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[Fanfic] Bataille pour l'espoir

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 Auteur Message
Jo' MessagePosté le: Dim 19 Aoû 2012 21:20   Sujet du message: L'habituel pavé est imminent. Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 05 Jan 2012
Messages: 100
Localisation: Skype ?
Wazah !

Je suis très contente que tu ai décidé de reprendre ton clavier, qui plus est pour nous taper une suite à cette fiction prometteuse. Youpi yah ! *dansedelajoie*

Un style prenant, on est vite plongé dans l'action. On voit quand même une différence d'ambiance entre les premiers chapitres et les derniers, mais ce n'est pas pour déplaire.

Ta genèse correspond à l'idée que je m'en faisais. Elle est cohérente et bien écrite. L'idée de '' la lettre à monsieur le président de la république française'' est originale.

Opération Unthinkable : Ça c'est des péripéties comme je les aimes ! Légèrement trop rapide, mais le suspense est au rendez-vous. Indiquer l'heure m'a permit de vraiment visualiser les scènes, on s'y croirait. La fin ne présage rien de bon, bonne façon de nous planter. Suspense ...

Sur c... Ah mais attend voir, il y a un nouveau chapitre ! Mr. Green *nel'avaitmêmepasvuets'empressedelelire*

Il paraît que… : Ce chapitre surpasse ses prédécesseurs en terme de qualité, mais il y a des petits trucs qui m'ont chiffonné, n'empêche. Ce nouveau personnage, Léo, me laisse perplexe sur son utilité. Un méchant déguisé sous l'allure d'un gentleman adolescent qui userait de son charme jugé inoffensif pour mettre des bâtons dans les roues à nos héros ? Ouais, ou alors, il est là par pure hasard. Un futur nouveau lyoko-guerrier ? C'est le plus plausible, mais décevant si c'est le cas. Un garçon pour caser Yumi ?Je doute que cette fiction tourne autour de la romance, et que tu choisisses un couple aussi risquée, vu la côté Yumi/Ulrich.
Bon, ce sont des suppositions foireuses, mais je n'ai rien trouvé d'autre qui pourrait m'expliquer ''qu'est ce garçon fiche dans cette fiction, euh !''.

Ensuite, le coup du Xana/Supercalcualteur qui se rajoute, je trouve ça un peu risqué : ils ont pas déjà assez de problèmes avec Carthage qui cherchent à les trucider ? Pas suffisamment de péripéties ?
Personnellement, je sens le gros piège tenu par Carthage. Peut-être aussi parce que j'en ai marre des retours de ''la Xana air force''.

Sur ce.
Ah, et, merci de d'avoir finalement donné une suite.
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DimIIy MessagePosté le: Lun 20 Aoû 2012 15:13   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


Inscrit le: 23 Oct 2009
Messages: 1044
Localisation: Dans mon lit , en train de manger des kinder Bueno !
Hey, bon je ne vais pas faire un avis détaillé sur chaque chapitre comme les autres mais je vais te dire ce que j'en pense globalement :

Comme l'ont si bien dit les autres, ton style est vraiment prenant, ça fait qu'on ne peut plus s'arrêter de lire jusqu'à la fin car tu maintient le suspens et ça c'est vraiment un très bon point car tu peux être sûr de garder tes lecteurs jusqu'à la fin ! ;)
J'ai bien aimé les petits flash à la fin de "Il paraît que" comme Méjiro-kun a dit, ça rendrai vraiment bien dans la série !

En ce qui concerne l'histoire en elle même, le dernier chapitre nous plonge vraiment dans ton histoire puisque la bande se re-forme et que le SC a été rallumé, il y'a deux choses qui m'intriguent : Comment les héros vont contrer cette menace et surtout, est-ce que leurs rapport seront tendu ou vont t-il réussir à laisser les embrouilles passées, se réconcilier une bonne pour toute et se concentrer sur la mission ?

Aussi, ce Léo ne m'inspire pas confiance à moi non plus ! Que vient t-il faire dans la salle du SC ? Il est très louche et pour le coup, je suis déçue par Yumi, elle n'aurai jamais accorder sa confiance à ce Léo d'habitude ! ça cache beaucoup de choses ...

Bonne continuation, j'attend la suite !

_________________
http://imageshack.us/a/img521/7369/signaturedimiiy.png


Merci me98 !!

Texte by me : Disparition (2eme version de préférence )
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Pikamaniaque MessagePosté le: Mer 22 Aoû 2012 16:00   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


Inscrit le: 30 Jan 2011
Messages: 491
Localisation: Norende.
Bonjour ! Je vous offre immédiatement une suite, mais je vais répondre à vos critiques avant ça.

@Mejiro-kun : Comme on en a parlé, il est vrai que la réaction de Yumi ne colle pas vraiment au personnage. Mais je sais comment rectifier le coche, j'espère que ça pourra vous combler. Pour la personne qui a rallumé le supercalculateur, on ne connaîtra pas son nom tout de suite, et vous remarquerez que Mister Spencer a totalement disparu depuis quelques temps. Ne vous inquiétez pas, c'est parfaitement normal. Je suis du genre à ne jamais rien mettre en même temps, sinon, je vais finir par me perdre dans mes propres éléments. Mr. Green Il ne manque plus que Yumi qui réintègre Kadic, mais j'ai également une idée qui sera exploitée prochainement.

Pour Aelita, non, le général n'en a pas encore. Mais il semblerait que ce soit en chemin pour bientôt ah ah. Oh, et je te remercie également pour le commentaire sur l'alternance de la fin du chapitre 5. Smile

@Odd10 : Je te remercie pour tes commentaires ! Je te demande de ne pas trop faire attention aux trois premiers chapitres, je les réécrirai quand j'aurais la motivation, et là, j'avoue ne pas l'avoir. Je suis satisfait que ma Fan Fiction te plaise.

@Kasux : Merci à toi !

@LovePhotoshop : C'est vrai que ton commentaire m'a remotivé. Ou plutôt, m'a fait rappelé que j'avais un récit ici. C'est moi qui te remercie pour tes commentaires ! Il est vrai que j'ai voulu tenter un nouveau style avec la lettre à Chirac, c'était un vrai pari. Ça plairait, ou ça ne plairait pas. Globalement, cela semble satisfaire une majorité, et je suis donc heureux d'avoir réussi un pari "original". J'ai pris en compte tes remarques négatives, et j'ai tenté de ne pas aller trop vite dans ce chapitre, tu me diras (si tu commentes) ce qu'il en est ! C'est vrai que parfois, je ne détaille pas assez.

Pour Léopold, je suis conscient qu'il fasse un peu "Gary Tsu", pour le moment, mais ne vous inquiétez pas, je lui ai prévu une storyline complète. Nous verrons bien comment il évolue selon les prochains chapitres. Il n'est pas présent dans celui-ci, pour cause évidente de moment à forte tension alors qu'il n'est pas dans la bande. Mais je peux te dire qu'aucune de tes trois propositions n'est totalement fausse. Et tu as raison, cette fiction ne tourne pas autour de la romance, mais l'abordera. Wink Oh, et, je me fiche de ce qui a la côte, niark. =P.

Tu verras dans le chapitre 6 pourquoi ce que tu dis à la fin de ton commentaire est faux. Il ne s'agit pas de X.A.N.A qui a attaqué. Pas cette fois. Mais ne t'en fais pas pour le programme multi-agents, là encore, je prévois des trucs, et je fais en sorte que ce ne soit pas stéréotypé. Si je le suis, n'hésite pas à me le signaler. En tous cas, la X.A.N.A air force n'est plus disponible pour le moment.

@DimIIy : Je suis heureux que le style te convienne, et c'est une précieuse indication que tu me donnes. J'essaie toujours de doser le niveau de mes actions, pour captiver un maximum. Pari réussi apparemment ! Comme tu l'as dit, je n'allais pas disputer une bande si proche, alors oui, ils se reforment, cela ne sera cependant officiel qu'à la fin du chapitre 6, pour ne pas dire vraiment explicite au 7. Le 6 que tu peux lire juste en-dessous de ton message.

Mouah ah ah ah. Vous comprendrez tout pour Léo. Il sera abordé plus en détail dans le chapitre 7. Merci pour ton commentaire.

Et voilà la suite. *Roulement de tambour*.

_____________________________________________________________



Chapitre 6 : Au Royaume de l’Ombre, tout s’efface.


    L’alarme retentit si vite que personne n’eut le temps de faire quoi que ce soit. En vérité, on se demandait même si quelqu’un avait pu l’entendre. Le souffle de l’explosion fut d’une rapidité catatonique et balaya tout sur son passage. Le bilan ne laissa aucun survivant. Quelques minutes plus tard, on entendit les sirènes des pompiers ainsi que celles de la police arriver près du bâtiment calciné. « Aujourd’hui, un terrible attentat meurtrier a fait dix-neuf victimes dans le quartier de La Défense. Les secours sont intervenus immédiatement dans le bâtiment mais ils ne trouvèrent aucun survivant. Le gouvernement français a demandé un renforcement des mesures de sécurité et a laissé entendre dans un communiqué l’intervention de l’armée en cas d’une nouvelle attaque de ce type. Aucune organisation terroriste officielle n’a revendiqué cette attaque selon l’exécutif. » Les télévisions reprirent immédiatement l’information. Quant au gouvernement, il publia un communiqué formel pour rassurer la population. Ils mentaient tous. Tous, sauf le projet Carthage. Lui, cyniquement, n'avait pas menti.

    Un spectre noir sortit d’un des tuyaux de la tour Montparnasse. Le plus haut gratte-ciel de Paris. Il s’infiltra dans toutes les portes, toutes les fenêtres, et tous les matériaux un tant soit peu électronique pour les contrôler. La minute d’après, plus rien ne répondait aux contrôles des humains. Les portes se fermèrent toute seule, et les ordinateurs boguèrent. Les volets des fenêtres se replièrent, plus personne ne pouvait entrer ni sortir. Ils étaient enfermés dans un building haut de deux cent neuf mètres. Après quelques temps, l’électricité se coupa totalement et le royaume des ombres s’assit sur son trône pour contempler l’ambiance angoissante. Aux cris se mêlèrent l’incompréhension et la peur. Bien heureusement, cette disparition soudaine d’électricité du bâtiment la nuit tombante n’échappa pas aux services secrets, déjà sur leur garde depuis l’attentat au cœur du quartier économique de la capitale française. Si on devait rééchelonner le niveau d’alerte actuel, on le ferait sans doute de trois crans. Mais le niveau écarlate était déjà le maximum dans l’échelle d’évaluation. Si ce n’est déclarer l’état d’urgence ou la loi martiale, on ne pouvait rien faire de plus. Toutefois, le colonel de Bruy retint avec une attention toute particulière cette situation. Elle ne ressemblait pas à une attaque de serveur banal, mais bien plus une démonstration de la puissance technologique de Carthage. L’organisation terroriste enrageait d’enterrer deux de ses agents. Elle ne le supportait pas, et voulait le faire payer à ces suppôts de français. Une lumière blanche illumina soudain un des écrans géants de la capitale. Un monde afflua vers la lumière qui se dilua peu à peu en chiffre sur un fond noir. Le compte à rebours indiquait trente minutes. Une voix électronique entonna soudain une étonnante locution latine. « Veni, vidi, vici ». Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu. Cette phrase prononcée par Julius César à l’époque romaine, servait désormais de symbole à Carthage. De partout où elle frappait, cette phrase se trouvait non-loin.

    « Pardon ? Carthage a percé nos défenses électroniques et contrôle actuellement les entrées et sorties de la tour Montparnasse ? » Le général regarda pantois l’informateur, lui-même choqué par ce qu’il venait d’annoncer. « Combien de personnes se trouvent à l’intérieur ? » Continua-t-il. Il était assis dans son fauteuil en marbre doré, les jambes croisées et une tasse de thé sur la petite table proche de lui. Son interlocuteur lui répondit environ cinq milliers. Le chiffre donnait le vertige, cela pouvait être le nombre de mort à assumer en cas de destruction du bâtiment. Comment avaient-ils réussis cette prouesse, et qu’allaient-ils faire maintenant qu’ils contrôlaient la tour ? « Savons-nous leur revendication ? » Demanda Hussinger, le ton sévère mais légèrement anxieux. Les nouvelles fusèrent rapidement, et on connut la durée du compte à rebours désormais enclenché. On apporta alors une missive au général, dans laquelle l’organisation terroriste annonçait vouloir se venger des deux agents tués. Par la même occasion, elle demanda l’exécution du général ainsi que la mise à mort de Belpois et Stones, en échange de la vie des cinq milliers de personnes. « Il en est hors de question ! » Vociféra-t-il. « Je ne céderai pas à ces meurtriers, et je resterai inflexible. Ils ne me feront pas plier, et peu importe le nombre de victimes. Je les arrêterai tous jusqu’au dernier ! J’en ai fait la promesse ! ». Un de ses collaborateurs lui demanda l’utilité de négociations. Le sexagénaire les exclut catégoriquement. Il ne négocierait pas avec des meurtriers.

