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 Auteur Message
Guill@um€ MessagePosté le: Lun 09 Nov 2009 18:56   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 13 Juil 2009
Messages: 118
Localisation: Là où finissent les univers et où commence le chaos ...
*Odd Della Robbia* : Tes théories sont intéressantes (et l'une d'elles est proche de la vérité, mais tu vas voir) je me permets simplement de te rappeler que XANA n'a rien avoir là dedans puisqu'il est mort.

vivi59155 : Oui, Aelita est une scientifique, donc Dieu ça reste quelque chose qu'elle ne comprend pas. A travers cet description du fonctionnement interne de l'esprit d'Aelita, j'ai essayé d'expliquer un peu comment elle raisonne et surtout ce qu'elle ressentait en ce moment.

Ta théorie du second paragraphe est exacte, je me permettrai simplement de rajouter qu'il voulait aussi faire une démonstration de force.

Concernant les similitudes entre l'éventuelle explosion du supercalculateur et de la porte des étoiles, je n'avais effectivement pas remarqué, mais je suis plutôt d'accord avec toi, même si moi ici j'essaie de m'appuyer sur des vérités scientifiques. Tout ce que je dis est, d'un point de vue théorique parfaitement réalisable (pour l'instant d'un point de vue théorique uniquement car les ingénieurs rencontrent quelques problèmes pour concevoir un calculateur quantique de la puissance du supercalculateur, j'aurais le loisir d'en reparler).

Oui, bon, je suis sadique, je sais mais quand même pas au point de vous dire moi-même qu'Odd est vivant alors qu'il est mort (ça ne serai pas très intelligent, et si c'était le cas je n'aurais rien rajouté).

Ton explication tient également la route, mais j'en ai choisi une autre, tout aussi simple et hasardeuse (c'est-à-dire entièrement du à une chance pure et énorme).

Ah ! Tu es bien la première à me poser cette question ! Non, je ne vois pas de problèmes à te répondre. C'est simple, j'avais besoin d'un méchant, un bonhomme qui avait fait de la prison et qui était capable de tuer sans scrupules mais aussi d'espionner correctement. Quelqu'un dont on ne savait pas trop de choses pour que je puisse broder un peu. Je me suis dit que ça serait bête de l'inventer alors qu'il y en avait surement déjà un dans la série. J'ai cherché et Nanquin s'est révélé être le candidat idéal.

Merci pour tes encouragements.

Et maintenant, passons au chapitre 16 !


Chapitre 16 : Retrouvailles

La réaction de nos héros fut comparable à celle qu'ils auraient pu avoir dans un film Hollywoodien. Il y eut tout d'abord un gros blanc, comme si on avait coupé le son. Tous ouvraient de grands yeux l'air étonné, n'y croyant pas. Seule Aelita apportait de la gaité au tableau avec son sourire radieux. Puis, tout se précipitèrent sur elle pour voir le fameux message.

Jérémie poussa un énorme soupir, tandis que Yumi tombait à genoux, les mains sur son visage et qu'Ulrich exprimaient ce qu'ils ressentaient tous :
- Eh ben ... Il pourra se vanter de nous avoir fait avoir la peur de notre vie ...

Aelita n'était pas sure d'y croire. Elle regarda une énième fois son écran, et déchiffra les symboles qui s'y affichaient : "BA ALOR VOU ETE OU ???". Un message qui suggérait que leur ami était revenu à Kadic et les attendait impatiemment alors qu'eux avaient déjà entamé leur deuil.
La suite du message était moins surprenante : "JE VOU ATEN DEVAN LA CANTINE. G FIN. ODD". Là, c'était sur, ça ne pouvait être qu'Odd.

La joie du groupe était revenue. Et tandis qu'ils empruntaient le monte-charge, impatients de revoir leur ami, Jérémie conclut :
- Bon, les amis, on a rendez-vous avec un fantôme !


Odd patientait comme il l'avait signalé devant la cantine. Il n'y avait pas beaucoup de raisons qui auraient pu faire qu'ils ne soient pas là. Une attaque, oui, très certainement. Mais apparemment tout c'était bien terminé : Aelita lui avait répondu qu'ils arrivaient. Il n'était certes pas très bon en analyse de texte, mais il avait perçu dans le message d'Aelita une tension, une émotion qu'il ne parvenait ni à caractériser ni à s'expliquer.

Perdu dans ses pensées, c'est à peine s'il remarqua ses cinq amis qui accouraient vers lui. Il sourit. Pour quelqu'un qui était parti un mois, il avait l'impression de revenir après un an !


Oui, c'était lui ! Elle pouvait le voir, il avait survécu ! Le cœur d'Aelita fit des bonds dans sa poitrine. N'étant pas la plus athlétique du groupe, elle arriva auprès de son ami après Ulrich, Yumi, et William mais contrairement à eux, qui s'étaient arrêté près de lui pour reprendre leur souffle, elle ne ralentit pas sa course et percuta Odd de plein fouet, les bras grands ouverts. Elle le sentit reculer pour reprendre son équilibre et leur éviter la chute. Elle le serra dans ses bars. Fort ; très fort. Comme si le danger était toujours présent et qu'elle voulait le retenir, l'empêcher de remettre sa vie en danger. Ce contact doux, apaisant, lui parut durer une éternité.

- Bah alors, je t'ai tant manqué que ça ? demanda Odd d'un ton enjoué quand elle eut desserré son étreinte.

- Je ... je t'ai cru mort ... souffla Aelita.

- Mort ? Ben pourquoi ?

Les autres se regardèrent.

- Tu es venu comment ici ? demanda Jérémie.

- En train, répondit Odd, ma grand-mère a décidé de passer voir mes cousins qui habitent Toulouse, du coup j'ai pris le train pour Paris là-bas. Pourquoi, c'est quoi le problème ?

- Tu n'es pas au courant ? lui demanda Ulrich.

- Au courant de quoi ?

- Ton avion, enfin celui que tu aurais du prendre, il s'est crashé ... On pense que c'est cette saloperie de programme qui est derrière tout ça.

- Non ! C'est vrai ?

Ulrich acquiesça.

Odd tomba alors sur un banc. Il était abasourdi. La nouvelle que venait de lui annoncer Ulrich était tout sauf attendue. Il s'aperçut alors qu'il avait une chance inouïe d'être encore en vie. Tous ces gens qui étaient morts parce qu'il aurait du prendre cet avion ... Et tous les autres dont la vie était menacée parce qu'ils étaient les seuls à tenter de sauver l'humanité d'un danger imminent. Odd prit conscience que la vie ne tenait vraiment qu'à un fil et que le couper était très facile. Il fallait profiter de chaque instant qui nous était accordé car on n'était pas sur de voir l'instant d'après. Il fallait dire aux gens que l'on aime ce que l'on ressent pour eux tant qu'il en était encore tant, car le temps de trouver les mots, il pourrait déjà être trop tard.

Odd croisa le regard d'Aelita. Il sut alors ce qu'il faudrait qu'il fasse. Il devait le faire, pour elle. S'il ne le faisait pas, il ne se le pardonnerait jamais ... Et il était possible qu'elle ne lui pardonne jamais non plus ...

Il décida de penser à autre chose :
- Alors, cette attaque, c'était quoi ?

- Du bourrin, répondit Jérémie. Notre cher ennemi avait décider de faire exploser le supercalculateur, et donc l'usine et certainement une bonne partie de la ville avec ...

- Ah ... on dirait bien du XANA tout craché ça ...

Un silence s'installa, bien vite rompu par Odd :
- Bon alors, on va manger ?

Les autres sourirent, se rappelant que le taux de remplissage de son estomac importait bien plus à Odd que les questions existentielles sur les stratégies ennemies. En plus à midi c'était spaghetti carbonara ...

Et comme d'habitude, tandis que cinq des six adolescents dégustaient la fine et délicieuse cuisine de la cantine, Odd s'empiffrait comme s'il n'avait pas été nourri depuis plusieurs mois (alors qu'il avait mangé dans le train).

Jérémie décida alors de profiter de ce moment pour annoncer ce qu'il projetait de faire :
- Bon, il faut que je vous dise quelque chose, fit-il apparemment assez excité.

Les autres concentrèrent leur attention sur lui, car il semblait avoir fait une découverte. Même Odd semblait regarder plus dans sa direction que dans celle de son troisième dessert.

- Tout à l'heure Yumi et Ulrich par un très beau travail d'équipe ont réussi à dévirtualiser Dark-Ulrich, rappela-t-il pour Odd. Quand le flux de données provenant de notre ennemi a diminué puis s'est interrompu, j'ai réussi à savoir lequel de tous les flux qui transitent par le port de Lyoko il utilise, et j'ai réussi à en capter et en enregistrer un bout.

- Tu veux dire qu'on a morceau du code de Dark-Ulrich ? demanda Aelita.

- Non, ça n'est pas du code. Ce sont des références, des liens, répondit Jérémie. J'ai l'impression que c'est un bout de la mémoire de notre cher ennemi. Car comme il vous a parlé avec Dark-Ulrich, il a eu besoin de relier ce dernier à son cerveau virtuel et aussi à sa mémoire. Je n'ai pas réussi à tout déchiffrer mais il semble que ce soit des informations sur l'organisation qui l'a conçu. Malheureusement ces informations sont incomplètes. Mais il est possible et même probable - je vous en ai déjà parlé - que XANA ait été en contact avec cette organisation et donc qu'avec cet échantillon nous puissions retrouver des informations dans sa mémoire.

- Mais attends, remarqua Yumi. XANA a été détruit, comment veux-tu avoir accès à sa mémoire ?

- En fait j'ai conçu le programme multi-agents afin de ne pas détruire sa mémoire mais uniquement le programme, répondit Jérémie. La mémoire de notre ancien ennemi est donc intacte, mais il n'est plus là pour s'en servir.

- Mais il y a un truc que je ne comprends pas, dit William. Si tu as la mémoire de XANA, pourquoi ne l'as tu pas déjà exploitée pour voir ce qu'elle contient ?

- C'est bien plus complexe que cela, rétorqua Jérémie. La mémoire se compose de beaucoup de données, la plupart inintéressantes, des liens vers d'autres parties essentiellement, des mémos sur les capacités des monstres sur les vôtres, bref des choses que je sais déjà. Et ces informations inutiles occupent 99% de la mémoire, c'est-à-dire des dizaines de milliers de pétaoctets, si l'on calcule un ordre de grandeur de 10^19 caractères : un 1 avec 19 zéros derrière ! En plus, elle est organisée d'une manière que j'ai du mal à saisir, je ne peux donc pas faire de recherche parce que je ne sais pas comment désigner ce que je veux chercher. En conséquence, je pourrais passer plusieurs fois ma vie sur ce fichier et ne jamais rien trouver. Je préfère travailler sur d'autres choses.

- Et donc tu veux comparer cet échantillon de mémoire de notre nouvel ennemi à celui de XANA pour voir où sont stockées les informations relatives à cette organisation pour en apprendre un peu plus sur eux, c'est ça ? demanda Aelita.

- Oui, exactement. J'espère que les mémoires sont organisées un peu de la même façon, ce qui est probable vu que d'après la signature numérique il semble que XANA ait servi de base à ce nouveau programme. Et pour faire tout ça ...

- Tu as besoin que l'on fasse une expédition sur le cinquième territoire, coupa Aelita.

- Dans le mille !

Le retour d'Odd et la perspective de mener une expédition pour cueillir des informations sur leur nouvel ennemi leur permit de retrouver leur légendaire motivation. Ils allaient enfin pouvoir comprendre ce que ce fichu programme tramait, enfin peut-être ...

Odd faillit vomir en atterrissant dans l'arena du cinquième territoire. Le long moment qu'il avait passé sans aller sur Lyoko l'avait dés-habitué et en plus il avait le tournis à chaque fois qu'il venait dans cette salle. Puis peut-être les trois plats de pâtes qu'il s'étaient mangés y étaient-ils pour quelque chose ... Heureusement que les contraintes du monde virtuel empêchaient les débordements gastriques ...

- Très bien, fit la voix de Jérémie qui terminait la vérification des protocoles de virtualisation. Comme vous le savez déjà, le mécanisme de la clé a été supprimé. Il ne reste plus qu'à aller jusqu'à l'élévateur puis à déboucher dans la voute céleste. Allez go !

Les cinq amis s'élancèrent, attentifs au moindre geste qui aurait pu caractériser une attaque ennemie. Mais le trajet se déroula dans un calme relatif, et quand Aelita prit les commandes à Jérémie à l'aide de l'interface de la voute céleste, elle était persuadée que leur ennemi ne les avait pas vu venir. Grave erreur ...

Trois événements se déroulèrent alors simultanément. Dark-Ulrich apparut sur le bout de plateforme qui surplombait la voute céleste, bloquant la retraite des Lyokoguerriers. Le superscan de Jérémie se mit à faire des siennes, indiquant une tour activée à l'extrême sud de la banquise. Et, lentement, comme si elle pouvait savourer ce moment, une fusée commença ses procédures de décollage. Cet événement, prévu pour le lendemain ne pouvait pas être annulé. Les coordonnées étaient réglées et les astronautes étaient déjà à l'intérieur. Et quand la fusée atteindrait les onze mille mètres d'altitude, un avion de ligne contenant plus de trois cents passagers dont un homme politique français important occuperait la même position ...


Voilà !
Notre cher SENI est donc adepte des pièges et des complots et prévoit une nouvelle catastrophe aérienne ... Si le plan allait jusqu'au bout, ce serait un désastre économique, humain, écologique et politique (donc je trouve que c'est plutôt pas mal trouvé de la part de notre cher programme).
Les Lyokoguerriers vont-ils réussir à contrer cette nouvelle menace ? Et si oui, quelle sera la riposte de SENI ? Et si non ... quelles seront les conséquence ?
La suite dans le prochain épisode (je vous laisse mariner un peu ^^) !
_________________
« Jim ! Tu es encore pire que les obscurantistes qui ont brûlé la grande bibliothèque d'Alexandrie !
- Ha ... Euh, merci Suzanne ! »


Dernière édition par Guill@um€ le Dim 15 Nov 2009 16:29; édité 1 fois
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Vivi MessagePosté le: Mer 11 Nov 2009 17:53   Sujet du message: Répondre en citant  
[Tarentule]


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Messages: 491
Localisation: Nord de la France
Effectivement, Odd a eu de la chance. Et serait-il amoureux d’Aelita ? En tout cas, il est toujours fidèle à lui-même. C’est-à-dire la nourriture avant tout.

Pour ce passage, "La mémoire se compose de beaucoup de données, la plupart inintéressantes, des liens vers d'autres parties essentiellement, des mémos sur les capacités des monstres sur les vôtres, bref des choses que je sais déjà. Et ces informations inutiles occupent 99% de la mémoire, c'est-à-dire des dizaines de milliers de pétaoctets, si l'on calcule un ordre de grandeur de 10^19 caractères : un 1 avec 19 zéros derrière !" J’ai eu du mal à saisir à la première lecture, surtout la fin. Mais je pense avoir compris l’essentiel du paragraphe.

Jérémie a accès à la mémoire de XANA, et 99% des infos contenues dedans ne servent à rien car il les connaît déjà. Quant au 1% restant, il n’arrive pas à y accéder. Corrige-moi si j’ai fait une erreur.

Par contre, ça me paraît bizarre qu’Odd ait envie de vomir, alors qu’il est sous forme de données numériques. Je sais, dans certains épisodes il ne se sent pas bien en prenant le transporteur (ce qu’ils n’ont pas pris là), mais ça m’a toujours paru bizarre ce genre de choses.

Et le suspens final…Bon, s’il n’y a que Dark-Ulrich, ça devrait aller. Mais si d’autres monstres (des nouveaux peut-être, ou des Dark sosies des autres Lyoko-guerriers) arrivent, ça risque de se compliquer.

Un chapitre un peu plus court que les autres, mais ça fait plaisir de revoir Odd (même si ce n’est pas mon personnage préféré) car la bande est de nouveau au complet. J’attends avec impatience la suite.

Une dernière chose : Tu as dû écrire trop vite ce passage "Eh ben ... Il pourra se vanter de ne avoir fait avoir la peur de notre vie ..." car ta phrase n’est pas très correcte.
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Guill@um€ MessagePosté le: Dim 15 Nov 2009 16:45   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 13 Juil 2009
Messages: 118
Localisation: Là où finissent les univers et où commence le chaos ...
Je ne peux malheureusement pas répondre à ta première question ^^ Mais peut-être les chapitres 9 et 10 t'aideront-ils ...

Concernant le paragraphe que tu as eu du mal à comprendre, c'est à peu près ça. En fait, 10^19 se lit dix puissance dix-neuf, c'est-à-dire dix multiplié dix-huit fois par lui-même (puisque on compte aussi le dix de départ), ce qui fait un dix avec 19 zéros derrière (10 000 000 000 000 000 000) ce qui est un nombre absolument gigantesque. Après, il a effectivement accès à la mémoire de XANA, et 99% des infos sont inintéressantes. Le reste n'est pas inaccessible mais simplement perdu dans la masse, et pour le retrouver et le comprendre il lui faudrait l'équivalent de plusieurs vie humaines.

Odd a bien pris le transporteur, puisque le programme de transfert direct vers le cinquième territoire a été détruit par le supercalculateur (cf chapitre 4). Quand je dis qu'il a envie de vomir c'est qu'il ne sent pas bien, comme dans la série animée.

Et non, il n'y a pas que Dark-Ulrich, tu vas voir cela, je n'en dis pas plus.

Oui, la phrase dont tu parles est effectivement mal construite. Il faut remplacer le "ne" par un "nous". Je vais corriger et je te remercie de ma l'avoir signalé.


Allez, voici la suite !


Chapitre 17 : Compte à rebours

Jérémie attendait le résultat de la recherche qu'il venait de lancer. Cet échantillon de données qu'il avait intercepté leur permettrait peut-être d'en savoir plus sur la mystérieuse organisation qui commandait ce nouveau programme. Il ne savait comment, ce dernier avait apparemment compris leurs intentions et avait décidé de se joindre à la fête ...

