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PhilippeKadic MessagePosté le: Mer 25 Nov 2009 20:35   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 22 Juil 2009
Messages: 108
Localisation: Croix, France
Me revoili, me revoilou avec la deuxième partie du chapitre. Alors, avant que je ne fasse un petit tour d'horizons de vos questions et remarques, je prierai Kinshii de poser son rocher et Kerian de cesser de m'arroser d'essence. Ah ! Et Evana, ne frotte pas deux pierres comme ça à côté de la flaque... Je le sens mal ce geste ^^

Bon alors, dans l'ensemble, l'idée générale qui se dégage de vos coms, c'est quand même que je suis un gros sadique. C'est peut-être pas tout à fait faux (c'est donc en partie vrai pour ceux qui n'auraient pas compris Razz ) mais ce n'est vraiment pas une motivation suffisante pour écrire sur ce sujet. Je ne fais pas souffrir Ulrich parce que ça m'amuse... D'ailleurs, ça ne m'amuse pas de le voir souffrir, je compatis avec lui ^^. Le fait est toutefois que l'histoire m'a mené jusque là et qu'elle a pris son envol un peu indépendament de ma volonté (enfin c'est surtout le plan de la fic qui s'est distingué de certaines idées de base). Je ne peux bien sûr pas en dire beaucoup plus mais j'espère tout de même que l'apparente cruauté des événements ne vous rebutera pas. Je n'ai aucune haine envers le personnage d'Ulrich ni envers celui de Yumi.

Concernant Aelita et Jérémie, pour répondre à Guill@um€, il était difficilement envisageable d'entamer deux relations complexes tout en n'effaçant pas la trame "principale" de manière quasi-définitive. C'est donc par contrainte que je ne complique pas les choses entre nos deux tourtereaux mais les choses ne sont tout de même pas si simples : ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas de chapitres élégiaques que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Quant au baiser, Aelita avait déjà pris l'initiative en quatrième, pour "vérifier" disait-elle ^^. Ah et pour les dates, oui j'me suis planté dans ce que je t'ai dit. Mea culpa.

Je vous remercie en tout cas pour votre fidélité et vos corrections (d'ailleurs Abadjin Pieckoyt, c'est toi qui a raison pour entrouverte... Je sais pas ce qui m'a pris ^^.). J'éditerai certainement vendredi.

Et voici la suite du chapitre.




Chapitre 14-2
Ubiquité


La routine. Par quel autre mot qualifier la vie d’un lycéen ? À plus forte raison celle d’un interne. Les couloirs, les salles de classe, le réfectoire, les chambres, les cours, les enseignants, le personnel administratif : autant d’éléments du quotidien participant d’une impression de déjà-vu grandissante au fil des jours. Pour Jérémie et Aelita, cette routine existait à nouveau depuis quelques jours mais ils n’en étaient pas mécontents. Tous deux avaient résolus d’aller rendre visite à William ce week-end, avant sa sortie. En attendant, ils profitaient de leur temps libre pour essayer de se retrouver. Aelita faisait son possible pour chasser les idées noires de l’esprit de son compagnon. Elle y était presque parvenue. Jérémie avait fini par se reprendre et le seul nuage opaque qui obscurcissait encore son ciel était le calme tout significatif de l’A.D.A.M. En combattant le programme multi-agents de Franz Hopper quelques années plus tôt, Jérémie avait appris que l’absence de manifestation de l’ennemi n’est que rarement un bon présage. Il gardait d’ailleurs sur lui son ordinateur portable, avec la crainte toujours présente que le Superscan ne se déclenche.

Il était en cours de mathématiques et comme à son habitude, il s’était assis à côté d’Aelita, au second rang. Ulrich, lui, était reclus au fond de la classe, ne suivant rien du cours. La rupture ne passait toujours pas. Il aurait presque nié la réalité de cet événement si les bandages qui entouraient sa main ne lui rappelaient pas douloureusement qu’il vivait un véritable cauchemar. Depuis le début de l’année, ses résultats n’étaient guère glorieux mais là, c’était vraiment la catastrophe. D’ailleurs, Jérémie et Aelita s’inquiétaient sincèrement pour leur ami qui était de plus en plus amer et distant. Seul Odd parvenait encore à lui parler mais lui-même n’était pas très optimiste sur ses chances de faire remonter la pente à son meilleur ami. Belpois avait entraperçu un possible retour à la normale dans le groupe maintenant qu’il avait dépassé et assumé ses erreurs. Peut-être était-ce une vision égocentrique. Peut-être aurait-il dû, dès qu’il était allé mieux, se tourner vers ses amis, vers Ulrich et vers Yumi pour qu’ils n’aient pas à subir la torture psychologique à laquelle se soumet tout être humain en perdition. Il jeta un œil par-dessus son épaule et aperçut son ami qui griffonnait quelque chose sur une feuille de papier. Griffonnait ou plutôt dessinait à en juger par les impulsions qu’il donnait au crayon. Cela attisa la curiosité de Jérémie. Que pouvait bien dessiner Ulrich ? Et d’ailleurs, depuis quand savait-il dessiner ?

Tournant à nouveau son regard vers le tableau, il suivit le cours d’une oreille distraite. Il savait déjà tout ce que le professeur essayait tant bien que mal d’enseigner au reste de la classe. Il avait beau avoir suffisamment d’orgueil pour se prendre pour Dieu et s’imaginer pouvoir sauver un être humain en appuyant sur les touches d‘un clavier, il n’en restait pas moins un surdoué aux capacités intellectuelles et au savoir incroyables. Un véritable Einstein comme se plaisait à l’appeler la bande depuis le tout premier jour. Il jeta un œil à l’horloge au-dessus du tableau. Plus que deux minutes avant la fin du cours. Avant, peut-être, de pouvoir satisfaire sa curiosité. Jérémie voulait vraiment se rapprocher d’Ulrich, le soutenir dans cette période pénible. Si ce gribouillage pouvait y aider… Pourquoi ne pas tenter ? Enfin, la sonnerie retentit. Attendant que quelques élèves se soient levés pour lui-même quitter sa place, Jérémie adressa un regard à Aelita censé lui faire comprendre ses intentions. Elle lui sourit en réponse, bien qu’il fut impossible pour l’adolescent de déterminer si ce sourire était un sourire de politesse ou un encouragement. Quel qu’en fut le sens, il en resta quelques instants sous le charme, au point de bousculer accidentellement Hervé qui lui fit remarquer avec son habituelle amabilité qu’il aurait pu faire attention. Jérémie ne releva pas. Son rival n’avait jamais su l’encadrer et c’était réciproque. En plus, il avait d’autres chats à fouetter. Saluant Ulrich qui venait tout juste de se lever, Jérémie essaya d’engager la conversation. Belpois posait des questions sans intérêt et Stern maugréait des réponses tout aussi plates. Le premier parvint finalement à poser les yeux sur la feuille noircie. Le trait n’était pas particulièrement précis, il était même plutôt hésitant mais l’effort était là. Il s’agissait d’une esquisse du visage de Yumi. Et pour un amateur, Jérémie trouvait que son ami avait un certain coup de crayon. Passé cette appréciation personnelle, il ne savait pas si le fait que son ami passe ses heures de cours à dessiner le visage de son ex-petite amie était une bonne chose. Probablement pas… Ulrich remarqua que le regard de son camarade se portait sur le dessin et il s’empressa de le ranger dans son sac sans mot dire. Puis il se dirigea vers la sortie. Jérémie lui emboîta le pas et le rattrapa après avoir passé la porte. Il l’attrapa par le bras, lui demandant pourquoi il ne viendrait pas réviser avec lui et Aelita. Il était même près à faire une concession, à aller au foyer si son ami le souhaitait. Mais le jeune homme lui répondit froidement qu’il préférait être seul. Belpois ne pouvait pas lui en vouloir et il le laissa partir. Ulrich s’arrêta quelques mètres plus loin et lança par-dessus son épaule :

- Merci quand même… 

Il poursuivit alors sa route. Jérémie baissa la tête. Il avait encore tout faux. Une main amicale se posa sur son épaule, celle de sa princesse. Le signal du Superscan se mit à retentir au même instant. Le garçon se délesta de son cartable et en sortit l’ordinateur. En l’ouvrant il se rendit compte que deux tours étaient activées… sur deux territoires différents. Il releva la tête. Ulrich n’avait pas encore bifurqué. Il le héla :

- Ulrich ! On a besoin de toi ! Cas d’extrême urgence ! 

Le garçon interrompit sa marche puis sembla se figer. Après plusieurs secondes d’une probable réflexion, il se décida à faire demi-tour, rejoignant ses amis. Même s’il allait mal, il ne pouvait pas les planter là, dans le besoin. Il leur fallait maintenant agir au plus vite. Deux tours activées sur deux territoires différents ; deux Lyokô-guerriers disponibles : les possibilités étaient restreintes, l’intervention risquée. D’autant que Yumi était partie au chevet de William et qu’Odd avait cours jusqu’en fin d’après-midi. Ils n’auraient pas de renforts si l’opération tournait mal.

L’estomac noué, les trois amis rejoignirent l’usine sans perdre une seconde. Aelita et Ulrich foncèrent à la salle des scanners pendant que Jérémie initialisait les processus de transfert. Il priait en silence pour que tout se passe bien. Une prière d’autant plus vaine qu’elle ne s’adressait qu’à son propre désespoir, lui qui ne croyait en aucune force supérieure. Ulrich serait transféré sur le Territoire du Désert et Aelita sur celui de la Banquise. Il n’y avait plus une minute à perdre. Jérémie avait tout de même résolu d’envoyer un message à Odd dans l’espoir que celui-ci puisse peut-être sortir de cours. Mais il ne fallait pas rêver. À cette heure-là, il avait cours de français avec Devoldère et l’homme ne grillerait certainement pas sa couverture pour le laisser les aider. Même s’ils étaient en danger par sa faute. Les deux guerriers s’installèrent chacun dans un scanner. Jérémie énuméra les étapes de la virtualisation pour chacun d’eux au fur et à mesure qu’elles s’enclenchaient. Quelques secondes plus tard, après un flash aveuglant, Ulrich se retrouva dans le désert et Aelita sur la banquise. Belpois, qui allait devoir coordonner deux interventions simultanées, les contacta :

- Très bien, écoutez-moi. Cette intervention est extrêmement risquée alors pas de folies. Si vous voyez que les choses tournent mal, vous vous repliez illico.
- Si tu nous donnais plutôt les coordonnées, Einstein. J’ai besoin de passer mes nerfs sur quelque chose, et des avatars, ça me semble plutôt pas mal.
- La tour du territoire Désert se trouve au Nord - Nord-Ouest de ta position. Mais avant que tu ne fonces tête baissée au combat, n’oublie pas ce que je t’ai dit sur la route, Ulrich. Ces adversaires n’ont rien de commun avec les monstres de X.A.N.A.
- Je sais. Ils sont véloces et on ne connait rien de leur potentiel réel. Je peux y aller maintenant ? acheva-t-il sèchement. 

Jérémie se recula dans son siège avant de presser la touche ENTER, virtualisant ainsi l’Overbike. La structure en fil de fer se dessina progressivement aux côtés du jeune guerrier et les textures de l’objet se plaquèrent sur celles-ci comme le leur dictait le programme de virtualisation. La moto devint finalement tangible ; Ulrich l’enjamba puis fonça en direction de la tour indiquée.

- Jérémie ? Tout va bien ? demanda Aelita qui commençait à s’inquiéter du silence de son ami. 

Celui-ci bredouilla une réponse par l’affirmative, encore sous le choc du comportement froid et distant d’Ulrich. Puis il lui donna les coordonnées de la tour, ajoutant qu’il allait lui virtualiser l’Overwing.

- Non, l’interrompit-elle. L’overboard… J’irai beaucoup plus vite avec l’Overboard.
- C’est trop risqué, Aelita. Ce n’est pas un engin stable.
- On a perdu trop de temps. L’overboard est la meilleure solution.
- Écoute Aelita. Il n’y a pas que ça. Il y a un truc de pas net avec le Superscan. Je ne détecte aucune présence sur ton territoire et pourtant, je reçois le signal d’une tour activée.
- Un bug ? l’interrogea la jeune femme.
- Peut-être. Quoi qu’il en soit, j’ai un mauvais pressentiment.
- Envoie-moi l’Overboard, Jérémie. Chaque seconde perdue est une seconde de gagnée pour eux.
- Promets-moi que…
- …Je ferai attention ? C’est promis. Maintenant, s’il-te-plaît, il faut que l’on comprenne ce qui se passe. 

