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[Fanfic] Bataille pour l'espoir

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 Auteur Message
Mejiro-kun MessagePosté le: Mer 29 Aoû 2012 21:30   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


Inscrit le: 31 Jan 2011
Messages: 200
Euwaaah, encore un chapitre grandiose *o* ! Bien glauque celui-là par contre !

L'histoire de Léopold est encore pire que je la croyais .__. c'est vraiment horrible ! Une chance que Yumi ait su comment réagir pour le sortir de ce mauvais pas... Par contre je trouve que le retour de sa mère fait très "Deus Ex Machina" mais c'est que mon avis, et ce pauvre Léo mérite bien un peu de bonheur =3 !

Niveau Lyokô je trouve que l'action est parfaite *o* ! On se sent bien dedans et c'est vraiment plaisant à lire, les combats étaient palpitant (j'ai particulièrement apprécié la façon dont la Carthage-guerrière a dévirtualisé Yumi) ! Sans compté le retour de XANA-William *o* ! Il est quand même plus efficace sous ce mode ! En tout cas j'aime beaucoup son côté double-personnalité, sans compter que XANA commence à m'être sympathique !

Une 50aine de morts... Définitivement je m'en tiens à ce que j'ai dit : XANA passe pour un petit programme tout gentil en comparaison avec le Projet Carthage qui se montre quand même bien plus efficace !

J'ai relevé pas mal de fautes de frappe par contre cette fois .__. va moins vite quand tu écris XD ! Ce sera génial de toutes façons !

Mis à part ça la Carthage-guerrière -dont j'ai deviné l'identité *content*- je la kiffe *o* ! Pouvoirs et armes très cool, côté sombre particulièrement appréciable ! Je sens que nos héros n'ont pas fini d'en baver avec elle... Hâte de voir une futur confrontation avec Aelita XD !

Sinon Jérémie a l'air de savoir beaucoup de choses sans pour autant se confier aux autres... Serait-il devenu plus renfermé avec les années ? C'est peut-être un peu dommage T__T !

Quoi qu'il en soit, super chapitre ! Encore plus sombre que les précédents, je ne pensais pas ça possible XD ! Et au risque de me répéter j'ai hâte de voir Léo en action, que je commence à vraiment apprécier !
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Et pour mon DeviantART c'est par ici : Mejiro-kun (DA)


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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Mer 29 Aoû 2012 22:30   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 14 Sep 2008
Messages: 1320
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
Très bon chapitre, Carthage brille encore par sa cruauté.
Et cette fille a l'air étrange, et pourquoi elle embrasse Yumi?
Pour XANA c'est logique, sa mission primaire est d’éliminer Carthage, donc normal qu'il protège les seuls qui pourraient l'aider à la mener à bien.

Enfin vivement la suite.

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Kerian MessagePosté le: Jeu 30 Aoû 2012 15:47   Sujet du message: Répondre en citant  
Déchiqueteur de Fics


Inscrit le: 01 Aoû 2008
Messages: 1713
Bon et bien, chose promise chose due, je passe.

Bon déjà les personnages sont fidèles à leurs caractères, ensuite l'histoire est bien saucissonnée (on y voit pas mal de protagonistes différents et inventés, mais ayant une raison logique et crédible d'être là), l'orthographe et la syntaxe sont agréables et les chapitres sont réguliers.

Je pense qu'en allant jusqu'au bout en continuant comme ça, ce sera une fic de qualité, en tout cas le début le sous-entend.

Au plaisir de lire la suite !

Bon courage !
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"La sévérité prévient plus de fautes qu'elle n'en réprime." - Napoléon Bonaparte

"L’élévation d’un homme au-dessus des autres ne se justifie que s’il apporte à la tâche commune l’impulsion et la garantie du caractère." - Charles de Gaulle
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DimIIy MessagePosté le: Jeu 30 Aoû 2012 17:00   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 23 Oct 2009
Messages: 1044
Localisation: Dans mon lit , en train de manger des kinder Bueno !
La vache, tu postes vachement vite, je ne vais pas m'en plaindre, mais bon je doute que ça dure malheureusement avec la rentrée qui arrive ... Mais bon, j'espère que tu arrivera à gérer !

Sinon, le chapitre était riche en action Smile
Hussinger n'a encore servi à rien sur ce coup (ma parole tu compte t'en servir comme déco ou quoi ? )
-J'aime beaucoup la nouvelle guerrière, elle a du charisme, au faite si je me trompe pas, c'est Anthéa c'est ça ? Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis mis en tête que c'était la soeur cachée d'Aelita (*Cassos*) en tout cas, ne la fais pas passer dans le camp des gentilles toute suite xD ! Mais au faite quand tu dis embrasser c'est dans quel sens ?! C'est "embrasser" dans le sens "enlacer" ou comme un baiser x) ? Bref, dans les deux cas, Yumi s'est fait exterminer lol

-Carthage n'a aucune moral franchement, faut quand même le faire, s'attaquer à un hopîtale et en plus ils veulent tuer des gosses pour arriver à ses fins ! En plus d'être dangereux, ils ont l'air d'avoir un esprit sacrément pervers ! Qu'ils continuent comme ça ! 8D

-En ce qui concerne Léo, je trouve que ça va un peu trop vite ! Dans le chapitre précédent, on apprend toute son histoire, et là on à peine le temps d'encaisser le coup que tout se termine déjà ! Son père se fait arrêter et il retrouve sa mère ! J'espère que t'as prévu un autre truc ( je ne suis pas sadique ne t'inquiètes pas Razz )
Aussi, je pense que tu aurai dû developper un peu sur l'enlèvement D'Odd, Ulrich et Aelita, on ne sait pas du tout ce qui s'est passer, la tour a été désactiver, et basta tout est fini ! On ne sait pas dans quels circonstance ils ont été enlevés et surtout ce que les ravisseurs ont fait d'eux ! (Bon ils étaient au bois de boulogne, il a pas une super réputation alors ça me suffit xD)

Bref, fais attention j'ai dû repérer quelques petites fautes ( c'est ptite de rien du tout tkt ! Mr. Green)

Bonne chance, en attendant la suite !

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Merci me98 !!

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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Jeu 30 Aoû 2012 18:44   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 14 Sep 2008
Messages: 1320
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
DimIIy, actuellement odd a fait plus tapisserie qu'hussinger (odd n'a rien fait et personne ne s'est interessé a lui)
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DimIIy MessagePosté le: Jeu 30 Aoû 2012 20:17   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 23 Oct 2009
Messages: 1044
Localisation: Dans mon lit , en train de manger des kinder Bueno !
Mdr, mais non faut pas dire ça ! Si tu regardes bien, les tensions du groupe ont commencé à cause de lui ! Il sera mis en avant tôt ou tard je te le garantis Wink
Ralala, on voit que tu l'aime notre Odd ( Mon Odd, on est mariés Mr. Green)

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Merci me98 !!

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Pikamaniaque MessagePosté le: Lun 03 Sep 2012 19:19   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


Inscrit le: 30 Jan 2011
Messages: 491
Localisation: Norende.
Merci pour vos nombreux commentaires, comme d'habitude. Je vous propose une suite, elle sera sans doute la dernière avant une bonne semaine (la reprise des cours va me laisser moins de temps pour l'écriture). Je vous laisse sur un chapitre lambda qui j'espère vous satisfera. Pour information, Léopold est très inspiré de Len Kagamine des Vocaloïds.

En-dehors de ça, j'ai pris en compte vos remarques concernant Léopold, je regrette d'avoir pris ce choix, mais il s'avérait nécessaire à l'avancée de l'intrigue. Je promets de ne plus en refaire un pareil. Comme promis, *Odd Della Robbia*, voici un chapitre où Odd sera bien plus présent (kikadi que je tenais pas mes promesses ? Mr. Green) Si la Carthage-Guerrière vous plaît, vous allez aimer ce chapitre. J'espère ne pas avoir fait trop d'erreurs. ._.

Juste pour réagir à ce que tu as dit, DimIIy, Hussinger ne sert pas de tapisserie puisque c'est son commando qui délivre le CHU de la Pitié-Salpêtrière, voyons ! Smile Et oui, Carthage n'a aucune morale.

Merci à Mejiro-kun, DimIIy, *Odd Della Robbia* et Kerian pour leur commentaire. Sans plus attendre (je cesse mon blabla), le chapitre 9. J'intitule : Baiser mortel. Comme conforme mon style, les explications de cette attaque bactériologique seront plus connues dans le chapitre 10, et je vous promets un démarrage en douceur, a contrario de ce que j'ai pu faire jusqu'à maintenant.

_____________________________________________________________


Chapitre 9 : Baiser mortel


    « Tu veux une glace ? » Demanda Yumi à son interlocuteur. Celui-ci répondit à l’affirmative. Il aimait être en compagnie de son amie, sa seule amie. Quant à elle, elle pouvait désormais pleinement profiter. La geisha pouvait difficilement rester avec les autres lors des cours ou des soirées. Ce n’était pas le cas avec le blond, qui demeurait dans la même classe. Ensemble, ils déjeunaient dans un parc, ou prévoyaient des sorties. L’adolescent aimait beaucoup sortir et profiter pleinement d’une vie dont on l’avait privé pendant des années. Il découvrait d’une autre manière la cinématographie, et surtout les restaurants, dont il pouvait passer l’après-midi. En cela, le garçon ressemblait beaucoup à Odd, car il aimait beaucoup manger. Alors bien sûr, la réponse à cette question ne pouvait être que positive. « Bien sûr… mais t’embête pas, je vais payer ! ». À chaque fois, ces deux-là se disputaient pour savoir lequel d’entre eux paierait. Yumi ne voulait pas brusquer Léopold et l’empêchait donc de donner de l’argent, mais ce dernier souhaitait impérativement rendre la pareille après ce qu’elle avait fait pour lui. Sa vie était encore intense, il devait souvent faire des dépositions et des témoignages. Quoi de plus normal. Mais lui voulait terminer au plus vite. Il ne se constituerait pas partie civile après la fin de l’instruction.* Il déposa un billet dans la main de la japonaise qui le tendit au glacier. Il avait réussi malgré l’insistance de son amie. Cela devenait un jeu à force. En trois semaines, leur relation s’était beaucoup intensifiée. Depuis la pénombre du parc, Ulrich les observait. Il ne comprenait pas comment Yumi pouvait être si proche de ce garçon et commençait à se faire des idées. Il devenait jaloux.

