans l’une des tours de Carthage, nous devons y retourner pour mettre un terme à tout cela ! À présent, son ton prenait la forme d’une supplique qu’il débitait pour convaincre du mieux que possible l’excentrique, qui le considérait toujours bizarrement, l’œil attentif. Quant à Léopold, il préférait ne pas intervenir.
    — Cela tournera au fiasco. Cela tourne toujours au fiasco… » Malgré ce qu’il pouvait prétexter, le félin était tenté par l’expérience. Déjà parce qu’une épée de Damoclès flottait au-dessus de sa tête, mais surtout parce que jouer les super-héros malgré les dangers lui manquait. Après ce que venait de subir son petit-ami, un tocsin brisa le tabou Lyokô. Il se rendit compte que quoi qu’il fasse, son passé venait toujours lui rappeler, sans cesse, son lien avec le gouvernement, avec le supercalculateur, et qu’il fallait être un acteur plutôt qu’un spectateur de sa vie.

    Face à sa réflexion, l’informaticien ne put s’empêcher de plaidoyer pour sa cause, arguant qu’ils avaient la possibilité de tout arrêter maintenant, qu’ils pouvaient s’en sortir définitivement s’ils détruisaient le territoire. Il en vint fatalement à parler des données de la disquette, qui, si elles effrayèrent Odd, plongea le littéraire dans une moue extrêmement dubitative. C’était trop simple, ridiculement simple. Non pas qu’il aurait préféré une difficulté catatonique, mais on ne pouvait pas abattre Carthage ainsi, après des mois de lutte, c’était à nouveau trop simple, à nouveau trop bizarre. Le seul qualificatif qui lui venait à l’esprit était bizarre.
    « D’accord. » Ce propos marqua une réaction très spontanée du blessé. Il se redressa, les yeux exorbités, prêt à bondir à tout instant. Il haleta pendant quelques secondes, dans l’attente d’une infirmation, de la correction d’une méprise. Rien ne vint. Face à lui, Jérémie semblait se réjouir. Lui aussi, sa culpabilité devait le morfondre chaque soir pour être si attentif à la santé de ses anciens amis.
    « Écoute, on va prévenir Yumi et Ulrich ! On t’attend à l’usine…
    — L’usine ? L’excentrique parut déconcerté.
    — Oui, l’usine. ». La paire de scientifique sortit quasiment en courant. Ils n’avaient plus de temps à perdre. Pour cette opération, il fallait agir vite, chirurgicalement, et concrètement. L’échec ne pouvait être admis, il en dépendait de leur vie.

    « Odd, si tu passes le seuil de cette porte, tu ne reviens pas. » Léopold venait d’assassiner l’espoir de son copain d’une phrase. Della Robbia se retourna, le regard horrifié par ce tragique conflit de loyauté auquel il était confronté. Dehors, le vent commençait à souffler. L’horloge de la chambre d’hôpital tourna lentement ses aiguilles, pour conclure sa première boucle de la nouvelle heure. De longs regards s’échangèrent, l’un exprimant l’inquiétude, l’autre la fermeté.
    « Tu… Il le faut, Léo.
    — Je ne veux rien entendre. Si tu quittes cette chambre pour aller jouer les guignols sur Lyokô, tu ne reviens pas. » Face à sa rigidité, des larmes manquèrent d’embuer les yeux du garçon. Il s’approcha doucement de lui, pour le saisir entre ses bras, lui dire à quel point il l’aimait, mais qu’il le fallait.
    « N’y va pas. Insista-t-il, sans la moindre empathie perceptible sans sa phrase.
    — Je suis désolé. Son interlocuteur se releva. C’est un devoir… j’ai juré de…
    — Au diable tes histoires de devoirs. C’est ton courage qui t’a amené jusqu’ici Odd, et désormais, il a fait un blessé, et je refuse de prendre la responsabilité d’un mort ! Il pointa son doigt vers son pansement, le ton passionné.
    — Je… Je suis désolé… Je… » Il recula. « On en reparlera… hein… » Le lycéen ouvrit la porte, affreusement blessé par les propos de son amant. Chacun d’eux savait que ce moment allait arriver, où l’autre dirait clairement les non-dits accumulés depuis leur rencontre, mais ni Léopold, ni Odd, ne prévirent un entretien si violent qui marqua une forme de rupture morale. À présent seul sur le lit du CHU Necker, l’adolescent soupira. Il venait de comprendre quelque chose.
    « Je suis la pierre du chemin… » S’adressant à sa propre conscience, il se releva, disposa un bagage sur son lit pour y ranger ses affaires. Il pouvait sortir dès aujourd’hui. Sur une petite note, il prit un stylo pour y inscrire une petite note à l’attention de son petit-ami.


    Usine Renault

    Odd, Aelita et Jérémie sortirent en trombe de l’ascenseur. Ils gravèrent les nombreux décombres jamais déblayés de l’ancienne usine Renault. Une étrange atmosphère se sentait autour d’eux, comme une sorte d’inquiétude palpable marquée par le silence. Ulrich et Yumi n’allaient pas tarder à arriver. Dès qu’ils apprirent la nouvelle, furieux après Jérémie, les deux ados prirent la décision de les rejoindre pour ne pas aggraver la situation. Tout au long du voyage, le scientifique qui voulait à tout prix se racheter leur avait expliqué le seul moyen qui subsistait pour éradiquer la maladie. Il leur expliqua également pourquoi elle était apparue et quelle était son mode de fonctionnement précis. Chaque détail comptait, il devait montrer qu’il maîtrisait son sujet pour ne pas faire peur à ses anciens amis. Il s’en voulait suffisamment pour la mort de William, pour la mort de Jim, pour les tortures qu’ils subirent tout au long de leur incarcération au sein de Carthage. Il en avait assez d’être le bouc-émissaire, d’être le dindon de la farce, le seul à payer les aventures qu’ils venaient de vivre. D’accord c’était de sa faute, mais ils étaient volontaires, ils n’avaient pas le droit de lui reprocher. Cela ne se fit jamais le révolver sous la gorge.

    Arrivés près du seul scanneur encore en fonctionnement, les trois adolescents virent les deux amoureux les rejoindre après quelques minutes d’attente. Jérémie, quant à lui, brancha son ordinateur portable dans l’hub qui contenait toutes les informations nécessaires à une virtualisation. Il demanda à Aelita de lui confirmer quelque chose à l’étage plus en-dessous, la salle du supercalculateur, sur lequel il avait aussi connecté un ordinateur. Il soupira lorsqu’on lui annonça que tout allait bien. Son plan allait peut-être fonctionner.
    « Bon. Écoutez. Nous n’aurons jamais la même puissance qu’un ordinateur quantique, alors gardez à l’esprit que ce voyage est risqué. Je sais bien que notre bande est décousue, que vous m’en voulez pour la plupart, mais je vous demande de me faire confiance une ultime fois. Si jamais nous échouons, vous allez mourir dans d’atroces souffrances, et je ne le permettrai pas, vous saisissez ? » Son laïus terminait, personne ne répondit rien. Odd était énervé et soucieux auprès de Léopold, Yumi trop concentrée à maudire tout ce que disait son ancien ami, et Ulrich demeurait purement et simplement trop joyeux pour pouvoir s’inquiéter de quoi que ce soit. Sans plus de cérémonies, la Gardienne de Lyokô connecta le supercalculateur à l’ordinateur portable du lycéen. Il crut que le trop-plein d’énergie allait le faire griller. Il n’en fut rien, le catalyseur offert par le scanneur les sauva.
    « Transfert Aelita. Scanneur Aelita. Virtualisation. » À plusieurs reprises, Jérémie répéta les mêmes phrases jusqu’à ce que tous ses amis soient dans la surface du Cinquième Territoire. Il ne restait presque plus rien de Lyokô, c’était comme si le monde virtuel ne s’était jamais remis de l’assaut passé des terroristes.
    « Cela va être vite réglé. »

    Something to Sing About. 29 mars 2006.