Jérémie envoya l’Overboard à son amie qui démarra en trombe. Il était vraiment inquiet. Quelque chose clochait. Aucun monstre n’était visible sur ses écrans de contrôle du Territoire Banquise.

Fonçant à travers l’étendue désertique en soulevant un nuage de poussière orangée, Ulrich finit par apercevoir la tour au loin, une masse métallique énorme trônant à ses côtés. Aelita avait également la tour bien en vue mais rien d’autre hormis cette colonne blanche qui s’élevait ne se démarquait dans l’horizon nocturne et n’attirait son attention. En s’approchant davantage, Ulrich distingua plusieurs adversaires - des sortes d’hommes-grenouilles - qui établissaient un périmètre de sécurité. Aelita arrivait également sur la vaste plaine de la tour que l’on pensait activée mais elle se rendit bien vite compte qu’elle était seule. Ulrich essayait d’évaluer la situation. Les ennemis ne l’avaient pas encore repérés mais cela ne tarderait guère à l’allure où il roulait. Il décida de foncer dans le tas. C’était sa spécialité de toutes façons de déblayer le terrain. Faisant hurler son moteur et soulevant un nuage de poussière incroyable, il attira immédiatement l’attention des sentinelles et des tirs commencèrent à fuser dans sa direction. Aelita, quant à elle, s’arrêta au pied de la tour du territoire Banquise et posa un pied à terre avant de contacter Jérémie :

- Jérémie. Il n’y a rien ici… Il y a vraiment un problème avec le Superscan.
- Je ne crois pas que ce soit l’avis d’Ulrich. Ils sont dans le désert. Est-ce que tu peux le rejoindre pour lui prêter main forte ?
- Il faut que j’atteigne la tour de passage. J’en ai pour un moment.
- Alors vas-y. Parce qu’il n’a pas vraiment fait dans la dentelle et nos ennemis n’aiment pas être dérangés visiblement. 

Aelita reprit la route, se dirigeant à présent vers la tour de passage.

Ulrich, quant à lui, esquivait avec une habileté certaine les tirs des belligérants, prenant tout de même des risques inconsidérés. Tandis qu’il faisait basculer sa monture, sa jambe rasait parfois le sol, manquant de le désarçonner. Il n’avait nullement perdu ses talents de pilote et ses réflexes d’antan, il en revint même à une vielle stratégie qui avait fait ses preuves. Après avoir bien observé le terrain en le parcourant plusieurs fois, il repéra deux ennemis quasiment côte à côte. Il lui fallait être précis : un rocher à sa gauche dans quelques dizaines de mètres, une dizaine d’excités armés qui n’attendaient qu’une occasion de le descendre et pour lui, le moyen de faire d’une pierre deux coups. Atteignant sa vitesse maximale, il freina et dérapa, esquivant les tirs venant d’en face et s’éjecta de l’Overbike qui, emporté par les lois de la physique, alla heurter les deux ennemis avant que ces derniers n’aient eu le temps de se dérober. Ulrich roula sur le sol et parvint à se relever et à se réfugier derrière le rocher qu’il avait aperçu non sans perdre quelques points de vie dû à sa petite cascade, dégâts accentués par un laser qui le toucha à l’épaule gauche. À couvert, il porta sa main par réflexe à l’endroit où il avait été atteint. Les crépitements dus à l’impact avaient déjà cessé ; une explosion, celle de la moto retentit alors. Les événements se chevauchaient dans l’esprit du jeune Lyokô-guerrier. L’intensité du combat lui avait manqué durant ces dernières années. Il avait enfin de quoi s’occuper l’esprit. Visiblement mécontents du sort de leur deux camarades, les autres soldats arrosèrent sa cachette d’un feu nourri. Il essaya de se dégager de là mais les tirs étaient trop nombreux et réguliers.

- Ulrich. Reste à l’abri ! Aelita arrive ! lui ordonna Jérémie.
- De toute manière, je n’ai pas trop le choix. Mais il va falloir qu’elle fasse vite. Ils se rapprochent. 

En effet, ils avaient la ferme intention de le déloger pour l’éliminer et ils commençaient donc à contourner le rocher. La situation devenait vraiment périlleuse. Un premier rayon effleura le bras gauche du samouraï sans lui causer de dégâts. Il ne pouvait plus rester là. Ces types allaient l’avoir d’une seconde à l’autre. Se saisissant de ses deux sabres, Ulrich fit appel à sa chance autant qu‘à son talent. Il activa son Supersprint pour se sortir de là puis effectua une roulade pour se retrouver finalement face à ceux qui l’attaquaient.

- Ulrich, c’est de la folie ! lui cria Jérémie. Ils vont te descendre.
- Qu’ils essaient pour voir. Triplicata ! 

Le Lyokô-guerrier venait de faire apparaître deux clones pour lui prêter main forte. Les trois samouraï se lancèrent à l’attaque, esquivant les tirs ennemis.

- Il te reste vingt-cinq points de vie, Ulrich.
- C’est largement suffisant pour faire le ménage.
- Tu ne devrais pas les sous-estimer.
- Impact ! 

La voix résonnait en triple dans le haut-parleur du laboratoire. Sur le radar, trois triangles faisaient face à trois cercles ; le vacarme mêlé de trois déflagrations se fit entendre et, tandis que les triangles se remettaient en mouvement, les trois cercles avaient disparu. Comment diable avait-il réussi un tel prodige quand les autres Lyokô-guerriers peinaient tellement à approcher leurs adversaires ? Il est vrai qu’Ulrich était le mieux équipé et le mieux entraîné pour le corps à corps mais jamais Jérémie ne se serait jamais attendu à une telle performance. Il semblait mettre tout ce qu’il avait dans ce combat, peut-être parce que cela lui permettait de ne plus penser à Yumi. Il restait encore cinq adversaires. Il n’en resta bientôt que trois. Mais Ulrich commençait à ne plus pouvoir gérer l’ardeur au combat des envahisseurs. Ses deux clones détruits, il se retrouva acculé au pied d’une falaise et il crut bien qu’il allait se faire dévirtualiser lorsque deux champs de force de couleur rose tirés depuis le sommet dévirtualisèrent deux des assaillants avec une étonnante précision. Le seul survivant ouvrit le feu mais Ulrich para le tir à l’aide de ses épées puis l’attaqua au corps à corps. L’autre n’eut pas le temps de sortir sa lame rétractile. Stern l’avait déjà transpercé, en plein milieu du symbole inversé de X.A.N.A. Il laissa son ennemi exploser puis s’avança vers l’énorme monstre de métal. Il lui rappelait vaguement la créature ultime de leur ancien ennemi, le Kolosse. Il n’avait pas l’air beaucoup plus agile mais paraissait avoir un potentiel de destruction tout aussi élevé. Sans compter qu’il était à l’origine de l’activation des tours d’après Jérémie. Il jeta un œil aux tentacules greffées sur la tour.

- Et maintenant ? C’est quoi le programme ? demanda Ulrich, curieux de savoir quel était le plan d’Einstein pour venir à bout de cette chose.
- Vous restez en position et tu regardes.
- Quoi ? Tu plaisantes j’espère. Tu m’as dit que ce truc était responsable de l’activation des tours… 

Une main se posa sur son épaule. Aelita venait de descendre de la falaise, certainement à l’aide de ses ailes, et se trouvait à présent aux côtés du samouraï.

- Fais-nous confiance, lui dit-elle. 

Ulrich se tourna vers la jeune fille et eut un air surpris. Il avait confiance en eux. Pourquoi lui disait-elle cela ? Avait-il fait ou dit quoi que ce soit qui eut pu lui faire penser le contraire ? Soudain, la créature se mit en mouvement, exactement comme l’avaient prévu Jérémie et Aelita. Les appendices du Méka s’extirpèrent de la structure de la tour et le monstre poussa son cri strident avant de se ruer à travers la plaine. La terre tremblait sous le choc de ses pas, manquant à chaque instant de faire perdre l’équilibre aux Lyokô-guerriers ou de déclencher un éboulement.

- C’était quoi ça ? demanda Ulrich en voyant la créature se précipitait vers le précipice menant tout droit à la mer numérique.
- Je ne sais pas. On en sait absolument pas plus que toi. 

Un silence régna tandis qu’au loin on entendait le bruit du ressac de la mer après le plongeon du Méka. Jérémie leur annonça alors qu’il allait les matérialiser.
De retour dans la salle des scanners, les deux adolescents entrèrent silencieusement dans le monte-charge. Ulrich finit tout de même par tourner la tête vers Aelita et il lui sourit du mieux qu’il put. Il brisa alors le silence d’une voix mal assurée :

- Je… Merci pour tout à l’heure. Sans toi, je me faisais dévirtualiser. 

La jeune femme lui rendit son sourire et lui répondit :

- Tu peux toujours compter sur nous. 

Il comprit qu’elle ne parlait pas que des interventions sur Lyokô et il hocha la tête en rougissant. L’ascenseur s’arrêta finalement à l’étage du laboratoire et la double porte blindée s’ouvrit en coulissant. Jérémie était assis dans son siège jaune tourné vers la porte. L’inquiétude se lisait sur son visage.

- Un problème ? s’enquit sa petite amie.
- Et pas un petit. Je crois avoir un début d’explication sur le bug du Superscan. Lorsque le Méka s’est déconnecté, les deux signaux se sont désactivés exactement au même instant. Je n’en suis pas certain mais je crois que ces types ont trouvé le moyen d’envoyer des informations erronées dans le Superscan. Et si tel est le cas, cela signifie que dans peu de temps, ils pourront s’en prendre à n’importe quel programme contenu dans le Supercalculateur. 

Cette dernière phrase jeta un froid, un silence aussi glacial que l’éclairage de la pièce s’installa entre les trois adolescents. Tous savaient que si Lyokô et le Supercalculateur tombaient entre les mains de l’A.D.A.M, la partie serait définitivement perdue. Restait à savoir si les dés avaient déjà été jetés.







Voilà. Je suis assez mitigé sur ce passage. Il y a des trucs qui me plaisent beaucoup et d'autres.... ben... Ch'ais pas trop.... Enfin bref. N'hésitez pas à donner vos avis, critiques, corrections... Et merci d'avance ! Wink
_________________
« L'homme est le plus cruel de tous les animaux : il est le seul capable d'infliger une douleur à ses congénères sans autre motif que le plaisir. » Mark Twain
« Le mal triomphe par l'inaction des gens de bien » Edmund Burke


Dernière édition par PhilippeKadic le Lun 21 Déc 2009 19:21; édité 1 fois
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Kinshii MessagePosté le: Sam 28 Nov 2009 13:50   Sujet du message: Répondre en citant  
 


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Messages: 970
PhilippeKadic a écrit:
J'espère tout de même que l'apparente cruauté des événements ne vous rebutera pas.

Les évènements ne sont pas cruels puisqu'on ne peut les tenir responsable de leur actes. Par contre, je vois dans l'axe de mon viseur un auteur qui ferait un coupable tout à fait acceptable...


Mon message précédent était quelque peu sarcastique, mais en fait, tu me donnes raison :

Yumi se détruit à petit feu, écœurée par l’attitude d’Ulrich.
"Peut-être aurait-il dû se tourner vers Ulrich et vers Yumi pour qu’ils n’aient pas à subir la torture psychologique à laquelle se soumet tout être humain en perdition."

Ulrich, qui, en ce moment, lorgne sur le suicide.
"Ulrich, c’est de la folie ! lui cria Jérémie. Ils vont te descendre."

Le retour du beau William va venir remuer le couteau dans la plaie.
"D’autant que Yumi était partie au chevet de William"

Odd s’ennuie ferme.
"Odd avait cours jusqu’en fin d’après-midi."

Jérémie et Aelita sont sur leur petit nuage radioactif.
"Pour Jérémie et Aelita, cette routine existait à nouveau depuis quelques jours mais ils n’en étaient pas mécontents."

L’ADAM ourdit sourdement son horrible complot.
"le seul nuage opaque qui obscurcissait encore son ciel était le calme tout significatif de l’A.D.A.M."