    En guise de réplique, il mobilisa la quasi-totalité des pompiers de Paris qu’il dispersa à des points stratégiques avec des moyens de transport différents non-loin du bâtiment. Des camions militaires arrivèrent également, tandis que le général Hussinger s’entretint avec le président Chirac sur la stratégie à adopter. Ils allaient trop loin. Fallait-il céder ? Non, il ne le supporterait pas. L’état-major était dans une impasse. Quant au temps, il continuait à défiler. « Général. Pour toutes les françaises, et tous les français. Faites ce qui incombe à la protection de la nation. Je vous fais confiance. ». Le général se remémorait en vain les dernières paroles du président de la République. Il ne savait plus que faire. Pour la première fois de sa carrière, il envisageait de reculer et de perdre.

    ***


    Jérémie courut au pupitre de contrôle.

    « Comment ça, la tour n’est pas contrôlée par X.A.N.A ? Alors qui est-ce ? Demanda Jérémie, très anxieux.
    — Je suis catégorique Jérémie. La tour n’a pas de code propre. Tout est crypté, c’est à peine si l’ordinateur ne la définit pas comme inconnu. Il faut aller voir sur place ! Je dois aller sur Lyokô immédiatement ! Plaida la gardienne du monde virtuel. Jérémie n’appréciait pas l’idée.
    — Non, Aelita. C’est bien trop dangereux. À chaque fois que l’on a fait ça, cela s’est retourné contre nous ! On ignore ce que l’on va trouver là-bas. Trancha l’informaticien. À cet instant, une fenêtre intempestive affichant le chronomètre et une chaîne d’information s’ouvrit.
    — C’est un moment d’une rare intensité qui se livre dans le quinzième arrondissement de Paris. La tour Montparnasse est totalement privée d’électricité, et les issues sont totalement condamnées. Un groupe terroriste très expérimenté se serait infiltré dans les systèmes de protection pour prendre le contrôle du gratte-ciel. Je vous parle en direct du quartier Necker, où la menace terroriste n’est pas du tout exclue. Des dizaines de camions militaires, et d’hélicoptères de secours ont été déployés sur place en cas d’effondrement de la tour. Le danger atteint son paroxysme selon nos sources, alors qu’un compte à rebours d’une trentaine de minute défile depuis quelques temps. Personne ne sait ce qui se passera après, mais il ne fait nul doute que sans soumission à l’ultimatum, l’immeuble explosera tuant des milliers de personne ! En attendant, l’exécutif reste muet sur la menace, et il semblerait que l’état-major réfléchisse à une intervention rapide pour dégager les entrées. Apparemment, l’électricité est coupée à l’intérieur du bâtiment, et personne ne peut s’introduire à l’intérieur. Si cela venait à mal tourner, le bilan serait catastrophique.
    — Jérémie, on ne peut pas attendre. Imagine que ce soit lié… »

    Les deux adolescents ne s’échangèrent qu’une suite de regard. Or, ce qu’ils devaient faire était clair. Aelita fit un câlin à Jérémie, la larme à l’œil. C’était une larme de lassitude à devoir reprendre les armes dans un monde qui la hanta si souvent. Elle descendit à la salle des scanneurs, puis rentra dans l’un des trois. Elle donna le feu vert à Jérémie pour la virtualisation. Elle semblait anxieuse, et lâcha un soupire pour évacuer la pression. Comme par le passé, le blondinet tapa assez vite sur les touches du clavier pour lancer la procédure de virtualisation. Il n’allait pas à la même allure qu’avant, mais le code était encore ancré dans sa tête. Il se demandait quand Odd et Ulrich arriveraient. Les deux garçons se justifiaient de quatre heures de colle pour ne pouvoir revenir, d’autant plus que la nature de l’attaque n’était pas confirmée. Pour Yumi, la japonaise ne donnait aucune nouvelle depuis tout à l’heure, et commençait à inquiéter l’informaticien. « Virtualisation ! » Dit-il d’une voix blanche à son amie. Ses cellules se transférèrent dans le territoire banquise, pour se reconstituer et former une enveloppe virtuelle. Vêtue comme la tenue programmée par Jérémie il y a un an, Aelita tomba sur la plateforme glacière. La tête pensante du supercalculateur lui demanda si tout allait bien, elle répondit à la positive. « J’avais juste un peu oublié ce passage. » Plaisanta-t-elle. Jérémie lui indiqua la position exacte de la tour activée, et lui programma un Overboard. La jeune fille partait désormais à toute allure vers cette étrange tour, dont le halo ne correspondait pas au rouge sang utilisé par X.A.N.A. « Jérémie… La tour. La tour, elle a un problème ! Elle a un halo noir ! ». En occident, le noir était interprété comme source de mal et de malheur. On ne pouvait lui trouver connotation positive. Dans ce schéma, cela s’appliquait d’ailleurs parfaitement. Plus elle avançait, plus la gardienne de Lyokô ressentait l’énergie négative dégagée par la tour.

    Soudain, un monstre d’une horreur sans nom, une sorte de mélange de Tarentule et de Krabe calciné apparut dans un hurlement digne des films à frisson. Aelita sursauta et dévia sa trajectoire. Elle reçut un tir dans son véhicule d’une puissance inégalée qui le détruisit immédiatement. Sur le point de chuter, la jeune femme eut cependant le réflexe d’activer ses ailes et de se poser en douceur. « Jérémie, c’était quoi ça ?! » Vociféra-t-elle. On sentait l’angoisse encore prenante de cette attaque surprise. « Je ne sais pas… je l’ignore, je ne vois rien sur mon radar… ». L’écran de contrôle du supercalculateur ne montrait aucune menace aux alentours. Il en profita pour consulter le chronomètre : plus que vingt-deux minutes. Dans le froid glacial (heureusement non ressenti), l’adolescente chercha désespérément le monstre qu’elle avait vu. Mais il n’était plus là. Il avait disparu. Un peu déconcerté, elle reprit son chemin vers la tour, prenant garde à ne pas se faire prendre au dépourvu. Une fois qu’elle demeura suffisamment proche de la tour, Aelita se dirigea vers l’entrée, mais le monstre réapparut. Juste devant elle. Ce dernier lui donna un violent coup de patte pour l’envoyer manger le rocher un peu plus loin. Comme si cela ne suffisait pas, la bestiole s’approcha rapidement pour l’achever, au grand dam de Jérémie qui ne voyait toujours rien sur son écran. Il fallait qu’on lui vienne en aide, sinon, c’était foutu. L’adolescente se débattit tant bien que mal à coup de champ de force et de pouvoir de création, mais la bataille semblait perdue d’avance. La chose paraissait invincible. « Jérémie, que se passe-t-il ?! » Vociféra une voix bien derrière. Jérémie se retourna, et vit William. Que faisait-il là, et comment savait-il que quelque chose se tramait sur Lyokô ? Jérémie lui posa ces questions.
    « C’est Odd et Ulrich qui m’envoient. Ils sont collés, ils ne peuvent pas venir. Et semblerait-il que je sois le seul à connaître votre secret et mes capacités sur Lyokô. Où sont Yumi et Aelita ?
    — J’ai pas vraiment le temps, là. Aelita est au prise avec un nouveau monstre surpuissant, une tour au halo noir, et ce fichu chrono qui n’arrête pas d’avancer. Je crois que tout ça a un rapport avec la menace qui plane à la tour Montparnasse. Écoute, je me fiche de ce que penseront les autres, mais puisque t’es là, va en salle des scanneurs, et vite. » Le rival d’Ulrich n’hésita à aucun instant, et courut vers l’ascenseur. Il appuya sur le bouton de descente. Le temps défilait toujours. Plus que seize minutes. Jérémie s’interrogeait sur la pertinence de son geste. Peut-être allait-il le regretter. Mais ce n’était pas l’heure de douter. Il contrôla la situation d’Aelita avant de lancer la procédure de transfert, et remarqua qu’elle avait disparu de ses écrans. « Aelita, tu m’entends ? ». Il insista, avant d’obtenir une courte réponse. Le supercalculateur boguait. Il envoya William sur Lyokô avant qu’il ne soit trop tard, et la minute d’après, un message écrit en rouge s’afficha sur l’écran. « Erreur fatale. Cheval de Troie. Alerte de sécurité. » Et l’écran devint totalement noir, seul le minuteur s’affichait encore. L’informaticien ne pouvait plus entretenir aucun contact avec le monde virtuel. Pantois, il pianota sur son ordinateur pour récupérer le contrôle du supercalculateur, mais l’ordinateur semblait contrôlé par des hackers professionnels et très expérimentés. Il n’y avait plus rien à faire, sauf espérer que William et Aelita parviennent à la tour pour la désactiver.

    Le blond se leva et se rendit vers son cartable, posé près de l’ascenseur. Il en sortit une carte sur laquelle se trouvait un numéro de téléphone. Il le composa et porta le combiné à son oreille.

    Aelita avait perdu, en tout, quatre-vingt dix points de vie. Il ne lui manquait plus qu’un tir pour disparaître de Lyokô. Le monstre qu’elle affrontait était beaucoup trop fort pour elle. Il allait vite, et ses tirs vous assommaient pour un certain temps. La gardienne de Lyokô luttait pourtant admirablement, usant de ses pouvoirs pour se défaire des griffes du « Volkrano ». Privée des instructions de Jérémie, elle courait un foulard sur les yeux, ne se fiant qu’à son instinct pour éviter la dévirtualisation. « Besoin d’aide ? » Demanda soudain une voix grave. William lança son hachoir sur le monstre, qui riposta violemment. Plus de peur que de mal, l’adolescent rejoignit Aelita grâce à une pirouette impressionnante. « William ! Attention, il est extrêmement puissant ! » Gémit la guerrière. Héritier de X.A.N.A, le brun ténébreux reprit son arme et entreprit la destruction du monstre. Les premières pattes tombèrent au sol, suivit du canon principal et de la bestiole en elle-même. Il n’en resta rien. La force du combattant paraissait décuplée, et animée par un instinct de destruction similaire au programme multi-agents. « William… ça va ? ». Il fit disparaître son hachoire, et se retourna, un sourire aux lèvres. « Parfaitement Aelita ! Cependant, je crois qu’on a perdu la liaison avec Jérémie. Fonçons vers la tour… le temps presse ! » Les deux adolescents foncèrent vers la tour au halo noir. Il ne restait que huit minutes.

    Un spectre noir se dressait devant la tour. On aurait dit un poltergeist. « C’est quoi ça encore ? » Demanda Aelita. L’ombre encapée envoya un champ de force d’énergie négative que William para avec son hachoir. Ce pouvoir était extrêmement dangereux, un tir pouvait vous détruire. Mais il existait un effet pervers à cette boule d’énergie, elle vous blessait aussi bien sur Lyokô que sur terre, et son effet pouvait aller jusqu’à quarante-huit heures. Six minutes. On ne pouvait plus attendre, William livra bataille contre l’ennemi, alors qu’Aelita s’apprêta à rentrer dans la tour. Elle se reçut un des champs de force dans la tête et fut dévirtualisée dans l’instant. Tout alla très vite, sans que William ne puisse faire quelque chose. De rage, il décapita le spectre et planta son hachoir dans la glace. Tout était perdu. Trois minutes. Sur terre, le général Hussinger prit sa décision. Il ne céderait pas aux meurtriers. Animé par un désir inexplicable, le lycéen rentra dans la tour activée et se dirigea vers le halo central. Il regarda la plateforme du second étage et lévita jusque elle. Il alluma l’interface, le code génétique le reconnaissait toujours. Puis, sans se rendre forcément compte de ce qu’il faisait, il tapa « X.A.N.A » lorsque l’on demanda le code. La myriade de donnée s’effondra dans l’abysse, et la tour reprit un halo blanc.

    18H54. Jérémie reprit le contrôle de l’ordinateur. L’intrusion venait d’être exclue par l’arrêt de la tour, qui demeurait le maillon faible du pare-feu durant le danger. Il ne remarqua pas tout de suite qu’Aelita n’en était pas responsable. Sur la fenêtre de gauche, le minuteur s’était figé à une minute quarante-sept. L’ascenseur s’ouvrit, à la surprise de l’informaticien. « Aelita, mais comment t’es arrivée là ? Et où est William ? » L’adolescente regarda son amant quelque peu déconcertée. Elle avait échoué. Le monde était en deuil… non ? « La tour a été désactivée, Aelita. Et je ne sais, ni par qui, ni comment. ». Les yeux de la gardienne de Lyokô s’exorbitèrent. Elle ne savait quoi dire. Cela ne pouvait être que William. « Dites, vous pourriez me ramener si ça ne vous dérange pas ? » Demanda ce dernier, au travers du casque de Jérémie. La surprise laissait place à l’incompréhension.

    « Les forces de l’ordre ont apparemment réussi un coup de force, en reprenant le contrôle des installations électriques du quartier Necker. Le danger est totalement annihilé selon le général en chef du G.I.G.N. Plusieurs groupes armés du corps d’intervention de la gendarmerie nationale ont également pénétré de force dans le gratte-ciel pour accélérer l’évacuation et vérifier le danger des bombes installées. Une équipe de démineur doit arriver dans l’heure, et les principales sorties rouvrent au moment où je vous parle. »

    Le général Hussinger savoura sa victoire avec délectation. Il triompha une nouvelle fois de Carthage, et les données fournies par Jérémie aideraient considérablement son équipe à arrêter une dizaine d’agents complices de l’attaque. Le camp de l’espoir venait de remporter sa première vraie victoire face au camp de la peur.

