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[One-Shots] Monstre & compagnie

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 Auteur Message
Icer MessagePosté le: Mer 23 Déc 2015 23:23   Sujet du message: [One-Shots] Monstre & compagnie Répondre en citant  
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Avant-propos : Ce texte fait partie d'un univers encore plus froid que le nôtre. Cliquez sur l’icône pour en savoir plus.

https://i.imgur.com/gTOotBq.png


Spoiler



http://i.imgur.com/fpsbjL1.png




http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngJeudi 18 août 2005, Aéroport international de Dublin

http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace10.pngUn jeune adolescent quittait l'avion A320 de la compagnie Air France en provenance de Paris-Charles-de-Gaulle. Après avoir perdu énormément de temps dans les traditionnels contrôles de sécurité et pour récupérer sa valise – sortant comme par hasard à la fin – il parvint à attraper un taxi dont le chauffeur parlait français. Avait-il anticipé l'arrivée d'un vol parisien ? En tout cas, le garçon l'avait dirigé vers l'adresse de sa grande tante qu'il n'avait encore jamais rencontré.
En effet, ses parents avaient fini par céder : Originaire d'Île-de-France, le garçon avait pour principale passion de regarder les avions décoller, car il rêvait d'exil. Ses géniteurs, inquiets avaient donc décidé de l'envoyer en Irlande – car une partie de leur famille en était originaire. Ainsi, il restait à la grand-mère du garçon une sœur qui habitait à Dublin. Prenant ensuite contact avec le Lycée français d'Irlande, les parents de l’adolescent pouvaient se déclarer suffisamment rassurés pour le laisser partir, tout en pouvant se dire que leur fils pourrait poursuivre ses études.
Celui-ci attendait avec impatience la rentrée pour rencontrer de nouvelles personnes.


http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngVendredi 2 septembre 2005, Lycée français d'Irlande

http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace10.pngIl était temps. Pour le parisien, ce jour sonnait vraiment comme le début d'une nouvelle aventure. Il fut l'un des premiers à se rendre dans l'établissement scolaire pour y chercher son nom : Il était en seconde G. Évidement, les autres noms lui étaient totalement inconnus, mais ça ne durerait pas. En tout cas, il fut le premier arrivé devant la salle où l'attendait son professeur principal – d'anglais cette année.
- Hello ! Tu es en seconde G ?
Le garçon lui sourit aimablement. On ne voyait pas un professeur d'anglais sous le même angle en Irlande qu'en France.
- Bonjour. Oui je suis sur la liste. Senja Lua.
- Très bien. Je suis M. Rosier. Attendons tes camarades avant d'entrer en salle. En voici d'ailleurs qui arrivent.
Senja fit volte-face. Ses futurs amis s'approchaient...


http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngLundi 26 septembre 2005

http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace10.pngSenja était assit seul sur une table d'étude. Il travaillait, profitant d'une heure de trou pour s'avancer dans ses devoirs. On ne pouvait pas dire qu'il avait mieux à faire, n'ayant pas encore réussi à s’intégrer. Mais bon, c'était normal au début. Il ne désespérait pas. Et puis la plupart des élèves se connaissaient déjà d'avant...
Il fut soudain perturbé par un groupe d'élèves d'une autre seconde, composé en majorité de filles.
- Salut, lança l'une d'entre-elles, on peut s’asseoir ici ? Il n'y a plus de place ailleurs.
- Si vous voulez.
Trois filles et un garçon virent donc rejoindre la position du parisien.
- T'es de quelle seconde ? lui demanda la première fille.
L'adolescent referma son livre de mathématiques. Il y avait mieux à faire actuellement.
- De seconde G. Et vous ?
- Seconde A. On a l'option Art plastique, et ça nous donne une classe d'à peine quinze élèves !
- C'est plutôt chouette, confirma le garçon.
- J'imagine oui... répondit Senja.
Et c'est ainsi que Lua fit la connaissance des premières personnes avec qui il venait de sympathiser.


http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngLundi 10 octobre 2005

http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace10.pngC'était bien parti pour devenir un rituel. Tous les lundis, Senja avait une heure de permanence simultanément à celle des secondes A. Il les retrouvait donc dans la salle d'étude.
Cette fois, une personne de plus était présente dans leur groupe, il n'y avait donc plus assez de place à la table.
- Ce n'est pas grave, avait répondu Senja à Aurore lorsque celle-ci lui avait expliqué la situation. J'avais fini mes exercices. Je vais rester debout.
La nouvelle venue, sachant très bien qu'elle était source du problème, s'approcha de lui pour prendre sa place.

- Merci.


http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngLundi 29 mai 2006

http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace10.pngSenja se trouvait non pas en salle d'étude mais au Cdi. Il évitait les secondes A depuis plusieurs mois, qui commençaient à le gonfler. Déjà parce qu'ils étaient assez bruyants, ensuite parce que du fait de la différence de classe, il n'arrivait pas à partager les mêmes moments qu'eux et cela se ressentait dans les conversations. Or Senja préférait rester seul plutôt qu'être à demi-intégré. Il aurait voulu se fondre dans un groupe de sa classe à lui, précisément pour éviter ce genre de soucis. Mais force était de constater après cette année scolaire écoulée qu'il s'agissait d'un échec. Sans parler de ses notes, clairement médiocres. Il était loin le temps où l'on pensait à lui pour sauter une classe. En tout cas vers avril, il avait laissé tomber l'idée de sympathiser avec sa classe et s'était résigné. Mais il souffrait. Et cela le faisait changer.
Tout un coup, un garçon qu'il ne connaissait pas vient s’asseoir à coté de lui et commença à chuchoter :
- C'est euh... bien toi Senja ?
- Oui... ?
- Oh, super. Écoute, je m’appelle... Léopold. Je suis de seconde C.
- D'accord.
- On raconte partout que... hum... enfin, tu es gay.
- Cela ne me surprend pas. Et donc ?
Le Léopold semblait assez surpris. Comment ce type pouvait-il assumer sans difficulté ?
- Euh, je... en fait, je suis gay aussi, lâcha-t-il alors subitement.
Lua commençait à comprendre la raison de son apparition.
- Désolé, calma-t-il directement. Ce ne sont que des rumeurs.
- Ah... Désolé de t'avoir dérangé.
Il s'en alla, rouge d'avoir avoué son grand secret à un type qu'il ne connaissait même pas. Léopold pria d'ailleurs That... le ciel qu'il ne dise rien.
Senja lui était dégoûté. Ce garçon avait l'air tout ce qu'il y avait de plus sympathique. Il était venu le voir de lui-même, ce qui n'arrivait jamais en temps normal. Mais il avait fallu que ce soit pour autre chose que de l'amitié. Une larme unique coula de son œil droit. La fin de l'année scolaire serait dans moins de deux semaines à cause du baccalauréat. S'il bouclait la boucle une fois sans arriver à rien, alors il y avait des chances pour que les deux années suivantes soient similaires.


http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngMardi 27 juin 2006, Domicile de la grande tante de Senja Lua, début de soirée

- Sérieusement, tu entres en première ES deux l'année prochaine ?
Senja était dans sa chambre. Depuis la fin de l'année scolaire, il n'y sortait plus que pour manger ou aller aux toilettes. Il se contentait de rester sur son ordinateur portable, à jouer à des jeux en ligne. Mais il avait toujours MSN messenger allumé au cas où. C'est précisément par ce biais qu'il venait de se faire aborder par une fille de seconde A à qui il n'avait jamais vraiment parlé.
- Euh, oui.
- Mon Dieu, on va être dans la même classe...
- Je croyais que toutes les secondes A passaient en L ?
- Et bien, pas moi.
- En quoi est-ce si dérangeant d'être dans ma classe ?
- Ça va Senja, je plaisantais. Je devais trouver un moyen de t'aborder.
- ...
- Quoi ?
- Rien... C'est gentil de venir me parler.
- Justement, j'essaye d'être gentille.

Cela devenait étrange, même pour Senja. Habituellement, cette fille là n'était pas des plus chaleureuse. Non, elle était... de glace ?
- Merci Alba.


http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngLundi 4 septembre 2006, Lycée français d'Irlande, au matin

http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace10.pngIl était temps pour l'ours qu'était devenu Senja de ressortir de la grotte dans laquelle il avait passé ses vacances d'été afin de retourner en cours. Mais aujourd'hui, il était différent. Il avait passé toute la haute saison à dialoguer avec Alba Sol. Et bien qu'il n'ait encore jamais rencontré directement celle-ci depuis le début de leur véritable amitié, Lua savait qu'ils ne pourraient se louper, puisqu'il s'agissait de sa camarade de classe.
Remotivé à l'image de l'année dernière, celui-ci arrivait de nouveau en avance devant la salle de classe. Mais cette fois, il avait été battu par une petite rousse. Elle lui sourit.
- Salut, tu es dans ma classe ?

- Euh, oui.
- Tu es une des rares personne de notre tranche d'âge que je ne connais pas encore, comment tu t’appelles ?
- Senja. Et toi ?
- Clémence.
Le jeune garçon s'assit par terre, à ses cotés.

- Alors... tu as sous-entendu que tu connaissais toute la classe ?
- Presque. J'ai regardé la liste des noms au complet pour voir.
- Et combien étaient inconnus ?
- En te comptant ? Deux.
- Tu connais Alba Sol ?
- Bien sûr. On était dans le même collège.
- Parle-moi d'elle.
La rouquine sembla hésitante tout à coup.
- Ben, en fait... Connaître est un bien grand mot avec elle... Elle parle peu d'elle-même. Je ne sais même pas d'où elle vient alors qu'elle n'a clairement pas l'air d'ici.
Senja sourit.

- Parfait.


http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngMercredi 6 septembre 2006, dans l'après-midi

http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace10.pngTout venait à point pour qui savait attendre. Senja avait eut énormément de chance avec cette Clémence. C'était pour le positif. Plus négativement, Alba ne lui avait pas adressé une seule fois la parole en deux jours et demi. Il avait décidé de tirer les choses au clair sur MSN.
- Salut.
- Ah enfin. Marre de te sentir ignoré ?

Le garçon écarquilla les yeux.
- C'est à dire ?
- Laisse. Ça a été ta rentrée ?
- Largement mieux que la dernière. Et pour toi ?
- Ouais. Tu étais avec qui pour le TP de SVT ?
- Clémence et Lénaelle. Deux rousses folles. Et toi ?
- Guillaume et Sophie.

Senja bondit sur sa chaise.
- Lui ! C'est le nouveau non ?
- Ouais. Il vient de Bordeaux. Il me l'a dit au moins quatre fois.
- Il faudra que j'aille lui parler.
- Si tu veux. Mais je te préviens, c'est un excité de première.
- N'importe quel bruit vaut mieux que le silence.
- Si tu le dis.



http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngJeudi 7 septembre 2006, dans la matinée

- Au fait Senja, on mange ensemble à midi ?
Guillaume venait se prononcer cette phrase pendant la pause entre les deux heures de maths. Ce fut plus facile que prévu pour l'adolescent parisien. Profitant d'un trou en permanence en deuxième heure ce matin, il n'avait eu aucun mal à aller taper la discute avec Chevallier – le nom de famille de Guillaume.