J’ai bon espoir que Sissi vienne mettre son grain de poivre dans tout ça.
Je ne désespère pas ^^

Et… Tient ? C’est Kiwi qui hurle à la mort ?
"dans peu de temps, ils pourront s’en prendre à n’importe quel programme contenu dans le Supercalculateur.
Cette dernière phrase jeta un froid, un silence aussi glacial que l’éclairage de la pièce s’installa entre les trois adolescents."


Finalement, mon premier pronostic était peut-être bon.
Citation:
En raison d'un problème technique, le prince charmant ne pourra intervenir avant le chapitre 15, merci de votre compréhension

> Réponse à la fin de ce chapitre.


[Donnés confidentielles censurées]


Les fautes (Attend avant d'éditer, je suis sûr qu'Evana va en trouver d'autres ^^ Comme je n'ai pas envie de les relever au fur et à mesure de ma lecture, j'en ai certainement oublié)

"Chaque seconde perdue est une seconde de gagner pour eux." > une seconde de gagnée pour eux
"s’éjecta de l’Overbike qui, emportait par les lois de la physique" > emportée par les lois de la physique
"tandis que les triangles se remettaient en mouvement, les trois cercles avaient disparus." > Les triangles se remettaient en mouvement alors que les trois cercles avaient disparus
"deux champs de force de couleur rose tirés depuis le sommet dévitalisèrent deux des assaillant" > dévirtualisèrent deux des assaillants (la correction automatique qui se mêle de ce qui ne la regarde pas ? ^^ )
"Pourquoi lui disait elle cela ? > Pourquoi lui disait-elle cela ?

Heureusement, malgré ces fautes, le plaisir est toujours au rendez-vous.


"Le seul survivant ouvrit le feu mais Ulrich para le tir à l’aide de ses épées" Bon, alors je vais t'embêter avec des détails, mais techniquement, ce ne sont pas des épées mais des sabres. ( What's, they're synonym ? you jerk ! )

Hum... Une épée présente deux tranchant, alors qu'un sabre n'en possède qu'un seul et est généralement courbe pour se dégainer avec plus de facilité et opposer moins de résistance quand il tranche.

Je sais que tu es hanté par la peur de faire des répétitions, mais un amateur de mon envergure ne peut passer outre Smile
Pour varier, tu peux utiliser les mots arme, sabre, lame, Katana, tartineur...
éventuellement qualifiés des adjectifs - Japonais, - digital, numérique, - virtuel...
Comme je sais que tu ne vas pas me jeter le dictionnaire à la figure, je peux t'enjoindre à employer des synecdoques. Quelques parties de la lame qui peuvent être utiles pour décrire les combats : pointe, fil = tranchant, arrête = plat = flanc = côté, dos = creux


Mis à part ce détail, je trouve le combat plutôt bien écrit. Pas beaucoup d'innovation de la part d'Ulrich, mais pourquoi changer les bonnes habitudes ?

Tu as triché en passant de l'autre côté de l'écran, mais cela ne me gène pas (à condition bien sûr que tu n'abuses pas de ce stratagème, car tu ne t'en tireras pas à si bon compte à chaque fois Evil or Very Mad )


Ulrich fait de très nets progrès. Remercier Aelita pour une chose somme toute anodine au regard du nombre de fois où il a déjà été dévirtualisé, quel bouleversement ^^


*curieux* Je me demande comment tu vas te débrouiller pour encore faire empirer les choses Razz

Bon courage Wink
_________________
 
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Abadjin Pieckoyt MessagePosté le: Dim 29 Nov 2009 14:40   Sujet du message: Répondre en citant  
Défenseur Galactique


Inscrit le: 22 Aoû 2008
Messages: 559
Localisation: Aux côtés du Catalyseur pour mettre fin à la menace des Moissonneurs...
Hein, hein de l'action et une nouvelle piste très sombre... Ce Méka m'intrigue toujours autant... Ulrich qui se remet mal de sa rupture et qui remercie même ses amis en admettant leur aide ! OH MY GOD ! Mr. Green

Bien, bien c'est tout bon tout mignon tout ça... J'ai hâte que tu réabordes le côté thriller avec Dévoldère and co...

A plus !

_________________
http://nsm07.casimages.com/img/2012/02/05//120205103503633029399575.png

Tel un feu purificateur, nous rétablissons l'équilibre.
Le Catalyseur s'adressant au Commandant Shepard,
quelques secondes avant l'activation du Creuset et la fin des Moissonneurs.

Tiré de Mass Effect 3
Liens de mes Fics et Fans Fics
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Guill@um€ MessagePosté le: Dim 29 Nov 2009 15:43   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 13 Juil 2009
Messages: 118
Localisation: Là où finissent les univers et où commence le chaos ...
Ah ! Revoilà un peu d'action.

Très beau chapitre, bien écrit. J'ai un peu l'impression de me répéter, mais quand la qualité est constante (et surtout d'un haut niveau), c'est dur de trouver de nouveaux trucs à chaque fois ...

J'ai l'impression qu'Ulrich sombre peu à peu dans la dépression. Il doit se sentir seul. Jérémie et Aelita passent leur temps ensemble, Yumi l'a quitté. Odd accepte encore de lui parler mais il n'était pas là sur Lyoko.

Mais enfin derrière tous ces sentiments noirs, on dirait bien qu'il commence à s'ouvrir un peu, puisque son orgueil lui permet en fin de remercier Jérémie et d'accepter l'aide d'Aelita.

Je suis d'accord avec ce que tu dis, c'est vrai que complexifier toutes les relations amoureuses empêcherait l'intrigue principale d'avancer à un rythme satisfaisant. Je comprends donc ton choix.

Bonne chance pour la suite.
_________________
« Jim ! Tu es encore pire que les obscurantistes qui ont brûlé la grande bibliothèque d'Alexandrie !
- Ha ... Euh, merci Suzanne ! »
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Evana MessagePosté le: Mer 02 Déc 2009 11:45   Sujet du message: lors Répondre en citant  
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T'as raison Kinshii, je suis là Mr. Green

Il avait beau avoir suffisamment d’orgueil pour se prendre pour Dieu et
s’imaginer pouvoir sauver un être humain en appuyant sur les touches d‘un clavier, il n’en restait pas moins un surdoué aux capacités intellectuelles et au savoir incroyables
=> Ce ne serait pas plutôt 'il avait beau ne pas avoir assez d'orgueil'?

Ulrich fini par apercevoir la tour au loin => Ulrich finit

Est-ce que tu peux le rejoindre pour lui prêter main forte ? => Il me semble que c'est main-forte, mais je suis pas totalement sûre (l'orthographe française est tellement débile...), faudra vérifier.

Ulrich, quant à lui, esquivait avec une habilité certaine => habileté

il en revint même à une vielle stratégie qui avait ses preuves. => une vieille stratégie qui avait fait ses preuves

Tu ne devrais pas les sous estimer.=> les sous-estimer

tandis que les triangles se remettaient en mouvement, les trois cercles avaient disparus. => avaient disparu

Kinshii a écrit:
"s’éjecta de l’Overbike qui, emportait par les lois de la physique" > emportée par les lois de la physique

