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[One-shot] L'homme des foules

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 Auteur Message
Dakota Browning MessagePosté le: Mar 04 Juin 2019 14:59   Sujet du message: [One-shot] L'homme des foules Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 17 Juil 2018
Messages: 9
Hello, me revoilà !
Petit OS aujourd'hui avant de continuer ma fanfic (promis Icer tu auras le nouveau chapitre). Je me suis mise dans la peau d'Odd pour ce petit fragment de vie dénué de prétention littéraire et de révélation sur le canon. Je me suis juste bien marrée à imaginer Odd évoluer après Kadic. Ça fait du bien parfois d'écrire un texte un peu plus fun qui colle plutôt bien (à mon sens) avec le profil d'un perso. Bien sûr, c'est Della Robbia le vantard qui raconte, à vous de déterminer le quotient de vérité que vous allez attribuer à l'ensemble de ses propos Wink Bonne lecture !


L'homme des foules


J'ai commencé à travailler au Club Med un peu par hasard, à la fin des années 2010. J'ai fini par y passer sept ans en tant que « Gentil Organisateur », ou GO, ce mec dont le job est de divertir les vacanciers en leur proposant des activités – sportives ou autres, le plus souvent autres. Contrairement à ce que certains pourraient croire, c'est loin d'être un boulot facile. Rétrospectivement néanmoins, ce furent les plus belles années de ma vie. Pendant sept ans, j'ai été ce mec qui sait amuser les enfants la journée, et rentrer avec leur mère célibataire le soir. Un job pour moi en fin de compte. Il me fallait bien choper un salaire, cette chose qui vient comme une tortue et s'en va comme un lapin.

Le concept de village-vacances a été inventé au retour de la Seconde Guerre mondiale, en 1950, et le Club Méditerranée, ou Club Med, fut l'une des premières chaînes d'hôtels à investir sur le filon « tout compris », profitant gaiement du paysage afin de créer de toutes pièces un monde de vacanciers idyllique où, en gros, tout est open bar. Consciente des possibilités offertes par la consommation (gratuite) et le plaisir sexuel estival, la chaîne a inventé une nouvelle forme de tourisme, principalement basé sur ces deux formes de bonheur, le tout trempé dans une ambiance club de gym à la coule, relax, en bord de mer.

Cet axe vacances-baise-beaufs fut porté au cinéma dans Les Bronzés en 1978 par Patrice Leconte, imprimant une fois pour toutes l'image – en outre assez vraie – « Sea, sex and sun » du Club Med dans la conscience collective française.
Quant à moi, tout a commencé à proximité de l'usine, lieu où tout arrive en fin de compte. Je prenais la navette pour me rendre dans le centre de Sceaux lorsque j'ai vu Sam monter à l'arrière de l'engin. Je ne l'avais plus croisée depuis près d'un an. On a discuté, et elle m'a dit qu'elle bossait en tant que GO dans un Club Med quelque part en Grèce et que c'était, selon elle, « la planque parfaite ». En choisissant le Club, elle évitait d'autres chaînes plus crasseuses. Car quand on passe plusieurs semaines d'affilée dans un mauvais hôtel et qu'on fait sienne la crasse de ses prédécesseurs. Qu'on se fond dans la foule humaine qu'a abrité le lieu, qui s'efface dans la masse peu à peu... ce n'est agréable pour personne.

Pendant les trente minutes de trajet, elle m'a expliqué en gros ce qu'elle y faisait : prendre en charge les vacanciers durant leur séjour, encadrer les groupes lors de leurs sorties, animer les différents repas et chauffer les pistes de danse. Mais surtout, elle n'a pas arrêté de me parler du bon temps qu'elle y passait, des mecs qu'elle se faisait et des plages paradisiaques sur lesquelles elle bronzait. Sam a toujours eu l'habitude d'en rajouter des tonnes, mais là ça avait l'air vrai jusque dans les moindres détails – et au pire, si seulement un tiers de ce qu'elle me racontait était vrai, ça m'allait de toute façon.