- Bien sûr. Pas vrai les filles ?
- Mais oui ! s'exclama Clémence.
Alba hocha simplement la tête. Depuis la conversation de la veille, elle était enfin redevenue normale au lycée avec Senja.
- Au poil, tchek mon frère !! se réjouit Guillaume en tapant la main de Senja, qui lui conseilla en retour de toucher son propre gras.
Et le passage au self fut parfait. Les quatre adolescents, bien que très différents vis-à-vis des trois autres, s'entendaient très bien entre eux. Senja avait enfin un vrai groupe d'amis. Et surtout, il y avait quelqu'un qui ne le laissait pas insensible.


http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngJeudi 6 octobre 2006, fin d'après-midi

http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace10.pngLa journée s'achevait, et le groupe d'amis devait se séparer. Alba la première, de son coté, avec son éternel petit à demain qu'elle plaçait même le samedi par habitude. Senja la regarda partir.
- Senja. Quand est-ce que tu lui dira ? lui fit Clémence.

- Hein ? Mais de quoi ?
- Fais pas l'innocent, railla Guillaume.
- ...
- J'te laisse y réfléchir chouchou, je file, à plus les garçons !
La rousse s’éclipsa. Chevallier se fit alors plus sérieux, ce qui était très rare :
- Vieux. Il faut que je te parle.

- Oui ?
Il porta son regard en direction de la petite Clémence qui s'éloignait.
- Je l'aime.
Quand Guillaume avait quelque chose sur le cœur, il ne tournait pas autour du pot. Et justement...

- Ah. Mais pourquoi ne pas lui dire ?
- T'es drôle toi. On se connaît depuis peu de temps. J'ai peur de me prendre un gros vent.
- Je comprends. Je... je dois rentrer... mais on en reparle d'accord ?
- Oui mec, merci.
Ils se tapèrent dans la main puis se séparèrent.

http://i.imgur.com/t20PR4l.png


Une fois chez lui, Senja salua sa grande tante en coup de vent et s'écroula sur son lit, complètement blasé. Parce qu'il était piégé. Guillaume et Clémence le charriaient depuis presque trois semaines sur Alba, mais en réalité, il avait un gros faible pour la gentillesse de la rouquine... Et maintenant sa propre gentillesse ne savait pas s'il devait laisser le champ libre à Guillaume.
« Ne fais pas ça. L'enjeu est trop important. »
« Hein ? »
« Tu as enfin trouvé un équilibre. Ne laisse pas un frisé excité tout gâcher. »
« En quoi ça gâcherait tout ? »
« Imbécile. Tu sais très bien ce qui a de grandes chances de se passer si deux membres du groupe se mettent en couple, surtout s'ils cassent. »
« Oui...Mais ça ne se fait pas pour Guillaume. Il me montre qu'il a confiance en moi en m'avouant ça. Tu sais pendant combien de temps j'ai recherché cette confiance !? »
« Bien sûr. Mais à quoi bon si sa mise en couple avec Clémence casse le seul groupe d'amis que tu ais jamais eu ? La seule solution, c'est que ce soit toi. Parce que toi, tu es différent. Et donc, ça se passera différemment. »
Senja se mit à pleurer. Il avait raison. Horriblement raison.
« Mais au fait, qui es-tu toi ? »
« Je suis celui qui, à l'avenir, va t'empêcher de faire des conneries parce qu'il en a marre que ta gentillesse nous gâche la vie. »
Senja ne répondit pas. Mais passa le reste de la soirée et de la nuit sur son lit, la tête dans l'oreiller, à déprimer.


http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngVendredi 7 octobre 2006, au matin

http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace10.pngUne journée de cours qui devenait routinière recommençait. Senja retrouvait Clémence à l'entrée du lycée.
- Salut chouchou !
- Bonjour Clémence.
- T'as une petite mine.
- 'Mal dormi oui.
- Oh. Ben j'ai un truc pour toi qui va te faire retrouver la patate. Enfin plutôt...
Elle sortit une véritable carotte de son sac et la montra à son ami avec un grand sourire.
- T'as pas fait ça !?
Senja ne se rappelait même plus d'où était venu ce délire de la carotte mais ce qui emportait, c'est qu'il avait apporté un paquet de fou rires et de bons moments.
- Amazing ! ajouta-t-il.
- Je vais la garder sur mon bureau ! informa la rousse.
- Moi aussi j'en veux une !
- Oh mais tu verras la mienne quand on skypera !
- Ça me va !
Si la bonne humeur de Clémence eut tôt fait d'aider Senja à oublier ses problèmes le temps d'une journée, le contrecoup fut rude à la fin de celle-ci : Au fond, comment l'aborder pour lui révéler son amour ? Elle restait certes en majorité avec lui, Guillaume et Alba, mais elle parlait en parallèle à un énorme paquet de gens, et ça ne se limitait pas à la classe. Et Lua n'avait pas envie de faire le gros lourd qui avoue son amour par Skype, même en vocal. Il y avait tellement de bouffons qui faisait ça par SMS...
« Et ben tu lui dis que tu veux lui parler en tête à tête. »
« C'est trop suspect. Et si Guillaume l'apprenait ? Il faut qu'il pense que c'est pas de ma faute, sinon le groupe va péter quand même. Et de toute façon il va falloir expliquer tous les enjeux à Clémence. »
« Alors attends les vacances. Mais magne-toi le derche à ce moment là. »
« ... »


http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngSamedi 28 octobre 2006, Dublin, dans la journée

http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace10.pngC'était le grand jour. Trois soirs après le début des vacances, Senja avait rendez-vous avec Clémence pour la première fois en dehors du lycée. Au santry park, au Nord de Dublin histoire de minimiser les risques de croiser un visage connu et surtout Guillaume, l'LFI étant plutôt de l'autre coté de la ville. En prime, l'endroit était proche de l'aéroport. Senja aimait toujours autant regarder les avions.
Tandis qu'il marchait seul dans la rue – chose normale étant donné qu'il pleuvait plutôt fort – pour se rendre au point de rencontre, il vit quelque chose qui était pour le moins inhabituel : Une fille de son âge venait de sortir du coffre d'une voiture noire aux vitres teintées. Visiblement, elle venait de donner un fort coup de pied pour sortir puisque ses mains étaient attachées par un chiffon douteux. Elle l'aperçut et se racla la gorge :
- Hum oui. Tu peux me détacher rapidement s'il te plaît ?
- Rapidement hein ? Mauvaise pioche. Je suis peu habile de mes mains.
Deux types avec des lunettes noires venaient de sortir de la voiture de la même couleur. Un colosse et un nain. Apparemment, ils étaient en train de manger car ils avaient la bouche pleine.
- Et merde, lâcha la fille.
Senja commençait à comprendre la situation. Même si les types n'avait pas l'air d'être des puits de science étant donné qu'ils avaient oublié de fermer leur coffre avec un otage, la fille aurait du mal à courir correctement avec les mains attachées surtout que la pluie rendait le sol davantage glissant. Il attrapa le bras de la captive comme il pût et se mit à courir.
La poursuite, qui aurait pu prendre des allures de film n'en fut rien étant donné que le grand costaud n'avait visiblement pas l'intention de courir. Senja entendit le petit demander à son collègue ce qu'il foutait, ce à quoi l'autre répondit apparemment qu'il ne voulait pas user ses chaussures. Et étant donné que le nain n'avait pas vraiment le physique pour reprendre sa monnaie d'échange à Senja, celui-ci fut bien obligé d'abandonner aussi. Lua mit quand même une bonne distance dans le cas où ils penseraient tout simplement à utiliser la voiture.
Une fois planqué dans l'Ellenfield Park, Senja retira finalement les liens de la fille, ce qui lui prit au moins trois minutes au lieu de cinquante secondes pour n'importe quel individu ne souffrant pas d'infirmité physique.
- Merci.
À l'arrêt, l'adolescent eut davantage le temps d'observer l'ex-captive. Elle était bien de son âge, un peu plus grande que lui, avec de longs cheveux blonds. Ses vêtements témoignaient d'un certain niveau de vie, ce qui était cohérent puisqu'on enlevait rarement les pauvres.
- Comment tu as fait pour te retrouver dans une situation pareille ?
- Ce ne sont pas tes affaires. Je doute qu'un adolescent puisse comprendre.
Manque de bol, une vraie bourgeoise.
- J'imagine que,pour te faire avoir par les deux mongols que j'ai aperçu, on doit pas être si différents que ça, répondit Senja alors que la blonde s'éloignait déjà.
Elle se retourna. Touché.
- Espèce de...
- Ouais ouais je connais. En attendant, je doute qu'une fille comme toi soit habituée à recevoir autant de flotte puisque tu as probablement dans ces cas-là toujours un parapluie que tu ne tiens pas toi-même... Viens t'abriter. Et tu en profitera pour me raconter.
Finalement, les deux adolescents furent contraint de se réfugier dans l'aire de jeux du parc, sous une des construction en bois. Avec ce temps, aucun gamin n'y était présent.
- Et si tu commençais par me donner ton nom ?
- Joséphine.
- Tu parles français... tu es à l'LFI ?
- Non, je ne vais pas au lycée.
- Ah, tu es ce genre là.
- Et toi, ton nom ?
- Senja Lua. Alors, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Ces deux connards m'ont eut pas surprise. J'étais dans la salle de bain.
- Et y avait personne d'autre chez toi ?
- Non. Pas de mère. Mon père est en voyage d'affaires. J'imagine qu'il a encore essayé de rouler un louche industriel américain. D'où ma tentative d'enlèvement, lâcha-t-elle, comme si elle était habituée.
- Et aucun voisin n'a rien vu ?
- Là où j'habite, il n'y a pas vraiment de voisinage.
- Hum, d'accord... Et qu'est-ce que tu fais de tes journées si tu ne vas pas à l'école ?
La blonde sembla hésiter à répondre.
- Je sais ce que tu te dis, poursuivit le lycéen. Mais c'est pas tous les jours que tu peux parler à quelqu'un de ton âge pas vrai ? Je n'ai pas ton intelligence brute mais tu puisque c'est sans doute à la connaissance que tu respectes la valeur d'autrui, j'en ai sûrement beaucoup plus que toi dans le domaine du social.
Il sourit. Ça avait l'air de l'amuser.
- Je ne fais pas grand-chose à faire dire. Je suis l'actualité du Green party et je détourne des fonds de mon père pour eux. Et je lis. C'est tout.
Senja n'était pas dupe. À son expression, elle s'ennuyait.
- Et pourquoi tu ne viens pas au lycée ? Pas pour apprendre les cours évidemment mais pour passer le temps. Et approfondir tes connaissances dans le domaine social. Un petit graissage de patte à l'administration et hop, tu viens quand tu veux.
- Me mélanger à la plèbe ? Pas question.
- J'ai des amis assez spéciaux. Ça devrait te plaire.
- ...
- Je n'insiste pas. Après tout j'imagine que c'est inattendu. Même une grosse tête comme toi a besoin de réfléchir longuement parfois, comme quoi. J'imagine que tu n'en as jamais eu l'utilité mais télécharge Skype et ajoute mon pseudo, Le_sanglier, pour me contacter si tu es intéressée.
- Le_sanglier, d'accord.
Elle sortit alors un téléphone portable dernier cri.
- Allô James ? Venez me chercher s'il vous plaît. Ellenfield Park, entrée Nord. Oui. Oui. Très bien. Et apportez un parapluie.
Senja sursauta alors. Clémence. Il avait oublié.
- Euh, excuse-moi, je dois te laisser. À une prochaine fois j'espère.
Et il détala sans attendre de réponse.