Le programme bippa. Il y avait deux raisons possibles : soit il avait trouvé une correspondance soit il était arrivé à la fin du document sans rien trouver. Fébrile, Jérémie pianota une série de commandes sur son clavier. Il s'apprêta à appuyer sur entrée mais suspendit son geste, priant de tout la force de son esprit pour qu'il y ait un résultat. Il appuya. "Aucun résultat". Jérémie grogna et s'apprêta à relancer le recherche, certain que quelque chose clochait, que tout aurait du concorder et que ça ne pouvait pas se passer autrement. Puis soudain il comprit. Ce bout de code non crypté qu'il avait pu intercepter, leur ennemi le leur avait donné. Il avait prédit leur réaction et organisé leur voyage sur le cinquième territoire. Il leur avait tendu une embuscade. Et la tour activée n'était pas une manifestation d'une frustration de s'être fait avoir. C'était la suite d'un grand plan savamment orchestré, un plan dont il ne connaissait ni les moyens ni le but, mais un plan qui ferait très certainement un nombre énorme de victimes humaines, comme pour les pousser à se rendre ...

Sur le monde virtuel, les Lyokoguerriers reçurent l'information d'une mine désespérée. Ainsi donc ils s'étaient encore fait avoir, et ce foutu programme jouait encore avec la vie de centaines de gens. Les enjeux les dépassaient complétement. Ils avaient juré de protéger l'humanité de XANA, mais ce dernier ne s'était jamais attaqué aux humains d'une manière aussi directe, pour ainsi dire il n'en avait pas eu le temps. Il avait tenté de les tuer beaucoup de fois, certes, mais là, ils étaient sûrs que la vie de beaucoup de gens dépendaient d'eux. Et ça commençait à faire lourd sur leurs épaules.

Jérémie matérialisa les trois véhicules tandis qu'Ulrich prenait le commandement :
- Aelita et Yumi, allez désactivez la tour ! cria-t-il. Odd et William occupez-vous des bébêtes ! Le double raté est pour moi, rajouta-t-il pour lui-même.

Derrière son écran Jérémie sourit. "Diviser pour mieux régner". Décidément Ulrich ne cesserait jamais de le surprendre. Remplissant sa part du travail, il tâcha de désactiver le flux de données du cinquième territoire qui menait au territoire de la banquise.

Aelita et Yumi sautèrent sur l'Overwing et la japonaise démarra en direction du tunnel qui venait de se libérer. Elle constata avec satisfaction qu'aucune des bestioles ne la suivait. Ulrich, Odd et William sauraient les occuper.

Tandis qu'Odd grimpait sur son Overboard et commençait à mitrailler "ses nouvelles copines", couvrant William qui faisait de gros dégâts avec son zanbato, Ulrich enfourcha son Overbike et mit plein gaz vers son habituel ennemi. Au dernier moment il sauta de son véhicule qui fonça vers Dark-Ulrich. Ce dernier sauta et l'air et d'un coup de sabre négligent trancha la moto en deux. Il retomba sur ses appuis et regarda Ulrich d'un air de défi.

Ce dernier chargea et entama le combat. Il s'était entrainé et amélioré depuis leur dernière rencontre. Mais son adversaire restait d'une efficacité redoutable. Ulrich s'inquiétait quand même beaucoup moins : Jérémie avait pris sur son temps personnel pour l'aider en faisant des simulations et s'était rendu compte de quelque chose qui pourrait très bien le mener à la victoire.

Les coups et les parades s'enchainaient à une vitesse hallucinante. Ulrich ne réfléchissait plus, il faisait entière confiance à ses réflexes pour parer et riposter, mais le second duelliste se battait avec acharnement. Ulrich avait une stratégie : il commença par instaurer un rythme, attaquant parant et ripostant dans des durées égales. Puis il le cassa, il commença par feinter lentement puis porta une attaque dévastatrice de toute la vitesse de son sabre. Sous l'effet de l'impact, il ferma les yeux. Il avait senti le choc, mais qu'avait-il touché ? Son adversaire ? Ou seulement son arme ?

Les Lyokoguerriers, après avoir constaté qu'ils étaient bien plus vulnérable face à cet ennemi que face à XANA s'étaient beaucoup entrainés et avait énormément travaillé leur stratégie sous les directives de Jérémie. Ils avaient tout d'abord formé des binômes : Aelita et Yumi pour des questions d'efficacité et Odd et William, pour des raisons stratégiques. Ulrich, plus à l'aise en solitaire se battrait en duel contre son clone. Si la technique de Yumi et d'Aelita était parfaitement rodée, il avait fallu un peu plus de temps à William et à Odd avant d'arriver à se faire entièrement confiance et à se battre ensemble, mais ça avait payé. Leurs techniques de combat étaient d'une précision et d'une puissance mortelle. Il n'avait eu en plus qu'un temps faible avant qu'Odd ne parte voir sa grand-mère, heureusement, ils avaient compter sur le retour vers le passé.

Odd tira quelques flèches lasers, et à l'aide de sa lourde épée, William les dégomma une à une, modifiant leur trajectoire de façon chaotique et leur donnant une vitesse supersonique. Chacune d'entre elle fit mouche. Odd consulta William du regard et celui-ci acquiesça : technique numéro 3. Odd sauta sur les épaules de William et ce dernier se mit à courir vers les monstres restant, son épée levée le protégeant lui et son ami. Pendant ce temps Odd mitraillait les monstres. Quand ils furent à une distance où pour toucher les bestioles, Odd devait accomplir un exploit, ce dernier sauta des épaules de William et lui donna une impulsion des pieds pour le propulser. William chargea les monstres restants à grande vitesse et les détruisit d'un coup d'épée.


Pendant ce temps, les deux filles traversait la banquise de toute la puissance de l'Overwing. Elles ne savaient pas ce que cette saloperie de programme avait prévu, mais ça n'était surement pas bon. Elles commencèrent à apercevoir la tour à l'horizon. Puis elles aperçurent le reste : une petite armée les attendait de pied ferme, décidée à défendre la tour coute que coute. Yumi soupira. Diviser pour mieux régner. Apparemment ils n'étaient pas les seuls à avoir eu cette idée ...


- Tu as perdu, lança Ulrich frustré de ne pas avoir touché son double.

Il espérait le déstabiliser avec ce ton "sur de lui" qu'il employait.

L'interpellé esquissa un sourire.

- Tu crois ça ? Tu crois vraiment que vous réussirez à empêcher cette catastrophe ou à apprendre quelque chose de moi ? Ces informations, je vous les ai données, et elles ne valent rien ! Crois-tu vraiment que de simples humains puissent être à la hauteur d'un programme doté d'une conscience ? Je suis plus puissant que XANA ne l'a jamais été et n'aurait jamais pu l'être ! Contrairement à vous je ne me repose pas, j'agis en permanence, je n'ai rien d'autre à faire à côté. Je suis protégé de votre médiocrité de par ma nature. Contrairement à vous qui n'êtes que des hasards d'une force que vous ne pouvez même pas comprendre, je suis une suite logique d'opérations qui s'exécutent avec un but précis et qui ne s'arrêteront que quand elles l'auront atteint. Le hasard a voulu que vous existiez, et maintenant que vous avez créé votre pire ennemi, je vais anéantir tous les principes sur lesquels vous basez vos vies minables et je créerai un monde ou je règnerai en maître !

Ulrich le toisa avec froideur, nullement impressionné par ces paroles de mégalomane. Il riposta, de toute sa colère et sa haine, avec des mots aussi tranchants que des coups de sabre :
- Si nous ne sommes que des hasards, tu l'es aussi. C'est nous qui t'avons créé, et si nous n'avions pas existé, tu ne serais pas. Tu n'es qu'un programme, une suite d'instructions, comme tu l'as dit toi-même. Tu es incapable de comprendre en quoi vivre et profiter de cette chance est agréable. Tu n'as rien d'autre en dehors de ton prétendu but. Quand tu l'auras atteint tu feras quoi ? Tu ne seras plus rien. Tu seras détruit et tu laisseras toute ton "travail" à d'autres. Tu n'es qu'un outil. C'est moi qui te plains, tu ne connaîtras jamais rien des sentiments humains, de l'amitié ou de l'amour ...

Visiblement, Dark-Ulrich ne semblait pas s'attendre à ce petit discours improvisé, mais répliqua moqueur :
- L'amour ? Ce sentiment qui soit-disant vous donne des ailes ? Sache que je suis bien content de ne pas pouvoir le connaitre. Tu ne le sais peut-être pas, mais cette malheureuse et pitoyable altération de la raison au profit des sentiments et du ressenti peut aussi vous détruire. La preuve : que feras-tu mon cher Ulrich quand j'aurais tué "ta Yumi" ?

Là il avait marqué un point. Et en plus il avait raison, entièrement raison. Ulrich oublia tout ce qu'il y avait autour de lui et attaqua son ennemi avec une férocité dont jamais il ne se serait cru capable. Tout ce qu'avait dit son clone était vrai. Cet amour aurait pu le détruire. Mais là il lui donnait des ailes, et alors que son adversaires n'était qu'un minuscule pigeon, Ulrich était devenu un aigle en chasse. Il repérait sa proie puis la suivait jusqu'à l'avoir vaincue. La force et la vitesse d'Ulrich furent décuplées et dépassaient très largement celle de son double. Et tandis qu'il zappait progressivement toutes les défenses de l'autre, Ulrich perçut une faille. Il enfonça alors son arme dans le ventre de son adversaire. Et pendant sa dévirtualisation, il ajouta :
- Apprend qu'au nom de l'amour nous pouvons accomplir des miracles et que tant que tu n'auras pas compris ça tu ne me vaincras pas.

L'autre inclina la tête et répondit avant de disparaître :
- Je saurais m'en souvenir.

Ulrich rengaina son sabre et songea à ce que Jérémie lui avait dit. Il avait encore eu raison. C'est au nom de son amour pour Yumi qu'il se battait. Il n'avait qu'à s'en rendre compte et rien ne pourrait l'arrêter.

Il se tourna vers William et Odd. Son meilleur ami se fendit d'un sourire radieux, et même son rival en amour le gratifia d'un geste de félicitations.


De leur côté, Aelita et Yumi avait quasiment fini le ménage, il ne restait plus que trois Scorlions à détruire avant de pouvoir accéder à la tour. Le voix de Jérémie les interrompit :
- Oh mon Dieu ! Je viens de trouver ce que mijote ce putain de programme ! Il veut faire entrer en collision une fusée et un avion. En plus dans l'avion en question, il y a le candidat du parti d'opposition à la présidentielle ! Les commandes des deux appareils ne répondent plus ! Dépêchez-vous, la collision aura lieu dans moins d'une minute, et laissez-moi vous dire que si la toute nouvelle mission d'Europespace percute un Boing 747-400 rempli, ce sera une catastrophe !

Yumi et Aelita prirent conscience de l'enjeu et s'élancèrent sans perdre de temps.

50 secondes.

Yumi évita plusieurs tirs et lança l'un de ses éventails qui fit mouche.

40.

Aelita, après s'être protégée contre la pluie de lasers que lui lançaient la créature, atteignit le monstre en face d'elle d'un champ de force.

30.

Yumi lança son éventail, mais le dernier monstre en lice le dévia d'un tir de laser. Il ne vit cependant pas arriver le champ de force d'Aelita et fut détruit.

20.

Aelita courut vers la tour.

15.

Elle entra et commença son ascension au centre de la plateforme.

10.

Elle posa sa main sur l'interface et entra le code Lyoko. Il ne restait plus que cinq secondes.


Par un effort gigantesque et des risques considérables, les pilotes respectifs des deux engins réussirent à modifier suffisamment leur trajectoire pour éviter la collision. Seul un bout de l'aile de l'avion fit un égratignure à la surface de la fusée.


Jérémie poussa un profond soupir puis colla son écouteur contre le haut-parleur afin que ses amis puissent profiter de la radio et savourer leur victoire. Mais, rapidement, la situation s'envenima. L'avion avait percuté le réacteur numéro 1 de la fusée, fragile car conçu pour être largué avant les conditions difficiles de la sortie de l'atmosphère. Le régulateur ne jouait plus son rôle, et l'air entrait trop vite dans l'appareil. La fusée allait exploser.

Aelita ne s'inquiéta pas outre mesure et dit :
- Jérémie, lance un retour vers le passé, vite !

Sur Terre, Jérémie secoua la tête et dit :
- Je ne peux pas ... Notre ennemi n'est pas stocké dans le supercalculateur et il perdrait la mémoire de ce qui vient de se passer. Il aurait encore toute son énergie à disposition et donc forcément, il reconduirait cette attaque. Et soit nous agirions exactement comme maintenant et il se passerait exactement la même chose, soit nous profiterions de cet avantage, mais il comprendrait alors que nous avons fait un retour vers le passé et adapterai son plan pour que nous ne puissions par en profiter. Au final les conséquences ne peuvent qu'être pires.

- Mais Jérémie, cria Aelita, tu ne peux pas laisser ces gens mourir ! Ils font une nouvelle expérience dans cette fusée pour voir si les plus jeunes supportent les conditions de vie d'une fusée. Il y a des enfants dans cet appareil !

- Aelita, je suis désolé, je ne peux rien faire, répondit Jérémie triste.

Et pendant qu'il prononçait ses paroles, loin et haut dans le ciel, il se produisit une formidable explosion. Trois astronautes qui, pour la première fois emmenaient deux enfants au-delà de l'immensité protectrice de notre Terre moururent en héros : ils venaient de se sacrifier pour sauver des centaines de personnes ...


Voilà.
Une fin triste à ce chapitre, c'est vrai.
Je n'ai pas encore commencé le prochain chapitre, mais je pense qu'il sera plutôt riche en émotions (et en révélations peut-être bien) !
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Dernière édition par Guill@um€ le Dim 29 Nov 2009 16:38; édité 1 fois
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Dim 15 Nov 2009 17:57   Sujet du message: Répondre en citant  
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interessant, mais je trouve que tu donnes toujours le beau role a Ulrich, pense aux autres quand meme.

Par contre les agissement de jeremie a la fin ne sont pas dans son comportement habituel

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Vivi MessagePosté le: Mar 17 Nov 2009 15:05   Sujet du message: Répondre en citant  
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Guill@um€ a écrit:
Je ne peux malheureusement pas répondre à ta première question ^^ Mais peut-être les chapitres 9 et 10 t'aideront-ils ...

Oui, quand il l’appelle "Ma Princesse", mais j’attends le "je t’aime" de sa part qui sera pour moi la véritable preuve.

Guill@um€ a écrit:
Odd a bien pris le transporteur, puisque le programme de transfert direct vers le cinquième territoire a été détruit par le supercalculateur (cf chapitre 4).

Ah oui effectivement, tous les travaux ont été effacées. J’avoue ne pas avoir pensé au programme de virtualisation direct du 5ème Territoire quand je l’ai lu. Donc…autant pour moi.

SENI se moque vraiment d’eux j’ai l’impression. Une nouvelle fois encore, il nous prouve sa supériorité sur XANA.

Un beau chapitre consacré entièrement au combat. Celui entre Ulrich et son double est très bien fait, et la discussion entre les deux sur la différence entre humains et programme informatique est bien trouvée. Je n’ai pas le souvenir qu’ils aient déjà eu une conversation pareil avec ce cher XANA.

Et la fin est triste comme tu dis. Mais bon, le fait qu’il y ait des morts prouve qu’on ne peut pas toujours sauver tout le monde. Ça n’aurait pas de sens si ce genre de tragédie n’arrivait jamais. Mais par contre, Aelita dit à la fin "Il y a des enfants dans cet appareil !" et après il est écrit "Trois astronautes qui, pour la première fois auraient du emmener deux enfants". Les enfants étaient dans l’appareil ou pas ? Parce que pour moi, ces deux phrases se contredisent.

J’attends la suite.
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Guill@um€ MessagePosté le: Dim 29 Nov 2009 16:48   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Là où finissent les univers et où commence le chaos ...
Oh là ! Ça fait deux semaines que je n'ai pas posté la suite, honte à moi !
Désolé, en fait j'étais très pris par mon boulot. Enfin bref, la suite, la voilà, mais d'abord je vais répondre à vos messages.

*Odd Della Robbia* : Je te remercie en premier de ton intérêt et de ton message. J'essaye au maximum d'introduire une part d'équité dans la description des combats, mais ça n'est pas toujours facile. Ulrich est celui dont je préfère décrire les combats car manier le sabre et de mon point de vue plus intéressant que de lancer des projectiles (que ce soit flèches lasers, éventails ou champs de force). Tu admettras quand même que dans le chapitre 17, les combats d'à peu près chaque personnage sont décris.

Pour moi ce que décide Jérémie c'est certes pas habituel, mais logique, et c'est le propre de Jérémie de prendre des décisions dures quand elles sont logiques.


vivi59155 : Je te remercie pour tes commentaires. Tu comprendras bien entendu que je ne peux rien dire sur la relation Odd / Aelita, les chapitre 9 et 10 n'étant là que pour t'aider à te forger une opinion, et si tu es sceptique, c'est ton droit.

Merci d'avoir relevé cette phrase effectivement mal construite. Les enfants étaient bien à l'intérieur. J'ai corrigé.


Allez, voici la suite !


Chapitre 18 : Chantage

- Et pourquoi n'ont-ils pas lancés leur heu ... retour dans le passé, c'est ça ? demanda l'homme.

- Je pense, monsieur, qu'ils ont compris qu'en lançant cette procédure, il se passerait soit exactement la même chose soit bien pire. De leur point de vue. Évidemment.

L'autre ne répondit pas. Le chef du projet Carthage se mit à réfléchir. Il n'avait guère l'habitude d'être traité de haut. Mais cet homme, celui qui le finançait, pouvait se le permettre. Finalement, cet appel, dans lequel il aurait du se faire remonter les bretelles était en train de tourner à son avantage. Il était temps d'annoncer à son mécène la suite du plan ... Il reprit courage et s'éclaircit la voix avant de continuer :
- A vrai dire, nous avons déjà commencer à planifier la suite du plan.

Même s'il ne pouvait qu'entendre sa voix, il sentit le soudain regain d'intérêt de son interlocuteur, et il poursuivit.

- Nous avons en effet quelque chose qui pourrait très bien les faire changer d'avis, surtout la principale concernée ...