    Depuis une semaine, on n’entendait plus parler du projet Carthage. Il se faisait discret. L’alerte écarlate avait été ramenée au niveau rouge, et les militaires surveillaient de près la capitale française. Le gouvernement tirait les leçons du laxisme passé. Le général Hussinger devait maintenant localiser la base de l’organisation terroriste, par l’interrogation des agents arrêtés à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Un travail peu commode nécessitant une certaine force de caractère. De son côté, Jérémie Belpois travaillait sur un antivirus pour William, en parallèle, il recherchait la raison des nombreux dysfonctionnements du supercalculateur. Aelita s’inquiétait pour lui. Il travaillait nuit et jour et manquait beaucoup de cours. La menace de Carthage l’inquiétait beaucoup, et il s’en voulait que par sa faute, la vie de ses amis soit en danger. Elle se souvenait du dossier qu’elle prit en main la semaine passée, marqué noir sur beige « Luke Spencer. Confidentiel. » Elle n’eut jamais le temps de l’ouvrir, car la minute d’après, elle s’était retrouvée inerte au sol. L’adolescente ignorait le nom du responsable de son enlèvement, mais savait pertinemment qu’il ne lui voulait pas du bien. Quelqu’un les espionnait depuis le début, et malgré la présence continuelle de la DCRI, on demeurait dans le silence et l’ignorance.

    « Où est Ulrich ? » Demanda Odd, qui se tenait à côté d’elle. Tirée de ses pensées, l’orpheline regarda à gauche puis à droite, sans l’apercevoir. « Je n’en ai aucune idée. Il n’a pas dit qu’il allait au dortoir ? ». Jim Moralès surveillait la cour de Kadic, elle était très calme. Les élèves ne bronchaient pas et même Sissi s’entourait de personnes plus matures. De toute manière, Nicolas doublait sa troisième, et Hervé se trouvait dans une autre seconde que celle d’Élisabeth. Le surveillant s’approcha subitement de ladite cousine d’Odd. « Stones ! Vous auriez pas vu Belpois ? » Demanda-t-il avec sa voix suave. Il avait toujours le ton injonctif, c’était oppressant. « Non. Désolé. Pourquoi le cherchez-vous, monsieur Moralès ? » Répondit-elle très poliment. « Eh bien, on manque de chambre dans les dortoirs, alors on a mis le nouveau Le Couls en première L avec Belpois. » Il se gratta la tête, tandis qu’Aelita exorbitait les yeux. Qui était ce Le Couls ? Elle ignorait qu’il s’agissait de Léopold, car elle ne le connaissait pas très bien. Il tourna les talons et repartit. Odd ne put s’empêcher une raillerie au goût douteux. « Eh bien, Einstein va enfin pouvoir apprendre ce qu’est la vie en collectivité. Il va peut-être même devenir sociable ! » Sur ces mots, l’excentrique se leva et partit vers sa chambre pour chercher Ulrich. La gardienne de Lyokô resta seule avec son sac de cours, et marcha vers le parc pour rejoindre l’usine.

    Les blessures cicatrisaient difficilement. Le nouvel ami de Yumi se demandait s’il supporterait d’être dans la chambre d’un autre garçon. Il vivait plus ou moins en ermite depuis une semaine. Dormir avec quelqu’un, s’était dévoiler un peu de son intimité, et il le supportait difficilement. Il fit part de ses inquiétudes à la japonaise, qui tâcha de le rassurer. Elle connaissait bien Jérémie, et voulait le convaincre que ce n’était pas un mauvais garçon. Mais la première impression restait froide. Elle lui fit une accolade subite, totalement platonique pour le récepteur, mais très sentimental voire amoureuse pour l’espion. Ulrich Stern ne supportait pas ce qu’il voyait. Pour qui se prenait-il, ce mec, pensait-il. Le samouraï ressentait du dédain à son égard, car sa jalousie exacerbée le rendait possessif envers la personne qu’il aimait. « Je peux savoir ce que tu fais là ? » Demanda une voix derrière lui. Il s’agissait d’Aelita, qui s’apprêtait à rentrer dans les égouts. Cependant, celle-ci remarqua une silhouette au loin, et comprit immédiatement qu’Ulrich espionnait Yumi. Depuis qu’il savait la proximité entre elle et Léopold, il semblait obsédé par ce qu’elle faisait. « Je… Je regarde. Je te regarde. J’allais rejoindre ma chambre. » L’adolescente croisa les bras et fronça les sourcils. « Ulrich, ce n’est pas bien ce que tu fais. Laisse-la avoir son intimité, et ce qui importe, c’est qu’elle soit heureuse. D’ailleurs, tu te fais sans doute des idées avec ce garçon. » La voix se voulait moralisatrice. Aelita n’aurait sans doute pas aimé qu’on l’espionne de la sorte, et son amie non plus. Il ferait mieux d’arrêter. « Sans doute… je vais retourner dans ma chambre. » Il partit en courant vers les dortoirs, laissant la jeune fille en plan. Elle lâcha un soupire, et s’accroupit pour retirer la plaque des égouts.

    L’ascenseur du laboratoire s’ouvrit. La jeune fille aux cheveux roses se déplaça vers Jérémie, qui pianotait inlassablement sur son ordinateur. « Du nouveau ? » Demanda-t-elle. Elle venait lui annoncer en personne la nouvelle, car il fallait qu’il rentre à Kadic. Celui-ci se retourna. De grosses cernes noires s’installaient sous ses yeux. Il se surmenait beaucoup trop. « Oui, j’ai presque réussi à reprogrammer le superscann pour qu’il détecte les monstres et les tours de Carthage ! Et enfin, j’ai aussi installé un pare-feu puissant pour nous protéger de l’utilisation de la clé que Mr. Spencer avait en sa possession ! Mais pour qu’il fonctionne, il faudra activer une tour. » Il était à fond dans son explication, on aurait dit qu’il ne vivait qu’à travers de cela. Aelita s’approcha du pupitre de contrôle et le prit par la main. « Tu dois rentrer à Kadic. Tu as un colocataire de chambre, selon Jim. Il faut ranger un peu. Et tu dois te reposer aussi, tu es très fatigué. » On percevait de l’inquiétude dans sa voix. Le blond la regarda pantois. Elle n’était pas sérieuse. Quelqu’un dans sa chambre. Mais qui et pour quelle raison. Il aimait sa tranquillité. Il soupira et éteignit l’ordinateur. « Bon bah je suppose qu’on a pas le choix. Allons-y. » Ils remontèrent dans l’ascenseur et appuyèrent sur le bouton pour remonter.

    Ulrich claqua violemment la porte. Il s’assit sur son lit et prit un magazine de kung-fu. Il se demandait à partir de quel moment il s’était éloigné de Yumi. Odd rangeait le placard qui contint Kiwi pendant deux ans. Ses parents l’avaient récupéré la veille, et il supportait mal cette distance. Son chien représentait une part intégrante de lui, il y tenait énormément. « Bah alors, ça va pas ? » Demanda l’excentrique. Il se mit du parfum et sentit son ventre gargouiller. Il avait un rancard ce soir. « Laisse-moi tranquille. » Lui répondit sèchement son ami. Le cancre n’appréciait pas quand son colocataire se comportait de cette façon. Il partit de la chambre sans lui dire au revoir et descendit les escaliers pour rejoindre « Elsa ».

    Jérémie rentra dans sa chambre et y trouva Léopold avec ses valises. Le deuxième lit était déjà dressé, G.I Jim avait frappé. Il se trouvait un peu gêné de débarquer de cette manière, et présenta ses excuses à l’informaticien. Aelita ne tarda pas à suivre et poussa légèrement son meilleur ami pour se présenter. Son colocataire reconnut très bien qu’il s’agissait de l’intrus de l’usine, et quand bien même il demeurait embêté, il était plutôt rassuré. Ce garçon garderait leur secret et ne se voulait pas caïd et agressif. Ils passèrent plusieurs heures à nettoyer la chambre, faire du rangement et du tri. Le surdoué rechignait à abandonner quelques affaires, mais il le fallait bien. Quant à la gardienne de Lyokô, elle appréciait beaucoup ce nouvel élève. Soudain, un bruit sourd résonna hors de la chambre, qui fit sursauter Jérémie. Léopold ouvrit immédiatement la porte, et découvrit Yumi, inerte au sol. Les lèvres carbonisées, et le teint très pâle. « Yumi ! » Cria Ulrich, qui courut vers elle. Il poussa peu chaleureusement le littéraire qui manqua de tomber sur Aelita. « Yumi, réponds ! » Il la secoua et prit son pouls. Au même moment, l’ordinateur de Jérémie se mit à vibrer. Ce dernier y accourut et l’ouvrit, pour découvrir une alerte du supercalculateur. Des monstres attaquaient le cœur de Lyokô pour détruire le monde virtuel. Il se releva et le rangea pour partir en direction de l’usine. « Ulrich, Aelita, faut foncer à l’usine. Prévenez Odd et William. Carthage attaque le cœur de Lyokô, je crois que je sais ce qu’ils ont en tête. ». Ulrich ne quitta pas l’adolescente et ne daigna pas rejoindre ses amis. « Hors de question, je reste près d’elle. Débrouillez-vous sans moi. » La japonaise ouvrit les yeux. Ils étaient devenus rouges, comme un albinos. Elle se releva, prit Ulrich et l’embrassa sur la bouche. Celui-ci prit à son tour des lèvres calcinées, un teint pâle et un regard sang. Léopold n’en croyait pas ses yeux. Il ferma la porte à clé de sa chambre et la calfeutra avec des chaises. Il se tordit le bras plâtré par inadvertance.