http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngDomicile de la grande tante de Senja Lua, au soir

http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace10.pngUne notification de connexion. Clémence, enfin.
- Coucou ! Je suis vraiment désolé pour tout à l'heure, il m'est arrivé un truc assez dingue sur la route et quand je me suis rendu sur le lieu de rendez-vous, tu n'y étais plus.
- Oui Senja je sais ! Comme tu n'as pas de portable je ne pouvais pas te contacter !
- Excuse-moi, vraiment.
-Tu es tout pardonné chouchou ! J'ai appelé Guillaume pour patienter et tu sais quoi ? Il m'a avoué qu'il voulait sortir avec moi !
- Ah. Et donc ?
- On est en couple !!!
- Félicitation. Bon excuse-moi je dois aller manger.
- Bon appétit brother ! <3

Bien évidemment, l'excuse du dîner était un prétexte pour se tirer. Il salua également Alba sur MSN qui lui parlait d'Argentine et de Mexique pour une raison qu'il avait oublié, et s'effondra (encore) sur son lit.
« C'est terminé alors ? »
« Possible. »
« ... »
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Non. Je le refuse. »
« Et donc ? »
« Leur mise en couple n'est pas une fatalité. Clémence c'est... Clémence. Y a moyen que ça n'éclate pas notre groupe. Et j'espère bien y inclure un autre mutant en la personne de Joséphine... Je vais garder mon équilibre. Pour toujours. »
« Tu es bien sûr de toi. »
« Oui. Parce que désormais, l'équilibre, c'est toi. »


http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngLundi 6 novembre 2006, Lycée français d'Irlande, au matin

- Je vous présente Joséphine Forestier. Elle n'a pas l'habitude de fréquenter... des humains, alors soyez gentils avec elle.
Clémence sourit. Senja ne changerait jamais. Quant au garçon, il retenait surtout qu'il avait réussi par faire céder la jeune fille blonde. Et comme prévu, un petit chèque à cinq chiffres avait suffit à rapidement régler les problèmes administratifs posés par une arrivée non justifiée en cours d'année.

- Senja m'a parlé de toi. Bienvenue.
- C'est toujours un plaisir de rencontrer de nouvelles personnes.
- Sûr. Moi c'est Guillaume.
Joséphine, dans pareil contexte, avait perdu de sa superbe habituelle.
- Et bien... je suppose que je dois vous remercier, répondit-elle platement.
Senja soupira. Ça allait être plus long que prévu.
La sonnerie caractéristique du début des cours retentit.
- Allez les gens, c'est parti pour l'SVT, annonça Clémence.
- Je vous suis, fit Joséphine.

- Avec vous, je doute que ça ne soit pas divertif.
- Voilà voilà voilà, conclut Guillaume.
Senja ne suivit pas tout de suite et les regarda s'éloigner. Son groupe était toujours là. Ce serait à lui désormais de veiller à ce qu'il ne lui arrive rien. Jamais.
« Et à deux, c'est plus simple, si on peut dire ça comme ça. »
L'adolescent sourit et rattrapa son groupe.
« C'est certain. »


http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace11.pngSamedi 20 janvier 2007, Dublin, au soir

http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/espace10.pngDans l'une des nombreuses habitations de la capitale, une fête d'anniversaire tout ce qu'il y a de plus classique s'achevait. L'adolescente rousse qui en était à l'origine ne la regrettait absolument pas. Oh bien sûr, elle n'avait pas eu la prétention d'organiser la « teuf du siècle », avec des centaines d'invités, de la musique « à donf », de l'alcool à flot et comme le veut apparemment la tradition, quelques gardes à vue pour clôturer l’événement. Non, elle s'était contentée d'inviter ses quatre meilleurs amis. Elle ne les connaissait que depuis quelques mois mais elle était du genre à aller vers les autres et à vite s'attacher. Pour ceux-là, elle ne regrettait d'ailleurs absolument rien. Pour preuve, elle était en couple avec l'un d'entre-eux depuis presque trois mois maintenant...


==> Annexe B


Dernière édition par Icer le Dim 18 Fév 2018 17:43; édité 10 fois
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Pikamaniaque MessagePosté le: Lun 28 Déc 2015 01:37   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


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Par compassion avec les gens actuellement en IRL, je souhaite rappeler que c’est en 1938 que les trains français étaient réputés pour leur ponctualité, et non en 2015. On m’excusera ainsi du retard.

Je suis fatigué, on va faire ça vite.
Bon alors déjà, paie-toi le nom de merde. Monstres et Cie, sérieux ? C'est plus ridicule que les aventures du Scoobygang, Daphné, Verra, Sammy, Scooby ? Enfin, ressaisis-toi Aie sœur. C’est un nom au moins aussi ridicule que la prononciation de ton pseudo, et que la prononciation de Dache par Valls et Fabius.
Bon sinon, encore une introspection à la Léopold avec le personnage qui ressemble à son auteur. Ça, on est habitués, mais ça n’avait jamais été si explicite jusque-là.
Enfin pour moi qui te connais bien. (a).

Comme toujours, orthographe-syntaxe de merde.
Citation:
Celui-cè attendait avec impatience la rentrée pour rencontrer de nouvelles personnes.

Citation:
mais ça ne durerai pas.

Citation:
Senja avait une heure de permanence simultanément à celle des secondes A. Et (en français, le et n’introduit jamais une phrase) il les retrouvait donc dans la salle d'étude.

Citation:
Si il bouclait la boucle une fois sans arriver à rien,

PUTAIN grosse merde ça fait au moins trois ans que je te dis que c’est s’il pas si il.

C'est dommage que tu restes statique et que tu ne bouges pas de tes acquis. Depuis trois ans au moins, au niveau de la forme, je te répète les mêmes choses, cadratin, guillemet, faute de français et compagnie (cela devrait être ça le nom de l'OS), et tu n'as pas progressé d'un iota.
Heureusement qu'il y a la parenthèse Léopold pour égayer ma lecture. Elle est excellente. Encore heureux que tout ceci ne soit qu’une histoire inventée, n’est-ce pas ?
En revanche, je désapprouve toujours avec fermeté cette romance nulle à chier, stéréotypée, mal faite, mal amenée, mal écrite entre Alba et Senja. Il était tellement mieux avec Léopold.
Au final, c’est une histoire d’amour cul-cul et gnangnan du début à la fin. Même si elle pose les bases d’une amitié solide avec le groupe, ça j’ai aimé. Mais tout l’arrière-fond sentimental qui est là pour nous expliquer à quel point tu es schizophrène et une brêle en amour, non merci.

Enfin voilà, rien de plus à dur.
C’était génial.

Spoiler

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.
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Zéphyr MessagePosté le: Jeu 11 Fév 2016 21:33   Sujet du message: Répondre en citant  
Z'Administrateur


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La démarche de ce texte me laisse perplexe.

C'est peut-être un peu fort comme formulation, mais le fait est qu'il s'agit du premier cas de ton univers qui ne puisse être lu sans avoir lu un minimum le texte central. Un lecteur qui ne serait pas familier du sous-forum et qui ne chercherait que la lecture de One-Shot ne comprendrait pas tellement ce texte, se demanderait d'où sort ce Senja et ce que ça fout dans la section « Fanfictions Code Lyokô ».

Citation:
Dans quel ordre lire, si il y en a un ? Chronologiquement ? Par univers ? Au pif ? À mon avis, tout fonctionne, surtout la troisième option vu que la date de publication originale des textes ne s'inscrit pas forcément dans une logique particulière.


Ce texte présente donc le premier intérêt de légèrement biaiser cette citation Mr. Green.

Mais de mon avis, le soucis va encore plus loin que cet aspect-là. Le One-Shot ne présente pas le moindre intérêt en l'absence de (lecture de) la fanfiction d'où les personnages et situations sont extraits. Je trouve cela personnellement dommage dans la mesure où jusqu'à présent, tes textes annexes (et plus particulièrement tes One-Shot), malgré une optique de formation d'un grand tout, présentaient tout de même un intérêt en lecture seule (exploitation de petits détails ou pistes de la série, lire quelques scènes de baston, faire un cadeau ciblé, ou plus simplement passer un moment sympa, etc...).
Du coup, je trouve que le format One-Shot se justifie beaucoup moins ici. Un passage en flash-back (procédé que tu maîtrises !) dans le texte principal aurait eu le même effet, voire serait mieux passé que ce format [One-Shot] trompeur. En fait, cette remarque peut se conjuguer à une autre que j'ai faite sur le chapitre 38 de L'Échiquier, concernant Senja Blanc. Je disais que son recrutement surprise de la petite Aurora pouvait se justifier par une tentative de retrouver l'équilibre au niveau du nombre de personnes dans sa bande. Et je trouve qu'une mise en parallèle de ce texte-là par voie de flash-back et ce passage-là de la fanfiction principale aurait été intéressant. Bon, j'admets que les deux événements sont de longueur très peu équivalente, et qu'il aurait fallu la longueur d'un chapitre standard pour traiter ça, ce qui n'était pas forcément pertinent au niveau du découpage et de ta logique de publication, d'où ta préférence pour ce format « à part ». Enfin, ne t'imagine pas que c'est parce que je te trouve une excuse que mon opinion sur le fait que ce format One-Shot manque un peu de pertinence est altéré !

Associée à cette dernière remarque, j'ajouterais aussi que le contenu n'est pas tellement développé. Il y a un peu de tout, l'essentiel pour ainsi dire. Ça reste un peu fade. C'est aussi en partie pour ça que je trouve qu'une insertion de ces événements du passé dans la fanfiction aurait été plus appropriée.

Je regrette que la psychologie de Senja n'ait pas été aussi poussée que je l'espérais en démarrant ma lecture, même si le traitement de ce côté reste satisfaisant dans le fond, notamment l'insistance sur la recherche d'équilibre, objectif auquel je m'identifier et apprécie. Du coup, ce texte a le mérite d'avoir réussi à me faire apprécier Senja en tant que personnage pour la première fois, lui qui n'éveillait pas tellement mon intérêt jusqu'à maintenant pour être honnête.

Le texte reste tout de même plutôt différent de tes autres productions, puisque ne présentant pas vraiment d'action au sens dynamique du terme (Un Amour Brûlant bougeait plus !), et possédant un côté assez détaché dans sa narration. Même si tu restes dans ta zone de confort, il y a essai de proposer quelque chose d'un peu différent que l'ordinaire.

Comme on dit, on a rien Senjamais essayer !
_________________
http://i.imgur.com/Z94MNN5.png

« Jérémie avait fait un superbe travail. Ce dernier voyage sur Lyokô promettait d'être inoubliable. »
Un jour, peut-être.
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Icer MessagePosté le: Jeu 25 Fév 2016 12:43   Sujet du message: Répondre en citant  
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Bien, Pikamaniaque, j'ai corrigé les fautes que tu m'avais signalé objectivement, c'est sans doute le seul intérêt de ton commentaire, je te remercie pour cette partie Razz
Ne t'inquiète pas pour Léopold, il jouera un grand rôle par la suite *Regarde Zéphyr et Ikorih avec un sourire entendu*.
Je suis sceptique à l'idée de qualifier de romance ce qu'il se passe entre Senja et Alba, mais chacun se fait son propre avis. Ce n'est évidemment pas le but premier du texte, par ailleurs, il me semble avoir dit dans Un amour brûlant, qui lui pour le coup était bien de la romance, que c'était le seul One-shot vraiment porté sur de la romance que j'ai écrit (Puisque même dans les fanfics je fais appel à des nègres type LouRiddle/Léana Razz).

Zéphyr. Ah, Zéphyr.