Et il lui expliqua comment il voyait la suite des événements. Et progressivement, le ton de la voix du second homme changea. D'une impassibilité plutôt angoissante, elle se muta en encouragements chaleureux, comme si les deux hommes étaient les meilleurs amis du monde.

- Gagné ! pensa le chef de Carthage.

Il appela Nanquin. Il était temps de faire parvenir aux Lyokoguerriers un petit message. Et si jamais ils ne répondaient pas aux exigences à temps, il se pourraient bien qu'ils aient un nouveau deuil à célébrer ...


Aelita pleurait. Elle pleurait de désespoir, de rage et d'indignation. Comment tout avait-il pu se terminer de cette façon ? Ça n'était pas leur faute, et Jérémie, même si cela lui était difficile à avouer avait eu la bonne réaction. Leur ennemi ne leur avait pas laissé le choix. Cinq personnes dont deux enfants ou bien 300 et quelques dont certainement beaucoup plus de jeunes ...

Ses amis aussi étaient encore sous le choc, bien que leur sensibilité moins accrue que la gardienne de Lyoko, ils n'allaient pas jusqu'à verser des larmes pour des gens qu'ils ne connaissaient pas.

Après leur matérialisation, ils s'étaient concertés et étaient tombés d'accord. Avec le retour vers le passé, les conséquences auraient pu être bien pires, et les chances qu'elles soient meilleures étaient très faibles. Ce satané programme était effectivement comme il l'avait dit bien plus puissant que leur regretté XANA : il avait une organisation et une efficacité redoutable.

Finalement, ils avaient décidé de continuer à se battre, mais le moral n'y était plus. Cette catastrophe leur donnait l'impression de ne rien contrôler, de n'être que des pions sur un échiquier gigantesque, et surtout d'ignorer les enjeux phénoménaux de la partie en train de se jouer.

Jérémie avait passé du temps à tenter d'interpréter les paroles que leur cher ennemi avait échangées avec Ulrich. Il était rapidement arrivé à la conclusion qu'il n'avait pas l'intention d'exterminer l'humanité mais bien de la réduire en esclavage. Mais pour le compte de qui ? Cela restait un mystère ...

Jérémie n'avait pas abandonné pour autant. Et persuadé que toute recherche sur leur ennemi n'était que du temps perdu, il s'efforçait de recréer les combinaisons que ses amis avaient perdues. Pendant qu'il réajustait les caractéristiques des-dites combinaisons, il reçut un message pour le moins étrange, expédié anonymement. Jérémie était plutôt bien placé pour savoir que connecté à Internet, l'anonymat restait un concept pour le moins abstrait : des tonnes d'informations étaient enregistrées concernant ceux qui utilisaient le réseau, que ce soit sur des serveur dédiés ou sur leurs propres machines. Alors que le tout nouveau programme d'identification qu'il avait conçu et se basant sur ces informations n'arrive pas à identifier la source du message était hautement improbable. Incrédule, il ouvrit l'e-mail :

Soyez demain à 14H00 sur le territoire de la forêt. Si vous n'y êtes pas, vous le regretterez amèrement.

Déjà, le problème de l'expéditeur était résolu. Il n'y avait qu'une seule chose au monde qui avait pu envoyer ce message. Leur ennemi. Et ce mail lui apprenait plusieurs choses : ce programme était une intelligence artificielle capable de manier les mots et de faire ressentir des émotions avec de la manière qu'un humain, ce qui suggérait qu'il raisonnait comme tel. De plus, il n'avait pas l'air de plaisanter, et les diverses attaques qu'ils avaient menées jouaient en sa faveur et augmentaient sa crédibilité.

Jérémie se dit qu'une bonne nuit de repos lui permettrait de réfléchir à tout ça de manière reposée le lendemain et d'en parler aux autres. Il se coucha. Bien vite, le sommeil si souvent reporté le transporta dans le monde des rêves. Cet univers évoluait selon ses propres règles et laissait libre cours au subconscient, à l'imagination, aux rêves, aux idées et aux envies, mais aussi aux cauchemars et aux peurs les plus profondément enfouies. C'est ainsi que Jérémie vit un nouveau monde ; ni totalement familier ni totalement étranger ; un monde qu'il avait imaginé ; un monde fait de craintes et de souffrances ; le monde tel qu'il serait si leur ennemi parvenait à vaincre. Puis le cauchemar prit une connotation dramatique : Jérémie vit Aelita se sacrifier sous ses yeux, pour tenter de sauver ce monde de l'autodestruction. En vain ...

Il se réveilla en sursaut. Le réveil indiquait 7H30. Une heure bien précoce pour une période de vacances ... Il se leva, tâchant de remettre de l'ordre dans ses idées. Le mail lui revint rapidement en mémoire, comme un fouet entaille la peau d'un supplicié. Il fallait qu'il le dise à ses amis. Il n'avait pas le droit de leur cacher ça, et ils devraient prendre leur décision tous ensembles.

Jérémie se leva. Un rapide détour par la chambre d'Odd et Ulrich puis celle d'Aelita lui confirma qu'il était le premier levé, puis il descendit au self prendre un bon petit déjeuner. En remontant, il croisa Ulrich qui descendait, la mine fatiguée - certainement due aux ronflements de son colocataire. Ils se saluèrent puis repartirent dans des directions opposées.

Jérémie pénétra dans sa chambre. Il avait prévu de parler à ses amis de l'e-mail qu'il venait de recevoir, mais un peu plus tard, afin que tous ensemble ils puissent prendre une décision. Il envoya donc sur chacun de leur portable un message indiquant un rendez-vous à 10H au portail. 4H pour décider quoi faire, ce devrait être suffisant. En attendant, il se plongea dans ses algorithmes afin que les nouvelles combinaisons de ses amis soient prêtes pour un éventuelle plongée l'après-midi.

9H55. Jérémie attendait patiemment que ses amis arrivent à son rendez-vous. William fut le premier. Son regard interrogateur montrait qu'il désirait en savoir plus, mais son silence indiquait qu'il patienterait jusqu'à l'arrivée des autres pour poser ses questions. Aelita arriva, puis Yumi. Enfin, vers 10H02, Ulrich et Odd arrivèrent en même temps, complétant le groupe.

- Bon, commença Jérémie. Si je vous ai fait venir ici c'est parce qu'enfin nous avons du nouveau.

Alors, les visages de ses amis, vaguement intéressés par ce qu'il disait, se tournèrent tous vers lui, écoutant avec attention. Il leur montra le message puis leur expliqua ses propres conclusions. Ils débattirent ainsi pendant un long moment jusqu'à ce que Jérémie estime qu'il était temps de se décider :
- Bon, je crois qu'il n'y a plus grand chose à dire. Les raisons qui motivent cette expédition ont été exposées et les objections ont été détaillées. C'est l'heure du vote.

Il prit une profonde inspiration et continua :
- Qui est pour ?

Il leva sa main. Ulrich l'imita, puis Odd, après un temps de réflexion fit de même. William leva également sa main. Aelita prit le temps de réfléchir, mais acquiesça et fit signe qu'elle était pour. Tous les visages se tournèrent vers Yumi. Elle ferma les yeux, puis d'un hochement de tête assuré, elle approuva.

- Très bien, conclut Jérémie. Il est temps d'aller préparer tout ça. Il est 12H00, il nous reste 2H. Au boulot.

Ils commencèrent à se diriger vers l'usine quand une objection sonore se fit entendre :
- Et le repas ?

Tous soupirèrent. Même pas besoin de se tourner pour savoir de qui venait cette remarque formulée d'une voix aiguë.

- Odd, répondit Ulrich, ton estomac est-il vraiment incapable de passer de la quatrième à la sixième ration de la journée tout en sachant qu'il y en aura trois autres ?

- Non mais ça va pas toi ! rétorqua l'intéressé. Je te signale que le repas de midi est le plus important des huit ! Je vais manger, et je vous rejoins après.

Sur ce, il rebroussa chemin en direction de la cantine et du couscous boulette de Rosa.

Yumi secoua la tête :
- Il ne changera vraiment jamais celui-là ...

- Estime-toi heureuse, ça pourrait être bien pire, le défendit William.

- Oui, bien pire, marmonna Aelita songeuse ...

Arrivés à l'usine, ils commencèrent à préparer l'opération. Il n'était pas question que des civils payent encore le prix de leurs erreurs. Jérémie finalisait les combinaisons, Aelita épluchait le Web à la recherche d'un événement spécial, un indice qui la mettrait sur la voie d'une catastrophe à venir, William et Ulrich s'entrainaient avec deux bouts de métal trouvés dans l'usine et tentaient d'élaborer une stratégie qui permettrait à Ulrich de battre son double noir s'il se présentait et Yumi réfléchissait, tentait de se représenter plusieurs scenarii pour en prévoir les issues. Elle n'était pas aussi bonne que Jérémie au jeu de la réflexion, mais possédait un bon esprit analytique, qui la désignait pour cette tâche, le jeune génie étant occupé à autre chose.

Puis, Odd arriva et tira Yumi de ses pensées pour qu'ils s'entrainent également : Odd lui lançait tous les projectiles qui lui passaient sous la main et Yumi se protégeait avec une plaque qu'elle avait dénichée.

13H55. Jérémie mit un point final aux combinaisons. Les cinq Lyokoguerriers reçurent la nouvelle avec soulagement, c'était la première bonne nouvelle qu'ils entendaient depuis bien longtemps. Ils descendirent en salle des scanners et se préparèrent à la virtualisation imminente.

Aelita apparut la première sur le monde virtuel, bientôt suivie par ses quatre amis. Hormis eux, le territoire forêt était désert. Le fait que leur ennemi leur donne rendez-vous sur un territoire et n'indique pas d'emplacement précis suggérait qu'il était capable de les localiser, et n'augurait rien de bon. Ils purent cependant contempler leurs nouveaux équipements. Plus beaux et plus confortables que ceux qu'ils avaient avant de vaincre XANA, il avaient également l'air plus efficaces et plus résistants.

- Il y a quelque chose qui arrive à grande vitesse sur l'holomap. Il y a des chances que ce soit Dark-Ulrich, annonça Jérémie.

Les cinq Lyokoguerriers dégainèrent leurs armes en prévision d'un piège.

Enfin, ils aperçurent leur ennemi, qui courait comme s'il cherchait à fuir la mort. Celui-ci s'arrêta devant eux, à distance respectable. 14H00. D'une voix calme, il s'adressa à eux :
- Vous pouvez ranger vos armes. Je suis ici par la volonté de mon créateur pour vous délivrer un message puis je partirai.

Les lyokoguerriers ne rangèrent pas leurs armes. Aelita répondit :
- Eh bien, délivre-le nous ce message. Pourquoi nous avoir envoyé un e-mail aussi menaçant si ça n'est pas pour nous attaquer ?

- Vous savez ce que je veux, continua la réplique d'Ulrich.

- Oui on le sait, répliqua Yumi, et on ne te le donnera jamais !

L'ombre du samouraï ricana.
- J'ai quelque chose qui pourrait très bien vous faire changer d'avis ...

- Et tu crois vraiment qu'on va te donner les moyens pour mettre ton plan à exécution ? demanda Aelita moqueuse. Le code source de Lyoko contre quelque chose, on échange ? reprit-elle ironique.

L'autre ne se laissa pas démonter, et reprit d'une voix calme, feignant de réfléchir :
- Un échange ... Je ne voyais pas vraiment les choses comme cela. Disons que dans le terme échange il y a la notion d'égalité, comme si tu avais le choix ... Je préfèrerais parler de chantage, fit-il avec un sourire.

- Ah oui, intervint la voix de Jérémie. Et avec quoi tu veux nous faire chanter ? Encore des vies humaines ? Tu en a déjà détruit bien plus que XANA, tu n'es qu'une ordure !

- Ce pourrait-il qu'il s'agisse de la voix de l'insaisissable Jérémie Belpois ? demanda le programme d'un voix amusée. Insaisissable de mon point de vue bien entendu, puisqu'il n'a jamais eu et n'aura jamais le courage de venir dans le monde virtuel. Oui, j'ai bien plus tué que XANA, je te remercie de me le rappeler, ça me fait très plaisir. Quant à être une ordure, je suppose qu'il s'agit d'une métaphore pour exprimer que de votre point de vue je ne me comporte vraiment pas correctement ... Sache simplement que tout dépend effectivement du point de vue, car du mien, c'est vous qui êtes des ordures, et au sens propre du terme, car votre répugnance m'écœure. Mais vous n'aurez bientôt plus l'occasion d'y réfléchir, donc au lieu de s'éterniser sur ce débat, je vais plutôt répondre à ta première question. Je compte vous faire chanter et plus particulièrement l'un d'entre vous ; avec l'aimable aide de Mlle Hopper.

Jérémie se sentit immédiatement visé. Il était déjà surpris que ce programme connaisse le vrai nom d'Aelita, mais qu'il ose la menacer pour vouloir le faire chanter c'en était trop.

- Jamais tu ne pourras toucher ne serait-ce qu'à un de ses cheveux ! Je la protègerait de ma vie s'il le faut, et là, pour me faire chanter, tu seras bien emmerdé !

- Toujours à te croire au centre de tout, n'est-ce pas Belpois ? lança Dark-Ulrich hautain. Tu n'es qu'un pion sur un échiquier qui te dépasse. C'est ta "chérie" qui est au centre du conflit, et c'est elle que je veux atteindre et donc faire chanter. Elle ne par conséquent pas être l'objet du chantage ... Mais ne t'est-il jamais venu à l'idée qu'il y avait d'autres Mlle Hopper dans sa famille ?

Tous les Lyokoguerriers se regardèrent, incrédules. Tous ... Sauf Aelita. Une vision d'horreur occupait son cerveau et se reflétait dans ses yeux.
- Jérémie ! Mon père et ma mère n'étaient pas mariés ! cria-t-elle.

Et tous comprirent alors. Dark-Ulrich claqua des doigts et fit apparaître un écran dans les airs qui confirma ce qu'ils pensaient. Sur l'image, aussi froide que la pierre sombre qui constituait la pièce, on pouvait voir une femme allongée, endormie, une expression de souffrance sur le visage, ce même visage encadré par de longs cheveux roses ...


Mais que voilà une méga-révélation ^^
Je vous laisse à vos hypothèses, et @+ pour un nouveau chapitre (que j'espère dans pas trop longtemps ...) !
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Dim 29 Nov 2009 19:38   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


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Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
Ils ont kidnappé anthéa???
Je me demande comment aelita va réagir.

Pour les role, c'est pas leurs fréquence dans l'histoire que je critique mais leurs importance, en clair:

Toujours ulrich qui se bas contre le super gros mechant, et les autres qui se contente de quelques vulgaires tarentules ou block

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Vivi MessagePosté le: Lun 30 Nov 2009 15:07   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Nord de la France
Le retour des créateurs de SENI, ça faisait longtemps qu’on ne les avait pas vu, depuis le chapitre 14 je crois.

Odd ne changera jamais, il préfère aller manger plutôt que de préparer le plan avec ses amis. Il me déçoit sur ce coup-là.

Ils ont de nouvelles tenues virtuelles, différentes de celles de la saison 4 en plus. Je me demande à quoi elles ressemblent.

Détail intéressant qui m’a interpellé. Dans le chapitre précédent, même s’il ne le dit pas comme ça, Ulrich fait comprendre à son double que par amour on peut faire n’importe quoi, et celui-ci répond qu’il saura s’en souvenir. N’est-ce pas suite à ça que les créateurs de SENI ont décidé de se servir d’Anthéa, connaissant l’amour que lui porte Aelita ?

Waldo et Anthéa pas mariés ? Quelle nouvelle, et bien trouvé ! D’ailleurs, qu’on me corrige si j’ai tort, mais il me semble que dans la série, rien ne dit qu’ils étaient mariés. De nos jours, des tas de couples vivent ensemble sans être pour autant mariés.

Mais s’ils sont sur Lyoko, comment Dark-Ulrich peut faire apparaître en image Anthéa qui est sur Terre ? À moins qu’elle ne soit retenue ailleurs…
Est-elle un simple otage ou a-t-elle participé à la création de SENI ?
Le rêve de Jérémie serait-il prémonitoire ?

Que de questions que je me pose et qu'il me tarde de découvrir les réponses dans tes prochains chapitres.

Bon courage pour la suite.
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Guill@um€ MessagePosté le: Dim 06 Déc 2009 21:31   Sujet du message: Répondre en citant  
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Messages: 118
Localisation: Là où finissent les univers et où commence le chaos ...
Me voici de retour avec un nouveau chapitre !

Mais d'abord, je vais répondre aux commentaires que vous m'avez très gentiment laissé.

*Odd Della Robbia* : Au sujet du kidnapping d'Anthéa et de la réaction d'Aelita, ce chapitre devrait répondre à tes questions.

Pour ce qui est des rôles, je comprends mieux, et tu as raison. Comme je l'ai expliqué, Ulrich est mon perso préféré alors j'aime bien décrire ses combats de sabre contre un autre samouraï. Je ne sais pas si ce chapitre te paraitra mieux, mais dans les prochains, ce devrait-être plus à ton goût.


Vivi59155 : Oui, pour les tenues, j'ai un peu oublié de faire une description ^^ Imagine-les un peu comme tu veux, mais si tu veux savoir comment moi je les imagine, j'essaierai de les décrire (pas de les dessiner, je suis nul en dessin).

Non, les créateurs de SENI avaient décidé de se servir d'Anthéa bien avant qu'Ulrich ait cette discussion avec son double. Tu vas voir en quoi elle va être importante dans ce chapitre-ci (enfin importante, c'est relatif).

En effet, je ne crois pas que Franz (je préfère ce nom ^^) et Anthéa soit mariés. Peut-être le sont-ils, mais je n'ai pas le souvenirs que ça ait été dit.

Concernant les images que Dark-Ulrich fait apparaitre d'Anthéa, c'est assez simple. Elle est bien retenue sur Terre. Il y a une caméra dans sa cellule, et Dark-Ulrich n'a qu'à faire apparaître une interface connectée à cette camera via le réseau.

Pour ce qui est des questions qui suivent, tu te doutes bien que je ne peux pas y répondre. Mais ces réponses viendront.