Alors, ni l'un ni l'autre n'a raison, c'est "emporté" ^.^

~~~~

PhilippeKadic a écrit:
Evana, ne frotte pas deux pierres comme ça à côté de la flaque...

Laisse tomber, vieux, on est au 21e siècle, je me grille une clope et je te la balance dessus quand elle est finie, ça va plus vite! Mr. Green

Eh bien, que vois-je, Ulrich en pleine dépression - pour changer...
Bon, au moins il a accepté le soutien de ses amis, c'est déjà ça.^^
Tu n'as pas besoin de te justifier en nous disant que tu aimes Ulrich même si tu le fais souffrir, pour moi c'est évident que tu l'aimes bien! Faire souffrir quelqu'un est une preuve d'amour, tout le monde le sait. -->[]

Il se met au dessin maintenant? Normalement c'est Odd, mais bon, OSEF, c'est ta fic. x)
Enfin, j'le comprends Yumi doit être agréable à dessiner.^^

Y a un truc par contre qui me chiffonne, c'est la relation Jérémie-Aelita. Je te demande pas de les faire s'embrasser toutes les deux minutes, et je sais que c'est un couple d'un naturel timide et réservé, il n'empêche qu'on ne dirait pas du tout qu'il sont ensemble... à moins que le "cette routine existait à nouveau depuis quelques jours mais ils n’en étaient pas mécontents" nous cache des choses...?

Bon, à part ça, y en a marre des problèmes techniques! C'est une excuse de m****, c'est juste que dans ce pays, personne ne veut travailler...
*Mais réparez-moi ces projecteurs, et qu'il entre, bordel!*
Bref, tu auras compris que j'attends le retour de Willy avec une impatience non dissimulée Twisted Evil
Il a toutes ses chances maintenant que les deux autres ont cassé... ça va être chaud!
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PhilippeKadic MessagePosté le: Mer 09 Déc 2009 20:09   Sujet du message: Répondre en citant  
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Merci beaucoup pour vos corrections et commentaires que je prends bien entendu en compte même si, tout à ma procrastination pathologique, j'attends ce week-end pour éditer les passages (puisque Evana et Kinshii) trouveront certainement des fautes dans la dernière partie du chapitre.

J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire cette nouvelle partie qui m'a, un peu malgré moi, éloigné de ma ligne directrice et va m'obilger à remanier (mais ce n'est pas plus mal) quelques événements programmés de longue date dans l'intrigue. Evana sera par ailleurs ravie d'apprendre que William est de la partie, il a d'aiileurs le plus gros des répliques en discours direct... Désolé, réminiscence de mes cours de stylistique de cet après-midi Embarassed .

En outre, je suis content que le combat plaise à la majorité des lecteurs qui se manifestent (j'espère qu'il aura plu aussi aux anonymes) et encore à Kinshii, notre spécialiste ès combats... Je le dis sur une note humoristique mais j'admire vraiment les combats que met en scène mon camarade Lyokô-fan. Je n'ai pas grand chose d'autre à ajouter si ce n'est, pour répondre à la question à peine dissimulée d'Abadjin Pieckoyt, que le côté "thriller" (quoique ce soit une appellation abusive peut-être) ne fera son retour immédiat. Ah et Kinshii... Qu'est-ce que tu entends paar faire empirer les choses ? Comme si j'étais sadique avec les personnages... Surprised Quelle idée ! Wink

Sur ce, voici la dernière partie du chapitre.






Chapitre 14-3
Ubiquité


Pendant ce temps, à l’hôpital, Yumi patientait dans un couloir, rongée sans répit par les multiples sentiments qui s’agitaient en elles, tourmentant de manière presque tangible son cœur et son estomac. Un énième médecin était venu ausculter William en lui demandant de quitter la chambre : il n’en avait pas pour longtemps. Mais visiblement Yumi et ledit médecin n’avait pas la même définition du temps. Cela faisait bien quinze minutes qu’elle attendait devant cette maudite porte bleue, adossée au mur, les bras croisés sur sa poitrine. Son impatience se traduisait par les légers mouvements de ses doigts. Que pouvait donc fabriquer ce médecin ? Et pourquoi étaient-il tous si attirés par ce cas dont il ne parvenait pas à comprendre les causes ? N’avaient-ils pas mieux à faire ailleurs dans l’hôpital que d’importuner son ami alors que celui-ci était désormais parfaitement rétabli ? Perdue dans ses pensées, occupée à reprocher au personnel de faire son travail pour ne pas penser à à ses propres problèmes, Yumi ne réalisa pas que le médecin était sorti. Elle avait à ce moment précis les yeux rivés sur le sol… bleu, pour changer. Ce n’est qu’au troisième appel de l’homme en blouse blanche que la Japonaise réalisa que c’était à elle que l’on s’adressait.

- J’ai terminé d’ausculter votre ami, mademoiselle. Vous pouvez retourner à ses côtés, lui dit l’homme d’une voix monocorde. 

Yumi bredouilla un merci maladroit puis entra et referma la porte pendant que le médecin s’éloignait. Son regard se porta sur William qui était allongé sur son lit et la regardait, un léger sourire aux lèvres.

- Alors, on rêve éveillé maintenant ? la taquina-t-il.
- Euh… Oui… bégaya-t-elle, je… J’étais un peu perdue dans mes pensées…
- Quelque chose te tracasse, pas vrai ? demanda-t-il sur un ton qui cherchait à la mettre en confiance. Tu veux en parler ? 

Yumi fut surprise par l’aplomb soudain du garçon. Il n’avait plus du tout l’air de souffrir d’un quelconque mal. Il semblait être redevenu l’ami qu’elle avait connu, toujours prêt à l’aider. Elle trouvait même la situation un peu étrange, c’est probablement cette réflexion qui entraina un temps de latence assez important entre la question basique du jeune homme et la réponse de l’adolescente. Bien qu’il soit allongé sur un lit d’hôpital, il voulait quand même savoir ce qui la torturait, ce qui la rendait distraite. Il voulait l’aider, la faire passer avant ses intérêts propres. La jeune femme s’avança vers la fenêtre, silencieuse. William, quoique surpris, ne la brusqua pas. Peut-être n’avait-elle pas envie d’en parler. Il n’avait pas l’intention de la brusquer de toute façon. Leur amitié était basée sur la confiance qu’ils avaient l’un en l’autre et sur le respect mutuel qu’ils se vouaient. Il aimait trop Yumi pour l’obliger à quoi que ce soit. Il espérait juste la réconforter. Personne ne devrait porter seul sa croix, il ne le savait que trop bien.

Yumi observa le parking de l’hôpital, en contrebas. Elle ne parlait toujours pas. Elle semblait perdue dans ses pensées. Une minute passa. Puis deux. William attendait toujours, silencieux lui aussi. Il se contentait d’observer son amie, accoudée à l’appui de fenêtre. Finalement, elle rompit le silence :

- J’ai l’impression d’être en train de perdre tout ce qui m’est cher… Et le pire, c’est que, quoi que je fasse, j’ai l’impression que c’est inéluctable. 

Sa voix tremblait, était saccadée tout comme sa respiration : elle pleurait ou, du moins, elle sanglotait.

- Tu parles d’Ulrich ? l’interrogea William d’une voix pleine de douceur.
- S’il n’y avait que lui… On a rompu effectivement… admit-elle en marquant une pause, comme si le fait de mettre des mots sur cette rupture lui était douloureux.
- Je suis désolé, glissa le jeune homme, sincèrement peiné.
- Mais au-delà de ça, j’ai l’impression que tout ceux qui comptent pour moi vont… vont… Je ne sais pas, soupira-t-elle. Quand je t’ai vu plongé dans le coma, j’ai cru que… 

Elle ne parvint pas à terminer sa phrase mais une main se posa délicatement sur son épaule, comme pour lui dire que ce n’était pas la peine, que cela n’arriverait jamais. Dunbar, qui se tenait maintenant juste à côté d’elle, plaisanta :

- Tu croyais pas te débarrasser de moi comme ça ? 

Entre deux sanglots désormais bien audibles, il l’entendit rire.

- Idiot… Je sais pas ce que je ferai sans toi.
- Et moi sans toi, reprit le garçon. 
Yumi tourna son visage vers William, étonnée par la rapidité et le naturel avec lesquels il lui avait répondu. Il lui souriait d’un air prévenant et compatissant.

- Il y a aussi Jérémie… Depuis que tu es tombé dans le coma, je ne le reconnais plus. Il a même réactivé le Supercalculateur en pensant y trouver une solution pour te sauver.
- Tu plaisantes ? demanda William dont le visage venait de changer du tout au tout.
- Malheureusement non… Mais ne t’inquiètes pas, tu ne risques rien. X.A.N.A a été détruit. Toi, tu es hors de danger.
- Comment ça moi ? 

Yumi réalisa qu’elle en avait trop dit et tenta de se rattraper.

- Rien ! Oublie…
- La dernière fois que tu m’as conseillé ça, j’ai fini possédé par un spectre de X.A.N.A. Yumi… Dis-moi ce qui se passe. S’il-te-plaît. 

L’adolescente hésita mais finalement céda lorsque William raffermit légèrement son étreinte sur son épaule pour lui montrer qu’il était bien là à ses côtés et qu’il le serait toujours, qu’il ne s’en irait pas, lâchement.

- Une organisation paramilitaire dont nous ne connaissons rien ou presque parvient à activer des tours sur Lyokô. On ne sait pas pourquoi ni comment mais… Tout ça est en train de détruire notre amitié à tous les cinq.
- Quoi qu’il puisse arriver, je te laisserai pas tomber, Yumi. 

Ces quelques mots étaient justes ceux qu’elle voulait entendre. Savoir qu’elle pouvait compter sur un ami, voilà ce dont elle avait besoin en ce moment. Elle ouvrit ses bras et étreignit amicalement William en le remerciant à demie-voix, émue. Celui-ci, au départ saisi par le transport de son amie, se décida à refermer ses bras autour d’elle, scellant ainsi leur accolade. Dunbar réalisa bientôt qu’il avait probablement autant besoin de ce geste d’affection et de réconfort que son amie. Yumi était à peu près la seule personne avec laquelle il se sentait parfaitement bien. Ce n’était pas seulement une histoire d’accointance ou de confiance. Il y avait quelque chose d’autre. Il n’y avait qu’avec elle, qu’en sa présence, que ses problèmes semblaient s’évanouir. Il n’y avait qu’elle qui lui accordait de l’attention, qui l’acceptait pour ce qu’il était, qui faisait l’effort de le comprendre. Elle était plus qu’une amie. Leurs différends passés au sujet de Lyokô n’étaient plus que de lointains souvenirs et malgré la réactivation du Supercalculateur, il savait qu’il ne laisserait personne l’éloigner de la seule personne qui lui témoignait de l’affection.

Tous deux se sentaient en sécurité, à l’abri du monde extérieur, dans les bras l’un de l’autre. Ces moments de réconfort entre deux personnes très proches donnent toujours à ces dernières l’impression de s’enfermer dans une bulle, un cocon dans lequel rien ne peut leur arriver. Mais une étreinte ne saurait être éternelle. Aussi les deux adolescents finirent par se séparer. Ils se regardèrent en souriant.

- Merci, dit doucement William. 

Surprise, Yumi lui demanda pourquoi il la remerciait, ajoutant que ce serait plutôt à elle de le remercier, lui qui l’écoutait toujours quand quelque chose n’allait pas.

- Je te remercie pour tout ce que tu as fait pour moi depuis que je suis hospitalisé. Les infirmières m’ont dit que tu es venu me voir presque tous les jours et… Ça me touche vraiment. À part toi - et mes parents - je n’ai pratiquement pas eu de visites.
- Aelita et Jérémie sont passés une fois ou deux eux-aussi mais… Ils ne se sentaient pas à leur place.
- Pour toi non plus, ça ne devait pas être facile et… C’est pour ça que je te suis reconnaissant. Tu étais à mes côtés, pendant tout ce temps. Avant même mes parents. 

Yumi remarqua qu’à chaque fois qu’il évoquait ses parents, sa voix se chargeait d’une émotion négative.

- William ? Est-ce que je peux te poser une question personnelle ?
- Bien sûr, répondit l’intéressé avec un hochement de tête significatif.
- Est-ce que tu es en froid avec tes parents ? le questionna-t-elle, gênée. 

L’adolescent sourit quand il s’aperçut que la jeune fille redoutait peut-être sa réaction.

- C’est un peu plus compliqué que ça… répondit-il en se tournant à son tour vers la fenêtre, disons juste que je ne suis probablement pas le fils dont ils auraient rêvé : un bon élève qu’ils auraient pu laisser en pensionnat pour régler leurs affaires professionnelles. Si je me suis fait renvoyer de plusieurs collèges avant d’arriver à Kadic, c’est surtout parce que je voulais me faire remarquer… Tu sais, attirer l’attention. Je pensais qu’en faisant des trucs dingues, en enfreignant les règles, je me ferais des potes et que j’arriverais à séduire des filles.
- J’avais cru le comprendre…
- En fait, il y avait autre chose que j’espérai… C’était d’attirer leur attention.
- Tu veux dire celle de tes parents ?