Car de fait, tout n'allait pas pour le mieux dans ma vie. J'avais 22 ans et j'habitais toujours chez mes parents. Mon groupe d'amis, inséparable sur le papier, s'était totalement dissous. Jérémie et Aelita s'étaient isolés dans leur fac lyonnaise si prestigieuse mais si lointaine. Einstein avait vite coupé le contact, trop occupé à bosser sans doute. Sa petite-amie avait bien essayé de demander des nouvelles de temps à autre via mon portable... mais le temps passant, on a vite eu plus grand chose à se dire. Eux ne comprenaient pas ma vie "instable", je ne comprenais pas plus la leur. La fac et l'étude, faut dire que c'était tellement loin de mes préoccupations...
Et puis, Yumi s'était engagée dans un tas de missions humanitaires, elle les enchaînait, comme pour fuir une France qui ne lui convenait pas. Ce qui avait laissé mon ex meilleur pote sur le carreau. Sans sa dulcinée, il y avait chez ce pauvre Ulrich absence complète du mouvement, l’âme seule veillait encore dans cette machine humaine, pâle et tremblante, comme une lampe prête à s’éteindre. A chaque fois que je le voyais, il arborait sa tête de scarabée frappé par un tsunami, ce qui gâchait instantanément le moment. Moi, les gens qui me foutent le cafard, je finis par les éviter.

Du coup, j'étais plutôt seul. Génial. Niveau études, rien de brillant non plus. Mon seul diplôme était un BEP d'éducateur sportif. Finir moniteur de sport dans un hôtel paradisiaque bien éloigné du décor de toutes les attaques de Xana était certainement la meilleure solution pour évacuer ces foutus cauchemars. J'avais déjà pas mal vadrouillé, mais somme toute très peu en dehors de la France. Il fallait que j'aille voir ailleurs. Et plus j'y réfléchissais, plus je me disais que mon ex avait raison. Ce job était le plan du siècle.

Je n'ai rien contre la réputation de beauf qui entoure le Club Med aujourd'hui, mais il y a vingt-cinq ans, j'ai l'impression que c'était tout de même plus haut de gamme. Ou en tout cas, moins naze que dans Les Bronzés. Certaines scènes du film – et surtout celles de Popeye, personnage de GO joué par Thierry Lhermitte – sont assez caricaturales, même si elles demeurent tout de même assez justes. Le film, comme nombre d'autres Français, fut mon point d'entrée dans l'établissement et son ambiance. Cette vie m'allait ; c'était paisible et vicieux à la fois. J'ai donc finalement décidé de me lancer dans l'aventure. J'ai pris rendez-vous au siège parisien du Club Med et j'ai acheté un billet d'avion pour Paris. J'avais un entretien d'embauche au siège une semaine seulement après mon premier coup de fil.
Durant la matinée, on m'a offert une rétrospective historique du Club Méditerranée et de son fonctionnement, de son esprit, de ses règles. On m'a présenté la vie au sein du village, les journées de travail – 6 jours par semaine et un seul jour de repos – et la paye : pas énorme mais bon on était nourris, logés, et blanchis. Je n'avais pas d'objection à apporter. Dans l'après-midi, l'entretien individuel s'est également bien passé. Les questions posées étaient pour le moins basiques et selon leurs critères, j'avais les compétences sportives requises. J'ai eu le job.