    ***


    Yumi se leva et regarda près de la fenêtre. Elle n’y voyait que le soleil couchant. Derrière elle, ses parents se trouvaient toujours en convalescence. La japonaise craignait toujours pour eux, et passa son après-midi à rassurer son petit-frère déjà au Japon. Elle lui annonça que pour le moment, il n’était pas question pour elle de partir. Et qu’elle manquerait sûrement le début des cours. On voyait sa fatigue au travers de ses yeux cernés. Le stress, l’anxiété, mais aussi le manque de repos. Elle dormait depuis deux jours sur une chaise inconfortable, car la lycéenne ne souhaitait pas quitter ses parents des yeux. Cette peur continuelle la faisait oublier son téléphone, après le long appel de deux heures avec Hiroki. Autre chose lui tourmentait également l’esprit. La présence à l’usine de ce Léopold. Ce garçon rassemblait à lui seul la plupart des qualités qu’une fille aimait, et son charisme lui fit oublier les circonstances étranges de la rencontre. Il paraissait gentil, mais pas vraiment franc. Elle remarqua aux alentours de dix-neuf heures les nombreux appels de Jérémie, et, un peu confuse, le rappela immédiatement. Il fallait qu’elle aille à l’usine, rejoindre la petite bande pour une réunion de groupe. La japonaise rechigna un peu à quitter ses parents, mais elle les savait hors de danger, et n’en n’aurait pas pour longtemps.

    À l’usine, l’ambiance était pesante. Chacun y allait de son opinion par rapport aux déroulements des faits. Yumi se sentait ailleurs, elle ne savait même pas qu’un fort moment de tension manqua la destruction du plus haut bâtiment de Paris. Et elle savait encore moins que cela pouvait avoir un rapport avec Lyokô. Installé près du pupitre de commande, Jérémie commençait à comprendre. Sans vraiment valider son hypothèse, il comprit que quelque chose clochait chez William. Il ne voulut inquiéter quiconque, et garda sa théorie pour lui. Son regard se voulait pourtant évocateur. Il avait compris, mais il n’en informerait personne, si ce n’est Aelita.

    « Je pense que nous devrions effacer toute cette histoire. Qu’en dites-vous ? Lançons un retour dans le passé. » Lâcha soudain Jérémie. Mieux valait que les gens oublient. Il bidouilla sur son ordinateur pour lancer la procédure de retour dans le temps, et la valida. « Retour vers le passé. ». Un faisceau de lumière blanche sortit du supercalculateur et entoura l’usine avant d’affronter des éclairs noirs qui annulèrent purement et simplement la procédure de retour dans le temps. L’écran d’ordinateur afficha un message d’alerte. « Erreur système. Opération impossible. Élément perturbateur. »

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.


Dernière édition par Pikamaniaque le Jeu 23 Aoû 2012 23:52; édité 2 fois
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Kasux MessagePosté le: Mer 22 Aoû 2012 16:59   Sujet du message: Répondre en citant  
 


Inscrit le: 24 Mar 2012
Messages: 580
Localisation: Là où l'herbe ne repousse jamais
toujours très bon, ça donne toujours envie de savoir la suite c'est vraiment prenant ^^

pas forcement au stade de drogue non plus ^^

bref j’attends la suite avec impatience.
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Mer 22 Aoû 2012 17:57   Sujet du message: Répondre en citant  
[Kongre]


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Messages: 1320
Localisation: Sur le territoire Banquise entrain de faire de l'overboard
Carthage a fait de gros dégâts.
sinon, on dirait que dans cette fic, odd et ulrich vont faire office de figuration.

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Pikamaniaque MessagePosté le: Jeu 23 Aoû 2012 17:25   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


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Messages: 491
Localisation: Norende.
Merci de vos commentaires à tous les deux !
Pour te répondre, *Odd Della Robbia*, non, Odd et Ulrich ne font pas office de figuration. Wink Ils sont juste peu présents dans ce chapitre.

La normalisation de la vie des adolescents intervient au 7. Là, on était dans l'arc de début, si je puis dire.

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.
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ideeman1994 MessagePosté le: Jeu 23 Aoû 2012 17:56   Sujet du message: Répondre en citant  
[Blok]


Inscrit le: 30 Juil 2012
Messages: 164
Localisation: Dans un tout petit pays nommé Belgique
Ta fic est très bien écrite, j'adore! J'ai tout relu depuis le début, c'est très prenant... Suis impatient de lire la suite! Smile
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Ni.
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Mejiro-kun MessagePosté le: Ven 24 Aoû 2012 15:21   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


Inscrit le: 31 Jan 2011
Messages: 200
Un chapitre kiffant, encore une fois *o* ! Le fait que ce soit des humains -Carthage- qui attaquent cette fois rend la chose bien plus angoissante qu'avec XANA, surtout que la nature de l'attaque est très bien trouvée ! Pour une fois on sent vraiment que nos héros sont dépassées par la situation : même Jérémie n'arrive pas à lutter contre les hackeurs !

Le général me parait un poil entêté... Ça risque de lui coûter cher ou de coûter cher à la population par la suite >.< mais on reconnait là un militaire !

Une tour au halo noir contrôlée par Carthage... Super bien trouvé quoique classique, reste à savoir comment ils parviennent à s'infiltrer aussi facilement dans le Supercalculateur ! J'aime beaucoup les nouveaux monstres, même s'ils manquent un peu de description physique à mon goût.

Le Volkrano me fait penser à un des monstres inédits du jeu sur Wii. Quant à l'autre, les fait que les blessures infligées dans le monde virtuel se répercutent dans le monde réel est très bien trouvé et ajoute un côté plus sombre et dangereux encore à l'histoire ! Je critiquerai quand même le fait que tu introduises cette faculté sans trop te formaliser des détails >.< comment nos héros ont-ils découvert ça ? Il aurait fallu qu'ils le découvrent à leur dépend genre Aelita qui se retrouve avec une blessure à la tête en revenant dans les scanners ou ce genre de chose, là ça parait un peu sortir de nulle part mais c'est que mon avis o/ !

Plus de Retour dans le temps alors ? Encore une fois bonne idée, ça faisait trop "Deus Ex Machina" dans le dessin animé par moment, là ça va encore une fois contribué à l'ambiance plus sombre de ta fic ! Je suppose que Carthage n'est pas étranger à ce phénomène ?

Dernier point sur William. J'approuve à 200% son retour sur Lyokô mais j'aurai aimé savoir s'il se retrouve avec sa tenue de XANA-guerrier ou l'autre ? Au vue de ses facultés je suppose qu'il a conservé sa tenue noire o/ c'est bien qu'il se retrouve capable de désactiver les Tours de Carthage je trouve ! On dirait que XANA est sa faiblesse... Peut-être Hopper avait-il prévu cela ? En tout cas c'est vraiment très bien trouvé ! Seul point négatif : la façon dont il débarque à l'usine. Ulrich et Odd ont vraiment du prendre sur eux pour lui demander de l'aide et j'aurai apprécier de voir ça, là ça fait un peu succin mais bon, ça reste très bien ^^ !

Pour Yumi j'ai relevé une légère erreur vu que tu affirmes qu'elle dort sur une chaise dans la chambre de ses parents depuis des jours alors que dans un chapitre précédent il me semble t'avoir vu préciser qu'elle avait emprunté une chambre adjacente, enfin je crois, je ne sais plus @_@ ce n'est pas très important !

Quoi qu'il en soit, encore un chapitre brillant même si je constate que les scènes d'action sont moins ta tasse de thé que le reste -ça reste cependant très très bien écrit et j'adore ! Vivement le chapitre suivant (^o^)y !
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Retour de Code Lyokô New Wave, ma fanfiction, sur le forum ! : New Wave_
Vous pouvez aussi lire d'autres de mes fics sur mon compte fanfiction.net : Mejiro-kun (ff.net)
Et pour mon DeviantART c'est par ici : Mejiro-kun (DA)


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Pikamaniaque MessagePosté le: Lun 27 Aoû 2012 21:52   Sujet du message: Répondre en citant  
Référent Pikamaniaque


Inscrit le: 30 Jan 2011
Messages: 491
Localisation: Norende.
Je voudrais remercier tout particulièrement mes lecteurs de l'ombre, qui ne commentent jamais mais me donnent leur avis par MP ou PV. Mr. Green

Ainsi qu'aux autres, qui commentent sans se dérober ma Fan Fiction. Merci ideeman1994 et Mejiro-kun.

Comme je te l'ai dit, merci pour tes commentaires positifs comme négatifs. Je les ais pris en compte, et j'ai tenté de les appliquer dans ma suite. Pour vous éclairer, William a la tenue qu'il portait dans l'épisode 65 (Dernier Round). Comme il n'est plus sous l'emprise de X.A.N.A. Et le Volkrano est bel et bien inspiré du Volkano du jeu Wii. Smile

Pour l'incohérence de la chambre de Yumi, je vais vérifier ça. Merci d'avoir prévenu. :'O. Quant au reste, nous en avons discuté !



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Chapitre 7 : Léopold Le Couls.


    « Mr. Stern, can you come to the board please ? » Demanda le professeur d’anglais. Cette phrase raisonnant comme l’annonciateur d’une humiliation propre. Mister Spencer était le nouveau titulaire du lycée Kadic, et il s’occupait des classes de secondes et de premières. Chaque matin, il appelait plusieurs élèves au tableau pour réciter la leçon de la veille. Cela tombait souvent sur Ulrich, on ne savait par quel hasard. Même Odd paraissait mieux protéger de ces oraux. Pourtant, il n’apprenait jamais ses leçons, et riait au nez de ceux qui se trouvaient humiliés devant toute la classe. L’excentrique tapa d’ailleurs amicalement sur le dos de son ami, alors qu’il se levait pour rejoindre le bureau central. Un regard mesquin pétillait dans les yeux du professeur, comme s’il s’amusait à interroger des mauvais élèves, et notamment celui-ci. L’adolescent détonna avec difficulté ce qu’on lui demandait. En fait, comme les cours ne reprenaient que depuis une semaine, et Mr. Spencer demandait des notions de troisième voire de quatrième pour se remettre tranquillement dans le bain scolaire. Néanmoins, il déplora l’ignorance de certains lycéens qui se targuaient d’avoir eu le brevet sans pour autant savoir conjuguer au present perfect. Des imbéciles, pensait-il. Que leur avait-on appris au collège, si ce n’est compter jusqu’à dix ? D’un accent maladroit, il sermonna son élève. « C’est lamentable, mister Stern. Vous êtes en seconde et vous ignorez comment on conjugue au present perfect ? Vous êtes incompétent. Retournez à votre place, rangez vos affaires, et partez en salle d’étude. Je ne veux plus vous voir dans ma classe tant que vous ne saurez pas conjuguer à ce mode. » La voix se voulait sèche et autoritaire. Ce professeur se montrait toujours intransigeant, mais aussi hypocrite dans sa manière d’agir avec certains élèves (beaucoup plus laxiste). Dépité, Ulrich retourna à sa place, rangea ses affaires et quitta la classe en claquant la porte. Odd assista pantois à la scène. Cela ne le surprendrait bientôt plus. Un élève par cours était expulsé, le titulaire détestait qu’on n’apprenne pas ses leçons, et surtout des notions faciles. « Mr. Della Robia, can you come to the board please ? » Le garçon décrocha un rire nerveux. Ce cours était loin d’être fini.

    Celui de mathématiques, qui se déroulait en parallèle pour les premières S, volait beaucoup plus haut que celui des secondes D. Chaque déclaration du professeur était assujettie au débat, les élèves de la classe étaient très participatifs. Les questions levaient une quinzaine de doigts, parmi lesquelles on trouvait Jérémie et Aelita. Pour eux, le niveau volait déjà plus haut que dans leur promotion précédente. Ils apprenaient enfin des choses, malgré les facilités. Assis sur leur pupitre, les deux élèves s’échangèrent des regards complices. « On les rejoint dans le parc, après ? » Chuchota l’adolescente. Jérémie acquiesça la tête et vit passer Ulrich près de leur bâtiment. Il se dirigeait avec son sac vers la salle d’étude. Étrange. « Monsieur Belpois, pourrions-nous savoir ce que mademoiselle Stones dit de plus intéressant que moi ? » Demanda le professeur de mathématiques. Il ne tolérait aucun écart. Son côté sévère permettait toutefois de garder la classe sérieuse. « Eh bien, nous trouvions votre équation fausse. » répliqua le blond, sous l’œil surpris voire agacé du professeur. Se faire contredire par un étudiant du secondaire n’avait rien de bon pour le morale. « Eh bien, si vous pensez savoir mieux que moi, levez-vous et venez nous exposer votre raisonnement. Allez. » Il lui tendit la craie et se mit à son bureau. L’informaticien n’hésita pas et s’avança vers le tableau pour y écrire des données mathématiques complexes. La sonnerie retentit une demi-heure plus tard. « N’oubliez pas de faire les exercices de la page 152 pour demain, je ne tolérerai aucun manquement aux règles d’assiduités. » détonna le mathématicien, avant que trop d’élèves ne sortent.

