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[One-Shot] Jour 2546

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 Auteur Message
Vincent-49 MessagePosté le: Mer 25 Mar 2020 19:37   Sujet du message: [One-Shot] Jour 2546 Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 15 Avr 2010
Messages: 81
Bonjour à tous !

Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas penché sur ce sujet, mais comme il parait qu'on a le temps, je me suis dis qu'il serait intéressant de l'écrire.
Qu'a-t-il pu ressentir en ce jour si particulier ? C'est ce que rapporte ce récit tout en proposant des éléments de réponses aux zones d'ombres qui entourent les origines de ce complexe informatique secret.
Bonne lecture !




Alors qu'il touche au but, il se remémore les événements qui l'ont conduit jusqu'ici.



Jour 2546

https://nsa40.casimages.com/img/2020/03/25/200325063535183873.png





Ils ne tenaient plus en place, cela faisait déjà plusieurs minutes que leur attention avaient été happée par l’idée de la pause déjeuner qui se profilait. Malgré son agacement de faire cours dans le vide ou presque, il y avait toujours deux ou trois élèves au premier rang qui ne perdaient pas une seule de ses paroles, il devait reconnaitre que lui aussi avait hâte d’entendre le gong annonciateur de délivrance. Après le week-end ensoleillé qu’ils venaient de déguster, les esprits n’étaient plus au travail.

Quand la sonnerie retentit, il ne fut qu’à peine étonné par la vitesse à laquelle la salle se vida tant il comprenait ses élèves, et tant de fois il avait vécu cette scène. Il savait exactement combien. Un cours sur la deuxième loi de Newton avant la pause, ce n’était peut-être pas la meilleure façon de garder une classe attentive. Peu importe, il avait d’autres préoccupations qui reléguaient celle-ci au point de la rendre inexistante.

Il accrocha sa blouse à la patère jouxtant le tableau noir, qu’il ne prit pas même le temps d’effacer, prit son cartable au cuir vieilli par les années passées à prendre la poussière des craies et franchit le seuil de la porte en prenant soin de la fermer derrière lui. Bien qu’il doutait que des élèves puissent être intéressés par un trafic de tubes à essais et autres ustensiles de chimie, il y avait des consignes auxquelles il fallait se tenir, et fermer la porte en faisait partie.

Le bâtiment des sciences, comme tout le monde le nommait, contrastait par son air de parpaing géant avec les autres bâtiments à l’architecture ancienne, avec leurs hautes fenêtres alignées et leurs longues séries d’arcades tant appréciées les jours de pluie comme de beau temps. Monsieur Hopper, comme tout le monde l’appelait ici, ne prit pas la peine de contourner le terrain d’athlétisme qui séparait le bâtiment des sciences de l’entrée du gymnase. Son pas décidé aurait pu laisser présager une envie pressante, cependant il ne s’arrêta pas au vestiaire après avoir franchi la porte à double battants bleus du gymnase. Sa démarche marquée par l’habitude d’effectuer ce trajet le conduisit dans un local normalement interdit d’accès, la chaufferie de l’établissement.

Hopper se dirigea vers la porte rouge sur le mur face à lui. Celle-ci s’ouvrait sur un couloir creusé directement dans le sol et menant au réseau d’égout de la ville. D’un côté une rambarde métallique permettait de compenser le sol au relief incertain tandis que des câbles courraient le long du mur opposé, alimentant des lampes allogènes disposées tout le long du passage. Il n’avait aucune idée de qui hormis lui utilisait ce passage, mais sa découverte quelques années plus tôt avait été bienvenue dans le cadre de ses activités. Si bien qu’il avait fait construire un passage similaire reliant directement sa maison, située en lisière de la forêt jouxtant le collège Kadic, à ces mêmes conduites souterraines. Le passage camouflé par le perron de l’Ermitage, la petite villa où il vivait, avait été construit dans la plus grande discrétion moyennant arrangement avec une petite entreprise de maçonnerie. Celle-là même avec laquelle il avait pris l’habitude de travailler depuis.