    De leur côté, Jérémie et Aelita coururent pour échapper aux élèves vraisemblablement déjà contaminés. Un virus d’une nocivité inégalée permettait de zombifier quiconque se trouvait en contact avec. Ils rejoignirent le parc avec plus ou moins de difficultés, rejoins par Odd, ils rentrèrent rapidement dans les égouts. « Einstein, il se passe quoi bon sang ? Carthage joue encore avec le feu ? » Demanda-t-il, stressé. Il avait du avorter son rancard à cause du virus. Une petite-amie zombie paraissait cool au premier abord, mais très lassant au bout d’une heure. « Carthage cherche à nous éliminer pour détruire Lyokô. Si on ne fait rien, on ne pourra plus lancer de retour dans les temps, et ils n’auront plus que le gouvernement à renverser pour réussir leur projet. » Conclut le génie, la voix relativement grave. Ils montèrent l’échelle, rejoignirent l’ascenseur, puis se dispersèrent entre le laboratoire et la salle des scanneurs. Jérémie s’installa sur son fauteuil et pianota sur le supercalculateur. « Odd, Aelita, vous me recevez ? Préparez-vous pour la virtualisation. La première barrière du cœur de Lyokô vient de sauter, et un écho m’indique que la guerrière de l’autre jour est dans la voute. » Il disposa son casque et transféra les deux amis dans l’aréna.

    Le cinquième territoire n’avait pas bien changé depuis leur dernière visite. Des cubes, et autres parallélépipèdes se disposaient dans une architecture toujours incompréhensible. Odd courut à toute vitesse alors qu’Aelita utilisa ses ailes pour rejoindre la voute céleste. Des rampants apparurent. L’excentrique visa l’un d’entre eux et lui tira dessus. « Odd ! Non ! » Cria l’adolescente. « X.A.N.A n’est pas notre ennemi. Il combat Carthage. Regarde ! » Elle désigna du doigt des raies mantas qui se dirigèrent vers l’ascenseur. Ils y montèrent et découvrirent une mystérieuse femme aux cheveux roses, trafiquant les données de l’interface. « C’est la guerrière de l’autre jour. » Déclara Jérémie, surpris. Elle volait les informations du supercalculateur. Un champ concentrique apparut dans la main de la Lyokô-guerrière. « Champ de force ! » Elle envoya son pouvoir sur son ennemie qui se contenta de disparaître. « Elle est passée où ? » Demanda le félin. Il se retourna pour ne pas se faire prendre à revers. L’informaticien programma l’Overboard et l’Overwing. « Rejoignez le cœur de Lyokô immédiatement, elle s’y trouve avec les Volkrano. » D’une pirouette rapide, le chat vola en sa direction tandis qu’Aelita ne quittait pas le hub d’information des yeux. « Jérémie, il faut que tu actives une tour et vite. Carthage nous pirate depuis le début. Fais-le maintenant ! » Ordonna-t-elle le ton injonctif. Elle courut vers la seule tour du cinquième territoire. « J’espère que tu es sûre de ce que tu vas faire. » Sa réponse se voulait rassurante, mais l’adolescent se méfiait des plans de sa bien-aimée. Il tapa le code d’activation et la tour du cinquième territoire prit un halo vert.

    De son côté, Odd pénétra à l’intérieur de la salle du cœur et tira sur les monstres présents. Il y en avait trois, dont la guerrière. Celle-ci tenait son sceptre dans les mains, qu’elle utilisa pour détruire les plateformes sur lesquelles marchait le félin. « Armageddon ! » Cria cette voix électronique. Cette voix perçante et pesante. Elle donna un violent coup à la dernière barrière qui se désintégra sur le champ. « Non ! ». Le dom-juan envoya une myriade de tir sur la jeune femme qui disparut. Ses flèches manquèrent de percuter le cœur, mais Jérémie dévia une partie de l’énergie du supercalculateur pour recréer une barrière in extremis. « Einstein… t’es un héros. » Il mit ses mains sur sa poitrine avant de se prendre un violent laser de monstre dans le dos. Il venait de perdre soixante point de vie. « Odd, fais attention bon sang ! ». Ce dernier évita trois tirs successifs et tira dans le monstre qui implosa. Il n’en restait plus qu’un. D’un geste rapide, il le détruisit également. Maintenant, il lui fallait cependant affronter l’ennemie la plus redoutée, qui se tenait près de lui, prête à l’exterminer comme un moucheron. « Tu veux jouer, ma jolie ? Alors approche ! » Odd la provoqua. Elle ne réagissait pas. Son regard vide n’exprimait aucun sentiment. Il tira quelques fléchettes qui s’échouèrent sur la barre d’acier de son sceptre. Elle para tous les coups et tenta de l’écraser.

    À Kadic, Léopold sortit de sa chambre par la fenêtre. Une dizaine de zombies se trouvaient derrière, prêts à défoncer la porte. Il se trouvait à jouer les acrobates sur le toit de son nouvel établissement. La peur au ventre, il rampa jusqu’à la fenêtre du grenier, de laquelle il descendit. Il courut dans les couloirs jusqu’à atteindre la sortie. Armé d’une barre d’acier, il donna un violent coup à un des élèves qui l’attendait à la sortie. « Je suis désolé… ». Il courut vers le parc et le traversa sans forcément rencontrer de résistance. Le virus se propageait à une vitesse impressionnante, si bien qu’il commençait à s’extrapoler hors de l’établissement. Le garçon voulait se réfugier en lieu sûr, à l’usine où se trouvait Jérémie, Aelita et Odd Della Robbia. Il se ferait rapidement manger par les autres élèves s’il restait. Alors il n’hésita pas. Il retira la plaque d’égout et s’y glissa à l’intérieur. Cependant, si celui-ci savait que les autres utilisaient ce passage pour rejoindre le complexe, il ignorait par quel chemin.

    Aelita travaillait sur l’interface de la tour. Elle triait les informations et tentait d’intercepter les données volées par Carthage. C’était à ce moment-là que Jérémie eut l’idée d’utiliser la clé trouvée par Luke Spencer. Il ouvrit l’ascenseur et trouva Yumi face à elle. Le teint pâle, les yeux rouges et les lèvres calcinées. Elle l’embrassa de force et celui-ci tomba à terre. « Jérémie ? » Demanda Aelita. Elle pressentait que quelque chose ne tournait pas rond. Inquiète, la Lyokô-guerrière utilisa l’énergie de la tour pour interagir avec le monde réel. L’adolescente prit contrôle d’une des caméras de l’usine, et zooma sur le laboratoire. Elle échappa un cri de stupeur alors que la barre de progression annonçait le chargement terminé. La gardienne tapa le code Lyokô pour désactiver la tour. Elle sortit de la tour, et courut vers la voute céleste.

    Lorsque l’ascenseur du laboratoire s’ouvrit. Léopold poussa un cri de surprise. Jérémie lui fonça dessus à une vitesse impressionnante, mais il eut le réflexe de donner un coup de barre de fer. L’informaticien valdingua contre son clavier, et activa une procédure de transfert différée. De loin, on ne voyait que le compte-à-rebours. L’adolescent appuya sur le bouton de fermeture et descendit vers la salle des scanneurs. Il n’était en sécurité nulle part. Un bruit sourd raisonna au-dessus de sa tête, et des palpitations laissèrent penser qu’on voulait pénétrer de force dans l’ascenseur. Bien heureusement, celui-ci s’ouvrit, et le garçonnet marcha à reculons jusqu’à s’enfermer par inadvertance, dans le scanneur central. Celui-ci se ferma et il ressentit une étrange sensation. La procédure de virtualisation différée fonctionnait, et il venait d’être virtualisé sur Lyokô. Il apparut dans l’aréna du cinquième territoire. Léopold s’effondra à terre. Il portait des chaussures blanches et des bas noirs aux rayures jaunes aux deux extrémités. Son short noir à la bandelette jaunâtre flottait à la manière de la jupette d’Aelita. Il portait des gants blancs et un bracelet noir visiblement tactile. Son haut blanc aux épaulettes semblables aux bas avait une cravate jaune qui pendouillait. Enfin, un casque blanc doté d’un micro lui entourait la tête.* Il leva la tête, et n’osa pas bouger sur le coup. Il rampa vers la seule sortie possible. Une pointe d’anxiété mais aussi d’interrogation lui taraudait l’esprit. C’était donc ça, le secret de la bande à Yumi ? Il y croyait difficilement. Il se mit à courir et rejoignit la zone noyau. L’architecture de la salle ressemblait beaucoup à un jeu de Tetris, ou à un de ces jeux d’arcade dépassé dans lequel on doit se déplacer dans un labyrinthe. Il marcha prudemment sans pour autant comprendre où il se dirigeait.

