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[Poème] Un poème de Jérémie - L'Ange de mon cœur

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 Auteur Message
Warrior93 MessagePosté le: Jeu 12 Nov 2020 16:04   Sujet du message: [Poème] Un poème de Jérémie - L'Ange de mon cœur Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 08 Nov 2020
Messages: 12
Localisation: Ici et là
À votre avis, que dirait Aelita de ce poème écrit par Jérémie ?

Depuis que je l'ai rallumé
Ton doux visage hante mes pensées
Au fond de moi je n'ai qu'un désir
Celui de te voir revenir,

Nous nous connaissons à peine
Et déjà entre nous l'harmonie règne
Je sens des sentiments forts
Qui m'apportent du réconfort,

Moi qui n'étais rien qu'un génie
À présent je me sens béni
De t'avoir rencontrée
Par écran interposé,

Nous avons vaincu
Nous avons souffert
Mais c'est grâce à cet univers
Que nous nous sommes connu,

Faut-il maudire ou remercier
Ce programme que nous avons défié
Et qui nous a permis de s'aimer
Comme nous l'avions tant désiré ?

Aujourd'hui encore
Je ne cesse de t'aime si fort
Dans la mort comme dans la vie
Nos deux âmes resteront unies,

Ce poème je l'écris pour toi
Toi qui donne un sens à ma vie
Qui sublime mes jours et illumine mes nuits
Toi ma très chère Aelita.

_________________
Warrior93
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Ikorih MessagePosté le: Jeu 12 Nov 2020 21:11   Sujet du message: Répondre en citant  
M.A.N.T.A (Ikorih)


Inscrit le: 20 Oct 2012
Messages: 1512
Localisation: Sûrement quelque part.
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville


La poésie est une tâche ardue. Puisque tu as l'air de vouloir de lancer là-dedans, déjà je te recommanderais de centrer tes poèmes sur un topic-recueil (si tu ne reçois pas de retour, éditer ton dernier post est une option), pour des questions de lisibilité de la section. Au rythme d'un poème par jour, on va vite être débordés sinon.

J'écarte par ailleurs le grand paravent "c'est Jérémie qui l'a écrit", qui entraîne inévitablement l'excuse "non mais Jérémie c'est pas un grand littéraire c'est normal et puis c'est un ado amoureux". Jugeons ce texte pour ce qu'il est.

Commençons par les bases : la poésie est une affaire de rythme et non de rimes. Les rimes amènent un rythme, mais le rythme n'a pas besoin des rimes et ne saurait se limiter à elles. Les bases du rythme, c'est les pieds, et ensuite on peut commencer à parler allitérations, assonances et anaphores/épiphores, mais restons-en aux pieds.
Voilà ce que ça donne chez toi :
8/8/9/8
7/10/7/8
8/8/6/7
5/5/8/7
8/9/9/8
5/8/7/8
8/8/12/8

Alors mes comptages ne sont pas parfaits et je ne les ai faits qu'une fois, mais l'unité de rythme de ce poème semble être le vers à huit pieds. Admettons que tu veuilles en mettre partout, les irrégularités à 7 ou 9 sont probablement les pires parce qu'elles démontrent un manque de rigueur, car d'épisodiques vers plus longs pourraient éventuellement être tolérés.


Et la rime, tu me diras ?
Les rimes se caractérisent par leur richesse et par leur répartition dans le vers. Dans un quatrain, on distingue trois répartitions : suivies, embrassées et croisées. Tu utilises majoritairement des rimes suivies et occasionnellement des rimes embrassées, ces dernières se prêtant d'ailleurs très bien au poème d'amour (donc bon choix).
Le problème vient plutôt ici de la richesse des rimes, je trouve. On compte un, deux ou trois phonèmes communs pour des rimes respectivement pauvres, suffisantes et riches. En dépit des qualificatifs, les rimes pauvres ne sont pas forcément moins bien que les rimes riches en fonction du propos que tu veux servir, ceci dit les rimes riches ont tendance à envoyer plus de bois parce qu'elles sont plus compliquées à caler (typiquement faire rimer arbre et marbre ça a plus de gueule que faire rimer marcher et sauter).
Je profite de ce paragraphe pour signaler que "toi" ne rime pas avec "Aelita", idem pour "peine" et "règne" : ce ne sont pas les mêmes sons, même s'ils se ressemblent beaucoup.