Il déboucha sur le réseau d’égouts, un canal bordé par deux pistes en béton, et parcouru la distance qui le séparait de l’embouchure donnant sur le fleuve de la ville. Le canal s’y déversait directement au travers d’une grille donnant sur toute la hauteur du passage et laissant filtrer la lumière dans le souterrain. Là une échelle le conduisit à une plaque donnant directement à l’entrée d’un pont.

Sortir des égouts en pleine ville aurait pu lui valoir des ennuis, cependant il savait qu’il ne risquait rien ici. Plus personne n’empruntait ce pont depuis des années, si bien qu’il ne risquait pas d’être surpris. En le traversant, il pouvait entendre le vent souffler sur l’ouvrage métallique, l’eau, et les murs du bâtiment décrépit se situant de l’autre côté. Immobile tel un paquebot dont le pont serait l’amarre, trônait au milieu du fleuve un imposant bâtiment long de plusieurs centaines de mètres et ceinturé par une interminable succession de baies verticales. L’usine, érigée entre les deux guerres avait nécessité la surélévation et le renforcement des berges de l’île la supportant, si bien que l’une et l’autre ne formaient qu’une. Ces travaux avaient été l’occasion de construire de profondes fondations comportant de multiples salles souterraines sous le niveau de l’eau. Cela faisait maintenant quelques années qu’elle avait fermé ses portes et attendait patiemment que son heure vienne. Lorsque Franz Hopper avait eu vent de l’existence de ce lieu isolé au milieu de la région parisienne, il n’avait pas hésité et était venu s’installer à proximité. Mettant à profit son curriculum vitae, il avait réussi sans mal à trouver un poste de professeur de physique-chimie dans le collège voisin.

Machinalement, Franz passa la grande porte de l’usine donnant sur une impressionnante cathédrale de métal et descendit une rampe pour arriver au niveau du sol. Il se dirigea vers le monte-charge menant aux étages inférieurs. Il se souvenait parfaitement de la première fois où il l’avait utilisé. Un peu inquiet à l’idée de confier sa vie à cette antiquité, il avait tout de même osé appuyer sur le bouton commandant la descente et l’appareil s’était mis en marche avec une étonnante réactivité. Il avait alors découvert trois salles empilées les unes sur les autres. Bien qu’il se soit demandé si leur existence n’avait pas pour unique but de soutenir l’usine juchée dessus, la présence d’un monte-charge signifiait tout de même qu’elles avaient dû être conçues à des fins précises.

Comme à son habitude, le rideau métallique descendit puis la machinerie se mit en branle pour disparaitre dans l’obscurité des entrailles de l’île-usine. Après une stabilisation non sans une certaine brutalité, se découvrit face à lui une porte métallique à deux vantaux coulissants solidement retenus l’un à l’autre par un imposant verrou à la mécanique complexe. Lorsqu’il avait décidé d’investir les lieux pour ses activités, Hopper avait dû prendre certaines mesures pour sécuriser son nouvel espace de travail. Cela n’avait pas été simple mais il avait fini par obtenir satisfaction auprès d’une société spécialisée dans la confection de salles fortes pour les banques. Franz préférait travailler avec de petites entreprises avec qui il était plus aisé de négocier pour obtenir leur discrétion et qui ne posaient pas de question face aux paiements généreux qu’il leur dispensait. Ainsi, trois portes blindées spécialement conçues avaient été installées à l’entrée de chaque salle de ce qu’il appelait maintenant son laboratoire.

En se déverrouillant, la porte s’ouvrit sur une salle au milieu de laquelle se trouvait un terminal informatique aux multiples écrans suspendus à ce qui ressemblait à un bras articulé. Lorsque Franz avait visité cette pièce pour la première fois, un cube de dix mètres de côtés aux murs recouverts d’une sorte de patchwork de plaques métalliques, elle ne comportait qu’un étrange portique de manutention circulaire sur lequel pouvait tourner un rail supportant un treuil de levage. La pièce, seulement éclairée par une lumière orangée émanant d’une ouverture dans le mur opposé d’où descendait une échelle murale, était un espace de stockage confiné pour produits dangereux. Il avait décidé de conserver le portique qui servait aujourd’hui de support au pupitre de commande mobile qu’il pouvait ainsi placer à sa convenance dans la pièce. Plus accessoire que réellement utile. Au centre de l’installation trônait sa grande fierté : une table holographique.