    Dans la cour, la bande se réunit près d’un banc. Ce banc, ils l’utilisaient depuis la cinquième, pour leur réunion de groupe. « Bah Ulrich, t’as fait l’école buissonnière ? » Demanda Jérémie, d’un ton amusé. Cela ne semblait pas trop amusé son ami, qui tira un regard sévère. « Au fait… Jérémie, je peux te parler ? ». Odd tirait une mine blafarde. L’informaticien le regarda, un peu dédaigneux, et marcha vers lui pour l’écouter. Pendant ce temps, Aelita écouta le résumé du bref cours d’anglais de son ami. Elle était révoltée par l’attitude de ce professeur, qu’elle trouvait malsain. L’adolescente se souvenait que dans son cours, il la regardait sans cesse bizarrement, comme un animal de foire. Et qu’il se plaisait à se moquer de l’accent de son amant. En communiquant ses informations, elle apprit la terrible lettre qu’Ulrich avait trouvé. Quelqu’un connaissait leur secret, mais qu’est-ce qui spécifiait que Mr. Spencer lui-même ne le connaissait pas ? « Il faut enquêter sur lui. » Conclut-elle le regard soucieux. Avec Carthage, on ne devait prendre aucun risque. Jérémie et Aelita ne révélaient toujours pas la menace qui pesait sur eux, de l’aveu du général Hussinger. Il fallait les préserver.

    Odd prit Jérémie par les mains et le plaça face à lui.

    « Tu sais… je voulais… m’excuser pour ce que j’ai fait à Aelita… J’étais pas net. Écoute Einstein, j’aimerais vraiment qu’on reparte sur de bonnes bases.
    — Pour avoir voulu coucher avec elle avec insistance ? Non, tu vois, je vais tenter d’oublier. Mais pardonner, court toujours.
    — En tous cas, sache que je m’excuse. J’ai déjà présenté mes regrets à Aelita, et elle les a acceptés.
    — Tant mieux pour elle. C’est tout ce que tu as à me dire ?
    — Non… mais. » Son interlocuteur se retourna et partit vers les deux autres. Le garçon s’en voudrait encore longtemps, et il comprenait la douleur qu’avait pu ressentir Jérémie. Sa plaie ne cicatrisait pas. « On fait quoi, maintenant ? » Demanda le génie aux autres adolescents. « Nous allons faire des recherches sur notre professeur d’anglais. Il est beaucoup trop louche, et il a écrit une lettre au proviseur très suspecte. D’ailleurs, Ulrich a trouvé dedans cette clé. Elle ouvre apparemment quelque chose dans la salle du supercalculateur. » Aelita parlait avec conviction. Le blond observa la clé, surpris, puis la saisit. Elle n’avait pas une forme commune aux autres clés, elle semblait plus complexe et moins « banale ». Il devait en avoir le cœur net. « Bon, faites vos recherches, moi, je pars à l’usine voir ce que cette clé renferme. On s’appelle s’il y a le moindre problème ! OK ? ». Le ton était donné, on ne pouvait se permettre de manquer de sérieux.

    ***


    Yumi sortit de la chambre d’hôpital. Sa matinée avait été plutôt chargée. Ses parents entamaient les séances de rééducation, et digéraient toujours mal de devoir rester en France au moins un an pour un suivi médical complet. En conséquence, ils avaient décidé de réintégrer leurs enfants au collège-lycée Kadic, et de rapatrier le petit Hiroki sûrement très inquiet pour ses géniteurs. Il arrivait demain, et sa sœur se devait de l’accueillir. Depuis une semaine, elle retrouvait la forme. Elle se rassurait surtout pour sa mère et son père, qui ne risquaient plus rien. Ils étaient sous haute surveillance des autorités, car l’organisation terroriste pouvait frapper n’importe où, et principalement sur les rescapés des attentats. Si cette idée faisait frémir, elle semblait toutefois improbable compte-tenue des informations du général Hussinger (apparemment grande fréquentation de Jérémie). Elle ne pouvait espérer que la véracité de ses propos. D’ailleurs, que le retour dans le temps n’ait pas marché se révélait plutôt positif, car la geisha n’aurait pas supporté voir ses parents dans un état grave une seconde fois. Apparemment, le cheval de Troie de Carthage corrompit le programme qui devenait inutilisable le temps de le neutraliser.

    Mais aujourd’hui, Yumi souhaitait rester loin de ses histoires. Elle décida de renouer contact avec l’étrange garçon rencontré la semaine passée. Un certain Léopold, très charmant, un peu trop d’ailleurs. Il lui laissa son numéro si besoin, et la japonaise n’hésita pas à le composer sur son téléphone. Elle voulait le rencontrer, le connaître plus. Sans doute pour connaître les vrais motifs de sa visite à l’usine, mais également car il était très gentil. Et que pour une fois, la brune voulait vraiment croire à une sincérité dans un comportement. « Vous êtes bien sur la messagerie de Léopold Ambert, je ne suis pas là pour le moment, mais euh, laissez-moi un message. Je vous rappellerai dès que j’aurais fini. » Cette messagerie demeurait banale, hormis la fin un peu intrigante. Elle laissa un message très succin qui lui donnait rendez-vous près du champ de Mars. Elle ne pourrait se faire enlever en pleine journée et avec tant de monde dans l’espace vert. De plus, depuis les attentats récents, la sécurité redoublait près du secteur de la tour Eiffel. Yumi descendit les marches d’escaliers de l’hôpital et se rendit vers une bouche de métro. Comme à son habitude, le wagon était bondé, et elle ne put s’installer que dans un coin assez désagréable. Heureusement, le trajet n’était pas bien loin, et elle arriva à l’arrêt de Bir Hakeim, où la plupart des touristes descendaient. La japonaise se demandait s’ils savaient que la visite de la tour Eiffel était interdite pour une durée d’une semaine. Peu importe. Elle remonta les marches et acheta deux boissons quand son portable vibra. « Léopold SMS. J’arrive dès que je peux. ( : » Orthographe parfaite, il était rare qu’on n’écrive pas en SMS sur les téléphones. Le message provenait du huitième arrondissement de Paris. Il habitait dans les parages.

    Pour passer le temps, Yumi but son soda en observant les alentours. Alors qu’elle s’engouffrait dans une avenue adjacente au champ de Mars, elle percuta quelqu’un. « Oh, excusez-moi, je suis vraiment désolé… » Cette personne avait la voix cassée, mais une voix étonnamment familière. Elle reconnut très vite Léopold. Amaigri, et apparemment un peu perturbé. Il ne l’avait pas reconnue. « Oh… euh… Yumi, c’est toi ? Je ne m’attendais pas à te voir là… » Lâcha-t-il, surpris. « T’es sûre que ça va ? » Le garçon recula alors qu’elle essaya de le toucher. « Très. Mais… en fait, je dois faire un truc alors euh, j’en ai pour une petite heure, à toute à l’heure. » Le blond partit presque en courant, à la surprise de la japonaise. Celle-ci décida de le suivre, en empruntant l’avenue parallèle pour le pister. Elle n’aurait pas aimé qu’on lui fasse ça, mais on ressentait de la détresse dans les yeux de ce garçon. Il prit plusieurs chemins plus ou moins invisibles la plupart du temps, et se retrouva dans une ruelle qui ne menait qu’à une porte dérobée. Une porte de service, pensa la brune. L’adolescente regarda l’enseigne en question. Elle écarquilla les yeux. « Cabaret -18 ». Mais c’était à peine si ce garçon avait quinze ans. Elle tenta d’y entrer à son tour, et fut gentiment reconduite vers la sortie. De plus en plus étrange. « À quoi sert la porte de l’autre côté ? » Cette petite interrogation devait confirmer ses doutes. « C’est au personnel, partez maintenant. » Le vigile claqua violemment la porte, au nez de la Lyoko-guerrière. Devait-elle comprendre que Léopold travaillait dans cet… endroit ? Il ressortit du cabaret une heure plus tard, il avait cet air… dépravé. Yumi reconnaissait mal le garçon qu’elle avait rencontré il y a une semaine. Il était mal habillé, il boitait et semblait instable émotionnellement. Il se frottait le visage comme pour se nettoyer. De là où se trouvait la japonaise, on pouvait distinguer quelques blessures. Elle ne comprenait pas. Que venait-il de vivre à l’intérieur de cet endroit ?

    Il repartit difficilement vers la rue suivante, et navigua un bon quart d’heure avant d’arriver près d’un immeuble non loin des Champs-Élysées. La geisha continuait de le suivre le plus discrètement possible. Il entra dans l’immeuble, mais redescendit plutôt rapidement. Il avait changé de vêtements, boitait encore un peu et les marques sur son visage devinrent invisibles. Léopold sortit son téléphone et porta le combiné à son oreille. Celui de Yumi se mit à sonner. Elle se retira le plus loin possible quitte à bousculer des gens et répondit un peu plus loin. Le dialogue ne dura pas longtemps. Ils devaient se voir dans une dizaine de minutes près de la tour Eiffel. La japonaise ne pouvait s’empêcher de ressentir de l’empathie pour l’adolescent. Derrière son visage rassurant se cachait quelque chose de pas net, et il le gardait pour lui. Il ne voulait pas qu’on s’inquiète. C’était évident. « Je ne pensais pas qu’on se reverrait si vite. Excuse-moi pour tout à l’heure… J’étais euh… occupé et pressé dirons-nous. ». Il s’assit à côté d’elle, sur le banc. Cette dernière lui adressa un regard compatissant. Elle se demandait pourquoi il avait ce pansement sur le front. « Ce n’est pas grave. Mais qu’est-ce que tu es allé faire exactement ? » Derrière l’air innocent de la question, se cachait une vraie volonté d’obtenir la vérité. « Je ne peux pas t’en parler. » Trancha sèchement le garçon. Non, le sujet ne s’enterrerait pas si vite. On lui cachait un véritable problème, et Yumi voulait savoir la vérité. Elle allait jouer carte sur table, comme à son habitude. « Je vais être franc avec toi Léopold. Je t’ai suivi, je sais que tu es allé dans un cabaret, et que tu en es ressorti dépravé. » Sa voix aussi se voulait tranchante. Elle ne changerait pas de sujet sans avoir eu la vérité. Le regard du garçon s’assombrit, puis il finit par observer le ciel. « C’est ma vie. » Léopold esquissa un faux sourire. « Ta vie, mais quelle vie ? Tu fais quoi là-bas ? ». Son insistance agaçait vraisemblablement son interlocuteur. « Je ne suis pas quelqu’un de normal. Je n’ai rien comme les autres, alors si tu veux m’aider, ne t’approche pas de ma vie. T’auras des ennuis. » Elle répondit au tac-au-tac. « Des ennuis ? ». Il ne pouvait plus parler. Il regardait ailleurs, on aurait dit qu’il allait pleurer. Son écharpe en soie bleue et rose sur son blouson en jean se faisait souffler par la brise légère. Ses cheveux blonds volaient également dans l’air.

    Il se releva et sentit son téléphone vibrer. L’adolescent regarda l’émetteur et répondit avant de raccrocher. « De toute façon, je dois partir. » Yumi s’interposa face à lui. « Non, ça, c’est trop facile ! » Le garçon insista, il semblait vraiment stresser d’arriver en retard. « Si tu veux me faire plaisir, éloigne-toi de mon chemin. » Elle abdiqua et le laissa passer. Il courut vers le cabaret de tout à l’heure. La japonaise ne démordit pas, et le suivit. Elle n’abandonnerait pas quelqu’un dans le besoin. Et puis… Elle n’avait rien d’autre à faire, de toute façon. Lorsque Léopold rentra par la porte de service dont personne ne surveillait l’entrée, elle n’hésita pas à y pénétrer à son tour. Le spectacle qu’elle vit la choqua. Elle devait être arrivée cinq minutes après. « Depuis quand tu quittes le cabaret sans mon autorisation, petite catin ?! » Vociférait la voix d’un homme imposant. L’adolescent se prit une gifle dans la tête et valdingua contre un mur. Il ne disait rien, il se contentait d’entendre les violents sermons qu’on lui assénait. Le valeureux jeune homme qui rassurait les gens… se faisait insulter et humilier à longueur de temps. Il baissait les yeux, il n’osait pas regarder son bourreau. « Désolé monsieur… » Gloussa-t-il. Yumi avait envie de vomir. Le grand homme tira un regard assassin à la japonaise, puis regarda avec intensité celui qu’il estimait responsable de sa présence.

    « C’est qui, celle-là, ta petite-amie ? Ah non, j’oubliais, t’es qu'une pédale. Dit-il ironiquement. Mais c’était la vérité.
    — Lâchez ce garçon immédiatement. Yumi serra les poings. Elle avait de la rage dans la voix.
    — Va-t’en… je t’en prie Yumi… pars… Exhorta le lycéen, recroquevillé dans un coin.
    — Tiens dont, tu connais cette garce ? » Il le prit par le bras pour le relever avant de l’écraser au sol. Personne ne faisait rien. Certains regardaient. L’ambiance devenait pesante. « Ici, c’est moi le chef. Non seulement je suis le chef, mais ce truc est mon fils. Alors je te conseille de partir. Et de ne jamais revenir. » La japonaise était prévenue. Elle devait partir, ou les choses tourneraient mal. Cependant, elle s’y refusait. « Vous êtes un père abject pour cet enfant, vous lui faites mal, arrêtez. » La geisha s’approcha pour le délivrer mais ne reçut qu’un coup dans l’estomac. Elle manqua de s’effondrer à terre. On la reconduisit vers la sortie, alors qu’elle savait très bien que Léopold paierait pour deux. Ce dernier avait regardé toute la scène sans rien faire. Il aurait été impuissant, de toute façon. Elle regrettait. Énormément.