    Une jeune fille aux cheveux bleus s’arrima à une plateforme qui venait de gravir dix mètres de hauteur jusqu’à la passerelle supérieure. Dans une ambiance sombre, une simple lumière rouge clignotante permettait de distinguer la lumière des ténèbres. Celle-ci marcha jusqu’à la portière coulissante qui prenait jusqu’à deux mètres de largeur. Dans une évacuation de vapeur, la mécanique glissa lentement jusqu’à permettre à l’intruse d’observer la pièce contigüe au corridor. Elle était tout aussi sombre que la première, mais des barils emplis d’un liquide vert fluorescent ornés d’une tête de mort sur leur contenant de verre permettaient de scruter bien plus qu’auparavant. Le résultat demeurait surprenant. Quelque chose d’étrange hantait ce lieu, quelque chose de plutôt indescriptible, qui, du haut de sa robe bleu ciel, ne parvenait pas à trouver une explication rationnelle. Son bracelet se mit à reluire. Des bruits parasites provinrent du niveau supérieur qu’elle se hâta à vérifier. D’un bond phénoménal, l’adolescente d’à peine vingt ans se trouva sur le pont en ferraille de la Grande Salle. Un grésillement la démangea dans son oreille. Il s’agissait d’une oreillette qui essayait d’outrepasser le blocus que Carthage opérait sur le réseau mondial. Un système qui ne fonctionnait que dans l’espace.
    « Kichii, c’est Benjamin à l’appareil, que se passe-t-il de ton côté, ton bracelet indique une activité anormale ?
    — Je crois que vous aviez raison. Cette station spatiale appartient effectivement à Carthage, et elle recèle des choses qui sont très inquiétantes. » Une liane venait de s’abattre sur sa hanche. Sa masse détruisit la barrière de fer lorsqu’elle fit une chute vertigineuse. Elle eut toutefois le réflexe d’appuyer sur son bracelet qui matérialisa une large faux par laquelle elle s’appuya pour amortir sa chute. Roulant jusqu’à un conteneur. La chose s’appuya par dessus la rambarde pour descendre auprès d’elle. Elle n’avait rien d’humaine. Une chose difforme construite à partir de particules mécaniques et de particules animales sans aucun métabolisme connu. Au premier abord, l’assaillante crut à un cauchemar, mais la réalité n’en fut que plus rude. Un des bras robotiques s’allongea jusqu’à l’étreindre fermement. Elle ne parvenait plus à respirer. Son chapeau au ruban turquoise tomba de sa tête. C’était maintenant que sa vie se finissait ? Un instant, elle vit toutes les personnes qu’elle aimait défiler dans son regard. Non. Elle ne mourrait pas. À l’aide de son bracelet indigo qui clignotait de plus en plus, une décharge électrique parcourut le monstre qui convulsa et la relâcha. D’une pirouette impressionnante, la jeune fille rejoignit sa faux. Son émetteur se remit à grésiller.
    « Kiichi… Kiichi, tu rentres à la base.
    — Mais, je n’ai même pas encore terminé ! Ce sera vite réglé.
    — Non… écoute… c’est impératif, tu dois rentrer, nous ne pouvons pas… » Elle soupira. Une alarme se mit à sonner. La lumière devint rouge. Les vitres aux extrémités des pièces commencèrent à se dévisser. C’était donc ça la technique de Carthage ? Effacer les preuves et tuer le témoin en l’envoyant dans l’espace… L’agent du Gouvernement décida d’esquiver le problème. D’un nouveau bond, elle rejoignit à nouveau la passerelle du haut. L’expérimentation la poursuivit jusqu’à l’entrée d’où elle était venue, mais la porte se verrouilla. Impossible de sortir. La pression de l’air commença à être attirée par l’extérieur. Toutes les communications furent brouillées. Kiichi ne s’inquiétait pas pour autant. Pleine de ressource, elle renvoya sa faux sur son ennemi qui s’écroula à terre. En sautant jusqu’à la porte coulissante, elle sortit une charge C4 qu’elle installa minutieusement. Il n’y avait qu’une infime chance qu’elle soit blindée et qu’il soit par conséquent impossible de l’ouvrir. En s’éloignant jusqu’à l’autre bout de la pièce, l’espionne sortit le détonateur qu’elle enclencha immédiatement. Un souffle fit exploser les barils qui accentuèrent l’explosion.

    En France, un ordinateur clignota. Il affichait toujours « sans réseau », mais le bracelet n°8 ne répondait plus.

    ***


    Walk through the Fire. 29 mars 2006.

    « Hurricane, ici git le guerrier de l’ombre, autorise-le à revenir ! » S’exclama une lourde voix autour d’un halo de lumière violacée. Plus au loin, Odd, Ulrich, Yumi et Aelita, armés, observaient la scène sans pouvoir bouger. Son pied gelé par un des monstres de Carthage, la gardienne de Lyokô ne parvenait pas à se dégager des nombreux tirs qu’elle esquivait plutôt par chance que par technique, si bien qu’Ulrich, directement à sa gauche, essuyait des coups d’Armageddon de par la mère de son amie. La geisha, quant à elle, subissait les nombreux assauts des spectres, là où Odd officiait à chaque front, sans pouvoir obtenir de réels résultats face à la virulence des antagonistes. À l’intérieur des ténèbres du territoire, où une bataille faisait rage, comme la plus importante de toutes, les guerriers ne devaient leur salut qu’aux Kankrelats, Mantas, Krabes et Tarentules venus en affluence pour leur apporter un soutient matériel.
    « Je vous rappelle que si vous êtes touché, vous êtes mort… » La voix de Jérémie, à travers l’ordinateur du supercalculateur, laissait de glace quiconque pouvait l’entendre, mais la réalité demeurait bien là : s’ils étaient dévirtualisés, il s’agirait d’un voyage sans retour. À plusieurs reprises, les Frôlions de X.A.N.A s’interposèrent pour sauver la vie des héros, mais pour combien de temps encore cette méthode fonctionnerait, alors que plus rien ne semblait pouvoir arrêter le Phénix Doré ? L’homme, censé être mort, se trouvait sur le territoire virtuel, au milieu de ce halo violet, qui prenait de plus en plus d’importance dans les cieux. Comme un vortex qui ne finissait pas de grossir à mesure de manger, encore et encore.
    « Si vous n’arrêtez pas de Vesvrotte immédiatement, il achèvera définitivement le… » Le micro se brouilla. On ne pouvait plus rien entendre. Livrés à eux-mêmes, chacun essayait de se rappeler comment ils purent accepter cette nouvelle mission en territoire ennemi. Jamais rien ne se passait comme prévu.

    « Hurricane, je t’ordonne de le laisser partir. La grandeur attend celui qui trouvera le salut. Autorise-le à revenir ! » Un éclair transcenda le vortex. Une masse spectrale prit forme avant de commencer à se décomposer donnée par donnée, seconde par seconde. « Code D.I.M.E.N.S.I.O. ».

    À suivre.

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.
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fireinpyjama MessagePosté le: Sam 13 Juil 2013 09:49   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Localisation: Quelque part, au milieu de pandas...
Salut à toi, Pika.

Je trouve enfin le temps de commenter ta fic. Sérieusement, je trouve ta suite encore plus épique que les précédentes, malgré le manque d'action. Mais je ne t'en tiens pas rigueur, car tu maîtrises parfaitement les sujets psychologiques.

Place aux corrections que je peux te proposer.

  • "saute d'humeur" -> il faudrait rajouter un "s" à "saute", parce qu'ils n'ont pas une qu'une seule saute d'humeur
  • "fougue jeunesse" -> "fougueuse jeunesse"
  • "où on" -> "où l'on", simple amélioration grammaticale plutôt inutile mais qui assouplit la lecture
  • "resta las" -> tu ne voulais pas plutôt écrire "resta là" ?
  • "la paire de scientifique" -> vu qu'il s'agit d'un groupe, "scientifique" prend un "s"
  • "Ils gravèrent les décombres" -> là, il s'agit du verbe "gravir", et non du verbe "graver"
  • "le seul à payer les aventures qu'ils venaient de vivre" -> alors là, tu as plusieurs options. Soit tu mets "le seul à payer pour (...)", soit c'est "le seul à payer le prix des aventures (...)". À toi de choisir.
  • "son bracelet se mit à reluire" -> non, là, le bracelet luit, mais ne reluit pas...

Pour ce qui est de ta dernière partie de chapitre, je n'ai rien noté, mais je t'avais déjà aidé à le corriger via Skype.

Autrement... Un couple se rompt, un autre se forme... Tu as très bien fait de mettre des bâtons dans les roues de l'idylle Odd-Léopold, bien vu. Et pour Ulrich-Yumi, ça se voyait gros comme une maison, mais tu as très bien su le retranscrire.

Sinon... Léopold en mode Nick Fury... J'espère que malgré sa blessure, tu vas nous le rendre sacrément badass, du genre qui botte le cul de Carthage après tout ce qu'ils ont fait subir au groupe. Mais vu que tu n'es pas du genre à faire dans le fan-service, je te laisse à ta suite.

Enfin, je trouve que tu ferais bien de mieux décrire les bastons, mais c'est un avis personnel.

Sérieusement, continue comme ça.

PS : La vache, c'est la première fois que je first une fic...