Voici le chapitre 19.
Bonne lecture !


Chapitre 19 : Trahison

- Mais Jérémie, c'est ma mère ! cria Aelita. Tu veux pas non plus que je la laisse mourir ?

Il était 14H30, et un beau soleil illuminait cette journée de début de mois d'Août. Mais, dans une usine au beau milieu d'une rivière, six amis s'en fichaient royalement ...

Aelita était littéralement terrifiée. Après avoir combattu sans relâche un premier ennemi durant deux ans, la vie de son père avait été le coût de la victoire. Et maintenant qu'ils devaient faire face à une menace bien plus grande qu'ils ne pouvaient l'imaginer, sa mère, qu'elle n'aurait jamais cru revoir de son vivant réapparaissait aux mains de leurs ennemis.

Elle ne l'avait pas vue depuis ce fameux jour où les "hommes en noirs" l'avaient emmenée. Et depuis cet épisode, elle l'avait cru morte ... Jamais elle n'aurait pu imaginer que l'organisation Carthage la retiendrait prisonnière, et encore moins qu'elle l'utiliserait pour la faire chanter.

- J'ai déjà perdu mon père, et c'est ma faute ! Je ne peux pas faire ça ...

Jérémie réfléchit à sa réponse. Il se souvenait parfaitement du sacrifice du père d'Aelita. Il se souvenait aussi de ce qu'il lui avait dit ... Il avait été horrible ce jour-là, il le savait ... Aelita avait toujours été quelqu'un de sensible, et lui, lui avait ordonné de sacrifier son père devant ses yeux. Et même si la logique froide dont il avait fait preuve lui conseillait à nouveau d'ignorer ce qu'il ressentait, il ne pouvait pas. Il lui était impossible d'exiger d'Aelita qu'elle sacrifie un parent pour la seconde fois.

Alors il resta silencieux, et il passa un bras protecteur autour d'Aelita qui sanglotait. Tous ses amis portaient un air triste sur leur visage, et compatissaient avec la douleur d'Aelita, versant quelques larmes. Le choix était horrible. Vivre dans un monde sans ses parents en se demandant à chaque instant si on était responsable de leur mort ; ou bien vivre dans un monde ravagé par la souffrance, voir des tragédies tous les jours au point qu'elles en deviennent banales, et savoir à chaque instant que l'on en est responsable.

Tous haïssaient et maudissaient leur ennemi. Il avait capturé Anthéa Hopper et monnayait son droit à la vie. Il exerçait une pression honteuse et inhumaine sur la seule famille qui lui restait. Puis, avec un raisonnement scientifique imparable, il leur avait prouvé qu'il ne mentait pas, qu'il détenait réellement la mère d'Aelita. Et enfin, d'un ton sadique qui lui allait à merveille, il avait montré le dispositif qui tuerait sa prisonnière. En cas de refus de la part de sa fille, le déclenchement du mécanisme serait immédiat, et la mort de la captive serait lente, douloureuse, et filmée.

Ils rentrèrent à l'internat ou chez eux, c'était selon. Aelita gagna sa chambre, seule. Elle s'installa devant son ordinateur. Elle avait reçu un message. C'était Odd qui s'inquiétait de son état. Avant qu'elle puisse lui répondre, il lui en envoya un autre. Il voulait lui parler et il lui donnait rendez-vous devant la porte pour aller faire un tour. Elle accepta, elle avait besoin de parler, de sentir une présence amicale.

Elle sortit. Il l'attendait. Ils se rapprochèrent puis commencèrent à marcher dans le parc, sans rien dire. Elle fut la première à rompre le silence :
- Je m'y retrouve plus Odd. Je suis perdu, je sais plus quoi faire ...

- Je suis perdu aussi, confessa son ami. La situation est complexe, et si XANA nous posait quelques problèmes, nous arrivions à les gérer, et je trouvais ça assez amusant. Mais là, on est complètement dépassés, j'ai l'impression qu'on ne contrôle plus rien.

Aelita se tut. Odd n'était pas très souvent désespéré à ce point. Elle avait réussi oublier l'épisode de l'aéroport, à se dire que ce n'était rien. Mais là, elle se remettait à douter. Et c'était du à quelque chose de précis. Une impression qu'elle avait, et qui expliquerait pourquoi c'est elle qu'Odd avait fait venir et non pas Ulrich. Il fallait qu'elle sache.

- Odd, commença-t-elle. Il faut que je te demande quelque chose.

- Je t'écoute, répondit celui-ci.

- Odd, je dois savoir. Qu'est-ce qu'il s'est passé à l'aéroport le jour de ton départ ?

Odd sentit son sang se glacer dans ses veines. Elle n'avait pas oubliée. Il avait cru qu'elle n'y prêterait pas attention, ou qu'elle attendrait. Mais elle voulait savoir, et tout de suite. Il n'avait d'autres choix que de lui mentir. C'était un acte méprisable, qui amplifierait les conséquences qu'aurait la vérité quand il la lui dirait. Mais il ne pouvait pas, il n'était pas prêt à la lui dire, et elle n'était pas prête à l'entendre. Il devait trouver quelque chose et vite.

- Ah ça ? répondit-il d'un ton neutre. Oh, une stupidité de plus, je voulais juste faire réagir Jérémie, mais il n'a pas regardé. J'avais bien aimé la tête qu'il avait fait quand on s'était embrassés. Je voulais voir la tête qu'il ferait si ça avait l'air plus vrai.

Intérieurement, il se félicita. Son mensonge était crédible. Mais il n'imaginait les conséquences qu'il avait sur Aelita ...

Elle lui sourit. Ce sourire avait tout d'un vrai, sauf l'intention. Puis elle s'excusa, et la tête basse, elle retourna à sa chambre et se rassit devant son ordinateur.


A 350 km de là, le chef de l'organisation Carthage lisait le rapport des activités du jour. "Le message a été transmis à Mlle Hopper et sa coopération n'est qu'une affaire de temps", concluait le papier. Le profil psychologique d'Aelita avait été établi par un psychologue qui travaillait pour l'organisation. Et même s'il se trompait, les préparatifs pour la suite que le vieil homme allait entreprendre servirait un jour ou l'autre, car il n'avait nullement l'intention d'abandonner.

Il fallait commencer par compiler toutes les informations et les envoyer à son supérieur. Il ne connaissait pas l'identité de l'homme qui les subventionnait, mais pour avoir autant d'argent et de moyens à disposition, il devait être un haut fonctionnaire. Il commença par expliquer comment le message avait été délivré, vantant de façon ostensible les performances de son programme. Puis il exposa la situation actuelle, l'état psychologique de leur cible et les éventuelles stratégies envisagées au cas où elle ne coopèrerait pas. Il détailla ensuite la manière dont se déroulerait la suite du plan. Tout était organisé, car prendre le contrôle du monde n'était pas une mince affaire et nécessitait un coordination exceptionnelle. Mais l'idée qui était à la base du plan était tout simplement géniale. Une idée qu'il avait puisée d'un vieux livre écrit par un auteur du 20ème siècle. Une idée qui n'avait pu être concrétisée par les travaux d'un seul homme : Franz Hopper.

Il sauvegarda son travail puis l'envoya. Il fallait maintenant qu'il travaille sur autre chose : dans peu de temps il aurait à manipuler un public, et pour cela, il fallait qu'il prépare un discours.

Dans une autre pièce du siège de l'organisation, des ingénieurs s'affairaient, se préparant à recevoir le code source du monde virtuel promis. Ils devraient l'inspecter, et l'adapter aux besoins de l'organisation. Cette tâche était colossale et leur prendrait au minimum un bon mois.


Aelita réfléchit un bon moment, puis commença à écrire un mot. Elle programma un envoi différé vers l'adresse de Jérémie puis inspecta une dernière fois ce qu'elle avait écrit : "Jérémie. Quand tu liras ce mot, tout sera peut-être fini pour moi. Je veux t'expliquer, te faire comprendre comment j'en suis arrivé là. Je suis la gardienne de Lyoko, l'assurance que cette formidable technologie ne tombe pas entre les mains de n'importe qui. Mais suite aux derniers événements, la pression est trop énorme sur mes épaules. Je ne connais qu'un moyen de faire fuir cette pression, et il est probable que je ne m'en relève pas ..."

Un bip émana de son portable. Elle venait de recevoir un texto. Une attaque. Encore une.

Elle courut vers l'usine. C'était le signal. Tout ceci faisait parti de leur plan. Ils avaient réglé les détails ensemble, et il était venu le moment de le mettre en application.

Aelita arriva la première, en compagnie d'Ulrich et de Jérémie. Ce dernier virtualisa ses deux amis dans le territoire du désert, là d'où émanait l'attaque. Dark-Ulrich les attendait. Seul.

- Alors t'es tout seul cette fois ? lança Ulrich. Ton maître a pas réussi à virtualiser tes copains ?

Il s'attendait à ce que sa propre voix légèrement détournée lui réponde. Mais ce fut une voix neutre, métallique qui parla. Une voix d'intelligence artificielle.

- Je ne suis pas seul Ulrich, je ne suis jamais seul. Je suis un programme multi-agents, et des agents, nous sommes des milliers, auxquels s'ajoutent nos créateurs.

- Enfin ... fit Jérémie. Ça y est. Le programme qui nous attaque depuis des mois nous fait l'honneur de sa présence ...

Dark-Ulrich sourit.
- Je vois que tu as compris mon cher Belpois. Et je suppose que tu as également deviné que si je suis ici moi-même, c'est que c'est la fin de notre petit combat. Ce soir j'aurais ce que je veux, et vous ne pourrez rien y faire. Puis je passerai à la seconde parti de mon plan ...

Il leva une main vers Aelita puis claqua des doigts sèchement. La princesse de Lyoko s'immobilisa.

- La situation est simple, reprit le programme. Votre amie est immobile. La seule façon de lui permettre de s'en sortir est de me battre. Il n'y a pas d'attaque, juste des combats. Et quand je vous aurez tous dévirtualisés, je lui prendrais sa mémoire.

Ulrich dégaina son sabre. Il fonça vers son adversaire. Il l'avait déjà battu. Et il combattait pour la même chose, la même personne : Yumi. Il allait l'écraser. Il prit rapidement l'avantage : ses coups étaient plus rapides et plus puissants que ceux de son adversaire. Il para une attaque à la tête, puis tenta une banderole en volte. Il attrapa la main de son adversaire puis tourna sur lui-même en entrainant sa lame pour le taillader de bout en bout.

Dark-Ulrich, d'une force prodigieuse, se dégagea de la main de fer se son ennemi juste à temps pour ne pas être touché. Ulrich, à cause de son élan, poursuivit son mouvement et se retrouva dos à son adversaire. Ce dernier n'eût qu'à se fendre pour le transpercer. Pendant qu'il se dévirtualisait, il entendit son adversaire lui parler :

- J'ai bien retenu ce que tu m'as dit sur l'amour Ulrich. Et si ton ennemi d'antan n'était qu'une pâle copie de tes minables performances de combat, je suis une intelligence artificielle basée sur un cerveau humain, et je peux comprendre ces sentiments. Tu te bats toujours pour la même chose Ulrich, et donc toujours de la même manière. Tu es trop prévisible.

Ulrich s'en fichait. Ce que disait cette ordure ne l'intéressait pas. Et tandis qu'il disparaissait, il vit les formes de Yumi et de William se modéliser dans les airs. La relève était arrivée.

Yumi atterrit en même temps que William sur le sol sablonneux du désert. Jérémie leur avait fait un topo. Ils devaient battre leur ennemi ou Aelita resterait coincée sur le territoire et il lui volerait sa mémoire. Qui plus est, le programme qui leur causait des ennuis était lui-même à l'intérieur du combattant, celui-ci était donc redoutable.

A peine ses pieds avaient-ils touchés le sol que William, sans réfléchir, chargea. Yumi lança ses éventails. Dark-Ulrich fit un grand mouvement circulaire avec son épée. Il stoppa le premier éventail puis donna un coup d'une force phénoménale dans le zanbato de William. Ce dernier décolla des mains de son propriétaire et arrêta dans sa course le second éventail.

- Va récupérer ton arme, fit Dark-Ulrich, je ne dévirtualiserai pas un adversaire désarmé.

Et tandis que William courait récupérer sa grosse épée, le samouraï au teint sombre s'avançait vers Yumi, qui récupérait ses éventails. Elle lui en lança un. Il l'évita. Quand le disque de métal revint vers lui, il leva son épée et le trancha en deux. Puis il attaqua Yumi. Elle parait les attaques avec difficulté, car ses armes n'étaient pas adaptées à un combat rapprochée. Elle finit par ne plus pouvoir supporter le rythme que lui imposait son adversaire et elle se fit dévirtualiser.

Dark-Ulrich se retourna juste à temps et para l'attaque de William qui s'était approché silencieusement. La remarque qu'il s'était faite auparavant était exacte. L'énorme arme de William lui permettait d'attaquer et de se défendre de manière efficace, mais en contre-partie, il était extrêmement lent. Avec de la force pour parer ses attaques, de la vitesse pour le prendre par surprise, et de la précision pour le toucher, il pourrait en venir à bout. Et il ne manquait d'aucun des trois.

Le combat fut court. William attaquait et ré-attaquait, croyant gagner du terrain. Puis, quand il en eût l'occasion, il plaça une attaque dévastatrice. Mais l'autre l'esquiva. Et emporté par l'élan qu'il lui avait fallu pour porter cette attaque, William découvrit une large partie de son corps. Dark-Ulrich lui trancha la gorge.

Il regarda alors Aelita, toujours immobile et fit :
- A nous deux maintenant !

- Pas si vite ! cria une petite voix aigüe. Si tu veux t'en prendre à Aelita, il te reste encore quelqu'un à battre !

- Si cette formalité est nécessaire ... répondit le programme.

Odd commença à mitrailler son ennemi de ses flèches. Toutes étaient ajustées, mais son ennemi les parait avec une facilité déconcertante. Odd jeta un œil vers Aelita. Aussitôt il reprit courage. Sa vue lui donnait une force et une assurance qu'il était loin de ressentir en réalité. Il savait ce qu'il devait faire. Rester à distance raisonnable pour que son ennemi ne puisse pas le toucher, mais pas trop loin pour qu'il ne puisse pas stopper ses flèches trop facilement.

Il avança vers lui, en continuant à tirer coup sur coup, en variant les angles les cibles et les trajectoires.

Alors il vit la faille tant attendue. Il tira une flèche en direction de la tête son ennemi. Celui-ci la para de justesse, et la flèche reparti en sens inverse, vers Odd. Mais ce dernier s'était déjà baissé et courrait à quatre patte sur le sol irrégulier du territoire. Avant que son adversaire n'ait pu comprendre sa manœuvre, il était sous lui. Il donna un grand coup de pied dans sa main, et le sabre de Dark-Ulrich lui échappa.

Odd se redressa, tenant son ennemi en joue. Ce dernier esquissa un mouvement du bras, mais Odd ne broncha pas.
- C'est fini, fit-il, tu as perdu. Tu as tenté ta chance et tu t'es foiré. T'es qu'une merde, je vais te dégommer.

Mais Odd ne put pas tirer la flèche qui aurait du les sauver. Une boule de lumière rose le percuta, puis moins d'une seconde plus tard, il ré-apparaissait dans un scanner.

Les autres étaient massés devant l'écran autour de Jérémie. Ils entendirent alors la voix d'Aelita :
- Désolée. Désolée de vous avoir trahis. Je ne méritais pas votre confiance. Mais après avoir vu mon père mourir, je ne pouvais pas laisser la même chose arriver à ma mère, pas par ma faute.

Elle s'avança vers Dark-Ulrich et s'agenouilla. Celui-ci posa sa main sur la tête de la gardienne de Lyoko et commença à en extraire les informations. Quand le compteur de l'écran de Jérémie atteint 0, Aelita s'évanouit sur le territoire.

Ses amis, encore sous le choc n'avaient rien pu dire. Mais quand ils virent Aelita retomber mollement sur le sol du territoire, ils poussèrent un cri simultané. Ce qu'ils voyaient était trop horrible pour être vrai ...

Alors, un bip émana de la console centrale. Un e-mail venait d'arriver. En regardant la date d'envoi, Jérémie vie que c'était un envoi différé. Il l'ouvrit. C'était de la part d'Aelita :

Jérémie. Quand tu liras ce mot, tout sera peut-être fini pour moi. Je veux t'expliquer, te faire comprendre comment j'en suis arrivé là. Je suis la gardienne de Lyoko, l'assurance que cette formidable technologie ne tombe pas entre les mains de n'importe qui. Mais suite aux derniers événements, la pression est trop énorme sur mes épaules. Je ne connais qu'un moyen de faire fuir cette pression, et il est probable que je ne m'en relève pas.

J'ai vu mon père mourir, et par ma faute. Je sais que tu culpabilises Jérémie, et j'ai souvent été tentée de t'en vouloir, mais la vérité est bien plus forte : c'est moi qui l'ait tué, ou plutôt qui n'ait pas su le protéger.

Ce que je vais te dire va peut-être te paraître égoïste, mais je ne peux plus vivre comme ça. Tu as vu comme moi la puissance de notre ennemi, et j'ai peur que nous ne puissions pas le battre. Pour pouvoir continuer ce combat, j'ai besoin de ma mère, j'ai besoin de savoir que je ne l'ai pas tuée aussi.

Peut-être vais-je mourir quand je donnerai ma mémoire à notre ennemi. Mais j'aurais sauvé ma mère sans vous condamner, car alors le combat se déroulera en dehors de Lyoko, et n'étant pas une très bonne guerrière, je ne vous serai pas d'une grande utilité.

J'espère que tu sauras surmonter ta peine pour porter un coup fatal au programme qui a tout déclenché.
Aelita



Loin de l'usine du supercalculateur, des Lyokoguerriers et de leur peine, au sous-sol d'une bicoque moisie plantée en rase campagne, un homme sourit.

Enfin, cette première partie s'achevait. Elle avait été beaucoup plus longue que prévue, mais elle s'était déroulé sans problème majeur.