Pour la suite je vais parler de façon un peu plus perso parce que la poésie est soumise à la sensibilité de chacun, mais le chic du truc c'est quand même de placer des mots ou des figures de style un peu classe. Tu fais le choix d'un vocabulaire simple, peut-être trop simple pour parvenir à te démarquer, et je ne vois pas vraiment de figures de style non plus. C'est pourtant le nerf de la guerre, à mon sens : étant plus courte que la plupart des autres formes écrites, la poésie doit dire beaucoup en peu de mots. C'est le fleuron de la forme au service du fond.
Reprenons mon accroche, histoire qu'elle me serve un peu :

Citation:
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville


Côté rythme : Deux fois six pieds, régularité du rythme, c'est fluide et ça coule bien. On a une allitération en "pl" : elle n'est composée que de deux sons donc discutable dans un autre contexte, mais "pleure" et "pleut" se répondent ici trop bien pour que ce soit un hasard.
Côté fond : On a ici un parallèle syntaxique (en gros les phrases ont la même tronche), sous-tendu par l'allitération susdite (pleure dans mon coeur/pleut sur la ville). Mais tout ceci n'est pas là juste pour la frime : le fond de ces deux vers, c'est comparer la tristesse du poète à la météo. Un élément très intérieur, très personnel, qui trouve pourtant un écho dans quelque chose d'aussi universel et général que le temps qu'il fait...à moins que ce ne soit justement sa propre tristesse qui lui donne l'impression que la ville est sous la pluie ? Les interprétations sont possibles et je n'ai certainement pas assez réfléchi pour tout extraire de ces deux vers, mais ils constituent un exemple simple et efficace pour montrer que la poésie ne nécessite pas forcément de grand vocabulaire taribscoté ou autre esbroufe stylistique.

On sent que tu débutes, et écrire un poème n'a rien de simple (d'autant plus que c'est une forme qui, à mon sens, expose davantage l'auteur qu'une autre plus courante comme un roman). J'espère donc que ce commentaire te donnera de bonnes clés pour appréhender la discipline. Lire et réfléchir à ce qu'on lit est aussi un bon moyen pour progresser, si jamais, donc n'hésite pas à faire un tour du côté des grands poètes. A titre personnel je recommande ce bon vieux Verlaine à qui on doit mon exemple.
Pas de pot d'ailleurs, la poésie amoureuse est aussi populaire que truffée de d'amateurisme et de poncifs usés. Pour arriver à se démarquer là-dedans, ce n'est pas gagné.


Rapide florilège le plus terre-à-terre de la forme :
Spoiler

_________________
"Excellente question ! Parce que vous m’insupportez tous.
Depuis le début, je ne supporte pas de me coltiner des cons dans votre genre."
Paru - Hélicase, chapitre 22.
http://i39.servimg.com/u/f39/17/09/92/95/signat10.png
Et je remercie quand même un(e) anonyme qui refusait qu'on associe son nom à ce pack Razz

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Warrior93 MessagePosté le: Ven 13 Nov 2020 09:28   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


Inscrit le: 08 Nov 2020
Messages: 12
Localisation: Ici et là
Bonjour Ikorih,
Tout d'abord je voudrais vous remercier d'avoir pris le temps de commenter mon post. Ensuite, pour l'idée d'un topic je trouve l'idée bonne, l'ennuie, c'est que je ne sais pas comment on en créé un 😅.
Je voudrais également ajouter et ce, pour être honnête, que je n'ai pas réussi à tout comprendre de vos arguments. Néanmoins, je me rends compte que la poésie est une tâche bien complexe à réaliser. Je vais être clair, quand j'écris une poésie, je l'écris avec mon coeur et mes émotions, on pourrait même dire que j'écris à l'intuition. Vous dites que j'ai l'air de me lancer là dedans, et bien pas du tout. Mon truc à moi, c'est les récits. Quand j'écris une poésie, c'est parce que j'en ai envie et que quelque chose me touche ( bref, je ne me prends pas la tête ). Là, j'avais juste le désir d'écrire un petit quelque chose avant de publier un autre texte plus conséquent. Cependant, la prochaine fois que je voudrai poster un poème, je ne manquerai pas d'étudier vos suggestions afin de m'améliorer, car c'est bien pour ça que vous m'avez commenté ?
Vous souhaitant une agréable journée,