    Odd narguait son ennemie avec insolence. Il la feintait sans cesse pour l’épuiser, mais elle ne ressentait aucune fatigue. Elle donnait des coups et se protégeait de toutes les fléchettes que lançait l’adolescent. Sa patience connaissait cependant certaines limites, et elle lui donna un violent coup de pied qui le fit tomber de trois étages. Il fallait en finir. Aelita arriva subitement sur l’Overwing, programmé plutôt par Jérémie, et lui envoya un champ de force qu’elle ne para pas. Elle tomba à terre. La mystérieuse guerrière n’était pas invincible. « Odd, il faut la battre. On a des soucis à l’usine. » Sur ces mots elle vola au-dessus de sa tête et dirigea son véhicule pour qu’il explose à son nez. Elle obtint l’effet escompté. Ne pouvant parer l’attaque, la belligérante se téléporta au sommet de la salle. La lycéenne croisa son regard et y reconnut un air familier. Un air très familier. « Peuple libertaire. Votre heure a sonné. Je suis Nastasia, l’Armageddon du Projet Carthage. Veni, vidi, vici. Nous vous détruirons tous. Ce n’est qu’une question de temps. » La voix électronique perçait les oreilles. On l’avait entendue partout. Sur tous les territoires de Lyokô. « Waldo Schaeffer a payé. Aelita Schaeffer paiera. » Son enveloppe virtuelle se disloqua dans une fumée noirâtre. La gardienne de Lyokô tremblait. Odd la seconda. « Aelita, ça va ? ». Elle se retourna, et le regarda, l’air inquiète. « Je crois. Nous devons rentrer à l’usine et lancer un retour vers le passé. Odd. Dépêchons. Dévirtualise-moi ! » Le garçon lui tira dessus et ses myriades de données disparurent.

    Le scanneur de l’usine s’ouvrit. L’adolescente balança un coup de pied à Yumi qui l’attendait pour la contaminer. Elle courut vers l’échelle du laboratoire et s’installa sur le pupitre de contrôle. Jérémie était sur le point d’éteindre le supercalculateur. Elle tapa au plus vite le programme de retour dans le temps, mais il manquait une parcelle d’énergie pour qu’il fonctionne. « Non ! » Cria-t-elle en frappant sur le clavier. Envahie d’un sentiment d’impuissance, elle se tassa sur son siège. Il le fallait. C’était la seule solution. Aelita désactiva le pare-feu programmé par la tour verte et put récupérer l’énergie suffisante pour lancer le retour dans le temps. Ce n’était pas vraiment une solution, car maintenant, Carthage pourrait exploiter les données nécessaires pour annuler leurs échecs. Ce ne serait qu’une victoire en demi-teinte. Mais on ne pouvait pas accepter la réalité d’un monde contaminé. « Retour vers le passé. » Elle appuya sur la touche entrée. Un halo blanc entoura l’usine, puis Paris, avant de s’extrapoler au reste du monde.

    Dans le laboratoire de l’usine, Jérémie, Yumi, Odd, Ulrich et Aelita persistaient dans le plus total silence. Une ambiance de mort régnait, comme s’ils venaient d’échouer à la plus grande des batailles. La japonaise culpabilisait d’avoir transmis le virus à ses pairs, quant au samouraï, il s’était senti bête d’avoir agi par orgueil. L’informaticien trouvait sa gestion du conflit totalement chaotique, et le félin se reprochait de ne pas avoir battu Nastasia. Mais maintenant, contrairement au passé, le danger avait une forme. On pouvait le reconnaître, on savait sa nature, sa force et sa faiblesse. On devait maintenant trouver un moyen de l’annihiler définitivement. « Ils vont bientôt pouvoir retourner dans le temps. Nous devons les arrêter, peu importe le moyen. Il en va de la pérennité du monde. ». Conclut gravement le binoclard. « Nous en référerons au général Hussinger. Je crois que cette affaire nous dépasse depuis trop longtemps. » Sortit Aelita, avec un regard furtif. Le groupe se dispersa, et la plupart rentrèrent à Kadic, hormis Yumi et Odd.

    En entrant dans sa chambre, Jérémie découvrit Léopold terrassé sur son lit. On aurait dit qu’il venait de pleurer, même s’il ne voulait pas le montrer. Il ne se sentait pas du tout à l’aise dans cette chambre. « Euh… ça va ? » Demanda Belpois. Il ne répondit pas immédiatement et sécha ses larmes. « Oui. Ça va. » Il figea un sourire sur son visage et posa sa tête contre l’oreiller. Une fois installé, le scientifique tira la couverture vers lui. « Je suis allé dans votre monde virtuel. » Lâcha le littéraire, sans prévenir. « Pardon ? » Répondit son interlocuteur, du tac-au-tac. « Je me souviens de tout. Du virus, du monde bizarre en bleu, et enfin, du retour dans le temps. Je crois que. Je suis immunisé contre votre truc. » La nuit s’annonçait longue. De son côté, Odd alla au cinéma avec Elsa, très perturbé par le danger qui planait sur lui. Et si il vivait ces derniers instants ? Et si tout son univers s’effondrait du jour au lendemain, par la mégalomanie du projet Carthage ?

    ***


    Un homme était inerte et peu vêtu sur une chaise dans une pièce où la température atteignait facilement un degré négatif. Il ne ressemblait plus à grand chose, son visage demeurait défiguré, brûlé, lapidé. Pourtant, il affichait toujours cette conviction dans les yeux. Cette conviction qu’il ne céderait pas à ses geôliers. Un homme d’une soixantaine d’année entra dans la pièce. Il s’agissait du général Hussinger, la mine sévère et intransigeante. Il prit une autre chaise et s’assit près du prisonnier. « Vous êtes un sinistre… con. » Lâcha difficilement l’autre homme, d’une quarantaine d’année. Il cracha à la figure du général. Celui-ci lui retourna une forte gifle qui fit tomber la chaise sur laquelle l’autre se trouvait ligoté. Le militaire, se releva avec dignité et dédain pour essuyer le cracha. « Votre silence vous coûtera cher. Vous vous effondrerez. » L’otage se mit à rire. Un rire semblable à ceux des psychopathes dans les films d’horreur américains. Il était fou. « C’est vous le con. Il y a eu un retour vers le passé, et vous ne vous en êtes même pas rendu compte. Vous crèverez dans d’atroce souffrance. » Hussinger lui donna un violent coup dans l’estomac, qui le fit vaciller. L’homme perdit conscience, et son bourreau tourna les talons vers la sortie. Non, il ne faiblirait pas.

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.


Dernière édition par Pikamaniaque le Lun 03 Sep 2012 22:20; édité 3 fois
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Mejiro-kun MessagePosté le: Lun 03 Sep 2012 19:47   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


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Messages: 200
Plop ! Encore un super chapitre à ce que je lis *o* ! A l'action omniprésente ! Un peu plus dans la veine des épisodes de la série que tes précédents d'ailleurs !

Ulrich jaloux de Léo qui intègre Kadic dans la chambre de Jérémie ! Je sens que notre futur nouveau Lyokô-guerrier va avoir un peu de mal à s'intégrer auprès des garçons ! J'aime beaucoup le fait qu'il se virtualise, même si tout ça relève surtout du hasard et que ça semble un peu gros XD ! Vivement qu'on ait un peu plus d'infos sur ses pouvoirs !

Par contre il me semblait qu'à cause de Carthage, Jérémie ne pouvait plus lancer de retour dans le temps ? A moins que son pare-feu ne lui permette !

L'attaque sur Terre est vraiment très bien, glauque et angoissante, même si elle me rappelle un peu l'épisode Contamination, le baiser en plus =3 ! Je regrette juste l'absence de William pour le coup.

On dirait que les hommes de Carthage sont insensibles au Retour dans le temps... C'est plutôt inquiétant pour nos héros je trouve ! En tout cas je ne suis pas convaincu que le général puisse réellement les aider, ses méthodes sont un poil trop extrêmes à mon goût ^^ !

Le combat Nastasia VS Odd était énorme *o* ! Et vive la confrontation avec Aelita o/ ! Par contre il faudra m'expliquer pourquoi Carthage tente de détruire Lyokô ?

Petit bémol aussi, Léo mentionne le nom du monde virtuel à la fin, d'où le connait-il ? C'était peut-être dit dans un chapitre précédent mais je ne me souviens plus XD !

Bref, j'ai bien accroché à ton chapitre, un peu plus classique que les précédents, notamment aux moments entre Léo et Yumi : le style tranche de vie, tout ce que j'aime X3 ! J'ai hâte de voir évoluer leur relation inexistante =P !

Bonne continuation ~ !
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Lun 03 Sep 2012 19:52   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


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Messages: 1320
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
C'est vrai, comment jeremy a t'il fait pour le retour dans le passé.
On dirait que cartage s'inspire de xana pour les attaques (le coup des zombies a été deja fait)

La jalousie d'ulrich etait assez prévisible par contre.

Pour ma part, le combat d'Odd etait plutot comique qu'enorme (il n'a pas reussi a lui infliger le moindre dégat et a failli detruire le coeur avec ses fleches). J'aurai bien voulu qu'il brille plus (genre au moins la mettre a terre).

Sinon la fille ne serait pas anthea sous un pseudo controle ennemi?