Franz enfila par-dessus son épais pull rouge la blouse blanche, celle du chercheur et non du discret professeur au collège Kadic, qui l’attendait sur le fauteuil situé devant les écrans. Il n’y avait pas de saisons dans ces souterrains et, mois de juin ou pas, la fraicheur régnait. Retournant sans perdre de temps vers le monte-charge, il descendit au troisième sous-sol, là où l’attendait sa plus belle création, fruit de toutes ses années de travail, son supercalculateur quantique. Une fois de plus l’ascenseur s’immobilisa, près de cinquante mètres sous le niveau du fleuve, et découvrit l’impressionnante porte métallique qui s’ouvrit dans un bruyant cliquetis. Pour protéger son invention, Hopper avait dû faire réaliser d’importants travaux qui avaient nécessité temps et argent en quantité. Il avait fait appel à la même petite société de maçonnerie qui avait aménagé son accès direct au réseau d’égout depuis l’Ermitage. Pour limiter la diffusion des radiations liées à la source d’énergie nucléaire alimentant son invention, et ainsi la camoufler, il avait fait construire une coupole à mis hauteur de la salle en vue de créer une zone tampon directement remplie d’eau du fleuve. Au milieu de cette coupole montait un puis fermé par une trappe en plomb et permettant un accès via un treuil depuis la salle située au-dessus. Le plancher n’avait pas été épargné non plus puisque une chambre de refroidissement y avait été aménagée pour installer l’ordinateur quantique.

La salle était généreusement illuminée par une éclatante lumière blanche émanant de la chambre de refroidissement d’où émergeait le supercalculateur ronronnant. Constituée d’une large base cylindrique noire tapissée de plaque dorées et surmontée en son centre d’un autre cylindre plus effilé, la machine scintillait. Hopper s’approcha d’un petit écran digital incrusté dans la machine pour vérifier une dernière fois le niveau d’énergie restante dans la pile nucléaire. Cette fameuse pile qu’il avait substituée lors de sa fuite du Projet Carthage, à l’époque où il s’appelait toujours Waldo Schaeffer. Ce vol suffisait à le rendre coupable, si encore il n’y avait que ça.

Lorsque des années avant, Waldo et Anthéa avaient déserté le programme, ils avaient emporté avec eux quantité de plans, notes et listes de contacts dans de grandes entreprises informatiques. L’enlèvement d’Anthéa quelques années plus tard par ses ennemis n’avait que renforcé sa volonté de combattre Carthage et tout ce qu’il représentait. Lorsqu’il avait découvert l’usine et emménagé à l’Ermitage avec sa fille Aelita, Hopper avait monté une société écran à caractère paramilitaire en piratant les registres officiels. Il avait ainsi réussi à attirer des investisseurs et à reprendre contacts avec les fournisseurs du Projet Carthage. De cette manière il avait pu se procurer les équipements informatiques de pointe qui lui permettraient de reconstruire un supercalculateur. Très peu de personnes avaient pu se rendre dans son laboratoire. Seulement les personnes indispensables pour réaliser les travaux d’ampleur. Le secret-défense étant le mot d’ordre, il n’avait que peu de craintes sur d’éventuelles fuites, et leur réservait de toute façon un traitement spécial lorsque leur participation n’était plus nécessaire.

Satisfait de voir que le niveau était suffisamment haut pour tenir encore quelques années, il se remit en direction de l’ascenseur en direction de la salle située au-dessus.