Zéphyr a écrit:
C'est peut-être un peu fort comme formulation, mais le fait est qu'il s'agit du premier cas de ton univers qui ne puisse être lu sans avoir lu un minimum le texte central. Un lecteur qui ne serait pas familier du sous-forum et qui ne chercherait que la lecture de One-Shot ne comprendrait pas tellement ce texte, se demanderait d'où sort ce Senja et ce que ça fout dans la section « Fanfictions Code Lyokô ».


Mais j'en suis parfaitement conscient, c'est d'ailleurs pour ça que je me fais chier à faire des intros à chaque fois, à renvoyer sur l'Un'Icer à chaque texte pour éviter l’ambiguïté... Je pense quand même que l'intérêt du texte a été assez bien balisé en intro. Cela ne met pas nécessairement à mal la citation que tu reprends car celle-ci parle dans l'optique de tout lire. Lire Monstre & Cie seul ne sert à rien, mais le lire en premier est tout à fait envisageable. Cela donnera une perception très différente des débuts de l'Échiquier qui peut être intéressante.

En revanche, j'entends bien ce que tu me dis sur :


Zéphyr a écrit:
jusqu'à présent, tes textes annexes (et plus particulièrement tes One-Shot), malgré une optique de formation d'un grand tout, présentaient tout de même un intérêt en lecture seule


Je suis d'accord avec ça. Mais un flashback aurait été compliqué à intérêt dans la structure de la fic, en l'état, comme tu l'as un peu fait remarquer. Bon ça à la limite c'est jouable. Mais surtout, ce format One-shot est effectivement trompeur en ceci que j'envisage à terme de le passer en mini-fanfic tout comme Code Eire, sans doute en trois parties (Et je pense qu'avec l'état actuel de l'avancement de l'Échiquier, on peut deviner l'intérêt de diviser ce recueil en trois textes). Il y a peut-être un effet irlandais mais en tout cas j'y songe. Je sais bien que ça n'excuse rien pour le moment mais un flash-back aurait risqué de me baiser. Faire un One-shot pour ne fermer aucune porte tout en indiquant bien son intérêt relatif me semblait le meilleur compromis. Dans l'optique où il n'y aurait pas de rajout, il conserve un intérêt majeur dans l'intrigue de l'Un'Icer vu la tournure que prennent les événements du texte principal. Mais la suite pourrait corriger ce que tu trouves fade, tout comme ne pas la corriger, c'est selon la perception de chacun, on verra... En tout cas ce morceau, je l'ai relu plusieurs fois et je ne voyais pas comment traiter la chose différemment vu l'objectif du texte.

Finalement je te soupçonne d'avoir commenté uniquement pour placer le jeu de mots de fin. Je dois bien avouer que j'aurais fait la même chose.

Merci pour vos commentaires les pédés.

_________________
http://i.imgur.com/028X4Mi.pnghttp://i.imgur.com/dwRODrW.pnghttp://i.imgur.com/mrzFMxc.pnghttps://i.imgur.com/X3qVFnj.gifhttp://i.imgur.com/h4vVXZT.pnghttp://i.imgur.com/gDzGjSF.pnghttp://i.imgur.com/x46kNev.png

« Les incertitudes, je veux en faire des Icertitudes... »
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Icer MessagePosté le: Dim 18 Fév 2018 17:41   Sujet du message: Répondre en citant  
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Spoiler



https://i.imgur.com/OVfnUlx.gif




http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngVendredi 23 novembre 2007, L’Échiquier, Monde des Humains, accueil Tore, dans la soirée

http://i.imgur.com/SAnDuG9.pngSenja Noir était occupé à faire les cents pas autour du cercle permettant de remonter dans l'arène de Purusa. Il semblait préoccupé.
« C'est de la folie... »
Il avait pris sa décision. Empruntant le couloir noir sur sa gauche, il arriva de nouveau en vue du laboratoire Erlangen. Eisen était parti. Mais naturellement, le prisonnier était toujours dans le cercueil de métal, suspendu au dessus du vide par une série de fils noirs. Une nouvelle fois, l'islandais jeta un coup d’œil à l'écran qui évacuait les données analysées par les capteurs situés dans la prison. Il en était certain cette fois. Il pianota un bras articulé contenant un clavier de commande un peu plus loin, et le sarcophage gris s'entrouvrit légèrement.
- Je sais que tu peux m'entendre. Tu es le créateur de Lyoko, n'est-ce ce pas ?
Bien entendu, la sphère de lumière ne répondit pas oralement.
« Comment peux-tu le savoir ? »
- Ces lignes de données, cette magie... J'en suis issu. Récemment, X.A.N.A a percé l'un de tes derniers secrets sur Lyoko. Celui caché par la tour du territoire central.
« La bulle virtuelle... Je craignais qu'elle soit découverte. Pourtant, lorsque Jérémie Belpois a recrée Lyoko a partir de mes données, j'avais augmenté le nombre de personnes nécessaires au mécanisme, passant de deux à quatre. »
- Je savais que c'était toi. Si j'en crois les recherches, ton nom est Hopper.
« Comment le mécanisme a-t-il pu être activé ? » questionna la sphère, curieuse.
- X.A.N.A a manipulé une bande d'adolescents pour parvenir à ses fins malgré tes précautions. Il l'a utilisé pour obtenir un corps terrestre, que j'ai détruit. Mais tu avais planqué deux mécanismes. Le second, c'est moi qui en ait profité involontairement.
« Incroyable, alors j'avais réussi... Dire qu'à l'origine, c'était pour créer une fratrie à Aelita... Nous aurions pu être heureux... J'ai été trop zélé. Mais cette fois, tout espoir est perdu. »
- Parle pour toi, Hopper. Si tu es bien le créateur de Lyoko, c'est toi qui a mis en place le retour vers le passé. J'ai une question à te poser.
« Je la devine. Je peux t'analyser depuis que tu as entrouvert ma prison. Le mécanisme de création d'un corps physique à partir d'un avatar virtuel était basé sur les pensées de son utilisateur. Tu t'es échappé de ton hôte, mais pour une raison ou une autre, tu es mort physiquement, et le retour vers le passé t'a ramené avec d'anciennes données. Incroyable. Tu es sans doute la première personne à faire cette expérience. Si tu n'es pas mort, tu es sans doute en train de devenir complètement fou. »
- Ne lui dis rien, Hopper. Je suis sans doute ta meilleure chance de survie.
Senja Noir, après avoir lâché cet ordre, resta interdit, avant de taper du pied.
« Amusant. C'est désormais l'esprit de l'hôte originel qui est en toi. Tu es une expérience scientifique à toi tout seul... Senja. »
- Je veux que ça s'arrête, susurra l'elfe à la cape. Tu dois sûrement en connaître le moyen.
« Difficile. Je n'imaginais pas qu'une situation pareille puisse se produire. Cela dit, l'autre a raison. Vous me retenez prisonnier, pourquoi collaborer ? »
- Tu sortiras si j'obtiens ce que je veux.
« C'est très généreux de ta part. Je n'ai par contre aucune façon de savoir si tu tiendras parole. Mais je suis un homme de science. Rien que pour l'expérience unique que cela va représenter, j'accepte de t'aider. Et puis aussi parce que j'imagine que c'est toi qui a foutu une récente rouste à X.A.N.A. »
- Oui, si on veut. Eh bien, merci... se senti obligé de répondre le créateur du Palamède.
« Prématuré. Depuis combien de jours a eu lieu le retour dans le temps qui t'a ressuscité ? »
- Euh... Presque une dizaine de jours. Et cela fait deux fois plus de temps que je me suis émancipé.
« Il te faudrait lancer un retour dans le temps à partir d'un supercalculateur qui possède encore les données de ta personnalité avant ta résurrection, si tant est qu'il en existe un. Et remonter avant ta première mort. »
- Celui de Joséphine... Mais il n'est pas capable de lancer de retour dans le temps, c'est un engin un peu plus bricolé que l'originel.
« La fonction en soi n'est pas compliquée à programmer, je peux le faire. La vraie question, c'est l'énergie. Même mon supercalculateur ne serait pas capable d'effectuer un parfait retour dans le temps d'un délais de cette taille. Je ne vois qu'une seule solution... »
- Je t'écoute, fit Senja Noir, impatient.
La sphère blanche sembla hésiter, laissant filer quelques secondes, mais communiqua finalement :
« Si tu as réellement chassé X.A.NA, tu as peut-être mis la main sur mon prototype de portail inter-dimensionnel. »
- Un prototype !? Il est parfaitement opérationnel. X.A.N.A a du le finaliser.
« Je vois... C'est pire que la bulle virtuelle. Mais nous verrons ça plus tard. À l'époque où j'étais sur Lyoko et, jusqu'à une date récente, en cavale dans le réseau, j'ai pu échapper et limiter l'influence de X.A.N.A sur les Lyoko-guerriers grâce à une réserve colossale d'énergie... que je faisais provenir d'un autre univers, justement, grâce au prototype. X.A.N.A a fini par comprendre la manip et a coupé mon approvisionnement il y a environ quatre mois mais j'en avais accumulé assez pour tenir jusqu'ici. »
- Et donc ?
« Si tu te rends dans l'univers qui génère cette énergie, que tu la rediriges sur le supercalculateur qui possède tes données, cela peut suffire à lancer un retour dans le temps correct. Je te communique les coordonnées. Ce n'est qu'un monde virtuel. Par son interface, tout te sera accessible. »
Senja Noir posta une main fermée devant sa bouche, songeur. La piste avait l'air sérieuse. C'était presque trop simple. Il devait en discuter avec le Palamède.
- D'accord, merci pour tes indications. Reste là, je reviens.
« Très drôle... » répondit simplement Hopper tandis que le sarcophage se refermait entièrement.


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngMonde des Faméliques

http://i.imgur.com/SAnDuG9.pngL'humain avait retrouvé Deva dans le monde en deux dimensions.
- Je suppose que tu es déjà au courant, annonça l'islandais.
- Oui j'ai entendu. C'est à tenter. Une source d'énergie de cette envergure ne peut que nous être utile.
- Très bien. Je vais de ce pas essayer alors, inutile de perdre plus de temps. Le temps ici, c'est de l'énergie.
- Tout seul ?
- Oui. Que Laura et Adriane se préparent pour une excursion sur l'Eire. L'énergie ne servira à rien si on ne peut pas utiliser la machine des irlandais.
- Entendu, approuva la femme noire.


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngMonde des Humains, temple Cycloïde

http://i.imgur.com/SAnDuG9.pngSenja Noir était de retour devant l'arche de pierre. À son arrivée, il n'eut qu'à patienter quelques secondes pour que l'écran bleu s'illumine plus intensément. Le Palamède avait entré les coordonnées de Franz Hopper. Sans plus de cérémonie, il traversa l'écran, sans réapparaître de l'autre coté.