Il était temps de préparer la suite, la deuxième partie du plan.
Et là, le véritable combat allait commencer. Le combat qui déciderait de tout. Le combat dont dépendrai l'avenir du monde. Ils allaient rencontrer de la résistance, il y aurait des batailles. Mais en fin de compte, ils useraient de la technologie pour tous les contrôler. Ce n'était ni plus ni moins qu'une nouvelle guerre, avec des nouvelles technologies et des nouveaux moyens. Une guerre globale, qui concernerait toute la planète. Une guerre dont dépendait des enjeux immenses.
Ce serait la troisième Guerre Mondiale.


Voilà.
C'est donc la fin de la première partie de ma fanfic. Elle aura duré 19 chapitres plus un prologue.
Maintenant, nous allons rentrer dans la seconde partie du plan et de l'histoire. Des nouveaux personnages vont apparaître (dont un clé), des anciens vont ré-apparaitre.
La localisation de l'intrigue va changer plusieurs fois (on reviendra à Paris, ne vous inquiétez pas).
Et il y aura surtout pas mal d'action et un max de révélations sur le passé d'Aelita et d'Anthéa, et surtout sur le plan global de SENI.
Sous vos yeux, la guerre pour la contrôle du monde va prendre une ampleur considérable.

A bientôt pour la seconde partie de "Opération Remise".
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Vivi MessagePosté le: Mer 09 Déc 2009 14:20   Sujet du message: Répondre en citant  
[Tarentule]


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Guill@um€ a écrit:
Imagine-les un peu comme tu veux, mais si tu veux savoir comment moi je les imagine, j'essaierai de les décrire (pas de les dessiner, je suis nul en dessin).


Oui, ça m’intéresserait de savoir comment toi tu les vois. Après tout, c’est toi qui les as inventées. Parce qu’en ce qui me concerne, je voudrais les revoir avec leurs tenues virtuelles saison 4 (sauf William bien sûr. Sa tenue saison 3 qu’on ne voit malheureusement qu’une fois est très bien).

Guill@um€ a écrit:
Elle est bien retenue sur Terre. Il y a une caméra dans sa cellule, et Dark-Ulrich n'a qu'à faire apparaître une interface connectée à cette camera via le réseau.


Bah oui une caméra, je suis bête parfois. J’aurais dû y penser.

Sinon pour ce chapitre, Dark-Ulrich qui les bat un par un facilement me fait penser à William dans #65 Dernier round quand il est xanatifié.

Maintenant, je pense être quasiment sûre qu’Odd est amoureux d’Aelita (ça va pas plaire à tout le monde). Bon, il ne lui a pas dit (d’où le « quasiment »), mais le fait qu’il lui ait menti sur son attitude à l’aéroport quand il est parti est un bon indice à mon sens.

Dark-Ulrich a, malgré son statut de méchant, certaines valeurs. Il refuse de combattre un adversaire désarmé. Je trouve ça honorable.

Et le sacrifice d’Aelita qui ne veut pas revivre le cauchemar de perdre un parent …Dans un sens, je m’y attendais. Dans la série, il a été montré à plusieurs reprises qu’Aelita n’hésitait pas à se sacrifier pour sauver les autres. Mais là, je me demande si le résultat de son sacrifice ne sera pas pire de conséquence pour l’humanité. Si elle est encore vivante (ce que j’espère), elle pourrait regretter cette décision.

Oui je l’espère, parce qu’il faut qu’elle vive. L’histoire n’aurait plus de sens sans son personnage le plus important. Puis, comment développer l’éventuelle histoire Aelita/Jérémie/Odd sans Aelita ?

En tout cas, la fin est très émouvante et le suspense est présent. On a l’impression de voir une fin du genre fins saisons 2 et 3, avec le méchant qui finit par obtenir ce qu’il voulait après avoir essayé durant toute la saison (là en l’occurrence, c’est une fin de saison 5).

Que va-t-il se passer pour Aelita ? Pour Anthéa ? Comment les événements vont s’enchaîner maintenant que ces ordures de chez SENI ont ce qu’ils voulaient ?

Vivement la suite ! (La saison 6 en somme Very Happy )
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Guill@um€ MessagePosté le: Dim 13 Déc 2009 16:02   Sujet du message: Répondre en citant  
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Et bien la voici !

Tout d'abord, encore merci pour ton commentaire, et voici ma réponse :

Pour ce qui est des tenues, graphiquement parlant, ce sont plus ou moins les mêmes. J'ai essayé de les imaginer, mais je n'y suis pas arrivé. Désolé.

Exact, le rapprochement est juste. Je me suis d'ailleurs un peu inspiré de William pour Dark-Ulrich, car William, même contrôlé par XANA conserve un peu d'humanité (je pense à la fois où il caresse la joue de Yumi).

Concernant ce qui est arrivé à Aelita, tu vas voir dans le chapitre qui arrive.

Maintenant que SENI est en possession de son fameux code, que va-t-il se passer ? Vous allez le savoir tout de suite !
Code Lyoko : Opération "Remise", partie 2, c'est parti !


Chapitre 20 : Rentrée

"La révolution est en marche et rien ne pourra l'arrêter."

Jérémie avait déjà entendu ce slogan quelque part ... Dans la bouche de leur ennemi quand il avait enfin réussir à obtenir ce qu'il voulait, précisément. Mais là, il ne pouvait pas y avoir de rapport. Car l'affiche que leur montrait Mme HERTZ n'était qu'une publicité pour un séminaire sur la physique. Absolument aucun rapport avec leur ennemi.

Jérémie balaya la classe du regard. Même si le sujet qui serait abordé pendant cette réunion publique était hautement complexe, la perspective d'échapper à une semaine de cours semblait motiver les élèves, et, tandis que l'enseignante détaillait l'organisation de leur futur voyage afin d'assister à cette manifestation extrêmement instructive, ils semblaient très excités.

Puis, la prof de physique donna le thème de la conférence principale, celle qui avait motivée la mise en place de cet événement, celle qui justifiait le slogan que l'on pouvait lire sur l'affiche. "Informatique quantique et mondes virtuels".

Jérémie n'en revenait pas. Il chercha des yeux la table d'Ulrich et Odd. Tous deux semblaient également extrêmement surpris. Jérémie regarda ensuite à sa gauche. Aelita était stupéfaite, horrifiée même. Car ces mots, sortis de leur contexte lui rappelaient une tout autre succession de souvenirs ...

Pour pouvoir sauver la vie de sa mère, Aelita avait du sacrifier ce qu'elle avait de plus précieux au monde : la confiance de ses amis, ses amis qui l'avaient libérés des griffes de XANA. Elle avait offert à son ennemi sa mémoire sur un plateau d'argent afin que sa mère ne soit pas exécutée sous ses yeux et par sa faute ... Puis elle s'était évanouie. Mais elle s'était réveillée. Jérémie l'avait re-matérialisée illico, et quand elle avait pu constater qu'elle était toujours vivante, elle s'était enfuie de l'usine en pleurant. Elle était sure de mourir. Jamais elle n'aurait cru survivre. Jamais elle n'aurait cru devoir affronter les conséquences de ses actes ...

Mais ses amis l'avaient pardonnée, l'avaient assurée que ce n'était pas sa faute, mais bien celle de leur ennemi, et qu'ils ne lui en voulaient pas le moins du monde, que leur seule préoccupation était qu'elle soit toujours en vie, auprès d'eux. Il avait fallu du temps, mais Aelita avait progressivement repris goût à la vie pendant le mois de vacances qui restait. Il n'y eût aucune manifestation du programme qui retenait sa mère captive. Simplement une vidéo qui montrait qu'il tenait ses engagements. Sa mère était en vie et dormait dans une cellule plus confortable que celle qu'elle avait avant.

Puis la rentrée était arrivée. Jérémie et Aelita étaient passés en seconde générale et technologique sans trop de difficultés. Contre tout attente, Odd avait réussi à trouver une motivation qui lui avait permis de pouvoir prétendre au passage dans cette classe également. Quand à Ulrich, il était prévu qu'il aille en série professionnelle, loin de ses matières détestées comme les maths ou la physique. Mais c'était sans compter sur son père qui l'avait obligé à passer dans la même classe que ses amis, si bien que, une année de plus, ils se trouvaient ensemble.

Yumi, elle, était passée en première S, grâce à ses bonnes notes, et William, qui n'aurait supporté pour rien au monde d'être séparé d'elle avait fait ce qu'il fallait pour s'assurer une place dans la même classe.

Aelita se reprit à temps. Elle ne voulait pas essuyer un énième discours sur sa non-culpabilité. Elle tourna la tête vers Jérémie et dit :

- Tu penses à la même chose que moi ?

- Si tu penses que c'est une aubaine pour en apprendre plus sur comment fonctionne notre supercalculateur, alors oui ! répondit le jeune génie.

- C'était effectivement ce à quoi je pensais, sourit la princesse de Lyoko.

- S'il vous plaît ! Les 2GT2 ! Vous m'écoutez ? demanda Mme HERTZ.

Les rêveurs se turent afin d'éviter à leur professeur de lever la voix et de menacer d'annuler ce beau programme.

- Le voyage durera une semaine. Y sont conviées les deux classes de seconde générales et technologiques ainsi que la classe de 1ère S.

- Chouette, se dit Jérémie, comme ça nous serons au complet.

- La conférence est pour bientôt. Nous sommes le jeudi 3. Nous partirons samedi 5. Pour les internes, les feuilles à signer pour les parents leur ont été envoyées par e-mail ou fax. Les externes doivent nous les ramener impérativement pour demain. C'est clair ?
Bien. Nous assisterons à plusieurs conférences et je veux une tenue irréprochable. Vous serez dans l'obligation d'assister à chacune d'elles, mais les soirées seront libres à partir de 19H. Nous logerons dans un lycée là-bas, vous devrez être impérativement rentrés à l'internat à 21H. Il s'agit d'ailleurs d'un des meilleurs lycées techniques de France, donc surtout je compte sur vous pour faire honneur au vôtre.
La conférence principale portera je vous l'ai dit sur l'application de ce type d'informatique dans l'étude des systèmes numériques complexes comme la gestion de mondes virtuels. Cette conférence sera tenue par un prix Nobel de physique et de chimie, M Philippe D'Aubray. Il nous montrera également en exclusivité son tout dernier objet d'étude qu'il tient pour l'instant secret. Donc inutile de vous dire que pour convaincre vos parents de vous autoriser à assister à cet événement, vous pouvez mentionner cet aspect hautement pédagogique.

La sonnerie retentit, sonnant la fin de ces deux premières heures de cours de l'année, et le début de la récréation.

A la sortie de la classe, les élèves conversaient avec animation.

Sissi aborda Ulrich :
- Dis Ulrich, je peux te parler deux secondes ?

- Oui, mais là, ça fait déjà plus de deux secondes, répondit Ulrich.

- Ça va merci, je sais compter ! s'énerva la fille du proviseur.

- Ah non, je crois pas ! l'interrompit Odd. Pour pouvoir compter, il faut au moins un neurone !

Jérémie et Aelita qui arrivaient éclatèrent de rire tandis que Sissi partait la tête haute.

Ils rejoignirent Yumi et William qui les attendait.

- Alors, fit-elle, vous aussi vous avez eu droit à l'info-voyage ?

- Ouais, une conférence sur les ordis ... répondit Odd très moyennement intéressé. Mais bon, au moins on loupera une semaine de cours !

- Odd, il y a vraiment que l'idée de ne pas aller en cours qui te donne envie d'aller là-bas ? se moqua Ulrich.

- Mais non ! Il paraît aussi que leur cantine est super bonne !

Ils poussèrent un soupir.

- On risque quand même d'en apprendre un petit peu plus sur le fonctionnement de notre supercalculateur. Donc ça vaut quand même bien le détour, dit Jérémie.

- Comme si cette satanée machine ne nous avait pas causée assez d'ennuis pour le reste de notre vie ... murmura William.

- Oui, c'est vrai, répondit Aelita. Mais comprendre toutes les subtilités de la mécanique quantique pourrait nous permettre d'optimiser nos algorithmes et ainsi de gagner en puissance.

Ils se turent. Puis Yumi posa la question que tous avaient au bout des lèvres :
- Et s'il attaque pendant qu'on est pas là ?

- J'y ai pensé, fit Jérémie. Mais je ne vois pas d'autres solutions. L'occasion est trop belle pour ne pas en profiter, et vu l'activité récente de notre ennemi, je ne crois pas que les risques soient très grands. Et puis, il y a aussi une autre hypothèse : peut-être l'organisation Carthage va-t-elle profiter de cet événement pour en apprendre elle aussi un peu plus sur Lyoko ?

- Oui, c'est possible, reprit Yumi. Bon, allez, faut qu'on vous laisse, continua-t-elle en entendant la sonnerie. On a maths.

- Bah nous on a français ... répondit Ulrich très enthousiaste.

Ils se séparèrent.

Puis la journée passa. On eut dit que le voyage des secondes et des premières était devenu l'unique sujet de conversation : tandis que les élèves concernaient faisait étalage de leur bonne fortune à tout bout de champ, les terminales, mais aussi les plus petits ne cessaient de répéter qu'ils avaient "trop d'la chance".

Jérémie, occupé par ses pensées et hypothèses ne trouva pas le sommeil facilement. Le lendemain il se réveilla et regarda son réveil : 7H20. Encore une longue journée en perspective ...


A 350 km de là, un adolescent, son sac sur le dos, pilotant une moto noire filait dans la nuit. La sensation de vitesse l'enivrait. Et par-dessus tout, l'impression de liberté, n'avoir aucune entrave. Ne penser à rien, ne se concentrer sur rien d'autre que sur sa conduite ... Car après tout, ses états d'âme, la route s'en fichait.

Il ralentit en apercevant le panneau qui indiquait son entrée en ville. Le respect des règles était une de ses grandes qualités. Il continua tout droit, et toujours tout droit. Le chemin de son logement au lycée était simple, et heureusement, parce qu'il n'avait aucune mémoire géographique. Il remonta la route de Bellac, passa les feux, emprunta l'avenue Montjovis. Deux ans que tous les matins ils se levait à la même heure, et empruntait le chemin pour aller au même endroit. A un carrefour, il tourna à droite, puis, il finit par arriver sur une nouvelle place. Il en suivit le contour pour tourner à droite encore une fois. Il n'y avait plus qu'à aller tout droit puis à tourner une nouvelle fois à droite dans une petite rue qui longeait son lycée.

Il gara sa moto dans un des emplacements puis éteignit le moteur. Il enleva son casque et ses gants et les plaça dans le coffre, tandis qu'il mettait un cadenas à sa moto.

Il pénétra dans le bâtiment, savourant comme toujours son entrée en ces lieux. Son lycée était un haut lieux d'histoire, bâti avant la première guerre mondiale, mais en même temps l'un des lycées techniques les mieux équipés et les plus performants dans les formations qu'il dispensait.

Benjamin se dirigea vers l'internat. C'est là qu'il dormirait ce week-end ainsi que toute la semaine prochaine. D'habitude il passait son samedi et son dimanche dans son orphelinat, mais là, pour il ne savait quelle raison, il devait rester au lycée. "On t'expliquera en cours", lui avait dit son éducateur référent.

Il remonta puis se dirigea vers l'aile de physique. Il avait physique en premier, et comme il en avait pris l'habitude l'année précédente, il attendait devant la salle. Il ne cherchait pas ses amis, comme le faisait tous les autres en arrivant, pour la bonne et simple raison qu'il n'en avait pas. Non pas que les autres le détestaient, mais cela ne l'intéressait pas, c'était un solitaire : les autres ne s'occupaient pas de lui, il ne s'occupait pas des autres et c'était très bien comme ça.

Élève exceptionnellement doué, il excellait en maths et en physique, et n'était pour autant pas en reste dans les autres matières, excepté en langues, ou sa réserve à l'oral faisait plonger sa moyenne écrite pourtant plus que respectable.

La sonnerie retentit. Il était 7H55, début des cours. Il rentra dans la salle de TP et s'assit. c'était son premier cours de l'année, puisque le jeudi avait été l'entrée des secondes, et qu'il était, du haut de ses 16 ans, en première S.

Les autres élèves entrèrent à leur tour. Il y avait là des élèves qui étaient dans sa classe l'année dernière, des gens qu'il connaissait, des autres qu'il n'avait jamais vu, ou plutôt qu'il n'avait jamais pris la peine de tenter d'apercevoir. Autrefois la 1ère S était une classe d'élite, où n'étudiaient que les meilleurs élèves. Mais c'était du passé ...

Benjamin regarda brièvement ses camarades de classe. Il n'éprouvait que du mépris, pour quasiment chacun d'entre eux. Aucun ne semblait mesurer la chance qu'il avait d'avoir la vie qu'il menait, et il faut dire qu'aucun de la méritait. Et cela se voyait dans leur attitude. La plupart avaient été forcés par leur parent de choisir cette classe, dans ce lycée d'avant-garde. Et ils tenaient à ce que ça se sache, affichant un comportement hautain et indifférent. Leurs préoccupations, au lieu de se soucier de leur avenir, lui faisait réellement pitié. Tous parlaient, en même temps, n'écoutant qu'à moitié. Ils racontaient leur vie avec une exubérance hors norme, et se moquaient de ceux qui n'étaient pas comme eux, tellement soucieux de se démarquer, mais en même temps de rester dans les rangs pour ne pas "se taper la honte" et se sentir seul, abandonné. Ils s'efforçaient de favoriser leur intégration sociale, se préoccupaient de ce que les autres pouvaient penser d'eux. Parce qu'après tout, dans cette société où l'individu était roi, il semblait que chacun n'existait que dans le regard des autres.

Le professeur de physique pénétra dans la salle. Benjamin le connaissait de loin. Un jeune, sorti il y a seulement deux ans de l'Institut de Formation des Maîtres. Très "cool" d'après ses camarades. Autrement dit, le genre de prof qui ne savait pas tenir une classe ...