    ***


    Jérémie ouvrit la salle du supercalculateur et rechercha pendant une bonne demi-heure la serrure. À toute serrure allait une clé, mais il fallait juste trouver ce qu’elle ouvrait. En deux ans, le génie n’y remarqua rien de semblable. La recherche démarrait déjà très mal, avant qu’il ne se souvienne d’une petite blanche. Elle émettait toujours un bruit plus étrange que les autres quand on y marchait dessus. Le blond la rechercha et finit par entendre ledit bruit sur lequel il s’accroupit. D’un coup brutal, il retira le carreau. Un léger renfoncement de cinq centimètres permettait d’insérer une clé à la forme étrange. Instinctivement, il l’enfonça et la tourna timidement. Qu’allait-il se passer ? Il s’attendait à entendre une myriade de sons, un bruit sourd, ou même une explosion, mais il n’y eut rien de plus que le silence déconcertant. Un peu penaud, il remonta à la salle du laboratoire pour examiner les effets sur l’ordinateur principal. Un message d’alerte rouge sur noir était écrit. « (!) Connexion établie réseau 213.90.21.134.902.B0190087 (!) Adresse I.P non sécurisée ». Jérémie Belpois s’installa sur le siège et procéda au cryptage des données concernant le supercalculateur, puis examina le fameux réseau ouvert. La plupart des fichiers ne voulaient rien dire, et correspondait plus à des données sans queue ni tête qu’à quelque chose de logique. Toutefois, il ne faisait nul doute qu’un puissant cryptage empêchait d’approcher plus clairement les fichiers, à l’image du journal de Franz Hopper. Seul un fichier audio pouvait être ouvert. Un peu anxieux mais sûr de lui, l’adolescent l’ouvrit. « Veni, vidi, vici, projet Carthage, B.D.D. ». Il crut difficilement ce qu’il venait d’entendre. Il venait d’être mis en relation avec la base de donnée de Carthage. Le supercalculateur était en danger. Il bondit de sa chaise et courut à la salle des machines. Il retira immédiatement la clé et la jeta à terre. Sans doute était-ce déjà trop tard, mais sans système de protection suffisamment perfectionné, l’usine risquait gros. Puisque la clé, Jérémie venait de comprendre, permettait de retirer le pare-feu qui liait le supercalculateur au reste du Deep Web. Ce procédé demeurait à double tranchant. Il pouvait permettre de contrer Carthage, au prix d’une précieuse couverture.

    Il sortit son téléphone portable et composa le numéro d’Aelita. Il tomba sur la messagerie. Elle ne répondait pas souvent en ce moment. Il commençait à s’inquiéter. De toute manière, une telle découverte ne devait pas tomber dans l’oreille d’un sourd, et si ce n’était pas Aelita, le général Hussinger devait être mis au courant. Mister Spencer savait-il que cette clé pouvait conduire à la perte des Lyoko-guerriers, avait-il fait ça volontairement ? En y repensant, ce professeur semblait tellement étrange qu’il sentait son côté malsain et retord. Rien n’indiquait qu’il ne faisait pas parti du projet Carthage. Pis, rien n’indiquait qu’il ne cherchait pas à se débarrasser du groupe. Ils étaient seuls au lycée actuellement, puisque les cours s’arrêtaient le samedi midi. Un coup d’angoisse perturba Jérémie qui se mit à imaginer les pires scénarios. Un vrai scénario de psychose défila dans ses yeux. Il rechercha rapidement des informations sur ce professeur, et apprit que celui-ci avait été enfermé de 1997 à 2004 dans l’asile psychiatrique de Sarreguemines, sans trouver toutefois les raisons. La goûte d’eau venait de faire déborder le vase. Il éteignit l’ordinateur et courut vers l’ascenseur pour rejoindre Kadic. Malheureusement, une alarme se déclencha. Il s’agissait du superscan. Carthage avait activé une tour. Une voix synthétique se mit à parler de l’ordinateur. « Il est trop tard. Project Carthage watching you. ». Une image apparut où les trois adolescents étaient inertes, dans un véhicule en marche. Jérémie composa le numéro exclusif des services secrets. Carthage venait de frapper fort. Trop fort. Ils savaient, et personne ne s’était douté de rien. Le garçon ne pouvait plus rester à l’usine, l’endroit était trop dangereux. Il prit la clé et le petit ordinateur portable avant de s’enfuir.

    ***


    Yumi ne se faisait plus aucun espoir de revoir un jour Léopold. Elle n’aurait jamais du se mêler de sa vie, mais elle savait désormais qu’il vivait dans une panache rarement égalée. On ne pouvait lui reprocher sa « perfection » apparente, il se faisait violemment engueuler à chaque fois qu’il se dérobait aux règles strictes imposées par son « père ». Elle ressentait de la tristesse. La japonaise ne le connaissait pas exceptionnellement bien, mais une sorte d’empathie lui donnait la sérieuse envie de l’aider. Elle envisageait de prévenir les autorités avant qu’il ne finisse par craquer aux coups donnés chaque jour. Elle-même qui ne partageait pas son quotidien, digérait avec douleur le coup qu’on lui donna. Et surtout, elle ne le tolérait pas. « Salut, Yumi. » La voix ne se voulait pas rassurante, mais elle reflétait l’état d’esprit du locuteur. Léopold ne voulait plus faire dans la mise en scène. « Léo… mais… qu’est-ce que tu fais-là ? » L’adolescente se retourna, surprise. Elle était rentrée à l’hôpital et patientait dans un couloir. Le jeune garçon présentait diverses blessures, et son bras emplâtré démontrait la violence du calvaire. « J’ai une brève permission pour me faire soigner. Et là… je suis sensé rentrer… Mais j’ai pas trop envie. Enfin, je ferais mieux d’y aller n’est-ce pas, ça risquerait de mal finir encore une fois. » La geisha lui prit le bras. « Attends. Tout peut s’arrêter, Léopold. Je te l’assure, il suffit que tu le veuilles… » Il retira son bras de manière nonchalante. « Je t’apprécie beaucoup Yumi, mais évite de me faire prendre toujours plus de coups que j’en mérite. » Il avait tranché sèchement la question. « Dis-moi… est-ce que tu… travailles dans ce cabaret ? » Son regard s’assombrit. Il ne répondit rien, mais la réponse était claire. « C’est horrible. » Conclut-elle.

    Son téléphone sonna avant qu’il ne parte. Jérémie prévenait la Lyoko-guerrière de l’attaque de Carthage. Elle devait partir, et vite. Elle sauta de sa chaise et ouvrit la porte. Léopold ne semblait pas vraiment comprendre. La japonaise alla parler à un des agents de garde et revint vers lui. « Je dois partir, tu m’excuseras. On se revoit plus tard, d’accord ? » Elle fit un petit clin d’œil et tourna les talons pour partir. Elle sentit cependant que quelque chose la retenait. « Ne me laisse pas seul… je peux venir avec toi ? » Cette demande était tellement sincère que Yumi ignorait quoi faire. Un bruit d’explosion retentit soudain et souffla l’accueil de l’APH. Les entrées devinrent encombrées, et une poussière particulièrement suffocante asphyxia les narines. Par réflexe, le petit blond prit l’adolescente par le bras et la fit rentrer dans une des chambres vides. Il ferma la porte et y mit une serviette au pied pour ne pas que la poussière rentre. D’autres détonations se firent entendre, bouchant les entrées des autres bâtiments. La plupart des malades demeuraient enfermés malgré la présence du G.I.G.N. Les agents présents tentèrent de maintenir l’ordre, mais l’action ne faisait que débuter. Bien heureusement, les parents de la japonaise se trouvaient dans un cabinet de kinésithérapeute, non loin de l’hôpital. Ils étaient en sécurité. « Ne t’inquiète pas, ils partiront… » Léopold montrait désormais ce qu’il voulait montrer de lui. Son côté rassurant, mature, et responsable. Il voulait prouver sa valeur. Une valeur qu’il méritait amplement.


_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.


Dernière édition par Pikamaniaque le Mar 28 Aoû 2012 00:51; édité 3 fois
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Mejiro-kun MessagePosté le: Lun 27 Aoû 2012 22:19   Sujet du message: Répondre en citant  
[Krabe]


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Waouuuuuuh.... Juste... Waouh ! Super chapitre encore une fois *___* et je pèse mes mots !

C'est dingue comment tu parviens à créer une ambiance aussi pesante ! L'histoire de Léo est juste... Horrible ! C'est encore pire que ce que je pensais avec les spoils que tu m'avais envoyés >.< ! Alors l'ordure qui le bat est son père en plus !? Mais c'est vraiment affreux ! Et malgré ça il est capable de faire preuve d'une telle assurance dans certaines circonstances ? Définitivement je commence à l'aimer ton Léo *o* ! A le respecter tout du moins ! Une chance qu'il ait croisé la route de Yumi, fille forte de caractère par excellence ! Je suis sûr qu'elle parviendra à le tirer de cette passe ou au moins à trouver le courage nécessaire pour s'opposer à son père !

Pour le reste j'ai honte de l'avouer mais visiblement j'ai tout oublié des premiers chapitres XD... Je ne me souvenais pas de ce qu'Odd avait fait à Aelita T__T ! J'me demande où ça va mener cette sale histoire ? En tout cas ça ajoute au côté oppressant de ta fic >.< ça fait des tensions dans le groupe ce dont ils n'ont absolument pas besoin avec une organisation terroriste et un prof psychopathe aux trousses T___T !

Bizarrement en parlant de ce prof je commence à douter de mes certitudes suite aux dernières révélations. Je pensais qu'il était avec Carthage jusqu'à présent mais ça parait presque trop évident maintenant... Un agent double ? Un lien avec Franz Hopper ? En tout cas il m'intrigue de plus en plus !

Le coup de la clef est génial ! T'arrives toujours à me surprendre avec tes scénarios >w< en tout cas ça pourrait s'avérer être un sacré avantage pour nos héros, si Carthage ne se rend pas compte de la chose ! C'est un bon élément perturbateurs !

Petit bémol sur l'attaque... Ce sont lesquels les trois adolescents que montrent Carthage à Jérémie au juste XD ? Aelita, Odd et Ulrich ?

Tes profs sont sévères sinon ! Ça donne pas envie d'aller à Kadic T__T !

En tout cas j'ai hâte de voir Léo en action dans ton prochain chapitre *o* ! Celui-ci était vraiment énorme ! Encore bravo !
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*Odd Della Robbia* MessagePosté le: Lun 27 Aoû 2012 22:49   Sujet du message: Répondre en citant  
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C'est vrai que c'est hard pour leopold, je me demande pourquoi, il se laisse faire sans rien dire. Son pere devrai etre enfermé.

Pour spencer, c'est un mystère ce gars (dans quel camps il est), on dirait qu'il s’intéresse particulièrement a ulrich.

Pour Odd, je trouve que tu en fait trop, tu le depeint comme un connard fini là, "tu as voulu couché avec insistance", juridiquement parlant, c'est un terme pompeux pour pas dire "tu as voulu la violer". Jamais Odd n'aurait fait sa a aelita, peu importe les circonstances. A la limite une blague qui tourne mal (nuisant a la reputation de jeremy ou aelita) sa passe juste, mais sa non, c'est totalement incohérent avec son caractère (certe, Odd est un dragueur, mais quand il se fait clairement repousser par une fille, il n'insiste pas et va voir quelqu'un d'autre)

A propos d'odd justement, a partir de quel chapitre il va etre sur le devant de la scène (enfin si c'est prévu, dit le mp si c'est un spoil)
Car c'est le cas des autres:
-Spencer s'interesse a ulrich
-le general s'interesse a aelita et jeremy
-leopold s'interesse a Yumi.

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Pikamaniaque MessagePosté le: Mar 28 Aoû 2012 12:47   Sujet du message: Répondre en citant  
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Merci pour vos commentaires à tous les deux. Je ne sais pas trop quoi te répondre Mejiro-kun, mais la raison pour laquelle le groupe s'est scindée est totalement inédite. Je ne l'avais pas donnée dans mes chapitres précédents. Quant à Mr. Spencer, vous verrez bien, j'ai envie de dire. Mais il a été interné dans un asile de dingue, donc il n'est pas bien stable moralement. Mr. Green

Sinon, c'est effectivement Aelita, Odd et Ulrich qui sont kidnappés. Je vais le rajouter, je pense. Léopold sera encore bien présent dans le prochain chapitre.