_________________
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Merci à me98



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Elia41 MessagePosté le: Sam 13 Juil 2013 11:00   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


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J'aimerai mettre un commentaire constructif ... Mais je ne sais pas quoi mettre, désolé. Alors ... Excellent chapitre. A quand la suite ?
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Vengeance ou pardon,
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Maeglin MessagePosté le: Sam 13 Juil 2013 11:27   Sujet du message: Répondre en citant  
Maître de la Keyblade


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Messages: 446
Tu sais que tu te fais désirer ? Pas toi ta fic hein Mais ça valait largement le coup d'attendre.

Jeremy se ré-humanise enfin, quoiqu'il a encore des progrès à faire mais j'ai l'impression que son couple avec Aelita se reconstruit petit à petit.
Pareil entre Ulrich et Yumi, leur couple battrait de l'aile si une organisation psychopathe ne voulais pas leur peau.

Mais entre Odd et Léo... Bah après être à pas grand chose de s'envoyer en l'air ( si j'ai tout compris), il se quittent sur une dispute.

Citation:
« Je suis la pierre du chemin… » S’adressant à sa propre conscience, il se releva, disposa un bagage sur son lit pour y ranger ses affaires. Il pouvait sortir dès aujourd’hui. Sur une petite note, il prit un stylo pour y inscrire une petite note à l’attention de son petit-ami.


Raaah qu'est-ce qu'il va faire comme connerie ? Il devrait aider Odd au lieu de dramatiser. Plus la crise sur Lyoko est passée, plus vite ils termineront ce qu'ils ont commencés... Part en courant

C'est quand même la première fois que je préfère un personnage inventé de toute pièce que les personnages originaux. Si tu venais à le tuer Evil or Very Mad

Bon...

Citation:
« Code D.I.M.E.N.S.I.O. ».


Ah!

http://www.mariowiki.com/images/thumb/1/1b/Jester.jpg/200px-Jester.jpg

Dimensio... L'arlequin de Super Paper Mario Si tu considères Super Paper Mario comme une commedia dell'arte... et ton ancien pseudo si je ne m'abuse... tu veux t’intégrer à ta propre fic ? Very Happy

J'attend de voir le rôle de ce code Dimensio... Ne nous fait pas trop languir, d'ac' Razz

Que dire pour conclure ? Que je suis content d'avoir deviné pour le bandeau de pirate de Léo Surprised et que si un jour tu demandes à quelqu'un de doué pour les fanarts de t'en faire un de Léo, n'oublie pas de le publier Wink

Et malgré ce que tu dis, ton chapitre est bien plus que "correct et passable", perso j'en suis plus que satisfait, alors bon courage, tes lecteurs te soutiennent moi en tout cas, mais je suis surement pas le seul
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Sam 13 Juil 2013 18:09   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


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Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
enfin une suite.
Les événements s'enchainent mais côté relation, sa part en sucette Sad.
Surtout pour Odd, vu comme c'est parti, il va se retrouver a nouveau seul (je me demande comment il va réagir si sa arrive). En tout cas, il est pas sympa le Léopold (peut être qu'il lui en veut pour ce qui s'est passé au manoir). Car ce qu'il impose a Odd est vrai cruel:
-Oublie Lyoko, tu mourras bientôt (dans d'atroces souffrances), mais au moins je serai avec toi.
-Retourne sur Lyoko, ta vie sera peut être sauvé, mais tu peux définitivement m'oublier, tu sera seul.

Bref un choix entre la mort et la solitude.

A la fin, on a une bonne dose d'action, bien que la bataille soit en défaveur des LGs. Comme certains l'ont dit dans la fic, le coup des disquettes est trop facile, pour n'importe qui de censé la phrase "attention piège hautement probable" aurait dû faire TILT.

On a de nouveau mystères sur Carthage.
Comment ont ils pu construire une station spatial à l'insu de toute les organismes aérospatiaux? Qui cette fille aux cheveux bleus? Qu'est ce que DIMENSIO et que veux faire carthage avec?

Bref, je me demande comment les LGs vont s'en sortir cette fois.

PS: sa serait bien qu'Odd se montre vraiment utile pour une fois (d'après les descriptions du combat en cours, Odd est le LG qui s'en sort le moins bien par rapport aux autres)

vivement la suite

_________________
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Mejiro-kun MessagePosté le: Lun 15 Juil 2013 13:02   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


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Yop ! Désolé pour le retard, j'ai fait au mieux pour lire ta fic le plus vite possible >_< !

Alooors, un excellent chapitre très bien écrit dans l'ensemble, comme d'habitude ! Une avancée au niveau des couples vraiment sympa avec notamment le passage entrecoupé de paroles de chanson que j'ai trouvé très très bien structuré et agréable à lire ! Le moment où Odd et Léo' ne font qu'un est également particulièrement bien écrit et saisissant.

D'un point de vue scénaristique, le coup du virus inoculé à nos héros est une bonne trouvaille pour les pousser à se virtualiser de nouveau même si, à mon sens, la nouvelle tombe un peu comme un cheveu dans la soupe. Après la facilité avec laquelle Jérémie a réussi à décrypter le code me laisse perplexe : peut-être s'agit-il tout simplement d'un piège de Carthage ?

Autre point que je voudrais soulever : Hussinger qui demande à Yumi d'attendre pour lui dire quelque chose, la jeune fille s'exécute et lui...Ne dit rien finalement =D ! C'était vraiment utile ce passage XD ? Ça le rend un peu puéril et c'est dommage, enfin bon o/ !

Quoi d'autre...? Léo' s'est énervé un peu vite après Odd quand celui-ci décide de retourner sur Lyokô ._. je sais qu'il s'inquiète pour lui mais étant donné que son petit-ami risque de mourir s'il ne file pas sur le monde virtuel au plus vite je pense que ça aurait du faire pencher la balance, même s'il a des doutes !

Pour finir je vais juste critiquer un peu le personnage de Kichii... Je n'ai rien contre le fait que tu t'inspires de personnages d'autres séries mais là XD... C'est limite un énorme cross-over avec Karneval tellement le personnage n'a aucun rapport avec le schmilblic, j'ai cru lire une mission de Circus avec un Varga en ennemi pour le coup XD ! Mets-lui au moins sa faux en arme virtuelle plutôt qu'en truc activable par le même bracelet que Circus =( sinon ça fait un peu tâche sur l'histoire de fond je trouve ! Après ça n’enlève en rien la classe de cette scène et du personnage (même si je suis pas fan de sa personnalité mais bon, question de goût quoi !).

On sent qu'on approche du combat final sinon, avec le Phénix Doré, Anthéa et le Code Dimensio ! Tous les protagonistes sont réunis pour se battre, j'attends avec impatience de lire la suite ! Encore un excellent chapitre à part ça, félicitations !
_________________
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Pikamaniaque MessagePosté le: Lun 15 Juil 2013 15:03   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


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Bonjour mers chers lecteurs !

Je réponds à vos commentaires et on enchaîne immédiatement avec le Chapitre 21 : Entropie. Je considère que c'est le meilleur que je n'aie jamais écrit, vous m'en direz des nouvelles. J'espère que c'est le cas puisque c'est celui où j'étais le plus inspiré. Cela dit, soyez attentifs, et n'attendez pas trop de sentiments, ce sera surtout du combat. Sauf à la fin. Je vous annonce une mauvaise nouvelle toutefois : il n'y aura plus 30 mais 26 chapitres. L'action est sur le final. C'est la fin.

fireinpyjama : Tu te plains d'un manque d'action ? Alors sois persuadé que tu ne vas pas être déçu dans le chapitre que je m'apprête à vous présenter. Écrit en seulement trois jours, c'est un de mes records d'écriture depuis l'année dernière où j'ai repris ma fiction. Pour tes corrections, je note et enregistre. C'est souvent de l'inattention. De toute façon, une reprise du chapitre sera disponible lorsque je l'aurai terminée. Léopold est absent de ce chapitre, il reviendra sous peu cela dit. Mais oui, il y a du changement à prévoir, et du gros changement. Je te remercie en tous cas.

Elia41 : La suite maintenant. Je te remercie pour ton commentaire. J'espère que tu ne seras pas déçue.

Maeglin : Oui, je me fais désirer, je sais, autant ma fiction que moi ! 8D. Effectivement, Jérémie laisse place à une ré-humanisation de sa personne. Il était temps. Je fais Aelita plus dégourdie également à partir du chapitre 20. Quant à Léopold, non, il n'a pas prévu de se suicider ne t'en fais pas. Oui, c'est effectivement l'arlequin de Super Paper Mario qui était mon ancien pseudonyme. Je trouve que c'est un très bon modèle et qu'il est très bien fait ce personnage. Voyons, je suis déjà dans ma propre fiction, je vous laisse spéculer sur mon personnage. Le Code D.I.M.E.N.S.I.O n'aura pas plus d'explications dans ce chapitre, mais dans le 22. Merci pour ton commentaire, je verrai pour une illustration !