_________________
Warrior93
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Belgarel MessagePosté le: Sam 14 Nov 2020 00:30   Sujet du message: Répondre en citant  
[Manta]


Inscrit le: 20 Aoû 2010
Messages: 530
Je comprends rien en poésie.
Valà, c'est dit.
Je sais que je ne comprends rien car j'ai fait des études de lettre pour m'en rendre compte.
En plus, je n'en lis pas.
Prends donc ce que je dis avec un grain de sel.

Le rythme et la technique, le formalisme, tout ça c'est bien c'est beau, mais ce n'est pas le but du jeu, en fait. L'esentiel, de ce que je comprends, c'est de faire un gueuloir. Non pas que ça n'ait pas son importance en prose (il m'arrive souvent de tellement polir certains passages que des paragraphes entiers sont truffés de faux alexandrins et autres octosyllabes, quelquefois sournoisement rimé), mais en poésie, c'est assez primordial. La poésie, c'est de la musique. Littéralement, historiquement, les troubadours ne sont pas une blague !

Le problème, c'est qu'en français, les règles de rythme et d'accentuation sont trop flexibles. Fin de partie pour le poète. Bye.

Lol, non. L'essentiel c'est que ce soit interprétable. Chantable. D'où l'intérêt de passer au gueuloir. De se dire - assez subjectivement - "tiens, ça je scande, ça marche, ça coule comme de l'eau". Ou, à l'inverse, "oh, là ça bloque, ça détruit un rythme établi, ça nous sort de nos habitudes => ça colle à ce que signifient les mots à cet endroit". (Car après tout, la vie n'est pas toujours un fleuve tranquille.)
Techniquement, on peut casser des habitudes profondément inculquées par une certaine éducation. Gargarise-toi d'éclater la tronche des alexandrins, et tu ne vises pas Homère, mais peut-être Rimbaud. Encore faut-il le faire à dessein. Que ton sujet et ton propos s'accordent avec les onze pieds, ou les hésitations. Au contraire, opère dans les contraintes du classicisme, et tu auras quelque chose qui colle peut-être plus à Jérémie, normal à l'extérieur, subtilement ardent à l'intérieur.

Donc en vrai, je vais lire avec toi, partager librement les impressions, mes pensées sur le rythme, histoire de te faire voir comment je lis, comment je réfléchis, tout ça. Garde à l'esprit que c'est très subjectif. Ce n'est pas un jugement de valeur. Comme tout le monde, j'ai un cul, le mien a tendance à se trouver en-dessous de là où je pète, et voilà le fin mot de l'histoire.
Je te précise ça car en particulier en poésie, il peut être douloureux de voir son travail être critiqué. Quelquefois, nous mettons de l'intime dans nos textes (j'en ai eu un rappel récemment, vous savez de quoi je parle), et il peut être difficile de voir quelque chose qu'on a créé se faire littéralement démonter en place publique par quelqu'un qui jugera "hm, cette pièce-là, c'est de la camelote, totalement démodé, 2,5/20".