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngMonde virtuel inconnu

http://i.imgur.com/SAnDuG9.pngSenja Noir venait de sortir de l'écran bleu qui s'était encastré dans la paroi trouée d'un roc. Plus concrètement, l'entrée d'une grotte. L'islandais ne mit pas longtemps à reconnaître ce paysage : Des pierres mauves, un ciel gris à l'infini. Comme l'un des territoires originels de Lyoko, que Joséphine lui avait déjà montré en images. Pour une raison inconnue, celui de son monde avait été supprimé par les français quelques temps après qu'ils aient commencé à croiser le fer avec eux. Le territoire montagne, qu'ils disaient. Bon. Il était logique qu'Hopper ait imité ailleurs ce qu'il avait lui-même crée. Cela dit, il n'avait pas précisé où se trouvait l'interface, et Senja Noir ne s'attentait pas à un monde si grand. Il relativisa. Cela compenserait le fait qu'il n'ait pas pu explorer l'original. Le roc qui soutenait le flanc à la grotte n'avait pas de sentier de ce coté-ci, alors le palamédien le contourna, découvrant au bout d'une quarantaine de secondes l'autre issue. En revanche, un sentier se détachait et serpentait cette fois pour rejoindre un autre groupe de plate-formes au loin. Autre chose en passant : Des silhouettes étaient sur le sentier et se rapprochaient. Elles étaient au nombre de trois, une imposante et deux plus petites. Senja Noir laissa venir, curieux. Mais il ne s'attendait pas vraiment à ça.
Le premier individu, un peu plus grand que les autres, était simplement une silhouette humanoïde blanche, sans orifices visibles. Mais les types avec lui étaient encore plus louches. Deux humains à taille d'enfant d'à peine une décennie, entièrement noirs avec des tatouages blancs lumineux sur le corps, et aucun organe ne se détachant du visage : Bouche, nez, yeux ou même oreilles étaient absents. En revanche, ils avaient des cheveux roses coiffés d'une façon qui rappelait immédiatement à Senja Noir une ennemie bien connue : Aelita. Voilà pour les points communs. Mais ils avaient aussi des différences : L'un avait un curieux serre-tête jaune évoquant la lettre grecque Oméga. L'autre, des cornes de bœufs sur lesquelles était fixé un genre de disque rouge et jaune. Super. Le type le plus grand parla :

- Pour ta première détection, c'est un sans faute Eyn.
Malgré l'absence de bouche, une voix s'éleva de l'humanoïde au serre tête.
- Aucun problème, c'était un plaisir.
- T'es qui toi ? demanda l'autre avec les cornes. Comment t'as fait pour entrer ici ?
- Je pourrais vous retourner la question, répondit simplement Senja Noir.

- Nous sommes les gardiens de ces lieux. Ce sanctuaire est sacré, tu n'as rien à faire ici.
L'islandais n'était pas si bête. Il était logique qu'Hopper ait prévu des gardiens. La forme de la coiffure des deux gamins ne laissaient aucun doute : C'était lui qui avait conçu ces créatures. Alors...
- Ce n'est pas ce qu'on m'a dit. Je suis ici sur la volonté de Hopper.
Cette révélation sembla déconcerter les trois autres.

- Tu mens. Prépare-toi à le payer de ta vie.
Bon. À ce stade, soit Hopper avait fait exprès de ne pas lui parler de ses gardiens pour le tester, soit il s'était bien foutu de sa gueule. L'un dans l'autre, Senja Noir avait très envie de combattre, il tapa dans ses mains pour sortir ses griffes de métal. Trois contre un, ça allait être un peu juste. Qui plus est, trois ennemis dont il ne connaissait rien. Cela étant dit, eux ne savaient rien sur lui non plus. Il se mit immédiatement à quatre pattes, sortant ses canons translucides de sa carapace. Ceux-là étaient déjà bien bleu, parce que l'islandais avait commencé à prévoir le coup. Les jets d'eau bouillante partirent immédiatement sur les deux gamins. Celui avec les cornes se le prit de plein fouet mais ne fut ni repoussé par delà la plate-forme circulaire comme l’espérait Senja Noir, ni ne sembla blessé par la chaleur du liquide. L'autre, Eyn, se tourna, dévoilant un postérieur d'une mollesse insoupçonnée jusqu'ici. Le cul sembla absorber le choc, mais l'eau bouillante fit son effet :
- Wouah, ça brûle ! lâcha la chose qui tenta de basculer sur le coté.
Grave erreur. Dès que le postérieur eut cessé d'absorber le choc, la pression du jet fit son effet et Eyn fut poussée hors de la plate-forme. Elle failli réussir à se raccrocher au bord du sentier qui partait de sa gauche. Mais ses petits bras d'enfant ne lui permirent pas. Elle disparût dans la brume grise.
- Eyn ! hurla le bœuf.

- Tu n'aurais pas dû faire ça.
- De toute façon, mon intrusion doit déjà me coûter la vie non ? ricana Senja Noir.
Mais l'autre ne rigolait pas.
- Xanabis, c'est foutu ! Comment puis-je être l'Alpha sans mon Oméga ? Cela n'a aucun sens !

- Calme-toi Aleph. Parons au plus urgent.
- Très bien, je vais la venger.
Immédiatement, Aleph fit volte-face et fonça sur Senja Noir. Amusant. Un genre de Guillaume. Moins risible, le jet de liquide blanc qui sorti du téton de la chose lorsque celle-ci le pressa, en direction du visage de l'irlandais. Senja Noir cracha une vapeur d'eau acide pour contrer l'attaque. Mais entre temps, le bœuf l'avait rejoint et lui fit tâter de son épaule. L'humain fut immédiatement propulsé contre le roc de la grotte. Bon, encore un tas de muscles virtuels. Aleph vint se replacer à coté de celui qu'il avait nommé Xanabis, visiblement satisfait.
- Tu n'as aucune chance contre nous, lâcha le bœuf tandis que le palamédien se réceptionnait sur le sol.
- C'est possible, avoua Senja Noir tout en reculant doucement vers l'entrée de la grotte. Il est peut-être temps de vous laisser entre vous.
- Après ce que tu as fait à Eyn, dans tes rêves.
L'islandais était rentré dans la protection naturelle. Aleph chargea. Xanabis sembla remarquer quelque chose.

- Aleph, stop !
Un peu tard. L'écran bleu s'était déjà manifesté entre le bœuf et sa cible. Il fut absorbé et disparut avec ledit écran.
- Bon, très bien, tout seul, je n'aurais aucune difficulté à te faire parler, avoua Senja Noir en ressortant du trou fait dans le roc.

- Je ne suis pas de cet avis... répondit Xanabis, une bouche souriante apparaissant soudain sur son visage jusqu'ici vierge.
L'islandais ne répondit pas. Quelque chose derrière la silhouette avait attiré son attention. Une lueur. Il l'identifia lorsque celle-ci s'approcha légèrement, bien que restant à bonne distance. Cette sphère, c'était Hopper. Un autre Hopper.
Le déclic se fit. Ce fils de pute l'avait envoyé ici à dessein. Il fallait qu'il fasse le possible pour tuer cet Hopper, désormais en alerte. S'il parvenait à fuir dans la mer numérique, au moins faire quelque chose pour détruire sa base... Pendant qu'il cogitait, Hopper s'était visiblement fractionné en plusieurs petites sphères blanches, et l'une d'elle, de petite taille, s'approcha de Xanabis qui profita de sa bouche nouvellement formée pour l'avaler. Juste après, il se mit à hurler, dégageant une aura de force qui souffla littéralement son ennemi. Sans ses griffes de fer plantées sur la paroi du roc de la grotte, Senja Noir aurait fini virtualisé à jamais. Le palamédien savait reconnaître ses limites. Enfin, pas toujours mais là, si. Xanabis s'était mis à marcher tranquillement dans sa direction, mais l'islandais s'était déjà réfugié sous les auspices de l'écran bleu.


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngVendredi 23 novembre 2007, L’Échiquier, Monde des Humains, temple Cycloïde, dans la nuit

http://i.imgur.com/SAnDuG9.pngSenja Noir venait à peine de rentrer au bercail qu'un disque blanc lumineux était pointé contre sa gorge. Mais il fut rapidement retiré. Un humanoïde en combinaison noire parsemée de quelques discrets néons blancs, le visage entièrement dissimulé sous un casque, s'inclina devant l'islandais. Poincaré.
- Mes excuses, concepteur.
- Ce n'est rien. Il n'y en aura pas d'autres, vous pouvez vous retirer.
Poincaré hocha la tête et fit signe aux deux gardes noirs qui l'accompagnaient de le suivre. Senja Noir emprunta le même chemin qu'eux dans un premier temps, mais s'arrêta à la salle suivante, avisant Eisen.
- C'est toi qui t'es occupé de l'intrus j'imagine ?
- J'ai essayé mais crois-le ou non, son avatar était plus fort physiquement que le mien, assuma l'homme de fer. Il m'a dégagé. Heureusement qu'il y avait les gardes noirs. Ils ont réussi à l’éliminer sans qu'il ne fasse trop de grabuge.
- Incroyable.
- J'imagine que ça ne s'est pas passé comme prévu ?
- Non, Hopper a menti. Il a voulu faire le malin, ça lui coûtera la vie. Mais malgré tout, tout n'est pas à jeter dans cette histoire...
- Je t'écoute. Tu veux me parler non ? questionna Deva en arrivant dans le labo.
- Oui. Tu es déjà au courant pour ce qui m'est arrivé. Mais je me disais que l'on pourrait garder l'idée de la réserve d'énergie à partir de plusieurs supercalculateurs. Dans une dimension parallèle, ce serait plus facile à cacher qu'ici non ?
- Sur le papier oui. En pratique, ça va être plutôt compliqué.
- Relevons au moins le défi ? insista l'islandais.
- C'est entendu. Mais quel univers ?
- Celui qu'Hopper nous a indiqué.
- Pourquoi celui-ci ?
- Il y a un Hopper en alerte là-bas, qu'il vaut mieux ne pas laisser tranquille. Je pense que notre Hopper ne nous aurait pas envoyé à cet endroit précis si ce n'était pas un Hopper ayant accès au portail dimensionnel. Emparons-nous de celui-ci et forçons-le à venir nous chercher s'il souhaite intervenir ici.
- Pourquoi ne pas le démolir directement avec du renfort ?
Senja Noir ne répondit pas immédiatement. Il se sentait presque bête de ne pas oser y retourner avec toute la troupe. Mais au fond, Franz Hopper, le créateur de Lyoko, du portail dimensionnel, et dans les faits, son propre créateur, lui faisait... peur ? Même s'il ne le reconnaîtrait jamais. Ce Xanabis, création de sa main, n'était sûrement pas sans lien avec X.A.N.A, dont ils n'arrivaient pas à se débarrasser. Si l'Hopper avait là-bas avait le portail sur son territoire, alors l'affrontement était inévitable, mais ce n'était pas certain. Et si possible, Senja Noir préférait dans l'immédiat contourner le problème...


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngDublin, dans la journée

http://i.imgur.com/SAnDuG9.pngSenja Lua venait de quitter l'appartement de sa grande tante en criant qu'il y allait, sans obtenir de réponse. Bah après tout, son audition n'était plus... ce qu'elle était justement. Alors qu'il venait de fermer la porte et qu'il s’apprêtait à franchir le portail noir en forme d'arche, il sentit quelque chose l'agripper dans son dos et le tirer en arrière. On le frappa alors à la tête et il perdit connaissance.