*Odd Della Robbia*
: Léopold quitte Odd parce qu'il n'a rien retenu du fiasco du Manoir Moore. Il ne se rend pas compte que c'est possiblement un piège, et Odd agit sans réfléchir comme à son habitude, ce qui l'agace sensiblement. Il a toutes les raisons de le quitter. Et sinon, tu te trompes, Odd s'en sort très bien dans ses combats. Je te remercie pour ton commentaire, et oui, tu n'as pas vraiment tort.

Mejiro-kun : Mon fidèle commentateur que je n'oublie pas. Je t'en ai parlé tout à l'heure, alors bon, inutile d'y revenir, mais pour ce qui est de Kiichi, il y aura des différences avec Karneval, des différences notables, mais j'aimais beaucoup le personnage en général donc j'assume cette transition. Totalement. Sinon, la scène avec Hussinger a son importance, et tu vas la comprendre incessamment sous peu. Merci pour ton commentaire. ♥.

Et tout de suite... Entropie ! Qui sera suivi du chapitre 22 : Les foudres de la vengeance.
_____________________________________________________________



    Chapitre 21 : Entropie



    Une heure auparavant.

    Comment naviguer dans le réseau mondial sans qu’il n’existe ? C’était la terrible équation que devait résoudre Jérémie Belpois, qui emmenait à nouveau ses amis dans une bataille fratricide. Ils savaient que certains pouvaient ne pas s’en sortir, mais il croyait dans les ressources de chacun. Il leur faisait totalement confiance. Ce n’était que de cette manière qu’il pourrait s’en sortir. L’Oblivion, illustre navire vétuste qu’ils utilisèrent avant l’explosion de l’Usine Renault fonctionnait encore. La probabilité qu’il se désintègre demeurait cependant fort élevée, mais il préféra ne pas les en aviser, considérant que de toute façon, reculer à ce stade de la mission ne signerait que leur mort décrite par le document dérobé au Phénix Doré.
    « Tout le monde est prêt ? Vous devez rejoindre une tour du territoire de Carthage, vous en approprier les données pour me les transmettre. Je concocterai d’ici un antivirus dès que possible. C’est une mission qui doit se faire rapidement, dès que vous avez terminé, on rentre. Nous ne perdons pas de temps, nous n’avons pas le droit de perdre du temps, ils prendraient certainement l’avantage, c’est compris ? » La bande acquiesça. Toujours furieuse après son ami, Yumi savait pourtant qu’il ne subsistait qu’une seule solution au problème qu’on lui exposa. Un virus implanté lors de leur incarcération… si ce n’était pas évident. Ils devaient se douter que le gouvernement les récupérerait, et ce fut comme ça qu’ils purent les localiser n’importe où et n’importe comment, pour les faire sauter à distance sans que personne ne les soupçonne. C’était d’un sadisme déconcertant. Ils allaient le payer, ils allaient tous le payer. Elle se sentait forte désormais, avec Ulrich, plus rien ne pourrait les arrêter. Non, jamais. Elle allait détruire Carthage, oublier Jérémie et pardonner Aelita. Un sentiment d’invincibilité s’empara d’elle quand la japonaise retrouva sa petite capsule. Le sous-marin décolla, chacun se cramponna à son siège. Ils craignaient, pour des raisons x ou y, que plus jamais leur vie ne serait pareille. Cette impression se retrouvait à chaque mission qu’ils firent face à l’organisation terroriste, tellement elle était violente, tellement elle était vicieuse et tellement elle semblait toujours avoir un train d’avance sur le camp du bien.
    « Jérémie… C’est vraiment bizarre. Il n’y a plus de mer numérique. J’aperçois la voûte, mais il n’y a plus de mer. Tout a été vidé.
    — Il semblerait que Carthage ait décidé de la vidanger… Commenta cyniquement le garçon. Je pense que c’est la raison pour laquelle Internet ne marche plus. Les téléphones fonctionnent à l’aide des ondes satellites, ce n’est pas le fait du réseau, mais le web, si. Soyez très prudents. Je ne sais pas ce que vous trouverez en sortant.
    — On ne va pas tarder à le savoir. » La voix convaincue d’Odd fit plaisir au scientifique. Il se croyait revenu au bon vieux temps.

    En passant le sas d’entrée, chacun put constater l’étendue des dégâts. Il n’y avait plus rien. Tout était blanc, sans couleur, sans vie, sans chaleur. Les données figées du Web prenaient une couleur grise incrustée dans le sol. Une ambiance morbide se dégageait de ce qu’ils voyaient, comme si le temps n’avait plus cours. Seules les rares supercalculateurs en activité qui généraient un monde virtuel pouvaient se distinguer parmi le “rien“ affligeant de cet endroit.
    « Jérémie… C’est… Je t’envoie un visuel. » L’adolescente pianota sur l’ordinateur de l’Oblivion. Le commandant des opérations, qui se trouvait toujours dans la salle des scanneurs, constata avec effroi ce qu’il venait de voir. Plus encore, il constata quelque chose que les autres n’avaient pas remarqué. Quelque chose de très important. Il tapa du poing contre le sol.
    « Eh… Les gars. Regardez au-dessus de vous, il y a quelque chose de pas net. » Chacun des Lyoko-guerriers releva la tête jusqu’à apercevoir ce dont il parlait. Un immense trou noir aux émanations violacées menaçait de tout engloutir. Il ressemblait beaucoup à ce qu’ils remarquèrent lors de leur dernière aventure sur le Territoire Forêt, en démesurément plus grand. Aelita appuya sur un bouton pour accélérer la cadence du vaisseau. Sous leurs yeux, le cortex par lequel il venait de sortir se disloqua peu à peu. Les données s’effacèrent jusqu’à ne rien laisser. Le vortex semblait grossir à chaque fois qu’il aspirait tout ce qu’il croisait sur son passage ;
    « Je ne comprends pas. Est-ce le fruit du hasard si nous sommes sortis peu avant de croiser ce vortex ? Et que se passera-t-il si celui-ci nous engloutit ? Les interrogations d’Ulrich remuèrent les méninges de l’informaticien qui les menait.
    — Je… Je ne pense pas. Je crois plutôt que c’est lié à Carthage qui a du localiser une activité. Ne vous faites surtout pas prendre, j’ignore ce qu’il y a à l’intérieur, mais vous risqueriez de ne jamais en revenir. » Un tir heurta la coque de l’appareil. Pendant quelques secondes, celui-ci décrocha avant de revenir sous le contrôle du conducteur.
    « C’était quoi ça ?! Hurla la geisha.
    — Cela provenait d’un canon… Mais j’ignore d’où. Répondit la gardienne de Lyokô.
    — Non, pas du tout ! Ça venait du vortex ! » La tension monta d’un cran quand la première navette se détacha du navire. C’était Odd Della Robbia qui souhaitait éliminer ce qui risquait de les tuer. Il tira quelques torpilles en direction de la boule d’énergie qui grossit derechef. Une femme sortit des ténèbres, armée d’un sceptre, et relança une violente onde d’énergie. Le cœur de Yumi fit un sursaut quand elle entendit la nouvelle décharge frapper de plein fouet le cœur de son navskid.
    « Les boucliers de l’Oblivion sont morts. » Déclara placidement Jérémie. « Encore un coup, et il se désintégrera. » Une idée lumineuse lui traversa l’esprit dès qu’il eut fini de communiquer l’information. Une idée qui allait peut-être tous les sauver.

    « Pour Carthage ! » Hurla l’assaillante qui s’élança contre l’excentrique. Il dévia son appareil pour éviter son assaut, puis tira quelques missiles à son encontre qu’elle balaya d’un trait. Légèrement irrité, le félin continua d’attaquer. Coup après coup, elle évitait toutes les attaques sans outre maîtrise de son arme et de sa trajectoire. Sa capacité à voler suffisait à inquiéter les héros.
    « Maman… » Aelita soupira. Le trou noir continuait de s’approcher dangereusement de leur position. Si les larmes pouvaient exister, elle serait sûrement en train de pleurer.
    « Yumi, remplace-moi ! » Sans lui demander son avis, la jeune fille appuya sur un bouton et échangea sa position avec son amie. Elle envoya plusieurs torpilles après s’être détachée à son tour. Un regard déterminé s’observait dans ses yeux, elle qui, jusque-là, se contenta d’attendre un geste de sa mère. Ce n’était pas elle, ce n’était pas la femme qu’elle connut plus petite. C’était une pourriture car sa véritable mère était morte dès son enlèvement. Nastasia continuait d’esquiver les offensives de ses adversaires qui se firent beaucoup plus violents. Ramenée dans ses retranchements, elle dut écarter les bras jusqu’à former un cercle qui s’illumina. Une explosion souffla tout sur son passage. La navette de sa fille se désintégra sous ses yeux sans même qu’elle ne cille les yeux.
    « Aelita ! » Sa carcasse virtuelle descendait dans l’infini du réseau sans que personne ne puisse rien faire.