Pour *Odd Della Robbia*, déjà te remercie de commenter ma fic, même si tu vois que ton personnage préféré n'y est pas trop présent. Je te rassure, Odd n'est en aucun cas un violeur dans ma fic. Il se contente d'insister. Mais il n'a et n'aurait de toute façon rien tenté. J'entends bien ton commentaire négatif, et je le comprends. Or, quand on est adolescent, on a certaines réactions inappropriées. Cela n'enlève rien à la valeur (surtout actuelle) d'Odd. D'ailleurs, il reste bien ami avec Aelita. N'oublie pas que la jalousie de Jérémie joue beaucoup, et aggrave sans doute un peu les faits ! Pour ta question, j'essaie de faire en sorte de remettre tous les personnages sur un plan principal à un moment où un autre. Je prends en compte ta remarque, et je vais tenter de le rectifier au cours du prochain chapitre. Odd mérite en effet un peu plus d'attention que je ne lui en donne ! Donc je t'assure que je le mettrais, comme les autres, au premier plan. Laisse-moi juste le temps de lui trouver un scénario digne de ce nom.

Je peux te révéler cependant qu'il sera mis en avant dans une triangulaire Ulrich - Odd - Léopold au cours des chapitres 9 ou 10 (le 8 est réservé à l'attaque de Carthage). Wink

Merci de vos commentaires à tous les deux, ils me font chaud au cœur !

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.
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Jo' MessagePosté le: Mar 28 Aoû 2012 14:59   Sujet du message: Répondre en citant  
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En fait, je ne comprend que maintenant que Mister Spencer est important, j'avai oublié l'histoire de la lettre et de la clé.. Mr. Green Il vient d'un asile ? Hein hein ...

L'enlèvement est rapide, mais l'idée de la clé intéressante, plutôt intelligente. Le seul bémol c'est que je vois mal Jérémie voir pour la première un truc étrange sur le supercalculateur, mais bon, pourquoi pas.

Odd qui veut coucher avec Aelita ? Quand j’avais lu le début de la fic, les premiers chapitres, j'y avait pensé, mais là ça m'a surpris, je m'attendais plus à en ré-entendre parler. Mais c'est vrai que je ne trouve ça pas très réaliste avec le personnage d'Odd, même poussé aux limites.

Par contre, ton histoire avec Léopold, je m'attendais pas vraiment à ça. Il semble beaucoup fragile, et ça crée de la compassion que j'étai loin de ressentir au départ. Est-ce une bonne chose ? Je sais pas ^^' En tous cas j'ai hâte de voir comment tu va développer son caractère, et quel place va-t-il prendre dans ta fiction.

Ulrich, Odd & Aelita qui sont enlevés, et bientôt Yumi, mais pas Jérémie ? C'est con hein ? En tous cas, ça peut aider.

Je commence à vraiment apprécier cette fiction, on commence à rentrer dans le bain là. Continue sur cette lancée, ''c'est trop génial ''.
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DimIIy MessagePosté le: Mar 28 Aoû 2012 15:17   Sujet du message: Répondre en citant  
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Messages: 1044
Localisation: Dans mon lit , en train de manger des kinder Bueno !
Hello !
Désolée j'ai un peu retard ! Mais bon, ne t'inquiètes pas, je suis toujours là ! :D
Je vais essayer de te faire un résumé "détaillé" des deux chapitres, parce que bon, faut l'avouer, y'a quand même pas mal de choses à dire hein !

Alors pour :

"Au Royaume de l’Ombre, tout s’efface."

Je suis restée en haleine jusqu'au bout ! Franchement chapeau d'avoir eu l'idée d'attaquer la tour Montparnasse ! (Quand je pense que c'est pas loin de chez moi xD)
J'ai trouvé que le général Hussinger n'a pas servi à grand chose, je me demande comment ça se serait passé sans les lyoko-guerriers...! J'espère qu'il saura se rendre utile la prochaine fois mdr !
Ah j'ai sur-aimeée le retour de William sur lyoko ! Il a été génial et j'aime bien le nouveau monstre aussi ! Sinon, Carthage me semble bien plus redoutable que X.A.N.A, ça va être chaud dans les chapitres à venir à mon avis ! ( Oh oui, fais bien souffrir tout le monde *_* )
Bon je pense que j'ai tout dis là ^^

Pour : "Léopold Le Couls"

Chapitre riche en émotion dis-donc (peut être que c'est dû au faite que je viens de le lire lol)
On en apprend plus sur Léo déjà ! Son histoire est assez sombre dis-donc ...Et son père a l'air un timbré dans son genre (*Psychopathe.cooom*) est qu'il serait relié à Carthage lui aussi ? (puisque qu'on ne sait toujours pas pourquoi Léo était en train de se promener dans l'usine...) bref c'est louche tout ça, peut être que le cabaret sert de couverture à Carthage aussi, je ne sais pas...
Sinon, Yumi, je l'ai trouvé assez téméraire, elle m'aurait presque fait penser à Odd sur le coup (foncé tête baissée c'est tout lui ça) haha elle s'embarque dans un truc pas net elle aussi !
Tiens Odd, parlons-en ! On en apprend plus sur les tensions du groupe ! (Comment ça il a voulu coucher avec Aelita, il était bourré ou quoi celui-là ? xD en effet, il a raison il ne devait pas être net !) par contre *Odd Della robia, je ne suis pas du tout d'accord avec toi ! Le faite qu'il se soit montrer insistant ne fait pas du tout de lui un violeur ! ça fait juste de lui un mec lourdeau ! Si Aelita lui avait foutu une patate en pleine face, l'histoire aurait était vite réglée !
Et Jérémy, bah reste Jérémy quoi ! Il en fait des tonnes pour rien alors que la principale concernée à oublier l'histoire depuis longtemps ! En vérité, c'est lui qui crée les tensions, mais il ne s'en rend pas forcément compte, dommage pour lui ! ( Lui et sa jalousie --')

On en apprend plus sur Spencer aussi ! Il me plaît ! *_*
J'aime les fous comme lui haha ! (*non je ne suis pas cinglée*)
je trouve que le rôle de méchant prof lui va à merveille ! Je me demande ce que tu va faire lui ;D

Par contre, je n'ai pas toute suite compris que "les trois adolescents" en question étaient Odd,Ulrich et Aelita ! Bon je l'ai capté grâce au contexte de l'histoire, mais tu aurait du te montrer un plus éloquent ! J'sais pas moi si tu aurai dis "Ses trois amis" ça aurait été plus claire ;)
"trois adolescents" ça fait d'eux des personnages quelconque !
Sinon je pense qu'il n'y a rien à dire de plus !
Bonne chance à toi, et j'attend la suite ! ^^

_________________
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Merci me98 !!

Texte by me : Disparition (2eme version de préférence )
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Pikamaniaque MessagePosté le: Mer 29 Aoû 2012 20:51   Sujet du message: Répondre en citant  
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Messages: 491
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Bon. Non, vous ne rêvez pas, je vous offre immédiatement une suite. Pourquoi ? Eh bien tout simplement car j'ai la motivation nécessaire pour écrire, profitez-en bien, avec la rentrée, le rythme risque de fortement diminuer. Smile

Je vais répondre à vos différents commentaires cependant.

LovePhotoshop : Je suis ravi que l'idée de la clé te séduise ! D'ailleurs, Mr. Spencer vient effectivement d'un asile. Je n'en parle pas trop dans ce chapitre, mais on comprendra plus de choses sur lui au chapitre 9. Le 8 étant un truc purement d'action. Sinon, oui, la dispute provenait de cet élément ! Je voulais éviter une incohérence avec mon scénario de base, alors j'ai plutôt bien fait d'en reparler.

Léopold est fragile, mais il veut se donner une autre image que quelqu'un de frêle. D'ailleurs, il sait s'adapter à beaucoup de situation de part sa vie personnelle. D'où son assurance dans certaines circonstances. Sa place dans l'action va devenir importante, puisqu'il est au premier plan ces temps-ci. Wink Ah ah ah, oui, ils sont enlevés. Je t'emmène plus bas pour découvrir ce qui va se passer. Mr. Green. Heureux que ça te plaise en tous cas. Je te remercie en tous cas.

DimIIy : Heureux de savoir que tu es toujours un lecteur fidèle. Je te remercie pour tes commentaires positifs, et effectivement, Hussinger a plutôt était un meuble dans ce chapitre. Comme dans celui que tu pourras lire d'ailleurs. Mais sa fermeté lui coûtera chère. Et tu as raison, Carthage est bel et bien plus fort que X.A.N.A, et ne t'en fais pas, tout le monde souffrira. Twisted Evil

Le second chapitre que tu as lu contient en effet beaucoup d'émotions. J'ai moi-même été touché par ce que j'ai pu écrire. Son histoire sombre, un père effectivement cinglé mais qui n'est pas relié à Carthage. Ne voyait pas de mal chez ce pauvre Léo, croyez au hasard. Non. Quoi. C'est pas convaincant ? Dommage. Yumi a en effet été très courageuse, mais je pense que ça rentrait dans son caractère. Non ? Moi, je pensais. Et en effet, les tensions sont entièrement dues à Jérémie quand on y réfléchit. OK, Odd a abusé, mais Aelita est vite passée à autre chose. Il exagère. Et pourrit les relations des autres sans vraiment s'en rendre compte. Jalousie de merde. Spencer aura un rôle plus avancé dans la suite du récit, au fait. Là, on revient à un peu d'action bête et méchante, puis je vais me calmer sur les morts. /pan/ Toi aussi tu aimes les méchants ? :O. Niark.

Voici donc la suite promise, désolé d'avoir été bref dans mes réponses. J'espère que vous aimerez. Sans doute dénature-je trop la série. Tant pis. C'est un risque. Ça passe ou ça casse ! Pour *Odd Della Robbia*, je sais bien qu'Odd n'est pas présent dans ce chapitre, mais il le sera dans le 9. Promesse de ma part. Wink

_____________________________________________________________

Chapitre 8 : La terreur


    Le général Hussinger n’en revenait pas. Malgré toutes les mesures de précaution prises par le gouvernement, Carthage trouvait encore le moyen de passer à l’offensive. En attaquant l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, l’organisation terroriste venait de franchir le point godwin. Si les militaires savaient qu’ils tuaient des innocents, ils étaient révoltés qu’ils s’en prennent à des malades, des gens qui ne devaient même pas avoir conscience de ce qui se passait, et qui n’avait aucun moyen de se défendre. Pis encore, une dizaine d’agents surveillaient les victimes des différents attentats commis par le passé. Voulaient-ils en finir avec ces témoins gênants ? Sans doute. Il fallait les en empêcher, et Hussinger était déterminé à les arrêter. Comme pour l’attaque contre le quartier Necker, il prit les choses en main et exhorta toutes les forces présentes dans la capitale de se rendre sur place. Il se contentait de garder une garnison et des voitures de police dispatchées partout dans Paris, pour éviter de tomber dans un piège. Cette fois-ci, le général éviterait la défense flexible, et préparerait une contre-offensive pour éliminer les terroristes. « Colonel de Bruy, prévenez le Raid ! Je veux une action groupée, rapide et concise. Nous devrons libérer cet hôpital avant minuit ! Des vies humaines sont en jeu, ne prenez pas cette affaire à la légère. Commandez-moi également une voiture, je vais me rendre sur place. Allez, dépêchez ! » Il fit un geste de la main pour les presser. Tout le monde paraissait à cran. L’ambiance dans les couloirs atteignait son zénith, et la voix perçante et agressive du sexagénaire paralysait certaines personnes par le stress. Seules la conviction et l’assurance du personnage évitaient de céder à la cacophonie totale. On mettait les nerfs des services secrets à rude épreuve, et cette intensité conduisait intrinsèquement à un surmenage moral.

    « Général ! Nous avons reçu une missive de l’Élysée ! » Un militaire d’une trentaine d’année accourut vers son supérieur et lui transmit la lettre. Il la saisit, ouvrit le cache et la lut. Le regard sévère, il la rendit à l’adjudant et en fit un bref résumé. « L’État d’Urgence vient d’être décrété par le gouvernement. Nous allons faire intervenir l’armée. Le ministre de l’intérieur m’indique également une alerte enlèvement provenant du lycée Kadic dans un véhicule banalisé de type Renault camion blanc. Nos agents spéciaux qui assurent la surveillance du quartier sont actuellement à leur recherche. L’enlèvement est signé Carthage. Il s’agit de deux garçons et une fille, dont notre agent spécial Stones. Si nous ne les retrouvons pas avant qu’ils n’arrivent à destination, nous ne les reverrons plus. » Conclut-il gravement. Les nouvelles fusèrent de tous les côtés, et le calme du général impressionnait les autres soldats. Il devait tout décider, tout comprendre et tout reconstituer. Il y arrivait parfaitement et ne montrait aucun signe d’embarras, de doute ou de faiblesse. Dossiers en main, Hussinger monta dans la voiture blindée et signa plusieurs documents. Son téléphone ne tarda pas à sonner. « Nos troupes sont prêtes. Demande autorisation d’engagement. Un groupe d’élite de Carthage dont l’un de leurs principaux commandant se trouvent à l’intérieur. » Le sexagénaire esquissa un sourire. Les choses allaient devenir très intéressantes. « Engagez le combat. ». Les forces de l’ordre ne devaient pas perdre de temps. Mais quelque chose tiraillait l’esprit du vieux général. Dans l’inventaire des récentes attaques, celle-ci se voulait particulièrement intense, tel un bouquet final de feu d’artifice. C’était la der des ders. On ne les entendrait plus pour quelques années en cas d’échec. Car ils obtiendraient ce qu’ils voudraient. Hussinger en fit sa conviction. C’était « le » combat de sa carrière.