Le Poète a écrit:
Depuis que je / l'ai rallumé
Intuitivemet, j'aurai dit 2-4-2. Mais 4-4, bien que conventionel, a l'avantage d'avoir une césure nette, et qui met en avant le sujet "je" d'autant plus clairement qu'elle interrompt la construction attendue de la phrase. Je, toi, je, toi, c'est important dans un poème d'amour. Donc je choisis 4-4, c'est expressif, ça a du cachet. Si ça se trouve, on aura un jeu de mot avec je. Je, jeu, tu vois.
Le Poète a écrit:
Ton doux visage / hant' mes pensées
Désolée, Iko, originellement, ce vers avait 9 pieds. D'après les règles. J'aime pas ça, je triche. Normalement, faudrait le marquer. Je comprends la réticence, ça fait chanson de taverne. Les grands savent faire sans ce genre d'expédients.
Mais ouais, je reste avec une césure 4-4. Que voulez-vous, c'est classique, hypnotique, ça permet de poser un rythme. Presque plat, en surface : très Jérémie comme on a dit. Oh là là, j'attends le 3-5 de la passion, vous n'avez pas idée.
Y'a un truc avec "âge" et "hanter" ? Un fantôme ou un rêve, parce qu'elle est virtuelle ?
Point de vue sonore, y'en a un peu dans tous les sens. Rien qui ressort, pas d'allitération, aucune sorte d'assonnance. On défierait presque les probabilités. Et ce n'est pas une rime en é qui soulèvera la barque. Perso, ça renforce plutôt cette idée d'un Jérémie scolaire en ennuieux en apparence. (Et encore, je serais Lamartine, je pinaillerais que pensée est mouillée alors que rallumé est sèche !)
Le Poète a écrit:
Au fond de moi / je n'ai qu'un désir
4-5. Eh, ça enfle, ça déborde ?...
Le Poète a écrit:
Celui / de te voir revenir,
Ah, non. 2-6, Voire 2-3-3 Je veux dire, lis ça à voix haute : la voix baisse en fin de phrase. Car non, ce n'est pas une virgule : c'est une fin de quatrain, une fin de proposition, ça clôt le propos, et pareil au vers 2 !
Dans les trucs qui marchent bien, y'a les rimes. Bon, pas de fausse note, "rallumé - pensées" et "désir [toi] revenir" ça se tient. C'est pas du Baudelaine, mais ça se tient. Les rimes plates (AABB), c'est plat. Jérémie scolaire, on l'a dit. Mais le truc que j'aime bien, et c'est probablement (#noRespect) accidentel (mais osef), c'est que "désir" répond à "rallumer" (oui, Jérémie est bouillant) et "revenir" à "hanter [les] pensées". Ce qui signifie que subtilement, on a une structure enjambée en place ! Une structure qui commence par faire un truc actif, mais finit toujours par retomber dans un deuxième temps, s'enfoncer dans une contemplation passive, un BA qui remplit et un DUM qui vide.
Et ça, ça se marie avec la dynamique de ces deux phrases. Ça porte un sens, ça commente Jérémie, et plus généralement, ça commente l'amour !

À l'issue de cette première strophe, j'ai peut-être pas d'allitérations ou de rythmes géniaux, mais j'ai une promesse. Une élément d'interprétation dont la suite du texte me dira si ça mène quelque part ou pas.
La réaction de ton lecteur, ce n'est pas forcément quelque chose que tu anticiperas. C'est impossible à maîtriser (pour commencer, il faudrait que tu connaisses mes attente sur le Jerlita, qui mine de rien ont gouverné mon expérience de lecture). Mais de ce que j'ai compris, c'est comme ça que la poésie, ça se lit. Tout le jeu technique sert l'expression. Le hic, c'est que le reste du texte contient des maladresses plus difficiles à contourner qu'en trichant avec des apostrophes, qui rapidement laissent à entendre que tu n'as pas cherche à travailler sur ce plan-là.
Si ça te paraît incroyablement difficile, c'est parce que ça l'est. Mais là encore, peut-être que je me plante du tout au tout. Peut-être que ce n'est qu'une façon d'approcher cette façon d'écrire, pas plu vraie ou légitime qu'une autre de nos jours. Sèche et académique, pédante, ou vieillotte. Pour ma part, je pense avoir compris que c'était ça, la poésie, et que ce n'est pas pour tout le monde. Sans doute pas pour moi, d'ailleurs.

Tu l'as compris, je ne vais pas faire subir un traitement aussi détaillé et "réaction en live" à tout ton texte. Ce serait fastidieux pour moi, fastidieux pour toi. Mais je vais souligner des choses qui m'ont sauté aux yeux ici et là.

Le Poète a écrit:
Nous nous / connaissons à peine
Là. Une de ces maladresses dont je parlais, qui cassent immédiatement mon interprétation d'avant. 2-3 ou 3-2 ? Où je la mets, la césure ?
3-2 dit "on se connaît" puis "ah non, ascenseur émotionnel, nous sommes étrangers, sad face". C'esst contredit par le vers suivant.
2-3 hésite, s'enlise, cale, avant un brusque coup d'accélérateur. Perso, je trouve ça un peu moche, même pas tout à fait réussi car on reste enlisés dans les sons en "n" et la bouche reste assez fermée. Bref, pas d'accélérateur : 2, 3, sad face, on reste sombre. Donc, si le vers suivant est positif, pourquoi ça commence pas par un "Mais" ?
Le Poète a écrit:
Et déjà entre nous l'harmonie règne
Peine au sens de "peu" (avec les autres sens qui trainent en fond, comme "travail" qui laisserait entendre que leur relation sera laborieuse voire carrément endeuillée (coucou Franz)), rimant avec "règne" ? après mes sutile interprétations des rimes du quatrain précédent, je suis confondue par ce faux pas Sad