    « Maintenant. » Un Overboard se matérialisa en-dessous de son corps et la récupéra. Dans la salle des scanneurs, Jérémie esquissait un sourire béat. Si la mer numérique n’était plus là, pourquoi est-ce qu’ils ne pourraient pas user des moyens de transports usuels ? Un nouveau missile s’effondra contre leur ennemi qui disparut dans une fumée noire. Tout le monde soupira. La catastrophe venait-elle d’être évitée ? La carthaginoise réapparut face au sous-marin qui percuta son sceptre de plein fouet. Dans un terrible hurlement, celle-ci libéra son attaque la plus puissante : Armageddon. En pleine implosion, la geisha et le samouraï furent expulsés du vaisseau.
    « Non ! » Aelita sortit ses ailes après qu’elle positionna son véhicule sous Ulrich. Elle partit récupérer Yumi en chute libre qui était la proie de nombreuses attaques.
    « Ne vous laissez pas déborder, je vous envoie l’Overwing et l’Overbike. Commenta Jérémie, qui pianotait sur son petit clavier les codes de son manuel non enregistrés sur l’ordinateur portable. Il gardait le cuir solide alors qu’ils se démenaient pour contrer les multiples éclairs qui fusaient en leur direction. Une attente insupportable s’empara d’eux. Cette mission avait été une mauvaise idée, mais entre quelque chose d’impossible à considérer et quelque chose de totalement impossible à considérer, qu’auraient-ils dû choisir ? Les deux véhicules se modelèrent au-dessous du récent couple formé. Ulrich le préféra au skateboard impossible à contrôler tandis que la lycéenne n’avait pas bien le choix lorsqu’elle retrouva sa machine volante. Elle s’en satisfaisait totalement. Prête à récupérer Odd au moindre instant, Aelita attendait qu’il ait fini sa confrontation avec Nastasia, qui semblant intouchable par de nombreux côtés. Les torpilles qu’on lui envoyait ne parvenaient même pas à l’égratigner.
    « Foutez le camp, le vortex se rapproche ! » À quelques mètres du félin, le brouillard violet commença à le dépasser par la gauche. Ils devaient tous partir immédiatement. Un coup d’accélérateur élança la navette à une vitesse impressionnante. Derrière le jeune Della Robbia, ses camarades peinaient à suivre la cadence imposée par les faisceaux lumineux. La sanguinolente bonne femme qui les poursuivait depuis tout à l’heure prenait également un plaisir malsain à les voir essayer d’échapper à l’inéluctable. Deux éventails d’acier manquèrent de la faire vaciller. Furibonde, elle rattrapa la japonaise en quelques secondes jusqu’à se trouver à quelques centimètres d’elle.
    « Chérie… Tu avais aimé mon premier baiser ? » D’une colère noire, Ulrich lui balança ses sabres avant qu’elle ne les récupère au vol.
    « Oh. Tu dois beaucoup tenir à elle toi… » Yumi tentait de bouger sans y parvenir. Quelque chose la paralysait. Il se jeta sur elle. La force de sa main suffit à le bloquer dans son intervention. Il flottait dans les airs. La geisha sentait son cœur battre de plus en plus fort. « Yumi ! » La voix d’Aelita paraissait à mille lieux.
    « Bienvenue… en enfer… » Le samouraï venait d’être envoyé en plein milieu du trou noir qui grossit instantanément. Un hurlement d’une puissance incomparable s’en suivit. Le prénom du garçon fut répété des dizaines de fois en quelques secondes, toujours en crescendo, toujours plus fort. Un coup de poing s’abattit dans ses entrailles. Elle s’effondra au sol dans une supplique de douleur. La Gardienne de Lyokô ne parvenait pas à s’approcher d’eux. C’était comme si on la forçait à rester éloigné. Odd lui-même remarqua que quelque chose n’allait pas.
    « Pitié…
    — Rejoins ton amour en enfer. »

    Elle l’expédia dans le vortex qui l’aspira entièrement. Son ami venait à présent de faire demi-tour pour rejoindre leur position. La Lyoko-Guerrière n’en crut pas ses yeux. Elle manqua de vaciller quand elle vit son regard désespéré. Elle restait sans voix. Sa respiration ne se marquait que par de violents à coups. Cette paralysie dura le temps que Jérémie ne reprenne sa parole. Il resta très silencieux durant tout le temps des hostilités. Ce silence paraissait d’ailleurs très indécent. Deux de ses amis venaient de mourir, il n’aurait même pas pu avoir une réaction plus humaine ?
    « Aelita. Odd. Plongez aussi. Foncez dedans. Pour la jeune fille, ce fut un choc. Son amant était-il désespéré au point de souhaiter leur mort ? Quelle faiblesse affichait-il parce qu’il ne souhaitait pas assumer les conséquences de cette mission périlleuse.
    — C’est tout ? Tu nous dis de mourir aussi parce que de toute façon on ne s’en sortira pas ? Clama-t-elle d’une voix passablement consternée.
    — Non. Tu n’y es pas du tout. Ils ne sont pas morts. Le vortex mène à Carthage, c’est un piège, vous devez absolument le rejoindre sinon ils mourront dévirtualisés. Dès que vous entrerez, il ne sera plus possible de sortir que si j’obtiens les codes de matérialisation. Ne traînez pas. Allez. » Son ton injonctif décrispa les deux guerriers qui restaient. Ils foncèrent droit dans l’abysse du trou noir. Nastasia les laissa faire, une moue profondément sadique esquissée sur le visage.

    Les ténèbres. La jeune fille reçut un violent éclair sur le dos qui la fit s’écrouler au sol en plein vol. Aux côtés d’Ulrich et Yumi, eux aussi inconscients et encerclés par les monstres du territoire, tout semblait avoir été préparé pour leur venue. Odd débarqua de son navskid par le même éclair que le précédent. Toujours fonctionnel, il s’expulsa du véhicule pour éviter qu’il ne s’autodétruise et signe dans le même temps la fin de son expérience virtuelle et humaine. Au sommet d’une falaise, un homme encapuchonné en forme de cyborg les dévisageait un par un. Le piège avait marché. Il était totalement fonctionnel.
    « Vous êtes là. Enfin. Nous vous attendions. La sonorité très grave et cassée s’entendait jusqu’à la salle des scanneurs, où Jérémie n’avait pas besoin de son casque pour entendre. C’était comme s’il était connecté à l’univers. Merci Jérémie de nous les avoir livrés. Merci du fond du cœur. Cette disquette ne devait pas tomber entre vos mains, mais tu as su en faire bon usage. Bon garçon. Je te tuerai rapidement. Le scientifique frappa du poing contre son ordinateur qui manqua d’être déconnecté. Chacun des lycéens releva à son tour la tête. Vous êtes des guerriers, n’est-ce pas ? Alors je vais vous la donner votre dernière bataille. Vous avez été vaillants, mais par votre présence, nous allons pouvoir accomplir le plus grand processus qui n’ait jamais demandé autant d’aboutissement que celui-ci. Dimensio ! » Sa voix se fit soudainement plus violente. Un arlequin apparut devant tous. C’était le même que lors de leur dernière escapade sur le territoire. Une première explosion se produisit. Toutes les tours virèrent au noir saillant. En un coup de pouce, les quatre héros virent un halo de lumière les emprisonner, leur extirpant des données qui partaient en direction dudit Dimensio. Nastasia venait d’apparaître au côté de son mentor. Le Phénix Doré n’était pas mort et bel et bien vivant.
    « Non, non, non, c’est pas possible… » Lâcha le jeune Belpois, totalement blafard. L’opération allait tourner au fiasco quand un tir vint détruire un des spectres. Un Krabe débarqua à douze heures. Puis un second, puis un troisième, puis une dizaine, avant d’atteindre des centaines. De tous les côtés, des monstres de X.A.N.A menaient une opération grandeur nature pour paralyser les forces de Carthage. Le transfert venait d’être terminé, les adolescents retrouvèrent leur mobilité. Ils se sentaient vidés en même temps qu’apeurés. Ils relevèrent à la tête. Des tirs fusaient dans tous les coins.
    « Vous essaierez, mais vous échouerez. Nastasia, détruis-les tous, sans exception. » De Vesvrotte se téléporta avec Dimensio à la plateforme contigüe à celle où se concentrait toute l’action de la bataille.
    « J’ai compris… Yumi, Ulrich, Odd, Aelita, vous m’entendez ?! » Tous quatre essayèrent d’esquiver les nombreuses attaques alliées et ennemies.
    « Je sais ce que manigance de Vesvrotte. J’ai tout compris. Vous n’avez aucune maladie les gars… Le seul problème, c’est qu’il s’est servi de vos données terrestres pour les concentrer en un même point. Il désire sans doute matérialiser ce fameux Dimensio. Pourquoi ? Je n’en sais rien, mais je sais juste que vous ne devez pas le laisser faire. Il est absolument impératif que vous surviviez, mais c’est encore plus important de l’empêcher d’accomplir la matérialisation.
    — Et on fait comment pour ça ? Demanda Ulrich.
    — Je… Je n’en sais rien. Faites-le. C’est tout. Je. Je suis désolé. Je m’excuse. »