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LouRiddle MessagePosté le: Mar 04 Sep 2012 11:34   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


Inscrit le: 18 Aoû 2012
Messages: 219
Localisation: Metz
J'ai pas eu l'occasion de commenter plus tôt donc je vais le faire maintenant : c'est l'une des meilleures fanfictions CL que j'ai lu. On sort vraiment de l'univers un peu enfantin du dessin animé pour aborder des thèmes très sérieux, et c'est pas pour nous déplaire
J'aime particulièrement le personnage de Nastasia et sa façon de tuer, c'est très sombre, j'adhère Smile
Concernant Léo, j'ai encore un peu de mal à cerner le personnage mais je pense que ça va venir, son histoire m'a vraiment touché, et sa relation avec Yumi est trop mignonne !
Je regrette cependant l'absence d'Odd, bien qu'il soit présent dans le dernier chapitre on en sait très peu sur ses sentiments et j'aimerais qu'il y ai des flashbacks pour qu'on en sache un peu sur ce qu'il ressent concernant Aelita et Jérémy

J'ai hâte de lire la suite, c'est en plus très bien rédigé, tu as un style impeccable ! C'est sur que ce sera plus difficile de publier avec la reprise des cours mais j'espère que tu ne perdras pas l'inspiration car tu as vraiment beaucoup d'imagination Smile Bon courage pour la suite

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DimIIy MessagePosté le: Mar 04 Sep 2012 13:10   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 23 Oct 2009
Messages: 1044
Localisation: Dans mon lit , en train de manger des kinder Bueno !
Yo !! Super un chapitre pour nous consoler avec la rentrée ! Merci Mr. Green

J'ai aimeé comme d'habitude ! L'attaque de Carthage m'a rappelé l'épisode des zombies sauf que là c'est carrément plus flippant O_o
Tu as réussi à installer une atmosphère glauque et presque angoissante alors que c'est presque la même attaque dans la série ! Chapeau ! C'est peut être dû au faite que l'enjeu est beaucoup plus grand là ...

Sinon la guerrière Nastasia est top ! Mon passage préféré c'est sa confrontation avec Odd ! Génial ! Par contre, je me demande pourquoi Aelita n'a pas été perturbée ...Enfin si, mais pas tant que ça !

Bon, Ulrich jaloux...Je le savais ! C'est lui tout craché ça, d'ailleurs je suis tombée sur l'épisode "Le prétendant" ce matin sur Canal J, j'ai directement pensé à toi sur ce coup là (faut pas chercher pourquoi) tu as très bien respecté ce trait de caractère !
Je me demande comment va évoluer son antipathie envers Léo !
D'ailleurs sa relation avec Yumi est super touchante ! ^^

Aussi, je pense en effet qu'il ne serai pas mal d'approfondir sur les sentiments de Odd, pourquoi il a voulu coucher avec Aelita ? Et est-ce que les tensions ne viennent que de lui dans le fonds ?

Je ne sais pas ! En tout cas bravo pour ce chapitre et j'espère que malgré la rentrée tu pourras poster une suite rapidement :s

Bonne chance à toi ! Mr. Green

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Merci me98 !!

Texte by me : Disparition (2eme version de préférence )
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Kerian MessagePosté le: Mar 04 Sep 2012 13:27   Sujet du message: Répondre en citant  
Déchiqueteur de Fics


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Messages: 1713
Pas mal. La gestion d'une attaque, les choix à faire ainsi que la prise de conscience que le danger est bel et bien réel, le tout mixé avec les caractères des personnages bien retranscrits, c'est vraiment bien.

Bon courage pour la suite !
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"La sévérité prévient plus de fautes qu'elle n'en réprime." - Napoléon Bonaparte

"L’élévation d’un homme au-dessus des autres ne se justifie que s’il apporte à la tâche commune l’impulsion et la garantie du caractère." - Charles de Gaulle
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StellaeArrente MessagePosté le: Ven 07 Sep 2012 18:42   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


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Messages: 142
Localisation: Around Paris
Moi qui suivais dans l'ombre ta fiction et qui jusque là adorais tous tes chapitres... Je suis un peu déçu par ce dernier. Il ne m'a pas trop emballé comme les autres. Moi qui aime quand même un peu le genre horror (monde infesté par un virus... Les gens qui deviennent des zombies..).
Disons la précipitations des évènements, la virtualisation de Léopold surtout... Ah une petite question. Le baiser de Nastasia à Yumi est-il la cause du Virus que notre Japonaise la cause de la contamination ? Mr. Green
Ton chapitre se passe une semaine après l'ancien chapitre donc... Etait-ce un simple baiser ou pas..
Bon ensuite il y a Mejiro-Kun qui la très bien fait remarqué aussi, parce que je n'avais même pas fais gaffe à ce détail : William est totalement absent. (Il s'est fait zombifié par Yumi ? è_é)
J'ai apprécié la fin surtout, les héros qui sentent la menace de Carthage peser sur eux encore plus que avant. Mais...plus particulièrement le face à face entre Nastasia et Aelita...elle devient tout d'un coup "vraiment" vulnérable (à cause de l'air familier qu'elle a reconnu. Twisted Evil )
Je n'ai pas vraiment aimer mais ça reste un bon chapitre, bonne continuation. Smile
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Pikamaniaque MessagePosté le: Dim 09 Sep 2012 00:58   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


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Messages: 491
Localisation: Norende.
Il est vraiment très tard, je ne sens pas le courage de répondre à tous vos commentaires. Merci pour vos commentaires, positifs et négatifs. J'apprécie vraiment. J'ai corrigé quelques bémols beaucoup trop gros que vous avez pointés, et j'ai pris en remarque ce qui a été dit. Je suis un peu déçu par le rendu final du chapitre, mais il faut que l'intrigue avance. Après la lecture de ce chapitre, il n'y aura plus rien de similaire à ce que j'ai fait avant.

*Odd Della Robbia*, je me permettrai une petite remarque. Le combat de Yumi face à Nastasia était d'autant plus comique, tu ne crois pas ? J'ignore si l'idolâtrie d'un personnage comme tu le fais est une bonne idée, tu risques d'être déçu par le rendu de ce chapitre. Odd n'est pas un super héros, il est un Lyoko-guerrier adolescent comme les autres, un peu rouillé de surcroît. J'ai fait au mieux pour le réintégrer à l'intrigue, car tu me l'as fait remarquer. Je pense cependant que lui donner le beau-rôle serait godmod, dans le sens où même William ne parvient pas à battre Nastasia. Cela étant dit, j'espère que tu apprécieras quand même sa présence.

Je ne répondrai pas à votre question, enfin, si, je pourrais. Mais je préfère attendre que vous le découvriez par vous même dans le récit. J'ai respecté votre demande, et je vous apporte une vue d'horizon de ce qu'il a ressenti. Ainsi qu'un petit bonus qui fera polémique, mais que j'estime avoir assez bien justifié pour qu'il passe. On aborde donc sur cette Fan Fiction le sujet de l'homosexualité, et du malaise que l'on ressent. Cependant, je crois que ce thème ne pourra plus être développé avant quelques chapitres. Et puis, ça reste un coup d'un soir, veuillez ne pas m'égorger. Mr. Green

Concernant l'intrigue en elle-même, on avance vite. On fait des découvertes, et enfin, on se sépare définitivement de l'usine. À partir de maintenant, les combats ne seront plus faits par le biais de l'usine Renault. Mais tout n'est pas perdu. Enfin, pour le moment, on dirait. On n'a un peu une impression d'apocalypse, c'est normal. C'est la fin de ce que j'appelle l'acte 2. On démarre avec l'acte 3, et j'aime bien les fins explosives. J'ai vraiment peur avec ce que je vais vous proposer. C'est tellement plus différent, plus dramatique... Si je me rate totalement dans ce chapitre, je ferai au mieux pour le suivant. Pour Dead-Stella, je suis repassé dans mon style habituel (soit plus explosif, et moins enfantin). J'ignore si ça va te plaire, je l'espère, mais j'ai moi-même de gros doutes sur ce que j'ai fait.

Et enfin, je conclue par la gestion des personnages principaux. C'est juste impossible à tout gérer. Donc parfois je dois faire des choix, et mettre de côté certains personnages. C'est comme ça, c'est beaucoup trop compliqué de tout faire. Allez, on se jette à l'eau. Bonne dégustation. Je l'espère. Et je vous rassure, Lyokô, la bataille contre Carthage, ce n'est pas fini. Mais on passe aux découvertes, et non plus à la bête défense.


Spoiler


_____________________________________________________________


Chapitre 10 : L’autel de la violence éternelle



    Paris, République française. Endroit inconnu.
    23 septembre, soirée.

    Le général Hussinger ordonna des investigations dans tous les laboratoires de l’usine Renault. Le supercalculateur se retrouvait sous l’œil fin des spécialistes du gouvernement, qui conclurent la puissance exceptionnelle de la machine. Le sexagénaire trouvait impossible que des adolescents parviennent à la gérer. Elle pouvait être une arme extrêmement puissante et ne devait surtout pas tomber entre de mauvaises mains. Après les attaques bactériologiques de l’organisation terroriste Carthage, la bande avait décidé de prévenir la D.C.R.I. Le danger, ils ne pouvaient plus le gérer, et il était temps pour eux d’accepter l’impuissance. Auditionnés, questionnés, voire brusqués pour obtenir des explications, le général usait de toute sorte de moyens sur ses alliés. Bien sûr, il ne les torturait pas, ce serait injuste. Mais le vieillard utilisait des techniques militaires. Ce n’était que des gamins, ils ne pouvaient pas comprendre et s'en défendre. Depuis quelques temps, la base d’information des services secrets décuplait, et entre maladresse, quiproquo et gaffe, Hussinger avait toutes les pièces pour reconstituer le puzzle Lyokô. Parfois, celui-ci se demandait comment il put leur laisser le contrôle du supercalculateur. Quelle irresponsabilité. Il fallait les protéger, Carthage ne reculerait devant rien pour les éliminer. Aux mots s’accompagnèrent les faits. Le lendemain, des militaires furent assignés à chacun d’entre eux. Si le chef de la section terroriste française tenait tant que ça à leur vie, ce n’était pas sans arrière-pensée ; il voulait les utiliser comme appâts.