- Je pensais qu’en faisant ce genre de trucs, ils finiraient par s’intéresser un peu plus à moi qu’à leur boulot… Mais j’avais tort. Plus j’en faisais des tonnes et moins ils semblaient y prêter attention. Et puis, il y a eu Lyokô et la réplique que Jérémie a généré pour me remplacer pendant que j’étais sous l’emprise de X.A.N.A. Mes parents ont réellement cru que j’avais déraillé à ce moment-là. Pendant un moment, j’ai reçu pas mal de coups de fil de leur part à Kadic. Et puis au fil des mois, la situation est retournée au point de départ. Mais aujourd’hui, après ce qui m’est arrivé, ils m’accordent à nouveau de l’attention. Ils veulent à tout prix que je passe des tas d’examens mais tout ce dont j’ai envie, c’est de retourner à Kadic.
- Le fait qu’ils s’inquiètent pour ta santé prouve au moins qu’ils tiennent à toi, positiva Yumi.
- Tu sais, je les aime beaucoup mais… Je voudrais simplement qu’ils s’intéressent un peu plus à moi, pas seulement quand je me retrouve à l’hôpital ou quand je colle des affiches sur la voiture d’un proviseur.
- Je comprends ce que tu veux dire. 

Yumi observait son ami, accoudé à l’appui de fenêtre, qui regardait l’horizon d’un air songeur. Elle remarqua que de légers mouvements convulsifs agitaient la main droite du jeune homme.

- Les médecins savent pour ta main ? 

Le garçon répondit laconiquement par la négative puis ajouta :

- J’ai pas envie de rester plus longtemps dans cet endroit… Alors je ferai comme je fais depuis deux ans : comme si de rien n’était.
- Ce n’est pas une solution… Regarde où ça t’a mené. Je veux pas te perdre William.
- Et ça n’arrivera pas. De toute façon, si je reste ici, je vais perdre mon temps et les médecins le leur. Tu sais très bien qu’ils ne trouveront rien.
- Tu crois toi aussi que ça a un lien avec X.A.N.A.
- Ça ne peut-être que lui. Les choses qu‘il m’arrive de voir, ces hallucinations, ces rêves… Ces trucs sont trop réels pour ne pas avoir d’ancrage dans la réalité. Je suis sûr que c’est lui qui me parle mais j’ignore pourquoi il veut que je retourne sur Lyokô.
- William. X.A.N.A a été détruit… commença Yumi.
- Tu ne me crois pas, c’est ça ?
- Je n’ai pas dit ça… C’est juste que… Je ne comprends plus ce qui se passe. Et je ne veux pas qu’il t’arrive quoi que ce soit de mal.
- Je ne laisserai pas X.A.N.A l’emportait sur ma volonté cette fois. Mais les médecins ne pourront rien y faire de toute façon. Maintenant, c’est entre lui et moi. Ou plutôt entre moi et celui que j’étais sur Lyokô…
- Tout à l’heure tu m’as dit quelque chose d’important. Que quoi qu’il puisse arriver, tu ne me laisserais pas tomber. Et bien, sache que c’est réciproque. Je ne te laisserai pas affronter ça seul…
- Promets-moi simplement que tu garderas ça pour toi… Promets-le moi. 

Yumi ne répondit pas immédiatement. Cette promesse impliquait, d’une manière ou d’une autre, qu’elle porte une part de responsabilité dans les événements si ceux-ci tournaient mal. Elle ne voulait pas assumer la responsabilité d’une prochaine crise. Mais en même temps, elle ne voulait pas non plus que son ami reste dans cette chambre déprimante. Sa sortie était prévue ce week-end. Dieu seul sait combien de temps il devrait rester hospitalisé si les médecins apprenaient la résurgence des symptômes.

- Entendu. Je ne dirai rien au personnel de l’hôpital.
- Promis ?
- Je te le promets. 

William lui adressa un sourire tendre qui marquait la confiance qu’il avait en sa parole. Il savait qu’elle ne lui mentirait jamais, d’abord parce qu’elle avait un sens de l’honneur prononcé et ensuite parce que la confiance qu’il plaçait en elle était absolue. Il leva doucement sa main et caressa la joue droite de son amie avec le dos de la main, comme pour balayer les derniers doutes, les dernières craintes de la jeune fille. Ce n’était pas un geste ambigu ou équivoque pour Yumi, juste une marque d’affection. Rien à voir avec un baiser. Mais William fut troublé par son propre geste. Quelque chose le mettait mal à l’aise dans cette situation. Il avait le sentiment de mettre Yumi en danger par ce simple geste, aussi ridicule que cela lui paraissait. Son environnement prit alors une toute autre apparence. Il lui semblait qu’il se trouvait sur Lyokô, dans le Territoire du Désert. Et Yumi, face à lui, était juste au bord d’un précipice, avec en contrebas, la mer numérique qui faisait entendre son ressac. Soudain, sans qu’il ne puisse contrôler ou comprendre quoi que ce soit, il se vit retirer sa main et précipiter la geisha dans le vide. Lorsqu’il reprit conscience de l’environnement réel qui l’entourait, il s’aperçut qu’il n’avait pas effectué le geste fatidique. Le dos de sa main gauche était toujours collé à la peau délicate de Yumi. Il perdit soudainement l’équilibre et se rattrapa à l’appui de fenêtre. À Yumi qui lui demandait ce qui lui arrivait, il mentit en répondant qu’il n’avait eu qu’une simple absence, ajoutant en plaisantant :

- Ce doit être l’émotion. 

Mais la jeune Japonaise n’avait pas envie de rire. Elle avait fait une promesse mais elle commençait déjà à la regretter. Il lui revint alors en mémoire la fois où, sur Lyokô, X.A.N.A l’avait dupée en contraignant William à un geste d’affection similaire. Tandis qu’elle aidait le garçon à rejoindre son lit pour qu’il s’y asseye, elle prit la résolution de parler de tout cela à Aelita avant d’aller voir Jérémie. Il fallait qu’elle en ait le cœur net.




Voilà, c'est tout pour le moment. Je passe mes examens la semaine prochaine ce qui signifie que j'aurais ensuite trois semaines de vacances. Je ne dis pas ça pour narguer mes lecteurs lycéens mais juste pour vous informer que, si tout se passe bien, je devrais pouvoir au moins boucler le chapitre 15 d'ici à la fin des vacances de Noël. Sur ce, n'hésitez pas à me poster vos avis. Ils me permettent, encore une fois je le répète de remettre en cause certains détails et, concernant les fautes, de m'améliorer (et oui, je corrigerai celles déjà relevées ce week-end, c'est promis ! )
_________________
« L'homme est le plus cruel de tous les animaux : il est le seul capable d'infliger une douleur à ses congénères sans autre motif que le plaisir. » Mark Twain
« Le mal triomphe par l'inaction des gens de bien » Edmund Burke


Dernière édition par PhilippeKadic le Lun 21 Déc 2009 19:25; édité 2 fois
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Kinshii MessagePosté le: Mer 09 Déc 2009 21:30   Sujet du message: Répondre en citant  
 


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Messages: 970
« Spécialiste ès combats »
*flatté* ça sonne bien.
Je l’aurais volontiers adopté comme rang si mon avatar n’était pas suffisamment explicite et si je n’avais pas peur de me montrer prétentieux.
Car si mon ego réduit l’infini à quantité négligeable, je suis conscient d’avoir beaucoup à améliorer,, que ce soit au niveau des combats ou du reste du récit.
Je ne m’étendrais pas plus longtemps sur le sujet ici, parlons plutôt de ce chapitre.

Juste deux mots avant.
Je n’ai pas développé mon appréciation, mais mon commentaire est tout à fait franc, je ne jette pas des fleurs gratuitement. Le combat passe très bien, il est parfaitement intégré au récit, rien ne trouble dans l’enchaînement des actions. Ulrich à trouvé un exutoire à sa colère contre lui-même (mener une guerre ailleurs est le meilleur moyen d’oublier ses propres défaites). Cela explique son agressivité, qui finit par le mettre en position délicate, comme de juste. Heureusement, Aelita cueillait des pâquerettes dans les environs…
Donc un combat qui n’est pas un chef d’œuvre de stratégie militaire, mais qui correspond au combats sur Lyokô et dans lequel aucun défaut ne vient assombrir le tableau.
C’est une bonne chose que tu nous laisse sur une bonne impression car quelque chose me dit que le prochain voyage sur Lyokô n’est pas pour demain…
Moi, mauvaise langue ? Non, j’espère juste que tu vas me donner tort Razz

J'ai pas trouvé beaucoup de faute :
« À à ses problèmes »
« Il n’avait pas l’intention de lui tirer les vers du nez » ça pourrit toute la scène ça… franchement, t’aurais pu trouver mieux, non mais je vous jure. J’entendais presque la douce mélodie caractéristique des scènes romantique du D.A, et je lis « tirer les vers du nez ». Je te prie de bien vouloir croire que le piano s’en est retrouvé tout désaccordé.
« Je ne laisserait pas X.A.N.A l’emportait sur ma volonté cette fois » > l’emporter (faut vraiment que tu fasses quelque chose,c’est trop bête de faire constamment une même faute ^^)

« Promis, je ne dirais rien au personnel de l’hôpital » Et William se contente de ça ? On devine immédiatement que Yumi se garde une porte de sortie pour aller tout cafter à Jérémie à la première occasion, et le beau gosse avale le morceau sans broncher ^^

Voyons quelles perspectives nouvelles nous apporte ce chapitre.
Rien, rien et rien.
C'est Evana qui doit être contente du retour de son prince, mais mis à part le témoignage de leur amitié réciproque et plus si affinité (je parle de William et de Yumi), on est toujours au même point de l'intrigue.

C'est honteux de faire ce que tu fais, jeter quelques miettes à des rapaces affamés.
"petits, petits... Piou, piou, piou..."
Tu nous as pris pour des pigeons ? On veut quelque chose de consistant Twisted Evil

(C'était une façon comme une autre de préciser que j'attendais la suite avec impatience.)

Et puis, tu ne peux t'en prendre à toi même si la nourriture est si bonne que jamais nous n'en serons comblés.

(C'était une façon comme une autre de dire que la qualité était toujours présente.)


Bonne continuation Wink
_________________
 
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Evana MessagePosté le: Sam 12 Déc 2009 18:59   Sujet du message: Répondre en citant  
Spectatrice


Inscrit le: 11 Fév 2009
Messages: 479
Eh bien, le revoilà! Mais faudrait un peu se bouger: un câlin, une caresse...
Mouais, les simples amis font ça, j'espérais que Yumi profiterait un peu plus d'avoir la possibilité d'être infidèle (parce que, justement, elle ne le serait pas)!

Et c'est quoi encore cette histoire avec Lyokô? Une fois n'a pas suffi, il faudrait que William redevienne méchant?

J'ai vu d'autres fautes:
Cette promesse impliquait, d’une manière ou d’une autre, qu’elle porterait => qu'elle porte

...je me ferai des potes et que j’arriverai à séduire des filles. => je me ferais, j'arriverais^^

Plus j’en faisais des tonnes et moins il semblait y prêter attention => ils semblaient, William parle de ses parents.

Y a un autre prince charmant dont on entend pas trop parler en ce moment, c'est le charmeur de ces dames, le magnifique, le grand, le... enfin Odd, quoi. Où est-il? Où va-t-il? Que devient-il?

Beaucoup de questions, peu de réponses. Je vais finir par croire que William est uniquement revenu parce que tu avais peur de nos menaces Razz
Serais-tu froussard à ce point (et voilà, encore une question)?

J'espère que tu seras assez courageux pour poster une suite et subir nos foudres si elle ne nous plaît pas.
Sur ce, à plus!^^
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PhilippeKadic MessagePosté le: Lun 21 Déc 2009 19:46   Sujet du message: Répondre en citant  
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Inscrit le: 22 Juil 2009
Messages: 108
Localisation: Croix, France
Comme de coutume, merci à Evana et Kinshii pour leurs commentaires/corrections et aux lecteurs anonymes.

Pour répondre aux remarques sur le fait que l'intrigue traîne en longueur, que les personnages ne saisissent pas les occasions... Je crois que c'est mieux comme ça. Mon but est à la fois d'essayer de coller à la vision que j'ai des personnages tels qu'ils pourraient évoluer dans de telles périodes de troubles (l'adolescence et une menace terroriste sous-jacente) et de rester réaliste.

Le fait que Yumi n'agisse pas de la même façon qu'Ulrich et ne lui rende pas la monnaie de sa pièce est tout à son honneur, non ? Et personnellement, je n'imagine pas William, convalescent et hanté par les réminiscences de X.A.N.A, et Yumi, dont les sentiments n'ont jamais été aussi embrouillé, se laisser aller. Remarquez, cela aurait pu être une possibilité mais ce n'est pas ma vision des personnages ni ma vision de la scène.

D'autre part, comme je le disais, la lenteur de la progression de l'écriture vient tout à la fois d'une volonté d'écriture parfaitement consciente (le plan plus ou moins définitif est prêt depuis fin octobre) et, oserai-je le dire, des impératifs imposés par mon imagination à chaque chapitre (d'une moyenne de trois pages, je passe à une moyenne de quatre pages et demie ces derniers temps pour un partie de chapitre).

Bref, ne t'inquiète pas Kinshii, je ne vous prends pas pour des pigeons (bien que le "petits, petits... Piou, piou, piou..." m'ait bien fait rire, je m'imaginais la scène d'ailleurs ^^) Wink