- Bonjour, commença-t-il. Et bienvenue en 1ère S. Je suis sur que l'on s'entendra très bien tous ensemble.
Avant de rentrer dans la rubrique papiers et formalités diverses, je voudrais vous parler plus longuement d'un événement que notre lycée hébergera dans les prochains jours.
Il s'agit d'un congrès de physique, continua-t-il visiblement très enthousiaste. Pour l'occasion, les classes de secondes GT et de première S sont invitées aux conférences qui se dérouleront pendant vos heures de cours. Les conférences porteront sur la mécanique quantique essentiellement. La conférence clé sera donnée par un prix Nobel, M d'Aubray, qui vous parlera des calculateurs quantiques.
Mais ce n'est pas tout. A l'occasion de ce grand événement, la ville de Limoges accueillera plusieurs autres lycées venus pour la plupart de région Parisienne. Par exemple, Gay-Lussac accueillera les élèves du lycée Henri IV. Nous, au lycée Turgot, nous accueilleront les élèves du lycée Kadic. Ceux-ci logeront à l'internat, et il me semble d'ailleurs que certains d'entre vous ont déjà été nommés pour leur servir de guide durant leur séjour.

Alors c'était ça. Voilà pourquoi il devait rester à l'internat le week-end et toute la semaine d'après. Les conférences commençaient le surlendemain, le dimanche, et il allait devoir faire le guide d'une bande de parisiens. Ça promettait ...


Et voilà.
Ce n'est qu'un chapitre d'introduction, donc il ne se passe pas grand chose, j'en suis désolé.

Allez, @+
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« Jim ! Tu es encore pire que les obscurantistes qui ont brûlé la grande bibliothèque d'Alexandrie !
- Ha ... Euh, merci Suzanne ! »
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Vivi MessagePosté le: Mar 15 Déc 2009 15:01   Sujet du message: Répondre en citant  
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Tout d’abord (c’est la première chose que je voulais voir) Aelita vit toujours, merci de ne pas l’avoir tuée (je ne m'en serais pas remise). Et les autres ne lui en veulent pas, tant mieux.

Les méchants tiennent leur promesse ? C’est surprenant. Mais peut-être est-ce parce qu’ils auront encore besoin d’Anthéa.

Le retour en cours apporte du changement à ta Fanfic. On retrouve l’univers complet de la série, avec les cassages de Sissi en prime. Mr. Green

Le nouveau personnage a l’air intéressant (serait-ce lui le fameux personnage clé ? Ça ne me surprendrait pas), et il me fait penser à Yumi dans la Genèse : La personne solitaire et sans amis.

Maintenant, je m’essaie à une petite prémonition (on verra si j’ai bon).

"Benjamin va servir de guide aux héros, il va être impliqué malgré lui dans la lutte contre SENI et il va devenir un Lyoko-guerrier" (en tout cas, c’est ce que j’espère).

C’est étrange, mais sans vraiment connaître ce personnage je suis en train de m’y attacher. Il a l’air d’être quelqu’un de bien et tout ce que je souhaite c’est qu’il ne devienne pas un méchant. Il me tarde de le découvrir d'avantage.

Un petit chapitre sans action comme tu le dis, mais qui peut de ce fait, faire office de prologue à ta deuxième partie.

Avec l’introduction de ce nouveau personnage, l’histoire devient encore plus intéressante, et j’ai hâte de lire la suite.
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Guill@um€ MessagePosté le: Lun 21 Déc 2009 16:27   Sujet du message: Répondre en citant  
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Localisation: Là où finissent les univers et où commence le chaos ...
Je n'aurais pas pu tuer Aelita, elle est au centre de l'intrigue (mais si tu as cru que je pouvais le faire, tant mieux ^^).

Oui, je trouve aussi que c'est bien de retrouver l'univers de Code Lyoko, même si sur ce chapitre, ce ne sera pas ça. Mais sur les suivants, on le retrouvera bien.

Pour ce qui est du nouveau personnage et de ta théorie (plutôt bien trouvée) tu vas avoir pas mal de réponse dans ce chapitre.

Allez, on y retourne !


Chapitre 21 : L'avènement de Carthage

Le trajet Limoges-Paris : 5H30 de bus ... Ça peut paraître long ... Et pourtant, tout est relatif. Si pour Jérémie, ce déplacement n'avait fait figure que de formalité, pour Ulrich, ça avait été une corvée ...

Samedi 5 septembre. 10H00. Les rares élèves ayant obtenu l'autorisation de se rendre à une conférence sur la quantique embarquent dans le bus-accordéon, spécialement affrété pour l'occasion, sous le regard envieux des autres élèves, restés dans leurs salles de classes, prisonniers d'une chance qu'ils ne pouvaient même pas se représenter. Car après tout la nature humaine est ainsi faite. Toujours vouloir mieux que les autres, puis se vanter un maximum après l'avoir eu. Oublier ce que l'on a et se concentra sur ce que l'on aura.

Et c'est pourquoi, le choc de l'annonce passé, les heureux bénéficiaires du voyage avaient fait disparaître de leurs réflexions la chance inouïe qu'ils avaient et concentraient leur attention sur des détails insignifiants, mais des détails qui entouraient leur vie comme un cocon les protégeant de la réalité ...

- Dis Ulrich, tu te mets à côté de moi ? demanda Odd.

- Euh non, répondit ce dernier, je vais essayer d'aller à côté de Yumi.

- Ah, je vois ... Le chevalier servant laisse tomber ses potes et veut rejoindre sa demoiselle ...

Ulrich lui adressa un regard noir. Il aperçut Yumi et se dirigea vers elle :
- Yumi, je peux te demander quelque chose ?

- Oui, bien sûr, qu'est-ce qu'il y a ?

William les interrompit :
- Dis Yumi, ça te dérange pas si je mets à côté de toi ?

- Hein ? Heu, non, vas-y, je te rejoins. Tu disais Ulrich ?

- Non rien.

Et il monta dans le bus à son tour, laissant Yumi surprise. Finalement, il allait bien devoir s'asseoir à côté d'Odd et surmonter ses blagues vaseuses ... Il vit que son ami avait déjà pris un siège, mais lorsqu'il arriva à sa hauteur, il s'aperçut qu'une jeune fille occupait déjà l'autre place.
- Bah alors Odd, tu dragues ? demanda Ulrich.

- Heu non, pas vraiment, mais si tu veux tout savoir, je préfère être là plutôt qu'à l'autre seule place qu'il reste ...

Le sourire d'Ulrich s'effaça, parce qu'effectivement, mis à part la place que William réservait à Yumi, il ne restait qu'une seule autre place ... Celle à côté de Sissi. Le trajet promettait d'être long ...

- Oh Ulrich ! fit cette dernière en la voyant. Je t'ai réservé une place.

Il s'assit en soupirant. Derrière, Aelita et Jérémie parlaient avec animation des révolutions de la quantique dans l'informatique moderne. Ennui mortel ou mal de tête, il avait l'embarras du choix.

Après un long voyage, ils avaient enfin fini par arriver. Lycée Turgot, Limoges, très réputé dans le domaine technique, mais également assez connu pour son patrimoine historique. Et on comprenait pourquoi ... Tel qu'ils le voyaient, le lycée semblait avoir été construit au début du XXème.

Les élèves descendaient du bus par groupe, et on leur attribuait leur guide qui leur montrait leur chambre et les aidait à se familiariser avec les locaux.

- Yumi Ishiyama, Aelita Stones, Elisabeth Delmas et Anaïs Fickey ! annonça Mme Hertz.

- Avec Flora Montel ! compléta la professeur du lycée qui accueillait.

- Jérémie Belpois, Odd Della Robbia, Ulrich Stern et William Dumbar !

- Avec Benjamin Benort !

Jérémie l'aperçut, le jeune homme les attendait en retrait. Il était grand, plus d'1m80, brun aux yeux verts et une silhouette athlétique.

Les quatre garçons s'avancèrent vers lui.
- Bonjour et bienvenue au lycée Turgot, annonça-t-il. Moi c'est Benjamin, et je serai votre guide pour votre séjour.

Il avait dit cela d'un seul souffle, sans s'arrêter, et d'un ton monotone derrière lequel ne perçait que l'ennui. Il n'aurait certainement pas été là si on ne le lui avait pas imposé. Il les mena à l'internat. Dans celui-ci, il n'y avait pas de chambres individuelles, les élèves étaient logés dans des box de 5 places. Les quatre Lyokoguerriers en conclurent qu'ils devraient dormir avec leur aimable guide.
- Mon lit est celui de l'entré, fit ce dernier. Arrangez-cous comme vous voulez pour les autres. Il est 16h30. On mange à 19H00. Fermeture de l'internat à 21H00 et extinction des feux à 22H00. Questions ?

- Oui, demanda Jérémie, les conférences seront où ?

- Salle Rougier. Je vous montrerai demain. Autre chose ?

Les quatre amis firent signe que non.

Benjamin réfléchit. Il fallait qu'il fasse bonne impression, et pour cela il était impératif que ses invités ne s'ennuient pas.

- Vous voulez aller faire un tour au foyer ? proposa-t-il. C'est là que se retrouve en général.

Jérémie refusa, il devait retrouver Aelita au CDI, mais les trois autres acceptèrent. Rien de tel qu'une bonne partie de baby-foot pour se détendre après une demi-journée passée dans le bus.

- Tu gères au baby? demanda Ulrich à Benjamin.

- Ça va.

- Ok, on va foutre la patté à ces-deux là ! Avant ou arrière ?

- Je préfère la défense.

- Ça tombe bien, je préfère l'attaque !

La partie s'engagea, puis les bleus prirent l'avantage. La défense de Benjamin était un mur, et Ulrich faisait des miracles en attaque. 10-0. Aller-retour à quatre-patte sous le baby-foot selon la coutume locale.

Puis ils reprirent, et partagèrent la fin de leur après-midi entre le baby-foot et les jeux de cartes. Finalement, vers 18H50, ils décidèrent d'aller chercher Jérémie Aelita et Yumi au CDI pour descendre au self.

Odd ne s'était pas trompé, la cuisine semblait excellente. Ce soir-là, les moules-frites faisaient saliver tous les affamés. Benjamin passa le dernier, il salua poliment les personnes de service puis se dirigea vers une table.

- Viens manger avec nous si tu veux ! lança Ulrich.

Benjamin se retourna, il haussa les épaules et accepta l'invitation.

- Bah alors, fit Aelita, tu manges tout seul ?

- D'habitude oui.

- Tes amis sont partis ?

- Je n'ai pas d'amis.

- En même temps, répondit Yumi, si tu n'es rentré que Vendredi, ça peut se comprendre, moi aussi j'étais toute seule au début.

Benjamin sourit.

- Je suis en 1ère, je suis dans ce lycée depuis un an. Si je n'ai pas d'amis c'est un choix que j'ai fait et non que je subis.

- Ah bon ? fit Odd incrédule, mais heu, pourquoi ?

- Parce que je n'en ai pas besoin tout simplement.

- Peut-être aussi parce que tu n'as pas rencontré les bon, non ? demanda Jérémie perspicace.

Ce petit blond à lunette semblait plus intelligent que la moyenne du groupe, songea Benjamin.

- Peut-être, admit-il en souriant.

La glace était rompue. Ils passèrent le restant du repas à discuter de leur vie respective, à comparer leurs expériences. Benjamin apprit qu'il avait en commun avec Ulrich une passion pour les arts-martiaux, même si lui était plus branché escrime que Pencak-Silat, et avec Jérémie un intérêt certain pour l'informatique.

Après une séance cinéma, ils rentrèrent à l'internat, et tandis qu'Odd, Ulrich et William sombraient tour-à-tour dans un sommeil profond, Benjamin et Jérémie à bâtons rompus, tous deux habitués aux nuits blanches.

- Alors, pourquoi vous êtes venus dans notre patelin paumé en pleine campagne ?

- Notre prof de physique nous a proposé de venir assister aux conférences sur la quantique, la plupart ont voulu venir ici pour louper une semaine de cours, mais nous six, on est venu parce que euh ... parce que ce sujet nous passionne !

Benjamin avait perçu l'hésitation, il n'était pas stupide, d'autant que s'il voulait bien croire que Jérémie et sa copine puisse s'intéresser à ce sujet, les autres semblaient beaucoup moins enthousiaste. Mais chacun avait le droit d'avoir ses secrets, en conséquence, il fit comme si de rien n'était.

- Oui, c'est vrai que c'est plutôt intéressant. Je fais mon TPE là-dessus.

- Ah oui ? Tu dois t'y connaitre pas mal alors.

- Oui. Mais je connais pas tout non plus. Je concentre l'essentiel de mon travail sur les applications de ce type d'informatique autour de deux grands axes : l'imitation d'une intelligence humaine, et l'évolution des mondes virtuels. Je m'inspire beaucoup d'un homme qui va présenter une conférence ici : M d'Aubray, mais bien entendu à mon niveau.

Ils continuèrent comme ça jusqu'à minuit, puis ils s'endormirent. Avant de tomber dans les bars de Morphée, Jérémie eut une certitude : ce Benjamin était doté d'une intelligence exceptionnelle, et sa connaissance des calculateurs quantiques dépassait de loin la sienne.

Les conférences étaient passionnantes, et même si Benjamin n'apprenait pas beaucoup à chaque fois, la semaine se déroulait très bien. Un nouveau sentiment s'emparait de lui, quelque chose qui ne lui était jamais arrivé avant. Pour la première fois de sa vie, il avait l'impression d'avoir de vrais amis. Ils passaient la journée avec l'un d'eux, puis ils se retrouvaient tous ensemble pour sortir, bref, ils s'amusaient, comme le font tous les jeunes. Benjamin apprenait et leur apprenait. Il avait emmené Ulrich à son cours d'escrime et l'avait battu à plate couture, fort de ses 10 ans de pratique, mais ce qui comptait c'est de passer un moment ensemble.

Un soir, quand ils l'avaient cru endormi, les six amis s'étaient réunis dans le box, et avaient conversé avec animation. Il n'entendait pas très bien et ne percevait que des bribes. Mais il avait entendu un nom qu'il ne connaissait pas, un nom qui ne lui disait rien, et pourtant qui lui faisait froid dans le dos. XANA.

Il avait décidé de poser la question à Jérémie.

- Jérémie ?

- Oui ?

- Qui est XANA ?

- Ah ... Tu étais réveillé alors.

- Oui.

Inutile de nier.

- C'est simplement une expérience sur laquelle on bosse, une intelligence artificielle. C'est pour ça qu'on vachement intéressé par la quantique, on veut savoir si cela peut nous avancer.

- Je comprends que tu ne veuilles rien me dire, cela ne me regarde peut-être pas. Mais s'il te plaît, évite de me prendre pour un con. Je sais très bien que c'est faux. Déjà, tu mens très mal, et hier, je t'ai entendu parler d'un supercalculateur quantique, ce qui laisse deviner que tu as déjà conçu un calculateur quantique, et que tu viens ici pour apprendre à t'en servir. Je suivais pas mal au début, mais j'avoue que j'ai commencé à être largué quand tu as parlé de virtualisation et de Lyoko ...

- Tu as raison Benjamin, ça ne te regarde pas, répondit froidement Jérémie. C'est l'heure de la dernière conférence. Tu viens ?

- J'arrive.

Ils arrivèrent les premiers dans la salle Rougier, et s'assirent au premier rang. 20 minutes plus tard, la conférence commençait.

Un vieil homme apparut sur l'estrade. Il vérifia le micro puis commença.

- Bonjour à tous ! Je me présente, je m'appelle Philippe d'Aubray. Et ensemble, nous allons vivre une aventure passionnante.

Il se racla la gorge et entama son récit :

- Depuis des millénaires, l'homme est l'espèce qui contrôle cette planète. Il évolue et pour cela il utilise la seule arme que la nature lui a fournie : son intelligence. Car tandis qu'il traverse les méandres de l'histoire, l'homme ne cesse d'inventer, de créer et de découvrir. Le feu, la roue, ou plus récemment l'électricité ! Que d'inventions humaines dont nous serions aujourd'hui bien en mal de nous passer. Mais au delà de tout ceci, c'est une société que l'homme invente, une organisation, où chacun doit avoir sa place, où chacun doit pouvoir vivre le mieux possible ou tout du moins le moins mal possible.

Hélas, il y a nombres d'exceptions qui confirment la règle, l'esclavage, les guerres ... Mais les temps changent, et plus s'écoule le temps, plus les hommes commencent à s'entraider, et à s'associer pour de meilleures conditions de vie. Or dans sa vie de tous les jours, nombre de tâches sont répétitives et éreintantes. L'homme cherche alors à automatiser ces tâches, et invente la machine. Loin d'être comblé de sa nouvelle découverte, il trouve fastidieux de devoir passer un temps énorme à régler ses machines pour qu'elles exécutent ses ordres. L'homme invente alors l'intelligence artificielle, l'IA, censée contrôler les aspects de sa vie dont il ne souhaite pas s'occuper.

Cette intelligence artificielle n'est qu'une suite de calculs, de conditions et d'instructions qui déterminent le comportement à adopter en fonction d'une situation. L'homme a donc entre temps dû inventer un support capable d'effectuer des opérations à une grande vitesse. C'est la naissance de l'informatique et de l'ordinateur. Une technologie qui ne cessera d'évoluer pour en arriver là où nous en sommes aujourd'hui. Nous sommes maintenant capables de concevoir des ordinateurs microscopiques et pourtant immensément puissants, puisqu'ils peuvent faire des milliards de milliards de milliards d'opérations en même temps. Ce type spécial de calculateurs est appelé calculateur quantique.

Pour comprendre le fonctionnement de ce type de calculateur, il faut explorer notre univers, dans le domaine du visible et de l'invisible. Cet univers est régi par des lois que les humains ont mis et mettront des siècles à découvrir, il est même possible que nous n'en comprenions jamais tous les mystères. Il est cependant une loi qui saute aux yeux de qui la cherche vraiment, la loi de la hiérarchie. Notre univers n'est qu'un vague système, lui-même découpé en plusieurs sous-systèmes. Dans l'univers, nous trouvons des galaxies, dans lesquels nous trouvons des étoiles ou des systèmes solaires, dans lesquels on peut voir des planètes ... Bref, je pourrais continuer comme ça pendant longtemps, mais ce n'est pas ce qui nous intéresse. Au bout de cette chaîne, se trouve le domaine du microscopique, et quelque chose dont vous avez déjà dû entendre parler : les particules.