    Dans une pièce sombre, le vieux général se tenait face à Jérémie Belpois, le cerveau du groupe. Ce dernier regardait ailleurs, il fuyait le regard culpabilisant du « Père Ladéfaite » comme s’amusait à surnommer le projet Carthage. L’adulte tenait dans sa main un crayon de bois ainsi qu’une feuille renfermée dans un protège document plastique. À ce moment-là, il pleuvait dehors. La fin de l’été demeurait pathétique. Il faisait beaucoup trop froid pour la saison actuelle. « Quoi que vous en disiez, Belpois. Vous avez fait le bon choix de m’en parler. » Hussinger brisa soudainement le silence. Il osa affronter le regard cerné de l’adolescent. Il ne dormait plus depuis qu’il savait sa vie en très grand danger. Kadic n’était pas un endroit sûr, il ne se sentait en sécurité que dans les instances du D.C.R.I. Cela le faisait décompresser. Ne sachant quoi répondre, il laissa les mots de son interlocuteur voler dans les airs. « Belpois. » Répéta-t-il froidement, sans une once de sentiment. « Vous devez nous immuniser contre le retour dans le temps. Sans cela, Carthage va gagner. Vous le savez. » Cette phrase, prononcée avec gravité, définissait aussi quelque chose de grave. Pour immuniser quelqu’un du retour dans le passé, il lui fallait être virtualisé sur Lyokô, et Jérémie se refusait à un pareil sacrifice. « Je… non, je ne peux pas. » Le général tapa du point, agacé de cette réponse. « Vous serez responsable de la mort d’une myriade de personne, si vous ne le faites pas au plus vite ! Sinistre ignorant ! » Il commençait à s’énerver. Cela faisait des jours que Hussinger hésitait entre l’utilisation du manuel du supercalculateur, et la réussite quasi-certaine grâce à son « allié ». Il y avait beaucoup de chance pour que l’opération échoue, la procédure écrite de façon confuse dans un bouquin peu organisé. « Vous virtualiser sur Lyokô est quelque chose qui implique beaucoup, je ne suis pas du tout sûr de pouvoir le faire… » Le vieux général se tassa dans son fauteuil et soupira. « Si seulement notre matériel fonctionnait. » Le blond tiqua en entendant cela. Le matériel. Quel matériel ? Il posa la question, qui se solda par une réponse confuse. Le gouvernement possédait son propre supercalculateur, ses scanneurs, mais il ne demeurait pas assez perfectionné pour développer un retour dans le temps. Par précaution, aucun agent des services secrets n’osa se dématérialiser vers leur propre monde. Le lycéen tendait à croire qu’il suffisait d’utiliser ce monde virtuel pour en être protégé, à l'instar de Carthage. « Je peux vous aider. » Conclut Jérémie, une idée derrière la tête.

    ***


    Paris, République française. Lycée Kadic.
    24 septembre, nuit.

    Odd Della Robbia ne trouvait pas le sommeil. Non seulement il venait de casser avec sa nouvelle copine, mais il désespérait de plus en plus à ne pas trouver de petite-amie. Il se rappelait de toutes les claques prises depuis sa naissance, et surtout du dérapage commis avec Aelita Stones. Son amie, celle qu’il n’aurait pas du désirer. Tout le monde connaissait la jalousie du petit génie. Ce dernier n’avalait toujours pas la pilule, au grand désarroi d’Odd, voire du groupe entier. Quand il y repensait, l’excentrique voyait évident que la scission du groupe ne pouvait être due qu’à Jérémie. La principale concernée avait déjà oublié toute cette histoire.

    Ce jour-là, juste avant de passer le brevet des collèges, il se rendit compte de ses sentiments pour la jeune fille. Ce ne devait être qu’une amourette de collège, rien de bien concret. Pourtant, il était persuadé qu’elle accepterait. Durant tout le mois de juin, ils s’étaient échangés des allumages, qu’Odd prenait visiblement sérieusement. À l’inverse d’Aelita, qui ne pensait pas du tout outrepasser le stade platonique de leur relation. « Aelita, tu veux sortir avec moi ? » Demanda le blond. Celle-ci décrocha un petit rire et se tassa contre un des murs du collège. « Odd, c’est pas drôle, tu sais. » La scène se déroula sous l’œil jaloux de Jérémie, qui venait de sortir de sa chambre et qui se dirigeait à la base vers ses amis. Au lieu de cela, il écouta. « Je suis sérieux. Je… Je t’aime Aelita. Est-ce que tu veux sortir avec moi ? » Son interlocutrice se raidit soudain. Elle ne voulait pas le blesser et n’osa rien dire. Elle se mordit les lèvres et secoua légèrement la tête pour dire « non ». « Mais… pourquoi ? Aelita, enfin, tu vas pas me dire que tout ce qui passe depuis début juin était anodin ? ». L’adolescent insista. Cela ne plaisait pas du tout à l’espion. De son côté, la jeune fille se trouva désarmée. Elle ne savait vraiment quoi dire ou répondre. « Odd… je… je suis désolée. » La collégienne marcha pour sortir du coin où ils étaient. L’extraverti s’interposa. Cette dernière lui mit une baffe. « Laisse-moi passer. » Jérémie accourut en aide à sa bien-aimée. « Pauvre con, laisse-la tranquille. » Aelita sursauta quand il débarqua. « Tu vois pas qu’elle veut pas de toi ?! ». Ce souvenir lui faisait mal au cœur. Il se souvenait de tout. La réaction exacerbée de Jérémie, le soutient d’Ulrich, la neutralité de Yumi, les regrets d'Aelita… puis la bagarre. Il regrettait vraiment. Il se sentait mal, rien qu’à y repenser. Il se sentait minable et bon à rien. « Euh… excuse-moi, Odd, euh, tu sais où est Jérémie ? » Léopold le tira de ses pensées. Il venait de rentrer sans frapper dans la chambre. Depuis qu’il avait intégré Kadic, les deux adolescents développèrent des liens amicaux, même s’il n’osait pas vraiment s’imposer dans le groupe. Il le fréquentait à peine, surtout à cause de la nonchalance d’Ulrich.
    L’excentrique se ressaisit et se posa contre le mur. Il soupira et tira la couverture vers lui. Il ne laissait pas échapper de larmes, mais son regard exprimait un certain désarroi. Lui qui ne voulait jamais se montrer faible devant les autres. Parfois, il ressemblait assez à Léopold. « Non… d’ailleurs, je sais même pas où est Ulrich » Lui répondit le garçon. Il n’avait pas l’air bien, le littéraire le sentait. « Dis… t’es sûr que ça va ? » Le blond à la chevelure dorée le fixait, le regard soucieux. « J’ai l’impression que je trouverai jamais une copine… je me sens nul. » Un sourire amusé s’afficha sur la moue du lycéen. Odd n’apprécia pas ce geste de dérision, et tira une tête vexée. « Non, je ne ris pas pour ton histoire, je t’assure… c’est juste. Que certaines choses me paraissent tellement plus simples. » L’ami de Yumi leva les yeux au ciel. « Tu sais Odd, j’ignore si être en couple est quelque chose de bénéfique à notre âge. » Il s’assit à côté de lui, et rougit un peu à ce qu’il venait de dire. Il semblait avoir du mal à se concentrer. « C’est facile de dire ça quand Yumi s’apprête à te déclarer sa flamme. » Balança l’adolescent sans prévenir. Léopold retourna rapidement la tête et le regarda pantois. « Plaît-il ? » Répondit-il. Il ne trouva rien de mieux à dire. Non, il ne fallait surtout pas que cela se produise. « C’est quoi cette histoire encore ? Depuis quand elle est amoureuse de moi ? » Ses joues rosées le rendait mignon. Un vrai bout de chou à croquer, mais cela renforçait Odd dans sa conviction. « Bah… ça se voit. C’est tout. Vous êtes toujours là à vous faire des cadeaux, vous passez tout votre temps ensemble, et t’es toujours rouge comme une tomate quand elle te dit un truc. » Conclut l’étudiant, le ton très sérieux. Ce dernier le mit vraisemblablement assez mal à l’aise.

    « C’est juste impossible que je sois amoureux d’elle en tous cas. Crois-moi, Odd. Il prit un ton grave et fuit son regard.
    — Pourquoi ? La question survolta le cœur de son interlocuteur. Il hésitait à répondre.
    — Bah euh… car je suis… comment te dire. Gay.
    — T’y crois pas. » La réaction de l’adolescent demeura immédiate. Le littéraire se sentit mal à l’aise et garda un sérieux déconcertant. Il croisa les bras. Il se sentait à la fois soulagé et à la fois inquiet. Le romantique lui tapota l’épaule amicalement. « Sois pas si stressé, t’as rien fait. On dirait que tu vas exploser. » Rigola-t-il. Il le ramena vers lui, dans une ambiance très collégiale. « Peut-être que moi aussi je devrais essayer les garçons. J’aurais peut-être plus de chance. » Léopold hésitait entre le premier ou le second degré, et conclut que c’était du second. Il ne pouvait pas être bisexuel, ça paraissait impossible compte-tenu de sa réputation et de son inexpérience. En tous cas, le garçon se sentait vraiment à l’aise dans ses bras, et se demandait pourquoi une affection si soudaine, si peu dans l’adéquation de son comportement habituel. « Je sais pas trop où j’en suis. Tu veux pas m’embrasser pour voir ? » Son ami devint rouge bonbon, et ressentit soudain une certaine chaleur. Quelle question inadaptée et fort désobligeante. Il se détacha doucement de lui et se releva. Il n’était pas bien, ce n’était qu’une déprime passagère, et ce serait un baiser du soir sans importance. On ne pouvait pas dire que le lycéen aimait vendre ses baisers à tour de bras, surtout depuis l’arrestation de son père. « Tu sais Odd, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. » Grincha-t-il. Le garçon s’était toujours fait un point d’honneur de ne jamais craquer pour des hétérosexuels. Pour cette raison, il ne pouvait pas l’embrasser. Il finirait sans doute par tomber amoureux, car Odd était quelqu'un de profondément charismatique.