Allez, tout de suite, un inédit comme dirait France 4... Sauf que là c'est vrai et qu'il n'y a pas de déprogrammation Razz
En vous souhaitant une bonne lecture !




Chapitre 15-1
L'effet papillon


Une nouvelle semaine venait juste de commencer. Dans le ciel, les nuages s’amoncelaient, gênant le passage des rayons du soleil qui parvenaient tout de même à percer par endroits en conférant au ciel un obscur aspect lumineux. Quelque chose, dans l’air du temps, appelait à la mélancolie. Dans le réfectoire, l’éclairage au néon contrastait violemment, comme pour ramener à la réalité ceux qui y entraient l’esprit morose. Pourtant, rien ne semblait pouvoir altérer l’accablement de Jérémie, qui le menton posé sur la main regardait à travers la fenêtre les nuages d’un gris noirâtre à travers lesquels des rayons de lumière perçaient non sans difficulté. Devant lui, une assiette de couscous-boulettes à peine entamée et Aelita, qui le considérait d’un air inquiet. Ils n’étaient que tous les deux. Yumi venait de partir après avoir terminé son assiette : elle avait quelque chose à faire. Ulrich, lui, se faisait de plus en plus discret. Aelita avait réussi à lui parler à quelques reprises mais Jérémie ne parvenait jamais à saisir l’instant, l’occasion. Quant à Odd, il était le seul qui pouvait soutenir Ulrich, le seul qui le connaissait suffisamment intimement pour anticiper ses esquives et le seul qui était suffisamment têtu pour que l’adolescent acceptât sa compagnie de temps en temps.

Les morceaux se recollaient peu à peu chez les Lyokô-guerriers mais pas assez vite et surtout, dans un ordre qui laissait à penser que le résultat final ne serait pas celui qu’escomptait le jeune génie. Ce dernier voyait bien qu’à mesure que l’état de chacun s’améliorait, des césures bien distinctes se marquaient dans le schéma d’origine du groupe. Ulrich refusait de voir Yumi, Odd passait son temps avec le jeune homme et prenait son parti ce qui agaçait la jeune japonaise ; quant à lui, il savait qu’il devenait de plus en plus hermétique, de plus en plus secret et que cela faisait souffrir Aelita. Il ne le faisait pas volontairement bien sûr mais il ne pouvait pas admettre que la jeune fille dut payer pour ses erreurs. Il ne voulait pas qu’elle fût obligée de sacrifier son temps libre, sa vie d’adolescente pour réparer le fruit de sa stupidité, de son orgueil. Il ne comprenait pas, il ne pouvait pas comprendre peut-être, qu’Aelita ne se sacrifiait pas. Elle l’aimait. Elle voulait être avec lui, à ses côtés, même si tout allait de travers. Jérémie sentait au fond de lui qu’il faisait fausse route en se fermant à elle.
Soudain, la douce voix de sa princesse l’interrompit dans sa contemplation mais il ne parvint pas à saisir les informations que lui transmettait ces sonorités mélodiques tant il fut surpris, comme ramené brutalement dans le monde réel après un songe éveillé. La voix lumineuse d’Aelita avait visiblement plus d’effet qu’un néon sur le jeune génie, au point de le désarçonner.

- Hein ? Euh, excuse-moi, tu disais ? lança-t-il en se tournant brusquement vers sa petite amie, l’air ahuri. 

Aelita chercha vainement à dissimuler sa déception face à l’inattention constante du jeune homme. Elle se leva de table pour ne pas en dévoiler davantage et prit son plateau, en répondant d’un ton peiné :

- Rien du tout.
- Mais attends, Aelita ! s’exclama-t-il en la voyant quitter la table. 

La jeune fille s’éloigna dans l’allée tandis que tous les regards s’étaient tournés vers le garçon qui avait probablement un peu trop haussé la voix. Celui-ci hésitait à se lancer à la suite de sa petite amie. Avec son habituelle adresse, il risquerait d’envenimer la situation plutôt que de la démêler. Qu’avait-elle donc pu bien lui dire pour qu’une seconde d’inattention la bouleverse à ce point ? Quel boulet il faisait ! Pourquoi n’arrivait-il pas à faire plus attention à elle ? L’excuse de Devoldère ne tenait plus : cela faisait plusieurs jours que le soi-disant enseignant ne lui avait pas mis la pression. Il ne s’en plaignait mais, malgré cela, il ne décrochait plus de cette nouvelle mission : comprendre et contrer l’A.D.A.M. Peut-être parce que derrière son écran, malgré les difficultés opposées par les systèmes informatiques, il parvenait toujours à une certaine maîtrise alors que la vie sociale lui échappait totalement. Aelita, qui avait passée plus de dix années de sa vie sous la forme de programmes informatiques, était plus ouverte et plus douée que lui pour l’échange. Il serra le poing : il mourrait d’envie de demander à ceux qui le regardaient s’ils voulaient sa photo. Mais il se retint. Finalement après quelques minutes, il se leva à son tour et débarrassa son plateau avant de sortir. Dehors, l’air était plutôt frais, l’atmosphère toujours sombre. Les mains dans les poches, il s’avança dans la cour et chercha une silhouette rose des yeux. Mais il n’y avait pas âme qui vive. Un orage menaçait d’éclater et toute personne sensée penserait à aller s’abriter. Ce que fit le jeune Belpois en gagnant le foyer des élèves.

Pendant ce temps, Aelita avait regagné sa chambre. Quelque part, elle sentait qu’elle avait réagi de façon excessive. Cela faisait des semaines que Jérémie était ailleurs, après tout. Mais c’était aussi pour cela qu’elle s’était emportée et avait quitté le réfectoire. Il ne faisait plus attention à elle, il était sans arrêt plongé dans ses pensées, dans le passé. Elle se laissa tomber sur son lit et jeta un œil à sa table de chevet. Elle en ouvrit le tiroir et en sortit quelques photos tirées dans un photomaton. Sur ces clichés, on la voyait en compagnie de Jérémie, tous deux en train de faire des grimaces, de s’amuser. C’était lors de l’une de ses premières soirées sur Terre, lorsque Jérémie était parvenu à la matérialiser. Elle les regarda longuement, attardant son regard sur le visage plein de bonheur de Jérémie. Une expression qu’elle n’avait plus vue depuis trop longtemps illuminer ses traits. De jour en jour, il lui rappelait de plus en plus son père. Comme lui, il l’aimait mais il était si obnubilé par ce maudit Supercalculateur qu’il en venait à détruire sa vie et à la faire souffrir en l’obligeant à contempler ce spectacle.

Elle rangea finalement les photos, sans pouvoir retenir un ricanement amusé : voilà qu’elle se plaisait à contempler le passé à son tour, elle qui lui reprochait tacitement de faire de même. Passant sa main sur son visage comme pour essayer d’en chasser l’inquiétude qui chargeait ses traits à défaut de pouvoir chasser la culpabilité qu’elle éprouvait d’avoir planté Jérémie à table devant tout le monde, elle poussa un long soupir avant de se lever. Elle sortit de sa chambre et déambula au hasard des couloirs tant et si bien qu’elle finit par se retrouver dans le gymnase. Lorsqu’elle entra, elle s’aperçut qu’elle n’était pas seule. Deux élèves lui faisaient dos et se livraient à des exercices de respiration. Elle les reconnut immédiatement malgré leur tenue de sport : il s’agissait de Yumi et de William. Le garçon avait l’air plutôt en forme, il parvenait à suivre les gestes et les consignes sans aucun souci. Les deux adolescents ne semblaient pas l’avoir remarquées et Aelita était un peu gênée sans vraiment savoir pourquoi. Peut-être était-ce vis-à-vis d’Ulrich ? Ou craignait-elle simplement de les déranger ? Le gymnase était bien silencieux. On n’entendait guère que les respirations ostensibles des deux sportifs. En voulant ressortir, Aelita marcha sur une latte de bois mal fixée. Le grincement provoqué dissona fortement avec l’harmonie silencieuse de la salle et attira l’attention des deux jeunes gens qui se retournèrent, surpris.

En voyant Aelita, William la salua. Son visage était marqué par la fatigue mais il souriait et sa voix était plutôt enjouée. Yumi la salua à son tour. L’ambiance était plutôt tendue, comme si… Comme si Aelita se méprenait. Ni Yumi, ni Aelita ne savait quoi faire pour désamorcer la tension. La jeune japonaise hésitait à démentir tout soupçon éventuel, la réaction pourrait paraître brutale aux yeux de William et elle ne voulait pas lui faire de peine.

- Je vais devoir y aller, Yumi, lança-t-il comme s’il avait lu dans les pensées de l’adolescente, j’ai rendez-vous avec Delmas dans quinze minutes. J’te remercie pour tes conseils. À tout à l’heure. 

Yumi hocha la tête et regarda le garçon qui rejoignait les vestiaires non sans adresser un signe à Aelita. Puis elle porta son attention sur la jeune femme. Elle ne savait pas trop quoi dire, aussi lança-t-elle plus ou moins au hasard :

- Tout va bien ?
- Question compliquée… répondit la gardienne de Lyokô avec un petit sourire triste. Et toi ?
- Pareil… soupira Yumi en souriant doucement à son tour. 

Un silence s’installa pendant quelques secondes, bientôt rompu par une question timide de l’adolescente aux cheveux roses :

- Tu veux en parler ? 

Yumi lui adressa le sourire confiant et reconnaissant qu’elle lui réservait toujours dans ce genre de situation. Aelita était sa meilleure amie : elle avait l’habitude de se confier à elle, spontanément ou après que cette dernière eut remarqué un comportement inhabituel trahissant son mal-être.

- Problèmes de cœur… Comme d’habitude. Tu dois en avoir marre d’entendre toujours la même histoire, nan ? plaisanta Yumi.
- Absolument pas. Si ça peut t’aider… C’est fait pour ça les amis, non ? 

Les deux filles avaient pris place sur un banc, côte à côte. La gymnaste tourna son visage vers sa camarade et lui sourit, un sourire qui en disait long et la remerciait tacitement.

- Je pense que tu sais déjà plus ou moins toute l’histoire. J’ai rompu avec Ulrich, j’étais persuadée que ça ne pouvait plus marcher entre nous mais… Comme à chaque fois… 

Elle marqua une pause. Sa voix tremblait. Elle prit une profonde inspiration, se ressaisit et poursuivit :

- Si j’ai fait ça, c’était uniquement pour nous protéger tous les deux. Je ne voulais pas que l’on continue à se faire souffrir mutuellement. Mais… J’arrête pas de penser à lui. Je croyais qu’en mettant un terme à tout ça, on pourrait tous les deux remonter la pente. Mais tout ce que j’ai fait, c’est aggraver les choses… Quoi qu‘il puisse faire, je ne parviens pas à cesser de l‘aimer… Je l’aime…
- Alors, dis lui. Qu’est-ce que tu attends ?
- Je ne parviens pas à cesser de l’aimer. Mais je ne parviens pas non plus à lui pardonner. Pourquoi on ne peut pas s’aimer simplement ?
- Parce que l’amour est un sentiment complexe, répondit Aelita à demie-voix. Mais il y a autre chose, pas vrai ?
- Je me sens de plus en plus proche de William. Les sentiments que j’éprouve à son égard sont très forts… Et je commence à me poser cette question qui me fait peur, cette question à laquelle je n’arrive pas à répondre, cette question… qui remet tout en cause.
- Est-ce que tu l’aimes ?
- Ce qui me fait le plus peur dans tout ça, c’est que ce que je pense ressentir pour lui n’est peut-être que le fruit de ma confusion.
- Et tu as peur qu’il souffre à cause de toi ? 

Yumi demeura silencieuse. Aussi Aelita ajouta en posant la main sur l’épaule de son amie :

- Je crois qu’il faut que tu mettes les choses au point avec Ulrich avant toute chose. Et que tu réfléchisses à ce que tu ressens vraiment pour William. Mais si je puis me permettre : je crois qu’Ulrich est vraiment perdu en ce moment et que ce qu’il a fait, il ne l’a pas fait pour te faire souffrir. Pas plus que toi tu n’as voulu le faire souffrir en rompant. Vous vous aimez. Ça ne fait aucun doute.
- Il y a des gens qui s’aiment mais qui, malgré tout, ne peuvent vivre ensemble.
- Et tu crois que c’est votre cas ?
- Je ne sais pas, soupira Yumi. C’est peut-être mieux comme ça après tout. On se fera peut-être encore plus de mal si on se remettait ensemble… Je ne sais pas... Je sais plus… 

De nouveau, un épais silence se répandit dans le gymnase. Les deux filles observaient fixement les lattes du plancher. Finalement, Aelita reprit la parole et changea de sujet de conversation en voyant que son amie n’était plus très à l’aise :

- Au fait, t’apprends les bases des techniques de respiration à William. Il veut se mettre à un sport de combat genre Pencak-Silat ?
- Oui et non. En fait, il aimerait que je lui enseigne les bases mais il refuse de s’inscrire aux cours de Pencak-Silat. Il redoute qu’Ulrich prenne ça comme une provocation… Quant aux exercices de respiration, c’est… 

La jeune fille hésita puis à demie-voix, l’air mal assuré, elle demanda :

- Tu peux garder un secret ?
- Bien sûr…