Je suis parti la semaine suivante pour l'Espagne. J'étais officiellement « responsable sports terrestres » pour la chaîne, et je prenais ça très au sérieux. En réalité, il s'agissait de mon premier vrai boulot... avec une chance déjà inouïe de premier abord : le cadre idyllique qu'est la côte espagnole. L'hôtel aussi, me semblait majestueux, divisé en un certain nombre de petits baraquements, ou cases – Samantha m'avait dit que c'était là où il y avait « le plus d'ambiance ». Ça partait bien. Je suis arrivé, on m'a filé mes vêtements de boulot et on m'a attribué une piaule. Je commençais le surlendemain. Avant de débuter officiellement, j'ai rencontré mes futurs collègues : des Belges, des Français, et quelques Allemands. J'ai discuté avec quelques GM (pour Gentils Membres), histoire d'établir avec eux un premier contact, puis je me suis rendu à la salle de spectacle afin d'apprendre les chorégraphies imposées. Dans tous les villages Club Med, il y a un spectacle tous les soirs réalisé par les GO. Ce spectacle foireux dure entre 30 et 45 minutes et fut peut-être la seule chose qui m'a fait chier au moment de signer le contrat.
En tant que GO, il fallait donc que j'apprenne les gestes fondamentaux pour ne pas me foirer sur la scène devant mon boss, le Chef de village. Dans l'ensemble, ces danses requises sont des chorées débiles où il est question de bouger en cadence les bras, les jambes et le bassin. C'est ça « l'esprit Club Med ». Les GO doivent assurer la présence et l'ambiance de la salle. J'ai soufflé et me suis dit qu'il fallait passer par là pour ensuite aller choper dans la boîte de nuit de l'hôtel. C'était le deal, et il me semblait juste. Pour être honnête, j'étais devenu totalement accro au sexe depuis un moment. Pour calmer mes pulsions, il me fallait impérativement vider ma coque de noix dans des proies différentes. C'est sale dit comme ça mais c'était bel et bien ma vie à l'époque...

Mais revenons au job. Une journée type de boulot au Club Med se résumait à se lever à 9 heures, prendre son petit-déjeuner, ramasser les déchets échoués sur la plage (la mer n’est qu’une poubelle de notre civilisation), préparer l'activité du matin, mettre en place les jeux, prendre son déjeuner en deux-deux, organiser l'activité sportive de l'après-midi, se mettre aux jeux apéro, participer au spectacle en soirée, et finir par aller mettre l'ambiance pendant une heure au night-club. C'était dur. Lorsque la journée était trop brutale, j'allais me coucher vers une heure du matin afin de pouvoir dormir le plus longtemps possible. Mais la plupart du temps, et comme tout jeune de 22 ans qui se respecte, je restais jusqu'au petit matin à la discothèque. Je profitais de mon statut de GO pour aller tchatcher les nanas et les ramener à la case. Ce plan fonctionnait. Souvent des femmes de richards qui venaient seules pendant que leurs maris taffaient. Des frustrées. Un point commun entre tous ces cocus ? La grosse bagnole, le petit popol.

C'est en faisant ce job saisonnier que j'ai prouvé à mon cerveau pervers que j'étais loin d'être le seul à posséder une libido de feu de dieu. Les hommes et les femmes sont des machines à forniquer. Déjà, il faut se rendre à l'évidence : il est très facile de choper au Club Med. Tout le monde est en vacances, pour une semaine, et en conséquence, tout le monde s'éclate, baise, et aucun n'a jamais envie que l'histoire se prolonge. C'est la définition même du sexe pour le sexe. En outre, les gens déambulent à moitié à poil à longueur de journée, ce qui facilite les rapports. Le soleil brûle les peaux et les veines : tout le monde a le sang chaud.
C'est la première fois que je voyais autant de gens baiser n'importe où, et notamment, sur la plage. De mon côté, je pense avoir explosé tous les records au cours de mes sept années passées là-bas. Je me tapais deux nanas par semaine en moyenne. Sur sept saisons, ça fait beaucoup. Ça fait plus de cent par an, et environ 750 en tout. Puisqu'au Club Med tout est standardisé – tenues, salaire, train de vie, etc. –, le seul moyen de se comparer aux autres GO est de faire l'addition des nanas que l'on ramène. C'était même notre jeu principal. Quand j'y repense, c'était vraiment un monde à part.