Impressionnante de hauteur, cette salle renfermait ce qui était peut-être son plus grand secret, celui que même ses ennemis ne pouvaient soupçonner tellement ils étaient encore loin de cet aboutissement lorsqu’il avait saboté Carthage. Trois tubes hauts de trois mètres et coiffés d’une multitude de câbles enchevêtrés fuyant vers les hauteurs se tenaient au milieu de la salle. Les scanners, comme il les avait nommés, étaient la clé de son grand projet. Ils projetaient une forte lumière jaune par leur ouverture sur les murs de la salle. Utilisant les résultats de ses recherches sur les casques neuronaux menés lors du Projet Carthage, dont il s’était servi pour effacer la mémoire de ceux qui étaient venu travailler dans son laboratoire, Hopper avait défié l’impossible en mettant au point ces scanners capables de faire passer du réel au virtuel, et vice-versa, des êtres vivants. Il lui avait cependant fallu énormément de temps avant de mettre au point les programmes de virtualisation, au moins autant de jour que de 6 juin 1994, soit plus de 2546 jours.

2546 jours depuis lesquels il avait utilisé les possibilités du retour vers le passé offertes par son supercalculateur. 2546 jours gagnés dans cette course contre la montre face à ses ennemis. 2546 jours passés à développer Lyoko, son monde virtuel, Xana, l’intelligence artificielle sensée l’aider dans sa lutte contre Carthage, et enfin les programmes de virtualisation. 2546 jours étrangement identiques. Cours au collège Kadic le matin, travail à l’usine l’après-midi, retour à l’Ermitage pour accueillir Aelita et passer la soirée avec elle, retour à l’usine pour y travailler toute la nuit. 2546 6 juin 1994. Autant de journées où il n’avait pas dormi, ne s’accordant des pauses que rarement. L’avantage du retour dans le temps était qu’il le remettait d’aplomb à chaque fois, cependant, même si cela fonctionnait pour son corps, son esprit, lui, était épuisé. Le 5 juin 1994, il avait pris des précautions avant de s’immerger dans la boucle temporelle. Ses ennemis possédant un supercalculateur similaire, la possibilité qu’ils repèrent des déformations de l’espace-temps était à envisager. Pour parer à cette éventualité, il avait installé des caméras dans le jardin de l’Ermitage, pour veiller à la sécurité d’Aelita lorsqu’il s’absentait la nuit.

Cela faisait justement quelques temps que Franz se sentait observé et il craignait que son utilisation massive du retour vers le passé ait été repérée et contrée. Il se dirigea vers les scanners, derrière chacun d’eux se trouvait un boitier de contrôle permettant de monitorer leur bon fonctionnement. Satisfait de voir que tous les voyants étaient au vert, il se dirigea une fois de plus vers le monte-charge, pour remonter vers la salle de commande. Franz Hopper s’installa sur le fauteuil face aux écrans du pupitre de commande et activa la caméra situé au bord de l’écran principal.

« 6 juin 1994, jour 2546. Les scanners et les programmes de virtualisations sont prêts. D’ici quelques heures je m’en irai sur Lyoko avec Aelita. Tout comme moi, Aelita détiendra les clés de Lyoko, et ensemble, nous en serons les maîtres absolus et nous pourrons y vivre elle et moi à tout jamais. »

Ici s’achevait son journal. Le journal dans lequel il relatait tout. Tout sur les évènements qui l’avaient amené jusqu’ici. Il tendit la main vers la caméra pour stopper l’enregistrement, qu’il crypta avant de le sauvegarder sur un CD qu’il reprit aussitôt avec lui. Il descendit de son fauteuil et rangea le CD dans une mallette déjà remplie de nombreux autres enregistrements. La mallette à la main, on pouvait lire en inscription gravée dessus « FH », il se dirigea vers l’ascenseur, traversa le pont qui le ramenait à la terre ferme et pris la direction de la gare la plus proche. Il avait prévu d’y laisser son journal dans un casier de consigne. Peut-être ne serait-il jamais trouvé, peut-être ne serait-il jamais décrypté, il n’en savait rien mais il voulait croire qu'il lui serait utile à lui ou une autre personne.