    ***


    Jérémie ne quitta pas l’usine. Bien au contraire, il affronta par la salle des scanneurs les hackeurs de Carthage. Il avait travaillé depuis une semaine sur un antivirus puissant pour les repousser, et s’il n’était pas encore totalement au point, il pouvait permettre de gagner du temps. Par la même occasion, il prévint Yumi puis William pour qu’ils rappliquent au plus vite à l’usine. Malheureusement, la japonaise se trouvait dans l’étau de l’organisation terroriste, et ne pouvait arriver pour le moment. Le blond ne devrait se débrouiller qu’avec le rival d’Ulrich, en espérant qu’il soit en forme. Le supercalculateur à découvert, sa localisation demeurait connue et il fallait verrouiller tout le matériel en cas d’offensive prématurée. Le lycéen se demandait où conduirait l’obstination du général Hussinger, et s’il ne valait mieux pas tout arrêter maintenant. Mais chaque tour activée permettait de décrypter peu à peu la localisation des bases de Carthage. Il s’agissait d’un atout considérable. L’ascenseur s’ouvrit et William s’avança près de Jérémie, dans la salle des scanneurs. « Je suis là Jérémie ! » Le blond releva la tête et lui demanda d’approcher. « Qu’est-ce que tu fais ? » Son interlocuteur esquissa un sourire confiant. « J’expulse Carthage du supercalculateur. » Il appuya sur le bouton « entré » et la minute d’après, la fenêtre indiquait que toutes les menaces venaient d’être éliminées. Il s’inquiétait pour ses amis, mais il fallait procéder calmement pour les sauver. D’un geste brusque, l’adolescent se releva et courut vers l’ascenseur. On devait agir vite et de manière chirurgicale. « Je t’envoie sur Lyokô ! Entre dans un scanneur ! ». Dans le laboratoire, l’informaticien constata avec soulagement que son programme fonctionnait. Du moins, pour le moment. Il tapa le programme de virtualisation et envoya William sur le territoire forêt.

    « William, tu me reçois ? ». Le brun tenait son hachoir dans la main et répondit à l’affirmative. « La tour est juste au prochain croisement, tu devrais y accéder facilement ! » Il scruta le paysage de long en large et finit par l’apercevoir. Contrairement à ce que disait Jérémie, elle n’était pas directement accessible sans véhicule. Un bruit retentit au loin. Deux Volkrano avancèrent à vive allure vers l’adolescent qui mobilisa son arme pour les recevoir. « Non, William, fonce vers la tour. Si tu te fais devirtualiser, nous n’aurons aucune chance d’avorter l’attaque de Carthage. Je te programme un Overbike ! » L’ordre de l’informaticien se voulait clair, et compte-tenu de son passé, il valait mieux l’écouter. Les monstres se mirent à tirer dans sa direction, et il para la plupart des coups. D’un saut vif, il se retrouva sur la moto qu’il démarra. Le lycéen fit un tour à cent quatre-vingts degré et partit en direction de la tour. Les bestioles tirèrent par derrière mais n’arrivèrent pas à le toucher. « Tu as des nouvelles de Yumi ? » Demanda le garçon. La réponse négative ne l’encouragea pas à se rassurer. Arrivé au niveau de la tour, il pensait toute cette histoire terminée mais un troisième monstre, d’une nature encore inconnue sortit de la terre à l’instar de William quand il utilisait sa super fumée. Observé de plus près, il ne ressemblait pas à un monstre, mais plutôt à un humain virtualisé, ou tout du moins un spectre polymorphe. Il tenait un immense sceptre dans ses mains gantées au bout duquel se trouvait une sphère de la taille de deux champs de force. Sa forme ressemblait à celle de la lune. À croire sa tenue, il s’agissait d’une femme puisqu’elle portait une robe noire. Ses cheveux roses ressemblaient beaucoup à ceux d’Aelita, mais étaient cachés par une tarte noire qui voilait son visage. Elle se tenait à l’exacte entrée de la tour. William eut le réflexe de sacrifier son véhicule pour l’attaquer, mais seul un coup de son arme lui suffit à le détruire. « Jérémie… Je fais quoi ? C’est qui cette nana ? ». Le scientifique ignorait quoi faire. Il conseilla seulement au Lyoko-guerrier de faire très attention.

    Dans le regard de l’ennemi s’observait un vide, comme si elle n’avait ni âme, ni conscience, juste son corps pour attaquer et défendre son objectif à tout prix. Le garçon tenta de la contourner pour entrer dans la tour, mais elle scrutait le moindre de ses mouvements. Cela avait un côté pesant. Quand il s’approcha de trop près, elle leva son arme et cria « Armageddon ». La voix était électronique, comme celle des personnes xanatifiées. Elle donna un violent coup sur le sol. Un tremblement d’une puissance inégalée fit tomber William, qui manqua de justesse un autre violent coup craquelant le sol. Il para un autre coup à l’aide de son arme, et passa à l’offensive. S’il se laissait dominer, la bataille ne tournerait pas à son avantage. Il tenta de feindre l’adversaire sans succès, mais luttait avec acharnement pour ne pas se prendre un coup. De son côté, Jérémie tenta d’analyser l’ennemi. Son radar ne le détectait pas, il indiquait que le défenseur de Lyokô brassait de l’air. Le système de brouillage du Projet Carthage était puissant, et l’adolescent ne voyait qu’un moyen pour le craquer. Avec l’aide de la clé, il pourrait, mais cette aventure était beaucoup trop dangereuse pour le moment. Il devrait faire sans. « Tiens bon William… de mon côté, je vais essayer de repérer les autres. » Il ouvrit une fenêtre de localisation, et tapa un étrange numéro de téléphone d’Aelita. Comme il s’en doutait, il n’émettait plus aucun résultat, mais sa dernière pulsation remontait à aujourd’hui-même, il y a cinq minutes, près de l’APH assiégé.

    William percuta violemment un des arbres du territoire forêt qui se fissura sous le choc. La demoiselle venait d’asséner un violent coup au Lyoko-guerrier qui avait sans doute perdu une majorité de point de vie. Il se releva difficilement, juste pour éviter le choc fatal. Il ne s’excuserait pas d’échouer. « Qui êtes-vous ? » Grogna-t-il. Elle ne répondit pas et continua de l’harceler. Ils s’éloignaient de plus en plus de la tour. Alors que tout semblait perdu, et qu’il se retrouvait pris au piège des Volkrano, le lycéen espéra juste qu’on l’excuserait une nouvelle fois. Il avait échoué. À cause de lui, la situation serait hors de contrôle. Sur le cinquième territoire, la seule tour prit un halo rouge. Le superscan de Jérémie se mit à hurler pour signaler l’activation d’une tour par X.A.N.A. Sur Lyokô, William se sentit vaciller et prit soudain un regard assuré et confiant, avec même un léger sourire narquois au coin des lèvres. Il récupéra son hachoir et l’envoya sur le premier Volkrano. « Super smoke. » Son corps se disloqua dans une traînée noire qui traversa toute la surface de la plateforme jusqu’à la tour. Il se recomposa dans une tenue plus sombre, avec le symbole de X.A.N.A dessiné sur le tronc. Son hachoir également remodelé apparut. Face à lui, l’étrange guerrière qui ne le laissait pas passer. Une série de coup à une vitesse impressionnante s’échangèrent. Tout se passait si vite, et l’informaticien se sentait si impuissant. De plus, il se demandait vraiment pourquoi X.A.N.A utilisait le peu d’énergie qu’il avait pour contrer Carthage avec une telle virulence.

    ***


    Yumi et Léopold n’osaient pas sortir de la chambre. Ils entendaient des cris mêlés aux échanges de tirs rapides. Ce qui se passait était d’une rare intensité, pire encore que lors des événements de la tour Montparnasse. Carthage cherchait à obtenir quelque chose qui se trouvait dans cet hôpital. Soucieux de ce qui se passait, l’adolescent réfléchit à un plan pour sortir du bâtiment. À cause d’un mouvement trop brusque, son atèle lui faisait mal, mais il le gardait pour lui. Dans un scénario apocalyptique, parler d’une bête douleur au bras était superflu et cocasse. « J’ai peut-être une idée. » Finit par lâcher Yumi. Elle observait le plan du bâtiment grâce aux indications de Jérémie. « Mais il faut mettre le nez dehors pour vérifier. » Dit-elle dépitée. Cependant, cela ne semblait pas faire peur à son ami, bien au contraire. Son assurance avait d’ailleurs quelque chose de suspect. Il ne ressentait aucune anxiété, alors qu’il se soumettait très facilement à son père. La japonaise trouvait cela vraiment étrange. « Je vais voir, reste ici Yumi. » Il partit vers la porte de gauche. On pouvait rentrer dans la chambre par deux portes. Une à gauche, et une à droite. Celle de gauche étant celle la plus éloignée des escaliers de l’étage situés à droite. L’adolescente savait qu’il le fallait, mais elle s’en voulait un peu que Léopold le fasse. Il ouvrit timidement la porte et jeta un œil à droite et à gauche. La poussière lui asphyxiait toujours les poumons, mais le plus gros était passé. Il referma la porte le moment d’après. « Ils ne sont pas encore là, mais presque. Il y a de l’activité près des escaliers, je crois qu’ils ouvrent les chambres et tirent sur ce qui bouge. Il faut partir maintenant si on veut avoir une chance de s’en sortir, Yumi. » L’adrénaline montait, et sa voix se voulait anxieuse. Son regard demeurait éloquent. Il ne suffit que d’un hochement de tête pour que les deux lycéens prennent leur décision.

    Léopold ouvrit la porte et courut vers le bout du couloir à gauche pour rejoindre les escaliers de l’autre corridor. Il était suivi de près par la geisha qui s’assurait que personne n’arrive. « Arrêtez-vous ! » Cria une voix enfermée dans un masque à gaz. Il s’agissait d’un terroriste armé qui n’hésita pas à tirer sur eux. Bien heureusement, ils venaient de bifurquer de l’autre côté de l’étage. Le choc provoqué par les balles déstabilisa Yumi qui tomba à terre. Elle se releva immédiatement grâce à l’aide du garçon et reprit sa course. Ils montèrent deux à deux les marches de l’escalier en entendant que le sixième étage était contrôlé par Carthage. Ils couraient vite pour échapper le plus vite possible aux assassins. La poussière suffocante disparaissait peu à peu pour laisser place à une visibilité plus claire. La nuit était tombée sur Paris. « On est où là ? » Demanda le blond, totalement perdu. La jeune fille regarda le couloir pour lui répondre. « Je crois qu’on est au huitième, et juste au-dessus, c’est le toit. On y va ? » Léopold s’arrêta. Il ne savait pas quoi faire. Il prit un temps de réflexion et acquiesça l’idée. « Ouais, on fonce ! ». Ils montèrent les derniers escaliers et se retrouvèrent sur l’immense toit de l’APH. Le vent soufflait fort à cette altitude, mais le paysage qu’offrait la vue était magnifique. Cependant, ils n’avaient pas du tout le temps d’y réfléchir, et coururent vers un des bords. Des centaines de voitures blindées étaient garées devant l’entrée. « On fait quoi maintenant ? » Demanda Yumi. Le garçon regarda derrière lui. Pendant ce temps, l’adolescente faisait de grand signe aux autorités avant d’être repérée par un hélicoptère. La lumière aveuglante du phare forma un cercle concentrique autour d’elle. Les militaires déployèrent une échelle pour qu’ils s’y accrochent. Un descendit pour aider les deux enfants à ne pas tomber. Il évacua la première, puis le second. Ce dernier avait un peu plus de mal à cause de son atèle, mais prenait sur lui et se montrait vraiment courageux. En tous cas, ils s’étaient enfin sortis de ce traquenard.

    Redescendus sur le sol ferme, on leur donna de l’eau et on contrôla leur santé. Une fois cela fait, un des militaires s’approcha d’eux. « Vous deux, quand vous vous sentirez bien, le général en chef des opérations aimerait vous parler. Vous n’aurez qu’à aller le voir, d’accord ? » Yumi hocha la tête en guise d’un oui rapide. Elle fit semblant d’être encore un peu choquée. Elle devait rejoindre l’usine, c’était sa priorité. Quand l’attention se translata vers l’hôpital, victime de nouveaux coups de feu intense, la japonaise disparut de l’ambulance sans prévenir personne. Pas même Léopold. Cependant, le garçon l’avait remarqué, et n’hésita pas à la suivre comme elle lui fit. De toute façon, il ne souhaitait pas répondre seul aux questions du sexagénaire et souhaitait encore moins rentrer chez lui. Si son père pouvait le croire mort, il s’en porterait très bien.

    ***


    L’ascenseur s’ouvrit sur le laboratoire. Yumi était là, bras croisés. Elle venait de courir tout Paris pour rejoindre l’usine, elle était essoufflée. Son cœur battait à vive allure. On voyait la fatigue et la lassitude dans ses yeux. Elle savait qu’elle devrait aller sur Lyokô.