    « Hurricane, ici git le guerrier de l’ombre, autorise-le à revenir ! » S’exclama une lourde voix autour d’un halo de lumière violacée. Plus au loin, Odd, Ulrich, Yumi et Aelita, armés, observaient la scène sans pouvoir bouger. Son pied gelé par un des monstres de Carthage, la gardienne de Lyokô ne parvenait pas à se dégager des nombreux tirs qu’elle esquivait plutôt par chance que par technique, si bien qu’Ulrich, directement à sa gauche, essuyait des coups d’Armageddon de par la mère de son amie. La geisha, quant à elle, subissait les nombreux assauts des spectres, là où Odd officiait à chaque front, sans pouvoir obtenir de réels résultats face à la virulence des antagonistes. À l’intérieur des ténèbres du territoire, où une bataille faisait rage, comme la plus importante de toutes, les guerriers ne devaient leur salut qu’aux Kankrelats, Mantas, Krabes et Tarentules venus en affluence pour leur apporter un soutient matériel.
    « Je vous rappelle que si vous êtes touché, vous êtes mort… » La voix de Jérémie, à travers l’ordinateur du supercalculateur, laissait de glace quiconque pouvait l’entendre, mais la réalité demeurait bien là : s’ils étaient dévirtualisés, il s’agirait d’un voyage sans retour. À plusieurs reprises, les Frôlions de X.A.N.A s’interposèrent pour sauver la vie des héros, mais pour combien de temps encore cette méthode fonctionnerait, alors que plus rien ne semblait pouvoir arrêter le Phénix Doré ? L’homme, censé être mort, se trouvait sur le territoire virtuel, au milieu de ce halo violet, qui prenait de plus en plus d’importance dans les cieux. Comme un vortex qui ne finissait pas de grossir à mesure de manger, encore et encore.
    « Si vous n’arrêtez pas de Vesvrotte immédiatement, il achèvera définitivement le… » Le micro se brouilla. On ne pouvait plus rien entendre. Livrés à eux-mêmes, chacun essayait de se rappeler comment ils purent accepter cette nouvelle mission en territoire ennemi. Jamais rien ne se passait comme prévu.

    « Hurricane, je t’ordonne de le laisser partir. La grandeur attend celui qui trouvera le salut. Autorise-le à revenir ! » Un éclair transcenda le vortex. Une masse spectrale prit forme avant de commencer à se décomposer donnée par donnée, seconde par seconde. « Code D.I.M.E.N.S.I.O. ».


    « Non ! » Jérémie hurla de toutes ses forces. La connexion avec le supercalculateur venait d’être rompue. Il ne savait pas où était ses amis, il ne savait pas non plus comment ils allaient s’en sortir. Il était seul. Et tout ça était de sa faute, encore une fois. Là-bas, Ulrich affrontait au corps à corps Nastasia qui se montrait rudement forte. Elle enchaînait les pirouettes sans même que le garçon ne parvienne à toutes les esquiver. Ils se battirent autant qu’ils purent, les forces de X.A.N.A commençaient à reculer. Yumi envoya ses éventails contre plusieurs des spectres qui disparurent instantanément. Elle progressait à petit pas avec Odd, qui verrouillait toutes les cibles à abattre. Leur coopération les mena à frayer un chemin dans la cohue. Principale cible des assaillants, chacun faisait de son mieux pour survivre. À coup de champs de force, Aelita espérait peut-être retarder les nombreux monstres de prêter main forte à de Vesvrotte, qui voyait son œuvre se décomposer une par une.
    « Tu vas mourir ! Armageddon ! » La femme de Franz Schaeffer balança son sceptre contre le samouraï. Celui-ci ne se démonta pas et saisit l’occasion d’utiliser son Supersprint pour l’approcher avant de lui donner un puissant coup de pied qui l’envoya à quelques mètres de là. Face à une lady désarmée, il mania avec perfection ses sabres jusqu’à la toucher d’assez près afin qu’elle baisse les armes. Elle lui retourna un coup de pied qui l’envoya à terre. Alors qu’elle se mit à courir dans l’optique de récupérer son sceptre, le garçon lui envoya son épée qui la transperça quelques secondes plus tard.
    « Qui va mourir… ? » En s’approchant de sa victime, l’adolescent pointa sa dernière épée face à son visage. Il ne marqua aucune seconde de réflexion et l’abattit contre son cou. Décapitée, un flot de données virtuelles s’échappa dans les cieux. Il venait d’abattre la plus vaillante des guerrières du Phénix. Une profonde fierté s’empara de lui.

    Un nouvel éventail décapita un spectre là où une fléchette abattit un des monstres qui jonchait le sol auprès du renégat. Yumi et Odd venait d’arriver au niveau du puissant Général de Vesvrotte. Le regard lubrique, il releva sa tête jusqu’à les emprisonner de son regard. Aucun des deux ne parvenait à bouger. Dans un geste approbateur, il leur fit signe de se rapprocher. Ils obéirent à leur plus grande stupéfaction.
    « Je vois que vous n’avez toujours pas compris. La raison pour laquelle vous êtes venue ici, la raison pour laquelle vous êtes encore en vie, c’est parce que je l’ai décidé. Quand vous me suppliiez de vous laissez manger, Odd, Yumi, c’est là que vous avez changé. C’est là que vous n’êtes devenus que mes pantins, que grâce à vous, j’ai pu tout deviner et tout savoir de vos plans. Je vous ai implanté une puce dans la tête, et dès ce soir, je vais la faire exploser. Maintenant. » Sans même qu’ils ne le remarquèrent, chacun des Lyoko-Guerriers venait d’être matérialisé dans une immense salle des scanneurs. La peur était à son comble. Ils essayaient de bouger, mais aucun d’eux n’y parvenait. Ils se sentaient nauséeux.
    « Je vous présente votre tombeau. Vous êtes au sein de ma plus grande réussite. La station spatiale la Grande Arche. » Il s’avança vers les commandes centrales de la salle. Toujours aucun des héros ne parvenait à bouger. Ils commençaient à comprendre pourquoi ils n’oubliaient pas Lyokô, pourquoi ils restaient intimement liés à cette histoire. Ils étaient marqués de l’intérieur, et le Gouvernement n’avait rien vu. Le Cyborg qui ne cachait pas ses attributs robotiques commença à augmenter la pression d’un bouton. Une douleur insupportable à la tête éprit le groupe au point d’en tomber par terre. De Vesvrotte jubilait à mesure qu’il l’augmentait.
    « Pitié… Arrêtez… Je vous en supplie… » Des larmes s’échappèrent de leurs yeux. Ils suppliaient des mots et du regard. Ulrich fermait le poing, Odd se mordait les lèvres au sang, Yumi se convulsait à terre tandis qu’Aelita fermait les yeux et se heurta au sol.