- William est sorti de l’hôpital mais il présente toujours les mêmes symptômes. Et c’est pour essayer de lui apprendre à contrôler les tremblements de ses mains et ses crises de panique que je…
- Les médecins sont au courant ?
- Non.
- Yumi, c’est de la folie ! s’exclama Aelita.
- Va dire ça à William. Il m’a fait promettre de ne rien dire aux médecins. Il dit qu’ils ne pourraient rien faire contre ça, que c’est lié à X.A.N.A. C’est complètement dingue, soupira la japonaise. X.A.N.A a été détruit par le programme multi-agents de Jérémie et William a été libéré de son emprise, non ? 

Aelita écoutait dans un silence religieux son amie lorsque soudain, une idée lui vint à l’esprit à l’évocation de l’emprise de X.A.N.A. Une idée dingue. Mais au vu de la situation, cette hypothèse semblait dans l’ordre des choses. Mais elle avait besoin de plus de détails. Elle demanda donc à son amie de lui raconter ce qu’elle savait sur les crises d’angoisse de William. Plus les explications sur la nature de ces hallucinations s’accumulaient et plus l’idée farfelue d’Aelita prenait de la consistance : et si Jérémie avait raison depuis le début mais s’il n’avait pas chercher au bon endroit ? À sa connaissance, son petit ami avait effectué de très nombreux scans des données de la matérialisation corporelle de William, en vain. Mais si le problème ne se situait pas dans l’intégrité physique mais dans la continuité des informations contenues par l’influx nerveux ? Si, pour une raison ou une autre, des fragments du programme de contrôle mental utilisé par X.A.N.A demeuraient parmi les données relatives à l’influx nerveux lors de la rematérialisation ? En théorie, cela expliquerait tout. Et toujours en théorie, cela signifiait qu’il y avait peut-être un moyen de sauver William. Le Supercalculateur allait-il pour une fois servir leurs intérêts ? Aelita fixa quelques instants Yumi avant de lui expliquer calmement cette hypothèse sans emprunter le ton péremptoire qu’avait pu utiliser Jérémie par le passé. Lorsqu’elle eût terminée son explication, Yumi avoua :

- Je ne sais pas quoi penser de tout ça… Les médecins n’ont rien trouvé et le Supercalculateur ne nous a apporté que des ennuis…
- Je ne suis pas d’accord avec toi… Il nous a permis de tous nous rencontrer, de devenir amis. Et grâce à vous tous, j’ai retrouvé ma place sur Terre… Et une vraie famille. 

Yumi sourit, touchée.

- Je suis certaine que Jérémie ne peut pas avoir entièrement tort. Il connait le Supercalculateur mieux que personne. Peut-être qu’il lui manquait juste un indice, ajouta Aelita.
- J’aimerai tellement y croire.
- Alors essayons d’y croire ensemble. Rien n’a jamais été impossible pour nous jusque là.
- Nous... 

Elle songea alors à Jérémie, qui avait désespérément tenté de rapiécer la bande par tous les moyens. Tout ce qu’il avait fait, il ne l’avait pas fait que par orgueil. Il l’avait fait par amitié, parce qu’il croyait en leur amitié plus qu’en tout autre chose. Elle le comprenait enfin : sa motivation, c’étaient eux tous. Yumi tourna la tête vers Aelita après avoir longuement réfléchi en silence et déclara avec une voix assurée :

- Je veux y croire. 






Voilà. Ce sera tout pour aujourd'hui. J'attends vos commentaires car je n'arrive pas à me faire un avis définitif sur cette partie. Ah, j'allais oublier, toutes mes excuses à Kinshii pour avoir employé l'expression "tirer les vers du nez" (c'était moche, hein ?) que j'ai édité après avoir lu ton commentaire. Je trouvais aussi que ça sonnait mal à l'oreille mais... Enfin bref, tout ça pour dire que je suis désolé de t'avoir choqué ^^
Merci d'avance à ceux qui posteront un commentaire !
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« L'homme est le plus cruel de tous les animaux : il est le seul capable d'infliger une douleur à ses congénères sans autre motif que le plaisir. » Mark Twain
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Dernière édition par PhilippeKadic le Mar 05 Jan 2010 17:36; édité 3 fois
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Kerian MessagePosté le: Lun 21 Déc 2009 21:05   Sujet du message: Répondre en citant  
Déchiqueteur de Fics


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Messages: 1713
Très bon chapitre, on sent bien la confusion qui règne chez Yumi, tu as sû parfaitement la faire transparaître, chapeau !

Sinon, on n'a pas beaucoup entendu parler d'Ulrich et d'Odd... mais ça viendra je suppose !


Bon courage pour la suite !
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Evana MessagePosté le: Mer 23 Déc 2009 13:21   Sujet du message: Répondre en citant  
Spectatrice


Inscrit le: 11 Fév 2009
Messages: 479
Ah, je suis arrivée avant Kinshii! --> []
Quelle belle phrase de fin *---*

Pas de correction aujourd'hui, la flemme et pis j'ai pas l'temps. Mr. Green
J'aime bien cette suite assez féminine, ça faisait longtemps que les deux "sœurs" n'avaient pas eu une longue discussion toutes les deux.
J'attends toujours qu'on parle d'Odd...

Mais je suis contente car ça m'a l'air en bonne voie pour Ulrich et Yumi. Même si je continue à penser qu'elle aurait du embrasser William, comme ça elle serait quitte avec Ulrich et ils pourraient tout reprendre à zéro. x)
Vivement la suite!
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Kinshii MessagePosté le: Dim 03 Jan 2010 12:12   Sujet du message: Répondre en citant  
 


Inscrit le: 20 Juin 2009
Messages: 970
A PhilippeKadic :

Spoiler





J’ai lu ta fic tout en écoutant The Music, (je pense que tu ne connais pas ^^ ) ça peut paraître un peu violent comme musique pour lire, mais finalement les tonalités s’accordent tout a fait avec les émotions transmises par le texte.

Je suis dégoûté, j’attendais qu'Evana post avant moi pour ne va avoir à faire une correction (qui n’est que partielle puisqu’elle retrouve toujours des fautes que j’ai laissé passer) Et voilà qu’elle me laisse tout le boulot… Enfin tout le boulot… je n’ai repéré que trois fautes…

« il mourrait d’envie de demander à ceux qui le regardaient s’il voulait sa photo. » > il mourrait d’envie de demander à ceux qui le regardaient s’ils voulaient sa photo.
« il était sans arrêt plonger dans ses pensées » > il était sans arrêt plongé dans ses pensées
« En voulant ressortir, Aelita marcha sur une plainte de bois mal fixée. » > Alors, une plinthe est une planche fixée sur le mur (sûrement pour cacher les raccords du plancher au niveau du mur) En tout cas, on ne marche pas sur des plinthes ^^. Remplace « plainte » par « latte », ce sera mieux je pense.

Je me demande si l’on saura un jour ce qu’Aelita a dit à Jérémie alors qu’il était dans les nuages. Je pense que non et c’est ça qui est marrant.

Depuis quand Jérémie va au foyer ? Il espère y retrouver Aelita ? Ce n’est généralement pas le genre de lieu dans lequel on va s’isoler quand ça va mal… Alàlà, quand on vous dit que l’amour rend idiot…

Par contre je trouve étrange qu’Aelita compare Jérémie à son père. Elle n’était pas un peu jeune pour son âge ? (rassurez vous, c’est volontaire. Je voulais dire par là qu’Aelita ne connaissait pas l’existence du supercalculateur avant d’être virtualisée.)

William a bien changé le pauvre. Il est désormais capable de tact, beau progrès… ça va suffire à Yumi ? Pense pas, mais je pense qu’elle va faire une bêtise qui plaira beaucoup à Evana. Je sais pas pourquoi, je le vois bien…

Yumi a tout balancé à Aelita comme on s’en doutait. Dans le prochain chapitre, tout Kadic est au courant ^^ Nan ? Seulement Jérémie ? Bon…


J’aime bien ce chapitre, on a l’impression d’un progrès, les membre du groupes vont cesser de se tourner le dos… Et vont s’affronter de face comme il convient à de vrais Lyokô-guerriers ! Hum, pardon je m’enflamme… Il n’en reste pas moins que je pense que la situation va évoluer.


T’immoler sur l’autel d’Eros ? Ce serait grande injustice et crime de lèse-divinité, c’est toute l’Olympe que tu as offensé par tes actes innommables.


Bref, en attendant que les dieux statuent (sublime jeu de mots) envoie la suite Razz

Et bon courage à toi Wink
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PhilippeKadic MessagePosté le: Mar 05 Jan 2010 18:02   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


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Messages: 108
Localisation: Croix, France
Me voilà de retour avec un sacré retard sur ce que j'avais prévu. On est loin des trois parties expédiées en deux semaines mais vous conviendrez que les fêtes de fin d'années ne sont jamais propices à la concentration. En revanche, j'ai maintenant plusieurs idées pour d'autres fanfiction. Et pas la peine de brandir vos glaives mal aiguisés, vos cordes effilochées et autre bidon d'essence à moitié vide, je vais finir cette fiction d'abord (et on est pas au bout croyez moi).

Bon après cette longue introduction, revenons à nos moutons. Ça paraît toujours un peu automatique mais comme je suis bien élevé (ou bien formaté ?), je remercie les lecteurs et mes commentateurs assidus (chouette, le retour de Kerian \o/ ).

Alors, je vais essayer de répondre en vrac à un peu tout parce que si j'essaie de structurer, ça va être pire qu'autre chose. Pour ce qui est d'Odd et Ulrich, ben le premier va être rapidement évoqué, le deuxième est plus ou moins au centre de ce second tiers de chapitre, qui j'en conviens ne fait pas avancer l'intrigue, alors rangez ce briquet.
Une suite assez féminine ? Parce que je le vaux bien ? Razz Non, c'est vrai que j'ai pris plaisir à écrire ce chapitre mais je n'étais pas vraiment convaincu de sa pertinence, particulièrement sur la fin. Un peu le même problème que sur cette partie en fait. Vous m'avez tellement encensé que je n'arrive plus à faire preuve d'objectivité. Alors j'espère que ça vous plaira...
"Dans le prochain chapitre, tout Kadic est au courant " => Dis-moi, Kinshii, comment t'as eu accès à mon plan ? Razz Mais non, je plaisante, les secrets, c'est comme les squelettes, ça reste enterré en famille... (un peu louche ma phrase, ne cherchez pas à comprendre, c'est la fatigue ^^).
Bon voilà, il y a d'autres petites remarques intéressantes de Kinshii mais je ne peux rien ajouter de pertinent donc...

Ah, une dernière chose, merci pour le compliment Kerian. Ça m'a vraiment fait plaisir venant d'un "déchiqueteur de fics" Smile (j'ai l'étrange pressentiment qu'il va se rattraper maintenant).

Bonne lecture ! Wink





Chapitre 15-2
L'effet papillon


Ulrich était allongé sur son lit, les mains croisées sur le ventre, plongé dans de sombres pensées. Il avait tout raté. Mis bout à bout, sa relation avec Yumi n’avait été pour lui qu’une succession d’échecs. Il n’était jamais parvenu à trouver les mots ou les gestes adéquats. Il n’avait jamais réussi à contrôler ses sentiments, cédant trop souvent à la jalousie ou se laissant dominer à tel point par l’amour qu’il perdait le peu de moyens qu’il avait. Au fond, il n’en voulait pas à Yumi et pour tout dire, il croyait même la comprendre. Leur relation ne les avaient jusque là mené nulle part, pas vrai ? Pourtant, il ne parvenait pas totalement à accepter cette rupture. Ce n’était pas simplement parce que la blessure était trop vive. Il y avait quelque chose…. Quelque chose sur lequel il n’aurait su poser de mot et qui le liait à elle, qui l’attirait vers elle, de manière irrépressible. Ironie du sort, son professeur de français avait cité Corneille en cours : « La force de l'amour paraît dans la souffrance ». Il devait être diablement amoureux dans ce cas.

Il ne comprenait pas pourquoi il s’acharner ainsi. Pourquoi s’agrippait-il à l’illusoire espoir que Yumi revienne sur sa décision ? Il savait juste qu’il souffrait comme jamais auparavant, pris entre le feu de deux pensées contradictoires : la résignation, parce qu’après tout le bonheur de Yumi était plus important que le sien, et l’envie de pousser un grand et long cri de désespoir - puisque c’était bien le seul sentiment qui l’habitait encore et lui donnait le sentiment de vivre. Une vie morose. Il ne quittait presque plus sa chambre sauf pour aller en cours. Il évitait même le réfectoire le midi de crainte de croiser Yumi. Résultat, il lui arrivait de ne rien manger jusqu’au soir. Il faut dire que si le désespoir lui conférait le sentiment de vivre, ce n’était que par le jeu des apparences. En réalité, il allait de plus en plus mal et plusieurs enseignants l’avaient déjà rappelé à l’ordre, Jim inclus. Voir son meilleur élément se laisser aller et sécher les entraînements de football et de Pencak-Silat n’était pas vraiment du goût du professeur d‘éducation physique. Odd avait essayé à plusieurs reprises de lui remonter le moral et même s’il lui était reconnaissant de son entreprise, on ne pouvait pas dire que cela avait porté ses fruits.