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Après avoir laissé Senja sous la garde d'Adriane, Senja Noir et se chemise bleue nuit s'étaient invités à sa place chez Clémence Roussel qui, il s'en souvenait, avait convié son groupe pour un brunch. Sans jamais l'avouer à sa collègue, l'intérêt stratégique de cette infiltration était nul : Il avait juste eu envie de revoir Alba, du moins quelque chose s'en approchant. L'islandais avait longuement songé à récupérer la jeune fille morte dans son monde d'un univers parallèle pour la ramener avec lui, notamment pour foutre la merde vis-à-vis de Senja Blanc mais il n'avait aucune garantie que celle-ci soit la même que celle qu'il avait connu. Et Senja Noir n'appréciait qu'un seul exemplaire.
- Eh bien, ça va pas ? Tu tires une sale tronche ! lâcha Roussel en lui ouvrant la porte.
- Euh... Non t'inquiète, aucun soucis.
- D'accord chou, sinon tu sais que je suis là !
- Ouais, enfin du moment que Guillaume ne se fait pas abattre.
- Quoi !? lâcha-t-elle, choquée.
- Je plaisantais héhé.
- Euh... Mais au fait, comment t'as fait pour bronzer en deux jours à cette période de l'année ?
- Aucune idée, je ne me vois pas moi-même tu sais, répondit calmement Senja Noir.
- T'es toujours aussi bizarre ma parole.
Arrivant au salon, Senja Noir fut tout d'abord ravi de retrouver, aux cotés de Guillaume, Alba Sol. Mais il venait à peine de les saluer et d'éluder les questions sur son bronzage que, revenant de la cuisine, Joséphine Forestier avait également fait son entrée dans la pièce. Et ça, ce n'était pas prévu.
- Mais qu'est-ce que tu fais là toi ? T'avais pas du boulot ? interrogea l'imposteur.
- Tu plaisantes, c'est toi qui m'a traîné ici !
Senja Noir fit un effort pour se rappeler de la version qu'il avait en tête. Bien sûr, son double avait lourdement insisté pour que Joséphine se joigne à l'invitation mais Forestier avait décliné, arguant d'une part de l'effort fait quelques semaines plus tôt pour l'anniversaire de Clémence, mais d'autre part que...
- Tu n'avais pas beaucoup de travail sur le supercalculateur ?
- Mais de quoi tu parles ? questionna la blonde qui posait rarement ce genre de questions.

- Ma parole, tu tiens encore moins longtemps la pression des cours que je ne le pensais, ricana Alba.
- Ouais ça me perturbe. D'ailleurs quelqu'un peut me rappeler la date d'aujourd'hui ?

- On est le 4 février. Écoute, si tu cherches une excuse pour ne pas avoir à me souhaiter mon anniversaire, t'es pas obligé de faire tout ce cirque.
Rictus à peine dissimulé sur le visage de Senja Noir.
- Guillaume, tu me prêtes ton portable ? demanda l'islandais en ignorant la dernière remarque. J'ai un coup de fil à passer.
- Tu me diras comment elle s'appelle hein ? lâcha le frisé en lui filant l'objet.
- Grumbl...

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Joséphine Forestier, qui attendait depuis quelques secondes dans la rue de Clémence, s'engouffra dans la limousine conduite par James, le chauffeur de son père (Mais davantage sollicité par elle depuis quelques années) avant de lancer :
- À la maison s'il vous plaît !
Hochement de tête de l'homme qui se mit en route. Très professionnel. Mais d'habitude, il ne pouvait s'empêcher de dire « Bien madame. ». Forestier, qui ne connaissait pas beaucoup de personnes depuis si longtemps, s'en inquiéta :
- Vous avez des soucis en ce moment James ?
Elle entendit alors le conducteur verrouiller toutes les portières et Senja Noir et Adriane se dévoilèrent soudain en dépassant de la banquette, coté passager.
- Lui, il va très bien, la palamédification lui a fait oublier pas mal de soucis. Pour toi en revanche, c'est plus compliqué je pense, avoua le garçon.
- Qu'est-ce que c'est qu'ce guet-apens... ?


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngSamedi 24 novembre 2007, L’Échiquier, Monde des Faméliques, dans la nuit

http://i.imgur.com/SAnDuG9.pngSenja Noir était revenu du Monde des Humains pour discuter avec Deva. Comme il l’espérait, compte-tenu du fait que X.A.N.A n'avait pas encore été détruit ou quelque chose s'en approchant chez eux, il n'avait pas encore récupéré le prototype de portail dimensionnel, qui était désormais entre de très bonnes mains.
- Adriane a fait le même constat que moi non ? demanda-t-il à la femme noire.
- Oui j'ai vérifié. Si Joséphine Forestier ne s'était pas rendue compte qu'elle abritait un réplika, c'est parce que celui-ci n'avait pas encore explosé. Ainsi, les Lyoko-guerriers n'ont toujours pas lancé leur programme multi-agent au jour du 4 février 2007. Pourtant, les données de X.A.N.A parlaient du 25 janvier de la même année ici.
- Ce qui est plutôt bien. On va pouvoir isoler plusieurs dizaines de Supercalculateur avant qu'ils ne soient endommagés...
- Bien sûr. Je vais m'en occuper moi-même.
- Mais en dehors de ça, je n'ai vu aucune différence avec notre monde... Qu'est-ce qui a pu interférer ?
- Je n'en sais rien, j'essayerai de le découvrir en y allant.
- Entendu.
- Je fais quoi de la fille ? demanda le Palamède.
- Je vais m'occuper de ça, j'arrive. Je pense qu'on va l'utiliser pour faire simplement croire au reste du groupe qu'elle déménage, pour que son absence n'inquiète personne.
- Soit, ne tarde pas.
- Tu me laisses le design du monde virtuel de référence ?
- Si tu veux ! lâcha la Reine en sautant de sa plate-forme quadrillée.
Senja Noir était satisfait. Il ne restait plus qu'à faire quelque chose qui ne soit pas naze.


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngMercredi 12 décembre 2007, Monde des Humains, début d'après-midi

http://i.imgur.com/SAnDuG9.pngL'arène de Purusa était parcourue de néons blancs au sol, qui formaient un terrain de football, et deux buts tout aussi lumineux étaient situés à chaque extrémité. Le récent palamédien Light Maul gardait l'une des cages. Quasiment au milieu du terrain, à l'opposé, se trouvait Senja Noir avec une balle métallique qui produisait de la lumière violette. L'islandais n'était pas seul de son coté : Un pokémon, Lucario, venait de se baisser et se placer ses deux mains autour du ballon. Il commença à générer une Aurasphère à l'intérieur, et l'énergie bleue grossit jusqu'à faire disparaître l'objet. Déplaçant alors brusquement ses membres vers le ciel, le pokémon envoya la balle en l'air. Senja Noir s'était déjà réfugié dans sa carapace et commençait à tournoyer de plus en plus vite. Le ballon, qui dégageait désormais une lumière blanche, retombait. La tortue tournante se mit en marche et toucha la sphère grise et blanche juste avant l'impact, l'envoyant à grande vitesse sur le zabrak qui activa son double sabre, l'abattant sur le ballon au bon moment pour stopper celui-ci, le faire rebondir un coup au sol – ce qui, vu sa puissance le fit remonter à quelques mètres de hauteur –, et le frapper du talon sur Senja Noir qui le contra en utilisant la protection des griffes de ses mains, faisant sortir le ballon du terrain. Celui-ci redevint violet.
- C'était une main ça... non ? demanda Purusa, l'être encagoulé, en descendant des tribunes.
Senja Noir, visiblement énervé, fit mine de cracher.
- Je serai prêt quand il le faudra. Qu'est-ce que tu veux ?
- Content que tu le demandes, nous venons de détecter un visiteur... inattendu, même pour moi. Je l'ai guidé jusqu'au téléporteur de l'arène. Puis-je l'introduire ?
- D'accord.
À la grande surprise de l'islandais, un humain fringué en elfe vert se matérialisa au bord du terrain, qui s'éteignit d'ailleurs progressivement. Un humain qu'il connaissait : Jérémie Belpois.
- Tiens tiens, le déserteur, commenta Senja Noir en guise d’accueil, lui qui était bien informé de l'évolution du groupe français grâce à Laura. Si tu oses te pointer ici tout seul, c'est parce que tu as des choses vraiment très importantes à me dire.
- Salutation, répondit simplement le blond sans se laisser intimider. Je vois que tu es franc alors j'irais droit au but : Depuis que tu as surgit des ruines de la bande irlandaise avec le Palamède, j'ai eu tout le loisir de mener les recherches que je voulais, d'abord depuis ma chambre puis astucieusement depuis l’hôpital pour ne pas être dérangé. J'ai disséqué toutes les données que j'avais en ma possession. C'est plutôt intéressant. Je sais que tu as probablement mis la main sur l'ultime création d'Hopper, le portail inter-dimensionnel, puisque X.A.N.A l'avait probablement fait avant toi et que tu as pris sa place. Mais sache que j'ai moi-même été capable d'en coder un modèle réduit, son créateur ayant disséminé des indices pour le recréer les quelques fois où il a pu communiquer avec moi. Bien sûr, c'était avant que tu ne le tues...
- …
- Aelita ne représente plus rien pour moi, je ne t'en tiens pas rigueur. Bref, un modèle réduit donc mais évidemment, je n'ai pu qu'effleurer son potentiel puisque la quantité d'énergie nécessaire est colossale.
- Ok. J'ai cette énergie et tu la veux. Maintenant explique-moi ce qui va faire que je ne peux rien te refuser ?
Light Maul et Purusa s'étaient entre-temps approchés, l'air menaçants. Surtout le premier.
- Je dois avouer que je suis admiratif de ta façon de faire. Tu sembles avoir des objectifs bien précis et assez bateau il faut bien le dire, style conquête de l'humanité, et pourtant tu essayes de les atteindre d'une façon très joueuse, vu le codage du Palamède. Très bien. C'est une chose. Mais que se passera-t-il si un élément extérieur faisait que tu ne pouvais mener à bien tes ambitions ? Il te faudrait quelqu'un pour... reprendre le flambeau. Je suis très compétent tu sais. Encore une fois j'insiste, j'ai eu tout le loisir de décortiquer les derniers événements, comme par exemple les données du retour vers le passé qui a fait basculer la lutte en Irlande...
Le palamédien étouffa un juron. Il avait compris le sous-entendu. L'assurance de Belpois devenait logique. À vrai dire, il ne s'attendait pas à ce que ce trouillard ose venir pour lui sortir un truc pareil. Il avait du cran. Et déclarait ne pas tenir à Aelita au point de venir faire affaire avec l'assassin de son père. Il changeait, et changeait tellement vite qu'il en devenait imprévisible et donc potentiellement dangereux. Il était temps de jouer ce petit jeu.
- Ok. Je vais aller y réfléchir.
Pour la première fois, Belpois sembla perdre de sa superbe.
- Attends, tu ne veux pas connaître précisément mes requêtes ?
- Non. Maul, reste ici pour surveiller sagement notre hôte durant ce laps de temps.
Senja Noir fit signe à Purusa de le suivre et les deux individus se rejoignirent au centre du terrain, faisant coulisser la plate-forme pour disparaître du champ de vision de Belpois, et pouvoir discuter au secret à l’accueil Tore.
- Quel est ton avis sur la question ? demanda Senja Noir au Palamède à travers Purusa.
- Ce n'est pas un ennemi pour moi. Dans l'absolu, je ne l'ai jamais affronté, c'est toi qui devrait décider, répondit simplement l'homme à la cagoule fendue.
- Tu as raison. Mais par rapport à ses arguments ?
- Il sait pour le retour dans le temps. Il est donc conscient de notre double handicap : On a d'une part l'un de mes créateurs contre nous mais en plus, tu es affaibli. On a eu l'énergie mais on a jamais réussi à faire lancer un retour dans le temps à la machine irlandaise, ce qui m'amène à être pessimiste quand à la possibilité de...
- J'ai compris l'idée. Du coup ?
- D'un strict point de vue logique, c'est vrai, la situation n'est pas aussi idéale que prévu. On pourrait bien perdre le jeu...
- Effectivement présenté comme ça.
L'islandais n'ajouta rien et se perdit en pensées pendant de longues minutes en faisant les cent pas autour de la salle. Mais soudain, il se retourna vers Purusa, sans parler.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda l'humanoïde à la cagoule fendue.
- Nous sommes trop joueurs. Senja Blanc le sait, de même que Belpois. Je n'ai pas envie d'y renoncer au prétexte qu'on est mal, mais je n'ai pas non plus envie de perdre.
- Oui moi aussi mais quelle est la solution alors ?
- Cela pourrait bien être Belpois... Mais comment s'assurer que celui-ci n'est pas en train de bluffer ?
Senja Noir aurait juré que Purusa s'était mis à sourire, derrière sa cagoule.
- J'ai peut-être une idée.