    « Ça suffit. » Un timbre féminin interrompit ce supplice. Les cheveux bleus lissés et coiffés machinalement, la prestance haute, la robe de la même couleur, des traits durs s’inscrivaient sur son visage. Elle tenait une étrange faux dans sa main gauche.
    « La comédie est terminée. Vous allez arrêter ça immédiatement. » Le Phénix Doré releva la tête à ce qu’il considérait être une violente parjure. Dans son propre vaisseau, quelqu’un osa l’interrompre et lui dire d’arrêter ? C’était un affront insupportable.
    « Voilà qui est intéressant, nous allons procéder au… À une vitesse impressionnante, l’intruse venait de lui donner un coup de pied qui l’envoya contre sa machine.
    — Bonté divine, tu n’as même pas pris la peine d’esquiver ça. Face contre terre, de Vesvrotte ne répondait plus. Alors c’est ça, la Grande Arche. C’est ça, l’arme ultime qui doit faire frémir le gouvernement. Joli. Mais pas assez discret.
    — Tu ne repartiras jamais d’ici, morue. » Il vrilla sur lui-même en même temps qu’il sauta contre elle. Elle positionna sa faux pour esquiver l’attaque et reculer dans le même temps.
    « Ma faux terrassera le mal qui est enfouie en chacun de vos esclaves. Kiichi, mercenaire de la section Heartgold du Gouvernement. » Elle envoya son arme contre la machine qui détruisait peu à peu les cellules des adolescents. La douleur disparut instantanément. Dans le même temps, une violente alarme rouge se déclencha. Des coups s’échangèrent entre Kiichi et de Vesvrotte, qui ne parvenait pas à briser ses défenses. Elle lui envoya une boule de glace. Projeté contre la paroi d’en face, elle profita de ce laps de temps pour s’approcher des victimes.
    « Hey, vous, là, vous allez dégager avec moi et pas de discussion. Levez-vous, on n’a pas beaucoup de temps. » Flasque voire passif, elle dut les presser jusqu’à ce qu’ils soient tous en état de marcher.

    Dans les couloirs de la Grande Arche, de multiples robots s’opposaient au groupe de fugitifs. L’adolescente les terrassait un à un à l’aide de cristaux de glace ainsi que de sa faux. Odd n’en revenait pas. Une si jolie fille. La femme-providentielle venait de leur porter secours, et si sa tête était encore un peu en compote, il se rendait bien compte de la chance qu’ils avaient. Yumi n’en était plus au stade où elle se méfiait. Elle prenait ce qui venait. Quant à Ulrich, il restait beaucoup trop dans les vapes aux côtés d’Aelita pour vraiment réaliser la gravité de la situation.
    « Mais… que fais-tu ici ? S’osa à demander le jeune Della Robbia.
    — Plus tard les questions. Selon les plans que j’ai récupérés tout à l’heure, des navettes de secours devraient être présentes dans cette aile. » Les portes se fermèrent les unes après les autres, mais rien ne semblait pouvoir arrêter ses capacités. Elle marquait toutefois des signes de fatigue. Ecorchée à plusieurs niveaux, Kiichi paraissait revenir de loin. Tandis qu’ils continuaient à courir, un étrange monstre commençait à les poursuivre semblable à ce qu’elle avait rencontré plus tôt. Ce soubresaut lui marqua un déclic. Elle souleva une partie de sa robe et retira un révolver qu’elle tendit au garçon le plus lucide.
    « Bon. Continuez à avancer. Je dois cependant régler une petite affaire avant. » En serrant sa faux des mains, la presque-adulte s’élança sur sa proie qui sortit de son bras une mitraillette. Des balles volèrent dans tous les coins. Avec une certaine dextérité, elle para les coups un à un. Que ce soit avec son arme ou avec les débris présents qui lui permettaient de se dissimuler. Les Lyoko-Guerriers arrivèrent à l’embouchure de la salle d’embarquement, dont des dizaines et des dizaines de choses difformes et mal construites veillaient les vaisseaux disponibles. C’était un scénario d’horreur à l’état pur. Ils n’allaient pas s’en sortir. La peur les envahit. Ils tremblaient. La vie allait-elle s’éteindre maintenant ? Jusqu’ici, ils ne firent que survivre aux attaques de leurs belligérants. La chance allait sûrement les quitter. Après s’être fait enlevé, après avoir été à deux doigts d’une extermination massive et violente, ils allaient échouer à deux doigts de la libération. Non, non, et non. Kiichi devait revenir immédiatement.

    « Frozen ! » Des cristaux encerclèrent la bête qui ne cessait d’envoyer ses obus vers l’agent dépassée par la virulence. Une des bombes explosa auprès d’elle, la jetant au sol. Tuméfiée, ensanglantée, elle se releva péniblement jusqu’à ce que la chose se jette sur elle. Elle se retourna et lui planta sa faux qui lui fit pousser un cri d’horreur.
    « Ton sacrifice n’aura pas été vain… » La respiration haletante, elle se mit à marcher en direction des autres. Elle peinait à trouver un rythme satisfaisant. Ses blessures nécessitaient un soin urgent. Ulrich se tourna vers Odd lorsqu’il l’aperçut titubante.
    « Madame ! ». Ils accoururent vers elle pour la soutenir. Elle esquissa un mouvement de recul quand ils lui tendirent la main.
    « Non mais qu’est-ce que vous faites là… ? Partez immédiatement, je suis un fardeau, vous ne vous en sortirez pas sinon…
    — C’est que… Il y a des dizaines et des dizaines de choses immondes à l’extérieur… Répondit l’excentrique.
    — Quoi ? Le mercenaire sauta vers l’interstice de l’entrée. Elle y jeta un œil en toute discrétion. C’est donc ça… L’arme finale de Carthage… Des dizaines de milliers de cyborg-mutants aux capacités monstres permises par les virtualisations et le phénomène de translation… Nous ne parviendrons jamais à gagner… Déjà qu’un m’impose d’intenses difficultés… » Elle se tint la poitrine. Un liquide rouge vif se trouvait sur ses mains. Elle prenait sur elle pour ne pas trop montrer sa souffrance, ce qui représentait un effort conséquent. Elle mit toutefois la main dans sa poche pour en sortir une étonnante capsule.
    « C’est un poison. Si nous échouons à nous en sortir, vous devrez le prendre. Ils ne doivent rien récupérer de nos corps. » La Gardienne de Lyokô écarquilla les yeux pendant plusieurs secondes. Seule face à elle-même, Jérémie n’était plus là pour les guider. Elle devait prendre le relai.
    « Non. On ne va pas mourir. On va s’en sortir. Si le Phénix voulait que l’on meure, il nous aurait déjà tué, vous ne croyez pas ? Après tout, nous avons une puce dans la tête. Il sait exactement où on en est au moment où nous parlons. Donc ils savent exactement ce que l’on fait.
    — Oui. Bravo petite, tu as raison. Kiichi sortit un appareil électrique et l’actionna. La lumière sauta en même temps que tous les autres objets électroniques. Elle tendit l’interrupteur à Yumi. Tant que vous garderez ça proche de vous, disons à un rayon de vingt mètres, toutes les machines électroniques seront brouillées. Votre puce comprise. Le Phénix Pourri ne sait plus, ni ce que vous faites, ni où vous vous trouvez. C’est notre chance.
    — De cette façon, si on contourne la salle des navettes, vous rentrerez dans un vaisseau pendant que je fais diversion.
    — Non, et toi, Aelita ?
    — Je ferai ce que j’ai fait à faire. Face à la protestation générale, l’agent du gouvernement mit de l’ordre dans la discussion.
    — Ça suffit… Vous faites ce qu’elle vous dit. En vous éloignant, le signal de la puce va réapparaître. De Vesvrotte ne s’inquiétera pas… Et je l’aiderai. Mais si nous échouons. Alors, tâchez de vous en sortir vivant au moins. » Face à l’autorité présente dans sa voix, ses interlocuteurs reculèrent. Ils s’éloignèrent de leur amie un à un.