Il garda précieusement la clé du casier et rentra sans attendre chez lui, à l’Ermitage, où Aelita devait le retrouver à la sortie de l’école. Elle rentrerait en vélo, il savait déjà exactement ce qu’elle lui dirait. Mais il avait une dernière chose à régler avant cette ultime soirée. Peut-être était-ce dû à un manque d’attention, peut-être se sentait-il déjà loin de tout cela. Il ne remarqua pas la voiture noire aux vitres teintées garée au bout de la rue.

Arrivé à l’Ermitage, il monta derechef dans la chambre de sa fille située à l’étage, décrocha un poster au mur derrière lequel logeait dans une petite cavité un lutin. Mr Pück. La peluche qu’Aelita avait reçu il y a maintenant si longtemps, à une époque où ils vivaient heureux tous les trois avec Anthéa, une époque à laquelle il serait bien resté, à l’écart de tous les problèmes du monde, de tous ses problèmes à lui. Il saisit le lutin, pris la clé dans sa poche et la glissa dans un pli de la tunique de Mr Pück. Il le replaça dans sa cavité et remis en place le poster sur lequel était représenté un arbre, non sans une certaine nostalgie.

Lorsqu’Aelita passa la porte, Franz jouait déjà depuis de longues minutes sur le piano du salon.

« Papa ! Je monte dans ma chambre.
— Très bien ma chérie. »

Pensif, Franz savourait ce qui devait être son dernier 6 juin 1994, une journée ensoleillée et une soirée agréable en perspective. Bien qu’il l’ait vécu des centaines de fois auparavant, savoir qu’il n’y en aurait pas d’autre et que ce soir il partirait en sécurité avec Aelita, loin de ses ennemis tout en pouvant continuer sa lutte, le rassurait. Rien ne pourrait plus leur arriver maintenant.

Un crissement de pneu dehors. Deux hommes vêtus de noir. Un ordre.

« Allons, sortez de là »

Franz accouru vers l’escalier, vers Aelita, seule dans sa chambre, tétanisée en voyant les deux individus par la fenêtre.

« Papa ! Papa il y a des hommes en noir en bas, s’écria-t-elle terrifiée.
— Je sais. Tu te souviens où est Mr Pück ?
— Oui, dit-elle tremblante.
— Alors viens vite ! »
_________________
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Zéphyr MessagePosté le: Jeu 26 Mar 2020 15:08   Sujet du message: Répondre en citant  
Z'Administrateur


Inscrit le: 16 Mar 2013
Messages: 1060
Localisation: Au beau milieu d'une tempête.
Yo' ! Je pense qu'on peut dire que ce texte remplit plutôt bien ses ambitions premières. Il est bien écrit, avec bon choix de vocabulaire qui permet de visualiser correctement les séquences, même dans des environnements connus. On sent que tu as passé du temps à réfléchir autour de l'implantation du laboratoire de Hopper, ou même autour des détails du texte (l'exemple qui me vient en tête est d'avoir pensé au fait que le 6 juin 1994 était un lundi !). Cependant, je pense qu'il y avait moyen d'aller plus loin, toujours.

Plus spécifiquement, si en faisant le bilan global, ton texte se tient (il va déjà plus loin que la série et le fait pas trop mal, ça aide), il y a des points de détail tout de même plus discutables. Abordons tout ça dans l'ordre du texte.

Citation:
la salle se vida tant il comprenait ses élèves, et tant de fois il avait vécu cette scène. Il savait exactement combien.


Pourquoi Hopper prendrait-il la peine de donner son cours, à chaque reddite du 6 juin ? Le but premier de la boucle temporelle n'est-il pas justement de pouvoir travailler tranquillement en non-stop sur le supercalculateur, sans avoir à se soucier de ce genre de choses ? J'ai un peu de mal à avaler qu'il ait donné 2546 fois le même cours sans devenir plus fou qu'il ne l'était. Même si dans le cadre du texte, je conçois qu'il soit venu donner cours au jour 2546, son dernier sur Terre (une façon de mettre de l'ordre dans ses affaires je dirais), ça me semble beaucoup moins aller de soi pour les 2545 fois précédentes.