    Sissi rentra comme une dingue dans la chambre et surprit le baiser volé. Elle écarquilla grand les yeux alors qu’elle venait crier au loup, comme de nombreuses fois. Celle-ci ne sut quoi dire et resta bête devant eux. Aucun mot ne put quitter sa bouche, tant la fille du proviseur resta scotchée sur place. « On peut savoir ce que tu fais là ? » Incendia l’excentrique, gêné. Il devait peut-être s’inquiéter pour les rumeurs que Sissi lançait. Du moins, par le passé. Il ne la fréquentait plus beaucoup depuis l’année dernière. « Vous deux, vous étiez en train de faire… ce que j’ai vu ? » Demanda-t-elle toute retournée. « Non. » Tranchèrent-ils sèchement. « Va-t’en maintenant ! » Insista Odd. L’adolescente ne bougea pas et semblait pétrifiée. « Le prof… monsieur Spencer… je l’ai vu qui traînait Ulrich dans une brouette et Aelita sur son dos vers la cabane du jardinier. Et j’ai vu des gens inertes devant les bâtiments du lycée. Je suis morte de trouille. Je ne trouve plus personne. On dirait qu’ils ont disparus. Je vous en prie… ne me laissez pas seule… » Se mit à supplier Élisabeth. Son regard était pétillant, elle n’allait pas tarder à craquer. Léopold ferma la porte. « Mister Spencer ? Notre professeur d’anglais ? Mais qu’est-ce qui se passe dans ce fichu lycée à la fin ? Il faut les retrouver. » Tout le monde s’accordait sur cette proposition, ils devaient juste décider comment. Quelque chose d’étrange se tramait à Kadic ce soir-là.

    ***


    Côte est, États-Unis d’Amérique.
    23 septembre, après-midi.

    « Les passagers du vol 777 American Airlines sont priés d’attacher leur ceinture pour l’atterrissage à l’aéroport de New-York City. » La voix électronique raisonna dans tous les haut-parleurs de l’avion. Il s’agissait là d’un rituel banal et répétitif, adressé aux deux cents soixante-seize passagers du vol. Il ne devait pas s’y passer quelque chose de particulier, mais rien n’allait se dérouler comme prévu. Un homme d’origine européenne se leva de sa chaise et se dirigea vers le cockpit de l’avion. Il n’avait rien de suspect, mais le pire des psychopathes pouvait se cacher derrière le meilleur des gentlemen. Il sortit d’un coffre une arme à feu déjà chargée, qu’il mit dans sa poche et rentra dans le centre de commande de l’avion. Un autre homme bien emmitouflé récupéra également plusieurs mitraillettes qu’il distribua à ses collègues. Ils se disposèrent dans tous les coins du véhicule aérien et attendirent le signal. « Nadia, c’est vous ? » Demanda le pilote. Celui-ci croyait parler à une des hôtesses de l’air. Une détonation retentit, faisant un trou percé dans la tête du commandant. Le co-pilote garda son sang-froid, mais le terroriste ne l’épargna pas et l’exécuta à son tour. Un sourire carnassier s’esquissait sur son visage. Il retira les corps de manière nonchalante et s’installa à la place du pilote. L'homme mit le casque et se brancha sur la fréquence de l’avion. « Ladys and gentlemen, veni, vidi, vici. Cet avion ne se posera pas à l’aéroport prévu. » Il désactiva le contrôle automatique et releva subitement le véhicule qui devait se poser sur la piste trois. La machine repartit dans le ciel de la ville debout, dans la plus grande incompréhension de la tour de contrôle. « En effet, il servira de bombe volante à la destruction de l’Empire State Building. Préparez-vous, nous allons jouer à un jeu. Si les français nous donnent ce que l'on veut, vous aurez la vie sauve. Sinon, on vous tuera. Que fera votre gouvernement ? J’ai hâte de la savoir. » Il pouffa un rire sadique terrifiant, digne des plus grands malades de l’Histoire. Les autres terroristes dégénèrent leurs armes lourdes et baissèrent leur cagoule. « Je préfère vous prévenir immédiatement. Nous tuerons quiconque nous opposera de la résistance, perturbera le cours des événements, ou voudra jouer aux héros. Nous n’avons que faire de vos misérables vies. » Pour montrer qu’ils ne bluffaient pas, un des agents tua de sang-froid les parents d’un enfant de dix ans. Une ambiance oppressante s’installa dans l’appareil, avec la certitude qu’ils mourraient ce vingt-trois septembre.

    Dans les bureaux de la C.I.A et de la maison blanche, la tension atteignait son paroxysme. Un avion venait d’être détourné, et le spectre des attentats du onze septembre flottait dans l’atmosphère. Les terroristes voulaient quelque chose aux français, et mettaient le couteau sous la gorge des américains pour l’obtenir. Si cette logique pouvait échapper à certains, elle était très claire pour d’autres. Le général Hussinger ne céderait pas aux menaces et aux intimidations. Peu importe le nombre de mort, il leur resterait ferme. À l’inverse, les américains demeuraient dans le consensus depuis les attaques du World Trade Center. Ils n’hésiteraient pas à intervenir eux-mêmes en France pour éviter un massacre. L’affaire était particulièrement grave. L’administration Bush ne reculerait devant rien pour assurer la survie de sa population, et agirait au nom des américains. De toute façon, les français ne faisaient plus partis des bonnes fréquentations depuis la guerre d’Irak. Le président américain ordonna l’envoi d’une missive à la présidence de la république française et menaça d’intervenir directement si le chef des services secrets ne livrait pas les « six » adolescents.

    « Nous interrompons ce programme pour vous annoncer le détournement du vol 777 American Airlines. Les terroristes du groupe ultra-violent Carthage demanderaient la tête du général Hussinger ainsi que de plusieurs témoins couverts dans l’affaire des récents attentats meurtriers de la Pitié-Salpêtrière et du quartier Necker. Le mystère reste entier, et la diplomatie américaine aurait exhorté le gouvernement français d’accéder aux demandes du commando. Refus net du côté de la D.C.R.I et de la D.G.S.E qui ne se plieront à aucune des demandes outre-Atlantique. C’est bien sûr la colère, mais aussi la peur, dans ce scénario bis du 11 septembre. Nous vous retrouverons dès la première édition du matin pour faire un point sur la situation. »

    ***


    Paris, République française.
    24 septembre, nuit.

    Yumi profitait d’un repas en famille, comme elle n’en avait plus fait depuis des mois avec ses parents et son frère Hiroki. Ils avaient décidé d’annuler leur départ au Japon, sur conseil des professionnels de la santé, et de réinvestir dans la maison mise en vente début septembre. La japonaise était rassurée que tout se finisse bien pour sa mère et son père, elle n’osait plus trop les quitter, de peur qu’on s’en prenne encore à eux. Et puis, la contamination qu’elle avait causée ne passait toujours pas. Peu après les événements, il se révéla que la guerrière Nastasia transmettait des virus mortels selon la méthode de dévirtualisation. Dans le cas de la geisha, son système immunitaire était gravement infecté pendant la période d’incubation, jusqu’à ce qu’elle passe à la phase d’attaque. Maintenant, il fallait espérer qu’il ne se manifeste plus durant la période de latence. Mais sans antidote propre, cette maladie sommeillait toujours en elle. L’informatique de Jérémie n’y pouvait rien. Dans la nuit, les agents chargés de surveiller la maison Ishiyama y pénétrèrent sans prévenir. Il y régnait un silence de mort, toute la famille dormait. Il devait être trois heures du matin, et un groupe armé monta à pas de loups dans la chambre de la jeune fille. « Mademoiselle Ishiyama ? Mademoiselle Ishiyama, réveillez-vous ! » Insistèrent les deux agents. Celle-ci ouvrit péniblement les yeux et sursauta de voir les intrus dans sa chambre. « Qu… Qu’est-ce qui se passe ? » Demanda la protégée, altérant le rêve et la réalité. « Sur ordre du général Hussinger, nous devons vous mettre à l’abri et vous faire partir d’ici au plus vite. Vous êtes en danger. » Yumi releva la tête et sortit de son lit. Elle enfila rapidement des vêtements et se dirigea vers la sortie. Celle-ci ne se doutait de rien. Trop fatiguée et trop faible, sûrement. « Et ma famille ? » Son regard pétillait d’inquiétude. « Je ne veux pas qu’il leur arrive quelque chose, je vous en prie, protégez-les… » Les militaires demeurèrent inflexibles. Ils ne pouvaient pas les protéger ou les évacuer. Ils sortirent par la fenêtre de la chambre et coururent vers le véhicule blindé, dans lequel la nippone monta. Le dernier agent referma les portes et conduisit le véhicule. Une troisième personne se trouvait à l’arrière du fourgon avec la jeune fille. Elle ne comprenait pas pourquoi l’on s’éloignait des bâtiments de la D.G.S.E. Elle sentait le piège. Mais il était trop tard. « Où va-t-on exactement… ? » La question décrocha un rire du suspect. « Continue de dormir, cela vaut mieux. » Il sortit un appareil électrique et l’utilisa sur le cou de son otage qui tomba inerte contre le sol du véhicule. « Une de moins. Plus que trois. ».