Ce sont des briques de matières, qui assemblées peuvent former n'importe quoi. Il n'y a qu'à regarder autour de vous : ce micro est un assemblement de particules, la salle aussi n'est qu'un assemblement de particules. Vous, vous êtes aussi des particules. Il y a plusieurs types de particules, avec chacun ses propriétés et son utilisation. L'électron permet la circulation du courant électrique, les noyaux de certains atomes nous permettent de fabriquer de l'énergie. Mais toutes ces particules obéissent elles aussi à un certains nombre de règles, et ces règles sont différentes de celles que l'on peut rencontrer à l'échelle macroscopique (à l'échelle de l'homme). L'ensemble de ces règles est appelé mécanique quantique.

Dans un ordinateur classique, l'unité de base est appelée bit, pour BInary digiT (chiffre binaire). Elle peux valoir soit 0, soit 1. Avec ces bits, on peut composer des nombres, et avec ces nombres on peut faire des opérations. L'ordinateur va évaluer les (déterminer la valeur des) nombres qu'on lui donne en paramètre, et va retourner un résultat selon cette valeur. Inutile de vous dire que tout ceci est extrêmement rapide, puisqu'aujourd'hui, les ordinateurs classiques les plus communs sont capables de faire plusieurs milliards d'opérations à la seconde.

Ce qui fait l'originalité des ordinateurs quantiques, c'est qu'ils n'utilisent pas des bits, mais des qbits (ou qubits), pour "quantic bits". Un bit normale est caractérisé par sa tension (une grandeur électrique), si la tension est proche de 1 dans le bit, celui-ci vaut 1, en revanche, si elle est proche de 0, il vaut 0. Dans un calculateur quantique, ce sont des particules qui font office de qbits, et elles sont caractérisées par une propriété que l'on appelle le spin. Pour faire simple, le spin est l'orientation de la particule, vers le nord (on dit haut, le qbit vaut alors 1) ou vers le sud (on dit bas, le qbit vaut alors 0).

Or, ces qbits, étant des particules, obéissent comme nous l'avons vu antérieurement aux règles de la mécanique quantique. L'une de ces règles, la plus utilisée dans notre cas est la superposition d'états quantiques. Ça peut faire peur, et c'est assez abstrait, mais c'est plutôt simple à comprendre.

Le bit d'un ordinateur classique peut prendre deux valeurs : 0 ou 1, mais uniquement ces deux valeurs. Un qbit peut avoir pour valeur à la fois 0 et à la fois 1. C'est-à-dire que son spin, son orientation, n'est ni totalement vers le haut ni totalement vers le bas, mais entre les deux. On dit qu'il est dans une superposition des états 0 et 1, il vaut à la fois les deux. Et c'est là que réside l'extrême puissance des calculateurs quantiques. Car si un ordinateur classique ne peut traiter qu'une seule opération à la fois, un ordinateur quantique peut lui en faire plusieurs en même temps. Et le nombre d'opérations qu'il peut faire en même temps augmente avec le nombre de qbits dont il est doté.

Prenons un exemple. Soit un ordinateur classique doté de 2 bits (ce qui est très peu) et son homologue quantique doté de 2 qbits. Donnons une valeur arbitraire à nos bits : le premier vaudra 1, et le second 0. Maintenant, faisons leur subir une opération, une addition par exemple. 0 + 1 = 1, ok ? En une fraction de seconde, votre calculateur classique vous aura donné le résultat de cette opération. Maintenant regardons ce qui se passe en ce même temps dans un calculateur quantique. Chaque qbit vaut à la fois 0 et 1. Le calculateur quantique va donc être capable d'effectuer 4 opérations en même temps : l'addition quand les deux qbits valent 0, l'addition quand le premier vaut 1 et le second 0, l'addition quand c'est le premier qui vaut 0 et le second qui vaut 1, et l'addition quand les deux valent 1. Le deuxième et la troisième opération donnent la même chose, mais c'est l'addition qui veut ça. Dans d'autres types d'opérations, les qbits ne représenteront pas forcément la même chose, et ces deux opérations donneront un résultat bien différent.

Mais ce qui est important, c'est que notre calculateur quantique peut effectuer 4 opérations là où le classique n'en fait qu'une. 4, parce qu'il y a 4 cas de figures possible. Mais avec 3 qbits, notre calculateur quantique fera 8 opérations en même temps, avec 4 qbits il en fera 16, et avec 5, il en fera 32. En fait, si on considère n comme étant le nombre de qbits dont est doté notre calculateur, il pourra faire 2^n (2 puissance n) opérations en même temps, c'est-à-dire n 2 multipliés. Pour 4 qbits, c'est 4 deux que l'on multiplie : soit 2 x 2 x 2 x 2 = 16 opérations en même temps. Avec 5 : 2 x 2 x 2 x 2 x 2 = 32 opérations. Eh oui, en rajoutant 1 qbit à un ordinateur quantique vous faites doubler sa puissance.

Maintenant imaginer, des calculateurs de plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de qbits ! Leur puissance serait phénoménale. Un calculateur de 100 qbits serait capable d'émuler une intelligence humaine. Un calculateur de 300 qbits serait capable de reproduire l'évolution de notre univers depuis le big bang. Et aujourd'hui, devant vous, je vais vous présenter une partie de ce sur quoi je travaille depuis de très longues années.

Il alluma un projecteur. Sur l'écran sur lequel se reflétait l'image, on pouvait voir une machine en plein travail.

- Voici, annonça-t-il fièrement, le premier calculateur quantique du monde doté de 1 000 qbits !

L'assistance eût un hoquet de surprise, puis un tonnerre d'applaudissement éclata. Jérémie était époustouflé.

- Aelita, combien de qbits a notre supercalculateur ?

- 999, papa n'a pas réussi à en ajouter un 1 000ème.

Jérémie réalisa alors la puissance de la machine qu'il avait sous les yeux. Cette machine, deux fois plus performante que leur supercalculateur était à elle seul bien plus puissante que tous les calculateurs du monde entier regroupés, même si on y intégrait les supercalculateurs de XANA qu'ils avaient détruits.

Le vieil homme sur l'estrade sourit. Il laissa le temps aux spectateurs de reprendre leur souffle puis continua.

- J'imagine déjà votre future question ... Mais quel est donc le programme qui peut occuper un tel engin ? Et à vrai dire, c'est le vrai but de ma conférence. Tout ceci n'était qu'un échauffement. Vous allez pouvoir constater la portée de mes recherches.

Ce calculateur abrite plusieurs applications : des projets de recherche scientifique ou historique, des scénarios de guerre, de création du monde. Mais les deux projets sur lesquels je travaille sont ceux qui l'occupent le plus. Mon calculateur abrite l'intelligence artificielle la plus puissante du monde, une copie de l'intelligence humaine, mais bien plus performante. Il gère également un univers virtuel. Intéressons-nous tout d'abord à l'intelligence artificielle.

Il se tourna vers l'écran où l'on pouvait voir son calculateur quantique, et il parla à sa création :
- Bonjour SENI.

- Bonjour monsieur, répondit une voix métallique.

- Présente-toi.

- Je suis une intelligence artificielle qui utilise un calculateur quantique pour effectuer ses calculs. J'imite à la perfection l'intelligence humaine, mais je garde la puissance de calcul d'un calculateur quantique. Posez-moi des questions variées, et je saurais vous répondre.

- 2^1000 ! cria quelqu'un.

- Environ 10^301, soit un 1 avec 301 zéros derrière, répondit instantanément le programme. C'est également la puissance dont dispose mon calculateur.

- Prouvez que vous êtes réellement à la hauteur d'une intelligence humaine ! exigea un psychologue.

- Je ressens les émotions, répondit l'IA agacée. En ce moment même, je tente de réfréner mon exaspération. J'ai également deux mémoires : une mémoire informatique et une mémoire humaine, où plutôt une imitation de cette mémoire, mais qui fonctionne exactement de la même manière. Ainsi, je suis capable d'apprendre et de raisonner en fonction de ce que je sais déjà. Par exemple, sachez que je suis née sans connaissance de certains concepts typiquement humains, comme l'amour. Or, j'ai récemment appris que l'amour pouvait vous donner des ailes, j'ai recoupé ceci avec ma faible connaissance de l'esprit humain et ma connaissance complète de son anatomie, et j'en suis arrivé à la conclusion que l'amour est une obsession qui dépasse toutes les autres.

Les spectateurs étaient impressionnés.

- Bien, fit le conférencier. C'était des deux ma création la moins impressionnante. Maintenant, laissez-moi vous présenter mon univers virtuel, que j'ai nommé "Ori". Ce monde est à la fois amusant et dangereux. Dangereux parce qu'il est rempli de pièges et de protections en tout genre. Mais il y a aussi des zones tranquilles, et beaucoup d'autres choses. Amusant, parce qu'à l'aide de cet appareil, que j'ai nommé scanner, il est possible de transférer son esprit dans l'univers, puis d'en revenir quand l'envie nous en prend. Cette procédure ce nomme la virtualisation, son contraire la dévirtualisation. Mais puisque qu'une démonstration vaut mieux qu'un long discours, je vais me virtualiser sur ce monde, puis revenir dans le nôtre. SENI, je te laisse t'occuper des procédures.

- Aucun problème.

Le vieil homme pénétra dans le scanner. C'était un cylindre vertical, creux et plutôt haut. Les portes se refermèrent.

- Scanner et virtualisation ! lança l'IA.

Le scanner se rouvrit, vide. SENI créa alors un visuel du monde virtuel qu'il afficha sur l'écran. Le vieil homme y était bien apparu, mais il était plus jeune.

- Voilà, fit l'avatar numérique. Je suis virtualisé sur Ori, et je suis plus jeune car je peux prendre l'apparence qu'il me plaît, et je peux évoluer dans le décor qui est là.

Il balaya de sa main l'environnement qui l'entourait. Celui-ci ressemblait à n'importe quelle grande ville comme New York.

- Et surtout, je peux utiliser des capacités spéciales, comme me déplacer très vite ...

Il se mit à courir à la vitesse du son pour appuyer ses propos.

- ... et donc passer d'un environnement à l'autre très rapidement, termina-t-il.

Il se trouvait au bord de la mer.

- SENI, revirtualise-moi !

- Tout de suite.

Le scanner se referma, puis quelques instants après, le vieil homme ré-apparut dedans. Il en sortit.

- Bien sur, fit-il en souriant, tout cela ne peut sembler être qu'une vague plaisanterie, mais non. Cette technologie est l'avenir, et le gouvernement français sera le premier à l'exploiter. Fini les problèmes de transport, vous n'aurez qu'à vous virtualiser à un endroit et vous dévirtualiser à un autre. Il y aura des zones loisirs, et encore plus ! La seule limite c'est notre imagination. Nous avons également signé des accords avec tous les pays ! Cette technologie équipera bientôt le monde entier. Des centaines de mondes comme celui-ci seront connectés à travers le réseau. Enfin, les peuples se rapprocheront pour que l'espèce humaine ne fasse qu'une.
Merci.

Pendant qu'il applaudissait, Jérémie réfléchissait. Tout ceci était à peine croyable. Que la technologie développé par Franz Hopper soit enfin révélée au public ... Mais comment cela était-il possible ?

Puis il comprit. Une intelligence artificiel. Un univers virtuel et des scanners. Ça ne pouvait-être que ça. L'homme qui s'était présenté devant eux était le chef du projet Carthage, venu vanter le moyen qu'il utiliserait pour contrôler le monde.
Il fallait qu'il trouve les autres.

Ils se retrouvèrent à la sortie, tous les six.

- Alors ? sourit Yumi. Impressionnant, non ?

- Ça tu peux le dire ! s'exclama Odd. C'était incroyable.

- Incroyable, mais très dangereux ! contra Jérémie.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda Aelita.

- Mais alors, vous n'avez pas compris ? Depuis deux mois nous sommes attaqués par une intelligence artificielle. Elle nous a espionné, et a pu comprendre comment fonctionnaient les scanners. Puis elle nous a volé le code source de Lyoko, un univers virtuel !

- Attend, fit Ulrich, en gros t'es en train d'essayer de nous expliquer que ce SENI c'est l'intelligence artificielle qui nous fait chier depuis le début ? Que Ori n'est qu'une copie de Lyoko, et que ce vieil homme est celui qui a manigancé tout ça ?

- Oui ! Tu en veux la preuve ultime ? Lyoko signifie "voyage" en japonais. Métaphoriquement le voyage de l'âme dans un autre monde. Ori signifie "prison" en japonais. La prison de l'âme, autrement dit le contrôle des autres. Le but ultime de Carthage. Je ne sais pas quelles en seront les conséquences, mais il ne faut surtout pas que les gens aillent sur cet univers virtuel ! C'est le moyen qu'a trouvé Carthage pour les contrôler !

- Qu'est-ce que tu proposes ?

- Il faut qu'on aille dessus et qu'on le détruise, avant qu'il y en ait d'autres qui soient conçus. Si il fonctionne comme Lyoko, il faut en trouver le cœur et le faire exploser. C'est la seule solution.

- Mais Jérémie, fit Aelita. Il y a un problème. Tu ne sais te servir du supercalculateur juste parce que mon père a écrit un carnet que tu as pu lire. Mais si ça se trouve, celui-ci fonctionne complètement différemment, et excuse-moi de te le dire, mais en quantique tu n'y connais pas grand chose !

- Oui, je sais Aelita. C'est pour ça qu'il nous faut un connaisseur en calculateurs quantiques. Il va falloir recruter Benjamin.


Voilà. Toujours pas d'action dans ce chapitre, car il est déjà assez dense. Mais si vous avez bien suivi, dans le prochain, ça repart.
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Vivi MessagePosté le: Mar 22 Déc 2009 15:50   Sujet du message: Répondre en citant  
[Tarentule]


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Tout d’abord une petite erreur de date. La fin de la saison 4 se passe en 2007, donc à moins que j’ai loupé un truc ou mal lu les chapitres précédents, ils ne peuvent pas être en 2009.

Ensuite, je plains Yumi et Aelita qui doivent se taper Sissi (ça doit être gai…).

Les héros sont devenus amis avec Benjamin, et ils envisagent de l’intégrer. Ça me fait plaisir. En même temps, vu qu’il avait tout entendu sur Lyoko, XANA et la virtualisation et qu’il est loin d’être stupide, vaut mieux le mettre au parfum comme on dit.

Après, il y a le passage sur le fonctionnement des Calculateurs quantiques qui m’a un peu dérangé. Je trouve que le fait d’avoir tout dit d’un coup, ça fait en quelque sorte un gros bloc assez compliqué à comprendre, et ça pourrait lasser certaines personnes de lire jusqu’au bout (enfin, ce n’est que mon avis).

En tout cas, on en apprend des choses dans ce genre de conférence, même si on n’est pas fans de tout ce qui touche à la science. La preuve, les héros on fait la connaissance de leur ennemi Mr. Green .

Le monde virtuel nommé « Ori », tu ne te serais pas inspiré de Stargate par hasard ?
Ou alors, il y a un lien avec « L'origine de réplication » qui est une séquence ADN permettant l'initiation de la réplication (merci Wikipédia Mr. Green ). Ça peut se tenir quand on sait qu’il a créé ce monde grâce aux infos qu’il a volées à Aelita.

Pour finir, la révélation au public de SENI me fait peur. J’appréhende la suite des événements.

Une dernière chose : Un lycée à Limoges, Benjamin qui est fan d’escrime…Tu ne te serais pas inspiré de toi et de ton environnement pour cela ?
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Guill@um€ MessagePosté le: Sam 26 Déc 2009 14:34   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


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Localisation: Là où finissent les univers et où commence le chaos ...
Concernant l'erreur que tu as trouvée, oui c'est vrai, mais dans Code Lyoko, les dates sont quand même un peu étrange, car la série commence début 2004, dure théoriquement deux ans mais se termine en 2007, alors pour simplifier, j'ai dit que ça se passait en 2009 et puis voilà. Mais c'est vrai que l'année n'est pas forcément utile, je vais la retirer.

Oui, c'est vrai que la conférence sur la quantique est un peu dure ... Mais bon, je me suis dit que ça pouvait intéresser des gens et donc je l'ai écrite. Mais elle n'est pas nécessaire pour comprendre la suite.

Pour ce qui est de Ori, non, j'avais cherché "prison" en japonais, et ça m'avait donné ça. Mais c'est vrai que ce que tu tires de Wikipédia est très intéressant et a un rapport avec la suite.

Pour ce qui est de Benjamin, ce n'est pas de moi que je me suis inspiré, mais d'un ami qui comme moi a été fan d'escrime et a habité Limoges.

Voici le chapitre 22.
Bonne lecture !


Chapitre 22 : Emprisonnement

- Attend ... Si je résume, tu veux que je t'aide à vous virtualiser sur le monde virtuel de M d'Aubray qu'il a mis un temps fou à concevoir, et qui représente l'avenir du monde ... pour que vous le détruisiez ?

Jérémie regarda Benjamin. Celui-ci avait une lueur incrédule dans les yeux. Il ne les croyait pas, c'était évident. Comment le convaincre ? Comment lui expliquer qu'il était nécessaire qu'il les aide, sans pour autant tout lui révéler ?

- Ben en gros oui, répondit Jérémie.

- Ok, fit Benjamin lentement. Je ne vais pas essayer de comprendre. Mais ce que je veux savoir c'est pourquoi ?

- Eh bien à vrai dire, c'est assez compliqué, et c'est notre secret ... Je te demande juste de me faire confiance.

- Non mais c'est une blague ! On se connait depuis même pas une semaine et tu veux que je te fasse confiance ? T'es arrivé ici samedi dernier, et t'es en train d'essayer de me recruter pour une opération censée détruire tout ce qu'un chercheur a accompli depuis des dizaines d'années, le futur de notre monde et tu oses me refuser la vérité ? Eh bien ce sera sans moi Jérémie. Et je dirai même plus. Ose toucher à un seul qbit de cet ordinateur, et je dirai tout à la police.

Il se retourna pour s'en aller.

- Benjamin attend ! Tu es le seul à pouvoir nous aider, s'il te plaît !

Benjamin revint vers lui et croisa ses bras, le regardant de haut. Son regard était assez éloquent.
Jérémie soupira.