Il s’assit sur le bord de son lit et jeta un œil au lit d’en face, vide. Il repensa alors à la prise de bec qu’il venait d’avoir avec Odd, quelques minutes plus tôt seulement. Il secoua la tête pour essayer de chasser cette idée de sa tête mais elle revenait inlassablement. Della Robbia avait simplement essayé de le bousculer un peu pour le motiver à sortir maintenant que le ciel s’éclaircissait après l’orage. L’insistance du garçon avait fini par le faire sortir de ses gonds et c’est là que son ami était parti avec Kiwi, non sans claquer la porte, le laissant seul dans la chambre avec ses pensées. Même lorsqu’il s’agissait d’amitié, il flanquait tout par terre. Qu’est-ce qui n’allait pas chez lui ? Il prit sa tête entre ses mains et ferma les yeux. Il songea à Yumi lui disant que leur histoire était terminée, à Aelita lui demandant de lui faire confiance comme si cela n’était pas le cas, à Jérémie dont il avait refuser l’aide et les conseils sur Lyokô pour laisser libre court à sa colère, à Odd dont il refusait constamment la main tendue et le sourire amical… Pourquoi ne parvenait-il pas à réfréner ses sentiments et à montrer celui qu’il était vraiment, celui qu’il voulait vraiment être ?

Ses interrogations oppressantes furent bientôt interrompues par trois coups légers donnés contre la porte. Sûrement l’une des conquêtes d’Odd à la recherche du Dom Juan…. Ulrich se leva et alla ouvrir la porte. Sa surprise fut de taille.

- Sissi ?
- Salut, Ulrich… Je voulais savoir comment t’aller ? expliqua la jeune fille, en témoignant d’une gêne inhabituelle pour la peste qu’elle était. 

Le jeune homme était déconcerté. Il dévisagea Sissi un moment. Non seulement, il ne comprenait pas ce qu’elle venait faire ici mais il s’étonnait aussi de la voir rougissante. Il lui répondit qu’il allait bien, se retenant de justesse de compléter sa phrase par un amer « jusqu’à ce que tu viennes frapper à ma porte ».

- C’est cool… Je m’inquiétais, t’avais l’air si distant en cours… Comme si tu étais… ailleurs. Tu me fais pas entrer ? 

Un peu surpris par le contraste entre le début mielleux et la question désinvolte qui clôturait la réponse de Sissi, Ulrich bredouilla par l’affirmative et la laissa entrer, sans vraiment savoir pourquoi.

- Dis-moi, qu’est-ce que tu t’es fait à la main ? demanda l’adolescente.
- Rien du tout, répondit laconiquement Stern en fermant la porte et en se tournant vers la fille de Delmas.
- Si tu le dis… On te voit plus beaucoup en dehors des cours. Me dis pas que tu restes enfermé dans cette chambre.
- Et quand bien même ce serait le cas ?
- Ça a à voir avec Yumi, pas vrai ? Vous avez rompu, non ?
- Si t’es venue ici pour remuer le couteau dans la plaie, tu connais la sortie… lui répliqua sèchement Ulrich.
- Excuse-moi… soupira Sissi. 

Ulrich resta un moment interdit face à cette courte phrase avant de répondre :

- Non, c’est moi qui m’excuse. Je…
- Écoute, je sais que si on ne s’était pas embrassé, vous seriez peut-être…
- Notre histoire était finie depuis longtemps…, la coupa Ulrich en secouant lentement la tête.
- Tu n’y crois pas. Je suis sûre que ce ne sont pas tes mots. Et que tu t’en veux. Parce que tu crois que si rien ne s’était passé cette nuit-là…
- Non… Tout était fini de son point de vue depuis un long moment. C’est ce qu’elle m’a dit. Et une histoire d’amour à sens unique était absurde. Et cela, avec ou sans ce baiser.
- Très bien… soupira Sissi. En tout cas, je voulais te dire que… Je te suis reconnaissante pour ce que tu as fait pour moi ce soir là.
- Tu m’es reconnaissant de t’avoir hurlé dessus ? s’étonna Ulrich
- Non… Après ça, lorsque l’on s’est assis sur ce banc et que l’on a discuté une partie de la nuit. Tu m’as écoutée. J’ai vraiment été touchée que tu t’intéresses à moi et je suis désolée si ce baiser a pu précipiter les choses entre toi et Yumi.
- Je suis content si ma présence ce soir-là a pu t’aider de quelque manière que ce soit mais…
- J’aimerai bien faire quelque chose pour toi à mon tour, te renvoyer l’ascenseur en quelque sorte. J’ai deux billets pour le prochain concert des Subdigitals et je me demandai si ça te dirait que l’on y aille ensemble.

Ulrich sourit doucement. Il ne savait pas s’il devait prendre cela pour de l’opportunisme ou pour un acte réellement désintéressé de la part de Sissi.

- C’est gentil, Sissi mais je ne peux pas accepter, essaya d’expliquer maladroitement le jeune homme.
- Pourquoi ?
- Écoute : c’est vraiment gentil et je t’assure que l’intention me touche vraiment mais… Tu n’as pas à me renvoyer l’ascenseur pour quoi que ce soit. Et puis si j’acceptai…
- Quoi ? Tu as peur de la réaction de tes amis ? De la réaction de Yumi ?
- Je ne veux pas que tu te fasses de fausses idées, Sissi. Ce baiser dans la cour, c’était… comment dire ? Ce baiser était une erreur. 

Élizabeth serra les poings avant de s‘emporter, outrée.

-  Une erreur ? Tu te fiches de moi ?
- Attends, je…
- T’es vraiment le dernier des hypocrites ! Une erreur…. Tu m’as confondu avec Yumi, c’est ça ? 
Ulrich resta silencieux pendant que Sissi lui lançait au visage toute la rage qu’avait suscitée en elle la maladresse du garçon qu’elle considérait comme de la traitrise. Lorsqu’elle commença à se calmer, Ulrich chercha à poser sa main sur son épaule en commençant à lui expliquer que ce n’était pas du tout ce qu’il voulait dire. Mais Sissi ne voulut rien entendre et repoussa sa main, l’accusant de plus belle d’avoir joué avec ses sentiments.

- Tu t’es méprise, Sissi. Je t’ai embrassé. Ça n’a jamais été plus loin et je n’ai rien fait dans le but de te faire croire que ça irait plus loin… J’allais mal, tu allais mal. Je me suis laissé aller. C’est tout.
- Et tu crois que je vais me contenter de ça. C’est tout. Tu sais que ça fait des années que je rêve de sortir avec toi ! Je ne te l’ai jamais caché ! Et tu viens me dire que ce baiser, c’était rien du tout, une erreur. Est-ce que tu as la moindre idée de ce que j’ai ressenti quand tu m’as embrassé ? Quand tu as pris, seul, la décision de m’embrasser. Du bonheur que c’était pour moi de penser qu’enfin j’étais aimé de toi !
- Je suis sincèrement désolé, Sissi…
- Tu peux l’être ! Et tiens, ajouta-t-elle en plongeant la main dans sa poche et en sortant les deux billets, je te les offre. 

Elle en fit des confettis qu’elle lui jeta à la figure avant de se diriger vers la porte.

- Tu me le paieras, Ulrich ! lança-t-elle en claquant la porte. 

L’adolescent resta un moment au milieu de la pièce. Il baissa les yeux et regarda les morceaux de papier éparpillés sur le sol. Plutôt représentatif de sa vie… Une nouvelle fois, il s’était mis l’un de ses camarades à dos. Qu’est-ce qui lui avait pris d’employer le terme « erreur » ? Surtout en voyant Sissi si altérée par la demande qu’elle lui avait faite. Il était pourtant évident que c’était réellement la demande d’une fille amoureuse et tout ce qu’il avait su lui répondre, c’était que ce baiser était une erreur. Il retourna s’allonger sur son lit ; à force de scruter le plafond et de ressasser encore et encore ses erreurs, il en vint à s’assoupir.

Les paroles de Sissi avaient éveillé en lui certains souvenirs que son inconscient lui avait dissimulé. Comme s’il avait volontairement enfoui les circonstances atténuantes de ce baiser. Les souvenirs que le garçon gardait de cette nuit étaient plutôt flous. Ulrich avait été particulièrement troublé par son propre geste. Il avait culpabilisé toute la nuit et les jours suivants, partagé entre la crainte de perdre Yumi si elle le découvrait et la volonté de tout lui avouer, par respect. À force de porter le fardeau de cette responsabilité et de se répéter qu’il était l’unique responsable de ce qui arrivait, Ulrich avait plus ou moins sciemment évincé de sa mémoire la transition importante entre sa dispute avec Sissi et son baiser. Après qu’Ulrich eut dit ses quatre vérités à Sissi, celle-ci avait bien fondu en larmes, comme dans ses souvenirs, comme dans son rêve. Mais avant d’en arriver à cette incohérence qu’était le baiser, les deux adolescents étaient allés s’asseoir sur un banc. Stern avait été totalement déconcerté par la réaction d’Élizabeth. D’accord, ces mot avaient été crus mais tout de même, il ne s’attendait pas à la voir s’effondrer ainsi. Après plusieurs minutes de sanglots interminables, l’adolescente avait fini par se calmer et Ulrich s’était excusé. La fille du proviseur avait alors posé la tête sur l’épaule de son camarade et s’était confié à lui. Sans raison apparente. Avec juste le besoin de parler. C’était la première fois qu’il apprenait à connaître Sissi sous un autre jour que celui de la peste de Kadic : il découvrait même qu’elle était en fait une fille extrêmement fragile qui cachait cette facette d’elle-même du mieux qu’elle pouvait derrière son arrogance et son mépris. Les apparences ne s’entretiennent qu’un temps. En fissurant le vernis qui recouvrait ce tableau mensonger, Ulrich s’était retrouvé face une fille qu’il ne reconnaissait plus. Aussi perdu qu’elle, il s’était laissé aller. Ce n’était pas Sissi qu’il avait embrassé, peut-être était-ce la vraie Élizabeth… Bien sûr, il était toujours dans son tort. Mais il était rassuré d’une certaine façon. Il n’avait pas embrassé Sissi dans un but de revanche, par jalousie. Il l’avait vraiment fait car il avait perdu tous ses repères. Même l’image de la pimbêche de service avait éclaté en morceaux.

Il fut réveillé par Odd et Kiwi qui rentraient d’une longue promenade dans les jardins. Le chien sauta sur le lit d’Ulrich avec ses pattes encore humides. Mais l’adolescent se retint de réprimander le chien. Il le posa simplement par terre et s’assit sur le bord de son lit. Odd le regardait, stupéfait. Le garçon lui adressa un sourire ce qui ne fit qu’accroître l’étonnement du garçon aux cheveux blonds.

- T’as fini de bouder ? demanda-t-il d’un ton taquin.
- Je crois que oui…. Dis, Odd ?
- Oui ?
- Je sais que tu viens juste de rentrer mais… Ça te dirait qu’on aille faire un tour avant le dîner ? l’interrogea Ulrich d’un air embarrassé en jetant un œil à son réveil.
- Toi, t’as besoin de parler… 

Ulrich sourit encore une fois, plus timidement.

- Allez, viens ! On va le faire ce tour !
- Odd… 

Le garçon, qui s’apprêtait déjà à ouvrir la porte, s’arrêta et tourna la tête vers son ami.

- Merci.
- Allez, amène toi. 




Voilà. Je n'arrive pas être complètement satisfait de cette partie et ce n'est pourtant pas faute de l'avoir retravaillé. J'espère qu'elle vous plaira quand même sinon vous allez probablement me défenestrez pour avoir interrompu le rythme de l'intrigue qui n'est déjà pas rapide (mais c'est volontaire). Bon, eh bien, j'attends vos avis et corrections, si faute il y a (et je n'en doute pour ainsi dire pas).
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« L'homme est le plus cruel de tous les animaux : il est le seul capable d'infliger une douleur à ses congénères sans autre motif que le plaisir. » Mark Twain
« Le mal triomphe par l'inaction des gens de bien » Edmund Burke


Dernière édition par PhilippeKadic le Jeu 07 Jan 2010 13:09; édité 1 fois
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Kerian MessagePosté le: Mar 05 Jan 2010 18:33   Sujet du message: Répondre en citant  
Déchiqueteur de Fics


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Citation:
Ça m'a vraiment fait plaisir venant d'un "déchiqueteur de fics"


D'un Déchiqueteur de Fics ? D'UN Déchiqueteur de Fics ??

DU Déchiqueteur de Fics ! Evil or Very Mad

A croire qu'il y en a plusieurs... Il n'y en a eu qu'un seul, il n'y en a qu'un seul et il n'y en aura qu'un seul et unique Déchiqueteur de Fics !

Namého ! Je vais finir par regretter mon précédent commentaire ! Nondidjou !


Bon, sur ce, je vais lire la suite dans la soirée et je commenterai juste après.

Tu aura le commentaire dans la soirée tout simplement parce que j'aime lire un bon texte après un repas. Donc plus j'attends et mieux ça sera.
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"La sévérité prévient plus de fautes qu'elle n'en réprime." - Napoléon Bonaparte

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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Mar 05 Jan 2010 19:47   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


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Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
Ulrich qui rougit en voyant Odd???

On aura vraiment tout vu XD.

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