    « Jérémie, je suis là. Comment ça avance de ton côté ?
    — J’ai totalement perdu le contrôle de la situation. X.A.N.A a repris le pouvoir de William, et s’en sert pour combattre Carthage. Et je n’arrive pas à localiser les autres. Ils ont totalement disparu… Fonce sur Lyokô, il faut désactiver la tour et vite. » Il semblait désespéré, et dépassé par les événements. La geisha ferma l’ascenseur. Elle rentra dans un scanneur et Jérémie tapa la procédure de transfert. « Je savais bien qu’elle connaissait cet endroit. » Affirma soudain une voix venant de l’échelle qui donnait sur le laboratoire. Léopold la descendit très doucement et arriva avec un sourire aux lèvres. Le lycéen valida le programme et se tourna vers le garçon. « Euh, qui es-tu, et que fais-tu ici ? » Demanda-t-il surpris. Son interlocuteur haussa les épaules. Il commençait vraiment à ressentir la douleur dans son bras. De plus, ses vêtements étaient devenus noirs à cause de la poussière. « Je m’appelle Léopold, et je suis venu ici en suivant Yumi. » Il ne s’en cachait pas, et se contentad’observer une nouvelle fois les lieux. L’intellectuel ne savait pas comment réagir, et donna les instructions à son amie ainsi qu’un Overwing avant de se concentrer sur l’invité indésirable. « Écoute, j’ai pas vraiment le temps de discuter, tu veux. Alors si tu pouvais rester loin d’ici, c’est pour ta sécurité. » Lâcha-t-il sèchement. « Un problème Jérémie ? » Demanda une voix par l’ordinateur. Il s’agissait de la geisha qui n’entendait pas entièrement la conversation. « Apparemment, t’as ramené un de tes amis. »

    L’adolescente roula les yeux. Elle sauta sur son Overwing et vola en direction de William. Ce dernier combattait avec férocité contre la dame de tout à l’heure. Yumi dut se protéger des attaques du Volkrano restant. Elle envoya ses deux éventails pour le détruire. Un vrai succès. Le monstre implosa. Elle les récupéra et arriva près de la tour où combattaient les deux guerriers. La japonaise sauta de son véhicule et envoya ses armes contre l’ennemie. Avec une pirouette très impressionnante, elle se positionna derrière le mystérieux personnage. Prise en tenaille, celle-ci se téléporta plus loin. « William, désactive la tour, je m’occupe d’elle ! » Le brun courut sans attendre vers son entrée, et y pénétra dans une ondulation rouge. Mais le jeu n’était pas fini. La geisha se retourna et vit la belligérante face à elle. Cette dernière l’embrassa puis lui craqua le cou, ce qui la dévirtualisa immédiatement. « Yumi ! » Cria Jérémie. Le scanneur s’ouvrit, laissant une Yumi évanouie à l’intérieur. De son côté, le lycéen s’avança vers l’interface de la tour, y posa la main et tapa le code X.A.N.A, ce qui la désactiva immédiatement. Elle reprit son halo blanc, et l’hôte du programme multi-agents perdit conscience sur la plateforme circulaire. L’attaque terminée, qu’allait-il se passer ?

    Dans la forêt du bois de Boulogne, un véhicule de type Renault camion blanc roulait. Il se fichait bien de la nature, ce qui importait était de s’enfuir au plus vite de la capitale. Cependant, un étrange spectre noir sortit du moteur et s’infiltra dans les téléphones coupés des trois adolescents inertes. Ceux-ci s’allumèrent immédiatement et firent un bruit abominable. Les ondes émises donnaient la localisation très précise du véhicule. Celui-ci s’arrêta d’ailleurs immédiatement à cause d’un sabotage crapuleux. Quelques minutes plus tard, des militaires armés immobilisèrent les conducteurs et libérèrent les trois amis. Transférés à l’hôpital Necker, ils pouvaient sortir dès le lendemain. La tour de X.A.N.A se désactiva d’elle-même. Yumi passa la nuit près de ses parents, rassurée qu’ils n’aient rien. Quant à Jérémie, il resta à l’usine pour travailler sur les causes de la présence d’un soldat de Carthage sur Lyokô, ainsi qu’à l’influence de X.A.N.A sur William.

    « Après plusieurs heures de siège, les troupes d’élite commandées par le général Hussinger ont mis un terme à l’offensive menée par les terroristes. Nous déplorons une cinquantaine de morts aujourd’hui, dont le président Chirac s’est ému dans un communiqué. Ce dernier tiendra une allocution à l’Élysée dès demain. » La voix de la journaliste se voulait sincère. Elle communiquait des informations exactes, car il n’y avait plus rien à cacher. C’était fini. Au prix de lourd dégât, l’un des commandants les plus importants du projet Carthage venait d’être arrêté. Mais la lutte ne s’arrêtait pas là.

    ***


    « Je suis désolé pour hier soir, Léopold. » Yumi présentait ses excuses au garçon, qui prit sa nuit dans une chambre d’un motel miteux. Il ne voulait pas rentrer chez son père, mais le devrait bien aujourd’hui. Puisque quelqu’un avait eu l’intelligence de dévoiler la liste des morts. Il restait stupéfait des découvertes de la veille, notamment celle du laboratoire l’usine. Il n’aurait jamais pensé qu’il servait de relai entre le monde réel et le monde virtuel. Le retour dans le temps ne fonctionnant plus, il n’oublierait pas. Cela embêtait beaucoup la japonaise, mais il faudrait faire avec. Après une conversation assez courte, elle entama l’épineux sujet. « On pourra compter sur ta discrétion, Léo ? » Il hocha positivement la tête. « Je ne dirai rien. De toute façon, ton ami n’a pas voulu m’expliquer, alors je n’ai pas tout compris. » On ne lui faisait pas assez confiance pour tout lui raconter, mais il finirait pas reconstituer les morceaux du puzzle tout seul. Il aimait beaucoup résoudre les mystères. « Tu y es allée, dans ce monde virtuel ? » Lui demanda-t-il. Elle hésita, puis finit par répondre positivement. La discussion s’arrêta là, car de toute façon, il devait rentrer. Il craignait déjà l’invention sadique que son père mijotait, et s’y prépara mentalement. Une larme coula sur son visage. « Je vais devoir y aller. On en reparle… un autre jour. Si j’ai le droit de sortir. Au revoir, Yumi. » L’adolescent lui fit un bisou sur la joue. Cela n’avait qu’une valeur platonique pour lui, peut-être un peu plus pour son amie.

    Elle ne voulait pas le laisser comme ça. Et décida de prendre les devants. Elle sortit son téléphone, et rejoignit le blond en chemin dix minutes plus tard. Elle avait couru pour le rejoindre. « Je te raccompagne, d’accord ? » Lui dit-elle avec un franc sourire. Il trouvait bizarre cette attitude, mais accepta volontiers. Arrivés devant l’immeuble où il vivait, il fit un câlin à la seule personne qu’il fréquentait en-dehors de ses « activités » puis monta chez lui. Avant que la porte d’entrée ne se ferme, elle le suivit à l’étage. Deux voitures se garèrent près de l’entrée. La main tremblante, le blond pénétra dans l’appartement, où il y était attendu de pied ferme par son père. Il allait dire quelque chose quand la japonaise s’immisça à son tour, le regard bien déterminé à mettre fin au calvaire de Léopold. « Toi, je t’avais prévenu » Vociféra le quadragénaire. Son ami se mit devant elle. « Ne la touchez pas ! Je vous l’interdis ». Il n’avait pas réfléchi aux conséquences de ses propos. C’était son instinct qui lui ordonna de s’opposer à son père. Celui-ci se mordit les lèvres et devint rouge de colère. « Écarte-toi immédiatement ! » Il cria très fort, si fort, que son fils se retira et s’effondra contre un mur, larmoyant. « Je suis désolé Yumi… » Soupira-t-il. « Il me fait trop peur… » Cependant, l’adolescente ne s’inquiétait pas. Bien au contraire. L’homme tira par les cheveux le gamin et le releva pour le mettre face à lui. Il cria mais ne fit rien pour se défendre. Son géniteur lui cracha dessus. « Arrêtez ! » Piailla la jeune fille. Elle avança, mais le père souleva violemment le bras plâtré de l’adolescent qui se mordit fort la lèvre pour ne pas exprimer sa vive douleur. « Tu fais un pas, la guenon, je lui casse une deuxième fois son bras à cette lope. » Elle se figea sur place et lui tira un regard assassin.

    « Au nom de la loi, je vous ordonne de lâcher cet enfant. Vous êtes en état d’arrestation pour maltraitance, coups et blessures, viols en réunion sur mineur de quinze ans, prostitution forcée ainsi que harcèlement moral et physique sur votre enfant. » La police entra armée dans l’appartement et pointa les armes sur l’homme. Ce dernier lâcha sa victime qui tomba à terre. Il se releva, et se cacha derrière Yumi. Les forces de l’ordre immobilisèrent ce pervers, qui se contenta de rire. « De toute façon, c’était un accident. Il n’aurait jamais du venir au monde. » Léopold se mit à pleurer. On ne pouvait savoir s’il pleurait de joie ou de désespoir, mais il pleurait. Une femme âgée d’une cinquantaine d’année arriva dans l’appartement, et marcha rapidement vers l’enfant. En la voyant, celui-ci eut un râle de surprise. « Maman ! C’est toi ? C’est vraiment toi ? » Il n’y croyait pas. Des médecins arrivèrent pour le prendre en charge, alors qu’il échangeait un moment d’affection particulier avec sa mère. Celle-ci avait été éloignée par son père lors d’une dispute familiale il y a des années. Rappelée par la police, elle apprit le calvaire de son fils avec dignité et le rejoignit immédiatement. Elle s’en voulait déjà beaucoup trop. « C’est terminé maintenant, Léopold. ». Madame Léopold, comme l’appelait Yumi, resta avec son enfant tout le long des soins. On découvrit des blessures graves dont une hémorragie interne, aggravée par le manque de soin et la sous-alimentation. Il avait beaucoup de chance d’être encore là depuis tout ce temps.

    « Je ne te remercierai jamais assez, Yumi ». Ils se reverraient.

    ***


    Odd Della Robbia, Ulrich Stern et Aelita Stones eurent le droit à un résumé des différentes péripéties durant leur absence. Ils étaient désormais tous en danger, mais cela ne pouvait que les rendre plus fort. Jérémie leur expliqua également ce qui se passait avec William.

    « En fait, X.A.N.A a implanté une copie de son système en William, à l’exemple du virus que je pensais implanter à Aelita l’année dernière. Il sentait que son heure allait arriver, alors pour survivre, il s’est créé une sorte de copie de secours, dont il devait se servir si le supercalculateur venait à se rallumer. Dès lors, il lui suffit d’accumuler assez de puissance pour redevenir indépendant.
    — Mais pourquoi nous a-t-il sauvé dans ce cas ? Demanda Aelita. Nous n’avons aucune importance à ses yeux.
    — Je n’ai pas encore la réponse, mais il ne peut pas tolérer une victoire de Carthage. Il fera toujours tout pour l’anéantir. N’oubliez pas qu’il a été programmé pour ça, à la base.
    — Et que se passera-t-il quand il aura retrouvé la puissance nécessaire pour retrouver ses folies mégalomanes ? Plaisanta Ulrich.
    — Je… Je ne sais pas. Je dois d’abord trouver un antivirus pour William. Et il est le seul avec Aelita à pouvoir désactiver les tours de Carthage, car il a les données antivirales de X.A.N.A programmées par Hopper contre le projet.
    — Donc en résumé, on a combien de temps avant d’en perdre le contrôle ? La question d’Odd mit visiblement en difficulté le petit génie.
    — Plus vite Carthage ne sera qu’un souvenir, plus vite X.A.N.A en fera parti. Donc il faut faire vite, et c’est pour ça que je vais m’y mettre dès ce soir.
    — Et le retour dans le temps ? Léopold sait pour le supercalculateur, il m’a promis ne rien dire, mais on ne peut pas le laisser dans l’ignorance maintenant qu’il a vu. Trancha Yumi. De plus, il intègre Kadic selon sa mère. Et moi aussi. Je reprends les cours jeudi. Il sera dans la même classe que moi. Jérémie ne sut quoi répondre.
    — Le supercalculateur n’a plus assez de puissance pour le retour dans le temps. J’étudie ça aussi. Ne vous inquiétez pas. Je vais tenter mon maximum. Je vous libère. Appelez-moi si y’a un soucis, et couvrez-moi pour les profs, je m’en fiche. » Il se remit sur sa chaise, et pianota sur le clavier de l’ordinateur. Les autres se dispersèrent peu à peu. Jérémie savait que si un soldat de Carthage avait pu venir sur Lyokô, c’était qu’un autre monde virtuel existait, et que bientôt, le projet serait en phase de contrôler le monde à l’aide du retour dans le temps. Mais ça, il s’abstint de le dire. Il valait mieux qu’ils l’ignorent.

_________________
« Il ne faut jamais perdre espoir ! » Alors qu’Alexandre était sur le point de tout abandonner, une voix familière résonna au plus profond de lui-même. « C’est ce que tu dirais, n’est-ce pas ? ».
Chapitre 26, Le Héros Légendaire.


Dernière édition par Pikamaniaque le Sam 01 Sep 2012 18:59; édité 3 fois
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