- Bon d'accord, je vais t'expliquer. Mais tu dois d'abord promettre de ne rien répéter à personne, que tu acceptes de nous aider, ou pas.

- Juré.

- Ok. Mais je te préviens, ça va surement te paraître un peu dingue ...

Jérémie commença alors son récit. Il lui expliqua comment il avait trouvé le supercalculateur et Aelita, comment il avait recruté Odd, Ulrich et Yumi, et comment ils avaient combattu XANA. Il détailla l'arrivée d'Aelita sur Terre, le virus que XANA avait implanté en elle, et leur futile quête pour trouver un antivirus qui n'existait pas : leur quête qui les avait mené à la partie que XANA avait volé d'Aelita, mais aussi à la découverte de son créateur qui s'était révélé être son père : Franz Hopper. Il raconta comment, à la suite d'une erreur, ils avaient permis à XANA de s'évader du supercalculateur, mais à Aelita de redevenir une humaine à part entière. Il lui expliqua les enjeux du nouveau combat : traquer XANA à travers le réseau avec le Skid, tandis que leur ennemi tentait de détruire Lyoko, ce qu'il avait réussi à faire. Finalement, Jérémie et Aelita avaient récréé Lyoko, puis recruté William, qui était devenu leur ennemi. Après un combat acharné à travers le réseau, sur les réplikas, et même translaté sur Terre, ils avaient réussi à libérer William. Alors, Jérémie, en étroite collaboration avec Franz Hopper avait créé un programme multi-agents conçu pour détruire XANA. Le créateur de Lyoko s'était sacrifié pour que Jérémie puisse le lancer. XANA avait été vaincu.

Benjamin semblait fasciné par ce que Jérémie lui racontait. Il réagit :
- Mais si ce XANA est mort, pourquoi donc veux-tu t'attaquer aux rechercher de M d'Aubray ?

- Parce que XANA n'était que la première partie de mon histoire.

Il lui parla de le nouvelle attaque qu'ils avaient subie, de la découverte progressive de leur nouvel ennemi et de sa puissance. Puis de l'objectif de ce dernier : voler la mémoire d'Aelita pour créer des réplikas, comme XANA avant lui. Et enfin, il lui expliqua comment, avec du chantage, il avait réussi à obtenir ce qu'il voulait, et pourquoi il soupçonnait M d'Aubray d'être l'instigateur de tout cela.

- Voilà, conclut Jérémie. Des questions ?

Benjamin paraissait troublé.

- Bon, on va dire que je te crois, fit-il enfin.

- Tu serais prêt à me croire, comme ça, sans preuve ? le coupa Jérémie incrédule.

- J'ai de très bonnes raisons de te croire.

- Et je peux savoir lesquelles ?

- Je préfèrerais garder cela secret si ça ne te gène pas ...

- A vrai dire, je viens de te révéler l'un des secrets que je garde le mieux, tu pourrais nous faire confiance aussi ?

- Vous promettez de ne rien dire à personne ?

- Juré, promirent-ils tous les six.

- Ok ... Ça va aussi vous paraître dingue, mais tant pis, je me lance ...

- Oh tu sais, coupa Odd, avec tout ce qu'on a vécu, rien ne peut plus nous surprendre ...

Benjamin lui lança un regard noir.
- Odd ! crièrent les cinq autres.

- Merci, reprit Benjamin. Voilà ... Certains jours, j'ai eu l'impression de revivre la même chose deux fois et j'étais le seul à m'en souvenir, les autres réagissaient exactement de la même manière, un peu comme dans le film "Un jour sans fin" ... Et le pire, c'est que j'ai essayé de m'ouvrir, d'en parler un peu, mais à chaque fois ils me traitaient comme un extraterrestre. Et je viens de me rendre compte que ça coïncide plutôt bien avec ce que tu m'as dit du retour vers le passé ...

- Mais c'est impossible, s'exclama Jérémie ! Tu ne peux pas te souvenir de ce que tu as fait juste avant un retour vers le passé si tu n'as pas été faire un tour dans le supercalculateur ! Tu es déjà allé à Paris ?

- Pas que je me souvienne ...

- Et serais-tu susceptible d'y être allé quand tu étais tout petit, avec tes parents ou autre ?

- Je suis orphelin ... J'ai été trouvé à Limoges et j'y suis resté jusqu'à maintenant ...

- Bizarre ...

Aelita frappa Jérémie sur l'épaule et le regarda avec un froncement de sourcils.

- Euh oui, se rattrapa Jérémie, désolé, je ne savais pas ...

- C'est pas grave, répondit gaiment Benjamin, je ne les ai jamais connus, je ne me souviens pas d'eux, ils ne peuvent pas me manquer. Bon reprenons là où nous en étions, on va dire que je te crois, et maintenant tu sais pourquoi : j'ai les moyens de vérifier que tu ne m'as pas menti et je ne vois pas pourquoi tu me mentirais, en plus ton histoire colle parfaitement avec les événements qui se sont passés ... Donc voilà, je te crois et tu sais maintenant que tu ne pourras pas m'effacer la mémoire avec tes retours dans le passé. Reste une question : qu'est-ce que tu veux que je fasse exactement ?

- Je te l'ai dit, il faut que tu configures l'interface du calculateur quantique pour qu'elle copie celle que j'ai sur notre supercalculateur. Autrement dit, il faut que tu te connectes à ce dernier via le réseau, puisque beaucoup d'informations dont j'aurai besoin y sont.

- Et après ?

- Ben ... c'est tout.

- Je vois, donc je peux venir sur Ori, non ?

- Non, c'est bon, je pense qu'à nous six on devrait se débrouiller.

Benjamin croisa les bras.
- Écoute, je crois qu'on ne s'est pas très bien compris tous les deux. Déjà, j'ai un avantage sur toi donc je pose les conditions. Deuxièmement, je ne pense pas à demander trop : je ne ferais pas l'idiot, je serai sage comme une image, et je peux même vous aider. Tout ce que je demande c'est de voir ça de mes propres yeux.

- Bon, d'accord, céda Jérémie. Bon, c'est 12H30, ils doivent tous être partis manger. On y va maintenant ?

- Attendre serait stupide, confirma Aelita.

Les cinq autres acquiescèrent.

- Ok, on va aller se planquer dans le placard et attendre que les surveillants ferment la salle. Venez !

Ils se cachèrent dans une petite pièce sombre et étroite, aux aguets : prêts à agir à la moindre alerte. La tension était palpable.
Finalement, un déclic se fit entendre : quelqu'un venait de fermer la porte de la salle. Le signal. Ils sortirent de leur cachette et se dirigèrent à pas de loups vers l'estrade où se situait le terminal de commande et le scanner.

Benjamin se posa derrière le terminal et commença à taper à une vitesse folle.

- Bon, je vais dans le scanner, dit Aelita, il va falloir que tu m'extrais les clés de Lyoko pour t'y connecter.

- Non, si SENI arrive à aller sur Lyoko, c'est que les clés doivent être stockés quelque part dans le supercalculateur. Inutile de te scanner.

- Oui, pas faux ...

- Bon, Jérémie, ce devrait-être bon.

- Ok, merci, répondit ce dernier. Bon, par contre, il va falloir vous virtualiser un par un parce qu'il n'y a qu'un scanner. Donc pour éviter les jaloux, on va prendre un ordre arbitraire : l'ordre alphabétique : Aelita, Benjamin, Odd, Ulrich, William et Yumi. C'est parti !

Ils arrivèrent chacun leur tour sur le monde virtuel inconnu. Jérémie étant passé par les programmes du supercalculateur, ils étaient vêtus de la même manière que sur Lyoko. Dès qu'ils s'en furent aperçus, ils se tournèrent vers Benjamin. Celui-ci, doté de bons réflexes, était atterrit accroupi. Il se releva. Il balaya le terrain du regard.

Tout ceci était incroyable. Le paysage qui s'offrait à lui était magnifique. Ils étaient arrivés sur une plage, le dernier endroit visité par la dernière personne virtualisée. La plage propre, de sable blanc, bordait une mer d'un bleu pur, cristallin, si transparent que l'on voyait les fonds à plusieurs dizaines de mètres de profondeur.

Puis, il s'aperçut que les autres le regardait, alors il jeta un coup d'œil à son accoutrement. Le scanner avait troqué son habituelle veste claire et son jean contre une tunique d'un blanc éclatant dotés de nombreux motifs pâles, réfléchissants, qui s'entrecroisaient dans un schéma aussi complexe qu'envoûtants. Sa tenue était à la fois sobre et lumineuse, il n'aurait pas pu rêver mieux. Il remarqua alors qu'il était de deux fourreaux : un de chaque côté de sa taille. Il sortit les armes qu'ils contenaient. Deux superbes sabres en sortirent. Plus fins et moins pointus que ceux d'Ulrich, ils étaient en revanche beaucoup plus tranchants, taillés pour les attaques de lame alors que le premier samouraï préférait les techniques de pointes.

- Bon allez, fit Jérémie dans le haut parleur, tu t'extasieras plus tard sur ta tenue, là on a une mission à remplir.

- Jérémie, par où est le cœur ? demanda Aelita.

- D'après le map, il faut aller dans la ville, et de là, il y a un accès à un espèce d'équivalent du cinquième territoire.

- Et c'est par où la ville ? demanda Ulrich.

- Plein Nord.

- Ok, on y va, annonça Yumi.

Tous les six se mirent à courir dans la direction indiquée. Bien vite, la douceur du sable ainsi que l'agréable odeur de pin laissèrent place à la dureté de la route et la délicate senteur de la nature, alors qu'ils arrivaient en pleine ville. De toute évidence, les odeurs avaient été retravaillées par rapport à celle que l'on pouvait trouver dans la nature, de manière à rendre encore plus agréable un séjour sur le monde virtuel. Aelita fut la première à s'en rendre compte :

- Jérémie ! C'est incroyable, ils ont réussi à reproduire les autres sens ! On arrive à sentir et à toucher, et je suppose que l'on peut aussi goûter !

- Ah oui ? Waoh ! Alors ce scientifique n'est pas qu'un copieur incapable, il a effectivement rajouté beaucoup d'améliorations au Lyoko de base. Mais faîtes attention, ne vous laissez pas envahir par le bonheur, vous perdriez toute résistance, et c'est exactement ce que veut Carthage. En plus, vous êtes ici sur le supercalculateur de SENI, donc il peut transmettre les infos beaucoup plus vite qu'il n'a pu le faire sur Lyoko, il est donc bien plus puissant !

- Promis Jérémie, on fera attention, jura Ulrich.

- Ok. Bon, vous êtes en ville ?

- Non en pleine campagne, d'ailleurs c'est pour ça qu'on voit des grattes-ciel, ironisa Odd.

Jérémie fut insensible au sarcasme de son coéquipier.

- Bon. Alors je vais vous guider, mais surtout suivez bien ce que je dis, c'est un vrai labyrinthe.
Vous voyez le bâtiment sur votre droite, en briques rouges ?

- Oui !

- Rentrez dedans.

L'intérieur du bâtiment en question était noir, la lumière ne filtrait nulle part, et semblait s'arrêter au seuil de la porte, même quand celle-ci était ouverte.

- Jérémie, il fait tout noir ! cria Ulrich.

- Oh non, murmura le génie, c'était à prévoir ... C'est pas grave, reprit-il à l'adresse de ses amis, je vais vous dire où aller. Bon, vous voyez le mur en face.

- Jérémie t'es sourd, il fait noir ! On y voit rien ! s'énerva Odd.

- Ça va, j'ai compris, t'as qu'à te servir de tes mains !
Bon, allez jusqu'au mur qui est en face de vous, ensuite, glissez lentement vers la gauche. Vous devriez trouver une ouverture, ne l'empruntez pas. Ensuite, il y en a une seconde, celle-ci, prenez là.

Jérémie guida les six virtualisés pendant dix bonnes minutes : le labyrinthe était gigantesque, et le fait de devoir s'orienter en se fiant uniquement à son toucher ne les aidait pas vraiment ...

- Ulrich, ça c'est mon pied ! cria Odd. Si tu veux faire du pied à Yumi, personne ne t'en empêche, mais c'est de l'autre côté !

En réponse, il reçut un violent coup de poing au visage.

- Aïe !

- Et oh ! C'est pas bientôt fini les gamins ? s'énerva Jérémie.
Bon, sur votre droite, il devrait y avoir un panneau métallique. Poussez.

Aelita, la première de la file poussa de toute ses forces à l'endroit indiqué par Jérémie. Le panneau céda, et elle pénétra dans un nouveau couloir, illuminé. Les autres la suivirent, et ils s'arrêtèrent quelques secondes, le temps de s'accoutumer à l'éclairage.

- Bien, continua Jérémie, allez au fond du couloir, puis tournez à gauche. Vous verrez une porte, ouvrez-là et vous devriez arriver dans le centre du monde virtuel.

- Tu veux dire la porte ou il y a marqué en gros et en rouge "Ne pas entrer" et où il y a une grosse tête de mort ? demanda Odd.

- Ben oui, il y en pas 50 !

- Non, non, c'était juste pour être sur.

Il ouvrit la porte et franchit le pas. Il se retrouva alors dans une pièce qui était la copie exacte de l'arena du cinquième territoire.

- Jérémie, on est dans l'arena, annonça Aelita.

- Ok, prenez l'accès en face, vous devriez vous retrouver dans une grande pièce vide, mais dépêchez-vous, elle peut se remplir d'un instant à l'autre !

Ils coururent et se retrouvèrent dans une salle immense, aux murs bleus et au sol plat, une salle comme jamais XANA n'en avait fait.

- C'est trop calme, murmura Ulrich, ça ne ma plaît pas ...

- Oh non, mais c'est pas possible ! s'exclama Jérémie.

- Jérémie qu'est-ce qu'il y a ? demanda Aelita inquiète.

- Vous avez été repéré ! Des monstres arrivent sur vous, et il y en a une vraie armée ! Et en plus un programme d'urgence a sonné l'alerte et envoyé un message à M d'Aubray, je pense qu'il ne va pas tarder à arriver !

Et soudain, le sol de la salle se mit à trembler, et les six Lyokoguerriers purent voir de quoi Jérémie parlait. Mais il s'était trompé. Il n'y avait pas une armée. Il y avait deux armées. Des scorlions par centaines couraient dans leur direction, tandis que des Korbaux volaient au-dessus. Les Lyokoguerriers avaient beau avoir une longue expérience du combat, jamais ils ne parviendraient à vaincre une telle armée ... Mais ils devaient essayer. Pour protéger l'humanité, ils étaient prêts à tout. Y compris aux missions suicides.

Les monstres commencèrent à leur tirer dessus, avec une précision redoutable. Des milliers de tirs leur arrivait dessus, chaque seconde. Ils finirent par se retrouver tous à terre, touchés, momentanément hors de portée des tirs.

Voyant les autres prêts à se relever, Benjamin improvisa un plan :

- Non ! Surtout, restez à terre pour l'instant ! On va les laisser approcher. Quand ils seront assez prêts pour qu'on les charge mais pas trop pour nous tirer dessus, Ulrich, William et moi, on fonce dans le tas et on les met en pièces. Odd, Yumi et Aelita, vous restez ici, et vous tirez sur les piafs.

Les autres acquiescèrent.
- Prêts ? Maintenant !

Les trois guerriers se levèrent d'un seul mouvement et chargèrent les scorlions, tandis que les trois autres, restés en arrière, commencèrent à arroser les Korbaux de leur propres armes, répondant à leurs tirs.

Benjamin, Ulrich et William tournaient dans tous les sens, tailladant monstre sur monstre, tandis qu'Aelita, Odd et Yumi détruisaient les Korbaux par dizaines.

Mais ils étaient plusieurs centaines, c'est-à-dire beaucoup trop pour six Lyokoguerriers. Ils avaient beau se battre avec acharnement, des tirs finissaient toujours par les atteindre, et face à cette armée qui semblait infinie, leur dévirtualisation n'était plus qu'une question de temps. C'est William qui tint le plus longtemps : il se fit avoir par un tir aérien alors qu'il tournait sur lui-même pour tenter d'éliminer le plus de monstres possible.

Il réapparut dans la salle par le scanner. Il vit aussitôt que quelque chose n'allait pas. Ses amis étaient encore sous le choc. Comme quoi cette défaite les avait tous remués, mais il n'aurait jamais cru qu'ils en seraient affectés à ce point.

Il s'avança vers eux, et constata alors qu'ils regardaient tous dans la même direction. Il scruta le sol et aperçut une grosse tâche de sang, une tâche qui n'était pas là tout à l'heure. Il remarqua alors que Jérémie avait disparu.


A quelques kilomètres de là, Jérémie se réveilla dans une petite pièce mal éclairée qui pouvait passer sans difficultés pour une cellule de prison.
Il ne se souvenait plus trop ce qui s'était passé, mais il avait un mal de tête horrible. Ce n'est que quand il prit sa tête entre ses mains et constata qu'on lui avait fait un bandage que la mémoire lui revint. La salle Rougier, la virtualisation de ses amis sur Lyoko, l'immense armée de monstres. Puis plus rien. Le noir. Jusqu'à maintenant.

Il entendit la porte de sa cellule grincer. Quelqu'un entrait ! Vite, il s'allongea sur son lit et fit semblant de dormir.

- Je sais très bien que tu ne dors pas Belpois, fit une voix grave, ne fais pas semblant.

Cette voix. Il l'avait déjà entendu quelque part ... Il tenta de se remémorer, tout en restant allonger, sans donner autre signe de vie qu'une profonde respiration. Non ! Ça ne pouvait pas être ça ... Jérémie se redressa, ouvrit les yeux et se tourna en direction de son visiteur.

Cette vision confirma ses craintes. L'homme qui se tenait devant lui, il le connaissait, et il aurait voulu ne jamais le revoir. Un ancien prisonnier qui s'était évadé pour l'enlever, sous la contrainte de XANA. Jamais il n'aurait cru qu'il se produirait la même chose une deuxième fois, alors que cette fois-ci il ne semblait pas possédé. Et pourtant, l'homme qui se tenait devant Jérémie n'était autre que Pierre Nanquin, homme de main de l'organisation Carthage.


Voilà.
Merci encore d'avoir lu et @+ pour la suite !
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