Citation:
Lorsque Franz Hopper avait eu vent de l’existence de ce lieu isolé au milieu de la région parisienne, il n’avait pas hésité et était venu s’installer à proximité.


Le choix de l'usine est présenté comme allant de soi, et je regrette un peu qu'en-dehors de l'argument de la désertion de celle-ci, les raisons n'aient pas été plus développées. Par exemple : qu'est-ce qui dit que l'usine n'aurait pas été déconstruite dans les années à venir, ou qu'elle n'était pas régulièrement squattée, compromettant ainsi la discrétion ? Cela dit, la série n'aide pas de ce côté-là, l'usine étant présentée comme déserte 95% du temps, avec de très rares et situationnelles exceptions (l'épisode 80).
On peut même aller plus loin en se disant que même isolée, l'usine reste implantée en métropole, et qu'y faire venir des travailleurs pour les aménagements demeure risqué (et pas vraiment discret, visuellement parlant, sans parler du bruit - que le côté souterrain du laboratoire atténue, je l'admets).

Dans la même veine :

Citation:
effacer la mémoire de ceux qui étaient venu travailler dans son laboratoire


Je te félicite d'avoir pensé à ce point (en plus, il y a un amusant écho avec les CLC), mais à nouveau, j'ai du mal à concevoir que cela permette à Franz d'être discret. Au contraire, les employés d'une boîte qui ont un trou de mémoire subitement après avoir travaillé pour un client, ça reste extrêmement suspect. Et même si tu prévois le coup en disant que les petites structures posent moins de questions en voyant les montants proposés derrière, je ne les pense pas suffisamment capitalistes pour glisser sur l'amnésie soudaine de leurs employés comme ça.

Citation:
Il descendit de son fauteuil et rangea le CD dans une mallette déjà remplie de nombreux autres enregistrements.


Si tu as eu le bon réflexe de penser au fait que les CDs du journal ont été préparés et cachés au jour 2546, le fait de sous-entendre que les CDs ont été gravés/rangés au fur et à mesure ne fonctionne pas. Le retour vers le passé en boucle empêche la chose (dégravant les CDs en quelque sorte). En théorie, Hopper aurait dû procéder à la gravure de tous les CDs contenant son journal en une seule fois, en ce jour 2546 (pour le cryptage en revanche, le supercalculateur gardant en mémoire les choses malgré retour dans le temps, on peut tout à fait se dire qu'il l'a fait au fur et à mesure en effet).

Citation:
Aelita devait le retrouver à la sortie de l’école


A la fin de l'épisode 90, Aelita explique qu'elle suivait des cours par correspondance, à domicile. La phrase est donc fausse, par rapport au dessin animé. Attention à bien être raccord avec le support original dans le traitement d'un sujet de type back-story ! Wink

Citation:
l’intelligence artificielle sensée l’aider


Une petite coquille pour finir : "censée".


Pour faire un mot de la fin, la démarche et l'idée de ton texte fonctionnent plutôt bien, et sont révélatrices d'un bon potentiel de ta part en tant qu'auteur. Pour ce One-Shot là, j'ai beau avoir ergoté sur certains points, cela se voit à la lecture que tu as traité ton sujet sérieusement en pensant à certains détails pas forcément évidemment (l'aménagement du laboratoire en tête), et que tu n'es pas seulement lancé à l'impulsion. Si tu envisages de publier à nouveau dans cette section à l'avenir (même si elle est devenue encore plus déserte que l'usine), tu as tout mon soutien !

Validé comme Vincent-49.
_________________
http://i.imgur.com/Z94MNN5.png

« Jérémie avait fait un superbe travail. Ce dernier voyage sur Lyokô promettait d'être inoubliable. »
Un jour, peut-être.
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Vincent-49 MessagePosté le: Jeu 26 Mar 2020 22:50   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


Inscrit le: 15 Avr 2010
Messages: 81
Merci beaucoup Zéphyr pour ce retour sympathique et intéressant.