Le Club Med m'a aussi fait réaliser un autre truc : la thune ne fait vraiment pas le bonheur. Déjà, l'argent n'achète rien là-bas, vu que tout est compris. Et au fil des jours, on réalise que lorsque l'argent est placé en dehors de l'équation de la vie quotidienne, chaque être humain se sent réellement plus libre. Je gagnais le SMIC et c'est pourtant le moment de ma vie où je me suis le plus amusé, et ce, même si la charge de travail que l'on nous donnait chaque jour était ultra élevée.
En effet, la cadence du taf est vraiment difficile à suivre au bout d'un moment. Le plan, c'est de profiter plus des rares days-off que l'on peut avoir. Quand je ne bossais pas, j'étais épuisé, et je ne faisais pas grand-chose, voire rien. Mes occupations se résumaient à dormir, aller à la piscine, me balader sur la plage, me la couler douce sur la plage, et me rendormir. Je ne connais quasiment rien des villes dans lesquelles les villages-vacances étaient implantés. Je restais enfermé dans ce cocon douillet.
Pour ce premier boulot, je suis resté quatre mois à l'hôtel. Généralement, on reste entre quatre et sept mois dans un hôtel, avant de changer. Après un transfert via Paris, je suis parti vers une nouvelle destination : la Grèce. Ensuite j'ai fait la Turquie, les Bahamas, et le Sénégal, avant de refaire une virée en Turquie afin de, comme je l'ai souvent dit, finir en beauté.
Eh oui, la Turquie fut la destination la plus dingue que j'ai jamais faite. J'y suis resté neuf mois en tout, avec un passage à Paris entre deux missions. C'était au Club Med de Bodrum, une espèce de Saint-Tropez turc. Les clients étaient ouverts et le soir, tout le monde avait envie de faire la fête dans les boîtes de nuit du Club. Pour ma part, après six ans dans le segment, je connaissais chaque profil de vacanciers, maîtrisais tous les codes et possédais tous les bons plans. En somme, j'évoluais dans un environnement à mon avantage. Je savais comment amuser les jeunes la journée, et rentrer avec leur mère célibataire le soir. Je participais ainsi au bonheur de deux générations en seulement 24 heures.

Pour être tout à fait honnête, quoique je ne me reconnaisse pas tout le temps dans ce que j'ai fait, ça me fait sourire quand j'y repense aujourd'hui. J'étais jeune et je profitais de l'occasion pour me faire plaisir. Le Club Med est une sorte d'espace étrange où tout semble permis, et c'est sûrement lié au fait qu'on ne côtoie que des gens en vacances, donc libidineux, pour des temps très courts : entre sept et quatorze jours. Ce que les vacanciers veulent en se rendant là-bas, c'est décompresser de leur job en Europe et prendre du bon temps : la plage, la piscine, les boissons gratuites, le sport en plein air, le soleil et bien sûr, la baise y participent.
Tout ça pour dire qu'après sept ans passés à faire le GO autour du monde, j'étais au top. Cependant, il y a une vie après ça. Il fallait nécessairement que j'aille voir ailleurs. Si on s'attarde trop dans une bulle telle que celle du Club Med, il est possible de ne pas en sortir – ou d'en sortir sans proposition de boulot. Sept ans c'était le maximum. J'avais 29 ans. Il fallait que je trouve quelque chose sur le long terme. C'est pourquoi lorsque j'ai eu une proposition de job en France, à Paris, j'ai accepté sans hésiter.
Les transitions ne sont jamais simples – et celle-ci encore moins. Le retour à la vie normale fut difficile car là-bas, on est pris en charge de A à Z dans les hôtels. J'ai appelé ça mon retour à la vie civile . Quand je suis revenu en France, les potes que je croisais n'arrêtaient pas de me dire « t'as dû bien t'amuser en tant que GO » avec un clin d'œil salace. Mais malgré tout, il faut savoir rentrer chez soi, guérir de ce style de vie et trouver une certaine stabilité.