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngDimanche 16 décembre 2007, Temple Cycloïde, fin de matinée

http://i.imgur.com/SAnDuG9.pngSenja Noir, qui patientait jusqu'ici devant l'arche de pierre éteinte, fut rejoint par un Jérémie Belpois dont le Palamède avait achevé le design pour sa future mission. Au placard les collants verts, celui-ci était désormais vêtu comme un adolescent de son âge, avec un pantalon noir et une chemise de la même couleur quadrillée de rouge. Cependant, la particularité était au niveau de son visage : Il l'avait dissimulé derrière un masque ovale sur lequel était peint deux points jaunes en guise d'yeux et un sourire triste. Ses cheveux, moins longs qu'à l'accoutumée, étaient désormais teints en noir. Il était méconnaissable.
- Je pense que sur la forme, on est bon, avoua l'islandais.
- Et que pensez-vous du fond cher ami ? questionna l'ex Lyoko-guerrier d'une voix aiguë et enfantine. Je suis persuadé que vous apprécierez.
- Impressionnant... On dirait une toute autre personne.
- Assez joué, coupa Belpois en reprenant sa voix normale et un ton dur. Je suis prêt à commencer mon entraînement...
- Certainement, répondit Senja Noir tandis que, dans son dos, l'arche commençait à s'allumer. Le monde dans lequel tu vas être plongé existe réellement quelque part. Si tu réussis, la puissance du Palamède deviendra ton alliée.
- Entendu.
Belpois s'avança jusqu'à l'écran bleu désormais généré par l'infrastructure. Avant de le franchir, il se retourna une derrière fois et plaça une main devant son masque à la manière d'un enfant venant de casser un vase :
- En fait, lâcha-t-il de sa fausse voix. On ne le dirait pas comme ça, mais je suis un peu nerveux.
Il se volatilisa avec l'écran.
- …
Senja Noir quitta le cœur du complexe pour retourner dans le centre de contrôle Tesseract, rejoignant Eisen. L'homme de fer fixait l'écran principal de contrôle, qui d'ici quelques secondes, diffuserait les images de l'endroit dans lequel venait d'être plongé Jérémie Belpois.
- Cela va fonctionner, rassura le technicien. Je retire ce que je dis l'autre fois, ce plan est excellent, et pour le moment, il se déroule comme prévu.
- Ne nous déçois pas, Jérémie Belpois, commenta simplement Senja Noir.
- Cela dit, ce n'est que le plan B, tempéra Eisen. Avec notre réserve d'énergie, ce que nous préparons ne laissera aucune chance à nos ennemis...
- Tu fais allusion à quoi ?
- À l'ISS... enfin, j'appelle ça le projet Grande arche quand j'y pense, va savoir pourquoi.
- Le projet Grande arche... J'aime bien.


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngLundi 7 janvier 2008, Résidence des Forestier, Irlande, dans la soirée

http://i.imgur.com/SAnDuG9.pngMalgré la fraîcheur du soir et de la saison, Senja Blanc était sorti pour se recueillir devant les tombes de ses trois amis. Le créneaux était choisi à dessein : Vu l'horaire et la température, aucune de ses colocataires n'avait proposé de l'accompagner, et c'était parfait pour l'irlandais qui voulait rester seul sans froisser personne. Cependant, l'ombre qu'il vit assise sur un des mémoriaux le fit prendre conscience de la faille stratégique de ce plan : Senja Noir, translaté, en tenue civile, l'attendait. Ainsi, pour savoir qu'il ne s'agissait pas de son vrai corps, il fallait se référer à l'unique indice : Les oreilles d'elfe.
- Tu n'as aucun respect...
- Bah non, c'est juste que je jugeais que tu étais dans le bon état d'esprit pour apprendre la mort d'Ikonov, sourit son doppelgänger.
- Oh. Tu as encore fait le ménage ?
- Non, il s'est fait sauter avec sa base, ou plutôt couler... et je n'y suis pour rien. C'est les français qui l'ont poussé à bout.
- Quoi !? Mais alors le reste de son équipe ? s'enquit l'irlandais.
- Tu veux dire, ceux qui sont revenus de leur plan foireux ? Morts avec lui, je suppose.
« C'est pas vrai... ! »
- Eh bien, c'est inattendu... Mais je suppose que ça devait arriver, vu que Tyron fourrait son nez un peu partout.
- Du coup, on ne peut plus compter sur lui pour nous aider à retrouver le vrai père d'Alba, conclut le translaté en tapotant sur la pierre du mémorial qui était sous ses fesses – celui de celle qui venait d'être mentionnée, évidemment.
- Bien évidemment, acquiesça l'irlandais. Mais ce n'est pas trop grave. Tu m'as dit il y a peu qu'il en avait assez fait.
- Tu parles de la C.I.A ? Oui je maintient mais s'attaquer à leurs serveurs s'avère plus compliqué que prévu.
- Ah.
- J'aurais autant aimé qu'on nous laisse Tyron en vie, compléta l'islandais.
- Je vois.
- Donc si on y arrive pas... Il faudra t'en prendre aux français.
Senja Blanc soupira. Finalement, Senja Noir était surtout venu pour ça. И-Raï détruit, il sentait que le vent allait se nouveau se diriger contre l’Échiquier, et voulait éviter une alliance franco-irlandaise. D'autant que maintenant, X.A.N.A était de retour...
- Ouais ok j'en prends note. Maintenant dégage, j'ai à faire, répondit finalement l'irlandais dans un rare moment d'agressivité.
- Tu as l'air bien sûr de toi... Nous vérifierons... commenta l'image humaine qui disparut peu après.
Sûr de lui, Senja Blanc ne l'était pas. Même s'il aurait pu encore aider, la mort de Tyron n'était pas ce qui l'inquiétait le plus...

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Senja Blanc déboula en trombe dans le grenier, dérangeant Huguette. Mais ce n'était pas le moment.
- Tu peux me retrouver les infos sur Chris White volées à l'administration du lycée ? demanda le garçon.
Huguette soupira. Bien sûr, elle n'avait rien effacé, il lui suffisait de...
- Voilà, annonça-t-elle pour la forme en affichant la version numérisée de sa fiche d'inscription.
- Parfait, répondit immédiatement l'autre. Il a renseigné son numéro de portable. Tu peux l'utiliser pour essayer de le localiser ?
- Oui, mais tu m'expliques ?
- Plus tard.
- Tss.
Il faisait ça de plus en plus souvent, au grand dam de son opératrice. Quelques minutes de pianotement plus tard, Kleís lui annonçait que la recherche était en cours. Le même intervalle de temps passa, puis le programme indiqua l'emplacement de Silvaplana.
- Hum... Si le portable émet encore un signal, c'est qu'il n'a pas encore été détruit, commenta Senja Blanc.
- Ah, attends, Tyron est mort ? réalisa son amie.
- Ouais, apparemment il a fait péter sa base.
- Bah, c'est possible que le portable n'ait pas été mis hors-service, c'est un petit truc.
- Oui bien sûr, mais Senja Noir a sous-entendu qu'elle était sous l'eau.
- Dans ce cas, il y a de bonnes chances pour que Chris White, ou du moins son portable, n'ait pas coulé avec.
- Ce serait bien. Demain j'irais sur place.
- Il faudrait que tu partes dès cette nuit alors, conseilla la blonde. Si le portable tombe en rade de batterie, on ne pourra plus le localiser.
- Tu as raison, c'est plus prudent.


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngMardi 8 janvier 2008, dans la nuit

http://i.imgur.com/SAnDuG9.pngSenja Blanc était de mauvaise humeur, conséquence logique de son réveil à deux heures du matin. Il espérait que sa propre senjafication permettrait de résoudre son manque d'énergie. Il relança le programme de recherche d'Huguette – n'ayant pas forcé les autres à se lever – tout en terminant la préparation de son sac à dos. Cependant, l'étape qui devait logiquement suivre, à savoir l'activation de la dernière tour libre de l'Eire, fut empêchée par les résultats de la recherche : Le numéro de Chris White pointait désormais dans la région de Zurich. Intéressant. Il était peu portable que l'engin ait été retrouvé par un badaud en pleine nuit à Silvaplana, ce qui tendait à confirmer que c'était bien son ancien camarade de classe qui se déplaçait. Les deux villes n'étaient pas si éloignées que ça d'après la carte, sans doute l'ancien guerrier de Raï avait-il réussi à faire du stop. Il allait sûrement chercher à rejoindre l'Irlande. Dans l'immédiat, le garçon jugea préférable de retourner se coucher plutôt que de faire le zouave en Europe et se risquer de louper sa cible, puisque celle-ci était en mouvement. Une stratégie encouragée par son niveau de tension artérielle.

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Après un second réveil difficile en une matinée – à neuf heures quarante-sept – Senja Blanc retrouvait l'ensemble de son groupe au grenier. Pendant le dîner, Huguette et lui-même avaient mis Lucie, Adélaïde et Aurora au courant de ce qui était visiblement arrivé à Tyron et les adolescentes étaient impatientes de connaître la suite des événements. Vu qu'il n'était pas parti, l'irlandais avait au préalable laissé un mot sur l'ancien pupitre de Joséphine pour expliquer ce qu'il avait trouvé.
- Ah, pas trop tôt, commenta Lucie à l'arrivée du garçon dans le grenier.
- Tu as bien fait de ne pas partir, révéla Huguette sans laisser le temps au garçon de répondre à son amie noire. White se déplace vers l'Ouest.
Senja Blanc lança immédiatement un coup d’œil vers la carte. Le portable était passé en France et se trouvait dans les environs d'une ville du nom d'Ambérieu-en-Bugey.
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Nous pensons qu'il est en train, informa Aurora. Je connais un peu la Suisse. De Zurich, on peut évidemment aller à Genève, puis il y a une ligne qui amène à Lyon, en France.
- Oh, d'accord.
- Du coup, tu veux faire quoi ? questionna Huguette. Envoyer un clone pour l'intercepter ?
- Oui ce serait bien de le faire à une gare avant Lyon.
- Euh, compliqué, si j'en crois les horaires du site de la S.N.C.F, il va arriver à Ambérieu et c'est le dernier arrêt avant Lyon.
- Bon, tant pis, va pour Lyon alors.
- Il me faut un peu de temps... Quelle apparence le clone sur le terrain ?
- Euh... La mienne.
- Ok. Il y a un autre problème : Le train s'arrête à deux gares à Lyon : Part Dieu et Perrache.
- L'organisation à la française... Eh bien on essaye la première et si on le voit pas, on le chope dans le train ou à la seconde.