Le Poète a écrit:
Moi qui n'étais rien qu'un génie
J'ai le droit de me moquer, là ? "Je suis juste un humbe génie, mon quotien intellectuel n'est que de 190, totalement normal, aussi moyen qu'Artemis Fowl (le vrai, pas celui de Disney).
Autant "qu'un intello" aurait pu porter des connotations négatives en milieu scolaire, autant un génie...

Le Poète a écrit:
Dans la mort comme dans la vie
Nos deux âmes resteront unies,
Réponse : si je suis Aelita et que je reçois ce poème, je fuis !
C'est pas parce que ça rime que c'est joli. Le double suicide me laisse tiède.
(Et oui, c'est différent de l'interprétation qu'on pourrait faire de "Dans la vie comme dans la mort". Comme, c'est soit connu, soit avant.)

Le Poète a écrit:
Qui sublime mes jours / et illumine mes nuits
C'est le seul alexandrin de ce poème. Rien que ça, ça le met sur un piédestal. L'alexandrin, le vers noble et épique, l'apogée du poème. Un alexandrin, quoi, forme classique par excellence, avec une césure à l'hémistiche (6-6), renforcée par une opposition évidente comme la pluie, et il est tellement... PLAT ! plat plat plat plat plat. Convenu. Usé jusqu'à la corde. Aucune imagination !
A ce stade, le poème devrait avoir développé des choses, balancé des surprises. Et ce que raconterait un vers pareil à cet endroit, presqu'à la fin, c'est assez tragique. L'idée que Jérémie est véritablement scolaire, que ses mots ne sont pas plus profonds, et se pensée très juvénile. Bref, qu'il versifie comme un perroquet, retombe dans des platitudes.
Encore une fois, je ne dis pas ça pour me moquer de toi. Je pense que tu as écrit ça sincèrement, et comme je l'ai déjà dit, je pense être une brêle en poésie. Simplement, je te partage comment on m'a appris à lire la poésie. Comment je comprends ces techniques, ces histoires de rythme, de consonnes, de musique et d'image, et comment tout cela est censé s'assembler. Pour des gens qui, en voyant un vers pareil, ont cette réaction, ce vers n'est pas nécessairement inintéressant : en contexte, il peut participer à une narration, et s'en trouver lourd de sens.

Dans l'ensemble, j'espère que ce décorticage t'aura ouvert des horizons. Je te rappelle encore une fois, très humblement, que si ça se trouve je suis complètement à côté de la plaque, que de nos jours plus aucun poète ne pense comme ça, etc. Mais en tous cas, il y a quelque chose à penser. Imagine, en musique classique, quelqu'un qui se contenterait de jouer le notes, et tu as un poète qui rime en alexandrins. Elle est pas là, la musique ; elle est pas là, la poésie.
Je te souhaite de poursuivre cette voie difficile, en tous cas. Ou peut-être de t'épanouir dans une poésie que je ne connais pas. Smile

_________________
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Premier commandement : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Troisième commandement : Tout individu a droit à la vie
Quatrième commandement : Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
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Warrior93 MessagePosté le: Dim 15 Nov 2020 15:41   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kankrelat]


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Localisation: Ici et là
Bonjour Belgarel,
Merci d'avoir laissé un commentaire. Encore une fois, je ne souhaites pas m'aventurer dans la poésie, j'aime simplement écrire des petits textes comme celui-là. Après, peut-être que je devrais les mettre sous une autre forme ? Quoiqu'il en soit, cela fait toujours plaisir d'avoir une critique, positive comme négative. Dans les prochains jours, je vais publier mon premier VRAI texte avant de me lancer dans une fanfiction. Là aussi, toutes les remarques seront bonnes à prendre... ou pas ? Very Happy

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