Pourquoi j'ai décidé de raconter tout ça sur un forum accessible à tous ? Sans doute parce que l'écriture est la meilleure forme d'art pour décrire nos existences. Depuis tout ça, je n'ai plus foutu les pieds dans un Club Med ; en tant que GO, bien sûr, mais même pas en tant que GM. Les conneries, passé un certain âge, c'est fini.
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Icer MessagePosté le: Lun 10 Juin 2019 11:33   Sujet du message: Répondre en citant  
Admnistr'Icer


Inscrit le: 17 Sep 2012
Messages: 2211
Localisation: Territoire banquise
Eh bien, on avait pas encore eu de texte sponsorisé par une grosse entreprise, c'est désormais chose faîte ! Very Happy

En vrai, c'est plutôt un petit OS divertissant, le plus intéressant étant en quelque sorte de sa plonger dans la peau d'Odd, enfin, un Odd à la sortie de l'adolescence mais pas réellement adulte. Pourtant, on retrouve bien la personnalité du clown habillé en mauve. Les extrapolations douteuses aussi. En ce sens, ce petit OS est une franche réussite, qui te permet de garder la main j'imagine.

Bon, assez rigolé, fini les vacances, reprend ta fanfic Cool

_________________
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« Les incertitudes, je veux en faire des Icertitudes... »

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Silius Italicus MessagePosté le: Ven 09 Aoû 2019 15:45   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


Inscrit le: 03 Fév 2015
Messages: 215
Localisation: à l'Est d'Eden
Bonsoir très chère Dakota Browning,

Ainsi vous essayer de nous faire changer de ciel ?

Je ne pensais pas faire jamais pareille comparaison sur ce forum, mais il y a quelque chose d’Houellebecq dans ce récit. En moins puissant et pénétrant, mais aussi en moins pessimiste : au moins, le lecteur n’a pas envie de se tirer une balle dans la tête à la fin. Dans le fond vous décortiquez, au travers d’Odd les mêmes éléments que lui : les hommes et leur sexe, les vacances…
Retrouve-t-on vraiment la personnalité d’Odd ici ? Icer le pense, mais ce n’est pas si sûr. Ce narrateur est un peu trop grave pour Odd. Certes il s’agit d’un Odd qui aurait pris bien des années et qui écrit au moins quelques temps après être sorti du système, mais quand même, les pointes de cynisme ne lui ressemblent guère, du moins pas sans une explication un peu plus élaborée que le seul passage du temps et retour à la vie civile (la comparaison militaire sous-entendue dans l’emploi de cette expression est d’ailleurs très bien trouvée). En fait, c’est là que se trouve le principal défaut de cette nouvelle : il lui manque une phrase ou deux permettant de savoir quel fut l’après Club Med d’Odd. Quelque chose qui permettrait de mettre en contraste ses perspectives sur le Club. C’est un peu dommage. Comment dire : Odd tel que connu dans la série semble en effet parfait dans ce futur de GO ; mais l’Odd GO décrit par son futur lui-même ne semble pas en accord que cela. De même, il affirme qu’il faut guérir de ce mode de vie, mais, d’où lui est venu ce sentiment. Là aussi manque une évolution de son comportement pendant la période GO.
Le titre lui-même peut laisser un peu perplexe, Odd a-t-il été l’homme des foules ? Il n’a pas été adulé par la foule, et même en tant que GO, il n‘a pas été perdu dans la foule : d’abord de par son statut, ensuite de par ses réussites au jeu de la séduction. De fait, on ne peut penser qu’il fut perdu dans la foule alors, mais il n’était pas non plus mis en exergue. Cela laisse à penser qu’il n’est devenu l’homme des foules qu’après : sortant du système, il est rentré dans le rang (a pris la vie rangée à laquelle il s’opposait en début de récit). Mais ce n’est qu’une supposition difficile à justifier. Reste la mention de la crasse. L’homme des foules parce que recouvert de la sueur et des poussières de tant d’autres hommes, femmes et enfants. Seul envers réel montré ici du Club Med.

En somme, c’est une nouvelle plaisante, sympathique à lire, mais qui laisse le lecteur sur sa faim.

Au plaisir de vos vacances !
_________________
AMDG

Prophète repenti de Kane, vassal d'Anomander Rake, je m'en viens émigrer et m'installer en Lyoko.
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