Tu as vu juste sur beaucoup de points auxquels je vais répondre :

Citation:

Pourquoi Hopper prendrait-il la peine de donner son cours, à chaque reddite du 6 juin ? Le but premier de la boucle temporelle n'est-il pas justement de pouvoir travailler tranquillement en non-stop sur le supercalculateur, sans avoir à se soucier de ce genre de choses ? J'ai un peu de mal à avaler qu'il ait donné 2546 fois le même cours sans devenir plus fou qu'il ne l'était. Même si dans le cadre du texte, je conçois qu'il soit venu donner cours au jour 2546, son dernier sur Terre (une façon de mettre de l'ordre dans ses affaires je dirais), ça me semble beaucoup moins aller de soi pour les 2545 fois précédentes.


Ouais.... Je suis d'accord avec ta remarque. Lorsque j'ai commencé à écrire le texte, je tenais à prendre le temps de décrire l'atmosphère, les sensations et ce que ressentait Hopper. J'ai donc commencé par cette scène de classe qui me permettait d'introduire la double vie d'Hopper. Et bien que je me sois aussi fait la réflexion sur le fait qu'il devait péter un câble à force de faire ces cours, je suis parti dans l'idée qu'il revivait à chaque fois cette journée du 6 juin sans vraiment me dire qu'il avait peut-être le choix dans l'heure à laquelle il voulait retourner. Un point sur lequel j'aurais dû me repencher après coup.

Citation:

Le choix de l'usine est présenté comme allant de soi, et je regrette un peu qu'en-dehors de l'argument de la désertion de celle-ci, les raisons n'aient pas été plus développées. Par exemple : qu'est-ce qui dit que l'usine n'aurait pas été déconstruite dans les années à venir, ou qu'elle n'était pas régulièrement squattée, compromettant ainsi la discrétion ? Cela dit, la série n'aide pas de ce côté-là, l'usine étant présentée comme déserte 95% du temps, avec de très rares et situationnelles exceptions (l'épisode 80).
On peut même aller plus loin en se disant que même isolée, l'usine reste implantée en métropole, et qu'y faire venir des travailleurs pour les aménagements demeure risqué (et pas vraiment discret, visuellement parlant, sans parler du bruit - que le côté souterrain du laboratoire atténue, je l'admets).


J'y ai pensé aussi, je suis resté évasif sur ce sujet. Mon but étais surtout de présenter le pourquoi et le comment de la construction du complexe informatique, c'est pourquoi je ne me suis pas attardé sur ce point.
En fait, j'ai essayé de relater ces événements comme si l'on était dans la tête de Franz, qui se rappelle de ceux-ci sur le trajet menant au labo, et donc dans sa tête il ne se re-raconte pas toute l'histoire puisqu'il la connait. Ce sont surtout les aspects techniques, dont il est fier, qu'il se remémore.

De cette façon je laisse aussi des portes ouvertes, au cas où un jour il me viendrait l'envie d'en raconter encore plus, sait-on jamais !

Citation:

Je te félicite d'avoir pensé à ce point (en plus, il y a un amusant écho avec les CLC), mais à nouveau, j'ai du mal à concevoir que cela permette à Franz d'être discret. Au contraire, les employés d'une boîte qui ont un trou de mémoire subitement après avoir travaillé pour un client, ça reste extrêmement suspect. Et même si tu prévois le coup en disant que les petites structures posent moins de questions en voyant les montants proposés derrière, je ne les pense pas suffisamment capitalistes pour glisser sur l'amnésie soudaine de leurs employés comme ça.


Je me suis en effet inspiré du gant arrache-souvenirs des CLC, mais en utilisant le casque neuronal car je voulais quelque chose de plus canon par rapport à la série et plus "réaliste" (du moins qui fasse un peut moins cheaté). C'est un point compliqué, qui mériterait peut-être aussi d'être approfondi.