    « Odd, tu penses qu’on a bien fait de partir ? Ils sont en danger… La geisha s’inquiétait beaucoup suite au dévouement d’Aelita. Pourquoi faisait-elle ça ? Quelles étaient ses motivations ? On ne pense pas à se sacrifier comme ça pour rien !
    — Je n’en sais rien, mais cette fille super belle a raison. Quitte à mourir, autant que quelques-uns s’en sortent. » Une cohue générale commença dans la grande pièce où se trouvait disposé tous les vaisseaux. Des explosifs se mirent à souffler la plupart des assaillants, sans pour autant les détruire. Leur cuirasse solide semblait y être totalement insensible. La lourde voix du feu colonel de Vesvrotte raisonna à travers les haut-parleurs de la Grande Arche.
    « Tuez-les. Et capturez-moi vivante la fidèle d’Hussinger. Nous avons des choses à nous dire. » Kiichi se balançait de vaisseau en vaisseau, avec Aelita sur les épaules, se contentant d’esquiver les nombreux coups de feu qui lui étaient destinés. Certains se prêtaient même à utiliser les lance-flammes pour les terrasser. Ils se réunissaient tous autour des deux filles laissant le champ-libre aux trois autres. Ils se faufilèrent parmi la chienlit jusqu’à atteindre une des navettes de secours. Elles ne pouvaient contenir plus de deux personnes. Il y en avait quatre. Suffisamment pour évacuer tout le monde, mais encore fallait-il les récupérer.
    « Ils sont trop nombreux. Mes blessures me brûlent. Je ne tiendrai pas longtemps Aelita. » Un champ d’énergie électrique la percuta de plein fouet. Elle tomba de la navette sur laquelle elle se tenait, heurtant violemment le sol avec la jeune fille sur ses épaules. Cette dernière se releva immédiatement, à présent encerclée à droite non loin des vaisseaux de secours. Elle espérait au moins que les autres purent s’en sortir.
    « Eh, gros tas de boulons ! » Un des cyborgs reçut une planche de fer dans le dos. Il se retourna. Tous se retournèrent. Odd claironnait avec un grand sourire.
    « Bande de guignols. » La fille de Franz Schaeffer saisit sa chance. En relevant la personne qui l’avait sauvée tout à l’heure, elle courut vers les navettes de secours au bout de la grande salle ovale. Ulrich venait de s’y arrimer avec Yumi, essayant de comprendre le fonctionnement de ces machines.
    « C’est du vrai chinois…
    — Ulrich, appuie sur le bouton vert, puis le rouge, et enfin actionne la manivelle. » En disant cela comme si elle connaissait l’outil à la perfection, sa propre explication la laissa pantoise. Elle installa l’autre fille dans la seconde navette qu’elle allait rejoindre dès qu’elle se serait assurée que son autre ami était revenu. Il courait, poursuivi par tous les cyborgs. À son tour ensanglanté, il manqua de tomber à plusieurs reprises, se jetant dans la dernière navette disponible puisque la première fut détruite.
    « Nastasia, ne les laisse pas s’échapper ! » La Carthaginoise parut à l’extrémité de la pièce. Il ne fallait plus attendre. Le samouraï et la geisha venaient de se détacher du vaisseau qui entreprit un vol déjà préprogrammé. La lycéenne rejoignit la seconde et hurla les mêmes instructions qu’avec Ulrich. Mais sa mère se trouvait à présent à quelques mètres. Des balles transpercèrent sa poitrine. « Maman… » En fermant les yeux, et sans savoir pourquoi, sa cabine se détacha à son tour.

    Des machines automatiques se lancèrent à leur poursuite. Victimes de nombreuses attaques, les boucliers n’allaient plus tenir très longtemps. Chacun resta accroché à sa respiration. Bien que considérablement diminuée, Kiichi tentait coûte-coûte d’établir le contact avec ses supérieurs. Avant de succomber dans l’inconscience, un signal d’alarme avait réussi à être envoyé. Ou plutôt, avait réussi à partir sans que l’accusé de réception ne s’affiche.

    ***


    Leur survie relevait du miracle. Après que l’agent du gouvernement eut envoyé son signal d’alerte, le général Hussinger sur le qui-vive depuis l’appel de Jérémie, engagea leur récupération. Pour la plupart dans un état critique, les cockpits étaient profondément endommagés, et qu’ils n’aient pas été abattus par les chasseurs de ce mystérieux projet Grand Arche alimentait les suspicions les plus folles. Sans le rapport de la jeune femme engagée à bord de l’expédition, ils restaient pieds et mains liés dans l’attente d’une nouvelle attaque de Carthage. Tout laissait cependant à penser que les laisser en vie avait été un choix délibéré après leur départ à bord des navettes. Le sexagénaire ferma alors le dossier et le reposa sur son bureau. Il ne fallait plus qu’espérer que les adolescents, pour la plupart entre la vie et la mort, se réveillent de leur douloureuse mission.

    Sur le Pont des Arts de la capitale, Yumi et Ulrich presque épargnés par la douloureuse mission qu’ils venaient de vivre, scellèrent leur amour en installant un cadenas violet sur l’un des grillages. Tout avait été si dur. Ils n’en revenaient pas. D’une violence inouïe, à l’instigation de Jérémie, leur aventure risqua à nouveau de les tuer. Mais elle devait bien reconnaître qu’il n’y était pour rien cette fois-ci. La puce qui se trouvait à l’intérieur de leur tête agissait à leur place, ce pourquoi on devait leur pratiquer une opération dès le lendemain. Elle profitait donc de cette dernière journée où pouvait se mêler le bon air frais de Paris, sans que rien ni personne ne vienne les déranger avec son amoureux. Tout avait volé si vite en éclat. Et il était encore là. Et elle était encore là. Ils allaient enfin pouvoir profiter de leur couple. Bientôt, cette histoire ne les concernerait plus. Peut-être était-on au bord d’une guerre mondiale, peut-être pas, mais ce n’était plus leur problème en conséquence. Elle s’approcha de sa bouche pour l’embrasser. Pour une des rares fois de sa vie, la japonaise portait un haut blanc.
    « Je t’aime Yumi. Très fort. » Ses mots lui réconfortèrent le cœur.

    « Je peux vous déranger… ? Jérémie venait de débarquer à l’improviste. Sans pour autant s’imposer, il voulait absolument leur parler. Il avait les yeux rouges.
    — Ah… Jérémie. Soupira Yumi en se retournant. Ulrich ne dit rien.
    — Vous… Vous allez bien ? Sa voix était cassée.
    — Oui. Que veux-tu ? Son interlocutrice parlait d’un ton très froid.
    — Je voulais… m’excuser. Je suis. Je suis désolé pour tout. Absolument pour tout. Je ne voulais pas que…
    — Je n’en ai rien à faire.
    — Non je t’en prie Yumi… Yumi excuse-moi… Des larmes commencèrent à s’échapper de ses yeux. Les voitures circulaient sans relever la scène pathétique qui s’offrait à eux. J’ai fait n’importe quoi, je suis désolé. Je suis un minable qui a fait n’importe quoi depuis des semaines, je voudrais tellement tout réparer…
    — Tu… Non. Jérémie. Je te l’ai dit. Elle semblait désemparée et elle-même perturbée face à la scène. Ulrich se mit à son niveau.
    — Moi je veux bien t’excuser. Après tout, grâce à toi on sait ce qui nous arrive. Et puis, tu fais de la peine comme ça.
    — Tu t’es servi de nous Jérémie. Et si tu sembles l’oublier, je m’en souviendrais toujours pour toi ! J’aurais beaucoup de mal à te pardonner. Je peux faire un effort, mais je ne te garantie rien. Ce serait trop facile. Tu ne dois plus jamais refaire ce que tu as fait, tu entends ? Plus jamais tu ne dois t’allier, nous faire des coups bas, jouer avec nous comme des pions même si grâce à ça on survit. Ce n’est pas ma conception d’une amitié. » À genoux, le scientifique les observait les lunettes embuées par ses pleurs. Son ancienne amie lui tendit la main. Il se releva. Ils échangèrent un puissant regard, qui en disait long sur sa reconnaissance ainsi que sur le pardon qu’elle venait de lui offrir. Un pardon sous condition, un pardon qui n’en était pas vraiment un, mais qui en avait toutefois l’écho et la puissance. Une voiture s’arrêta alors que tous trois s’échangèrent des moues différentes. Le mal-être du jeune garçon venait de perdre un poids conséquent. Il ne supportait plus d’être détesté, il ne supportait plus d’avoir été l’ordure de ces derniers mois. Il voulait redevenir ce qu’il était, Jérémie Belpois, lycéen de quinze ans, dont la seule volonté demeurait être l’ami sur qui on pouvait compter. Pas l’agent du gouvernement, pas le double-agent qui tue ses amis sous prétexte qu’il le faut. Il le refusait à présent.

    « Tu croyais t’en sortir comme ça le blondinet ? » Un son très grave attira l’attention des trois personnes. Un homme en noir se tenait là, une arme à la main. Il leva le canon. Il tira. « Jérémie ! » Ulrich s’interposa à sa place. Un bruit ignoble vint projeter du sang sur le haut blanc de sa petite-amie. Un halètement. L’arme fut jetée par-dessus le pont, l’Homme fuit. La japonaise sentait son cœur battre, le scientifique était à terre.
    « Yumi… » Ce fut les derniers mots d’Ulrich lorsque son corps s’effondra à terre.
    « Ulrich, Ulrich… » Elle posa ses mains sur sa poitrine. En les ramenant vers elle, la nippone remarqua qu’elles étaient rouges. Rouges du sang de celui qui devait partager sa vie. Il était mort. Une larme coula de sa joue et s’échappa jusqu’au visage inerte du samouraï.

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.


Dernière édition par Pikamaniaque le Lun 15 Juil 2013 19:24; édité 6 fois
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