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngGare de Lyon Part Dieu, France

http://i.imgur.com/SAnDuG9.pngUne discrète fumée noire s'échappa de l'une des prises dépassant des tables d'une des salles d'attente de la gare, celle située à coté de l’accueil, dans l'une des extrémités. La discrète matière ne prit pas forme humaine immédiatement, préférant sortir de l'endroit bondé pour se diriger en sortant sur la gauche, où se trouvaient les toilettes, et se changer en Senja dans une cabine libre. L'image de l'adolescent quitta ensuite la zone des sanitaires dans l'idée de trouver l'écran annonçant les arrivées le plus proche. Mais après avoir fait quelques pas du coté de l'allée centrale, il ne repéra dans un premier temps que des panneaux à fond bleu, signalant les départs. Finalement, le panneau vert se trouvait à l'opposé de la salle d'attente. Bon. Un TER en provenance de Genève allait se pointer à onze heures vingt quatre françaises sur le quai E. C'était celui-là. Le clone de Senja se dirigea vers les escalators pour se rendre sur la voie. Il avait encore quelques minutes. Le problème, c'était qu'un putain de TGV en provenance de Paris et à destination de Marseille venait de débarquer sur la voie d'en face, sur le même quai. Les éparses voyageurs concernés par le TER allaient sans doute être noyés par la masse de personnes qui montaient ou descendaient de la bonne quinzaine de rames du train à grande vitesse.
- Sarkozy vient d'annoncer qu'avec Carla, c'était du sérieux.
- Ce déchet.
- T'as vu le con qui s'est fait choper avec sa clope à trois heures du matin ? 68 € dans le cul !
- Oh, c'est pas pire que les tarifs de la S.N.C.F...

La situation s'était légèrement améliorée au moment de l'arrivée du TER en provenance de Suisse, mais guère mieux. Le clone se posta devant la sortie la plus proche en jetant quelques coups d’œils à la seconde, plus loin. Lorsque les gens se mirent à descendre du TER, il essaya d'identifier un maximum de personnes, sans grands résultats.
- Et là, il m'a sorti le grand jeu sur les marches du TGV et j'ai craqué !
- Tu déconnes !?

Un bip sonore se mit à retentir. Les portes allaient se refermer. Le plan était de monter si Chris White n'était pas repéré. Donc, avec une agilité surprenante cependant, l'image de l'adolescent se faufila entre les portes qui se refermaient. Il était temps de zieuter les passagers restants, pas si nombreux puisqu'il ne restait qu'un arrêt. Traverser les deux rames en examinant les passagers ne lui prit pas plus de cent-soixante sept secondes, selon son calcul. Mais aucune trace de sa cible. Il se retourna pour revérifier, mais tomba nez-à-nez avec le contrôleur, qui avait dû remarquer son attitude louche et son absence de bagage (Ainsi que le fait qu'il soit un jeune, le délit de sale gueule classique).
- Hum... 'Jour. Contrôle des titres de transport s'il vous plaît.
Le clone lui décrocha une torgnole avec une rapidité surprenante, ce qui fit tourner la tête à l'homme pendant quelques secondes. Lorsque celui-ci redirigea son regard vers le probable fraudeur, il avait disparu. Sitôt arrivé à Lyon Perrache, la première chose que fit le contrôleur fut de se plaindre à ses collègues, qui exercèrent leur droit de retrait pour protester contre cette odieuse agression.


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngRésidence des Forestier, Irlande, fin de matinée

- Mais bordel, il nous a encore filé entre les doigts ! lança Huguette tandis que le clone venait de passer vingt minutes à chercher Chris White à la gare S.N.C.F de Saint-Étienne.
Il s'agissait en effet visiblement de la destination finale du rescapé suisse à en croire le pistage du téléphone. Mais cela n'était pas assez précis pour que le clone puisse repérer le colis sans problèmes.
- Je ne sais pas comment il fait, il doit raser les murs, commenta Senja Blanc.
- Je laisse tomber, j'ai faim, avoua la blonde. Bonne chance pour la suite !
Elle quitta le grenier pour redescendre. Adélaïde, elle, était déjà partie. Restait Lucie et Aurora avec le garçon.
- Bon ben, on est pas rendu, commenta Estela.

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- Je l'ai ! annonça soudain triomphalement Aurora.
Senja Blanc, qui s'était honteusement endormi sur un des canapés après que l'allemande ait proposé de prendre le relais, revint près des écrans d'un bond. L'image du clone polymorphe donnait sur un adolescent en train de manger un sandwich club sur le banc d'une grande place boisée, bordée par une ligne de tramway.
- Bravo ma petite ! Ta persévérance t'honore, félicita le garçon.
- Ben, à toi de me montrer que je n'ai pas fait tout ça pour rien !


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngPlace Sadi Carnot, Saint-Étienne, France

http://i.imgur.com/SAnDuG9.pngSans un mot, l'image de Senja Blanc vint s’asseoir sur le même banc que White, qui le reconnu immédiatement.
- Décidément, avoua le dessinateur qui restait étonnamment calme. Tu es quelqu'un de très particulier.
- Toi aussi Chris. Qu'est-ce que tu fous à Saint-Étienne ? Et surtout, pourquoi tu n'es pas mort avec l'explosion du complexe de Tyron ?
- J'étais parti me promener au moment des faits. J'éprouve parfois le besoin de m'isoler.
- … C'est tout ?
- J'imagine que tu t'attendais à quelque chose de plus... badass.
- Oui, admit Senja Blanc à travers son clone. Et pour la première question ?
- Je n'ai pas particulièrement envie de retourner chez mon oncle. Je suis venu ici car je n'avais qu'une seule autre adresse en mémoire : Le type qui était dans les petits papiers de Tyron suite aux tests de recrutement de sa société bidon et dont j'avais lu les coordonnées une fois. Il était censé me remplacer si mon corps ne tenait pas la virtualisation longue durée.
- Habile. Et du coup ?
- Il était pas très chaud pour m'héberger. Il fallait s'y attendre mais bon, au moins, ça m'a occupé un peu. Et toi, pourquoi tu me suis comme ça ?
- Parce que je suis certain que ton expérience de virtualisation chez Tyron t'a plu, sinon tu ne serais pas resté. Tu m'as croisé sur И-Raï. Tu sais que j'en suis capable aussi. Je pense que cette idée t'emballera plus que retourner chez ton oncle.
White resta neutre.
- Je trouve que tu vas un peu vite en besogne. Je ne suis toujours au courant de rien moi.
- C'est vrai. La chose ne tombe pas au meilleur moment. J'avoue avoir la flemme de détailler dans l'immédiat, la nuit a été courte, mais après réflexion, j'aime bien l'idée que tu ailles quelques temps chez le contact que tu as en mémoire. La force qui a détruit И-Raï ne s'en prend pas qu'à Tyron. Mais d'ici quelques jours, cela devrait être réglé. Ensuite je serais à même de te faire des propositions plus concrètes.
- Tu oublies un détail, je t'ai expliqué qu'il n'était pas d'accord.
- Parle-moi de ce gars.
- Si tu veux... Il s'appelle Phil Presso, 17 ans. C'est un étudiant en lettres modernes qui habite l'immeuble derrière mon dos. Comme tu t'en doutes, il s'ennuie un peu dans sa filière et c'est donc apparemment un crack en info'. Très brièvement, on pourrait dire que c'est le cliché du geek. Tyron avait fait une fiche sur tous ceux qui avaient passé les tests. J'ai donc lu celle de Phil, il dépense sans compter dans diverses collections de goodies. Ses réponses aux questions de personnalité semblaient aussi traduire le même caractère dépensier pour séduire les filles.
- Impressionnant, tu as retenu tout ça en plus de son adresse ?
- J'ai un don pour retenir les choses inutiles. Enfin, inutiles en temps normal.
- Je vois. Mais dis-moi, Tyron ne souhaitait-il pas recruter des sportifs ? Toi-même tu m'avais expliqué...
- Pas nécessairement. De bonnes connaissances en informatique pouvaient également lui servir et c'est pour cela qu'il avait mis en place le recrutement via la Deckard Inc. Mais moi aussi, j'ai la flemme de détailler ça, ma nuit a été, je pense, plus courte que la tienne.
- Hé... Bon, Presso a un point faible évident. On devrait pouvoir l'acheter facilement pour qu'il te garde quelques jours.
- ... Je ne voudrais pas avoir l'air malpoli mais si tu es prêt à dépenser de l'argent pour moi, un hôtel, même modeste, n'est-il pas plus simple ?
- En effet. Mais ses connaissances en informatiques pourraient être utiles à terme. Puisqu'il a notre âge, essaye de sympathiser pour voir ce qu'il vaut.
- Ah d'accord, tu es comme ça toi... commenta l'ancien bras armé virtuel d'Ikonov.
Le clone de Senja, qui venait de mettre une main derrière son dos pour générer discrètement un objet, tendis soudain une photo d'Huguette à White.
- Voilà l'argument qui devrait faire plier Presso, sourit le faux Senja Blanc.
- ... Mais il est sérieux lui ?
- Bon écoute Chris. Il y a quelques semaines, nous n'étions que de simples camarades de classe. Puis il y a peu, on s'est retrouvé au beau milieu d'un monde virtuel tenu par un ancien membre du KGB, donc ce serait bien que tu ne sois pas systématiquement surpris lorsque notre conversation prend une tournure inhabituelle.
- ...
- Quoi encore ?
- Rien, t'as gagné, donne-moi cette photo.


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngRésidence des Forestier, Irlande

- Ouf, souffla Senja Blanc. On arrive au bout de la piste.
- Dis-moi Senja, questionna immédiatement Aurora. Ce que tu as dis à Chris... laisse penser que Huguette pourrait nous lâcher.
L'irlandais aurait préféré qu'elle ne relève pas. Mais évidemment...
- Euh, pas d’inquiétude, répondit-il en s'assurant que personne ne montait. C'est juste au cas où.
- Au cas où quoi ? insista Aurora.
C'était le bon moment pour mentir. Senja Blanc supportait de moins en moins Huguette qui avait un peu trop pris goût à l'argent qu'elle ne possédait pas auparavant. Bien sûr, on ne pouvait reprocher ça à celle qui jusqu'ici en avait surtout manqué mais par principe, le garçon préférait assurer un plan B au cas où la ligne rouge serait franchie. Par contre, ce genre de raisonnement risquait de ne pas plaire à l'allemande.
- Rien, je n'en sais rien, répondit-il donc à Blume. Je ne peux juste pas me permettre d'échouer alors je dois parer à toutes les éventualités. Je ne le permettrai pas, pour mes amis morts tu comprends ?
- Euh.. oui bien sûr...
Le guerrier de l'Eire était content de lui. Sa dernière phrase, sentimentale à souhait, était parfaite pour embobiner Aurora. Un problème de moins dans l'immédiat. Mais pas à long terme. Car même s'il avait la conviction que Senja Noir ne tiendrai plus très longtemps sur l’Échiquier, il se doutait que son doppelgänger en était également conscient et qu'il avait sûrement pris les mesures appropriées...


http://i.imgur.com/cxKTwMD.pngL’Échiquier, Monde des Demi-dieux belliqueux

« Je suis sûr que tu sais qu'il sait. Ce n'est qu'une question de temps. »
- ...
Senja Noir était seul, dans le cratère balayé par la pluie, assis devant les ruines des deux tours de guet. À croire que tout le monde était persuadé que l’Échiquier allait bientôt se casser la gueule. Il était vrai que sans Ikonov, les Lyoko-guerriers redirigeraient leurs efforts sur ce monde virtuel. Il fallait également y ajouter le facteur X.A.N.A, franchement débarqué chez Nakara. Il fallait quelque chose de positif qui permette de relancer le camp palamédien. Une victoire. Heureusement, c'était prévu.
L'islandais se releva. Il était temps d'ouvrir le passage pour le monde fou de Purusa. Après tout, il ne pouvait pas perdre quelque chose couramment représenté avec un ballon noir et blanc.
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