Citation:

Si tu as eu le bon réflexe de penser au fait que les CDs du journal ont été préparés et cachés au jour 2546, le fait de sous-entendre que les CDs ont été gravés/rangés au fur et à mesure ne fonctionne pas. Le retour vers le passé en boucle empêche la chose (dégravant les CDs en quelque sorte). En théorie, Hopper aurait dû procéder à la gravure de tous les CDs contenant son journal en une seule fois, en ce jour 2546 (pour le cryptage en revanche, le supercalculateur gardant en mémoire les choses malgré retour dans le temps, on peut tout à fait se dire qu'il l'a fait au fur et à mesure en effet).


Alors là, je m'incline ! Boulette de ma part, et merci de l'avoir relevée, ça montre que tu as vraiment analysé mon récit, et je t'en remercie !
Surtout que j'ai bien précisé à un moment qu'il avait pris des précautions avant de lancer les retours vers le passé, pour éviter justement de perdre à chaque fois ce qui était matériel. ex : les caméras dans le jardin

C'est pour cela notamment que Mr Pück était déjà caché dans le mur avant qu'il y mette la clé, pour que Aelita soit déjà au courant qu'il y est, même sans savoir pour quelle raison.

Citation:

A la fin de l'épisode 90, Aelita explique qu'elle suivait des cours par correspondance, à domicile. La phrase est donc fausse, par rapport au dessin animé. Attention à bien être raccord avec le support original dans le traitement d'un sujet de type back-story !


Je me suis laissé influencer par les CLC sur ce point, moi qui voulais coller le plus possible au DA... J'aurais du trouver une autre justification à sa balade en vélo.

Citation:

Une petite coquille pour finir : "censée".


Nan mais lui j'y arrive jamais, c'est déjà pas mal que je ne l'ai pas écrit "sencée" Laughing

Pour conclure, je reçois volontiers toutes tes remarques, et les garde dans ma tête, au cas où. J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce texte, mon premier, et je suis content que mon style plaise.

Au plaisir Zéphyr Wink
_________________
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Icer MessagePosté le: Mar 31 Mar 2020 19:56   Sujet du message: Répondre en citant  
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Une surprise assurément. Une bonne surprise.

Je suis en accord, voire même en osmose, avec mon collègue Zéphyr, tout sauf rouillé. Quand on passe après lui, c'est toujours difficile de trouver un truc original à dire. Personnellement j'ai longuement réfléchi et j'ai trouvé ceci :

Spoiler


Bref, je préfère m'arrêter là.

J'ai beaucoup aimé le principe du texte en tout cas. Zéphyr en a relevé les imperfections, on peu les regretter mais cela dit ça se corrige. Peut-être est-ce ton ambition afin que le texte accomplisse pleinement son intention première. Reste que le confinement a du bon visiblement, en tout cas pour toi. On sent une certaine maturité dans le style qui fait toujours plaisir à lire, et le thème retenu colle bien avec le niveau de détails que tu as choisi d'adopter. Du beau boulot !

Au plaisir de te recroiser au gré de ton inspiration Wink

Bon bah j'ai plus qu'à aller relire Tyker maintenant...

_________________
http://i.imgur.com/028X4Mi.pnghttp://i.imgur.com/dwRODrW.pnghttp://i.imgur.com/mrzFMxc.pnghttps://i.imgur.com/X3qVFnj.gifhttp://i.imgur.com/h4vVXZT.pnghttp://i.imgur.com/gDzGjSF.pnghttp://i.imgur.com/x46kNev.png

« Les incertitudes, je veux en faire des Icertitudes... »

https://i.imgur.com/C4V4qOM.png
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Vincent-49 MessagePosté le: Jeu 02 Avr 2020 18:33   Sujet du message: Répondre en citant  
[Frelion]


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Messages: 81
Merci Icer, ça fait chaud au cœur !

En effet, le confinement ça pousse à tenter de nouvelles choses Smile

Développer l'histoire n'est pas exclu si mon inspiration est décidée, en tout cas cet accueil positif m'y fait réfléchir !
_________________
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