    À Kadic, la tension montait d’un cran. Odd et Léopold couraient vers la cabane du jardinier, guidés par Sissi. Ils y rentrèrent, sans trouver personne. La fille du directeur balbutia. Elle ne comprenait pas pourquoi le professeur d’anglais ne s’y trouvait pas. Les trois adolescents s’avancèrent vers le fond du bâtiment, avant d’entendre un énorme bruit de porte claquer. Un homme imposant, une scie à la main s’avança le sourire carnassier aux lèvres. « Que faites-vous dans un endroit si tard les enfants ? » Demanda le professeur d’anglais. Élisabeth était décomposée par la peur et ne pouvait plus bouger ses jambes. Léopold n’osa pas bouger, il se contenta de se coller au mur. « Qu’est-ce que vous voulez… ? » Demanda l’excentrique, qui demeurait la cible phare du psychopathe. Il tenta de le feindre pour s’enfuir mais il ne se prit qu’un coup de genoux dans l’estomac. Le lycéen s’effondra à terre. L’image horrifia Léopold qui ne put s’empêcher de faire un transfert sur son calvaire. Il se paralysa à son tour et fondit à terre, ne voulant plus observer la scène de rare violence. « Tu vas le laisser tranquille, oui ?! » Vociféra une voix plus loin. Il s’agissait de William Dunbar, qui tenait une barre de fer à la main. « Qu’est-ce que vous me voulez ? » Répéta Odd, sonné par le coup. Le malade pouffa de rire. « Cool boys, you’re really stupid. I’m Mister Spencer, a Carthage Project member and I’m going to catch you. » Il fit craquer son cou, sans remarquer la fuite discrète de l’adolescente. Elle avait profité de la panique pour s’échapper du lieu. « Vous nous avez pris pour des ignorants. Mais nous savions tout depuis le début. C’est la fin. Game over, my kids. » Il sortit un objet concentrique de sa poche, et le dégoupilla. Il s’agissait d’une grenade. Une fumée épaisse s’en détacha, qui anesthésia tout le monde hormis lui. Lui, car il utilisa un masque à gaz pour se protéger de l’air contaminé. « Deux de moins. Plus qu’un. ».

    Au même moment, une équipe d’investigation entra dans l’usine Renault. Elle descendit à l’étage du laboratoire et tira sur la machine. Les écrans détruits, Carthage dynamita les lieux. Les décombres enfouirent pour l’éternité la moindre trace du supercalculateur de Franz Hopper. Le projet allait gagner. Plus rien ne pouvait l’en empêcher. Des alarmes sonnèrent dans tous les sens dans les bureaux des services secrets. Le général Hussinger restait imperturbable. Il allait évacuer Belpois vers le palais de l’Élysée, là-bas, il serait plus en sécurité. Dans son bureau, il préparait quelques formulaires avant son départ. Le sexagénaire venait d’être pris de cours, le banhammer frappait sans prévenir. « Mon général. La situation est hors de contrôle. Cinq des gamins sont entre leurs mains. S’ils prennent le dernier, nous sommes foutus. » S’inquiéta un colonel. Dans la salle, un autre homme entra, tout aussi pressé. L’activité atteignait son zénith, tout le service était en alerte. Mais quelque chose n’allait pas. Il y avait comme un chaînon manquant, et le général le ressentait. Il se leva et se dirigea vers la sortie. « Mon général. Laissons tomber le jeune Belpois. Ils sont là. Ils arrivent. Nos services sont corrompus. » Déclama l’autre agent. Le vieillard tira une moue assassine à celui qui souhaitait le dissuader. « Je ne plierai pas. » Lâcha le vieux lion. Le militaire sortit une arme à feu qu’il pointa vers son supérieur. « Désolé mon général. La volonté du C.I.A est de sauver nos compatriotes. Nous ne vous laisserons pas faire ce sacrifice. » Hussinger n’eut pas peur et prit de vitesse le dissident. Il s’approcha de lui, et le désarma sans mal. Le pistolet tomba à terre, et le colonel de Bruy le récupéra. « Vous n’avez pas eu le cran de tirer. Vous êtes faible. C’est ce qui vous perdra. » Il demanda à récupérer l’arme, et lui tira dans la tête. « Colonel, assurez mes arrières, je me rends dans le hangar. » Le major se rendit le plus vite possible dans le plus profond sous-sol de la base. Une violente explosion souffla l’entrée. Un échange de tir violent opposa les insurgés aux forces de l’ordre. Des corps tombèrent, mais la résistance fut vaillante. Cependant, le manque de préparation française, et le coup de poignard américain forcèrent la retraite.

    « Françaises, français. De l’étranger, de l’outre-mer, de métropole. » Le vieux général s’avança vers Jérémie, qu’il fit monter dans un véhicule blindé. Le colonel de Bruy ne tarda pas à les rejoindre. « Je ne puis continuer à tolérer ce qu’il se passe dans notre nation. La gravité des attaques commises ne peut plus être acceptée. ». La jeep roula à l’intérieur d’un tunnel avant de déboucher sur un des parkings de la capitale. Le général prit la sortie et se dirigea vers le huitième de Paris. « À compter d’aujourd’hui. Je décrète la mobilisation générale, et la proclamation de la loi martiale. » Le blond demanda où ils se rendaient. La réponse aurait dut être évidente. Le véhicule se gara dans la cour du palais de l’Élysée. « En réponse à la menace. En réponse à la violence. La France va se défendre de ses ennemis. » Les survivants apprirent par le biais de l’informateur général de la D.G.S.E le crash de l’avion 777 dans l’Empire State Building. Il n'y avait eu aucun survivant. Une réunion de crise se commanda au sommet de l’état, avec comme début inhérent d’une grande guerre virtuelle. Le supercalculateur du gouvernement était effectivement tenu en lieu sûr, dans un endroit inaccessible si ce n’est par quelques scientifiques. « Le gouvernement ne fera de concession ni aux uns, ni aux autres. Et nous nous battrons sur tous les fronts. Nous n’aurons peur de rien. » Jérémie se sentait mal à l’aise dans le somptueux palace présidentiel. Il n’était que de passage, car son départ était programmé pour le lendemain. « La République ne se pliera pas. La République ne se compromettra pas. La République ne faiblira pas. Soyons dignes. Soyons patriotes. Soyons français. » Le président Chirac cessa son intervention sur ces mots. Et il promit de définitivement mettre un terme à la décadence. Cette affaire n’était plus une affaire d’état. Mais une affaire internationale.

    Le lendemain matin, le sexagénaire se rendit dans la chambre allouée au jeune Belpois. Elle était vide. « Mon général. Nous l’avons perdu. » Déclara un des militaires. Son regard resta grave, mais il n’en dit pas plus. Il doutait beaucoup d'une investigation de Carthage. Mais plutôt d'une fugue. La bataille n’était pas encore perdue. Non, il ne s’agissait là que de la fin du commencement. Un commencement terrible, mais un commencement encore trop passif au goût du vieil homme. « Soyez forts, les enfants. Nous avons failli à notre mission. Tenez bon. ». Au Royaume de l’Ombre, tout s’efface. Ils étaient maintenant propulsés sur l’autel de la violence éternelle.


ÉDIT : Compte-tenu d'un léger imbroglio au sujet du passage sur Odd et Léopold. Il n'y aura strictement rien entre les deux personnages. Que cela soit immédiatement clair, rangez vos couteaux. J'ai intégré ce baiser pour intégrer la thématique de l'homosexualité ainsi que l'évolution du personnage de Léopold qui va se trouver dans une relation amoureuse à sens unique et qui va en souffrir. Ce qui va augmenter son sentiment de rejet de la part de l'excentrique ainsi que d'Ulrich qui par le biais de Sissi aura des réactions parfois inopportunes dues à sa jalousie. Voilà, ne voyez pas ça comme un changement, comme une métamorphose du comportement d'Odd, il ne s'agit que d'un coup d'un soir, une déprime passagère, et quand on ne va pas bien, on fait un peu tout et n'importe quoi. Oh, et puis, ce n'est pas la mer à boire, un baiser. Peut-être n'en voyez-vous pas l'utilité, mais c'est très important dans la suite de cette Fan Fiction.

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.


Dernière édition par Pikamaniaque le Mer 19 Sep 2012 06:37; édité 2 fois
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Odd10 MessagePosté le: Mar 11 Sep 2012 20:22   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Suprême ! voilà le nom qui me vient au fur et à mesure que je lis ta fan fiction ! tu décris d'une telle façon que j'ai ressenti une montée d'adrénaline en lisant : la descriptio ndes attentats,le ressenti de chacun,ce suspens inssuportable ou on ne voit même plus de sortie possible !

Ton passage sur Leopold et Odd était osé , il faut bien le dire mais c'est intelligement tourné et expose bien ce que la déprime peut provoquer quand elle assombri le coeur.

Pour le négatif, on ressent encore un peu le raccourcissement de certain passage qui devrait être plus approfondi mais en même temps, vu la longueur des passages que tu écris,c'est vrai que tu ne t'en sortirais pas, donc c'est pas grave et ça ne change rien a la beauté de l'histoire Wink

alors comme verdict, encore un immense bravo ! c'est vraiment génialement fait Mr. Green je suis enchanté d'avance de pouvoir lire tes suites ^^
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